Notions de base en électrocinétique
Notions de base en électrocinétique
On s’intéresse dans ce chapitre à l’étude de circuit électrique simple. On se restreint à des circuits de taille de l’ordre du
mètre. Pour ce chapitre on se contentera uniquement d’étudier les régimes continu, c’est-à-dire que toutes les grandeurs
seront constante par rapport au temps. Cependant toutes les propriétés restent valable en régime dépendant du temps.
La charge électrique est une grandeur scalaire vérifiant les propriétés suivantes :
• La charge peut être positive ou négative, par convention la charge d’un électron est négative.
• La charge est une grandeur additive.
• La charge est une grandeur conservative.
• La charge est une grandeur quantifiée. On définit la charge élémentaire notée e = 1,6 → 10→19 C. Une charge ne
peut être qu’un multiple de e de telle sorte que : q = ±Ze.
On définit l’intensité du courant I dans un volume où les charges se déplacent comme le nombre de charge positive !q
qui traverse une section du volume pendant une durée !t.
t +!t
On peut alors calculer l’intensité du courant I :
!q
I= (A)
!t
Comme les porteurs de charges sont les électrons, le sens du courant est opposé au sens de déplacement des électrons.
I e→
Le potentiel électrique est proportionnel à l’énergie potentielle électrique du circuit et s’exprime en V. C’est lui qui met
en mouvement les électrons qui sont les porteurs de charges.
On définit généralement comme potentiel nul, la masse ou la borne - d’un générateur ou d’une pile.
Pour mesurer une tension on utilise un voltmètre. Il doit être relié à ces
deux points en parallèle du circuit. A
On a défini arbitrairement 7 dimensions fondamentales, à partir desquelles on peut construire toutes les autres :
• la longueur notée L ;
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• le temps noté T ;
• la masse notée M ;
• l’intensité du courant électrique notée I ;
• la température notée ” ;
• la quantité de matière notée n ;
• l’intensité lumineuse notée J.
Pour une grandeur quelconque G, la dimension de G sera noté [G]. Si [G] = L on dira "G est homogène à une longueur".
Si G est sans dimension on notera alors [G] = 1.
Pour une tension stationnaire (continue), on note U en majuscule. Pour une tension variable, on note u(t) en miniscule.
Idem pour I/i(t).
Lorsqu’on allume un interrupteur, le courant électrique ne traverse pas immédiatement la lampe. Il existe un délai de
propagation qui est égal à environ Lc , où L est la longueur du fil entre l’interrupteur et la lampe et c la vitesse de la
lumière dans le vide.
On se placera toujours dans l’ARQS, c’est-à-dire qu’on néglige la propagation des ondes dans le circuit. En conséquence,
dans un fil électrique le courant est le même partout !
On peut se placer dans ce cadre si le temps !t de propagation des ondes dans le circuit est petit devant le temps
caractéristique de variation de la source :
L
!t = ↔ T
c
V C ↑ V C = V C ↑ VD + VD ↑ V A + VA ↑ V B + VB ↑ V C UDA UBC
0 = UCD + UDA + UAB + UBC
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Il n’y a pas de sens naturel pour les tensions à priori. On définit alors les conventions suivantes :
• On définit la convention générateur lorsque le cou- • On définit la convention récepteur quand la tension
rant et la tension sont fléchés dans le même sens : et le courant son fléchés dans des sens opposés :
U
U
I I
générateur récepteur
3 Dipôles linéaires :
Definition : Dipôle linéaire
En électricité, un dipôle est un élément qui possède deux bornes. Le courant entre par une borne et sort par l’autre avec
la même intensité.
On peut pour un dipôle tracer la caractéristique statique en régime stationnaire I = f (U ).
I
U
On définit un dipôle linéaire si sa caractéristique peut être modélisée par une droite a"ne.
Definition : Puissance
La puissance d’un dipôle dépend de la convention choisie.
• En convention récepteur on calcule la puissance re- • En convention générateur on calcule la puissance
çue par le dipôle : fournie par le dipôle :
I I
U U
On peut calculer la dimension fondamentale d’une puissance à l’aide des formules de mécanique connues en termine :
dE 1
P = =↗ [P ] = [E]/T et Ec = mv 2 =↗ [E] = M L2 T →2 =↗ [P ] = M L2 T →3
dt 2
[U ] = [P ]/I = M L2 T →3 I →1
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En convention récepteur un conducteur ohmique est caractérisé par une résistance R qui relie la tension à ses bornes U
à l’intensité du courant I qui le traverse grâce à la loi d’Ohm :
u(t) = Ri(t)
La résistance R s’exprime en Ohm (#). Son inverse G = R1 est la conductance, elle s’exprime en Siemens (S).
On schématise une résistance de la manière suivante et on peut en tracer la caractéristique
I
R
I
U U
La puissance dissipée par e!et joule dans une résistance s’exprime en convention récepteur comme la puissance reçue
par le dipôle :
P = u(t)i(t) = Ri2 (t)
À l’aide de la loi d’Ohm on peut exprimer la dimension d’une résistance [R] en fonction de la dimension d’une tension
[U ] et de la dimension fondamentale de l’intensité du courant I :
[R] = [U ]/I = M L2 T →3 I →2
On définit le générateur idéal de tension de force électromotrice (f.e.m.) E comme un dipôle dont la tension vaut E et
est constante quelque soit l’instensité du courant délivré. On peut le schématiser et représenter la caractéristique :
E I
U
U E
On définit le générateur idéal de courant par un dipôle dont l’intensité du courant ω délivrée est constante quelque soit
la tension à ses bornes. On le schématise et on donne la caractéristique :
I0
I
I
I0
U U
On définit le modèle du générateur de Thévenin par la mise en série d’un générateur idéal de tension de f.e.m. E et
d’une résistance interne R. De schéma et de caractéristique :
I
E E
UR R
I
R
U
U E
On obtient l’équation de la caractéristique en appliquant l’additivité des tensions (loi des mailles) : U = E ↑ RI
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On définit le modèle du générateur de Norton par l’association en parralèle d’un générateur idéal de courant caractérisé
par son courant ω et d’une résistance interne R de schéma et de caractéristique :
I0 I
I0
I
R U
U RI0
U
On obtient l’équation de la caractéristique en appliquant la loi des nœuds : I = ω + I↑ = ω ↑
R
4 Associations de résistance :
Propriété : Résistances en série
On considère le circuit suivant composé d’un générateur On applique la loi des mailles et la loi d’Ohm :
idéal de f.e.m. E et de 2 résistances en séries
E = R1 I + R2 I ↘↗ E = (R1 + R2 )I
I
On pose alors Req = R1 + R2 la résistance équivalente à
R1
R1 et R2 en série et on a :
E R2
↘↗
R1 R2 Req
On généralise en disant que l’association en série de N résistance est équivalente à une résistance équivalente de valeur :
N
!
Req = Rk
k=1
On considère le circuit suivant composé d’un générateur On applique la loi des mailles :
idéal de f.e.m. E et de 2 résistances en séries
E
I E = R1 I + R2 I =↗ I =
R1 + R 2
R1
On utilise alors la loi d’Ohm :
E R
U2
R2
U = R2 I =↗ U = E
R 1 + R2
On considère le circuit suivant composé d’un générateur On pose alors Req la résistance équivalente à R1 et R2 en
idéal de f.e.m. E et de 2 résistances en parallèle : parallèle tel que :
I 1 1 1
I1 I2 E = Req I avec = +
Req R1 R2
E R1 R2
I
R
R12 ↘↗
Req
On applique la loi des nœuds :
" #
E E 1 1
I = I1 + I2 ↘↗ I = + ↘↗ I = E +
R1 R2 R1 R2
On généralise l’association de résistances en parallèle par une résistance équivalente de valeur Req tel que :
! 1 N
1
=
Req Rk
k=1
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R R
E R R R
R 2R
E
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R1 R
U2
U R1
I = I1 + I2 or I1 = et U = R2 I2 =↗ I2 = I
R1 R1 + R2
On modélise un ampèremêtre non idéal par l’association en série d’une résistance d’entrée et un ampéremètre idéal.
On modélise un voltmêtre non idéal par l’association en parallèle d’une résistance d’entrée et d’un voltmêtre idéal.
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Dans ce chapitre on s’intéresse aux phénomènes transitoires dans les circuits électroniques. On se contentera de l’étude
de circuits simple linéaire d’ordre 1, on reste dans le cadre de l’ARQS, c’est-à-dire que ces phénomènres transitoire n’ont
rien à voir avec la propagation d’ondes dans le circuit !
Propriété : Le condensateur
C’est un dipôle linéaire composé de deux plaques conductrices séparées par un isolant. Sous l’e!et d’un champ électrique
(d’une tension) les porteurs de charges (les électrons) s’accumulent sur une plaque et "chargent" le condensateur. Cette
accumulation de charge fait apparaître un courant.
du(t) C
i(t) = C i(t) q(t) = Cu(t)
dt où q est la charge positive stockée
où C est la capacité du condensateur
exprimée en farad (F) sur l’armature d’entrée du condensateur
u(t)
Le condensateur est capable de stocker de l’énergie puis de la fournir au circuit plus tard, l’énergie stockée dans le
condensateur s’exprime :
1
Ec = Cu2 (t)
2
Propriété : La bobine
C’est un enroulement de fil parcourut par un courant. La tension aux bornes d’une bobine s’exprime :
di(t) L
u(t) = L i(t)
dt
où L est l’inductance de la bobine
exprimée en henry (H)
u(t)
La bobine est capable de stocker de l’énergie puis de la fournir au circuit plus tard, l’énergie stockée dans la bobine
s’exprime :
1
Eb = Li2 (t)
2
• C ↓ 1 nF à 1000 nF ;
• L ↓ 1 mF à 1000 mF.
Lorsqu’on se place en régime permanent, toutes les grandeurs sont constantes par rapport au temps, donc :
• Pour une bobine : uL (t) = 0 ≃iL ce qui est équivalent à un fil ;
• Pour un condensateur : iC (t) = 0 ≃uC ce qui est équivalent à un interrupteur ouvert.
En régime permanent on peut étudier les valeurs des courant et tensions en étudiant le circuit équivalent où on remplace
les condensateur par des interrupteur ouvert et les bobines par des fils.
↘↗ ↘↗
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On étudie alors dans un premier temps la réponse du circuit à un échelon de tension en mesurant une tension u(t) aux
bornes d’un dipôle ou le courant i(t) le traversant.
i i
R R
E R C u E R L u
i↓ i↓
R R
E R C u↓ E R u↓ = 0
du u(t) u↓
+ =
dt ε ε
où le terme à droite de l’égalité est appelé second membre.
La solution se met sous la forme : u(t) = uh (t) + up (t)
• avec uh (t) solution de l’équation di!érentielle homogène :
duh uh (t) → ωt
+ =0 uh (t) = Ae
dt ε
avec A ⇐ R, une constante à déterminer appelée constante d’intégration.
• où up (t) est appelé solution particulière de l’équation di!érentielle. Dans le cas particulier où le second membre
est constant :
du! up u↓
up = C te =↗ !
p
+ = =↗ up = u↓
!dt ε ε
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Remarque :
Ici u(t) peut être une tension aux bornes d’un dipôle composant le circuit où un courant i(t) traversant un dipôle du
circuit.
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u(t)
ε t
On observe l’évolution de u(t) pendant un certains temps. On appelle cet intervalle de temps le régime transitoire. Puis
on observe l’établissement d’un régime permanent où la tension cesse d’évoluer.
R R
E C u(t) E C u↓ =E
Econd (t = 0→ ) = Econd (t = 0+ )
1 2
Comme on a Econd = Cu (t) on a alors uC (t = 0→ ) = uC (t = 0+ )
2 C
On parle de condensateur initialement déchargé lorsque son énergie stockée initiale est nulle, donc uC (t = 0) = 0.
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du E
En sachant qu’initialement on a : = on peut tracer la courbe.
dt ε
uC (t)
ε t
[u] I
[ε ] = [R][C] = → T =T
I [u]
ε à la dimension d’un temps, ce qui est cohérent avec la forme de l’équation di!érentielle et on l’appelle temps caracté-
ristique.
Remarque :
Dans le cas général, le générateur de tension peut délivrer une tension e(t) qui varie dans le temps, pour ce chapitre on
supposera néanmoins que la tension est constante et stable (e(t) = E = C te ).
On multiplie la loi des mailles par i(t) pour obtenir un bilan de puissance :
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• Intégrer entre t = 0 et t → +↑ ;
• Identifier l’énergie fournie par le générateur, l’énergie dissipée par e!et Joule et l’énergie stockée dans le conden-
sateur ou la bobine.
i(t) R
On étudie maintenant le circuit suivant où le condensateur est initiallement chargé
avec une tension initiale u(0) = E. À t = 0 on ferme l’interrupteur.
En régime permanent on a : u→ = 0. C u(t)
La condition initiale nous donne rapidement : u(0) + Ri(0+ ) = 0 =↓ i(0+ ) = E/R
du di i di di i
u(t) + Ri(t) = 0 =↓ + R = 0 =↓ + R = 0 =↓ + =0
dt dt C dt dt ω
↑t/ω
On a alors une équation di!érentielle homogène de solution : i(t) = Ae
E ↑t/ω
En utilisant la condition initiale on a : i(t) = e
R
On peut alors tracer la courbe sachant que i(t = 0↑ ) = 0 !
i(t)
ω t
0.1E E ↑t99 /ω
i(t99 ) ↔ i(0) = 0.99(i→ ↔ i(0)) =↓ i(t99 ) = 0.01E/R =↓ = (e )
R R
soit t99 = ω ln(100) ↗ 4, 6ω
On intègre entre t = 0 et t → +↑ :
1
EC (+↑) ↔ EC (0) + !EJ = 0 =↓ !EJ = CE 2
2
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4 Circuit RL
Méthode : Obtenir l’équation di!érentielle du circuit
di
D’après la loi d’Ohm on a uR (t) = Ri(t), or la tension aux bornes d’une bobine est uL (t) = L , on obtient alors :
dt
di
e(t) = Ri(t) + L (t)
dt
L
C’est une équation di!érentielle d’ordre 1 avec second membre. En posant ω = on peut mettre l’équation sous forme
R
canonique :
di i(t) e(t)
+ =
dt ω Rω
La solution de cette équation di!érentielle d’ordre 1 est :
↑ ωt E
i(t) = Ae +
R
Ebob (t = 0↑ ) = Ebob (t = 0+ )
1 2
Comme on a Ebob = Li (t) on a alors
2 L
iL (t = 0↑ ) = iL (t = 0+ )
On parle de condensateur initialement déchargé lorsque son énergie stockée initiale est nulle, donc iL (t = 0) = 0.
Comme l’équation di!érentielle est d’ordre 1, on a une seule constante d’intégration et il nous faut une condition initiale.
1
L’énergie stockée dans la bobine est continue au cours du temps. Comme on a Ebob = Li2 (t) on a alors continuité de
2
i(t). On utilise alors comme condition initiale i(t = 0).
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Initiallement la bobine est déchargée, c’est-à-dire son énergie stockée est nulle. On a alors :
E E
i(t = 0) = 0 =↓ A + = 0 =↓ A = ↔
R R
$ %
E ↑ ωt
On obtient alors : i(t) = 1↔e
R
di E
En sachant qu’initialement on a : = on peut tracer la courbe.
dt Rω
i(t)
E
R
ω t
La méthode d’Euler est une méthode itérative qui calcule numériquement une solution approchée de l’équation di!éren-
tielle :
dy
(t) = F (y(t), t) avec t ↘ [ti , tf ] et y(ti ) = yi
dt
On utilise l’expression approchée de la dérivée suivante :
Mettre en œuvre la méthode d’Euler à l’aide de python pour simuler la réponse d’un système linéaire du premier ordre
à une excitation de forme quelconque.
On cherche à définir une nouvelle fonction python qui prendra en paramètre yi , ti , tf , F les paramètres mathématiques
et N le paramètre numérique.
1 i m p o r t numpy a s np
2 d e f E u l e r ( y0 , t0 , t f , F , N) :
3 y =[]
4 d t =( t f −t 0 ) / (N−1)
5 t =[ t 0+k ∗ d t f o r k i n r a n g e (N) ]
6 y [ 0 ] = y0
7 f o r k i n r a n g e ( 1 ,N) :
8 y [ k ]= y [ k−1]+F ( y [ k −1] , t [ k −1]) ∗ d t
9 return t , y
10 def F(y , t ) :
11 r e t u r n ( e ( t )−y ) /Tau
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On est toujours sur l’étude des régimes transitoires dans les circuits électroniques. On enrichit dans ce chapitre nos
capacité à résoudre des systèmes en abordant l’ordre 2, c’est à dire un mélange de condensateur et de bobine dans un
circuit.
d2 uC
+ ϑ02 uC (t) = ϑ02 uC→
dt2
On appelle oscillateur harmonique un système dont la grandeur u satisfait l’équation di!érentielle d’ordre 2 :
d2 u
+ ϑ02 u = ϑ02 u→
dt2
d2 uh
+ ϑ02 uh = 0
dt2
et up (t) solution particulière de l’équation di!érentielle.
On retiendra que :
uh (t) = A cos(ϑ0 t) + B sin(ϑ0 t)
avec (A, B) ↘ R2 , deux constantes d’intégration. Pour u→ = C te on a up (t) = u→ :
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u(t) = C cos(ϑ0 t + ϖ) + u→
A = C cos ϖ B = ↔C sin ϖ
'
C = A2 + B 2
A ↔B
cos ϖ = ⇐ sin ϖ = ⇐
A + B2
2 A2 + B 2
Méthode : Calcul de ϖ
Pour connaître ϖ à partir de cos ϖ et sin ϖ il est recommandé de tracer un cercle trigonométrique :
sin ϱ ϱ
Si cos(ϖ) ↭ 0 alors ϖ ↘ [↔ ; ] on peut alors calculer :
2 2
( )
↔B B
tan(ϖ) = =↓ ϖ = arctan
ϖ2 ϖ 1 A A
O cos ϱ ϱ
Si cos(ϖ) ↫ 0 alors ϖ ↔ ϱ ↘ [↔ ; ] on peut alors calculer :
2 2
( )
↔B B
tan(ϖ ↔ ϱ) = =↓ ϖ = ϱ ↔ arctan
A A
Pour les fonctions sinusoïdales on définit la phase ” comme l’argument de la fonction cos ou sin. L’argument d’une
fonction en physique doit être sans dimension on a alors :
[”] = 1
cos(”)
sin(”)
ϱ 2ϱ
2
Dans notre cas on a ”(t) = ϑ0 t ↔ ϖ
La période d’un signal est la plus petite durée T non nulle de répétition d’un motif tel que :
⇒t ↘ R, s(t + T ) = s(t)
La fréquence est définie comme l’inverse de la période, c’est un nombre de motif répété par unité de temps et s’exprime
en Hertz (Hz).
La pulsation ϑ correspond à une variation de phase par unité de temps. Son unité est le rad · s↑1 et on a les relations
avec T et f :
2ϱ
ϑ = 2ϱf =
T
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Pour résoudre totalement l’équation di!érentielle, il est nécessaire de trouver les valeurs des deux constantes d’intégra-
tions. Pour ça on utilise les deux conditions initiales :
• La tension aux bornes du condensateur est continue donc : uC (t = 0) = u0 ;
Exemple : Résolution
Soit u(t) = A cos(ϑ0 t) + B sin(ϑ0 t) + E, on a utilise comme condition initiale que u(t = 0) et i(t = 0) :
u(0) = 0 =↓ A + E = 0 =↓ A = ↔E
i(0) = 0 =↓ Bϑ0 = 0 =↓ B = 0
Soit u(t) = E(1 ↔ cos(ϑ0 t))
On étudie la circuit RLC série composé d’un générateur de idéal de tension i(t)
R L
de f.e.m. E, d’un interrupteur, d’une résistance R, d’un condensateur de ca-
pacité C et d’une bobine d’inductance L. La bobine et le condensateur sont C u(t)
initialement déchargés, et à t = 0 on ferme l’interrupteur. E
d2 u du
+ 2ς + ϑ02 u(t) = ϑ02 u→
dt 2 dt
Il existe une deuxième forme canonique de l’équation di!érentielle linéaire d’ordre 2 :
d2 u ϑ0 du
+ + ϑ02 u(t) = ϑ02 u→
dt2 Q dt
&
1 L
Avec Q = le facteur de qualité et ς le coe"cient d’amortissement.
R C
d2 u ϑ0 du 2 2 d2 u du
+ + ϑ 0 u = ϑ 0 u → ou + 2ϑ0 φ + ϑ02 u = ϑ02 u→
dt 2 Q dt dt 2 dt
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d2 uh ϑ0 duh
+ + ϑ02 uh = 0
dt 2 Q dt
3 Régime apériodique
Propriété : Régime apériodique
1
Dans le cas où Q < , le régime est dit alors apériodique on a alors la solution homogène qui est :
2
ε 0t
&
↑ 2Q 1
uh (t) = e [Ach (#t) + Bsh (#t)] avec # = ϑ0 ↔1 et (A, B) ↘ R2
4Q2
Si on considère le circuit RLC série avec une bobine et un condensateur initialement déchargés, on obtient la solution
suivante dans le cas apériodique :
u(t)
E
* +
ε 0t
↑ 2Q E
uC (t)=E ↔ e Ech (#t) + ' sh (#t)
1 ↔ 4Q2
Pour trouver la solution homogène on cherche des solutions de la forme u(t) = A exp(rt), on doit alors résoudre l’équation
caractéristique de l’équation di!érentielle homogène :
ϑ0
r2 + r + ϑ02 = 0
Q
Pour résoudre cette équation et trouver les racines on calcule le déterminant :
( ) ( )
ϑ0 2 2 1
!= ↔ 4ϑ0 = ϑ0 ↔4
Q Q2
1
Dans le cas où ! > 0 et où Q < , on a les racines de l’équation caractéristiques :
2
&
ϑ0 1 ϑ0
r1 = ↔ + ϑ0 ↔1=↔ +#
2Q 4Q2 2Q
&
ϑ0 1 ϑ0
r2 = ↔ ↔ ϑ0 ↔1=↔↔ ↔#
2Q 4Q2 2Q
t, -
ε0
r1 t r2 t ↑ 2Q !t ↑!t
On a alors la solution homogène qui est uh (t) = Ae + Be = e Ae + Be
x
On peut mettre cette solution sous une autre forme en utilisant les fonctions hyperboliques, on utilise e = ch (x)+sh (x) :
ε0
&
↑ 2Q t
1
u(t) = e (A + B) ch (#t) + (A ↔ B) sh (#t) avec # = ϑ0 ↔1
4Q2
A→ B→
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Exemple : Détermination de A et B
On considère que la bobine et le condensateur sont initialement déchargés soit i(0) = 0 et u(0) = 0 :
ε0 t
↑ 2Q
u(t) = e [Ach (#t) + Bsh (#t)] + E
u(0) = 0 = A + E =↓ A = ↔E
du
ε t
ϑ0 0
↑ 2Q
=↔ (u(t) ↔ E) + #e (Ash (#t) + Bch (#t))
dt 2Q
du ϑ0 ϑ0 E
(0) = 0 =↓ ↔ (u(0) ↔ E) + B# =↓ B = ↔
dt 2Q #2Q
4 Régime critique
Propriété : Régime critique
1
Dans le cas où Q = , le régime est dit alors critique on a alors la solution homogène qui est :
2
ε 0t
↑ 2Q
uh (t) = (A + Bt)e
avec (A, B) ↘ R2 .
Si on considère le circuit RLC série avec une bobine et un condensateur initialement déchargés, on obtient la solution
suivante dans le cas critique : ( ) ε
ϑ0 t ↑ 2Q0 t
uC (t) = E ↔ E 1 + e
2Q
u(t)
E
Pour trouver la solution homogène on cherche des solutions de la forme u(t) = A exp(rt), on doit alors résoudre l’équation
caractéristique de l’équation di!érentielle homogène :
ϑ0
r2 + r + ϑ02 = 0
Q
Pour résoudre cette équation et trouver les racines on calcule le déterminant :
( ) ( )
ϑ0 2 2 1
!= ↔ 4ϑ0 = ϑ0 ↔4
Q Q2
1
Dans le cas où ! = 0 et où Q = , on a la racine double de l’équation caractéristiques :
2
ϑ0
r0 = ↔
2Q
On a alors la solution homogène qui est :
ε 0t
↑ 2Q
uh (t) = (A + Bt)e
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Exemple : Calcul de A et B
↑ε0 t du
Soit u(t) = u(t) = E + (A + Bt)e avec u(0) = 0 et i(0) = 0 donc (0) = 0 :
dt
u(0) = 0 = E + A =↓ A = ↔E
du ↑ε0 t
= (B ↔ Aϑ0 ↔ ϑ0 Bt)e
dt
du
(0) = 0 = B ↔ Aϑ0 =↓ B = ↔Eϑ0
dt
5 Régime pseudo-périodique
Propriété : Régime pseudo-périodique
1
Dans le cas où Q > , le régime est dit alors pseudo-périodique on a alors la solution homogène qui est :
2
ε 0t
↑ 2Q
uh (t) = e [A cos (ϑt) + B sin (ϑt)]
&
1
avec ϑ = ϑ0 1↔ et (A, B) ↘ R2 .
4Q2
Si on considère le circuit RLC série avec une bobine et un condensateur initialement déchargés, on obtient la solution
suivante dans le cas pseudo-périodique :
* +
ε0
↑ 2Q t E
uC (t) = E ↔ e E cos (ϑt) + ' sin (ϑt)
4Q2 ↔ 1
u(t)
ueq
Pour trouver la solution homogène on cherche des solutions de la forme u(t) = A exp(rt), on doit alors résoudre l’équation
caractéristique de l’équation di!érentielle homogène :
ϑ0
r2 + r + ϑ02 = 0
Q
Pour résoudre cette équation et trouver les racines on calcule le déterminant :
( ) ( )
ϑ0 2 2 1
!= ↔ 4ϑ0 = ϑ0 ↔4
Q Q2
24
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1
Dans le cas où ! < 0 et où Q > , on a les racines de l’équation caractéristiques :
2
( )
ϑ0 2 1
↔ + j ϑ0 4 ↔ 2 &
Q Q ϑ0 1 ϑ0
r1 = =↔ + jϑ0 1 ↔ 2
=↔ + jϑ
2 2Q 4Q 2Q
( )
ϑ0 2 1
↔ ↔ j ϑ0 4 ↔ 2 &
Q Q ϑ0 1 ϑ0
r2 = =↔ ↔ jϑ0 1 ↔ 2
=↔↔ ↔ jϑ
2 2Q 4Q 2Q
On a alors la solution homogène qui est :
r1 t r2 t
ε 0t
↑ 2Q , jεt ↑jεt
-
uh (t) = Ae + Be =e Ae + Be
jx
On peut mettre cette solution sous une autre forme en utilisant les fonctions hyperboliques, on utilise e = cos(x) +
j sin(x) :
ε 0t
↑ 2Q
u(t) = e (A + B) cos (ϑt) + j(A ↔ B) sin (ϑt)
A→ B→
&
1
avec ϑ = ϑ0 1↔
4Q2
6 Exemples et remarques
Méthode : Résolution d’un circuit linéaire d’ordre 2
• Utiliser le circuit équivalent en régime permanent pour prévoir les valeurs des tensions et courant lors du régime
permanent.
• Utiliser la loi des mailles et la loi des nœuds ainsi que les conditions initiales pour connaître les valeurs initiales
des di!érentes tensions et courants.
• Appliquer la loi des mailles et la loi des nœuds pour obtenir l’équation di!érentielle demandée.
• Mettre l’équation di!érentielle sous forme canonique et identifier ϑ0 et Q.
• Calculer le discriminant de l’équation caractéristique et les racines. En déduire le régime et proposer la forme de
la solution homogène adéquate.
25
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On s’intéresse dans ce chapitre au cas où le second membre d’une équation di!érentielle n’est pas constant. On s’intéresse
ici à un cas particulier très simple et très utile en maths et en physique, l’excitation sinusoïdale. On se contentera dans
un premier temps d’étudier des circuits linéaire d’ordre 1.
duC d2 uC
On applique la loi des mailles on a alors : e(t) = RC + LC + uC (t) On a alors l’équation di!érentielle sous
dt dt2
forme canonique suivante :
ds s Em
+ = cos(ϑt)
dt ω ω
On a alors s(t) = sh (t) + sp (t) avec sh (t) la solution homogène et sp (t) la solution particulière.
On appelle régime sinusoïdal forcé la réponse en régime permanent à une excitation sinusoïdale d’un système. Cette
réponse correspond à la solution particulière de l’équation di!érentielle du système, de forme sinusoïdale et de même
fréquence que l’excitation.
s(t) = Sm (ϑ) cos(ϑt ↔ ϖ(ϑ))
Ici l’amplitude de la réponse Sm (ϑ) et sont retard de phase ϖ(ϑ) dépendent de la pulsation de l’excitation ϑ.
27
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On en déduit donc :
Em
Sm (ϑ) = ' et ϖ(ϑ) = arctan(ω ϑ)
1 + (ω ϑ)2
On sait résoudre ce problème, mais c’est long et assez dur.
On utilise une méthode très classique en mathématiques pour résoudre des équations di!érentielles. Comme les équations
di!érentielles que nous étudions sont linéaires, on définit pour une tension u(t) = Um cos(ϑt + ϖ) et un courant i(t) =
Im cos(ϑt + ↼) :
j(εt+ϑ) jεt
u(t) = Re(u(t)) avec : u(t) = Um e = Um e
j(εt+ϖ) jεt
i(t) = Re(i(t)) avec : i(t) = Im e = Im e
ϖ = arg Um et ↼ = arg Im
En physique, on note le nombre imaginaire pure j tel que j 2 = ↔1 pour ne pas confondre avec i l’intensité du courant.
On note les nombre complexe en souligné : u, i, ...
La loi des mailles, la loi des nœuds et les ponts diviseurs de tension et de courant sont toujours valable en notation
complexe.
ds s e
On étudie alors l’équation di!érentielle : + =
dt ω ω
ds j(εt↑ϑ) dn s
On peut alors calculer les dérivées suivantes : = jϑSm e = jϑs(t) On retiendra : = (jϑ)n s
dt dtn
Remarque : La puissance
28
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En régime permanent pour un dipôle linéaire, on peut relier la relation entre la tension complexe u(t) à ses bornes en
convention récepteur, et l’intensité complexe du courant i(t) qui traverse le dipôle.
On définit alors Z, l’impédance complexe du dipôle comme le rapport :
u(t)
Z=
i(t)
La partie réelle de l’impédance complexe est appelée résistance du dipôle R(ϑ), la partie imaginaire de l’impédance
complexe est appelée réactance du dipôle X(ϑ).
di duC
uL (t) = L i(t) = C
dt dt
u(t) = Ri(t) di duC
uL = L i(t) = C
u(t) = Ri dt dt
= jLϑi = jCϑuC (t)
1
On a alors Z R = R. On a alors : Z L = jLϑ On a alors : Z C =
jCϑ
Propriété : Comportement haute fréquence/basse fréquence
On peut faire l’approximation du comportement du condensateur dans la limite des hautes fréquences (lorsque ϑ → +↑)
et des basses fréquences (lorsque ϑ → 0).
|Z | → +↑
C
En basse fréquence : ⇔↓ ⇔↓
|Z | → 0
L
|Z | → 0
C
En haute fréquence : ⇔↓ ⇔↓
|Z | → +↑
L
Exemple :
Soit un circuit RLC série, on donne les circuits équivalent en hautes fréquences et basses fréquences :
Hautes fréquences Basses fréquences
29
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Toutes les lois d’associations restent valable en complexe avec les impédances. On peut notamment utiliser le pont
diviseur de tension sur des circuits avec bobine et condensateur. C’est le point fort de la notation complexe.
Exemple : Circuit RC
Soit le circuit RC série suivant, alimenté par un générateur basse fréquence de
f.e.m : s2
e(t) = Em cos(ϑt)
En notation complexe on applique le pont diviseur de tension pour obtenir R
directement :
Zc e e s1
s1 = e =↓ s1 = C
Zc + R 1 + jRCϑ
Ou bien :
R jRCϑe
s2 = e =↓ s2 =
Zc + R 1 + jRCϑ
e Filtre H s
jεt j(εt+ϑ)
En RSF e(t) = Em e et s(t) = Sm e , on définit la fonction de transfert H(ϑ) à la pulsation ϑ en circuit ouvert
avec is = 0 :
s(t) S Sm jϑ
H= = = e
e(t) E Em
On peut alors exprimer le rapport des amplitudes réelle : |H| = Sm /Em
et le déphasage ϖ = arg(H)
On définit G(ϑ) = |H| le gain et ϖ = arg H la phase, dont on trace la représentation graphique en fonction de ϑ :
1 ϑ
Exemple avec H(jϑ) = avec x =
1 + jx ϑref
1 0
↔20
G(ϑ)
ϖ (°)
0,5 ↔40
↔60
↔80
0 2 4 6 8 10 0 2 4 6 8 10
x x
30
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0 0
ϖ(radian)
GdB
↔20 ↔ ϱ4
ϱ
↔40 ↔
2
0,01 0,1 1 10 100 0,01 0,1 1 10 100
x x
Dans une zone de fréquence où la courbe d’amplitude du diagramme de Bode est quasiment rectiligne, de pente p en
p
dB/décade, le gain du filtre G(ϑ) est quasiment proportionnel à ϑ 20 .
Un filtre se comporte comme un dérivateur dans un domaine de pulsation sur lequel la courbe d’amplitude a une pende
de +20dB/dec.
Un filtre se comporte comme un intégrateur dans un domaine de pulsation sur lequel la courbe d’amplitude a une pende
de -20dB/dec.
0 0
↔20
GdB (dB)
ϖ(radian)
↔ ϱ4
↔40
ϱ
↔60 ↔
2
0,001 0,01 0,1 1 10 100 1.000 0,001 0,01 0,1 1 10 100 1.000
x x
Pour cette fonction de transfert l’amplitude du signal de sortie est du même ordre de grandeur que l’amplitude du signal
d’entrée en basse fréquence. Elle est atténuée en haute fréquence. On appelle alors ce filtre un filtre passe-bas.
31
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ϑ c H0
H⇓
jϑ
or une fonction de transfert de la forme :
H0 ϑ c s ds(t)
H= = ⇔↓ = H0 ϑc e(t)
jϑ e dt
On a alors le signal s(t) qui correspond au signal e(t) intégré au cours du temps. On dit que le filtre présente un caractère
intégrateur en haute fréquence.
R L
e C s e R s
↔20
GdB (dB)
ϖ(radian)
ϱ
4
↔40
↔60 0
0,001 0,01 0,1 1 10 100 1.000 0,001 0,01 0,1 1 10 100 1.000
x x
Pour cette fonction de transfert l’amplitude du signal de sortie est du même ordre de grandeur que l’amplitude du signal
d’entrée en haute fréquence. Elle est atténuée en basse fréquence. On appelle alors ce filtre un filtre passe-haut.
jϑH0
H⇓
ϑc
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On a alors le signal s(t) qui correspond au signal e(t) dérivé au cours du temps. On dit que le filtre présente un caractère
dérivateur en basse fréquence.
R
C
e R s e L s
6 Influence du circuit
Definition : Impédance de sortie/entrée d’un filtre
e Filtre s
Zs
e Ze H ↓e s
On définit alors :
L’impédance d’entrée du filtre : La fonction de transfert du filtre à L’impédance de sortie du filtre :
vide (is = 0) :
e s s↔H ↓e
Ze = H= Zs =
ie e is
En dehors de la fonction de transfert, les expressions de Z e et Z s dépendent forcément des composant branché après le
33
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e Filtre 1 s1 Filtre 1 s2
En définissant les fonctions de transfert H 1 et H 2 pour is1 = 0 et is2 = 0 on obtient la modélisation suivante :
ie1 is1 ie2 is2
Z s1 Z s2
e Z e1 H1 ↓ e s1 Z e2 H 2 ↓ s1 s2
% %
% Z s1 %
Si is2 %
= 0, on a également : s2 = H 2 s1 Si % % ↗ 1. On peut alors obtenir : s2 ↘ H 2 ↓ H 1 ↓ e
Z e2 %
34
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ϑ(radian)
↔50 ↔ ε2
↔100
↔ϖ
0,001 0,01 0,1 1 10 100 1.000 0,001 0,01 0,1 1 10 100 1.000
x x
2 Passe-bande d’ordre 2
Definition : Passe-bande d’ordre 2
H
La forme canonique d’un filtre passe-bande d’ordre 2 est : H(ω) = & 0 '
ω ω0
1 + jQ ↔
ω0 ω
ω H0 H0 jx
Q
On peut alors poser x = et on obtient : H(x) = & ' ou H(x) = jx
ω0 1 2
(1 ↔ x +
1 + jQ x ↔ Q
x
ϑ(radian)
↔40 0
↔60 Q = 0.01
Q = 1.0
↔80 Q = 10 ↔ ε2
0,001 0,01 0,1 1 10 100 1.000 0,001 0,01 0,1 1 10 100 1.000
x x
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H0 x 2
|H(x)| ↘ =↑ GdB ↘ 20 log(H0 ) + 40 log(x) et ϑ ↘ ϖ ↔ 0
1 ) *+ ,
+40dB/dec
En haute fréquence ω ≃ ω0 et x ≃ 1 on a :
H0 x 2
|H(x)| ↘ =↑ GdB ↘ 20 log(H0 ) = C te et ϑ ↘ ϖ ↔ ϖ = 0
x2
ϑ(radian)
↔50 ε
2
Q = 0.01 Q = 0.01
↔100 Q = 1.0 Q = 1.0
Q = 10 0 Q = 10
0,001 0,01 0,1 1 10 100 1.000 0,001 0,01 0,1 1 10 100 1.000
x x
R L
R L
e C s C C
e L s e R s
On étudie un circuit RLC série alimenté par un GBF en régime sinusoïdale forcé de f.e.m. e(t) = Em cos(ωt) avec Em
fixé et on fait varier ω.
36
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On souhaite observer l’image de l’intensité du courant dans le circuit, on observe donc la tension uR (t) = Ri(t). On
calcule alors :
R Re
uR (t) = e=
R + ZL + ZC 1 i(t)
R + jLω + C
jCω L
ω
j e
jRCωe ω0 Q K
= = & ' 2
1 ↔ LCω 2 + jRCω ω ω
1↔ +j
ω0 ω0 Q
e R uR (t)
= & ' e(t)
1
1 + jQ x ↔
x
-
1 1 L ω u e 1
En posant ω0 = ⇒ ,Q= et x = on obtient : i= R = & '
LC R C ω0 R R 1
1 + jQ x ↔
x
On cherche xr telle que la pulsation de résonance ωr = xr ω0 pour laquelle l’amplitude réelle de l’intensité du courant
est maximale. L’amplitude de l’intensité du courant s’exprime :
% %
% %
% %
%e 1 % |e| 1 E 1
%
Im = |i| = % & ' %% = % & '% = m . & '2
R
% 1 + jQ x ↔ 1 % R % 1 % R
% % %1 + jQ x ↔ % 1
x % x % 1 + Q 2 x↔
x
ωr dIm
On cherche alors xr = tel que : (x = xr ) = 0 →↑ xr = 1
ω0 dx
On a résonance en intensité lorsque la fréquence d’excitation est la fréquence propre du système. Soit ωr = ω0 .
Exemple : Influence de R
R = 10 ! et Q = 10,0
R = 50 ! et Q = 2,0
200 R = 250 ! et Q = 0,4
Im (mA)
100
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150
f (Hz)
On constate que plus R diminue, plus Q augmente et plus l’amplitude de résonance augmente.
Exemple : Influence de Q
Im
On trace la courbe de résonance normalisée en fonction de x pour di!érentes valeurs de Q :
max(Im )
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1
Q = 10
0,8 Q = 2.0
Q = 0.4
0,6
RIm
Em
0,4
0,2
0
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4
x
On constate que plus Q augmente, plus la largeur du pic augmente.
0,4
0,2
0
0 50 100 ωr 150 200 250 300 350 400 450 500
ω(rad · s→1 )
On cherche a exprimer l’acuité de la résonance en fonction de Q, pour cela on cherche x1 et x2 tel que :
Im (xr ) Em
Im (x1/2 ) = ⇒ = ⇒
2 R 2
& '2
1
Ce qui revient à calculer : Q 2
=1 x1/2 ↔
x1/2
On a alors deux équations du second degrés :
& '
1 1
Q x1 ↔ = 1 →↑ x21 ↔ x1 ↔ 1 = 0
& x 1' Q 1 1
”= +4> 2 >0
1 1
Q2 Q
Q x2 ↔ = ↔1 →↑ x22 + x2 ↔ 1 = 0
x2 Q
1 1⇒ 1 1⇒
Chaque équation possède une solution positive : x1 = + ” x2 = ↔ + ”
2Q 2 2Q 2
fr ωr xr
On obtient la relation : Q = = =
”f ”ω ”x
38
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Exemple : Déphasage
jωt
On cherche a regarder la di!érence de phase entre l’intensité du courant i et la f.e.m e du générateur. Soit e(t) = Em e
j(ωt→ϑ)
et i(t) = Im e :
& '
uR e 1 →jϑ Em 1 1
i= = & ' →↑ Im e = & ' =↑ ϑ = arg 1 + jQ x ↔
R R 1 R 1 x
1 + jQ x ↔ 1 + jQ x ↔
x x
& & '' & '
1 1
Comme Re 1 + x ↔ = 1 > 0 alors on peut exprimer le déphasage : ϑ(x) = ↔ arctan Q x ↔
x x
ε
2 Q = 10
Q = 2.0
Q = 0.4
ϑ(rad)
↔ ε2
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4
x
On remarque également que pour ω = ω0 le courant est en phase avec la tension du générateur.
Lorsque le système oscille à ω = ω0 la pulsation propre du système. L’intensité du courant et la tension du générateur
sont en phase ⇑Q.
On étudie un circuit RLC série alimenté par un GBF en régime sinusoïdale forcé de f.e.m. e(t) = Em cos(ωt) avec Em
fixé et on fait varier ω.
K
i(t) L
R
e(t) C uC (t)
On cherche la pulsation de résonance ωr pour laquelle l’amplitude réelle de la tension aux bornes du condensateur est
maximale. L’amplitude de uC s’exprime :
% %
% %
% e % |e| Em
% % % %=.
UCm = |uC | = % x %= % %
% 1 ↔ x2 + j % % x% x2
% Q % %1 ↔ x + j Q %
2
(1 ↔ x2 )2 + 2
Q
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ωr
On cherche alors xr = tel que :
ω0
x2 -
dUCm d((1 ↔ x2 )2 + Q2 1 1
(x = xr ) = 0 →↑ (x = xr ) = 0 →↑ xr = 0 ou xr =
si Q > ⇒ 1↔
dx dx 2Q2 2
-
1
On a résonance en intensité lorsque la fréquence d’excitation est la fréquence propre du système. Soit ωr = ω0 1 ↔ .
2Q2
Em Em Em Q
UCm (ωr ) = . =- =-
2 1 1
↔ 2Q 1 1 1 1
1↔1↔ 1
+
2 + 2↔ 1↔
2Q2 Q2 4Q4 Q 2Q4 4Q2
Exemple : Influence de Q
Q = 0.5
2
Q = 1.0
Q=2
1,5
UCm
Em
0,5
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6 1,8 2 2,2 2,4 2,6 2,8 3
x
Exemple : Déphasage
jωt j(ωt+ϑ)
Soit e(t = Em e ) et uC (t) = UCm e . On peut également calculer le déphasage de l’intensité du courant par
rapport à la source de tension :
e jϑ Em x
uC = x →↑ UCm e = x =↑ ϑ = ↔ arg 1 ↔ x2 + j
1 ↔ x2 + j 1 ↔ x2 + j Q
Q Q
& '
x
Comme Re 1 ↔ x2 + j = 1 ↔ x2 alors on peut exprimer le déphasage :
Q
& '
x
↔ arctan 2
pour x < 1
ϑ(x) = & ↔x )
Q(1 '
x
↔ϖ ↔ arctan pour x > 1
Q(1 ↔ x2 )
40
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0 Q = 0.1
Q = 1.0
Q = 10
ϑ(rad)
↔ ε2
↔ϖ
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6 1,8 2 2,2 2,4 2,6 2,8 3
x
On remarque également que pour ω = ω0 le courant est en phase avec la tension du générateur.
Lorsque le système oscille à ω = ω0 la pulsation propre du système. La tension aux bornes du condensateur et la tension
ϖ
du générateur sont déphasé de ↔ ⇑Q.
2
5 Signaux périodiques
Propriété : Décomposition
1
Soit un signal s(t) périodique de période TS = . Un théorème mathématique découvert par Joseph Fourier indique
fS
que :
+↑
s(t) = A0 + An cos(2ϖnfS t + ϑn )
n=1
Propriété : Spectre
On peut caractériser un signal périodique par son spectre, la courbe des amplitudes associée à chaque fréquence :
7
Amplitude (V)
6
5
4
3
2
1
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
f (Hz)
41
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T
t0 +T
1
S0 = ⇓s(t)⇔ = A1 cos(ωt + ϑ)dt
T t0
t
=0
t0 t0 + T
Pour un signal périodique quelconque s(t) de période T , on a alors grâce à la décomposition en série de Fourier :
t0 +T t0 +T +↑
1 1
S0 = ⇓s(t)⇔ = s(t)dt = A0 + An cos(2ϖnf t + ϑn )dt = A0
T t0 T t0 n=1
Pour un signal périodique quelconque s(t) de période T , on a alors grâce à la décomposition en série de Fourier :
.
t +T +↑ +↑
1 t0 +T 1 0 A2n
2
Sef f = ⇓s (t)⇔ = 2
s (t)dt = (A0 + 2
An cos(2ϖnf t + ϑn )) dt = A0 +2
T t0 T t0 n=1 n=1
2
On définit un filtre linéaire un opérateur qui permet de sélectionner des signaux utiles, sur un critère fréquentiel. Il est
composé d’un circuit électrique recevant un signal d’entre e(t) et délivrant un signal de sortie s(t) tous deux analogiques.
e(t) s(t)
Filtre
On considère un filtre linéaire lorsque la relation entre le signal d’entrée e(t) et le signal de sortie s(t) est une équation
di!érentielle linéaire de la forme :
ds d2 s de
a0 s(t) + a1 + a2 2 = b0 e(t) + b1
dt dt dt
L’ordre de l’équation di!érentielle est également appelé ordre du filtre.
42
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Le filtre étant linéaire, comme un signal d’entré peut être décomposé suivant son spectre, on a pour :
ωn
e(t) = Ei cos(ωi t)
ω1
Pour chaque ωi on a la réponse si (t) = Re (H(ωi )ei (t)) = Si cos(ωi t + ϑi ). On peut alors calculer :
ωn
jωi t
s(t) = Re H(ωi )Ei e
ω1
Simuler, à l’aide de python, l’action d’un filtre sur un signal périodique dont le spectre est fourni. Mettre en évidence
l’influence des carctéristiques du filtre sur l’opération de filtrage.
1 d e f Crenau ( t , nmax ) :
2 e=np . z e r o s ( l e n ( t ) )
3 N=np . a r r a y ( [ n f o r n i n r a n g e ( 1 , nmax , 2 ) ] )
4 En=np . a r r a y ( [ 4 / ( np . p i ∗n ) f o r n i n N ] )
5 p h i n=np . a r r a y ( [ 3 ∗ np . p i /2 f o r n i n N ] )
6 f o r k i n r a n g e ( l e n (N) ) :
7 n=N [ k ]
8 e=e+En [ k ] ∗ np . c o s ( 2 ∗ np . p i ∗n∗ f 1 ∗ t+p h i n [ k ] )
9 r e t u r n e , N, En , p h i n
10
On peut écrire des fonctions pour simuler l’action d’un filtre pour chaque type de filtre :
• Filtre passe-bas d’ordre 1 :
1 d e f gainPB1 ( f , f c ) :
2 r e t u r n 1/ np . s q r t (1+( f / f c ) ∗ ∗ 2 )
43
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3 d e f argPB1 ( f , f c ) :
4 r e t u r n −np . a r c t a n ( f / f c )
5
Pour connaître la signal de sorti, on utilise la linéarité du filtre, et en utilisant les fonctions définies ci-dessus :
1 d e f PB1 (N, En , p h i n , t , f , f c ) :
2 s=np . z e r o s ( l e n ( t ) )
3 f o r k i n r a n g e ( l e n (N) ) :
4 n=N [ k ]
5 s=s+En [ k ] ∗ gainPB1 ( n∗ f1 , f c ) ∗ np . c o s ( 2 ∗ np . p i ∗n∗ t+p h i n [ k]+ argPB1 ( n∗ f1 , f c ) )
6 return s
7 nmax=100
8 n=10000
9 f 1 =1
10 d t =2/( f 1 ∗ ( n−1) )
11 t=np . a r r a y ( [ k ∗ d t f o r k i n r a n g e ( n ) ] )
12 plt . figure ()
13 e , N, En , p h i n=Crenau ( t , nmax )
14 plt . plot (t , e)
15 f c =0.1∗ f 1
16 s=PB1 (N, En , p h i n , t , f1 , f c )
17 plt . plot (t , s )
18 f c =1∗ f 1
19 s=PB1 (N, En , p h i n , t , f1 , f c )
20 plt . plot (t , s )
21 f c =10∗ f 1
22 s=PB1 (N, En , p h i n , t , f1 , f c )
23 plt . plot (t , s )
24 p l t . l e g e n d ( [ ’ e ( t ) ’ , ’ s ( t ) ! p o u r ! f c=f 1 /10 ’ , ’ s ( t ) ! p o u r ! f c=f 1 ’ , ’ s ( t ) ! p o u r ! f c =10 f 1 ’ ] )
25 p l t . x l a b e l ( [ ’ $ t $ ! en ! s ’ ] )
26 p l t . y l a b e l ( [ ’ $e$ ! e t ! $ s $ ! en !V ’ ] )
27 p l t . show ( )
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