Introduction
La fraude fiscale est un fléau mondial qui touche particulièrement les pays en
développement, où les ressources publiques sont cruciales pour soutenir le
développement économique et social. En République Démocratique du Congo (RDC),
cette question prend une ampleur considérable. La RDC, riche de ses ressources
naturelles, peine cependant à transformer cette richesse en développement tangible pour
sa population, en raison de la faible mobilisation de ses ressources fiscales [1]
La fraude fiscale en RDC, sous ses multiples formes, constitue un frein majeur au
financement de projets de développement, à l'amélioration des infrastructures publiques,
et à la lutte contre la pauvreté. Au cœur de cette problématique se trouve l'administration
fiscale congolaise, dont la mission est d’assurer la collecte des recettes publiques et de
garantir la régularité et l’équité du système fiscal [2]
La fraude fiscale en RDC n’est pas seulement un problème économique, mais aussi un
problème social et politique majeur. En effet, les pertes fiscales dues à cette fraude,
estimées à plusieurs milliards de dollars par an [3]
En dépit des réformes fiscales entreprises par le gouvernement congolais [4]
Les faiblesses structurelles de l’administration fiscale, telles que l’insuffisance des
ressources humaines et matérielles, la corruption et la mauvaise gouvernance [5]
Les comportements des contribuables, souvent marqués par un faible sens civique et une
méfiance à l’égard de l'État [6]
Le manque de culture fiscale, l’ignorance des obligations fiscales, ainsi que l’absence
d’un système éducatif cohérent sur la fiscalité, jouent également un rôle important [7]
Dans cette étude, l’hypothèse principale que nous formulons est que l’administration
fiscale en RDC, bien que consciente de l’ampleur de la fraude fiscale, reste inefficace
dans sa lutte contre celle-ci en raison de plusieurs obstacles structurels et contextuels [8]
Bien que l'administration fiscale ait mis en place des réformes telles que la digitalisation
de certains services [9]
La corruption au sein de l’administration fiscale est un phénomène répandu [10]
En raison de la mauvaise gestion des fonds publics [11]
La RDC étant un pays riche en ressources naturelles, elle est particulièrement vulnérable
à l'évasion fiscale via des paradis fiscaux [12]
L’adoption de pratiques internationales éprouvées [13]
Ce travail enrichira les connaissances sur la fiscalité en République Démocratique du
Congo [14]
La fraude fiscale prive l'État de ressources cruciales pour financer ses politiques
publiques [15]
L’étude des réformes fiscales entreprises par le pays pourrait servir de modèle pour
d'autres nations africaines confrontées à des problèmes similaires [16]
Une fiscalité plus juste et plus équitable permettrait une redistribution plus efficace des
ressources publiques [17]
Une approche méthodologique mixte sera utilisée, combinant à la fois des méthodes
qualitatives et quantitatives [18]
Une revue exhaustive des rapports officiels, des études précédentes sur la fiscalité en
RDC (rapports de la Banque Mondiale, du FMI, etc.) [19]
Des entretiens avec des responsables fiscaux, des experts en fiscalité, des avocats, des
chefs d’entreprises et des citoyens [20]
L’étude des données fiscales disponibles permettra de mesurer l’ampleur de la fraude
fiscale et d’évaluer son impact [21]
Un examen des expériences de pays similaires (comme le Rwanda ou le Ghana) sera
effectué pour dégager des bonnes pratiques [22]
Cette étude se concentrera spécifiquement sur l’administration fiscale centrale en RDC, à
travers l’analyse de la Direction Générale des Impôts (DGI) et de la Direction Générale
des Douanes et Accises (DGDA) [23]
Propositions pour renforcer la lutte contre la fraude fiscale [24]