À Monsieur l’Inspecteur Général des Services Judiciaires
et Pénitentiaires
Kinshasa – Gombe
Objet : Saisine pour obstruction, interférences et atteinte aux droits garantis
aux particuliers dans une affaire judiciaire tranchée
– dénonciation d’un parallélisme institutionnel illégal
Demande de la rétractation ou Report de la lettre
N°0014/292/008/D.042/MI/KMK/Sec. Lib/2019
du 15 janvier 2019
Monsieur l’Inspecteur Général,
En ma qualité de l’uns d’Avocat de la veuve NDOMBE Joséphine du PEDRO
HENRIQUE JOHNES, je viens par la présente porter à votre haute attention les faits
extrêmement graves portant atteinte à l’indépendance de la justice, au
respect du principe du contradictoire, et aux droits constitutionnellement
garantis, notamment le droit à la propriété privée.
La parcelle située au 65 est l’avenue USOKE, Quartier MADIMBA dans la
Commune de Kinshasa fut une propriété de feu PEDRO HENDRIQUE JOHN, décédé
ab intestat à Brazzaville en République du Congo en 1975.
De son vivant, le de cujus PEDRO HENDRIQUE JOHN eut quatre enfant,
notamment feu PEDRO JOHNES, né du premier lit, ainsi que ses frères nés du
second lit qui aujourd’hui sont en trouble.
En 2005, PEDRO JOHNES, l’ainé des enfants se fit frauduleusement
confectionner un acte de succession au bureau des successions de l’hôtel de ville de
KINSHASA, où il fut repris comme l’unique héritier de la succession PEDRO
HENDRIQUE JOHN, écartant ainsi ses trois frères, notamment HENDRIQUE Jean
MPAKA, JOAO PACO et NGOY André MPAKA, ainsi que la veuve NDOMBE
Joséphine qui, pourtant, occupaient avec lui les lieux ;
Plutard en 2007, ayant eu connaissance de la machination de leur frère ainé,
saisirent à leur tour le bureau de curateur aux successions de la ville aux
successions de la ville de Kinshasa, lequel rétablit la vérité, et établit un nouvel acte
de succession, en lieu et place du premier, reprenant tous les quatre enfants ;
Mécontent, PEDRO JOHNES cita ses deux frères HENRIQUE Jean MPAKA et
André MPAKA ainsi que la veuve NDOMBE Joséphine devant le tribunal de Paix de
Kinshasa/Gombe sous le RP 20546, pour faux commis en écriture et usage de faux
et rétention illicite de document ; ils furent tous acquittés le 30/07/2003 et l’appel
relevé sous le RPA 18080 au Tribunal de Grande Instance de la Gombe par PEDRO
JOHNES fut déclaré irrecevable le 23/12/2009.
Finalement, PEDRO JOHNES assigna ses trois frères, en désignation d’un
liquidateur judiciaire et, en licitation au tribunal de Grande de Kinshasa/Gombe
sous le RC 103771, et le 19/10/2010 le jugement fut rendu, ordonnant la licitation
au profit de quatre héritiers et désignant d’office Monsieur MADILU MWANZA
Emmanuel en qualité de liquidateur judiciaire de ladite concession ;
Contre toute attente et à l’insu du liquidateur judiciaire, PEDRO JOHNES
vendu frauduleusement cette parcelle successorale à Monsieur KASEREKA
MUKANIRWA le 25/08/2014 et profita seul du prix de cette vente ;
C’est ainsi que PEDRO JOHNES fut cité devant le tribunal de Paix de
Kinshasa/Gombe où il fut condamné suivant le jugement rendu le 07/11/2014 sous
RP 24431 pour Stellionat ;
Prise à l’étau, dans le push contre la succession PEDRO HENDRIQUE JOHN
où PEDRO JOHNES ayant formée opposition sous RP 26.301/24.431/XV/OPP qui
fut déclarée non avenue. Monsieur KASEREKA MUKANIRWA tenant à s’approprier
illégalement le bien de la succession après la condamnation de son vendeur, initia
sous RC 111.342 devant le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe une
action en déguerpissement de PEDRO JOHNES ainsi que ce qui habite la parcelle
du fait de ce dernier, il obtint ainsi en date 25 juin 2015 par la fraude le
déguerpissement des héritiers et de la veuve NDOMBE Joséphine de la
parcelle successorale oubliant que ce dernier n’occupent pas la parcelle du
fait de PEDRO JOHNES qui n’est rien qu’un frère du premier lit qui s’était
engouffré dans la démarche de spoliation de bien de la succession.
Tirant indument réconfort dans la décision irrégulière ayant abouti au
déguerpissement de ses frères du second lit et de la veuve, PEDRO JOHNES
forma appel sous le RPA 19.959 devant le tribunal de Grande instance de
Kinshasa/Gombe qui fut déclaré irrecevable en date du 01 décembre
[Link], le pourvoi formé sous le RP 1012/RP5202 devant la cour de cassation a
constaté le désistement de ce dernier par l’arrêt du 31 /08/2020.
Fort de ces jugements pénaux, le liquidateur Judiciaire Monsieur MADILU
MWANZA sous RC 115.806 assigna en déguerpissement PEDRO JOHNES et ce qui
occupent de son chef devant le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe qui
rendu un jugement en date du 16/04/2018 ordonna le Déguerpissement de PEDRO
JOHNES et de tous ceux qui occupent cette parcelle de son chef. C’est été une
action qui aboutit à une décision charnière de ce procès neutralisant l’ensemble des
manœuvres et voies de recours envisageables dans le camp de PEDRO JOHNES et
KASEREKA MUKANIRWA, acheteur de mauvaise foi.
Coincé, KASEREKA MUKANIRWA introduit d’une tierce opposition sous le RC
116.424 contre la décision du TGI Gombe qui ordonne son déguerpissement et ce,
qui habite de son chef. Sa tierce opposition, devant le Tribunal de Grande Instance
de Kinshasa/Gombe fut déclaré irrecevable en date du 24/10/2018.
À la suite des décisions judiciaires définitives ayant notamment condamné
Monsieur PEDRO JOHNES, frère aîné issu du premier lit, pour stellionat, ainsi que
la décision du tribunal de Grande instance de KINSHASA-Gombe sous le RC
115.806 qui a ordonné son déguerpissement, y compris des occupants installés de
son chef, le liquidateur et les héritiers ont estimé que le cœur du litige avait été
vidé et le dossier suffisamment assaini pour solliciter, auprès du greffe du
Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe, le concours à exécution
sous le R.C. 115.806.
L’exécution fut donc menée à bien, aboutissant à l’expulsion effective de
Monsieur PEDROS JOHNES et ce monsieur KASEREKA MUKANIRWA, en vertu des
jugements rendus sous les R.C. 115.806 et R.C. 116.424, ainsi que de la
correspondance favorable de l’Inspecteur général des services judiciaires et
pénitentiaires N°607/185/008/D.044IG/OK/[Link]/2018 à la suite d’une
confrontation et à l’installation de Monsieur MADILU MWANZA, liquidateur
légalement désigné de la succession PEDRO HENDRIQUE JOHN, dans la parcelle
sise au n°65 de l’avenue USOKE, commune de Kinshasa.
Toutefois, contre toute attente, une correspondance émanant du Ministre
d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Monsieur Alexis THAMBWE
MWAMBA, est intervenue, ordonnant la réinstallation de Monsieur KASEREKA, au
motif de l’existence prétendue d’une opposition formée contre la décision rendue
sous R.C. 115.806. Or, ledit prétendu opposant n’a jamais figuré dans l’instance
originaire, aucune décision judiciaire ne venait appuyer cette démarche, et ladite
mesure administrative a été prise en méconnaissance flagrante de l’article
140 de la loi organique n°13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation,
fonctionnement et compétence des juridictions de l’ordre judiciaire, lequel
exige que toute contestation en matière d’exécution relève exclusivement de
la juridiction ayant ordonné ladite exécution.
Il est particulièrement préoccupant de constater que l’Inspecteur Général
des Services Judiciaires et Pénitentiaires, ayant initialement soutenu
l’exécution, a par la suite adopté une position contradictoire à travers une
correspondance sur base de laquelle se fonda le Président du Tribunal de
grande instance de Kinshasa/Gombe, pour créer ainsi un climat d’insécurité
juridique et procédurale dans cette affaire.
Ma cliente tient à rappeler que toute tentative d’obstruction à une décision
judiciaire exécutoire en l’absence de recours valable et jugé, constitue une atteinte
grave à l’autorité de la chose jugée et à la sécurité des droits
C’est dans ce contexte que, de manière inopinée, une correspondance de
l’Inspecteur général des services judiciaires et pénitentiaires est intervenue
n°0014/2962/008/D.042/MI/KMK/Sec. LIB/2019 du 15 janvier 2019, dans une
tentative apparente d’obstruction à l’exécution engagée et ce, sans confrontation ni
informé les occupants légaux, l’Inspection Général des services judiciaires et
pénitentiaires s’est arrogé les prérogatives de décider et de cautionner une
spoliation sous couvert une fameuse irrégularité sans notamment faire allusion à
une disposition ou un texte de loi violé.
Cependant, il est regrettable de constater que, malgré la force exécutoire
de cette décision, certaines autorités judiciaires ont eu antérieurement à
créer des situations parallèles– en complicité apparente avec des tiers ayant
intérêts dans cette affaire en s’y ingérant jusqu’à initier des manœuvres de
réinstallation du condamné sur la parcelle querellée, notamment à travers :
Les doubles exécutions judiciaires consommées (Demande en
communication en 2018 et autorisation de poursuite d’exécution accordé
auprès du cabinet de l’Inspecteur général, une autorisation de poursuite de la
procédure nous a été accordée, et le dossier régulièrement renvoyé au greffe des
exécutions.
Des protocoles d’accord falsifiés, prétendument signés par le liquidateur ;
L’implication irrégulière du greffier divisionnaire du Tribunal de Grande
Instance ;
Et l’invocation abusive de lettres émanant de votre inspection pour justifier un
fait consommé et éteint judiciairement.
Ces agissements, en violation flagrante des décisions judiciaires définitives,
installent un parallélisme institutionnel inacceptable, sapant les fondements
mêmes de l’État de droit et instaurant un dangereux précédent de remise en
cause de l’autorité de la chose jugée.
Par la présente, elle sollicite :
1. La rétractation de ladite correspondance pour permettre aux héritiers
de jouir et une réinstallation parce qu’il s’agit d’une occupation
illicite et contra légem ;
2. Le rappel clair de la hiérarchie des normes et de la prééminence des
arrêts de la Cour de Cassation sur toute correspondance
administrative ;
3. La mise en garde contre toute tentative de substitution de procédures
administratives à une justice rendue conformément à la loi.
Elle reste à votre disposition pour toute documentation ou éclaircissement
complémentaire.
Veuillez agréer, Monsieur l’Inspecteur Général, l’expression de ma haute
considération.
[Signature]
[Nom de l’avocat]
Avocat au Barreau de [lieu]
En-tête de l’avocat : Nom, Barreau, Adresse, Tél., Email]
Kinshasa, le [date]
À Monsieur le Procureur Général
Près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe
Kinshasa – Gombe
Objet : Révocation du classement sans suite du dossier R.I. 6571/JNR
– Double emploi – Mutation du magistrat instructeur
A Monsieur le Procureur Général,
En ma qualité de conseil de la succession PEDRO HENRIQUE JOHNES, vous
saisir pour solliciter la révocation du classement sans suite intervenu dans le
dossier référencé sous R.I. 6571/JNR, classé le 10 septembre 2022, au motif de
double emploi, suite à la mutation du magistrat instructeur en charge du dossier.
Il appert, après vérification et analyse de la situation procédurale, que la
décision de classement sans suite n’a pas été fondée sur une instruction complète
du fond de l’affaire, mais essentiellement sur une considération administrative liée à
la mutation du magistrat et à une présumée duplication de la procédure, non
établie.
Or, le dossier porte sur des faits sérieux, susceptibles de qualifications
pénales, pour lesquels mon client n’a cessé de solliciter justice. La décision de
classement n’ayant pas été notifiée de manière régulière à la partie plaignante, et
au regard de nouveaux éléments disponibles ou de l’irrégularité de la procédure de
classement, je sollicite formellement, en vertu de vos attributions, la réouverture de
l’information judiciaire y relative.
Je vous saurais gré de bien vouloir désigner un nouveau magistrat instructeur
pour donner suite utile à cette affaire dans le respect des principes de bonne
justice.
Veuillez agréer, Monsieur le Procureur Général, l’expression de ma très haute
considération.
Pour la succession PEDRO HENDRIQUE
JOHNES
Le Liquidateur