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Caractéristiques du contrat international

Le document traite des contrats internationaux, définissant leur caractère international selon des critères juridiques et économiques. Il aborde également la formation des contrats commerciaux internationaux, les clauses contractuelles, et les méthodes de règlement des conflits de lois, notamment la lex mercatoria et le choix de la loi applicable. Enfin, il présente la lettre de crédit documentaire comme un instrument de paiement garantissant les transactions commerciales internationales.

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Caractéristiques du contrat international

Le document traite des contrats internationaux, définissant leur caractère international selon des critères juridiques et économiques. Il aborde également la formation des contrats commerciaux internationaux, les clauses contractuelles, et les méthodes de règlement des conflits de lois, notamment la lex mercatoria et le choix de la loi applicable. Enfin, il présente la lettre de crédit documentaire comme un instrument de paiement garantissant les transactions commerciales internationales.

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TRANSACTIONS

COMMERCIALES
INTERNATIONALES

Leçon 1: LE CONTRAT INTERNATIONAL


Chapitre 1: LA DEFINITION DE CONTRAT INTERNATIONAL
Section I : Le caractère international du contrat selon le droit
commun
Il ne suffit pas qu’un ou plusieurs éléments d’un contrat
échappent à la souveraineté d’un seul Etat pour que ce contrat
soit qualifié d’international.
Mais alors comment déceler le caractère international d’un
contrat ? On comprend qu’il est nécessaire d’être situé sur un
critère compris de 2 façons différentes (critère économique et
critère juridique).
 Le contrat international est un contrat suscitant un conflit
de lois et dont la réglementation ne pourra être connue que
par une règle indirecte. L’internationalité du contrat est dite
alors formelle ou juridique. Au sens juridique, il y’a 2 types
de relations internationales :
 La relation subjectivement internationale qui est celle qui
présente à l’organe étatique saisi, un élément d’extranéité.
Suivant l’Etat, l’identité de l’élément d’extranéité change.
La relation est subjectivement internationale lorsque
l’élément extrinsèque en considération duquel on la qualifie
n’affecte pas la substance même de la relation.
 Une relation objectivement internationale est quant à elle,
celle qui met en cause deux ou plusieurs pays par ses
éléments intrinsèques. Ici, le point de vue est dit objectif

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parce que le rattachement à deux ou plusieurs Etats existe
en soi, avant toute saisine d’un organe étatique quelconque.
Sur ce point, il faut et il suffit que la relation soit
subjectivement internationale, même si le caractère
objectivement international rend plus complète l’action du
DIP, pour que celui-ci intervienne.
 Toutefois l’affaire peut faire apparaitre un élément
d’extranéité sans pour autant qu’il devienne international,
d’où la question du critère économique. On entend de ce fait
par contrat international, un contrat présentant un
caractère particulier par rapport à un contrat purement
interne. Cette définition est substantielle et économique.
Cela signifie que l’opération sera internationale quand elle
ne se déroule pas entièrement dans la sphère économique
d’un seul Etat. C’est donc le « double mouvement de flux et
de reflux » d’un pays souverain à un autre, des
conséquences réciproques dans un pays et dans l’autre.
C’est donc ce critère économique qui est adopté pour définir
l’arbitrage international, c’est dire que l’arbitrage international
est celui qui met en cause les intérêts du commerce
international.
Section II : Le caractère international du contrat selon le droit
conventionnel
Il existe plusieurs conventions internationales en la matière, mais
elles sont d’un apport très limité en droit ivoirien, car seule l’une
d’elle seulement est actuellement applicable en Côte d’Ivoire ; il
s’agit de la Convention de la Haye du 15 juin 1955 relative à
la loi applicable aux ventes à caractère international
d’objets mobiles corporels.
En outre, il y’a la Convention du 22 Décembre 1986 relative
aux contrats de vente internationale de marchandises et la
Convention de Vienne du 11 Avril 1980 portant loi
uniforme en matière de vente internationale de
marchandises.
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Chapitre 2 : LA FORMATION DU CONTRAT COMMERCIAL
INTERNATIONAL
Dans le commerce international, la négociation n’est pas toujours
indispensable.
Section I : La liberté de contracter
C’est un principe fondamental reconnu par la plupart des
systèmes juridiques qui toutefois que la bonne foi ne fasse pas
défaut malgré cette liberté.
Section II : La formation progressive d’un contrat commercial
international complexe
La négociation peut être orale ou jalonnée par des écrits ou des
documents précontractuels. En la matière, il y’a une diversité de
documents précontractuels dont l’analyse s’inscrit dans la phase
précontractuelle. Il est aussi bon de savoir que le contenu des
contrats de négociation est évolutif, c’est-à-dire que l’objet peut
être exprimé clairement au début ou pas.
Ces documents précontractuels peuvent selon la volonté des
parties être incorporés ou non dans le contrat définitif, ou même
encore être privés de toute valeur juridique selon la volonté des
parties.
Les documents de préparation du futur contrat sont par ordre :
 L’offre
 Le pacte de préférence
 L’accord de principe
 L’accord partiel
 Le projet de contrat
 L’avant-contrat
Il se pose alors la question de la valeur juridique de ces
documents précontractuels. A cette question, il faut juste retenir
que de prime abord, la qualification s’effectue selon la « lex

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fori », c’est-à-dire selon la loi du juge saisi (droit : anglais,
allemand, français, etc.).

Section III : La formation progressive d’un complexe(composé) de


contrats ou théorie du contrat-cadre.
Il s’agit ici d’une pluralité d’actions ou de contrats futurs. Cela
signifie que les parties envisagent des rapports d’échange qui
s’étalent dans le temps et s’entendent sur les grandes lignes à
observer et à réviser dans le temps. On parle alors de contrat-
cadre qui se définit comme un accord qui fixe les objectifs, les
principes destinés à régir une série indéfinie d’actes ou de
contrats futurs. C’est donc un accord global dont la mise en
œuvre exige une nouvelle manifestation de volonté tout comme
avec l’avant-contrat. Et c’est là leur point de ressemblance.
Par contre, ils sont divergents en ce sens que :
 Si l’avant-contrat est un accord préparatoire d’un seul
contrat, le contrat-cadre quant à lui prépare une série
indéfinie d’actes ou contrats.
 Il y’a par ailleurs une identité de nature entre l’avant-
contrat et le contrat définitif, ce qui n’est pas le cas avec le
contrat-cadre.
 En outre, le contrat-cadre est un contrat normatif qui ne
crée pas d’obligations alors que l’avant-contrat crée à la
charge des promettants l’obligation de passer le contrat
définitif.
 C’est pourquoi le contrat-cadre à la différence de l’avant-
contrat n’a pas à réunir les conditions de validité du contrat
définitif. L’avant-contrat n’ayant pas de fonction propre, il
ne survit pas à la conclusion du contrat définitif. Il disparait
au moment de la conclusion du contrat définitif. A contrario,
le contrat-cadre ayant une fonction qui lui est propre, ne
disparait pas avec la conclusion du contrat particulier ; il est
plutôt destiné à assurer la coordination du futur contrat.

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Mais rien n’interdit que le contrat-cadre soit doublé d’un avant-
contrat auquel cas le contrat-cadre doit réunir les conditions de
validité du contrat définitif selon la loi applicable.
Section IV : Les clauses contractuelles dans les transactions
commerciales internationales.
L’intégration des clauses dites « secondaires » dans un contrat
n’est pas sans conséquence.
D’une part il y’a les clauses contractuelles propres aux contrats
économiques internationaux et d’autre part, les clauses
communes aux contrats internationaux et aux contrats internes.
Pour ce qui concerne les premières, elles sont essentiellement
des clauses d’inspiration anglo-américaine (la clause de force
majeure et la clause de hardship) et des clauses dérogatoires aux
clauses internes (la clause attributive de juridiction dite encore
clause d’élection ou clause d’élection de for et la clause
compromissoire).
Quant aux secondes, elles sont essentiellement au nombre de
trois (3), à savoir :
 La clause de l’offre concurrente
 La clause du client le plus favorisé
 La clause du premier refus
Il est important de souligner que toutes ces clauses ont chacune
des critères et régimes juridiques distincts et particuliers.

Chapitre 3 : LE REGLEMENT DES CONFLITS DE LOIS


RELATIFS AU CONTRAT
INTERNATIONAL

Il faut dire qu’il existe deux (02) grandes méthodes de résolution


des problèmes dans les transactions internationales.

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Section I : Le règlement par la méthode matérielle.
Face aux problèmes spécifiques du commerce international, le
droit interne ne peut pas toujours apporter de solution suffisante.
Les opérateurs du commerce extérieur ont donc été amenés à
développer leur propre corps de règles, appelé lex mercatoria qui
constitue un troisième ordre juridique dit tiers ordre juridique ou
source tertiaire se situant entre les ordres juridiques nationaux et
l’ordre juridique international. La lex mercatoria ne provient ni
des législations nationales, ni des conventions internationales, ni
de la jurisprudence.
Regroupant les « usages et pratiques » du commerce
international, la lex mercatoria ne vise pas à réguler les relations
entre les Etats, mais à rendre plus opérationnels les échanges
commerciaux en établissant des règles uniformes d’exercice de
l’activité commerciale. Par leur efficacité, certaines de ces règles
ont connu un succès important et sont aujourd’hui communément
utilisées. Il s’agit :
 Des Incoterms
 Des Règles et usances uniformes du crédit documentaire
 Des règlements d’arbitrage
 Des règles Unidroit
Seuls les Incoterms et les règles Unidroit seront étudiées ici.
 Les Incoterms sont des termes normalisés présentés sous
forme d’initiales dans les contrats. Ils ont pour objet
l’organisation précise du transfert des risques entre vendeur
et acheteur, et la répartition entre les deux du coût du
transport et des formalités administratives.
 Les Règles Unidroit sont un ensemble de processus de
codification privée ou d’un processus législatif informel ou
parallèle. Cinq principes de base fondent les règles
d’Unidroit :

 La liberté contractuelle
 La bonne foi

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 L’ouverture aux usages du commerce
international
 La « favor contractus » : principe selon lequel le
droit doit prendre les « mesures destinées à
favoriser la validité et l’exécution, bref la
survivance » du lien contractuel
 La sanction.

Section II : Le règlement des conflits de lois par la méthode


conflictuelle
Plusieurs droits nationaux peuvent être en concours : c’est le
droit des conflits de lois. En ce qui concerne le contrat
international, la regle presque universellement admise est de
permettre aux parties de choisir librement la loi applicable à leut
contrat.
 La determination de la loi applicable au contrat
international résulte soit de l’autonomie de la volonté ou la
liberté de choix d’autonomie par les parties d’une part et
d’autre part de la méthode requise en cas de silence des
parties.
Dans le premeir cas, ce choix libre doit etre expres ou en tout cas
certain, c’est-à-dire resulter de facon certaine des dispositions du
contrat ou des circonstances de la cause. Il peut donc etre
implicite.
Un choix tacite et certain est licite, mais il doit etre clair, évident.
Ce choix peut egalement se faire au moment de la conclusion du
contrat, c’est-à-dire de facon concomitante ou postérieure. Ce
choix tardif connait cependant 2 limites :
 Si le contrat était valable quant à la forme selon l’une des
des lois désignées, le choix tardif d’une autre loi ne peut
affecter sa validité formelle.
 En second lieu, ce choix tardif ne peut porter atteinte aux
droits des tiers.

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Cette liberté de choix de la loi applicable appelle quelques
interrogations, notamment cinq (05) :
 Les parties peuvent-elles se référer à des regles non
étatiques, notamment à la lex mercatoria exemple ?
 La 2è difficulté est facilement résolue : il s’agit de savoir s’il
faut un lien entre la loi et le contrat
 La 3è difficulté est connue sous le nom de « morcèlement »
ou « dépeçage » ou « déshabillage » du contrat
 La 4è difficulté n’en est pas une : si la loi choisie est
modifiée après la conclusion du contrat et si les dispositions
nouvelles sont applicables aux contrats en cours, elles
s’appliqueront.
 La 5è difficulté concerne l’internationalisation artificielle
d’un contrat purement interne et est résolue par la sanction
de cette internationalisation artificielle.
En second lieu, si les parties n’ont pas choisi de rattachement,
c’est au juge qu’il reviendra de localiser le contrat. Selon la
doctrine classique, le Juge doit, à défaut d’un choix exprès des
parties, rechercher la commune volonté des parties, et si aucune
volonté implicite ne peut être dégagée, découvrir la volonté
hypothétique des parties. Pour ce faire la jurisprudence se réfère
à un certain nombre d’indices de rattachement. Ce sont d’une
part des indices généraux (le lieu de formation ou le lieu
d’exécution du contrat) et d’autre part des indices particuliers
(indices intrinsèques et indices extrinsèques).
 Pour ce qui est du domaine d’application de la loi applicable,
la relation contractuelle est un ensemble juridique complexe
dont les éléments ne sont pas tous nécessairement soumis à
la loi désignée par les parties. Car certaines questions
relatives au contrat peuvent relever d’autres catégories de
rattachement que le contrat. Dès lors, la loi qui gouverne le
contrat sera évincée pour laisser place à la loi désignée par
une autre règle de conflit. C’est dire que la loi d’autonomie
connait des limites. Il s’agit des mesures de police et de

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sûreté, de la capacité des parties et du transfert des droits
réels.

Leçon II : LES GARANTIES DANS LES TRANSACTIONS


COMMERCIALES INTERNATIONALES OU LES INSTRUMENTS
DE PAIEMENTS INTERNATIONAUX.
Chapitre 1 : LA LETTRE DE CREDIT OU CREDIT
DOCUMENTAIRE (CREDOC) ET LA REMISE DOCUMENTAIRE
(REMDOC).
Section I : La lettre de crédit documentaire (CREDOC)
La mondialisation a modifié le monde des affaires. Plusieurs
facteurs poussent à s’intéresser aux facteurs juridiques qui
permettent un développement économique et la sécurité
adéquate aux opérations et aux opérateurs du commerce
international. Ainsi, le développement des échanges
commerciaux, terrestres, maritimes ou aériens a nécessité
l’élaboration progressive de techniques de paiement offrant des
garanties aux parties concernées. L’une d’elles, par les garanties
qu’elle offrait aux différents intervenants, a vu son
développement croître très rapidement, et devenir ainsi la
technique choisie par la plupart des pays. C’est le crédit
documentaire qui est sans conteste la technique la plus utilisée à
cette fin et qui est considéré comme une des plus belles réussites
du commerce international dans le domaine bancaire.
 CREDOC = « crédit » et « documentaire » :
 Crédit : Evocation d’un prêt. Il ne s’agit pas d’un prêt
d’argent, mais d’un crédit par signature (celle de la
banque qui émet le crédit permettant l’opération).
L’absence de ce crédit par signature aurait obligé
l’acheteur à effectuer un paiement d’avance.
 Documentaire : Evocation de documents. Les documents
sont représentatifs de l’opération commerciale, et sont la
contrepartie du crédit. Cette notion est importante au
regard du déroulement futur.

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Le crédit documentaire apparait alors comme un moyen de
paiement facilitant l’exécution d’une vente internationale et
un moyen de « garantie » pour le vendeur.
 Les acteurs du CREDOC : généralement, quatre
intervenants que sont :
 L’acheteur/importateur ou donneur d’ordre
 La Banque de l’acheteur importateur ou Banque
émettrice
 La Banque notificatrice ou Banque et/ou Banque
confirmatrice ou Banque du vendeur exportateur
 Le vendeur/ l’exportateur ou bénéficiaire
 Mais n’empêche qu’une cinquième personne
intervienne, à savoir la Banque négociatrice.
 Avantages et inconvénients :
 Avantages :
 Le crédit documentaire sécurise les transactions
de commerce international par la garantie
bancaire
 Il formalise la transaction en rédigeant le contrat
sous une forme standardisée
 Le vendeur est payé sans avoir à attendre que les
marchandises soient arrivées à destination
 L’acheteur est assuré que les marchandises qu’il
paie ont été bien expédiées par le vendeur.
 Inconvénients :
 L’acheteur n’a aucun recours si les documents
sont conformes mais pas la qualité de la
marchandise.
 Toutefois l’acheteur pourra toujours agir contre le
vendeur en vertu de leur contrat de vente sous-
jacent, duquel l’acte de crédit doc est donc
extrait.
 Son cadre juridique : le Credoc est une opération complexe.
Le contrat de Crédoc est en lui-même difficile à établir, mais
une difficulté supplémentaire s’y ajoute par le fait qu’il
prend place dans un contrat plus large qu’est le contrat de

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vente international. Le crédit doc est soumis pour l’essentiel
aux « Règles et Usances Uniformes relatives aux crédits
documentaires » (RUU) de la Chambre de Commerce
Internationale (CCI) qui sont une codification privée. C’est-
à-dire que les droits, obligations et les responsabilités des
parties en la matière sont codifiés et consignés dans les
Règles Usances Uniformes relatives aux crédits
documentaires de la Chambre de Commerce Internationale.
 Les différents types ou formes ou modes de réalisation de
l’opération du crédit documentaire : le Credoc peut être à la
fois un instrument de paiement et de crédit.
 Par la remise des documents, représentant la
marchandise expédiée, le vendeur sera immédiatement
payé par la banque notificatrice, sur ordre de la banque
de l’acheteur, qui consent ainsi un crédit à son propre
client. L’intervention de deux établissements bancaires
permet à deux opérateurs qui ne se connaissent pas
très bien, de s’engager avec une relative sérénité.
 Le Crédoc pourra aussi constituer un crédit pour le
vendeur, pour préfinancer une fabrication. Dans la
mesure où un acheteur s’est engagé à acheter, et que
sa banque a pris l’engagement de payer, le banquier du
vendeur peut lui avancer une partie des sommes pour
la fabrication.
 Le déroulement de l’opération de crédit documentaire :
 Plusieurs schémas peuvent expliquer le déroulement
du Crédoc.
 Quel incoterm utilisé avec un CREDOC ? :
 Le vendeur doit absolument demander ou utiliser une
règle incoterm qui lui permettra de récupérer le
document de transport qui, au regard des RUU de la
CCI, lui permettra d’être payé. Il est donc quasiment
obligé d’utiliser une règle en D.
 Les documents obligatoires dans une opération de crédit
documentaire : il n’existe aucun document obligatoire dans
une lettre de crédit doc. Cependant, les documents suivants
sont fortement conseillés :
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 Factures commerciales
 Documents de transport (attestant de l’expédition de la
marchandise). Ce peut être : un connaissement
maritime ; une lettre de transport aérien ; une lettre
de voiture ; une lettre de voiture ferroviaire ; les
documents de transport par voie postale ou par
courrier exprès.
 Certificat d’origine (et autres documents douaniers
comme les factures douanières).
 Des documents additionnels peuvent être requis (voir
support de cours).
 Les principales irrégularités qui peuvent être constatées et
auxquelles il faudra faire attention :
 L’échéance du crédit
 Les documents peuvent s’avérer anciens
 L’expédition peut être tardive
 Les erreurs du libellé du nom du bénéficiaire ou du
donneur d’ordre dans les documents
 Que faire en cas d’amendements ? (Voir support de cours).
 Le bénéficiaire d’un crédit doc a toujours le droit de
refuser un amendement et dès lors le texte initial du
crédit doc restera d’application.
 Il faut donc retenir qu’un amendement reçu devrait
toujours être accepté ou refusé au banquier
notificateur. Si un amendement ne vous agrée pas,
vous pouvez toujours le refuser, mais ne pas en
accepter une partie et en refuser une autre.
 La problématique de la fraude documentaire : exemple de
l’opération de vente internationale.
 Le règlement des litiges relatifs au crédit documentaire.
 Pour faciliter le règlement des litiges relatifs au crédit
doc, la CCI a élaboré un Règlement d’expertise pour la
résolution des différends en matière d’instruments
documentaires. Il s’agit d’un mécanisme non
contraignant. D’après ses règles, des experts statuent
rapidement (30 jours au maximum à compter de la
demande) et son coût ne serait pas très élevé. Leur
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décision n’est qu’un avis d’expert et non une sentence
arbitrale. Elle participe aux modes alternatifs de
règlement des litiges.

Section II : La remise documentaire (REMDOC)

 La remise documentaire ou encaissement documentaire est


une opération ou technique de paiement par laquelle un
exportateur mandate sa banque de recueillir, selon ses
indications, une somme due par un acheteur ou
l’acceptation d’un effet de commerce contre remise de
documents, au moment de la présentation des documents
représentatifs de la marchandise.
En d’autres termes, la REMDOC, est un document de paiement
par lequel une banque assure l’encaissement du montant de
crédit contre remise des documents selon les instructions
stipulées sur l’ordre d’encaissement, à la demande de son client
(donneur d’ordre). Cette opération obéit, sauf convention
expresse, aux « Règles uniformes relatives aux encaissements »,
publiées par la chambre de commerce internationale, qui
fournissent des règles en la matière largement reconnues au
niveau mondial.
Cette technique est généralement utilisée par les exportateurs
lorsqu’ils connaissent suffisamment leur acheteur, lorsque la
situation du pays est stable, lorsque la marchandise peut être
revendue facilement sur place en cas de désistement de
l’acheteur. L’importateur y trouve également des avantages :
mode de paiement souple et moins onéreux qu’un crédit
documentaire.
 Dans son mécanisme, cette technique fait intervenir quatre
(04) parties, parfois seulement trois (03) :
 Le donneur d’ordre (ou remettant ou client) : c’est le
vendeur qui donne mandat à sa banque.

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 La banque remettante (la banque du client (ou du
remettant ou du donneur d’ordre). La responsabilité de
la banque remettante se limite à la bonne exécution
des instructions données.
 La banque présentatrice (banque chargée de
l’encaissement) : c’est la banque à l’étranger chargée
de l’encaissement qui effectue la présentation des
documents à l’acheteur et ne les remettra que si elle
reçoit le règlement ou une traite, conformément aux
instructions reçues de la banque remettante.
 Le tiré : c’est celui à qui doit être faite la traite selon
l’ordre d’encaissement. Il s’agit de l’importateur.

 Il y’a deux (02) formes de REMDOC : les documents peuvent


être remis soit contre Acceptation (D/A), soit contre
paiement (D/P). Ils sont remis en fonction des termes établis
entre le fournisseur et le client.
Toutefois, la deuxième forme présente plus de sécurité que la
première, bien qu’elle reste soumise au risque de refus des
documents.
 Les différents types de documents en cas de REMDOC :
 Les documents financiers : lettres de changes, billets à
ordre, chèques ou autres instruments utilisés pour
obtenir le paiement d’une somme.
 Les documents commerciaux : factures, documents de
transport, autres types de propriété ou documents non
financiers.

 L’opération REMDOC présente des avantages et des


inconvénients.

Chapitre 2 : LA GARANTIE A PREMIERE DEMANDE OU


GARANTIE AUTONOME

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INTERNATIONALE.

La garantie autonome est une création de la pratique, plus


récente que le CREDOC. Et tandis que le CREDOC profite au
vendeur, la garantie autonome bénéficie à l’acheteur et au maitre
d’ouvrage.
La garantie autonome peut être définie comme : un contrat sui
generis par lequel un garant s’oblige à la requête irrévocable
d’un donneur d’ordre à payer, en qualité de débiteur principal
sur simple demande et sans pouvoir opposer une quelconque
exception tenant au marché couvert, une somme d’argent à un
bénéficiaire désigné aux conditions de la lettre de garantie.
Cette garantie est souvent exigée par les importateurs ou par les
maitres de l’ouvrage. La garantie a pour but d’éviter au maitre
d’ouvrage d’aller en justice pour voir son contrat exécuté. Il est
plus simple de sécuriser la relation en demandant à l’exportateur
de fournir une garantie qui peut consister soit en la consignation
d’une somme d’argent, soit en la fourniture d’un engagement
bancaire de verser cette somme.
Les garanties autonomes les plus utilisées sont :
 La garantie de bonne exécution ou bonne fin
 La garantie de soumission
 La garantie de restitution ou de remboursement d’acompte

Section I : Le mécanisme de la garantie à première demande.


Il y’a trois ou quatre intervenants à la garantie indépendante :
 Le bénéficiaire de la garantie = l’acheteur ou le maitre
d’ouvrage qui a conclu un contrat de vente ou d’entreprise.
 Le donneur d’ordre = l’exportateur, l’entrepreneur.
 La banque du donneur d’ordre.
 La banque du pays du bénéficiaire.

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 Suivant sa structure triangulaire, la garantie autonome est
une opération à trois personnes superposant deux contrats :
le contrat de garantie stricto sensu et le contrat de base en
considération duquel la garantie est prise. Ainsi
interviennent dans cette structure à trois : le donneur
d’ordre, le bénéficiaire de la garantie et la banque garante
qui souscrit la garantie.
 Suivant sa structure quadrangulaire, interviennent : le
donneur d’ordre, le bénéficiaire de la garantie, la banque
garante et le contre-garant.

Pour ce qui est des rapports entre les différentes parties, il


convient de distinguer les rapports entre : le garant et le
bénéficiaire ; le garant et le donneur d’ordre ; le bénéficiaire et le
donneur d’ordre ; les banques elles-mêmes.
 Les rapports entre le garant et le bénéficiaire sont
déterminés par la lettre de garantie, dès l’émission de cette
dernière. Le garant est engagé dans les termes de celle-ci.
C’est une garantie très avantageuse pour le bénéficiaire,
mais très dangereuse pour le donneur d’ordre.
 Les rapports entre le garant et le donneur d’ordre : il s’agit
d’un rapport classique entre une banque et son client. Le
banquier qui a avancé les sommes peut se retourner contre
son client pour lui demander le remboursement. En théorie,
le banquier devrait s’exécuter immédiatement. Mais dans la
pratique, le banquier informe d’abord le donneur d’ordre.
 Les rapports entre le bénéficiaire et le donneur d’ordre :
rapports gouvernés par le contrat de base qui les unit. Ce
contrat de base est la cause de l’engagement bancaire du
garant. Il suffit de démontrer le caractère indu du paiement.
En cas d’appel abusif, le donneur d’ordre pourra demander
réparation auprès des tribunaux.
 Les rapports entre les banques du donneur d’ordre et du
bénéficiaire : la contre garantie est une obligation autonome
par rapport à la première demande et par rapport au contrat

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de base. En cas de contre garantie, les engagements des
banques sont indépendants les unes des autres. C’est-à-dire
qu’en cas de contre garantie, le bénéficiaire ne dispose que
de la seule garantie de sa propre banque, banque de
premier rang.

Section 2 : Le caractère autonome de la garantie ou la


qualification de garantie
Indépendante.

La garantie autonome est dominée par l’autonomie de la volonté,


c’est-à-dire par la liberté conventionnelle. En conséquence, la
garantie à première demande a un double caractère : autonome
et automatique.
Il existe trois types de garanties à première demande :
 La garantie à première demande pure et simple (la plus
fréquente, quoique déconseillée par la CCI)
 La garantie justifiée
 La garantie documentaire

Section 3 : La limite au caractère automatique de la garantie à


première demande
Comme le CREDOC, la garantie de la première demande cesse en
cas de fraude manifeste, en cas de mauvaise foi. Mais on se
demande également si l’automaticité de la garantie ne s’arrête
pas devant les exigences de l’ordre public international. Elle sera
en effet refusée lorsqu’elle concerne des contrats contraires aux
bonnes mœurs et à l’O.P international (exemple : la traite des
enfants ou les contrats sur les drogues).

Section 4 : La juridiction compétente et le droit applicable.

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Tribunal compétent = lieu où se réalise la remise des fonds par le
banquier ayant accordé la garantie.
Droit applicable = en principe, la loi de banque. Soit la loi du
siège social, soit la loi du pays où la banque a sa filiale ou sa
succursale. Il y’a également la convention CNUDCI sur les
garanties indépendantes et les lettres de crédit stand-by de 1995,
à condition que cette Convention soit ratifiée par le pays. Il faut
également se référer à la jurisprudence qui est donc très
importante en la matière.

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