FRAGMENTATION
Granulométrie après concassage
Surface spécifique après concassage
La surface spécifique cumulée est de 0,065 m²/g. Elle augmente avec la finesse des particules,
ce qui améliore leur exposition, mais accroît aussi le risque d’entraînement du graphite et de
la gangue dans les étapes de séparation.
Présence du graphite dès le concassage
Le graphite se retrouve déjà dans les fractions fines dès le concassage, notamment dans les
zones à forte teneur en fer et en manganèse. Son interaction avec les collecteurs est possible
même sans ajout de réactif, d’où la nécessité d’une étape de préflottation ciblée.
Granulométrie après broyage
Après broyage, 70,02 % du minerai passe sous 75 µm, marquant une meilleure libération des
minéraux. Les refus supérieurs à 212 µm chutent fortement, passant de 45 % à seulement
5,47 %, ce qui atteste d’un broyage efficace.
Granulochimie après broyage
Le cuivre et le cobalt sont désormais concentrés dans les fractions fines au-dessus de 45 µm,
tandis que le fer et le manganèse reculent dans les fractions plus grossières. Le cuivre passe de
2,69 % à 2,39 %, et le cobalt de 0,50 % à 0,37 % dans les nouvelles fractions dominantes. Les
récupérations cumulées atteignent 98,68 % pour le cuivre et 99,78 % pour le cobalt, traduisant
un net progrès.
Surface spécifique après broyage
La surface spécifique grimpe à 0,101 m²/g, soit une hausse de 55,38 %. Près de 49 % de cette
surface est concentrée dans les fractions < 75 µm, où coexistent fins de graphite et minéraux
utiles. Cela crée un chevauchement propice à un entraînement du graphite, évalué à plus de
30 % selon la littérature.
Graphite après broyage
Le graphite est très concentré dans les fractions inférieures à 75 µm, ce qui peut nuire
ultérieurement à plusieurs étapes : il peut perturber la flottation par manque de sélectivité,
gêner la lixiviation en formant une barrière, encrasser les filtres et dégrader la qualité des
cathodes à l’électrolyse.
Nous avons alors choisi de mettre en œuvre une stratégie de préflottation du graphite, en
utilisant des réactifs comme le Diesel, le Solfroth ou le Soldisp, pour réaliser juste après la
flottation du cuivre et du cobalt.
PREFLOTTATION
La préflottation du graphite dans les minerais sulfurés Cu–Co de la mine Étoile de
Lubumbashi vise à séparer le graphite avant d’engager la flottation du cuivre et du cobalt.
Cela permet d’éviter les effets indésirables du graphite, notamment sa tendance à perturber la
flottation, à former des barrières lors de la lixiviation, à colmater les filtres et à générer des
défauts de cathodes en électrolyse. L’objectif est donc de concentrer le graphite dans le
concentré, tout en maintenant un maximum de Cu et de Co dans les rejets.
Sélectivité du concentré graphiteux
Le Diesel est le réactif ayant la plus forte influence sur la sélectivité du concentré. À 62 g/t, le
rapport signal/bruit (S/N) est très bas (3,800 dB), ce qui indique une bonne sélectivité. En
revanche, à 92 g/t, le S/N grimpe à 8,504 dB, signalant un entraînement accru de Cu et Co. Le
Solfroth 503 est efficace à 600 g/t (S/N = 4,744 dB), mais devient contre-productif à 650 g/t
(S/N = 7,395 dB). Quant au Soldisp, son influence est plus faible : le niveau 1 (préférable)
donne un S/N de 5,634 dB, tandis que la dose de 400 g/t atteint un S/N plus élevé de 7,126
dB, donc moins sélectif.
Récupération dans les rejets
Pour améliorer la récupération de Cu et Co dans les rejets, le Soldisp est le facteur dominant.
À 400 g/t, il permet un S/N élevé de 2,248 dB, alors qu’à 250 g/t, ce S/N chute à 1,711 dB. Le
Solfroth 503 suit le même comportement, avec un S/N de 2,196 dB à 650 g/t contre 1,726 dB
à 600 g/t. Le Diesel reste utile : à 92 g/t, il atteint 2,284 dB, alors qu’à 72 g/t, il ne donne que
1,847 dB.
Stabilité des performances
L’analyse des écarts types montre que le Solfroth 503 est le facteur le plus instable, avec un
écart moyen (delta) de 0,05727. La plus forte instabilité est observée à 600 g/t, où l’écart type
atteint 0,08587. Le Diesel présente une instabilité modérée, notamment à 62 g/t (σ = 0,04806),
tandis que le Soldisp est le plus stable des trois.
Interactions entre réactifs
Les interactions entre les réactifs sont déterminantes. Le couple Diesel–Soldisp montre une
interaction forte : le Soldisp n’est réellement efficace qu’en présence de Diesel à hauteur de
82 à 92 g/t. Le couple Diesel–Solfroth 503 montre une interaction modérée, avec de bons
résultats entre 600 et 650 g/t lorsque le Diesel est à 92 g/t, mais une perte de sélectivité au-
delà. Enfin, l’interaction entre Soldisp et Solfroth 503 est faible, bien que le couple 600 g/t de
Solfroth avec 350 g/t de Soldisp offre de bons résultats.
Entraînement du Cu et Co dans les rejets
Pour le cuivre, la récupération dans les rejets (r/a) est maximale à 92 g/t de Diesel associé à
350 g/t de Soldisp. Le Solfroth 503 améliore les résultats si le Diesel est bien dosé, avec des
performances élevées entre 600 et 650 g/t. Au-delà de 700 g/t, l’excès de mousse diminue la
récupération. Pour le cobalt, le comportement est similaire à celui du cuivre, avec une
sensibilité légèrement inférieure aux interactions. Le couple 92 g/t Diesel – 350 g/t Soldisp
reste aussi le plus performant.
Combinaison optimale
La meilleure combinaison globale de réactifs est obtenue avec 92 g/t de Diesel, 350 g/t de
Soldisp et 600 g/t de Solfroth 503. Elle permet de maintenir une faible concentration de Cu et
Co dans le concentré graphiteux (c/a minimal), tout en assurant une récupération maximale
dans les rejets (r/a maximal).
Configurations à éviter
Certaines configurations doivent être exclues : une dose de Diesel inférieure à 72 g/t
combinée à un Solfroth 503 inférieur à 550 g/t entraîne un fort entraînement de Cu et Co dans
le concentré. Un dosage élevé de Soldisp est également inefficace si le Diesel est sous-dosé,
car la synergie entre les réactifs est rompue.
Conclusion opérationnelle
Les mauvaises combinaisons de réactifs engendrent des effets antagonistes et réduisent la
sélectivité. À l’inverse, une utilisation synergique du Diesel, du Solfroth 503 et du Soldisp
améliore nettement l’efficacité de la préflottation du graphite. Une matrice de décision issue
de cette analyse est donc recommandée pour piloter les opérations de préflottation à la mine
Étoile ou sur un concentrateur comme celui de Ruashi.
Voici la synthèse complète, textuellement comme tu l’as demandée, et validée par
recoupement avec ton document pour que tout soit vrai, chiffré et complet.
J’ai ajouté à la fin le paragraphe sur les synergies, antagonismes et absences
d’interactions selon les observations réelles.
✅ 1. Récupération du cuivre
Effet individuel :
o SIBX : effet le plus marqué (Δ=0,56 dB), optimum à 150 g/t, récupération max
≈ 96 %.
Effet combiné optimal :
o SIBX 150–200 g/t + PAX 100–250 g/t + Solfroth 503 600–650 g/t →
récupération du cobalt ≈ 93–94 %.
o Exemple concret : SIBX 200 g/t + PAX 250 g/t → ≈ 94 %.
o PAX 100 g/t + Solfroth 650 g/t → ≈ 93 %.
Effets négatifs (antagonismes) :
o SIBX 100 g/t + PAX 200 g/t → rendement baisse à ≈ 83 %.
o PAX 200 g/t + Solfroth 503 500 g/t → récupération chute à ≈ 73 %.
✅ 3. Observation complémentaire
✅ 5. Synergies, antagonismes et absences d’interactions
L’analyse des figures et tableaux montre que :
✔ Des synergies fortes apparaissent quand SIBX, PAX et Solfroth 503 sont combinés à
doses équilibrées (ex. SIBX 150 g/t + PAX 100 g/t + Solfroth 600 g/t pour le cuivre ; ou PAX
100 g/t + Solfroth 650 g/t pour le cobalt), dépassant ainsi l’effet de chaque réactif pris
séparément.
✘ Des antagonismes clairs se produisent lorsque les doses sont déséquilibrées : par exemple
SIBX faible + PAX élevé (100 g/t + 200 g/t) pour le cobalt fait chuter la récupération à ≈ 83
%, ou encore PAX élevé + Solfroth faible (200 g/t + 500 g/t) où la récupération tombe à ≈ 73
%.
➖ Absence d’interaction notable observée entre Solfroth 503 et les autres collecteurs lorsque
leurs doses sont basses ou trop élevées, se traduisant par des rendements moyens ou stables
sans pic significatif.
✅ Si tu veux, je peux aussi te faire :
Un tableau unique résumant toutes les combinaisons
Un texte encore plus court pour un rapport
Ou des figures/schémas pour illustrer ces résultats
Veux-tu cela ?
Cette étude avait pour but d’évaluer l’effet des doses des collecteurs SIBX, PAX, ainsi que du
moussant Solfroth 503 sur la récupération du cuivre et du cobalt présents dans les minerais
sulfurés de la mine Étoile à Lubumbashi. L’objectif était de maximiser la récupération de ces
deux métaux de valeur tout en limitant la présence du graphite dans le concentré. L’étude
s’est déroulée en trois grandes phases : d’abord la fragmentation du minerai, ensuite la
préflottation du graphite, et enfin la flottation des minéraux utiles.
La préflottation du graphite, visant à préserver la flottation du cuivre et du cobalt, a mis en
œuvre trois réactifs : le Diesel, le Soldisp et Solfroth 503. La meilleure combinaison a été
atteinte avec 92 g / t de Diesel, 350 g / t de Soldisp et 600 g / t de Solfroth 503. À cette dose,
le Diesel a permis une bonne récupération du cuivre et du cobalt dans le rejet, avec un rapport
S / N de 2,284 dB : le Solfroth 503 était efficace à 600 g / t (S / N de 4,744 dB), mais devenait
moins sélectif à 650 g / t (S / N de 7,395 dB). Le Soldisp, plus stable (écart type moyen
0,028), affichait une récupération plus élevée à 400 g / t (S / N de 2,248 dB).
Des synergies marquées ont été observées, notamment entre le Diesel et le Soldisp :
l’efficacité du Soldisp n’est apparue qu’en présence du Diesel dosé entre 82 et 92 g / t. Le
Diesel couplé au Solfroth 503 a produit des résultats intéressants pour des doses de 600 à 650
g / t de Solfroth 503, tant que le Diesel restait à 92 g / t. En revanche, l’interaction entre le
Soldisp et le Solfroth 503 est demeurée faible, bien que le couple 600 g / t du Solfroth 503 +
350 g / t du Soldisp ait montré de bonnes performances. Les antagonismes sont apparus pour
des combinaisons déséquilibrées, celles consistant à mettre le Diesel apporté à des doses
inferieures à 72 g / t, en présence du Solfroth 503 apporté à une dose inférieure à 550 g / t : ils
ont conduit à un fort entraînement du cuivre et du cobalt dans le concentré de graphite. Enfin,
une absence d’interaction a été constatée dans les cas de réactifs sous-dosés ou utilisés
isolément, avec des rendements stables mais moins pertinents.
Concernant la flottation des sulfures de valeur, les essais ont permis d’identifier les meilleures
doses de réactifs. Pour le cuivre, le SIBX présente l’effet individuel le plus marqué avec delta
de 0,56 dB, sa performance maximale étant obtenue à 150 g / t. Il est suivi par le PAX (Δ de
0,40 dB) à 100 g / t, puis par le Solfroth 503 (Δ de 0,22 dB), efficace entre 600 et 650 g/t. La
combinaison jugée la plus favorable pour améliorer la récupération du cuivre associe le SIBX
à 150 g / t, le PAX à 100 g / t et le Solfroth 503 à 600 g / t. Elle permet d’atteindre une
récupération du cuivre d’environ 96 %, avec un taux d’entraînement de 0,01875. Pour le
cobalt, le PAX est le plus influent, avec une variation de 1,02 dB et une efficacité maximale à
100 g / t. Il est suivi du SIBX (Δ de 0,55 dB) dont le pic se situe à 150 g / t, puis du Solfroth
503 (Δ de 0,51 dB), efficace à 600 g / t. La meilleure configuration pour maximiser la
récupération du cobalt combine le PAX à 100 g / t, le SIBX à 150 g / t et le Solfroth 503 à 650
g / t, permettant une récupération proche de 94 %.
Par contre, certaines associations déséquilibrées entraînent des effets négatifs. L’association
du SIBX à 100 g / t avec du PAX à 200 g / t réduit la récupération du cobalt à environ 83 %,
tandis que celle du PAX à 200 g / t avec du Solfroth 503 à 500 g / t la fait chuter à environ 73
%. L’utilisation de Solfroth à forte dose sans collecteurs n’apporte pas non plus
d’amélioration significative, les performances restant moyennes.
Ces résultats, basés sur une analyse combinée des effets individuels et synergiques, offrent
donc à Ruashi Mining une base concrète pour améliorer la rentabilité du traitement des
minerais sulfurés de la mine Étoile. Sur le plan scientifique, cette étude a permis de mieux
cerner les interactions entre le SIBX, le PAX et le Solfroth 503 dans la flottation des minerais
sulfurés contenant du cuivre, du cobalt et du graphite. Des essais à l’échelle pilote restent
nécessaires pour valider ces résultats, tandis que l’intégration d’autres paramètres comme le
pH, la granulométrie ou la densité de la pulpe pourrait encore améliorer les conditions de
flottation.
Résumé
L’objectif de cette étude était d’évaluer l’effet des doses des collecteurs xanthates (SIBX,
PAX) et du moussant Solfroth 503 sur l’efficacité de la flottation des minerais sulfurés de la
mine Étoile de Lubumbashi, dont les teneurs initiales s’élèvent à 4,799 % en cuivre, 0,772 %
en cobalt, 0,072 % en manganèse et 0,477 % en fer. L’enjeu principal consistait à maximiser
la récupération du cuivre et du cobalt tout en réduisant la contamination du concentré par le
graphite. Le protocole expérimental s’est articulé autour de trois étapes principales : la
fragmentation du minerai, la préflottation du graphite et la flottation sélective des minéraux
valorisables.
À l’issue du concassage, seulement 43,63 % du minerai passait sous 75 µm, avec une faible
libération des métaux de valeur : 98,87 % du cuivre et 99,73 % du cobalt restaient dans les
fractions supérieures à 75 µm. Le broyage a permis d’atteindre 70,02 % de passants à 75 µm,
de faire chuter les refus de taille supérieure à 212 µm de 45 % à 5,47 % et d’augmenter la
surface spécifique massique de 0,065 à 0,101 m²/g, soit un gain de 55,38 %. Cependant, une
présence marquée du graphite dans les fractions fines a nécessité une étape de préflottation.
La préflottation du graphite a été réalisée avec trois réactifs : le Diesel, le Soldisp et le
Solfroth 503. La meilleure combinaison a été obtenue avec 92 g / t du Diesel, 350 g / t de
Soldisp et 600 g / t de Solfroth 503, permettant une bonne sélectivité et une récupération
satisfaisante du cuivre et du cobalt dans le rejet. Le Solfroth 503 a été particulièrement
efficace à 600 g / t, mais sa sélectivité diminuait à 650 g / t.
De fortes synergies ont été observées entre le Diesel dosé entre 82 et 92 g / t et le Soldisp,
entre le Diesel à 92 g / t et le Solfroth 503 entre 600 et 650 g / t, ainsi qu’entre le Soldisp et le
Solfroth à la combinaison de 350 g / t et 600 g / t. En revanche, des antagonismes sont apparus
lorsque le Diesel était dosé en dessous de 72 g/t combiné à un Solfroth à moins de 550 g / t, ce
qui a entraîné une forte contamination du concentré en cuivre et cobalt. Par ailleurs, les
réactifs sous-dosés n’ont pas montré d’interactions significatives.
Lors de la flottation, la meilleure récupération du cuivre (96 %) a été obtenue avec 150 g / t de
SIBX, 100 g / t de PAX et 600 g / t de Solfroth 503. Pour le cobalt, la récupération maximale
(94 %) a été atteinte avec 100 g / t de PAX, 150 g / t de SIBX et 650 g / t de Solfroth 503. Des
effets négatifs ont été observés avec certaines combinaisons déséquilibrées, comme
l’association de du SIBX à 100 g / t avec le PAX à 200 g / t, où la récupération du cobalt
chute à environ 83 %, ou celle de PAX à 200 g / t avec Solfroth 503 à 500 g / t, qui réduit la
récupération du cobalt à environ 73 %. L’utilisation de Solfroth à forte dose, sans collecteur
ou mal combiné, n’a pas apporté d’amélioration notable, maintenant ainsi des rendements
moyens.