**Introduction :**
On dit souvent d’un liquide qu’il adopte la forme du récipient qui le contient. Ce
n’est pas tout à fait exact ! En effet, une petite quantité de liquide peut se présenter
sous la forme d’une goutte : une goutte d’huile dans l’eau ou une bulle de savon
forment une sphère parfaite, lisse et très peu déformable. Ces exemples montrent
que la surface d’un liquide est comme une membrane tendue, caractérisée par une
tension de surface ou tension superficielle qui s’oppose à ses déformations. Les
forces capillaires mises en jeu sont impressionnantes : elles permettent d’expliquer
la forme des gouttes et des bulles mais aussi la formation des mousses, la surfusion,
la montée d’un liquide dans un capillaire très fin et de comprendre pourquoi les
insectes marchent sur l’eau mais pas sur une mare polluée avec du détergent … La
capillarité est l’étude des interfaces entre deux liquides non miscibles ou entre un
liquide et l’air. Ces interfaces sont mobiles et capables de se déformer pour
minimiser leur énergie de surface. Léonard de Vinci mentionne déjà le phénomène
de capillarité et prédit que l’existence des sources en montagne est liée à un réseau
de fins capillaires capables de hisser l’eau.
Les bulles de savon fascinent par leur simplicité et leur élégance, prenant toujours
une forme sphérique. Cette caractéristique soulève une question intrigante :
pourquoi adoptent-elles cette forme particulière ? Derrière ce phénomène se cache
une explication scientifique, liée aux principes physiques et chimiques qui régissent
leur formation. La forme sphérique est le résultat d'une optimisation naturelle,
permettant à la bulle de minimiser son énergie de surface tout en équilibrant les
forces internes et externes. Ce sujet, qui mêle beauté et science, nous invite à
explorer les lois fondamentales qui dictent le comportement des matériaux dans
notre univers. Quels sont donc les mécanismes qui conduisent les bulles à prendre
cette forme parfaite ? Voilà ce que nous chercherons à comprendre.
La tension superficielle est un phénomène physico-chimique lié aux interactions
moléculaires d'un fluide. Elle résulte de l'augmentation de l'énergie à l'interface
entre deux fluides.
Agnès Pockels, c’est une chimiste autodidacte qui a découvert tant de choses sur
la tension superficielle.
Ses recherches sur la tension superficielle ont été fondamentales pour établir la
discipline moderne connue sous le nom de tension superficielle, qui décrit les
propriétés des surfaces et des interfaces liquides et solides.
En tant que mesure du travail par unité de surface ou de la force par longueur
mouillée, la tension superficielle s'exprime en SI en [N/m] ou plus pratique, son
sous-multiple [mN/m]. Elle est désignée par le symbole σ (sigma minuscule).
1 F
γ= .
2 L
γ = tension superficielle
F=force
L=longueur
Elle peut aussi être démontré par la formule
γ = p2−¿ p ¿ Ou avec
1
∆ p×R
γ=
2
Si vous avez une bulle avec un rayon de 0,01 mètre (1 cm) et une différence de
pression de 10 pascals (ΔP) calculer la tension superficielle.