Traitements alternatifs des dysthyroïdies
Traitements alternatifs des dysthyroïdies
FACULTÉ DE MÉDECINE
DÉPARTEMENT DE PHARMACIE
PHARMACIE
2024-2025
Encadré par :
JURY :
Nous remercions tout d’abord Allah le tout Puissant pour nous avoir
donné la santé, la volonté, la force, le courage, et la puissance pour
pouvoir surmonter les moments difficiles, et atteindre nos objectifs.
Nous remercions les membres du jury Dr. METTAI, Dr. ARAR et Dr.
BELAKEHAL d’avoir accepté de présider et d’examiner notre
travail.
Nous remercions enfin nos familles et tous ceux et celles qui ont
contribué de près ou de loin à l’accomplissement de ce mémoire de
fin d’étude.
2
Dédicace
Louange à dieu au début et à la fin,
et pour tous…
Zineb
Dédicace
Du fond du cœur, je dédie ce travail à tous ceux qui me sont
chers, et qui ont marqué ce parcours par leur amour, leur
soutien et leur présence.
À LA MÉMOIRE DE MA MÈRE
Tu es partie trop tôt, maman, mais ton amour, tes valeurs et tes prières
m’accompagnent chaque jour.
Ce travail est aussi le tien, car tout ce que je suis, je te le dois en grande partie.
Tu vis en moi, dans chacun de mes efforts, de mes pas, de mes réussites.
Qu’Allah, dans Sa grande miséricorde, t’accorde une place au plus haut du
Paradis.
Tu me manques chaque jour.
À MOI-MÊME
À mon âme courageuse, à celle qui a enduré l’épuisement, la pression, les nuits
blanches et les doutes…
Merci à moi-même d’avoir tenu bon, d’avoir persévéré malgré les épreuves et
les moments de découragement.
4
Merci à cette version de moi qui s’est battue en silence, avec foi et
détermination, pour arriver jusqu’ici.
Ce travail est aussi le fruit de ta résilience, de ta force et de ton courage.
Tu mérites toute ma reconnaissance.
À MON PÈRE
Merci pour ta présence, ta force tranquille, tes conseils pleins de sagesse et ton
amour discret mais immense.
Tu es un pilier dans ma vie, et ta confiance en moi m’a donné la force d’avancer
jusqu’au bout.
Que Dieu te garde longtemps à mes côtés, en bonne santé et entouré d’amour.
À MA CHÈRE BINÔME
Merci Zineb, pour ton écoute, ta patience, ta loyauté et ton immense gentillesse
5
Boutaina
Chapitre Ι :................................................................................................................................15
6
4. Physiologie de la glande thyroïde :......................................................................................20
5.1.2. Epidimiologie.........................................................................................................29
5.1.3. Diagnostic...............................................................................................................29
Chapitre II :...............................................................................................................................35
2. Historique :............................................................................................................................36
2.1. La médecine par les plantes : la plus ancienne des médecines du monde :...................36
7
2.2. Les premières traces de l'utilisation des plantes médicinales :.......................................37
3. Le moyen-âge :.....................................................................................................................38
4.5. Herboristerie...................................................................................................................40
8
2. présentation du travail et objectifs :......................................................................................51
3. Matériel :...............................................................................................................................51
4. Méthode :..............................................................................................................................52
9
Liste des figures
10
Liste des tableaux
11
Liste des abréviations
TH : Hormones Thyroïdiennes
T3 : Triiodothyronine
T4 : Thyroxine
TG : Thyroglobuline
I- : Iode ionique
TPO: thyroperoxydase
MIT: Mono-iodotyrosine
DIT: Diiodotyrosine
COX-2: Cyclo-oxygénase-2
12
INTRODUCTION
La glande thyroïde est une glande endocrine située à la base du cou. Par la production
d’hormones essentielles telles que la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3), elle joue un
rôle fondamental dans la régulation du métabolisme basal, le développement du système
nerveux, le maintien de la température corporelle et l’équilibre énergétique de l’organisme.
En Algérie, comme dans de nombreux pays, ces maladies représentent un problème de santé
publique en raison de leur impact sur la qualité de vie, la productivité et la santé globale des
patients. La prise en charge conventionnelle des troubles thyroïdiens repose essentiellement
sur un traitement hormonal substitutif dans l’hypothyroïdie, ou des médicaments
antithyroïdiens, l’iode radioactif et parfois la chirurgie dans l’hyperthyroïdie. Cependant, ces
approches peuvent comporter des effets secondaires, des contraintes d’observance ou susciter
une méfiance de la part des patients, qui se tournent alors vers des alternatives naturelles.
Ce travail se propose d’étudier les pratiques et les perceptions autour de l’utilisation des
traitements alternatifs et complémentaires de la dysthyroïdie en Algérie. Il s’appuie sur une
analyse bibliographique approfondie, ainsi que sur une enquête auprès des patients, des
professionnels de santé et des herboristes. L’objectif est de contribuer à une meilleure
connaissance des usages, d’identifier les principales plantes et compléments employés, et de
mettre en perspective ces approches avec les données scientifiques disponibles, en vue de
promouvoir une prise en charge globale, sécurisée et adaptée aux besoins des patients.
13
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
PARTIE
THEORIQUE
14
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
Chapitre Ι :
La glande thyroïde
Et les
Pathologies thyroïdienne
15
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
La thyroïde est une glande endocrine localisée à la base du cou. Elle est le régulateur de
l'équilibre corporel en produisant des hormones qui commandent, à distance, les fonctions de
la thyroïde.
La thyroïde est la seule glande du corps qui emmagasine son produit de sécrétion à l'intérieur
de ses propres cellules. (Lhachimi, 2018)
Elle se trouve dans la cavité thyroïdienne et est fixée par les adhésions de son fascia à la
trachée et à l'enveloppe vasculaire. (Kamina, 2013,p. 330)
16
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
La thyroïde se compose de deux lobes latéraux asymétriques connectés par un isthme, d'où se
développe parfois le lobe pyramidal (ou lobe de Lalouette) sous la forme d'une extension
supérieure légèrement décalée à gauche. Grossièrement, l'ensemble présente une forme
similaire à un 'H' ou à un papillon lorsqu'on le regarde de face. (Wémeau, 2012,p. 4)
Il existe généralement quatre glandes parathyroïdes qui pèsent 40 mg chacune et sont situées
en arrière et en dessous de la thyroïde. (Brown et al., 2017)
Elle est plus grande chez les femmes que chez les hommes, avec une largeur et une hauteur
d'environ 6 cm au niveau des lobes. Il pèse environ 30 g. (Kamina, 2013)
La branche interne fait une anastomose avec son équivalent controlatéral, alors que la
branche postérieure s'anastomose avec une branche de l'artère thyroïdienne inférieure du
même côté.
17
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
2.4.3. Lymphatiques :
Les vaisseaux lymphatiques sont situés à proximité des veines thyroïdiennes. Ils se
développent à partir d'un réseau sous-capsulaire d'où émanent les troncs collecteurs, certains
étant médians, d'autres latéraux. (Leclère et Orgiazzi, 2001,p. 10)
2.4.4. Nerfs :
Il s'agit des branches du plexus cervical et du nerf vague, qui se rassemblent en deux
pédicules :
18
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
Cependant, lors d'une hyperactivité, les cellules adoptent une forme cylindrique, le nombre
d'organites responsables de la synthèse des protéines augmente tandis que la substance
colloïde devient moins dense et se colore moins intensément.
19
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
Les hormones thyroïdiennes influencent plusieurs fonctions essentielles du corps, telles que le
rythme cardiaque, le métabolisme des calories, l'état de la peau, la croissance, la
thermogenèse, la capacité de reproduction et le processus de digestion.(Boucai, 2024)
de l'acide aminé tyrosine et comprenant deux cycles phénoliques unis par un pont diphényl-
éther.
20
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
Les deux hormones possèdent deux atomes d'iode sur leur cycle interne de la tyrosine. La
distinction entre elles réside dans le fait que la T4 comporte deux atomes d'iode sur son cycle
phényle (extérieur), tandis que la T3 n'en a qu'un seul(figure05).(Imam & Ahmad, 2016;
Wémeau, 2012)
4.2.1. L’iode :
L'iode est un oligo-élément indispensable à la production des hormones thyroïdiennes, à
savoir la thyroxine T4 et la triiodothyronine T3. C'est crucial pour la survie humaine et le
corps n'a pas la capacité de synthétiser ce nutriment de manière autonome ; il doit donc être
intégré dans l'alimentation. Un manque d'iode peut entraîner le goitre ou d'autres troubles de
la thyroïde, y compris l'hypothyroïdie. Ce dernier est plus courant chez certaines populations
21
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
vivant dans des zones à faible teneur en iode. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé
(OMS), il est conseillé aux adultes de consommer environ 150 μg d'iode quotidiennement
pour assurer un fonctionnement approprié de la thyroïde.(Zimmermann, 2009)
4.2.2. La thyroglobuline :
La thyroglobuline est une glycoprotéine dissoute de poids moléculaire élevé (660 KDa),
constituée de deux sous-unités identiques de 330 KDa chacune. Les monomères sont codés
par le gène TG, situé sur le chromosome 8q24.2, et elle est considérée comme une
prohormone du fait que l'iodation de ses résidus thyrosyls terminaux est à l'origine des
hormones thyroïdiennes. La Tg est la protéine la plus volumineuse et la plus abondante au
sein de la thyroïde, occupant presque entièrement la lumière intrafolliculaire. Elle se
synthétise dans le réticulum endoplasmique puis est transférée au complexe de Golgi où elle
subit des modifications post-traductionnelles avant d'être sécrétée et iodée par la
thyroperoxydase (TPO).(Carvalho et Dupuy, 2017; Dunn et Dunn, 1999)
L'iodure est capté grâce à une pompe spécifique ATP ase dépendante du Na+ et K + (Na+ /K+
ATPase) avec un co-transport sodique (symporteur Na+/I ou NIS), ce qui implique un
mécanisme actif allant à l'encontre du gradient de concentration entre le milieu extracellulaire
et le thyréocyte.(Mansourian, 2010)
22
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
Ainsi, la TPO est l'enzyme essentielle de la biosynthèse hormonale qui joue un rôle dans
l'oxydation, l'organification et le couplage des iodo-tyrosines. (Ekholm, 1990)
Les hormones sont donc conservées sur la Tg à travers la colloïde (réserves hormonales
thyroïdiennes pour une durée d'environ deux mois, ce qui aide à faire face aux fluctuations
des apports). La Tg, également iodée et intégrée à la cellule folliculaire par micro et macro
Ainsi, les vésicules formées qui contiennent une substance colloïde fusionnent par la suite
avec les lysosomes par le biais de la pinocytose. Les HT sont alors libérées suite à un clivage
protéolytique de Tg par les enzymes lysosomiques et se retrouvent dans la circulation
générale par le pôle basolatéral du thyréocyte. (Rousset et al., 2015)
[Link]. Désiodation :
La T4, même si sa production est supérieure à celle de la T3, est soumise à un processus de
monodésiodation pour se transformer en une forme biologiquement active ou inactive, en
fonction du lieu de la désiodation :
Désiodation interne (en 5) : engendre la création de rT3 (reverse T3), une version
inerte dénuée d'effet hormonal.
23
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
Désiodation externe (en 5 minutes) : génère la T3, qui est la version active de
l'hormone.
Type I (D1) : une sélénoprotéine que l'on trouve principalement dans le foie, les reins
et la thyroïde, mais également en quantité réduite dans le système nerveux central et la
tige pituitaire. Son activité se renforce en cas d'hyperthyroïdie et se réduit en
hypothyroïdie.
Type II (D2) : située dans le système nerveux central, l'hypophyse, la thyroïde et le
placenta. Elle est indispensable pour que la T4 puisse inhiber la libération de TSH.
(Martin et al., 2017)
Le rétrocontrôle négatif des HT sur la sécrétion de TSH est équilibré par l'effet stimulant de
TRH (Thyrotropin-releasing Hormone), produit par l'hypothalamus, ce qui conduit à une
augmentation de la synthèse et de la sécrétion de TSH. Indépendamment de ce rétrocontrôle la
libération de la TSH obéit à un cycle circadien, avec un sommet nocturne de concentration.
Toutefois, cela n'affecte pas la thyroïde, car la sécrétion des HT reste stable tout au long de la
journée.
L'inhibition de la synthèse n'est plus provoquée par un excès d'iode, protégeant ainsi l'individu
contre une hypothyroïdie secondaire.(Durand et Beaudeux, 2011, p. 463)
24
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
25
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
On observe de plus en plus de preuves que les HT ont un effet sur les tissus embryonnaires et
fœtaux dès les débuts du développement. En effet, l'hormone ainsi que ses récepteurs sont
déjà présents dans les tissus fœtaux humains avant la production et la sécrétion des HT
fœtales, qui se mettent en place entre la seizième et la dix-huitième semaine de gestation.
Cette présence est confirmée par la détection de T4 et T3 dans le cortex cérébral humain à la
douzième semaine de grossesse. (Patel et al., 2011)
b) L’appareil cardiovasculaire
Le système cardiovasculaire réagit vivement à des variations, même minimes, des
concentrations en HT. Ces dernières stimulent le rythme cardiaque (effet chronotrope),
favorisent la rapidité de conduction (effet dromotrope), augmentent l'intensité de la
contraction (effet inotrope) et renforcent la relaxation (effet lusitrope).
Cela entraîne une élévation débit cardiaque par le cœur, qui découle d'effets directs sur les
récepteurs nucléaires et les membranes des cellules cardiaques, ainsi que d'effets indirects liés
à l'accroissement de la consommation périphérique d'oxygène (provoqué par un accroissement
des activités métaboliques) et à une réduction des résistances artérielles périphériques.
(Arrivie et al., 2004)
c) La fonction rénale
Les HT ont un impact sur la morphologie et le fonctionnement rénal, étant essentielles pour la
croissance et le développement des reins. Leur carence provoque une réduction du flux
26
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
Les HT ont aussi une incidence sur le transport à travers les membranes et le métabolisme des
électrolytes. Des modifications du métabolisme minéral en cas d'hyperthyroïdie entraînent
souvent une néphropathie calcique qui a un impact sur la fonction rénale. (Huang et al.,
2016; Katz et al., 1975)
d) Système hématopoïétique
L'hypothyroïdie est associée à diverses anomalies hématopoïétiques, qui sont dues à
l'influence des hormones thyroïdiennes sur le processus de l'hématopoïèse. On associe
fréquemment l'hypothyroïdie à diverses formes d'anémie, celles-ci étant généralement liées au
ralentissement général du métabolisme ou à une mauvaise absorption de la vitamine B12.
f) La reproduction
De nombreuses recherches et publications ont examiné l'impact des HT sur le développement
optimal et la fonctionnalité du système reproductif humain.
Les recherches démontrent que les HT jouent un rôle crucial dans la maturation des testicules
pendant la période prénatale et prépubère. Elles précisent que les cellules Sertoli, qui
constituent la cible principale de la liaison au T3 dans les testicules, sont vitales pour le
développement des spermatozoïdes. En revanche, ces hormones ont une influence minime,
voire inexistante, sur le développement de l'appareil reproducteur féminin. (Choksi et al.,
2003)
27
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
peut résulter de diverses causes. (Dubbs et Spangler, 2014) Cependant, dans les pays
développés, la thyroïdite auto-immune est la cause la plus courante, et elle peut être liée à un
goitre (de type Hashimoto). (Vaidya et Pearce, 2008)
Causes de l’hypothyroïdie
Hypothyroïdie idiopathique*
Thyroïdite de Hashimoto
Irradiation de la glande thyroïde après des maladies graves
Ablation chirurgicale de la thyroïde
Hypothyroïdie primaire
Thyroïdite fibreuse invasive à stade avancé
(95 % des cas)
Carence en iode
Traitement médicamenteux (p. ex., lithium, interféron)
Maladies infiltratives ([Link]., sarcoïdose,amyloidose,
sclérodermie, hémochromatose)
Néoplasmes hypophysaires ou hypothalamiques
Hypothyroïdie secondaire Hypopituitarisme congénital
►Maladie d'Hashimoto :
La thyroïdite de Hashimoto (HT) est considérée comme une affection auto-immune spécifique
à un organe,(Radetti, 2014) c’est la forme la plus courante de maladie thyroïdienne auto-
immune.
28
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
Cela marquée par une atteinte de la glande thyroïdienne d'origine auto-immune. Le diagnostic
est proposé par une image échographique caractéristique ainsi que la détection d'anticorps
antithyroïdiens.(Radetti, 2014) décrite depuis plus d'un siècle, mais dont l'étiopathogénie
n'est pas encore complètement établie.(Caturegli et al., 2014)
5.1.2. Epidimiologie
On estime qu'en Europe, l'hypothyroïdie manifeste (symptomatique) touche entre 0,2 et
5,3 % de la population générale. Selon une méta-analyse de sept études, l'hypothyroïdie non
diagnostiquée, incluant l'hypothyroïdie manifeste et subclinique, toucherait environ 5 % des
populations dans neuf pays européens. La même étude a également évalué que le taux
d'incidence s'élèverait à 226,2 pour 100 000 individus annuellement.(Chiovato et al., 2019)
Par ailleurs, l'hypothyroïdie clinique affecte 0,3 % de la population générale aux États-Unis,
avec une fréquence supérieure chez les individus de plus de 65 ans. On observe cette maladie
sept fois plus souvent chez les femmes que chez les hommes (40 pour 10 000 contre 6 pour
10000). (Wilson et al., 2021)
5.1.3. Diagnostic
Le diagnostic de l'hypothyroïdie est effectué à une phase initiale de la maladie, il repose
généralement sur la mesure des hormones thyroïdiennes, mais plus particulièrement sur celle
de la TSH. On parle d'hypothyroïdie clinique (ou patente, ou avérée) lorsque les
manifestations cliniques sont évidentes, la TSH est élevée et la thyroxine libre (ou T4L) est
réduite. On dit que l'hypothyroïdie est infraclinique (ou fruste, ou asymptomatique, ou
occulte) lorsqu'elle présente des symptômes minimes ou absents, avec un taux de TSH élevé
confirmé par un second test effectué un mois plus tard, et une T4 libre normale.(Duranteau et
al., 2012)
29
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
Fatigue Goitre
Gain de poids Œdème sans piqûres
Intolérance au froid Peau et poils grossiers et secs
Voix rauque Ongles cassants
Peau et cheveux secs Macroglossie
Constipation Ralentissement de la phase de relaxation des
Règles irrégulières et/ou ménorragie réflexes
Dysfonction sexuelle Psychose
Fertilité altérée Ecchymoses/saignements
Difficulté de concentration Épanchement péricardique ou pleural
Myalgies et arthralgies Ascite
Paresthésies Hypothermie
Déficits de mémoire Hypotension
Dépression Hypoglycémie
Altération de l’état mental/coma
5.1.4. Traitement :
Chez la plupart des patients, l'hypothyroïdie est une condition permanente qui exige un
traitement continu tout au long de leur vie.
30
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
5.2. Hyperthyroïdies :
5.2.1. Définition et étiologie :
L'hyperthyroïdie est une accumulation trop importante d'hormones thyroïdiennes dans les
tissus, entraînant un état clinique particulier. Aux États-Unis, l'hyperthyroïdie touche 1,2 % de
la population, avec une prévalence de 0,5 % pour l'hyperthyroïdie manifeste et de 0,7 % pour
l'hyperthyroïdie subclinique. (Kravets, 2016) Elle a de multiples causes. Aux États-Unis,
l'hyperthyroïdie de Graves est la cause principale de l'hyperthyroïdie. Les causes suivantes
sont les goitres multinodulaires toxiques et les adénomes toxiques. Le goitre nodulaire toxique
apparaît plus souvent chez les individus d'âge avancé et dans les régions où une déficience en
iode a été historiquement observé[Link] avoir plusieurs origines, parmi lesquelles on distingue
des catégories majeures : les affections auto-immunes, les nodules à la thyroïde et d'autres
causes plus rares.(Fatourechi, 2014)
5.2.2. Diagnostic :
L'hyperthyroïdie est principalement diagnostiquée sur la base d'une analyse précise des
observations cliniques. (Bauer, 1956) Quand l'examen clinique ou les résultats biochimiques
révèlent une surproduction d'hormones thyroïdiennes, il faut orienter les investigations
diagnostiques vers la détermination de la cause spécifique, car le traitement et la gestion
dépendront de cette dernière.(Fatourechi, 2014)
31
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
5.2.3. Traitement :
Le traitement approprié de la thyrotoxicose nécessite un diagnostic précis. (Trepanier,
2006) L'iode radioactif est considéré comme le traitement de choix de l'hyperthyroïdie, en
raison de sa grande efficacité et de l'absence relative de médicaments antithyroïdiens. Son
efficacité élevée et son absence relative de complications. Cependant, dans certaines
situations, il est préférable de recourir au méthimazole plutôt qu'à l'iode radioactif. (LiVolsi et
Baloch, 2018)
Pour traiter la maladie de Graves, l'une des trois approches thérapeutiques est
recommandée : un traitement antithyroïdien (comme le méthimazole [Tapazole] ou le
propylthiouracile), une radiothérapie de la glande thyroïde ou une intervention chirurgicale
pour retirer la thyroïde. La décision sur le traitement à suivre est basée sur les bénéfices
relatifs aux risques dans un contexte clinique donné, ainsi que sur les préférences du patient.
(Kravets, 2016)
32
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
On préconise l'ablation totale de la thyroïde pour les goitres qui deviennent symptomatiques,
inesthétiques, accompagnés d'une diminution de l'Hormone Stimulante Thyroïdienne (TSH),
ou comprenant des nodules cliniquement, par échographie ou cytologie suspects.
L'iode 131 représente une option autre que l'opération pour les goitres de grande taille, qui
exercent une pression, hyperfonctionnels, surtout chez les personnes âgées.(Wémeau, 2011)
Selon les recherches épidémiologiques, les éléments suivants sont considérés comme des
facteurs de risque :
33
Chapitre I : La glande thyroïde et les pathologies thyroïdiennes
Une thyroïdectomie totale ou presque totale est le traitement préliminaire pour le cancer de la
thyroïde. La dissection des ganglions n'est pas toujours mise en pratique. Il est conseillé
d'appliquer le traitement à l'iode radioactif aux patients présentant un risque élevé, ce qui
nécessite un niveau élevé de thyréostimuline (TSH) pour son efficacité. Par conséquent, le
patient devra être mis sous traitement substitutif hormonal à vie.(MESSAOUDI et al., 2024)
34
Chapitre II :
La phytothérapie
I Généralités sur la phytothérapie :
1. Définition de la phytothérapie :
La phytothérapie est l'approche qui utilise des plantes médicinales pour soigner les
maladies.
Ainsi, l'emploi de plantes à des fins thérapeutiques. Le terme « phytothérapie » est une
contraction de deux mots grecs "Therapeia = traitement + Phyton =plantes". C'est l'une des
plus anciennes méthodes de traitement employées par l'humanité.(Leite et al., 2021)
Toutefois, la phytothérapie moderne est née suite à l'avènement de la chimie moderne qui a
une grande importance dans son développement. Cette dernière permet d'expliquer et justifier
la phytothérapie traditionnelle grâce à l'étude des plantes médicinales, contribuant ainsi à la
compréhension des mécanismes d'action des composants thérapeutiques de ces végétaux. De
plus, elle favorise l'usage de produits issus de l'extraction ou de la synthèse. En résumé, on
peut affirmer qu'elle clarifie les choses. (Merad et Mahiout, 2019)
L'utilisation des plantes médicinales a été mise en valeur grâce à la pharmacognosie, ainsi
qu'à l'ethnopharmacologie et la phytothérapie clinique, disciplines plus récentes. Cela a
permis de faire évoluer vers une phytothérapie considérée comme « moderne ». Elle crée une
fusion du passé et du présent en utilisant les données ancestrales sur le plan scientifique,
mettant en évidence les effets synergiques des différents composants au sein d'une même
plante ou entre plusieurs plantes. De plus, elle souligne les réactions physiologiques cliniques
qu'elles peuvent déclencher chez un individu spécifique. (Sophia, 2015)
2. Historique :
2.1. La médecine par les plantes : la plus ancienne des médecines du
monde :
« Pour comprendre une science, il est nécessaire de connaître son histoire », Selon cette
citation d'Auguste Comte, il est essentiel de comprendre l'histoire de la médecine basée sur les
36
plantes afin de retracer les origines de ses croyances initiales qui sont toujours d'actualité et de
mesurer son importance pour la santé. (Bouzouita, 2016)
Le réputé papyrus « le Papyrus Ebers » constitue l'un des plus anciens documents médicaux
connus dédiés aux plantes à vertus curatives. Ce sont les travaux de l'égyptologue Georges
Ebers qui ont permis de démontrer que les Égyptiens consommaient un vaste éventail de
remèdes en 1550 avant J.-C. Il regroupe des traitements à base de bière, de vin, de miel et
d'autres plantes tels que le ricin, la figue, la baie de genièvre, la racine de grenadier, les
feuilles d'acacia... et ainsi de suite. Cette documentation est plus explicite en comparaison
avec les tablettes sumériennes, car elle renferme des données indispensables à l'emploi de ces
traitements. (Bonnemain, 2002)
37
2.3. L'empire gréco-romain :
Hippocrate, connu comme « le père de la médecine », est le premier Grec à avoir différencié
la médecine des autres rituels magiques et cérémonies, en la considérant comme une science
et en simplifiant ses concepts et pratiques. Il possède le recueil intitulé « Corpus ».
Puis, Galien est devenu la figure médicale prépondérante après Hippocrate. Il a grandement
contribué à l'avancement de la médecine phytothérapeutique. Il a établi les techniques de mise
en œuvre de la médecine allopathique et homéopathique. (Abayomi, 2010 , p. 28)
3. Le moyen-âge :
3.1. Le début du Moyen-âge et l'héritage des sociétés arabo-musulmanes :
Les érudits arabo-musulmans ont fortement contribué au progrès de la pharmacologie et de la
médecine durant le Moyen Âge. Les efforts qu'ils ont déployés pour traduire, reproduire et
compiler les œuvres hippocratiques et galéniques ont fait de la civilisation arabo-musulmane
une référence incontournable pour tous ceux qui cherchent à renouer avec les savoirs de
l'Empire gréco-romain de l'Antiquité. Par conséquent, l'amélioration des procédés de
distillation par le développement de techniques innovantes, en même temps que la découverte
du sucre de canne, a conduit à l'émergence de nouvelles formes pharmaceutiques comme le
sirop. En outre, la personnalisation dans le secteur pharmaceutique, l'apparition de sayadila et
d'une profession pharmaceutique spécialisée dans la production de médicaments (à Bagdad).
38
digestif, respiratoire et certaines pathologies gynécologiques. De manière spontanée,
Hildegarde Von Bingen était le précurseur de la phytothérapie moderne. Toutefois,
Christophe Colomb et Vasco de Gama ont été reconnus pour avoir découvert de nouvelles
substances comme le cacao, le café et le thé... en ouvrant de nouvelles routes maritimes vers
l'Amérique en 1492 et vers les Indes en 1498. L'entrée de la médecine et de la pharmacie dans
le secteur de l'expérimentation et de l'évasion de l'empirisme a commencé.
C'est au début du XVIe siècle que la notion de principe actif a vu le jour, introduite par
Paracelse, le père de la pharmacochimie et médecin suisse de cette époque. Plus tard, en 1454,
Gutenberg a facilité la propagation de ces savoirs grâce à l'invention de l'imprimerie qui a
contribué à sa réalisation. Ensuite, les annotations de Dioscoride ont été diffusées en Italie par
Pietro Andrea Mattioli, également connu sous le nom de Matthiole, entre 1500 et 1577. En
France, notamment, des jardins botaniques ont été établis pour poursuivre les travaux et les
recherches. Ces travaux ont constitué un élan qui a soutenu l'identification botanique précise
dans le domaine médical, marquant ainsi le commencement de cette discipline. (Bouzouita,
2016)
Vers la fin du XIXe siècle, on a fait la découverte des vitamines, hormones, antibiotiques et
antimitotiques. C'est ce qui a conduit à l'émergence des trois facettes de la matière médicale
contemporaine (l'analyse botanique des substances pour les reconnaître, l'examen de leur
composition chimique et l'investigation de leur action physiologique indispensable pour le
traitement). Depuis 1935, il y a un intérêt croissant pour l'étude analytique des plantes
tropicales, particulièrement celles reconnues pour leurs propriétés pharmacologiques. Les
recherches et les études restent en cours afin d'élargir et de rafraîchir le champ de la médecine,
39
considérant que de nombreuses plantes n'ont jamais fait l'objet d'études ou n'ont pas été
analysées avec des méthodes actuelles. (Bouzouita, 2016)
4.2. Gemmothérapie :
P. Henry, un médecin belge, est l'auteur de la codification de la gemmothérapie. En utilisant
des éléments embryonnaires de la plante, c'est une approche thérapeutique tout à fait unique
dans le large champ d'application de l'utilisation du règne végétal en médecine. La
gemmothérapie consiste à utiliser des tissus embryonnaires végétaux en développement tels
que les jeunes pousses, les bourgeons frais et les radicelles. Ces derniers sont préparés par
macération dans un mixte eau-alcool-glycérine afin de réaliser ce qu'on nomme un « macérat
glycériné ». (Goetz, 2006)
4.3. Homéopathie :
Le mot « homéopathie » a des racines grecques : omion, qui signifie analogue ou similaire, et
pathos, qui se traduit par souffrance ou maladie. L'homéopathie est donc une approche
thérapeutique basée sur la similitude. Elle se distingue de la thérapie « traditionnelle » :
l'allopathie (alos = autre). (Carole, 2014)
4.4. Phytobalnéothérapie :
La phytobalnéothérapie, aussi connue sous le nom de thérapie de KNEIPP, est une méthode
thérapeutique mise au point durant près d'un siècle, qui se base sur l'utilisation de bains
chauds agrémentés d'extraits de plantes. (Oullai et Chamek, 2018)
4.5. Herboristerie :
40
C'est la forme de thérapie la plus traditionnelle et ancienne. Elle emploie l'intégralité de la
plante ou simplement une portion (écorce, fruits, fleurs) sous forme fraîche ou séchée. Les
médicaments sont élaborés à partir d'eau en utilisant des méthodes très accessibles et simples
comme la décoction, l'infusion ou la macération. L'édition la plus contemporaine de ces
préparations se présente sous la forme d'une capsule renfermant de la poudre végétale
déshydratée. (Adouane, 2016)
L'usage de remèdes naturels dans la phytothérapie est généralement bien toléré par le corps et
est fréquemment combiné avec des thérapies traditionnelles. Actuellement, elle connaît un
renouveau remarquable en Occident, notamment dans la gestion des maladies chroniques
telles que l'asthme ou l'arthrite. (Andrew, 2002)
41
On utilise rarement la plante dans son intégralité. On se sert généralement d'une portion
spécifique de la plante telle que le rhizome, le bulbe, les parties aériennes, la tige, l'écorce, le
bourgeon, la feuille, les sommités fleuries, la fleur, le fruit, la graine, l'enveloppe de la graine
ou même l'exsudat végétal ; ou encore du thalle des algues. De plus, il est possible que
différentes parties d'une même plante aient des applications variées en thérapeutique. On
désigne couramment par plante médicinale non seulement l'espèce botanique, mais également
la partie exploitée, à savoir la drogue. (Benouda et Benoussaad, 2022)
De nos jours, l'industrie pharmaceutique fait un usage croissant des plantes. On ne peut pas
envisager le monde sans la quinine utilisée dans le traitement de la malaria, sans la digoxine
qui est employée pour soigner les affections cardiaques, ou même sans l'éphédrine que l'on
trouve dans de nombreuses ordonnances contre le rhume. (Andrew, 2002)
6.2.1. Tisanes : Les tisanes se préparent en macérant, digérant, infusant ou décoctant des
plantes sèches dans de l'eau. On trouve diverses versions :
a. l'infusion : Elle implique de verser de l'eau bouillante sur la plante, de couvrir et de laisser
reposer pendant 2 à 15 minutes. Elle est appropriée pour les plantes délicates (fleurs et
feuilles) (Andrew, 2002)
42
Figure 4 : Infusions de différentes plantes (Leite et al., 2021)
b. la décoction : C'est un processus qui implique de faire bouillir la substance dans de l'eau
pendant une période de 15 à 30 minutes. Elle est adaptée aux plantes dures (écorce, racines,
fruits et certaines feuilles). (Andrew, 2002) (Figure 2)
43
Figure 6 : Macération des plantes (Sophia, 2015)
d. la digestion : Cela consiste à garder la plante en contact avec de l'eau (à une température
inférieure à celle de l'ébullition, mais supérieure à la température ambiante) pendant une durée
allant de 1 à 5 heures. (Andrew, 2002)
6.2.2. Poudres : Obtenues par pulvérisation puis tamisage, elles sont intégrées directement
dans la formulation des gélules et peuvent également être utilisées pour produire d'autres
formes g aléniques telles que les extraits et les teintures. (Catie, 2005)
6.2.3. Extraits : Les extraits sont produits en manipulant la plante avec une solution
vaporisable (comme l'éther, l'eau, l'alcool, etc.) par diverses méthodes d'extraction
(macération, digestion, infusion, lixiviation), puis par évaporation de ces solutions jusqu'à
obtenir une texture fluide, molle ou sèche. On les catégorise donc en fonction de leurs
textures.(Catie, 2005)
44
Figure 8 : Extraction des plantes (Bouzouita, 2016)
6.2.4. Huiles essentielles (HE) : Les HE médicinales sont extraites par distillation à la vapeur
d'eau, expression ou incision. (Andrew, 2002)
6.2.5. Eaux distillées ou hydrolats : Les hydrolats sont produits par la distillation de la
poudre de plantes ou de certaines parties de ces plantes (fleurs, sommités fleuries) en utilisant
l'eau. Les eaux distillées ou hydrolats dégagent une forte odeur car les huiles essentielles y
sont dispersées. (Andrew, 2002)
45
Figure 10 : Distillation des plantes (Clément, 2005)
Figure 11 : Préparations des plants sous forme de gélules et comprimés (Abayomi, 2010)
46
ainsi que dans tout le bassin méditerranéen.
De plus, les éléments aériens tels que les feuilles et les tiges étaient les parties de la plante le
plus souvent utilisées par les témoins Habituellement, l'emploi des feuilles n'est pas une mena
ce pour le cycle de vie des plantes concernées.
Toutefois, les parties les plus couramment employées incluent les graines (17%), les tubercule
s (14%), les racines (11%),
l’écorce et les bulbes (7%), ce qui indique que près de 40% de l'ensemble concerne les parties
souterraines des plantes.
Il est fort probable que leur emploi soit attribué à leur forte concentration en ingrédients
bioactifs.
Le groupe le plus diversifié d'espèces est constitué par les Lamiaceae (10 espèces), suivi de pr
ès par les Fabaceae (5 espèces) et les Apiaceae (4 espèces). Les Amaranthaceae, Asteraceae et
Brassicaceae comptent chacune 3espè[Link] deux ou une espèce ont été représentées pour
les autres [Link] certain nombre d'espèces végétales signalées sont cultivées et employée
s soit pour la consommation directe, soit pour la commercialisation.(Taïbi et al., 2021)
47
Astéracées Saussurea costus Costus Qist el Hindi Racine
(Falc.) Lipsch
Tableau 3 : Quelques espèces de plantes médicinales utilisées pour la gestion des troubles
thyroïdiens dans la médecine traditionnelle Algérienne.(Taïbi et al., 2021)
48
D’autres composés bioactifs, inhibent l’effet de la TSH sur ses récepteurs, limitant ainsi la
stimulation de la glande thyroïde. Ils réduisent également la conversion périphérique de la
thyroxine (T4) en triiodothyronine (T3), contribuant à un effet anti-hyperthyroïdien.
49
PARTIE
PRATIQUE
50
MATERIEL
ET
METHODES
51
1. Présentation de la zone d’étude :
La wilaya de Blida se trouve dans le nord du pays, au sein de la région géographique du Tell
central. Elle s'étend sur une superficie de 1 478,68 km² et comprend 25 communes. Ses
limites sont définies au nord par les wilayas d'Alger et Tipasa, à l'ouest par celle d'Ain Defla,
au sud par Médéa et à l'est par Bouira et Boumerdés. La wilaya est peuplée d'environ 1 146
883 résidents, ce qui correspond à une densité de 775,61 personnes par km². (Khelil et Si Ahmed, 2019)
Une enquête auprès des personnes atteintes de dysthyroïdies, visant à évaluer leurs
qu’elles utilisent ainsi que leur perception de leur efficacité et des risques.
pharmaciens d’officine, herboristes) dans le but d’évaluer leurs connaissances sur les
traitements alternatifs des dysthyroïdies, leur attitude face à ces pratiques, les conseils qu’ils
Recherche bibliographique sur les plantes et les autres traitements identifiés dans les
enquêtes, visant à confirmer leur composition, leurs usages, leur efficacité potentielle et leur
3. Matériel :
3.1 Fiche d’enquête :
-Six questionnaires différents ont été préparés:
-Un questionnaire destiné aux personnes atteintes de dysthyroïdies, en français (voir annexeI)
52
-Un questionnaire destiné aux médecins (endocrinologues, généralistes et internistes), en
-Un questionnaire destiné aux herboristes, en français (voir annexeV) et en arabe (voir annexeVI)
Livres :
Google scholar
PubMed
PDF drive
Thèses :
Contribution à l'étude de la pharmacopée traditionnelle au Maroc :la situation actuelle, les produits,
les sources du savoir de Jamal Bellakhdar.1997
4. Méthode :
Notre enquête a ciblé quatre populations différentes : les personnes atteintes de dysthyroïdies,
- Durée et lieu d’enquête : Nous avons réalisé notre enquête en effectuant une série de visites
sur le terrain afin d’interroger les différentes catégories d’acteurs concernés par notre étude.
La réalisation de ce travail a eu lieu dans la wilaya de Blida, sur une période de trois mois et
53
4.1 Enquête auprès des personnes atteintes de dysthyroïdies :
-Échantillonnage : L'enquête a été réalisée sur 100 personnes atteints de troubles thyroïdien. Elle comprend
les personnes de tous les sexes (femmes et hommes) de tous les âges
Nous nous sommes présentées comme étudiantes travaillant sur un mémoire de fin d’étude
Afin d'obtenir les meilleurs résultats possibles, nous avons distribué plusieurs questionnaires
à des personnes atteintes de dysthyroïdies de notre cercle proche (famille, amies, etc.), et
sommes présentées comme étudiantes universitaire en expliquant le but de notre étude. Les
pharmaciens d’officine et des assistants n’ont pas hésité à répondre à notre questionnaire dont
enquête.
-Médecins : Des questionnaires ont été déposés auprès des cabinets de endocrinologues,
- Nous avons inventorié toutes les plantes citées par les différentes populations enquêtées
- Nous avons commencé à rechercher les monographies des plantes recensées lors de nos
54
enquêtes et vérifier leurs indications et sécurité chez les patients atteints de troubles thyroïdiens .
- Nous avons classé les plantes par famille selon l’ordre alphabétique
-Nous avons sélectionné les plantes les plus citées pour leur établir une monographie.
55
RESULTATS
ET
DISCUSSION
56
I. Enquête auprès de la population :
[Link] de la population étudiée :
54%
60%
50%
40%
30% 22%
19%
20%
5%
10%
0%
[5-20] [21-40] [41-60] >61
Parmi les participants, nous avons observé une diversité d'âges, allant de 5 ans à plus 60 ans, avec forte
prédominance dans la tranche d'âge de 41 à 60 ans avec un pourcentage de 54%. La deuxième place est
occupée par les plus de 60 ans avec un taux de 22%. Suivie par la tranche d’âge de 21 ans à 40 ans avec
un taux de 19%. Tandis que la tranche qui comprend les âges entre 5 et 20 ans est la moins représentée
avec un taux de 5 %.
11%
Homme
Femme
89%
3. Le niveau académique :
6%
10%
Université
38%
Lycée
20%
CEM
Analphabète
Primaire
26%
D'après notre analyse, il est évident que la plupart des personnes interrogées (38%) sont des
universitaires, tandis que 26% ont un niveau secondaire. 20% de l'échantillon total sont des personnes
ayant un niveau d'éducation moyen et 10% des analphabètes, tandis que 6% ont un niveau primaire.
4. Habitat :
2%
6%
Ville
Village
Campagne
92%
5. Type de dysthyroïdies :
Cancer thyroïdien 2%
Hyperthyroïdie 10%
Goitre 17%
Nodule 21%
Hypothyroïdie 50%
50% de la population enquêtée souffre d’hypothyroïdie tandis que ce dernier régresse de façon considérable
pour les nodules et le goitre.
[Link]écédents familiaux :
38%
Oui
Non
62%
[Link] associées :
40% Oui
Non
60%
30%
25% 24%
20%
15% 14%
12%
10%
10% 8% 8%
6%
5% 4%
2% 2% 2% 2% 2%
1% 1%
0%
A
PK
n
ss
ie
e
ie
ie
se
e
e
de ue
Ar e
et
lo
HT
Rh rain
èt
os
sm
rg
re
u
ém
om
ro
SO
hç
cô
iaq
iaq
ab
or
le
st
th
ati
Be
An
ig
ris
Al
Di
op
l
rd
œ
M
um
T
ca
c
té
e
Os
e
e
di
di
di
ala
ala
ala
M
M
La majorité des malades interrogées (60%) souffraient d’autres pathologies en plus de leur trouble
thyroïdien, Nous avons noté une prédominance de l'Hypertension Artérielle (HTA) (24%), suivie par le
Diabète (14%) et les cardiopathies (12%).
L'Arthrose (10%) est également très présente, tandis que d'autres problèmes comme l'anémie, côlon et les
allergies montrent aussi des pourcentages significatifs.
60
Notant aussi chez certains cas la présence des maladies auto-immunes, Stress, Rhumatisme, migraine,
ostéoporose, SOPK et trisomie.
40%
35%
30%
20%
10% 7%
0%
Pas de traitement Levothyrox carbimazole
Levothyrox d'emblée
0.48
Plus de la moitié de nos patients prennent de la Levothyrox comme traitement, de sorte que 48% des
utilisations de Lévothyrox sont directes, 6% après une chirurgie et 4% après l’irathérapie.
(35%) des patients ne suivent aucun traitement, Alors que seulement (7%) qui prennent du Carbimazole.
9.L’utilisation de la phytothérapie :
25%
Oui
Non
75%
61
Sauge
Clou de girofle
Graine de lin
Cresson alénois
Nigelle
Romarin
Séné
Armoise
Feuille d’olivier
Gingembre
Écorce de grenade
Fenugrec
Menthe
Graine de fenouil
Camomille
Verveine
Thym
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80%
La plupart des participants de l’étude ont tendance à utiliser les plantes médicinales comme remède (75%)
dont la majorité optent principalement pour le thym, les grains de fenouil, la verveine, la menthe et la
camomille.
Ci-dessous un tableau récapitulatif des plantes utilisées par la population étudiée et leur application ;
62
Famille Nom Nom Nom Pourcentage Indications
français scientifique vernaculaire (%)
Apiacées Graine de Foeniculum chamar ( 67% Ballonnement
vulgare )الشمر
fenouil
Camomille Chamaemelum Baboundj ( 69% Calmant, anti Coliques, les
Astéracées nobile )بابونج ballonnements
Armoise Artemisia chih ()شيح 33% Troubles digestifs, oxyuroses
absinthuim
Brassicacées Cresson Lepidium Habb errachad 20% Fractures, anémie,
sativum ()حّب الرشاد ostéoporose
alénois
Séné Cassia Sannâ mekki 32% Laxatif
angustifolia
Fabacées Fenugrec Trigonella Helba ()حلبة 40% Favorise l'appétit, stimulation
foenum- de la lactation
graecum
Thym thymus sp Zàtar ()زعتر 75% Toux , la grippe
63
45%
24%
21%
6%
4%
Iode 1%
Sélénium 2%
Compléments alimentaires 2%
Régime alimentaire 7%
Hidjama 8%
Zinc 9%
Vitamine D 25%
Figure 11 : Fréquence et types des traitements alternatifs utilisées pour les troubles thyroïdiens
On note que les traitements alternatifs prennent place occupant la moitié de la population étudiée selon des
potentiels variés tandis que le reste optent pour les traitements médicamenteux.
Le choix des traitements alternatifs est majoritairement dominé par les plantes médicinales vient après la
vitamine D qui elle aussi occupe une grande partie alors que seule une minorité préfèrent les compléments
alimentaires, hidjama, les minéraux et les régimes comme alternation au traitement médical.
64
1
14
12 4
10
0 0
8 0
6
9
8 8
4 7
0
2 2
0
Noix de terre Arroche halime Costus indien Noix de Brésil Nigelle
PABR PAPBR
Figure 12 : Fréquence et retour des patients ayant utilisé des plantes pour le traitement de la thyroïde
Sur la population étudiée les noix de terre sont les plus fréquemment utilisées avec un taux de bienfait de 9
sur 13 malades tandis que le reste se penchent vers l’arroche halime le costus indien, les noix de Brésil avec
des fréquence d’utilisation égales et ont tous marqué un bon retour, la nigelle s’avère la moins utilisée.
1
PABR : Personne ayant un bon retour / PAPBR : Personne n’ayant pas un bon retour
65
5%
18%
Racine
Feuille
55%
Fruits
Graine
22%
Les racines des plantes forment les parties les plus utilisées avec des taux décroissants par rapport aux
feuilles fruits et grains.
60%
60%
50%
40%
30%
26%
20% 20%
20%
15%
10%
0%
Poudre Infusion Décoction Macération Crus
La poudre est le mode de préparation le plus utilisé dans les traitements de dysthyroïdie
66
45%
40%
35%
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
Miel L'eau Lait yaourt
Le produit le plus utilisé dans les mélanges de préparation est le miel pour ses caractéristiques anti-
oxydantes afin de garder les plantes le plus pure possible.
60%
50%
36%
40%
30%
20%
10% 4%
0%
Semaine Mois Année
67
25%
30%
Sans danger
Plus efficaces
Habitude
45%
La majorité de la population utilise les plantes médicinales comme traitement de choix grâce à leurs
efficacités.
88%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
12%
20%
0%
10%
0%
Avant la médecine conven- Après échec de la médecine En complément
tionnelle conventionnelle
L’utilisation des plantes médicinales demeure un atout complémentaire de la médecine conventionnelle dans
la quasi-totalité des cas.
68
45% 42%
40%
35%
30% 28%
25%
20% 17%
15% 11%
10%
5% 2%
0%
0%
et
in
e
ien
x
ist
ge
iau
ec
rn
ac
or
ra
éd
te
oc
rm
rb
ou
In
M
xs
He
a
nt
Ph
au
/e
se
l
Ré
ilia
am
ef
ag
rit
Hé
Les plantes médicinales sont répandues majoritairement par l’entourage et l’héritage familial.
Habitude
État stable
Peur du danger
Manque de confiance
Manque d’information
Figure 20 : Répartition selon les raisons de refus des produits à base de plantes
La plupart des patients optent pour la médecine conventionnelle en raison de manque d’informations de
confiance et certaines contres indications des traitements alternatifs.
69
30%
40% 37%
70%
35% 33%
30%
30%
10%
5%
0%
Chou,Brocoli,Cho Soja Iode (en excès) Sucre Gluten
u-Fleur
Seule une minorité de personnes connait les substances toxiques en cas de troubles thyroïdiens. Parmi
lesquelles : les crucifères, soja, iode, sucre et gluten.
[Link] :
Notre étude a été portée sur 100 patients, dont les âges variaient principalement entre 40 et 60
ans à prédominance féminine avec un niveau universitaire, pour la plus grande partie
demeurant majoritairement en ville. Nous avons constaté que la moitié des patients interrogés
présentaient des hypothyroïdies utilisant la levothyroxine comme traitement de choix suivies
de pourcentages moins importants par rapport aux autres dysfonctionnements thyroïdiens
encore moins les cancers, dont seule une minorité avait des ATCDs familiaux cependant 60
% parmi eux étaient suivies pour d’autres pathologies associées à savoir HTA Diabète et les
cardiopathies.
La phytothérapie, toujours d’usage traditionnel transmise de génération à autre constitue une
issue thérapeutique pour 75% des patients de notre étude en complément de la médecine
conventionnelle avec une diversité de plantes médicinales utilisées grâce à leur efficacité
notamment le thym les grains de fenouil la verveine et la camomille, contre plusieurs
pathologies y compris les dysthyroïdies sur lesquelles notre étude a été menée ,représentant
38% des patients suscités, ces derniers ont tendance à utiliser une autre variété de plantes
principalement les noix de terre pour laquelle certains troubles digestifs ont été manifestés
chez quelques-uns, le costus indien, l’arroche halime, les noix de Brésil, utilisées surtout
sous forme de poudre en complément avec du miel ou de l’eau généralement cette résultats rejoint une étude
70
faite à Guelma auprès 100 patients atteints de dysthyroïdie,(Boudaba et Messaoudi, 2024)
En plus de certain régime alimentaire adapté sans gluten / sucre et des compléments alimentaires à base
de vitamine D du Zinc du Sélénium et dont on a marqué une atténuation significative de la
symptomatologie thyroïdienne.
Par ailleurs il existe des plantes qui s’avère potentiellement dangereuses et constituent des
contres indications mais sont méconnues suite au manque d’informations sur ce propos telles
que les crucifères le soja.
Le reste de la population étudiée refusait les prises de traitements à base de plantes pour leurs
dysthyroidies et ceux par manque d’information et préférence de la médecine
conventionnelle seule.
>61
41-60 ans
20-40 ans
0 1 2 3 4 5 6 7 8
Chez les 15 herboristes interrogés, 8 ont un âge compris entre 20 et 40ans, 6 ont de
40 à 60 ans, et seulement 1 qui a plus de 60 ans.
71
Université 2
Lycée 8
CEM 3
Non mentionée 2
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
3 L’expérience professionnelle :
7
7
5
5
3
3
0
<5 ans [5,10]ans >10ans
Tous les herboristes interrogés sont expérimentés, la plupart ont plus de 5 ans
d’expérience.
4 Zone d’exercice :
72
3
Ville
Banlieue/Quartier
12
5 Formations :
2
Non mentioné
CFPA 5
Herboriste qualifié 8
0 1 2 3 4 5 6 7 8
73
8
8
5
4
4
3
3
1
0 0
0
Jamais Rarement Parfois Souvent Très souvent
Ces résultats montrent que les dysthyroïdies représentent un motif fréquent de recours à l’herboristerie
12
10
0
Moins de 20 ans 20 à 40 ans 41 à 60 ans Plus de 60 ans
74
12
10
0
Prédominance des femmes Prédominance des hommes Répartition égale
Selon le graphe si dessus, les femmes sont les plus nombreuses à avoir recours aux herboristes.
Goitre 5
Hyperthyroidie 8
Hypothyroidie 15
0 2 4 6 8 10 12 14 16
75
[Link]équence des patients qui demandent des conseils sur des traitements complémentaires
pour leurs Problèmes de thyroïde :
2 2
Rarement
Souvent
Très souvent
11
Figure 30 : Fréquence des patients qui demandent des conseils sur des traitements
complémentaires pour leurs Problèmes de thyroïde
Ce graphique montre que la plupart des herboristes interrogés reçoivent souvent des patients qui demandent
des conseils sur des traitements complémentaires pour leurs problèmes thyroïdiens
[Link] produits les plus demandés par les patients souffrant de dysthyroïdies :
Huile de nigelle
Complement alimentaire
Arroche halim
Gensing indien
Noix de Brésil
Costus indien
Noix de terre
0 2 4 6 8 10 12 14 16
76
Figure 31 : Fréquence des produits les plus demandés par les patients souffrant de
dysthyroïdies
Les résultats obtenus mettent en évidence une tendance majoritaire des participants à recourir à la noix de
terre, costus indien et noix de brésil.
10 nigelle
15 Arroche halim
2 Gensing indien
Noix de Brésil
Noix de terre
0 2 4 6 8 10 12 14 16
Les herboristes interrogés montrent une forte confiance dans le pouvoir des plantes médicinales pour les
troubles thyroïdiens notamment la noix de terre, la Noix du Brésil, le Costus indien et le Ginseng indien.
Ainsi que les compléments alimentaires à base de ces plantes sous forme de gélules.
77
5
Oui, toujours
Oui, parfois
Non
10
La grande majorité des herboristes interrogés estime que ces traitements sont efficaces
Pas de risque
Interactions médicamenteuses
surdosage
0 2 4 6 8 10 12 14
Figure 34 : Les risques et limites des traitements alternatifs des dysthyroïdies selon
les herboristes
Les principales préoccupations identifiées par les herboristes sont les contre-indications notamment pour les
femmes enceintes et les effets secondaires digestifs ou allergiques. De plus, les risques de surdosage et les
interactions médicamenteuses.
78
15. Signalement d'effets indésirables suite à la prise d'un produit naturel :
8
5
aucun effet signalé
Effets digestifs (diarrhées,
nausées)
Allergies
hypotension
5
8 herboristes ont indiqué que leurs patients n’avaient signalé aucun effet indésirable, contrairement aux
autres qui ont rapporté des troubles digestifs, réactions allergiques et hypotension artérielle.
Applications mobiles
Sites
Expérience
Livres
0 2 4 6 8 10 12
66 % des herboristes enquêtés se réfèrent à des livres, alors que les autres se basent sur leur propre
expérience, les sites et les applications.
79
17 Connaissance d'un traitement alternatif efficace non disponible en Algérie :
Non
Oui
15
spirulina
3
sauge
gingembre
Gelée royale
Sucre
Compléments iodés
10 Cruciféres crues
Soja
Non Oui 0 2 4 6 8 10 12
Figure 38 : Les substances contre-indiquées en cas de troubles thyroïdiens citées par les
herboristes
80
Selon les herboristes interrogés les plantes et substances considérées comme les plus toxiques en cas de
troubles thyroïdiens sont : le soja, les crucifères crues, les compléments d’iode, la gelée royale et le sucre,
gingembre, la sauge, spirulina en grande quantité.
[Link] :
Etude portée sur 15 herboristes de la wilaya de Blida, d’âges compris entre 20 et 60 ans avec en moins 5 ans
d’expérience, travaillant en ville, formés pratiquement par des herboristes qualifiés et au niveau des CFPA et
dont 66% parmi eux se réfèrent à des livres et d’autres se basent sur leur propre expérience, les sites et
applications comme source d’information.
Selon les herboristes interrogés la tranche d’âge de leurs patients est souvent entre 20 et 60 ans avec
prédominance féminine qui consultent pour divers motifs dont une partie significative : les patients souffrant
de dysthyroïdies notamment les hypothyroïdies, la majorité en guise de demander des avis auprès des
herboristes tandis que d’autres optent carrément pour des produits déjà connus par les patients ainsi
recommandés par les herboristes qu’eux même estiment très efficaces, constatant une flagrante amélioration
que ce soit sur le plan symptomatologique et biologique, toutefois peu de patients ont rapporté des effets
indésirables ( diarrhées, nausées, allergies, hypotension….), il faut tenir compte des contres indications, des
dosages utilisés et des interactions médicamenteuses.
Parmi les produits on citera certains tels que les noix de terre le costus indien les noix de Brésil le ginseng
Indien l’arroche halime et la nigelle.
Par ailleurs il existe des plantes qui s’avère potentiellement dangereuses et constituent des contres
indications selon les herboristes interrogés telles que les crucifères, le soja, la gelée royale et la spiruline.
81
III. Enquêtes auprès des pharmaciens :
1. Profession :
55% des personnes ayant répondu à notre enquête sont des assistants/vendeurs en
pharmacie,45% sont des pharmaciens.
2. Le niveau académique :
82
Figure : Répartition selon le niveau académique
3. Expérience professionnelle :
La majorité des personnes enquêtées possèdent une expérience professionnelle de niveau intermédiaire.
4. Le lieu d’exercice :
83
Figure : Lieu d’exercice des pharmaciens/assistants en pharmacie interrogés
Tous les pharmaciens et assistants en pharmacie interrogés exercent dans la wilaya de Blida, et la majorité
d’entre eux travaillent en milieu urbain.
Très
souvent
Souvent
Parfois
Rarement
Jamais
0 2 4 6 8 10 12
D’après les officinaux interrogés, la plupart reçoivent occasionnellement des patients atteints de troubles
thyroïdiens, tandis que d’autres déclarent en accueillir fréquemment
84
6. Tranche d’âge des patients concernés :
la majorité des patients atteints de troubles thyroïdiens qui se présentent à l’officine ont entre 41 et 60 ans
selon les officinaux interrogés
12
10
0
Prédominance des femmes Prédominance des hommes Répartition égale
85
90 % des pharmaciens/assistants en pharmacie que nous avons interrogés ont déclaré que la majorité des
patients atteints de troubles thyroïdiens qui se présentent à l’officine sont des femmes.
8. Type de pathologie thyroïdienne la plus fréquente chez les patients se présentant en officine :
Selon les pharmaciens/assistants l’hypothyroïdie est le trouble le plus fréquent chez ces patients, suivie de
l’hyperthyroïdie
[Link]équence des demandes de conseils sur les traitements complémentaires par les patients
souffrant de dysthyroïdies :
86
Souvent
Parfois
Rarement
Jamais
Figure : Fréquence des demandes de conseils sur les traitements complémentaires par les patients, d’après
les déclarations des pharmaciens et assistants en pharmacie interrogés
D’après ce graphe , le recours aux traitements complémentaires de dysthyroïdies reste limité parmi les
patients
10. Les produits à base de plantes les plus demandés par les patients souffrant de dysthyroïdies et
leurs indications :
Figure : Produits à base de plantes les plus demandés selon les officinaux
interrogés
La majorité des pharmaciens et assistants en pharmacie interrogés ont indiqué que le Phytothyrox, un
complément alimentaire à base de plantes, est le produit le plus demandé par les patients atteints de troubles
thyroïdiens. L’ashwagandha, sous forme de gélules, ainsi que le Thyrolib, figurent également parmi les
produits les plus sollicités.
87
Le Phytothyrox et le Thyrolib sont tous deux utilisés comme traitements complémentaires de
l’hypothyroïdie.
L’ashwagandha, sous forme de gélules, est employée pour atténuer certains symptômes associés à
l’hypothyroïdie, notamment le stress, et pour soutenir l’équilibre hormonal.
11. Compléments alimentaires les plus demandés et utilisés par les patients souffrant de dysthyroïdies
en officine :
Figure : Types de compléments alimentaires les plus utilisés par les patients souffrant
de dysthyroïdies selon les officinaux interrogés
12. Traitements alternatifs recommandés par les officinaux pour les dysthyroïdies :
88
Figure : Traitements alternatifs recommandés par les officinaux pour les dysthyroïdies
89
Figure : Opinion des pharmaciens/assistants en pharmacie sur l’efficacité des
traitements alternatifs des dysthyroïdies
La majorité des pharmaciens et assistants en pharmacie interrogés considèrent que les traitements alternatifs
peuvent être efficaces dans certains cas.
La plupart des officinaux que nous avons interrogés ont déclaré que les risques liés
aux traitements alternatifs des troubles thyroïdiens résident principalement dans
l’automédication, le retard de diagnostic, les effets indésirables potentiels ainsi que
les interactions médicamenteuses. Ils ont également mentionné que l’accès à ces
traitements peut être limité en raison de leur coût élevé
90
15. Les sources des connaissances des pharmaciens et assistants en pharmacie :
91
25%
Oui
Non
75%
17. Connaissance des plantes ou substances contre-indiquées dans les troubles thyroïdiens :
40%
Oui
60% Non
92
Figure : Niveau de connaissance des pharmaciens/assistants en pharmacie interrogés
sur les substances contre-indiquées en cas de dysthyroïdies
60 % des enquêtés que nous avons interrogés ont déclaré être informés des substances contre-indiquées chez
les patients atteints de troubles thyroïdiens, telles que le sucre, le gluten, le soja et les plantes goitrogènes. Ils
ont également précisé qu’ils ne recommandent pas l’utilisation du sélénium en cas d’hyperthyroïdie
18. Discussion :
Etude établie sur 20 officines pharmaceutiques dont la majorité regroupent des vendeurs et des assistants en
officine de niveau universitaire pour l’ensemble du personnel interrogé et avec une expérience intermédiaire.
Parmi les officinaux interrogés une partie peu significative seulement recevait des patients souffrant de
troubles thyroïdiens de façon fréquente comprenant une tranche d’age comprise entre 40 et 60 ans et
prédominance féminine lesquelles souffrent le plus souvent d’hypothyroïdie.
D’après les praticiens interrogés le recours à l’usage des traitements complémentaires est restreint avec un
penchant vers le phytothyrox en premier lieux et le thyrolib comme traitement des hypothyroïdies,
l’ashwagandha fait aussi partie des complément alimentaires employés pour atténuer certains symptômes
associés à l’hypothyroïdie notamment le stress et le déséquilibre hormonal, en l’occurrence certains
compléments alimentaires tels que la vitamine D le Zinc le Sélénium et l’Iode s’y ajoutent pour une
meilleure prise en charge et sont même recommandés par les officinaux pour la quasi-totalité des patients
93
souffrant de ces pathologies surtout grâce aux bons retours de leurs usages. Toutes les informations
précédemment citées proviennent de différentes sources comme les livres les réseaux sociaux.
Comme tout traitement il existe des risques relatifs à certains critères de prise de ces derniers prenons
exemple l’automédication qui constitue le critère le plus dangereux, les effets indésirables et certains critères
qui font que ces traitements reviennent à cout élevé donc pas à la portée de tous les patients d’où
l’interruption peut subvenir à tout moment reporta les officinaux que nous avons interrogés.
Il existe cependant des traitements alternatifs non disponible en Algérie dont 75% de nos praticiens
interrogés ont juger en connaitre certains dont le NDT (Extrait naturel de thyroïde déshydratée de bovins).
94
IV. Enquête auprès des médecins :
1. Profession :
4.5
4
4
3.5
3 3
3
2.5
1.5
0.5
0
Endocrinologues Internistes Généraliste
Sur l’ensemble des médecins ayant répondu à ce questionnaire, 40% sont des endocrinologues, 30% des
internistes et 30% des généralistes
2. Expérience professionnelle :
95
[10,20]ans
[5,10]ans
0 1 2 3 4 5 6 7 8
(70%) des médecins interrogés ont une expérience professionnelle qui dépasse les 5
ans.
3. La zone d’exercice :
96
Figure : Fréquence de consultation des patients atteints de dysthyroïdies selon les
médecins interrogés.
Ce graphe montre que (50%) de ces médecins reçoivent souvent des patients
souffrant de troubles thyroïdiens.
Figure: L’âge moyen des patients atteints de dysthyroïdies selon les médecins
interrogés
97
[Link] sexe des patients atteints de dysthyroïdies :
98
Figure : le pourcentage des pathologies thyroïdiennes les plus fréquemment rencontrées
selon les médecins interrogés
Selon les médecins interrogés, l’hypothyroïdie (90%) et le goitre (90%) sont les
pathologies les plus fréquentes, suivis par la thyroïdite auto-immune (70%),
l’hyperthyroïdie (60%), les nodules (50%) et enfin le cancer thyroïdien (30%).
Souvent
Parfois
Rarement
Jamais
0 1 2 3 4 5 6 7 8
Figure : Fréquence des demandes des patients sur les traitements alternatifs
(70 %) des médecins interrogés indiquent que les patients sollicitent parfois des conseils concernant des
traitements alternatifs pour leurs troubles thyroïdiens
99
Figure : Types de traitements complémentaires demandés par les patients
100
Figure : Moment d’utilisation des traitements complémentaires
L’ensemble des médecins interrogés ont déclaré que leurs patients utilisent les
traitements alternatifs des dysthyroïdies en complément de la médecine
conventionnelle
101
1
Figure : Types de traitements alternatifs recommandés par les médecins pour les dysthyroïdies
102
[Link] et limites des traitements alternatifs des dysthyroïdies :
Figure : Risques et limites des traitements alternatifs des dysthyroïdies selon les
médecins interrogés
Selon les médecins interrogés, les principaux risques évoqués sont l’automédication
(90 %), les effets indésirables (70 %) et les interactions médicamenteuses (60 %).
D’autres limites mentionnées incluent le retard de diagnostic (50 %), le risque
d’intoxication (40 %) ainsi que le déséquilibre hormonal (30 %).
103
Figure : sources d’information des médecins interrogés sur les traitements alternatifs
Pour la prescription et les conseils, la plupart des médecins se basent sur différents
revues médicales et sites, d’autres s’appuient sur leurs études universitaires et les
formations continues
Figure : Connaissance des médecins sur les traitements alternatifs non disponibles
en Algérie
La plupart des médecins que nous avons interrogés ne connaissent pas de traitement
104
alternatif pour la thyroïde qui ne soit pas disponible en Algérie, tandis que les autres
ont déclaré en connaître
Tous les médecins que nous avons interrogés sont informés des plantes et des
substances interdites en cas de troubles thyroïdiens ; les plus fréquemment citées
comme étant contre-indiquées sont le gluten, le soja et le sucre. Ils sont également
mentionnés l’excès en iode, les plantes goitrogènes ainsi que les produits non
contrôlés , susceptibles de perturber l’équilibre thyroïdien.
[Link] :
Etude faite comprenant au total 10 médecins entre endocrino internistes et généralistes expérimentés
exerçants dans la ville.
Selon les médecins de notre étude les troubles de la thyroide constituent un motif fréquent de consultation
notamment les hypothyroidies le goitre multinodulaire et les thyroidites auto-immunes répandues sur une
105
population dont les ages varient entre 41 et 60 ans.
Concernant les traitements alternatifs les patients en demandent parfois auprès de leurs médecins
généralement les plantes les vitamines, suppléments minéraux, compléments alimentaires et Hidjama et ce
toujours en complément de la médecine conventionnelle, d’où les supplémentations recommandées par les
praticiens englobent souvent un régime alimentaire adéquat, vitamine D, Zinc, Sélénium, les noix de terre
ainsi que les noix de Brésil moins fréquemment prescrits.
L’automédication et les effets indésirables ainsi que les interactions médicamenteuses constituent des
risques considérables lors de l’utilisation des traitements alternatifs.
Selon les praticiens interrogés leurs sources d’informations sont notamment les revues médicales ainsi les
formations médicales spécialisées qui ont pour but d’apporter toute sorte de nouveautés y compris les
traitements non existants en Algérie à savoir le NDT et les traitements jugés contre indiqués en cas de
troubles thyroïdiens comme par exemple le soja le gluten et le sucre il y a également les prises non
contrôlées et excessive de l’iode toutes ces dernières sont susceptibles d’engendrer des déséquilibres
thyroïdiens qui peuvent être potentiellement dangereux.
106
V. Inventaire et recherche bibliographique :
Le tableau suivant représente l’ensemble les plantes utilisées par les patients atteints
de troubles thyroïdiens, recommandés par les herboristes et conseillés par les
pharmaciens et les médecins.
2
NC,P,M
scientifique francais vernaculai traitée utilisée préparation e et
NCH
NCP
e durée
Bunium Noix de ; تالغودة Hypothyr Racine Poudre Une cuillère à café 2f/j 13 15 3
Apiacées
Nigella Nigelle Al habba Hypothyr Graine poudre Une cuillère à café 1 a 2f/j 2 7 /
Sativa saoudae; oidie de poudre pendant
Ranuneulacées
semaines
Tableau : Liste des plantes médicinales utilisées pour la gestion des troubles thyroïdiens dans la région de Blida et leur application
2
NCP : Nombre de citation de population/ NCH : Nombre de citation des herboristes / NC.P.M : Nombre de citation des
pharmaciens et médecins
107
108
Le tableau suivant représente l’ensemble des autres traitements complémentaires
utilisés par les patients atteints de dysthyroidie,prescrits ou conseillés par les
médecins et les pharmaciens
Tableau: Liste des autres traitements complémentaires utilisés par les patients
atteints de dysthyroïdie
VI. Monographie des plantes les plus citées dans nos enquêtes :
Les monographies des plantes suivantes sont représentées en annexes :
109
Atriplex (annexe X)
Nigelle (annexe XI)
Ashwagandha (annexe XII)
110
Conclusion
La dysthyroïdie représente une pathologie fréquente et complexe, qui impacte de manière significative le
bien-être physique, psychique et social des patients. Si la médecine conventionnelle propose des traitements
efficaces et bien établis, les limites de ces thérapeutiques, qu’il s’agisse des effets indésirables, de
l’inobservance ou de l’insatisfaction ressentie, favorisent le recours croissant à des approches
complémentaires et alternatives. La phytothérapie, les compléments alimentaires et les vitamines figurent
parmi les options les plus sollicitées par les patients algériens, qui puisent dans un riche patrimoine
phytothérapeutique transmis de génération en génération.
Ce mémoire a permis de mettre en évidence la diversité des pratiques, la variété des plantes médicinales
utilisées et l’importance accordée par les patients au retour vers des solutions naturelles. Il a également
souligné le rôle croissant des compléments nutritionnels, tels que le sélénium et la vitamine D, dont l’intérêt
potentiel dans la régulation des fonctions thyroïdiennes est aujourd’hui mieux documenté, tout en
nécessitant des études cliniques complémentaires pour confirmer leur bénéfice réel et leur innocuité.
L’exploitation rationnelle de ces ressources passe par le développement d’études scientifiques rigoureuses,
le renforcement des connaissances pharmacologiques des professionnels de santé et l’information des
patients sur les précautions d’usage. L’intégration de la phytothérapie et des suppléments nutritionnels dans
une démarche thérapeutique globale, combinant médecine conventionnelle et approches complémentaires
fondées sur des preuves, constitue une perspective prometteuse pour enrichir l’arsenal thérapeutique et
améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de dysthyroïdies.
111
REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
112
Abayomi, S. (2010). Plantes médicinales et médecine traditionnelle d’Afrique. Nouvelle
édition. KARTHALA Editions.
Ahmad, A., Husain, A., Mujeeb, M., Khan, S. A., Najmi, A. K., Siddique, N. A.,
Damanhouri, Z. A., & Anwar, F. (2013). A review on therapeutic potential of Nigella sativa :
A miracle herb. Asian Pacific Journal of Tropical Biomedicine, 3(5), 337-352.
[Link]
Ahmed lecheheb, nourhen, Chellat, youssra, & Dib, imene. (2023). CHATAIGNE DE
TERRE (TELGHOUDA) ETUDE DESCRIPTIFS ET EFFETS IMMUNO-STIMULATION
[Diplôme de Master, Université des Frères Mentouri Constantine 1].
[Link]
%20%28Telghouda%29%20etude%20descriptifs%20et%20effets%20immuno-
[Link]?utm_source=[Link]
Araque, K. A., Gubbi, S., & Klubo-Gwiezdzinska, J. (2020). Updates on the Management of
Thyroid Cancer. Hormone and Metabolic Research, 52(08), 562-577.
[Link]
Arrivie, J., Sbragia, P., Denizot, A., Paganelli, F., & Oliver, C. (2004). Manifestations et
risques cardiovasculaires des dysthyroïdies infracliniques. La Revue de Médecine Interne,
25(3), 207-216. [Link]
113
Benhenia, S., & Messaoud, N. I. (2021). Recherche de l’Aspect épidémiologique de la
thyroïdite d’Hashimoto chez une population Algérienne [Master]. Université Saad Dahlab –
Blida 1.
Benkhalifa, A., Toumi, M., Bouaziz, A., & Dahmani, H. R. (s. d.). De l’Ethnobotanique à
l’Ethnobiologie.
Borson-Chazot, F., & Bournaud, C. (2011). Faut-il dépister les cancers de la thyroïde ? La
Presse Médicale, 40(12), 1182-1188. [Link]
Bousetla, A., Zellagui, A., Derouiche, K., & Rhouati, S. (2011). Chemical constituents of the
roots of Algerian Bunium incrassatum and evaluation of its antimicrobial activity. Arabian
Journal of Chemistry, 8(3), 313-316. [Link]
Braun, D., & Schweizer, U. (2018). Thyroid Hormone Transport and Transporters. In
Vitamins and Hormones (Vol. 106, p. 19-44). Elsevier.
[Link]
114
Brown, S. J., Ruppe, M. D., & Tabatabai, L. S. (2017). The Parathyroid Gland and Heart
Disease. Methodist DeBakey Cardiovascular Journal, 13(2), 49-54.
[Link]
Burger, A. (2002). Nodules et goitres thyroïdiens. Forum Médical Suisse ‒ Swiss Medical
Forum. [Link]
Carvalho, D. P., & Dupuy, C. (2017). Thyroid hormone biosynthesis and release. Molecular
and Cellular Endocrinology, 458, 6-15. [Link]
CATIE. (2005). Un guide pratique des plantes médicinales pour les personnes vivant avec le
VIH [Guide pratique].
Caturegli, P., De Remigis, A., & Rose, N. R. (2014). Hashimoto thyroiditis : Clinical and
diagnostic criteria. Autoimmunity Reviews, 13(4-5), 391-397.
[Link]
Chernock, R., & Williams, M. D. (2021). Thyroid and Parathyroid Glands. In Gnepp’s
Diagnostic Surgical Pathology of the Head and Neck (p. 606-688). Elsevier.
[Link]
Chiovato, L., Magri, F., & Carlé, A. (2019). Hypothyroidism in Context : Where We’ve Been
and Where We’re Going. Advances in Therapy, 36(S2), 47-58.
[Link]
Choksi, N. Y., Jahnke, G. D., St. Hilaire, C., & Shelby, M. (2003). Role of thyroid hormones
in human and laboratory animal reproductive health. Birth Defects Research Part B:
Developmental and Reproductive Toxicology, 68(6), 479-491.
[Link]
115
Chunhieng, T., Goli, T., Piombo, Pioch, D., & Brochier, J. (s. d.). Recent analysis of the
composition of Brazil nut Bertholletia excelsa.
[Link]
CIRAD. (s. d.). Guide technique pour une utilisation énergétique des huiles végétales. .
([Link]
Clément, R.-P. (2005). Aux racines de la phytothérapie : Entre tradition et modernité (1re
partie). Phytotherapie, 3(4), 171-175. [Link]
Dias Lopes, N. M., Mendonça Lens, H. H., Armani, A., Marinello, P. C., & Cecchini, A. L.
(2020). Thyroid cancer and thyroid autoimmune disease : A review of molecular aspects and
clinical outcomes. Pathology - Research and Practice, 216(9), 153098.
[Link]
Drake, R. L., Wayne Vogl, A., & Mitchell, A. W. (2019). Gray’s Anatomy For Students. (4th
Ed). Elsevier. [Link]
Dubbs, S. B., & Spangler, R. (2014). Hypothyroidism. Emergency Medicine Clinics of North
America, 32(2), 303-317. [Link]
Dunn, J. T., & Dunn, A. D. (1999). The importance of thyroglobulin structure for thyroid
hormone biosynthesis. Société Française de Biochimie et Biologie Moléculaire, 81(5),
505-509. [Link]
Durand, G., & Beaudeux, J.-L. (2011). Biochimie médicale : Marqueurs actuels et
perspectives. Médecine Sciences Publications-Lavoisier.
Duranteau, L., Faure, S., & Buxeraud, J. (2012). Les principales pathologies de la thyroïde et
leur traitement. Actualités Pharmaceutiques, 51(515), 12-18. [Link]
3700(12)71278-8
Egyptian Drug Authority (EDA). (2022). Egyptian Herbal Monograph (Vol. 1–3).
[Link]
116
Ekholm, R. (1990). Biosynthesis of Thyroid Hormones. In International Review of Cytology
(Vol. 120, p. 243-288). Elsevier.
[Link]
Forouzanfar, F., Bazzaz, B. S. F., & Hosseinzadeh, H. (2014). Black cumin (Nigella sativa)
and its constituent (thymoquinone) : A review on antimicrobial effects. Iranian Journal of
Basic Medical Sciences, 17(12), 929-938.
Gaitonde, D., Rowley, K., & Sweeney, L. (2012). Hypothyroidism : An update. South African
Family Practice, 54(5), 384-390. [Link]
Harper, M.-E., Ballantyne, J. S., Leach, M., & Brand, M. D. (1993). Effects of thyroid
hormones on oxidative phosphorylation. Biochemical Society Transactions, 21(3), 785-792.
[Link]
Huang, X., Ding, L., Peng, K., Lin, L., Wang, T., Zhao, Z., Xu, Y., Lu, J., Chen, Y., Wang,
W., Bi, Y., Ning, G., & Xu, M. (2016). Thyroid hormones associate with risk of incident
chronic kidney disease and rapid decline in renal function : A prospective investigation.
Journal of Translational Medicine, 14(1), 336. [Link]
117
Imam, S. K., & Ahmad, S. I. (Éds.). (2016). Thyroid Disorders. Springer International
Publishing. [Link]
Ip, C., & Lisk, D. J. (1994). Bioactivity of selenium from Brazil nut for cancer prevention and
selenoenzyme maintenance. Nutrition and Cancer, 21(3), 203-212.
[Link]
Ippolito, S., Cusini, C., Lasalvia, P., Gianfagna, F., Veronesi, G., Gallo, D., Masiello, E.,
Premoli, P., Sabatino, J., Mercuriali, A., Lai, A., Piantanida, E., Tanda, M. L., & Bartalena, L.
(2021). Change in newly diagnosed Graves’ disease phenotype between the twentieth and the
twenty-first centuries : Meta-analysis and meta-regression. Journal of Endocrinological
Investigation, 44(8), 1707-1718. [Link]
John, J. A., & Shahidi, F. (2010). Phenolic compounds and antioxidant activity of Brazil nut
(Bertholletia excelsa). Journal of Functional Foods, 2(3), 196-209.
[Link]
Kamina, P. (2013). Anatomie [Link] II: Tete. Cou, dos (4e éd.). Maloine.
[Link]
Katz, A. I., Emmanouel, D. S., & Lindheimer, M. D. (1975). Thyroid Hormone and the
Kidney. Nephron, 15(3-5), 223-249. [Link]
Khandelwal, D., & Tandon, N. (2012). Overt and Subclinical Hypothyroidism : Who to Treat
and How. Drugs, 72(1), 17-33. [Link]
Khelil, S., & Si Ahmed, N. (2019). Dispositif ANSEJ Comme Soutien à L’entrepreneuriat:,
Cas De La Région De Blida. 275 ,مجلة االقتصاديات المالية البنكية وإدارة األعمال.
[Link]
Leclère, J., & Orgiazzi, J. (2001). La thyroïde:des concepts à la pratique clinique. Elsevier.
118
Leite, P. M., Camargos, L. M., & Castilho, R. O. (2021). Recent progess in phytotherapy : A
Brazilian perspective. European Journal of Integrative Medicine, 41, 101270.
[Link]
Li, Y., Clark, C., Abdulazeeme, H. M., Salehisahlabadi, A., Rahmani, J., & Zhang, Y. (2020).
The effect of Brazil nuts on selenium levels, Glutathione peroxidase, and thyroid hormones :
A systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Journal of King Saud
University - Science, 32(3), 1845-1852. [Link]
Martin, C., Riou, B., & Vallet, B. (2017). Physiologie humaine appliquée—Claude Martin ,
Bruno Riou , Benoît... - Librairie Eyrolles (2e éd.). Arnette.
[Link]
Mekki, K., & Djerdjour, S. (2017). Incidences comparées des différents types de goitre et
propriétés des cas opérés chez un groupe des patients à la Wilaya de Chlef [Diplôme de
Master, Université Hassiba Benbouali,Département de Biologie].
[Link]
Merad, F., & Mahiout, T. (2019). Contribution à l’étude de conformité des drogues pour
tisanes vendues en officines [Mémoire de fin d’études]. MOULOUD MAAMRI.
119
Université Kasdi Merbah Ouargla].
[Link]
Mishra, L.-C., Singh, B. B., & Dagenais, S. (s. d.). Scientific Basis for the Therapeutic Use of
Withania somnifera (Ashwagandha) : A Review.
Mishra, L.-C., Singh, B. B., & Dagenais, S. (2000). Scientific Basis for the Therapeutic Use
of Withania somnifera (Ashwagandha) : A Review. 5(4), 334.
Müller, M. J., & Seitz, H. J. (1984). Thyroid hormone action on intermediary metabolism :
Part III. Protein metabolism in hyper- und hypothyroidism. Klinische Wochenschrift, 62(3),
97-102. [Link]
Mullur, R., Liu, Y.-Y., & Brent, G. A. (2014). Thyroid Hormone Regulation of Metabolism.
Physiological Reviews, 94(2), 355-382. [Link]
Nedjimi, B., Guit, B., Toumi, M., Beladel, B., Akam, A., & Daoud, Y. (s. d.). Atriplex
halimus subsp. Schweinfurthii (Chenopodiaceae) : Description, écologie et utilisations
pastorales et thérapeutiques.
Oullai, L., & Chamek, C. (2018). Contribution à l’étude ethnopharmacognosique des plantes
médicinales utilisées pour le traitement des affections de l’appareil digestif en Kabylie
[Mémoire de fin d’études ,Doctorat en Pharmacie]. Université Mouloud Mammeri Faculte de
medecine.
Patel, J., Landers, K., Li, H., Mortimer, R. H., & Richard, K. (2011). Thyroid hormones and
fetal neurological development. Journal of Endocrinology, 209(1), 1-8.
[Link]
120
Radetti, G. (2014). Clinical Aspects of Hashimoto’s Thyroiditis. In G. Szinnai (Éd.),
Endocrine Development (Vol. 26, p. 158-170). S. Karger AG.
[Link]
Rousset, B., Dupuy, C., Miot, F., & Dumont, J. (2015). Chapter 2 Thyroid Hormone
Synthesis And Secretion. In K. R. Feingold, S. F. Ahmed, B. Anawalt, M. R. Blackman, A.
Boyce, G. Chrousos, E. Corpas, W. W. de Herder, K. Dhatariya, K. Dungan, J. Hofland, S.
Kalra, G. Kaltsas, N. Kapoor, C. Koch, P. Kopp, M. Korbonits, C. S. Kovacs, W. Kuohung,
… D. P. Wilson (Éds.), Endotext. [Link], Inc.
[Link]
Sharma, A. K., Basu, I., & Singh, S. (2018). Efficacy and Safety of Ashwagandha Root
Extract in Subclinical Hypothyroid Patients : A Double-Blind, Randomized Placebo-
Controlled Trial. The Journal of Alternative and Complementary Medicine, 24(3), 243-248.
[Link]
Silva, B. J. P., Souza, R. O. S., Yamaguchi, K. K. L., Silva, F. M. A., Koolen, H. H. F., Veiga
Junior, V. F., & Lima, E. S. (2024). Hepatoprotective and antioxidant activities of phenolic-
rich extract from shell of nut Brazil (Bertholletia excelsa H.B.K.). Brazilian Journal of
Biology, 84, e288958. [Link]
Silva, M. J. A., Federal University of Grande Dourados, Acho, L. D. R., Federal University of
Amazonas, Campos, J. F., Federal University of Grande Dourados, Neto, J. P. M., Federal
University of Amazonas, Guimaraes, A., Federal University of Amazonas, Silva, F. M. A.,
Federal University of Amazonas, Koolen, H. H. F., State University of Amazonas, Santos, E.
L., Federal University of Grande Dourados, Lima, E. S., & Federal University of Amazonas.
(2023). Anti-inflammatory and antioxidant properties of Bertholletia excelsa(H.B.K) bark
extract. Federal University of Amazonas, 22(4), 472-487.
[Link]
Sinha, R. A., Singh, B. K., & Yen, P. M. (2018). Direct effects of thyroid hormones on
hepatic lipid metabolism. Nature Reviews Endocrinology, 14(5), 259-269.
[Link]
121
Sonogo, R. (2006). Le rôle des plantes médicinales en médecine traditionnelle [10e école
d’été de l’IEPF et du SIFEE].
Srinivasan, K. (2018). Cumin (Cuminum cyminum) and black cumin (Nigella sativa) seeds :
Traditional uses, chemical constituents, and nutraceutical effects. Food Quality and Safety,
2(1), 1-16. [Link]
Taïbi, K., Ait Abderrahim, L., Helal, F., & Hadji, K. (2021). Ethnopharmacological study of
herbal remedies used for the management of thyroid disorders in Algeria. Saudi
Pharmaceutical Journal, 29(1), 43-52. [Link]
Tamijani, S. M. S., Karimi, B., Amini, E., Golpich, M., Dargahi, L., Ali, R. A., Ibrahim, N.
M., Mohamed, Z., Ghasemi, R., & Ahmadiani, A. (2015). Thyroid hormones : Possible roles
in epilepsy pathology. Seizure, 31, 155-164. [Link]
Walker, D. J., Lutts, S., Sánchez-García, M., & Correal, E. (2014). Atriplex halimus L. : Its
biology and uses. Journal of Arid Environments, 100-101, 111-121.
[Link]
Wémeau, J.-L. (2011). Prise en charge thérapeutique des goitres. La Presse Médicale, 40(12),
1147-1154. [Link]
Wilson, S. A., Stem, L. A., & Bruehlman, R. D. (2021). Hypothyroidism : Diagnosis and
Treatment. American Family Physician, 103(10), 605-613.
122
Zaletel, K., & Gaberscek, S. (2011). Hashimotos Thyroiditis : From Genes to the Disease.
Current Genomics, 12(8), 576-588. [Link]
123
ANNEXES
124
ANNEXE I : QUESTIONNAIRE DISTINE AUX PERSONNES
ATTEINTES DE TROUBLE DE LA THYROÏDE
Informations générales :
1. Age :
2. Sexe : Homme ☐ Femme ☐
3. Niveau académique : Analphabète ☐ Primaire ☐ CEM ☐ Lycée ☐
Université ☐
4. Profession :
5. Wilaya de résidence :
6. Lieu de résidence : Ville ☐ village☐ compagne ☐
Pathologies :
1. Problème(s) endocrino-
thyroïdien(s) :...........................................................................................................
.......................................................................................................................................................
Si OUI, laquelle
/lesquelles : ...............................................................................................................................
.....................................................................................................................................
4. Traitement(s)
utilisé(s): .................................................................................................................................
........................................................................................................................................
Traitements alternatifs :
Si OUI, quels sont les plantes que vous aviez l’habitude de prendre, et pour quelle(s)
125
indication(s) ? ...............................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
............................................................................................. .........................................................
.......................
Si Autres,
préciser:.........................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
-Si Autres,
préciser : .......................................................................................................................................
.....
3. Par quel biais connaissez-vous les plantes médicinales ? Héritage familial / entourage☐
Pharmacien☐
Médecin☐ Herboriste ☐ Réseaux sociaux ☐ Internet ☐
Autres ☐
-Si Autres, préciser
………………………………………………………………………………………….
4. Si vous ne les prenez pas, pourquoi refusez-vous de prendre des produits à base des
plantes ?
126
…………………………………………………………………………………………………
……………….………………………………………………………………………………
Si OUI, citez-les :
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
Les plantes médicinales utilisées par informateur
Nom Maladie Prov Pa Autre Préparation Mode Posologi Résultat Associée
de la traitée enan rti s d’admi e + Effets au
plante ce e plant nistrati + indésira traitement
uti es on Durée bles médical
lisé associ observés ou non
e ées à +Toxicit
la é
prépa
ratio
n
127
ANNEXE استبيان موّج ه لألشخاص المصابين II :
باضطرابات الغدة الدرقية
في إطار إعداد مذكرة التخرج لنيل شهادة دكتور في الصيدلة ،وبهدف إعداد مرجع
يؤّم ن استخدام العالجات البديلة من طرف المرضى المصابين باضطرابات الغدة
الدرقية ،نرجو منكم التكّر م بتخصيص بضع دقائق من وقتكم لإلجابة على هذا
.االستبيان
.نؤكد لكم أّن جميع إجاباتكم سُتعاَلج بسرية وبشكل مجهول الهوية
معلومات عامة
العمر 1.
……………………………………………………………………
الجنس2.
☐ أنثى ☐ ذكر
المستوى الدراسي3.
☐ جامعي ☐ ☐ ثانوي ☐ متوسط ☐ ابتدائي أمي
المهنة4.
……………………………………………………………………
الوالية5.
……………………………………………………………………
مكان اإلقامة6.
☐ ريف ☐ ☐ قرية مدينة
األمراض
128
هل تعاني من أمراض أخرى مصاحبة؟3.
☐ ال ☐ نعم
العالجات البديلة
إذا كانت اإلجابة نعم ،ما هي النباتات التي كنت تستعملها وألي دواعي؟ ✦
……………………………………………………………………
……………………………………………………………………
هل تستعمل عالًج ا بدياًل للعالج الطبي الخاص بمرض الغدة الدرقية؟2.
☐ كثيًر ا جًدا ☐ ☐ غالًبا ☐ أحياًنا ☐ نادًر ا أبًدا
129
متى تستعملها؟2.
قبل اللجوء للطب التقليدي ☐
بعد فشل الطب التقليدي ☐
كمكمل للعالج التقليدي ☐
130
اسم النبتة المصدر الجزء نباتات طريقة طريقة الجر المدة النتيجة مرتبط
المستعم أخرى التحضير االستعم عة اآلثارالجانبية ة
ل مرتبطة ال الملحوظة بالعالج
بالتحضي السّمية الطبي
ر أو ال
131
ANNEXE III : QUESTIONNAIRE DISTINÉ AUX PHARMACIENS
D’OFFICINE
Informations générales :
1. Vous êtes : Un pharmacien☐ Un assistant/vendeur en pharmacie☐
2. Niveau académique :
3. Expérience professionnelle en officine :
4. Wilaya d’exercice :
5. Zone d’exercice : Ville☐ Milieu rural☐ Banlieue/Quartier☐
Centre commercial ☐
132
2. Quels sont les produits à base de plantes les plus demandés ou utilisés par les patients
souffrant de dysthyroïdies et leurs indications?
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
3. Quels sont les compléments alimentaires les plus demandés ou utilisés par les patients
souffrant de dysthyroïdies ?
Iode ☐ Sélénium ☐ Zinc ☐ Vitamine D ☐ Autres ☐
Préciser..........................................................................................................................................
..................................................................................................................................................
4. Recommandez-vous des traitements alternatifs pour les dysthyroïdies ?
Non ☐ Plantes médicinales☐ Compléments alimentaires☐ Hidjama☐
Vitamines☐ Supplémentation en minéraux (iode, sélénium, zinc…etc.) ☐
Acupuncture☐ Autres ☐
Si Autres,
préciser:.........................................................................................................................................
6. Quels sont, selon vous, les risques et limites des traitements alternatifs des dysthyroïdies?
.......................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
7. Quelles sont vos références lors de la dispensation des produits à bases de plantes et des
compléments alimentaires ?
Référentiels ☐ Revues professionnelles☐ Notice du produit ☐
Laboratoires☐ Etudes universitaires☐ Livres☐ Applications☐ Internet et
réseaux sociaux☐ Autres☐
Préciser:...................................................................................................................................
[Link]-vous un traitement alternatif efficace pour ces patients, mais qui n'est pas encore
disponible en Algérie ? OUI☐ NON ☐
Préciser:.........................................................................................................................................
133
134
Liste des traitements alternatifs proposés en cas de dysthyroïdies
Traitements Pathologie Précautions Observation
proposés d’emploi
Toxicité
135
ANNEXE IV : QUESTIONNAIRE DISTINÉ AUX MEDECINS
Informations générales :
1. Profession :
2. Expérience professionnelle:
3. Wilaya d’exercice :
136
Supplémentation en minéraux (iode, sélénium, zinc…etc.) Acupuncture
Autres
Préciser:.........................................................................................................
......................................................................................................................
................................
......................................................................................................................
.................
......................................................................................................................
.................
SiAutres,préciser:..........................................................................................
.................
......................................................................................................................
.................
......................................................................................................................
.................
4. Selon votre expérience, Ces traitements alternatifs sont efficaces?
Oui, toujours Oui, parfois Non
Préciser..........................................................................................................
................
......................................................................................................................
........................................................
5. Quels sont, selon vous, les risques et limites des traitements alternatifs
des dysthyroïdies?
......................................................................................................................
......................................................................................................................
..................................
......................................................................................................................
.................
6. Quelles sont vos sources d’information sur ces traitements
complémentaires ?
......................................................................................................................
......................................................................................................................
...............................
......................................................................................................................
.................
7. Connaissez-vous un traitement alternatif efficace pour ces patients,
mais qui n'est pas encore disponible
en Algérie ? OUI NON
137
Préciser:.........................................................................................................
................
138
Traitements Pathologie Association Effets Précautions Résultat
complémentaires au indésirables d’emploi (Bilan
(consommés par traitement rapportés biologique
les patients ou médical ou +/- amélioré
que vous non Toxicité ou non)
recommandez)
139
ANNEXE V : QUESTIONNAIRE DISTINÉ AUX
HERBORISTES
Dans le cadre de préparation du mémoire de fin d’étude pour l’obtention du diplôme de
Docteur en pharmacie, et dans le but de réaliser un support qui sécurise l’utilisation des
traitements alternatifs par les personnes atteintes de dysthyroïdies, Nous vous prions de bien
vouloir consacrer quelques minutes de votre temps pour répondre à notre questionnaire.
Vos réponses seront traitées de manière anonyme
Informations générales :
1. Age :
2. Niveau académique : Analphabète ☐ Primaire ☐ CEM ☐ Lycée ☐
Université ☐
3. Expérience professionnelle :
4. Formation professionnelle :
5. Wilaya d’exercice :
6. Zone d’exercice : Ville☐ Milieu rural☐ Banlieue/Quartier☐
140
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
141
Nom de Maladie Pro Parti Autres Préparation Mode Durée Résultat Associée
la traitée ven e plante d’admi + Effets au
plante anc utilis s nistrati indésirab traiteme
e ée associé on les nt
es à la observés médical
prépar +Toxicité ou non
ation
142
143
ANNEXE VI استبيان موّج ه لبائعي االعشاب
في إطار إعداد مذكرة نهاية الدراسة للحصول على شهادة دكتوراه في الصيدلة ،ومن أجل إعداد
مرجع يساهم في تأمين استعمال العالجات البديلة من قبل األشخاص المصابين باضطرابات
.الغدة الدرقية ،نرجو منكم التكّر م بتخصيص بضع دقائق من وقتكم لإلجابة على هذا االستبيان
.نؤّكد لكم أن جميع اإلجابات سُتعالج بطريقة مجهولة الهوية وبسرية تامة
المعلومات العامة
العمر1.
……………………………………………………………………
المستوى األكاديمي2.
أمي ☐
ابتدائي ☐
متوسط ☐
ثانوي ☐
جامعي ☐
الخبرة المهنية2.
……………………………………………………………………
التكوين المهني3.
……………………………………………………………………
مكان النشاط5.
مدينة ☐
ريف ☐
ضاحية/حي ☐
144
ما هو التوزيع حسب الجنس لهؤالء المرضى؟3.
أغلبهم نساء ☐
أغلبهم رجال ☐
توزيع متساٍو ☐
ما هو نوع اضطراب الغدة الدرقية األكثر شيوًعا لدى هؤالء المرضى؟4.
……………………………………………………………………
هل يطلب منكم هؤالء المرضى نصائح حول العالجات التكميلية لمشاكل الغدة
الدرقية؟1.
أبًدا ☐
نادًر ا ☐
أحياًنا ☐
غالًبا ☐
غالًبا جًدا ☐
ما هي المنتجات األكثر طلًبا أو استخداًم ا من قبل هؤالء المرضى وما هي
استعماالتها؟2.
……………………………………………………………………
……………………………………………………………………
:يرجى التوضيح
……………………………………………………………………
ما هي ،حسب رأيكم ،المخاطر والحدود التي قد ترتبط بالعالجات البديلة
الضطرابات الغدة الدرقية؟5.
……………………………………………………………………
145
ما هي المراجع التي تعتمدون عليها عند تقديم المنتجات النباتية والمكمالت
الغذائية؟7.
……………………………………………………………………
هل تعرفون عالًج ا بديًال فّع ااًل لهؤالء المرضى ولكنه غير متوفر في الجزائر؟
نعم ☐
ال ☐
.يرجى التحديد
……………………………………………………………………
هل تعرفون نباتات أو مواد سامة أو ممنوعة في حاالت اضطرابات الغدة الدرقية؟.
8
نعم ☐
ال ☐
146
عالجات بديلة أخرى مستعملة من طرف الُمخِبر
العالج البديل المرض النتيجة طريقة االستعمال المصدر أو اآلثار الجانبيةا قبل
+ المعالج مكان و/أو مدة العالج لملحوظة بعد
التركيبة الحصول السّمية كمكمل
على للعالج
العالج الطبي
147
ANNEXE VII : Noix de terre (ou glande de terre)
Famille: Apiacées
Description botanique :
Composition Chimique :
Usages traditionnels :
Les tubercules de Bunium incrassatum sont consommés après cuisson sous la cendre, grillage
ou bouillage dans de l'eau salée (l’épluchage étant nécessaire pour éviter les irritations
gastriques). Une fois séchés et pilés, ils sont mélangés à de l’orge pour confectionner des
galettes. La plante entière sert également de fourrage pour les vaches, car elle est réputée
stimuler la production de lait. (Bellakhder Jamal)
Indications thérapeutiques
-Les recherches qui ont abouti à la conclusion que la fraction aqueuse du fruit de Bunium
bulbocastanum possède une propriété antioxydante et anticancéreuse notable sont citées chez
(Lefahal M, 2017.)
Elle est employée par les herboristes pour traiter divers problèmes, y compris les troubles de
la thyroïde.
Elle détient un précieux trésor à exploiter pour le traitement du goitre et des troubles
thyroïdiens, ainsi qu'une culture adaptée aux zones montagneuses. L'étude chimique de cette
espèce n'a pas été réalisée auparavant.(Ahmed lecheheb et al., 2023)
Toxicité et precautions d’emploi: Aucune étude toxicologique spécifique n’a été publiée sur
Bunium incrassatum.
148
149
ANNEXE VIII : Monographie du costus indien
Nom scientifique : saussurea costus
Famille : Astéracées
Description botanique :
Composition chimique :
- résine. (Andrew,2016)
Effet thérapeutique :
-La racine est couramment utilisée, en association avec d'autres plantes, pour les troubles du
système respiratoire tels que la bronchite, l'asthme et la toux. Elle est également utilisée pour
traiter le choléra. (Andrew,2016)
Le costus indien semble avoir des effets antioxydants et modulateurs sur la fonction
thyroïdienne. En effet, un traitement avec des extraits de racines du costus indien ont atténué
les symptômes de l’hyperthyroïdie et les troubles enzymatiques hépatiques provoqués par
l’hypothyroïdie.
De plus, cette plante a permis de réguler et d’améliorer les niveaux des hormones
thyroïdiennes TSH et T4, modifiés lors d’hypo et de l’hyperthyroïdie. Les chercheurs
estiment, à partir de certaines observations, que les racines de costus peuvent être utilisées
comme thérapie adjuvante à la thyroxine dans le traitement de l’hypo- et l’hyperthyroïdie.
(Mujammami, 2020).
150
ANNEXE IX : Monographie de la noix de Brésile
Nom scientifique : Bertholletia excelsa Bonpl.
Famille : Lecythidaceae
Description botanique :
La fleur de teinte blanc-jaune est zigomorphe, compte six pétales et se présente en épi isolé.
Inflorescence à l'extrémité ou sur les aisselles des feuilles supérieures, avec des épis disposés
en forme de panicules.
Le fruit de teinte brune est ligneux, présentant une structure sèche et indéhiscent. Dénommé «
oursin », il contient entre 10 et 25 graines (amandes). La graine de teinte brune a une taille de
4 cm (CIRAD, s. d.)
Composition chimique :
- Graine oléagineuse : riche en huiles, surtout en acide linoléique (acide gras insaturé).
Indications thérapeutiques :
151
-Activité antioxydante (John et Shahidi, 2010)
Le sélénium contenu dans la noix du Brésil est essentiel pour la synthèse des hormones
thyroïdiennes et pour la conversion de la thyroxine (T4) en triiodothyronine (T3). Une étude
menée par (Li et al., 2020)a montré qu'une consommation régulière et modérée de noix du
Brésil améliore significativement le statut en sélénium et l'équilibre hormonal chez des
patients atteints de dysfonction thyroïdienne légère.
152
ANNEXE X : Monographie de L’arroche halime
Famille : Amaranthacées
Description botanique :
Composition chimique :
Usages traditionnels :
-Atriplex halimus est utilisée comme nourriture pour le bétail grâce à ses feuilles riches en
nutriments.
-Au printemps, dans des régions comme Djelfa (Algérie) et Gabès (Tunisie), ses jeunes
pousses sont cuisinées comme des épinards.
-Malgré un goût un peu âcre dû aux saponines, elle reste bien acceptée par les habitants.
153
-Elle représente une ressource alimentaire utile en période de sécheresse ou de conditions
difficiles. (Nedjimi et al., s. d.)
Indications thérapeutiques :
-Elle est utilisée traditionnellement pour traiter l’hyperglycémie, notamment chez les
populations steppiques.
-Elle contient du chrome, qui aide à réguler la glycémie en renforçant l'action de l’insuline.
-Elle est utilisée pour soigner les inflammations des voies urinaires comme les cystites.
-C’est une plante diurétique et dépurative, utile pour drainer les tissus et éliminer les toxines.
-Elle contient des flavonoïdes aux propriétés antioxydantes, qui protègent le foie contre le
cancer.
-Elle possède des alcaloïdes comme la berbérine, connue pour ses effets antimicrobiens et
anti-inflammatoires.
L'Atriplex halimus L est employé dans la médecine traditionnelle pour traiter les
dysthyroïdies. (Benhenia et Messaoud, 2021)
Elle est utilisée dans le traitement des kystes thyroïdiens, en raison de son efficacité
potentielle. Elle renferme un ensemble de substances actives capables d’inhiber la sécrétion
des hormones thyroïdiennes, en agissant sur certaines hormones impliquées dans la régulation
de l’activité de la thyroïde. Ainsi, elle contribue à freiner l’hyperthyroïdie.(Boudaba et
Messaoudi, 2024)
154
155
ANNEXE XI : Monographie de la Nigelle
Famille : Ranunculaceae
Composition chimique :
Usages traditionnels : Utilisée pour soulager le rhume, la grippe, les migraines, les sinusites,
les affections pulmonaires et l’asthme.
Les graines de nigelle sont très employées par les algériens pour aromatiser le pain : quelques
graines cassées sont ajoutées à la pâte en surface avant la cuisson
Indications thérapeutiques
156
Moduler le système immunitaire.
Comme traitement adjuvant pour améliorer les états inflammatoires (effet anti-
inflammatoire). (Egyptian Drug Authority (EDA), 2022)
Effets sur la thyroïde : Nigella sativa a montré un effet bénéfique chez les patients atteints
de la thyroïdite de Hashimoto et de l’hypothyroïdie. Elle contribue à réduire l’activité auto-
immune, à diminuer les taux d’anticorps anti-TPO et anti-TSH, ainsi qu’à améliorer la
fonction thyroïdienne. (Goetz, 2021)
La graine de nigelle est généralement considérée comme sûre lorsqu’elle est utilisée à des
doses modérées. Toutefois, à fortes doses ou en usage prolongé, elle peut entraîner des
troubles gastro-intestinaux, une hypoglycémie ou une hypotension chez certains individus
sensibles. Des précautions sont recommandées chez les femmes enceintes, en raison d’un
effet utérin potentiel, ainsi que chez les personnes sous traitement immunosuppresseur ou
antihypertenseur. Il est essentiel d’éviter l’automédication prolongée sans avis médical,
surtout chez les patients atteints de maladies chroniques. (Ahmad et al., 2013)
157
ANNEXE XII : Monographie de l’Ashwagandha
Famille : Solanacée
Description botanique :
Les fleurs verdâtres sont regroupées par petites grappes. Le calice (la base de la fleur) est petit
au début puis grossit après la floraison. Une fois fécondée, la fleur produit une baie sphérique
d'un rouge vif, d'environ 6 mm de diamètre, contenant des graines plates.(Mujammami,
2020)
Composition chimique :
-Saponines contenant un groupe acyle additionnel (comme les sitoindosides VII et VIII).
Indications thérapeutiques :
-Antitumorale : Des études suggèrent une activité antitumorale et une amélioration des effets
de la radiothérapie.
158
-Antistress (adaptogène) : il a été démontré qu'elle augmente la résistance non spécifique au
stress.
-Rajeunissante : des études cliniques ont montré une augmentation de l'hémoglobine, des
globules rouges et une amélioration de la performance sexuelle chez les hommes âgés. Elle a
également montré un effet de promotion de la croissance et hématinique chez les enfants.
(Mishra et al., 2000)
L’ashwagandha (Withania somnifera) est une plante adaptogène connue pour ses effets
bénéfiques sur la fonction thyroïdienne, notamment en cas d’hypothyroïdie. Des études
cliniques ont montré qu’elle peut augmenter significativement les taux de T3 et T4, tout en
réduisant le taux de TSH, ce qui indique une amélioration de l’activité thyroïdienne. Cet effet
est probablement lié à sa capacité à réduire le stress oxydatif et à réguler l’axe hypothalamo-
hypophyso-thyroïdien. Toutefois, son utilisation est déconseillée chez les personnes souffrant
d’hyperthyroïdie ou de maladies auto-immunes comme la thyroïdite de Hashimoto, car elle
pourrait stimuler l’immunité de façon indésirable. (Sharma et al., 2018)
Contre-indication :
Toxicité :
Les études de toxicité préliminaires suggèrent que l'Ashwagandha est un composé sûr avec
peu ou pas de toxicité associée. Les données de toxicité aiguë pour différents extraits et
composants sont fournies (par exemple, la DL50 de l'ashwagandholine, de l'extrait alcoolique
de graines dégraissées, et des extraits aqueux-méthanoliques de racine). Une étude à long
terme de huit mois chez les rats n'a révélé aucun effet toxique.(Mishra et al., s. d.)
159
Traitements alternatifs des dysthyroïdies
Auteurs :
Encadrant :
Résumé :
Dans un contexte marqué par un regain d’intérêt pour les médecines naturelles, ce mémoire
s’est proposé d’étudier le recours à la phytothérapie comme alternative ou adjuvant
thérapeutique aux traitements conventionnels. La recherche a été menée dans la wilaya de
Blida et s’est appuyée sur une revue bibliographique approfondie et une enquête auprès de
100 patients atteints de dysthyroïdie, ainsi que de 20 officinaux,10 médecins et 15 herboristes.
L’étude a permis de recenser les principales plantes utilisées, de décrire leurs modes de
préparation et d’évaluer les perceptions des usagers quant à leur efficacité et leur sécurité.
Les résultats montrent que plusieurs espèces végétales locales sont employées à des fins
thérapeutiques, souvent en complément des traitements allopathiques. Les motivations
principales évoquées par les patients sont la recherche d’une approche naturelle, la réduction
des effets secondaires et le renforcement du bien-être général. Toutefois, l’usage de ces
160
plantes reste encadré par un savoir empirique qui nécessite une évaluation scientifique plus
systématique.
Abstract
Dysthyroidism covers all functional disorders of the thyroid gland, the main forms of which
are hypothyroidism and hyperthyroidism. These frequent and sometimes incapacitating
pathologies impair quality of life and require prolonged treatment. Conventional treatment is
based on hormone replacement therapy or antithyroid drugs, but there are certain limitations
linked to side effects and acceptance of treatment.
In a context marked by renewed interest in natural medicines, this dissertation set out to study
the use of phytotherapy as an alternative or adjuvant therapy to conventional treatments. The
research was carried out in the wilaya of Blida, based on an in-depth literature review and a
survey of 100 dysthyroid patients, as well as 20 dispensaries, 10 doctors and 15 herbalists.
The study identified the main plants used, described their preparation methods and assessed
users' perceptions of their efficacy and safety.
The results show that several local plant species are used for therapeutic purposes, often as a
complement to allopathic treatments. The main motivations cited by patients are the search
for a natural approach, the reduction of side effects and the enhancement of general well-
being. However, the use of these plants is still governed by empirical knowledge and requires
more systematic scientific evaluation.
161
ملخص
يغطي قصور الغدة الدرقية جميع االضطرابات الوظيفية للغدة الدرقية ،وأشكالها الرئيسية هي
قصور الغدة الدرقية وفرط نشاط الغدة الدرقية .تؤثر هذه الحاالت المتكررة والمعيقة أحيانًا
على جودة الحياة وتتطلب عالجًا طويل األمد .في حين أن العالج التقليدي يعتمد على العالج
بالهرمونات البديلة أو األدوية المضادة للغدة الدرقية ،إال أن هناك بعض القيود المرتبطة باآلثار
.غير المرغوب فيها وقبول العالجات
وفي سياق يتسم بتجدد االهتمام باألدوية الطبيعية ،شرعت هذه األطروحة في دراسة استخدام
العالج بالنباتات كعالج بديل أو مساعد للعالجات التقليدية .وقد ُأجري البحث في والية البليدة
واستند إلى مراجعة متعمقة لألدبيات واستطالع آراء 100مريض يعانون من خلل الغدة الدرقية،
باإلضافة إلى 20صيدليًا و 10أطباء و 15طبيبًا و 15من أخصائيي األعشاب .حددت الدراسة
النباتات الرئيسية المستخدمة ،ووصفت كيفية تحضيرها وقيمت تصورات المستخدمين لفعاليتها
وسالمتها
ُتظهر النتائج أن العديد من األنواع النباتية المحلية ُتستخدم ألغراض عالجية ،وغالًبا ما تكون
مكملة للعالجات الوباثية .وتتمثل األسباب الرئيسية التي يقدمها المرضى الستخدام هذه النباتات
في البحث عن نهج طبيعي ،وتقليل اآلثار الجانبية وتحسين الصحة العامة .ومع ذلك ،ال يزال
.استخدام هذه النباتات محكوًم ا بالمعرفة التجريبية ويتطلب تقييًما علمًيا أكثر منهجية
الكلمات الرئيسية :دراسة نباتية عرقية نباتية ،نباتات طبية ،الغدة الدرقية ،قصور الغدة الدرقية،
فرط نشاط الغدة الدرقية
162