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Propagation des ondes et interférences

Le document traite de la propagation des ondes, définissant des concepts clés tels que la célérité, les milieux dispersifs et non-dispersifs, ainsi que les ondes progressives harmoniques. Il aborde également les phénomènes d'interférences, y compris les interférences constructives et destructives, et présente l'expérience des trous de Young en optique. Enfin, il fournit des propriétés mathématiques liées aux ondes et aux interférences lumineuses.

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Propagation des ondes et interférences

Le document traite de la propagation des ondes, définissant des concepts clés tels que la célérité, les milieux dispersifs et non-dispersifs, ainsi que les ondes progressives harmoniques. Il aborde également les phénomènes d'interférences, y compris les interférences constructives et destructives, et présente l'expérience des trous de Young en optique. Enfin, il fournit des propriétés mathématiques liées aux ondes et aux interférences lumineuses.

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Lycée Jean Bart MPSI 2024-2025

Ondes 3 : Propagation d’un signal


1 Notion d’onde
Definition : Onde
Un signal est la variation temporelle et/ou spatiale d’une ou de plusieurs grandeurs physiques.
On appelle onde un phénomène physique dans lequel une perturbation locale se déplace dans l’espace sans qu’il y ait
de déplacement de matière en moyenne. Toute grandeur physique, nulle dans l’état de repos et apparaissant avec la
perturbation, est appelée signal physique transporté par l’onde.

Definition : Célérité d’une onde


On appelle célérité d’une onde sa vitesse de propagation.

Remarque : Grandeurs physiques

• Onde accoustiques : vitesse-masse volumique ;


• Onde électromagnétique : Champ électrique-Champ magnétique ;
• Onde électrique : tension-intensité du courant.

Definition : Milieu dispersif/non-dispersif

On définit un milieu non-dispersif comme un milieu où toutes les ondes se propagent à la même vitesse.
Par opposition, on définit un milieu dispersif comme un milieu où la vitesse de propagation des ondes dépend de la
fréquence. De cette manière une onde composée de plusieurs fréquence va se "disperser".

Definition : Onde progressive 1D

On définit une onde progressive comme une onde se propageant sans transport de matière selon une direction ↑

u x dans
un milieu :
• non dispersif : les ondes ne se déforment pas ;
• non dissipatif : l’amplitude de l’onde est constante.
On peut alors modéliser l’enveloppe de l’onde par une fonction f ou g tel que :
• Pour une onde s+ (x, t) se propageant dans le sens des x croissants :
! x"
s+ (x, t) = f (x → ct) ou s+ (x, t) = g t →
c

• Pour une onde s→ (x, t) se propageant dans le sens des x décroissants :


! x"
s→ (x, t) = f (x + ct) ou s→ (x, t) = g t +
c

où c la célérité de l’onde.

Propriété : retard temporel


Si on considère un signal émis en O se déplançant dans le
sens des x croissants. On mesure le signal en M et en N on x
O M N
trace respectivement :
sO (t)
• sO (t) = s(x = 0, t) ; sM (t) sN (t)
• sM (t) = s(x = xM , t) ;
• sN (t) = s(x = xN , t).
ωM ωN t
0
avec ωM et ωN le temps de propagation de l’onde de O vers M puis N . On a alors la relation :

sM (t) = sO (t → ωM ) et sN (t) = sO (t → ωN ) donc s(x, t) = sO (t → ω (x))

Comme l’onde se propage dans le sens des x croissants on peut poser :


x
ω (x) =
c

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Pour une onde qui se propage dans le sens des x décroissants on peut poser :
x
ω (x) = →
c

Propriété : Déplacement spatial

Si on considère un signal émis en O se déplançant dans le sens des x croissants. On prend une "photo" de l’onde à
l’instant t0 , puis t1 > t0 et t2 > t1 :
s0 (t)
s1 (t) s2 (t)
• s0 (x) = s(x, t = t0 ) ;
• s1 (x) = s(x, t = t1 ) ;
• s2 (x) = s(x, t = t2 ).
x
0 x0 x 0 + ε1 x 0 + ε2
avec x0 la position où le début du signal est reçu à l’instant t0 , ε1 et ε2 les déplacement de l’onde par rapport à l’instant
t0 aux instant t0 , t1 et t2 . On a alors la relation :

s1 (x) = s0 (x → ε1 ) et s2 (x) = s0 (x → ε2 ) donc s(x, t) = s0 (x → ε(t))

Comme l’onde se propage dans le sens des x croissants on peut poser :

ε(t) = +c(t → t0 )

Pour une onde qui se propage dans le sens des x décroissants on peut poser :

ε(t) = →c(t → t0 )

2 Ondes progressives harmoniques :


Definition : Onde progressive sinusoïdale

Une onde progressive sinusoïdale de pulsation temporelle ϑ se propageant dans le sens des x croissants avec la vitesse c
a pour expression :
s(x, t) = A0 cos(ϑt → kx + ϖ0 )
avec k le vecteur d’onde (pulsation spatiale) tel que :

k= = 2ϱφ φ est le nombre d’onde (fréquence spatiale)
ς

Propriété : Vitesse de phase

La célérité d’une onde progressive harmonique est appelée vitesse de phase et s’exprime en fonction de ϑ et k ou f et ς :
ϑ
vω = = ςf
k
avec f la fréquence de l’onde et ς sa longueur d’onde.

Propriété : Déphasage entre les signaux en deux points

Si on considère une onde émise en O et qui se propage dans le sens des x croissants telle que :

s(x = 0, t) = A0 cos(ϑt + ϖ0 ) =↓ s(x, t) = A0 cos(ϑt → kx) = A0 cos(ϑt + ϖ(x))

avec ϖ(x) = →kx + ϖ0 le déphasage de l’onde en x par rapport à l’onde émise en O à l’instant t.
Alors le déphasage entre s1 (t) l’onde reçue en x1 et s2 (t) l’onde reçue en x2 vaut :

ϖ(x1 ) → ϖ(x2 ) = →k(x1 → x2 ) = → (x1 → x2 )
ς

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Propriété : Signaux en phase / en opposition de phase

• Si le déphasage vaut m ↔ 2ϱ avec m ↗ Z alors les signeux sont en phase ;


# $
1
• Si le déphasage vaut m + avec m ↗ Z alors les signaux sont en opposition de phase.
2

Remarque : Ordre de grandeur de fréquences

• Ondes accoustiques audibles : f = 20 Hz à 20 ↔ 103 Hz ;


• Ondes électromagnétiques téléphoniques : f = 900 MHz à 2100 MHz ;
• Ondes électromagnétiques wifi : f = 2,4 GHz à 5 GHz ;
• Ondes électromagnétiques EDF : f = 50 Hz ;
• Ondes optiques visibles : f ↘ 500 THz.

Exemple : Milieu dispersif

• La propagation d’ondes élastiques transversales dans un solide lorsque la longueur d’onde est grande devant la
dimension transversale du milieu : %
E
vω (k) = ↼k
↽0
&
g
• La propagation d’ondes à la surface de l’eau : vω (k) =
k
c
• La propagation d’ondes électromagnétiques dans un milieu matériel (verre) : vω (ς) = <c
n(ς)

Exemple : Milieu non dispersif


1
• La propagation d’ondes acoustiques dans un fluide : c = ≃
↽0 ⇀ 0
&
E
• La propagation des ondes élastiques longitudinales dans un solide : c =
↽0
• La propagation des ondes électromagnétiques dans la vide : c = 299 792 458 m · s→1

3 Phénomène d’interférences
Definition : Interférences
Lorsque deux ondes de même nature se propagent dans une zone de l’espace, elles s’additionnent en tout point et à chaque
instant. Lorsque l’onde résultante a une amplitude modulée dans l’espace. On a alors un phénomène d’interférences.
Les conditions d’interférences sont :
• Ondes de même nature ;
• Ondes harmoniques ;
• Ondes de même fréquence.

Definition : Interférences constructives /destructives

La superposition de deux ondes harmoniques qui interfèrent ensemblent est une onde harmonique de même fréquence et
d’amplitude A(M ) qui dépend du point M où on observe l’onde.
On dit que les interférences sont constructives aux points M où l’amplitude de l’onde résultante et maximale.

A(M ) = Amax

On dit que les interférences sont déstructives aux points où l’amplitude de l’onde résultante et minimale.

A(M ) = Amin

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Propriété : Somme de deux ondes harmoniques

On considère deux ondes harmoniques de même fréquence qu’on note émis en x1 et x2 :

s1 (x, t) = A1 cos(ϑt + ϖ1 (x)) et s2 (x, t) = A2 cos(ϑt + ϖ2 (x))

On peut montrer que :


'
s(x, t) = s1 (x, t) + s2 (x, t) = A cos(ϑt + ϖ(x)) avec A = A21 + A22 + 2A1 A2 cos(ϖ1 (x) → ϖ2 (x))

Avec ϖ1 (x) = →k(x → x1 ) et ϖ2 (x) = →k(x → x2 ), on a alors :


% ( )
2ϱ(x2 → x1 )
A= A21 + A22 + 2A1 A2 cos
ς

Propriété : déphasage et interférences

On montre alors que pour que les interférences soient :


*
• constructives : ϖ1 (x) → ϖ2 (x) = m ↔ 2ϱ avec m ↗ Z soit Amax = A21 + A22 + 2A1 A2 = A1 + A2 ;
s1 (x, t0 )

x
x1 = 0 M

s2 (x, t0 )

x
x2 = ς M
# $
1 *
• déstructives : ϖ1 (x) → ϖ2 (x) = m+ ↔ m avec m ↗ Z soit Amin‡ = A21 + A22 → 2A1 A2 = |A1 → A2 |.
2
s1 (x, t0 )

x
x1 = 0 M

s2 (x, t0 )

x
ς M
x2 =
2

4 Interférences lumineuses
Propriété : Ondes cohérentes

Dans le domaine de l’optique on dit que deux ondes peuvent produire une figure d’interférence elles sont cohérentes.
La particularité des ondes lumineuse est que les récepteurs (capteur ou œil) sont sensible à l’intensité lumineuse :
1
I(M ) = K⇐s2 (M, t)⇒ = KA2 (M )
2
pour une onde harmonique lumineuse.

Definition : Dispositif des trous de Young

Le dispositif de l’expérience représenté sur la figure suivante comporte :


• Une source ponctuelle S monochromatique émettant une onde de longueur d’onde ς0 dans le vide ;
• Un écran opaque percé de deux trous S1 et S2 identiques de diamètre très petit (de l’ordre de 0,1 nm) dont la
distance a = S1 S2 est de l’ordre du millimètre ;
• Un écran de projection parallèle à S1 S2 placé à une distance D des trous ; D est de l’ordre du mètre.

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La lumière émise par S arrive en un point M de l’écran en passant soit par le trou S1 , soit par le trou S2 . Ceci nécessite
une déviation de la lumière au niveau de chaque trou rendue possible par le phénomène de di!raction provoqué par
la très petite taille des trous. Ainsi, les trous de Young se comportent comme des sources ponctuelles appelées sources
secondaires.

T1
⇁ M
x
a
S

T2
d D

i
1
y(mm)

0
→1
→4 →2 0 2 4
x(mm)

Definition : Chemin optique

On définit le chemin optique (OM ) comme la distance parcouru par une onde lumineuse dans le vide pendant la durée
du trajet de l’onde a O à M dans le milieu d’indice n.
On calcule le chemin optique en multipliant la longueur parcouru par une onde depuis sa source multiplié par l’indice n
du milieu traversé, soit :
c
(OM ) = ctOM = OM = nOM

Propriété : Di!érence de marche et interférences

On définit la di!érence de marche comme la di!érence de chemin optique entre deux ondes qui interférent au point M .
Sur le dispositif des trous de Young, on compare un rayon provenant de la source S et passant par S1 jusqu’en M à un
rayon provenant de S et passant par S2 jusqu’en M :

ε(M ) = (SM )1 → (SM )2 = [(SS1 ) + (S1 M )] → [(SS2 ) + (S2 M )] = (S1 M ) → (S2 M )

On a alors la relation avec le déphasage :


ϑ 2ϱ
!ϖ = ε(M ) = ε(M )
c ς0
On en déduit alors les conditions d’interférence :
• constructive si ε(M ) = m ↔ ς0 ;
# $
1
• déstructive si ε(M ) = m + ↔ ς0 .
2
On retient la formule de Fresnel : # $
* 2ϱ
I = I1 + I2 + 2 I2 I1 cos ε(M )
ς0

Exemple : Application

Calculons la di!érence de marche pour le dispositif des trous de Young :


&! &!
a "2 a "2
(S1 M ) = n x→ 2
+y +D 2 et (S2 M ) = n x+ + y2 + D2
2 2

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En sachant que D ⇑ x et D ⇑ y :
! a "2 ! a "2
x→ + y2 x+ + y2
(S1 M ) ⇓ nD + n 2 et (S2 M ) ⇓ nD + n 2
2D 2D
nax
Soit ε(x) ⇓ .
D
On en déduit alors les positions xm franges d’interférences constructives :
naxm mς0 D
ε(xm ) = = m ↔ ς0 =↓ xm =
D na
On peut en déduire l’interfrange, la distance entre deux franges lumineuse de maximum d’intensité.
ς0 D
i = xm+1 → xm =
na

i
1
y(mm)

0
→1
→4 →2 0 2 4
x(mm)

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