Guide de Conception ETICS Bois 2025
Guide de Conception ETICS Bois 2025
À LA CONCEPTION D’ETICS
SUR CONSTRUCTION OU
FAÇADE À OSSATURE BOIS
Version Héritage
Janvier 2025
GUIDE ÉLABORÉ À L’OCCASION
DE LA CONCEPTION DU VILLAGE DES ATHLÈTES
Version Héritage
en partenariat avec
avec le soutien de
Illustrations : Jean-Marc LAUBY
Couverture : © SOLIDEO
Mise en page : DESK (53)
Remerciements
La SOLIDEO et le CSTB remercient les opérateurs immobiliers du Village des
Athlètes et les représentants de la filière bois pour leur implication et leur
participation dans l’élaboration de ces guides, véritable héritage méthodologique
pour la construction bois :
■ La SCCV Quinconces – Icade, CDC et CDC habitat ;
■ La SCCV Saint-Ouen Héritage – NEXITY, EIFFAGE IMMOBILIER et CDC
Habitat ;
■ La SAS Seine Ampère – Vinci Immobilier Aménagement ;
■ Le CODIFAB
La SOLIDEO remercie également l’AQC pour son accompagnement et son
expertise.
Janvier 2025
Liste des auteurs et des relecteurs
Rédaction pilotée par Stéphane HAMEURY (CSTB) et Éric DIBLING (INGENECO Technologies)
Contributeurs :
CSTB : Émilie ORAND, Anouchka BENAKLI, FCBA : Serge LENEVE, Julien LAMOULIE
Benoit BUSSON, Youcef MOKRANI, SOCOTEC : Nicolas JURASZEK,
Adrien MARTIN, Lucie WIATT Laurent LE MAGOROU
INGENECO Technologies : Sylvain DELETRAZ, BTP Consultants : Ronan BEZIERS LA FOSSE,
Damien LATHUILLIERE Cédric SCHNEIDER
3
Préambule
La Société de livraison des ouvrages olympiques (SOLIDEO) est un établissement public à caractère
industriel et commercial (EPIC) dépendant de l’État.
Selon les termes de l’article 53 de la loi n° 2017-257 du 28 février 2017, « Elle peut assurer la maîtrise
d’ouvrage (…) de certaines opérations d’aménagement. Pour la réalisation de cette mission, la société
exerce les compétences reconnues aux établissements publics d’aménagement ».
Ainsi, la SOLIDEO a eu la charge d’aménager les sites olympiques et paralympiques dans le cadre d’un
projet urbain durable, en lien avec les projets des collectivités territoriales.
Elle a eu pour missions de :
■ veiller à la livraison de l’ensemble des ouvrages et à la réalisation de l’ensemble des opérations d’amé-
nagement nécessaires à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 (JOP 2024), dans
les délais fixés par le Comité International Olympique ;
■ veiller à la pérennisation de ces ouvrages et de ces opérations à l’issue des JOP 2024.
Pour ce faire, elle a :
■ coordonné, notamment en organisant leurs interventions, les maîtres d’ouvrage et maîtres d’ou-
vrage délégués responsables des ouvrages et des opérations d’aménagement nécessaires à l’organi-
sation des JOP 2024 ;
■ conclu avec ces maîtres d’ouvrage des conventions relatives au financement et au calendrier de
livraison des ouvrages ou de réalisation des opérations d’aménagement ;
■ contrôlé le respect de ce calendrier de livraison ou de réalisation, le cas échéant, s’est substituée au
maître d’ouvrage, en cas de défaillance de celui-ci.
Le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) exerce des missions dans les domaines
suivants : les recherches scientifiques et techniques et expertises pour le secteur de la construction et
le logement, l’amélioration de la qualité des constructions et de son environnement ainsi que celle de
l’information des professionnels.
Spécialiste de l’évaluation des produits et procédés innovants, il établit, applique et fait appliquer des
référentiels qui contribuent à une meilleure qualité dans les produits, procédés industriels associés au
bâtiment. Il est en outre en contact permanent avec les industriels développant des produits inno-
vants et dispose ainsi d’une vision unique des technologies actuelles, des acteurs et des besoins du
marché.
Dans le cadre d’une coopération, la SOLIDEO s’est s’appuyée sur les compétences et l’expertise du
CSTB dans le domaine des opérations de constructions bois pour les JOP 2024. Le CSTB a ainsi anticipé
et facilité l’évaluation des produits et procédés innovants, afin de faciliter l’accès de la construction
bois au marché du projet JOP 2024.
Plus généralement, les actions d’intérêt général menées par le CSTB et la SOLIDEO ont permis de ren-
forcer les recherches dans le domaine des opérations de constructions bois et biosourcées.
Selon une initiative entreprise lors de la réunion de lancement du 31/01/2020 au CSTB et des travaux
du Club des Industriels portés par la filière Bois, cet objectif commun s’est traduit par la mise à dis-
position de différents guides de conception relatifs à différents systèmes sur supports bois, dont des
procédés de façade et de douches accessibles sur supports bois.
5 Préambule
C’est ici la version révisée du Guide de Conception de Bardages ventilés sur Construction ou Façade à
ossature Bois dans sa version Héritage.
■ Le CSTB et la SOLIDEO mettront par ailleurs en place, en parallèle, un plan de valorisation
et de diffusion des guides produits conjointement.
La mise à disposition des guides sera faite en ligne sur BATIPEDIA, portée via le compte Linkedin du
CSTB et hébergée sur un smart link. Une campagne emailing sera réalisée pour promouvoir sa sortie.
Un programme de formation sera défini par le service Formation du CSTB, spécialisé dans la créa-
tion de modules de formation (présentielle, digitale, modules par vidéo). Le programme intègrera les
retours d’expérience dans des formations qui mettent en avant les procédés innovants issus du projet
de construction des infrastructures des JO 2024.
Un événement de sortie sur le principe du retour d’expérience (en présentiel avec conférence de
presse ou en digital par webinaire) pourra être organisé.
6 Préambule
SOMM AI R E
9 PARTIE 1 : Objectifs et portée du guide
9 1.1 Périmètre du guide
13 1.2 Caractéristiques spécifiques aux bâtiments
17 PARTIE 2 : Notions générales indispensables à la bonne compréhension du guide
17 2.1 Définitions
18 2.2 Différences entre COB et FOB
19 2.3 Définition des typologies de FOB
25 PARTIE 3 : Justifications de l’aptitude à l’emploi
25 3.1 Résistance mécanique (y compris au vent) et stabilité
28 3.2 Étanchéité
29 3.3 Durabilité
30 3.4 Sécurité en cas d’incendie
30 3.5 Résistance aux chocs
32 3.6 Qualification des intervenants
33 PARTIE 4 : Conception
33 4.1 Conception de la structure porteuse au regard des parois et de l’ETICS
36 4.2 Conception de la paroi support
42 4.3 Conception de l’intégration des menuiseries extérieures, fermetures
et encadrement de baie dans les parois
43 4.4 Conception de l’ETICS et dispositions de conception spécifiques
aux parois à ossature bois
46 4.5 Dispositions de conception au droit des points singuliers
47 PARTIE 5 : Matériaux
47 5.1 Bois de structure
47 5.2 Isolant de la paroi support (COB ou FOB)
49 5.3 Membranes de paroi
52 5.4 Panneaux
54 5.5 Menuiseries
57 5.6 Revêtement extérieur : ETICS
61 PARTIE 6 : Mise en œuvre
61 6.1 Paroi support
62 6.2 Revêtement extérieur en partie courante
70 6.3 Points singuliers (paroi et revêtement extérieur)
95 ANNEXE A : Réglementation, normes et autres documents de référence
95 A.1 Textes législatifs et réglementaires
97 A.2 Normes DTU
97 A.3 Recommandation professionnelle RAGE-PACTE
7 Sommaire
98 A.4 Eurocodes
99 A.5 Normes
101 A.6 Recommandations professionnelles
101 A.7 Cahiers de Prescriptions Techniques, Guides
103 ANNEXE B : Essais et études à réaliser
103 B.1 Essai AEV façade
104 B.2 Essai de vérification de la compatibilité des déformations entre FOB et ETICS
120 B.3 Essais spécifiques pour les ETICS
121 B.4 Essais spécifiques pour les isolants biosourcés en fibres de bois,
en remplissage des COB ou des FOB
123 ANNEXE C : Calculs à réaliser
123 C.1 Dimensionnement de la paroi
123 C.2 Détermination de la flèche du support
124 C.3 Hypothèses pour les calculs des transferts hygrothermiques
127 ANNEXE D : Gestion de l’humidité en phase chantier
127 D.1 Objectif d’un suivi
127 D.2 Problématique
129 D.3 Protocole proposé
131 D.5 Logigramme pour laine minérale
133 ANNEXE E : Appréciation de laboratoire (n° AL 20-295) d’ETICS sur COB/FOB
133 E.1 Introduction
133 E.2 Textes réglementaires applicables
134 E.3 Documents de référence
134 E.4 Domaine d’application de l’appréciation
134 E.5 Description des supports et des procédés visés
137 E.6 Dispositions constructives acceptées
139 E.7 Traitement des points singuliers et des interfaces
142 E.8 Façades sans baies
142 E.9 Justifications
142 E.10 Exigences de l’arrêté du 7 août 2019
142 E.11 Conclusions
143 E.12 Conditions de validité des conclusions
143 E.13 Durée de validité
ANNEXE F : Justifications particulières nécessaires à la constitution du dossier
145
d’ATEx COB ou FOB avec ETICS
149 ANNEXE G : Extrait du rapport d’étude CSTB DEB/HTO-2020-143-KZ-CP-NP
149 G.1 Présentation des moyens de simulation
149 G.2 Parois étudiées
150 G.3 Paroi ETICS
152 G.4 Analyses des résultats et conclusion
157 G.5 Présentation synthétique des résultats
158 G.6 Tableau des propriétés hygrothermiques des matériaux constituant les parois
159 G.7 Courbe de sorption de l’isolant en fibre de bois
8 Sommaire
PARTIE 1
Ce guide définit les spécifications des matériaux et de mise en œuvre pour les travaux d’enveloppe à
ossature bois (façade ou mur à ossature bois) conformément aux recommandations des normes NF
DTU 31.2 (mai 2019) et NF DTU 31.4 (mai 2020), des ATec et/ou des DTA, ainsi qu’aux prescriptions
techniques spécifiques à ce domaine d’application et à la composition des ouvrages.
Le présent guide a pour vocation d’aider dès la phase conception les intervenants dans le cadre d’une
opération de construction visant des supports bois. Il est rédigé dans un but pédagogique afin de
présenter les dispositions faisant consensus auprès d’experts du domaine et s’appuyant sur les retours
d’expérience des ATEx formulées sur la base de la version 1 du présent guide dans le cadre de la
construction du Village des Athlètes 2024.
Ainsi ce guide n’est pas un document « autoportant » mais il fournit des éléments facilitant l’obten-
tion d’une Appréciation Technique d’Expérimentation (ATEx) ou d’un Avis Technique (ATec) pour
une reconnaissance en technique courante.
Le présent guide est applicable pour le périmètre ainsi que pour les caractéristiques des bâtiments
précisés ci-après.
80
02
76 08
60
14 27 55 57
95 08
50 78 67
77 54
61
91
29 22 28 10 88
35 53
52
58 72 45 68
89
88 90
41
44 49 21
37 25
18 58
36 39
85 71
79
86 03
23 01 74
17 69
16 87 63 42
73
19 38
24 15 43
33 05
07 26
46
48
47 12
Zone 1 84 04
40 30 06
81
Zone 2 32
31
34 13 83
64
Zone 3 65
09
11
66
Zone 4 2B
2A
D’après la carte de zonage de l’annexe nationale de l’Eurocode 1 (EN 1991-1-4)
− Sismique :
Les dispositions et justifications parasismiques ne sont pas abordées dans ce guide. Par conséquent, il
est limité aux situations suivantes.
Figure 2 : Carte de France des zones sismiques (carte donnée à titre informatif)
Tableau 2 : Visualisation des cas traités par le guide selon les zones sismiques et catégories d’importance des bâtiments
Classes de catégories d’importance des bâtiments
Zones de sismicité
I II III IV
1
2
3
4
Légende :
Cas traité par le guide
Cas non traité par le guide lorsque des dispositions parasismiques sont nécessaires.
Région I
Région II
Région II
Lignes à 20
et 40 km de la mer
Lignes approximatives
des niveaux 200 et 500 m
Figure 3 : Carte des concomitances vent-pluie – à titre indicatif (extrait DTU 40.41)
NOTE 1
La carte ci-avant et le tableau definissant les régions ci-après sont extraits du DTU
40.41 – Zones climatiques (concomitance vent-pluie)
La France est divisée en trois régions climatiques (eu égard à la concomitance vent-pluie)
Région Commentaires
Région I Tout l’intérieur du pays situé à une altitude inférieure à 200 m
Côte Atlantique sur 20 km de profondeur, de Lorient à la frontière espagnole.
Transition de 20 km environ entre la région 1 et la région 3 pour les côtes de la
Région II
Manche et de la Bretagne et de la Mer du Nord.
Altitude comprise entre 200 m et 500 m.
Côtes de la Mer du Nord, de la Manche et de l’Atlantique jusqu’à Lorient sur une
profondeur de 20 km.
Région III Vallée du Rhône, jusqu’à la pointe des 3 départements Isère, Drôme et Ardèche.
Provence, Languedoc, Roussillon et Corse
Altitudes au-dessus de 500 m.
Tableau 3 : Exigences pour les ETICS en termes d’étanchéité à la pluie en fonction de la hauteur des bâtiments
et des pressions de vent
IV N1 N2 N2 N3
IIIb N1 N2 N2 N3
1
IIIa N1 N2 N2 N3
II N1 N2 N2 N3
IV N1 N2 N2 N3
IIIb N1 N2 N2 N3
2
IIIa N1 N2 N2 N3
II N1 N2 N2 N3
IV N1 N2 N2 X
IIIb N1 N2 N2 X
3
IIIa N1 N2 N2 X
II N1 N2 N2 X
IV N1 N2 N2 X
IIIb N1 N2 N2 X
4
IIIa N2 N2 N2 X
II N2 N2 N2 X
a) Définies conformément à la norme NF EN 1991-1-4 et ses annexes nationales.
b) Au sens de la règlementation incendie, hors plancher intermédiaire de duplex au dernier niveau.
Légende :
N1 : Niveau d’étanchéité 1
n N2 : Niveau d’étanchéité 2
n N3 : Niveau d’étanchéité 3
n X : Non visé par le guide (hors retour d’expérience du Village des Athlètes)
NOTE 3
Les dispositions spécifiques associées à ces niveaux (N1, N2 et N3), pour monter
en hauteur, sont énumérés au §[Link] et §6.3.8.
NOTE 5
Les COB sont généralement limitées à 4 niveaux superposés pour des raisons
techniques et économiques, entre autres par les dispositions à prendre pour assu-
rer la reprise des efforts (descente de charge et contreventement notamment) et
la gestion des variations hygrothermiques. Ainsi, les hauteurs visées par la norme
NF DTU 31.2, c’est-à-dire jusqu’à une hauteur de plancher bas du dernier niveau
de 28 m, ont entre autres pour objectif de couvrir les configurations de suréléva-
tion (et non pas de bâtiment de 28 m en COB toute hauteur).
1 La liste des départements faisant l’objet d’un arrêté préfectoral est disponible en téléchargement sur le site du Ministère
du logement via le lien [Link]
■ Typologie de locaux :
− locaux à faible et moyenne hygrométrie au sens de l’Annexe B des normes NF DTU 31.2 et NF
DTU 31.4 (soit un taux d’humidité inférieur ou égal à 5 g/m3) ;
ATTENTION 2
Les autres types de locaux à forte et très forte hygrométries ne sont pas envisagés
dans ce guide.
2.1 Définitions
Calfeutrement : garnissage d’un joint entre les pièces de l’encadrement de baie et l’élément de parois à
ossature bois ou la menuiserie dont la fonction principale est d’assurer l’étanchéité à l’eau et/ou à l’air.
Le calfeutrement peut être situé dans le tableau de la menuiserie ou en applique intérieure.
COB : constructions à ossature bois porteuse et participant à la stabilité du bâtiment visées par la
norme NF DTU 31.2. Les parois de COB ainsi couvertes par le présent guide sont des murs extérieurs
porteurs et participant à la stabilité du bâtiment.
Écran thermique : protection passive constituée d’éléments rapportés assurant une fonction de pro-
tection des éléments combustibles du bâti. Les performances et l’utilisation de ces écrans sont définies
soit directement par la réglementation, soit par une appréciation de laboratoire traitant de la propaga-
tion du feu par les façades. Les fonctions de ces écrans sont multiples. Leurs principaux objectifs étant
de se prémunir contre :
− un embrasement généralisé précoce ;
− une contribution des éléments combustibles non protégés du bâti à la charge calorifique de l’in-
cendie (ce qui ne correspond pas aux charges calorifiques prises en compte dans les protocoles
d’essais conventionnels utilisés pour évalués les performances des produits, procédés, parois).
Ces écrans thermiques justifient de performances de réaction au feu et de résistance au feu via les
évaluations réglementaires adéquates.
Dans le présent guide, les écrans thermiques mentionnés concernent ceux appliqués en face exté-
rieure des parois à ossatures bois.
Ils doivent être visés par l’Appréciation de laboratoire (voir §3.4.2 et ANNEXE E) traitant du risque
de propagation du feu par les façades et de chute d’objet.
Éléments de FOB ou COB : ensemble d’éléments de la paroi à ossature bois étant directement fixé à
la structure porteuse du bâtiment et intégrant leurs remplissages et les films associés. Ces panneaux
seront supports du revêtement extérieur. Un panneau de FOB ou de COB correspond à l’ensemble
monobloc livré et mis en œuvre sur chantier. (Exemple de dimensions : hauteur d’un étage x longueur
maximale transportable par camion, soit environ 12 à 13 mètres).
Encadrement de baie : l’encadrement de baie est constitué d’éléments en acier dont la fonction est
d’assurer l’étanchéité à l’eau entre la menuiserie, la paroi à ossature bois et le revêtement extérieur.
L’encadrement de baie peut être mis en œuvre sur chantier ou en atelier sur les parois à ossature bois
dans le cas d’une préfabrication avancée.
ETICS : système comprenant un système d’enduit (sous-enduit armé et couche de finition), un isolant,
un mode de fixation de l’isolant et des accessoires.
Flèche / Déformation nuisible : part de la flèche/déformation de la structure support et/ou de la
FOB risquant de provoquer des désordres dans l’ouvrage supporté (ici le bardage). C’est donc l’ac-
croissement de la flèche, ou fléchissement, pris par la structure support et/ou de la FOB à partir de
COB FOB
(NF DTU 31.2) (NF DTU 31.4)
Reprise des charges de poids propre de la paroi ü ü
Reprise des charges du/des panneaux supérieurs ü û(1)
Reprise des charges du/des planchers supérieurs ü û
Reprise des efforts de vent global du bâtiment (contreventement) ü û
Reprise des efforts du vent hors plan sur le panneau de façade ü ü
Mouvement différentiel entre planchers û ü
Mouvement différentiel entre panneaux de façade û ü
Structural
Remplissage
(Participation
Usage (Travail en indépendance
à la stabilité globale
de la structure support)
du bâtiment)
ü. Sollicitation prise en compte
û. Sollicitation non prise en compte
1. À l’exception des FOB filantes avec appuis en pied dans la limite de 3 niveaux superposés (voir §2.3 ci-dessous)
en bande horizontale 2
Les façades à ossature bois sont 1
positionnées devant la structure primaire 2
5
avec ou sans parties pleines. Ces panneaux 3 Cette typologie de FOB peut
de façades sont superposés (sur 3 niveaux 3 conduire à l’apparition de
maximum) et les charges verticales (poids déformations différentielles
PARTIE 2
propre, etc.) sont supportées par un appui entre les planchers des
unique en pied de façade étages et la façade appuyée
en pied sur le niveau bas. Il Source : « Guide pédagogique de fonctionnement mécanique
20
faut ainsi entre autres veiller des FOB » du FCBA de juillet 2023
à ce que ces déformations
soient compatibles avec les
FOB en bandes verticales dispositions prises sur les
INT. EXT.
(fonctionnement mécanique ouvrages en interaction à
FAÇADE FILANTE sur appui continu) la fois avec la structure et
avec appui unique en pied 2
la façade (par exemple : les
en bande verticale contre-cloisons au droit des
1
Les façades à ossature bois sont baies, les ferrures d’ancrage des
2
positionnées devant la structure primaire balcons fixés sur la structure et
1
avec ou sans parties pleines. Ces panneaux 2
traversant la FOB, etc.)
de façades posés en bande verticale 3
FOB ISOSTATIQUE
INT. EXT. 3
FAÇADE FILANTE
3
dite avec appuis multiples
Les façades à ossature bois sont 1
PARTIE 2
positionnées devant la structure primaire Source : « Guide pédagogique de fonctionnement
avec ou sans parties pleines. Ces panneaux 2
mécanique des FOB » du FCBA de juillet 2023
de façade sont ancrés indépendamment
21
par niveau. Les façades ossature bois
sont reprises sur les éléments porteurs FOB « HYPERSTATIQUE »
horizontaux et/ou verticaux des structures
primaires par des dispositifs de liaison
particuliers
1
(fonctionnement mécanique
INT. EXT. sur appui continu)
FAÇADE INTERROMPUE 2
AVEC complément d’isolation Le complément d’isolation
extérieure continue 1 par l’extérieur de type ETICS
Les façades ossature bois sont insérées 1
ne peut être continu en nez
6
partiellement entre deux planchers de dalle, il doit être recoupé
consécutifs de la structure primaire. Seul le 2 à chaque changement de
complément d’isolation extérieure est situé 7 3
support.
en avant des rives de plancher 4
PARTIE 2
Source : « Guide pédagogique de fonctionnement mécanique
des FOB » du FCBA de juillet 2023
22
(fonctionnement mécanique Il y a lieu de s’assurer que les
INT. EXT. sur appui continu) critères de dimensionnement
de la structure soient
FAÇADE INTERROMPUE
1
compatibles avec les critères de
SANS complément d’isolation
déformations auxquels la FOB
extérieure continue 1
doit répondre, notamment
Les façades ossature bois sont insérées
au regard des flèches nuisibles
entièrement entre deux planchers 2
2
admises par le parement
consécutifs de la structure primaire 3 extérieur. Le plancher, lorsqu’il
4
est en béton, devra comporter
un rupteur de pont thermique
Source : « Guide pédagogique de fonctionnement mécanique
des FOB » du FCBA de juillet 2023
PARTIE 2
6. Complément d’isolation par l’extérieur sur la FOB
7. Complément d’isolation par l’extérieur sur la structure
23
Notions générales indispensables
PARTIE 3
Justifications
de l’aptitude à l’emploi
Le présent chapitre aborde les différentes performances et justifications à apporter pour que l’aptitude
à l’emploi du procédé d’ETICS et de sa paroi support puissent être évalués et validés.
Le dimensionnement des panneaux de FOB et de leur système d’ancrage devra ainsi également
prendre en considération :
■ la typologie de FOB et le schéma statique associé (voir §2.3 et §[Link]) ;
■ les déformations de la structure support (ossature primaire) (voir §[Link]);
■ les déformations différentielles décrites au §[Link].
■ les critères de déformation nuisible imposés par le procédé d’ETICS ;
Le dimensionnement des jeux fonctionnels entre 2 panneaux de FOB ou entre une FOB et la structure
support devra être réalisé selon les indications du §[Link].1.
La note de calcul des façades sous sollicitations climatiques, poids propre, exploitation devra préciser
a minima les points suivants :
■ Indiquer le schéma statique de reprise du poids propre des FOB et préciser les composants permet-
tant le transfert de charges et les mouvements prévisibles (sous sollicitations climatiques, de poids
propre et d’exploitation). Ce schéma devra notamment faire apparaître les points fixes et les points
permettant d’assurer les degrés libertés nécessaires.
■ Préciser la mise en œuvre des panneaux FOB et préciser comment sont repris les déplacements
différentiels. (Préciser les degrés de liberté intégrés aux éléments de fixation des éléments de façade
en cohérence avec le schéma statique proposé).
■ Justifier les ancrages des FOB dans la structure primaire (équerres de fixation, chevilles, etc.). Fournir
les ETE des chevilles utilisées. Fournir une note de calcul des ancrages dans l’ossature support.
■ Réaliser la synthèse des déformées et des déplacements de la FOB permettant de justifier la dimen-
sion des jeux de fractionnement présents entre les FOB, le critère de déplacement entre deux mon-
tants consécutifs devra être justifié.
■ Justifier les compatibilités des déformations entre les panneaux de FOB, les revêtements extérieurs
et la structure primaire (déformations différentielles) (en précisant les dispositions planchers char-
gés/non chargés, en considérant les variations hygroscopiques prévisibles dans le temps, etc.).
■ Justifier la stabilité dimensionnelle, en fonction des variations prévisibles d’humidité des façades bois pen-
dant la phase chantier. Vérifier les variations dimensionnelles des panneaux et leur tassement potentiel.
Le Guide « Déformation des Façades à Ossature Bois », rédigé par le FCBA et financé par le CODIFAB,
présente une première approche des explications de principe du fonctionnement mécanique des
façades à ossature bois vis-à-vis des déformations dues aux efforts de vents et de poids propre.
(lien : [Link]
Dans le cas d’une fixation dans une ossature bois, et à condition d’employer des fixations appropriées,
le mode de rupture se situe toujours entre l’isolant et les fixations. On parle alors de rupture par
« déboutonnage » (figure ci-dessous).
30 mm mini
IN T. EXT.
Ligne de rupture
de l’isolant
Pare-vapeur
Pare-pluie souple
3.2.2 ETICS
[Link] Étanchéité à l’air
Le procédé d’ETICS ne participe pas à l’étanchéité à l’air et à la vapeur d’eau des façades.
Des études sont en cours afin d’améliorer et de valider les méthodes de simulation numérique du
comportement à l’eau des façades revêtues d’un ETICS. Elles permettront certainement à l’avenir une
extension du domaine d’emploi des référentiels spécifiques aux ETICS. À titre informatif, une étude
avec les méthodes actuelles est proposée au §C.3 en ANNEXE C du présent guide.
En complément, pour certains points singuliers, comme la jonction entre l’encadrement de baies et la
menuiserie et pour le traitement des joints entre les panneaux d’ossature de la FOB, une justification expé-
rimentale selon le protocole d’essais air, eau, et vent (AEV) défini dans la norme NF EN 13830 est nécessaire.
3.3 Durabilité
3.3.1 Protection des bois
La durabilité des essences de bois utilisées doit être respectivement conforme :
■ aux dispositions prévues dans les normes NF DTU 31.2 et DTU 31.4 pour les éléments de COB et
FOB.
■ à l’ATec ou DTA pour l’ETICS.
Les essences de bois qui peuvent être utilisées dans les constructions à ossature bois, sont définies dans
l’article 8 du fascicule de documentation FD P20-651 en fonction de la classe d’emploi et de longévité
de l’ouvrage.
Des préconisations spécifiques pour assurer la sécurité des personnes seront décrites et les essais
seront précisés dans le cas où la composition de la paroi serait différente des solutions validées dans
l’annexe A de la norme NF DTU 31.2 et dans l’annexe A de la norme NF DTU 31.4.
Conception
PARTIE 4 33 Conception
Tableau 7 : Solutions avec et sans pare-pluie
SCHÉMA DESCRIPTION
PARTIE COURANTE – coupe verticale ou 3D
Valable uniquement pour les bâtiments
Solution sans pare-pluie d’habitation 1re et 2e famille de hauteur
≤9m
10
2
9
8
ATTENTION 8
Cas du CPT 3729_V2 du GS7
5
mais non simulée dans l’étude
7 hygrothermique.
3
6 • parement intérieur.
4 • vide technique isolé ou non.
1
• membrane pare-vapeur.
• panneau de stabilité/de contreventement
(voile travaillant).
• ossature en bois.
1 Parement intérieur 6 Voile travaillant intérieur • isolant placé entre les montants d’ossature.
2 Vide technique 7 Panneau extérieur • panneau bois support d’ETICS (cf. tableau 1
3 Pare-vapeur 8 ETICS : isolant du CPT 3729_V2 du GS7).
4 Ossature verticale 9 ETICS : couche de base armée
5 Isolation entre montants 10 ETICS : finitions
PARTIE 4 34 Conception
Solution avec pare-pluie souple
Valable pour tous les bâtiments visés
dans le présent Guide
Panneau de stabilité
ou
voile de contreventement
EXT.
INT.
ETICS avec isolant • parement intérieur (hors guide).
en laine de roche • vide-technique isolé ou non.
(épaisseur d’isolant
entre 60 et 120 mm)
• membrane pare-vapeur.
• panneau de stabilité ou de
contreventement (voile travaillant).
Isolant en laine
• ossature bois avec isolant en laine minérale
Panneau thermique ou fibres de bois (emax = 200 mm).
minérale ou en
(A2 s3-d0) • panneau écran thermique avec fonction de
fibre de bois
support d’ETICS.
• membrane pare-pluie.
• ETICS en laine de roche fixe dans les
montants de l’ossature en bois.
Pare-vapeur Paroi conforme ETICS
Pare-pluie aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 7 : Conception avec pare-pluie souple – Coupe verticale
SCHÉMA DESCRIPTION
PARTIE COURANTE – coupe horizontale
INT.
Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)
ETICS
Écran thermique
A2-s3,d0 EXT.
Fixation pour isolant
de l’ETICS
Maxi 600 mm
(entre 2 rangées de fixations de l’ETICS) Pare-vapeur
Pare-pluie
Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)
ETICS
Figure 9 : Conception avec panneau rigide ayant la fonction pare-pluie – Coupe horizontale
PARTIE 4 35 Conception
Plusieurs dispositions sont envisageables en fonction de la pression de vent (Tableau 3), de la
pluie battante ou de l’humidité extérieure afin de réduire le risque d’exposition à l’eau de l’ossa-
ture bois :
■ façades peu exposées
− Application des dispositions des ATec/DTA de systèmes d’ETICS sans dispositions complémen-
taires particulières, ou utilisation d’un pare-pluie rigide (voir Tableau 7 ci-dessus). Cela corres-
pond globalement à la situation N1 telle que définie dans le Tableau 3.
■ façades modérément exposées
− Elles peuvent nécessiter la mise en œuvre d’un pare-pluie sur l’ossature bois, d’un traitement spé-
cifique par encadrements de baie métalliques ou encore d’un dispositif d’évacuation (bavette de
rejet d’eau) des eaux d’infiltration et de condensation.
− Des dispositions architecturales peuvent être prévues afin de protéger le système d’enduit de la
pluie battante. Des brise-soleil, des coursives ou balcons peuvent ainsi contribuer à cette protec-
tion.
− Il est également possible d’accroître la résistance à l’humidité de l’ossature bois en prévoyant un
panneau support du pare-pluie et de l’ETICS de classe d’emploi 3.1 a minima conformément à la
norme NF EN 335. Ces façades correspondent classiquement aux situations N2 telles que définies
dans le Tableau 3.
■ façades fortement exposées
− Pour ces façades, correspondant a minima à la situation N3 du Tableau 3, les dispositions envisa-
gées pour les façades modérément exposées (N2) semblent incontournables et en particulier les
dispositions architecturales.
PARTIE 4 36 Conception
4.2.2 FOB conforme à la norme NF DTU 31.4
[Link] Typologie de FOB et schéma statique associé
Le schéma statique sert à définir comment les différents éléments constitutifs de la FOB sont assemblés entre
eux. En indiquant les points de liaison ou de fixation, leurs mouvements possibles, les efforts transitant dans ces
points peuvent alors être déterminés. Sans cela, le dimensionnement des panneaux de FOB n’est pas possible.
Dans ce chapitre, sont traitées les dispositions spécifiques pour le mode de fixation des parois à ossa-
ture bois afin d’empêcher les efforts induits par les mouvements de la structure primaire vers les FOB.
Dans le cas des FOB filantes dites à appuis multiples avec un fonctionnement isostatique (voir définition
au §2.3) dans leur plan (vis-à-vis de la reprise des efforts du poids propre de ces éléments), les panneaux
de façade sont plus indépendants des mouvements de leur support que dans une configuration de FOB
filantes dites à appuis multiples avec un fonctionnement hyperstatique (voir définition au §2.3).
LFOB
Panneau de FOB
Point d’ancrage
Porteurs
verticaux
Déformée de la FOB
Figure 10 : Aperçu de la déformée théorique d’une FOB dite sur appuis multiples avec un fonctionnement isostatique
Effectivement dans le cas FOB filante avec appuis multiples avec un fonctionnement hyperstatique, il
y a des interactions entre le panneau et la poutre/plancher support au prorata des rigidités, à savoir :
■ si le panneau est « souple » (participation du panneau de stabilité faible, cas de façades avec un fort
taux d’ouverture par exemple), il va « suivre » le mouvement du plancher/poutre support ;
■ si le panneau est « rigide », il pourrait retenir le plancher/poutre support en fonctionnant en poutre voile.
LSTR
Panneau de FOB
Point d’ancrage
Structure
support
Déformée de la
structure support
Déformée de la FOB
considérée pour le
calcul de la flèche
Figure 11 : Aperçu de la déformée théorique d’une FOB dite sur appuis multiples avec un fonctionnement hyperstatique
PARTIE 4 37 Conception
Les FOB filantes avec appui unique en pied ou FOB interrompues, sont considérées sur un appui
continu dans la mesure où les panneaux de façade sont posés sur les poutres de rive ou dalle. Ceci
permet :
■ de faciliter le passage des efforts de poids propre ;
■ d’améliorer la robustesse de l’étanchéité des menuiseries et des balcons ;
■ d’éviter de solliciter les assemblages de l’ossature des panneaux avec des efforts de traction de
longue durée puisque l’intégralité des efforts verticaux dus essentiellement au poids propre sont
repris en partie basse du panneau.
ATTENTION 10
Une configuration de FOB filante avec appuis multiples, avec un fonctionnement
hyperstatique, ou FOB filante avec appui unique en pied, ou FOB interrompue
nécessite un dimensionnement qui doit être réalisé conjointement entre le lot
structure et le lot façade en considérant les capacités de reprise de mouvement
différentiel du revêtement extérieur.
ATTENTION 11
En aucun cas, les panneaux de Façade à Ossature Bois ne doivent être sollicités
par les déformations de la structure primaire (déplacement – ou flèche – vertical
et/ou horizontal). Dans certains cas, il peut être nécessaire d’imposer des déplace-
ments réduits sur l’ossature primaire.
PARTIE 4 38 Conception
Flèches des supports
(plancher / poutre)
sous charge
(poids propre,
exploitation, fluage,…)
ATTENTION 12
En aucun cas, les joints horizontaux entre panneaux de FOB, voire verticaux si les
déformations transversales sont importantes, ne doivent provoquer une mise en
compression d’un panneau de FOB adjacent.
Pour mémoire, les déformations des structures supports peuvent être générées par :
■ déformation du support sous poids propre (instantanée, différée, etc.) ;
■ déformation du support sous vent normal à la paroi ;
■ mise en parallélogramme sous vent transversal ;
■ variation dimensionnelle due à la température ;
■ variation dimensionnelle due à l’hygrométrie ;
■ etc.
Plus que la valeur intrinsèque de ces déformations, il convient de prendre en compte le différentiel de
ces mouvements pour dimensionner correctement les jeux périphériques des panneaux.
Plancher chargé
Fluage différentiel
PARTIE 4 39 Conception
Les jeux fonctionnels doivent aussi prendre en compte :
■ le jeu nécessaire à la mise en œuvre ;
■ les tolérances de mise en œuvre de la structure support ;
■ les tolérances de fabrication des panneaux de FOB ;
■ les variations dimensionnelles liées aux phénomènes de retrait gonflement du bois sous variation
hygroscopique.
Les figures ci-dessous donnent une synthèse des éléments de dimensionnement issus des critères
définis précédemment en fonction de la borne haute ou basse d’un jeu fonctionnel horizontal
de FOB.
Épaisseur maximale du joint Épaisseur minimale du joint
fonctionnel lors de la mise fonctionnel lors de la mise
en œuvre de la FOB en œuvre de la FOB
1
Épaisseur
joint
2
3 Épaisseur
4 joint
5
N.B. : les dimensions à prendre en compte sont représentées de façon exagérée pour simplifier
la lecture de la figure. Le pare-pluie éventuel et le pare-vapeur ne sont pas représentés sur cette
figure.
Figure 14 : Représentation des éléments à prendre en compte pour les jeux fonctionnels horizontaux
et différence entre le jeu maximal et minimal – FOB filante
PARTIE 4 40 Conception
Épaisseur maximale du joint Épaisseur minimale du joint
fonctionnel lors de la mise fonctionnel lors de la mise
en œuvre de la FOB en œuvre de la FOB
Plancher Plancher
niveau N + 1 niveau N + 1
1
Épaisseur
joint
2
3 Épaisseur
4 joint
5
N.B. : les dimensions à prendre en compte sont représentées de façon exagérée pour simplifier
la lecture de la figure. Le pare-pluie éventuel et le pare-vapeur ne sont pas représentés sur cette
figure.
Figure 15 : Représentation des éléments à prendre en compte pour les jeux fonctionnels horizontaux
et différence entre le jeu maximal et minimal – FOB interrompue
■ Critères de déformation
Les procédés d’ETICS existants validés uniquement sur béton ou COB nécessitent une attention par-
ticulière pour la mise en œuvre sur FOB au regard des mouvements du support ; ceci nécessite donc
l’établissement de dispositions complémentaires.
Le critère de déformation différentielle entre 2 montants consécutifs de la FOB doit notamment tenir
compte du critère de sensibilité de l’ETICS.
Pour l’ETICS, le dimensionnement de l’ossature en bois doit respecter les règles en vigueur (Eurocode
5 et Eurocode 8) et un déplacement horizontal maximal ne dépassant pas le minimum entre le 1/500e
d’une hauteur d’étage (max.3 m) et 6 mm dans le plan et hors plan de la paroi.
■ Le dimensionnement de la paroi support d’ETICS (COB ou FOB) doit également justifier que la
déformation différentielle entre deux montants successifs ne dépasse pas 3 mm (voir calcul au §C.1
de l’ANNEXE C du présent guide).
■ Dans le plan de la façade, et en l’absence d’évaluation expérimentale, il est possible de considérer
qu’un ETICS avec un isolant en laine de roche peut accepter une déformation de 3 mm entre deux
montants consécutifs.
PARTIE 4 41 Conception
Les figures ci-dessous donnent un exemple des critères de déformations différentielles à respecter
dans le cas d’une FOB filante avec appuis multiples avec un fonctionnement vertical dans son plan
hyperstatique.
Déformation relative
du linteau
Ossature
de la FOB
δ2
Point d’ancrage
δ1 Structure support
δ4
Déformation de
la FOB hors plan
d4 – Déformation hors plan de la FOB (en l’absence de spécification dans l’Avis Technique de l’ETICS, et en l’absence
de justification spécifique, la valeur sera limitée à h/500 avec h la hauteur entre étages).
Figure 17 : Exemple d’aperçu du critère de déformation hors plan appliqué à une FOB
PARTIE 4 42 Conception
Il est ainsi indispensable que cette thématique soit traitée dès la conception.
Elles sont complétées par les dispositions données dans le §4.3 et les exemples du §6.3.6 du présent
guide.
ATTENTION 13
La conception des encadrements de baie doit notamment prendre en compte :
− le phénomène de dilatation de l’encadrement de baie ;
− la présence ou non d’un garde-corps, avec en l’occurrence des dispositions spé-
cifiques pour sa fixation de façon à ne pas dégrader l’étanchéité de l’encadre-
ment de baie et de façon à assurer la transmission des efforts du garde-corps (de
choc de sécurité notamment) à la paroi à ossature bois ;
− la déformation à la marche de la bavette de capotage de la pièce d’appui, ce qui
conduit généralement à ce que cette bavette soit supportée.
ATTENTION 14
INT.
Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)
ETICS
Le système d’ETICS ne peut pas ponter les jeux fonctionnels verticaux entre panneaux de FOB tout en
étant fixé de part et d’autre.
PARTIE 4 43 Conception
ATTENTION 15
Pare-vapeur
Plancher
Bande de pare-pluie
Bourrage de laine
de roche
EXT. INT.
Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive
Pare-vapeur
ETICS Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 19 : À ne pas faire – pontage vertical par l’ETICS entre FOB
Le système d’ETICS ne peut pas ponter les jeux fonctionnels horizontaux entre panneaux de FOB tout
en étant fixé de part et d’autre.
ATTENTION 16
Pare-vapeur
Plancher
Bande de pare-pluie
Bourrage de laine
de roche
EXT. INT.
Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive
Pare-vapeur
ETICS Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 20 : À ne pas faire – porte-à-faux de l’ETICS sur FOB interrompue
PARTIE 4 44 Conception
4.4.1 Mode de fixation
Le mode de fixation retenu est de type mécanique par vis à rosace.
La fixation de l’isolant support d’enduit se fait dans les montants de l’ossature bois par vis à rosace tel
que défini dans le §5.6.1.
NOTE 14
Dans le cas particulier d’impossibilité de fixer le panneau isolant sur toute sa
hauteur avec les fixations mécaniques (vis à rosace), par exemple en cas de pré-
sence d’encadrement de baie à l’arrière de l’isolant ou de coffre de volet roulant,
il est possible de coller les panneaux isolants à l’aide d’un produit de collage visé
dans l’ATec et/ou DTA relative au procédé ETICS (illustrations disponibles dans le
Cahier de Prescriptions Techniques n° 3709_V2) du Groupe Spécialisé 7.
Ce collage ne peut pas s’effectuer sur le pare-pluie de la paroi support.
Le collage de panneaux isolants est réservé à des zones ponctuelles hétérogènes
(exemple : agglomérés, bois, brique de verre, acier dont acier galvanisé, élément de
désolidarisation de coffre de volet roulant). Le collage de l’isolant doit s’effectuer
en plein à la taloche crantée directement sur les supports concernés (pas d’encol-
lage des panneaux mais encollage des supports).
On veillera au moment de la mise en œuvre des panneaux isolants à respecter la
proportion des 2/3 - 1/3, à savoir 2/3 de la surface du panneau vissée sur support
bois et 1/3 de la surface du panneau collée sur le support non absorbant.
Pour autant, les valeurs indiquées ci-dessus peuvent ne pas être assez sévères, au regard des résultats
de l’étude hygrothermique réalisée en partie courante, mettant en évidence une vigilance dans le choix
du système d’enduit.
Les caractéristiques du système d’enduit extérieur sont essentielles pour limiter les risques de condensation.
Deux caractéristiques hydriques sont primordiales :
■ la perméabilité à la vapeur d’eau ;
■ les coefficients de succion et de redistribution de l’eau liquide (diffusion liquide) dans le système
d’enduit.
PARTIE 4 45 Conception
Le système d’enduit doit être très perméable aux transferts de vapeur d’eau, afin d’évacuer la vapeur
d’eau traversant la paroi, et doit avoir une diffusion liquide faible, afin de limiter le transfert de l’eau
liquide provenant de la pluie reçue par la paroi.
NOTE 16
Les résultats de l’étude hygrothermique montrent que lorsqu’il y a de la pluie
battante :
− dans le cas d’un « enduit à la chaux », l’humidité relative de la partie de l’isolant
en contact avec l’enduit augmente très rapidement. Cela est dû au fort coeffi-
cient de diffusion liquide de l’enduit à la chaux ;
− dans le cas d’un « enduit chaux-ciment » (désigné par « enduit bâtard » dans
l’étude hygrothermique), cette humidité relative atteint un niveau identique
mais plus lentement ;
− dans le cas d’un enduit dit « étanche », la pluie battante n’a aucune incidence
sur la variation de l’humidité relative de l’isolant.
Les deux caractéristiques importantes sont bien la diffusion liquide de l’enduit et
sa courbe de sorption. Ces données ne sont pas disponibles à ce jour car ces essais
ne sont pas réalisés dans le cadre de l’EAD 040083-00-0404 référentiel des ETICS
sur béton/maçonnerie.
Pour éviter tout risque lié à l’humidité, il faut que le coefficient de diffusion liquide
de l’enduit soit le plus faible possible et que sa courbe de sorption présente une
teneur en eau entre 80 et 98 % suffisamment importante pour encaisser la pluie
battante, sans pour autant être trop forte, afin d’éviter que la paroi n’accumule de
l’eau.
4.4.3 Accessoires
Divers accessoires peuvent être nécessaires pour la mise en œuvre, comme par exemple pour traiter
les joints du support, les encadrements de baies et les rejets d’eau, etc.
Accessoires de mise en œuvre conformes au §3.9 du Cahier CSTB 3035_V3 (en cours de révision à date
de la rédaction du guide), dont en particulier :
■ profilés de raccordement et profilés pour couvre-joint ;
■ vis en acier inoxydable compatibles pour les profilés ;
■ absence de visserie galvanisée ou cadmiée en contact direct avec les profilés métalliques ;
■ renforts d’arêtes ;
■ produits de calfeutrement : mastics plastiques F 25E et bandes de mousse imprégnée pré-compri-
mée ;
■ bande de mousse EPDM autocollante ;
■ film pare-pluie souple pour traitement d’encadrement de baie, présentant une valeur Sd = 0,18 m.
PARTIE 4 46 Conception
PARTIE 5
Matériaux
Dans cette partie, les caractéristiques minimales des matériaux pour la composition de la paroi com-
plète seront définies ainsi que d’éventuelles prescriptions complémentaires aux normes NF DTU 31.2
et du NF DTU 31.4.
PARTIE 5 47 Matériaux
NOTE 17
Les isolants biosourcés à base de fibres de bois sont mis en œuvre uniquement
entre montants d’ossature bois (FOB et COB). La mise en œuvre en isolant sup-
port d’enduit n’est pas envisagée par le présent guide.
Pour l’application du présent document, les spécifications de l’évaluation de l’isolant sont renforcées
par les prescriptions ci-dessous.
Tableau 8 : Caractéristiques spécifiques des isolants en fibres de bois
La certification ACERMI ou équivalent permet de garantir le respect des caractéristiques requises pour
les isolants.
Les revêtements et surfaçages des isolants même jointoyés ne peuvent pas être considérés comme un
système pare-vapeur au sens des normes NF DTU 31.2 ou NF DTU 31.4.
L’isolant en fibres de bois est semi-rigide (selon le test de déviation sous poids propre décrit dans
l’Annexe A de la norme NF DTU 31.2, partie 1.2).
De par sa position dans la paroi et au vu des caractéristiques des autres composants (panneau stabilité,
écran thermique, membrane, etc.), l’isolant biosourcé doit répondre à deux critères importants pour
éviter les risques liés à l’humidité que sont la condensation et le développement fongique :
■ la résistance thermique totale de l’isolation, comprenant le remplissage entre montants en isolant
biosourcé, l’ETICS en laine de roche ainsi qu’un éventuel complément d’isolation intérieure doit être
inférieure ou égale à 8,2 m².K/W afin d’éviter le risque de condensation à l’interface entre l’isolant
extérieur et le système d’enduit ;
■ sa courbe de sorption doit être inférieure ou égale à la courbe ci-dessous, plus particulièrement
pour les humidités relatives inférieures à 85 %.
PARTIE 5 48 Matériaux
Tableau 9 : Courbe de sorption de l’isolant biosourcé type
Teneur
Humidité Courbe de sorption de l'isolant biosourcé
en eau en 300 %
relative %
masse %
0,00 % 0%
250 %
50,00 % 6%
65,00 % 10 %
Si ces deux critères ne sont pas respectés, une étude hygrothermique spécifique doit être réalisée pour
évaluer les risques liés à l’humidité dans la paroi.
PARTIE 5 49 Matériaux
Les spécifications définies dans les normes NF DTU 31.2 et NF DTU 31.4 sont renforcées par l’utilisa-
tion de membranes pare-pluie devant avoir une résistance aux UV de 1000h UV (3 mois maximum)
ou 5 000h UV (6 mois maximum) en fonction de la durée d’exposition en phase chantier.
ATTENTION 17
Une attention particulière doit être portée sur le choix du pare-pluie en fonction
du planning de l’opération et de la durée prévisionnelle entre la pose des pan-
neaux d’ossature bois et la pose du revêtement extérieur. Si cette durée est proche
ou supérieure à la durée acceptable par le pare-pluie, il sera nécessaire de prévoir
un pare-pluie sacrificiel afin de s’assurer de l’absence de dégradation du pare-pluie
définitif.
Conformément aux normes NF DTU 31.2 et NF DTU 31.4, la certification QB38 vaut preuve du res-
pect des niveaux de performances requis pour la mise en œuvre dans le domaine d’emploi visé par les
normes susnommées.
Les classements suivants, issus de la certification QB38, permettent de répondre aux performances
visées pour le domaine d’application du présent guide :
■ [Link].C2 ou [Link].C2 : pour une durée d’exposition aux intempéries de moins de 3 mois.
■ [Link].C3 ou [Link].C3 : pour une durée d’exposition aux intempéries de moins de 6 mois.
NOTE 18
À défaut de bénéficier de cette certification, une réception par lot doit être réali-
sée selon l’Annexe C de la norme NF DTU 31.2 Partie 1-2 pour une COB et l’An-
nexe C de la norme NF DTU 31.4 partie 1.2 pour une FOB.
NOTE 19
Qu’apporte la membrane pare-pluie dans ce cas ?
La membrane pare-pluie est nécessaire dans la conception des constructions à
ossature pour assurer :
− une protection provisoire en phase chantier ;
− éventuellement une protection en cas de passage d’eau liquide au niveau des
points singuliers de la paroi.
Les membranes pare-pluie avec bandes adhésives intégrées ou rapportées peuvent être utilisées sous
réserve qu’elles répondent aux spécifications prévues dans ce paragraphe.
Dans le cas d’un ETICS, les membranes pare-pluie sont maintenues en phase provisoire par des agrafes
à rondelles plastiques.
Il existe des procédés de panneaux rigides (non à base de bois) qui jouent la fonction de pare-pluie
(voir §5.4).
PARTIE 5 50 Matériaux
ATTENTION 18
Un retour d’expérience européen amène à une vigilance sur l’emploi de mem-
branes pare-vapeur ayant un Sd élevé. L’usage de membranes pare-vapeur ayant
un Sd proche de l’exigence indiquée de 90 m est envisagée en l’état des retours
d’expérience actuels.
L’intégration de membranes hygrorégulantes peut également être envisagée. Dans
ce cas, ces membranes doivent faire l’objet d’une évaluation spécifique de type
Avis Technique visant une composition de paroi bien définie dans le dossier tech-
nique. Des études expérimentales et numériques de transferts hygrothermiques
de cette paroi sont alors nécessaires.
PARTIE 5 51 Matériaux
■ Mastics
Les mastics sont conformes, pour les mastics à extruder à la norme NF EN ISO 11600 et, pour les mas-
tics en cordon préformé, aux normes NF P30-303 ou NF P30-305 ou NF P85-550. Les mastics doivent
être de classe F 25E, F 12,5E ou F 12,5P afin de compenser les déformations des éléments composant
la paroi à ossature bois.
NOTE 21
Le label SNJF permet d’attester que les mastics présentent les caractéristiques
requises pour cet emploi.
Des essais de convenance doivent être réalisés si le mastic est mis en œuvre sur des supports autres que le mor-
tier, l’aluminium et le verre (essai de convenance réalisé conformément à la norme NF DTU 44.1 P1-2). Les mas-
tics doivent être également compatibles avec les membranes souples pare-pluie et les membranes souples
pare-vapeur. Les protocoles d’essais sont définis dans les normes NF DTU 31.2 P1-2 et NF DTU 31.4 P1-2.
■ Mousses imprégnées pré-comprimées
Les mousses imprégnées pré-comprimées doivent être conformes à la norme NF P85-570. Les mousses
mises en œuvre doivent être de classe 1 conformément à la norme NF P85-570.
■ Manchons et œillets
Les manchons ou les œillets sont utilisés pour créer des perforations de paroi, tout en garantissant la
continuité de l’étanchéité à l’eau et la continuité de la barrière à la vapeur d’eau.
Ces éléments sont en plastique souple ou en élastomère. Lorsqu’ils sont mis côté extérieur de la paroi,
le matériau doit avoir une souplesse à basse température équivalente ou supérieure à celle de la mem-
brane souple pare-pluie (T ≤ – 5 °C selon la norme NF EN 13859-2).
La mise en œuvre de ces dispositifs doit être faite par serrage sur la paroi afin de rétablir l’étanchéité à
l’eau, côté extérieur, et à l’air, côté intérieur. Le serrage admis pour le rétablissement de l’étanchéité est
obtenu soit par dispositions géométriques, soit par le diamètre du manchon ou de l’œillet qui doit être
inférieur d’au moins 10 % par rapport à la dimension de l’élément traversé.
■ Angles plastiques préformés
Les angles plastiques préformés sont utilisés afin de rétablir la continuité de l’étanchéité dans les angles
des baies, en évitant le pliage des membranes pare-pluie. Ces angles sont réalisés en thermoplastique
souple ou en élastomère avec un matériau conforme à la norme NF EN 13956.
NOTE 22
Les caractéristiques doivent être supérieures ou égales à celles de la membrane
pare-pluie mise en œuvre.
Le recouvrement sur la face avant du panneau à ossature bois (du pare-pluie) doit être de 30 mm
minimum et la hauteur de l’angle ainsi que sa profondeur sur le retour de baie doivent être de 100 mm
minimum.
5.4 Panneaux
Ce paragraphe spécifie les caractéristiques minimales des panneaux en fonction des prescriptions
des DTU, de l’Appréciation de laboratoire et des documents spécifiques aux chantiers des JOP. Ces
panneaux peuvent jouer un rôle de contreventement de l’ossature en bois ou de protection au feu
d’éléments combustibles.
ATTENTION 19
Panneau avec fonction pare-pluie : il est uniquement envisageable pour un bâti-
ment d’une hauteur maximale de 9 m et doit faire l’ojet d’un ATec ou DTA cou-
vrant l’emploi envisagé.
PARTIE 5 52 Matériaux
5.4.1 Panneaux de stabilité et/ou de contreventement
Les panneaux de contreventement des COB assurent un rôle dans la stabilité du bâtiment. Les pan-
neaux sont conformes à la norme NF DTU 31.2, partie 1-2.
Les panneaux de stabilité des FOB n’assurent pas le rôle de contreventement du bâtiment mais de
stabilité de l’élément de façade seul. Ces panneaux sont conformes à la norme NF DTU 31.4, partie 1.2.
Ces panneaux sont du type :
■ panneaux de contreplaqué ;
■ panneaux Lamibois ;
■ panneaux de lamelles minces, longues et orientées (OSB) ;
■ panneaux de particules.
Il est rappelé que ces panneaux, lorsqu’ils ne sont pas supports du complexe d’ETICS (donc pas
du côté extérieur), bénéficient d’une certification (respectivement CTB-X, CTB-OSB, CTB-H, certifi-
cation individuelle de produit CTB Panneaux de lamelles minces, longues et orientées (OSB) pour la
construction) ou doivent faire l’objet d’une réception par lot selon l’Annexe B des DTU précités.
Lorsqu’ils sont supports du système ETICS, les panneaux devront respecter les critères définis dans le
Tableau 10.
Il existe des procédés de panneaux pouvant assurer la fonction de voile de stabilité ou de contrevente-
ment (voire même aussi de pare-pluie) qui ne sont pas à base de bois. Pour être employés, ils doivent
faire l’objet d’une évaluation technique de type ATEx de cas a ou ATec/DTA visant cet emploi.
NOTE 23
Lorsque les panneaux rigides assurent les fonctions de pare-pluie et d’écran ther-
mique, ils doivent avoir un classement au feu minimal A2, s3-d0, classement de
résistance au feu Eo → i30.
ATTENTION 20
Les panneaux de contreventement ou de stabilité, en fonction de la conception
globale de la paroi, peuvent être mis en œuvre côté intérieur et/ou côté extérieur
de la paroi.
PARTIE 5 53 Matériaux
Le panneau côté extérieur sert également de support de l’ETICS et, éventuellement, d’écran thermique.
L’épaisseur des panneaux ne doit pas dépasser 18 mm.
Les préconisations spécifiques à ces écrans (et leurs éventuels accessoires) seront définies par l’Appré-
ciation de laboratoire générique établie dans le cadre du présent guide (voir ANNEXE E).
ATTENTION 22
Les procédés d’ETICS pour lesquels l’ETICS joue le rôle d’écran thermique peuvent
être employés sous réserve de bénéficier d’une Appréciation de laboratoire visant
cet emploi, et que celle-ci soit respectée.
5.5 Menuiseries
Les menuiseries mises en œuvre dans les COB ou FOB doivent répondre aux exigences de la norme
NF DTU 36.5 et doivent faire l’objet d’une évaluation spécifique auprès du Groupe Spécialisé 6 du type
ATec ou DTA et/ou certification.
La norme NF DTU 36.5 considère que les menuiseries sont mises en œuvre sur un support étanche. Ce
guide précisera les dispositions complémentaires pour déroger à la limitation en hauteur du domaine
d’emploi des normes NF DTU 31.2 et NF DTU 31.4.
La menuiserie est toujours fixée et étanchée sur un cadre étanche (tableau de baie ou encadrement
de baie rapporté). L’encadrement de baie constitue uniquement l’interface avec l’ETICS et permet de
limiter les entrées d’eau dans l’isolant de l’ETICS. Pour des questions de limitation de la propagation
du feu par la façade, l’encadrement de baie doit justifier de son étanchéité au feu jusqu’à la menuise-
rie, entraînant le fait de réaliser l’étanchéité de la menuiserie sur cet encadrement de baie, qui devient
donc un encadrement de baie rapporté.
Une vérification de la continuité de l’étanchéité du système constructif de l’intégration de la menuise-
rie dans la façade bois sera demandée par typologie de configuration :
■ la menuiserie doit justifier de son étanchéité intrinsèque (jonction dormant sur ouvrant, drainage,
etc.) au sens de la norme NF EN 14351 (Fenêtres et portes) avec les pressions indiquées dans la
norme NF DTU 36.5 P3 ;
■ les dispositions constructives d’intégration de la menuiserie dans la façade seront à justifier au sens
de la norme NF EN 13830 (Façades rideaux) suivant la typologie de façade (protocole défini au §B.1
de l’ANNEXE B du présent guide), pour tout domaine d’emploi hors du cadre de l’Avis Technique
et/ou ATEx relatif au procédé d’ETICS.
PARTIE 5 54 Matériaux
Du fait du mode préférentiel de mise en œuvre des menuiseries en applique sur feuillure reconstituée,
il est recommandé d’employer des cadres dormants présentant une surface lisse permettant une
bonne mise en œuvre des calfeutrements réalisés par exemple en joints silicone sur fond de joint ou
de mousses imprégnées.
NOTE 24
Dans tous les cas, les surfaces lisses devront être dégraissées avant la mise en
œuvre du produit de calfeutrement.
NOTE 25
Dans le cas d’une mise en œuvre de menuiseries extérieures comportant des
coffres (de volets roulants ou des brise-soleil orientables ou de stores vénitiens
extérieurs), il conviendra de fournir un rapport d’essai A*E*V* du bloc-baie com-
plet comprenant la menuiserie extérieure ainsi que le volet roulant et les coulisses.
NOTE 26
D’autres solutions d’encadrements de baie peuvent être envisagées. Il est possible
d’avoir un assemblage d’encadrements permettant d’assurer pour l’un, la fonction
« mécanique » (fixation de la menuiserie) et pour l’autre, la fonction d’étanchéité.
Les encadrements de baie doivent être en acier avec une épaisseur minimale de 10/10e.
PARTIE 5 55 Matériaux
Les encadrements de baie doivent présenter un rejingot d’au moins 50 mm. Pour les encadrements de
baie rapportés de type assemblés, la bavette de capotage d’appui comprend des oreilles soudées d’une
hauteur minimale de 50 mm et doit être au moins égale à la hauteur du rejingot. Les 2 angles formés
par les oreilles et le rejingot sont soudés.
≥ 70 mm
≥ 70 mm
Retombée ≥ 30 mm
Rejingot ≥ 25 mm
Pente ≥ 10 %
Retombée ≥ 40 mm
PARTIE 5 56 Matériaux
■ Fond de joint
Élément qui limite la profondeur et définit le profilé arrière du produit de calfeutrement.
Il permet :
− de déterminer le volume du mastic constituant le calfeutrement du joint ;
− d’assurer un travail du mastic sur deux faces sensiblement parallèles ;
− d’exercer une pression sur le mastic (lissage) pour assurer un contact optimum du mastic avec
les deux faces à étancher.
Une fois le mastic sec ou réticulé, le fond de joint n’a plus de fonction.
■ Mastics
Mastics élastomères de classe F 12,5 E ou F 25 E ou des mastics plastiques de classe F 12,5 P selon la
norme NF EN ISO 11600.
Ces produits assurant l’étanchéité par adhérence, il convient avant mise en application de s’assurer de
l’adhésivité/cohésion du produit employé avec la matière du dormant et le support en place par des
essais de convenance conformément à la norme NF DTU 44.1.
■ Mousses imprégnées
Mousses imprégnées pré-comprimées ou non répondant aux spécifications de la classe 1 de la norme
NF P 85-570 ; l’imprégnation par bitume et cire est exclue.
Ces produits assurant l’étanchéité par mise en compression entre deux faces parallèles, il convient
avant mise en application de s’assurer que les jeux fonctionnels entre le dormant et le support étanche
demeurent conformes au cahier des charges du produit.
■ Membranes d’étanchéité
Les membranes d’étanchéité souples à coller ou autocollantes à froid doivent faire l’objet d’un cahier
des charges spécifiant les caractéristiques mécaniques et précisant en particulier les conditions à res-
pecter pour la mise en œuvre.
Ces produits assurant l’étanchéité par adhérence, il convient avant mise en application de s’assurer de
l’adhésivité/cohésion du produit employé avec la matière du dormant et le support en place par des
essais de convenance permettant de valider la compatibilité chimique et la constance de performance.
5.6.1 Fixations
Les fixations nécessaires à la mise en place des panneaux isolants de l’ETICS sont des vis à rosace. Elles
doivent être visées dans les ATec ou DTA relatifs au procédé ETICS.
La longueur des vis est choisie en fonction de l’épaisseur d’isolant, de l’épaisseur de l’éventuel calage et
de la profondeur de vissage.
Les rosaces sont montées « à fleur » ou « à cœur » de l’isolant. Le montage « à cœur » ne peut être
réalisé que pour des panneaux isolants de type « mono-densité ». Il n’est pas visé pour des panneaux
isolants de type « bi-densité ».
ATTENTION 23
Dans le présent document, seules les fixations « vis à rosace » sont visées pour la
mise en place des panneaux isolants de l’ETICS. Les fixations par agrafages ne sont
pas visées dans ce guide.
PARTIE 5 57 Matériaux
5.6.2 Panneaux isolants
Il s’agit de panneaux isolants en laine de roche conformes à la norme NF EN 13162 en vigueur, d’épais-
seur comprise entre 60 et 120 mm et faisant l’objet d’un marquage CE, d’une Déclaration des Perfor-
mances, d’une Fiche de Données de Sécurité (FDS) et d’un certificat ACERMI ou équivalent, en cours
de validité. Les caractéristiques des panneaux sont indiquées dans chaque certificat.
Les panneaux admis sont ceux indiqués dans l’ATec ou DTA en cours de validité de l’ETICS sur support
COB. Ceux-ci présentent une masse volumique supérieure ou égale à 90 kg/m3.
NOTE 27
Stockage : les panneaux doivent être stockés à l’abri des chocs et des intempéries.
L’ouverture des emballages doit s’opérer le plus proche possible de l’emplacement
de pose, et juste avant la pose.
ATTENTION 24
Seules les configurations présentant les caractéristiques et performances indi-
quées dans le §4.4.2 du présent guide, sont visées.
Les autres systèmes d’enduit ne sont pas visés dans ce guide.
NOTE 28
À notre connaissance, ce type d’accessoire n’est actuellement pas proposé par les
détenteurs d’ETICS. Les caractéristiques à évaluer sont, notamment, la durabilité
du produit et le maintien de ses fonctions dans le temps.
PARTIE 5 58 Matériaux
[Link] Profilés d’évacuation des eaux d’infiltration ou des condensats
Afin d’éviter l’accumulation d’eau dans l’isolant de l’ETICS (due aux éventuelles infiltrations et à la
possible condensation), il peut être nécessaire de prévoir des dispositifs permettant d’évacuer l’eau
vers l’extérieur.
En complément de cette fonction première d’évacuation des eaux vers l’extérieur, le dispositif doit
également répondre à d’autres exigences :
■ éviter les coulures et salissures sur l’ETICS en dessous du dispositif. Ainsi, le dispositif doit présenter
un débord par rapport au nu extérieur de la façade et former une goutte d’eau (larmier) ;
■ empêcher l’eau de pluie d’entrer dans l’isolant et d’atteindre le support. Cela nécessite que le dispo-
sitif soit étanche et présente une pente vers l’extérieur, afin d’éviter la stagnation ou l’accumulation
d’eau au niveau du dispositif.
NOTE 29
À notre connaissance, ce type d’accessoire n’est actuellement pas proposé par
l’ensemble des détenteurs d’ETICS mais certains modèles existent sur le marché.
Les caractéristiques à évaluer sont, notamment, la durabilité du produit et le
maintien de ses fonctions dans le temps
PARTIE 5 59 Matériaux
PARTIE 6
Mise en œuvre
BON À RECOUVRIR
édité par l'entreprise en charge de la mise en œuvre de l'ETICS
BON À RECOUVRIR
édité par l'entreprise en charge du contrôle de l'humidité
Logigramme conçu par INGENECO Technologies dans le cadre de l'ATEx 3022_V2 d'ICADE et Sto"
BON À RECOUVRIR
édité par l'entreprise en charge de la mise en œuvre de l'ETICS
BON A RECOUVRIR
édité par l'entreprise en charge du contrôle de l'humidité
Logigramme conçu par INGENECO Technologies dans le cadre de l'ATEx 3022_V2 d'ICADE et Sto"
Écran thermique
A2-s3,d0
Lisse de chaînage
50 mm
INT. EXT.
Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)
ETICS
INT.
Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)
ETICS
Écran thermique
A2-s3,d0 EXT.
Fixation pour isolant
de l’ETICS
Maxi 600 mm
(entre 2 rangées de fixations de l’ETICS) Pare-vapeur
Pare-pluie
Figure 26 : Mise en œuvre de l’ETICS sur une paroi avec le panneau rigide ayant la fonction pare-pluie – coupe horizontale
ATTENTION 26
L’entraxe des fixations de l’isolant de l’ETICS doit être en accord avec l’ATTENTION 27.
EXT.
INT.
ETICS avec isolant
en laine de roche
(épaisseur d’isolant
entre 60 et 120 mm)
Isolant en laine
minérale ou en Panneau thermique
fibre de bois (A2 s3-d0)
Panneau multifonction
(pare-pluie, écran
thermique et support
d'ETICS)
Isolant en laine
minérale ou en
fibre de bois
EXT.
INT.
≥ 80 mm
≤ 600 mm
entraxe montants
≥ 80 mm
≤ 400 mm entraxe
montants ≥ 80 mm
≥ 80 mm
Niveau Niveau
Commentaires
d’étanchéité N2 d’étanchéité N3
Encadrement de baie rapporté
Pour encadrement de baie assemblé :
Encadrement de baie Assemblé Bavettes avec oreilles soudées
rapporté métallique Soudé Disposition DTU pour bavette, jambage, etc.
(acier)
Soudé Pas de retour d’ETICS en tableau
Position de
Tunnel ou L’étanchéité de l’encadrement de baie
l’encadrement de
Applique extérieure rapporté est réalisée en applique extérieure
baie rapporté
Menuiseries
Position du
Applique intérieure contre l’encadrement de
calfeutrement de la Pas de nu intérieur
baie rapporté
menuiserie
Nu intérieur
La menuiserie peut être mise en œuvre du
Position
Au milieu du tunnel nu extérieur, au nu intérieur de la paroi à
de la menuiserie
ossature bois
Nu extérieur
ATTENTION 28
En cas d’applique extérieure de la menuiserie, la mise en œuvre de l’ETICS néces-
site un soin tout particulier notamment au droit des goussets de l’encadrement
(grugeage de l’isolant et remplissage avec de la laine minérale « souple » entre les
goussets, derrière la membrane d’étanchéité).
Écran thermique
A2-s3,d0
EXT. INT.
a ≥ 5 mm
b ≥ 20 mm
c ≥ 35 mm
c
b
a
Pare-vapeur
Pare-pluie souple
Bande adhésive
Figure 30 : Profilé de départ
Dans le cas de la mise en œuvre d’un pare-pluie rigide, la jonction en pied de façade est assurée par
l’ajout d’une bande de pare-pluie souple. Celle-ci peut être soit raccordée sous la lisse basse, soit sur
la dalle.
EXT. INT.
Bande d'arase +
Bande de mousse
Écran thermique imprégnée pré-comprimée
A2-s3,d0
Lé de pare-vapeur rapporté
Profilé de
Mastic
départ perforé
30 mm
200 mm mini
mini par Pare-vapeur
rapport Pare-pluie
au sol fini Bande adhésive
EXT. INT.
Panneau multifonction
Bande d’arase +
(pare-pluie, écran thermique
mousse imprégnée
et support d'ETICS)
comprimée
Bande de pare-vapeur
Profilé de
Mastic
départ perforé
30 mm
200 mm
mini
mini par
rapport Pare-vapeur
au sol fini Pare-pluie
Bande adhésive
Figure 32 : Exemple de pied de façade avec un panneau rigide ayant la fonction pare-pluie
Il est possible de considérer que le niveau du sol extérieur est le fond d’un caniveau dont la profondeur
minimale est de 200 mm. Ce caniveau doit avoir une grille métallique galvanisée et doit avoir une lar-
geur minimale de 200 mm à partir de l’extérieur de l’ETICS. De plus, ce caniveau doit être raccordé au
réseau d’évacuation des eaux pluviales.
EXT. INT.
Écran thermique
A2-s3,d0
Bande de pare-vapeur
Profilé de
pour étanchéité à l’air
départ perforé
Mastic
30 mm
20 mm mini mini
200 mm
mini
Caniveau avec
caillebotis
Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive
Figure 33 : Exemple de pied de façade en présence d’un caniveau extérieur avec pare-pluie souple
Lisse de chaînage
Lisse de chaînage
50 mm
Écran thermique
A2-s3,d0
Écran thermique
A2-s3,d0
Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive
Écran thermique
A2-s3,d0
Plancher
EXT. INT.
≥ 50 R
mini
Étanchéité au feu
de jonction
INT.
NOTE 31
Dans le cas des FOB, un bourrage en laine de roche entre les deux panneaux est
nécessaire notamment vis-à-vis de l’incendie (voir ANNEXE E). De même, une
étanchéité de jonction doit être réalisée entre les panneaux de FOB et le plancher.
Cette étanchéité doit être obligatoirement maintenue en place pendant la vie de
l’ouvrage.
Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
ETICS
Pare-vapeur
Joint de dilatation Pare-pluie souple
Écran thermique A2-s3,d0 EXT. dit « Joint plat » Pare-pluie Bande adhésive
Figure 36 : Exemple d’un jeu fonctionnel entre 2 panneaux de FOB avec ETICS
(FOB filantes, FOB interrompues uniquement par les poutres et dalles)
Dans le cas du traitement d’un joint de dilatation de l’ossature primaire sur les panneaux à ossature
bois, le vide entre les panneaux doit comporter un bourrage en laine de roche, de même pour le trai-
tement de l’étanchéité de jonction entre les panneaux et les murs de refend ou poteaux.
De plus, les membranes souples pare-pluie et pare-vapeur doivent permettre de reprendre les mouve-
ments prévisibles sans se dégrader. L’ETICS ne pourra pas être continu au niveau de ces joints.
Mur de refend
Doublage intérieur
INT. INT. (non visé dans ce guide)
Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Écran thermique
A2-s3,d0
ETICS
EXT.
Pare-pluie formant
un soufflet
Profilé pour joint
> 150 mm
Pare-vapeur de dilatation
Pare-pluie souple
Bande adhésive
EXT.
Écran thermique
A2-s3,d0 80 mm mini
INT.
Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive
EXT.
80 mm mini
Panneau multifonction
(pare-pluie, écran thermique 80 mm mini
et support d'ETICS)
INT.
Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive
Figure 39 : Exemple d’angle entrant sur COB avec un panneau ayant la fonction pare-pluie
80 mm mini
INT.
Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive Paroi conforme ETICS
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 40 : Exemple d’angle sortant sur COB avec un pare-pluie souple
80 mm mini
Panneau multifonction
(pare-pluie, écran thermique
et support d'ETICS)
INT.
Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive Paroi conforme ETICS
aux normes
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 41 : Exemple d’angle sortant sur COB avec un panneau ayant la fonction pare-pluie
Dans les angles, il est nécessaire d’avoir des profilés de continuité de l’ETICS.
NOTE 33
Possibilité peu fréquente en angle de façade : profilé utilisé principalement pour
des jonctions horizontales.
EXT.
80 mm mini
Écran thermique A2-s3,d0
80 mm mini
Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive INT.
EXT.
80 mm mini
Panneau multifonction
(pare-pluie, écran thermique
et support d'ETICS)
80 mm mini
Pare-vapeur
Pare-pluie
Bande adhésive INT.
Figure 44 : Exemple d’angle rentrant sur FOB avec un panneau ayant la fonction pare-pluie
80 mm mini
Calfeutrement en laine de roche
EXT.
80 mm mini
Panneau multifonction
(pare-pluie, écran thermique
et support d'ETICS)
INT.
80 mm mini
Panneau multifonction
(pare-pluie, écran thermique
et support d'ETICS)
INT.
d4
d2
d3
Baie
Lorsque les menuiseries sont mises en œuvre sur un encadrement de baie rapporté métallique, il y
aura lieu de vérifier au cas par cas que l’éventuel pont thermique causé par l’encadrement de baie
rapporté n’entraîne pas de risque de condensation.
ETICS
Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)
Calfeutrement de la menuiserie IN T.
en applique intérieure contre Menuiserie
Figure 48de: Exemple
l'encadrement de mise en œuvre de menuiserie
baie monobloc avec coffre de volet roulant posée en tunnel dans la paroi
et calfeutrée en applique intérieure contre l’encadrement de baie – coupe horizontale
EXT. INT.
Linteau à dimensionner
Écran thermique
plaque A2-s3,d0
25 mm
10 mm
Pièce d’apui
30 mm mini
20 mm
Couvertine
≥ 50 R
≥ 25 mm
Pare-vapeur
Pare-pluie
Écran thermique
A2-s3,d0
EXT. EXT.
Couvertine
≥ 50 R
≥ 25 mm
Pare-vapeur
Pare-pluie
Écran thermique
A2-s3,d0
EXT. EXT.
Écran thermique
A2-s3,d0
NOTE 35
Le rétablissement de l’étanchéité entre le fourreau et les membranes pare-pluie et
pare-vapeur est réalisé avec des manchons en EPDM.
Les traitements réalisés par adhésifs juxtaposés ne permettent pas d’atteindre le
niveau d’étanchéité suffisant et ne seront ainsi pas admis.
Pente 3 % mini
Fourreau
EXT.
IN T.
Calfeutrement (mastic)
Écran thermique
Pare-vapeur
A2-s3,d0
Pare-pluie
Bande adhésive
Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)
Pare-vapeur
Pare-pluie souple
Procédé
de bardage
Pare-vapeur
Pare-pluie souple
Procédé
de bardage
≥ 5 mm en tout point
Écran thermique
A2-s3,d0
Bande de mousse imprégnée
Figure 55 : Exemple compatible avec un niveau d’étanchéité Ee1 – Traitement de la jonction avec des profilés
d’arrêt/finition pour le bardage et réalisation d’un calfeutrement en mastic sur fond de joint entre les deux revêtements
Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)
Pare-vapeur
Pare-pluie souple
Procédé
de bardage
≥ 5 mm en
tout point
Écran thermique
A2-s3,d0
Bande de mousse imprégnée
Figure 56 : Exemple compatible avec un niveau d’étanchéité Ee2 – Traitement de la jonction avec des profilés
d’arrêt/finition pour le bardage et l’ETICS, réalisation d’un calfeutrement en mastic sur fond de joint entre les 2 profilés,
protection du calfeutrement avec un profilé d’étanchéité
ATTENTION 33
Pour atteindre un niveau d’étanchéité N2 ou N3, le calfeutrement doit être pro-
tégé par un profilé.
Avant d’aborder les différentes possibilités de traitement de ces eaux de pluie, il convient de rappeler
qu’il existe différentes configurations ou conceptions de balcons. Les traitements proposés ne seront
pas forcément compatibles avec l’ensemble de ces conceptions. Ainsi, les principales configurations de
balcons sont illustrées par les schémas suivants.
(c) (d)
NOTE 37
Sauf Appréciation de laboratoire spécifique, les balcons et coursives rapportées
sur ou au travers des supports bois ne constituent pas des circulations protégées
au sens de la Règlementation Sécurité Incendie.
[Link] Principes
Les dispositions prises doivent prévenir les pénétrations d’eau dans l’ossature bois. À ce postulat géné-
ral, il faut en ajouter trois autres plus particuliers :
■ Une évacuation d’eau pluviale (EP) est certes visitable, mais elle n’est pas forcément visitée et entre-
tenue ; les locaux accédant aux EP peuvent être inoccupés, l’entretien peut être négligé par les
exploitants ou les occupants, etc. Par conséquent, une EP, même avec une section d’évacuation
doublée par rapport aux règles prescrites, ne peut être considérée comme un dispositif fiable d’éva-
cuation des eaux, même si celle-ci reste indispensable.
■ Dans le cas où des EP bouchées conduiraient, avec l’accumulation d’eau, à humidifier le support
bois, des trop-pleins (TP) d’alerte sont obligatoires. La section d’écoulement des TP d’alerte est au
moins égale à celle de la descente concernée. Elle peut être répartie en plusieurs trop-pleins. Les
TP d’alerte sont positionnés dans des éléments verticaux et marquent une pente vers l’extérieur. Si
les TP dans les éléments verticaux ne peuvent avoir la section suffisante, des TP d’alerte verticaux
peuvent compléter la section manquante. La section d’écoulement minimale d’un TP d’alerte est
de 50 cm2.
■ Une pente de 1 % éloignant les eaux de la façade n’est pas suffisante pour empêcher les eaux de
s’accumuler en pied de façade. Le vent, agissant de façon concomitante avec la pluie, pousse, malgré
la légère pente, les eaux vers la façade.
ATTENTION 34
Dans le cas où des EP descendent en façade, en aucun cas ces EP ne peuvent être
mises en œuvre dans l’ETICS, ces dernières doivent être éloignées de la façade bois
et visitables. Il convient également de faire attention à l’interaction entre l’EP et le
déflecteur qui ne doit pas être traversé par cette dernière.
Lorsque le balcon ou la coursive sont étanchés, il convient de s’assurer de la présence d’un relevé
d’étanchéité contre la paroi de l’ossature bois par la mise en place d’une costière métallique. Cette
dernière devra comporter un relevé d’une hauteur minimale de 0,15 m (se conformer aux dispositions
du DTU de la série 43). Un larmier protègera la tête de la costière.
De plus, selon la configuration présente et la sensibilité de l’ETICS au rejaillissement, il conviendra de
s’assurer d’une garde à l’eau de 15 cm. Le départ de l’ETICS ayant un départ au même niveau selon sa
sensibilité. Cette valeur peut être prise en fond de caniveau si ce dernier comporte un caillebotis.
Dans le cas où le pied de l’ETICS est abrité (présence d’une protection en tête – rapport de 2,5 entre la
profondeur du balcon et la hauteur du pas d’étage à assurer), ces dispositions ne sont pas nécessaires
(absence de dispositions vis-à-vis des rejaillissements).
ATTENTION 35
Dans le carnet de détails de mise en œuvre des balcons, il faudra veiller à prévenir
le risque de rejaillissement de l’eau sur l’ETICS (voir principes énoncés ci-dessus).
≥ 1,5 % ≥ 5 cm
≥ 10 cm
Par conséquent, cette solution n’est généralement pas adaptée aux balcons en porte à faux du fait de
l’affaiblissement important du balcon à proximité de l’encastrement. Elle reste toutefois envisageable
pour les autres typologies de balcons.
■ Balcon non directement circulable
Cette solution est envisageable pour les quatre typologies de balcons visées. La structure du balcon
n’est pas directement circulable ; des dalles sur plots ou un platelage sont alors nécessaires. Des éva-
cuations d’eaux pluviales et des trop-pleins sont également nécessaires.
Les figures suivantes illustrent cette solution dans le cas de balcons désolidarisés. Ces exemples peuvent
également être adaptés à des balcons liés au reste de la structure et où l’ossature bois serait interrom-
pue au niveau du balcon.
Caillebotis
≥ 40 mm
≥ 40 mm Pente ≥ 150 mm
INT. EXT.
Costière métallique
50 mm Calfeutrement
≥ 20 mm
Pare-vapeur
Paroi conforme ETICS Pare-pluie
aux normes Bande adhésive
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 59 : Exemple de traitement d’un balcon non directement circulable (au niveau d’un seuil de porte)
INT. EXT.
≥ 40 mm Caillebotis
≥ 200 mm
≥ 40 mm
≥ 40 mm Pente ≥ 150 mm
Costière métallique
Calfeutrement
50 mm
≥ 20 mm
Pare-vapeur
Paroi conforme ETICS Pare-pluie
aux normes Bande adhésive
NF DTU 31.2 (COB) et
NF DTU 31.4 (FOB)
Figure 60 : Exemple de traitement d’un balcon non directement circulable
(au niveau d’un seuil de porte et d’une paroi opaque)
≥40 mm
INT. EXT.
≥100 mm
Trop-plein d’alerte
Ou
Figure 61 : Exemple de traitement d’un balcon désolidarisé directement circulable (au niveau d’un seuil de porte)
INT. EXT.
Caniveau à
Caillebotis
≥ 20 mm l’extérieur
≥ 200 mm Pente
≥ 30 mm Balcon / coursive
≥40 mm
Ou
ATTENTION 36
Si les balcons et coursives peuvent contribuer à protéger l’ETICS de l’eau de pluie,
il faut veiller à prévenir le risque de rejaillissement de l’eau sur l’ETICS mis en
œuvre en façade.
Réglementation, normes
et autres documents de référence
A.1 Textes législatifs et réglementaires
A.1.1 La RE 2020
■ Textes principaux
− Code de la construction et de l’habitation (Partie Législative et Réglementaire) : Chapitre 1 Règles
générales – Section 4 Performance énergétique et environnementale et caractéristiques énergé-
tiques et environnementales – Articles L111-9 à L111-10-5, R111-20 à R111-22-3
■ Décrets et Arrêtés « Exigences et Méthodes de la RE 2020 »
− Arrêté du 4 août 2021 relatif aux exigences de performance énergétique et environnementale des
constructions de bâtiments en France métropolitaine et portant approbation de la méthode de
calcul prévue à l’article R. 172-6 du code de la construction et de l’habitation
− Décret n° 2021-1004 du 29 juillet 2021 relatif aux exigences de performance énergétique et envi-
ronnementale des constructions de bâtiments en France métropolitaine
− Décret n° 2022-305 du 1er mars 2022 relatif aux exigences de performance énergétique et environ-
nementale des constructions de bâtiments de bureaux et d’enseignement primaire ou secondaire
en France métropolitaine
− Décret n° 2022-1516 du 3 décembre 2022 relatif aux exigences de performance énergétique et
environnementale des constructions temporaires
− Arrêté du 6 avril 2022 modifiant les arrêtés pris en application des articles R. 122-22 à R. 122-25 et
R. 172-1 à R. 172-9 du code de la construction et de l’habitation
− Arrêté du 22 décembre 2022 relatif aux exigences de performance énergétique et environnemen-
tale des constructions temporaires ou de petite surface
− Arrêté du 14 août 2024 modifiant l’arrêté du 4 août 2021 relatif aux exigences de performance
énergétique et environnementale des constructions de bâtiments en France métropolitaine et
portant approbation de la méthode de calcul prévue à l’article R. 172-6 du code de la construc-
tion et de l’habitation
− Arrêté du 17 novembre 2020 relatif aux caractéristiques techniques et modalités de réalisation
des travaux et prestations dont les dépenses sont éligibles à la prime de transition énergétique
■ Décrets et Arrêtés « Attestations et Étude de faisabilité énergétique »
− Arrêté du 9 décembre 2021 relatif aux attestations de prise en compte des exigences de per-
formance énergétique et environnementale et de réalisation d’une étude de faisabilité relative
aux diverses solutions d’approvisionnement en énergie pour les constructions de bâtiments en
France métropolitaine et modifiant l’arrêté du 11 octobre 2011 relatif aux attestations de prise en
compte de la réglementation thermique et de réalisation d’une étude de faisabilité relative aux
approvisionnements en énergie pour les bâtiments neufs ou les parties nouvelles de bâtiments
− Arrêté du 9 décembre 2021 relatif à la réalisation d’une étude de faisabilité relative aux diverses
solutions d’approvisionnement en énergie pour les constructions de bâtiments en France métro-
politaine
− Décret n° 2023-1175 du 12 décembre 2023 relatif aux documents attestant du respect des règles
concernant l’acoustique, l’accessibilité et la performance énergétique et environnementale
A.5 Normes
A.5.1 Normes produits
■ NF EN 13162 + A1 : Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits manufacturés en
laine minérale (MW) – Spécification, mai 2015
■ NF EN 13171 : 2012 + A1 : 2015 : Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits manu-
facturés en fibres de bois (WF) – Spécification, mars 2015
■ NF EN 13859-2 : Feuilles souples d’étanchéité – Définitions et caractéristiques des écrans souples –
Partie 2 : écrans souples pour murs extérieurs, juillet 2014
■ NF EN 13894-2 : Produits et systèmes pour la protection et la réparation des structures en béton
– Méthodes d’essais – Détermination de la fatigue sous charge dynamique – Partie 2 : après durcis-
sement, avril 2003
■ NF P 85-570 : Produits pour joints – Mousses imprégnées – Définitions, spécifications – Produits
pour joints – Mousses imprégnées – Spécifications et méthodes d’essai, septembre 2020
■ NF EN ISO 11600 /A1 : Construction immobilière – Produits pour joints – Classification et exi-
gences pour les mastics, novembre 2011
■ NF P 30-303 : Couverture de bâtiment – Compléments d’étanchéité préformés pour couverture en
fibres-ciment – Spécifications. Essais, décembre 1998
■ NF P 30-305 : Couverture de bâtiment – Compléments d’étanchéité préformés pour couverture
métallique – Spécifications – Essais, décembre 1995
Dans cette annexe, la méthodologie d’essais ainsi que l’exploitation des résultats seront définies, expli-
quées et précisées si nécessaire.
B.2.3 Échantillonnage
Une maquette par type (avec baie et croix de jonction) est nécessaire pour la réalisation des séquences
d’essai, dans le cadre de ce protocole.
L’épaisseur de l’isolant à tester peut être variable en fonction de sa nature et de celle de l’enduit.
B.2.4 Définition du protocole
■ Conditions de stockage
Pendant, après fabrication, séchage des enduits et avant essais, les maquettes doivent être stockées en
intérieur sans conditionnement thermohygrométrique particulier (température > 18 °C).
■ Moyens d’essai
■ Essais mécaniques
L’appareillage d’essai doit être capable d’enregistrer la force de manière continue avec une précision de
3 % de la force appliquée. Les déplacements doivent être mesurés avec des capteurs de classe 1.
Figure B.2 : Calepinage des panneaux isolant support d’enduit sur la maquette
Le revêtement extérieur à tester doit être posé par le demandeur sur ces supports.
L’essai est statique par palier selon la courbe de la Figure B-7. Chaque montée de palier se fait sur 60 s,
le maintien de palier est de 300 s minimum (temps nécessaire d’analyse de désordre).
Le dernier palier à L/… est maintenu pendant 2,5 h.
Le pilotage est réalisé en déplacement jusqu’à une valeur à définir par le demandeur.
La valeur usuellement retenue est de L/500 pour les FOB.
Des capteurs de déplacement peuvent être positionnés sur l’éprouvette sur des cas le justifiant et sur
demande.
Le temps, la force, le déplacement vérin ainsi que les déplacements des capteurs de déplacement (le
cas échéant) doivent être enregistrés.
Figure B.8 : Essai de résistance à la pluie battante – Maquette menuiserie FOB – Schéma de principe
Par défaut, les cycles de pression sont définis dans la méthode A de la norme NF EN 12865 jusqu’à
600 Pa ce qui correspond à la limite haute de la norme NF DTU 31.4 (25 % de la pression dynamique
de pointe à une hauteur de 28 m en zone IV et avec une rugosité de 0).
0 20 20
0 à 150 10 30
0 à 300 10 40
0 à 450 10 50
0 à 600 10 60
À la fin des cycles d’aspersion, un égouttage de 10 minutes de la maquette d’essai est effectué.
■ Expression des résultats :
Pour chaque maquette d’essai, les résultats expérimentaux sont exprimés de la façon suivante:
m0 masse avant essai en kg
m1 masse après essai et un égouttage de 10 minutes, en kg
WA masse d’eau absorbée par unité de surface en kg/m²
P Pression de l’environnement ambiant en hPa
T Température ambiante en °C
H Humidité relative en HR %
Tout au long de l’essai, des observations visuelles de la maquette d’essai sont réalisées.
En fin d’essai et après égouttage, un démontage du revêtement extérieur au niveau des points singu-
liers (voir Figure B-10) est effectué afin d’apprécier la présence ou non de zones d’humidification en
contre-parement, sur le pare-pluie et sur le voile de stabilité.
Figure B.10 : Schéma de principe des points singuliers et zones d’attention particulière
Le pilotage est réalisé en déplacement jusqu’à une valeur à définir. Les valeurs usuellement retenues
sont :
■ H/250 pour les structures béton ou métal selon les normes NF EN 1992-1-1 et NF EN 1993-1-1.
■ H/500 pour les structures bois selon norme NF EN 1995-1-1.
H étant la hauteur d’un étage.
Une fois l’essai terminé, le module mobile est à nouveau fixé à la contre-ossature pour permettre la
réalisation de l’essai suivant.
Le protocole de chargement est défini en Figure B-11. On amène donc l’éprouvette jusqu’à déforma-
tion maximale H/250 sur 1 cycle (traction-compression du vérin).
Le nombre de cycles correspond à la norme NF EN 1991-1-4 Annexe B3 associée à une période de
retour de 50 ans.
Figure B.13 : Essai de résistance à la pluie battante – maquette croix de jonction FOB – schéma de principe
0 20 20
0 à 150 10 30
0 à 300 10 40
0 à 450 10 50
0 à 600 10 60
À la fin des cycles d’aspersion, un égouttage de 10 minutes de la maquette d’essai est effectué.
■ Expression des résultats :
Pour chaque maquette d’essai, les résultats expérimentaux sont exprimés de la façon suivante.
m0 masse avant essai en kg
m1 masse après essai et un égouttage de 10 minutes, en kg
WA masse d’eau absorbée par unité de surface en kg/m²
P Pression de l’environnement ambiant en hPa
T Température ambiante en °C
H Humidité relative en HR %
Tout au long de l’essai, des observations visuelles de la maquette d’essai sont réalisées.
En fin d’essai et après égouttage, un démontage du revêtement extérieur au niveau des points singu-
liers (voir Figure B-15) est effectué afin d’apprécier la présence ou non de zones d’humidification en
contre-parement, sur le pare-pluie et sur le voile de stabilité.
Figure B.15 : Schéma de principe des points singuliers et zones d’attention particulière
Figure B.16 : Butée réglable anti-glissement (exemple) Figure B.17 : Équerre anti-soulèvement (exemple)
Calculs à réaliser
Les hypothèses de calculs spécifiques à ces projets seront précisées dans cette annexe.
La rotation maximale du support (engendrant le tassement différentiel entre deux montants) est
située au niveau des appuis.
C.3.2 Matériaux
Le tableau des caractéristiques des différents composants de la paroi prises en compte dans les simu-
lations est présenté ci-après :
Tableau C.1 : Caractéristiques des constituants des parois
sd = 18 m
Pare-vapeur 1 2.10– 4 100 2,3 2 300
(18 000)
Fibres de bois forte densité 200 0,98 100 0,038 2 000 µ = 1,3
Sd = 0,18 m
Écran pare-pluie 1 2.10– 4 130 2,3 2 300
(180)
Sd = 0,9 m
Enduit « étanche » 18 0,3 2 000 1,2 850
µ = 50
Enduit perméable
Sd = 0,2 m
absorbant 18 0,33 1 600 0,7 850
µ = 12
(chaux)
NOTE C.1
Le coefficient d’absorption d’eau liquide (A) est déterminé selon la norme NF EN
ISO 15148.
Gestion de l’humidité
en phase chantier
Du fait de la nécessité d’une meilleure étanchéité aux infiltrations parasites d’air, la gestion de l’humi-
dité en phase chantier dans les bâtiments thermiquement performants a été identifiée comme capi-
tale dans de nombreux retours d’expériences.
Pour un principe constructif majoritairement bois, le caractère intrinsèquement hygroscopique du
matériau doit être pris en compte, d’autant qu’il s’accompagne proportionnellement de variations
dimensionnelles, parfois appelées retraits-gonflements, essentiellement dans les sens radiaux et tan-
gentiels aux fibres.
Il conviendra donc, pour les présents projets, de bien anticiper la gestion des variations hygromé-
triques de tous les ouvrages qui en sont composés, entre leur état d’origine en sortie d’usine, leur état
transitoire en phase chantier et enfin leur état stabilisé en service.
Les paramètres influant sur ces variations hygrométriques sont de différentes natures.
D’une part sous la forme de vapeur d’eau, du fait d’une ambiance présentant une hygrométrie éle-
vée, due par exemple à l’évaporation de l’eau incluse dans les matériaux de construction de la filière
humide, souvent d’ailleurs conjuguée à une très faible ventilation/aération des locaux et donc à un
fort confinement, et d’autre part à la survenance d’eau liquide due à des intempéries, ces deux origines
pouvant d’ailleurs s’additionner.
La gestion de cette thématique capitale peut influer sur l’ordonnancement habituel des tâches et la
constitution d’un plan qualité est donc recommandée. Durant la phase chantier, des dispositions spé-
cifiques peuvent être nécessaires (présence de déshumidificateurs, par exemple).
Toutes ces attentions sont d’ailleurs valables aussi pour la plupart des autres ouvrages et matériaux,
présents en phase chantier, notamment les isolants et notamment les isolants biosourcés.
Le document, sous le lien ci-après, traite de façon détaillée du sujet et propose des procédures qualité
ayant réuni un certain niveau de consensus entre les acteurs.
[Link]
chantier-2426
Un protocole de suivi de l’humidité dans les ouvrages en phase chantier a été mis en place dans le
cadre de la réalisation du Village des Athlètes.
D.2 Problématique
Il convient de rappeler que la problématique ne concerne pas le risque de développement de cham-
pignons lignivores pouvant dégrader les éléments bois et à base de bois (pourriture cubique par
exemple). En effet, les développements fongiques de ce type nécessitent une exposition répétée et
D.2.1 Contexte
Les isolants à base de fibres végétales entrent dans le domaine d’application de la norme harmonisée
NF EN 13171. Les propriétés évaluées dans la rubrique « durabilité » s’attachent uniquement au main-
tien des performances dans le temps. Le risque de développement de moisissures n’est pas traité.
Le GS20 de la CCFAT a rédigé le e-Cahiers du CSTB n° 3713 (mars 2018) pour l’évaluation technique
des isolants à base de fibres végétales ou animales. Le sujet du risque de développement des moisis-
sures y est abordé. Le comportement sur le plan du développement des moisissures doit être systéma-
tiquement caractérisé selon la méthode décrite dans ses annexes A3 et A4 en fonction des conditions
attendues. Celles-ci sont représentées par deux scénarii dits « HR 85 » et « HR 95 » correspondant à
des conditions optimales de développement des principales souches de moisissures :
− HR 85 : incubation forcée à 28±2 °C et 85±4 % HR pendant 28 jours ;
− HR 95 : incubation forcée à 28±2 °C et 95±4 % HR pendant 28 jours.
NOTE D.1
Pour les moisissures courantes, la plage de température courante de développe-
ment se situe entre 15 et 40 °C, avec un optimum entre 20 et 35 °C, et une humidité
relative de 75 à 95 % HR avec un optimum à 80 % HR et plus. Dans ces conditions,
la germination intervient en quelques jours, voire quelques semaines (3 jours à
2 semaines) puis le développement fongique se fait en quelques semaines (4 à
15 semaines selon les conditions réelles et l’espèce). De plus, le développement
des moisissures est « cumulatif », c’est-à-dire que le retour à des conditions défa-
vorables stoppe le développement mais ne détruit pas les moisissures. Le dévelop-
pement reprend dès le retour à des conditions favorables.
Dans le cas des parois préfabriquées, l’ensemble des films sont présents, à savoir le pare-pluie côté
extérieur et le pare-vapeur côté intérieur. En exploitation normale, c’est-à-dire lorsque les conditions
ambiantes extérieures et intérieures conduisent globalement à un flux de vapeur de l’intérieur vers
l’extérieur, le pare-vapeur permet de limiter la quantité de vapeur entrant dans la paroi afin de faciliter
son évacuation et le séchage des composants constituant la paroi.
Durant la phase chantier, les conditions ambiantes extérieures et intérieures peuvent conduire à des
inversions du flux de vapeur. Le pare-vapeur bloque alors la vapeur dans la paroi. De plus, les opérations
de chantier, notamment la mise en œuvre d’éléments en filière humide majorent les apports en humidité.
En fonction de l’évolution des conditions ambiantes, cette situation peut conduire à une accumulation
de vapeur d’eau dans la paroi et générer des phénomènes de condensation importante dans la paroi, en
particulier au droit du pare-vapeur. Si ces conditions durent plus de 4 semaines, le risque de développe-
ment de moisissures est avéré. Dans ce cas, un PAQ spécifique pour traiter ce sujet est nécessaire.
NOTE D.2
L’emploi d’isolants à base de laine minérale n’exclut pas le risque de développement
de moisissures. Cependant, le risque est plus faible et les conditions nécessaires sont
des humidités au-delà de 95 % HR et les temps nécessaires sont beaucoup plus longs.
■ Niveau 3
En complément des mesures du niveau 2, la surveillance par sondage de l’apparition de moisissures
est nécessaire.
Appréciation de laboratoire
(n° AL 20-295)
d’ETICS sur COB/FOB
E.1 Introduction
EXT.
INT.
ETICS avec isolant
en laine de roche
(épaisseur d’isolant
entre 60 et 120 mm)
Isolant en laine
minérale ou en Panneau thermique
fibre de bois (A2 s3-d0)
INT.
Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)
ETICS
Écran thermique
A2-s3,d0 EXT.
Fixation pour isolant
de l’ETICS
Maxi 600 mm
(entre 2 rangées de fixations de l’ETICS) Pare-vapeur
Pare-pluie
NOTE E.1
Les solutions pour le parement intérieur en plaques de plâtre tiennent compte
des exigences de résistance au feu liées à l’ouvrage.
NOTE E.2
L’écran thermique en plaque rigide peut jouer le rôle de panneau de stabilité sous
réserve que cet emploi ait fait l’objet d’une évaluation de type ATEx ou Avis Tech-
nique et couvert par une Appréciation de laboratoire couvrant cet emploi.
ETICS
Paroi conforme
aux normes
NF DTU 31.2
(COB) et
NF DTU 31.4
(FOB)
Calfeutrement de la menuiserie IN T.
en applique intérieure contre Menuiserie
l'encadrement de baie monobloc
Figure E.3 : Exemple de mise en œuvre de menuiserie avec coffre de volet roulant posée en tunnel dans la paroi et
calfeutrée en applique intérieure contre l’encadrement de baie
E.6.7 Indice C + D
Les façades doivent répondre aux exigences minimales de C + D imposées par la réglementation en
vigueur pour chaque type de bâtiment concerné.
Écran thermique
A2-s3,d0
Plancher
EXT. INT.
≥ 50 R
mini
Étanchéité au feu
de jonction
INT.
Figure E.4 : Exemple de joint de fractionnement horizontal des revêtements extérieurs sur FOB
(en considérant un mouvement possible entre panneaux à ossature bois +/– 5 mm) –
Retombée de bavette de fractionnement = 50 mm dans le cas de FOB
Pente 3 % mini
Fourreau
EXT.
IN T.
Calfeutrement (mastic)
Écran thermique
Pare-vapeur
A2-s3,d0
Pare-pluie
Bande adhésive
E.9 Justifications
■ Dispositions pour le traitement des embrasures reprises des carnets de solution de l’appréciation
de laboratoire Guide Bois Construction – Propagation du feu par les façades pour les bardages
Euroclasses A2-s3, d0.
■ Présence de la couche d’isolation en laine de roche fixée mécaniquement qui contribue au bon
comportement de la façade.
E.11 Conclusions
La résistance à la propagation du feu par les façades intégrant du bois et équipés d’ETICS en laine de
roche a été évaluée dans la présente appréciation de laboratoire dans les conditions de mise en œuvre
suivantes :
− paroi support conforme à la norme NF DTU 31.2 ou NF DTU 31.4 ;
− ETICS en laine de roche sous ATec visant les supports en bois, classés au moins B-s3, d0 en
3e famille, et A2-s3, d0 en 4e famille ;
− mise en œuvre d’un écran thermique en façade réalisé en plaques rigides A2-s3, d0 ;
− traitement des embrasures assurant la continuité de l’écran thermique en façade avec la protec-
tion intérieure ;
− un indice C + D conforme aux prescriptions de la réglementation applicable.
L’ensemble des dispositions constructives a été précisé dans le contenu du présent document.
Dans le strict respect des dispositions de la présente Appréciation de laboratoire, il est estimé que la
façade constituée d’ETICS en laine de roche est conforme à la réglementation applicable vis-à-vis de la
propagation du feu par les façades pour les bâtiments d’habitation des 3e et 4e famille conformément
à l’arrêté du 31 janvier 1986 modifié par l’arrêté du 7 août 2019 et l’arrêté du 13 novembre 2019.
Enfin, il est rappelé qu’il est toujours possible d’optimiser ou bien de justifier des solutions de façade
bois non décrites dans le présent document. Ces solutions pourront faire l’objet d’une appréciation de
laboratoire sur le risque de propagation du feu par la façade dans les conditions fixées par l’arrêté du
31 janvier 1986 modifié par l’arrêté du 7 août 2019 et l’arrêté du 13 novembre 2019.
Cette appréciation de laboratoire a été établie pour répondre aux exigences de résistance à la propa-
gation du feu en façade requises par la réglementation en vigueur à la date de sa rédaction. Elle évalue
également le risque de chutes d’objets du procédé d’ETICS. Elle ne préjuge pas des autres aspects de
sécurité.
Justifications particulières
nécessaires à la constitution
du dossier d’ATEx COB ou FOB
avec ETICS
■ Généralités
− Fournir une note descriptive du procédé regroupant l’ensemble des informations avec les noms
commerciaux pour les matériaux et les fixations. Fournir les fiches techniques de l’ensemble des
matériaux.
− Fournir les plans d’ensemble, les plans de calepinage des façades et les plans de détails des points
singuliers (pied de façade, acrotère, angles rentrant et sortant, intégration de menuiserie, accroche
de balcon, traversée de façade, etc.). Ces plans doivent présenter la synthèse de l’ensemble des
corps d’états, l’ensemble des éléments doivent être représenté (structure, isolation, étanchéité et
leur continuité, ossature secondaire et revêtements)
NOTE F.1
Le pontage des jonctions de FOB est exclu.
Cette partie de l’étude concerne les parois verticales et plus particulièrement les transferts hygrother-
miques à travers ces parois. L’étude de ces transferts hygrothermiques permet de définir les risques liés
à l’humidité suivant la composition des parois.
La plupart des commentaires ou précisions évoqués pour la paroi 1 sont repris ci-dessous dans la liste
des produits pris en compte pour cette paroi.
G.3.3 Le pare-vapeur
Le pare-vapeur est un élément qui réduit les transferts d’humidité. Plus son Sd est important et plus le
transfert sera réduit. En réduisant le transfert d’humidité, cela permet de réduire les risques de conden-
sation. Le pare-vapeur choisi pour les simulations est un pare-vapeur souvent utilisé dans les parois
à ossature bois. La caractéristique de résistance à la vapeur d’eau (Sd) du pare-vapeur proposé est de
18 m ; ainsi, cette valeur permet de valider l’ensemble des pare-vapeur ayant un Sd supérieur à 18 m.
Lorsque le procédé comporte un enduit étanche, les résultats répondent aux critères pour éviter tous
risques de condensation et de développement fongique.
Lorsque l’enduit est soit un « enduit chaux-ciment » (désigné par « enduit bâtard »), soit un enduit à
la chaux, le complément d’isolation extérieur (isolant de l’ETICS) atteint des niveaux d’humidité rela-
tive de 95 % HR en moyenne, avec des valeurs supérieures à 99 % HR pour la partie de cet isolant situé
contre l’enduit. La limite pour l’humidité relative est dépassée quel que soit le climat extérieur (Nancy,
Paris, Nice ou Brest). Le climat de Brest, qui a été utilisé pour sa température clémente en hiver, conduit
à des risques liés à l’humidité car l’apport de pluie est important. Cela montre bien que le coefficient
d’absorption est en cause dans ces niveaux d’humidité relative.
■ Explication des phénomènes
L’humidité relative de la partie de l’isolant contre l’enduit dépasse la limite admissible de 98 % HR de
manière ponctuelle dans l’année. Ces pics se produisent sur une durée très courte (quelques heures)
et 3 ou 4 fois dans l’année. Ces pics interviennent à la suite de pluie suivie d’un rayonnement solaire.
Figure G.2 : Représentation des humidités relatives observées dans la partie de l’isolant contre l’enduit lors de la dernière
année de simulation avec la pluviométrie et le rayonnement solaire à Nancy Nord
Ces graphiques montrent bien l’incidence de la pluie battante dans l’augmentation de l’humidité rela-
tive de la partie de l’isolant contre un à la chaux ou un « enduit chaux-ciment » (désigné par « enduit
bâtard »). Dans le cas d’un enduit étanche la pluie a peu d’incidence sur l’humidité relative de l’isolant.
Un zoom sur une des périodes où l’humidité relative dépasse les 98 % est représenté par la figure
ci-après.
Épaisseur P ρ λ Cp µ [-]
en mm [m3/m3] [kg/m3] [W/(m.K)] [J/(kg.K)] ou sd [m]