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Définitions et types de parasites

Le document définit divers termes liés aux parasites, tels que parasite, virulence, vecteur, et hôte, tout en expliquant les différences entre ectoparasites et endoparasites. Il décrit également les actions des parasites sur leurs hôtes, les groupes de parasites, et les mesures de prophylaxie pour prévenir les maladies parasitaires. Enfin, il aborde les facteurs environnementaux et socio-économiques qui favorisent le parasitisme chez l'homme.

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Définitions et types de parasites

Le document définit divers termes liés aux parasites, tels que parasite, virulence, vecteur, et hôte, tout en expliquant les différences entre ectoparasites et endoparasites. Il décrit également les actions des parasites sur leurs hôtes, les groupes de parasites, et les mesures de prophylaxie pour prévenir les maladies parasitaires. Enfin, il aborde les facteurs environnementaux et socio-économiques qui favorisent le parasitisme chez l'homme.

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1.

DEFINITIONS :

A. Parasite : Un organisme vivant qui vit sur ou à l'intérieur d'un autre organisme vivant
(l'hôte) et qui tire profit (par exemple, des nutriments) de cet hôte, souvent au
détriment de celui-ci.
B. Virulence : Le degré de pathogénicité d'un micro-organisme, c'est-à-dire sa capacité à
provoquer une maladie chez son hôte. Elle est souvent mesurée par la gravité des
symptômes ou la capacité à causer la mort.
C. Vecteur : Un organisme, souvent un arthropode (comme un moustique, une tique ou
une mouche), qui transmet un agent pathogène (comme un parasite, un virus ou une
bactérie) d'un hôte à un autre. Le vecteur lui-même n'est généralement pas affecté par
l'agent pathogène.
D. Hôte : Un organisme vivant qui héberge un parasite. L'hôte fournit au parasite un
environnement favorable à sa survie et à sa reproduction.
E. Réservoir : Un hôte (animal, humain ou environnement) qui héberge un agent
pathogène et constitue une source d'infection pour d'autres hôtes. Le réservoir peut ne
pas présenter de symptômes de la maladie.

F. Cycle évolutif (ou cycle de vie) : L'ensemble des étapes de développement qu'un
parasite traverse au cours de son existence, impliquant souvent un ou plusieurs hôtes
et des changements morphologiques.
G. Cycle monoxène : Un cycle évolutif dans lequel le parasite n'a besoin que d'un seul
hôte pour accomplir tout son développement.
H. Cycle dixène (ou hétéroxène) : Un cycle évolutif dans lequel le parasite a besoin de
deux hôtes différents (un hôte intermédiaire et un hôte définitif) pour accomplir son
développement.
I. Parasite accidentel : Un parasite qui se développe sur un hôte qui n'est pas son hôte
habituel. Le parasite peut survivre ou non chez cet hôte.
J. Zoonose : Une maladie infectieuse qui est transmissible des animaux aux humains. De
nombreux parasites peuvent être responsables de zoonoses.
2. DIFFERENCE ENTRE ECTOPARASITES ET ENDOPARASITES :

A. Ectoparasites : Sont des parasites qui vivent à la surface du corps de leur hôte.
Exemples : tiques, puces, poux.

B. Endoparasites : Sont des parasites qui vivent à l'intérieur du corps de leur


hôte, dans les tissus, les organes ou les cavités corporelles. Exemples : vers
intestinaux, protozoaires sanguins.

3. QUATRE ACTIONS DU PARASITE SUR SON HOTE SONT :

 Action spoliatrice : Le parasite se nourrit aux dépens de l'hôte, prélevant des


nutriments, du sang, de la lymphe, etc., ce qui peut entraîner une malnutrition, une
anémie ou un affaiblissement général de l'hôte.

 Action mécanique : La présence physique du parasite peut obstruer des conduits


(intestin, voies biliaires), comprimer des organes, provoquer des lésions tissulaires par
fixation (ventouses, crochets) ou par migration à travers les tissus.

 Action toxique : Certains parasites produisent et libèrent des substances toxiques


(exotoxines, enzymes) qui peuvent endommager les tissus de l'hôte, provoquer des
réactions inflammatoires ou des troubles physiologiques.

 Action immunopathogène : La présence du parasite et les réactions immunitaires de


l'hôte pour s'en débarrasser peuvent elles-mêmes causer des dommages tissulaires et
des symptômes de maladie (inflammation excessive, réactions d'hypersensibilité).
4. LES DIFFERENTS GROUPES DE PARASITES

Les parasites sont classés en plusieurs groupes, principalement en fonction de leur nature
biologique :

I. Protozoaires : Organismes unicellulaires eucaryotes.


Exemples : Plasmodium (agent du paludisme), Entamoeba histolytica (agent de l'amibiase),
Trypanosoma (agent de la trypanosomiase).

II. Helminthes (Vers) : Organismes pluricellulaires. Ils sont divisés en plusieurs


groupes :
a. Nématodes (Vers ronds) : Exemples : Ascaris, Ancylostoma.
Cestodes (Vers plats segmentés ou ténias) : Exemples : Taenia solium, Taenia saginata.
b. Trématodes (Vers plats non segmentés ou douves) : Exemples : Schistosoma.

III. Arthropodes : Animaux invertébrés à exosquelette et pattes articulées. Certains sont


des parasites permanents ou temporaires, ou des vecteurs de parasites. Exemples :
tiques, puces, poux, moustiques, acariens.

IV. Champignons : Certains champignons sont parasites et peuvent provoquer des


mycoses (infections fongiques).

V. Végétaux : Certaines plantes peuvent être parasites d'autres plantes (exemples : gui,
cuscute).

5. DIFFERENCE ENTRE PROTOZOAIRES ET METAZOAIRES :

A. Protozoaires : Sont des organismes unicellulaires eucaryotes. Ils réalisent toutes leurs
fonctions vitales (nutrition, excrétion, reproduction, etc.) au sein d'une seule cellule.
Ils sont microscopiques.
B. Métazoaires : Sont des organismes pluricellulaires eucaryotes. Leurs cellules sont
spécialisées et organisées en tissus, organes et systèmes pour réaliser les différentes
fonctions vitales. Les parasites métazoaires (helminthes et arthropodes) sont
généralement plus grands que les protozoaires et ont une organisation corporelle plus
complexe.
6. LES 4 TYPES DE PLASMODIUM RESPONSABLES DU PALUDISME CHEZ
L'HOMME SONT :

 Plasmodium falciparum
 Plasmodium vivax
 Plasmodium ovale
 Plasmodium malariae

7. LES MESURES INDIVIDUELLES DE PROPHYLAXIE DES MALADIES


PARASITAIRES SONT :

a. Hygiène personnelle rigoureuse : Lavage fréquent des mains à l'eau et au savon,


surtout avant de manger et après être allé aux toilettes.

b. Consommation d'eau potable : Boire de l'eau traitée (bouillie, filtrée ou désinfectée).

c. Cuisson adéquate des aliments : S'assurer que la viande et le poisson sont bien cuits
pour tuer les éventuels parasites.
d. Protection contre les piqûres de vecteurs : Utilisation de répulsifs anti-moustiques,
port de vêtements longs, utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide, éviter
les zones à forte densité de vecteurs aux périodes de risque.

e. Éviter le contact avec des sources potentielles de contamination : Ne pas marcher


pieds nus dans des zones à risque de contamination par des parasites intestinaux, éviter
la baignade dans des eaux douces contaminées.

f. Prophylaxie médicamenteuse : Pour certaines maladies parasitaires (comme le


paludisme), des médicaments préventifs peuvent être prescrits avant, pendant et après
un séjour en zone d'endémie.
8. BUT DES MESURES GENERALES DANS LA LUTTE ANTI PARASITAIRE :

Les mesures générales dans la lutte anti parasitaire visent à réduire la transmission des
parasites au niveau de la population et à améliorer l'état de santé général afin de diminuer
l'incidence et la prévalence des maladies parasitaires. Ces mesures comprennent :

 Amélioration de l'assainissement : Construction et utilisation de latrines


hygiéniques, traitement des eaux usées pour prévenir la contamination de
l'environnement.

 Amélioration de l'accès à l'eau potable : Fournir une source d'eau propre et sûre
pour réduire la transmission des parasites hydriques.

 Lutte contre les vecteurs : Mise en place de programmes de contrôle des populations
de moustiques, de mouches, de tiques et autres vecteurs par des méthodes chimiques,
biologiques ou environnementales.

 Éducation sanitaire et sensibilisation : Informer la population sur les modes de


transmission des parasites, les mesures de prévention et l'importance de l'hygiène.

 Dépistage et traitement de masse : Identifier et traiter les personnes infectées dans


les communautés à forte prévalence pour réduire la source d'infection.

 Contrôle des animaux réservoirs : Mise en place de mesures pour réduire la


transmission des zoonoses.

 Amélioration des conditions de logement : Réduire les habitats favorables aux


vecteurs (par exemple, éliminer les eaux stagnantes).
9. ASSOCIATION PARASITE - HOTE INTERMEDIAIRE :

a. Entamoeba histolytica : N'a pas d'hôte intermédiaire dans son cycle direct. La
transmission se fait par ingestion de kystes présents dans l'eau ou les aliments
contaminés par des matières fécales humaines.

b. Trypanosoma cruzi 1. Triatoma (punaise réduve)

c. Schistosoma mansoni 5. Mollusque (escargot d'eau douce)

d. Taenia solium 3. Porc

e. Dermatobia hominis 4. Mouche

10. LES VECTEURS DES PARASITES SUIVANTS :

 Plasmodium     Moustique femelle du genre Anopheles.


 Schistosoma haematobium     Mollusques d'eau douce

 Trypanosoma gambiense     Mouches du genre Glossina (mouche tsé-tsé).


 Leishmania donovani     Phlébotomes (petites mouches piqueuses).

11. LES VOIES DE CONTAMINATION PAR LES PARASITES SONT :


 Voie orale (ingestion) : Consommation d'eau ou d'aliments contaminés par des œufs,
des kystes ou des larves de parasites présents dans les matières fécales (exemples :
amibiase, ascaridiose, téniasis).
 Voie cutanée (pénétration de la peau) : Larves de certains parasites peuvent pénétrer
activement la peau lors d'un contact avec un sol ou une eau contaminée (exemples :
ankylostomose, bilharziose).
 Transmission vectorielle (piqûre d'un vecteur) : Des insectes ou d'autres
arthropodes infectés transmettent les parasites à l'homme lors de leur piqûre (exemples
: paludisme, trypanosomiase, leishmaniose).
 Transmission congénitale (de la mère à l'enfant) : Certains parasites peuvent
traverser le placenta et infecter le fœtus pendant la grossesse (exemple :
toxoplasmose).
12. MOYENS PAR LESQUELS LES PARASITES QUITTENT LEURS HOTES
RESPECTIFS :

Les parasites utilisent divers moyens pour quitter leurs hôtes, souvent adaptés à leur cycle de
vie et à leur mode de transmission :

 Excrétion dans les matières fécales : Les œufs, les larves ou les kystes de nombreux
parasites intestinaux sont éliminés avec les selles de l'hôte (exemples : ascaris, ténias,
amibes).

 Libération dans les voies urinaires ou génitales : Certains parasites sont excrétés
dans l'urine (exemple : Schistosoma haematobium) ou les sécrétions génitales
(exemple : Trichomonas vaginalis).

 Sortie par la peau : Les larves de certains parasites peuvent migrer vers la peau et
s'en échapper pour infester un nouvel hôte ou un vecteur (exemple : certaines filaires).

 Prélèvement par un vecteur : Les parasites présents dans le sang ou les tissus de
l'hôte sont ingérés par un vecteur piqueur (moustique, mouche, tique) lors d'un repas
sanguin. Le parasite se développe ensuite chez le vecteur avant d'être transmis à un
nouvel hôte.
 Toux et expectorations : Les parasites qui infectent les voies respiratoires peuvent
être expulsés par la toux et les expectorations (rare chez l'homme pour les parasites
majeurs).

 Mortalité de l'hôte et consommation par un autre hôte : Dans certains cycles


complexes impliquant des hôtes intermédiaires, le parasite peut se trouver dans les
tissus de l'hôte intermédiaire et être transmis à l'hôte définitif lorsque celui-ci
consomme l'hôte intermédiaire (exemple : téniasis).

13. LES DIFFERENTS EMBRANCHEMENTS DES PROTOZOAIRES SONT :

La classification des protozoaires a évolué avec les avancées de la biologie moléculaire. Les
principaux groupes (qui peuvent être considérés comme des embranchements ou des taxons
de rang équivalent selon les classifications) comprennent :

 Sarcomastigophora (ou Flagellata et Sarcodina)


 Flagellés (Mastigophora) : Se déplacent à l'aide de flagelles (structures en forme de
fouet). Exemples : Trypanosoma, Leishmania, Giardia.

 Amiboïdes (Sarcodina) : Se déplacent et se nourrissent par des pseudopodes


(extensions temporaires du cytoplasme). Exemple : Entamoeba.

 Apicomplexa (ou Sporozoa) : Caractérisés par un complexe apical, un ensemble de


structures impliquées dans la pénétration des cellules hôtes. Tous sont parasites.
Exemples : Plasmodium, Toxoplasma, Cryptosporidium.

 Ciliophora (ou Ciliata) : Se déplacent à l'aide de cils (structures courtes et


nombreuses ressemblant à des poils). Exemple : Balantidium.
 Microspora : Parasites intracellulaires obligatoires, caractérisés par des spores avec
un filament polaire utilisé pour l'infection.

 Parabasalia : Flagellés possédant un corps parabasal et un axostyle. Exemple :


Trichomonas.

14. LES FACTEURS LIES AU MILIEU EXTERIEUR FAVORISANT LE CYCLE


PARASITAIRE SONT :

I. Climat et température : La température influence le développement des parasites et


de leurs vecteurs. Les climats chauds et humides peuvent favoriser la survie et la
reproduction de nombreux parasites et vecteurs (moustiques, escargots).
II. Humidité et précipitations : La présence d'eau stagnante favorise la reproduction des
moustiques et des mollusques d'eau douce, vecteurs de nombreuses maladies
parasitaires. Les inondations peuvent disperser les agents pathogènes et contaminer les
sources d'eau.
III. Qualité de l'eau : L'absence d'accès à l'eau potable et le manque d'assainissement
entraînent la contamination des sources d'eau par des matières fécales contenant des
œufs ou des kystes de parasites.
IV. Type de sol : Certains types de sol peuvent favoriser la survie des larves de parasites
qui pénètrent la peau.
V. Présence d'hôtes intermédiaires et de réservoirs : La distribution géographique des
parasites est souvent liée à la présence de leurs hôtes intermédiaires (par exemple,
certains escargots pour les schistosomes) et de leurs réservoirs animaux.
VI. Végétation : La végétation peut influencer la présence et la densité des vecteurs (par
exemple, les zones boisées peuvent abriter plus de tiques).

15. COMMENT LE MODE DE VIE ET LE NIVEAU SOCIO-ECONOMIQUE


FAVORISENT LE PARASITISME CHEZ L'HOMME :

 Mauvaises conditions d'hygiène : Un accès limité à l'eau potable et à des


installations sanitaires adéquates (latrines) favorise la contamination fécale-orale,
principale voie de transmission de nombreux parasites intestinaux. Le manque
d'hygiène personnelle (lavage des mains insuffisant) contribue également à la
propagation.
 Habitat précaire et surpeuplement : Des logements insalubres et surpeuplés peuvent
favoriser la prolifération des vecteurs (moustiques, punaises de lit, poux) et augmenter
le risque de transmission des parasites.

 Malnutrition et affaiblissement du système immunitaire : Un mauvais état


nutritionnel affaiblit le système immunitaire, rendant les individus plus susceptibles
aux infections parasitaires et aux formes graves de la maladie.
 Manque d'éducation et de sensibilisation : Un faible niveau d'éducation peut
entraîner un manque de connaissances sur les modes de transmission des parasites et
les mesures de prévention efficaces.
 Profession et activités à risque : Certaines professions (agriculture, pêche, élevage)
peuvent exposer davantage les individus au contact avec des environnements
contaminés ou des hôtes intermédiaires.
 Accès limité aux soins de santé : Un accès insuffisant aux services de santé, au
diagnostic et au traitement des infections parasitaires prolonge la durée de l'infection
et augmente le risque de transmission à d'autres personnes.

 Voyages et migrations : Les déplacements de populations peuvent introduire des


parasites dans de nouvelles régions et exposer des individus non immunisés à des
maladies parasitaires.
 Facteurs culturels et habitudes alimentaires : Certaines pratiques culturelles ou
habitudes alimentaires (consommation de viande ou de poisson crus ou
insuffisamment cuits) peuvent favoriser la transmission de certains parasites.

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1. [Link]/definition/1266/parasite

2. [Link]/definition/1267/parasitisme

3. [Link]/definition/4181/parasitoide

4. [Link]/definition/8349/parasitose

5. [Link]/definition/6483/plante-parasite

6. [Link]/definition/4190/hyperparasite

7. MSD Manuals

8. [Link]/fr

9. Organisation mondiale de la Santé (OMS)

10. [Link]/fr
11. Thèse K. Baranger (Université de Tours, 2008) : Non disponible en
ligne

12. Cours de parasitologie (Pr. Benchikh El Fegoun) : Support


universitaire interne

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