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Traitements alternatifs des dysthyroïdies

Ce mémoire de fin d'étude présente une recherche sur les traitements alternatifs des dysthyroïdies dans la wilaya de Blida, en Algérie. Il explore l'utilisation de la phytothérapie et les perceptions des patients et professionnels de santé concernant ces traitements. L'objectif est de mieux comprendre les pratiques et d'identifier les plantes médicinales utilisées pour la régulation de la fonction thyroïdienne.

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Traitements alternatifs des dysthyroïdies

Ce mémoire de fin d'étude présente une recherche sur les traitements alternatifs des dysthyroïdies dans la wilaya de Blida, en Algérie. Il explore l'utilisation de la phytothérapie et les perceptions des patients et professionnels de santé concernant ces traitements. L'objectif est de mieux comprendre les pratiques et d'identifier les plantes médicinales utilisées pour la régulation de la fonction thyroïdienne.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR


ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE SAAD DAHLEB -BLIDA 1-

‫جامعة سعد دحلب البليدة‬

FACULTÉ DE MÉDECINE

DÉPARTEMENT DE PHARMACIE

MEMOIRE DE FIN D’ETUDE POUR L’OBTENTION DE DIPLOME DOCTEUR EN

PHARMACIE

2024-2025

Traitements alternatifs des dysthyroïdies dans la wilaya


de Blida
Présentée par :

DJELLATA Zineb HADEF Boutaina

Encadré par :

Dr. SALHI Asmaa

JURY :

Mr. METAI Mohamed Président

Dr. BELAKEHAL Faïza Examinatrice

Dr. ARAR Karima Examinatrice


REMERCIEMENT

Nous remercions tout d’abord Allah le tout Puissant pour nous avoir
donné la santé, la volonté, la force, le courage, et la puissance pour
pouvoir surmonter les moments difficiles, et atteindre nos objectifs.

Nous adressons nos sincères remerciements à notre encadreur Dr.


SALHI A qui nous a fait l’honneur d’encadrer notre travail, Pour les
conseils, le soutien, et surtout sa patience tout au long de notre
travail.

Nous remercions les membres du jury Dr. METTAI, Dr. ARAR et Dr.
BELAKEHAL d’avoir accepté de présider et d’examiner notre
travail.

Nous remercions enfin nos familles et tous ceux et celles qui ont
contribué de près ou de loin à l’accomplissement de ce mémoire de
fin d’étude.

2
Dédicace
Louange à dieu au début et à la fin,
et pour tous…

Je dédie ma remise de diplôme et


ma joie…

À celui qui a sacrifié son repos et sa jeunesse


pour m’offrir un avenir meilleur, à celui qui m’a
appris à donner sans rien attendre en retour,
Mon cher père.

À celle qui m’a portée et s’est sacrifiée pour


mon succès, qui m’a mise sur le chemin de la
vie et s’est efforcée de me rendre heureuse, Ma
chère mère.

À celui qui a rejoint ma vie au bon moment, qui a


été mon plus beau soutien dans cette aventure
avec son amour et sa patience, Mon cher mari

À mon frère Younes et sa femme, qui me


témoignent leur affection et leur bienveillance

À mon petit frère Abdelhalim, le tendre farceur

À tous mes amies , À tous ma Familles


3
À ma binôme Boutaina, ma sœur de cœur,
avec qui j’ai tout partagé, les rires, les doutes, les
longues heures de travail

Zineb

Dédicace
Du fond du cœur, je dédie ce travail à tous ceux qui me sont
chers, et qui ont marqué ce parcours par leur amour, leur
soutien et leur présence.

À LA MÉMOIRE DE MA MÈRE

Tu es partie trop tôt, maman, mais ton amour, tes valeurs et tes prières
m’accompagnent chaque jour.
Ce travail est aussi le tien, car tout ce que je suis, je te le dois en grande partie.
Tu vis en moi, dans chacun de mes efforts, de mes pas, de mes réussites.
Qu’Allah, dans Sa grande miséricorde, t’accorde une place au plus haut du
Paradis.
Tu me manques chaque jour.

À MOI-MÊME

À mon âme courageuse, à celle qui a enduré l’épuisement, la pression, les nuits
blanches et les doutes…
Merci à moi-même d’avoir tenu bon, d’avoir persévéré malgré les épreuves et
les moments de découragement.

4
Merci à cette version de moi qui s’est battue en silence, avec foi et
détermination, pour arriver jusqu’ici.
Ce travail est aussi le fruit de ta résilience, de ta force et de ton courage.
Tu mérites toute ma reconnaissance.

À MON PÈRE

Merci pour ta présence, ta force tranquille, tes conseils pleins de sagesse et ton
amour discret mais immense.
Tu es un pilier dans ma vie, et ta confiance en moi m’a donné la force d’avancer
jusqu’au bout.
Que Dieu te garde longtemps à mes côtés, en bonne santé et entouré d’amour.

À MES FRÈRES, MON GRAND FRÈRE ET MON PETIT FRÈRE

Vous êtes ma fierté, mes alliés de toujours.


Merci pour votre soutien, vos encouragements, et pour avoir cru en moi même
dans les moments les plus difficiles.
Que Dieu vous protège et vous comble de bonheur.

À MES TANTES MATERNELLES ET MA GRAND-MÈRE

Vous êtes des femmes de cœur, de courage et de lumière.


Merci pour vos prières, votre tendresse, et votre présence rassurante.
Ce travail est aussi un hommage à votre amour inconditionnel.

À MA CHÈRE BINÔME

Merci Zineb, pour ton écoute, ta patience, ta loyauté et ton immense gentillesse

5
Boutaina

Table des matières


Liste des tableaux........................................................................................................................9

Chapitre Ι :................................................................................................................................15

1.Définition de la glande thyroïde :..........................................................................................16

[Link] de la glande thyroïde :...........................................................................................16

2.1 Localisation générale :....................................................................................................16

2.2. Morphologie de la glande thyroïde :..............................................................................17

2.3. Poids et dimensions de la glande thyroïde :...................................................................17

2.4. Vascularisation et innervation :......................................................................................17

2.4.1. Vascularisation artérielle :.......................................................................................17

2.4.2. Vascularisation veineuse :.......................................................................................18

2.4.3. Lymphatiques :.......................................................................................................18

2.4.4. Nerfs :.....................................................................................................................18

3. Histologie de la glande thyroïde :........................................................................................18

3.1. Les cellules folliculaires ou thyréocytes :.....................................................................19

3.2 Les cellules parafolliculaires ou cellules C :...................................................................19

6
4. Physiologie de la glande thyroïde :......................................................................................20

4.1. Structure des hormones thyroïdiennes :........................................................................20

4.2. Biosynthèse des hormones thyroïdiennes :...................................................................21

4.2.1. L’iode :....................................................................................................................21

4.2.2. La thyroglobuline :.................................................................................................22

4.2.3. Les étapes de synthèse des hormones thyroïdiennes ;............................................22

4.3. La régulation de la fonction thyroïdienne :...................................................................24

4.5. Effets biologiques des hormones thyroïdiennes............................................................24

4.5.1. Action sur les métabolismes...................................................................................24

4.5.2. Action sur les organes et fonctions de l’organisme................................................25

5. Les Pathologies thyroïdienne :.............................................................................................27

5.1. Hypothyroïdie :..............................................................................................................27

5.1.1 Définition et étiologie :.............................................................................................27

5.1.2. Epidimiologie.........................................................................................................29

5.1.3. Diagnostic...............................................................................................................29

5.1.4. Traitement :.............................................................................................................30

5.2. Hyperthyroïdies :...........................................................................................................31

5.2.1. Définition et étiologie :...........................................................................................31

5.2.2. Diagnostic :.............................................................................................................31

5.2.3. Traitement :.............................................................................................................32

5.3. Les goitres simples et nodulaires :................................................................................32

5.4. Cancers de la thyroïde :..................................................................................................33

Chapitre II :...............................................................................................................................35

I Généralités sur la phytothérapie :...........................................................................................36

1. Définition de la phytothérapie :............................................................................................36

2. Historique :............................................................................................................................36

2.1. La médecine par les plantes : la plus ancienne des médecines du monde :...................36

7
2.2. Les premières traces de l'utilisation des plantes médicinales :.......................................37

2.3. L'empire gréco-romain :.................................................................................................37

3. Le moyen-âge :.....................................................................................................................38

3.1. Le début du Moyen-âge et l'héritage des sociétés arabo-musulmanes :.........................38

3.2. La renaissance du savoir européen :...............................................................................38

3.3. L'ère scientifique :..........................................................................................................39

4. Différentes thérapies à base de plantes :...............................................................................40

4.1. Aromathérapie :..............................................................................................................40

4.2. Gemmothérapie :............................................................................................................40

4.3. Homéopathie :................................................................................................................40

4.4. Phytobalnéothérapie :.....................................................................................................40

4.5. Herboristerie...................................................................................................................40

4.6. Phytothérapie pharmaceutique :.....................................................................................41

5. Les avantages de la phytothérapie :......................................................................................41

6. Les plantes médicinales :......................................................................................................41

6.1. Le pouvoir des plantes :.................................................................................................42

6.2. Formes d’utilisation des plantes médicinales :...............................................................42

6.2.1. Tisanes :...................................................................................................................42

6.2.2. Poudres :..................................................................................................................44

6.2.3. Extraits :...................................................................................................................44

6.2.4. Huiles essentielles (HE) :........................................................................................45

6.2.5. Eaux distillées ou hydrolats :...................................................................................45

6.2.6. Gélules et comprimés :............................................................................................46

II. Phytothérapie et maladies thyroïdiennes :............................................................................46

1.1. Quelques plantes utilisée dans le traitement thyroïdien :...........................................47

1.2. Mécanisme d’action des plantes antithyroïdiennes :.....................................................48

1. Présentation de la zone d’étude :..........................................................................................51

8
2. présentation du travail et objectifs :......................................................................................51

3. Matériel :...............................................................................................................................51

3.1 Fiche d’enquête :.............................................................................................................51

3.2 Questionnaire en ligne :...................................................................................................52

3.3 Analyse statistique :........................................................................................................52

3.4 Recherche bibliographique :............................................................................................52

4. Méthode :..............................................................................................................................52

4.1 Enquête auprès des personnes atteintes de dysthyroïdies :.............................................53

4.2 Enquêtes auprès des pharmaciens, médecins et herboristes :..........................................53

I. Enquête auprès de la population :......................................................................................56

II. Enquête auprès des herboristes :..........................................................................................71

III. Enquêtes auprès des pharmaciens :.....................................................................................83

18. Discussion :.........................................................................................................................95

IV. Enquête auprès des médecins :...........................................................................................96

9
Liste des figures

10
Liste des tableaux

Liste des annexes

11
Liste des abréviations
TH : Hormones Thyroïdiennes

T3 : Triiodothyronine

T4 : Thyroxine

TG : Thyroglobuline

C : Cellules Parafolliculaires ou cellules claire

I- : Iode ionique

ATP : Adénosine Tri Phosphatase

TSH : Thyroid - stimulating hormone (hormone stimulant la thyroïde)

TRH : Thyrotropin Releasing Hormone

GH : Growth Hormone (Hormone de croissance)

AMPc: L'adénosine monophosphate cyclique

HTA : L'hypertension artérielle

TPO: thyroperoxydase

HE: Huiles essentielles

NIS: Symporteur Na+/I

AIT: Transporteur apical de l'iodure

MIT: Mono-iodotyrosine

DIT: Diiodotyrosine

H2O2: Peroxyde d'hydrogène

NADPH: Nicotinamide adénine dinucléotide phosphate

COX-2: Cyclo-oxygénase-2

TAbs: Anticorps auto-immunes thyroïdiens

12
INTRODUCTION

La glande thyroïde est une glande endocrine située à la base du cou. Par la production
d’hormones essentielles telles que la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3), elle joue un
rôle fondamental dans la régulation du métabolisme basal, le développement du système
nerveux, le maintien de la température corporelle et l’équilibre énergétique de l’organisme.

Les pathologies thyroïdiennes, regroupées sous le terme de dysthyroïdies, comprennent


principalement l’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie sont fréquentes dans la population
mondiale et leur prévalence est plus élevée chez les femmes et les personnes âgées.

En Algérie, comme dans de nombreux pays, ces maladies représentent un problème de santé
publique en raison de leur impact sur la qualité de vie, la productivité et la santé globale des
patients. La prise en charge conventionnelle des troubles thyroïdiens repose essentiellement
sur un traitement hormonal substitutif dans l’hypothyroïdie, ou des médicaments
antithyroïdiens, l’iode radioactif et parfois la chirurgie dans l’hyperthyroïdie. Cependant, ces
approches peuvent comporter des effets secondaires, des contraintes d’observance ou susciter
une méfiance de la part des patients, qui se tournent alors vers des alternatives naturelles.

La phytothérapie, c’est-à-dire l’utilisation des plantes médicinales à des fins thérapeutiques,


occupe une place importante dans la culture algérienne et s’appuie sur un savoir empirique
transmis de génération en génération. La richesse de la flore algérienne, qui compte des
milliers d’espèces végétales dont beaucoup sont endémiques, offre un potentiel considérable
pour le développement de traitements complémentaires ou alternatifs. Certaines plantes sont
traditionnellement utilisées pour réguler la fonction thyroïdienne, réduire l’inflammation,
atténuer les symptômes associés ou améliorer le bien-être général.

Ce travail se propose d’étudier les pratiques et les perceptions autour de l’utilisation des
traitements alternatifs et complémentaires de la dysthyroïdie en Algérie. Il s’appuie sur une
analyse bibliographique approfondie, ainsi que sur une enquête auprès des patients, des
professionnels de santé et des herboristes. L’objectif est de contribuer à une meilleure
connaissance des usages, d’identifier les principales plantes et compléments employés, et de
mettre en perspective ces approches avec les données scientifiques disponibles, en vue de
promouvoir une prise en charge globale, sécurisée et adaptée aux besoins des patients.

13
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

PARTIE
THEORIQUE

14
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

Chapitre Ι :

La glande thyroïde

Et les
Pathologies thyroïdienne

15
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

1.Définition de la glande thyroïde :


Le terme thyroïde est dérivé du grec «thyroeidos», qui se traduit par thyros : bouclier,
eidos : forme.

La thyroïde est une glande endocrine localisée à la base du cou. Elle est le régulateur de
l'équilibre corporel en produisant des hormones qui commandent, à distance, les fonctions de
la thyroïde.

La thyroïde est la seule glande du corps qui emmagasine son produit de sécrétion à l'intérieur
de ses propres cellules. (Lhachimi, 2018)

[Link] de la glande thyroïde :


2.1 Localisation générale :
La glande thyroïde se trouve dans la zone antéro-inférieure du cou, positionnée sous le larynx
et adjacente à la trachée. (Figure 01)

Elle se trouve dans la cavité thyroïdienne et est fixée par les adhésions de son fascia à la
trachée et à l'enveloppe vasculaire. (Kamina, 2013,p. 330)

Figure 01 : Localisation et morphologie de la glande thyroïde.(Winslow, 2011)

16
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

2.2. Morphologie de la glande thyroïde :


La glande thyroïdienne se caractérise par une couleur brun- rougeâtre et une consistance
molle. Elle est la plus grande parmi les glandes endocrines.

La thyroïde se compose de deux lobes latéraux asymétriques connectés par un isthme, d'où se
développe parfois le lobe pyramidal (ou lobe de Lalouette) sous la forme d'une extension
supérieure légèrement décalée à gauche. Grossièrement, l'ensemble présente une forme
similaire à un 'H' ou à un papillon lorsqu'on le regarde de face. (Wémeau, 2012,p. 4)

Il existe généralement quatre glandes parathyroïdes qui pèsent 40 mg chacune et sont situées
en arrière et en dessous de la thyroïde. (Brown et al., 2017)

2.3. Poids et dimensions de la glande thyroïde :


A l’état normal ; la glande thyroïde a une masse variant de 15 à 30 g. Son volume peut
connaître d'importantes fluctuations individuelles en fonction du morphotype, de l'âge, du
sexe et de la quantité d'iode. (Chernock et Williams, 2021)

Elle est plus grande chez les femmes que chez les hommes, avec une largeur et une hauteur
d'environ 6 cm au niveau des lobes. Il pèse environ 30 g. (Kamina, 2013)

2.4. Vascularisation et innervation :


2.4.1. Vascularisation artérielle :
Est assurée par :

a) Artère thyroïdienne supérieure :


La première branche collatérale de la carotide externe est l'artère thyroïdienne supérieure, qui
est également la plus grosse en termes de volume. Elle descend pour atteindre le pôle
supérieur du lobe thyroïdien, où elle se divise en trois branches : interne, postérieure et
supérieure.

La branche interne fait une anastomose avec son équivalent controlatéral, alors que la
branche postérieure s'anastomose avec une branche de l'artère thyroïdienne inférieure du
même côté.

b) Artère thyroïdiennes inférieure :


Est une collatérale du tronc bicervicoscapulaire de l'artère subclavière. Elle traverse la partie
arrière de la carotide commune et se sépare également en trois branches à proximité du pôle
inférieur du lobe latéral :

17
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

1) La branche sous-isthmique établit une connexion anastomotique avec son équivalent


controlatéral.
2) La branche postérieure se connecte à la branche postérieure de l'artère thyroïdienne
supérieure.
3) La dernière branche pénètre le lobe latéral.(Wémeau, 2012)

c) Artère thyroïdienne moyenne :


Elle est inconstante, naît du tronc brachiocéphalique ou de la crosse de l’aorte et remonter sur
la face antérieure de la trachée pour vasculariser la glande thyroïde.

2.4.2. Vascularisation veineuse :


Trois vaisseaux sanguins assurent le drainage de la glande thyroïde :

 La veine thyroïdienne supérieure : assure principalement le drainage de la zone


alimentée par l'artère thyroïdienne supérieure.
 Les veines thyroïdiennes moyenne et inférieure : assurent le drainage du reste de la
glande thyroïde.
 Les veines thyroïdiennes supérieure et moyenne se déversent dans la veine jugulaire
interne, alors que les veines thyroïdiennes inférieures se répartissent entre les veines
brachiocéphaliques droite et gauche. (Figure02) (Drake et al., 2019)

2.4.3. Lymphatiques :
Les vaisseaux lymphatiques sont situés à proximité des veines thyroïdiennes. Ils se
développent à partir d'un réseau sous-capsulaire d'où émanent les troncs collecteurs, certains
étant médians, d'autres latéraux. (Leclère et Orgiazzi, 2001,p. 10)

2.4.4. Nerfs :
Il s'agit des branches du plexus cervical et du nerf vague, qui se rassemblent en deux
pédicules :

- Le pédicule supérieur : issu du ganglion cervical supérieur, du nerf laryngé supérieur et du


nerf laryngé externe ;

- Le pédicule inférieur : dérivant du ganglion cervical supérieur, du nerf récurrent et du nerf


vague. (Leclère et Orgiazzi, 2001,p. 9)

18
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

3. Histologie de la glande thyroïde :


La thyroïde humaine regroupe à l’intérieure d’une structure morpho fonctionnelle unique, le
follicule, deux types de cellules :

3.1. Les cellules folliculaires ou thyréocytes :


Ce sont des cellules polarisées et posées sur une membrane basale, s'organisent en une couche
unistratifiée formant une structure sphérique appelée follicule (ou vésicule), d'un diamètre
approximatif de 200 µm. Ces cellules constituent 99% des cellules de la thyroïde, où elles
produisent les hormones thyroïdiennes ainsi que la thyroglobuline. Le pôle apical des cellules
folliculaires émet des microvillosités dans la cavité du follicule, contenant une substance
amorphe jaunâtre appelée colloïde, qui sert à stocker et synthétiser les hormones
thyroïdiennes. Celles-ci peuvent être libérées dans le système circulatoire via le pôle
basolatéral, qui est lui-même lié aux capillaires. Les bords latéraux des cellules folliculaires
adjacentes sont connectés entre eux par des complexes de jonction. L'apparence des
thyrocytes change en fonction de leur niveau d'activité. En état de repos, les cellules
présentent une forme aplatie et contiennent une quantité importante de colloïde qui devient
fortement acidophile.

Cependant, lors d'une hyperactivité, les cellules adoptent une forme cylindrique, le nombre
d'organites responsables de la synthèse des protéines augmente tandis que la substance
colloïde devient moins dense et se colore moins intensément.

3.2 Les cellules parafolliculaires ou cellules C :

19
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

Également appelées cellules parafolliculaires, sont responsables de la production de


calcitonine et ne constituent pas plus de 1 % du tissu parenchymateux thyroïdien. Ces cellules
sont en liaison avec la membrane basale du follicule, d'où leur désignation de cellules
parafolliculaires. On les identifie en microscopie électronique grâce à leurs granules de
sécrétion qui contiennent la calcitonine libérée par exocytose. (Wémeau, 2012)

Figure 02 : Coupe histologique de la thyroïde.(Mekki & Djerdjour, 2017)

4. Physiologie de la glande thyroïde :


Comme toutes les glandes endocrines, La thyroïde sécrète les hormones thyroïdiennes qui
régulent la rapidité des fonctions biochimiques de l'organisme (métabolisme basal). Les
hormones thyroïdiennes affectent le métabolisme basal de deux manières :

 En stimulant presque tous les tissus du corps à générer des protéines.


 En accroissant la quantité d'oxygène consommée par les cellules.

Les hormones thyroïdiennes influencent plusieurs fonctions essentielles du corps, telles que le
rythme cardiaque, le métabolisme des calories, l'état de la peau, la croissance, la
thermogenèse, la capacité de reproduction et le processus de digestion.(Boucai, 2024)

4.1. Structure des hormones thyroïdiennes :


Les cellules folliculaires sont responsables de la production des deux hormones
biologiquement actives sous forme de triiodothyronine (T3) et de tétra-iodothyronine ou
thyroxine (T4). Elles partagent une structure organique similaire : la thyronine, qui est dérivée

de l'acide aminé tyrosine et comprenant deux cycles phénoliques unis par un pont diphényl-
éther.

20
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

Les deux hormones possèdent deux atomes d'iode sur leur cycle interne de la tyrosine. La
distinction entre elles réside dans le fait que la T4 comporte deux atomes d'iode sur son cycle
phényle (extérieur), tandis que la T3 n'en a qu'un seul(figure05).(Imam & Ahmad, 2016;
Wémeau, 2012)

Figure 03 : Structure des hormones thyroïdiennes (Wémeau, 2012)

4.2. Biosynthèse des hormones thyroïdiennes :


Étant donné que les HT sont composées d'un squelette organique, la thyronine, auquel l'iode
se lie, il est nécessaire d'examiner d'abord le métabolisme de l'iode, puis la biosynthèse de
l'hormone en elle-même à travers la Tg. (Racadot, 1991)

4.2.1. L’iode :
L'iode est un oligo-élément indispensable à la production des hormones thyroïdiennes, à
savoir la thyroxine T4 et la triiodothyronine T3. C'est crucial pour la survie humaine et le
corps n'a pas la capacité de synthétiser ce nutriment de manière autonome ; il doit donc être
intégré dans l'alimentation. Un manque d'iode peut entraîner le goitre ou d'autres troubles de
la thyroïde, y compris l'hypothyroïdie. Ce dernier est plus courant chez certaines populations

21
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

vivant dans des zones à faible teneur en iode. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé
(OMS), il est conseillé aux adultes de consommer environ 150 μg d'iode quotidiennement
pour assurer un fonctionnement approprié de la thyroïde.(Zimmermann, 2009)

4.2.2. La thyroglobuline :
La thyroglobuline est une glycoprotéine dissoute de poids moléculaire élevé (660 KDa),
constituée de deux sous-unités identiques de 330 KDa chacune. Les monomères sont codés
par le gène TG, situé sur le chromosome 8q24.2, et elle est considérée comme une
prohormone du fait que l'iodation de ses résidus thyrosyls terminaux est à l'origine des
hormones thyroïdiennes. La Tg est la protéine la plus volumineuse et la plus abondante au
sein de la thyroïde, occupant presque entièrement la lumière intrafolliculaire. Elle se
synthétise dans le réticulum endoplasmique puis est transférée au complexe de Golgi où elle
subit des modifications post-traductionnelles avant d'être sécrétée et iodée par la
thyroperoxydase (TPO).(Carvalho et Dupuy, 2017; Dunn et Dunn, 1999)

4.2.3. Les étapes de synthèse des hormones thyroïdiennes ;


[Link]. Captation des iodures par les thyréocytes
L'iode est transformé en iodure dans l’estomac, qui est ensuite absorbé par les entérocytes de
l'intestin grêle. Ces ions(I) sont ensuite libérés dans la circulation sanguine, où ils peuvent être
pris au niveau basolateral des cellules folliculaires thyroïdiennes (20%) ou excrétés par les
reins.

L'iodure est capté grâce à une pompe spécifique ATP ase dépendante du Na+ et K + (Na+ /K+
ATPase) avec un co-transport sodique (symporteur Na+/I ou NIS), ce qui implique un
mécanisme actif allant à l'encontre du gradient de concentration entre le milieu extracellulaire
et le thyréocyte.(Mansourian, 2010)

[Link]. Transport apical de l’iode :


L'iode intracellulaire est ensuite acheminé à travers la membrane apicale afin de nourrir le
colloïde dans la lumière folliculaire. Deux transporteurs sont présents : la pendrine, une
protéine transmembranaire spécifiquement exprimée au pôle apical des thyréocytes, qui
semble jouer un rôle dans l'évacuation passive de l'iodure vers la lumière folliculaire ; et le
transporteur apical de l'iodure (AIT), identifié en raison de sa similarité avec le NIS, qui
favoriserait également la diffusion passive de l'iodure.(Massart et Corbineau, 2006)

22
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

[Link] Iodation et couplage :


Sous l'effet de la lumière folliculaire, les ions Isont sont oxydés en iode actif grâce à l'enzyme
TPO. Ce processus requiert la présence de peroxyde d'hydrogène (H2O2), qui est généré par
un système NADPH-oxydase. L'iode actif est ensuite organisé sur les résidus thyrosyls de la
thyroglobuline (Tg) entraîne donc la production de mono-iodotyrosine (MIT) et de
diiodotyrosine (DIT). La T4 est le produit du couplage oxydatif de deux DIT, tandis que la T3
est synthétisée en plus petites quantités.

Ainsi, la TPO est l'enzyme essentielle de la biosynthèse hormonale qui joue un rôle dans
l'oxydation, l'organification et le couplage des iodo-tyrosines. (Ekholm, 1990)

[Link] Stockage et sécrétion des hormones thyroïdiennes :

Les hormones sont donc conservées sur la Tg à travers la colloïde (réserves hormonales
thyroïdiennes pour une durée d'environ deux mois, ce qui aide à faire face aux fluctuations
des apports). La Tg, également iodée et intégrée à la cellule folliculaire par micro et macro
Ainsi, les vésicules formées qui contiennent une substance colloïde fusionnent par la suite
avec les lysosomes par le biais de la pinocytose. Les HT sont alors libérées suite à un clivage
protéolytique de Tg par les enzymes lysosomiques et se retrouvent dans la circulation
générale par le pôle basolatéral du thyréocyte. (Rousset et al., 2015)

[Link]. Transport des hormones thyroïdiennes :


La plupart des hormones thyroïdiennes (HT) sont associées aux protéines plasmatiques telles
que la globuline de liaison à la thyroxine (TBG), la transthyretine (TTR) et l'albumine sérique,
ou bien seules les fractions libres de T3 et T4 (FT4 et FT3) peuvent être assimilées par les
cellules, alors que la fraction liée sert à réserve tampon assurant une disponibilité constante
des HT.(Braun & Schweizer, 2018)

[Link]. Désiodation :
La T4, même si sa production est supérieure à celle de la T3, est soumise à un processus de
monodésiodation pour se transformer en une forme biologiquement active ou inactive, en
fonction du lieu de la désiodation :

 Désiodation interne (en 5) : engendre la création de rT3 (reverse T3), une version
inerte dénuée d'effet hormonal.

23
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

 Désiodation externe (en 5 minutes) : génère la T3, qui est la version active de
l'hormone.

Deux sortes d'enzymes 5'-désiodases catalysent ces réactions :

 Type I (D1) : une sélénoprotéine que l'on trouve principalement dans le foie, les reins
et la thyroïde, mais également en quantité réduite dans le système nerveux central et la
tige pituitaire. Son activité se renforce en cas d'hyperthyroïdie et se réduit en
hypothyroïdie.
 Type II (D2) : située dans le système nerveux central, l'hypophyse, la thyroïde et le
placenta. Elle est indispensable pour que la T4 puisse inhiber la libération de TSH.
(Martin et al., 2017)

4.3. La régulation de la fonction thyroïdienne :


L'axe hypothalamo-hypophysaire constitue le principal système de régulation.

La TSH (Hormone Stimulante de la Thyroïde) régule et active les diverses phases de


l'hormonosynthèse suite à sa liaison avec des récepteurs sur la membrane.

Le rétrocontrôle négatif des HT sur la sécrétion de TSH est équilibré par l'effet stimulant de
TRH (Thyrotropin-releasing Hormone), produit par l'hypothalamus, ce qui conduit à une
augmentation de la synthèse et de la sécrétion de TSH. Indépendamment de ce rétrocontrôle la
libération de la TSH obéit à un cycle circadien, avec un sommet nocturne de concentration.
Toutefois, cela n'affecte pas la thyroïde, car la sécrétion des HT reste stable tout au long de la
journée.

Il existe un mécanisme de régulation interne au sein de la glande thyroïdienne, connu sous le


nom d'effet Wolff-Chaikoff. Ce phénomène est déclenché par la consommation de grandes
quantités d'iodures ou d'iode qui inhibe l'iodation de la Tg, empêchant ainsi la production
excessive d'HT. Toutefois, il y a une échappatoire à cet effet lié à la persistance.

L'inhibition de la synthèse n'est plus provoquée par un excès d'iode, protégeant ainsi l'individu
contre une hypothyroïdie secondaire.(Durand et Beaudeux, 2011, p. 463)

24
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

4.5. Effets biologiques des hormones thyroïdiennes


4.5.1. Action sur les métabolismes
a) Le métabolisme de base
Les HT stimulent la thermogenèse obligatoire en activant plusieurs voies métaboliques
associées à la croissance, au remodelage et à l'approvisionnement énergétique des tissus.
Outre la génération de chaleur par effet découplant, ces hormones favorisent également
l'utilisation de l'oxygène pour libérer de l'énergie sous forme d'ATP.

Cela justifie le surplus de sensations de chaleur chez les individus hyperthyroïdiens et la


tendance à la frilosité spécifique aux hypothyroïdiens.(Harper et al., 1993; J. E. Silva, 1995)

b) Le métabolisme des glucides


Les HT provoquent une augmentation de la glycémie. Elles provoquent une stimulation de la
glycogénolyse au niveau du foie et des muscles, ainsi qu'une hausse de l'absorption intestinale
du glucose. La T3 favorise la gluconéogenèse, ce qui conduit à une légère hyperglycémie
associée à l'hyperthyroïdie.(Mullur et al., 2014)

c) Le métabolisme des lipides


Les HT influencent la synthèse, le transport et la décomposition des lipides, bien que la
décomposition soit plus impactée que la synthèse. Les effets les plus notables sur le
métabolisme lipidique incluent :

- une utilisation accrue des substrats lipidiques.

- un accroissement de la synthèse et du déplacement des triglycérides stockés dans les tissus


adipeux.

- une élévation de la concentration en acides gras non estérifiés (NEFA).

- une stimulation de l'activité de la lipoprotéine-lipase.

Ces hormones régulent également les niveaux sériques du cholestérol en favorisant sa


biosynthèse, son exportation (essentiellement sous forme de VLDL, LDL) et son transport
inverse à partir des tissus périphériques.(Sinha et al., 2018)

d) Le métabolisme des protéines


Les HT stimulent la production de protéines tout en ayant un effet catabolique qui s'intensifie
à des doses supérieures à la normale. À dose réduite, il y a une inhibition de la synthèse des
protéines et un retard dans leur dégradation. En effet, en cas de consommation excessive, une

25
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

augmentation du catabolisme des protéines se produit par la stimulation de la synthèse des


enzymes protéolytiques. Cela entraîne une perte de poids et une hausse de l'élimination azotée
dans l'urine chez les individus atteints d'hyperthyroïdie. (Müller et Seitz, 1984)

4.5.2. Action sur les organes et fonctions de l’organisme


a) Le système nerveux
Les HT ont une importance capitale dans le développement du cerveau avant et après la
naissance, ainsi que dans la préservation de son fonctionnement physiologique. On a
découvert que l'hypothyroïdie gestationnelle et néonatale altère le modèle de migration
cellulaire et réduit la quantité de cellules, la synaptogenèse, l'arborisation dendritique ainsi
que la myélinisation [Link] outre, il a été prouvé que le manque de HT peut causer une
détérioration intellectuelle progressive et irréversible, ainsi que des troubles neurologiques.
(Tamijani et al., 2015)

On observe de plus en plus de preuves que les HT ont un effet sur les tissus embryonnaires et
fœtaux dès les débuts du développement. En effet, l'hormone ainsi que ses récepteurs sont
déjà présents dans les tissus fœtaux humains avant la production et la sécrétion des HT
fœtales, qui se mettent en place entre la seizième et la dix-huitième semaine de gestation.
Cette présence est confirmée par la détection de T4 et T3 dans le cortex cérébral humain à la
douzième semaine de grossesse. (Patel et al., 2011)

b) L’appareil cardiovasculaire
Le système cardiovasculaire réagit vivement à des variations, même minimes, des
concentrations en HT. Ces dernières stimulent le rythme cardiaque (effet chronotrope),
favorisent la rapidité de conduction (effet dromotrope), augmentent l'intensité de la
contraction (effet inotrope) et renforcent la relaxation (effet lusitrope).

Cela entraîne une élévation débit cardiaque par le cœur, qui découle d'effets directs sur les
récepteurs nucléaires et les membranes des cellules cardiaques, ainsi que d'effets indirects liés
à l'accroissement de la consommation périphérique d'oxygène (provoqué par un accroissement
des activités métaboliques) et à une réduction des résistances artérielles périphériques.
(Arrivie et al., 2004)

c) La fonction rénale
Les HT ont un impact sur la morphologie et le fonctionnement rénal, étant essentielles pour la
croissance et le développement des reins. Leur carence provoque une réduction du flux

26
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

plasmatique rénal, du taux de filtration glomérulaire, ainsi qu'une diminution de la


concentration et de la dilution de l'urine.

Les HT ont aussi une incidence sur le transport à travers les membranes et le métabolisme des
électrolytes. Des modifications du métabolisme minéral en cas d'hyperthyroïdie entraînent
souvent une néphropathie calcique qui a un impact sur la fonction rénale. (Huang et al.,
2016; Katz et al., 1975)

d) Système hématopoïétique
L'hypothyroïdie est associée à diverses anomalies hématopoïétiques, qui sont dues à
l'influence des hormones thyroïdiennes sur le processus de l'hématopoïèse. On associe
fréquemment l'hypothyroïdie à diverses formes d'anémie, celles-ci étant généralement liées au
ralentissement général du métabolisme ou à une mauvaise absorption de la vitamine B12.

La fluctuation des HT peut potentiellement accroître ou réduire la densité cellulaire de la


moelle osseuse et le volume de globules rouges dans le sang. De plus, ces hormones stimulent
la mitose et la multiplication des cellules érythroblastiques. (Haddam et Meskine, 2017)

f) La reproduction
De nombreuses recherches et publications ont examiné l'impact des HT sur le développement
optimal et la fonctionnalité du système reproductif humain.

Les recherches démontrent que les HT jouent un rôle crucial dans la maturation des testicules
pendant la période prénatale et prépubère. Elles précisent que les cellules Sertoli, qui
constituent la cible principale de la liaison au T3 dans les testicules, sont vitales pour le
développement des spermatozoïdes. En revanche, ces hormones ont une influence minime,
voire inexistante, sur le développement de l'appareil reproducteur féminin. (Choksi et al.,
2003)

5. Les Pathologies thyroïdienne :


5.1. Hypothyroïdie :
5.1.1 Définition et étiologie :
On définit l'hypothyroïdie comme l'incapacité de la glande thyroïde à sécréter une quantité
suffisante d'hormones thyroïdiennes pour satisfaire les exigences métaboliques du corps.
(Gaitonde et al., 2012). Cela peut être attribué soit à un trouble de la thyroïde (hypothyroïdie
périphérique), soit, plus rarement et dans certaines circonstances, à une insuffisance de
stimulation hypophysaire (hypothyroïdie centrale).(Duranteau et al., 2012) L'hypothyroïdie,

27
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

peut résulter de diverses causes. (Dubbs et Spangler, 2014) Cependant, dans les pays
développés, la thyroïdite auto-immune est la cause la plus courante, et elle peut être liée à un
goitre (de type Hashimoto). (Vaidya et Pearce, 2008)

Causes de l’hypothyroïdie
 Hypothyroïdie idiopathique*
 Thyroïdite de Hashimoto
 Irradiation de la glande thyroïde après des maladies graves
 Ablation chirurgicale de la thyroïde
Hypothyroïdie primaire
 Thyroïdite fibreuse invasive à stade avancé
(95 % des cas)
 Carence en iode
 Traitement médicamenteux (p. ex., lithium, interféron)
 Maladies infiltratives ([Link]., sarcoïdose,amyloidose,
sclérodermie, hémochromatose)
 Néoplasmes hypophysaires ou hypothalamiques
Hypothyroïdie secondaire  Hypopituitarisme congénital

(5 % des cas)  Nécrose hypophysaire (syndrome de Sheehan)

Tableau 1 : Causes de l'hypothyroïdie (Hueston, 2001)

►Maladie d'Hashimoto :

La thyroïdite de Hashimoto (HT) est considérée comme une affection auto-immune spécifique
à un organe,(Radetti, 2014) c’est la forme la plus courante de maladie thyroïdienne auto-
immune.

L'aspect biochimique central de cette pathologie est la détection d'anticorps auto-immunes


thyroïdiens (TAbs) dans le sérum des patients, dirigés contre deux principaux antigènes de la

28
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

thyroïde, à savoir la peroxydase thyroïdienne (TPO) et la thyroglobuline (Tg). (Zaletel &


Gaberscek, 2011)

Cela marquée par une atteinte de la glande thyroïdienne d'origine auto-immune. Le diagnostic
est proposé par une image échographique caractéristique ainsi que la détection d'anticorps
antithyroïdiens.(Radetti, 2014) décrite depuis plus d'un siècle, mais dont l'étiopathogénie
n'est pas encore complètement établie.(Caturegli et al., 2014)

5.1.2. Epidimiologie
On estime qu'en Europe, l'hypothyroïdie manifeste (symptomatique) touche entre 0,2 et
5,3 % de la population générale. Selon une méta-analyse de sept études, l'hypothyroïdie non
diagnostiquée, incluant l'hypothyroïdie manifeste et subclinique, toucherait environ 5 % des

populations dans neuf pays européens. La même étude a également évalué que le taux
d'incidence s'élèverait à 226,2 pour 100 000 individus annuellement.(Chiovato et al., 2019)
Par ailleurs, l'hypothyroïdie clinique affecte 0,3 % de la population générale aux États-Unis,
avec une fréquence supérieure chez les individus de plus de 65 ans. On observe cette maladie
sept fois plus souvent chez les femmes que chez les hommes (40 pour 10 000 contre 6 pour
10000). (Wilson et al., 2021)

5.1.3. Diagnostic
Le diagnostic de l'hypothyroïdie est effectué à une phase initiale de la maladie, il repose
généralement sur la mesure des hormones thyroïdiennes, mais plus particulièrement sur celle
de la TSH. On parle d'hypothyroïdie clinique (ou patente, ou avérée) lorsque les
manifestations cliniques sont évidentes, la TSH est élevée et la thyroxine libre (ou T4L) est
réduite. On dit que l'hypothyroïdie est infraclinique (ou fruste, ou asymptomatique, ou
occulte) lorsqu'elle présente des symptômes minimes ou absents, avec un taux de TSH élevé
confirmé par un second test effectué un mois plus tard, et une T4 libre normale.(Duranteau et
al., 2012)

Caractéristiques cliniques de l’hypothyroïdie


Symptômes Signes

29
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

Fatigue Goitre
Gain de poids Œdème sans piqûres
Intolérance au froid Peau et poils grossiers et secs
Voix rauque Ongles cassants
Peau et cheveux secs Macroglossie
Constipation Ralentissement de la phase de relaxation des
Règles irrégulières et/ou ménorragie réflexes
Dysfonction sexuelle Psychose
Fertilité altérée Ecchymoses/saignements
Difficulté de concentration Épanchement péricardique ou pleural
Myalgies et arthralgies Ascite
Paresthésies Hypothermie
Déficits de mémoire Hypotension
Dépression Hypoglycémie
Altération de l’état mental/coma

Tableau 2 : Caractéristiques cliniques de l'hypothyroïdie (Dubbs & Spangler, 2014)

5.1.4. Traitement :
Chez la plupart des patients, l'hypothyroïdie est une condition permanente qui exige un
traitement continu tout au long de leur vie.

La levothyroxine (LT4) en monothérapie reste la norme actuelle pour gestion de


l’hypothyroïdie primaire et centrale, Il est recommandé de débuter avec une dose faible chez
les patients plus âgés, ceux souffrant de maladie coronarienne ainsi que les patients présentant
une hypothyroïdie grave de longue durée (Khandelwal & Tandon, 2012). Il faut administrer la
lévothyroxine une fois par jour, 30 à 60 minutes avant les repas et quatre heures avant ou
après tout médicament pouvant entraver son absorption. (Wilson et al., 2021)

La levothyroxine est considérée comme le traitement de choix pour l'hypothyroïdie, depuis


plus de 60 ans. (Davis & Phillippi, 2022) Si les instructions de consommation sont suivies,
elle entraîne peu d'effets indésirables. (Berthélémy, 2015)

30
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

5.2. Hyperthyroïdies :
5.2.1. Définition et étiologie :
L'hyperthyroïdie est une accumulation trop importante d'hormones thyroïdiennes dans les
tissus, entraînant un état clinique particulier. Aux États-Unis, l'hyperthyroïdie touche 1,2 % de
la population, avec une prévalence de 0,5 % pour l'hyperthyroïdie manifeste et de 0,7 % pour
l'hyperthyroïdie subclinique. (Kravets, 2016) Elle a de multiples causes. Aux États-Unis,
l'hyperthyroïdie de Graves est la cause principale de l'hyperthyroïdie. Les causes suivantes
sont les goitres multinodulaires toxiques et les adénomes toxiques. Le goitre nodulaire toxique
apparaît plus souvent chez les individus d'âge avancé et dans les régions où une déficience en
iode a été historiquement observé[Link] avoir plusieurs origines, parmi lesquelles on distingue
des catégories majeures : les affections auto-immunes, les nodules à la thyroïde et d'autres
causes plus rares.(Fatourechi, 2014)

 La maladie de Basedow (La maladie de Graves) : est la source la plus courante


d'hyperthyroïdie dans les zones où l'approvisionnement en iode est adéquat. Elle est
due à des anticorps qui s'attaquent au récepteur de la TSH (TRAb). Pour les femmes,
le risque global de développer une hyperthyroïdie au cours de leur existence est de
3%, tandis que pour les hommes, il s'établit à 0,5%. Par ailleurs, on observe une
fréquence allant de 20 à 50 cas pour 100 000 individus par an. La maladie peut
survenir à tout âge, le risque maximal étant observé entre la trentaine et la
cinquantaine, avec un ratio femmes-hommes variant de 4:1 à 10:1.
Les principales manifestations cliniques de la maladie : l'hyperthyroïdie, le goitre et
l'orbitopathie, ce qu'on nomme la « triade de Merseburg » sont dues aux TRAb.
(Ippolito et al., 2021)

5.2.2. Diagnostic :
L'hyperthyroïdie est principalement diagnostiquée sur la base d'une analyse précise des
observations cliniques. (Bauer, 1956) Quand l'examen clinique ou les résultats biochimiques
révèlent une surproduction d'hormones thyroïdiennes, il faut orienter les investigations
diagnostiques vers la détermination de la cause spécifique, car le traitement et la gestion
dépendront de cette dernière.(Fatourechi, 2014)

L'hyperthyroïdie peut se manifester de manière asymptomatique ou sous la forme d'une


tempête thyroïdienne, Les manifestations les plus fréquentes, telles que la palpitations,
l'intolérance à la chaleur, la diaphorèse, les tremblements, le regard fixe (qui résulte d'une

31
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

contraction des paupières), le décalage des paupières et l'hyperdéfécation, sont connues


comme symptômes adrenergic. L'hypermétabolisme entraîne une diminution du poids, en
dépit d'une hausse de l'appétit. La faiblesse musculaire proximale est l'un des symptômes
neuromusculaires. Les manifestations psychiatriques varient de l'anxiété à la psychose
manifeste.(Kravets, 2016)

5.2.3. Traitement :
Le traitement approprié de la thyrotoxicose nécessite un diagnostic précis. (Trepanier,
2006) L'iode radioactif est considéré comme le traitement de choix de l'hyperthyroïdie, en
raison de sa grande efficacité et de l'absence relative de médicaments antithyroïdiens. Son
efficacité élevée et son absence relative de complications. Cependant, dans certaines
situations, il est préférable de recourir au méthimazole plutôt qu'à l'iode radioactif. (LiVolsi et
Baloch, 2018)

Pour traiter la maladie de Graves, l'une des trois approches thérapeutiques est
recommandée : un traitement antithyroïdien (comme le méthimazole [Tapazole] ou le
propylthiouracile), une radiothérapie de la glande thyroïde ou une intervention chirurgicale
pour retirer la thyroïde. La décision sur le traitement à suivre est basée sur les bénéfices
relatifs aux risques dans un contexte clinique donné, ainsi que sur les préférences du patient.
(Kravets, 2016)

5.3. Les goitres simples et nodulaires :


Le goitre simple est caractérisé par une hypertrophie diffuse de la thyroïde qui n'est ni
inflammatoire, ni cancéreuse, et qui fonctionne normalement.

Les goitres, initialement homogènes grâce à l'hyperplasie thyroïdienne, subissent des


transformations au fil des ans et des décennies avec l'apparition de formations nodulaires. La
plupart de ces nodules sont bénins, tandis que certains présentent un risque potentiel de
devenir cancéreux ou hyperfonctionnels.

Les goitres ne deviennent symptomatiques et ne présentent de complications qu'à un stade


multinodulaire.(Wémeau, 2011) Des recherches récentes indiquent qu'en Europe, où une
légère déficience en iode demeure, 30% des personnes de plus de 30 ans ont un goitre avec un
ou plusieurs nodules. Aux États-Unis, les chiffres restent identiques. L'incidence augmente en
fonction de l’âge. (Burger, 2002)

32
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

Les méthodes thérapeutiques se classifient en chirurgie, traitement médical et abstention


avec suivi .(CHALH, 2017) Pour les goitres simples homogènes chez les sujets jeunes
l'hormonothérapie thyroïdienne est accessible. De nombreux nodules de goitre simples chez
l'adulte peuvent être gérés par une simple observation.

On préconise l'ablation totale de la thyroïde pour les goitres qui deviennent symptomatiques,
inesthétiques, accompagnés d'une diminution de l'Hormone Stimulante Thyroïdienne (TSH),
ou comprenant des nodules cliniquement, par échographie ou cytologie suspects.

L'iode 131 représente une option autre que l'opération pour les goitres de grande taille, qui
exercent une pression, hyperfonctionnels, surtout chez les personnes âgées.(Wémeau, 2011)

5.4. Cancers de la thyroïde :


Le cancer de la thyroïde (CT) est le type de tumeur endocrinienne maligne le plus répandu à
l'échelle mondiale, avec une augmentation constante du nombre de nouveaux cas chaque
année, surtout chez les femmes. D'après l'Organisation mondiale de la santé, le carcinome
papillaire de la thyroïde (CPT) est le type le plus courant au sein de la population,
représentant approximativement 75 à 80 % des cas de cancer thyroïdien. Il est suivi par le
carcinome folliculaire, le carcinome médullaire et le carcinome anaplasique, qui sont tous
moins courants. Bien que l'incidence ait augmenté, les taux de décès ont constamment baissé,
principalement en raison des avancées effectuées dans le domaine du diagnostic et du
traitement.(Dias Lopes et al., 2020)

Selon les recherches épidémiologiques, les éléments suivants sont considérés comme des
facteurs de risque :

 L'exposition à l'irradiation cervicale pendant l'enfance : c'est le facteur de risque le


plus important pour le cancer de la thyroïde.
 Les antécédents familiaux
 L'alimentation : un apport insuffisant en iode pourrait accroître le risque de cancer
vésiculaire, alors qu'une consommation excessive d'iode semble augmenter la
probabilité du cancer papillaire.
 Les facteurs hormonaux et la reproduction. (MESSAOUDI et al., 2024)

La plupart du temps, un nodule thyroïdien fait évoquer un diagnostic de cancer thyréopathe.


Sur les nodules thyroïdiens identifiés, près de 95 % sont bénins, tandis que seulement 5 %
représentent des cas de cancer. L'évaluation diagnostique se base sur l'échographie du cou et

33
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes

la cytoponction. Le diagnostic définitif du cancer de la thyroïde repose sur


l'anatomopathologie. (Borson-Chazot et Bournaud, 2011)

Au cours des deux dernières décennies, le traitement du cancer de la thyroïde a bénéficié de


nombreuses évolutions. Ceci a été rendu possible grâce au perfectionnement des méthodes de
diagnostic et de traitement, ainsi qu'à l'émergence de nouvelles thérapies moléculaires ciblées.
(Araque et al., 2020)

Une thyroïdectomie totale ou presque totale est le traitement préliminaire pour le cancer de la
thyroïde. La dissection des ganglions n'est pas toujours mise en pratique. Il est conseillé
d'appliquer le traitement à l'iode radioactif aux patients présentant un risque élevé, ce qui
nécessite un niveau élevé de thyréostimuline (TSH) pour son efficacité. Par conséquent, le
patient devra être mis sous traitement substitutif hormonal à vie.(MESSAOUDI et al., 2024)

34
Chapitre II :

La phytothérapie
I Généralités sur la phytothérapie :
1. Définition de la phytothérapie :
La phytothérapie est l'approche qui utilise des plantes médicinales pour soigner les
maladies.

Ainsi, l'emploi de plantes à des fins thérapeutiques. Le terme « phytothérapie » est une
contraction de deux mots grecs "Therapeia = traitement + Phyton =plantes". C'est l'une des
plus anciennes méthodes de traitement employées par l'humanité.(Leite et al., 2021)

On identifie actuellement deux notions distinctes :

La Phytothérapie traditionnelle repose sur un ensemble d'idées, de croyances, de philosophies


et de savoirs qui manquent de preuves scientifiques expérimentales en raison d'un manque
d'outils scientifiques à cette époque. (Sophia, 2015)

Toutefois, la phytothérapie moderne est née suite à l'avènement de la chimie moderne qui a
une grande importance dans son développement. Cette dernière permet d'expliquer et justifier
la phytothérapie traditionnelle grâce à l'étude des plantes médicinales, contribuant ainsi à la
compréhension des mécanismes d'action des composants thérapeutiques de ces végétaux. De
plus, elle favorise l'usage de produits issus de l'extraction ou de la synthèse. En résumé, on
peut affirmer qu'elle clarifie les choses. (Merad et Mahiout, 2019)

L'utilisation des plantes médicinales a été mise en valeur grâce à la pharmacognosie, ainsi
qu'à l'ethnopharmacologie et la phytothérapie clinique, disciplines plus récentes. Cela a
permis de faire évoluer vers une phytothérapie considérée comme « moderne ». Elle crée une
fusion du passé et du présent en utilisant les données ancestrales sur le plan scientifique,
mettant en évidence les effets synergiques des différents composants au sein d'une même
plante ou entre plusieurs plantes. De plus, elle souligne les réactions physiologiques cliniques
qu'elles peuvent déclencher chez un individu spécifique. (Sophia, 2015)

2. Historique :
2.1. La médecine par les plantes : la plus ancienne des médecines du
monde :
« Pour comprendre une science, il est nécessaire de connaître son histoire », Selon cette
citation d'Auguste Comte, il est essentiel de comprendre l'histoire de la médecine basée sur les

36
plantes afin de retracer les origines de ses croyances initiales qui sont toujours d'actualité et de
mesurer son importance pour la santé. (Bouzouita, 2016)

2.2. Les premières traces de l'utilisation des plantes médicinales :


Des études récentes menées par l'Université Autonome de Barcelone (Espagne) et l'Université
de York (Royaume-Uni) ont démontré que les hommes préhistoriques (comme l'homme de
Néandertal) avaient la capacité d'exploiter les plantes présentes dans leur milieu environnant à
des fins thérapeutiques. L'étude se concentrait sur des restes squelettiques âgés d'environ
47300 à 50600 ans, trouvés dans le nord de l'Espagne, plus précisément à « El Sidrón ».
L'examen des composés moléculaires emprisonnés dans le tartre dentaire du défunt a révélé la
présence de substances chimiques dérivant de plantes médicinales telles que la camomille et
l'achillée millefeuille.

De plus, pour confirmer, la même équipe a séquencé le génome de ces individus


préhistoriques (Néandertaliens) et a découvert qu'ils possédaient le gène exprimant
l'amertume. Ainsi, sur la base de ces deux conclusions et en tenant compte de la modeste
valeur nutritive et du goût amer de ces plantes, l'équipe déduit qu'elles ont été employées dans
un but thérapeutique. (Bouzouita, 2016)

Le premier document connu sur la phytothérapie, intitulé « la Pharmacopée sumérienne », a


été gravé sur une plaque d'argile par les sumériens en utilisant l'écriture cunéiforme, et date de
l'an 2200 avant J.-C. Il indique les plantes qui étaient employées, comme le saule, la
jusquiame, la rue et la ciguë. Donc, c'était la première source qui démontrait les vertus
thérapeutiques des plantes. (Sophia, 2015)

Le réputé papyrus « le Papyrus Ebers » constitue l'un des plus anciens documents médicaux
connus dédiés aux plantes à vertus curatives. Ce sont les travaux de l'égyptologue Georges
Ebers qui ont permis de démontrer que les Égyptiens consommaient un vaste éventail de
remèdes en 1550 avant J.-C. Il regroupe des traitements à base de bière, de vin, de miel et
d'autres plantes tels que le ricin, la figue, la baie de genièvre, la racine de grenadier, les
feuilles d'acacia... et ainsi de suite. Cette documentation est plus explicite en comparaison
avec les tablettes sumériennes, car elle renferme des données indispensables à l'emploi de ces
traitements. (Bonnemain, 2002)

37
2.3. L'empire gréco-romain :
Hippocrate, connu comme « le père de la médecine », est le premier Grec à avoir différencié
la médecine des autres rituels magiques et cérémonies, en la considérant comme une science
et en simplifiant ses concepts et pratiques. Il possède le recueil intitulé « Corpus ».

« Hippocraticum » renferme approximativement 230 substances, parmi lesquelles la


Mandragore, le pavot, la menthe, la sauge et la verveine, entre autres. Depuis le premier siècle
après J.-C., Dioscoride, médecin grec, est reconnu comme l'ancêtre authentique des
pharmacognostes. Dioscoride est l'auteur du livre de « Materia Medica », publié dès l'an 77 et
qui cataloguait plus de 500 plantes. Au XVe siècle, cet ouvrage demeurait une référence en
herboristerie et avait été traduit en latin .(Clément, 2005)

Puis, Galien est devenu la figure médicale prépondérante après Hippocrate. Il a grandement
contribué à l'avancement de la médecine phytothérapeutique. Il a établi les techniques de mise
en œuvre de la médecine allopathique et homéopathique. (Abayomi, 2010 , p. 28)

3. Le moyen-âge :
3.1. Le début du Moyen-âge et l'héritage des sociétés arabo-musulmanes :
Les érudits arabo-musulmans ont fortement contribué au progrès de la pharmacologie et de la
médecine durant le Moyen Âge. Les efforts qu'ils ont déployés pour traduire, reproduire et
compiler les œuvres hippocratiques et galéniques ont fait de la civilisation arabo-musulmane
une référence incontournable pour tous ceux qui cherchent à renouer avec les savoirs de
l'Empire gréco-romain de l'Antiquité. Par conséquent, l'amélioration des procédés de
distillation par le développement de techniques innovantes, en même temps que la découverte
du sucre de canne, a conduit à l'émergence de nouvelles formes pharmaceutiques comme le
sirop. En outre, la personnalisation dans le secteur pharmaceutique, l'apparition de sayadila et
d'une profession pharmaceutique spécialisée dans la production de médicaments (à Bagdad).

Constantin L'Africain, le moine de l'abbaye du Mont-Cassin (Italie) d'origine tunisienne


(Carthage), s'est consacré à la compilation et à la traduction d'œuvres des civilisations arabo-
musulmanes, essentielles pour l'avancement de la médecine occidentale. (Sophia, 2015)

3.2. La renaissance du savoir européen :


L'ouvrage incontournable de cette période est le fameux « Liber de Simplicis Medicinae »
rédigé par l'abbesse Hildegarde Von Bingen (1099-1179), une description exhaustive de 300
plantes. On utilise ces plantes pour soigner diverses affections, comme celles de l'appareil

38
digestif, respiratoire et certaines pathologies gynécologiques. De manière spontanée,
Hildegarde Von Bingen était le précurseur de la phytothérapie moderne. Toutefois,
Christophe Colomb et Vasco de Gama ont été reconnus pour avoir découvert de nouvelles
substances comme le cacao, le café et le thé... en ouvrant de nouvelles routes maritimes vers
l'Amérique en 1492 et vers les Indes en 1498. L'entrée de la médecine et de la pharmacie dans
le secteur de l'expérimentation et de l'évasion de l'empirisme a commencé.

C'est au début du XVIe siècle que la notion de principe actif a vu le jour, introduite par
Paracelse, le père de la pharmacochimie et médecin suisse de cette époque. Plus tard, en 1454,
Gutenberg a facilité la propagation de ces savoirs grâce à l'invention de l'imprimerie qui a
contribué à sa réalisation. Ensuite, les annotations de Dioscoride ont été diffusées en Italie par
Pietro Andrea Mattioli, également connu sous le nom de Matthiole, entre 1500 et 1577. En
France, notamment, des jardins botaniques ont été établis pour poursuivre les travaux et les
recherches. Ces travaux ont constitué un élan qui a soutenu l'identification botanique précise
dans le domaine médical, marquant ainsi le commencement de cette discipline. (Bouzouita,
2016)

3.3. L'ère scientifique :


Le domaine de la pharmacie a été distinctement séparé de celui de la médecine, et le terme «
apothicaire » a été substitué par l'expression « pharmacien ». Cette période a reposé sur
l'observation et l'expérimentation. Vers la fin du XVIIIe siècle, Carl Wilhelm Scheele (1742-
1786), pharmacien et chimiste suédois, a réalisé la séparation des premiers acides organiques
tels que l'acide oxalique, l'acide malique, l'acide tartrique, entre autres. Il est également connu
pour avoir isolé des substances telles que la morphine, la caféine, la nicotine et la cocaïne...
etc. C'était alors le commencement de l'extraction des principes chimiques à partir des plantes
et l'apparition du concept de principe actif grâce aux avancées de la chimie qui ont permis de
déterminer la composition des plantes. (Chabrier, 2010)

Vers la fin du XIXe siècle, on a fait la découverte des vitamines, hormones, antibiotiques et
antimitotiques. C'est ce qui a conduit à l'émergence des trois facettes de la matière médicale
contemporaine (l'analyse botanique des substances pour les reconnaître, l'examen de leur
composition chimique et l'investigation de leur action physiologique indispensable pour le
traitement). Depuis 1935, il y a un intérêt croissant pour l'étude analytique des plantes
tropicales, particulièrement celles reconnues pour leurs propriétés pharmacologiques. Les
recherches et les études restent en cours afin d'élargir et de rafraîchir le champ de la médecine,

39
considérant que de nombreuses plantes n'ont jamais fait l'objet d'études ou n'ont pas été
analysées avec des méthodes actuelles. (Bouzouita, 2016)

4. Différentes thérapies à base de plantes :


4.1. Aromathérapie :
L'aromathérapie, souvent associée aux huiles essentielles, est définie littéralement comme une
branche de la phytothérapie exploitant ces dernières. Dans le domaine médical, elle est décrite
comme un traitement utilisant des huiles essentielles végétales en interne et en externe. En
règle générale, on peut définir l'aromathérapie comme une thérapie naturelle faisant appel à
des extraits de plantes aromatiques pour soigner ou prévenir les maladies. Elle s'inscrit dans le
domaine de la phytothérapie, qui utilise toutes les plantes dotées de propriétés médicinales.
(Lardry et Haberkorn, 2007)

4.2. Gemmothérapie :
P. Henry, un médecin belge, est l'auteur de la codification de la gemmothérapie. En utilisant
des éléments embryonnaires de la plante, c'est une approche thérapeutique tout à fait unique
dans le large champ d'application de l'utilisation du règne végétal en médecine. La
gemmothérapie consiste à utiliser des tissus embryonnaires végétaux en développement tels
que les jeunes pousses, les bourgeons frais et les radicelles. Ces derniers sont préparés par
macération dans un mixte eau-alcool-glycérine afin de réaliser ce qu'on nomme un « macérat
glycériné ». (Goetz, 2006)

4.3. Homéopathie :
Le mot « homéopathie » a des racines grecques : omion, qui signifie analogue ou similaire, et
pathos, qui se traduit par souffrance ou maladie. L'homéopathie est donc une approche
thérapeutique basée sur la similitude. Elle se distingue de la thérapie « traditionnelle » :
l'allopathie (alos = autre). (Carole, 2014)

4.4. Phytobalnéothérapie :
La phytobalnéothérapie, aussi connue sous le nom de thérapie de KNEIPP, est une méthode
thérapeutique mise au point durant près d'un siècle, qui se base sur l'utilisation de bains
chauds agrémentés d'extraits de plantes. (Oullai et Chamek, 2018)

4.5. Herboristerie :

40
C'est la forme de thérapie la plus traditionnelle et ancienne. Elle emploie l'intégralité de la
plante ou simplement une portion (écorce, fruits, fleurs) sous forme fraîche ou séchée. Les
médicaments sont élaborés à partir d'eau en utilisant des méthodes très accessibles et simples
comme la décoction, l'infusion ou la macération. L'édition la plus contemporaine de ces
préparations se présente sous la forme d'une capsule renfermant de la poudre végétale
déshydratée. (Adouane, 2016)

4.6. Phytothérapie pharmaceutique :


La phytothérapie pharmaceutique fait référence à l'approche thérapeutique utilisant les extraits
végétaux sous divers supports : sirop, gouttes, gélules et lyophilisats. Ces extraits sont soumis
à diverses opérations, telles que la dilution dans de l'alcool éthylique ou d'autres solvants,
ainsi qu'à des études ou contrôles de dosage efficaces et rapides. (Zeghad, 2009)

5. Les avantages de la phytothérapie :


Bien que la médecine moderne ait accompli d'énormes avancées, la phytothérapie présente de
nombreux bénéfices. Il ne faut pas perdre de vue qu'à part ces cent dernières années, les
hommes n'ont pas uniquement compté sur les plantes pour leur santé, qu'ils souffrent de
maladies bénignes comme un simple rhume ou une toux, ou de maux plus graves tels que la
tuberculose ou le paludisme.

De nos jours, les thérapies à base de plantes resurgissent en raison de la diminution de


l'efficacité des médicaments, tels que les antibiotiques (considérés comme une solution
presque universelle pour les infections graves), qui sont progressivement moins efficaces. Les
bactéries et les virus se sont progressivement adaptés à ces traitements, devenant de plus en
plus résistants.

L'usage de remèdes naturels dans la phytothérapie est généralement bien toléré par le corps et
est fréquemment combiné avec des thérapies traditionnelles. Actuellement, elle connaît un
renouveau remarquable en Occident, notamment dans la gestion des maladies chroniques
telles que l'asthme ou l'arthrite. (Andrew, 2002)

6. Les plantes médicinales :


Une plante médicinale désigne une plante dont au moins une partie possède des vertus
curatives et qui figure sur la liste des plantes médicinales de la Pharmacopée.(Sonogo, 2006)

41
On utilise rarement la plante dans son intégralité. On se sert généralement d'une portion
spécifique de la plante telle que le rhizome, le bulbe, les parties aériennes, la tige, l'écorce, le
bourgeon, la feuille, les sommités fleuries, la fleur, le fruit, la graine, l'enveloppe de la graine
ou même l'exsudat végétal ; ou encore du thalle des algues. De plus, il est possible que
différentes parties d'une même plante aient des applications variées en thérapeutique. On
désigne couramment par plante médicinale non seulement l'espèce botanique, mais également
la partie exploitée, à savoir la drogue. (Benouda et Benoussaad, 2022)

6.1. Le pouvoir des plantes :


Depuis le XVIIIe siècle, lorsque des chercheurs ont commencé à extraire et isoler les
substances chimiques présentes dans les plantes, l'effet de la phytothérapie sur le corps
humain est déterminé par la composition des plantes. On étudie les effets des plantes en
fonction de leurs composés actifs. L'extraction des principes actifs issus des plantes est d'une
importance primordiale car elle a abouti à l'élaboration de médicaments indispensables.

De nos jours, l'industrie pharmaceutique fait un usage croissant des plantes. On ne peut pas
envisager le monde sans la quinine utilisée dans le traitement de la malaria, sans la digoxine
qui est employée pour soigner les affections cardiaques, ou même sans l'éphédrine que l'on
trouve dans de nombreuses ordonnances contre le rhume. (Andrew, 2002)

6.2. Formes d’utilisation des plantes médicinales :


Le recours traditionnel et la recherche ont développé des méthodes de traitement des plantes
qui préservent uniquement les molécules bénéfiques, pour une utilisation locale, orale ou
injectable, en fonction de l'effet thérapeutique souhaité. (Hmamouchi, 1997)

6.2.1. Tisanes : Les tisanes se préparent en macérant, digérant, infusant ou décoctant des
plantes sèches dans de l'eau. On trouve diverses versions :

a. l'infusion : Elle implique de verser de l'eau bouillante sur la plante, de couvrir et de laisser
reposer pendant 2 à 15 minutes. Elle est appropriée pour les plantes délicates (fleurs et
feuilles) (Andrew, 2002)

42
Figure 4 : Infusions de différentes plantes (Leite et al., 2021)

b. la décoction : C'est un processus qui implique de faire bouillir la substance dans de l'eau
pendant une période de 15 à 30 minutes. Elle est adaptée aux plantes dures (écorce, racines,
fruits et certaines feuilles). (Andrew, 2002) (Figure 2)

Figure 5 : Décoction de plantes médicinales (Iserin, 2001)

c. la macération : Cela consiste à garder la plante en contact avec de l'eau (à température


ambiante) pendant une période allant de 30 minutes à 4 heures. (Andrew, 2002)

43
Figure 6 : Macération des plantes (Sophia, 2015)

d. la digestion : Cela consiste à garder la plante en contact avec de l'eau (à une température
inférieure à celle de l'ébullition, mais supérieure à la température ambiante) pendant une durée
allant de 1 à 5 heures. (Andrew, 2002)

6.2.2. Poudres : Obtenues par pulvérisation puis tamisage, elles sont intégrées directement
dans la formulation des gélules et peuvent également être utilisées pour produire d'autres
formes g aléniques telles que les extraits et les teintures. (Catie, 2005)

Figure 7: préparation des plantes en poudre.(Merad et Mahiout, 2019)

6.2.3. Extraits : Les extraits sont produits en manipulant la plante avec une solution
vaporisable (comme l'éther, l'eau, l'alcool, etc.) par diverses méthodes d'extraction
(macération, digestion, infusion, lixiviation), puis par évaporation de ces solutions jusqu'à
obtenir une texture fluide, molle ou sèche. On les catégorise donc en fonction de leurs
textures.(Catie, 2005)

44
Figure 8 : Extraction des plantes (Bouzouita, 2016)

6.2.4. Huiles essentielles (HE) : Les HE médicinales sont extraites par distillation à la vapeur
d'eau, expression ou incision. (Andrew, 2002)

Figure 9 : Schéma de préparation des huiles essentielles (Bonnemain, 2002)

6.2.5. Eaux distillées ou hydrolats : Les hydrolats sont produits par la distillation de la
poudre de plantes ou de certaines parties de ces plantes (fleurs, sommités fleuries) en utilisant
l'eau. Les eaux distillées ou hydrolats dégagent une forte odeur car les huiles essentielles y
sont dispersées. (Andrew, 2002)

45
Figure 10 : Distillation des plantes (Clément, 2005)

6.2.6. Gélules et comprimés : L'emploi de poudres végétales constitue une méthode


d'utilisation commode. Cette présentation convient à certaines plantes médicinales telles que
l'ortie, la prêle ou les algues, mais modifie les caractéristiques d'autres plantes comme la
menthe ou la mélisse. (Andrew, 2002)

Figure 11 : Préparations des plants sous forme de gélules et comprimés (Abayomi, 2010)

II. Phytothérapie et maladies thyroïdiennes :


La médecine traditionnelle prend de plus en plus d'importance dans la prise en charge des
maladies, comme les affections thyroïdiennes, qui sont largement répandus à l'échelle
mondiale et leur prise en charge reste controversée.

Les recherches en ethnopharmacologie apportent des preuves thérapeutiques importantes conc


ernant les plantes médicinales, car leur emploi est étroitement associé à la présence de

composés actifs et à leurs propriétés curatives.

De nombreuses plantes aromatiques et médicinales sont employées dans la médecine tradition


nelle algérienne pour soigner les affections de la thyroï[Link], les sources ont
recensé 63 plantes médicinales appartenant à 59 genres et 34 familles.
On connaît bien la présence de ces familles de plantes dans la flore médicinale algérienne

46
ainsi que dans tout le bassin méditerranéen.
De plus, les éléments aériens tels que les feuilles et les tiges étaient les parties de la plante le

plus souvent utilisées par les témoins Habituellement, l'emploi des feuilles n'est pas une mena
ce pour le cycle de vie des plantes concernées.
Toutefois, les parties les plus couramment employées incluent les graines (17%), les tubercule
s (14%), les racines (11%),
l’écorce et les bulbes (7%), ce qui indique que près de 40% de l'ensemble concerne les parties
souterraines des plantes.
Il est fort probable que leur emploi soit attribué à leur forte concentration en ingrédients
bioactifs.

Le groupe le plus diversifié d'espèces est constitué par les Lamiaceae (10 espèces), suivi de pr
ès par les Fabaceae (5 espèces) et les Apiaceae (4 espèces). Les Amaranthaceae, Asteraceae et
Brassicaceae comptent chacune 3espè[Link] deux ou une espèce ont été représentées pour
les autres [Link] certain nombre d'espèces végétales signalées sont cultivées et employée
s soit pour la consommation directe, soit pour la commercialisation.(Taïbi et al., 2021)

1.1. Quelques plantes utilisée dans le traitement thyroïdien :


Le tableau ci-après présente les plantes médicinales les plus couramment employées en
Algérie pour traiter les problèmes de thyroïde :

Famille Nom scientifique Nom français Nom Partie


vernaculaire végétale

Amarantacées Atriplex halimus L. Arroche Gtaf Parties


halime aériennes

Amaranthacées Haloxylon Haloxylon Remth Parties


scoparium ,Pomel aériennes

Apiacées Bunium incrassatu Noix de terre Targhouda Tubercule


m (Boiss.) Amo

Arecacées Phoenix dactylifera Datte Tmar Fruits, noix


L.

47
Astéracées Saussurea costus Costus Qist el Hindi Racine
(Falc.) Lipsch

Fabacées Lupinus luteus L. Lupins Termess Graine

Lamiacées Rosmarinus Romarin Klil jabel Feuille, tige,


officinalis L. fleur

Lamiacées Thymus vulgaris L. Thyme Zaàtar Parties


aériennes

Lamiacées Melissa officinalis Mélisse Citronnelle Parties


aériennes
Rosacées Prunus persica L. Pêche Khoukh Feuille
Graine

Solanacées Withania somnifera Ashwagandaha ginseng indien Feuille

Tableau 3 : Quelques espèces de plantes médicinales utilisées pour la gestion des troubles
thyroïdiens dans la médecine traditionnelle Algérienne.(Taïbi et al., 2021)

1.2. Mécanisme d’action des plantes antithyroïdiennes :


Les plantes médicinales recherchées pour les affections thyroïdiennes sont riches en
composés bioactifs susceptibles d'agir sur les voies métaboliques et enzymatiques liées à la
production, au contrôle ou à la conversion des hormones thyroïdiennes. Plusieurs mécanismes
d’action ont été identifiés à travers les études pharmacologiques et phytochimiques.

Certaines plantes sont riches en flavonoïdes glycosylés, agissent comme substrats


alternatifs de la TPO, l’enzyme clé de la biosynthèse des hormones thyroïdiennes. Cela
entraîne une élévation des niveaux de TSH.

De plus, certaines plantes contiennent des glycosides cyanogéniques qui génèrent du


thiocyanate ou des composés similaires compétiteur de l’iodure, empêchant son incorporation
dans la thyroglobuline., ce qui diminue la production des hormones thyroïdiennes.

48
D’autres composés bioactifs, inhibent l’effet de la TSH sur ses récepteurs, limitant ainsi la
stimulation de la glande thyroïde. Ils réduisent également la conversion périphérique de la
thyroxine (T4) en triiodothyronine (T3), contribuant à un effet anti-hyperthyroïdien.

Certains principes actifs comme la thymoquinone exercent un effet anti-inflammatoire en


modulant l’expression de diverses enzymes impliquées dans l’inflammation, notamment par
l’augmentation de l’hème-oxygénase-1 et la suppression de la cyclo-oxygénase-2 (COX-2).
(Taïbi et al., 2021)

49
PARTIE
PRATIQUE

50
MATERIEL
ET
METHODES

51
1. Présentation de la zone d’étude :
La wilaya de Blida se trouve dans le nord du pays, au sein de la région géographique du Tell

central. Elle s'étend sur une superficie de 1 478,68 km² et comprend 25 communes. Ses

limites sont définies au nord par les wilayas d'Alger et Tipasa, à l'ouest par celle d'Ain Defla,

au sud par Médéa et à l'est par Bouira et Boumerdés. La wilaya est peuplée d'environ 1 146

883 résidents, ce qui correspond à une densité de 775,61 personnes par km². (Khelil et Si Ahmed, 2019)

2. présentation du travail et objectifs :


Notre travail était réalisé sur plusieurs étapes :

Une enquête auprès des personnes atteintes de dysthyroïdies, visant à évaluer leurs

connaissances sur les traitements alternatifs (plantes médicinales, compléments

alimentaires,vitamines,hidjama etc.…), leurs habitudes d’utilisation, les types de remèdes

qu’elles utilisent ainsi que leur perception de leur efficacité et des risques.

Une enquête auprès des professionnels de santé et des herboristes (médecins,

pharmaciens d’officine, herboristes) dans le but d’évaluer leurs connaissances sur les

traitements alternatifs des dysthyroïdies, leur attitude face à ces pratiques, les conseils qu’ils

prodiguent aux patients et les produits qu’ils recommandent ou dispensent.

Recherche bibliographique sur les plantes et les autres traitements identifiés dans les

enquêtes, visant à confirmer leur composition, leurs usages, leur efficacité potentielle et leur

sécurité d’emploi dans le cadre des dysthyroïdies.

3. Matériel :
3.1 Fiche d’enquête :
-Six questionnaires différents ont été préparés:

-Un questionnaire destiné aux personnes atteintes de dysthyroïdies, en français (voir annexeI)

et en arabe (voir annexeII)

-Un questionnaire destiné aux pharmaciens d’officine, en français (voir annexeIII)

52
-Un questionnaire destiné aux médecins (endocrinologues, généralistes et internistes), en

français (voir annexeIV)

-Un questionnaire destiné aux herboristes, en français (voir annexeV) et en arabe (voir annexeVI)

3.2 Questionnaire en ligne :


Les questionnaires en ligne ont été créés par Jotform

3.3 Analyse statistique :


L'analyse statistique des données a été effectuée à l’aide du logiciel Excel (Microsoft Office)

3.4 Recherche bibliographique :


Pour réaliser notre recherche bibliographique, nous avons utilisé les ressources suivantes :

Livres :

 Encyclopedia Of Herbal Medicine de Andrew Chevallier .2000


 Egyptian Herbal Monograph by Egyptian Drug Authority.2022

Sites et moteurs de recherche :

 Google scholar
 PubMed
 PDF drive

Thèses :

 Contribution à l'étude de la pharmacopée traditionnelle au Maroc :la situation actuelle, les produits,
les sources du savoir de Jamal Bellakhdar.1997

4. Méthode :
Notre enquête a ciblé quatre populations différentes : les personnes atteintes de dysthyroïdies,

les pharmaciens d’officine, les médecins (endocrinologues et généralistes), les herboristes.

-Type d’enquête : une étude transversale descriptive

- Durée et lieu d’enquête : Nous avons réalisé notre enquête en effectuant une série de visites

sur le terrain afin d’interroger les différentes catégories d’acteurs concernés par notre étude.

La réalisation de ce travail a eu lieu dans la wilaya de Blida, sur une période de trois mois et

demi, de mars à juin 2025.

53
4.1 Enquête auprès des personnes atteintes de dysthyroïdies :
-Échantillonnage : L'enquête a été réalisée sur 100 personnes atteints de troubles thyroïdien. Elle comprend
les personnes de tous les sexes (femmes et hommes) de tous les âges

( de 5 ans à plus de 61ans).

-Lieu de l’enquête : Notre enquête s’est déroulée au niveau de :

 Cabinets privés d’endocrinologue au niveau de la wilaya de Blida

Nous nous sommes présentées comme étudiantes travaillant sur un mémoire de fin d’étude

tout en détaillant le sujet de notre recherche.

Afin d'obtenir les meilleurs résultats possibles, nous avons distribué plusieurs questionnaires

à des personnes atteintes de dysthyroïdies de notre cercle proche (famille, amies, etc.), et

nous les avons ensuite récupérés.

4.2 Enquêtes auprès des pharmaciens, médecins et herboristes :


-Pharmaciens : Nous avons fait le tour des officines de la wilaya de Blida. Nous nous

sommes présentées comme étudiantes universitaire en expliquant le but de notre étude. Les

pharmaciens d’officine et des assistants n’ont pas hésité à répondre à notre questionnaire dont

certains ont préféré de le remplir eux même.

Nous avons aussi lancé un questionnaire en ligne. Au total on a eu 20 réponses à notre

enquête.

-Médecins : Des questionnaires ont été déposés auprès des cabinets de endocrinologues,

Généralistes et internistes de Blida.

Un questionnaire en ligne a été aussi lancé.

10 réponses ont été obtenues.

- Herboristeries : Nous avons fait le tour de 15 herboristeries de la wilaya de Blida.

4.3 Inventaire et recherche bibliographique :

- Nous avons inventorié toutes les plantes citées par les différentes populations enquêtées

- Nous avons commencé à rechercher les monographies des plantes recensées lors de nos

54
enquêtes et vérifier leurs indications et sécurité chez les patients atteints de troubles thyroïdiens .

- Nous avons classé les plantes par famille selon l’ordre alphabétique

-Nous avons sélectionné les plantes les plus citées pour leur établir une monographie.

55
RESULTATS
ET
DISCUSSION

56
I. Enquête auprès de la population :
[Link] de la population étudiée :

54%
60%

50%

40%

30% 22%
19%

20%

5%
10%

0%
[5-20] [21-40] [41-60] >61

Figure 1 : Répartition d’âge de la population étudiée

Parmi les participants, nous avons observé une diversité d'âges, allant de 5 ans à plus 60 ans, avec forte
prédominance dans la tranche d'âge de 41 à 60 ans avec un pourcentage de 54%. La deuxième place est
occupée par les plus de 60 ans avec un taux de 22%. Suivie par la tranche d’âge de 21 ans à 40 ans avec
un taux de 19%. Tandis que la tranche qui comprend les âges entre 5 et 20 ans est la moins représentée
avec un taux de 5 %.

[Link] de la population étudiée :

11%

Homme
Femme

89%

Figure 2 : Répartition de la population étudiée selon le sexe.


57
Sur les 100 patients qui ont été interrogés, nous avons noté une prédominance de femmes atteintes de
maladies thyroïdiennes qui s’élevait à 89% par rapport aux hommes qui ne représentent que 11% de la
population étudiée.

3. Le niveau académique :

6%
10%
Université
38%
Lycée
20%
CEM
Analphabète
Primaire
26%

Figure 3 : Le niveau académique des patients interrogées

D'après notre analyse, il est évident que la plupart des personnes interrogées (38%) sont des
universitaires, tandis que 26% ont un niveau secondaire. 20% de l'échantillon total sont des personnes
ayant un niveau d'éducation moyen et 10% des analphabètes, tandis que 6% ont un niveau primaire.

4. Habitat :

2%
6%

Ville
Village
Campagne

92%

Figure 4 : Répartition géographique des personnes interrogées


58
Notre étude a été réalisée uniquement dans la wilaya de Blida, De cela nous constatons que la plus part des
personnes enquêtées résident principalement dans la ville avec un pourcentage de 92%, 6% sont des
villageois, alors que seulement 2% qui résident dans la compagne.

5. Type de dysthyroïdies :

Cancer thyroïdien 2%

Hyperthyroïdie 10%

Goitre 17%

Nodule 21%

Hypothyroïdie 50%

0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40% 45% 50%

Figure 5 : Répartition des patients selon les troubles thyroïdiens.

50% de la population enquêtée souffre d’hypothyroïdie tandis que ce dernier régresse de façon considérable
pour les nodules et le goitre.

Les formes d'hyperthyroïdie et le cancer de la thyroïde sont moins fréquentes.

[Link]écédents familiaux :

38%

Oui
Non
62%

Figure 6 : Répartition selon les Antécédents familiaux


59
Seul (38%) de nos patients atteints de troubles thyroïdiens ont eu des antécédents familiaux positifs à la
maladie thyroïdienne, Tous les autres (62) ont répondu négatif.

[Link] associées :

40% Oui
Non
60%

30%

25% 24%

20%

15% 14%
12%
10%
10% 8% 8%
6%
5% 4%
2% 2% 2% 2% 2%
1% 1%
0%
A

PK
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ca

c

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e
di
di

di
ala
ala

ala
M
M

Figure 7 : Répartition des patients selon les pathologies associées.

La majorité des malades interrogées (60%) souffraient d’autres pathologies en plus de leur trouble
thyroïdien, Nous avons noté une prédominance de l'Hypertension Artérielle (HTA) (24%), suivie par le
Diabète (14%) et les cardiopathies (12%).

L'Arthrose (10%) est également très présente, tandis que d'autres problèmes comme l'anémie, côlon et les
allergies montrent aussi des pourcentages significatifs.
60
Notant aussi chez certains cas la présence des maladies auto-immunes, Stress, Rhumatisme, migraine,
ostéoporose, SOPK et trisomie.

[Link] traitement médical utilisés :

Levothyrox après chirurgie


70% 0.06

60% 58% Levothyrox après


irathérapie
0.04
50%

40%
35%

30%

20%

10% 7%

0%
Pas de traitement Levothyrox carbimazole
Levothyrox d'emblée
0.48

Figure 8 : Répartition des patients selon les traitements utilisés.

Plus de la moitié de nos patients prennent de la Levothyrox comme traitement, de sorte que 48% des
utilisations de Lévothyrox sont directes, 6% après une chirurgie et 4% après l’irathérapie.

(35%) des patients ne suivent aucun traitement, Alors que seulement (7%) qui prennent du Carbimazole.

9.L’utilisation de la phytothérapie :

25%

Oui
Non

75%

Figure 9 : Répartition des patients utilisateurs de la phytothérapie.

61
Sauge
Clou de girofle
Graine de lin
Cresson alénois
Nigelle
Romarin
Séné
Armoise
Feuille d’olivier
Gingembre
Écorce de grenade
Fenugrec
Menthe
Graine de fenouil
Camomille
Verveine
Thym
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80%

Figure 10 : Fréquence des plantes citées par les patients

La plupart des participants de l’étude ont tendance à utiliser les plantes médicinales comme remède (75%)
dont la majorité optent principalement pour le thym, les grains de fenouil, la verveine, la menthe et la
camomille.

Ci-dessous un tableau récapitulatif des plantes utilisées par la population étudiée et leur application ;

62
Famille Nom Nom Nom Pourcentage Indications
français scientifique vernaculaire (%)
Apiacées Graine de Foeniculum chamar ( 67% Ballonnement
vulgare ‫)الشمر‬
fenouil
Camomille Chamaemelum Baboundj ( 69% Calmant, anti Coliques, les
Astéracées nobile ‫)بابونج‬ ballonnements
Armoise Artemisia chih (‫)شيح‬ 33% Troubles digestifs, oxyuroses
absinthuim
Brassicacées Cresson Lepidium Habb errachad 20% Fractures, anémie,
sativum (‫)حّب الرشاد‬ ostéoporose
alénois
Séné Cassia Sannâ mekki 32% Laxatif
angustifolia
Fabacées Fenugrec Trigonella Helba (‫)حلبة‬ 40% Favorise l'appétit, stimulation
foenum- de la lactation
graecum
Thym thymus sp Zàtar (‫)زعتر‬ 75% Toux , la grippe

Menthe Mentha Nànaa (‫)نعناع‬ 67% Anti spasmodique, Calmant


spicata

Romarin Salvia Aklile djabele 29% Sinusite, grippe


rosmarinus
Lamiacées
Sauge salvia Maramia ( 11% Bouffés de chaleurs
officinalis), ‫)مريمية‬

Graine de lin Linum (‫)زريعة الكتان‬ 13% Perte de poids, troubles


Linacées usitatissimum hormonaux

Écorce de Punica kochour 36% Anti-diarrhéique


Lythracées granatum roman
grenade
Feuille Olea europaea (‫أوراق‬ 33% Hypotenseur
Oleacées ‫)الزيتون‬
d’olivier

Verbénacées Verveine Aloysia Louiza (‫)لويزة‬ 72% Relaxante , Amélioration de la


citrodora) digestion
citronelle
Gingembre Zingiber Kendjbir ( 35% Nausées, maux de gorge
Zingébracées officinale ‫)زنجبيل‬

Myrtacées Clou de Syzygium koronfol ( 13% Mal de dents, Aphtes,maux


aromaticum), ‫)قرنفل‬ de gorge, rhume,
girofle

Tableau 3 : les plantes utilisées par la population étudiée et leurs applications

[Link] alternatif de dysthyroïdie :

63
45%

24%
21%

6%
4%

Jamais Rarement Parfois Souvent Très souvent

Iode 1%

Sélénium 2%

Compléments alimentaires 2%

Régime alimentaire 7%

Hidjama 8%

Zinc 9%

Vitamine D 25%

Plantes médicinales 38%

0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40%

Figure 11 : Fréquence et types des traitements alternatifs utilisées pour les troubles thyroïdiens

On note que les traitements alternatifs prennent place occupant la moitié de la population étudiée selon des
potentiels variés tandis que le reste optent pour les traitements médicamenteux.

Le choix des traitements alternatifs est majoritairement dominé par les plantes médicinales vient après la
vitamine D qui elle aussi occupe une grande partie alors que seule une minorité préfèrent les compléments
alimentaires, hidjama, les minéraux et les régimes comme alternation au traitement médical.

11. Les plantes médicinales utilisées pour les maladies thyroïdiennes :

64
1

14

12 4

10
0 0
8 0

6
9
8 8
4 7
0
2 2
0
Noix de terre Arroche halime Costus indien Noix de Brésil Nigelle

PABR PAPBR

Figure 12 : Fréquence et retour des patients ayant utilisé des plantes pour le traitement de la thyroïde

Sur la population étudiée les noix de terre sont les plus fréquemment utilisées avec un taux de bienfait de 9
sur 13 malades tandis que le reste se penchent vers l’arroche halime le costus indien, les noix de Brésil avec
des fréquence d’utilisation égales et ont tous marqué un bon retour, la nigelle s’avère la moins utilisée.

12. Parties de la plante utilisée :

1
PABR : Personne ayant un bon retour / PAPBR : Personne n’ayant pas un bon retour
65
5%
18%

Racine
Feuille
55%
Fruits
Graine
22%

Figure 13 : Répartition selon les parties de plante utilisées

Les racines des plantes forment les parties les plus utilisées avec des taux décroissants par rapport aux
feuilles fruits et grains.

13. Mode de préparation des plantes :


70%

60%
60%

50%

40%

30%
26%
20% 20%
20%
15%

10%

0%
Poudre Infusion Décoction Macération Crus

Figure 14 : Répartition selon le mode d’utilisation

La poudre est le mode de préparation le plus utilisé dans les traitements de dysthyroïdie

[Link] produits naturels utilisés dans le mélange des plantes médicinales :

66
45%

40%

35%

30%

25%

20%

15%

10%

5%

0%
Miel L'eau Lait yaourt

Figure 16 : Les produits naturels utilisés dans le mélange

Le produit le plus utilisé dans les mélanges de préparation est le miel pour ses caractéristiques anti-
oxydantes afin de garder les plantes le plus pure possible.

15. La durée d’utilisation :


60%

60%

50%
36%
40%

30%

20%

10% 4%

0%
Semaine Mois Année

Figure 15 : Répartition selon la durée d’utilisation des plantes.

La durée de traitement est généralement de plusieurs semaines

16. Raison d’utilisation des plantes médicinales en cas de dysthyroïdie

67
25%
30%

Sans danger
Plus efficaces
Habitude

45%

Figure 17 : répartition selon la raison de l’utilisation

La majorité de la population utilise les plantes médicinales comme traitement de choix grâce à leurs
efficacités.

[Link] recours à l’utilisation des plantes médicinales :

88%

90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
12%
20%
0%
10%
0%
Avant la médecine conven- Après échec de la médecine En complément
tionnelle conventionnelle

Figure 18 : répartition selon nécessité d’utilisation

L’utilisation des plantes médicinales demeure un atout complémentaire de la médecine conventionnelle dans
la quasi-totalité des cas.

18. Origine de l’information à propos des plantes médicinales :

68
45% 42%
40%
35%
30% 28%
25%
20% 17%
15% 11%
10%
5% 2%
0%
0%

et

in
e

ien
x
ist
ge

iau

ec
rn

ac
or
ra

éd
te

oc

rm
rb
ou

In

M
xs
He

a
nt

Ph
au
/e

se
l


ilia
am
ef
ag
rit

Figure 19 : Répartition des patients selon la source d’information

Les plantes médicinales sont répandues majoritairement par l’entourage et l’héritage familial.

[Link] de refuse de prendre des produits à base des plantes :


Contre indication médicale

Habitude

État stable

Peur du danger

Manque de confiance

Manque d’information

Préférence pour la médecine conventionnelle

0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%

Figure 20 : Répartition selon les raisons de refus des produits à base de plantes

La plupart des patients optent pour la médecine conventionnelle en raison de manque d’informations de
confiance et certaines contres indications des traitements alternatifs.

[Link] plantes ou substances toxiques ou contre-indiquées en cas de troubles thyroïdiens :

69
30%

40% 37%
70%
35% 33%
30%
30%

25% 22% 22%


20%
Oui Non 15%

10%

5%

0%
Chou,Brocoli,Cho Soja Iode (en excès) Sucre Gluten
u-Fleur

Figure 21 : Fréquence de citation des substances ou plantes contre-indiquées en cas de


dysthyroïdies

Seule une minorité de personnes connait les substances toxiques en cas de troubles thyroïdiens. Parmi
lesquelles : les crucifères, soja, iode, sucre et gluten.

[Link] :
Notre étude a été portée sur 100 patients, dont les âges variaient principalement entre 40 et 60
ans à prédominance féminine avec un niveau universitaire, pour la plus grande partie
demeurant majoritairement en ville. Nous avons constaté que la moitié des patients interrogés
présentaient des hypothyroïdies utilisant la levothyroxine comme traitement de choix suivies
de pourcentages moins importants par rapport aux autres dysfonctionnements thyroïdiens
encore moins les cancers, dont seule une minorité avait des ATCDs familiaux cependant 60
% parmi eux étaient suivies pour d’autres pathologies associées à savoir HTA Diabète et les
cardiopathies.
La phytothérapie, toujours d’usage traditionnel transmise de génération à autre constitue une
issue thérapeutique pour 75% des patients de notre étude en complément de la médecine
conventionnelle avec une diversité de plantes médicinales utilisées grâce à leur efficacité
notamment le thym les grains de fenouil la verveine et la camomille, contre plusieurs
pathologies y compris les dysthyroïdies sur lesquelles notre étude a été menée ,représentant
38% des patients suscités, ces derniers ont tendance à utiliser une autre variété de plantes
principalement les noix de terre pour laquelle certains troubles digestifs ont été manifestés
chez quelques-uns, le costus indien, l’arroche halime, les noix de Brésil, utilisées surtout
sous forme de poudre en complément avec du miel ou de l’eau généralement cette résultats rejoint une étude

70
faite à Guelma auprès 100 patients atteints de dysthyroïdie,(Boudaba et Messaoudi, 2024)
En plus de certain régime alimentaire adapté sans gluten / sucre et des compléments alimentaires à base
de vitamine D du Zinc du Sélénium et dont on a marqué une atténuation significative de la
symptomatologie thyroïdienne.
Par ailleurs il existe des plantes qui s’avère potentiellement dangereuses et constituent des
contres indications mais sont méconnues suite au manque d’informations sur ce propos telles
que les crucifères le soja.
Le reste de la population étudiée refusait les prises de traitements à base de plantes pour leurs
dysthyroidies et ceux par manque d’information et préférence de la médecine
conventionnelle seule.

II. Enquête auprès des herboristes :


1. Age des herboristes questionnés :
Figure 22 : l’âge des herboristes interrogés.

>61

41-60 ans

20-40 ans

0 1 2 3 4 5 6 7 8

Chez les 15 herboristes interrogés, 8 ont un âge compris entre 20 et 40ans, 6 ont de
40 à 60 ans, et seulement 1 qui a plus de 60 ans.

2 Niveau académique des herboristes :

71
Université 2

Lycée 8

CEM 3

Non mentionée 2

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Figure 23 : Niveau académique des herboristes interrogés

3 herboristes interrogés ont un niveau de CEM, 2 ont un niveau universitaire, 8 sont


Lycéens. Alors que 2 n’ont pas préciser leur niveau académique.

3 L’expérience professionnelle :

7
7

5
5

3
3

0
<5 ans [5,10]ans >10ans

Figure 24 : L’expérience professionnelle des herboristes.

Tous les herboristes interrogés sont expérimentés, la plupart ont plus de 5 ans
d’expérience.

4 Zone d’exercice :

72
3

Ville
Banlieue/Quartier

12

Figure 25 : Répartition des herboristes selon La Zone d’exercice

Les herboristes enquêtés exercent au niveau de la wilaya de Blida et la majorité en


ville.

5 Formations :

2
Non mentioné

CFPA 5

Herboriste qualifié 8

0 1 2 3 4 5 6 7 8

Figure 26 : formation des herboristes interrogés.

5 des herboristes déclarent être formé dans un (CFPA) centre de formation


professionnelle et de l’apprentissage et les autres avec herboriste qualifié

[Link]équence de réception de patients souffrant de dysthyroïdies :

73
8
8

5
4
4
3
3

1
0 0
0
Jamais Rarement Parfois Souvent Très souvent

Figure 27 : Fréquence de réception de patients souffrant de dysthyroïdies

Ces résultats montrent que les dysthyroïdies représentent un motif fréquent de recours à l’herboristerie

7 Âge moyen des patients :

12

10

0
Moins de 20 ans 20 à 40 ans 41 à 60 ans Plus de 60 ans

Figure 28 : Répartition par âge des patients

La tranche d’âge de 20 à 60 ans est la plus représentée chez les herboristes

[Link] des patients :

74
12

10

0
Prédominance des femmes Prédominance des hommes Répartition égale

Figure 29 : Répartition par sexe des patients

Selon le graphe si dessus, les femmes sont les plus nombreuses à avoir recours aux herboristes.

[Link] pathologie thyroïdienne la plus fréquente :

Goitre 5

Hyperthyroidie 8

Hypothyroidie 15

0 2 4 6 8 10 12 14 16

Figure 29 : Répartition selon la pathologie thyroïdienne la plus fréquente

On note que l’hypothyroïdie est la pathologie la plus fréquente

75
[Link]équence des patients qui demandent des conseils sur des traitements complémentaires
pour leurs Problèmes de thyroïde :

2 2

Rarement
Souvent
Très souvent

11

Figure 30 : Fréquence des patients qui demandent des conseils sur des traitements
complémentaires pour leurs Problèmes de thyroïde

Ce graphique montre que la plupart des herboristes interrogés reçoivent souvent des patients qui demandent
des conseils sur des traitements complémentaires pour leurs problèmes thyroïdiens

[Link] produits les plus demandés par les patients souffrant de dysthyroïdies :

Huile de nigelle

Complement alimentaire

Arroche halim

Gensing indien

Noix de Brésil

Costus indien

Noix de terre

0 2 4 6 8 10 12 14 16

76
Figure 31 : Fréquence des produits les plus demandés par les patients souffrant de
dysthyroïdies

Les résultats obtenus mettent en évidence une tendance majoritaire des participants à recourir à la noix de
terre, costus indien et noix de brésil.

[Link] de traitements alternatifs :

Les plantes recommandées

10 nigelle

15 Arroche halim

2 Gensing indien

Noix de Brésil

Non Plantes médicinales Hidjama Compléments alimentaires Costus indien

Noix de terre

0 2 4 6 8 10 12 14 16

Figure 32 : Fréquence des produits recommandées par les herboristes

Les herboristes interrogés montrent une forte confiance dans le pouvoir des plantes médicinales pour les
troubles thyroïdiens notamment la noix de terre, la Noix du Brésil, le Costus indien et le Ginseng indien.
Ainsi que les compléments alimentaires à base de ces plantes sous forme de gélules.

[Link]é des traitements alternatifs :

77
5

Oui, toujours
Oui, parfois
Non

10

Figure 33 : Répartition selon l’efficacité des traitements alternatifs

La grande majorité des herboristes interrogés estime que ces traitements sont efficaces

[Link] risques et limites des traitements alternatifs des dysthyroïdies :

Pas de risque

Variabilité individuelle de la réponse

Risque d’abandon du traitement médical

Interactions médicamenteuses

surdosage

Contre indication(femme enciente)

Effets secondaires digestifs ou allergiques

0 2 4 6 8 10 12 14

Figure 34 : Les risques et limites des traitements alternatifs des dysthyroïdies selon
les herboristes

Les principales préoccupations identifiées par les herboristes sont les contre-indications notamment pour les
femmes enceintes et les effets secondaires digestifs ou allergiques. De plus, les risques de surdosage et les
interactions médicamenteuses.

78
15. Signalement d'effets indésirables suite à la prise d'un produit naturel :

8
5
aucun effet signalé
Effets digestifs (diarrhées,
nausées)
Allergies
hypotension
5

Figure 35 : Fréquence d’effets indésirables signalés par les patients

8 herboristes ont indiqué que leurs patients n’avaient signalé aucun effet indésirable, contrairement aux
autres qui ont rapporté des troubles digestifs, réactions allergiques et hypotension artérielle.

16 La source des connaissances des herboristes enquêtés en phytothérapie :

Applications mobiles

Sites

Expérience

Livres

0 2 4 6 8 10 12

Figure 36 : La source des connaissances des herboristes enquêtés en phytothérapie

66 % des herboristes enquêtés se réfèrent à des livres, alors que les autres se basent sur leur propre
expérience, les sites et les applications.
79
17 Connaissance d'un traitement alternatif efficace non disponible en Algérie :

Non
Oui

15

Figure 37 : Connaissance des herboristes d'un traitement alternatif efficace non


disponible en Algérie

18 Connaissance de plantes/substances toxiques ou contre-indiquées en cas de troubles


Thyroïdiens :

spirulina
3
sauge

gingembre

Gelée royale

Sucre

Compléments iodés

10 Cruciféres crues

Soja

Non Oui 0 2 4 6 8 10 12

Figure 38 : Les substances contre-indiquées en cas de troubles thyroïdiens citées par les
herboristes

80
Selon les herboristes interrogés les plantes et substances considérées comme les plus toxiques en cas de
troubles thyroïdiens sont : le soja, les crucifères crues, les compléments d’iode, la gelée royale et le sucre,
gingembre, la sauge, spirulina en grande quantité.

[Link] :

Etude portée sur 15 herboristes de la wilaya de Blida, d’âges compris entre 20 et 60 ans avec en moins 5 ans
d’expérience, travaillant en ville, formés pratiquement par des herboristes qualifiés et au niveau des CFPA et
dont 66% parmi eux se réfèrent à des livres et d’autres se basent sur leur propre expérience, les sites et
applications comme source d’information.
Selon les herboristes interrogés la tranche d’âge de leurs patients est souvent entre 20 et 60 ans avec
prédominance féminine qui consultent pour divers motifs dont une partie significative : les patients souffrant
de dysthyroïdies notamment les hypothyroïdies, la majorité en guise de demander des avis auprès des
herboristes tandis que d’autres optent carrément pour des produits déjà connus par les patients ainsi
recommandés par les herboristes qu’eux même estiment très efficaces, constatant une flagrante amélioration
que ce soit sur le plan symptomatologique et biologique, toutefois peu de patients ont rapporté des effets
indésirables ( diarrhées, nausées, allergies, hypotension….), il faut tenir compte des contres indications, des
dosages utilisés et des interactions médicamenteuses.
Parmi les produits on citera certains tels que les noix de terre le costus indien les noix de Brésil le ginseng
Indien l’arroche halime et la nigelle.
Par ailleurs il existe des plantes qui s’avère potentiellement dangereuses et constituent des contres
indications selon les herboristes interrogés telles que les crucifères, le soja, la gelée royale et la spiruline.

81
III. Enquêtes auprès des pharmaciens :
1. Profession :

Figure : répartition selon la profession

55% des personnes ayant répondu à notre enquête sont des assistants/vendeurs en
pharmacie,45% sont des pharmaciens.

2. Le niveau académique :

82
Figure : Répartition selon le niveau académique

La majorité des personnes enquêtées sont des universitaires

3. Expérience professionnelle :

Figure : l’expérience professionnelle des pharmaciens

La majorité des personnes enquêtées possèdent une expérience professionnelle de niveau intermédiaire.

4. Le lieu d’exercice :

83
Figure : Lieu d’exercice des pharmaciens/assistants en pharmacie interrogés

Tous les pharmaciens et assistants en pharmacie interrogés exercent dans la wilaya de Blida, et la majorité
d’entre eux travaillent en milieu urbain.

5 Fréquence de la réception des patients atteints de dysthyroïdies en officine :

Très
souvent

Souvent

Parfois

Rarement

Jamais

0 2 4 6 8 10 12

Figure : Fréquence de consultation des patients atteints de dysthyroïdies en officine

D’après les officinaux interrogés, la plupart reçoivent occasionnellement des patients atteints de troubles
thyroïdiens, tandis que d’autres déclarent en accueillir fréquemment

84
6. Tranche d’âge des patients concernés :

Figure : Répartition des patients atteints de dysthyroïdies selon la tranche d’âge

la majorité des patients atteints de troubles thyroïdiens qui se présentent à l’officine ont entre 41 et 60 ans
selon les officinaux interrogés

7. Répartition par sexe des patients atteints de dysthyroïdies :

12

10

0
Prédominance des femmes Prédominance des hommes Répartition égale

Figure : Répartition par sexe des patients atteints de dysthyroïdies

85
90 % des pharmaciens/assistants en pharmacie que nous avons interrogés ont déclaré que la majorité des
patients atteints de troubles thyroïdiens qui se présentent à l’officine sont des femmes.

8. Type de pathologie thyroïdienne la plus fréquente chez les patients se présentant en officine :

Figure : Type de pathologie thyroïdienne la plus fréquemment observé en officine selon


les officinaux interrogés

Selon les pharmaciens/assistants l’hypothyroïdie est le trouble le plus fréquent chez ces patients, suivie de
l’hyperthyroïdie

[Link]équence des demandes de conseils sur les traitements complémentaires par les patients
souffrant de dysthyroïdies :

86
Souvent

Parfois

Rarement

Jamais

0% 10% 20% 30% 40% 50% 60%

Figure : Fréquence des demandes de conseils sur les traitements complémentaires par les patients, d’après
les déclarations des pharmaciens et assistants en pharmacie interrogés

D’après ce graphe , le recours aux traitements complémentaires de dysthyroïdies reste limité parmi les
patients

10. Les produits à base de plantes les plus demandés par les patients souffrant de dysthyroïdies et
leurs indications :

Figure : Produits à base de plantes les plus demandés selon les officinaux

interrogés

La majorité des pharmaciens et assistants en pharmacie interrogés ont indiqué que le Phytothyrox, un
complément alimentaire à base de plantes, est le produit le plus demandé par les patients atteints de troubles
thyroïdiens. L’ashwagandha, sous forme de gélules, ainsi que le Thyrolib, figurent également parmi les
produits les plus sollicités.
87
Le Phytothyrox et le Thyrolib sont tous deux utilisés comme traitements complémentaires de
l’hypothyroïdie.

L’ashwagandha, sous forme de gélules, est employée pour atténuer certains symptômes associés à
l’hypothyroïdie, notamment le stress, et pour soutenir l’équilibre hormonal.

11. Compléments alimentaires les plus demandés et utilisés par les patients souffrant de dysthyroïdies
en officine :

Figure : Types de compléments alimentaires les plus utilisés par les patients souffrant
de dysthyroïdies selon les officinaux interrogés

Le graphe si dessus montre que la vitamine D est le complément alimentaire le plus


demandé et le plus utilisé par les patients atteints de troubles thyroïdiens, suivie par
le zinc, le sélénium et l’iode.

12. Traitements alternatifs recommandés par les officinaux pour les dysthyroïdies :

88
Figure : Traitements alternatifs recommandés par les officinaux pour les dysthyroïdies

Tous les enquêtés ont indiqué qu’ils recommandent l’utilisation de la vitamine D


comme traitement complémentaire des troubles thyroïdiens. 90 % d’entre eux
conseillent le Phytothyrox, 85 % le sélénium, suivis par d’autres traitements
complémentaires dans des proportions variables. Seule une très faible proportion de
pharmaciens recommande l’usage de plantes médicinales, notamment la Targouda et
la noix du Brésil

13. L’efficacité des traitements alternatifs selon les officinaux interrogés

89
Figure : Opinion des pharmaciens/assistants en pharmacie sur l’efficacité des
traitements alternatifs des dysthyroïdies

La majorité des pharmaciens et assistants en pharmacie interrogés considèrent que les traitements alternatifs
peuvent être efficaces dans certains cas.

14. Risques et limites perçus des traitements alternatifs des dysthyroïdies :

Figure : Risques et limites rapportés des traitements alternatifs des dysthyroïdies


selon les pharmaciens/assistants en pharmacie interrogés

La plupart des officinaux que nous avons interrogés ont déclaré que les risques liés
aux traitements alternatifs des troubles thyroïdiens résident principalement dans
l’automédication, le retard de diagnostic, les effets indésirables potentiels ainsi que
les interactions médicamenteuses. Ils ont également mentionné que l’accès à ces
traitements peut être limité en raison de leur coût élevé

90
15. Les sources des connaissances des pharmaciens et assistants en pharmacie :

Figure : Les sources des connaissances des pharmaciens et assistants en pharmacie


Les différentes sources spécialisées utilisées par les officinaux avant de dispenser des produits à base de
plantes comprennent : Internet et les réseaux sociaux, les référentiels professionnels, leurs études
universitaires, la notice du produit, ainsi que les recommandations émanant des laboratoires

16. Connaissance de traitements alternatifs non disponibles en Algérie :

91
25%

Oui
Non

75%

Figure : Connaissance des pharmaciens/assistants en pharmacie concernant les


traitements alternatifs indisponibles en Algérie

75 % des pharmaciens/assistants en pharmacie que nous avons interrogés ont indiqué


connaître un traitement alternatif des troubles thyroïdiens, à savoir le NDT (Extrait
Naturel de Thyroïde Déshydraté de bovins).

17. Connaissance des plantes ou substances contre-indiquées dans les troubles thyroïdiens :

40%

Oui

60% Non

92
Figure : Niveau de connaissance des pharmaciens/assistants en pharmacie interrogés
sur les substances contre-indiquées en cas de dysthyroïdies

60 % des enquêtés que nous avons interrogés ont déclaré être informés des substances contre-indiquées chez
les patients atteints de troubles thyroïdiens, telles que le sucre, le gluten, le soja et les plantes goitrogènes. Ils
ont également précisé qu’ils ne recommandent pas l’utilisation du sélénium en cas d’hyperthyroïdie

18. Discussion :
Etude établie sur 20 officines pharmaceutiques dont la majorité regroupent des vendeurs et des assistants en
officine de niveau universitaire pour l’ensemble du personnel interrogé et avec une expérience intermédiaire.

Parmi les officinaux interrogés une partie peu significative seulement recevait des patients souffrant de
troubles thyroïdiens de façon fréquente comprenant une tranche d’age comprise entre 40 et 60 ans et
prédominance féminine lesquelles souffrent le plus souvent d’hypothyroïdie.

D’après les praticiens interrogés le recours à l’usage des traitements complémentaires est restreint avec un
penchant vers le phytothyrox en premier lieux et le thyrolib comme traitement des hypothyroïdies,
l’ashwagandha fait aussi partie des complément alimentaires employés pour atténuer certains symptômes
associés à l’hypothyroïdie notamment le stress et le déséquilibre hormonal, en l’occurrence certains
compléments alimentaires tels que la vitamine D le Zinc le Sélénium et l’Iode s’y ajoutent pour une
meilleure prise en charge et sont même recommandés par les officinaux pour la quasi-totalité des patients

93
souffrant de ces pathologies surtout grâce aux bons retours de leurs usages. Toutes les informations
précédemment citées proviennent de différentes sources comme les livres les réseaux sociaux.

Comme tout traitement il existe des risques relatifs à certains critères de prise de ces derniers prenons
exemple l’automédication qui constitue le critère le plus dangereux, les effets indésirables et certains critères
qui font que ces traitements reviennent à cout élevé donc pas à la portée de tous les patients d’où
l’interruption peut subvenir à tout moment reporta les officinaux que nous avons interrogés.

Il existe cependant des traitements alternatifs non disponible en Algérie dont 75% de nos praticiens
interrogés ont juger en connaitre certains dont le NDT (Extrait naturel de thyroïde déshydratée de bovins).

94
IV. Enquête auprès des médecins :

1. Profession :

4.5
4
4

3.5
3 3
3

2.5

1.5

0.5

0
Endocrinologues Internistes Généraliste

Figure : Répartitions des médecins selon leur profession

Sur l’ensemble des médecins ayant répondu à ce questionnaire, 40% sont des endocrinologues, 30% des
internistes et 30% des généralistes

2. Expérience professionnelle :

95
[10,20]ans

[5,10]ans

0 1 2 3 4 5 6 7 8

Figure : l’expérience professionnelle des médecins interrogés

(70%) des médecins interrogés ont une expérience professionnelle qui dépasse les 5
ans.
3. La zone d’exercice :

Figure : la zone d’exercice des médecins interrogés

La quasi-totalité des médecins interrogés exercent en ville de la wilaya de Blida

4. Fréquence de consultation des patients atteints de dysthyroïdies :

96
Figure : Fréquence de consultation des patients atteints de dysthyroïdies selon les
médecins interrogés.

Ce graphe montre que (50%) de ces médecins reçoivent souvent des patients
souffrant de troubles thyroïdiens.

5.L'âge moyen des patients :

Figure: L’âge moyen des patients atteints de dysthyroïdies selon les médecins
interrogés

(90%) des patients ont un âge compris entre 41 et 60 ans

97
[Link] sexe des patients atteints de dysthyroïdies :

Figure : Répartition par sexe des patients atteints de dysthyroïdies

La plupart des endocrinologues, internistes et des généralistes interrogés (90 %)


indiquent une prédominance des femmes dans leur patientèle.

[Link] thyroïdiennes les plus fréquemment rencontrées :

98
Figure : le pourcentage des pathologies thyroïdiennes les plus fréquemment rencontrées
selon les médecins interrogés

Selon les médecins interrogés, l’hypothyroïdie (90%) et le goitre (90%) sont les
pathologies les plus fréquentes, suivis par la thyroïdite auto-immune (70%),
l’hyperthyroïdie (60%), les nodules (50%) et enfin le cancer thyroïdien (30%).

[Link]équence des demandes des patients sur les traitements alternatifs :

Souvent

Parfois

Rarement

Jamais

0 1 2 3 4 5 6 7 8

Figure : Fréquence des demandes des patients sur les traitements alternatifs
(70 %) des médecins interrogés indiquent que les patients sollicitent parfois des conseils concernant des
traitements alternatifs pour leurs troubles thyroïdiens

[Link] de traitements alternatifs demandés par les patients

99
Figure : Types de traitements complémentaires demandés par les patients

La majorité des endocrinologues, internistes et médecins généralistes que nous avons


interrogés ont déclaré que de nombreux patients atteints de troubles thyroïdiens
demandent des conseils sur les plantes médicinales (70%) et les vitamines (50%),
certains s’intéressent également aux suppléments minéraux (sélénium, zinc, iode)
(40%) et aux compléments alimentaires (30%). L’un des médecins a même indiqué
recevoir des patients qui sollicitent des conseils concernant la hidjama (10%)

[Link] d’utilisation des traitements complémentaires

100
Figure : Moment d’utilisation des traitements complémentaires

L’ensemble des médecins interrogés ont déclaré que leurs patients utilisent les
traitements alternatifs des dysthyroïdies en complément de la médecine
conventionnelle

[Link] de traitements alternatifs recommandés par les médecins pour les


dysthyroïdies

101
1

Noix de terre Noix de Brésil

Figure : Types de traitements alternatifs recommandés par les médecins pour les dysthyroïdies

La quasi-totalité des médecins interrogés recommandent l’utilisation du sélénium (90%) et de la vitamine D


(80%) pour soutenir la fonction thyroïdienne. Ils encouragent également le suivi d’un régime alimentaire
adapté (70%). La majorité d’entre eux incitent leurs patients à prendre des compléments alimentaires tels
que le Phyto thyrox (60 %) et la L-tyrosine (40%), ainsi que d’autres minéraux comme l’iode (50%) et le
zinc. Seule une faible proportion (30%) de médecins recommandent l’usage de plantes médicinales, et un
seul médecin a conseillé le recours à la hidjama

102
[Link] et limites des traitements alternatifs des dysthyroïdies :

Figure : Risques et limites des traitements alternatifs des dysthyroïdies selon les
médecins interrogés
Selon les médecins interrogés, les principaux risques évoqués sont l’automédication
(90 %), les effets indésirables (70 %) et les interactions médicamenteuses (60 %).
D’autres limites mentionnées incluent le retard de diagnostic (50 %), le risque
d’intoxication (40 %) ainsi que le déséquilibre hormonal (30 %).

[Link] sources d’information des médecins sur les traitements alternatifs :

103
Figure : sources d’information des médecins interrogés sur les traitements alternatifs

Pour la prescription et les conseils, la plupart des médecins se basent sur différents
revues médicales et sites, d’autres s’appuient sur leurs études universitaires et les
formations continues

14. Connaissance des médecins sur les traitements alternatifs non


disponibles en Algérie :

Figure : Connaissance des médecins sur les traitements alternatifs non disponibles
en Algérie

La plupart des médecins que nous avons interrogés ne connaissent pas de traitement
104
alternatif pour la thyroïde qui ne soit pas disponible en Algérie, tandis que les autres
ont déclaré en connaître

15. Les Substances toxiques ou contre-indiquées en cas de troubles


thyroïdiens :

Figure : Les Substances toxiques ou contre-indiquées en cas de troubles thyroïdiens

Tous les médecins que nous avons interrogés sont informés des plantes et des
substances interdites en cas de troubles thyroïdiens ; les plus fréquemment citées
comme étant contre-indiquées sont le gluten, le soja et le sucre. Ils sont également
mentionnés l’excès en iode, les plantes goitrogènes ainsi que les produits non
contrôlés , susceptibles de perturber l’équilibre thyroïdien.

Notre enquête a touché 4 endocrinologues ,3 internistes et 3 médecins généralistes,


dont 30 % ont une expérience confirmée et 70 % un niveau intermédiaire. Ils exercent
tous dans la wilaya de Blida, dont 80 % en ville et 20 % dans des quartiers
périphériques.

[Link] :

Etude faite comprenant au total 10 médecins entre endocrino internistes et généralistes expérimentés
exerçants dans la ville.

Selon les médecins de notre étude les troubles de la thyroide constituent un motif fréquent de consultation
notamment les hypothyroidies le goitre multinodulaire et les thyroidites auto-immunes répandues sur une
105
population dont les ages varient entre 41 et 60 ans.

Concernant les traitements alternatifs les patients en demandent parfois auprès de leurs médecins
généralement les plantes les vitamines, suppléments minéraux, compléments alimentaires et Hidjama et ce
toujours en complément de la médecine conventionnelle, d’où les supplémentations recommandées par les
praticiens englobent souvent un régime alimentaire adéquat, vitamine D, Zinc, Sélénium, les noix de terre
ainsi que les noix de Brésil moins fréquemment prescrits.

L’automédication et les effets indésirables ainsi que les interactions médicamenteuses constituent des
risques considérables lors de l’utilisation des traitements alternatifs.

Selon les praticiens interrogés leurs sources d’informations sont notamment les revues médicales ainsi les
formations médicales spécialisées qui ont pour but d’apporter toute sorte de nouveautés y compris les
traitements non existants en Algérie à savoir le NDT et les traitements jugés contre indiqués en cas de
troubles thyroïdiens comme par exemple le soja le gluten et le sucre il y a également les prises non
contrôlées et excessive de l’iode toutes ces dernières sont susceptibles d’engendrer des déséquilibres
thyroïdiens qui peuvent être potentiellement dangereux.

106
V. Inventaire et recherche bibliographique :
Le tableau suivant représente l’ensemble les plantes utilisées par les patients atteints
de troubles thyroïdiens, recommandés par les herboristes et conseillés par les
pharmaciens et les médecins.
2

Famille Nom Nom Nom mahladie Partie Mode de Application Posologi

NC,P,M
scientifique francais vernaculai traitée utilisée préparation e et

NCH
NCP
e durée

Costus Qist el Hypothyr Racine Décoction; Une tasse en verre 2f/j 8 15 /


indien Hindi; oïdie ; poudre de la décoction est pendant
Actéracées

‫القسط‬ Thyroïdie administrée 3 mois


‫الهندي‬ quotidiennement à
jeun et le soir/Une
Saussurea demie cuillère à
costus(Falc.) café de la poudre
Lipsch avec l’eau ou lait

Bunium Noix de ; ‫تالغودة‬ Hypothyr Racine Poudre Une cuillère à café 2f/j 13 15 3
Apiacées

bulbocastan terre Talghouda oiie de la poudre est pendant


um mélangée avec une 3 mois
boite de yaou ou
avec du miel
Atriplex Arroche Gtaf ; Hypothyr Feuille Infusion Une tasse en verre 1 fois par 8 13 /
Amaranthacées

halimus L. halime ‫القطف‬ oidie/ /Maceratio d’infusion ou jour/Cure


goitre n Maceration de s de 2 à
feuille d’atriplex est 3
prise semaines
quotidiennement à , avec
jeun pauses
régulière
s.
Bertholletia Noix de ‫الجوز‬ Hypothyr Graine Crus Consommer les 1à2 7 15 3
Lecythidaceae

Excelsa Brésil ; ‫البرازيلي‬ oidie graines telles noix par


Aljouz quelles. jour
elbrazili

Nigella Nigelle Al habba Hypothyr Graine poudre Une cuillère à café 1 a 2f/j 2 7 /
Sativa saoudae; oidie de poudre pendant
Ranuneulacées

‫الحبة‬ mélangée dans le 2 mois


‫السوداء‬ miel ou saupoudrée
sur les repas

Withania Gensin Ashwagan Hypothyr Racine poudre Une cuillère à café 1 0 15 /


somnifera indien dha pidie de poudre dans un fois/jour ,
‫أشواغاندا‬ verre de lait tiède 6à8
Solanacées

semaines

Tableau : Liste des plantes médicinales utilisées pour la gestion des troubles thyroïdiens dans la région de Blida et leur application

2
NCP : Nombre de citation de population/ NCH : Nombre de citation des herboristes / NC.P.M : Nombre de citation des
pharmaciens et médecins
107
108
Le tableau suivant représente l’ensemble des autres traitements complémentaires
utilisés par les patients atteints de dysthyroidie,prescrits ou conseillés par les
médecins et les pharmaciens

Traitements Pathologie Précautions d’emploi


proposés
Zinc Hypothyroïdie, Thyroïdites Surveillance en cas d’excès (peut interférer avec le
auto-immunes (Hashimoto) cuivre).

Sélénium Hypothyroïdie, Hashimoto Ne pas utiliser en cas d’insuffisance rénale ; éviter le


surdosage.

Iode Hypothyroïdie liée à une Contre-indiqué en cas de Basedow ou nodules


carence iodée autonomes.

Vitamine D Hypothyroïdie, maladies auto- Vérifier le taux sérique avant supplémentation.


immunes (Hashimoto,
Basedow)
Phyto Thyrox Hypothyroïdie Produit disponible en Algérie. Usage sous supervision
médicale. Contient des extraits végétaux à effet
hormonal potentiel.

Hypothyroïdie liée à un déficit Éviter en cas d’hyperthyroïdie ou de troubles


L-Tyrosine nutritionnel cardiovasculaires.

Hidjama Hypothyroïdie / maladie de À éviter en cas d’anémie sévère, troubles de la


Hashimoto coagulation. Pratiquée uniquement par un
professionnel formé.

Tableau: Liste des autres traitements complémentaires utilisés par les patients
atteints de dysthyroïdie

VI. Monographie des plantes les plus citées dans nos enquêtes :
Les monographies des plantes suivantes sont représentées en annexes :

 Noix de terre (annexe VII)


 Costus indien (annexe VIII)
 Noix de Brésil (annexe IX)

109
 Atriplex (annexe X)
 Nigelle (annexe XI)
 Ashwagandha (annexe XII)

110
Conclusion

La dysthyroïdie représente une pathologie fréquente et complexe, qui impacte de manière significative le
bien-être physique, psychique et social des patients. Si la médecine conventionnelle propose des traitements
efficaces et bien établis, les limites de ces thérapeutiques, qu’il s’agisse des effets indésirables, de
l’inobservance ou de l’insatisfaction ressentie, favorisent le recours croissant à des approches
complémentaires et alternatives. La phytothérapie, les compléments alimentaires et les vitamines figurent
parmi les options les plus sollicitées par les patients algériens, qui puisent dans un riche patrimoine
phytothérapeutique transmis de génération en génération.

Ce mémoire a permis de mettre en évidence la diversité des pratiques, la variété des plantes médicinales
utilisées et l’importance accordée par les patients au retour vers des solutions naturelles. Il a également
souligné le rôle croissant des compléments nutritionnels, tels que le sélénium et la vitamine D, dont l’intérêt
potentiel dans la régulation des fonctions thyroïdiennes est aujourd’hui mieux documenté, tout en
nécessitant des études cliniques complémentaires pour confirmer leur bénéfice réel et leur innocuité.

L’exploitation rationnelle de ces ressources passe par le développement d’études scientifiques rigoureuses,
le renforcement des connaissances pharmacologiques des professionnels de santé et l’information des
patients sur les précautions d’usage. L’intégration de la phytothérapie et des suppléments nutritionnels dans
une démarche thérapeutique globale, combinant médecine conventionnelle et approches complémentaires
fondées sur des preuves, constitue une perspective prometteuse pour enrichir l’arsenal thérapeutique et
améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de dysthyroïdies.

Il est donc indispensable de continuer à promouvoir une recherche multidisciplinaire, à valoriser la


biodiversité locale et à renforcer la collaboration entre les différents acteurs du système de santé. Cette
approche intégrative, respectueuse à la fois des savoirs traditionnels et des exigences scientifiques
contemporaines, pourra contribuer à répondre aux attentes des patients et à optimiser la prise en charge des
troubles thyroïdiens dans notre pays.

111
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123
ANNEXES

124
ANNEXE I : QUESTIONNAIRE DISTINE AUX PERSONNES
ATTEINTES DE TROUBLE DE LA THYROÏDE

Dans le cadre de préparation du mémoire de fin d’étude pour l’obtention du diplôme


de Docteur en pharmacie, et dans le but de réaliser un support qui sécurise l’utilisation
des traitements alternatifs par les personnes atteintes de dysthyroïdies, Nous vous
prions de bien vouloir consacrer quelques minutes de votre temps pour répondre à
notre questionnaire.
Vos réponses seront traitées de manière anonyme.

Informations générales :

1. Age :
2. Sexe : Homme ☐ Femme ☐
3. Niveau académique : Analphabète ☐ Primaire ☐ CEM ☐ Lycée ☐
Université ☐
4. Profession :
5. Wilaya de résidence :
6. Lieu de résidence : Ville ☐ village☐ compagne ☐
Pathologies :

1. Problème(s) endocrino-
thyroïdien(s) :...........................................................................................................

.......................................................................................................................................................

2. Antécédents familiaux ? OUI ☐ NON ☐

3. Pathologies associées ? OUI ☐ NON ☐

Si OUI, laquelle
/lesquelles : ...............................................................................................................................

.....................................................................................................................................

4. Traitement(s)
utilisé(s): .................................................................................................................................
........................................................................................................................................

Traitements alternatifs :

1. Aviez-vous l’habitude de prendre des plantes comme remède ? OUI ☐ NON ☐

Si OUI, quels sont les plantes que vous aviez l’habitude de prendre, et pour quelle(s)

125
indication(s) ? ...............................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
............................................................................................. .........................................................
.......................

2. Utilisez-vous une thérapie alternative au traitement médical de votre pathologie


thyroïdienne?
Jamais ☐ Rarement ☐ Parfois ☐ Souvent ☐ Très souvent ☐

3. Si OUI, quels types de traitements avez-vous utilisés ?


Plantes médicinales☐ Compléments alimentaires☐ Hidjama☐ Acupuncture☐
Supplémentation en minéraux (iode, sélénium, zinc…etc.) ☐ Autres ☐

Si Autres,
préciser:.........................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................

Utilisation des plantes médicinales en cas de dysthyroïdie :

1. Pourquoi vous soignez-vous avec des plantes médicinales ?


Elles sont sans danger ☐ Elles sont plus efficaces ☐ Habitude ☐
Autres ☐

-Si Autres,
préciser : .......................................................................................................................................
.....

2. Quand est-ce que vous les utilisez ?


Avant d’avoir recours à la médecine conventionnelle ☐ Apres échec de la médecine
conventionnelle ☐ En complément de celle-ci ☐

3. Par quel biais connaissez-vous les plantes médicinales ? Héritage familial / entourage☐
Pharmacien☐
Médecin☐ Herboriste ☐ Réseaux sociaux ☐ Internet ☐
Autres ☐
-Si Autres, préciser
………………………………………………………………………………………….

4. Si vous ne les prenez pas, pourquoi refusez-vous de prendre des produits à base des
plantes ?

126
…………………………………………………………………………………………………
……………….………………………………………………………………………………

5. Connaissez-vous des plantes ou substances toxiques ou contre-indiquées en cas de


troubles thyroïdiens ?
OUI ☐ NON ☐

Si OUI, citez-les :
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
Les plantes médicinales utilisées par informateur
Nom Maladie Prov Pa Autre Préparation Mode Posologi Résultat Associée
de la traitée enan rti s d’admi e + Effets au
plante ce e plant nistrati + indésira traitement
uti es on Durée bles médical
lisé associ observés ou non
e ées à +Toxicit
la é
prépa
ratio
n

Autres traitements alternatifs utilisés par informateur


Traitement Maladie Source ou Mode Résultat Avant Observation
alternatif traitée lieu de d’utilisation + Après
+ l’obtention et/ou Effets En
Composition du Durée de indésirables complément
traitement traitement observés au
+Toxicité traitement
médical

127
‫‪ANNEXE‬‬ ‫استبيان موّج ه لألشخاص المصابين ‪II :‬‬
‫باضطرابات الغدة الدرقية‬
‫في إطار إعداد مذكرة التخرج لنيل شهادة دكتور في الصيدلة‪ ،‬وبهدف إعداد مرجع‬
‫يؤّم ن استخدام العالجات البديلة من طرف المرضى المصابين باضطرابات الغدة‬
‫الدرقية‪ ،‬نرجو منكم التكّر م بتخصيص بضع دقائق من وقتكم لإلجابة على هذا‬
‫‪.‬االستبيان‬

‫‪.‬نؤكد لكم أّن جميع إجاباتكم سُتعاَلج بسرية وبشكل مجهول الهوية‬

‫معلومات عامة‬

‫العمر ‪1.‬‬
‫……………………………………………………………………‬

‫الجنس‪2.‬‬
‫☐ أنثى ☐‬ ‫ذكر‬

‫المستوى الدراسي‪3.‬‬
‫☐ جامعي ☐‬ ‫☐ ثانوي‬ ‫☐ متوسط‬ ‫☐ ابتدائي‬ ‫أمي‬

‫المهنة‪4.‬‬
‫……………………………………………………………………‬

‫الوالية‪5.‬‬
‫……………………………………………………………………‬

‫مكان اإلقامة‪6.‬‬
‫☐ ريف ☐‬ ‫☐ قرية‬ ‫مدينة‬

‫األمراض‬

‫المشكلة‪/‬المشاكل المتعلقة بالغدة الدرقية‪1.‬‬


‫……………………………………………………………………‬
‫……………………………………………………………………‬

‫هل لديك سوابق عائلية لإلصابة باضطرابات الغدة الدرقية؟‪2.‬‬


‫☐ ال ☐‬ ‫نعم‬

‫‪128‬‬
‫هل تعاني من أمراض أخرى مصاحبة؟‪3.‬‬
‫☐ ال ☐‬ ‫نعم‬

‫إذا كانت اإلجابة نعم‪ ،‬ما هي؟‬


‫……………………………………………………………………‬
‫……………………………………………………………………‬

‫ما هي العالجات المستخدمة‪4.‬‬


‫……………………………………………………………………‬
‫…………………………………………………………………‬

‫العالجات البديلة‬

‫هل اعتدت على استعمال النباتات كعالج؟ ‪1.‬‬


‫☐ ال ☐‬ ‫نعم‬

‫إذا كانت اإلجابة نعم‪ ،‬ما هي النباتات التي كنت تستعملها وألي دواعي؟ ✦‬
‫……………………………………………………………………‬
‫……………………………………………………………………‬

‫هل تستعمل عالًج ا بدياًل للعالج الطبي الخاص بمرض الغدة الدرقية؟‪2.‬‬
‫☐ كثيًر ا جًدا ☐‬ ‫☐ غالًبا‬ ‫☐ أحياًنا‬ ‫☐ نادًر ا‬ ‫أبًدا‬

‫إذا كانت اإلجابة نعم‪ ،‬ما نوع العالجات التي استعملتها؟‪3.‬‬


‫نباتات طبية ☐‬
‫مكمالت غذائية ☐‬
‫الحجامة ☐‬
‫الوخز باإلبر ☐‬
‫مكمالت معدنية (يود‪ ،‬سيلينيوم‪ ،‬زنك‪ ،‬إلخ) ☐‬
‫‪:‬أخرى ☐‬
‫……………………………………………………………………‬

‫استعمال النباتات الطبية في حالة اضطرابات الغدة الدرقية‬

‫لماذا تستعمل النباتات الطبية للعالج؟‪1.‬‬


‫ألنها آمنة ☐‬
‫ألنها أكثر فعالية ☐‬
‫بسبب العادة ☐‬
‫أخرى ☐‬

‫‪:‬إذا كانت اإلجابة "أخرى"‪ ،‬فّصل‬


‫……………………………………………………………………‬

‫‪129‬‬
‫متى تستعملها؟‪2.‬‬
‫قبل اللجوء للطب التقليدي ☐‬
‫بعد فشل الطب التقليدي ☐‬
‫كمكمل للعالج التقليدي ☐‬

‫كيف تعرفت على النباتات الطبية؟‪3.‬‬


‫من العائلة‪/‬المحيط ☐‬
‫الصيدلي ☐‬
‫الطبيب ☐‬
‫العّش اب ☐‬
‫مواقع التواصل االجتماعي ☐‬
‫اإلنترنت ☐‬
‫أخرى ☐‬

‫إذا لم تستعمل النباتات الطبية‪ ،‬لماذا ترفض استخدامها؟‪4.‬‬


‫……………………………………………………………………‬

‫هل تعرف نباتات أو مواد سامة أو ممنوعة في حالة اضطرابات الغدة‬


‫الدرقية؟‪5.‬‬
‫☐ ال ☐‬ ‫نعم‬

‫‪:‬إذا كانت اإلجابة نعم‪ ،‬اذكرها‬


‫……………………………………………………………………‬
‫……………………………………………………………………‬

‫‪130‬‬
‫اسم النبتة‬ ‫المصدر‬ ‫الجزء‬ ‫نباتات‬ ‫طريقة‬ ‫طريقة‬ ‫الجر‬ ‫المدة‬ ‫النتيجة‬ ‫مرتبط‬
‫المستعم‬ ‫أخرى‬ ‫التحضير‬ ‫االستعم‬ ‫عة‬ ‫اآلثارالجانبية‬ ‫ة‬
‫ل‬ ‫مرتبطة‬ ‫ال‬ ‫الملحوظة‬ ‫بالعالج‬
‫بالتحضي‬ ‫السّمية‬ ‫الطبي‬
‫ر‬ ‫أو ال‬

‫النباتات الطبية التي يستخدمها الُمخِبر‬

‫عالجات بديلة أخرى مستعملة من طرف الُمخِبر‬


‫العالج البديل‬ ‫المرض‬ ‫النتيجة طريقة االستعمال المصدر أو‬ ‫اآلثار الجانبيةا‬ ‫قبل‬
‫‪+‬‬ ‫المعالج‬ ‫مكان‬ ‫و‪/‬أو مدة العالج‬ ‫لملحوظة‬ ‫بعد‬
‫التركيبة‬ ‫الحصول‬ ‫السّمية‬ ‫كمكمل‬
‫على‬ ‫للعالج‬
‫العالج‬ ‫الطبي‬

‫‪131‬‬
ANNEXE III : QUESTIONNAIRE DISTINÉ AUX PHARMACIENS
D’OFFICINE

Dans le cadre de préparation du mémoire de fin d’étude pour l’obtention du diplôme


de Docteur en pharmacie, et dans le but de réaliser un support qui sécurise l’utilisation
des traitements alternatifs par les personnes atteintes de dysthyroïdies, Nous vous
prions de bien vouloir consacrer quelques minutes de votre temps pour répondre à
notre questionnaire.
Vos réponses seront traitées de manière anonyme

Informations générales :
1. Vous êtes : Un pharmacien☐ Un assistant/vendeur en pharmacie☐
2. Niveau académique :
3. Expérience professionnelle en officine :
4. Wilaya d’exercice :
5. Zone d’exercice : Ville☐ Milieu rural☐ Banlieue/Quartier☐
Centre commercial ☐

Les dysthyroïdies en officine:


1. Recevez-vous régulièrement des patients souffrant de dysthyroïdies dans votre
pharmacie ?
Jamais ☐ Rarement ☐ Parfois ☐ souvent ☐ très souvent ☐
2. Quel est l’âge moyen de ces patients ?
Moins de 20 ans ☐ 20 à 40 ans ☐ 41 à 60 ans ☐ Plus de 60
ans ☐
3. Quelle est la répartition par sexe de ces patients?
Prédominance des femmes☐ Prédominance des hommes☐ Répartition égale ☐
4. Quelle est la pathologie thyroïdienne la plus fréquente chez ces patients ?
Hypothyroïdie☐ Hyperthyroïdie☐ Thyroïdie auto-immune☐ Thyroïdites ☐
Autres ☐
Si Autres, préciser
...............................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
Les traitements alternatifs des dysthyroïdies :
1. Ces patients vous demandent-ils des conseils sur des traitements complémentaires
(produits à base de plantes, compléments alimentaires,… etc.) pour leurs dysthyroïdies ?
Jamais ☐ Rarement ☐ Parfois ☐ souvent ☐ très souvent ☐

132
2. Quels sont les produits à base de plantes les plus demandés ou utilisés par les patients
souffrant de dysthyroïdies et leurs indications?
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
3. Quels sont les compléments alimentaires les plus demandés ou utilisés par les patients
souffrant de dysthyroïdies ?
Iode ☐ Sélénium ☐ Zinc ☐ Vitamine D ☐ Autres ☐
Préciser..........................................................................................................................................
..................................................................................................................................................
4. Recommandez-vous des traitements alternatifs pour les dysthyroïdies ?
Non ☐ Plantes médicinales☐ Compléments alimentaires☐ Hidjama☐
Vitamines☐ Supplémentation en minéraux (iode, sélénium, zinc…etc.) ☐
Acupuncture☐ Autres ☐
Si Autres,
préciser:.........................................................................................................................................

5. Pensez-vous que ces traitements alternatifs sont efficaces?


Oui, toujours ☐ Oui, parfois ☐ Non ☐
Préciser..........................................................................................................................................

6. Quels sont, selon vous, les risques et limites des traitements alternatifs des dysthyroïdies?
.......................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
7. Quelles sont vos références lors de la dispensation des produits à bases de plantes et des
compléments alimentaires ?
Référentiels ☐ Revues professionnelles☐ Notice du produit ☐
Laboratoires☐ Etudes universitaires☐ Livres☐ Applications☐ Internet et
réseaux sociaux☐ Autres☐

Préciser:...................................................................................................................................

[Link]-vous un traitement alternatif efficace pour ces patients, mais qui n'est pas encore
disponible en Algérie ? OUI☐ NON ☐
Préciser:.........................................................................................................................................

7. Connaissez-vous des plantes ou substances toxiques ou contre-indiquées en cas de


troubles thyroïdiens?
OUI☐ NON ☐
Si OUI, citez-les :
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………

133
134
Liste des traitements alternatifs proposés en cas de dysthyroïdies
Traitements Pathologie Précautions Observation
proposés d’emploi
Toxicité

135
ANNEXE IV : QUESTIONNAIRE DISTINÉ AUX MEDECINS

Dans le cadre de préparation du mémoire de fin d’étude pour l’obtention


du diplôme de Docteur en pharmacie, et dans le but de réaliser un support
qui sécurise l’utilisation des traitements alternatifs par les personnes
atteintes de dysthyroïdies, Nous vous prions de bien vouloir consacrer
quelques minutes de votre temps pour répondre à notre questionnaire.
Vos réponses seront traitées de manière anonyme

Informations générales :
1. Profession :

2. Expérience professionnelle:

3. Wilaya d’exercice :

4. Zone d’exercice : Ville􀀀 Milieu rural􀀀 Banlieue/Quartier􀀀

Informations sur les patients atteints de dysthyroïdies :

1. Recevez-vous régulièrement des patients souffrant de dysthyroïdies?


Jamais 􀀀 Rarement 􀀀 Parfois 􀀀 souvent 􀀀 très souvent 􀀀

2. Quel est l’âge moyen de ces patients ?


Moins de 20 ans 􀀀 20 à 40 ans 􀀀 41 à 60 ans 􀀀 Plus de 60 ans 􀀀

3. Quelle est la répartition par sexe de ces patients?


Prédominance des femmes􀀀 Prédominance des hommes􀀀 Répartition
égale 􀀀

4. Quelle est la pathologie thyroïdienne la plus fréquente chez ces patients


?
......................................................................................................................
................
......................................................................................................................
..................
Les traitements alternatifs des dysthyroïdies :

1. Vos patients vous demandent-ils des conseils sur l’utilisation des


traitements

complémentaires pour leurs dysthyroïdies ?


Jamais 􀀀 Rarement 􀀀 Parfois 􀀀 souvent 􀀀 très souvent 􀀀

2. Si OUI, Quels sont ces traitements?

Plantes médicinales􀀀 Compléments alimentaires􀀀 Hidjama􀀀 Vitamines􀀀

136
Supplémentation en minéraux (iode, sélénium, zinc…etc.) 􀀀 Acupuncture􀀀
Autres 􀀀
Préciser:.........................................................................................................
......................................................................................................................
................................
......................................................................................................................
.................
......................................................................................................................
.................

1. Quand est-ce qu’ils sont utilisés ?


Avant d’avoir recours à la médecine conventionnelle 􀀀 Apres échec de la
médecine conventionnelle 􀀀 En complément de celle-ci 􀀀

3. Recommandez-vous des traitements alternatifs pour les dysthyroïdies ?


Non 􀀀 Plantes médicinales􀀀 Compléments alimentaires􀀀 Hidjama􀀀
Vitamines􀀀
Supplémentation en minéraux (iode, sélénium, zinc…etc.) 􀀀 Acupuncture􀀀
Autres 􀀀

SiAutres,préciser:..........................................................................................
.................
......................................................................................................................
.................
......................................................................................................................
.................
4. Selon votre expérience, Ces traitements alternatifs sont efficaces?
Oui, toujours 􀀀 Oui, parfois 􀀀 Non 􀀀
Préciser..........................................................................................................
................
......................................................................................................................
........................................................
5. Quels sont, selon vous, les risques et limites des traitements alternatifs
des dysthyroïdies?
......................................................................................................................
......................................................................................................................
..................................
......................................................................................................................
.................
6. Quelles sont vos sources d’information sur ces traitements
complémentaires ?
......................................................................................................................
......................................................................................................................
...............................
......................................................................................................................
.................
7. Connaissez-vous un traitement alternatif efficace pour ces patients,
mais qui n'est pas encore disponible
en Algérie ? OUI􀀀 NON 􀀀

137
Préciser:.........................................................................................................
................

8. Connaissez-vous des plantes ou substances toxiques ou contre-


indiquées en cas de troubles thyroïdiens?
OUI 􀀀 NON 􀀀
Si OUI, citez-les :
………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………….

138
Traitements Pathologie Association Effets Précautions Résultat
complémentaires au indésirables d’emploi (Bilan
(consommés par traitement rapportés biologique
les patients ou médical ou +/- amélioré
que vous non Toxicité ou non)
recommandez)

139
ANNEXE V : QUESTIONNAIRE DISTINÉ AUX
HERBORISTES
Dans le cadre de préparation du mémoire de fin d’étude pour l’obtention du diplôme de
Docteur en pharmacie, et dans le but de réaliser un support qui sécurise l’utilisation des
traitements alternatifs par les personnes atteintes de dysthyroïdies, Nous vous prions de bien
vouloir consacrer quelques minutes de votre temps pour répondre à notre questionnaire.
Vos réponses seront traitées de manière anonyme

Informations générales :
1. Age :
2. Niveau académique : Analphabète ☐ Primaire ☐ CEM ☐ Lycée ☐
Université ☐
3. Expérience professionnelle :
4. Formation professionnelle :
5. Wilaya d’exercice :
6. Zone d’exercice : Ville☐ Milieu rural☐ Banlieue/Quartier☐

Les dysthyroïdies en officine:


1. Recevez-vous régulièrement des patients souffrant de dysthyroïdies dans votre
pharmacie ?
Jamais ☐ Rarement ☐ Parfois ☐ souvent ☐ très souvent ☐
2. Quel est l’âge moyen de ces patients ?
Moins de 20 ans ☐ 20 à 40 ans ☐ 41 à 60 ans ☐ Plus de 60
ans ☐
3. Quelle est la répartition par sexe de ces patients?
Prédominance des femmes☐ Prédominance des hommes☐ Répartition égale ☐
4. Quelle est la pathologie thyroïdienne la plus fréquente chez ces patients ?
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
.............................................. ........................................................................................................

Les traitements alternatifs des dysthyroïdies :


5. Ces patients vous demandent-ils des conseils sur des traitements complémentaires
pour leurs problèmes de thyroïde ?
Jamais ☐ Rarement ☐ Parfois ☐ souvent ☐ très souvent ☐
6. Quels sont les produits les plus demandés ou utilisés par les patients souffrant de
dysthyroïdies et leurs indications?
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
.............................................. ........................................................................................................

140
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................

7. Recommandez-vous des traitements alternatifs pour les dysthyroïdies ?


Non ☐ Plantes médicinales☐ Compléments alimentaires☐ Hidjama☐
Vitamines☐ Supplémentation en minéraux (iode, sélénium, zinc…etc.) ☐
Acupuncture☐ Autres ☐
Si Autres,
préciser:.........................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
. Selon votre expérience, ces traitements alternatifs sont-ils efficaces?
Oui, toujours ☐ Oui, parfois ☐ Non ☐
Préciser..........................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
8. Quels sont, selon vous, les risques et limites des traitements alternatifs des
dysthyroïdies?
.......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
.................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
9. On vous a déjà signalé des effets indésirables suite à la prise d’un produit naturel?
.......................................................................................................................................................
.........................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
.........................................................................................................................................
10. Quels sont vos références (livres, référentiels, sites, applications, …) lors de la
dispensation des produits à bases de plantes et des compléments alimentaires ?
.......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
11. Connaissez-vous un traitement alternatif efficace pour ces patients, mais qui n'est pas
encore disponible en Algérie ? OUI☐ NON ☐
Préciser:.........................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................
12. Connaissez-vous des plantes ou substances toxiques ou contre-indiquées en cas de
troubles thyroïdiens? OUI☐ NON ☐
Si OUI, citez-les :
………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………..

141
Nom de Maladie Pro Parti Autres Préparation Mode Durée Résultat Associée
la traitée ven e plante d’admi + Effets au
plante anc utilis s nistrati indésirab traiteme
e ée associé on les nt
es à la observés médical
prépar +Toxicité ou non
ation

Les plantes médicinales utilisées par l’informateur

Autres traitements alternatifs utilisés par l’informateur

Traitement Maladie Source ou Mode Résultat Avant Observation


alternatif traitée lieu de d’utilisation + Après
+ l’obtention et/ou Effets En
Composition du Durée de indésirables complément
traitement traitement observés au
+Toxicité traitement
médical

142
143
‫‪ANNEXE VI‬‬ ‫استبيان موّج ه لبائعي االعشاب‬

‫في إطار إعداد مذكرة نهاية الدراسة للحصول على شهادة دكتوراه في الصيدلة‪ ،‬ومن أجل إعداد‬
‫مرجع يساهم في تأمين استعمال العالجات البديلة من قبل األشخاص المصابين باضطرابات‬
‫‪.‬الغدة الدرقية‪ ،‬نرجو منكم التكّر م بتخصيص بضع دقائق من وقتكم لإلجابة على هذا االستبيان‬

‫‪.‬نؤّكد لكم أن جميع اإلجابات سُتعالج بطريقة مجهولة الهوية وبسرية تامة‬

‫المعلومات العامة‬

‫العمر‪1.‬‬
‫……………………………………………………………………‬

‫المستوى األكاديمي‪2.‬‬
‫أمي ☐‬
‫ابتدائي ☐‬
‫متوسط ☐‬
‫ثانوي ☐‬
‫جامعي ☐‬

‫الخبرة المهنية‪2.‬‬
‫……………………………………………………………………‬

‫التكوين المهني‪3.‬‬
‫……………………………………………………………………‬

‫الوالية التي تمارسون فيها النشاط‪4.‬‬


‫……………………………………………………………………‬

‫مكان النشاط‪5.‬‬
‫مدينة ☐‬
‫ريف ☐‬
‫ضاحية‪/‬حي ☐‬

‫اضطرابات الغدة الدرقية في محل العّش اب‬

‫هل تستقبلون بانتظام مرضى يعانون من اضطرابات الغدة الدرقية؟‪1.‬‬


‫أبًدا ☐‬
‫نادًر ا ☐‬
‫أحياًنا ☐‬
‫غالًبا ☐‬
‫غالًبا جًدا ☐‬

‫ما هو متوسط أعمار هؤالء المرضى؟‪2.‬‬


‫أقل من ‪ 20‬سنة ☐‬
‫من ‪ 20‬إلى ‪ 40‬سنة ☐‬
‫من ‪ 41‬إلى ‪ 60‬سنة ☐‬
‫أكثر من ‪ 60‬سنة ☐‬

‫‪144‬‬
‫ما هو التوزيع حسب الجنس لهؤالء المرضى؟‪3.‬‬
‫أغلبهم نساء ☐‬
‫أغلبهم رجال ☐‬
‫توزيع متساٍو ☐‬

‫ما هو نوع اضطراب الغدة الدرقية األكثر شيوًعا لدى هؤالء المرضى؟‪4.‬‬
‫……………………………………………………………………‬

‫العالجات البديلة الضطرابات الغدة الدرقية‬

‫هل يطلب منكم هؤالء المرضى نصائح حول العالجات التكميلية لمشاكل الغدة‬
‫الدرقية؟‪1.‬‬
‫أبًدا ☐‬
‫نادًر ا ☐‬
‫أحياًنا ☐‬
‫غالًبا ☐‬
‫غالًبا جًدا ☐‬

‫ما هي المنتجات األكثر طلًبا أو استخداًم ا من قبل هؤالء المرضى وما هي‬
‫استعماالتها؟‪2.‬‬
‫……………………………………………………………………‬
‫……………………………………………………………………‬

‫هل توصي بالعالجات البديلة الضطرابات الغدة الدرقية؟‪3/‬‬


‫ال ☐‬
‫النباتات الطبية ☐‬
‫المكمالت الغذائية ☐‬
‫الحجامة ☐‬
‫الفيتامينات ☐‬
‫مكمالت المعادن (اليود‪ ،‬السيلينيوم‪ ،‬الزنك‪☐ )...‬‬
‫الوخز باإلبر ☐‬
‫أخرى ☐‬

‫‪:‬إذا اخترت "أخرى"‪ ،‬يرجى التحديد‬


‫……………………………………………………………………‬

‫حسب خبرتكم‪ ،‬هل تعتبرون هذه العالجات البديلة فّع الة؟‪4.‬‬


‫نعم‪ ،‬دائًما ☐‬
‫نعم‪ ،‬أحياًنا ☐‬
‫ال ☐‬

‫‪:‬يرجى التوضيح‬
‫……………………………………………………………………‬

‫ما هي‪ ،‬حسب رأيكم‪ ،‬المخاطر والحدود التي قد ترتبط بالعالجات البديلة‬
‫الضطرابات الغدة الدرقية؟‪5.‬‬
‫……………………………………………………………………‬

‫هل تم إبالغكم سابًق ا عن آثار جانبية بعد استعمال منتج طبيعي؟‪6.‬‬


‫……………………………………………………………………‬

‫‪145‬‬
‫ما هي المراجع التي تعتمدون عليها عند تقديم المنتجات النباتية والمكمالت‬
‫الغذائية؟‪7.‬‬
‫……………………………………………………………………‬

‫هل تعرفون عالًج ا بديًال فّع ااًل لهؤالء المرضى ولكنه غير متوفر في الجزائر؟‬
‫نعم ☐‬
‫ال ☐‬

‫‪.‬يرجى التحديد‬
‫……………………………………………………………………‬

‫هل تعرفون نباتات أو مواد سامة أو ممنوعة في حاالت اضطرابات الغدة الدرقية؟‪.‬‬
‫‪8‬‬
‫نعم ☐‬
‫ال ☐‬

‫‪:‬إذا كانت اإلجابة نعم‪ ،‬يرجى ذكرها‬


‫……………………………………………………………………‬
‫……………………………………………………………………‬

‫النباتات الطبية التي يستخدمها الُمخِبر‬


‫اسم النبتة‬ ‫المصدر‬ ‫الجزء‬ ‫نباتات‬ ‫طريقة‬ ‫طريقة‬ ‫الجر‬ ‫المدة‬ ‫النتيجة‬ ‫مرتبط‬
‫المستعم‬ ‫أخرى‬ ‫التحضير‬ ‫االستعم‬ ‫عة‬ ‫اآلثارالجانبية‬ ‫ة‬
‫ل‬ ‫مرتبطة‬ ‫ال‬ ‫الملحوظة‬ ‫بالعالج‬
‫بالتحضي‬ ‫السّمية‬ ‫الطبي‬
‫ر‬ ‫أو ال‬

‫‪146‬‬
‫عالجات بديلة أخرى مستعملة من طرف الُمخِبر‬
‫العالج البديل‬ ‫المرض‬ ‫النتيجة طريقة االستعمال المصدر أو‬ ‫اآلثار الجانبيةا‬ ‫قبل‬
‫‪+‬‬ ‫المعالج‬ ‫مكان‬ ‫و‪/‬أو مدة العالج‬ ‫لملحوظة‬ ‫بعد‬
‫التركيبة‬ ‫الحصول‬ ‫السّمية‬ ‫كمكمل‬
‫على‬ ‫للعالج‬
‫العالج‬ ‫الطبي‬

‫‪147‬‬
ANNEXE VII : Noix de terre (ou glande de terre)

Nom Scientifique: Bunium bulbocastanum

Famille: Apiacées

Nom Arabe :‫ترغودة‬

Description botanique :

Partie utilisée : tubercule

Composition Chimique :

Les racines croissent naturellement, produisent un


tubercule chargé d'amidon, qui peut être mangé cru ou
transformé en farine suite à son séchage. La farine est constituée de : 15,66% d'eau, 5,5% de
cendres, 7% de substances azotées, 1,34% de matières grasses, et 63,2% d'amidon et autres
glucides ,6,4% de cellulose.(Benkhalifa et al., s. d.)

Usages traditionnels :

Les tubercules de Bunium incrassatum sont consommés après cuisson sous la cendre, grillage
ou bouillage dans de l'eau salée (l’épluchage étant nécessaire pour éviter les irritations
gastriques). Une fois séchés et pilés, ils sont mélangés à de l’orge pour confectionner des
galettes. La plante entière sert également de fourrage pour les vaches, car elle est réputée
stimuler la production de lait. (Bellakhder Jamal)

Indications thérapeutiques

-Les recherches qui ont abouti à la conclusion que la fraction aqueuse du fruit de Bunium
bulbocastanum possède une propriété antioxydante et anticancéreuse notable sont citées chez
(Lefahal M, 2017.)

-propriétés antifongiques, phytotoxiques, antimicrobiennes et hémagglutinantes.(Bousetla et


al., 2011)

Effets sur la thyroïde :

Elle est employée par les herboristes pour traiter divers problèmes, y compris les troubles de
la thyroïde.

Elle détient un précieux trésor à exploiter pour le traitement du goitre et des troubles
thyroïdiens, ainsi qu'une culture adaptée aux zones montagneuses. L'étude chimique de cette
espèce n'a pas été réalisée auparavant.(Ahmed lecheheb et al., 2023)

Posologie : Aucune posologie standardisée validée par des études cliniques.

Toxicité et precautions d’emploi: Aucune étude toxicologique spécifique n’a été publiée sur
Bunium incrassatum.

148
149
ANNEXE VIII : Monographie du costus indien
Nom scientifique : saussurea costus

Famille : Astéracées

Nom arabe : ‫القسط الهندي‬

Description botanique :

Une plante herbacée médicinale précieuse, dont les racines


aromatiques sont recherchées pour leurs vertus thérapeutiques.
Le rhizome épais, brun foncé, strié de fibres longitudinales, dégage
une odeur balsamique caractéristique et conserve sa puissance
médicinale même après séchage.

Partie utilisée : rhizome

Composition chimique :

- huile volatile (composée de terpènes, sesquiterpènes et aplotaxène).

-un alcaloïde (la saussarine).

- résine. (Andrew,2016)

Effet thérapeutique :

-Propriétés toniques, stimulantes et antiseptiques.

-La racine est couramment utilisée, en association avec d'autres plantes, pour les troubles du
système respiratoire tels que la bronchite, l'asthme et la toux. Elle est également utilisée pour
traiter le choléra. (Andrew,2016)

Utilisation chez les personnes ayant un problème de la thyroïde :

Le costus indien semble avoir des effets antioxydants et modulateurs sur la fonction
thyroïdienne. En effet, un traitement avec des extraits de racines du costus indien ont atténué
les symptômes de l’hyperthyroïdie et les troubles enzymatiques hépatiques provoqués par
l’hypothyroïdie.

De plus, cette plante a permis de réguler et d’améliorer les niveaux des hormones
thyroïdiennes TSH et T4, modifiés lors d’hypo et de l’hyperthyroïdie. Les chercheurs
estiment, à partir de certaines observations, que les racines de costus peuvent être utilisées
comme thérapie adjuvante à la thyroxine dans le traitement de l’hypo- et l’hyperthyroïdie.
(Mujammami, 2020).

150
ANNEXE IX : Monographie de la noix de Brésile
Nom scientifique : Bertholletia excelsa Bonpl.

Famille : Lecythidaceae

Nom arabe : ‫الجوز البرازيلي‬

Description botanique :

L'arbre du noyer du Brésil, de grande taille et à la


couronne émergente, mesure souvent entre 50 et
60 mètres. Jusqu'à la formation du feuillage, son
tronc est droit et cylindrique sans aucune
ramification. Il peut atteindre un diamètre de 2,5
mètres et est couvert d'une écorce rugueuse de
couleur marron-grise, comportant des craquelures
longitudinales clairement perceptibles. La frondaison, pouvant s'étendre de 20 à 30 mètres de
diamètre, est constituée de rameaux bien espacés qui s'épanouissent au-dessus de la forêt. Ces
feuilles sont oblongues et simples, alternées, coriaces et caduques. Elles ont une forme
arrondie à la base et acérée au sommet, avec des contours entièrement ou partiellement
dentelés. Les pétioles ont une longueur variant de 20 à 35 centimètres.

La fleur de teinte blanc-jaune est zigomorphe, compte six pétales et se présente en épi isolé.
Inflorescence à l'extrémité ou sur les aisselles des feuilles supérieures, avec des épis disposés
en forme de panicules.

Le fruit de teinte brune est ligneux, présentant une structure sèche et indéhiscent. Dénommé «
oursin », il contient entre 10 et 25 graines (amandes). La graine de teinte brune a une taille de
4 cm (CIRAD, s. d.)

Composition chimique :

- Graine oléagineuse : riche en huiles, surtout en acide linoléique (acide gras insaturé).

-Riche en minéraux : Magnésium,Phosphore,Calcium : environ 178 mg/100 g,Magnésium :


environ 318 mg/kg

- Teneur élevée en sélénium : principal atout, avec un potentiel nutraceutique.

- Composition nutritionnelle : Lipides : 66 %, Glucides : 18,3 % (dont fibres : 8,3 %),


Protéines : 13% (Chunhieng et al., s. d.)

Indications thérapeutiques :

-Activité anti-inflammatoire ( Silva et al., 2023)

151
-Activité antioxydante (John et Shahidi, 2010)

-Activité antihyperlipidemique ( Silva et al., 2024)

-Activité anticancéreuse.(Ip et Lisk, 1994)

Régulation de la fonction thyroïdienne :

Le sélénium contenu dans la noix du Brésil est essentiel pour la synthèse des hormones
thyroïdiennes et pour la conversion de la thyroxine (T4) en triiodothyronine (T3). Une étude
menée par (Li et al., 2020)a montré qu'une consommation régulière et modérée de noix du
Brésil améliore significativement le statut en sélénium et l'équilibre hormonal chez des
patients atteints de dysfonction thyroïdienne légère.

152
ANNEXE X : Monographie de L’arroche halime

Nom scientifique : Atriplex halimus

Famille : Amaranthacées

Nom arabe : ‫القطف‬

Description botanique :

A. halimus est un arbuste vivace dressé, atteignant 3 m de


haut, ramifié dès la base, à l'écorce gris-blanc, et aux
feuilles de 10 à 30 mm de long et de 5 à 20 mm de large.
Leur forme est très variable, allant de deltoïdes-
orbiculaires à lancéolées, et elles sont atténuées à la base par un court pétiole. Bien qu'A.
halimus soit persistant, certaines feuilles disparaissent pendant les étés chauds et secs typiques
de son aire de répartition (Walker et al., 2014)

Partie utilisée : les feuilles

Composition chimique :

L'étude de la composition chimique révèle la présence de métabolites secondaires dans


Atriplex halimus tels que les tanins, les flavonoïdes, les saponines, les alcaloïdes et les résines,
et elle contient jusqu'à 10 % de chlorure de sodium. Elle se caractérise par une teneur élevée
en cendres et en fibres brutes, une teneur modérée en protéines brutes et une faible teneur en
matières grassesbrutes.(Benhammou et al., 2009)

Usages traditionnels :

-Atriplex halimus est utilisée comme nourriture pour le bétail grâce à ses feuilles riches en
nutriments.

-Les populations nomades et steppiques la consomment aussi comme aliment traditionnel.

-Au printemps, dans des régions comme Djelfa (Algérie) et Gabès (Tunisie), ses jeunes
pousses sont cuisinées comme des épinards.

-Malgré un goût un peu âcre dû aux saponines, elle reste bien acceptée par les habitants.

153
-Elle représente une ressource alimentaire utile en période de sécheresse ou de conditions
difficiles. (Nedjimi et al., s. d.)

Indications thérapeutiques :

-Elle est utilisée traditionnellement pour traiter l’hyperglycémie, notamment chez les
populations steppiques.

-Elle contient du chrome, qui aide à réguler la glycémie en renforçant l'action de l’insuline.

-Elle est utilisée pour soigner les inflammations des voies urinaires comme les cystites.

-Elle aide à éliminer les calculs urinaires (lithiases).

-C’est une plante diurétique et dépurative, utile pour drainer les tissus et éliminer les toxines.

-Elle contient des flavonoïdes aux propriétés antioxydantes, qui protègent le foie contre le
cancer.

-Elle possède des alcaloïdes comme la berbérine, connue pour ses effets antimicrobiens et
anti-inflammatoires.

-Elle est aussi recommandée contre la malaria.

-La pipérine présente dans la plante a des effets anticonvulsivants et antiépileptiques.


(Nedjimi et al., s. d.)

Effets sur la thyroïde :

L'Atriplex halimus L est employé dans la médecine traditionnelle pour traiter les
dysthyroïdies. (Benhenia et Messaoud, 2021)

Elle est utilisée dans le traitement des kystes thyroïdiens, en raison de son efficacité
potentielle. Elle renferme un ensemble de substances actives capables d’inhiber la sécrétion
des hormones thyroïdiennes, en agissant sur certaines hormones impliquées dans la régulation
de l’activité de la thyroïde. Ainsi, elle contribue à freiner l’hyperthyroïdie.(Boudaba et
Messaoudi, 2024)

154
155
ANNEXE XI : Monographie de la Nigelle

Nom scientifique : Nigella sativa

Famille : Ranunculaceae

Nom arabe : ‫ حبة البركة‬,‫حبة السوداء‬

Description botanique : Nigella sativa est une plante à


fleurs annuelle. Elle atteint 20 à 30 cm de haut et possède des
feuilles linéaires lancéolées. Ses fleurs délicates comptent 5 à
10 pétales et sont généralement jaunes, blanches, roses, bleu
pâle ou violet pâle. Le fruit est une grande capsule gonflée
composée de 3 à 7 follicules réunis, chacun contenant de
nombreuses graines. Les graines noires sont aplaties,
oblongues et anguleuses, en forme d'entonnoir, mesurant 0,2
cm de long et 0,1 cm de large (Forouzanfar et al., 2014)

Partie utilisée : les graines mures séchées

Composition chimique :

1. Huiles fixes :Acides gras insaturés : linoléique, oléique,


eicosadiénoïque, DGLA

Acides gras saturés : palmitique, stéarique

2. Huiles essentielles :Thymoquinone, thymohydroquinone, dithymoquinone (nigellone)

Composés aromatiques : carvacrol, α-pinène, terpinéol, anéthole, thymol


3. Alcaloïdes :Isoquinoléines : nigellicimine, nigellicimine-N-oxide et pyrazoles : nigellidine,
nigellicine

4. Autres :Stérols végétaux : β-sitostérol, stigmasterol ,protéines, glucides, vitamines,


minéraux. (Forouzanfar et al., 2014; Srinivasan, 2018)

Usages traditionnels : Utilisée pour soulager le rhume, la grippe, les migraines, les sinusites,
les affections pulmonaires et l’asthme.

Les graines de nigelle sont très employées par les algériens pour aromatiser le pain : quelques
graines cassées sont ajoutées à la pâte en surface avant la cuisson

Indications thérapeutiques

B. Amélioration de l’hyperlipidémie (dyslipidémie).


C. Comme traitement adjuvant dans la gestion de l’hypertension.
D. Comme traitement adjuvant pour le contrôle de la glycémie dans le diabète de type 2.
E. Modulation du système immunitaire.

156
 Moduler le système immunitaire.
 Comme traitement adjuvant pour améliorer les états inflammatoires (effet anti-
inflammatoire). (Egyptian Drug Authority (EDA), 2022)

Effets sur la thyroïde : Nigella sativa a montré un effet bénéfique chez les patients atteints
de la thyroïdite de Hashimoto et de l’hypothyroïdie. Elle contribue à réduire l’activité auto-
immune, à diminuer les taux d’anticorps anti-TPO et anti-TSH, ainsi qu’à améliorer la
fonction thyroïdienne. (Goetz, 2021)

Posologie : 500 mg - 1.0 g 2f/j, pendant 3 mois

Toxicité et precautions d’emploi:

La graine de nigelle est généralement considérée comme sûre lorsqu’elle est utilisée à des
doses modérées. Toutefois, à fortes doses ou en usage prolongé, elle peut entraîner des
troubles gastro-intestinaux, une hypoglycémie ou une hypotension chez certains individus
sensibles. Des précautions sont recommandées chez les femmes enceintes, en raison d’un
effet utérin potentiel, ainsi que chez les personnes sous traitement immunosuppresseur ou
antihypertenseur. Il est essentiel d’éviter l’automédication prolongée sans avis médical,
surtout chez les patients atteints de maladies chroniques. (Ahmad et al., 2013)

157
ANNEXE XII : Monographie de l’Ashwagandha

Nom scientifique : Withania somnifera

Famille : Solanacée

Nom arabe : ‫اشواغندا‬

Partie utilisée : Feuilles et Racines

Description botanique :

Il s'agit d'un arbuste érigé et grisâtre, mesurant environ


1 mètre de haut. Ses tiges sont rondes et ramifiées,
recouvertes d'un fin duvet. Les feuilles sont ovales, de
taille variable, légèrement asymétriques à la base et
entières, avec un léger duvet en dessous.

Les fleurs verdâtres sont regroupées par petites grappes. Le calice (la base de la fleur) est petit
au début puis grossit après la floraison. Une fois fécondée, la fleur produit une baie sphérique
d'un rouge vif, d'environ 6 mm de diamètre, contenant des graines plates.(Mujammami,
2020)

Composition chimique :

-Alcaloïdes (comme l'isopelletierine et l'anaferine).

-Lactones stéroïdiennes (telles que les withanolides et les withaférines, y compris la


withaférine A).

-Saponines contenant un groupe acyle additionnel (comme les sitoindosides VII et VIII).

-Withanolides avec un glucose en position 27 (sitoindosides IX et X).

-L'Ashwagandha est également riche en fer.(Mishra et al., 2000)

Indications thérapeutiques :

L'Ashwagandha possède des propriétés :

-Anti-inflammatoire : L'Ashwagandha a montré une réduction significative de l'inflammation


dans des études animales.

-Antitumorale : Des études suggèrent une activité antitumorale et une amélioration des effets
de la radiothérapie.

158
-Antistress (adaptogène) : il a été démontré qu'elle augmente la résistance non spécifique au
stress.

-Antioxydante : les principes actifs (sitoindosides VII-X et withaférine A) augmentent


l'activité des enzymes antioxydantes dans le cerveau.

-Immunomodulatrice : elle peut mobiliser et activer les macrophages péritonéaux et


augmenter l'activité des enzymes lysosomales.

-Hématopoïétique : l'extrait de WS a réduit la leucopénie induite par le cyclophosphamide


chez les souris.

-Rajeunissante : des études cliniques ont montré une augmentation de l'hémoglobine, des
globules rouges et une amélioration de la performance sexuelle chez les hommes âgés. Elle a
également montré un effet de promotion de la croissance et hématinique chez les enfants.
(Mishra et al., 2000)

Effet sur la glande thyroïde :

L’ashwagandha (Withania somnifera) est une plante adaptogène connue pour ses effets
bénéfiques sur la fonction thyroïdienne, notamment en cas d’hypothyroïdie. Des études
cliniques ont montré qu’elle peut augmenter significativement les taux de T3 et T4, tout en
réduisant le taux de TSH, ce qui indique une amélioration de l’activité thyroïdienne. Cet effet
est probablement lié à sa capacité à réduire le stress oxydatif et à réguler l’axe hypothalamo-
hypophyso-thyroïdien. Toutefois, son utilisation est déconseillée chez les personnes souffrant
d’hyperthyroïdie ou de maladies auto-immunes comme la thyroïdite de Hashimoto, car elle
pourrait stimuler l’immunité de façon indésirable. (Sharma et al., 2018)

Contre-indication :

L'Ashwagandha est contre-indiqué pendant la grossesse, car il pourrait potentiellement


provoquer des fausses-couches.(Nk, s. d.)

Toxicité :

Les études de toxicité préliminaires suggèrent que l'Ashwagandha est un composé sûr avec
peu ou pas de toxicité associée. Les données de toxicité aiguë pour différents extraits et
composants sont fournies (par exemple, la DL50 de l'ashwagandholine, de l'extrait alcoolique
de graines dégraissées, et des extraits aqueux-méthanoliques de racine). Une étude à long
terme de huit mois chez les rats n'a révélé aucun effet toxique.(Mishra et al., s. d.)

159
Traitements alternatifs des dysthyroïdies

Auteurs :

Hadef Boutaina : bhadef00@[Link]

Djellata Zineb : djellatazineb20@[Link]

Encadrant :

Dr. Salhi Asmaa : Salhi-pharma@[Link]

Résumé :

Les dysthyroïdies regroupent l’ensemble des désordres fonctionnels de la glande thyroïde,


dont les principales formes sont l’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie. Ces pathologies,
fréquentes et parfois invalidantes, altèrent la qualité de vie et nécessitent une prise en charge
prolongée. Si la thérapeutique conventionnelle repose sur l’hormonothérapie substitutive ou
les antithyroïdiens, elle présente certaines limites liées aux effets indésirables et à
l’acceptation des traitements.

Dans un contexte marqué par un regain d’intérêt pour les médecines naturelles, ce mémoire
s’est proposé d’étudier le recours à la phytothérapie comme alternative ou adjuvant
thérapeutique aux traitements conventionnels. La recherche a été menée dans la wilaya de
Blida et s’est appuyée sur une revue bibliographique approfondie et une enquête auprès de
100 patients atteints de dysthyroïdie, ainsi que de 20 officinaux,10 médecins et 15 herboristes.
L’étude a permis de recenser les principales plantes utilisées, de décrire leurs modes de
préparation et d’évaluer les perceptions des usagers quant à leur efficacité et leur sécurité.

Les résultats montrent que plusieurs espèces végétales locales sont employées à des fins
thérapeutiques, souvent en complément des traitements allopathiques. Les motivations
principales évoquées par les patients sont la recherche d’une approche naturelle, la réduction
des effets secondaires et le renforcement du bien-être général. Toutefois, l’usage de ces

160
plantes reste encadré par un savoir empirique qui nécessite une évaluation scientifique plus
systématique.

Mots clés : Etude ethnobotanique, Plantes médicinales, Thyroïde, dysthyroïdies, hypothyroïdie,


hyperthyroïdie

Abstract

Dysthyroidism covers all functional disorders of the thyroid gland, the main forms of which
are hypothyroidism and hyperthyroidism. These frequent and sometimes incapacitating
pathologies impair quality of life and require prolonged treatment. Conventional treatment is
based on hormone replacement therapy or antithyroid drugs, but there are certain limitations
linked to side effects and acceptance of treatment.

In a context marked by renewed interest in natural medicines, this dissertation set out to study
the use of phytotherapy as an alternative or adjuvant therapy to conventional treatments. The
research was carried out in the wilaya of Blida, based on an in-depth literature review and a
survey of 100 dysthyroid patients, as well as 20 dispensaries, 10 doctors and 15 herbalists.
The study identified the main plants used, described their preparation methods and assessed
users' perceptions of their efficacy and safety.

The results show that several local plant species are used for therapeutic purposes, often as a
complement to allopathic treatments. The main motivations cited by patients are the search
for a natural approach, the reduction of side effects and the enhancement of general well-
being. However, the use of these plants is still governed by empirical knowledge and requires
more systematic scientific evaluation.

Key words : Ethnobotanical study, Medicinal plants, Thyroid, dysthyroidism,


hypothyroidism, hyperthyroidism

161
‫ملخص‬

‫يغطي قصور الغدة الدرقية جميع االضطرابات الوظيفية للغدة الدرقية‪ ،‬وأشكالها الرئيسية هي‬
‫قصور الغدة الدرقية وفرط نشاط الغدة الدرقية‪ .‬تؤثر هذه الحاالت المتكررة والمعيقة أحيانًا‬
‫على جودة الحياة وتتطلب عالجًا طويل األمد‪ .‬في حين أن العالج التقليدي يعتمد على العالج‬
‫بالهرمونات البديلة أو األدوية المضادة للغدة الدرقية‪ ،‬إال أن هناك بعض القيود المرتبطة باآلثار‬
‫‪.‬غير المرغوب فيها وقبول العالجات‬

‫وفي سياق يتسم بتجدد االهتمام باألدوية الطبيعية‪ ،‬شرعت هذه األطروحة في دراسة استخدام‬
‫العالج بالنباتات كعالج بديل أو مساعد للعالجات التقليدية‪ .‬وقد ُأجري البحث في والية البليدة‬
‫واستند إلى مراجعة متعمقة لألدبيات واستطالع آراء ‪ 100‬مريض يعانون من خلل الغدة الدرقية‪،‬‬
‫باإلضافة إلى ‪ 20‬صيدليًا و‪ 10‬أطباء و‪ 15‬طبيبًا و‪ 15‬من أخصائيي األعشاب‪ .‬حددت الدراسة‬
‫النباتات الرئيسية المستخدمة‪ ،‬ووصفت كيفية تحضيرها وقيمت تصورات المستخدمين لفعاليتها‬
‫وسالمتها‬

‫ُتظهر النتائج أن العديد من األنواع النباتية المحلية ُتستخدم ألغراض عالجية‪ ،‬وغالًبا ما تكون‬
‫مكملة للعالجات الوباثية‪ .‬وتتمثل األسباب الرئيسية التي يقدمها المرضى الستخدام هذه النباتات‬
‫في البحث عن نهج طبيعي‪ ،‬وتقليل اآلثار الجانبية وتحسين الصحة العامة‪ .‬ومع ذلك‪ ،‬ال يزال‬
‫‪.‬استخدام هذه النباتات محكوًم ا بالمعرفة التجريبية ويتطلب تقييًما علمًيا أكثر منهجية‬

‫الكلمات الرئيسية ‪ :‬دراسة نباتية عرقية نباتية‪ ،‬نباتات طبية‪ ،‬الغدة الدرقية‪ ،‬قصور الغدة الدرقية‪،‬‬
‫فرط نشاط الغدة الدرقية‬

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