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Guide de Conception ETICS Bois 2025

Le guide d'aide à la conception d'ETICS sur construction ou façade à ossature bois, élaboré pour le Village des Athlètes, fournit des spécifications sur les matériaux et la mise en œuvre en accord avec les normes en vigueur. Il vise à soutenir les intervenants dès la phase de conception pour garantir la qualité et la durabilité des constructions bois. Ce document est un outil pédagogique qui facilite l'obtention d'Appréciations Techniques d'Expérimentation (ATEx) ou d'Avis Techniques (ATec).

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Guide de Conception ETICS Bois 2025

Le guide d'aide à la conception d'ETICS sur construction ou façade à ossature bois, élaboré pour le Village des Athlètes, fournit des spécifications sur les matériaux et la mise en œuvre en accord avec les normes en vigueur. Il vise à soutenir les intervenants dès la phase de conception pour garantir la qualité et la durabilité des constructions bois. Ce document est un outil pédagogique qui facilite l'obtention d'Appréciations Techniques d'Expérimentation (ATEx) ou d'Avis Techniques (ATec).

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GUIDE D’AIDE

À LA CONCEPTION D’ETICS
SUR CONSTRUCTION OU
FAÇADE À OSSATURE BOIS
Version Héritage
Janvier 2025
GUIDE ÉLABORÉ À L’OCCASION
DE LA CONCEPTION DU VILLAGE DES ATHLÈTES
Version Héritage

en partenariat avec

avec le soutien de
Illustrations : Jean-Marc LAUBY
Couverture : © SOLIDEO
Mise en page : DESK (53)

Le présent guide ne se substitue en aucun cas aux textes de référence, qu’ils


soient réglementaires (lois, décrets, arrêtés, etc.), normatifs (normes, DTU ou
règles de calcul) ou codificatifs (Avis Techniques, CPT, etc.) qui doivent être
consultés.
Le CSTB décline toute responsabilité quant aux conséquences directes ou
indirectes de toute nature qui pourraient résulter de toute interprétation
erronée du contenu du présent guide.

Remerciements
La SOLIDEO et le CSTB remercient les opérateurs immobiliers du Village des
Athlètes et les représentants de la filière bois pour leur implication et leur
participation dans l’élaboration de ces guides, véritable héritage méthodologique
pour la construction bois :
■ La SCCV Quinconces – Icade, CDC et CDC habitat ;
■ La SCCV Saint-Ouen Héritage – NEXITY, EIFFAGE IMMOBILIER et CDC
Habitat ;
■ La SAS Seine Ampère – Vinci Immobilier Aménagement ;
■ Le CODIFAB
La SOLIDEO remercie également l’AQC pour son accompagnement et son
expertise.

Janvier 2025
Liste des auteurs et des relecteurs
Rédaction pilotée par Stéphane HAMEURY (CSTB) et Éric DIBLING (INGENECO Technologies)

Contributeurs :
CSTB : Émilie ORAND, Anouchka BENAKLI, FCBA : Serge LENEVE, Julien LAMOULIE
Benoit BUSSON, Youcef MOKRANI, SOCOTEC : Nicolas JURASZEK,
Adrien MARTIN, Lucie WIATT Laurent LE MAGOROU
INGENECO Technologies : Sylvain DELETRAZ, BTP Consultants : Ronan BEZIERS LA FOSSE,
Damien LATHUILLIERE Cédric SCHNEIDER

Relecteurs (par ordre alphabétique de patronyme)


Denis BACHMANN, ARBONIS Frédéric MARTINS, TRESPA
Damien BAUDRY, ALUPIC Rodolphe MAUFRONT, FFB UMB
Jacques BOUILLOT, EIFFAGE Jean-Marie MENARD, JMM Consulting
Laurent BOURDON, LINOVATEC Jean-Philippe NDOBO-EPOY, STO France
Sabine BOURY, CAPEB Gunther PERES, GCC
Bastien BOUTELOUP, WOODEUM Romain PIERRON, SAINT GOBAIN WEBER
François BRILLARD, ALPES-CONTROLES Gilles PREVOST, ACODI
Julien BRISEBOURG, BOUYGUES IMMOBILIER Roland PRIN, BOUYGUES CONSTRUCTION
Damien DEVILLIERRE, 3A COMPOSITES Clément QUINEAU, UICB
Jérôme DURU, ICADE Michel SCOUTHEETEN, KNAUF
Stéphane FAYARD, SOPREMA Ghislain TRINQUESSE, MATHIS
Alain GOUJON, NEXITY Frédéric VALEM, TESS
Julien HERBERT, AQC Soan VASSEUR, ALIBERICO
Frank KUPFERLE, C4CI Emmanuel VIGLINO, ARCORA
Jean-Sébastien LAUFFER, TECHNIWOOD

3 

Préambule

La Société de livraison des ouvrages olympiques (SOLIDEO) est un établissement public à caractère
industriel et commercial (EPIC) dépendant de l’État.
Selon les termes de l’article 53 de la loi n° 2017-257 du 28 février 2017, « Elle peut assurer la maîtrise
d’ouvrage (…) de certaines opérations d’aménagement. Pour la réalisation de cette mission, la société
exerce les compétences reconnues aux établissements publics d’aménagement ».
Ainsi, la SOLIDEO a eu la charge d’aménager les sites olympiques et paralympiques dans le cadre d’un
projet urbain durable, en lien avec les projets des collectivités territoriales.
Elle a eu pour missions de :
■ veiller à la livraison de l’ensemble des ouvrages et à la réalisation de l’ensemble des opérations d’amé-
nagement nécessaires à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 (JOP 2024), dans
les délais fixés par le Comité International Olympique ;
■ veiller à la pérennisation de ces ouvrages et de ces opérations à l’issue des JOP 2024.
Pour ce faire, elle a :
■ coordonné, notamment en organisant leurs interventions, les maîtres d’ouvrage et maîtres d’ou-
vrage délégués responsables des ouvrages et des opérations d’aménagement nécessaires à l’organi-
sation des JOP 2024 ;
■ conclu avec ces maîtres d’ouvrage des conventions relatives au financement et au calendrier de
livraison des ouvrages ou de réalisation des opérations d’aménagement ;
■ contrôlé le respect de ce calendrier de livraison ou de réalisation, le cas échéant, s’est substituée au
maître d’ouvrage, en cas de défaillance de celui-ci.
Le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) exerce des missions dans les domaines
suivants : les recherches scientifiques et techniques et expertises pour le secteur de la construction et
le logement, l’amélioration de la qualité des constructions et de son environnement ainsi que celle de
l’information des professionnels.
Spécialiste de l’évaluation des produits et procédés innovants, il établit, applique et fait appliquer des
référentiels qui contribuent à une meilleure qualité dans les produits, procédés industriels associés au
bâtiment. Il est en outre en contact permanent avec les industriels développant des produits inno-
vants et dispose ainsi d’une vision unique des technologies actuelles, des acteurs et des besoins du
marché.
Dans le cadre d’une coopération, la SOLIDEO s’est s’appuyée sur les compétences et l’expertise du
CSTB dans le domaine des opérations de constructions bois pour les JOP 2024. Le CSTB a ainsi anticipé
et facilité l’évaluation des produits et procédés innovants, afin de faciliter l’accès de la construction
bois au marché du projet JOP 2024.
Plus généralement, les actions d’intérêt général menées par le CSTB et la SOLIDEO ont permis de ren-
forcer les recherches dans le domaine des opérations de constructions bois et biosourcées.
Selon une initiative entreprise lors de la réunion de lancement du 31/01/2020 au CSTB et des travaux
du Club des Industriels portés par la filière Bois, cet objectif commun s’est traduit par la mise à dis-
position de différents guides de conception relatifs à différents systèmes sur supports bois, dont des
procédés de façade et de douches accessibles sur supports bois.

5 Préambule
C’est ici la version révisée du Guide de Conception de Bardages ventilés sur Construction ou Façade à
ossature Bois dans sa version Héritage.
■ Le CSTB et la SOLIDEO mettront par ailleurs en place, en parallèle, un plan de valorisation
et de diffusion des guides produits conjointement.
La mise à disposition des guides sera faite en ligne sur BATIPEDIA, portée via le compte Linkedin du
CSTB et hébergée sur un smart link. Une campagne emailing sera réalisée pour promouvoir sa sortie.
Un programme de formation sera défini par le service Formation du CSTB, spécialisé dans la créa-
tion de modules de formation (présentielle, digitale, modules par vidéo). Le programme intègrera les
retours d’expérience dans des formations qui mettent en avant les procédés innovants issus du projet
de construction des infrastructures des JO 2024.
Un événement de sortie sur le principe du retour d’expérience (en présentiel avec conférence de
presse ou en digital par webinaire) pourra être organisé.

6 Préambule
SOMM AI R E
9 PARTIE 1 : Objectifs et portée du guide
9 1.1 Périmètre du guide
13 1.2 Caractéristiques spécifiques aux bâtiments
17 PARTIE 2 : Notions générales indispensables à la bonne compréhension du guide
17 2.1 Définitions
18 2.2 Différences entre COB et FOB
19 2.3 Définition des typologies de FOB
25 PARTIE 3 : Justifications de l’aptitude à l’emploi
25 3.1 Résistance mécanique (y compris au vent) et stabilité
28 3.2 Étanchéité
29 3.3 Durabilité
30 3.4 Sécurité en cas d’incendie
30 3.5 Résistance aux chocs
32 3.6 Qualification des intervenants
33 PARTIE 4 : Conception
33 4.1 Conception de la structure porteuse au regard des parois et de l’ETICS
36 4.2 Conception de la paroi support
42 4.3 Conception de l’intégration des menuiseries extérieures, fermetures
et encadrement de baie dans les parois
43 4.4 Conception de l’ETICS et dispositions de conception spécifiques
aux parois à ossature bois
46 4.5 Dispositions de conception au droit des points singuliers
47 PARTIE 5 : Matériaux
47 5.1 Bois de structure
47 5.2 Isolant de la paroi support (COB ou FOB)
49 5.3 Membranes de paroi
52 5.4 Panneaux
54 5.5 Menuiseries
57 5.6 Revêtement extérieur : ETICS
61 PARTIE 6 : Mise en œuvre
61 6.1 Paroi support
62 6.2 Revêtement extérieur en partie courante
70 6.3 Points singuliers (paroi et revêtement extérieur)
95 ANNEXE A : Réglementation, normes et autres documents de référence
95 A.1 Textes législatifs et réglementaires
97 A.2 Normes DTU
97 A.3 Recommandation professionnelle RAGE-PACTE

7 Sommaire
98 A.4 Eurocodes
99 A.5 Normes
101 A.6 Recommandations professionnelles
101 A.7 Cahiers de Prescriptions Techniques, Guides
103 ANNEXE B : Essais et études à réaliser
103 B.1 Essai AEV façade
104 B.2 Essai de vérification de la compatibilité des déformations entre FOB et ETICS
120 B.3 Essais spécifiques pour les ETICS
121 B.4 Essais spécifiques pour les isolants biosourcés en fibres de bois,
en remplissage des COB ou des FOB
123 ANNEXE C : Calculs à réaliser
123 C.1 Dimensionnement de la paroi
123 C.2 Détermination de la flèche du support
124 C.3 Hypothèses pour les calculs des transferts hygrothermiques
127 ANNEXE D : Gestion de l’humidité en phase chantier
127 D.1 Objectif d’un suivi
127 D.2 Problématique
129 D.3 Protocole proposé
131 D.5 Logigramme pour laine minérale
133 ANNEXE E : Appréciation de laboratoire (n° AL 20-295) d’ETICS sur COB/FOB
133 E.1 Introduction
133 E.2 Textes réglementaires applicables
134 E.3 Documents de référence
134 E.4 Domaine d’application de l’appréciation
134 E.5 Description des supports et des procédés visés
137 E.6 Dispositions constructives acceptées
139 E.7 Traitement des points singuliers et des interfaces
142 E.8 Façades sans baies
142 E.9 Justifications
142 E.10 Exigences de l’arrêté du 7 août 2019
142 E.11 Conclusions
143 E.12 Conditions de validité des conclusions
143 E.13 Durée de validité
ANNEXE F : Justifications particulières nécessaires à la constitution du dossier
145 
d’ATEx COB ou FOB avec ETICS
149 ANNEXE G : Extrait du rapport d’étude CSTB DEB/HTO-2020-143-KZ-CP-NP
149 G.1 Présentation des moyens de simulation
149 G.2 Parois étudiées
150 G.3 Paroi ETICS
152 G.4 Analyses des résultats et conclusion
157 G.5 Présentation synthétique des résultats
158 G.6 Tableau des propriétés hygrothermiques des matériaux constituant les parois
159 G.7 Courbe de sorption de l’isolant en fibre de bois

8 Sommaire
PARTIE 1

Objectifs et portée du guide

Ce guide définit les spécifications des matériaux et de mise en œuvre pour les travaux d’enveloppe à
ossature bois (façade ou mur à ossature bois) conformément aux recommandations des normes NF
DTU 31.2 (mai 2019) et NF DTU 31.4 (mai 2020), des ATec et/ou des DTA, ainsi qu’aux prescriptions
techniques spécifiques à ce domaine d’application et à la composition des ouvrages.
Le présent guide a pour vocation d’aider dès la phase conception les intervenants dans le cadre d’une
opération de construction visant des supports bois. Il est rédigé dans un but pédagogique afin de
présenter les dispositions faisant consensus auprès d’experts du domaine et s’appuyant sur les retours
d’expérience des ATEx formulées sur la base de la version 1 du présent guide dans le cadre de la
construction du Village des Athlètes 2024.
Ainsi ce guide n’est pas un document « autoportant » mais il fournit des éléments facilitant l’obten-
tion d’une Appréciation Technique d’Expérimentation (ATEx) ou d’un Avis Technique (ATec) pour
une reconnaissance en technique courante.
Le présent guide est applicable pour le périmètre ainsi que pour les caractéristiques des bâtiments
précisés ci-après.

1.1 Périmètre du guide


■ Situation (zone d’application du guide) : France Métropolitaine avec les limites définies ci-après :
− Vent (région vent, catégorie de terrain, pression de vent maximale visée)
• Pression ELS maximale : 2 400 Pa ;
• Région de vent : 1 à 4 (au sens l’Eurocode 1 partie 1-4 et son Annexe Nationale) ;
• Catégorie de rugosité du terrain : II, IIIa, IIIb et IV (au sens l’Eurocode 1 partie 1-4 et son Annexe
Nationale).
62
59

80
02
76 08
60
14 27 55 57
95 08
50 78 67
77 54
61
91
29 22 28 10 88
35 53
52
58 72 45 68
89
88 90
41
44 49 21
37 25
18 58

36 39
85 71
79
86 03

23 01 74
17 69
16 87 63 42
73
19 38
24 15 43

33 05
07 26
46
48
47 12
Zone 1 84 04
40 30 06
81
Zone 2 32
31
34 13 83

64
Zone 3 65
09
11

66
Zone 4 2B

2A
D’après la carte de zonage de l’annexe nationale de l’Eurocode 1 (EN 1991-1-4)

Figure 1 : Carte de France de régions de vent

PARTIE 1 9 Objectifs et portée du guide


Tableau 1 : Catégories de terrain selon l’Eurocode 1 partie 1.4 et son Annexe nationale
Mer ou zone côtière exposée aux vents de la mer ; lacs et plans d’eau parcourus par le vent sur une distance
0
d’au moins 5 km
Rase campagne avec ou non quelques obstacles isolés (arbres, bâtiments, etc.) séparés les uns des autres
II
de plus de 40 fois leur hauteur
IIIa Campagne avec des haies, vignobles, bocage, habitat dispersé
IIIb Zones urbanisées ou industrielles, bocages denses, verger
Zones urbaines dont au moins 15 % de la surface est recouverte de bâtiments dont la hauteur moyenne
IV
est supérieure à 15 m, forêt

− Sismique :
Les dispositions et justifications parasismiques ne sont pas abordées dans ce guide. Par conséquent, il
est limité aux situations suivantes.

Figure 2 : Carte de France des zones sismiques (carte donnée à titre informatif)

Tableau 2 : Visualisation des cas traités par le guide selon les zones sismiques et catégories d’importance des bâtiments
Classes de catégories d’importance des bâtiments
Zones de sismicité
I II III IV
1
2
3
4
Légende :
Cas traité par le guide
Cas non traité par le guide lorsque des dispositions parasismiques sont nécessaires.

PARTIE 1 10 Objectifs et portée du guide


■ Comportement à la pluie :
En partie courante, il y a lieu de prendre en compte l’environnement climatique comme la concomi-
tance vent/pluie ou l’humidité de l’air de la localisation du projet afin d’adapter les exigences vis-à-vis
du comportement à l’eau de l’ETICS envisagé.
Il n’existe pas de zonage actuellement pertinent pour les ETICS sur support bois. Cependant, la carte
de concomitance vent/pluie du DTU 40.41, qui définit trois zones climatiques, peut servir de base.
Elle peut être utilisée pour définir trois degrés d’expositions qui permettraient d’y associer différentes
exigences en termes de comportement à l’eau de l’ETICS. Toutefois, à la date de rédaction du présent
guide, le retour d’expérience ne permet pas à ce stade d’établir de prescriptions d’exigences exhaus-
tives.

Région I

Région II

Région II

Lignes à 20
et 40 km de la mer

Lignes approximatives
des niveaux 200 et 500 m

Figure 3 : Carte des concomitances vent-pluie – à titre indicatif (extrait DTU 40.41)

NOTE 1
La carte ci-avant et le tableau definissant les régions ci-après sont extraits du DTU
40.41 – Zones climatiques (concomitance vent-pluie)

La France est divisée en trois régions climatiques (eu égard à la concomitance vent-pluie)
Région Commentaires
Région I Tout l’intérieur du pays situé à une altitude inférieure à 200 m
Côte Atlantique sur 20 km de profondeur, de Lorient à la frontière espagnole.
Transition de 20 km environ entre la région 1 et la région 3 pour les côtes de la
Région II
Manche et de la Bretagne et de la Mer du Nord.
Altitude comprise entre 200 m et 500 m.
Côtes de la Mer du Nord, de la Manche et de l’Atlantique jusqu’à Lorient sur une
profondeur de 20 km.
Région III Vallée du Rhône, jusqu’à la pointe des 3 départements Isère, Drôme et Ardèche.
Provence, Languedoc, Roussillon et Corse
Altitudes au-dessus de 500 m.

Des dispositions architecturales (balcons, brise-soleil, …) permettant de protéger le parement exté-


rieur de la pluie battante doivent être prises en compte.

PARTIE 1 11 Objectifs et portée du guide


Concernant l’étanchéité des points singuliers, notamment le fractionnement de l’ETICS au niveau
de la jonction entre éléments FOB et les encadrements de baie, il est possible de considérer qu’elle
dépend principalement de la pression ou de la dépression due au vent. Trois niveaux de performance
peuvent être considérés :
− Exigence N1 pour les bâtiments de hauteur inférieure ou égale à 9 m.
− Exigence minimale N2 pour les bâtiments de hauteur comprise entre 9 et 28 m.
− Exigence minimale N3 pour les bâtiments de hauteur supérieure à 28 m.
NOTE 2
L’exigence N3 a été retenue au-delà de 28 m, en région de vent 1 et 2, principale-
ment pour des raisons de difficultés d’accès à ces façades pour réaliser l’entretien
et la maintenance.

Tableau 3 : Exigences pour les ETICS en termes d’étanchéité à la pluie en fonction de la hauteur des bâtiments
et des pressions de vent

Région Catégorie Hauteur de façade H (m) (b)


de vent de rugosité
(a) du terrain (a) H≤9 9 < H ≤ 18 18 < H ≤ 28 28 < H ≤ 50

IV N1 N2 N2 N3
IIIb N1 N2 N2 N3
1
IIIa N1 N2 N2 N3
II N1 N2 N2 N3
IV N1 N2 N2 N3
IIIb N1 N2 N2 N3
2
IIIa N1 N2 N2 N3
II N1 N2 N2 N3
IV N1 N2 N2 X
IIIb N1 N2 N2 X
3
IIIa N1 N2 N2 X
II N1 N2 N2 X
IV N1 N2 N2 X
IIIb N1 N2 N2 X
4
IIIa N2 N2 N2 X
II N2 N2 N2 X
a) Définies conformément à la norme NF EN 1991-1-4 et ses annexes nationales.
b) Au sens de la règlementation incendie, hors plancher intermédiaire de duplex au dernier niveau.
Légende :
N1 : Niveau d’étanchéité 1
n N2 : Niveau d’étanchéité 2
n N3 : Niveau d’étanchéité 3
n X : Non visé par le guide (hors retour d’expérience du Village des Athlètes)

NOTE 3
Les dispositions spécifiques associées à ces niveaux (N1, N2 et N3), pour monter
en hauteur, sont énumérés au §[Link] et §6.3.8.

PARTIE 1 12 Objectifs et portée du guide


■ Protection des bois et dérivés du bois contre les termites et insectes à larves xylophages :
− Lorsque le site de la construction fait l’objet d’un arrêté préfectoral1, des dispositions spécifiques
sont à prévoir pour les éléments en bois ou à base de bois participant à la stabilité du bâtiment :
• Les bois et les matériaux dérivés doivent :
◊ soit être naturellement résistant aux termites ;
◊ soit avoir fait l’objet d’un traitement adapté afin qu’ils résistent aux attaques de termites. Ce
traitement doit être efficace pendant une durée minimale de 10 ans ;
◊ soit, s’ils ne sont ni naturellement durables ni traités, être mis en œuvre de manière appa-
rente dans un local aménageable ou accessible afin de permettre leur examen visuel et si
nécessaire leur traitement et/ou leur remplacement.
• Un dispositif capable de faire obstacle au passage des termites depuis le sol vers le bati doit être
mis en œuvre. Les dispositifs peuvent être :
◊ une barrière physico-chimique ;
◊ une barrière physique ;
◊ un dispositif de construction contrôlable.
− La protection contre les autres insectes xylophages dans tous les départements métropolitains :
la durabilité du bois massif (naturelle ou conférée) vis-à-vis des termites et des insectes à larves
xylophages est donnée dans le FD P 20-651.
■ Il existe 2 guides édités par le Ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et
du Logement :
• Prévention contre les termites à l’interface sol-bâti (lien : [Link]
tiques-publiques/termites-insectes-xylophages-champignons-lignivores) ;
• La protection des bâtiments neufs contre les termites et les autres insectes xylophages (lien :
[Link]
lignivores).

1.2 Caractéristiques spécifiques aux bâtiments


Le présent chapitre rappelle les caractéristiques spécifiques aux bâtiments traitées dans le présent
guide, il ne dispense pas le lecteur de prendre connaissance de l’ensemble des autres chapitres.
■ Bâtiments visés :
− Bâtiment d’habitation jusqu’à la 4e famille (au sens des textes règlementaires relatifs à la sécurité
incendie) ou autres bâtiments (de rtype : bureaux ou ERP) à exigences inférieures ou égales aux
bâtiments d’habitation de 4e famille dans les limites de hauteur définies précédemment
L’ETICS doit bénéficier d’une Euroclasse B-s3, d0 minimum pour une utilisation en bâtiments de
3e famille et A2-s3, d0 minimum pour une utilisation en 4e famille.
NOTE 4
Les bâtiments classés règlementairement Immeubles de Grande Hauteur (IGH)
ne sont pas envisagés dans ce guide.

NOTE 5
Les COB sont généralement limitées à 4 niveaux superposés pour des raisons
techniques et économiques, entre autres par les dispositions à prendre pour assu-
rer la reprise des efforts (descente de charge et contreventement notamment) et
la gestion des variations hygrothermiques. Ainsi, les hauteurs visées par la norme
NF DTU 31.2, c’est-à-dire jusqu’à une hauteur de plancher bas du dernier niveau
de 28 m, ont entre autres pour objectif de couvrir les configurations de suréléva-
tion (et non pas de bâtiment de 28 m en COB toute hauteur).

1 La liste des départements faisant l’objet d’un arrêté préfectoral est disponible en téléchargement sur le site du Ministère
du logement via le lien [Link]

PARTIE 1 13 Objectifs et portée du guide


■ Paroi support de l’ETICS :
− supports conformes aux normes NF DTU 31.4 (FOB) et DTU 31.2 (COB)
■ Enveloppe à ossature bois
− Parois verticales en COB ou FOB filante ou interrompue (les typologies de FOB et leur fonction-
nement mécanique sont précisés au §2.2).
ATTENTION 1
Le procédé ETICS ne peut pas ponter les joints de FOB. Il ne peut pas non plus
ponter des changements de supports tels que, par exemple, FOB / Structure béton.
La présence de joints sur l’ETICS sera nécessaire et obligatoire pour le bon fonction-
nement de celui-ci. (voir les dispositions particulières dans le §4.4 du présent guide)

■ Typologie de locaux :
− locaux à faible et moyenne hygrométrie au sens de l’Annexe B des normes NF DTU 31.2 et NF
DTU 31.4 (soit un taux d’humidité inférieur ou égal à 5 g/m3) ;
ATTENTION 2
Les autres types de locaux à forte et très forte hygrométries ne sont pas envisagés
dans ce guide.

− locaux ponctuellement et temporairement rafraîchis ou non en période chaude par un système


d’appoint associé à la ventilation mécanique, dans le respect des conditions des normes NF DTU
31.2 et NF DTU 31.4 (delta Tint - Text < 5 °C).
■ Remplissage de la paroi COB ou FOB par :
− un isolant à base de laine minérale (voir §5.2.1) conforme aux normes NF DTU 31.2 (COB) et NF
DTU 31.4 (FOB) ;
− un isolant biosourcé à base de fibres de bois (voir §5.2.2). Au moment de la rédaction du présent
guide, les normes NF DTU 31.2 et NF DTU 31.4 ne visent pas l’isolant à base de fibres de bois.
Ces isolants doivent ainsi faire l’objet d’un Avis Technique ou d’un DTA visant favorablement une
mise en œuvre entre montants d’ossature conformes aux normes NF DTU 31.2 et/ou NF DTU
31.4.
■ Complément d’isolation de la paroi de COB ou FOB :
− Complément d’isolation par l’intérieur en contre-cloison désolidarisée (voir 5.2.3) :
• Un isolant en panneau ou rouleau à base de laine minérale conforme aux normes NF DTU 31.2
(COB) et NF DTU 31.4 (FOB) ;
• Un isolant thermique en panneau ou rouleau de produit à base de fibres végétales ou animales
faisant l’objet d’un Avis Technique ou d’un DTA du Groupe Spécialisé n° 20 visant favorable-
ment une mise en œuvre en contre-cloison désolidarisée conforme à la norme NF DTU 25.41
devant des parois conformes aux normes NF DTU 31.2 (COB) et/ou NF DTU 31.4 (FOB).
■ Revêtement extérieur :
− Pose d’ETICS avec isolant en laine de roche d’épaisseur 60 à 120 mm pour des systèmes d’enduit
présentant les caractéristiques et les performances désignées dans le présent document.
■ Traitement des points singuliers :
− Baies (voir notamment le §6.3.6) :
• menuiserie sous certification ou sous ATec avec niveau de classement ad hoc pour l’usage
prévu – menuiserie bois, aluminium ou mixte bois/aluminium ;
• traitement spécifique des encadrements de baies par pièces d’acier rapportées avec recouvre-
ment ou encadrement soudé étanche ;
• calfeutrement à l’eau des menuiseries : en applique intérieure sur une feuillure reconstituée par
l’encadrement de baie ;
• position de la menuiserie dans la paroi : En tunnel du nu extérieur au nu intérieur ou en
applique intérieure.
− Acrotères et arrêt au niveau des débords de toiture.

PARTIE 1 14 Objectifs et portée du guide


− Balcons pentés vers l’extérieur, terrasses :
• balcon en porte à faux ;
• balcon suspendu ;
• balcon en appui ;
• balcon autoportant.
NOTE 6
Certaines configurations de balcons pourront être limitées du fait du risque lié à
l’étanchéité à l’eau au niveau de la jonction façade/balcon.

− départ d’ETICS (en rez-de-chaussée) ;


− angles sortants / angles rentrants ;
− jonction au droit des planchers intermédiaires ;
− joints de dilatation ;
− jonction entre éléments préfabriqués de COB ou FOB ;
− traversées de parois ;
− jonctions entre différents parements.
■ Traitement des sujets suivants :
− stabilité de l’ouvrage (voir §3.1) ;
− sécurité incendie (voir §3.4) ;
− résistance au vent (voir §3.1) ;
− résistance aux chocs (voir §3.5) ;
− étanchéité à l’eau (voir §3.2) ;
− salubrité des parois (voir §3.3) : dans les cas d’une mise en œuvre (en partie courante ou au
niveau des points singuliers) non traitée dans le cadre des normes NF DTU 31.2 et DTU 31.4, ou
de l’Avis technique ou du DTA du procédé, des études complémentaires de transferts hygrother-
miques dans la paroi, devront être réalisées.
ATTENTION 3
Pour rappel, ce guide n’aborde pas, notamment, (non exhaustif) :
− la préfabrication en atelier incluant la pose totale ou partielle des revêtements
extérieurs (ETICS). Seule la préfabrication des COB ou des FOB telle que cou-
verte dans les normes NF DTU 31.2 et NF DTU 31.4 est envisagée ;
− la mise en œuvre de membranes hygro-régulantes (Sd variable) ;
− les cas où les dispositions parasismiques s’appliquent.

PARTIE 1 15 Objectifs et portée du guide


PARTIE 2

Notions générales indispensables à


la bonne compréhension du guide
Ce chapitre introduit des notions générales indispensables à la bonne compréhension du guide en
introduisant des notions propres aux différents composants des systèmes de parois verticales exté-
rieures visées par le présent guide.

2.1 Définitions
Calfeutrement : garnissage d’un joint entre les pièces de l’encadrement de baie et l’élément de parois à
ossature bois ou la menuiserie dont la fonction principale est d’assurer l’étanchéité à l’eau et/ou à l’air.
Le calfeutrement peut être situé dans le tableau de la menuiserie ou en applique intérieure.
COB : constructions à ossature bois porteuse et participant à la stabilité du bâtiment visées par la
norme NF DTU 31.2. Les parois de COB ainsi couvertes par le présent guide sont des murs extérieurs
porteurs et participant à la stabilité du bâtiment.
Écran thermique : protection passive constituée d’éléments rapportés assurant une fonction de pro-
tection des éléments combustibles du bâti. Les performances et l’utilisation de ces écrans sont définies
soit directement par la réglementation, soit par une appréciation de laboratoire traitant de la propaga-
tion du feu par les façades. Les fonctions de ces écrans sont multiples. Leurs principaux objectifs étant
de se prémunir contre :
− un embrasement généralisé précoce ;
− une contribution des éléments combustibles non protégés du bâti à la charge calorifique de l’in-
cendie (ce qui ne correspond pas aux charges calorifiques prises en compte dans les protocoles
d’essais conventionnels utilisés pour évalués les performances des produits, procédés, parois).
Ces écrans thermiques justifient de performances de réaction au feu et de résistance au feu via les
évaluations réglementaires adéquates.
Dans le présent guide, les écrans thermiques mentionnés concernent ceux appliqués en face exté-
rieure des parois à ossatures bois.
Ils doivent être visés par l’Appréciation de laboratoire (voir §3.4.2 et ANNEXE E) traitant du risque
de propagation du feu par les façades et de chute d’objet.
Éléments de FOB ou COB : ensemble d’éléments de la paroi à ossature bois étant directement fixé à
la structure porteuse du bâtiment et intégrant leurs remplissages et les films associés. Ces panneaux
seront supports du revêtement extérieur. Un panneau de FOB ou de COB correspond à l’ensemble
monobloc livré et mis en œuvre sur chantier. (Exemple de dimensions : hauteur d’un étage x longueur
maximale transportable par camion, soit environ 12 à 13 mètres).
Encadrement de baie : l’encadrement de baie est constitué d’éléments en acier dont la fonction est
d’assurer l’étanchéité à l’eau entre la menuiserie, la paroi à ossature bois et le revêtement extérieur.
L’encadrement de baie peut être mis en œuvre sur chantier ou en atelier sur les parois à ossature bois
dans le cas d’une préfabrication avancée.
ETICS : système comprenant un système d’enduit (sous-enduit armé et couche de finition), un isolant,
un mode de fixation de l’isolant et des accessoires.
Flèche / Déformation nuisible : part de la flèche/déformation de la structure support et/ou de la
FOB risquant de provoquer des désordres dans l’ouvrage supporté (ici le bardage). C’est donc l’ac-
croissement de la flèche, ou fléchissement, pris par la structure support et/ou de la FOB à partir de

PARTIE 2 17 Notions générales indispensables


l­’achèvement du bardage sous l’effet des charges appliquées postérieurement à la pose du bardage et
des effets à long terme (fluage) de l’ensemble des charges présentes.
FOB : Façade à Ossature Bois couverte par la norme NF DTU 31.4, il s’agit de façades non porteuses et
ne participant pas à la stabilité du bâtiment.
FOB filante : voir §2.3 pour plus de détails : les façades à ossature bois sont positionnées devant la
structure primaire.
FOB interrompue : voir §2.3 pour plus de détails : Les façades ossature bois sont insérées partielle-
ment entre deux planchers consécutifs de la structure primaire. Ce type de façade à ossature bois peut
avoir un complément d’isolation extérieure continue (devant le nez de plancher) ou non (interrompu
à chaque plancher comme les panneaux de façade).
FOB interrompue avec complément d’isolation extérieure continue : voir §2.3 pour plus de détails :
Les panneaux de façades sont positionnés entre les planchers et le complément d’isolation extérieure
est placé filant devant le nez de plancher.
Fonctionnement statique des panneaux de FOB : voir §2.3 pour plus de détails :
− Isostatique : le poids propre des panneaux de FOB est repris sur deux points d’ancrage ;
− Hyperstatique : le poids propre des panneaux de FOB est repris en plus de deux points de fixa-
tion ;
− Appui continu : le poids propre est repris sur un appui linéaire.
Habillage de baie : Élément de finition décoratif dont la fonction principale n’est pas l’étanchéité à
l’eau (même s’il peut y contribuer).
Isolant en laine de roche mono-densité : isolant en laine de roche de densité homogène dans toute
l’épaisseur du panneau. Sa pose sur l’ouvrage s’effectue de manière indifférente sur les deux faces.
Isolant en laine de roche bi-densité : panneau en laine de roche composé d’une couche externe de
densité supérieure à celle du reste de l’épaisseur du panneau. La couche externe de haute densité
est destinée à servir de surface d’application du système d’enduit. La pose du panneau sur l’ouvrage
s’effectue exclusivement dans un seul sens : la couche de haute densité doit être placée côté extérieur
de l’ouvrage.
Jeu fonctionnel de la FOB : jeu dont les plages de fonctionnement permettent d’absorber les défor-
mations différentielles entre les panneaux de FOB eux-mêmes ou entre les panneaux de FOB et la
structure support. Ces jeux intègrent notamment des jeux fixes liés aux tolérances de fabrication et
de mise en œuvre de la structure support, des panneaux de FOB, et des variations dimensionnelles
hygrothermiques de celle-ci.
Joint fonctionnel de l’ETICS : joint dont les plages de fonctionnement permettent d’absorber les
déformations différentielles entre les éléments de l’ETICS. Ces déformations différentielles sont direc-
tement liées aux déformations différentielles sous charges nuisibles entre les panneaux de FOB eux-
mêmes ou entre les panneaux de FOB et la structure support.
Paroi à ossature bois : terme générique désignant dans la suite du guide une façade (FOB) ou un mur
à ossature bois (COB) sans distinction.

2.2 Différences entre COB et FOB


Les Façades à Ossature Bois (FOB) n’assurent pas la stabiltié des ouvrages, ni de la structure primaire.
Elles ne permettent pas de contreventer les ouvrages, elles ne reprennent pas d’efforts induits par l’os-
sature primaire (efforts et déplacement). Les FOB sont auto-stables sous leur propre poids et stables
sous les efforts de vent.
Le panneau de stabiltié permet de reprendre des efforts dans le plan de la façade lors des phases pro-
visoires, notamment lors du levage, mais n’assure pas le rôle de contreventement.
Les murs de Construction à Osssature Bois (COB) permettent d’assurer la stabilité des ouvrages en
phase provisoire et en phase définitive vis-à-vis des sollicitations horizontales. Les murs peuvent

PARTIE 2 18 Notions générales indispensables


reprendre les efforts dans leur plan et perpendiculaires à leur plan. Les parois de COB sont notam-
ment dimensionnées pour reprendre les charges des planchers (charges d’exploitation) et de toiture
(charges climatiques).
Les panneaux de contreventement permettent de reprendre les efforts propres à la paroi et de stabi-
liser le bâtiment.
Tableau 4 : Différences entre une COB et une FOB

COB FOB
(NF DTU 31.2) (NF DTU 31.4)
Reprise des charges de poids propre de la paroi ü ü
Reprise des charges du/des panneaux supérieurs ü û(1)
Reprise des charges du/des planchers supérieurs ü û
Reprise des efforts de vent global du bâtiment (contreventement) ü û
Reprise des efforts du vent hors plan sur le panneau de façade ü ü
Mouvement différentiel entre planchers û ü
Mouvement différentiel entre panneaux de façade û ü
Structural
Remplissage
(Participation
Usage (Travail en indépendance
à la stabilité globale
de la structure support)
du bâtiment)
ü. Sollicitation prise en compte
û. Sollicitation non prise en compte
1. À l’exception des FOB filantes avec appuis en pied dans la limite de 3 niveaux superposés (voir §2.3 ci-dessous)

2.3 Définition des typologies de FOB


La norme NF DTU 31.4 définit différentes familles de FOB dont le fonctionnement mécanique peut
varier d’une typologie à l’autre. Le présent chapitre les rappelle de manière à pouvoir appréhender les
dispositions spécifiques à prévoir par famille.
En l’occurrence, les FOB définies dans la norme NF DTU 31.4 se décomposent en 2 grandes familles,
que sont :
■ les façades filantes positionnées devant la structure primaire avec ou sans parties pleines ;
■ les façades interrompues insérées partiellement ou complètement entre deux planchers consécutifs
de la structure primaire.
Ces familles sont elles-mêmes divisées en sous-familles dont la synthèse et le fonctionnement méca-
nique sont données dans le tableau suivant.

PARTIE 2 19 Notions générales indispensables


Tableau 5 : Définition des typologies de FOB

Famille de FOB Aperçu Fonctionnement mécanique Exemple de point Exemple de répartition


(Définition selon la norme de principe et exemple d’aperçu de principe de vigilance à considérer et de dispositions spécifiques
NF DTU 31.4) en coupe de schéma statique vertical pour la conception pour les ancrages des FOB par famille
verticale dans le plan de la paroi et la mise en œuvre
FOB en bandes horizontales
INT. EXT.
(fonctionnement mécanique
sur appui continu)
5
FAÇADE FILANTE 2

avec appui unique en pied 1

en bande horizontale 2
Les façades à ossature bois sont 1
positionnées devant la structure primaire 2

5
avec ou sans parties pleines. Ces panneaux 3 Cette typologie de FOB peut
de façades sont superposés (sur 3 niveaux 3 conduire à l’apparition de
maximum) et les charges verticales (poids déformations différentielles

PARTIE 2
propre, etc.) sont supportées par un appui entre les planchers des
unique en pied de façade étages et la façade appuyée
en pied sur le niveau bas. Il Source : « Guide pédagogique de fonctionnement mécanique

20
faut ainsi entre autres veiller des FOB » du FCBA de juillet 2023
à ce que ces déformations
soient compatibles avec les
FOB en bandes verticales dispositions prises sur les
INT. EXT.
(fonctionnement mécanique ouvrages en interaction à
FAÇADE FILANTE sur appui continu) la fois avec la structure et
avec appui unique en pied 2
la façade (par exemple : les
en bande verticale contre-cloisons au droit des
1

Les façades à ossature bois sont baies, les ferrures d’ancrage des
2
positionnées devant la structure primaire balcons fixés sur la structure et
1
avec ou sans parties pleines. Ces panneaux 2
traversant la FOB, etc.)
de façades posés en bande verticale 3

filent sur plusieurs niveaux (dans la 3

limite de 3 niveaux maximum) et les

Notions générales indispensables


charges verticales (poids propre, etc.) sont
supportées par un appui unique en pied
de façade
Source : « Guide pédagogique de fonctionnement mécanique
des FOB » du FCBA de juillet 2023
Famille de FOB Aperçu Fonctionnement mécanique Exemple de point Exemple de répartition
(Définition selon la norme de principe et exemple d’aperçu de principe de vigilance à considérer et de dispositions spécifiques
NF DTU 31.4) en coupe de schéma statique vertical pour la conception pour les ancrages des FOB par famille
verticale dans le plan de la paroi et la mise en œuvre

FOB ISOSTATIQUE

INT. EXT. 3

FAÇADE FILANTE
3
dite avec appuis multiples
Les façades à ossature bois sont 1

PARTIE 2
positionnées devant la structure primaire Source : « Guide pédagogique de fonctionnement
avec ou sans parties pleines. Ces panneaux 2
mécanique des FOB » du FCBA de juillet 2023
de façade sont ancrés indépendamment

21
par niveau. Les façades ossature bois
sont reprises sur les éléments porteurs FOB « HYPERSTATIQUE »
horizontaux et/ou verticaux des structures
primaires par des dispositifs de liaison
particuliers
1

Source : « Guide pédagogique de fonctionnement


mécanique des FOB » du FCBA de juillet 2023

Notions générales indispensables


Famille de FOB Aperçu Fonctionnement mécanique Exemple de point Exemple de répartition
(Définition selon la norme de principe et exemple d’aperçu de principe de vigilance à considérer et de dispositions spécifiques
NF DTU 31.4) en coupe de schéma statique vertical pour la conception pour les ancrages des FOB par famille
verticale dans le plan de la paroi et la mise en œuvre

(fonctionnement mécanique
INT. EXT. sur appui continu)
FAÇADE INTERROMPUE 2
AVEC complément d’isolation Le complément d’isolation
extérieure continue 1 par l’extérieur de type ETICS
Les façades ossature bois sont insérées 1
ne peut être continu en nez
6
partiellement entre deux planchers de dalle, il doit être recoupé
consécutifs de la structure primaire. Seul le 2 à chaque changement de
complément d’isolation extérieure est situé 7 3
support.
en avant des rives de plancher 4

PARTIE 2
Source : « Guide pédagogique de fonctionnement mécanique
des FOB » du FCBA de juillet 2023

22
(fonctionnement mécanique Il y a lieu de s’assurer que les
INT. EXT. sur appui continu) critères de dimensionnement
de la structure soient
FAÇADE INTERROMPUE
1
compatibles avec les critères de
SANS complément d’isolation
déformations auxquels la FOB
extérieure continue 1
doit répondre, notamment
Les façades ossature bois sont insérées
au regard des flèches nuisibles
entièrement entre deux planchers 2

2
admises par le parement
consécutifs de la structure primaire 3 extérieur. Le plancher, lorsqu’il
4
est en béton, devra comporter
un rupteur de pont thermique
Source : « Guide pédagogique de fonctionnement mécanique
des FOB » du FCBA de juillet 2023

Notions générales indispensables


Famille de FOB Aperçu Fonctionnement mécanique Exemple de point Exemple de répartition
(Définition selon la norme de principe et exemple d’aperçu de principe de vigilance à considérer et de dispositions spécifiques
NF DTU 31.4) en coupe de schéma statique vertical pour la conception pour les ancrages des FOB par famille
verticale dans le plan de la paroi et la mise en œuvre
N.B. : le nombre d’appuis représenté n’est pas exhaustif et devra être adapté aux configurations de chaque projet.
Légende :
Appui n’autorisant aucun déplacement (hors plan et dans le plan de la FOB).
Appui autorisant les déplacements verticaux et horizontaux dans le plan de la FOB et n’autorisant pas les déplacements hors plan (pour reprise des efforts de vent).
Appui autorisant les déplacements horizontaux dans le plan de la FOB et n’autorisant pas les déplacements hors plan.
N.B. : les appuis autorisant des déplacements dans le plan doivent être conçus de manière à pouvoir absorber les déformations différentielles entre la structure et la FOB.
Nomenclature :
1. Panneau de Façade à Ossature Bois non porteuse
2. Structure support des Façades à Ossature Bois non porteuses
3. Jeu fonctionnel entre panneaux de FOB
4. Jeu fonctionnel entre le panneau de Façade à Ossature Bois non porteuse et la structure support des Façades à Ossature Bois non porteuses
5. Assemblage entre panneaux de FOB superposés

PARTIE 2
6. Complément d’isolation par l’extérieur sur la FOB
7. Complément d’isolation par l’extérieur sur la structure

23
Notions générales indispensables
PARTIE 3

Justifications
de l’aptitude à l’emploi
Le présent chapitre aborde les différentes performances et justifications à apporter pour que l’aptitude
à l’emploi du procédé d’ETICS et de sa paroi support puissent être évalués et validés.

3.1 Résistance mécanique


(y compris au vent) et stabilité
3.1.1 Structure support
La structure support est conçue et dimensionnée suivant son référentiel en vigueur (notamment le
corpus des NF DTU, des Eurocodes, etc.) considérant les critères de dimensionnement spécifiques à la
paroi retenue et au procédé d’ETICS tels que donnés au §4.1 (et §[Link] dans le cas d’une FOB).

3.1.2 Paroi support


[Link] Support COB conforme à la norme NF DTU 31.2
Les murs à ossatures bois sont conçus et dimensionnés conformément à la norme NF DTU 31.2 (COB).
NOTE 7
Comme indiqué en NOTE 6 au §1.1, les COB sont généralement limitées à
4 niveaux superposés (voir les explications de ladite note pour plus de détails).

[Link] Support FOB conforme à la norme NF DTU 31.4


Les façades à ossatures bois sont conçues et dimensonniées conformément à la norme NF DTU 31.4
(FOB) en considérant également les critères définis dans les §[Link].
NOTE 8
La résistance au vent du panneau de FOB est vérifiée par calcul selon l’Eurocode
5 et peut être attestée par un essai « AEV façade » conformément à la norme NF
EN 13830 dont le protocole est rappelé au §B.1 de l’ANNEXE B si la FOB (partie
courante et / ou gestion des points singuliers) s’écarte des prescriptions de la
norme NF DTU 31.4.

Le dimensionnement des panneaux de FOB et de leur système d’ancrage devra ainsi également
prendre en considération :
■ la typologie de FOB et le schéma statique associé (voir §2.3 et §[Link]) ;
■ les déformations de la structure support (ossature primaire) (voir §[Link]);
■ les déformations différentielles décrites au §[Link].
■ les critères de déformation nuisible imposés par le procédé d’ETICS ;
Le dimensionnement des jeux fonctionnels entre 2 panneaux de FOB ou entre une FOB et la structure
support devra être réalisé selon les indications du §[Link].1.

PARTIE 3 25 Justifications de l’aptitude à l’emploi


ATTENTION 4
− Avec un schéma hyperstatique de reprise du panneau de façade, le dimension-
nement des fixations du panneau de stabilité peut se révéler délicat dans le cas
d’un plancher trop souple.
− Pour l’ETICS, le dimensionnement de l’ossature en bois doit respecter les règles
en vigueur (Eurocode 5 et Eurocode 8 et leurs Annexes Nationales) et un dépla-
cement horizontal maximal ne dépassant pas le minimum entre le 1/500e d’une
hauteur d’étage (max.3 m) et 6 mm dans le plan et hors plan de la paroi.
− Le dimensionnement de la paroi support d’ETICS (COB ou FOB) doit égale-
ment justifier que la déformation différentielle entre deux montants successifs
ne dépasse pas 3 mm (voir calcul en Annexe C1 du présent guide).
− Dans le plan de la façade, et en l’absence d’évaluation expérimentale, il est pos-
sible de considérer qu’un ETICS avec un isolant en laine de roche peut accepter
une déformation de 3 mm entre deux montants consécutifs.
− Les dimensionnements susnommés peuvent conduire à devoir dimensionner la
structure de plancher avec des critères de flèche nuisible plus restreints (c'est-à-
dire dimensionner la structure pour qu’elle se déforme moins).

La note de calcul des façades sous sollicitations climatiques, poids propre, exploitation devra préciser
a minima les points suivants :
■ Indiquer le schéma statique de reprise du poids propre des FOB et préciser les composants permet-
tant le transfert de charges et les mouvements prévisibles (sous sollicitations climatiques, de poids
propre et d’exploitation). Ce schéma devra notamment faire apparaître les points fixes et les points
permettant d’assurer les degrés libertés nécessaires.
■ Préciser la mise en œuvre des panneaux FOB et préciser comment sont repris les déplacements
différentiels. (Préciser les degrés de liberté intégrés aux éléments de fixation des éléments de façade
en cohérence avec le schéma statique proposé).
■ Justifier les ancrages des FOB dans la structure primaire (équerres de fixation, chevilles, etc.). Fournir
les ETE des chevilles utilisées. Fournir une note de calcul des ancrages dans l’ossature support.
■ Réaliser la synthèse des déformées et des déplacements de la FOB permettant de justifier la dimen-
sion des jeux de fractionnement présents entre les FOB, le critère de déplacement entre deux mon-
tants consécutifs devra être justifié.
■ Justifier les compatibilités des déformations entre les panneaux de FOB, les revêtements extérieurs
et la structure primaire (déformations différentielles) (en précisant les dispositions planchers char-
gés/non chargés, en considérant les variations hygroscopiques prévisibles dans le temps, etc.).
■ Justifier la stabilité dimensionnelle, en fonction des variations prévisibles d’humidité des façades bois pen-
dant la phase chantier. Vérifier les variations dimensionnelles des panneaux et leur tassement potentiel.
Le Guide « Déformation des Façades à Ossature Bois », rédigé par le FCBA et financé par le CODIFAB,
présente une première approche des explications de principe du fonctionnement mécanique des
façades à ossature bois vis-à-vis des déformations dues aux efforts de vents et de poids propre.
(lien : [Link]

3.1.3 Dimensionnement de l’ouvrage d’ETICS


Les ETICS fixés mécaniquement présentent des limitations d’emploi par rapport aux actions du vent
en dépression. Leur emploi n’est pas limité en pression.
Les actions du vent en dépression seront déterminées selon l’Eurocode 1 et son Annexe Nationale, la
sollicitation caractéristique de dépression due au vent est multipliée par un coefficient égal à 1,5. Pour
des bâtiments simples, le Cahier de Prescriptions Techniques n° 3749 du Groupe Spécialisé 7 pour des
efforts calculés selon l’Eurocode 1 a été publié afin de proposer des valeurs tabulées (voir l’annexe 1
du Cahier de Prescriptions Techniques n° 3749).
Une fois la sollicitation connue, il est ensuite nécessaire de la comparer à la résistance de l’ETICS décla-
rée dans son Avis Technique ou DTA.

PARTIE 3 26 Justifications de l’aptitude à l’emploi


Il existe deux modes de rupture possibles :
■ soit au niveau de la liaison fixation/support ;
■ soit au niveau de la liaison fixation/isolant.
NOTE 9
La méthodologie de détermination de la résistance au vent des ETICS est donnée
dans le Cahier de Prescriptions Techniques n° 3701 du Groupe Spécialisé 7.

Dans le cas d’une fixation dans une ossature bois, et à condition d’employer des fixations appropriées,
le mode de rupture se situe toujours entre l’isolant et les fixations. On parle alors de rupture par
« déboutonnage » (figure ci-dessous).

30 mm mini

IN T. EXT.

Ligne de rupture
de l’isolant

Pare-vapeur
Pare-pluie souple

Paroi conforme ETICS


aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 4 : Exemple de rupture par déboutonnage de l’isolant de l’ETICS
En plus de la densité de fixations, la résistance au vent de l’ETICS dépend donc de l’isolant et de son épaisseur.
Comme indiqué précédemment, les résistances de calcul au vent Rd sont indiquées dans l’ATec (ou le
DTA) de l’ETICS sur COB. Elles sont fonction des différents paramètres :
■ la densité de fixation ;
■ la référence du panneau isolant choisi ;
■ l’épaisseur d’isolation.
Ces valeurs sont ensuite directement à comparer à la sollicitation de calcul à l’action du vent en
dépression pour le bâtiment. La résistance Rd devra alors être supérieure ou égale à la sollicitation
caractéristique de dépression due au vent (calculée selon l’Eurocode 1 et son Annexe Nationale) mul-
tipliée par un coefficient égal à 1,5.
Il n’est pas possible d’accroître la résistance au vent de l’ETICS en augmentant indéfiniment le nombre de
fixations. Effectivement, la densité de fixations est limitée par les distances minimales entre les fixations
à respecter, ainsi qu’avec les bords des panneaux isolants. La densité dépend également de l’espacement
des montants verticaux de l’ossature bois, montants où sont obligatoirement vissées les fixations. La den-
sité maximale de fixations est indiquée dans les ATec/DTA d’ETICS sur COB. Il est à savoir que les isolants
supports d’enduit ayant une épaisseur plus élevée (120 mm, par exemple) présentent généralement une
meilleure résistance en comparaison à des épaisseurs plus faibles (60 mm, par exemple).
NOTE 10
Il faut systématiquement informer le charpentier des éventuelles contraintes de
conception de la COB/FOB liées à la fixation mécanique de l’ETICS. Par exemple, dans
les régions et/ou dans les parties d’ouvrage soumises à des sollicitations de vent élevées,
cela peut conduire à réduire l’entraxe entre montants de la COB/FOB afin que le faça-
dier puisse mettre en œuvre un nombre de fixations adapté à la sollicitation du vent.

PARTIE 3 27 Justifications de l’aptitude à l’emploi


3.2 Étanchéité
Dans ce chapitre sont données les dispositions permettant d’assurer la continuité des plans d’étan-
chéité à l’eau et à l’air de la paroi en fonction de la typologie de mise en œuvre des menuiseries, des
interfaces avec les balcons, etc.
ATTENTION 5
Dans ce chapitre, certaines dispositions permettant d’assurer l’étanchéité à l’eau, à
l’air de la paroi en fonction de la typologie de mise en œuvre des menuiseries, des
interfaces avec les balcons, etc. seront données, mais dans tous les cas, chantier
par chantier ou conception par conception, un essai « AEV façade » complémen-
taire sera à réaliser, conformément à la norme NF EN 13830.

3.2.1 Paroi support (FOB ou COB)


[Link] Étanchéité à l’air
L’étanchéité ou perméabilité à l’air (infiltrométrie) est réalisée côté intérieur de la paroi dans le plan
du système de la barrière à la diffusion de vapeur d’eau. Les points spécifiques à étudier sont, entre
autres en périphérie des baies ainsi qu’au niveau des raccordements des parois avec les planchers (joint
horizontal) et entre les parois (joint vertical). L’étanchéité à l’air peut être considérée comme suffisante
dès lors que les dispositions des normes NF DTU 31.2 et NF DTU 31.4 et des recommandations pro-
fessionnelles PACTE « Réalisation des encadrements de baies et intégration des menuiseries extérieures
dans les parois à ossature bois » sont respectées.

[Link] Comportement à l’eau


La protection à l’eau de l’ossature bois est réalisée côté extérieur de la paroi par le système de revête-
ment extérieur. La protection peut être renforcée par d’autres dispositions comme :
■ un système pare-pluie lorsqu’il est conforme aux normes NF DTU 31.2 ou NF DTU 31.4 ;
■ des dispositions architecturales permettant de limiter l’exposition à la pluie battante du revêtement
extérieur.
Par ailleurs l’étanchéité doit être étudiée en périphérie des baies, au niveau des points singuliers de la
façade, au niveau des raccordements entre panneaux de façade et au niveau des autres points singu-
liers comme la partie basse de la façade ou la partie haute. Les continuités d’étanchéité à l’eau doivent
être soignées pour ces points singuliers.
Dans le cas d’une mise en œuvre sur FOB, la compatibilité de l’ETICS avec les déformations attendues
de la FOB doivent être vérifiées d’un point de vue mécanique et d’un point de vue résistance à la pluie
battante conformément au protocole d’essai défini au §B.1.2 de l’ANNEXE B.

3.2.2 ETICS
[Link] Étanchéité à l’air
Le procédé d’ETICS ne participe pas à l’étanchéité à l’air et à la vapeur d’eau des façades.

[Link] Comportement à l’eau


Le comportement à l’eau des façades revêtues d’un système d’enduit sur isolant (ETICS) est différent
de celles revêtues par un bardage ventilé, notamment du fait de l’absence de lame d’air ventilée.
Le système d’enduit de l’ETICS permet l’absorption d’une certaine quantité d’eau de pluie par capil-
larité ou par la microfissuration. Il n’est pas possible de le considérer comme étanche à l’eau. Il n’est
également pas possible de créer un plan d’étanchéité continu à l’arrière de l’ETICS avec une membrane
pare-pluie en raison des nombreuses fixations de l’isolant sur le support qui sont indispensables.

PARTIE 3 28 Justifications de l’aptitude à l’emploi


Étant donné qu’il est actuellement difficile de modéliser de manière réaliste le comportement de ces
parois et qu’il n’existe pas de méthodes expérimentales normalisées pour les évaluer, les domaines
d’emploi des référentiels d’ETICS sur support COB sont très restrictifs.
Plusieurs pistes peuvent être envisagées afin d’augmenter le domaine d’emploi des ETICS sur les COB
et les FOB. Elles consistent à limiter l’exposition à l’eau de pluie ou à l’humidité extérieure. Il est ainsi
possible d’envisager :
■ Des dispositions architecturales permettant de protéger physiquement l’enduit de la pluie battante
(balcons, brise-soleil, …) ou l’orientation de la façade.
■ Éviter les régions littorales ou les climats humides.
■ Employer des systèmes d’enduit à faible reprise d’eau par capillarité.
NOTE 11
Dans le cadre de la conception des façades du Village des Athlètes, la protection
architecturale des enduits a été largement retenue par les équipes concernées.

Des études sont en cours afin d’améliorer et de valider les méthodes de simulation numérique du
comportement à l’eau des façades revêtues d’un ETICS. Elles permettront certainement à l’avenir une
extension du domaine d’emploi des référentiels spécifiques aux ETICS. À titre informatif, une étude
avec les méthodes actuelles est proposée au §C.3 en ANNEXE C du présent guide.
En complément, pour certains points singuliers, comme la jonction entre l’encadrement de baies et la
menuiserie et pour le traitement des joints entre les panneaux d’ossature de la FOB, une justification expé-
rimentale selon le protocole d’essais air, eau, et vent (AEV) défini dans la norme NF EN 13830 est nécessaire.

3.3 Durabilité
3.3.1 Protection des bois
La durabilité des essences de bois utilisées doit être respectivement conforme :
■ aux dispositions prévues dans les normes NF DTU 31.2 et DTU 31.4 pour les éléments de COB et
FOB.
■ à l’ATec ou DTA pour l’ETICS.
Les essences de bois qui peuvent être utilisées dans les constructions à ossature bois, sont définies dans
l’article 8 du fascicule de documentation FD P20-651 en fonction de la classe d’emploi et de longévité
de l’ouvrage.

3.3.2 Durabilité de l’ETICS


Comme toutes les parois exposées aux sollicitations extérieures, les systèmes d’isolation thermique
extérieure par enduit peuvent subir un certain nombre de dégradations (chocs, perforations, arrache-
ment) résultant d’actes intentionnels (vandalisme) ou non.
En général, ces désordres affectent le système et peuvent mettre en cause sa durabilité, ainsi que celle
du support en bois, s’ils ne sont pas rapidement traités.
Les méthodologies de réfection des chocs affectant le système d’enduit sont indiquées dans les Avis
Techniques ou Documents Techniques du Groupe Spécialisé n° 7 du procédé d’ETICS.
Il convient de rappeler que pour limiter le nombre et l’étendue de ces dégradations, il est indispensable
de veiller à ce que le système d’enduit soit adapté aux catégories d’utilisation (voir §3.5.2).
La durabilité d’un ETICS peut être estimée équivalente à celle d’un enduit traditionnel sur un support
maçonné. Cette durabilité peut être réduite par une mauvaise mise en œuvre, en particulier au niveau
des points singuliers, ou par des actes de malveillance (dégradations ou chocs volontaires).

PARTIE 3 29 Justifications de l’aptitude à l’emploi


Certaines situations affectent directement la durabilité de l’ETICS et, dans le cas d’un support bois,
celle de son support également. Dans ces situations, il est nécessaire d’intervenir dans les plus brefs
délais, afin de réparer les désordres constatés.
Ces situations sont :
■ la fissuration ou l’enfoncement du système d’enduit ;
■ la désolidarisation de l’ETICS avec son support ;
■ le décollement ou le cloquage du système d’enduit.
En cas de fissuration, il est impératif de procéder à une protection provisoire à l’eau de la zone concer-
née, en attendant une réparation complète de la zone impactée. Cette protection provisoire peut être
réalisée par un mastic appliqué sur la fissure.
Les défauts d’aspect ou les salissures, tels que décrits au §7.3 du Cahier de Prescriptions Techniques
n° 3035_V3 du Groupe Spécialisé 7 (en cours de révision à date de la rédaction du guide) ont un
impact limité sur la durabilité de l’ETICS.

3.3.3 Durabilité des aciers vis-à-vis de la corrosion


La protection anti-corrosion des aciers devra être, a minima, conforme à la norme NF P 24-351.

3.4 Sécurité en cas d’incendie


3.4.1 Classement en réaction au feu des produits/des systèmes
Le classement en réaction au feu des produits ou des procédés est défini dans les évaluations spéci-
fiques à chaque produit ou procédé.
L’ETICS doit bénéficier d’une Euroclasse en adéquation avec celle demandée par la réglementation de
l’ouvrage concerné.

3.4.2 Propagation du feu par les façades (ANNEXE E)


Suivant la destination du bâtiment et le nombre d’étages, des exigences réglementaires peuvent exister
afin de limiter la propagation du feu par les façades. Cette problématique, qui intègre des sujets de
résistance et de réaction au feu ainsi que des dispositions constructives, est traitées par des Apprécia-
tions de laboratoire (APL).
Une Appréciation de laboratoire (APL) générique vis-à-vis du risque de propagation du feu par les
façades soumises aux exigences de l’arrêté du 31 janvier 1986 modifié est proposée en annexe au pré-
sent guide (ANNEXE E).
D’autres Appréciations de laboratoire peuvent également être retenues.
ATTENTION 6
Il est possible de se référer à l’appréciation de l’APL en ANNEXE E sous réserve
d’être strictement conforme à cette dernière. À défaut, il conviendra d’en établir
une nouvelle adaptée à l’opération.
Il faudra être vigilant, d’une part, à ce que l’ensemble des dispositions techniques
décrites dans cette Appréciation de Laboratoire spécifique soient bien reprises
dans le dossier d’ATEx et, d’autre part, qu’elles ne remettent pas en question l’apti-
tude à l’emploi de l’ETICS.

3.5 Résistance aux chocs


La résistance aux chocs d’une façade comporte deux aspects distincts : la résistance aux chocs de
sécurité et la résistance aux chocs de conservation des performances. Les définitions de ces exigences
fonctionnelles sont indiquées dans la norme NF P 08-302.

PARTIE 3 30 Justifications de l’aptitude à l’emploi


3.5.1 Résistance aux chocs de sécurité
Il s’agit de la sécurité des personnes vis-à-vis de chutes dans le vide.
Cette exigence est remplie si :
■ sous l’action de chocs exceptionnels dont le risque est raisonnablement prévisible, l’ouvrage de
façade peut être dégradé, mais sa dégradation éventuelle ne doit mettre en cause :
− ni la sécurité des personnes se trouvant à l’intérieur ou à l’extérieur, par la chute d’éléments ou de
débris contondants ou coupants ; après ce choc, il n’est pas exigé que la sécurité des personnes
soit encore assurée de la même manière ;
− ni la stabilité de la construction ;
■ en étage, la personne qui occasionne le choc ne doit pas pouvoir traverser la paroi.
Cette exigence a donc principalement un impact sur la conception de l’ossature bois et sur le choix
du parement intérieur.
Le niveau de l’action due à ces chocs dépend de classes d’exposition définies dans la norme
NF P 08-302. La résistance d’une façade à cette action est vérifiée expérimentalement conformément
au protocole décrit dans la norme NF P 08-301.
NOTE 12
Des solutions génériques, vérifiant les exigences de la norme NF P 08-302, ont été
regroupées dans une étude publiée par le CODIFAB « Résistance aux chocs des
parois à ossature bois ».

Des préconisations spécifiques pour assurer la sécurité des personnes seront décrites et les essais
seront précisés dans le cas où la composition de la paroi serait différente des solutions validées dans
l’annexe A de la norme NF DTU 31.2 et dans l’annexe A de la norme NF DTU 31.4.

3.5.2 Résistance aux chocs


de conservation des performances
Sous l’action de chocs accidentels, non exceptionnels, consécutifs à l’occupation normale, la paroi doit
conserver toutes ses performances, y compris son aspect.
Cette exigence a donc principalement un impact sur le choix des revêtements intérieurs et extérieurs.
Pour les parements intérieurs, à l’image de la résistance aux chocs de sécurité, des niveaux d’action sont
définis dans la norme NF P 08-302. La résistance est également évaluée expérimentalement conformé-
ment à la norme NF P 08-301 et des solutions génériques sont disponibles dans l’étude publiée par le
CODIFAB, « Résistance aux chocs des parois à ossature bois ».
Pour les parements extérieurs, la classification proposée par l’EAD 040083-00-0404 est utilisée. Trois catégo-
ries d’utilisation d’une façade sont ainsi définies et reprises dans le tableau ci-dessous. Le Cahier de Prescrip-
tions Techniques n° 3035_V3 du Groupe Spécialisé 7 (en cours de révision à date de la rédaction du guide)
associe des exemples de parties de façade pouvant correspondre aux différentes catégories d’utilisation.
Tableau 6 : Définitions et exemples des catégories d’utilisation
Catégories
Définitions Exemples
d’utilisation
Zone facilement accessible au public au niveau du sol et vulnérable Parties de bâtiment
I aux chocs de corps durs mais non soumise à une utilisation accessibles non protégées :
anormalement sévère. circulation, trottoir, etc.
Zone exposée à des chocs (jets d’objets ou coups) plus ou moins Parties de bâtiment
violents, mais dans des endroits publics où la hauteur du système accessibles mais protégées
II
limite l’étendue de l’impact, ou à des niveaux inférieurs lorsque l’accès et peu sollicitées, balcons,
au bâtiment est principalement utilisé par des personnes soigneuses. loggias.
Zone qui n’est pas susceptible d’être endommagée par des chocs Parties courantes de
III normaux causés par des personnes ou par des objets (jets d’objets ou bâtiment en étage et en rez-
coups). de-chaussée inaccessibles.

PARTIE 3 31 Justifications de l’aptitude à l’emploi


L’ATec ou le DTA de l’ETICS indique la catégorie d’utilisation pouvant être envisagée, en fonction
du système d’enduit (couche de base associée au revêtement de finition), du type de treillis retenu
(simple armature normale, double armature normale, armature renforcée et armature normale).
Évidemment, une configuration adaptée à la catégorie d’utilisation I est également valable pour les
catégories d’utilisation II et III.

3.6 Qualification des intervenants


3.6.1 Qualification des concepteurs
Les acteurs de la conception, les intervenants de maîtrise d’œuvre (architecte, bureau d’étude ayant
à sa charge la conception de la façade), ou toute société intervenant dans la conception de la façade
devront, pour qu’ils puissent réaliser de façon éclairée leurs éléments de mission, maîtriser les connais-
sances essentielles à la conception et à la réalisation de projets employant un procédé d’isolation ther-
mique extérieure par enduit sur isolant (ETICS) sur une Façade à Ossature Bois non porteuse (FOB)
conforme à la norme NF DTU 31.4.
Il est possible pour cela de suivre une formation dont le programme traite spécifiquement des connais-
sances susnommées. Celle-ci peut par ailleurs être associée à une attestation de suivi de formation
remise sous condition d’une validation par examen inclus dans le programme de formation. La per-
sonne qui sera formée sera désignée au sein du personnel permanent et réellement en activité sur les
projets. La réalisation de tout élément de mission de maîtrise d’œuvre fera appel à l’intervention et la
supervision de ce référent formé de la société. Un ou plusieurs autres référents pourraient également
être formés pour répondre à tous les projets.
Concernant la formation citée ci-dessus, le présent guide n’ayant pas vocation à établir une liste exhaus-
tive de celles-ci, il est conseillé aux concepteurs de se rapprocher des tenants de système d’ETICS.
Ces derniers seront en mesure de les orienter vers des organismes de formation compétents (ceux-ci
doivent notamment avoir une expertise sur les parois à ossature bois).

3.6.2 Qualification de l’entreprise


en charge de la pose de l’ETICS
En amont de son intervention sur chantier, l’entreprise en charge de la pose de l’ETICS devra maîtriser
les connaissances essentielles à la mise en œuvre d’un ETICS sur FOB. Elle sera également accompa-
gnée par le fabricant de l’ETICS dans le cadre habituel de l’assistance qu’il lui porte.
Pour ce faire, l’entreprise en charge de la pose de l’ETICS pourra par exemple suivre a minima une
formation à la mise en œuvre d’un ETICS sur COB et FOB auprès de l’industriel tenant de système.
Cette formation sera suivie avant l’intervention de l’entreprise sur le chantier. Par ailleurs, la personne
qui sera formée sera désignée au sein du personnel permanent et réellement en activité sur les chan-
tiers. Toute mise en œuvre de ce procédé pourra faire appel à l’intervention et à la supervision de ce
référent formé de l’Entreprise. Un ou plusieurs autres référents pourraient également être formés pour
répondre à tous les chantiers.

PARTIE 3 32 Justifications de l’aptitude à l’emploi


PARTIE 4

Conception

4.1 Conception de la structure porteuse


au regard des parois et de l’ETICS
Les structures supports des façades sont celles couvertes par les normes NF DTU 31.4 (FOB) et
DTU 31.2 (COB). Il peut par exemple s’agir de structure de béton, de structure poteaux/poutre bois,
etc. Elles sont conformes aux exigences des référentiels dont elles relèvent, complétées par celles des
normes NF DTU 31.2 et NF DTU 31.4 ainsi que celles définies dans ce guide.
En l’occurrence, le procédé d’ETICS peut imposer des limitations de déformations supplémentaires à
la paroi support (COB ou FOB) et indirectement aux déformations de ces structures selon la configu-
ration de paroi concernée.
Plusieurs compositions de paroi sont possibles. Ainsi, de l’intérieur vers l’extérieur :
■ Constitution de la paroi :
− parement intérieur ;
− vide technique : vide ou isolé en contre cloisons ;
− pare-vapeur ;
− panneau de stabilité/de contreventement (voile travaillant) éventuel ;
− ossature en bois / isolant placé entre les montants d’ossature ;
− panneau servant de support de l’ETICS (pouvant assurer la fonction du panneau de stabilité ou
de contreventement).
■ Panneaux admissibles en support à l’ETICS :
− panneaux bois : voir Tableau 10 / épaisseurs minimales ;
− panneaux « écran thermique » ;
− panneaux fonction « pare-pluie rigide » avec éventuellement fonction d’écran thermique. Les
panneaux supports d’ETICS permettent de réaliser un mur à cavité fermée.
− autres informations :
• le pare-vapeur présente une valeur de Sd supérieure ou égale à 90 m ;
• l’entraxe entre les montants de l’ossature est compris entre 45 et 60 cm.
ATTENTION 7
Des dispositions spécifiques, notamment la présence de joints verticaux et hori-
zontaux pour les FOB, se répercutent en façade et impactent ainsi l’esthétique du
projet. Ces dispositions doivent être prises en compte par l’architecte en amont
du projet.

PARTIE 4 33 Conception
Tableau 7 : Solutions avec et sans pare-pluie

SCHÉMA DESCRIPTION
PARTIE COURANTE – coupe verticale ou 3D
Valable uniquement pour les bâtiments
Solution sans pare-pluie d’habitation 1re et 2e famille de hauteur
≤9m

10
2
9

8
ATTENTION 8
Cas du CPT 3729_V2 du GS7
5
mais non simulée dans l’étude
7 hygrothermique.
3

6 • parement intérieur.
4 • vide technique isolé ou non.
1
• membrane pare-vapeur.
• panneau de stabilité/de contreventement
(voile travaillant).
• ossature en bois.
1 Parement intérieur 6 Voile travaillant intérieur • isolant placé entre les montants d’ossature.
2 Vide technique 7 Panneau extérieur • panneau bois support d’ETICS (cf. tableau 1
3 Pare-vapeur 8 ETICS : isolant du CPT 3729_V2 du GS7).
4 Ossature verticale 9 ETICS : couche de base armée
5 Isolation entre montants 10 ETICS : finitions

Figure 5 : Conception sans pare-pluie


Valable uniquement pour les
Solution avec pare-pluie rigide bâtiments d’habitation 1re et 2e famille
de hauteur 9 m
Panneau multifonction
(pare-pluie, écran
thermique et support
d'ETICS)

Panneau de ETICS avec isolant • parement intérieur (hors guide).


stabilité ou de en laine de roche • vide-technique isolé ou non.
contreventement (épaisseur d’isolant
entre 60 et 120 mm)
• membrane pare-vapeur.
• panneau de stabilité ou de
contreventement (voile travaillant).
• ossature bois avec isolant en laine minérale
Isolant en laine
minérale ou en ou fibres de bois (emax = 200 mm).
fibre de bois • pare-pluie rigide avec fonction de support
d’ETICS.
INT. EXT.
• ETICS en laine de roche fixe dans les
montants de l’ossature en bois.

Pare-vapeur Paroi conforme ETICS


Pare-pluie aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 6 : Conception avec panneau rigide ayant la fonction pare-pluie – Coupe verticale

PARTIE 4 34 Conception
Solution avec pare-pluie souple
Valable pour tous les bâtiments visés
dans le présent Guide
Panneau de stabilité
ou
voile de contreventement

EXT.
INT.
ETICS avec isolant • parement intérieur (hors guide).
en laine de roche • vide-technique isolé ou non.
(épaisseur d’isolant
entre 60 et 120 mm)
• membrane pare-vapeur.
• panneau de stabilité ou de
contreventement (voile travaillant).
Isolant en laine
• ossature bois avec isolant en laine minérale
Panneau thermique ou fibres de bois (emax = 200 mm).
minérale ou en
(A2 s3-d0) • panneau écran thermique avec fonction de
fibre de bois
support d’ETICS.
• membrane pare-pluie.
• ETICS en laine de roche fixe dans les
montants de l’ossature en bois.
Pare-vapeur Paroi conforme ETICS
Pare-pluie aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 7 : Conception avec pare-pluie souple – Coupe verticale
SCHÉMA DESCRIPTION
PARTIE COURANTE – coupe horizontale

INT.

Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)

ETICS

Écran thermique
A2-s3,d0 EXT.
Fixation pour isolant
de l’ETICS
Maxi 600 mm
(entre 2 rangées de fixations de l’ETICS) Pare-vapeur
Pare-pluie

Figure 8 : Conception avec pare-pluie souple – Coupe horizontale


Entraxe entre montants d’ossature :
jusqu’à 600 mm (entraxe maximal entre
fixations de la laine de roche de l’ETICS).
INT.

Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)
ETICS

Fixation pour isolant EXT.


de l’ETICS Panneau multifonction
Maxi 600 mm (pare-pluie, écran thermique
(entre 2 rangées de fixations de l’ETICS) et support d'ETICS)
Pare-vapeur
Pare-pluie

Figure 9 : Conception avec panneau rigide ayant la fonction pare-pluie – Coupe horizontale

PARTIE 4 35 Conception
Plusieurs dispositions sont envisageables en fonction de la pression de vent (Tableau 3), de la
pluie battante ou de l’humidité extérieure afin de réduire le risque d’exposition à l’eau de l’ossa-
ture bois :
■ façades peu exposées
− Application des dispositions des ATec/DTA de systèmes d’ETICS sans dispositions complémen-
taires particulières, ou utilisation d’un pare-pluie rigide (voir Tableau 7 ci-dessus). Cela corres-
pond globalement à la situation N1 telle que définie dans le Tableau 3.
■ façades modérément exposées
− Elles peuvent nécessiter la mise en œuvre d’un pare-pluie sur l’ossature bois, d’un traitement spé-
cifique par encadrements de baie métalliques ou encore d’un dispositif d’évacuation (bavette de
rejet d’eau) des eaux d’infiltration et de condensation.
− Des dispositions architecturales peuvent être prévues afin de protéger le système d’enduit de la
pluie battante. Des brise-soleil, des coursives ou balcons peuvent ainsi contribuer à cette protec-
tion.
− Il est également possible d’accroître la résistance à l’humidité de l’ossature bois en prévoyant un
panneau support du pare-pluie et de l’ETICS de classe d’emploi 3.1 a minima conformément à la
norme NF EN 335. Ces façades correspondent classiquement aux situations N2 telles que définies
dans le Tableau 3.
■ façades fortement exposées
− Pour ces façades, correspondant a minima à la situation N3 du Tableau 3, les dispositions envisa-
gées pour les façades modérément exposées (N2) semblent incontournables et en particulier les
dispositions architecturales.

4.2 Conception de la paroi support


ATTENTION 9
L’ETICS étant fixé dans l’ossature de la paroi support, cela implique nécessaire-
ment des impacts et dispositions particulières à prendre sur le calepinage des
parois à ossature bois.
Cela peut par exemple induire : une réduction de l’entraxe des montants pour
être compatible à la densité de fixation de l’ETICS nécessaire ; un doublement
voire triplement de certains montants aux droits des points singuliers (extrémité
de FOB, angles, menuiseries, etc.) pour être compatible aux cotes de distance au
bord (entre les fixations de l’ETICS et le bord de l’isolant), etc.
Il est indispensable que ces dispositions spécifiques soient identifiées et traitées
dès la conception.

4.2.1 COB conforme à la norme NF DTU 31.2


Les solutions constructives des murs à ossature bois conformes à la norme NF DTU 31.2 (COB)
ont été établies en considérant que les déplacements restent limités aux seuls mouvements glo-
baux du bâtiment. Il n’y a pas de déformations différentielles à considérer entre les éléments de
mur eux-mêmes et les planchers ou poutres supports puisqu’ils sont liaisonnés. En tant que parois
structurales, ces murs assurent une fonction de contreventement par diaphragme et de descente
de charge.
NOTE 13
Comme indiqué en NOTE 6 au §1.1, les COB sont généralement limitées à
4 niveaux superposés (voir les explications de ladite note pour plus de détails).

PARTIE 4 36 Conception
4.2.2 FOB conforme à la norme NF DTU 31.4
[Link] Typologie de FOB et schéma statique associé
Le schéma statique sert à définir comment les différents éléments constitutifs de la FOB sont assemblés entre
eux. En indiquant les points de liaison ou de fixation, leurs mouvements possibles, les efforts transitant dans ces
points peuvent alors être déterminés. Sans cela, le dimensionnement des panneaux de FOB n’est pas possible.
Dans ce chapitre, sont traitées les dispositions spécifiques pour le mode de fixation des parois à ossa-
ture bois afin d’empêcher les efforts induits par les mouvements de la structure primaire vers les FOB.
Dans le cas des FOB filantes dites à appuis multiples avec un fonctionnement isostatique (voir définition
au §2.3) dans leur plan (vis-à-vis de la reprise des efforts du poids propre de ces éléments), les panneaux
de façade sont plus indépendants des mouvements de leur support que dans une configuration de FOB
filantes dites à appuis multiples avec un fonctionnement hyperstatique (voir définition au §2.3).
LFOB

Panneau de FOB

Point d’ancrage

Porteurs
verticaux
Déformée de la FOB

Figure 10 : Aperçu de la déformée théorique d’une FOB dite sur appuis multiples avec un fonctionnement isostatique

Effectivement dans le cas FOB filante avec appuis multiples avec un fonctionnement hyperstatique, il
y a des interactions entre le panneau et la poutre/plancher support au prorata des rigidités, à savoir :
■ si le panneau est « souple » (participation du panneau de stabilité faible, cas de façades avec un fort
taux d’ouverture par exemple), il va « suivre » le mouvement du plancher/poutre support ;
■ si le panneau est « rigide », il pourrait retenir le plancher/poutre support en fonctionnant en poutre voile.
LSTR

Panneau de FOB

Point d’ancrage

Structure
support
Déformée de la
structure support
Déformée de la FOB
considérée pour le
calcul de la flèche

Figure 11 : Aperçu de la déformée théorique d’une FOB dite sur appuis multiples avec un fonctionnement hyperstatique

PARTIE 4 37 Conception
Les FOB filantes avec appui unique en pied ou FOB interrompues, sont considérées sur un appui
continu dans la mesure où les panneaux de façade sont posés sur les poutres de rive ou dalle. Ceci
permet :
■ de faciliter le passage des efforts de poids propre ;
■ d’améliorer la robustesse de l’étanchéité des menuiseries et des balcons ;
■ d’éviter de solliciter les assemblages de l’ossature des panneaux avec des efforts de traction de
longue durée puisque l’intégralité des efforts verticaux dus essentiellement au poids propre sont
repris en partie basse du panneau.

ATTENTION 10
Une configuration de FOB filante avec appuis multiples, avec un fonctionnement
hyperstatique, ou FOB filante avec appui unique en pied, ou FOB interrompue
nécessite un dimensionnement qui doit être réalisé conjointement entre le lot
structure et le lot façade en considérant les capacités de reprise de mouvement
différentiel du revêtement extérieur.

ATTENTION 11
En aucun cas, les panneaux de Façade à Ossature Bois ne doivent être sollicités
par les déformations de la structure primaire (déplacement – ou flèche – vertical
et/ou horizontal). Dans certains cas, il peut être nécessaire d’imposer des déplace-
ments réduits sur l’ossature primaire.

[Link] Prise en compte des déformations différentielles


La conformité des solutions de façades à ossature bois à la norme NF DTU 31.4 (FOB) ne peut être
établie que si ces façades ne contribuent pas à la stabilité de la structure du bâtiment et ne subissent
pas les déformations induites par celle-ci ; il convient de prendre en compte des déformations diffé-
rentielles entre les panneaux de façade avec les planchers ou poutres supports.
Il convient donc d’intégrer dès la conception ces mouvements différentiels par :
■ le dimensionnement des jeux fonctionnels entre FOB (au maximum de quelques centimètres) afin :
− d’éviter le contact vertical entre deux panneaux superposés, entraînant la mise en compression
des éléments de façade ;
− d’éviter la mise en compression d’un panneau de FOB par mise en contact vertical de la structure
en-dessous (cas des FOB interrompues) ;
− d’éviter le contact horizontal entre deux panneaux juxtaposés, entraînant une modification dans
le transfert des charges au niveau des appuis ;
− de s’assurer de la continuité de service des étanchéités entre les panneaux, mais également entre
les revêtements extérieurs.
■ le dimensionnement des joints de l’ETICS au droit de ceux des FOB afin :
− d’éviter le contact vertical ou horizontal entre les revêtements extérieurs ;
− de s’assurer de la continuité de service des étanchéités entre les panneaux, mais également entre
les revêtements extérieurs.
■ le dimensionnement de la FOB au regard des déformations limites afin :
− d’éviter de dégrader les éléments de bardage eux-mêmes (casse, fissuration, chute…) ainsi que
l’étanchéité à l’eau du revêtement au regard de la capacité de l’ouvrage de bardage à absorber les
mouvements induits par la déformation différentielle entre 2 montants consécutifs.
■ Dimensionnement des jeux fonctionnels de la FOB
Afin de rester dans un usage non structural, les panneaux de façade doivent intégrer dans leur concep-
tion les mouvements prévisibles du plancher ou de la poutre support.

PARTIE 4 38 Conception
Flèches des supports
(plancher / poutre)
sous charge
(poids propre,
exploitation, fluage,…)

Figure 12 : Exemple de flèche de la structure support

ATTENTION 12
En aucun cas, les joints horizontaux entre panneaux de FOB, voire verticaux si les
déformations transversales sont importantes, ne doivent provoquer une mise en
compression d’un panneau de FOB adjacent.

Pour mémoire, les déformations des structures supports peuvent être générées par :
■ déformation du support sous poids propre (instantanée, différée, etc.) ;
■ déformation du support sous vent normal à la paroi ;
■ mise en parallélogramme sous vent transversal ;
■ variation dimensionnelle due à la température ;
■ variation dimensionnelle due à l’hygrométrie ;
■ etc.
Plus que la valeur intrinsèque de ces déformations, il convient de prendre en compte le différentiel de
ces mouvements pour dimensionner correctement les jeux périphériques des panneaux.

Plancher chargé

Fluage différentiel

Plancher non chargé

Figure 13 : Différentiel de flèche entre 2 planchers

L’ensemble de ces déformations conduiront à définir la déformation différentielle entre 2 panneaux


de FOB dans le cas des FOB filantes, entre le panneau de FOB et la structure support dans le cas des
FOB interrompues.

PARTIE 4 39 Conception
Les jeux fonctionnels doivent aussi prendre en compte :
■ le jeu nécessaire à la mise en œuvre ;
■ les tolérances de mise en œuvre de la structure support ;
■ les tolérances de fabrication des panneaux de FOB ;
■ les variations dimensionnelles liées aux phénomènes de retrait gonflement du bois sous variation
hygroscopique.
Les figures ci-dessous donnent une synthèse des éléments de dimensionnement issus des critères
définis précédemment en fonction de la borne haute ou basse d’un jeu fonctionnel horizontal
de FOB.
Épaisseur maximale du joint Épaisseur minimale du joint
fonctionnel lors de la mise fonctionnel lors de la mise
en œuvre de la FOB en œuvre de la FOB

FOB niveau N + 1 FOB niveau N + 1

1
Épaisseur
joint
2
3 Épaisseur
4 joint
5

FOB niveau N FOB niveau N

1 Tolérance de fabrication et de mise en œuvre de la structure support


2 Tolérance de fabrication et de mise en œuvre de la FOB
3 Variations dimensionnelles de la FOB liées aux variations hygrothermiques
4 Déformation totale de la FOB du N + 1
5 Cote de sécurité permettant d’assurer la non mise en contact de FOB

N.B. : les dimensions à prendre en compte sont représentées de façon exagérée pour simplifier
la lecture de la figure. Le pare-pluie éventuel et le pare-vapeur ne sont pas représentés sur cette
figure.
Figure 14 : Représentation des éléments à prendre en compte pour les jeux fonctionnels horizontaux
et différence entre le jeu maximal et minimal – FOB filante

PARTIE 4 40 Conception
Épaisseur maximale du joint Épaisseur minimale du joint
fonctionnel lors de la mise fonctionnel lors de la mise
en œuvre de la FOB en œuvre de la FOB

Plancher Plancher
niveau N + 1 niveau N + 1

1
Épaisseur
joint
2
3 Épaisseur
4 joint
5

FOB niveau N FOB niveau N

1 Tolérance de fabrication et de mise en œuvre de la structure support


2 Tolérance de fabrication et de mise en œuvre de la FOB
3 Variations dimensionnelles de la FOB liées aux variations hygrothermiques
4 Déformation de la structure support
5 Jeu de mise en œuvre permettant le basculement de la FOB entre les planchers

N.B. : les dimensions à prendre en compte sont représentées de façon exagérée pour simplifier
la lecture de la figure. Le pare-pluie éventuel et le pare-vapeur ne sont pas représentés sur cette
figure.
Figure 15 : Représentation des éléments à prendre en compte pour les jeux fonctionnels horizontaux
et différence entre le jeu maximal et minimal – FOB interrompue

■ Critères de déformation
Les procédés d’ETICS existants validés uniquement sur béton ou COB nécessitent une attention par-
ticulière pour la mise en œuvre sur FOB au regard des mouvements du support ; ceci nécessite donc
l’établissement de dispositions complémentaires.
Le critère de déformation différentielle entre 2 montants consécutifs de la FOB doit notamment tenir
compte du critère de sensibilité de l’ETICS.
Pour l’ETICS, le dimensionnement de l’ossature en bois doit respecter les règles en vigueur (Eurocode
5 et Eurocode 8) et un déplacement horizontal maximal ne dépassant pas le minimum entre le 1/500e
d’une hauteur d’étage (max.3 m) et 6 mm dans le plan et hors plan de la paroi.
■ Le dimensionnement de la paroi support d’ETICS (COB ou FOB) doit également justifier que la
déformation différentielle entre deux montants successifs ne dépasse pas 3 mm (voir calcul au §C.1
de l’ANNEXE C du présent guide).
■ Dans le plan de la façade, et en l’absence d’évaluation expérimentale, il est possible de considérer
qu’un ETICS avec un isolant en laine de roche peut accepter une déformation de 3 mm entre deux
montants consécutifs.

PARTIE 4 41 Conception
Les figures ci-dessous donnent un exemple des critères de déformations différentielles à respecter
dans le cas d’une FOB filante avec appuis multiples avec un fonctionnement vertical dans son plan
hyperstatique.
Déformation relative
du linteau

Ossature
de la FOB

δ2

Point d’ancrage

δ1 Structure support

Déformée de la structure support


δ3
δ3 Déformée de la FOB

d1 – Déformation du gros œuvre


d2 – Déformation linteau (selon le §[Link] de la norme NF DTU 31.4 la flèche (Wfin) n’excédant pas 1/500e de la portée,
sans toutefois dépasser 10 mm)
d3 – Déformation entre 2 montants consécutifs de FOB (limitée à 3 mm en l’absence de justification expérimentale)
Figure 16 : Exemple d’aperçu des critères de déformation dans le plan appliqués
à une FOB Filante à appuis multiples (Hyperstatique)

δ4

Déformation de
la FOB hors plan

d4 – Déformation hors plan de la FOB (en l’absence de spécification dans l’Avis Technique de l’ETICS, et en l’absence
de justification spécifique, la valeur sera limitée à h/500 avec h la hauteur entre étages).
Figure 17 : Exemple d’aperçu du critère de déformation hors plan appliqué à une FOB

4.3 Conception de l’intégration


des menuiseries extérieures, fermetures
et encadrement de baie dans les parois
Cette intégration implique :
■ de nombreuses dispositions à prendre pour atteindre les performances exigées ;
■ des interactions sensibles entre notamment la paroi support et la menuiserie extérieure, les fer-
metures ou occultations et l’encadrement de baie (acier monobloc soudé ou acier assemblé). Ces
interactions peuvent par ailleurs conditionner l’allotissement d’un projet.

PARTIE 4 42 Conception
Il est ainsi indispensable que cette thématique soit traitée dès la conception.
Elles sont complétées par les dispositions données dans le §4.3 et les exemples du §6.3.6 du présent
guide.
ATTENTION 13
La conception des encadrements de baie doit notamment prendre en compte :
− le phénomène de dilatation de l’encadrement de baie ;
− la présence ou non d’un garde-corps, avec en l’occurrence des dispositions spé-
cifiques pour sa fixation de façon à ne pas dégrader l’étanchéité de l’encadre-
ment de baie et de façon à assurer la transmission des efforts du garde-corps (de
choc de sécurité notamment) à la paroi à ossature bois ;
− la déformation à la marche de la bavette de capotage de la pièce d’appui, ce qui
conduit généralement à ce que cette bavette soit supportée.

4.4 Conception de l’ETICS


et dispositions de conception spécifiques
aux parois à ossature bois
Sur support COB, les ETICS visés doivent faire l’objet d’un Avis Technique (ou Document Technique
d’Application) en cours de validité sur support COB.
Sur support FOB, à défaut d’être couverts par une Appréciation Technique d’Expérimentation (ATEx)
de cas a ou d’un Avis Technique (ou Document Technique d’Application) couvrant les supports FOB,
les ETICS visés doivent faire l’objet d’un Avis Technique (ou Document Technique d’Application) en
cours de validité couvrant la pose sur support COB.

ATTENTION 14
INT.

Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)

ETICS

EXT. Écran thermique


Pare-pluie
Pare-vapeur A2-s3,d0
Pare-pluie souple
Bande adhésive

Figure 18 : À ne pas faire – pontage horizontal par l’ETICS entre FOB

Le système d’ETICS ne peut pas ponter les jeux fonctionnels verticaux entre panneaux de FOB tout en
étant fixé de part et d’autre.

PARTIE 4 43 Conception
ATTENTION 15

Pare-vapeur

Plancher

Bande de pare-pluie

Bourrage de laine
de roche

EXT. INT.

Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive
Pare-vapeur
ETICS Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 19 : À ne pas faire – pontage vertical par l’ETICS entre FOB

Le système d’ETICS ne peut pas ponter les jeux fonctionnels horizontaux entre panneaux de FOB tout
en étant fixé de part et d’autre.

ATTENTION 16

Pare-vapeur

Plancher

Bande de pare-pluie

Bourrage de laine
de roche

EXT. INT.

Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive
Pare-vapeur
ETICS Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 20 : À ne pas faire – porte-à-faux de l’ETICS sur FOB interrompue

Le système d’ETICS ne peut pas être en porte-à-faux.

PARTIE 4 44 Conception
4.4.1 Mode de fixation
Le mode de fixation retenu est de type mécanique par vis à rosace.
La fixation de l’isolant support d’enduit se fait dans les montants de l’ossature bois par vis à rosace tel
que défini dans le §5.6.1.
NOTE 14
Dans le cas particulier d’impossibilité de fixer le panneau isolant sur toute sa
hauteur avec les fixations mécaniques (vis à rosace), par exemple en cas de pré-
sence d’encadrement de baie à l’arrière de l’isolant ou de coffre de volet roulant,
il est possible de coller les panneaux isolants à l’aide d’un produit de collage visé
dans l’ATec et/ou DTA relative au procédé ETICS (illustrations disponibles dans le
Cahier de Prescriptions Techniques n° 3709_V2) du Groupe Spécialisé 7.
Ce collage ne peut pas s’effectuer sur le pare-pluie de la paroi support.
Le collage de panneaux isolants est réservé à des zones ponctuelles hétérogènes
(exemple : agglomérés, bois, brique de verre, acier dont acier galvanisé, élément de
désolidarisation de coffre de volet roulant). Le collage de l’isolant doit s’effectuer
en plein à la taloche crantée directement sur les supports concernés (pas d’encol-
lage des panneaux mais encollage des supports).
On veillera au moment de la mise en œuvre des panneaux isolants à respecter la
proportion des 2/3 - 1/3, à savoir 2/3 de la surface du panneau vissée sur support
bois et 1/3 de la surface du panneau collée sur le support non absorbant.

4.4.2 Système d’enduit


Toutes les natures d’enduit (hydraulique, organique) peuvent être envisagées. Leur usage dépendra de
certaines performances (reprise d’eau par capillarité, perméabilité à la vapeur d’eau, réaction au feu,
résistance aux chocs, coefficient d’absorption solaire de la finition, etc.).
Configurations d’enduit qui sont décrites dans le présent guide :
■ enduit visé par un ATec et/ou DTA ETICS sur support COB. Les consommations/épaisseurs du sys-
tème d’enduit y sont indiquées.
■ épaisseur maximale du système d’enduit : e ≤ 18 mm (source : étude CODIFAB).
■ épaisseur d’air équivalente du système d’enduit : Sd ≤ 1 m (source : étude CODIFAB et valeur seuil envisa-
gée dans l’EAD 040083-00-0404 qui vise les supports béton/maçonnerie) – indiquée dans l’ETE de l’ETICS.
■ reprise d’eau par capillarité de l’ensemble « isolant + enduit » après 24 heures : < 0,6 kg/m² – indi-
quée dans l’ETE de l’ETICS et réalisée selon l’EAD 040083-00-0404.
NOTE 15
Les valeurs de reprise d’eau par capillarité pour chaque configuration d’enduit
sont indiquées dans les ETE ETICS selon l’EAD 040083-00-0404. Néanmoins, dans
les ETE sous ETAG 004 et dans les ATec/DTA ETICS, seul le seuil de 0,5 kg/m² après
24 heures est indiqué. La valeur moyenne n’est pas affichée dans les documents
publiés. Elle est généralement présente dans le Rapport d’évaluation associé à
l’ETE ETICS, partie confidentielle mais accessible pour le tenant du système ayant
évalué son procédé.

Pour autant, les valeurs indiquées ci-dessus peuvent ne pas être assez sévères, au regard des résultats
de l’étude hygrothermique réalisée en partie courante, mettant en évidence une vigilance dans le choix
du système d’enduit.
Les caractéristiques du système d’enduit extérieur sont essentielles pour limiter les risques de condensation.
Deux caractéristiques hydriques sont primordiales :
■ la perméabilité à la vapeur d’eau ;
■ les coefficients de succion et de redistribution de l’eau liquide (diffusion liquide) dans le système
d’enduit.

PARTIE 4 45 Conception
Le système d’enduit doit être très perméable aux transferts de vapeur d’eau, afin d’évacuer la vapeur
d’eau traversant la paroi, et doit avoir une diffusion liquide faible, afin de limiter le transfert de l’eau
liquide provenant de la pluie reçue par la paroi.
NOTE 16
Les résultats de l’étude hygrothermique montrent que lorsqu’il y a de la pluie
battante :
− dans le cas d’un « enduit à la chaux », l’humidité relative de la partie de l’isolant
en contact avec l’enduit augmente très rapidement. Cela est dû au fort coeffi-
cient de diffusion liquide de l’enduit à la chaux ;
− dans le cas d’un « enduit chaux-ciment » (désigné par « enduit bâtard » dans
l’étude hygrothermique), cette humidité relative atteint un niveau identique
mais plus lentement ;
− dans le cas d’un enduit dit « étanche », la pluie battante n’a aucune incidence
sur la variation de l’humidité relative de l’isolant.
Les deux caractéristiques importantes sont bien la diffusion liquide de l’enduit et
sa courbe de sorption. Ces données ne sont pas disponibles à ce jour car ces essais
ne sont pas réalisés dans le cadre de l’EAD 040083-00-0404 référentiel des ETICS
sur béton/maçonnerie.
Pour éviter tout risque lié à l’humidité, il faut que le coefficient de diffusion liquide
de l’enduit soit le plus faible possible et que sa courbe de sorption présente une
teneur en eau entre 80 et 98 % suffisamment importante pour encaisser la pluie
battante, sans pour autant être trop forte, afin d’éviter que la paroi n’accumule de
l’eau.

4.4.3 Accessoires
Divers accessoires peuvent être nécessaires pour la mise en œuvre, comme par exemple pour traiter
les joints du support, les encadrements de baies et les rejets d’eau, etc.
Accessoires de mise en œuvre conformes au §3.9 du Cahier CSTB 3035_V3 (en cours de révision à date
de la rédaction du guide), dont en particulier :
■ profilés de raccordement et profilés pour couvre-joint ;
■ vis en acier inoxydable compatibles pour les profilés ;
■ absence de visserie galvanisée ou cadmiée en contact direct avec les profilés métalliques ;
■ renforts d’arêtes ;
■ produits de calfeutrement : mastics plastiques F 25E et bandes de mousse imprégnée pré-compri-
mée ;
■ bande de mousse EPDM autocollante ;
■ film pare-pluie souple pour traitement d’encadrement de baie, présentant une valeur Sd = 0,18 m.

4.5 Dispositions de conception


au droit des points singuliers
En raison de l’absence de lame d’air ventilée du côté extérieur de l’ossature bois, il est impératif de maî-
triser les passages d’eau dans l’isolant de l’ETICS. Une attention particulière est donc indispensable lors
de la conception et de l’exécution des divers points singuliers et particulièrement les encadrements de
baies et les fractionnements de l’ETICS au droit des joints entre éléments de FOB.

PARTIE 4 46 Conception
PARTIE 5

Matériaux

Dans cette partie, les caractéristiques minimales des matériaux pour la composition de la paroi com-
plète seront définies ainsi que d’éventuelles prescriptions complémentaires aux normes NF DTU 31.2
et du NF DTU 31.4.

5.1 Bois de structure


L’ossature bois des COB et des FOB est réalisée avec des bois dits de structure respectivement conformes
aux normes NF DTU 31.2, partie 1.2, et NF DTU 31.4, partie 1.2.
Les bois de structure qui peuvent être utilisés sont :
■ bois massifs structuraux ;
■ bois massifs reconstitués (BMR), bois lamellés collés (BLC) ;
■ bois massifs aboutés (BMA).

5.2 Isolant de la paroi support (COB ou FOB)


5.2.1 Isolant laine minérale présent
entre les montants de la paroi
Les matériaux isolants à base de laine minérale sont conformes aux normes NF DTU 31.2 (COB) et NF
DTU 31.4 (FOB).
De façon à respecter les hypothèses considérées dans l’étude hygrothermique réalisée dans le cadre
du présent guide, et par conséquent bénéficier de ses conclusions, la résistance thermique totale de
l’isolation de la paroi (comprenant l’isolation entre montants et l’éventuel complément d’isolation
intérieure) doit être inférieure ou égale à 8,2 m².K/W.
Si cette condition n’est pas respectée, une étude hygrothermique, selon les dispositions du guide
« Détermination des hypothèses pour les simulations de transferts couples température/humidité
dans les parois de bâtiment » (accessible via le lien : [Link]
nation-des-hypotheses-pour-les-simulations-de-transferts-couples-temperature-humidite-dans-les-
parois-de-batiment), spécifique doit être réalisée pour évaluer les risques liés à l’humidité dans la paroi.

5.2.2 Isolant à base de fibres de bois


présent entre les montants de la paroi
Au moment de la rédaction du présent guide, les normes NF DTU 31.2 et NF DTU 31.4 ne visent pas
l’isolant à base de fibres de bois.
L’isolant en fibres de bois est conforme à la norme NF EN 13171 + A1 et doit faire l’objet d’une évalua-
tion spécifique de type ATEx ou ATec/DTA du Groupe Spécialisé n° 20 visant son emploi en isolation
entre montants pour COB ou FOB.

PARTIE 5 47 Matériaux
NOTE 17
Les isolants biosourcés à base de fibres de bois sont mis en œuvre uniquement
entre montants d’ossature bois (FOB et COB). La mise en œuvre en isolant sup-
port d’enduit n’est pas envisagée par le présent guide.

Pour l’application du présent document, les spécifications de l’évaluation de l’isolant sont renforcées
par les prescriptions ci-dessous.
Tableau 8 : Caractéristiques spécifiques des isolants en fibres de bois

Caractéristiques essentielles NF EN 13171 Unité Valeur


Résistance thermique déclarée, λD m².K/W ≥ 0,20
Conductivité thermique déclarée, RD W/mK ≤ 0,070
Épaisseur maximale mm 240
Épaisseur – Classe de tolérance d’épaisseur déterminée selon la norme NF EN
– T2
823 (méthode B1, 50 Pa)
Résistance à la diffusion de vapeur d’eau, MU – ≤5
Résistivité au passage de l’air AFr déterminée selon la norme NF EN ISO 9053-1 – AFr ≥ 5
Autres caractéristiques Caractéristique
Résistance aux moisissures (28 ± 2) °C et (85 ± 4) % HR pendant 4 semaines
Non sensible
(condition 3) selon la norme NF EN 17886
Semi-rigidité selon l’annexe A de la norme NF DTU 31.2 – P1-2 ou de la norme 1 cm ≤ déviation sous poids
NF DTU 31.4 – P1-2 propre ≤ 12 cm
Stabilité dimensionnelle selon la norme NF EN 1604 (48 h, 40 °C, 70 % HR)
± 0,5 %
• variation relative de longueur
± 1,5 %
• variation relative de largeur
±3%
• variation relative d’épaisseur

La certification ACERMI ou équivalent permet de garantir le respect des caractéristiques requises pour
les isolants.
Les revêtements et surfaçages des isolants même jointoyés ne peuvent pas être considérés comme un
système pare-vapeur au sens des normes NF DTU 31.2 ou NF DTU 31.4.
L’isolant en fibres de bois est semi-rigide (selon le test de déviation sous poids propre décrit dans
l’Annexe A de la norme NF DTU 31.2, partie 1.2).
De par sa position dans la paroi et au vu des caractéristiques des autres composants (panneau stabilité,
écran thermique, membrane, etc.), l’isolant biosourcé doit répondre à deux critères importants pour
éviter les risques liés à l’humidité que sont la condensation et le développement fongique :
■ la résistance thermique totale de l’isolation, comprenant le remplissage entre montants en isolant
biosourcé, l’ETICS en laine de roche ainsi qu’un éventuel complément d’isolation intérieure doit être
inférieure ou égale à 8,2 m².K/W afin d’éviter le risque de condensation à l’interface entre l’isolant
extérieur et le système d’enduit ;
■ sa courbe de sorption doit être inférieure ou égale à la courbe ci-dessous, plus particulièrement
pour les humidités relatives inférieures à 85 %.

PARTIE 5 48 Matériaux
Tableau 9 : Courbe de sorption de l’isolant biosourcé type

Teneur
Humidité Courbe de sorption de l'isolant biosourcé
en eau en 300 %
relative %
masse %
0,00 % 0%
250 %
50,00 % 6%
65,00 % 10 %

Teneur en eau en masse %


200 %
80,00 % 14 %
93,00 % 35 % 150 %
95,00 % 44 %
97,00 % 63 % 100 %
99,00 % 123 %
99,50 % 172 % 50 %
Limite des 23 % en masse
99,90 % 276 %
99,95 % 306 % 0%
0% 10 % 20 % 30 % 40 % 50 % 60 % 70 % 80 % 90 % 100 %
99,99 % 344 %
Humidité relative HR %
100,00 % 360 %

Si ces deux critères ne sont pas respectés, une étude hygrothermique spécifique doit être réalisée pour
évaluer les risques liés à l’humidité dans la paroi.

5.2.3 Complément d’isolation intérieure éventuel


Le complément d’isolation par l’intérieur est généralement, pour des raisons de performances acous-
tiques, réalisé avec une contre-cloison désolidarisée de la paroi à ossature bois. Cette contre-cloison
est conforme à la norme NF DTU 25.41.
L’isolation de la contre-cloison peut être :
■ Un isolant en panneau ou rouleau à base de laine minérale conforme conforme à la norme
NF DTU 25.41 : pour ces isolants, la surisolation intérieure devra respecter la règle dite des
« 1/3-2/3 », c’est-à-dire que la résistance thermique de la surisolation intérieure doit être infé-
rieure au tiers de la résistance thermique totale de la paroi.
■ Un isolant thermique en panneau ou rouleau de produit à base de fibres végétales ou animales
faisant l’objet d’un Avis Technique ou d’un DTA du Groupe Spécialisé n° 20 visant favorablement
une mise en œuvre en contre-cloison désolidarisée conforme à la norme NF DTU 25.41 devant des
parois conformes aux normes NF DTU 31.2 (COB) et/ou NF DTU 31.4 (FOB) : pour ces isolants,
la surisolation intérieure devra respecter la règle dite des « 1/4-3/4 », c’est-à-dire que la résistance
thermique de la surisolation intérieure doit être inférieure au quart de la résistance thermique totale
de la paroi.

5.3 Membranes de paroi


Ce paragraphe spécifie les caractéristiques minimales des membranes souples assurant l’étanchéité à
l’eau et l’étanchéité vis-à-vis des transferts de vapeur d’eau dans les parois, ainsi que leurs accessoires
(adhésifs), pour une mise en œuvre sur les parois visées par ce guide, ainsi que les préconisations com-
plémentaires aux normes NF DTU 31.2 et du NF DTU 31.4.

5.3.1 Membrane souple pare-pluie


Les membranes souples pare-pluie permettent de garantir l’étanchéité à l’eau des parois en phase
chantier et contribuent à la protection à l’eau liquide de l’ossature bois en phase d’exploitation, en
particulier en cas de fissuration du système d’enduit.

PARTIE 5 49 Matériaux
Les spécifications définies dans les normes NF DTU 31.2 et NF DTU 31.4 sont renforcées par l’utilisa-
tion de membranes pare-pluie devant avoir une résistance aux UV de 1000h UV (3 mois maximum)
ou 5 000h UV (6 mois maximum) en fonction de la durée d’exposition en phase chantier.

ATTENTION 17
Une attention particulière doit être portée sur le choix du pare-pluie en fonction
du planning de l’opération et de la durée prévisionnelle entre la pose des pan-
neaux d’ossature bois et la pose du revêtement extérieur. Si cette durée est proche
ou supérieure à la durée acceptable par le pare-pluie, il sera nécessaire de prévoir
un pare-pluie sacrificiel afin de s’assurer de l’absence de dégradation du pare-pluie
définitif.

Conformément aux normes NF DTU 31.2 et NF DTU 31.4, la certification QB38 vaut preuve du res-
pect des niveaux de performances requis pour la mise en œuvre dans le domaine d’emploi visé par les
normes susnommées.
Les classements suivants, issus de la certification QB38, permettent de répondre aux performances
visées pour le domaine d’application du présent guide :
■ [Link].C2 ou [Link].C2 : pour une durée d’exposition aux intempéries de moins de 3 mois.
■ [Link].C3 ou [Link].C3 : pour une durée d’exposition aux intempéries de moins de 6 mois.

NOTE 18
À défaut de bénéficier de cette certification, une réception par lot doit être réali-
sée selon l’Annexe C de la norme NF DTU 31.2 Partie 1-2 pour une COB et l’An-
nexe C de la norme NF DTU 31.4 partie 1.2 pour une FOB.

NOTE 19
Qu’apporte la membrane pare-pluie dans ce cas ?
La membrane pare-pluie est nécessaire dans la conception des constructions à
ossature pour assurer :
− une protection provisoire en phase chantier ;
− éventuellement une protection en cas de passage d’eau liquide au niveau des
points singuliers de la paroi.

Les membranes pare-pluie avec bandes adhésives intégrées ou rapportées peuvent être utilisées sous
réserve qu’elles répondent aux spécifications prévues dans ce paragraphe.
Dans le cas d’un ETICS, les membranes pare-pluie sont maintenues en phase provisoire par des agrafes
à rondelles plastiques.
Il existe des procédés de panneaux rigides (non à base de bois) qui jouent la fonction de pare-pluie
(voir §5.4).

5.3.2 Membrane souple pare-vapeur


Les membranes souples pare-vapeur permettent de réduire les transferts de vapeur d’eau à travers
les parois en phase définitive ainsi qu’en phase chantier. Ces membranes doivent être conformes aux
normes NF DTU 31.2 et/ou NF DTU 31.4.
Les membranes pare-vapeur permettant d’assurer la continuité de la perméabilité à l’air avec le gros
œuvre, doivent posséder a minima les mêmes propriétés que les membranes pare-vapeur mises en
œuvre sur les éléments de FOB et COB. Ces membranes peuvent être revêtues de surface autocollante
(simple ou double face).

PARTIE 5 50 Matériaux
ATTENTION 18
Un retour d’expérience européen amène à une vigilance sur l’emploi de mem-
branes pare-vapeur ayant un Sd élevé. L’usage de membranes pare-vapeur ayant
un Sd proche de l’exigence indiquée de 90 m est envisagée en l’état des retours
d’expérience actuels.
L’intégration de membranes hygrorégulantes peut également être envisagée. Dans
ce cas, ces membranes doivent faire l’objet d’une évaluation spécifique de type
Avis Technique visant une composition de paroi bien définie dans le dossier tech-
nique. Des études expérimentales et numériques de transferts hygrothermiques
de cette paroi sont alors nécessaires.

5.3.3 Bandes adhésives


Ces bandes peuvent être des bandes adhésives ou des bandes de raccordement autocollantes desti-
nées à être collées sur un élément de la construction. Ces bandes permettent d’assurer la continuité de
l’étanchéité au niveau des points singuliers, des constructions à ossature bois ou des façades à ossature
bois. Les bandes adhésives sont conformes aux normes NF DTU 31.2 et/ou NF DTU 31.4. En complé-
ment des exigences de ces référentiels, les adhésifs devront faire partie du kit membranes pare-pluie
ou pare-vapeur/adhésifs du fournisseur et la compatibilité devra être vérifiée avec le protocole d’essai
défini dans les normes NF DTU 31.2 P1-2 et NF DTU 31.4 P1-2.
La certification CTB « Composants et Systèmes » permet de garantir le respect des caractéristiques
nécessaires pour la mise en œuvre dans le domaine d’emploi visé :
■ compatibilité du ruban adhésif avec les exigences des systèmes pare-vapeur ;
■ compatibilité du ruban adhésif avec les exigences des systèmes pare-pluie ;
■ durée d’exposition maximale en phase chantier dans le cas des systèmes pare-pluie.
NOTE 20
À défaut de bénéficier de cette certification, une réception par lot doit être réali-
sée selon l’Annexe C de la norme NF DTU 31.2 Partie 1-2 pour une COB et l’An-
nexe C de la norme NF DTU 31.4 partie 1.2 pour une FOB

5.3.4 Autres dispositifs et accessoires


participant à l’étanchéité à l’eau
et constituant une barrière à la vapeur d’eau
Les accessoires sont conformes aux normes NF DTU 31.2 et NF DTU 31.4. Cependant des spécifica-
tions complémentaires sont définies dans les paragraphes ci-après.
■ Fond de joint
Le fond de joint permet de réaliser un joint mastic entre deux éléments. Le matériau qui constitue le
fond de joint doit être compressible et doit pouvoir résister à la pression du mastic lors de sa mise en
œuvre.
Les caractéristiques des matériaux utilisés pour le fond de joint doivent être :
− résistants à l’humidité (imputrescibles) ;
− compatibles avec les différents matériaux en contact (mastic, primaire, support, etc.) ;
− résistants à une température de 70 °C en conservant l’intégralité de leurs caractéristiques.
Le matériau pour le fond de joint peut être :
− mousse de polyéthylène expansé à cellules fermées ;
− mousse imprégnée de résine conforme à la norme NF P 85-570 (mousse de classe 1 et 2).

PARTIE 5 51 Matériaux
■ Mastics
Les mastics sont conformes, pour les mastics à extruder à la norme NF EN ISO 11600 et, pour les mas-
tics en cordon préformé, aux normes NF P30-303 ou NF P30-305 ou NF P85-550. Les mastics doivent
être de classe F 25E, F 12,5E ou F 12,5P afin de compenser les déformations des éléments composant
la paroi à ossature bois.
NOTE 21
Le label SNJF permet d’attester que les mastics présentent les caractéristiques
requises pour cet emploi.

Des essais de convenance doivent être réalisés si le mastic est mis en œuvre sur des supports autres que le mor-
tier, l’aluminium et le verre (essai de convenance réalisé conformément à la norme NF DTU 44.1 P1-2). Les mas-
tics doivent être également compatibles avec les membranes souples pare-pluie et les membranes souples
pare-vapeur. Les protocoles d’essais sont définis dans les normes NF DTU 31.2 P1-2 et NF DTU 31.4 P1-2.
■ Mousses imprégnées pré-comprimées
Les mousses imprégnées pré-comprimées doivent être conformes à la norme NF P85-570. Les mousses
mises en œuvre doivent être de classe 1 conformément à la norme NF P85-570.
■ Manchons et œillets
Les manchons ou les œillets sont utilisés pour créer des perforations de paroi, tout en garantissant la
continuité de l’étanchéité à l’eau et la continuité de la barrière à la vapeur d’eau.
Ces éléments sont en plastique souple ou en élastomère. Lorsqu’ils sont mis côté extérieur de la paroi,
le matériau doit avoir une souplesse à basse température équivalente ou supérieure à celle de la mem-
brane souple pare-pluie (T ≤ – 5 °C selon la norme NF EN 13859-2).
La mise en œuvre de ces dispositifs doit être faite par serrage sur la paroi afin de rétablir l’étanchéité à
l’eau, côté extérieur, et à l’air, côté intérieur. Le serrage admis pour le rétablissement de l’étanchéité est
obtenu soit par dispositions géométriques, soit par le diamètre du manchon ou de l’œillet qui doit être
inférieur d’au moins 10 % par rapport à la dimension de l’élément traversé.
■ Angles plastiques préformés
Les angles plastiques préformés sont utilisés afin de rétablir la continuité de l’étanchéité dans les angles
des baies, en évitant le pliage des membranes pare-pluie. Ces angles sont réalisés en thermoplastique
souple ou en élastomère avec un matériau conforme à la norme NF EN 13956.
NOTE 22
Les caractéristiques doivent être supérieures ou égales à celles de la membrane
pare-pluie mise en œuvre.

Le recouvrement sur la face avant du panneau à ossature bois (du pare-pluie) doit être de 30 mm
minimum et la hauteur de l’angle ainsi que sa profondeur sur le retour de baie doivent être de 100 mm
minimum.

5.4 Panneaux
Ce paragraphe spécifie les caractéristiques minimales des panneaux en fonction des prescriptions
des DTU, de l’Appréciation de laboratoire et des documents spécifiques aux chantiers des JOP. Ces
panneaux peuvent jouer un rôle de contreventement de l’ossature en bois ou de protection au feu
d’éléments combustibles.
ATTENTION 19
Panneau avec fonction pare-pluie : il est uniquement envisageable pour un bâti-
ment d’une hauteur maximale de 9 m et doit faire l’ojet d’un ATec ou DTA cou-
vrant l’emploi envisagé.

PARTIE 5 52 Matériaux
5.4.1 Panneaux de stabilité et/ou de contreventement
Les panneaux de contreventement des COB assurent un rôle dans la stabilité du bâtiment. Les pan-
neaux sont conformes à la norme NF DTU 31.2, partie 1-2.
Les panneaux de stabilité des FOB n’assurent pas le rôle de contreventement du bâtiment mais de
stabilité de l’élément de façade seul. Ces panneaux sont conformes à la norme NF DTU 31.4, partie 1.2.
Ces panneaux sont du type :
■ panneaux de contreplaqué ;
■ panneaux Lamibois ;
■ panneaux de lamelles minces, longues et orientées (OSB) ;
■ panneaux de particules.
Il est rappelé que ces panneaux, lorsqu’ils ne sont pas supports du complexe d’ETICS (donc pas
du côté extérieur), bénéficient d’une certification (respectivement CTB-X, CTB-OSB, CTB-H, certifi-
cation individuelle de produit CTB Panneaux de lamelles minces, longues et orientées (OSB) pour la
construction) ou doivent faire l’objet d’une réception par lot selon l’Annexe B des DTU précités.
Lorsqu’ils sont supports du système ETICS, les panneaux devront respecter les critères définis dans le
Tableau 10.

Tableau 10 : Panneaux extérieurs à base de bois admissibles en support d’ETICS

Panneau Type Certification Épaisseur minimale Emploi en voile travaillant


NF extérieur
Panneau contreplaqué 3S(1) 12 mm(5) Oui
CTB-X(6)
Panneau de particules P5 ou P7(2) CTB-H(6) 12 mm(5) Oui
Panneau OSB/3 CTB-OSB 3 (6)
12 mm (5)
Oui

Panneau OSB/4 CTB-OSB 4(6) 12 mm(5) Oui
2 ou 3(4) Non
Panneau Lamibois LVL – 15 mm
2S ou 3S (4)
Oui
1. Selon la norme NF EN 636.
2. Selon la norme NF EN 312.
3. Les panneaux LVL doivent bénéficier d’un marquage CE avec système d’évaluation et de vérification de la constance des performances de niveau 1.
4. Selon la norme NF EN 14279+A1
5. Le retour d’expérience conduit à majorer l’épaisseur du panneau par rapport aux dispositions du Cahier de Prescriptions Techniques n° 3729_V2
du Groupe Spécialisé n° 7
6. Ou certification individuelle de produit CTB Panneaux de lamelles minces, longues et orientées (OSB) pour la construction.

Il existe des procédés de panneaux pouvant assurer la fonction de voile de stabilité ou de contrevente-
ment (voire même aussi de pare-pluie) qui ne sont pas à base de bois. Pour être employés, ils doivent
faire l’objet d’une évaluation technique de type ATEx de cas a ou ATec/DTA visant cet emploi.

NOTE 23
Lorsque les panneaux rigides assurent les fonctions de pare-pluie et d’écran ther-
mique, ils doivent avoir un classement au feu minimal A2, s3-d0, classement de
résistance au feu Eo → i30.

ATTENTION 20
Les panneaux de contreventement ou de stabilité, en fonction de la conception
globale de la paroi, peuvent être mis en œuvre côté intérieur et/ou côté extérieur
de la paroi.

PARTIE 5 53 Matériaux
Le panneau côté extérieur sert également de support de l’ETICS et, éventuellement, d’écran thermique.
L’épaisseur des panneaux ne doit pas dépasser 18 mm.

5.4.2 Écran thermique


Des écrans thermiques intérieurs et/ou extérieurs peuvent être nécessaires pour protéger les éléments
combustibles de l’ossature bois en cas d’incendie.
ATTENTION 21
En COB, les panneaux assurant la fonction d’écran thermique, ne peuvent pas
aussi assurer la fonction contreventante. Contrairement à la COB, pour les FOB,
un seul panneau peut assurer les fonctions de stabilité et d’écran thermique sous
réserve que celles-ci soient visées dans le cadre d’une ATEx ou d’un Avis Tech-
nique et couvertes par une Appréciation de laboratoire.

Les préconisations spécifiques à ces écrans (et leurs éventuels accessoires) seront définies par l’Appré-
ciation de laboratoire générique établie dans le cadre du présent guide (voir ANNEXE E).
ATTENTION 22
Les procédés d’ETICS pour lesquels l’ETICS joue le rôle d’écran thermique peuvent
être employés sous réserve de bénéficier d’une Appréciation de laboratoire visant
cet emploi, et que celle-ci soit respectée.

5.5 Menuiseries
Les menuiseries mises en œuvre dans les COB ou FOB doivent répondre aux exigences de la norme
NF DTU 36.5 et doivent faire l’objet d’une évaluation spécifique auprès du Groupe Spécialisé 6 du type
ATec ou DTA et/ou certification.
La norme NF DTU 36.5 considère que les menuiseries sont mises en œuvre sur un support étanche. Ce
guide précisera les dispositions complémentaires pour déroger à la limitation en hauteur du domaine
d’emploi des normes NF DTU 31.2 et NF DTU 31.4.
La menuiserie est toujours fixée et étanchée sur un cadre étanche (tableau de baie ou encadrement
de baie rapporté). L’encadrement de baie constitue uniquement l’interface avec l’ETICS et permet de
limiter les entrées d’eau dans l’isolant de l’ETICS. Pour des questions de limitation de la propagation
du feu par la façade, l’encadrement de baie doit justifier de son étanchéité au feu jusqu’à la menuise-
rie, entraînant le fait de réaliser l’étanchéité de la menuiserie sur cet encadrement de baie, qui devient
donc un encadrement de baie rapporté.
Une vérification de la continuité de l’étanchéité du système constructif de l’intégration de la menuise-
rie dans la façade bois sera demandée par typologie de configuration :
■ la menuiserie doit justifier de son étanchéité intrinsèque (jonction dormant sur ouvrant, drainage,
etc.) au sens de la norme NF EN 14351 (Fenêtres et portes) avec les pressions indiquées dans la
norme NF DTU 36.5 P3 ;
■ les dispositions constructives d’intégration de la menuiserie dans la façade seront à justifier au sens
de la norme NF EN 13830 (Façades rideaux) suivant la typologie de façade (protocole défini au §B.1
de l’ANNEXE B du présent guide), pour tout domaine d’emploi hors du cadre de l’Avis Technique
et/ou ATEx relatif au procédé d’ETICS.

5.5.1 Fenêtres et portes-fenêtres


Les menuiseries doivent disposer au préalable d’une évaluation afin de s’assurer que les performances
annoncées au sens de la norme NF EN 14351-1 prennent en compte les exigences de robustesse pré-
cisées dans la norme NF DTU 36.5.

PARTIE 5 54 Matériaux
Du fait du mode préférentiel de mise en œuvre des menuiseries en applique sur feuillure reconstituée,
il est recommandé d’employer des cadres dormants présentant une surface lisse permettant une
bonne mise en œuvre des calfeutrements réalisés par exemple en joints silicone sur fond de joint ou
de mousses imprégnées.

NOTE 24
Dans tous les cas, les surfaces lisses devront être dégraissées avant la mise en
œuvre du produit de calfeutrement.

5.5.2 Fermetures et stores extérieurs


Les fermetures et stores extérieurs pour baies équipées de fenêtres sont conformes à la norme NF DTU
34.4 :
■ volet roulant ;
■ volet battant ;
■ volet coulissant ;
■ store vénitien extérieur ou brise-soleil orientable (BSO).
Les fermetures et stores extérieurs intégrés sont conformes à la norme NF DTU 36.5 :
■ blocs-baies avec coffre de volet roulant (CVR) ;
■ blocs-baies avec coffre de brise-soleil orientable (BSO).

NOTE 25
Dans le cas d’une mise en œuvre de menuiseries extérieures comportant des
coffres (de volets roulants ou des brise-soleil orientables ou de stores vénitiens
extérieurs), il conviendra de fournir un rapport d’essai A*E*V* du bloc-baie com-
plet comprenant la menuiserie extérieure ainsi que le volet roulant et les coulisses.

5.5.3 Encadrements de baie rapportés


assurant la fonction étanchéité
Seuls les encadrements métalliques soudés (étanches) ou assemblés sont envisagés dans ce guide.
Les encadrements de baie permettent d’assurer un double niveau d’imperméabilisation à l’eau de pluie
au niveau de l’interface entre le système d’ETICS et l’encadrement de baie rapporté en acier.
■ Le premier niveau d’imperméabilisation est réalisé entre l’ETICS et l’encadrement de baie rapporté
en acier.
■ Le second niveau d’imperméabilisation est réalisé entre l’encadrement de baie rapporté et le pare-
pluie, positionné sur la paroi support. Il consiste en un recouvrement de la paroi support par l’enca-
drement de baie rapporté, complété par des bandes d’étanchéité pontant la jonction encadrement
de baie rapporté / paroi support.

NOTE 26
D’autres solutions d’encadrements de baie peuvent être envisagées. Il est possible
d’avoir un assemblage d’encadrements permettant d’assurer pour l’un, la fonction
« mécanique » (fixation de la menuiserie) et pour l’autre, la fonction d’étanchéité.

Les encadrements de baie doivent être en acier avec une épaisseur minimale de 10/10e.

PARTIE 5 55 Matériaux
Les encadrements de baie doivent présenter un rejingot d’au moins 50 mm. Pour les encadrements de
baie rapportés de type assemblés, la bavette de capotage d’appui comprend des oreilles soudées d’une
hauteur minimale de 50 mm et doit être au moins égale à la hauteur du rejingot. Les 2 angles formés
par les oreilles et le rejingot sont soudés.
≥ 70 mm

≥ 70 mm

Retombée ≥ 30 mm

Rejingot ≥ 25 mm

Pente ≥ 10 %

Retombée ≥ 40 mm

Figure 21 : Aperçu 3D d’un encadrement de baie acier monobloc

En linteau, l’encadrement doit présenter :


■ une pente d’au moins 3 % vers l’extérieur ;
■ une saillie d’au moins 20 mm par rapport au nu extérieur du parement de l’ETICS.
Les encadrements pourront faire l’objet d’un plan d’assurance qualité avec des points de contrôle
intégrant notamment des contrôles adaptés sur :
■ les dimensions des encadrements de baie rapportés comprenant la vérification du respect des cotes
minimales, l’aptitude à recevoir les calfeutrements, les pentes minimales et tolérances à respecter ;
■ les écarts de rectitude qui devront être inférieurs à 2 mm par mètre ;
■ les soudures (qualité, continuité, etc.) ;
■ les préparations et protections contre la corrosion.

5.5.4 Accessoires d’étanchéité associés


à la mise en œuvre des menuiseries
Les produits de calfeutrement à employer sont ceux précisés dans les recommandations profession-
nelles RAGE « Réalisation des encadrements de baies et intégration des menuiseries extérieures dans
les parois à ossature bois ».

PARTIE 5 56 Matériaux
■ Fond de joint
Élément qui limite la profondeur et définit le profilé arrière du produit de calfeutrement.
Il permet :
− de déterminer le volume du mastic constituant le calfeutrement du joint ;
− d’assurer un travail du mastic sur deux faces sensiblement parallèles ;
− d’exercer une pression sur le mastic (lissage) pour assurer un contact optimum du mastic avec
les deux faces à étancher.
Une fois le mastic sec ou réticulé, le fond de joint n’a plus de fonction.
■ Mastics
Mastics élastomères de classe F 12,5 E ou F 25 E ou des mastics plastiques de classe F 12,5 P selon la
norme NF EN ISO 11600.
Ces produits assurant l’étanchéité par adhérence, il convient avant mise en application de s’assurer de
l’adhésivité/cohésion du produit employé avec la matière du dormant et le support en place par des
essais de convenance conformément à la norme NF DTU 44.1.
■ Mousses imprégnées
Mousses imprégnées pré-comprimées ou non répondant aux spécifications de la classe 1 de la norme
NF P 85-570 ; l’imprégnation par bitume et cire est exclue.
Ces produits assurant l’étanchéité par mise en compression entre deux faces parallèles, il convient
avant mise en application de s’assurer que les jeux fonctionnels entre le dormant et le support étanche
demeurent conformes au cahier des charges du produit.
■ Membranes d’étanchéité
Les membranes d’étanchéité souples à coller ou autocollantes à froid doivent faire l’objet d’un cahier
des charges spécifiant les caractéristiques mécaniques et précisant en particulier les conditions à res-
pecter pour la mise en œuvre.
Ces produits assurant l’étanchéité par adhérence, il convient avant mise en application de s’assurer de
l’adhésivité/cohésion du produit employé avec la matière du dormant et le support en place par des
essais de convenance permettant de valider la compatibilité chimique et la constance de performance.

5.6 Revêtement extérieur : ETICS


Les systèmes d’isolation thermique extérieure (ETICS), visés dans le présent document, sont consti-
tués d’un système d’enduit appliqué directement sur des panneaux isolants fixés mécaniquement, au
droit des montants du mur support (COB ou FOB) constitué comme décrit à la PARTIE 4. Le procédé
d’ETICS fait l’objet d’un ATec ou DTA visant le support bois.

5.6.1 Fixations
Les fixations nécessaires à la mise en place des panneaux isolants de l’ETICS sont des vis à rosace. Elles
doivent être visées dans les ATec ou DTA relatifs au procédé ETICS.
La longueur des vis est choisie en fonction de l’épaisseur d’isolant, de l’épaisseur de l’éventuel calage et
de la profondeur de vissage.
Les rosaces sont montées « à fleur » ou « à cœur » de l’isolant. Le montage « à cœur » ne peut être
réalisé que pour des panneaux isolants de type « mono-densité ». Il n’est pas visé pour des panneaux
isolants de type « bi-densité ».
ATTENTION 23
Dans le présent document, seules les fixations « vis à rosace » sont visées pour la
mise en place des panneaux isolants de l’ETICS. Les fixations par agrafages ne sont
pas visées dans ce guide.

PARTIE 5 57 Matériaux
5.6.2 Panneaux isolants
Il s’agit de panneaux isolants en laine de roche conformes à la norme NF EN 13162 en vigueur, d’épais-
seur comprise entre 60 et 120 mm et faisant l’objet d’un marquage CE, d’une Déclaration des Perfor-
mances, d’une Fiche de Données de Sécurité (FDS) et d’un certificat ACERMI ou équivalent, en cours
de validité. Les caractéristiques des panneaux sont indiquées dans chaque certificat.
Les panneaux admis sont ceux indiqués dans l’ATec ou DTA en cours de validité de l’ETICS sur support
COB. Ceux-ci présentent une masse volumique supérieure ou égale à 90 kg/m3.

NOTE 27
Stockage : les panneaux doivent être stockés à l’abri des chocs et des intempéries.
L’ouverture des emballages doit s’opérer le plus proche possible de l’emplacement
de pose, et juste avant la pose.

5.6.3 Système d’enduit


Le système d’enduit est composé d’une couche de base armée d’un treillis en fibres de verre et d’un
revêtement de finition. Dans un ATec (ou DTA) ETICS sur support bois, plusieurs revêtements de fini-
tion sont généralement visés constituant différentes configurations de l’ETICS.

ATTENTION 24
Seules les configurations présentant les caractéristiques et performances indi-
quées dans le §4.4.2 du présent guide, sont visées.
Les autres systèmes d’enduit ne sont pas visés dans ce guide.

5.6.4 Divers : accessoires


Les accessoires sont ceux indiqués dans l’ATec ou DTA ETICS sur support bois qui font principalement
référence au §3.9 du Cahier de Prescriptions Techniques n° 3035_V3 du Groupe Spécialisé 7 (en cours
de révision à la date de rédaction du guide).
Sont ainsi prévus les profilés de départ et d’arrêt latéral, les cornières de renfort d’angle, les profilés
pour couvre-joints, les couvertines.
Lorsque ces accessoires sont fixés sur le support en bois, il convient de veiller à l’adaptation des fixa-
tions au support bois et à leur positionnement.
Outre ces accessoires classiquement utilisés, de nouveaux accessoires pourraient être nécessaires pour
envisager une pose sur FOB ou pour garantir l’étanchéité à l’eau des façades.

[Link] Les accessoires de croisement de joints


Dans le cas de FOB, des joints verticaux et horizontaux doivent être ménagés dans l’ETICS au droit des
joints entre les divers panneaux de l’ossature bois. La compatibilité de combinaison entre joints hori-
zontaux et verticaux devra être vérifiée. D’autre part, un pas à pas illustré décrivant la mise en œuvre
du joint en croix est recommandée. Des accessoires peuvent également être prévus et mis en œuvre
au niveau de ces intersections de joints afin de limiter les passages d’eau liquide tout en permettant
les mouvements entre les différents panneaux.

NOTE 28
À notre connaissance, ce type d’accessoire n’est actuellement pas proposé par les
détenteurs d’ETICS. Les caractéristiques à évaluer sont, notamment, la durabilité
du produit et le maintien de ses fonctions dans le temps.

PARTIE 5 58 Matériaux
[Link] Profilés d’évacuation des eaux d’infiltration ou des condensats
Afin d’éviter l’accumulation d’eau dans l’isolant de l’ETICS (due aux éventuelles infiltrations et à la
possible condensation), il peut être nécessaire de prévoir des dispositifs permettant d’évacuer l’eau
vers l’extérieur.
En complément de cette fonction première d’évacuation des eaux vers l’extérieur, le dispositif doit
également répondre à d’autres exigences :
■ éviter les coulures et salissures sur l’ETICS en dessous du dispositif. Ainsi, le dispositif doit présenter
un débord par rapport au nu extérieur de la façade et former une goutte d’eau (larmier) ;
■ empêcher l’eau de pluie d’entrer dans l’isolant et d’atteindre le support. Cela nécessite que le dispo-
sitif soit étanche et présente une pente vers l’extérieur, afin d’éviter la stagnation ou l’accumulation
d’eau au niveau du dispositif.
NOTE 29
À notre connaissance, ce type d’accessoire n’est actuellement pas proposé par
l’ensemble des détenteurs d’ETICS mais certains modèles existent sur le marché.
Les caractéristiques à évaluer sont, notamment, la durabilité du produit et le
maintien de ses fonctions dans le temps

Des schémas illustrant cette disposition sont présentés au §6.3.3.

PARTIE 5 59 Matériaux
PARTIE 6

Mise en œuvre

6.1 Paroi support


6.1.1 Conditions de fabrication
Les dispositions précisées au chapitre 9 « Conception et fabrication des parois verticales » de la norme
NF DTU 31.2 P1-1 et au chapitre 10 « Conception et fabrication des éléments de façades ossatures
bois » de la norme NF DTU 31.4 P1-1 s’appliquent.
L’ensemble des étapes de fabrication en usine doit faire l’objet de suivi et de contrôles qui doivent être
détaillés dans le Plan d’Assurance Qualité (PAQ) de production.
En fonction des risques identifiés tout au long de la fabrication des éléments de mur, les contrôles
internes constitués d’auto-contrôles et des différents contrôles « hiérarchiques » doivent être mis en
place.
Le détail, la fréquence de réalisation, les supports utilisés ainsi que les responsables de ces auto-
contrôles devront être précisés sous forme de tableau de synthèse dans le PAQ.
Les points étapes sont, entre autres :
■ contrôles à réception des composants ;
■ contrôles de l’humidité des bois ;
■ contrôles dimensionnels des coupes et assemblages ;
■ contrôles de la densité des fixations ;
■ contrôles et vérifications des ferrures d’ancrages et de levage ;
■ contrôles de mise en œuvre des pare-pluie et pare-vapeur ;
■ indication des axes des montants de la paroi à ossature bois pour fixation sur chantier des isolants
support d’enduit.
La gestion des non-conformités devra être précisée.
Pour rappel, les tolérances dimensionnelles de fabrication des éléments d’ossature sont précisées dans
les normes NF DTU 31.4 (FOB) et NF DTU 31.2 (COB) et sont rappelées ci-dessous :
■ hauteur : ± 3 mm sur la cote nominale ;
■ longueur : ± 1 mm/m sur la cote nominale avec une limite à ± 5 mm ;
■ épaisseur : ± 2 mm sur la cote nominale ;
■ rectitude des bords : ≤ 1 mm/m ;
■ faux équerrage : ≤ 1 mm/m avec une limite à 8 mm.
■ pour les tolérances de planéité, lorsque l’on pose une règle de 2 m sur un endroit quelconque d’un
élément de mur à ossature bois, cet élément doit présenter une déformation inférieure ou égale à
5 mm.
Ces tolérances devront être prises en compte dans l’analyse des jeux disponibles en œuvre et pourront
être resserrées, si nécessaire.

PARTIE 6 61 Mise en œuvre


6.1.2 Conditions de mise en œuvre
Comme évoqué dans les introductions des normes NF DTU 31.2 et NF DTU 31.4, il peut être néces-
saire de prévoir un ouvrage complémentaire entre parties d’ouvrages conformes aux prescriptions de
leurs NF DTU respectifs pour atteindre les performances attendues de l’ouvrage global. Ces dernières
peuvent être mécaniques, thermiques, acoustiques, environnementales, incendie, étanchéité, etc.

[Link] Ouvrage complémentaire d’interface localisé (OCIL)


Ces ouvrages, dits ouvrages complémentaires d’interface localisés (OCIL), concernent des dispositions
locales ou localisées. Ils s’intègrent dans la conception initiale de l’ouvrage ou de la partie d’ouvrage et
n’entrent pas dans une approche de réparation de l’ouvrage. Les OCIL complètent les recommanda-
tions des NF DTU relatifs aux ouvrages supports et aux ouvrages supportés.
Au moment de la parution du présent document, une norme expérimentale (PR XP P 18-202) pré-
cisant les règles à respecter ainsi que les exigences minimales applicables par défaut pour réaliser les
OCIL est en cours de rédaction.
Dans l’attente de la parution de cette norme, lorsqu’il est nécessaire de prévoir un ouvrage com-
plémentaire entre parties d’ouvrage, il est nécessaire de définir les conditions de mise en œuvre en
précisant la prise en compte des différentes tolérances (fabrication, support, etc.) et la réception du
support se devra d’être notifiée par auto-contrôle. Le détail, la fréquence de réalisation, les supports
utilisés, ainsi que les responsables de ces auto-contrôles, devront être précisés sous forme de tableau
de synthèse dans le PAQ.
Les points d’étape sont entre autres :
■ contrôles des ferrures en attente ;
■ contrôles des jeux entre panneaux ;
■ contrôles de la verticalité du panneau ;
■ contrôles des désaffleurements des panneaux ;
■ contrôles de la mise en œuvre des compléments de pare-pluie et pare-vapeur ;
■ contrôles des points singuliers.

[Link] Gestion de l’humidité en phase chantier


Le PAQ de la gestion de l’humidité en phase chantier devra intégrer les procédures qualité issues
du guide « Construction bois et gestion de l’humidité en phase chantier » rédigé par INGENECO
et financé par le CODIFAB2 qui centralise les bonnes pratiques spécifiques à cette technique (voir
ANNEXE D du présent guide).

6.2 Revêtement extérieur en partie courante


6.2.1 Conditions de mise en œuvre
Les dispositions communes à tous les cas de mise en œuvre sont celles décrites ci-dessous, elles sont
renforcées par les contrôles définis au §6.2.2 et les dispositions spécifiques décrites au §6.2.3 :
■ réception de la paroi support (COB ou FOB) : voir §[Link] ;
■ stockage sur chantier des composants de l’ETICS : stockés à l’abri des intempéries ;
■ conditions générales de mise en œuvre de l’ETICS :
− l’ETICS est toujours posé sur une COB avec panneau de contreventement ou FOB avec panneau
de stabilité ;

2 Lien vers le guide : [Link]


chantier-2426

PARTIE 6 62 Mise en œuvre


− pour les bâtiments sans pare-pluie souple : les joints entre panneaux isolants de l’ETICS ne
doivent pas correspondre aux joints entre panneaux supports et doivent présenter un décalage
minimum de 200 mm ;
− au-delà de R+2 : du fait des résultats de l’étude hygrothermique et de l’absence de données
concernant les enduits (susceptibles de répondre aux conditions limitant le fort risque d’humi-
dification à l’interface « enduit extérieur et isolant en laine de roche »), des bavettes de recou-
pement vont être mises en place tous les 2 niveaux (ou tous les niveaux, au-delà de 28 m) pour
évacuer les eaux susceptibles d’être présentes dans l’isolant en laine de roche.
NOTE 30
Les simulations réalisées ne tiennent pas compte de l’effet gravitaire. Or, dans une
laine de roche, les fibres sont suffisamment espacées pour permettre à de l’eau de
condensation de s’écouler vers les parties basses de la paroi. Il pourrait y avoir une
accumulation d’eau à cet endroit si rien n’est fait.

6.2.2 Mise en œuvre du support de l’ETICS


[Link] Réception du support
La mise hors d’eau des panneaux de COB ou de FOB, supports d’ETICS, doit être systématiquement
exécutée sans délai pour éviter la dégradation du support bois (ex : bâchage mis en œuvre par l’entre-
prise ayant posé ces panneaux pour bâtiments de hauteur < R+2).
Ainsi il convient de s’assurer des conditions suivantes :
■ les panneaux de COB ou FOB sont protégés par le pare-pluie et le temps d’exposition aux UV
admissible avant recouvrement du pare-pluie est respecté ;
■ la paroi de la COB ou de la FOB doit être étanche à l’air avant mise en œuvre de l’ETICS ;
■ les contrôles et tolérances définis dans la norme NF DTU 31.2 ou la norme NF DTU 31.4 sont res-
pectés ;
■ l’humidité du panneau support d’ETICS est contrôlée par une méthode adaptée au type de pan-
neau. Avant la pose de l’ETICS, elle doit être comprise entre 8 et 12 %.
Les logigrammes suivants présentent un exemple des différentes phases pour lesquelles des contrôles
peuvent être réalisés, en fonction du niveau de préfabrication du support.

PARTIE 6 63 Mise en œuvre


SUIVI DE L'HUMIDITÉ EN PHASE CHANTIER
FOB préfabriquée sans l'isolant entre montant et sans le pare-vapeur
Voir annexe D du présent guide

Mise en œuvre des FOB

Si des traces d'humidification non souhaitées sont décelées


Contrôle périodique de l'humidité de l"ossature bois. visuellement dans le voile de stabilité :
Mise en place des actions correctives et contrôles supplémentaires Contrôle de l'humidité du voile de stabilité, mise en place des actions
en cas de dérive par rapport aux cibles et tolérances prévues correctives et contrôles supplémentaires en cas de dérive par rapport
aux valeurs cibles et tolérances prévues

Avant la mise en œuvre de l'isolation


entre montant et du pare-vapeur :
Mise en place des actions Contrôle de l'humidité de l'ossature bois
correctives et contrôles
supplémentaires

Humidités conformes aux plages définies dans le


NON PAQ de suivi de l'humidité en phase chantier ? OUI

BON À FERMER pour isolation de la FOB


édité par l'entreprise en charge du contrôle de l'humidité

Mise en œuvre de l'isolation entre montants et du pare-vapeur intérieur

Avant la mise en œuvre de l'ETICS :


Réception du support
Reprise du support par l’entreprise
en charge de l’ouvrage à reprendre

NON Le support est-il conforme ? OUI

BON DE RÉCEPTION DU SUPPORT


édité par l'entreprise en charge de la mise en œuvre de l'ETICS

NB : Ce contrôle est réalisé avant


Avant la mise en œuvre de l'ETICS :
ou en parallèle de la réception du
Contrôle de l'humidité du voile de stabilité
Mise en place des actions support par le façadier
correctives et contrôles
supplémentaires

Humidités conformes aux plages définies dans le


NON PAQ de suivi de l'humidité en phase chantier ? OUI

BON À RECOUVRIR
édité par l'entreprise en charge de la mise en œuvre de l'ETICS

Mise en œuvre des ETICS

Avant la mise en œuvre des éléments de second œuvre


fermant la FOB (Par exemple : écran
thermique intérieur ; contre-cloison intérieure) :
Mise en place des actions Contrôle de l'humidité de l'ossature bois
correctives et contrôles
supplémentaires
Humidités conformes aux plages définies dans le
NON OUI
PAQ de suivi de l'humidité en phase chantier ?

BON À RECOUVRIR
édité par l'entreprise en charge du contrôle de l'humidité

Mise en œuvre des éléments de second œuvre

Logigramme conçu par INGENECO Technologies dans le cadre de l'ATEx 3022_V2 d'ICADE et Sto"

Figure 22 : Logigramme SANS isolant entre montants et SANS pare-vapeur

PARTIE 6 64 Mise en œuvre


SUIVI DE L'HUMIDITÉ EN PHASE CHANTIER
FOB préfabriquée avec l'isolant entre montant et avec le pare-vapeur
Voir annexe D du présent guide

Mise en œuvre des FOB

À la fin du montage des FOB :


Mise en place des actions Contrôle de l'humidité de l'ossature bois
correctives et contrôles
supplémentaires

Humidités conformes aux plages définies dans le


NON PAQ de suivi de l'humidité en phase chantier ? OUI

Avant la mise en œuvre de l'ETICS :


Réception du support
Reprise du support par l’entreprise
en charge de l’ouvrage à reprendre

Humidités conformes aux plages définies dans le


NON PAQ de suivi de l'humidité en phase chantier ? OUI

BON DE RÉCEPTION DU SUPPORT


édité par l'entreprise en charge de la mise en œuvre de l'ETICS

NB : Ce contrôle est réalisé avant


Avant la mise en œuvre de l'ETICS :
ou en parallèle de la réception du
Contrôle de l'humidité du voile de stabilité
Mise en place des actions support par le façadier
correctives et contrôles
supplémentaires

Humidités conformes aux plages définies dans le


NON PAQ de suivi de l'humidité en phase chantier ? OUI

BON À RECOUVRIR
édité par l'entreprise en charge de la mise en œuvre de l'ETICS

Mise en œuvre des ETICS

Avant la mise en œuvre des éléments de second œuvre


fermant la FOB (Par exemple : écran
thermique intérieur ; contre-cloison intérieure) :
Contrôle de l'humidité de l'ossature bois
Mise en place des actions
correctives et contrôles
supplémentaires

Humidités conformes aux plages définies dans le


NON OUI
PAQ de suivi de l'humidité en phase chantier ?

BON A RECOUVRIR
édité par l'entreprise en charge du contrôle de l'humidité

Mise en œuvre des éléments de second œuvre

Logigramme conçu par INGENECO Technologies dans le cadre de l'ATEx 3022_V2 d'ICADE et Sto"

Figure 23 : Logigramme AVEC isolant entre montants et AVEC pare-vapeu

[Link] Contrôles en unité de fabrication


Les contrôles réalisés sur les composants de l’ETICS sont indiqués généralement dans le plan de
contrôle associé au système.

PARTIE 6 65 Mise en œuvre


[Link] Contrôles de mise en œuvre
Auto-contrôles à prévoir sur site, lors de la mise en œuvre :
■ respect des conditions d’application (conditions climatiques) ;
■ respect des conditions de préparation des enduits (taux de gâchage éventuel, temps de mélange,
temps de prise, etc.) et d’application (consommations et épaisseurs appliquées, temps de séchage) ;
■ vigilance sur la bonne exécution des points singuliers, etc.
Ces auto-contrôles sont consignés dans une fiche d’auto-contrôle du type de celle donnée dans l’Annexe J des
Recommandations Professionnelles RAGE « Procédés d’isolation thermique extérieure par enduit sur polys-
tyrène expansé – Neuf/rénovation » de juillet 2014, qui reste à adapter à la mise en œuvre sur COB ou FOB.

6.2.3 Dispositions spécifiques


en fonction de la hauteur du bâtiment
Sauf cas particulier, le domaine d’emploi des Avis Techniques/DTA des ETICS sur support bois sont limi-
tés à des bâtiments conformes à la norme NF DTU 31.2 de type R+2 ou 9 m (hors bord/front de mer).
Pour envisager une évolution de ce domaine d’emploi à des hauteurs supérieures, des dispositions
spécifiques, fonction de l’exposition à la pluie battante et du climat, sont nécessaires.

[Link] Dispositions et conditions spécifiques en partie courante


Les ETICS sur support bois ne prévoient généralement pas de dispositions complémentaires afin
d’améliorer le comportement à l’eau de pluie en partie courante. Il est cependant possible d’envisager
certaines dispositions afin d’améliorer ce comportement et de limiter ainsi le risque d’humidification
du support en bois. Plusieurs solutions sont envisageables :
■ mise en œuvre d’un pare-pluie entre l’ossature bois et l’ETICS. Cette disposition contribue à limiter
le risque d’humidification du support bois du fait d’entrées d’eau liquide dans l’ETICS (chocs ou
fissuration du système d’enduit) ;
■ mise en place d’un dispositif d’évacuation (bavette de rejet d’eau) des eaux d’infiltration et de
condensation (voir Figure 24) ;
■ ajout d’éléments architecturaux horizontaux, comme des coursives, afin de protéger physiquement
le système d’enduit de la pluie battante.

Écran thermique
A2-s3,d0

Lisse de chaînage

50 mm

INT. EXT.

Paroi conforme ETICS Pare-vapeur


aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et Pare-pluie
NF DTU 31.4 (FOB) Bande adhésive
Figure 24 : Bavette de rejet d’eau sur COB

PARTIE 6 66 Mise en œuvre


[Link] Dispositions spécifiques à la mise en œuvre des encadrements de baies
Deux cas sont recommandés :
■ H ≤ R+2 (9 m) : application des dispositions des ATec/DTA sans dispositions complémentaires particulières ;
■ H > 9 m : encadrement de baie rapporté indispensable. Les autres dispositions définies pour les
niveaux Ee1 et Ee2 dans les normes NF DTU 31.2 et NF DTU 31.4 sont adaptées au projet. Prévoir
les protections en fonction des prescriptions du Tableau 3 du §1.1 du présent guide.
ATTENTION 25
Un essai « AEV façade » de la configuration retenue pour l’encadrement de baie
sera à prévoir (seule exception : configuration déjà testée) (Voir Annexe F).

6.2.4 Dispositions de mise en œuvre de l’ETICS


Coupe horizontale d’un panneau de COB ou de FOB avec un système d’ETICS.
INT.

Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)

ETICS

Fixation pour isolant


EXT.
de l’ETICS
Panneau multifonction
(pare-pluie, écran thermique
Maxi 600 mm et support d'ETICS)
(entre 2 rangées de fixations de l’ETICS)
Pare-vapeur
Figure 25 : Mise en œuvre de l’ETICS sur une paroi avec pare-pluie souple – coupePare-pluie
horizontale

INT.

Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)

ETICS

Écran thermique
A2-s3,d0 EXT.
Fixation pour isolant
de l’ETICS
Maxi 600 mm
(entre 2 rangées de fixations de l’ETICS) Pare-vapeur
Pare-pluie
Figure 26 : Mise en œuvre de l’ETICS sur une paroi avec le panneau rigide ayant la fonction pare-pluie – coupe horizontale

ATTENTION 26
L’entraxe des fixations de l’isolant de l’ETICS doit être en accord avec l’ATTENTION 27.

PARTIE 6 67 Mise en œuvre


Panneau de stabilité
ou voile de contreventement

EXT.
INT.
ETICS avec isolant
en laine de roche
(épaisseur d’isolant
entre 60 et 120 mm)

Isolant en laine
minérale ou en Panneau thermique
fibre de bois (A2 s3-d0)

Pare-vapeur Paroi conforme ETICS


Pare-pluie aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 27 : Mise en œuvre de l’ETICS sur une paroi avec pare-pluie souple – coupe verticale

Panneau multifonction
(pare-pluie, écran
thermique et support
d'ETICS)

Panneau de ETICS avec isolant


stabilité ou de en laine de roche
contreventement (épaisseur d’isolant
entre 60 et 120 mm)

Isolant en laine
minérale ou en
fibre de bois

EXT.
INT.

Pare-vapeur Paroi conforme ETICS


Pare-pluie aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 28 : Mise en œuvre de l’ETICS sur une paroi avec le panneau rigide ayant la fonction pare-pluie – coupe verticale

[Link] Vue de face – plans de chevillage de l’isolant en laine de roche


La fixation des panneaux isolants se fait dans les montants de l’ossature bois. Pour ce faire, la position des
montants devra systématiquement être indiquée sur le pare-pluie par l’entreprise en charge de la FOB et
du pare-pluie. Ce repérage pourra par exemple être réalisé avec un marqueur blanc résistant aux UV et à
la pluie, avec des bandes adhésives parapluie ayant au minimum les mêmes propriétés de résistance aux
intempéries que le pare-pluie ou avec la position des agrafes à pastilles plastiques au droit des montants.

PARTIE 6 68 Mise en œuvre


Exemple de calepinage des fixations de l’isolant de l’ETICS dans les panneaux à ossature bois :
≤ 600 mm
entraxe montants

≥ 80 mm

≤ 600 mm
entraxe montants

≥ 80 mm

≤ 400 mm entraxe
montants ≥ 80 mm

≥ 80 mm

Figure 29 : Vue du chevillage

PARTIE 6 69 Mise en œuvre


ATTENTION 27
L’entraxe maximal entre les rangées de fixations de l’isolant de l’ETICS est de
600 mm. De ce fait, il n’est pas possible d’avoir un vide entre montants d’ossature
de 600 mm.

[Link] Dispositions spécifiques à la mise en œuvre des menuiseries et de l’encadrement


de baie rapporté
Il existe plusieurs cas de figure récapitulés dans le tableau ci-dessous.
Tableau 11 : Exigences de mise en œuvre des menuiseries vis-à-vis de l’étanchéité à la pluie

Niveau Niveau
Commentaires
d’étanchéité N2 d’étanchéité N3
Encadrement de baie rapporté
Pour encadrement de baie assemblé :
Encadrement de baie Assemblé Bavettes avec oreilles soudées
rapporté métallique Soudé Disposition DTU pour bavette, jambage, etc.
(acier)
Soudé Pas de retour d’ETICS en tableau
Position de
Tunnel ou L’étanchéité de l’encadrement de baie
l’encadrement de
Applique extérieure rapporté est réalisée en applique extérieure
baie rapporté
Menuiseries
Position du
Applique intérieure contre l’encadrement de
calfeutrement de la Pas de nu intérieur
baie rapporté
menuiserie
Nu intérieur
La menuiserie peut être mise en œuvre du
Position
Au milieu du tunnel nu extérieur, au nu intérieur de la paroi à
de la menuiserie
ossature bois
Nu extérieur

ATTENTION 28
En cas d’applique extérieure de la menuiserie, la mise en œuvre de l’ETICS néces-
site un soin tout particulier notamment au droit des goussets de l’encadrement
(grugeage de l’isolant et remplissage avec de la laine minérale « souple » entre les
goussets, derrière la membrane d’étanchéité).

La réalisation des encadrements de baies doit comprendre :


■ la continuité du film pare-pluie en périphérie du chevêtre d’ossature bois par le biais de l’utilisation
systématique d’angles préformés pour un système de niveau N2 ;
■ la continuité de l’étanchéité à l’air et à la barrière à la vapeur d’eau en périphérie des baies ;
■ l’encadrement de baie rapporté.

6.3 Points singuliers


(paroi et revêtement extérieur)
Les schémas présentés dans ce paragraphe sont donnés à titre d’exemples ; d’autres solutions sont
envisageables en respectant les préconisations des normes NF DTU 31.2 et NF DTU 31.4.
Dans ce paragraphe, les spécificités propres à chacun des points singuliers de l’ouvrage seront décrites
et précisées. Ce paragraphe sera essentiellement complété par des schémas types de mise en œuvre
de ces points singuliers avec des solutions concrètes.

PARTIE 6 70 Mise en œuvre


ATTENTION 29
Dans ce paragraphe :
− Lorsque les contre-cloisons sont représentées, elles sont données à titre d’infor-
mation, elles devront être conformes au référentiel technico-règlementaire dont
elles relèvent.
− La composition représentée pour les parois supports est générique et non limi-
tative. Les compositions devront être conformes aux normes NF DTU 31.2 et NF
DTU 31.4 et dispositions spécifiques du présent guide.

6.3.1 Généralités spécifiques aux supports FOB


■ Dispositions applicables aux supports FOB
Les dispositions spécifiques aux différentes typologies de FOB et au traitement des points singuliers
sont décrites dans la norme NF DTU 31.4. Il y a aura lieu, en complément de ce qui est indiqué dans
cette norme, de veiller à ce que :
− le rétablissement de l’étanchéité à l’eau au droit des jeux fonctionnels horizontaux et verticaux
soit réalisé selon le dimensionnement effectué afin que le traitement de ces jonctions soient
compatibles avec les déformations différentielles prévisibles (voir §[Link]) et que la fonction
d’étanchéité à l’eau soit maintenue pendant toute la vie de l’ouvrage ;
− que le calepinage des FOB et de son ossature permette la bonne mise en œuvre du procédé
d’ETICS selon les dispositions qui lui sont spécifiques.
■ Dispositions spécifiques applicables à l’ETICS pour un emploi sur support FOB
L’ETICS ne peut pas ponter de part et d’autre les jeux fonctionnels de FOB, il doit nécessairement être
recoupé et traité :
− pour les jonctions horizontales en nez de dalle, l’ETICS est recoupé horizontalement tous les
niveaux via la présence d’une bavette de rejet d’eau assurant généralement aussi la fonction
déflecteur de flamme (voir §6.3.3).
− pour les jeux fonctionnels verticaux (dans le plan ou dans les angles), l’ETICS est recoupé au droit
du jeu fonctionnel de la FOB et la jonction entre les 2 parties d’ETICS est traitée avec un joint
fonctionnel spécifique au droit de l’ETICS (voir §6.3.4 et §[Link]).
Il conviendra que la réalisation de ces joints soit faite en respectant les cotations issues du dimension-
nement de ce joint.

6.3.2 Départ en partie basse


■ Rappel des dispositions spécifiques au support selon les normes NF DTU 31.2 et NF DTU 31.4
Tous les éléments structuraux en bois des ossatures bois doivent se situer à une distance minimale de
200 mm du sol fini extérieur.
De ce fait, la lisse basse des constructions à ossature bois doit se situer à 200 mm du sol fini extérieur.
Une barrière d’étanchéité à l’eau vis-à-vis des remontées capillaires, associée à un dispositif d’étanchéité
à l’air, doit être mise en œuvre entre la lisse basse et l’ouvrage de soubassement.
La membrane souple pare-pluie doit recouvrir la lisse basse. L’étanchéité à la vapeur d’eau doit être
assurée par le rétablissement de la continuité de la membrane pare-vapeur et par collage au mastic
sur la dalle ou le plancher.
Pour le traitement de l’ETICS, pas de particularité. Un profilé de départ est nécessaire. Celui-ci sera
perforé pour évacuer les éventuelles eaux ayant atteint l’ETICS (par condensation et/ou par capillarité).

PARTIE 6 71 Mise en œuvre


Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
ETICS NF DTU 31.4 (FOB)

Écran thermique
A2-s3,d0

EXT. INT.
a ≥ 5 mm
b ≥ 20 mm
c ≥ 35 mm
c
b
a
Pare-vapeur
Pare-pluie souple
Bande adhésive
Figure 30 : Profilé de départ

En fonction de l’exposition aux chocs de la façade, cependant, un treillis complémentaire (simple


trame ou trame renforcée en fibres de verre) peut être marouflé dans la couche de base armée. Sa
mise en œuvre doit alors être conforme au Cahier de Prescriptions Techniques n° 3035_V3 du Groupe
Spécialisé 7 (en cours de révision à date de la rédaction du guide).
L’ETICS doit recouvrir la lisse basse et passer devant la dalle sur une hauteur minimale de 30 mm.
Le profilé de départ doit être fixé dans l’ossature bois (et non dans le support béton).
ATTENTION 30
Pour respecter la cote de 30 mm précitée, il peut être nécessaire d’avoir recours à
des profilés sur mesure.

Dans le cas de la mise en œuvre d’un pare-pluie rigide, la jonction en pied de façade est assurée par
l’ajout d’une bande de pare-pluie souple. Celle-ci peut être soit raccordée sous la lisse basse, soit sur
la dalle.

PARTIE 6 72 Mise en œuvre


■ Cas de figure avec pare-pluie souple
Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
ETICS NF DTU 31.4 (FOB)

EXT. INT.
Bande d'arase +
Bande de mousse
Écran thermique imprégnée pré-comprimée
A2-s3,d0
Lé de pare-vapeur rapporté
Profilé de
Mastic
départ perforé

30 mm
200 mm mini
mini par Pare-vapeur
rapport Pare-pluie
au sol fini Bande adhésive

Figure 31 : Exemple de pied de façade avec un pare-pluie souple

■ Cas de figure avec panneau rigide ayant la fonction pare-pluie


Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
ETICS NF DTU 31.4 (FOB)

EXT. INT.
Panneau multifonction
Bande d’arase +
(pare-pluie, écran thermique
mousse imprégnée
et support d'ETICS)
comprimée

Bande de pare-vapeur
Profilé de
Mastic
départ perforé

30 mm
200 mm
mini
mini par
rapport Pare-vapeur
au sol fini Pare-pluie
Bande adhésive

Figure 32 : Exemple de pied de façade avec un panneau rigide ayant la fonction pare-pluie

Il est possible de considérer que le niveau du sol extérieur est le fond d’un caniveau dont la profondeur
minimale est de 200 mm. Ce caniveau doit avoir une grille métallique galvanisée et doit avoir une lar-
geur minimale de 200 mm à partir de l’extérieur de l’ETICS. De plus, ce caniveau doit être raccordé au
réseau d’évacuation des eaux pluviales.

PARTIE 6 73 Mise en œuvre


■ Cas de figure avec pare-pluie souple et caniveau
Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
ETICS NF DTU 31.4 (FOB)

EXT. INT.
Écran thermique
A2-s3,d0

Lisse basse d’appui


classe 3.b

Bande de pare-vapeur
Profilé de
pour étanchéité à l’air
départ perforé
Mastic

30 mm
20 mm mini mini

200 mm
mini

Caniveau avec
caillebotis
Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive
Figure 33 : Exemple de pied de façade en présence d’un caniveau extérieur avec pare-pluie souple

6.3.3 Raccordement aux planchers


[Link] Sur support COB
Les solutions de traitement de ces jonctions sont décrites dans la norme NF DTU 31.2 et dans les
référentiels des ETICS.

INT. EXT. INT. EXT.

Lisse de chaînage
Lisse de chaînage

50 mm
Écran thermique
A2-s3,d0
Écran thermique
A2-s3,d0

Paroi conforme ETICS Paroi conforme ETICS


aux normes aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB) NF DTU 31.4 (FOB)

Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive

Figure 34 : Solutions de joint de fractionnement en COB

PARTIE 6 74 Mise en œuvre


[Link] En FOB
La figure ci-dessous donne un exemple de traitement de joint fonctionnel horizontal entre 2 FOB
superposées.
Une attention particulière devra être apportée à la jonction en croix entre ce joint fonctionnel hori-
zontal et les joints fonctionnels verticaux décrits au §6.3.4. Les dispositions prises pour ces jonctions en
croix devront notamment permettre d’assurer une continuité de l’étanchéité à l’eau.

Écran thermique
A2-s3,d0
Plancher
EXT. INT.

≥ 50 R
mini
Étanchéité au feu
de jonction

INT.

ETICS Paroi conforme Pare-vapeur


aux normes Pare-pluie
NF DTU 31.2 (COB) et Bande adhésive
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 35 : Exemple de joint de fractionnement horizontal des revêtements extérieurs sur FOB
(en considérant un mouvement possible entre panneaux à ossature bois +/– 5 mm) –
Retombée de bavette de fractionnement = 50 mm dans le cas de FOB

NOTE 31
Dans le cas des FOB, un bourrage en laine de roche entre les deux panneaux est
nécessaire notamment vis-à-vis de l’incendie (voir ANNEXE E). De même, une
étanchéité de jonction doit être réalisée entre les panneaux de FOB et le plancher.
Cette étanchéité doit être obligatoirement maintenue en place pendant la vie de
l’ouvrage.

6.3.4 Jeux fonctionnels verticaux (FOB)


Profilés en métal ou en PVC (à angle droit ou à angle variable), posés au droit des joints de dilatation
du gros œuvre, dont le rôle est de maintenir hors d’eau la tranche du système et d’absorber les mou-
vements relatifs des deux parties du système. Le profilé peut-être perforé ou muni d’un treillis en fibres
de verre avec retours d’au moins 10 cm.
L’épaisseur du profilé doit être au moins égale à 5/10 mm s’il est métallique et 12/10 mm s’il est en
PVC.
Le joint de fractionnement doit être préalablement rempli avec un isolant souple (ex. : laine minérale)
afin de limiter des déperditions thermiques.
Le couvre-joint doit à la fois :
■ former écran à la pluie ;
■ absorber les mouvements entre les deux bords de l’isolant ;
■ résister aux sollicitations diverses (chocs, poinçonnement, etc.) ;
■ rester fixe compte tenu des mouvements prévisibles des parois.

PARTIE 6 75 Mise en œuvre


INT.

Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)

ETICS

Pare-vapeur
Joint de dilatation Pare-pluie souple
Écran thermique A2-s3,d0 EXT. dit « Joint plat » Pare-pluie Bande adhésive
Figure 36 : Exemple d’un jeu fonctionnel entre 2 panneaux de FOB avec ETICS
(FOB filantes, FOB interrompues uniquement par les poutres et dalles)

Dans le cas du traitement d’un joint de dilatation de l’ossature primaire sur les panneaux à ossature
bois, le vide entre les panneaux doit comporter un bourrage en laine de roche, de même pour le trai-
tement de l’étanchéité de jonction entre les panneaux et les murs de refend ou poteaux.
De plus, les membranes souples pare-pluie et pare-vapeur doivent permettre de reprendre les mouve-
ments prévisibles sans se dégrader. L’ETICS ne pourra pas être continu au niveau de ces joints.
Mur de refend

Doublage intérieur
INT. INT. (non visé dans ce guide)

Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)

Écran thermique
A2-s3,d0

ETICS

EXT.
Pare-pluie formant
un soufflet
Profilé pour joint
> 150 mm
Pare-vapeur de dilatation
Pare-pluie souple
Bande adhésive

Figure 37 : Exemple d’un traitement des joints de dilatation

PARTIE 6 76 Mise en œuvre


6.3.5 Angles de paroi
En fonction de l’épaisseur de la laine de roche choisie pour l’ETICS, la conception de la COB ou FOB
peut être impactée. En effet, les panneaux isolants ETICS ne se fixent qu’au droit des montants à
ossature bois et les panneaux isolants doivent être fixés sans trop de porte-à-faux (prise au vent) ou
sans être trop proches des bords (dégradation de l’angle du panneau isolant possible, contrainte vent
également).
Dans les assemblages d’angle, l’étanchéité à l’eau et la barrière à la diffusion à la vapeur d’eau doivent
être rétablies.
Dans le cas de COB ou de FOB, l’étanchéité à l’eau est rétablie par :
■ un raccord collé par bande de pare-pluie ou bande adhésive large collées entre le pare-pluie des
panneaux à ossature bois. La bande de pare-pluie est maintenue avec un adhésif rapporté ou inté-
gré à cette membrane. Ce raccord doit avoir un recouvrement minimum de 100 mm ;
■ la membrane pare-pluie d’un des panneaux de COB ou FOB est dégrafée et est ensuite plaquée sur
l’autre panneau et fixée par un ruban adhésif pare-pluie.
Dans le cas de COB ou de FOB, la continuité de la barrière à la diffusion à la vapeur d’eau est rétablie par :
■ un raccord collé entre lés de pare-vapeur avec un adhésif rapporté ou intégré à la membrane. Ce
raccord doit avoir un recouvrement minimum de 100 mm ;
■ la membrane pare-vapeur d’un des panneaux de COB ou FOB est dégrafée et est ensuite plaquée
sur l’autre panneau et fixée par ruban adhésif.
NOTE 32
La représentation des panneaux de COB ou FOB peut différer de celles ci-dessous
en cas d’écran thermique recouvrant la tranche de chaque panneau (protection
du montant bois de rive).

[Link] Angles de paroi pour les supports COB

Angle rentrant (COB)


Dans les angles de façade, les panneaux isolants d’ETICS doivent être mis harpés.
Exemple de raccordement en angle rentrant pour les murs à ossature bois (COB) sans complément
d’isolation pour la partie structure. Entre les panneaux de COB, il n’y a pas de mouvement possible,
contrairement aux façades à ossature bois (FOB).
Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB) ETICS

EXT.
Écran thermique
A2-s3,d0 80 mm mini

INT.

Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive

Figure 38 : Exemple d’angle entrant sur COB avec un pare-pluie souple

PARTIE 6 77 Mise en œuvre


Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB) ETICS

EXT.
80 mm mini
Panneau multifonction
(pare-pluie, écran thermique 80 mm mini
et support d'ETICS)

INT.

Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive
Figure 39 : Exemple d’angle entrant sur COB avec un panneau ayant la fonction pare-pluie

Angle sortant (COB)


80 mm mini
EXT.

Écran thermique A2-s3,d0

80 mm mini

INT.

Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive Paroi conforme ETICS
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 40 : Exemple d’angle sortant sur COB avec un pare-pluie souple

PARTIE 6 78 Mise en œuvre


80 mm mini
EXT.

80 mm mini
Panneau multifonction
(pare-pluie, écran thermique
et support d'ETICS)

INT.

Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive Paroi conforme ETICS
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 41 : Exemple d’angle sortant sur COB avec un panneau ayant la fonction pare-pluie

Dans les angles, il est nécessaire d’avoir des profilés de continuité de l’ETICS.

Figure 42 : Profilé de continuité d’angle

NOTE 33
Possibilité peu fréquente en angle de façade : profilé utilisé principalement pour
des jonctions horizontales.

PARTIE 6 79 Mise en œuvre


[Link] Angles de paroi pour les supports FOB

Angle rentrant (FOB)


Entre les panneaux de COB, il n’y a pas de mouvement possible.
Exemple de raccordement en angle rentrant dans le cas d’une façade à ossature bois (FOB) sans com-
plément d’isolation :
■ les membranes pare-pluie et pare-vapeur doivent pouvoir absorber les déplacements entre les pan-
neaux, c’est pour cela qu’il est généralement prévu un soufflet (membrane non tendue lors de la
mise en œuvre) ;
■ entre les panneaux de FOB, un isolant en laine de roche doit être mis en place et maintenu sur un
des panneaux. Cet isolant doit être comprimé afin de combler l’espace entre les panneaux même
en cas de mouvement de ceux-ci (notamment écartement).
Une autre solution est possible dans le cadre des FOB : il s’agit des panneaux d’angle fixés mécanique-
ment entre eux. Dans ce cas, il n’y a pas de mouvement différentiel entre les panneaux dans l’angle
(voir Figure 38 et Figure 39 de l’angle COB).
Paroi conforme aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB) ETICS

Calfeutrement en laine de roche

EXT.
80 mm mini
Écran thermique A2-s3,d0

80 mm mini

Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive INT.

Figure 43 : Exemple d’angle rentrant sur FOB avec un pare-pluie souple

Paroi conforme aux normes


NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB) ETICS

EXT.

80 mm mini
Panneau multifonction
(pare-pluie, écran thermique
et support d'ETICS)
80 mm mini

Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive INT.

Figure 44 : Exemple d’angle rentrant sur FOB avec un panneau ayant la fonction pare-pluie

PARTIE 6 80 Mise en œuvre


Dans le cas des FOB, il est important de ne pas avoir un ETICS continu dans les angles afin de per-
mettre les mouvements de panneaux à ossature bois et cela, sans dégrader le revêtement extérieur.
Angle sortant (FOB)
NOTE 34
Une autre solution est possible dans le cadre des FOB : il s’agit des panneaux
d’angle fixés mécaniquement entre eux. Dans ce cas, il n’y a pas de mouvement
différentiel entre les panneaux dans l’angle (voir Figure 38 et Figure 39 de l’angle
COB).

80 mm mini
Calfeutrement en laine de roche
EXT.

80 mm mini
Panneau multifonction
(pare-pluie, écran thermique
et support d'ETICS)

INT.

Pare-vapeur Paroi conforme ETICS


Pare-pluie aux normes
Bande adhésive NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 45 : Exemple d’angle sortant sur FOB avec un pare-pluie souple

Calfeutrement en laine de roche


80 mm mini
EXT.

80 mm mini
Panneau multifonction
(pare-pluie, écran thermique
et support d'ETICS)

INT.

Pare-vapeur Paroi conforme ETICS


Pare-pluie aux normes
Bande adhésive NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 46 : Exemple d’angle sortant sur FOB avec un panneau ayant la fonction pare-pluie

PARTIE 6 81 Mise en œuvre


6.3.6 Traitement des encadrements de baie
et intégration des menuiseries
Des exemples de solutions sont représentés dans ce chapitre mais d’autres solutions sont possibles. La
réalisation des encadrements de baies doit comprendre :
■ la continuité du film pare-pluie en périphérie de l’encadrement de baie ;
■ la continuité de l’étanchéité à l’air et à la barrière à la vapeur d’eau en périphérie des baies ;
■ l’encadrement de baie rapporté.
ATTENTION 31
Les encadrements de baies doivent respecter des tolérances de fabrication et de
pose. Il est recommandé de contrôler avant démarrage des travaux de pose de
l’ETICS que celles-ci sont respectées (voir tolérances données en fin de chapitre
§5.5.3.).

[Link] Mise en œuvre du revêtement extérieur (ETICS) en périphérie des baies


La mise en œuvre de l’ETICS en périphérie des baies est schématisée au §6.3.6. Les règles de mise en
œuvre sont celles décrites dans le Cahier de Prescriptions Techniques n° 3709_V2 du Groupe Spécia-
lisé 7 :
Aux angles de la baie, des découpes en « L » des panneaux isolants de l’ETICS doivent être réalisées
afin d’éviter les joints filants entre panneaux. Les distances horizontales d1, d3 et verticales d2, d4 indi-
quées sur la figure suivante doivent être au moins égales à 200 mm par rapport au gros œuvre, du fait
de la présence de la membrane d’étanchéité.
d1
Panneau
isolant

d4

d2

d3
Baie

Figure 47 : Dispositions constructives de la mise œuvre de l’isolant aux angles de la baie

PARTIE 6 82 Mise en œuvre


Le système d’enduit est systématiquement désolidarisé du dormant de la fenêtre par l’intermédiaire
d’une garniture (bande de mousse imprégnée pré-comprimée, mastic sur fond de joint, etc.) ou d’un
profilé de raccord.
La fixation de l’isolant sur le dormant de la fenêtre n’est pas admise.
Un dispositif formant goutte d’eau (larmier) doit être intégré dans le système d’enduit au niveau de la
voussure (par exemple un profilé en PVC muni de retours avec treillis en fibre de verre).
La pièce d’appui de la fenêtre doit intégrer dans sa profondeur l’épaisseur totale de l’isolant et le
système d’enduit. Entre la partie inférieure de la pièce d’appui et le système d’enduit, un acces-
soire d’étanchéité à l’eau (voir §5.3.4) doit être intercalé, ce qui permet d’améliorer l’étanchéité à
l’air (l’accessoire doit être compatible avec les matériaux constituant la pièce d’appui et l’enduit
de base).
Pour le traitement des extrémités de l’appui, l’emploi de relevés spécifiques encastrés dans l’isolant est
préconisé, ce dernier ayant été préalablement découpé : cette solution est la plus efficace contre les
pénétrations d’eau et permet d’éviter les éventuelles remontées capillaires en tableaux.
ATTENTION 32
Il existe une difficulté liée au grugeage de l’isolant en laine de roche.

Lorsque les menuiseries sont mises en œuvre sur un encadrement de baie rapporté métallique, il y
aura lieu de vérifier au cas par cas que l’éventuel pont thermique causé par l’encadrement de baie
rapporté n’entraîne pas de risque de condensation.

[Link] Menuiserie extérieure avec coffre de volet roulant (FOB et COB)


Encadrement de baie
monobloc d’épaisseur 10/10e

80 mm mini EXT. 80 mm mini


Écran thermique A2-s3,d0

ETICS

Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)

Calfeutrement de la menuiserie IN T.
en applique intérieure contre Menuiserie
Figure 48de: Exemple
l'encadrement de mise en œuvre de menuiserie
baie monobloc avec coffre de volet roulant posée en tunnel dans la paroi
et calfeutrée en applique intérieure contre l’encadrement de baie – coupe horizontale

PARTIE 6 83 Mise en œuvre


Écran thermique
Écran thermique
plaque A2-s3,d0
plaque A2-s3,d0

EXT. INT.

Linteau à dimensionner

Écran thermique
plaque A2-s3,d0

25 mm

10 mm
Pièce d’apui
30 mm mini

20 mm

ETICS Paroi conforme


aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 49 : Exemple de mise en œuvre de menuiserie avec coffre de volet roulant posée en tunnel
dans la paroi et calfeutrée en applique intérieure contre l’encadrement de baie – coupe verticale

PARTIE 6 84 Mise en œuvre


6.3.7 Acrotère, haut de façade
Les couvertines doivent être éclissées au droit de leur jonction afin de rétablir l’étanchéité à l’eau.
Un panneau écran thermique peut recouvrir la tranche supérieure de la COB/FOB avant mise en place
du pare-pluie.

[Link] Exemple de traitement de l’acrotère pour COB

Couvertine

≥ 50 R

≥ 25 mm
Pare-vapeur
Pare-pluie
Écran thermique
A2-s3,d0

EXT. EXT.

ETICS Paroi conforme


aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 50 : Exemple de traitement de l’acrotère pour COB

[Link] Exemple de traitement de l’acrotère pour FOB


Le raccord d’étanchéité entre le complexe de toiture isolée et l’acrotère doit être réalisé par la mise en
œuvre d’un relevé d’étanchéité sur costière métallique permettant des mouvements différentiels entre
la FOB. L’étanchétité en haut de ce relevé doit être conforme aux DTU de la série 43 et une protection
en tête doit être présente afin d’évacuer les eaux sur l’étanchéité. Il conviendra également que le jeu
présent entre la costière et la bande porte solin soient compatibles avec les mouvements prévisibles
de la FOB.
■ Compatibilité N1
Un profilé formant goutte d’eau doit être mis en œuvre pour recouvrir l’arrêt haut de l’ETICS et respec-
ter la géométrie précisée sur la figure ci-dessous.

Couvertine

≥ 50 R

≥ 25 mm
Pare-vapeur
Pare-pluie
Écran thermique
A2-s3,d0

EXT. EXT.

ETICS Paroi conforme


aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 51 : Exemple d’acrotère pour compatibilité N1

PARTIE 6 85 Mise en œuvre


■ Compatibilité N2 et N3
Couvertine

Retour d’enduit (variante


possible en profilé d’arrêt)

R R ≥ 50 mm pour des bâtiments


de hauteur jusqu’à 28 m
d ≥ 25 mm ou
R ≥ 100 mm pour des bâtiments
de hauteur supérieure à 28 m
et jusqu’à 50 m
EXT. EXT.

Écran thermique
A2-s3,d0

Paroi conforme ETICS


aux normes Pare-vapeur
NF DTU 31.2 (COB) et Pare-pluie
NF DTU 31.4 (FOB) Bande adhésive

Figure 52 : Exemple d’acrotère pour compatibilité N2/N3

6.3.8 Mise en œuvre de traversée de paroi


Les perforations de parois devront être réalisées devront être réalisées conformément aux normes NF
DTU 31.2 et NF DTU 31.4, c’est-à-dire avec des fourreaux situés aux emplacements des futurs éléments
traversant la paroi (côté pare-pluie et côté pare-vapeur).
Si les membranes pare-pluie et/ou pare-vapeur sont mises en œuvre sur un support discontinu, la
mise en œuvre des fourreaux doit être supportée par un panneau rigide à base de bois. Ce panneau
support doit être fixé dans les montants de la paroi et doit avoir une sur-longueur de 100 mm autour
du fourreau.
Une pente vers l’extérieur de 3 % doit être ménagée sur le fourreau.
■ Compatibilité N1
Un calfeutrement continu (mastic sur fond de joint ou mousse imprégnée pré-comprimée) doit être
mis en œuvre entre le fourreau traversant la paroi et le système ETICS, dans le plan de la couche de
base armée.
■ Compatibilité N2 et N3
Un manchon ou manchette élastique en caoutchouc EPDM doit être mis en œuvre conformément à
la norme NF DTU 31.2 ou NF DTU 31.4 dans le plan du pare-pluie, pour permettre son raccordement
au fourreau traversant la paroi.
L’espace autour du fourreau entre celui-ci et l’isolant support d’enduit est comblé avec une mousse
élastique appliquée autour du fourreau.
Un calfeutrement continu (mastic sur fond de joint ou mousse imprégnée pré-comprimée) doit être
mis en œuvre entre le fourreau traversant la paroi et l’ETICS dans le plan de la couche de base armée.

NOTE 35
Le rétablissement de l’étanchéité entre le fourreau et les membranes pare-pluie et
pare-vapeur est réalisé avec des manchons en EPDM.
Les traitements réalisés par adhésifs juxtaposés ne permettent pas d’atteindre le
niveau d’étanchéité suffisant et ne seront ainsi pas admis.

PARTIE 6 86 Mise en œuvre


Manchon EPDM Manchon EPDM
pour rétablir pour rétablir l’étanchéité
l’étanchéité

Pente 3 % mini
Fourreau

EXT.
IN T.

Calfeutrement (mastic)
Écran thermique
Pare-vapeur
A2-s3,d0
Pare-pluie
Bande adhésive

ETICS Paroi conforme


aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 53 : Solution de traversée de paroi
Aucune traversée de robinetterie ne doit être située dans l’ETICS et la FOB.
Les éléments de robinetterie ne doivent pas être fixés dans l’ETICS ou dans la FOB : ceux-ci doivent
être supportés par des éléments indépendants/désolidarisés de la façade.

6.3.9 Jonction avec procédé de bardage ventilé

Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)

Pare-vapeur
Pare-pluie souple
Procédé
de bardage

Écran thermique ≥ 5 mm en tout point


A2-s3,d0
Bande de mousse imprégnée
Figure 54 : Exemple compatible avec un niveau d’étanchéité Ee1 – Traitement de la jonction avec des profilés
d’arrêt/finition pour le bardage et l’ETICS, et réalisation d’un calfeutrement en mastic sur fond de joint entre les 2 profilés

PARTIE 6 87 Mise en œuvre


Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)

Pare-vapeur
Pare-pluie souple
Procédé
de bardage

≥ 5 mm en tout point
Écran thermique
A2-s3,d0
Bande de mousse imprégnée
Figure 55 : Exemple compatible avec un niveau d’étanchéité Ee1 – Traitement de la jonction avec des profilés
d’arrêt/finition pour le bardage et réalisation d’un calfeutrement en mastic sur fond de joint entre les deux revêtements

Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)

Pare-vapeur
Pare-pluie souple
Procédé
de bardage

≥ 5 mm en
tout point
Écran thermique
A2-s3,d0
Bande de mousse imprégnée
Figure 56 : Exemple compatible avec un niveau d’étanchéité Ee2 – Traitement de la jonction avec des profilés
d’arrêt/finition pour le bardage et l’ETICS, réalisation d’un calfeutrement en mastic sur fond de joint entre les 2 profilés,
protection du calfeutrement avec un profilé d’étanchéité

ATTENTION 33
Pour atteindre un niveau d’étanchéité N2 ou N3, le calfeutrement doit être pro-
tégé par un profilé.

PARTIE 6 88 Mise en œuvre


6.3.10 Intégration des balcons et coursives
Les balcons et coursives constituent une zone sensible des bâtiments à façades en bois. L’eau de pluie
arrivant sur ces surfaces doit être gérée de manière telle que l’ossature bois ne puisse, en aucun cas,
être affectée. Il est à noter que les accès aux bâtiments ne doivent pas comporter de ressaut (exigences
accessibilité), ce qui constitue une difficulté supplémentaire.
NOTE 36
Le guide « Balcons en bois sur façades et structures bois » rédigé par le FCBA et
financé par le CODIFAB présente la conception des balcons sur support bois. Il est
disponible sur ce lien [Link]
sur-facades-et-structures-bois-2720

Avant d’aborder les différentes possibilités de traitement de ces eaux de pluie, il convient de rappeler
qu’il existe différentes configurations ou conceptions de balcons. Les traitements proposés ne seront
pas forcément compatibles avec l’ensemble de ces conceptions. Ainsi, les principales configurations de
balcons sont illustrées par les schémas suivants.

(a) (b) (a) balcons en porte à faux


(b) balcons suspendus
(c) balcons en appui
(d) balcons autoportés

(c) (d)

Figure 57 : Typologies de balcons

Ces configurations de balcons sont également valables pour les coursives.


À noter que la structure des balcons, coursives et terrasses peut être soit directement circulable (avec
éventuellement un revêtement collé associé), soit recouverte d’un revêtement sur plots. Ces deux
modes de finition ont également un impact sur le traitement des eaux de pluie.

PARTIE 6 89 Mise en œuvre


En complément des dispositions constructives pour les accroches de balcon en situation normale, des
dispositions spécifiques pour justifier de la stabilité au feu des balcons sont définies dans l’Apprécia-
tion de laboratoire. (L’Appréciation de laboratoire générique pour les guides traite des balcons incom-
bustibles et donne les méthodes de calcul vis-à-vis de l’incendie).
Avant d’exposer des exemples de traitement, il convient d’exposer les principes retenus.

NOTE 37
Sauf Appréciation de laboratoire spécifique, les balcons et coursives rapportées
sur ou au travers des supports bois ne constituent pas des circulations protégées
au sens de la Règlementation Sécurité Incendie.

[Link] Principes
Les dispositions prises doivent prévenir les pénétrations d’eau dans l’ossature bois. À ce postulat géné-
ral, il faut en ajouter trois autres plus particuliers :
■ Une évacuation d’eau pluviale (EP) est certes visitable, mais elle n’est pas forcément visitée et entre-
tenue ; les locaux accédant aux EP peuvent être inoccupés, l’entretien peut être négligé par les
exploitants ou les occupants, etc. Par conséquent, une EP, même avec une section d’évacuation
doublée par rapport aux règles prescrites, ne peut être considérée comme un dispositif fiable d’éva-
cuation des eaux, même si celle-ci reste indispensable.
■ Dans le cas où des EP bouchées conduiraient, avec l’accumulation d’eau, à humidifier le support
bois, des trop-pleins (TP) d’alerte sont obligatoires. La section d’écoulement des TP d’alerte est au
moins égale à celle de la descente concernée. Elle peut être répartie en plusieurs trop-pleins. Les
TP d’alerte sont positionnés dans des éléments verticaux et marquent une pente vers l’extérieur. Si
les TP dans les éléments verticaux ne peuvent avoir la section suffisante, des TP d’alerte verticaux
peuvent compléter la section manquante. La section d’écoulement minimale d’un TP d’alerte est
de 50 cm2.
■ Une pente de 1 % éloignant les eaux de la façade n’est pas suffisante pour empêcher les eaux de
s’accumuler en pied de façade. Le vent, agissant de façon concomitante avec la pluie, pousse, malgré
la légère pente, les eaux vers la façade.

ATTENTION 34
Dans le cas où des EP descendent en façade, en aucun cas ces EP ne peuvent être
mises en œuvre dans l’ETICS, ces dernières doivent être éloignées de la façade bois
et visitables. Il convient également de faire attention à l’interaction entre l’EP et le
déflecteur qui ne doit pas être traversé par cette dernière.

Lorsque le balcon ou la coursive sont étanchés, il convient de s’assurer de la présence d’un relevé
d’étanchéité contre la paroi de l’ossature bois par la mise en place d’une costière métallique. Cette
dernière devra comporter un relevé d’une hauteur minimale de 0,15 m (se conformer aux dispositions
du DTU de la série 43). Un larmier protègera la tête de la costière.
De plus, selon la configuration présente et la sensibilité de l’ETICS au rejaillissement, il conviendra de
s’assurer d’une garde à l’eau de 15 cm. Le départ de l’ETICS ayant un départ au même niveau selon sa
sensibilité. Cette valeur peut être prise en fond de caniveau si ce dernier comporte un caillebotis.
Dans le cas où le pied de l’ETICS est abrité (présence d’une protection en tête – rapport de 2,5 entre la
profondeur du balcon et la hauteur du pas d’étage à assurer), ces dispositions ne sont pas nécessaires
(absence de dispositions vis-à-vis des rejaillissements).

ATTENTION 35
Dans le carnet de détails de mise en œuvre des balcons, il faudra veiller à prévenir
le risque de rejaillissement de l’eau sur l’ETICS (voir principes énoncés ci-dessus).

PARTIE 6 90 Mise en œuvre


[Link] Exemples de traitements
Les exemples proposés par la suite ne constituent pas un catalogue exhaustif. D’autres solutions, res-
pectant les principes énoncés précédemment peuvent également être envisagées.
■ Le surbot béton
La solution consiste à prévoir un relevé en béton, un surbot, de 20 cm afin de protéger la partie basse
de l’ossature bois. En plus de complexifier la réalisation du gros œuvre, cette solution n’est envisageable
que pour des ossatures bois interrompues au niveau des balcons, l’ossature bois ne pouvant être filante
sur la façade dans cette configuration. Le surbot crée également un pont thermique qui devra être
isolé par ailleurs.
■ Le chéneau filant
Cette solution de récupération des eaux le long de la façade nécessite un chéneau ayant une pro-
fondeur suffisante pour pouvoir intégrer les trop-pleins qui sont indispensables, en complément des
évacuations d’eau pluviale.
Ces chéneaux sont nécessairement profonds car il est nécessaire d’intégrer des trop-pleins de section
suffisante sous le niveau le plus bas du déversement vers l’ossature bois. Ce niveau bas est générale-
ment situé au niveau des seuils de porte.

≥ 1,5 % ≥ 5 cm

≥ 10 cm

Figure 58 : Chéneau filant

Par conséquent, cette solution n’est généralement pas adaptée aux balcons en porte à faux du fait de
l’affaiblissement important du balcon à proximité de l’encastrement. Elle reste toutefois envisageable
pour les autres typologies de balcons.
■ Balcon non directement circulable
Cette solution est envisageable pour les quatre typologies de balcons visées. La structure du balcon
n’est pas directement circulable ; des dalles sur plots ou un platelage sont alors nécessaires. Des éva-
cuations d’eaux pluviales et des trop-pleins sont également nécessaires.
Les figures suivantes illustrent cette solution dans le cas de balcons désolidarisés. Ces exemples peuvent
également être adaptés à des balcons liés au reste de la structure et où l’ossature bois serait interrom-
pue au niveau du balcon.

PARTIE 6 91 Mise en œuvre


Appui ponctuel ne devant pas
dégrader l’encadrement de baie

Caillebotis

Dalle sur plot conforme


aux règles en vigueur
25 mm
Pente ≥ 10 %

≥ 40 mm

≥ 40 mm Pente ≥ 150 mm

INT. EXT.
Costière métallique

50 mm Calfeutrement

≥ 20 mm

Pare-vapeur
Paroi conforme ETICS Pare-pluie
aux normes Bande adhésive
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 59 : Exemple de traitement d’un balcon non directement circulable (au niveau d’un seuil de porte)

INT. EXT.
≥ 40 mm Caillebotis

≥ 200 mm

Dalle sur plot conforme


aux règles en vigueur

≥ 40 mm

≥ 40 mm Pente ≥ 150 mm

Costière métallique

Calfeutrement
50 mm

≥ 20 mm

Pare-vapeur
Paroi conforme ETICS Pare-pluie
aux normes Bande adhésive
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 60 : Exemple de traitement d’un balcon non directement circulable
(au niveau d’un seuil de porte et d’une paroi opaque)

■ Balcon en appui désolidarisé directement circulable


Il s’agit d’une variante du chéneau filant. Elle peut être retenue dans le cas où on souhaiterait limiter
l’épaisseur du balcon, nécessairement augmentée du fait du chéneau.
Dans cette variante, le chéneau, ainsi que les évacuations d’eau pluviale et les trop-pleins sont position-
nés sous le balcon.

PARTIE 6 92 Mise en œuvre


Appui ponctuel ne devant pas
dégrader l’encadrement de baie
Caillebotis Caniveau à
l’extérieur
Pente ≥ 10 %
Pare-vapeur Pente
Pare-pluie
Balcon / coursive
25 mm

≥40 mm
INT. EXT.

≥100 mm
Trop-plein d’alerte

Ou

≥ 20 mm Faux plafond extérieur


éventuellement
Paroi conforme
aux normes ETICS
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)

Figure 61 : Exemple de traitement d’un balcon désolidarisé directement circulable (au niveau d’un seuil de porte)

INT. EXT.
Caniveau à
Caillebotis
≥ 20 mm l’extérieur

≥ 200 mm Pente

≥ 30 mm Balcon / coursive

≥40 mm

≥100 mm Trop-plein d’alerte

Ou

≥ 20 mm Faux plafond extérieur


éventuellement
Paroi conforme
aux normes ETICS
NF DTU 31.2 (COB) et Pare-vapeur
NF DTU 31.4 (FOB) Pare-pluie

Figure 62 : Exemple de traitement d’un balcon désolidarisé directement circulable


(au niveau d’un seuil de porte et d’une paroi opaque)

ATTENTION 36
Si les balcons et coursives peuvent contribuer à protéger l’ETICS de l’eau de pluie,
il faut veiller à prévenir le risque de rejaillissement de l’eau sur l’ETICS mis en
œuvre en façade.

PARTIE 6 93 Mise en œuvre


ANNEXE A

Réglementation, normes
et autres documents de référence
A.1 Textes législatifs et réglementaires
A.1.1 La RE 2020
■ Textes principaux
− Code de la construction et de l’habitation (Partie Législative et Réglementaire) : Chapitre 1 Règles
générales – Section 4 Performance énergétique et environnementale et caractéristiques énergé-
tiques et environnementales – Articles L111-9 à L111-10-5, R111-20 à R111-22-3
■ Décrets et Arrêtés « Exigences et Méthodes de la RE 2020 »
− Arrêté du 4 août 2021 relatif aux exigences de performance énergétique et environnementale des
constructions de bâtiments en France métropolitaine et portant approbation de la méthode de
calcul prévue à l’article R. 172-6 du code de la construction et de l’habitation
− Décret n° 2021-1004 du 29 juillet 2021 relatif aux exigences de performance énergétique et envi-
ronnementale des constructions de bâtiments en France métropolitaine
− Décret n° 2022-305 du 1er mars 2022 relatif aux exigences de performance énergétique et environ-
nementale des constructions de bâtiments de bureaux et d’enseignement primaire ou secondaire
en France métropolitaine
− Décret n° 2022-1516 du 3 décembre 2022 relatif aux exigences de performance énergétique et
environnementale des constructions temporaires
− Arrêté du 6 avril 2022 modifiant les arrêtés pris en application des articles R. 122-22 à R. 122-25 et
R. 172-1 à R. 172-9 du code de la construction et de l’habitation
− Arrêté du 22 décembre 2022 relatif aux exigences de performance énergétique et environnemen-
tale des constructions temporaires ou de petite surface
− Arrêté du 14 août 2024 modifiant l’arrêté du 4 août 2021 relatif aux exigences de performance
énergétique et environnementale des constructions de bâtiments en France métropolitaine et
portant approbation de la méthode de calcul prévue à l’article R. 172-6 du code de la construc-
tion et de l’habitation
− Arrêté du 17 novembre 2020 relatif aux caractéristiques techniques et modalités de réalisation
des travaux et prestations dont les dépenses sont éligibles à la prime de transition énergétique
■ Décrets et Arrêtés « Attestations et Étude de faisabilité énergétique »
− Arrêté du 9 décembre 2021 relatif aux attestations de prise en compte des exigences de per-
formance énergétique et environnementale et de réalisation d’une étude de faisabilité relative
aux diverses solutions d’approvisionnement en énergie pour les constructions de bâtiments en
France métropolitaine et modifiant l’arrêté du 11 octobre 2011 relatif aux attestations de prise en
compte de la réglementation thermique et de réalisation d’une étude de faisabilité relative aux
approvisionnements en énergie pour les bâtiments neufs ou les parties nouvelles de bâtiments
− Arrêté du 9 décembre 2021 relatif à la réalisation d’une étude de faisabilité relative aux diverses
solutions d’approvisionnement en énergie pour les constructions de bâtiments en France métro-
politaine
− Décret n° 2023-1175 du 12 décembre 2023 relatif aux documents attestant du respect des règles
concernant l’acoustique, l’accessibilité et la performance énergétique et environnementale

ANNEXE A 95 Réglementation, normes et autres documents de référence


− Décret n° 2021-1548 du 30 novembre 2021 relatif aux attestations de prise en compte des exi-
gences de performance énergétique et environnementale et à la réalisation d’une étude de faisa-
bilité relative aux diverses solutions d’approvisionnement en énergie pour les constructions de
bâtiments en France métropolitaine
■ Arrêtés « Données environnementales »
− Arrêté du 14 décembre 2021 relatif à la déclaration environnementale des produits destinés à un
usage dans les ouvrages de bâtiment et à la déclaration environnementale des produits utilisée
pour le calcul de la performance environnementale des bâtiments
− Arrêté du 14 décembre 2021 relatif à la vérification par tierce partie indépendante des déclara-
tions environnementales des produits destinés à un usage dans les ouvrages de bâtiment et des
déclarations environnementales des produits utilisées pour le calcul de la performance environ-
nementale des bâtiments
− Arrêté du 20 octobre 2022 modifiant l’arrêté du 14 décembre 2021 relatif à la déclaration envi-
ronnementale des produits destinés à un usage dans les ouvrages de bâtiment et à la déclaration
environnementale des produits utilisée pour le calcul de la performance environnementale des
bâtiments
− Décret n° 2021-1674 du 16 décembre 2021 relatif à la déclaration environnementale de produits
de construction et de décoration ainsi que des équipements électriques, électroniques et de
génie climatique

A.1.2 La réglementation acoustique


− Arrêté du 30 juin 1999 relatif aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d’habitation et cir-
culaire d’application du 28 janvier 2000
− Arrêté du 25 avril 2003 relatif à la limitation du bruit dans les hôtels, les établissements d’ensei-
gnement et de santé et circulaire d’application du 25 avril 2003

A.1.3 La sécurité incendie


− Arrêté du 25 juin 1980 modifié (par Arrêtés du 22 décembre 1981, du 4 juin 1982, du 21 juin
1982, du 6 janvier 1983, du 21 avril 1983, du 7 juillet 1983, du 24 janvier 1984, du 12 décembre
1984, du 23 janvier 1985, du 10 mars 1986, du 23 octobre 1986, du 10 juillet et du 18 novembre
1987, du 7 mars et du 30 juillet 1988, du 23 mai 1989, du 11 septembre 1989, du 22 juin 1990,
du 31 mai 1991) portant approbation de diverses dispositions complétant et modifiant le
règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements rece-
vant du public
− Arrêté du 31 janvier 1986 modifié (par Arrêtés du 18 août 1986, du 19 décembre 1988, du 19 juin
2015, du 7 août 2019, du 13 novembre 2019, du 7 décembre 2020, du 13 août 2021) relatif à la
protection contre l’incendie des bâtiments d’habitation
− Décret n° 2019-1191 du 15 novembre 2019 relatif au statut des constructions destinées à l’héber-
gement des délégations au sein du village olympique et paralympique de 2024
− Arrêté du 2 décembre 2019 relatif au statut des constructions destinées à l’hébergement des
délégations au sein du village olympique et paralympique de 2024
− Appréciation de laboratoire N° AL22-333/C Justification au sens de l’article 2.4 de l’IT n° 249 du
24 mai 2010 et au sens de l’Annexe 3 de l’arrêté du 31 janvier 1986 modifié – Systèmes d’isolation
thermique extérieure par enduit sur laine de roche appliqués sur façade en bois, CSTB Centre
Scientifique et Technique du Bâtiment, version n° 1, décembre 2024

ANNEXE A 96 Réglementation, normes et autres documents de référence


A.2 Normes DTU
■ NF DTU 31.2 – Travaux de bâtiment – Construction de maisons et bâtiments à ossature en bois
− Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques types (CCT) (Indice de classement : P21-204-1-1),
mai 2019
− Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (CGM) (Indice de classement : P21-204-1-2),
mai 2019
− Partie 2 : Cahier des clauses administratives spéciales types (CCS) (Indice de classement : P21-
204-2), mai 2019
■ NF DTU 31.4 – Travaux de bâtiment – Façades à ossature bois
− Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques types (CCTP), avril 2020
− Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (CGM), avril 2020
− Partie 2 : Cahier des clauses administratives spéciales types (CCS), avril 2020
■ NF DTU 20.1 P1-1 : Travaux de bâtiment – Ouvrages en maçonnerie de petits éléments – Parois et murs
− Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques types (Indice de classement : P10-202-1-1), juillet 2020
− Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (Indice de classement : P10-202-1-2), juil-
let 2020
− Partie 2 : Cahier des clauses administratives spéciales types (Indice de classement : P10-202-2),
juillet 2020
− Partie 3 : Dispositions constructives minimales (Indice de classement : P10-202-3), juillet 2020
■ NF DTU 34.4 : Travaux de bâtiment - Mise en œuvre des fermetures et stores
− Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques types (Indice de classement : P25-204-1-1), septembre
2013
− Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (Indice de classement : P25-204-1-2), sep-
tembre 2013
− Partie 2 : Cahier des clauses administratives spéciales types (Indice de classement : P25-204-2),
septembre 2013
− Partie 3 : Mémento de choix pour les maîtres d’œuvre (Indice de classement : P25-204-3), juillet
2015
■ NF DTU 36.5 – Travaux de bâtiment – Mise en œuvre des fenêtres et portes extérieures
− Partie 1-1 : Cahiers des clauses techniques types (Indice de classement : P20-202-1-1), avril 2010.
Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (CGM) (Indice de classement : P20-202-1-2),
avril 2010.
− Partie 2 : Cahier des clauses administratives spéciales types (Indice de classement : P20-202-2),
avril 2010.
− Partie 3 : mémento de choix en fonction de l’exposition (Indice de classement : P20-202-3),
octobre 2020
■ NF DTU 44.1 – Travaux de bâtiment – Étanchéité des joints de façade par mise en œuvre de mastics
− Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques types (Indice de classement : P85-210-1-1), août 2012
− Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (Indice de classement : P85-210-1-2),
août 2012
− Partie 2 : Cahier des clauses administratives spéciales types (Indice de classement : P85-210-2),
août 2012

A.3 Recommandation professionnelle RAGE-PACTE


■ Recommandations Professionnelles PACTE : Réalisation des encadrements de baies et intégration
des menuiseries extérieures dans les parois a ossature bois – Neuf / Rénovation, novembre 2020,
disponible sous le lien suivant : [Link]
de-baies-et-integration-des-menuiseries-exterieures-dans-les-parois-a-ossature-bois

ANNEXE A 97 Réglementation, normes et autres documents de référence


A.4 Eurocodes
■ NF EN 1990 : Eurocodes structuraux – Bases de calcul des structures (Indice de classement P06-100-1),
mars 2003
■ NF EN 1990/NA : Eurocodes structuraux – Bases de calcul des structures – Annexe nationale à la
NF EN 1990 (Indice de classement P06-100-1/NA), décembre 2011
■ NF EN 1990/A1 : Eurocodes structuraux – Bases de calcul des structures - Amendement A1 (Indice
de classement P06-100-1), juillet 2006
■ NF EN 1990/A1/NA : Eurocodes structuraux – Bases de calcul des structures – Annexe nationale à
la norme NF EN 1990/A1 (Indice de classement P06-100-1/A1/NA), décembre 2007
■ NF EN 1991-1-1 : Eurocode 1 – Actions sur les structures – Partie 1-1 : Actions générales – Poids
volumiques, poids propres, charges d’exploitation des bâtiments, (Indice de classement : P06-111-
1), mars 2003
■ NF P06-111-2 : Eurocode 1 - Actions sur les structures - Partie 1-1 : Actions générales - Poids volu-
miques, poids propres, charges d’exploitation des bâtiments - Annexe nationale à la NF EN 1991-1-1
(Indice de classement : P06-111-2), juin 2004
■ NF EN 1991-1-3 : Eurocode 1 – Actions sur les structures – Partie 1-3 : Actions générales – Charges
de neige + Amendement A1 (octobre 2015), (Indice de classement : P06-113-1), avril 2004
■ NF EN 1991-1-3/NA : Eurocode 1 - Actions sur les structures - Partie 1-3 : Actions générales - Charges
de neige - Annexe nationale à la NF EN 1991-1-3 + Amendement A1 (juillet 2011) + Amendement
A2 (juillet 2022), (Indice de classement : P06-113-1/NA), mai 2007
■ NF EN 1991-1-4 : Eurocode 1 - Actions sur les structures - Partie 1-4 : Actions générales - Actions du
vent + Amendement A1 (octobre 2010), (Indice de classement : P06-114-1), novembre 2005
■ NF EN 1991-1-4/NA : Eurocode 1 – Actions sur les structures – Partie 1-4 : actions générales –
Actions du vent – Annexe nationale à la norme NF EN 1991-1-4 + Amendement A1 (juillet 2011)
+ Amendement A2 (septembre 2012) + Amendement A3 (avril 2019), (Indice de classement : P06-
114-1/NA) mars 2008
■ NF EN 1992-1-1 : Eurocode 2 - Calcul des structures en béton - Partie 1-1 : Règles générales et
règles pour les bâtiments + Amendement A1 (février 2015), (Indice de classement : P18-711-1),
octobre 2005
■ NF EN 1992-1-1/NA : Eurocode 2 – Partie 1.1 – Règles générales et règles pour les bâtiments –
Annexe nationale à la norme NF EN 1992-1-1 + Amendement A1 (novembre 2022), (Indice de
classement : P18-711-1/NA), mars 2016
■ NF EN 1992-1-2 : Eurocode 2 - Calcul des structures en béton - Partie 1-2 : Règles générales - Calcul
du comportement au feu + Amendement A1 (mai 2019), (Indice de classement : P18-712-1),
octobre 2005
■ NF EN 1992-1-2/NA : Eurocode 2 – Partie 1-2 : Règles générales – Calcul du comportement au feu –
Annexe nationale à la norme NF EN 1992-1-2, (Indice de classement : P18-712-1/NA), octobre 2007
■ NF EN 1993-1-1 : Eurocode 3 - Calcul des structures en acier - Partie 1-1 : Règles générales et
règles pour les bâtiments + Amendement A1 (juillet 2014), (Indice de classement : P22-311-1),
octobre 2005
■ NF EN 1993-1-1/NA : Eurocode 3 – Partie 1.1 – Règles générales et règles pour les bâtiments –
Annexe nationale à la norme NF EN 1993-1-1, (Indice de classement : P22-311-1/NA), août 2013
■ NF EN 1993-1-2 : Eurocode 3 - Calcul des structures en acier - Partie 1-2 : Règles générales - Calcul
du comportement au feu, (Indice de classement : P22-312-1), novembre 2005
■ NF EN 1993-1-2/NA : Eurocode 3 – Partie 1-2 : Règles générales – Calcul du comportement au feu –
Annexe nationale à la norme NF EN 1993-1-2, (Indice de classement : P22-312-1/NA), octobre 2007
■ NF EN 1994-1-1 : Eurocode 4 - Calcul des structures mixtes acier-béton - Partie 1-1 : Règles générales
et règles pour les bâtiments, (Indice de classement : P22-411-1), juin 2005
■ NF EN 1994-1-1/NA : Eurocode 4 – Partie 1.1 – Règles générales et règles pour les bâtiments –
Annexe nationale à la norme NF EN 1994-1-1, (Indice de classement : P22-411-1/NA), avril 2007

ANNEXE A 98 Réglementation, normes et autres documents de référence


■ NF EN 1994-1-2 : Eurocode 4 - Calcul des structures mixtes acier-béton - Partie 1-2 : Règles générales
- Calcul du comportement au feu + Amendement A1 (juin 2014), (Indice de classement : P22-412-
1), février 2006
■ NF EN 1994-1-2/NA : Eurocode 4 - Calcul des structures mixtes acier-béton - Partie 1-2 : Règles
générales - Calcul du comportement au feu - Annexe nationale à la NF EN 1994-1-2 + Amende-
ment A1 (septembre 2021), (Indice de classement : P22-412-1/NA), octobre 2007
■ NF EN 1995-1-1 : Eurocode 5 - Conception et calcul des structures en bois - Partie 1-1 : Généralités -
Règles communes et règles pour les bâtiments + Amendement A1 (octobre 2008) ; Amendement
A2 (juillet 2014), (Indice de classement : P21-711-1), novembre 2005
■ NF EN 1995-1-1/NA : Eurocode 5 - Conception et calcul des structures en bois - Partie 1-1 : Généra-
lités - Règles communes et règles pour les bâtiments - Annexe nationale à la NF EN 1995-1-1, (Indice
de classement : P21-711-1/NA), mai 2010
■ NF EN 1995-1-2 : Eurocode 5 - Conception et calcul des structures en bois - Partie 1-2 : Généralités
- Calcul des structures au feu, (Indice de classement : P21-712-1), septembre 2005
■ NF EN 1995-1-2/NA : Eurocode 5 - Conception et calcul des structures en bois - Partie 1-2 : Géné-
ralités - Calcul des structures au feu - Annexe nationale à la NF EN 1995-1-2, (Indice de classement :
P21-712-1/NA), novembre 2022
■ NF EN 1998-1 : Eurocode 8 - Calcul des structures pour leur résistance aux séismes - Partie 1 : Règles
générales, actions sismiques et règles pour les bâtiments + Amendement A1 (mai 2013), (Indice de
classement : P06-030-1), septembre 2005
■ NF EN 1998-1/NA : Eurocode 8 – Partie 1 : règles Générales, actions sismiques et règles pour les
bâtiments – Annexe nationale à la norme NF EN 1998-1, (Indice de classement : P06-030-1/NA)
décembre 2013
■ NF EN 1998-3 : Eurocode 8 - Calcul des structures pour leur résistance aux séismes - Partie 3 : Eva-
luation et renforcement des bâtiments, (Indice de classement : P06-033-1), décembre 2005
■ NF EN 1998-3/NA : Eurocode 8 – Partie 3 : Évaluations et renforcements des bâtiments – Annexe
nationale à la norme NF EN 1998-3, (Indice de classement : P06-033-1/NA), janvier 2008
■ NV 65 : Règles NV 65 – Règles définissant les effets de la neige et du vent sur les constructions et
annexes, (Indice de classement : P06-002), février 2009,

A.5 Normes
A.5.1 Normes produits
■ NF EN 13162 + A1 : Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits manufacturés en
laine minérale (MW) – Spécification, mai 2015
■ NF EN 13171 : 2012 + A1 : 2015 : Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits manu-
facturés en fibres de bois (WF) – Spécification, mars 2015
■ NF EN 13859-2 : Feuilles souples d’étanchéité – Définitions et caractéristiques des écrans souples –
Partie 2 : écrans souples pour murs extérieurs, juillet 2014
■ NF EN 13894-2 : Produits et systèmes pour la protection et la réparation des structures en béton
– Méthodes d’essais – Détermination de la fatigue sous charge dynamique – Partie 2 : après durcis-
sement, avril 2003
■ NF P 85-570 : Produits pour joints – Mousses imprégnées – Définitions, spécifications – Produits
pour joints – Mousses imprégnées – Spécifications et méthodes d’essai, septembre 2020
■ NF EN ISO 11600 /A1 : Construction immobilière – Produits pour joints – Classification et exi-
gences pour les mastics, novembre 2011
■ NF P 30-303 : Couverture de bâtiment – Compléments d’étanchéité préformés pour couverture en
fibres-ciment – Spécifications. Essais, décembre 1998
■ NF P 30-305 : Couverture de bâtiment – Compléments d’étanchéité préformés pour couverture
métallique – Spécifications – Essais, décembre 1995

ANNEXE A 99 Réglementation, normes et autres documents de référence


■ NF P 85-550 : Produits pour joints – Garnitures d’étanchéité et produits annexes pour miroiterie-
vitrerie. Mastics en bandes préformées – Spécifications, décembre 1998
■ NF EN 13956 : Feuilles souples d’étanchéité – Feuilles d’étanchéité de toiture plastiques et élasto-
mères – Définitions et caractéristiques, avril 2013
■ NF EN 13986 + A1 : Panneaux à base de bois destinés à la construction – Caractéristiques, évalua-
tion de conformité et marquage, mai 2015
■ NF EN 338 : Bois de structure – Classes de résistance, juillet 2016
■ Pr XP P18 202 : Travaux de bâtiment – Exigences sur les tolérances des ouvrages complémentaires
d’interface localisés (OCIL) – Partie 3 : Exigences relatives aux OCIL entre baies et menuiseries exté-
rieures
■ NF P 08-302 : Murs extérieurs des bâtiments – Résistance aux chocs – Méthodes d’essais et critères,
octobre 1990
■ NF EN 335 : Durabilité du bois et des matériaux à base de bois – Classes d’emploi : définitions, appli-
cation au bois massif et aux matériaux à base de bois, mai 2013
■ NF P 24 351/A2 : Menuiserie métallique – Fenêtres, façades rideaux, semi-rideaux, panneaux à ossa-
ture métallique – Protection contre la corrosion et préservation des états de surface, mars 2012
■ NF EN 14351-1 + A2 : Fenêtres et portes – Norme produit, caractéristiques de performance – Par-
tie 1 : fenêtres et blocs portes extérieures pour piétons, novembre 2016
■ NF EN 13830 : Façades rideaux – Norme de produit, juillet 2015
■ EAD 040083-00-0404 (ETAG 004) – ETAG 004 – Guideline for european technical approval of exter-
nal thermal insulation composite systems (ETICS) with rendering, février 2013
■ NF EN 14592 + A1 : (avril 2022) : Structures en bois – Éléments de fixation de type tige – Exigences
(Indice de classement : P21-402)
■ Fascicule FD P 20-651 : Durabilité des éléments et ouvrages en bois, juin 2011

A.5.2 Normes d’essais


■ NF EN ISO 29767 : Produits isolants thermiques destinés aux applications du bâtiment – Détermi-
nation de l’absorption d’eau à court terme par immersion partielle 2019
■ NF EN 823 : Produits isolants thermiques destinés aux applications du bâtiment – Détermination
de l’épaisseur, septembre 2013
■ NF EN ISO 9053-1 – Acoustique – Détermination de la résistance statique à l’écoulement de l’air –
Partie 1 : méthode statique, décembre 2018
■ NF NF EN ISO 1928 : Combustibles minéraux solides – Détermination du pouvoir calorifique supérieur
par la méthode de la bombe calorimétrique et calcul du pouvoir calorifique inférieur, octobre 2020
■ NF EN ISO 12572 : Performance hygrothermique des matériaux et produits pour le bâtiment – Déter-
mination des propriétés de transmission de la vapeur d’eau – Méthode de la coupelle, octobre 2016
■ NF EN 1107-2 : Feuilles souples d’étanchéité – Détermination de la stabilité dimensionnelle – Par-
tie 2 : feuilles d’étanchéité de toiture plastiques et élastomères, mai 2001
■ NF EN 12311-1 : Feuilles souples d’étanchéité – Partie 1 : feuilles d’étanchéité de toiture bitumi-
neuses – Détermination des propriétés en traction, décembre 1999
■ NF EN 12311-2 : Feuilles souples d’étanchéité – Détermination des propriétés en traction – Partie 2 :
feuilles d’étanchéité de toiture plastiques et élastomères, août 2013
■ NF EN 12310-1 : Feuilles souples d’étanchéité – Partie 1 : feuilles d’étanchéité de toiture bitumi-
neuses – Détermination de la résistance à la déchirure (au clou), décembre 1999
■ NF EN 1931 : Feuilles souples d’étanchéité – Feuilles d’étanchéité de toiture bitumineuses, plastiques
et élastomères – Détermination des propriétés de transmission de la vapeur d’eau, octobre 2000
■ NF EN 12317-2 : Feuilles souples d’étanchéité – Détermination de la résistance au cisaillement des
joints – Partie 2 : feuilles d’étanchéité de toiture plastiques et élastomères, octobre 2010
■ NF EN 12316-2 : Feuilles souples d’étanchéité – Détermination de la résistance au pelage des joints
– Partie 2 : feuilles d’étanchéité de toiture plastiques et élastomères, novembre 2013

ANNEXE A 100 Réglementation, normes et autres documents de référence


■ NF EN ISO 9047 : Construction immobilière – Produits pour joints – Détermination des propriétés
d’adhésivité/cohésion des mastics à température variable, septembre 2010
■ NF EN 13183-2 : Teneur en humidité d’une pièce de bois scié – Partie 2 : estimation par méthode
électrique par résistance, juin 2002
■ NF P 08-301 : Ouvrages verticaux des constructions – Essais de résistance aux chocs – Corps de
chocs – Principe et modalités générales des essais de choc, avril 1991
■ NF P 85-700 : Jointing products – Identification tests – Apparent density, novembre 2003
■ NF P 85-701 : Produits pour joints – Essais d’identification – Analyse thermogravimétrique, juin 2022
■ NF EN ISO 8339 : Construction immobilière – Mastics – Détermination des propriétés de traction
(Allongement jusqu’à rupture), novembre 2005
■ NF P 85-528 : Produits pour joints – Détermination des propriétés d’adhésivité/cohésion sous trac-
tion jusqu’à rupture après traitement thermique, août 2003
■ NF EN ISO 10591 : Construction immobilière – Produits pour joints – Détermination des proprié-
tés d’adhésivité/cohésion des mastics après immersion dans l’eau, novembre 2021
■ NF EN 12153 : Façades rideaux – Perméabilité à l’air – Méthode d’essai, juin 2022
■ NF EN 12155 : Façades rideaux – Détermination de l’étanchéité à l’eau – Essai de laboratoire sous
pression statique, octobre 2000
■ NF EN 12179 : Façades rideaux – Résistance à la pression du vent – Méthode d’essai, octobre 2000
■ NF EN 12152 : Façades rideaux – Perméabilité à l’air – Exigences de performance et classification,
juillet 2023
■ NF EN 1602 : Produits isolants thermiques destinés aux applications du bâtiment – Détermination
de la masse volumique apparente, septembre 2013
■ NF EN 12086 : Produits isolants thermiques destinés aux applications du bâtiment – Détermination
des propriétés de transmission de la vapeur d’eau, mai 2013
■ NF EN 12571 : Matériaux et articles en contact avec les denrées alimentaires – Conteneurs pour
le transport de bacs contenant des denrées alimentaires préparées – Prescriptions thermiques et
d’hygiène et méthodes d’essai, mai 1999
■ NF EN ISO 15148 : Performance hygrothermique des matériaux et produits pour le bâtiment –
Détermination du coefficient d’absorption d’eau par immersion partielle, octobre 2003

A.6 Recommandations professionnelles


■ Recommandations Professionnelles RAGE : Procédés d’isolation thermique extérieure par enduit
sur polystyrène expansé – Neuf/rénovation, juillet 2014
■ Recommandations Professionnelles PACTE : Réalisation des encadrements de baies et intégration
des menuiseries extérieures dans les parois à ossature bois – Neuf/rénovation, novembre 2020.

A.7 Cahiers de Prescriptions Techniques, Guides


■ e-Cahiers du CSTB n° 3713_V3 : Guide technique spécialisé pour la constitution d’un dossier de
demande d’Avis Technique : isolants à base de fibres végétales ou animales, février 2021
■ e-Cahiers du CSTB n°3707 : Détermination de la sollicitation du vent selon les Règles NV 65 : appli-
cation au cas des systèmes d’isolation thermique extérieure par enduit sur isolant, mars 2012
■ e-Cahiers du CSTB n° 3035_V3 (en cours de révision à la date de rédaction du guide) : Systèmes
d’isolation thermique par l’extérieure par enduit sur polystyrène expansé – Cahier des Prescriptions
Techniques d’emploi et de mise en œuvre, septembre 2018
■ e-Cahiers du CSTB n° 3729_V2 : Systèmes d’isolation thermique extérieure par enduit sur isolants
appliqués sur parois de constructions à ossature en bois, décembre 2014
■ e-Cahiers du CSTB n° 3701 : Détermination de la résistance au vent des systèmes d’isolation ther-
mique extérieure par enduit sur isolants fixés mécaniquement par chevilles, janvier 2012

ANNEXE A 101 Réglementation, normes et autres documents de référence


■ e-Cahiers du CSTB n° 3709_V2 : Systèmes d’isolation thermique extérieure par enduit sur isolant :
principes de mise en œuvre autour des baies en liaison avec une fenêtre ou une porte extérieure,
juin 2015
■ e-Cahiers du CSTB n° 3749 : Détermination de la sollicitation du vent selon l’Eurocode 1 : applica-
tion au cas des systèmes d’isolation thermique extérieure par enduit sur isolant, juillet 2014
■ Guide de recommandations techniques HUMIBATex – Prise en compte des risques hygrother-
miques en réhabilitation du bâti existant, octobre 2017
■ Bâtiments bois de moyenne et grande hauteur > 28 m – Préconisations pour la sécurité en cas
d’incendie pour les immeubles bois prévus dans le cadre des prochains JOP de Paris en 2024, ADIV-
BOIS, version 2.4 du 10 mars 2020
■ Bâtiments en bois multi-niveaux – Bâtiments d’habitation de 8 à 28 m – Préconisations pour la
sécurité en cas d’incendie pour les immeubles bois prévus dans le cadre des prochains JOP de Paris
en 2024, ADIVBOIS, version 2.4 du 10 mars 2020
■ Étude CODIFAB : Systèmes d’ETICS sur paroi à ossature bois et CLT, disponible sous le lien suivant :
[Link]
■ Étude CODIFAB : « Résistance aux chocs des parois à ossature bois » disponible sous le lien suivant :
[Link]
■ Étude CODIFAB : « Construction bois et gestion de l’humidité en phase chantier » disponible sous
le lien suivant : [Link]
dite-en-phase-chantier-2426
■ Étude CODIFAB : « Guide pédagogique de fonctionnement mécanique des Façades à Ossature
Bois » disponible sous le lien suivant : [Link]
facades-a-ossature-bois
■ Étude CODIFAB : « Balcons en bois sur façades et structures bois » disponible sous le lien suivant :
[Link]
■ Étude DHP, CODIFAB, FBF : « Étude hygrothermique de l’influence de plusieurs paramètres dans des
parois à ossatures bois », disponible sous le lien suivant : [Link]
etude-hygrothermique-parois-ossature-bois-434
■ Guide « Détermination des hypothèses pour les simulations de transferts couples température /
humidité dans les parois de bâtiment », disponible sous le lien suivant : [Link]
documents/determination-des-hypotheses-pour-les-simulations-de-transferts-couples-tempera-
ture-humidite-dans-les-parois-de-batiment.
■ Bâtiments bois de moyenne et grande hauteur > 28 m – Préconisations pour la sécurité en cas
d’incendie pour les immeubles bois prévus dans le cadre des prochains JOP de Paris en 2024,
ADIVBOIS, version 2.4 du 10 mars 2020.
■ Bâtiments en bois multi-niveaux – Bâtiments d’habitation de 8 à 28 m – Préconisations pour la
sécurité en cas d’incendie pour les immeubles bois prévus dans le cadre des prochains JOP de Paris
en 2024, ADIVBOIS, version 2.4 du 10 mars 2020.

ANNEXE A 102 Réglementation, normes et autres documents de référence


ANNEXE B

Essais et études à réaliser

Dans cette annexe, la méthodologie d’essais ainsi que l’exploitation des résultats seront définies, expli-
quées et précisées si nécessaire.

B.1 Essai AEV façade


B.1.1 Maquette d’essai
La maquette d’essai est réalisée suivant les prescriptions des normes NF EN 12153, NF EN 12155,
NF EN 12179.
La maquette d’essai doit, a minima, comporter une menuiserie extérieure (avec ou sans ouvrants), un
joint vertical, un joint horizontal et des traversées de parois (passage de fourreau et/ou fixation des
balcons). L’ouverture des joints sur la maquette devra être réalisée en tenant compte de l’ouverture
maximale déterminée lors du dimensionnement des éléments de façade à ossature bois. Ces joints
doivent être dimensionnés en prenant en compte les déplacements prévisibles des ouvrages (fluage,
flèche des supports, etc.) et les tolérances de fabrication et de mise en œuvre (tolérance de pose des
organes de fixation, etc.). Le croisement entre le joint vertical et le joint horizontal doit se faire en par-
tie basse de la maquette qui doit faire une hauteur d’étage ou 3 m par défaut.
Les caractéristiques de perméabilité à l’air, d’étanchéité à l’eau et de résistance au vent de cet (ou de
ces) ouvrant(s) peuvent être quantifiées, mais pas classifiées au sens des normes d’essais des fenêtres.
NOTE B.1
Pour la classification des ouvrants, il sera nécessaire de fournir un rapport d’essai
selon la norme NF EN 14351-1 ou un label de certification permettant de s’assurer
de la constance de qualité de la fabrication des menuiseries. Il sera nécessaire que
les dimensions des ouvrants soient couvertes dans le certificat ou dans le rapport
d’essai. Dans le cas contraire, un essai sera nécessaire pour donner le classement
de la fenêtre.

B.1.2 Protocole d’essai


Le protocole d’essai sera identique à celui détaillé en annexe D de la norme NF DTU 31.4.
Le protocole d’essai est constitué :
■ Perméabilité à l’air – classification suivant la norme NF EN 12153
■ Étanchéité à l’eau – classification suivant la norme NF EN 12155
■ Résistance au vent, aptitude de service – classification suivant la norme NF EN 12179
■ Contrôle de la perméabilité à l’air – classification suivant la norme NF EN 12153 pour classification
de résistance au vent
■ Contrôle de l’étanchéité à l’eau – classification suivant la norme NF EN 12155 pour classification de
résistance au vent
■ Résistance au vent sous charge accrue de charge de sécurité – classification suivant la norme NF
EN 12179

ANNEXE B 103 Essais et études à réaliser


B.2 Essai de vérification de la compatibilité
des déformations entre FOB et ETICS
B.2.1 Cadre
Du fait de leurs fonctions, les façades à ossature bois (FOB) sont soumises à plusieurs sollicitations
directes ou indirectes occasionnées par les actions extérieures (vent, pluie, fluage, etc.).
La compatibilité entre leurs déformations et les déformations de leur revêtement est donc essentielle pour
ne pas affaiblir la capacité de ce revêtement extérieur à protéger la FOB des incidences de la pluie battante.
Le chapitre B-1.2 présente le protocole permettant de déterminer la compatibilité des revêtements
extérieurs posés sur des façades ossatures bois (FOB).
Des essais de vieillissement mécanique et de résistance à la pluie battante sont réalisés afin de répondre
à la problématique.
NOTE B.2
Ce protocole a été conçu par le laboratoire Essais & Simulations de l’Institut Tech-
nologique FCBA grâce à des financements CODIFAB.

B.2.2 Limites d’application


Le protocole est créé pour les FOB filantes avec appui multiples selon la norme NF DTU 31.4.
Certains choix dans les critères des essais à fixer (déplacements imposés pour les essais mécaniques
et niveau de pression pour l’essai de résistance à la pluie battante) dépendent du système constructif
étudié et du domaine d’emploi considéré ou en fonction des souhaits du demandeur. Une analyse
amont est nécessaire afin de déterminer les paramètres d’essai.
L’épaisseur du voile de stabilité utilisé dans ce protocole est par défaut de 15 mm. Le pilotage des essais
étant réalisé en déplacement, une épaisseur du voile de stabilité importante permet de transmettre
un effort plus important et une transmission de la déformation maximale (conservative) imposée au
revêtement. Le voile de stabilité peut être pris à une épaisseur inférieure sur demande.
NOTE B.3
Dans le cas d’une épaisseur de voile de stabilité prise à 15 mm, les résultats de ce
protocole sont valables pour des épaisseurs de voile de stabilité inférieures.

B.2.3 Échantillonnage
Une maquette par type (avec baie et croix de jonction) est nécessaire pour la réalisation des séquences
d’essai, dans le cadre de ce protocole.
L’épaisseur de l’isolant à tester peut être variable en fonction de sa nature et de celle de l’enduit.
B.2.4 Définition du protocole
■ Conditions de stockage
Pendant, après fabrication, séchage des enduits et avant essais, les maquettes doivent être stockées en
intérieur sans conditionnement thermohygrométrique particulier (température > 18 °C).
■ Moyens d’essai
■ Essais mécaniques
L’appareillage d’essai doit être capable d’enregistrer la force de manière continue avec une précision de
3 % de la force appliquée. Les déplacements doivent être mesurés avec des capteurs de classe 1.

ANNEXE B 104 Essais et études à réaliser


■ Résistance à la pluie battante
L’appareillage d’essai à la pluie battante doit comprendre les éléments suivants :
a. une chambre d’ouverture réglable dans laquelle le corps d’essai peut être fixé ;
b. une source de pression d’air différentielle contrôlée appliquée de part et d’autre du corps d’épreuve,
régulée à ± 5 % près ;
c. un dispositif capable d’appliquer des variations rapides et contrôlées de la pression différentielle
entre des limites définies ;
d. un système d’arrosage créant un film d’eau continu sur toute la surface du corps d’épreuve ; le
débit d’eau pulvérisée se décompose en deux parties :
− l’eau de ruissellement, 1,2 L/([Link]), uniformément répartie sur le sommet du corps d’épreuve,
− la pluie battante, 1,5 L/([Link]), uniformément répartie sur la surface extérieure du corps
d’épreuve ;
e. des dispositifs permettant de mesurer la quantité d’eau fournie à ± 10 % près ;
f. un dispositif permettant de mesurer la pression d’air différentielle entre les deux faces du corps
d’épreuve à ± 5 % près ;
g. une alimentation en eau suffisamment propre pour garantir à toutes les buses une pulvérisation
correcte ;
h. une balance ou tout autre dispositif de pesée capable de déterminer la masse du corps d’épreuve
à ± 0,1 % près ;
i. des capteurs permettant de mesurer l’humidité relative à l’interface entre le voile de stabilité et
l’isolant. A minima deux capteurs doivent être posés sur la maquette, avant la mise en œuvre
de l’isolant support d’enduit (l’un à proximité d’un angle de baie, l’autre à 15 cm du bas de la
maquette, dans l’alignement vertical par rapport au capteur précédent).
■ Maquettes
Les maquettes sont de deux types suivant les essais réalisés.
La Figure B-1 présente un schéma de principe de l’ossature support FOB avec baie. Des plans indicatifs
sont disponibles ci-après.

Figure B.1 : Ossature support FOB avec baie – schéma de principe

ANNEXE B 105 Essais et études à réaliser


Les panneaux isolants supports d’enduit doivent être découpés dans les angles des baies, comme
indiqué sur la figure B-2 ci-dessous.

Figure B.2 : Calepinage des panneaux isolant support d’enduit sur la maquette

Au centre de l’ossature support est disposé un encadrement de baie de dimensions 1 200 ± 50 ×


1 200 ± 50 mm² (le vide entre montants de FOB doit être conforme à la norme NF DTU 31.4).
La Figure B-3 présente un schéma de principe de l’ossature support FOB croix de jonction. Les 4 modules
étant libres, ils sont fixés sur une contre-ossature. Des plans indicatifs sont disponibles ci-après.
Chaque module est de dimensions 600 × 800 ± 50 mm² (le vide entre montants de FOB doit être
conforme à la norme NF DTU 31.4).

Figure B.3 : Ossature support FOB croix de jonction – schéma de principe

Le revêtement extérieur à tester doit être posé par le demandeur sur ces supports.

ANNEXE B 106 Essais et études à réaliser


■ Essais sur maquette avec baie
Le protocole sur cette maquette décrit la succession de trois essais :
■ essai de mise en parallélogramme ;
■ essai de flexion 4 points ;
■ essai de résistance à la pluie battante.
Essai de mise en parallélogramme
■ Principe
La méthode d’essai, qui a pour base la norme NF EN 594, permet de mesurer la compatibilité du revê-
tement avec les déformations par une mise en parallélogramme (chargement en tête dans le plan).
■ Mode opératoire
Le système de fixation se compose de deux équerres sur les montants extérieurs permettant de
reprendre les mouvements de soulèvements et de butées reprenant les efforts de glissement (schéma
et photos disponibles au §B.2.5 de l’ANNEXE B du présent guide).
La sollicitation est appliquée en tête de mur par l’intermédiaire d’une ferrure fixée sur le vérin d’une
part et sur l’ossature bois (traverse) d’autre part.

Figure B.4 : Essai de mise en parallélogramme – FOB – schéma de principe

Le pilotage est réalisé en déplacement jusqu’à une valeur de :


− H/250 pour les structures béton ou métal selon les normes NF EN 1992-1-1 et NF EN 1993-1-1
sur lesquelles les FOB seront mises en œuvre ;
− H/500 pour les structures bois selon la norme NF EN 1995-1-1 sur lesquelles les FOB seront mises
en œuvre.
Pour des FOB avec appuis multiples, la valeur de H/250 est retenue par défaut afin de pouvoir monter
la FOB sur tout type de support (béton, métal ou bois).
Cette valeur peut être modifiée en accord avec le demandeur.
Le protocole de chargement est défini en Figure B-5. On amène l’éprouvette jusqu’à une déformation
maximale de H/250 sur 1 cycle (traction-compression du vérin).

ANNEXE B 107 Essais et études à réaliser


Le nombre de cycles découle de l’Annexe B3 de la norme NF EN 1991-1-4 (période de retour de
50 ans).

Figure B.5 :Nombre de cycles et déplacements associés

La fréquence des cycles est de 1 Hz pour : 1, 10, 100,1000 et 10 000 cycles.


Des capteurs de déplacement peuvent être positionnés sur l’éprouvette sur des cas le justifiant.
Le temps, la force, le déplacement vérin ainsi que les déplacements des capteurs de déplacement (le
cas échéant) doivent être enregistrés.
■ Expression des résultats :
Pour chaque séquence de cycle :
− La force maximale Fmax obtenue en traction et la force maximale Fmax obtenue en compression
sont relevées.
− Un constat visuel est réalisé.
Les résultats doivent comprendre l’absence ou la présence de désordres mécaniques, esthétiques et
ou d’étanchéité probables (ruptures du revêtement, fissuration, faïençage, déformations excessives,
déboîtements des profilés d’étanchéité, etc.).
La courbe Force / Temps de l’essai doit être tracée.
− Critères d’acceptabilité :
• Si aucun désordre n’est constaté au critère d’arrêt choisi, le protocole se poursuit avec l’essai
de flexion 4 points.
• Si un désordre est constaté, le dernier niveau sans désordre devient le nouveau critère dimen-
sionnant à noter sous la forme de h/xxx ou xxx mm pour une hauteur donnée. Un nouvel essai
doit être réalisé pour valider ce critère et poursuivre le protocole d’essai.
La démarche décisionnelle est présentée dans l’organigramme au §9.
Essai de flexion 4 points
■ Principe
La méthode d’essai, basée sur la norme NF EN 408+A1, permet de soumettre le revêtement de la FOB
aux déformations instantanées, différentielles et de fluage par un chargement descendant en partie
supérieure dans le plan.
■ Mode opératoire
Un essai de flexion 4 points est réalisé sur l’éprouvette selon la Figure 5 pour simuler le fluage.
Le déplacement est appliqué au droit des montants par l’intermédiaire d’une plaque de répartition qui
couvre l’ossature bois et le voile de stabilité.

ANNEXE B 108 Essais et études à réaliser


Figure B.6 : Essai de flexion 4 points – FOB – schéma de principe

L’essai est statique par palier selon la courbe de la Figure B-7. Chaque montée de palier se fait sur 60 s,
le maintien de palier est de 300 s minimum (temps nécessaire d’analyse de désordre).
Le dernier palier à L/… est maintenu pendant 2,5 h.
Le pilotage est réalisé en déplacement jusqu’à une valeur à définir par le demandeur.
La valeur usuellement retenue est de L/500 pour les FOB.

Figure B.7 : Paliers et niveaux de déplacements

Des capteurs de déplacement peuvent être positionnés sur l’éprouvette sur des cas le justifiant et sur
demande.
Le temps, la force, le déplacement vérin ainsi que les déplacements des capteurs de déplacement (le
cas échéant) doivent être enregistrés.

ANNEXE B 109 Essais et études à réaliser


■ Expression des résultats
− Pour chaque palier :
• la force maximale Fmax est relevée ;
• un constat visuel est réalisé.
− Pour le dernier palier :
• la force maximale Fmax est relevée en début de palier et à la fin du maintien du palier ;
• un constat visuel est réalisé.
L’absence ou la présence de désordres mécaniques, esthétiques et ou d’étanchéité probables (ruptures
du revêtement, fissuration, faïençage, déformations excessives, déboîtements des profilés d’étanchéité)
doit être consignée.
La courbe Force/Temps de l’essai doit être tracée.
■ Critères d’acceptabilité
Si aucun désordre n’est constaté au critère d’arrêt choisi, le protocole se poursuit avec l’essai de résis-
tance à la pluie battante.
Si un désordre est constaté, le dernier niveau sans désordre devient le nouveau critère dimensionnant
à noter sous la forme de h/xxx ou xxx mm pour une hauteur donnée. Un nouvel essai doit être réalisé
pour valider ce critère et poursuivre le protocole d’essai.
La démarche décisionnelle est présentée dans l’organigramme au §B.2.6
Essai de résistance à la pluie battante
■ Principe
La méthode d’essai permet de vérifier la conservation de l’étanchéité à l’eau du revêtement extérieur à
la suite des sollicitations mécaniques réalisées aux §B.[Link] et au §B.[Link].
■ Mode opératoire

Figure B.8 : Essai de résistance à la pluie battante – Maquette menuiserie FOB – Schéma de principe

Par défaut, les cycles de pression sont définis dans la méthode A de la norme NF EN 12865 jusqu’à
600 Pa ce qui correspond à la limite haute de la norme NF DTU 31.4 (25 % de la pression dynamique
de pointe à une hauteur de 28 m en zone IV et avec une rugosité de 0).

ANNEXE B 110 Essais et études à réaliser


Cependant, les niveaux de pression testés sont choisis en cohérence avec le système constructif, le
domaine d’emploi revendiqué et le souhait du demandeur.
Procédure A
Écart
de pression Intervalle de Temps total en
Pa temps fin de palier
min min

0 20 20

0 à 150 10 30

0 à 300 10 40

0 à 450 10 50

0 à 600 10 60

Figure B.9 : Procédure A selon la norme NF EN 12865 et cycles d’aspersion

À la fin des cycles d’aspersion, un égouttage de 10 minutes de la maquette d’essai est effectué.
■ Expression des résultats :
Pour chaque maquette d’essai, les résultats expérimentaux sont exprimés de la façon suivante:
m0 masse avant essai en kg
m1 masse après essai et un égouttage de 10 minutes, en kg
WA masse d’eau absorbée par unité de surface en kg/m²
P Pression de l’environnement ambiant en hPa
T Température ambiante en °C
H Humidité relative en HR %
Tout au long de l’essai, des observations visuelles de la maquette d’essai sont réalisées.
En fin d’essai et après égouttage, un démontage du revêtement extérieur au niveau des points singu-
liers (voir Figure B-10) est effectué afin d’apprécier la présence ou non de zones d’humidification en
contre-parement, sur le pare-pluie et sur le voile de stabilité.

Figure B.10 : Schéma de principe des points singuliers et zones d’attention particulière

ANNEXE B 111 Essais et études à réaliser


De plus, les données des capteurs d’humidité relative sont fournies, au pas de temps horaire, depuis le
jour de la mise en œuvre de l’enduit et jusqu’à 4 heures après l’essai de résistance à la pluie battante.
■ Essais sur croix de jonction
Le protocole sur cette maquette décrit la succession de deux essais :
■ essai de cisaillement ;
■ essai de résistance à la pluie battante.
Essai de cisaillement
■ Principe
La méthode d’essai permet de solliciter la croix de jonction en cisaillement.
■ Mode opératoire
Les vis du module haut-gauche qui relient le module à la contre-ossature sont enlevées avant l’essai.
Ainsi, un seul des 3 modules est mobile, les 3 autres modules restant fixés à la contre-ossature qui
assure le maintien en position.
La sollicitation est appliquée sur la partie supérieure par l’intermédiaire d’une platine fixée sur l’ossa-
ture principale.

Figure B.11 : Essai de cisaillement sur croix de jonction – schéma de principe

Le pilotage est réalisé en déplacement jusqu’à une valeur à définir. Les valeurs usuellement retenues
sont :
■ H/250 pour les structures béton ou métal selon les normes NF EN 1992-1-1 et NF EN 1993-1-1.
■ H/500 pour les structures bois selon norme NF EN 1995-1-1.
H étant la hauteur d’un étage.
Une fois l’essai terminé, le module mobile est à nouveau fixé à la contre-ossature pour permettre la
réalisation de l’essai suivant.
Le protocole de chargement est défini en Figure B-11. On amène donc l’éprouvette jusqu’à déforma-
tion maximale H/250 sur 1 cycle (traction-compression du vérin).
Le nombre de cycles correspond à la norme NF EN 1991-1-4 Annexe B3 associée à une période de
retour de 50 ans.

ANNEXE B 112 Essais et études à réaliser


Figure B.12 : Nombre de cycles et déplacements associés

La fréquence des cycles est de 1 Hz pour : 1, 10, 100,1000 et 10 000 cycles.


Des capteurs de déplacement peuvent être positionnés sur l’éprouvette sur des cas le justifiant et sur
demande.
Le temps, la force, le déplacement vérin ainsi que les déplacements des capteurs de déplacement (le
cas échéant) doivent être enregistrés.
■ Expression des résultats
Pour chaque séquence de cycle un constat visuel est réalisé
Les résultats doivent comprendre l’absence ou la présence de désordres mécaniques, esthétiques et
ou d’étanchéité probables (fissuration, faïençage, déformations excessives, déboîtements des profilés
d’étanchéité, etc.).
■ Critères d’acceptabilité
Si aucun désordre n’est constaté au critère d’arrêt choisi, le protocole se poursuit avec l’essai de flexion
4 points.
Si un désordre est constaté, le dernier niveau sans désordre devient le nouveau critère dimensionnant
à noter sous la forme de h/xxx ou xxx mm pour une hauteur donnée. Un nouvel essai doit être réalisé
pour valider ce critère et poursuivre le protocole d’essai.
La démarche décisionnelle est présentée dans l’organigramme au §B.2.7.
Essai de résistance à la pluie battante
■ Principe
La méthode d’essai permet de vérifier la conservation de l’étanchéité du revêtement à la suite des
sollicitations mécaniques réalisées.
■ Mode opératoire

Figure B.13 : Essai de résistance à la pluie battante – maquette croix de jonction FOB – schéma de principe

ANNEXE B 113 Essais et études à réaliser


Par défaut, les cycles de pression sont définis dans la méthode A de la norme NF EN 12865 jusqu’à
600 Pa ce qui correspond à la limite haute de la norme NF DTU 31.4 (25 % de la pression dynamique
de pointe à une hauteur de 28 m en zone IV et avec une rugosité de 0).
Cependant, les niveaux de pression testés sont choisis en cohérence avec le système constructif, le
domaine d’emploi revendiqué et le souhait du demandeur.
Procédure A
Écart
de pression Intervalle de Temps total en
Pa temps fin de palier
min min

0 20 20

0 à 150 10 30

0 à 300 10 40

0 à 450 10 50

0 à 600 10 60

Figure B.14 : Procédure A selon la norme NF EN 12865 et cycles d’aspersion

À la fin des cycles d’aspersion, un égouttage de 10 minutes de la maquette d’essai est effectué.
■ Expression des résultats :
Pour chaque maquette d’essai, les résultats expérimentaux sont exprimés de la façon suivante.
m0 masse avant essai en kg
m1 masse après essai et un égouttage de 10 minutes, en kg
WA masse d’eau absorbée par unité de surface en kg/m²
P Pression de l’environnement ambiant en hPa
T Température ambiante en °C
H Humidité relative en HR %
Tout au long de l’essai, des observations visuelles de la maquette d’essai sont réalisées.
En fin d’essai et après égouttage, un démontage du revêtement extérieur au niveau des points singu-
liers (voir Figure B-15) est effectué afin d’apprécier la présence ou non de zones d’humidification en
contre-parement, sur le pare-pluie et sur le voile de stabilité.

Figure B.15 : Schéma de principe des points singuliers et zones d’attention particulière

ANNEXE B 114 Essais et études à réaliser


B.2.5 Plans indicatifs des ossatures supports
de revêtement
■ Ossature support avec menuiserie

Figure B.16 : Butée réglable anti-glissement (exemple) Figure B.17 : Équerre anti-soulèvement (exemple)

ANNEXE B 115 Essais et études à réaliser


■ Ossature support croix de jonction
■ Plan de l’ossature support assemblée

ANNEXE B 116 Essais et études à réaliser


■ Plan de sous-ensemble – contre-ossature :

ANNEXE B 117 Essais et études à réaliser


■ Plan de sous-ensemble – module unitaire :

ANNEXE B 118 Essais et études à réaliser


B.2.6 Organigramme de déroulement des essais –
maquette avec baie

B.2.7 Organigramme de déroulement des essais –


maquette croix de jonction

ANNEXE B 119 Essais et études à réaliser


B.2.8 Présentation des résultats – Rapport d’essai
Le rapport d’essai doit contenir les informations suivantes :
■ Maquette d’essai
− La description détaillée de la maquette d’essai comprenant les dimensions, les fixations, les ouver-
tures, les matériaux utilisés, plans, etc.
− La description détaillée du revêtement extérieur utilisé.
− Toute autre information pouvant influencer les résultats d’essais.
■ Méthodes d’essai
− Une référence aux méthodes d’essai utilisées.
− L’atmosphère de conditionnement de la maquette d’essai.
− Les paramètres d’essai définis pour chaque essai réalisé.
− La description du dispositif de chargement, des dispositifs d’essai et des instruments de mesure
utilisés le cas échéant.
− Les détails de tout système d’ancrage utilisé durant les essais.
− Toute autre information pouvant influencer les résultats d’essai.
■ Résultats d’essai
− Les valeurs Fmax, les constats visuels, les masses, les conditions atmosphériques (T°C, H %, P) et
les humidités relatives mesurées en fonction de l’essai réalisé.
− Toute autre information pouvant influencer les résultats d’essai.

B.3 Essais spécifiques pour les ETICS


B.3.1 Essais sur l’ETICS
Essais sur l’ETICS : référentiel EAD 040083-00-0404. Il est à noter qu’à la date de publication du présent
guide, ce référentiel est en cours de révision.
En lien avec l’étude hygrothermique, pour déterminer la quantité retransmise à l’intérieur de la paroi,
il peut être intéressant d’avoir accès aux valeurs :
■ de la courbe de sorption du système d’enduit ;
■ du coefficient de redistribution de l’eau liquide dans l’enduit.
Ces deux caractéristiques n’ont été que très rarement mesurées sur les systèmes d’enduit mais seraient
intéressantes pour affiner le choix du système d’enduit de l’ETICS.
D’autre part, il peut être intéressant de complémenter les études hygrothermiques avec une démarche
expérimentale afin d’affiner le modèle utilisé et de vérifier qu’il prédit un comportement proche de la
réalité. La démarche expérimentale à envisager peut être un protocole d’essais cycliques longue durée.
NOTE B.4
L’étude hygrothermique de l’influence de plusieurs paramètres dans des parois à
ossatures bois est disponible via le lien suivant : [Link]
collectives/etude-hygrothermique-parois-ossature-bois-434

ANNEXE B 120 Essais et études à réaliser


B.4 Essais spécifiques pour les isolants
biosourcés en fibres de bois,
en remplissage des COB ou des FOB
■ Masse volumique apparente selon EN 1602.
■ Mesure de résistance thermique et conductivité thermique selon la méthode dans la norme pro-
duit EN 13171+A1 – §5.3.2.
■ Transmission de la vapeur d’eau selon EN 12086.
■ Courbe de sorption : selon EN 12571 dans le domaine hygroscopique (0-95 %) et essai à plaque de
succion pour le domaine super-hygroscopique (95-100 %).
■ En cas de non-respect du critère par défaut lié au risque de développement fongique (teneur en
eau 23 % en masse), un essai de résistance au développement fongique selon la méthode du Cahier
n° 3713_V2 (mars 2018) peut être réalisé.

ANNEXE B 121 Essais et études à réaliser


ANNEXE C

Calculs à réaliser

Les hypothèses de calculs spécifiques à ces projets seront précisées dans cette annexe.

C.1 Dimensionnement de la paroi


Les parois à ossature bois, COB et FOB, sont dimensionnées conformément à la norme NF EN 1995
(Eurocode 5).

C.2 Détermination de la flèche du support


La détermination de la flèche du support d’ETICS dépend des critères suivants :
■ de la sensibilité au tassement de l’ETICS entre deux montants consécutifs ;
■ de l’entraxe des montants de COB/FOB ;
■ du porte-à-faux admissible de l’ETICS (distance entre son bord libre et l’axe de fixation de l’ETICS) ;
■ de la portée de la poutre de rive ou dalle ;
■ du schéma statique de la poutre de rive ou dalle (bi-articulée, encastrée, continue, console, etc.) qui
permet de connaître la forme de sa déformée ;
■ de la déformée maximale de la poutre de rive ou dalle sous charge nuisible (postérieure à la pose
de l’ETICS).
En l’absence d’évaluation expérimentale, il est possible de considérer qu’un ETICS avec un isolant en
laine de roche peut accepter une déformation de 3 mm entre deux montants consécutifs. Le principe
de l’essai est exposé au §B.2 de l’ANNEXE B.
En fonction du schéma statique du support de l’ETICS (cadre du panneau ou plancher/poutre en
hyperstatique), on sait que sa déformation est la suivante :
■ Schéma statique de la poutre de rive ou dalle bi-articulées

La rotation maximale du support (engendrant le tassement différentiel entre deux montants) est
située au niveau des appuis.

ANNEXE C 123 Calculs à réaliser


■ Schéma statique de la poutre de rive ou dalle bi-encastrées

La rotation maximale du support est située aux quarts de la portée de la poutre.


■ Schéma statique de la poutre de rive ou dalle encastrées (avec un bord libre)

La rotation maximale du support est située à l’extrémité libre de la console.


■ Exemple d’application pour un schéma statique d’une poutre de rive ou dalle bi-articulées
Données de calcul :
− portée de la poutre 5 000 mm ;
− dimensionnement à L/500 sous flèche nuisible (post pose ETICS) → Flèche = 10 mm ;
− vide entre montant FOB/ETICS de 600 mm.
Le calcul de la déformation différentielle entre les deux montants consécutifs donne une valeur maxi-
male de 4,0 mm. Celle-ci n’est pas recevable vis-à-vis de la sensibilité d’un ETICS avec isolant en laine
de roche (3 mm).
En décalant le premier montant de 200 mm (correspondant à la première rangée de chevilles) et en
passant l’espacement des premiers montants de l’ossature bois à 500 mm, le décalage passe à 3,0 mm,
ce qui est acceptable pour un ETICS présentant une sensibilité de 3 mm.

C.3 Hypothèses pour les calculs


des transferts hygrothermiques
Les justifications numériques des transferts hygrométriques dans les parois revêtues par un ETICS ne
sont actuellement pas suffisamment fiables, ni réalistes pour être à elles seules suffisantes. Elles per-
mettent cependant d’avoir une idée du comportement de la paroi.
Dans cette annexe, les hypothèses permettant l’étude des transferts hygrothermiques dans les parois
sont définies et précisées. Les dispositions spécifiques des matériaux sont aussi précisées comme les
valeurs de perméance, les valeurs thermiques, les épaisseurs, etc.
Ces hypothèses sont la base des calculs des transferts hygrothermiques qui auront été menés par le
CSTB sur les typologies de parois visées ci-avant dans le guide.

ANNEXE C 124 Calculs à réaliser


Les hypothèses et critères sont issus du guide « Détermination des hypothèses pour les simulations de
transferts couples température/humidité dans les parois de bâtiment » (voir l’extrait du rapport fourni
en ANNEXE G.)

C.3.1 Hypothèses générales


■ Les films pare-pluie ou pare-vapeur sont considérés comme continus, sans percement et sans
trou.
■ Les transferts d’air à travers les défauts d’étanchéité résiduels en cas de bonne mise en œuvre sont
pris en compte via une source d’humidité appliquée dans les cinq premiers mm de l’isolant en
contact avec l’écran de sous-toiture HPV. Cette source est calibrée grâce au modèle d’infiltration
d’air développé par le Fraunhofer IBP, avec une valeur forfaitaire de Q50 = 2,5 m3/h.m2, une hauteur
de colonne d’air de 5 m. Pour plus de détail sur ce modèle se reporter à la littérature (WTA Guide-
line 6-2, Simulation of heat and moisture transfer, 2014).

C.3.2 Matériaux
Le tableau des caractéristiques des différents composants de la paroi prises en compte dans les simu-
lations est présenté ci-après :
Tableau C.1 : Caractéristiques des constituants des parois

rho lambda Cp µ [–]


Ep mm P [m3/ m3]
[kg/ m3] [W/(m.K)] [J/(kg.K)] ou sd [m]

Plaque de plâtre 13 0,70 650 0,18 870 µ = 8,3

Lame d’air non ventilée 45 0,999 1,3 0,28 1 000 µ = 0,32

Liteau en bois 0,72 600 0,13 1 600 µ = 130

Panneau OSB intérieur 12 0,64 553 0,12 1 400 µ = 134

sd = 18 m
Pare-vapeur 1 2.10– 4 100 2,3 2 300
(18 000)

Fibres de bois faible densité 200 0,98 50 0,038 2 000 µ = 1,3

Fibres de bois forte densité 200 0,98 100 0,038 2 000 µ = 1,3

Montant en bois 0,72 600 0,13 1 600 µ = 130

Laine minérale 60 0,98 20 0,035 1 200 µ = 1,1

Panneau OSB extérieur 18 0,72 630 0,13 1 600 µ = 650

Sd = 0,18 m
Écran pare-pluie 1 2.10– 4 130 2,3 2 300
(180)

Sd = 0,9 m
Enduit « étanche » 18 0,3 2 000 1,2 850
µ = 50

Enduit perméable
Sd = 0,2 m
absorbant 18 0,33 1 600 0,7 850
µ = 12
(chaux)

Enduit perméable Sd = 0,35 m


18 0,24 1 900 0,8 850
non absorbant (bâtard) µ = 19

ANNEXE C 125 Calculs à réaliser


Les caractéristiques hydriques des enduits sont les suivantes :
Tableau C.2 : : Caractéristiques hydriques des enduits

Coefficient Coefficients de diffusion liquide DWS Teneur en eau


Facteur de
d’absorption et DWW en fonction de la teneur en eau W W en kg/m3
résistance
Type d’enduit d’eau liquide
à la vapeur
A en kg/(m². Succion Redistribution à 80 % à 98 %
d’eau µ
h0.5) DWS DWW HR HR
W kg/ m3 DWS m²/s W kg/ m3 DWS m²/s 24 80
Enduit 0 0 0 0
50 0,5
« étanche » 25 9 × 10 – 12
25 6 × 10– 12
280 3 × 10– 9 280 2 × 10– 10
Enduit W kg/ m DWS m²/s W kg/ m DWS m²/s
3 3
45 60
« chaux-ciment » 0 0 0 0
(désigné par
19 2 20 1 × 10 – 10
20 1 × 10– 10
« enduit bâtard »
(perméable non
210 1 × 10– 7 210 7 × 10– 9
absorbant)
W kg/ m3 DWS m²/s W kg/ m3 DWS m²/s 35 178
Enduit chaux 0 0 0 0
(perméable 12 10
absorbant) 25 2 × 10– 10 25 6 × 10– 10
186 5 × 10– 6 186 2 × 10– 7

NOTE C.1
Le coefficient d’absorption d’eau liquide (A) est déterminé selon la norme NF EN
ISO 15148.

C.3.3 Conditions aux limites


Tableau C.3 : Conditions aux limites

Climat de plaine continentale (climat froid et humide représenté par Nancy),


climat océanique (climat tempéré et humide représenté par Brest),
Climats extérieurs climat méditerranéen (climat chaud et sec en été représenté par Nice), climat
de Paris et région parisienne (climat correspondant à la construction pour les JO
2024 représenté par Trappes)
Ambiances intérieures Locaux à moyenne hygrométrie W/n = 5 g/ m3
Orientation de la paroi Face au nord, ouest ou sud suivant le climat extérieur et le rafraîchissement intérieur.
Prise en compte de la pluie
Qpluie= Pluie x (0 + 0,2 × vitesse du vent) Fraction de Qpluie adhérente 0,7
battante
1/hi 0,13 m².K/W
1/he 0,04 m².K/W
Émissivité surface extérieure 0,9
Absorptivité surface extérieure 0,6
Bilan explicite
Oui
(du rayonnement infra-rouge)
Émissivité terrestre grandes
0,8
longueurs d’onde
Réflexivité 0,7

C.3.4 Résultats de l’étude hygrothermique


L’ensemble de l’étude menée dans le cadre du présent guide est détaillée dans le rapport d’étude CSTB
DEB/HTO-2020-143-KZ-CP-NP (voir ANNEXE G).

ANNEXE C 126 Calculs à réaliser


ANNEXE D

Gestion de l’humidité
en phase chantier
Du fait de la nécessité d’une meilleure étanchéité aux infiltrations parasites d’air, la gestion de l’humi-
dité en phase chantier dans les bâtiments thermiquement performants a été identifiée comme capi-
tale dans de nombreux retours d’expériences.
Pour un principe constructif majoritairement bois, le caractère intrinsèquement hygroscopique du
matériau doit être pris en compte, d’autant qu’il s’accompagne proportionnellement de variations
dimensionnelles, parfois appelées retraits-gonflements, essentiellement dans les sens radiaux et tan-
gentiels aux fibres.
Il conviendra donc, pour les présents projets, de bien anticiper la gestion des variations hygromé-
triques de tous les ouvrages qui en sont composés, entre leur état d’origine en sortie d’usine, leur état
transitoire en phase chantier et enfin leur état stabilisé en service.
Les paramètres influant sur ces variations hygrométriques sont de différentes natures.
D’une part sous la forme de vapeur d’eau, du fait d’une ambiance présentant une hygrométrie éle-
vée, due par exemple à l’évaporation de l’eau incluse dans les matériaux de construction de la filière
humide, souvent d’ailleurs conjuguée à une très faible ventilation/aération des locaux et donc à un
fort confinement, et d’autre part à la survenance d’eau liquide due à des intempéries, ces deux origines
pouvant d’ailleurs s’additionner.
La gestion de cette thématique capitale peut influer sur l’ordonnancement habituel des tâches et la
constitution d’un plan qualité est donc recommandée. Durant la phase chantier, des dispositions spé-
cifiques peuvent être nécessaires (présence de déshumidificateurs, par exemple).
Toutes ces attentions sont d’ailleurs valables aussi pour la plupart des autres ouvrages et matériaux,
présents en phase chantier, notamment les isolants et notamment les isolants biosourcés.
Le document, sous le lien ci-après, traite de façon détaillée du sujet et propose des procédures qualité
ayant réuni un certain niveau de consensus entre les acteurs.
[Link]
chantier-2426
Un protocole de suivi de l’humidité dans les ouvrages en phase chantier a été mis en place dans le
cadre de la réalisation du Village des Athlètes.

D.1 Objectif d’un suivi


L’objectif de ce suivi est d’alerter sur les risques de développement fongique au sein des parois à
ossature bois pendant la phase provisoire de chantier, et en particulier sur les isolants à base de fibres
végétales et sur les plaques de plâtre fibrée cellulose. Il propose également des actions à mener afin
de limiter le risque de développement de moisissures pouvant compromettre la salubrité des locaux.

D.2 Problématique
Il convient de rappeler que la problématique ne concerne pas le risque de développement de cham-
pignons lignivores pouvant dégrader les éléments bois et à base de bois (pourriture cubique par
exemple). En effet, les développements fongiques de ce type nécessitent une exposition répétée et

ANNEXE D 127 Gestion de l’humidité en phase chantier


longue à l’eau qui maintiendrait un taux d’humidité très élevé de bois non durable (durabilité naturelle
ou conférée) pendant plusieurs mois et années.
La problématique des moisissures est différente. La présence naturelle de spores de moisissures en
suspension dans l’air conduit inévitablement à considérer leur présence au sein des parois. Leur déve-
loppement est alors conditionné au couple température/humidité de l’air ambiant. De plus, le taux
d’humidité et le type de matériaux auront une influence sur la rapidité et l’étendue du développement
des moisissures et sur leur type.
La dégradation des matériaux reste limitée par les moisissures et ne remet pas en cause la solidité de
l’ouvrage. Par contre, il dégrade la qualité de l’air par la propagation des spores volatiles au travers des
matériaux par porosité (y compris les pare-vapeur), pouvant alors constituer des agents pathogènes
pour la santé humaine lorsqu’ils sont en trop grand nombre dans les locaux intérieurs.

D.2.1 Contexte
Les isolants à base de fibres végétales entrent dans le domaine d’application de la norme harmonisée
NF EN 13171. Les propriétés évaluées dans la rubrique « durabilité » s’attachent uniquement au main-
tien des performances dans le temps. Le risque de développement de moisissures n’est pas traité.
Le GS20 de la CCFAT a rédigé le e-Cahiers du CSTB n° 3713 (mars 2018) pour l’évaluation technique
des isolants à base de fibres végétales ou animales. Le sujet du risque de développement des moisis-
sures y est abordé. Le comportement sur le plan du développement des moisissures doit être systéma-
tiquement caractérisé selon la méthode décrite dans ses annexes A3 et A4 en fonction des conditions
attendues. Celles-ci sont représentées par deux scénarii dits « HR 85 » et « HR 95 » correspondant à
des conditions optimales de développement des principales souches de moisissures :
− HR 85 : incubation forcée à 28±2 °C et 85±4 % HR pendant 28 jours ;
− HR 95 : incubation forcée à 28±2 °C et 95±4 % HR pendant 28 jours.
NOTE D.1
Pour les moisissures courantes, la plage de température courante de développe-
ment se situe entre 15 et 40 °C, avec un optimum entre 20 et 35 °C, et une humidité
relative de 75 à 95 % HR avec un optimum à 80 % HR et plus. Dans ces conditions,
la germination intervient en quelques jours, voire quelques semaines (3 jours à
2 semaines) puis le développement fongique se fait en quelques semaines (4 à
15 semaines selon les conditions réelles et l’espèce). De plus, le développement
des moisissures est « cumulatif », c’est-à-dire que le retour à des conditions défa-
vorables stoppe le développement mais ne détruit pas les moisissures. Le dévelop-
pement reprend dès le retour à des conditions favorables.

Dans le cas des parois préfabriquées, l’ensemble des films sont présents, à savoir le pare-pluie côté
extérieur et le pare-vapeur côté intérieur. En exploitation normale, c’est-à-dire lorsque les conditions
ambiantes extérieures et intérieures conduisent globalement à un flux de vapeur de l’intérieur vers
l’extérieur, le pare-vapeur permet de limiter la quantité de vapeur entrant dans la paroi afin de faciliter
son évacuation et le séchage des composants constituant la paroi.
Durant la phase chantier, les conditions ambiantes extérieures et intérieures peuvent conduire à des
inversions du flux de vapeur. Le pare-vapeur bloque alors la vapeur dans la paroi. De plus, les opérations
de chantier, notamment la mise en œuvre d’éléments en filière humide majorent les apports en humidité.
En fonction de l’évolution des conditions ambiantes, cette situation peut conduire à une accumulation
de vapeur d’eau dans la paroi et générer des phénomènes de condensation importante dans la paroi, en
particulier au droit du pare-vapeur. Si ces conditions durent plus de 4 semaines, le risque de développe-
ment de moisissures est avéré. Dans ce cas, un PAQ spécifique pour traiter ce sujet est nécessaire.
NOTE D.2
L’emploi d’isolants à base de laine minérale n’exclut pas le risque de développement
de moisissures. Cependant, le risque est plus faible et les conditions nécessaires sont
des humidités au-delà de 95 % HR et les temps nécessaires sont beaucoup plus longs.

ANNEXE D 128 Gestion de l’humidité en phase chantier


D.3 Protocole proposé
La prévention du risque de développement de moisissures est basée sur un triptyque « Suivi de l’évo-
lution des conditions / Déclenchement de seuils d’alerte / Actions correctives ».

D.3.1 Suivi de l’évolution des conditions


■ Objectif
L’objectif de ce suivi est de :
− suivre les conditions ambiantes au sein de la paroi (mesures de la température et de l’humidité) ;
− évaluer la « trajectoire » de l’évolution prévisible de ces conditions.
■ Moyens
Le risque de développement de moisissures étant lié aux conditions ambiantes (température et acti-
vité de l’eau ou humidité relative de l’air) au sein de la paroi, il est proposé de réaliser une mesure de
la température et de l’humidité de l’air et non des bois. La position du capteur sera du côté pare-
vapeur (zone la plus défavorable).
■ Échantillonnage
Afin d’avoir un nombre de points de mesures suffisants, il est proposé d’équiper chaque façade d’au
moins 2 points de mesure tous les 3 niveaux.
■ Fréquence
Il est proposé une fréquence d’une mesure toutes les 4 h minimum (6 mesures par 24 h).
■ Exploitation
Les mesures seront exploitées afin d’évaluer la tendance à 7 jours.

D.3.2 Seuils d’alerte


Il est proposé de considérer 3 niveaux d’alerte conditionnant le déclenchement des actions à mener.
Ces niveaux d’alerte sont déterminés sur la base de :
− l’évolution des mesures des conditions et leur projection ;
− le niveau de risque de développement de moisissures.
Il est proposé les seuils suivants :
− Niveau 1 : Tendance à la hausse avec risque de dépasser 75 % HR ;
− Niveau 2 : Tendance à la hausse avec risque de dépasser 85 % HR ;
− Niveau 3 :
• Matériau « HR 85 » : Humidité supérieure à 85 % HR pendant plus de 4 semaines ;
• Matériau « HR 95 » ou Laine minérale : Humidité supérieure à 95 % HR pendant plus de
4 semaines.
Les objectifs de ces seuils sont :
− Niveau 1 : réagir rapidement pour « casser » la dynamique d’humidification par des moyens
simples ;
− Niveau 2 : enclencher des moyens plus « lourds » si les moyens simples sont insuffisants ;
− Niveau 3 : maintenir les moyens « lourds » et envisager, le cas échéant, l’inspection des parois
concernées.

D.3.3 Actions à mener


Dans le cas de l’atteinte d’un niveau d’alerte, il est proposé les actions graduelles suivantes :
■ Niveau 1
Limiter l’inversion des flux de vapeur en équilibrant les ambiances extérieures et intérieures par le
maintien ouvert des portes et fenêtres afin de faciliter la libre circulation de l’air, l’équilibre hygrother-
mique et l’évacuation de l’humidité intérieure.

ANNEXE D 129 Gestion de l’humidité en phase chantier


■ Niveau 2
Création d’ouvertures dans les pare-vapeur afin de libérer les flux de vapeur et assécher les parois. De
simples « coups de cutter » sont suffisants.
Le cas échéant, mise en service de déshumidificateurs et, si possible, chauffage pour amener une tem-
pérature intérieure supérieure à la température extérieure.
NOTE D.3
Le temps de germination (« démarrage » du développement) nécessitant au
moins 3 jours, si l’humidité redescend sous les 80 % HR en moins de 4 jours, ces
jours ne sont pas comptabilisés dans le « cumul » du niveau 3.

■ Niveau 3
En complément des mesures du niveau 2, la surveillance par sondage de l’apparition de moisissures
est nécessaire.

D.4 Logigramme ISOLANT « HR 85 »

ANNEXE D 130 Gestion de l’humidité en phase chantier


D.5 Logigramme pour laine minérale

ANNEXE D 131 Gestion de l’humidité en phase chantier


ANNEXE E

Appréciation de laboratoire
(n° AL 20-295)
d’ETICS sur COB/FOB
E.1 Introduction

E.1.1 Objet de l’Appréciation


L’éclosion d’un incendie dans l’un des niveaux du bâtiment engendre des risques de propagation du
feu au(x) niveau(x) supérieur(s) ou latéralement, par les façades.
La présente Appréciation de laboratoire s’applique aux bâtiments d’habitation dans la limite des pres-
criptions de l’arrêté du 31 janvier 1986 modifié par les arrêtés du 18 août 1986, du 19 décembre 1988,
du 19 juin 2015, du 7 août 2019, du 13 novembre 2019, du 7 décembre 2020, du 13 août 2021.
Elle a pour objet de :
■ valider des dispositions relatives aux façades et à leur jonction avec les planchers en regard des exi-
gences applicables ;
■ valider des dispositions pour éviter la propagation latérale d’un incendie, ainsi que sa propagation
dans la façade ;
■ d’apporter des précisions sur les conditions d’application des exigences réglementaires.
Elle a été rédigée en complément des autres dispositions présentées dans le guide de conception des
ETICS en laine de roche mis en œuvre sur des constructions à ossature en bois (COB) ou des façades
à ossature en bois (FOB).
Enfin, il est toujours possible d’optimiser ou bien de justifier des solutions de façade bois non décrites
dans le présent document. Ces solutions pourront faire l’objet d’une Appréciation de laboratoire sur
le risque de propagation du feu par la façade dans les conditions fixées par l’arrêté du 31 janvier 1986
modifié par l’arrêté du 7 août 2019 et l’arrêté du 13 novembre 2019.

E.1.2 Les destinataires de l’Appréciation de laboratoire


Les préconisations de la présente Appréciation s’inscrivent dans celles plus larges de l’Appréciation de
Laboratoire « Bois Construction – Propagation du feu par les façades » (CODIFAB). Des dispositions
constructives particulières propres à la mise en œuvre d’un système d’ETICS en laine de roche sur
COB/FOB y sont toutefois présentées. Ces préconisations peuvent être appliquées à d’autres projets
de construction de bâtiments dont les murs de façade intègrent du bois.

E.2 Textes réglementaires applicables


− Arrêté du 31 janvier 1986 modifié par l’arrêté du 7 août 2019 et l’arrêté du 13 novembre 2019.
− Instruction Technique n° 249 version 2010.

ANNEXE E 133 Appréciation de laboratoire


E.3 Documents de référence
− Guide d’aide à la conception d’ETICS sur construction ou façade à ossature bois en vue d’une
application sur le Village des Athlètes pour les JOP de Paris 2024.
− NF DTU 31.2 (mai 2019) : Maisons et bâtiments à ossature en bois.
− NF DTU 31.4 (avril 2020) : Façades à ossature bois.
− Appréciation de laboratoire « Bois Construction et Propagation du feu par les façades », ver-
sion 4, CSTB Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, FCBA Institut Technologique Forêt
Cellulose Bois-construction Ameublement, juillet 2023.
− Bâtiments bois de moyenne et grande hauteur > 28 m – Préconisations pour la sécurité en cas
d’incendie pour les immeubles bois prévus dans le cadre des prochains JOP de Paris en 2024,
ADIVBOIS, version 2.4 du 10 mars 2020.
− Bâtiments en bois multi-niveaux – Bâtiments d’habitation de 8 à 28 m – Préconisations pour la
sécurité en cas d’incendie pour les immeubles bois prévus dans le cadre des prochains JOP de
Paris en 2024, ADIVBOIS, version 2.4 du 10 mars 2020.

E.4 Domaine d’application de l’appréciation


E.4.1 Procédé visé
L’ensemble des dispositions constructives proposées dans le document s’applique aux façades planes
et verticales, porteuses et non porteuses, constituées d’une ossature bois et conformes aux prescrip-
tions de la norme NF DTU 31.2 (COB) ou de la norme NF DTU 31.4 (FOB).
Les façades visées sont celles constituées d’un ETICS en laine de roche mis en œuvre sur COB/FOB. Les
ETICS visés sont ceux dont l’épaisseur de la laine de roche est comprise entre 60 mm et 120 mm, de
masse volumique nominale supérieure à 90 kg/m3 et dont les systèmes d’enduit présentent les carac-
téristiques et les performances désignés dans le guide de conception afférent.
Les ETICS bénéficient d’un Avis Technique (Atec) ou d’un Document Technique d’Application (DTA)
visant la pose sur support bois.

E.4.2 Destination des ouvrages visés


Cette appréciation vise les bâtiments d’habitation de 3e et 4e familles, dont les façades intègrent du
bois. Elle répond aux exigences de l’arrêté du 31 janvier 1986 modifié par l’arrêté du 7 août 2019.
Sont visés :
■ pour les COB : les bâtiments dont le plancher bas du dernier étage est inférieur ou égal à 28 m ;
■ pour les FOB : les bâtiments dont le plancher bas du dernier étage est inférieur ou égal à 50 m.

E.5 Description des supports et des procédés


visés
E.5.1 Constitution des parois supports
Les ossatures porteuses des bâtiments pourront être en structure poteaux/poutres béton ou en char-
pente bois.
Les solutions constructives des COB sont conformes à la norme NF DTU 31.2. Les solutions construc-
tives des FOB sont conformes à la norme NF DTU 31.4.
La constitution de la paroi support visée par la présente appréciation se décompose comme ci-des-
sous, de l’intérieur vers l’extérieur :

ANNEXE E 134 Appréciation de laboratoire


− doublage intérieur de type contre-cloison avec parement en plaque de plâtre monté sur ossature,
et lame d’air de 45 à 60 mm d’épaisseur remplie ou non d’un isolant en laine minérale (éventuel-
lement en fibres de bois) ;
− membrane pare-vapeur ;
− panneau de stabilité ou de contreventement de type OSB 12 mm ;
− ossature en bois avec isolation de remplissage, d’épaisseur maximale 200 mm ;
− écran thermique extérieur en plaques rigides A2-s3, d0 servant de support à l’ETICS ;
− membrane pare-pluie ;
− ETICS en laine de roche.
Panneau de stabilité
ou voile de contreventement

EXT.
INT.
ETICS avec isolant
en laine de roche
(épaisseur d’isolant
entre 60 et 120 mm)

Isolant en laine
minérale ou en Panneau thermique
fibre de bois (A2 s3-d0)

Pare-vapeur Paroi conforme ETICS


Pare-pluie aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure E.1 : Conception avec pare-pluie souple – Coupe verticale

ANNEXE E 135 Appréciation de laboratoire


E.5.2 Isolation de remplissage de l’ossature en bois
(montants et traverses en bois)
L’isolant de remplissage de la FOB/COB peut être :
■ un isolant minéral classé au moins A2-s3, d0 de type laine de verre ou laine de roche. Il est conforme
à la norme NF EN 13162 et se présente sous la forme de panneaux, de panneaux roulés rigides ou
semi-rigides avec ou sans surfaçage ;
■ un isolant biosourcé à base de fibres de bois conforme à la norme NF EN 13171. Il se présente sous
la forme de panneau semi-rigide et répond aux préconisations du présent guide.
Selon leur destination, les produits isolants satisfont aux exigences des normes NF DTU 31.2 (COB), NF
DTU 31.4 (FOB) ou bénéficient d’une évaluation technique pour l’emploi visé de type ATEx de cas a,
ATec ou équivalent.

E.5.3 ETICS en laine de roche


Sont visés les ETICS en laine de roche bénéficiant d’un Avis Technique visant la pose sur support bois.
Ils comprennent un système d’enduit (sous-enduit armé et couche de finition), un isolant en laine de
roche, un mode de fixation de l’isolant et des accessoires.
Les systèmes présentent une Euroclasse au moins B-s3, d0 pour une utilisation en 3e famille, et A2-s3,
d0 pour une utilisation en 4e famille.
Le mode de fixation retenu est mécanique par vis métalliques avec rosace plastique, adaptées au
support. Les vis sont fixées dans les montants de l’ossature en bois. Chaque panneau d’isolant est
maintenu par au moins 4 fixations.
Les isolants sont exclusivement en panneaux de laine de roche conformes à la norme NF EN 13162
en vigueur et d’épaisseur comprise entre 60 mm et 120 mm. Les panneaux isolants font l’objet d’un
marquage CE et d’un certificat ACERMI en cours de validité. La laine de roche présente une masse
volumique minimale de 90 kg/m3.
Le système d’enduit est composé d’une couche de base armée d’un treillis en fibres de verre et d’un
revêtement de finition. Seules les configurations du DTA du système présentant les caractéristiques et
performances du présent guide sont visées par la présente appréciation de laboratoire.
Les accessoires sont ceux indiqués dans l’ATec ou dans le DTA ETICS sur support bois.

INT.

Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)

ETICS

Écran thermique
A2-s3,d0 EXT.
Fixation pour isolant
de l’ETICS
Maxi 600 mm
(entre 2 rangées de fixations de l’ETICS) Pare-vapeur
Pare-pluie

Figure E.2 : Conception avec pare-pluie souple – Coupe horizontale

ANNEXE E 136 Appréciation de laboratoire


E.5.4 Membrane pare-pluie
Si la conception de la façade prévoit la mise en œuvre d’un film pare-pluie, il devra être conforme
aux prescriptions des normes NF DTU 31.2 et 31.4 et de niveau de performance en réaction au feu de
classe E a minima, le pare-pluie apportant toutefois peu de contribution au développement du feu
étant donné sa masse combustible mobilisable très faible.

E.6 Dispositions constructives acceptées


E.6.1 Doublage intérieur avec parement
en plaques de plâtre
Les résultats d’essais sur lesquels se base la présente appréciation de laboratoire n’ont concerné que
des foyers d’incendie se développant dans un local dont l’ensemble des parois est incombustible.
Les notes publiées par ADIVBOIS donnent des recommandations quant à la protection des parois
combustibles des bâtiments intégrant du bois.

NOTE E.1
Les solutions pour le parement intérieur en plaques de plâtre tiennent compte
des exigences de résistance au feu liées à l’ouvrage.

E.6.2 Étanchéité en nez-de-dalle


Voir les dispositions du guide Bois Construction, Propagation du feu par les façades, §1.6.

E.6.3 Écran thermique en façade


L’écran thermique est constitué d’un des systèmes ci-dessous lorsqu’il a fait l’objet d’une évaluation
démontrant la compatibilité avec l’usage visé pour cette destination :
− d’une plaque de plâtre hydrofuge de type H1 BA18 conforme à la norme NF EN 520+A1 si la
durée de stabilité au feu de la structure exigée par le règlement de sécurité incendie est supérieure
à 60 minutes et d’une plaque de plâtre hydrofuge de type H1 BA13 si cette durée est inférieure
ou égale à 60 minutes
ou
− d’une plaque de plâtre renforcée de fibres de cellulose d’épaisseur nominale minimale 12,5 mm
a minima A2-s3, d0, conforme à la norme EN 15283-2, quelle que soit la durée de stabilité au feu
de la structure exigée par le règlement de sécurité incendie
ou
− de tout autre type de système de plaque rigide dont la performance de réaction au feu est a
minima de classe A2-s3, d0 et justifiant d’un procès-verbal (PV) de classement de résistance au
feu EI30 ou un rapport de classement (annexé à l’attestation de conformité du marquage CE).
Le pontage des joints de fractionnement ou de dilatation de la FOB/COB par les plaques rigides A2-s3,
d0 de l’écran thermique est proscrit.

NOTE E.2
L’écran thermique en plaque rigide peut jouer le rôle de panneau de stabilité sous
réserve que cet emploi ait fait l’objet d’une évaluation de type ATEx ou Avis Tech-
nique et couvert par une Appréciation de laboratoire couvrant cet emploi.

ANNEXE E 137 Appréciation de laboratoire


E.6.4 Menuiseries et traitement d’embrasures
Les baies peuvent être équipées de menuiseries de type PVC, aluminium, ou mixte bois/aluminium.
Les menuiseries sont mises en œuvre dans des encadrements de baie rapportés en acier uniquement,
soudés ou assemblés.
Les menuiseries sont installées en tunnel à l’intérieur de l’encadrement de baie rapporté, dans toutes
les positions du nu intérieur au nu extérieur de la paroi support. L’encadrement de baie rapporté
recouvre alors la paroi support sur toute son épaisseur. L’encadrement de baie rapporté peut égale-
ment être positionné en applique extérieure du gros-œuvre.
Les tôles de l’encadrement de baie rapporté ont une épaisseur minimale de 10/10e. Chaque élément
de l’encadrement de baie rapporté de type assemblé est fixé aux montants et traverses de l’ossature en
bois par l’intermédiaire de 2 vis métalliques adaptées au support et réparties sur la largeur de l’encadre-
ment de baie rapporté. Les fixations sont disposées aux extrémités ainsi qu’en partie centrale. L’entraxe
entre chaque ligne de vis est limité à 500 mm.
Le traitement des tableaux et linteaux entre l’encadrement de baie rapporté et le gros-œuvre, hormis les
pièces d’appui (qui sont en bois massif ou à base de bois de classe D-s2, d0 a minima), doit être réalisé :
■ Pour les encadrements de baie rapportés disposés en tunnel :
− soit par un matériau de classe B-s3, d0, d’épaisseur nominale minimale 25 mm ;
− soit par un matériau de classe A2-s3, d0, d’épaisseur nominale minimale 12,5 mm ;
− soit par un écran en laine de roche d’épaisseur nominale minimale 30 mm et de masse volu-
mique ≥ 120 kg/m3.
La tôle métallique de l’encadrement de baie rapporté d’épaisseur 10/10e mm assure l’habillage en acier
des matériaux de remplissage ci-dessus.
■ Pour les encadrements de baie rapportés disposés en applique extérieure :
− par un retour horizontal du parement du doublage intérieur.
En linteau, le profilé d’habillage doit en plus présenter une saillie d’au moins 20 mm par rapport au nu
extérieur de l’enduit.
Les éventuelles cavités résiduelles entre l’encadrement de baie rapporté et le gros-œuvre sont remplies
de laine de roche comprimée de masse volumique nominale 40 kg/m3.
Un point de vigilance est à porter sur le respect de la continuité de l’écran thermique entre l’intérieur
et l’extérieur.
Encadrement de baie
monobloc d’épaisseur 10/10e

80 mm mini EXT. 80 mm mini


Écran thermique A2-s3,d0

ETICS

Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)

Calfeutrement de la menuiserie IN T.
en applique intérieure contre Menuiserie
l'encadrement de baie monobloc
Figure E.3 : Exemple de mise en œuvre de menuiserie avec coffre de volet roulant posée en tunnel dans la paroi et
calfeutrée en applique intérieure contre l’encadrement de baie

ANNEXE E 138 Appréciation de laboratoire


E.6.5 Déflecteur de flammes
Non requis.

E.6.6 Dispositif d’obturation de lame d’air


Non requis dans le cadre des dispositions visées par la présente appréciation de laboratoire.

E.6.7 Indice C + D
Les façades doivent répondre aux exigences minimales de C + D imposées par la réglementation en
vigueur pour chaque type de bâtiment concerné.

E.6.8 Calcul de la MCM


Dès lors qu’un écran thermique est mis en œuvre parmi ceux prescrits ci-dessus, la masse combustible
mobilisable à considérer dans les calculs du C + D correspondra exclusivement aux parties d’ouvrages
disposées à l’extérieur de cet écran et incluant ce dernier. Les couches combustibles protégées du feu
extérieur par l’écran thermique ne sont pas comptées dans le calcul de la masse combustible mobili-
sable.

E.7 Traitement des points singuliers


et des interfaces
E.7.1 Jonctions des façades avec les planchers
Les organes de fixation doivent être protégés de l’agression thermique. Les vides de la jonction sont
remplis par de la laine de roche maintenue mécaniquement. La laine de roche en nez-de-dalle doit
être compressée à 75 % de son épaisseur nominale.
Des solutions pour le traitement de la liaison avec des planchers bois sont présentées dans le Guide
« Bois Construction – Propagation du feu par les façades », CSTB, FCBA (mars 2019).

E.7.2 Jonctions verticales avec un bardage


Le bardage est recoupé verticalement sur toute sa hauteur par une tôle en acier galvanisé fixée au gros
œuvre par des vis métalliques adaptées au support tous les 650 mm environ.
Côté ETICS, un profilé d’arrêt visé par l’ATec ou le DTA du système est mis en œuvre à la jonction entre
les systèmes de façade.
L’écran thermique extérieur en plaques rigides A2-s3, d0 est prolongé au-delà de la jonction verticale
sur une distance minimale d’1 mètre.

E.7.3 Traitement des joints de fractionnement


ou de dilatation du gros-œuvre
La mise en œuvre des ETICS sur FOB nécessite un fractionnement à chaque joint de panneau, aussi
bien horizontal que vertical.
Le pontage d’un joint de fractionnement ou de dilatation par l’écran thermique en façade est proscrit.
La continuité de l’écran thermique en façade au droit des joints peut être restituée par un bourrage
en laine de roche de masse volumique déclarée supérieure ou égale à 40 kg/m3 mis en œuvre dans
l’épaisseur du mur de façade incluant l’écran thermique. Cette laine doit être compressée à 75 % de

ANNEXE E 139 Appréciation de laboratoire


son épaisseur nominale au minimum (exemple : épaisseur nominale de 20 mm et compressée pour
obtenir une épaisseur efficace de 15 mm au maximum en tout point de la jonction).
Lorsqu’un joint d’étanchéité est inséré dans la jonction entre deux panneaux, l’écran thermique en
façade est prolongé de chaque côté de la jonction dans l’épaisseur de l’ossature en bois. Un bourrage
en laine de roche de masse volumique déclarée supérieure ou égale à 40 kg/m3 est également mis en
œuvre dans l’épaisseur du mur de façade derrière le joint d’étanchéité (côté intérieur).

Écran thermique
A2-s3,d0
Plancher
EXT. INT.

≥ 50 R
mini
Étanchéité au feu
de jonction

INT.

ETICS Paroi conforme Pare-vapeur


aux normes Pare-pluie
NF DTU 31.2 (COB) et Bande adhésive
NF DTU 31.4 (FOB)

Figure E.4 : Exemple de joint de fractionnement horizontal des revêtements extérieurs sur FOB
(en considérant un mouvement possible entre panneaux à ossature bois +/– 5 mm) –
Retombée de bavette de fractionnement = 50 mm dans le cas de FOB

E.7.4 Balcons pris en compte dans l’indice D


L’évaluation de l’indice D respecte les préconisations de l’Instruction Technique N° 249 relative aux
façades.
Les balcons acceptés sont réalisés en éléments béton ou métal. Les types de balcons pris en compte
sont :
− les balcons en béton, avec ou sans rupteur de pont thermique ;
− les balcons métalliques.
Les balcons doivent justifier d’un degré pare-flamme 1 heure ou RE 60. L’accroche des balcons sur
la façade doit également justifier d’une tenue mécanique R60 en situation de feu de façade. Voici
diverses typologies d’accroche des balcons :
− en porte à faux (rupteurs de pont thermique) : le procédé de rupteurs de pont thermique béné-
ficie d’un ATec visant la pose sur COB. Les justifications de la performance au feu de l’accroche y
sont précisées ;
− suspendu : la résistance mécanique des fixations et des tirants en acier sur la COB/FOB font
l’objet d’une vérification en situation d’incendie. La tenue au feu peut être justifiée à partir des
actions thermiques aux structures extérieures déterminées selon la méthode de la norme NF EN
1991-1-2 et de son annexe nationale ;
− en appui/à structure indépendante (autoportant) : les éléments porteurs verticaux des balcons
sont stables au feu une demi-heure ou de classement R30. Cette résistance au feu peut égale-
ment être justifiée à partir des actions thermiques aux structures extérieures déterminées selon la
méthode de la norme NF EN 1991-1-2 et de son annexe nationale.
Les isolants éventuels, placés en sous-face, doivent être classés au moins A2-s3, d0.

ANNEXE E 140 Appréciation de laboratoire


NOTE E.3
− Il est rappelé que, conformément à l’article 5 de l’arrêté du 31 janvier 1986 modi-
fié, les éléments porteurs verticaux des balcons à structure indépendante sont
a minima stables au feu une demi-heure ou de classement R30. Cette résistance
au feu peut également être justifiée à partir des actions thermiques aux struc-
tures extérieures déterminées selon la méthode de la norme NF EN 1991-1-2 et
de son annexe nationale.
− La présence de balcons en façade, participant ou non à l’indice D, sont des élé-
ments à prendre en compte dans l’appréciation du risque de chutes d’objets au
sens de l’article 11 de l’arrêté du 31 janvier 1986 modifié.

E.7.5 Traversées de parois


Les orifices d’entrée d’air sont mis en œuvre dans un chevêtre en bois incorporé à l’ossature. L’espace
entre la traversée et le chevêtre est rempli de laine de roche de masse volumique supérieure à 70 kg/
m3 sur toute l’épaisseur de la paroi support. La plus petite dimension de l’isolant en laine de roche est
supérieure à 50 mm.
Les orifices d’entrée d’air de ventilation dont la section ne dépasse pas 200 cm² ne sont pas pris en
compte pour l’application de la règle du C + D. Le traitement des autres traversées de paroi sur le
comportement au feu des façades peut être justifié par un avis de chantier en résistance au feu.
La performance au feu de la contre-cloison de doublage doit être restituée par un dispositif adapté au
support et au conduit.

Manchon EPDM Manchon EPDM


pour rétablir pour rétablir l’étanchéité
l’étanchéité

Pente 3 % mini
Fourreau

EXT.
IN T.

Calfeutrement (mastic)
Écran thermique
Pare-vapeur
A2-s3,d0
Pare-pluie
Bande adhésive

ETICS Paroi conforme


aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure E.5 : Solution de traversée de paroi

ANNEXE E 141 Appréciation de laboratoire


E.8 Façades sans baies
Les façades équipées des systèmes d’ETICS visées par la présente appréciation et ne comportant pas
d’ouvertures ne nécessitent pas de dispositions particulières pour la résistance à la propagation du feu
en façade.

E.9 Justifications
■ Dispositions pour le traitement des embrasures reprises des carnets de solution de l’appréciation
de laboratoire Guide Bois Construction – Propagation du feu par les façades pour les bardages
Euroclasses A2-s3, d0.
■ Présence de la couche d’isolation en laine de roche fixée mécaniquement qui contribue au bon
comportement de la façade.

E.10 Exigences de l’arrêté du 7 août 2019


E.10.1 Propagation latérale
Dans le cadre des dispositions prévues par la présente appréciation, le risque de propagation latérale
du feu est maîtrisé de par la conception et les matériaux utilisés pour les systèmes de façade visés.

E.10.2 Chutes d’objets


Le risque de chutes d’objets est négligeable dans le cadre des dispositions et des systèmes de façade
visés par la présente Appréciation de laboratoire.

E.11 Conclusions
La résistance à la propagation du feu par les façades intégrant du bois et équipés d’ETICS en laine de
roche a été évaluée dans la présente appréciation de laboratoire dans les conditions de mise en œuvre
suivantes :
− paroi support conforme à la norme NF DTU 31.2 ou NF DTU 31.4 ;
− ETICS en laine de roche sous ATec visant les supports en bois, classés au moins B-s3, d0 en
3e famille, et A2-s3, d0 en 4e famille ;
− mise en œuvre d’un écran thermique en façade réalisé en plaques rigides A2-s3, d0 ;
− traitement des embrasures assurant la continuité de l’écran thermique en façade avec la protec-
tion intérieure ;
− un indice C + D conforme aux prescriptions de la réglementation applicable.
L’ensemble des dispositions constructives a été précisé dans le contenu du présent document.
Dans le strict respect des dispositions de la présente Appréciation de laboratoire, il est estimé que la
façade constituée d’ETICS en laine de roche est conforme à la réglementation applicable vis-à-vis de la
propagation du feu par les façades pour les bâtiments d’habitation des 3e et 4e famille conformément
à l’arrêté du 31 janvier 1986 modifié par l’arrêté du 7 août 2019 et l’arrêté du 13 novembre 2019.
Enfin, il est rappelé qu’il est toujours possible d’optimiser ou bien de justifier des solutions de façade
bois non décrites dans le présent document. Ces solutions pourront faire l’objet d’une appréciation de
laboratoire sur le risque de propagation du feu par la façade dans les conditions fixées par l’arrêté du
31 janvier 1986 modifié par l’arrêté du 7 août 2019 et l’arrêté du 13 novembre 2019.

ANNEXE E 142 Appréciation de laboratoire


ATTENTION E.1
Un ETICS en laine de roche mis en œuvre sur des constructions à ossature bois
(COB) ou sur des façades à ossature bois (FOB) peut engendrer un risque de feu
couvant après l’intervention des services de secours en cas d’incendie. En effet,
même si l’isolation en laine de roche du système est abondamment arrosée, il est
possible que le feu se réactive compte tenu de la quantité de chaleur emmagasi-
née par la laine. Ce phénomène de feu couvant ne doit pas être sous-estimé.

E.12 Conditions de validité des conclusions


Les conclusions figurant dans la présente appréciation de laboratoire ne s’appliquent qu’aux produits
définis et mis en œuvre dans les conditions identiques à celles décrites dans le présent document.
Les conclusions de cette appréciation de laboratoire ne portent que sur le comportement vis-à-vis du
risque de propagation du feu par les façades ETICS en laine de roche, objets du présent document.
Elles ne préjugent, en aucun cas, des autres performances liées à son incorporation à un ouvrage,
notamment de son dimensionnement à froid.

E.13 Durée de validité


La validité de la présente appréciation et sa durée sont limitées par toute modification des données
techniques ou réglementaires prises en compte dans son établissement, par exemple :
− toute modification dans les produits et matériaux indiqués ou leur mise en œuvre ;
− toute modification de l’arrêté du 31 janvier 1986 modifié par l’arrêté du 13 novembre 2019 ou
tout changement dans les méthodes d’essai et de classement concernées qui changeraient les
données nécessaires à l’évaluation des systèmes de façade objets de cette étude.
ATTENTION E.2
La présente appréciation est établie sur la supposition du dimensionnement nor-
mal de l’ouvrage vis-à-vis des actions mécaniques auxquelles il doit résister à froid.
Ce dimensionnement n’a pas été vérifié par le laboratoire.

Cette appréciation de laboratoire a été établie pour répondre aux exigences de résistance à la propa-
gation du feu en façade requises par la réglementation en vigueur à la date de sa rédaction. Elle évalue
également le risque de chutes d’objets du procédé d’ETICS. Elle ne préjuge pas des autres aspects de
sécurité.

ANNEXE E 143 Appréciation de laboratoire


ANNEXE F

Justifications particulières
nécessaires à la constitution
du dossier d’ATEx COB ou FOB
avec ETICS
■ Généralités
− Fournir une note descriptive du procédé regroupant l’ensemble des informations avec les noms
commerciaux pour les matériaux et les fixations. Fournir les fiches techniques de l’ensemble des
matériaux.
− Fournir les plans d’ensemble, les plans de calepinage des façades et les plans de détails des points
singuliers (pied de façade, acrotère, angles rentrant et sortant, intégration de menuiserie, accroche
de balcon, traversée de façade, etc.). Ces plans doivent présenter la synthèse de l’ensemble des
corps d’états, l’ensemble des éléments doivent être représenté (structure, isolation, étanchéité et
leur continuité, ossature secondaire et revêtements)
NOTE F.1
Le pontage des jonctions de FOB est exclu.

− Fournir la Notice de sécurité du maître d’œuvre et les attendus du Permis de Construire,


− Préciser les dispositions applicables en sécurité incendie vis-à-vis de la propagation du feu en
façade (données par l’Appréciation de laboratoire).
− Justifier la durabilité des matériaux (pare-pluie, ossatures, fixations, éléments d’ancrage, pare-
ments, etc.) vis-à-vis de l’atmosphère extérieure selon la norme NF P24-351 et détailler la nature
des constituants métalliques.
Nota : l’atmosphère extérieure du site selon la norme NF P24-351 est à préciser
■ Hypothèses et notes de calculs - ossature bois
− Indiquer les hypothèses de calculs considérées pour les justifications des FOB, parements, élé-
ments d’ossature et fixations ;
− Détailler les charges appliquées selon l’exposition des ouvrages (zone considérée, sous face, rive,
en indiquant clairement les référentiels utilisés (NV65 ou EC)) ;
− Fournir la note de calcul des façades sous sollicitations climatiques, poids propre, exploitation :
− La note de calcul devra préciser a minima les points suivants :
• Indiquer le schéma statique de reprise du poids propre des FOB et préciser les composants
permettant le transfert de charges et les mouvements prévisibles (sous sollicitations clima-
tiques, de poids propre et d’exploitation). Ce schéma devra notamment faire apparaître les
points fixes et les points permettant d’assurer les degrés libertés nécessaires.
• Préciser la mise en œuvre des panneaux FOB et préciser comment sont repris les déplacements
différentiels. (Préciser les degrés de liberté intégrés aux éléments de fixation des éléments de
façade en cohérence avec le schéma statique proposé).
• Justifier les ancrages des FOB dans l’ossature porteuse (équerres de fixation, chevilles, etc.).
Fournir les ATE ou ETA des chevilles utilisées. Fournir une note de calcul des ancrages dans
l’ossature support.

ANNEXE F 145 Justifications particulières


• Indiquer la synthèse des déformées et des déplacements de la FOB permettant de justifier
la dimension des joints de fractionnement présents entre les FOB, le critère de déplacement
entre deux chevrons consécutifs devra être justifié (voir §[Link] du présent guide).
• Justifier les compatibilités des déformations entre les panneaux de FOB, revêtements extérieurs
et l’ossature support (déformation différentielle). Voir §[Link] du présent guide (précisant les
dispositions planchers chargés/non chargés en considérant les variations hygroscopiques pré-
visible dans le temps, etc.).
• Justifier la stabilité dimensionnelle des façades bois. Vérifier les variations dimensionnelles des
panneaux et leur tassement potentiel.
− Décrire la mise en œuvre des éventuels balcons et justifier leur tenue mécanique. Fournir les
schémas/figures correspondants.
− Préciser la zone de sismicité et la catégorie d’importance du bâtiment.
− Justifier la tenue mécanique des bavettes de rejet d’eau.
■ Gestion de l’étanchéité de la paroi
− Pare-pluie
• Fournir les fiches techniques avec les caractéristiques du pare-pluie et de ses accessoires et
justifier de la conformité au §5.3.1 du présent guide. Préciser si le pare-pluie fait l’objet d’une
certification. Dans ce cas, fournir le certificat.
• Préciser le mode de fixation du pare-pluie en conformité avec le DTU (maintenu par tasseaux
verticaux continus mis en œuvre par le charpentier).
• Justifier le Sd du pare-pluie et de ses accessoires.
• Fournir les rapports d’essai de compatibilité, d’adhésion et de résistance des adhésifs mis en
œuvre conformément à l’annexe D de la norme NF DTU 31.4 P1-2.
• Préciser les dispositions de réparation du pare-pluie.
• Préciser les dispositions de réception avant la mise en œuvre de l’ETICS.
− Points singuliers :
• Préciser comment sont mis en œuvre les panneaux de FOB au niveau des angles de l’ouvrage
(fonctionnement statique).
• Décrire les continuités d’étanchéité à l’eau et à l’air au niveau des points singuliers de l’ouvrage
acceptant les déformations différentielles prévisibles (jonction de bloc, périphérie des menui-
series, angles de bâtiments, ferrures de balcons, etc.).
• Vérifier la compatibilité des mouvements de l’ossature avec la référence du joint comprimé
au niveau des jonctions de panneaux de FOB afin que celui-ci soit maintenu comprimé dans
la vis de l’ouvrage (si l’étanchéité entre panneaux est réalisée par joint pré-comprimé). Cette
vérification est à réaliser en lien avec la synthèse des déplacements prévisionnels.
• Justifier le respect des tolérances dimensionnelles des joints mousses imprégnés des cadres des
menuiseries.
• Préciser comment est reconstitué le plan d’étanchéité au niveau des éventuelles traversées.
− Pare-vapeur :
• Fournir les fiches techniques avec les caractéristiques du pare-vapeur et de ses accessoires et
justifier de la conformité au §5.3.2 du présent guide
• Préciser le mode de fixation du pare-vapeur en conformité avec le DTU.
• Préciser les dispositions de réparation en cas de détérioration du pare-vapeur.
• Fournir les rapports d’essai de compatibilité, d’adhésion et de résistance des adhésifs mis en
œuvre conformément à l’annexe D de la norme NF DTU 31.4 P1-2.
• Justifier de la compatibilité de l’adhésif sur les différents matériaux et la valeur de son coeffi-
cient Sd.
• Préciser les dispositions de réception avant la mise en œuvre de la contre-cloison
■ Isolant
− Préciser la nature de l’isolant et fournir la fiche technique de celui-ci.
− Fournir le certificat ACERMI de l’isolant utilisé et l’Avis Technique si il est non conforme aux
prescriptions NF DTU.

ANNEXE F 146 Justifications particulières


− Détailler son mode de mise en œuvre.
■ Doublage intérieur :
− Décrire le doublage intérieur.
− Justifier les dispositions prises pour reprendre les déplacements de la FOB, permettant d’assurer la
désolidarisation des ossatures de doublage vis-à-vis de l’ossature de la FOB.
■ Enduit sur isolant – ETICS :
− Fournir l’Avis Technique ou le Document Technique d’Application en cours de validité pour les
ETICS mis en œuvre sur support bois.
− Préciser les composants spécifiques à l’ETICS mis en œuvre sur le chantier (isolant, référence et
épaisseur), couche de base, finition (référence et rendu, couleur, etc.).
− Justifier des caractéristiques suivantes : reprise d’eau par capillarité après 24 heures, perméabilité
à la vapeur d’eau du système d’enduit. Si disponible : courbe de sorption du système d’enduit,
coefficient de redistribution de l’eau liquide dans le système d’enduit.
− Fournir les Fiches Techniques des différents composants.
− Fournir le certificat ACERMI des panneaux isolants visés.
− Fournir le rapport de classement de réaction au feu précisant dans le domaine d’application le
type de support correspondant.
− Préciser la présence et la position du pare-vapeur par rapport à la structure.
− Justifier de la résistance des chevilles visées dans le COB ou FOB. Indiquer quels sont les plans de
chevillage associés à ce système.
− Préciser les éventuels fractionnements prévus et leur réalisation.
− Préciser les dispositions à prendre dans le cas de mise en œuvre d’une finition de catégorie II
(vis-à-vis des chocs) en rez-de-chaussée ou au niveau d’une zone accessible comme terrasse ou
balcon.
NOTE F.2
Les EP doivent être apparentes et visitables. De ce fait, leur positionnement dans
les lames d’air ventilées de revêtement extérieur est proscrit.

■ Élément de façade - menuiserie :


− Préciser le type de menuiserie. Préciser si les menuiseries mises en œuvre font l’objet d’un DTA en
cours de validité et visant la pose sur ossature bois. Préciser qui sera le fabricant des menuiseries
pour le chantier.
− Préciser la mise en œuvre dans le bloc FOB et préciser la mise en œuvre de l’encadrement de baie
rapporté dans l’ouverture du mur, ainsi que la temporalité de montage de ces éléments.
− Justifier et illustrer la mise en œuvre et les fixations des menuiseries.
− Fournir le label NF ou MENUISERIE 21 ou équivalent des menuiseries attestant d’un classement
minimal conformément au CCTP.
− Fournir la conformité des menuiseries à la norme NF DTU 36.5 (classement A*E*V*, ENDURO,
essai mécanique, assemblage, classe du bois, dispositions constructives, etc.).
− Fournir le rapport d’essai A*E*V* de classification de la menuiserie fabriquée par l’atelier du chan-
tier et validant le classement demandé. S’il s’agit d’un bloc baie intégrant un volet roulant, l’en-
semble du bloc devra faire l’objet de l’essai A*E*V*.
− Fournir les justifications expérimentales des ouvrants du chantier suivant les normes NF P20-
501 et NF P20-302 (endurance et essais mécaniques). Les éléments de quincaillerie des ouvrants
doivent être ceux mis en œuvre sur le chantier.
− Vérifier expérimentalement la sécurité vis-à-vis des chutes de personnes si les menuiseries (fixes
et inamovibles) doivent assurer la fonction garde-corps (M50/900 Joules).
ATTENTION F.1
Le mastic de calfeutrement doit être évalué et caractérisé pour l’emploi visé.

ANNEXE F 147 Justifications particulières


■ Essais systèmes ou étude particulière :
− Justifier la perméabilité à l’air et l’étanchéité à l’eau et la résistance au vent.
− Réaliser un essai AEV façade suivant la norme NF EN 13830 avec intégration de menuiseries,
jonctions verticales et horizontales entre panneaux, ancrage de balcon, etc. (Cf. §B.1 du présent
guide).
À la suite de l’essai, le pare-vapeur sera retiré pour vérifier la non-humidification de l’isolant et des
panneaux de stabilité.
− Réaliser un essai de vérification de la compatibilité des déformations entre FOB et revêtements
extérieurs dont le protocole est défini au §B.1.2 de l’ANNEXE B du présent guide.
− Vérifier expérimentalement la sécurité vis-à-vis des chutes de personnes en cas de fonction garde-
corps (M50/900 Joules), si nécessaire.
− Le cas échéant, justifier le comportement de la paroi complète (revêtement et son support) vis-
à-vis des efforts sismiques.
− Pour les points singuliers spécifiques au projet ou pour les compositions de parois qui n’ont pas
été visées dans l’étude réalisée dans le cadre du présent guide, justifier l’absence de risque de
condensation dû aux variations de température et d’hygrothermie de part et d’autre de la paroi,
considérant les points singuliers de la façade (traversées, etc.). Fournir les hypothèses de calcul et
préciser la méthode utilisée pour le calcul.
■ Contrôles et plan d’assurance qualité :
− Fournir le PAQ de la fabrication usine et le manuel qualité de fabrication des panneaux en usine,
intégrant notamment les procédures d’auto-contrôle mises en place dans l’unité de préfabrica-
tion.
− Préciser le taux d’humidité ainsi que la classe du bois utilisé. Fournir la procédure d’auto-contrôle
de l’humidité du bois en cours de fabrication lors de la mise en œuvre et avant la pose des revê-
tements intérieurs (doublage) et extérieurs (ETICS). Préciser les mesures conservatoires à prendre
si le taux d’humidité mesuré dépasse les limites fixées.
− Fournir la procédure de mise en œuvre des COB ou FOB sur site.
− Fournir le PAQ de chantier précisant les auto-contrôles prévisionnels à réaliser durant les étapes
de pose.
− Préciser comment sont réceptionnés les supports existants pour la fixation des panneaux de
façade.
− Préciser les dispositions de protection des murs de façades.
− Décrire la méthodologie de transport et de levage et illustrer les principes d’élingage des pan-
neaux.
■ Entretien et maintenance
− Indiquer les préconisations d’entretien.
− Procédure de remplacement en cas de dégradation.

ANNEXE F 148 Justifications particulières


ANNEXE G

Extrait du rapport d’étude CSTB


DEB/HTO-2020-143-KZ-CP-NP
NOTE G.1
Des justifications complémentaires sont à prévoir dans la mesure où les justifi-
cations numériques des transferts hygrométriques dans les parois revêtues par
un ETICS ne sont pas suffisamment fiables, ni réalistes pour être à elles seules
suffisantes

Cette partie de l’étude concerne les parois verticales et plus particulièrement les transferts hygrother-
miques à travers ces parois. L’étude de ces transferts hygrothermiques permet de définir les risques liés
à l’humidité suivant la composition des parois.

G.1 Présentation des moyens de simulation


Les calculs sont réalisés avec le logiciel « WUFI-2D », en version 4.2, qui permet de simuler les transferts
de chaleur, de vapeur d’eau et d’eau liquide simultanément.
À partir des paramètres d’entrée, le logiciel permet de déterminer les champs de température, d’humi-
dité relative et de teneur en eau en tous points des composants de la paroi.
Les simulations ont été réalisées sur une période de dix ans.

G.2 Parois étudiées


Les simulations ont été réalisées en prenant en compte les caractéristiques des différents composants,
de l’ensoleillement diurne et du rayonnement nocturne, de la pluie battante et de l’éventuelle per-
méabilité à l’air.
Les parois comportent des produits plus ou moins bien définis, que ce soit pour les épaisseurs, les
caractéristiques hydriques ou la nature du produit.
Les configurations des parois qui seront mises en œuvre dans les constructions des bâtiments pour
les JO 2024 ne sont pas encore connues précisément et dépendent de chaque projet. Le choix des
produits utilisés dans l’étude a été fait de manière à laisser plusieurs possibilités aux concepteurs. Le
tableau des propriétés hygrothermiques des matériaux est en annexe de ce rapport.
Les simulations ont été réalisées sur les configurations nous paraissant les moins sujettes aux risques
d’humidité et de développement fongique. Le panel de simulations a été défini pour s’assurer de la
viabilité des solutions.
L’épaisseur entre montants a été choisie la plus importante possible. L’idée suivie est d’obtenir une
grande résistance thermique. Ainsi, la température des quelques millimètres d’isolant laine de roche
proche de l’enduit sera proche de la température extérieure.
Le panneau OSB intérieur est de la plus faible épaisseur admise avec la plus faible résistance aux trans-
ferts de vapeur.
À l’inverse, le panneau OSB extérieur est le plus épais possible avec une résistance aux transferts de
vapeur d’eau la plus forte possible.

ANNEXE G 149 Extrait du rapport d’étude CSTB


Ainsi, avec ces deux panneaux (hors tous autres produits) la vapeur d’eau passera le plus facilement
possible dans la paroi et sera bloquée fortement par le panneau OSB extérieur, notamment en hiver.
Pour l’isolant entre montants, plusieurs produits étaient préconisés. L’isolant en fibre de bois a été
choisi car il présente le plus de risques liés à l’humidité.
Le complément d’isolation (isolant en partie extérieure) est en laine de roche. Les isolants biosourcés,
comme les panneaux extérieurs (supports d’enduit pour les ETICS ou complémentaires pour les bar-
dages) n’ont pas été pris en compte dans les projets des JO 2024.
Les panneaux OSB sont positionnés et choisis de telle sorte que les risques liés à l’humidité soient les
plus importants.
Le pare-vapeur choisit est un pare-vapeur classique et est défini dans la norme NF DTU 31.2. Son Sd
est de 18 m.

G.3 Paroi ETICS


La seconde paroi étudiée est une paroi à ossature bois avec un ETICS côté extérieur.
La Figure G-1 ci-dessous permet de visualiser cette paroi avec les différents produits associés et leur
épaisseur respective.

Figure G.1 : Schéma de la paroi à ossature bois avec ETICS

La plupart des commentaires ou précisions évoqués pour la paroi 1 sont repris ci-dessous dans la liste
des produits pris en compte pour cette paroi.

G.3.1 La plaque de plâtre


Une plaque de plâtre classique BA13 a été prise en compte dans les simulations. Si celle-ci est rem-
placée par deux plaques de plâtre en BA25, la différence dans les échanges hygrothermiques entre les
deux parements intérieurs sera négligeable.

G.3.2 La lame d’air


Une lame d’air de 45 mm a été proposée. Qu’elle fasse 45 mm ou 60 mm d’épaisseur, cela n’aura pas
d’incidence dans les transferts hygrothermiques. Une simulation a été entreprise en remplissant la
lame d’air d’une laine minérale.

ANNEXE G 150 Extrait du rapport d’étude CSTB


Dans ce dernier cas, la résistance thermique globale de la paroi étant très importante les 45 ou 60 mm
de laine minérale ne seront pas suffisants pour provoquer des risques liés à l’humidité.
Si les épaisseurs ou les résistances thermiques de l’isolant entre montants viennent à diminuer, il faudra
au moins conserver le rapport 1/3-2/3. À savoir, il faudra que la résistance thermique de l’isolant entre
l’intérieur et le pare-vapeur soit inférieure à 1/3 de la résistance totale de la paroi.

G.3.3 Le pare-vapeur
Le pare-vapeur est un élément qui réduit les transferts d’humidité. Plus son Sd est important et plus le
transfert sera réduit. En réduisant le transfert d’humidité, cela permet de réduire les risques de conden-
sation. Le pare-vapeur choisi pour les simulations est un pare-vapeur souvent utilisé dans les parois
à ossature bois. La caractéristique de résistance à la vapeur d’eau (Sd) du pare-vapeur proposé est de
18 m ; ainsi, cette valeur permet de valider l’ensemble des pare-vapeur ayant un Sd supérieur à 18 m.

G.3.4 Le panneau OSB côté intérieur


Le panneau OSB intérieur contribue à la rigidité de l’ouvrage. Les panneaux OSB ont des épaisseurs
variables. La nature des composants, leur quantité et leur type de fabrication conduisent à des caracté-
ristiques différentes et notamment la valeur Sd qui peut varier d’un rapport 1 à 20. Les caractéristiques
du panneau OSB côté intérieur choisi sont :
■ épaisseur de 12 mm (épaisseur minimale) ;
■ résistance aux transferts de vapeur d’eau (m) de 134.
Ce panneau avec ces caractéristiques, et suivant sa disposition dans la paroi, permet de valider les pan-
neaux ayant des épaisseurs supérieures et des m supérieurs (soit des panneaux ayant un Sd supérieur
à 1,6 m).
Le panneau OSB, étant disposé du côté intérieur, contribue à la réduction des transferts d’humidité à
travers cette paroi.

G.3.5 L’isolant entre montants


L’isolant choisi est un isolant à base de fibre de bois. Cet isolant est plus sensible à l’humidité qu’un
isolant en laine minérale.
Les résultats satisfaisants seront applicables à tous les isolants de densité équivalente (50 kg/m3).
Le développement fongique de ce type d’isolant est atteint bien avant l’apparition de condensation.
Au-delà de 80 % HR, il faut vérifier la possibilité d’un développement fongique pour des isolants bio-
sourcés.
Les isolants en fibres de bois entre montants risquent d’atteindre les seuils permettant un développe-
ment fongique s’il n’y a pas de complément d’isolation côté extérieur.

G.3.6 Le panneau OSB côté extérieur


Le panneau côté extérieur choisi comme support de l’ETICS est un panneau OSB.
Nous avions en tête un contreventement intérieur pour faciliter le choix des panneaux supports
d’ETICS (contreventants ou non).
Les caractéristiques du panneau OSB côté extérieur choisi sont :
■ épaisseur de 18 mm (épaisseur plutôt maximale) ;
■ résistance aux transferts de vapeur d’eau (m) de 650 dans ce contexte.
Ce panneau, avec ces caractéristiques, permet de valider les panneaux ayant des épaisseurs inférieures
et des m inférieures (soit pour tout panneau ayant un Sd inférieur à 11,7 m).

ANNEXE G 151 Extrait du rapport d’étude CSTB


G.3.7 Le pare-pluie
Le pare-pluie considéré dans cette étude est un pare-pluie classique ayant un Sd de 0,18 m.
Il protège le panneau OSB et le reste de la paroi de l’eau de pluie. Cette eau pourrait passer au travers
de l’enduit extérieur (en cas de fissuration) et/ou par des jonctions périphériques mal réalisées.

G.3.8 L’isolant en complément d’isolation extérieure


Le complément d’isolation extérieure est, dans cette étude, de type laine de roche. Comme indiqué
ci-dessus, une laine minérale permettra de limiter les risques de développement fongique. L’épaisseur
choisie est de 60 mm.
La partie de l’isolation en contact avec l’enduit extérieur sera la plus vulnérable aux risques de conden-
sation. À cet endroit, l’isolant aura une température proche de celle de l’extérieur et elle sera d’autant
plus proche que la résistance thermique globale sera importante. La nature et le type d’enduit a éga-
lement son importance car l’enduit peut absorber de l’eau de pluie et la redistribuer à l’intérieur de la
paroi, ce qui augmentera encore la teneur en eau de l’isolant. Il pourra ainsi retransmettre une partie
de cette eau contre le pare-pluie mais heureusement, la laine minérale possède des coefficients de
transfert d’eau liquide proches de 0.

G.3.9 L’enduit extérieur


L’enduit extérieur peut avoir une forte incidence sur la teneur en eau des premiers millimètres d’isolant
en contact avec le système d’enduit.
La pluie battante qui arrive sur la paroi est proportionnelle à la hauteur d’eau arrivant au sol, à la vitesse
et à la direction du vent.
La pluie battante qui arrive sur la paroi est en partie absorbée par l’enduit. Suivant sa nature et sa com-
position, la partie de pluie absorbée peut être sensiblement différente (entre 20 et 70 %).
Les deux grandeurs essentielles pour déterminer la quantité retransmise à l’intérieur de la paroi sont :
■ la courbe de sorption ;
■ le coefficient de redistribution de l’eau liquide dans l’enduit.
Ces deux caractéristiques n’ont été que très rarement mesurées sur les systèmes d’enduit.
Dans cette étude ont été utilisées des caractéristiques plus ou moins importantes suivant les valeurs
connues et mesurées.
Pour que l’enduit soit « efficace », il faudrait que l’absorption d’eau et que le coefficient de redistribu-
tion de l’eau liquide soient les plus faibles possible. Mais en même temps, il faut que la résistance aux
transferts de vapeur d’eau soit la plus faible possible pour éviter toute accumulation d’eau venant de
l’intérieur du local.

G.4 Analyses des résultats et conclusion


G.4.1 Analyse générale
■ Généralités
Ces deux parois sont constituées d’isolant entre montants en bois associé à un panneau OSB de part
et d’autre de cet isolant et à un pare-vapeur.
Du côté intérieur, le pare-vapeur associé à un panneau OSB diminue les transferts de vapeur d’eau à
travers la paroi en hiver, ce qui contribue à limiter les accumulations de vapeur d’eau.
Cependant, un panneau OSB est placé du côté extérieur, ce qui contribue à augmenter les accumula-
tions de vapeur d’eau.

ANNEXE G 152 Extrait du rapport d’étude CSTB


Le procédé avec ETICS comporte un enduit qui, suivant sa nature, peut réduire les transferts de vapeur
d’eau et donc contribuer à une accumulation de la teneur en eau de la partie de l’isolant ETICS en
contact avec le système d’enduit.
■ Le panneau OSB
Les panneaux OSB ont des résistances aux transferts de vapeur d’eau (m) très variables d’un produit à
l’autre ou d’un fabricant à un autre. Ces valeurs peuvent varier d’un rapport 1 à 20.
Le nombre de paramètres pour évaluer ces procédés est important : caractéristiques des différents
produits et leurs associations, climats intérieurs et extérieurs, etc.
Pour les simulations, les valeurs de résistance à la vapeur d’eau ont été choisies de façon à être défavo-
rables. À savoir, le panneau côté intérieur a un Sd (épaisseur équivalente d’air) de 1,6 m alors qu’un Sd
de 12 m a été affecté au panneau extérieur. Ces valeurs ont été retenues de manière à laisser le plus de
choix possibles pour les concepteurs parmi les panneaux disponibles.
■ L’isolant entre montants
L’épaisseur d’isolant a été choisie à 200 mm. Plus l’épaisseur est importante et plus la température des
produits ou parties des produits proches de l’extérieur se rapproche des températures extérieures. Cela
conduit à une augmentation de la teneur en eau de ces produits ou parties de produit.
La validation du procédé avec 200 mm conduira à valider les épaisseurs inférieures.
■ Les climats extérieurs
Les climats extérieurs ont été également choisis pour limiter le nombre de simulations, tout en ayant
le maximum de zones validées.
Les procédés définis dans cette étude ont été simulés pour :
■ un climat continental rigoureux (Nancy Nord), car les températures basses en hiver peuvent
conduire à des teneurs en eau importantes en hiver ;
■ un climat océanique (Brest Ouest) car suivant l’accumulation d’eau dans l’enduit extérieur (suivant
sa nature), une quantité d’eau importante peut être transmise dans la paroi ;
■ enfin, le climat de Nice a été choisi car sa température et son humidité sont importantes en été et,
avec une climatisation intérieure, le sens du flux de vapeur d’eau peut être inversé.
■ Les climats intérieurs
Les climats intérieurs qui ont été choisis sont :
■ le climat d’un local à hygrométrie moyenne pour Nancy, Brest et Nice ;
■ le climat d’un local avec un rafraîchissement ayant une limite à 23 °C à Nice et à Paris.
■ Construction des configurations
Des configurations ont été calculées pour vérifier l’incidence pour le procédé de façade ETICS :
■ du type d’enduit extérieur (deux paramètres sont importants : le coefficient de transport liquide et
la résistance aux transferts de vapeur d’eau) ;
■ du complément d’isolation intérieur ;
■ de la nature de la fibre de bois (surtout la courbe de sorption qui est un élément important des
échanges d’humidité).

G.4.2 Analyse des résultats de la façade ETICS


Les résultats des simulations effectuées sur la façade ETICS sont plus nuancés que ceux obtenus pour
la façade ventilée.
■ Rôle d’un complément d’isolation extérieure (isolant de l’ETICS)
En effet, l’isolant ETICS étant en contact direct avec l’enduit qui, lui, subit la température extérieure et
la pluviométrie, obtient une humidité relative au-delà de 98 % HR dans la plupart des cas de figure.

ANNEXE G 153 Extrait du rapport d’étude CSTB


La limite de 98 % HR est instaurée car la précision des simulations ne permet pas de garantir s’il y a ou
non une réelle condensation au-delà de ces 98 % HR.
De plus, les simulations ne tiennent pas compte de l’effet gravitaire. Or, dans une laine de roche, les
fibres sont suffisamment espacées pour permettre à de l’eau de condensation de s’écouler vers les
parties basses de la paroi. Il pourrait y avoir une accumulation d’eau à cet endroit si rien n’est fait.
Si une partie de l’eau de condensation (supposée) coule vers le bas, la quantité d’eau qui s’écoule ne
peut pas être transférée contre le pare-pluie comme il est supposé dans les simulations.
■ Rôle de l’enduit extérieur
Les caractéristiques de l’enduit extérieur sont essentielles pour limiter les risques de condensation.
Deux des caractéristiques hydriques sont primordiales : la perméabilité à la vapeur d’eau et la diffu-
sion liquide de l’enduit. Pour limiter les risques de condensation, l’enduit doit être très perméable aux
transferts de vapeur d’eau, afin d’évacuer la vapeur d’eau traversant la paroi, et doit avoir une diffusion
liquide faible, afin de limiter le transfert de l’eau liquide provenant de la pluie reçue par la paroi.
Les enduits utilisés dans les simulations ont les caractéristiques suivantes :
Tableau G.1 : : Tableau synthétique des caractéristiques hydriques des enduits

Facteur de Teneur en eau en kg/m3


Coefficient de
résistance
Type d’enduit diffusion liquide
à la vapeur d’eau µ
DWW/DWS (m2/s) A 80 % HR A 98 % HR
(sans dimension)
Enduit étanche (A = 0,5 kg/(m2h0.5)) 50 9E-12 à 2,9E-9 24 80
Enduit chaux-ciment (A = 2 kg/(m h ))
2 0.5
19 1 E-10
à1
E-7
45 60
Enduit chaux (A = 10 kg/(m2h0.5)) 12 2E-10 à 5E-6 35 178

Lorsque le procédé comporte un enduit étanche, les résultats répondent aux critères pour éviter tous
risques de condensation et de développement fongique.
Lorsque l’enduit est soit un « enduit chaux-ciment » (désigné par « enduit bâtard »), soit un enduit à
la chaux, le complément d’isolation extérieur (isolant de l’ETICS) atteint des niveaux d’humidité rela-
tive de 95 % HR en moyenne, avec des valeurs supérieures à 99 % HR pour la partie de cet isolant situé
contre l’enduit. La limite pour l’humidité relative est dépassée quel que soit le climat extérieur (Nancy,
Paris, Nice ou Brest). Le climat de Brest, qui a été utilisé pour sa température clémente en hiver, conduit
à des risques liés à l’humidité car l’apport de pluie est important. Cela montre bien que le coefficient
d’absorption est en cause dans ces niveaux d’humidité relative.
■ Explication des phénomènes
L’humidité relative de la partie de l’isolant contre l’enduit dépasse la limite admissible de 98 % HR de
manière ponctuelle dans l’année. Ces pics se produisent sur une durée très courte (quelques heures)
et 3 ou 4 fois dans l’année. Ces pics interviennent à la suite de pluie suivie d’un rayonnement solaire.

ANNEXE G 154 Extrait du rapport d’étude CSTB


Les graphiques suivants illustrent ces phénomènes ponctuels.

Figure G.2 : Représentation des humidités relatives observées dans la partie de l’isolant contre l’enduit lors de la dernière
année de simulation avec la pluviométrie et le rayonnement solaire à Nancy Nord

Ces graphiques montrent bien l’incidence de la pluie battante dans l’augmentation de l’humidité rela-
tive de la partie de l’isolant contre un à la chaux ou un « enduit chaux-ciment » (désigné par « enduit
bâtard »). Dans le cas d’un enduit étanche la pluie a peu d’incidence sur l’humidité relative de l’isolant.
Un zoom sur une des périodes où l’humidité relative dépasse les 98 % est représenté par la figure
­ci-après.

ANNEXE G 155 Extrait du rapport d’étude CSTB


Figure G.3 : Représentation des humidités relatives observées dans la partie de l’isolant contre l’enduit lors d’une partie
de la dernière année de simulation avec la pluviométrie et le rayonnement solaire

Cette figure montre que lorsqu’il y a de la pluie battante :


■ dans le cas d’un « enduit à la chaux » l’humidité relative de la partie de l’isolant en contact avec
l’enduit augmente très rapidement. Cela est dû au fort coefficient de diffusion liquide de l’enduit à
la chaux.
■ dans le cas d’un « enduit chaux-ciment » (désigné par « enduit bâtard », cette humidité relative
atteint un niveau identique mais plus lentement.
■ dans le cas d’un enduit dit « étanche », celle-ci n’a aucune incidence sur la variation de l’humidité
relative de l’isolant.
Les deux caractéristiques importantes sont la diffusion liquide de l’enduit et sa courbe de sorption.
Pour éviter tous risques liés à l’humidité, il faut que le coefficient de diffusion liquide de l’enduit soit le
plus faible possible et que sa courbe de sorption soit adaptée, à savoir une teneur en eau entre 80 et
98 % suffisamment importante pour encaisser la pluie battante sans pour autant être trop forte afin
d’éviter de faire accumuler de l’eau à l’isolant tout proche.
Si un isolant biosourcé remplace cet isolant en laine minérale, les 15 à 20 premiers millimètres du pro-
duit contre l’enduit dépasseront les seuils admissibles pour un développement fongique.
■ Moyen d’identifier ces caractéristiques
Pour obtenir ce coefficient, des mesures appropriées sur l’enduit ou le système d’enduit dans sa glo-
balité sont nécessaires.

ANNEXE G 156 Extrait du rapport d’étude CSTB


Le test le plus simple, quoique incomplet, serait un essai de capillarité par immersion partielle suivant
la norme NF EN ISO 15148 mais à plus long terme (96 h). À partir de l’évolution de la masse en fonc-
tion du temps, il est possible de définir un coefficient d’absorption liquide.
■ Rôle du complément d’isolation intérieure
Le complément d’isolation intérieure ne modifie pas significativement les teneurs en eau des différents
produits dans la paroi.
■ Incidence des climats extérieurs
Les teneurs en eau n’évoluent pas en fonction des différents climats extérieurs, sauf pour le climat de
Brest. À Brest orientation Ouest, les différents constituants de la paroi ont des teneurs en eau supé-
rieures d’au moins 10 % à celles obtenues sous d’autres climats.
■ Incidence des climats intérieurs
Les résultats obtenus sur la paroi avec rafraîchissement du climat de Nice montrent une augmenta-
tion significative des éléments côté intérieur et notamment le panneau OSB intérieur qui passe d’une
teneur en eau de 55,7 kg/m3 à 63,5 kg/m3. Cela montre bien que pour des climats dont l’été est chaud
et humide, le fait d’avoir une climatisation conduit à une augmentation significative des teneurs en
eau des produits proches du pare-vapeur.
Pour le procédé de façade ETICS, seuls les cas de figure avec un enduit étanche permettent de répondre
aux critères d’acceptation afin d’éviter tout risque de condensation ou de développement fongique.
Les autres cas de figure ne répondent pas aux critères.
Cette condensation de l’isolant en contact avec l’enduit est souvent observée quel que soit la struc-
ture porteuse de l’ETICS (isolant + enduit) et d’autant plus souvent que la résistance thermique de
l’ensemble est importante. Mais cela peut être atténué voir éliminé si l’enduit est bien adapté (voir
l’enduit étanche de notre étude).

G.5 Présentation synthétique des résultats


Le tableau suivant présente les réponses aux critères d’acceptation pour éviter tous les risques liés à
l’humidité.
Tableau G.2 : : Tableau synthétique des résultats de simulations

Cas Description de la paroi Critères Observations


ETICS
1 Nancy Nord avec enduit étanche Ö
Nancy Nord avec enduit étanche et avec un complément
2
d’isolation intérieure Ö
3 Nancy Nord avec enduit à la chaux  Enduit extérieur
absorbant
Nancy Nord avec « enduit chaux-ciment »
4
(désigné par « enduit bâtard »)  conduisant à
une humidité
supérieure à 98 %
5 Paris Nord sans rafraîchissement avec enduit à la chaux  HR dans la partie
6 Nice Nord sans rafraîchissement et avec enduit à la chaux  de l’isolant contre
l’enduit lors de
7 Nice Sud avec rafraîchissement et avec enduit à la chaux  3 ou 4 pics et
pendant quelques
8 Brest Ouest avec enduit à la chaux  jours par an

ANNEXE G 157 Extrait du rapport d’étude CSTB


G.6 Tableau des propriétés hygrothermiques
des matériaux constituant les parois
Tableau G.3 : : Caractéristiques des constituants des parois

Épaisseur P ρ λ Cp µ [-]
en mm [m3/m3] [kg/m3] [W/(m.K)] [J/(kg.K)] ou sd [m]

Plaque de plâtre 13 0,70 650 0,18 870 µ = 8,3


Lame d’air non ventilée 0.999 1,3 0,28 1 000 m = 0,32
45
Liteau en bois 0,72 600 0,13 1 600 m = 130
Panneau OSB intérieur 12 0,64 553 0,12 1 400 m = 134
sd = 18
(18 000)
Pare-vapeur 1 2,10-4 100 2.3 2 300
sd = 90
(90 000)
Isolant à base de fibres
0,98 50 0,038 2 000 m = 1,3
de bois faible densité
Isolant à base de fibres 200
0,98 100 0,038 2 000 m = 1,3
de bois forte densité
Montant en bois 0,72 600 0,13 1 600 m = 130
Isolant en laine minérale 60 0,98 20 0,035 1 200 m = 1,1
Panneau OSB extérieur 18 0,72 630 0,13 1 600 m = 650
sd = 0,18
Écran pare-pluie 1 2.10-4 130 2,3 2 300
(180)
Enduit étanche 0,3 2 000 1,2 850 m = 50
Enduit perméable absorbant 0,33 1 600 0,7 850 m = 12
18
Enduit perméable non
0,24 1 900 0,8 850 m = 19
absorbant
n Valeurs génériques définies dans l’étude SIMUBAT
n Valeurs issues de la base de données du logiciel WUFI
n Valeurs génériques utilisées dans l’étude OPERA

ANNEXE G 158 Extrait du rapport d’étude CSTB


G.7 Courbe de sorption de l’isolant
en fibre de bois

ANNEXE G 159 Extrait du rapport d’étude CSTB


18, RUE DE LONDRES
75009 PARIS
@SOLIDEOHERITAGE [Link] Société de Livraison des Ouvrages Olympiques

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