Gestion du risque de change au Sénégal
Gestion du risque de change au Sénégal
Résumé :
Cette recherche permet d’expliquer la dynamique d’utilisation des produits dérivés, la gestion du
risque de change via une couverture sélective ou systématique et l’organisation de la gestion du
risque de change des entreprises non financières sénégalaises. Ces dernières sont exposées au
risque de change liés à l'incertitude quant à l'évolution future des taux de change. Cette
incertitude affecte leurs valeurs et menace même leur pérennité. Elles sont donc amenées à
recourir de plus en plus aux produits dérivés et aux techniques de couverture pour couvrir ces
risques. Face au recours croissant aux stratégies de couverture par les entreprises non
financières, il convient de s'interroger sur les motivations et les déterminants de ces
opérations.
A cet effet, cette recherche repose sur une enquête auprès de 54 entreprises non financières au
Sénégal, entreprises sélectionnées selon un échantillonnage de type raisonné. Notre
méthodologie est celle d’une analyse qualitative pour le traitement des données. L’étude
montre que les produits dérivés tout comme l’organisation de la couverture et le secteur
d’activité sont des facteurs qui expliquent l’adoption de la stratégie d’une couverture sélective
et systématique. Les résultats montrent que les entreprises étudiées sont plus sélectives que
systématiques en matière de gestion du risque de change et que les contrats à terme sont les
1
plus utilisés dans la gestion du risque de change de comme instrument financier de
couverture.
1. Introduction
Depuis la date de juillet 1944 qui matérialisa les accords de Bretton Woods, fixant le dollar à
35 USD par once, et la date de 1971 qui correspondait à la suspension de la convertibilité de
l’or, laissant par ailleurs le dollar américain flotter face aux autres devises, nous assistons à un
bouillonnement des marchés de capitaux particulièrement le marché de change. Ce dernier est
marqué par une fluctuation incessamment des cours des devises, et qui entraine des risques
financiers au niveau de certaines entreprises.
Par définition, le marché des changes est le marché sur lequel s’achètent et se vendent des
devises. Une devise est une monnaie nationale dont le cours est exprimé contre une autre
monnaie.
A cet effet la notion de risque financier de change, un risque auquel s’expose tout investisseur
se portant acquéreur d’un actif libellé dans une autre devise que celle ayant cours légal dans
son pays.
Cependant plusieurs acteurs évoluent au sein de ce marché, et dans notre étude nous nous
sommes intéressés aux entreprise non financières sénégalaises. Ces dernières dans une
logique d’optimisation financière vont se prémunir contre le risque de change en mettant en
place des stratégies de couverture. Dans ce sillage, plusieurs produits financiers spécifiques
existent, appelées encore produits dérivés.
C’est dans ce sens que nous avons orienter cette recherche scientifique vers le thème suivant :
1. Conceptualisation
2
Dans cette partie certains concepts déterminants de la thématique sont exposés pour mieux les
élucider clairement avant d’être en profondeur dans cette recherche pour plus de
compréhension.
a- Produit Dérivé :
Les produits dérivés relèvent de contrats financiers dont la particularité est de créer un droit
sur un actif sous-jacent : une devise, une matière première, un taux, une action, une obligation
ou même un indice boursier.
En d’autres termes, un produit dérivé est un instrument financier, dont la valeur fluctue en
fonction de l’évolution de taux ou de prix d’un produits dit sous-jacent qui requiert peu ou pas
de placement initial, dont le règlement s’effectue à une date ultérieure ou future. Dans notre
étude nous allons nous intéresser aux produits dérivés relatif aux devises, en contexte de
marché de capitaux de change.
Nous allons présenter les contrats à terme de gré à gré (Forwards), les contrats d’échange
(Swaps), les contrats à terme future et les options dans cette partie pour mieux apporter des
éclaircissements.
C’est un contrat d’achat - de vente à durée limitée, négocié de gré à gré (over-the-counter) sur
des marchés non réglementés. L’acheteur s’engage, au travers de ces contrats à acheter l’actif
sous-jacent à un prix convenu à une date future prédéterminée. Le vendeur s’engage lui aussi
à respecter le contrat, même si la vente future devrait entrainer un résultat négatif.
C’est un échange à tous les effets (to swap= échanger). Dans cette relation les deux parties
entendent échanger des flux de trésorerie à une période future qui au préalable est déterminée
en fonction de la valeur des sous-jacents choisis. Dans la pratique, c’est un instrument
financier tellement privilégier ou utiliser par les banquiers, les entreprises et les organismes
publics, à des fins de protection contre les risques financiers de change. Les actifs sous-
jacents les plus utilisés sont les devises, les taux d’intérêts, les matières premières les actions
dans les Swaps
3
La particularité de cet instrument dérivé est qu’il est utilisé au niveau des marchés
réglementés et est similaire aux contrats à terme Forwards, dans la mesure où il prévoit
l’échange d’un montant fixe de l’actif sous-jacent à une date future préalablement déterminée
à un prix déjà décidé
Une option donne la possibilité à un acheteur d’acquérir auprès d’un vendeur d’acheter ou de
vendre, dans un délai déterminé, une certaine quantité de l’actif sous-jacent au prix convenu
Cependant, ils existent d’autres instrument financier à côté de ces produits dérivés dans les
marchés boursiers sous forme de valeurs mobilières notamment les Warrants et les Turbos
Globalement les produits dérivés aident à couvrir certaines positions contre le risque de perte
de valeur ou la survenue de certains évènement indésirables (variation des taux de change par
transfert de risque, sur les entreprises et entrainant des couts d’inefficience et d’inefficacité
qui également pourraient à la longue compromettre la vie de l’entité
Dans notre étude les entreprises non financières sont celles qui regroupent les agents
économiques ayant comme fonction principale la production de bien et de services non
financiers marchands En d’autre termes celles dont le prix de vente est constitué du cout de
production et d’une marge bénéficiaire dans un but lucratif.
2. Problématique.
Sur la base des difficultés que rencontrent les entreprises non financières en matière de gestion
de risque de change, et fondamentalement dans une logique de performance et compétitivité
l’utilisation des produits dérivés semble être un moyen de couverture. Dans la littérature elle se
présente comme moyen d’éviter les couts lors de certaines transactions sources d’inefficience et
d’inefficacité et passe par une gestion organisée. A cet effet nous orientons notre question
centrale de recherche vers une approche de compréhension de la dynamique à laquelle les
produits dérivés sont utilisées pour les entreprises non financières sénégalais et comment cette
gestion est organisée.
Comment et pourquoi les entreprises non financières sénégalaises utilisent les produits
dérivés ?
4
De façons spécifique :
Quels sont les dérivés les plus utilisés par les entreprises non financières sénégalaises ?
Quelles sont les raisons qui poussent les entreprises non financières sénégalaise à utiliser
les produits dérivés ?
Quelle est la relation entre l’utilisation des produits dérivés et les secteurs d’activités ou
exercent les entreprises ?
3. Revue de la littérature
Les entreprises sont de plus en plus exposées aux risques de change avec la mondialisation
des marchés ces risques sont tributaires d’impacts négatifs et significatifs sur leur rentabilité,
leur valeur, et performance les mouvements et l’évolution des cours de devises ont une
influence sur la compétitivité des firmes qui exercent des activités à l’internationale. Par
conséquent elles peuvent faire recours à des instruments financiers de couverture pour faire
face notamment les produits dérivés.
Cette interrogation essentielle pour mieux plonger au cœur de cette revue à la fois théorique et
empirique relatifs à l’utilisation au produits dérivés pour une couverture contre le risque de
change.
5
La couverture opérationnelle Allayanis et al 2001 reposent sur la diversification
géographique. Une stratégie typiquement utiliser pour la couverture du risque à long terme.
Sur la base aussi d’une revue documentaire, nous pouvons faire traverser un faisceau de
lumière sur le rapport de l’AMF. Dans ce sens avec le rapport de 2023, l’activité sur les
marchés dérivés est très sensible à la remontée des taux de changes et devises. Les montants
notionnels bruts mondiaux des dérivés négociés de gré à gré ont largement augmenté pour
s’établir à 617 959 milliards de dollars en fin 2022. Les volumes de swaps échanges ont aussi
fortement augmentés avec la remontée des taux passant de 20 000 transactions à 23 000
transactions en moyenne par trimestre. Ces informations synthétiques témoignent à suffisance
un peu la dynamique d’utilisation des produits dérivés au sur devises à l’échelle
internationale.
Par ailleurs les premières recherches et études relatives à l’utilisation des produits dérivés
remontent en 1994 aux USA avec les entreprises non financières. En effet, cette utilisation fut
élargie avec les informations sur les produits dérivés pour répondre à l’application des normes
de comptabilité internationales financière.
Les entreprises ne sont pas en mesure de mener une politique de couverture de change
appropriée et efficace sans recourir aux produits dérivés dont l’utilisation devient de plus en
plus répandue au niveau international. Ainsi, pour SHIMPI, P., (2005), l’innovation financière
constitue un facteur déterminant en raison de leur complexité et du fait que les mutations
financières impactent sur la conception des produits nouveaux.
En 2009, le rapport de l’International Swap Dealers Association (ISDA), indique que 94% de
plus de 500 grandes entreprises américaines dénommées fortune 500 font recours aux produits
dérivés : 88.3% pour gérer le taux d’intérêt, 50.9 % dans le but de gérer le prix des matières
premières et 93.6% pour la gestion du taux de change.
6
En effet, cette utilisation fut élargie avec les informations sur les produits dérivés pour
répondre à l’application des normes de la comptabilité financière. Les travaux les plus
remarquables en ces périodes sont entre autres les enquêtes de la Treasury Management
Association en 1996 portant sur les sociétés américaines non financières en deux phases.
Les premières études s’inscrivent dans un cadre épistémologique positif descriptif dans la
logique où elles mettent en exergue un aperçu de l’utilisation des produits dérivés sans
convoquer en réalité un contexte théorique. Ce fut intéressant car permettant de faire un
recoupement avec les affirmations théoriques déjà avancées.
Bodnar et al. (1996) ont constaté après que les firmes non financières sont dans une approche
d’utilisation des produits dérivés de base dits OTC et aussi des contrats à terme qui sont les
plus connus. Bodnar et al. (2012) orientent leurs recherches sur les techniques, politiques et
les perceptions des gestionnaires du monde entier, relatives à la gestion des risques
confirmant les résultats présentés au-dessus.
Pour leur part, Bodnar et al. (1998) affirment que les grandes entreprises font plus souvent
recours aux produits dérivés que les plus petites dans le cadre particulier relatif à l’utilisation
des options. Ainsi, leurs résultats convergent avec ceux de Smithson et Stultz (1985) qui
avaient convoqué le concept d’économie d’échelle traitant de la même question.
En effet, Smithson et Stultz (1985) avaient constaté que 83 % des plus grandes firmes
couvrent leur exposition face au risque de change à l’aide de produits dérivés dont 44%
utilisent la couverture par les options. Il en résulte donc une gestion des flux de trésoreries
pour certaines firmes.
Dans cette optique, une couverture basée sur l’utilisation des activités de financement et
rendue explicite par JUDGE, A., (2006) est possible. Une autre basée sur les activités
opérationnelles comme théorisées par Kim et al. (2006) appelées autrement couverture
systématique.
Dans la littérature, la gestion du risque de change ne consiste pas seulement à prendre des
instruments financiers et à les ajuster en fonction de la situation. Elle doit reposer sur la
maîtrise d'une technologie face à d'énormes difficultés qui peuvent affecter négativement la
survie de l'entreprise.
Cette revue de la littérature nous amènera ainsi à faire une incursion dans l’univers de la
finance et nous permettra d’exposer notre conception de la gestion de change, de couverture
7
de risque de change, à côté des auteurs de renom. Parmi eux, FEHLE, F., (1999) sur une étude
de 7319 entreprises non financières dans une cinquantaine de pays constituant statistiquement
62.51% de la capitalisation du monde sous toutes les catégories et 82% excluant les
compagnies financières expliquent qu’au moins 60% des firmes de l’échantillon utilisent un
type ou un autre de produits dérivés, 45.2% utilisent les produits dérivés de change, 33% les
produits dérivés de taux et 10% sont dans les produits dérivés sur les biens et services.
C’est ainsi que Sikarwar (2020), s’interroge sur les Interventions de change et exposition au
risque du taux de change : preuves des entreprises des marchés émergents. Ses résultats
montrent Un effet asymétrique, tel que l'impact des interventions d'achat de forex diffère de
celui des interventions de vente de forex. De plus, les effets positifs des interventions de vente
de devises sur l'ampleur de l'exposition des entreprises sont plus prononcés pendant les
périodes d'amortissement. Les résultats de l'étude impliquent que les entreprises restent non
couvertes, étant donné que les interventions sont perçues comme des garanties implicites du
gouvernement contre les fluctuations monétaires. Une communication crédible des décideurs
concernant les motifs des interventions des banques centrales aiderait à alerter les entreprises
sur les risques de change potentiels.
Dans un autre cadre, plus particulièrement en chine, 16.7% des entreprises font recours aux
produits dérivés, contrairement à des pays comme le Canada et les États Unis 63%, à ceux du
continent européen pour environ 61.4%, et ceux d’Afrique et d’Asie pacifique à 78%.
Aujourd’hui, la question de la gestion de risque de change revêt un grand intérêt pour les
entités africaines, car le développement local du tissu économique national est une condition
sine-qua- non de l’amélioration des résultats commerciaux et financiers. C’est le point de vue
de Ettahri (2010) dans son article la couverture du risque de change par les entreprises
marocaines.
A noter que la plupart des articles exploités font ressortir des différences dans le processus de
couverture entre les entreprises situées dans des pays différents.
Ainsi, Bodnar et Gebhardt, (1998) étudient les entreprises américaines et constatent que 48.6
% d’entre elles utilisent les produits dérivés à des fins de minimisation du risque à la
variation des flux de trésorerie disponibles (FDT). Alors qu’en Allemagne pour 55.3%, le
motif d’utiliser des instruments financiers tels que les produits dérivés dépendent d’une
minimisation de la variabilité du résultat comptable.
8
S’agissant de l’Italie, Bodnar et al. (2008) affirment que les entreprises de ce pays sont dans
une logique d’utilisation des instruments dérivés pour éviter les pertes importantes dues à des
mouvements futurs inattendus relatifs aux prix.
L’étude révèle que pour les firmes italiennes, se couvrir pour gérer les flux de trésorerie est
relégué au troisième plan et ne concerne que 20.9% des entreprises.
Il est important de noter que la vision du marché pousse les firmes à modifier le moment
inhérent au niveau de leur couverture. Ceci peut être confirmé par le résultat de l’enquête
menée par Dolde (1993) sur un échantillon de 244 firmes. Ce dernier montre que 90 % des
entreprises fondent leurs couvertures sur leur vision du marché.
Ce même résultat est confirmé encore par Bodnar et et al (1998) à 50 % par Glaum (2002) à
54% et enfin Pitchler (2002) à 68 %.
Selon Fama (2013), cette fluctuation des taux de change pousse les entreprises à mettre en
place des stratégies de couverture prenant en compte le niveau d'efficacité des marchés. Pour
cet auteur, l'efficacité des marchés (théorie de l'efficacité des marchés) est décrite par la
théorie de l'arbitrage Oppetit (1998), c'est-à-dire des marchés où la spéculation rentable est
particulièrement difficile et tout arbitrage sans risque est impossible. Cependant, sur de tels
marchés, la volatilité des devises est à son maximum et comme les marchés ne sont pas
efficaces, la volatilité existe naturellement et il faut donc recourir à des stratégies de
couverture.
Ainsi, la situation d'arbitrage doit tenir compte des dépenses optimales pour effectuer
certaines opérations. Cela signifie que la stratégie à adopter par l'arbitrage doit impliquer des
coûts, quelle que soit la logique sélective ou systématique.
Dès lors, on peut mobiliser la théorie des coûts de transaction, fondée sur le principe normatif
selon lequel l'économie sur les coûts de transaction est préférable au gaspillage ultérieur,
plutôt qu'aux choix guidés par le hasard ou l'intuition managériale. C'est le cas des entreprises
françaises non financières à fort effet de levier, qui ont tendance à être plus sélectives que les
autres en raison des coûts d'agence du processus.
Autrement dit des coûts de couverture plus élevés associés à une probabilité de défaut plus
élevée, ce qui rend les entreprises plus sélectives dans la couverture. Cette approche théorique
de Williamson (1947), grand auteur de la gestion des organisations, met l'accent sur le choix
stratégique d'une couverture monétaire sélective et systématique. Il préserve ainsi la
9
rationalité des sujets économiques de Simon, qui éclaire le problème de la prise de décision
adéquate concernant l'achat, la vente et la valeur des biens faisant l'objet d'un échange. Une
stratégie de couverture décisionnelle suit des choix rationnels. De plus, on peut recourir à une
théorie née il y a une trentaine d'années et reconnue officiellement en 2002, la théorie de la
finance comportementale de Kahneman et Smith (2002). Bien que l'entreprise ne soit pas
nécessairement en position d'investissement, mais plutôt en relation d'affaires, la corrélation
permet d'analyser le choix par rapport à la décision. Ici, le conformisme ou l'excès de
confiance peut conduire l'acteur de la décision de couverture à sur interpréter les informations
sur le taux de change et, selon ses convictions, à prendre la décision de couverture ou à
utiliser l'outil de manière irrationnelle. Cette théorie souligne l'importance des biais cognitifs
pour expliquer la volatilité des prix des devises. Ces biais pourraient expliquer le résultat de
croyances ou de préférences déraisonnables. Au cours des deux dernières décennies, la
plupart des auteurs ont utilisé des enquêtes pour étudier la dynamique de l'utilisation des
produits dérivés par les entreprises américaines (Bodnar et al. 1995, 1996, 1998) ; Phillips
(1995) ; Bodnar et Bartow (1994); Chow et al. (1997), par les entreprises néo-zélandaises
Berkeman et al. (1997) ; par les entreprises belges Ceuster et al. (2000) ; par les entreprises
britaniques Malin et al. (2001) ; par les entreprises françaises (Mefteh 1996) ; Adam et al.
(2010) ; Albay et Dupay (2017). Dans l'ensemble, ils ont examiné les facteurs qui déterminent
la couverture du risque de change. Leurs conclusions sont mitigées compte tenu des différents
éléments retenus comme facteurs explicatifs, mais surtout du fait que la dynamique de
création monétaire est techniquement dépendante de la manifestation du comportement
psychologique des entreprises à travers leurs organes décisionnels, qui sont façonnés par le
niveau et le prix.
La plupart des modèles sont construits sous forme de prévisions et utilisent des hypothèses de
comportement des marchés (marchés efficients). Ils entrent en jeu dans l'inefficacité des
modèles de prévision, ce qui donne une grande importance à l'étude des stratégies de gestion
du risque de change. Cela signifie que la gestion du risque de change repose sur la sélection
de modèles à travers une représentation théorique du marché. Ainsi, la typologie des marchés
proposée par Eugène Fama se prête bien à l'analyse et à l'étude des options et stratégies de
couverture de change. Elle repose sur la manière dont les entreprises intègrent l'information
dans la mise en place des stratégies de couverture et dans la prise de décision.
10
Sur la base de toutes ses considérations théoriques, nous allons dégager quelques hypothèses de
recherches pourrons mieux apporter des réponses aux différentes questions soulevées dans la
problématique
4. Méthodologie
Nous avons utilisé une méthode d'échantillonnage raisonné. Le filtre l'explique depuis le
début. Ce dernier permet de mettre en avant des entreprises qui opèrent à l'international et
sont basées au Sénégal, notamment dans les régions de Dakar, Thiès, Saint-Louis et Diourbel.
Elles peuvent avoir des filiales à l'étranger.
Sur les 101 entreprises interrogées, 54 ont répondu, correspondant à un taux de réponse de
53,46%. C'est un taux proche de la moyenne puisqu'il la dépasse de 3 points. Le manque de
réponses estimé à 46,64% peut s'expliquer par le manque de culture de communication de
l'entreprise.
Avec les outils SPSS et Stata, nous allons faire le traitement des données. Elle permettra de
mettre en point des variables qui passent par une construction scientifiquement mathématique
Ce pendant notre choix, au-delà des régression linéaires est plus porté et orienté sur le modèle
Logit parce qu’un des avantages de ce modèle est qu'il permet d'obtenir des expressions
exactes pour les termes de la vraisemblance, que l'on peut ensuite maximiser ``à la main''.
11
Ainsi le rapport entre deux coefficients dans le modèle Logit à une interprétation très
naturelle. La distribution du terme d'erreur qui suit une loi logistique.
Nous allons aussi en même temps faire recours à la statistique descriptive pour l’analyse de
certaines données et l’analyse par composantes principales
5. Opérationnalisation
5.1. Présentation des différentes variables qualitatives
Secteur d’activité (SECTA) : il est composé de tous les secteurs auxquels les entreprises
ayant répondu appartiennent ; ils s’agissent ici d’Agroalimentaire, Commerce, BTP, Services,
Hydrocarbure, Mine, l’armurerie, l’énergie, l’hôtellerie, Pêche industrielle
Acteur ou levier de couverture, (ALC), cette variable est définie par les éléments suivants :
Banques (BK)
Conseiller externe(CE)
Modèles Internes (MI)
Prévisionnistes modèles internes en même
temps(PEMI)
Stratégies de couverture :
Sélective (CSEL)
Systématique (CSYST)
Nature du risque
12
Risque de transaction et de
consolidation (RTC)
Type d’opération couverte, (TOC) ; cette variable est composée des éléments qui suivent :
Ventes
Achats
Ventes et achats
Flux réels de trésorerie et opérationnels
Bénéfices
Compte du bilan
Plusieurs variables interviennent dans l’organisation de cette fonction, comme présentées ci-
dessus. Pour des raisons d’analyse et de modélisation il est utile et nécessaire de construire
une variable synthétisant toutes les informations relatives à l’organisation de cette fonction.
La construction de cette variable synthétique est une application d’une analyse factorielle
particulière, à savoir l’analyse en composante principale. Dans cette méthode, la première
composante principale est par définition la combinaison linéaire qui maximise l’inertie
contenue dans l’ensemble de ces variables.
Soient
13
X 6 : Nature du risque de change
X 7 : Type d’opération couverte
X 8: Instrument de couverture
X 9: Secteur d’activité
C k = ß 1 X 1 + ß 2 X 2+ ß 3 X 3+ ß 4 X 4+ ß 5 X 5+ ß 6 X 6+ ß7 X 7 + ß8 X 8 + ß 9 X 9+£
Pour faire ces analyses explicatives du degré d’organisation par les caractéristiques des
entreprises, un modèle de régression linéaire est développé avec comme variable dépendante
l’organisation et comme variables explicatives l’ensemble des variables et des ratios
financiers présentés plus une variable muette d’appartenance au secteur d’activité pour chaque
entreprise.
A la base nous allons mener une description de la fonction gestion de risque et ensuite
construire une variable mesurant le degré d’organisation de cette fonction. L’analyse ACP va
compléter le modèle au-delà de la variable intermédiaire stratégie, pour éviter certains biais
estimatifs dans les conclusions et la validation des hypothèses.
14
Elle donne l’opportunité de faire une régression linéaire suivant un modèle Logit en fonction
de variables indépendantes que sont la taille de l’entreprise et la détresse financière sur
STATA. Cette variable est intermédiaire, elle permet de compléter l’analyse de la variable
principale organisation (ORGCH).
Dans ce tableau, nous nous concentrons sur la décision des entreprises de mettre une politique
sélective ou systématique. Nous constatons entre autres que 75% des entreprises enquêtées se
couvre contre le risque de change par l’usage de produits à dérivées à travers une approche
sélective jaugée à 67% et systématique à hauteur de 33%.
Figure N°1 : Diagramme en bâton sur la nature des différentes opérations couvertes
15
16.00%
12.00%
8.00%
4.00%
Series1
0.00%
ue s
TO
év lan tre
FR r bi A u
p u
net ted
e p
nt m
Ve Co
Transaction
Consolidation
Financier
70.00% 6000.00%
60.00%
5000.00%
50.00%
40.00% 4000.00%
30.00%
3000.00%
20.00%
10.00% Series1 2000.00% Series1
0.00%
1000.00%
e
ré
s ns s
ter
m
ctu tio utre 0.00%
u p A
tà str
O
ier F F le
tra ts or RA DA tab
Co
n ui és p
r od Tr m
P Co
16
L’usage des dérivés sont fait à 58.1%, produits structurés 29%, Options 9.7% et autres à
hauteur 6.4%. L’importance de système informationnel établie sur un document de politique
de change est notée chez 7.9% des entreprises contre 92.1% qui ne disposent pas de
document. Les documents sont validés par les chargés de la gestion du risque de change dans
les entreprises. Donc les trésoriers qui représente 11.42%, les responsables administratifs et
financiers 25.7, les directeurs financiers 4.22% et les comptables 54.28%.
Le fait ressortir aussi que 50 %de gestionnaires du risque de change conçoivent leur
département de trésorerie comme un centre de profit contre 50% qui jugent non la question.
Secteur d'acivité
Hydrocarbure Agroalimentaire
BTP Commerce
Mine Service
Energetique Armurerie
Hotellerie Péche industrielle
La plupart des entreprises enquêtées sont plus fortement concentrées dans les secteurs des
services, des hydrocarbures, l’agroalimentaire et le commerce.
Dans ce tableau ci-dessous, nous présentons les fréquences des secteurs d’activités auxquelles
appartiennent les54 entreprises ayant répondu sur les 101 enquêtées. Le tableau retrace que
cinq (5) secteurs sont dominants dans le cadre de la gestion du risque de change. Une grande
partie des entreprises ayant répondu sont dans les services (29, 6%), l’agro-alimentaire
(13%), les hydrocarbures, le commerce et le BTP chacun (11.1 %). A part le secteur
énergétique, les autres sont faiblement présents avec des fréquences de représentativités de
moins de 6%. A part les entreprises de services, de BTP et de commerce qui sont dans
l’import les autres entreprises sont des entreprises exportatrices.
17
9
8
7
6
5
4
3 seleCtive
2 systématique
1
0
e ire P ce e ice e ie ie le
ur ta BT er in rv qu er ler iel
rb n m M e ge
ti ur
te
l str
ca e m S
rm du
d ro alim Co ner A Ho in
E
Hy ro ch
e
Ag P é
Pour se couvrir, 27 entreprises sur 54 font recours aux banques soit 50% en valeur absolue,
13% des entreprises se fient aux conseillers externes, 16.7 % à des modèles internes contre
13 % encore pour d’autres moyens non identifiés. Ces fréquences et statistiques d’acteurs
dont les entreprises font appel justifient en partie l’absence de ressources humaines et
moyennes sophistiqués pour la gestion du risque. La banque et les conseillers externes jouent
des rôles déterminants en appui de la stratégie de gestion et sont sollicités considérablement.
Les éléments les plus importants, tributaires de toutes les stratégies, restent la nature du
risque. De facto, il doit être déterminé, connu avant de pouvoir décliner ce qui suit c'est-à-dire
la stratégie, et les outils. Dans notre étude les entreprises financières sénégalaises sont plus
exposées aux risques de transaction. Le niveau de risque de transaction au vu de l’échantillon
est estimé à 66.7%.
Il est important de noter que certaines entreprises à hauteur de 46 % des entreprises qui
adoptent une couverture sélective, attendent d’avoir des craintes sur le marché pour
18
déclencher cette stratégie de couverture. Dans ce sillage, les comptables d’abord cordonnent
la gestion du risque de change pour la plupart et sont cités 29 fois, c'est-à-dire 53.7 %.
Ensuite viennent les responsables administratifs et financiers 29.6%, enfin les Directeurs
financiers, et Trésoreries qui respectivement font 9.3 et 7.4 %.
7. Présentation des résultats suivant l’organisation de la couverture
Le test de KHI2 donne une probabilité de 0.0047, inférieur à 0.05 au seuil de 5%, l’hypothèse
de nullité H0 est rejetée y’a une dépendance entre l’organisation de la couverture et les
variables indépendantes du modèle.
Nous avons fait le test de KHI - 2 entre les variables qui explique le modèle, mais au seuil de
5% toutes les variables sont indépendantes il y a de multi-colinéarité entre elles.
Le Pseudo R² = 33.56% et cela témoigne que sur 100 variables qui pourraient et expliquer
notre modèle représente 33 variables.
.logit ORGCH FCT NATR TOC INCV DPC CCM ALC DETCP SECT
19
Le modèle économétrique respecte la nature particulière de la variable à expliquer (stratégie
dominante). C’est une variable qualitative intermédiaire, qui prend un certain nombre très
limité de modalité. Notre étude de recherche consiste à expliquer la variable stratégie
dominante de gestion de risque de change par les variables caractéristiques de l’entreprise.
Stratégie 3 : option
Ici, il s’agit de la régression de la stratégie de couverture 1 basée sur la couverture avec les
contrats à termes et le secteur d’activité. La probabilité associée est de 0.5323 > 0.05 au seuil
de 5%. Ici l’hypothèse de nullité est retenue, y’a une indépendance entre la stratégie de
couverture basée sur l’instrument dérivé CAT et le secteur d’activité.
Ici il s’agit de la régression de la stratégie de couverture 2 basée sur la couverture avec les
Produits structuré et le secteur d’activité. La probabilité associée est de 0.2357 > 0.05 au seuil
de 5%.
Ici l’hypothèse de nullité est retenue, y’a une indépendance entre la stratégie de couverture
basée sur l’instrument dérivé PS et le secteur d’activité.
Ici il s’agit de la régression de la stratégie de couverture 3 basée sur la couverture avec les
Options et le secteur d’activité. La probabilité associée est de 0.8357 > 0.05 au seuil de 5%.
Ici l’hypothèse de nullité est retenue, y’a une indépendance entre la stratégie de couverture
basée sur l’instrument dérivé Option et le secteur d’activité.
20
logit STRAT4 SECTA
Ici il s’agit de la variable Binomiale générée, qui met en exergue la couverture sélective. Elle
est mise en modèle avec la variable organisation de la couverture. La probabilité associée est
0.000 au seuil de 5% et permet de rejeter l’hypothèse. La couverture sélective est dépendante
de l’organisation de la couverture de change au sein des entreprises.
Figure N°6: Diagramme croisé des instruments dérivés et différents secteurs d’activité
5
4.5
4
3.5
3
2.5 Contrat à terme
2 produits structurés
1.5 Option
1 Contrat à terme, Produits
0.5 structurés
0 autres
re ire BT
P ce ine vice que erie erie elle
bu nta er r ll ri
ca
r e m M
Se rge
ti ur te ust
m m o
ro alim Co e Ar H nd
d En ei
Hy gro ch
A Pé
9
8
7
6
5
4
3
2 seleCtive
1 systématique
0
re ire P ce e ice e ie ie le
r bu ta BT er M
in rv tiqu r er ller tr iel
n m e ge u e s
ca e m S
rm
t
du
dro a lim Co ner A Ho in
E
Hy ro ch
e
Ag Pé
21
Secteurs d’activité Couverture sélective Couverture systématique
Service *********** *****
commerce ** ****
Agroalimentaire **** **
Energie *** *
Hydrocarbure ***** *
BTP **** **
Pêche industrielle ***
Armurerie ***
Mine **
Hôtellerie *
**** nombre de citation
L’analyse descriptive montre que le secteur d’activité est déterminant dans la définition de la
stratégie de couverture à adopter. Autrement dit, la nature de la couverture varie d’un secteur
à un autre.
Les entreprises de service, d’hydrocarbure, d’agroalimentaire et d’armement sont plus
sélectives en matière de gestion des risques de change contrairement aux entreprises du
secteur du commerce qui adoptent une stratégie systématique dans la plupart du temps.
Cependant, l’utilisation de produits de couverture du risque ne s’explique pas le secteur
d’activité. Les régressions faites avec les résultats présentés ci-dessous permettent de formuler
une idée sur cette relation testée.
7.2. Analyse et interprétation des résultats globaux
22
Ici il s’agit de la variable générée, qui met en exergue la couverture sélective. Elle est mise en
modèle avec la variable organisation de la couverture suivant une régression linéaire.
Donc, le principal outil de couverture est le contrat à terme, il reste l’instrument la plus simple
à utiliser, et techniquement facile pour une entreprise qui passe des importations et
exportations, donc adapté aux besoins des acteurs du marché de change.
Le deuxième outil est le produit structuré, son utilisation est citée par 25.9 % des entreprises
et les options avec une utilisation faible de même que l’usage mixte entre contrat à terme et
produits structurés respectivement 5.6% et 3.7%.
Pour les opérations couvertes, la plupart d’entre elles sont celles relatives à des flux réels de
trésorerie nette. 27. 8 % des entreprises couvrent de telles opérations, suivies des ventes et
achats pour 13%. Sur la base de toutes ses considération H1 et H2 sont validées.
23
Ceci permet de dire que l’organisation de l’entreprise explique la stratégie de couverture
sélective ou systématique.
La variable synthétique organisation définit par la nature des opérations couverte, les acteurs
de la couverture, latente par rapport aux craintes du marché, le secteur d’activité, la fonction
du gestionnaire de risque dans l’entreprise, les instruments de couverture et le type de risque à
une probabilité significative, de 0.001 inférieur à 0.05 au seuil de 5%.
Pour cela, nous avons puis décliner des stratégies dont chacune correspond à un instrument
dérivé et on a pu générer une variable STRAT et régressée en fonction d’une autre dite
secteur d’activité qui explique et tient en compte l’ensemble des secteurs auxquels
appartiennent les entreprises.
Nos résultats montrent que le secteur d’activité n’influence pas sur le type d’utilisation des
instruments dérivés sauf si les entreprises sont dans une dynamique d’alterner les contrats à
terme et les produits structurés en même temps. Cela se comprend, car les instruments
dérivent selon les résultats impactent sur la stratégie déjà. A cet effet l’hypothèse H2 est
rejetée.
Il est important de préciser l’analyse du tableau croisé entre secteur et instruments fait
ressortir les proportions d’utilisation des éléments dans chaque secteur mais n’est pas un
facteur déterminant, c’est dire que c’est pas le secteur qui détermine l’instrument dérivé au vu
de la probabilité sur la régression des variables qui montrent une relation non significative de
façon générale. Ces résultats confirment la conclusion précédente et le rejet de H3.
La stratégie de couverture définie par les usages des instruments financiers ne sont pas liés
aux secteurs d’activité
Cependant au sein de l’organisation, le choix de stratégie axée sur les instruments dérivés en
matière de gestion de risque de change ne dépend pas des caractéristiques sectorielles.
24
Conclusion
Les objectifs sur le plan managérial de ce travail de recherche sont nombreux mais peuvent
être résumés de manière suivante :
Cerner et avoir la mainmise sur le risque de change à niveau beaucoup plus micro et restreint
des entreprises non financières sénégalaises suivant les secteurs étudiés (hydrocarbure, pêche,
commerce, informatique, BTP, hôtellerie, …).
En outre, les résultats, assortis de cette étude, engendrent des implications managériales
permettant aux entreprises d’améliorer leur performance et de mieux répondre aux jeux de la
concurrence suivant les stratégies les plus optimales à adopter pour se couvrir contre le risque
de change, mais aussi de minimiser les coûts pour une gestion plus rationnelle.
Enfin, les recherches faites dans le cadre de ce travail visent à mettre en œuvre la pratique et
l’expérience professionnelle pour générer de nouvelles ou d’autres connaissances concernant
la gestion des risques financiers notamment celui du risque de change dans la manière dont
elle est pratiquée au sein des entreprises non financières sénégalaises.
Donc, toutes les limites de cette recherche pourraient être surmontées à travers des horizons
qui restent à franchir encore. Ces derniers déterminent quelques pistes de recherches non
encore explorées. A cela s’ajoute l’absence de cadre juridique claire en matière de politique
de change des entreprises non financières au niveau de l’UEMOA
25
Bibliographie
11. Fehle, F., (1999). Panel evidence on corporate hedging, Canadian Journal of
administrative Sciences, 16.3, 229 - 242.
26
12. Glaum, M., (2002). “The Determinants of Selective Exchange Risk Management:
Evidence from German Non-financial Corporations”, Journal of Applied Corporate
Finance, vol. 14, n° 4, p. 108-121.
13. JUDGE, A., (2006). Why and How UK Firms Hedge, EFM, Vol. 12, N° 3, 407- 441.
14. Kim, S. S., Chung, J., Hwang, J. H., & Pyun, J. H. (2020). The effectiveness of
foreign debt in hedging exchange rate exposure: Multinational enterprises vs.
exporting firms. Pacific-Basin Finance Journal, 64, 101455.
15. MEFTEH, S. (2005). “Le comportement face aux risques financiers des entreprises
cotées françaises: les résultats d’une enquête “, Revue du Financier, vol. 149-150,
p. 46-58.
Google Scholar
[Link]
19. Smith, C.W., Jr., Stulz, R., M., (1985). The Determinants of Firms’ Hedging
Policies, Journal of Financial and Quantitative Analysis, 20.4, 391 - 405.
20. Shimpi, P., (2005). Gestion des risques d'entreprise : de la conformité à la valeur ; Un
cadre unificateur peut aider les entreprises à identifier et à articuler les risques de
manière cohérente dans l'ensemble de l'entreprise et à évaluer des structures de capital
alternatives pour supporter ces risques, Financial Executive (vol. 21, numéro 6)
21. Williamson O.E., « The economics of antitrust: Transaction costconsiderations »,
University of Pennsylvania Law Review, vol. 122, juin 1974b, p. 1439-1496.
22. [Link]
Annexes
ANNEXE 1 : Entreprises enquêtées et secteurs d’activité
27
Service : grafcom, senegal handling services, gama & freres, garecgo,
ceca sarl, telogik sarl, illimitis sas, servair senegal, pellicules prod, hubso
sarl, international staffing sarl, international staffing human capital isc
hc, international staffing human capital sa, sensoft sa holding, sensoft
sarl, sun telecom sarl
Mine : AFRICAN MINING SERVICE, GROUPE GPC
Agro-alimentaire: botting company aquaterra, a.p. lopez sarl, aprovag,
patisen, complex agro- alimentaire de tawfeekh cait, societe des
produits industriels et agricoles
BTP : atc, greenbeach platform sau, gaits-immo, general alu sarl, global
engins, africa love
Commerce: inspire sas, ets seydi djamil sy, almadia, senteranga, 18
safar company, soumari
Energie : 3md energy, peg senegal, man diesel & turbo senegal,
enersa
Hydrocarbure : wms oil, neptune oil, petroflamme senegal sarl, total
senegal, edk oil, petrodive
Armurerie: societe d'armement maritime et de services-sarl ; chereault
& cie, sas societe d'armement senegalaise sas
Péche industrielle : hann fishing senegal, tamou fishing international,
ms distribution
Hotellerie : royam hotel sa, terra lodge senegal
Annexe2 : Questionnaire
Q2. Est-ce que vous ou un autre de votre société couvrez le risque de change ?
Q5. Couvrez-vous des flux réels de trésoreries réels et opérationnels ? Ventes et achats
prévus ? Bénéfices ou dividendes futurs, Comptes du bilan ?
Q6. Quels types d’instruments dérivés vous utilisez ? Contrat à terme ? Option, le quel ?
Produits structurés ?
28
Q8. Qui là approuvé ?
Q9. Attendez-vous à avoir des craintes du marché des capitaux avant de se couvrir ?