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Formation de la société et égoïsme humain

L'individu ne naît pas socialisé, mais se socialise dans une société déjà existante, ce qui rend difficile la remise en question de celle-ci. Deux attitudes envers la société émergent : l'adhésion totale, souvent teintée d'ethnocentrisme, et le rejet complet, souvent motivé par des souffrances sociales. Pour comprendre la formation de la société, il est crucial d'envisager un état de nature où la société est absente, comme l'explique Hobbes, qui souligne que la nature humaine, marquée par des tendances égoïstes, rend cet état invivable, nécessitant un contrat social pour établir la société.

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Formation de la société et égoïsme humain

L'individu ne naît pas socialisé, mais se socialise dans une société déjà existante, ce qui rend difficile la remise en question de celle-ci. Deux attitudes envers la société émergent : l'adhésion totale, souvent teintée d'ethnocentrisme, et le rejet complet, souvent motivé par des souffrances sociales. Pour comprendre la formation de la société, il est crucial d'envisager un état de nature où la société est absente, comme l'explique Hobbes, qui souligne que la nature humaine, marquée par des tendances égoïstes, rend cet état invivable, nécessitant un contrat social pour établir la société.

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CM1

l'être humain ne naît pas d'emblée socialisé.

dans le cas du développement individuel si nous en venons petit à petit à nous socialiser, c'est parce qu'il
y a déjà une société.

en fait, si on se socialise, c'est parce que la société est déjà là, il s'agit pas de former la société à partir de
rien.

l'individu devient social parce que la société est déjà là et il y a toujours déjà de la société et on pourrait
dire dès qu'il y a des hommes mais c'est qu'il y a du social. Sinon les hommes sont pas encore des
hommes, c'est encore des grands singes.

il y a une évidence de la société mais c'est évident serait à la mesure de ce que je voudrais appeler son
opacité le fait que c'est opaque que ça nous paraît pas transparent à la fois, c'est évident qu'il y a une
société et en même temps cette société est tellement évidente et bien qu'on n'arrive pas à la
questionner. On n'arrive pas à l'interroger. On n'arrive pas à prendre du recul sur elle au fond comme on

A toujours été pris dans une société, on considère que ça va de soi que c'est normal et on considère
quoi. On considère que cette société c'est la seule société possible.

une première forme d'opacité:

L'ethnocentrisme. :

si on ne s'interroge pas sur la formation de la société, si on considère que la société va de soi, on est
d'autant plus enclin est tombé dans une forme d'ethnocentrisme. ça veut dire vraiment que on met
notre société au centre de tout ce qui existe et en gros dès qu'il y a des formes d'existence qui sont
différentes on dit à ben ça c'est un manque de culture. C'est une forme de barbarie, etc… comme si la
seule société qui vaille c'était la nôtre et vous voyez que ça c'est un risque,.( romantique au début du 19e
siècle).

une deuxième forme symétrique:

dégoût de la société:

on peut en faisant l'épreuve des souffrances qu'on éprouve parfois souvent dans l'existence sociale en
ayant conscience de ces souffrances. Là, on peut être conduit à rejeter en bloc la société et à dire bon
ben au fond tous ces problèmes, ça vient de la société.
dans le premier cas, on adhère totalement à sa société dans le deuxième. On rejette violemment la
société mais au fond ces deux attitudes, elles ont beau être totalement inverse, elles sont quelque chose
en commun. C'est elles ont un rapport en quelque sorte immédiat au social. Soit on y adeptes
totalement soit on le rejette totalement dans les deux.

Cas au fond ce qui manque c'est une forme de recul critique et se recule critique. On peut l'obtenir en
s'interrogeant sur la formation de la société à la fois pour se demander si au vu de la manière dont elle
s'est constituée. Vous voyez en lui rendant la dimension de son histoire en arrêtant de la considérer
comme quelque chose de naturel et qui va de soi, est-ce 'il n'y a pas des choses qui disparaissent
discutables dans cette société est-ce qu'il y a pas des choses qui pourraient aller autrement est-ce qu'il y
a pas des choses qu'on pourrait vouloir changer dedans au lieu de considérer que ben c'est comme ça, et
inversement est-ce que en ayant ce recul critique, est-ce que en envisageant l'histoire de la société et les
raisons pour lesquelles elles se forment, est-ce qu'on ne va pas pouvoir répondre à l'objection, qui
voudrait que la société soit un fléau et qu'on serait mieux sans elle.

les auteurs qui se penchent sur la question de la formation de la société ils vont avoir un point commun,
c'est quoi la condition au fond pour penser la formation de la société?, c'est de pouvoir envisager un
moment dans lequel la société n'existe pas et à un moment dans lequel elle existe et c'est d'arriver à
penser le passage entre ces deux moments. Comment on passe une situation où il y a pas de société à
une situation où il y en a une, ça implique donc de se représenter une situation un état du monde dans
lequel la société serait absente: l'état de nature

les philosophes au XVIIIe et au XVIIIe siècle se trouve placée dans une situation d'instabilité sociale, une
situation où les formes de société voient immerger, des formes inédites, imprévisibles, déconcertante,
en sorte que la société cesse d'aller de soi, la société ne va plus de soi, et pour la pensée il faut prendre
un recul critique. Alors certains vont le faire, utiliser cet état de nature pour dénoncer certaines
institutions politiques, c'est très souvent le cas de ce qu'on appelle les philosophes des Lumières dans la
philosophie des Lumières via une intention très souvent qui est de l'ordre d'une critique sociale des
institutions parce qu'elles reflètent des préjugés enracinés des rapports de force se sédimenté, un des
inégalités ont fait passer pour naturels etc,.. mais ça peut être aussi pour montrer tout ce qu'on Peut
gagner dans l'existence sociale et pour combattre l'illusion peut-être une illusion que ça serait mieux si
on ne vivait pas en société,.

l'homme est habitée par ce que j'appellerai pour simplifier si vous étudiez les textes de Hobbes, vous
verrez comment complexifier tout ça mais je dirais pour simplifier. L'homme est habité par des
tendances égoïstes et ces tendances égoïstes rendent l'état de nature invivable. c'est pas pénible de
vivre à l'état de nature c'est invivable. C'est impossible de vivre dans l'état de nature pourquoi parce qu'à
chaque instant, vous êtes vous êtes sous la menace permanente tout simplement d'être tué par les
autres qui ont peur de vous et pourquoi ils ont peur de vous parce que vous avez peur d'eux et pourquoi
vous avez peur d'eux parce qu'ils veulent être au-dessus de vous et pourquoi ça marche pas parce que
vous voulez être au-dessus d'eux. Et donc ça donne un effet de nature qui qui est assimilé à ce que ça
représente comme une guerre de tous contre tous parce que quand on est dans cette attitude à la fois
de défiance et de vouloir la première place et qu'on a tous des forces à peu près égales et bien qu'est-ce
qui se passe c'est qu'on est dans une surenchère permanente du conflit est la meilleure manière de se
protéger, c'est de prendre les devants dans l'agression et donc puisque vous savez que l'autre peut vous
agresser vous pouvez pas lui faire confiance et donc vous n'avez pas confiance en l'autre et il a pas
confiance en vous et c'est la guerre chacun contre chacun et donc à chaque instant d'abord. Vous allez
mourir bientôt, c'est très probable et puis même si ça prend plus de temps que prévu sans ceux que
vous êtes vous allez passer chaque seconde dans l'angoisse parce qu'à chaque instant ça peut tomber et
vous savez que la vacance est si vous êtes membre vous avez perdu.

Hobbes c'est quand même le penseur de la domination politique pas de l'égalité entre les hommes au
contraire mais hobbes, c'est le premier auteur moderne, qui affirme que naturellement parlant tous les
hommes sont égaux et ils sont égaux en deux sens, premièrement il y en a qui sont plus costaud que
d'autres ils ont plus forts que d'autres c'est vrai, il y a des différences mais c'est différent elles sont
j'utilise le mot à dessein elles sont indifférentes. Deuxième: Non seulement on est égaux en force au
sens où je vous l'ai dit mais en plus et c'est pour ça que ça tourne au cauchemar, on est égaux en
prétention. C'est à dire on veut tous être le premier. On a la même prétention. Je veux être le premier.
Vous voulez être la première.

Hobbes, Il dit c'est simple tous les autres on les voit de loin nous on se voit de près et donc on a toujours
l'impression d'être au plus grand que les autres et les autres, on les voit en plus petit.

Donc la seule manière d'éviter que tout le monde fasse la menace de la mort imminente, c'est de se
mettre tous d'accord pour donner le pouvoir à un sol ou un groupe.

la société, ça vient d'une forme de contrat s'il y a pas de contrat. Il n'y a pas de société la force par elle-
même ne produit aucune stabilité sociale un contrat ou une convention.

chapitre 13 du Léviathan:

On peut penser qu'il n'y ait jamais un temps comme celui-ci, Non plus qu'un semblables état de guerre
et je crois que de façon générale, il n'en a jamais été ainsi à travers le monde, mais qu'il y a beaucoup
d'endroits où l'on vit ainsi,.

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