Aménagement des bâtiments d'archives
Aménagement des bâtiments d'archives
Gérard ERMISSE
France SAÏE-BELAÏSCH
Rosine CLEYET-MICHAUD
08/03/2018 27/12/2024
Table des matières
Objectifs 4
1. Situation et localisation 5
Introduction ...............................................................................................................5
1.1. Les archives dans la cité .....................................................................................5
1.2. Bâtiment unique ou bâtiments multiples (centres et annexes) .......................7
1.3. Bâtiment neuf ou bâtiment existant ..................................................................8
2. Principes généraux 11
2.1. Surface du terrain .............................................................................................11
2.2. Séparation en trois zones principales .............................................................12
1. 2.3. Circuits de circulation .......................................................................................12
2.4. Schémas d'organisation ...................................................................................12
3. Les différents locaux d'un service d'archives 13
3.1. Locaux de conservation (magasins d'archives) ...............................................13
3.1.1. Capacité des magasins ..........................................................................................................14
3.1.2. Equipement des magasins ....................................................................................................14
3.1.3. Implantation dans les magasins ...........................................................................................15
3.1.4. Structure du bâtiment de conservation ...............................................................................16
3.1.5. Protection anti-solaire ..........................................................................................................17
3.1.6. Sécurité incendie dans les magasins d'archives ..................................................................17
3.1.7. Traitement de l'atmosphère .................................................................................................18
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Table des matières
3
Objectifs
Description du module :
Pour que l'archiviste puisse accomplir au mieux ses missions, il est essentiel que les archives soient
installées dans un bâtiment ou des locaux adaptés à cet usage. Dans ce module, il sera surtout question
de bâtiments consacrés à des archives publiques, mais il est évident que les principes de base sont les
mêmes pour des services d'archives privées.
La plupart des chapitres concernent les services d'archives constitués. Les particularités supplémentaires
des bâtiments situés en pays à climat tropical ou subtropical sont traitées dans un chapitre particulier.
Enfin, il a semblé indispensable d'ajouter un chapitre sur les services d'archives plus modestes ou moins
bien dotés, sans autonomie réelle au sein de leur institution de rattachement.
Ce module concerne surtout les bâtiments d'archivage définitif. Même si certaines normes peuvent
convenir aux bâtiments de préarchivage, il est préférable de se reporter pour ce sujet au module 5,
section 4 sur la gestion des documents semi-actifs ou archives intermédiaires.
Le but du module est de :
Donner les grands principes à mettre en œuvre pour la construction d'un nouveau bâtiment,
l'aménagement ou l'extension d'un bâtiment existant
Connaître les normes et caractéristiques d'un bâtiment
L'apprenant doit être en mesure de :
Concevoir le programme d'un bâtiment d'archives
Discuter avec un architecte et avancer des arguments techniques
Aménager un local d'archives au sein d'une organisation
Positionnement :
Partie du troisième cours sur les questions de conservation matérielle et de valorisation
À mettre en relation avec les modules traitant de la préservation et restauration (8), de la
communication (11) et de la valorisation (12), de l'aménagement d'un entrepôt de préarchivage (5)
Conseils d'apprentissage :
À prendre en considération après assimilation du cours sur les fondamentaux.
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1. Situation et localisation I
1. Introduction
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1. Situation et localisation
Les responsables doivent absolument lutter contre la relégation des bâtiments en périphérie urbaine,
loin du cœur de la cité avec ses équipements administratifs et culturels, loin des quartiers faciles
d’accès. Si cela doit se faire, il ne faut en aucun cas transiger sur les moyens de transport et donc la
grande facilité d’accès.
L’étude fine des données urbanistiques s’impose avant de donner son accord et l’on devra se poser les
questions suivantes :
quelles sont les voies d’accès pour les véhicules automobiles ?
celles-ci sont-elles aisées à trouver ?
les archives auront-elles une bonne visibilité dans l’agglomération ?
seront-elles bien desservies par les transports en commun ?
quel sera leur voisinage ? sera-t-il fait d’équipements culturels, d’institutions très proches des
archives comme les bibliothèques publiques ?
On observe en France un mouvement visant à trouver des solutions mixtes où archives et
bibliothèques sont hébergées dans le même bâtiment (Archives communales de Montpellier en 2000,
Archives et Bibliothèque départementales Gaston Defferre pour les Bouches-du-Rhône à Marseille
inaugurées en 2006, Archives départementales et médiathèque municipale à Rouen inaugurées en
2012, Archives départementales, médiathèque et office départemental des sports pour l'Hérault à
Montpellier inaugurées en 2012)
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1. Situation et localisation
Une fois les questions d’urbanisme réglées, il faut se pencher sur d'autres critères, tout aussi
importants, et se poser les questions suivantes :
est-ce une zone à risque : inondable, polluée, stratégique en cas de conflit, etc. ?
quelles sont les caractéristiques géologiques du terrain pressenti ?
sa superficie est-elle suffisante pour une extension à terme ?
Il convient en effet de prévoir qu’au-delà d’un délai de 20 ou 30 ans après la construction projetée, il
faudra envisager une extension d’une partie du bâtiment (en général les locaux de conservation) et des
locaux qui se révéleraient à l’usage exigus ou inadaptés.
Cette extension concerne bien évidemment les locaux de conservation, et si nécessaire des bureaux
pour l'administration, puisque l'augmentation du kilomètres linéaire de documents conservés
nécessite davantage de personnel pour le gérer.
A défaut la démultiplication des équipements au fur et à mesure des besoins s'impose. On part souvent
d'un bâtiment relativement récent et bien situé, mais arrivé à saturation et sans aucune possibilité
d'extension sur place ou à côté : la question se pose alors de construire un nouvel équipement
complémentaire, souvent conçu comme une annexe de ce premier bâtiment, parfois comme un centre
de transit ou de préarchivage, le plus souvent situé hors du centre urbain, en périphérie.
Exemple
Comme exemples de création d'annexes de conservation en périphérie par rapport à des bâtiments
principaux en centre-ville, on peut citer les Archives départementales de Seine-Maritime en France ou
les Archives nationales du Canada à Ottawa et Gatineau.
Certaines annexes ou équipements de périphérie proche, bien adaptés comme, à Kew, les National
Archives of England (anciennement le Public Record Office) ou, à Bordeaux, les Archives
départementales de Gironde ont fini par absorber la maison mère située au cœur de la ville, soit en
provoquant l'abandon du bâtiment primitif (Chancery Lane) soit en faisant de l'annexe, le centre
(Archives départementales de la Gironde).
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1. Situation et localisation
Une des caractéristiques des annexes est que le public n'y est pas toujours admis. Selon le cas, les
annexes sont ou ne sont pas ouvertes au public. Dans ce dernier cas, il faut donc faire voyager par
navette les documents vers le centre-ville où se trouve le lieu de consultation.
Le choix est toujours délicat et souvent nécessité fait loi.
On ne peut méconnaître toutefois les inconvénients de cette solution :
délais imposés aux lecteurs,
danger ou nocivité pour les documents,
coût des transports et des manipulations.
Exemple
En France, pour toutes ces raisons, il vient d'être décidé d'abandonner l'annexe des Archives
départementales du Nord au profit des nouveaux magasins, inaugurés en 2014, en dépit d'une
probable saturation des dits magasins dans les 15 années à venir.
On a parfois aussi retenu, comme solution aux besoins d'expansion des archives au fil du temps, la
distribution en deux ou trois équipements complémentaires ou "sections" :
archives anciennes pour un bâtiment ancien,
archives modernes pour un bâtiment plus récent,
archives contemporaines dans un troisième.
Exemple
Ainsi en France, c'était le cas jusqu'à très récemment. Avant son déménagement, les Archives
départementales du Rhône à Lyon disposaient de trois équipements, la section ancienne, la section
moderne et un dépôt de pré-archivage à la campagne. À l'expérience, les responsables des Archives
départementales du Rhône ont à l'évidence préféré tout regrouper dans un bâtiment unique quel
qu'en soit le coût. Ils ont opté pour la construction d'un nouveau bâtiment de 80 kml, inauguré en
2014.
Dans certains départements, le contexte historique ou politique peut conduire à l'implantation de deux
bâtiments tous les deux ouverts au publics comme dans la Marne à Reims et à Châlons-en-Champagne
ou dans les Pyrénées-Atlantiques à Pau et à Bayonne.
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1. Situation et localisation
Exemple
En France, l'exemple du Centre des Archives du monde du travail, dans l'ancienne usine de filature de
Motte-Bossut à Roubaix, est reconnu comme réussi. Les travaux de cette reconversion d'un bâtiment se
sont achevés en 1993.
Plus récemment, en 2001, une autre réussite a consisté à installer les Archives municipales de Marseille
dans une ancienne usine de tabacs à l'arrière de la gare principale de la ville.
Archives de Dunkerque
Ces reconversions de bâtiments à caractère industriel sont souvent privilégiées pour des services
d'archives municipales de taille diverse. On peut citer des exemples aussi variés que la transformation
d'un ancien entrepôt pharmaceutique à Agen, la réhabilitation d'une usine LU à Calais ou la
métamorphose d'une assez récente usine de parapluies à Chalon-sur-Saône .
Le coût de ces opérations est souvent élevé ; l'adaptation de ces bâtiments, qui ont été conçus à
d'autres usages, pour servir de magasins d'archives est complexe. Il est cependant difficile d'affirmer à
priori si ce coût sera inférieur, égal ou supérieur à la construction d'un bâtiment neuf, tant les divers
projets sont des cas uniques.
Toutefois le résultat est souvent positif, car on aide ainsi à requalifier d'anciens bâtiments souvent
désaffectés devenus inutiles dans des quartiers à réurbaniser. De plus dans le contexte actuel du
développement durable, il faut réellement réfléchir avant de démolir un bâtiment. Par ailleurs les
bâtiments anciens étaient le plus souvent construits avec des murs très épais donc à la forte inertie.
Une fois l'opération terminée le quartier modernisé redevient attractif surtout s'il comprend des
équipements culturels ou de loisirs.
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1. Situation et localisation
Exemple
On peut citer le cas en France de la ville de Mulhouse, inauguré en 2007, avec deux centres d'archives
voisinant avec l'université et une galerie d'art moderne dans l'ancienne Fonderie, les cas de petites
villes comme Saint-Quentin ou Tulle dont le service d'archives sera relogé dans d'anciennes friches et
dans de bien meilleures conditions qu'actuellement, le cas des villes de Montélimar et Mont-de-Marsan
avec d'ancienne casernes.
Autre exemple, les Archives de Dunkerque – Centre de la Mémoire Urbaine d'Agglomération dans
l'ancienne Halle aux Sucres du port, bâtiment totalement réhabilité partagé avec l'Agence locale
d'urbanisme, les services de l'urbanisme de la Communauté urbaine et l'Institut national supérieur des
études territoriales.
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2. Principes généraux II
Introduction
Exemple
On peut citer le cas en France du bâtiment des Archives départementales de l'Oise achevé en 2000.
L'extension est déjà dessinée en pointillé sur les plans et pourra être réalisée par un « copier-coller » du
bloc des magasins. Dans le département de la Vienne, c'est seulement 10 ans après la construction de
ce bâtiment neuf achevé en 1995 qu'une extension des magasins a été réalisée sur le même principe
avec également la création de locaux de travail.
11
2. Principes généraux
12
3. Les différents locaux d'un service
d'archives III
1. Introduction
Il y a donc, comme nous venons de le voir, trois parties distinctes dans un bâtiment d'archives :
la partie conservation,
la partie traitement des documents,
la partie communication et mise en valeur des documents.
L'architecte doit imaginer la répartition des différents volumes ainsi que leur articulation pour leur
permettre de se joindre sans se recouper tout en optimisant les circuits de circulation.
L'archiviste doit veiller à ce que les principes de base soient scrupuleusement respectés.
ATTENTION !
Il convient de refuser les solutions hélas classiques qui consistent à héberger les archives sous les
combles à la merci des infiltrations et dégâts des eaux ou au sous-sol dans les locaux insalubres et
humides, ou encore près de locaux techniques surchauffés et dangereux, accueillant par exemple la
chaufferie ou un groupe électrogène.
Les normes nationales et internationales doivent s'appliquer dans tous les cas à tout magasin d'archives,
exigence à rappeler sans cesse aux autorités.
13
3. Les différents locaux d'un service d'archives
Il faut aussi que les locaux de conservation soient placés sous la responsabilité exclusive du service des
archives : seul le personnel des archives doit en détenir la clef ou y accéder.
La question des nouveaux supports, comme nous l'avons déjà souligné, est souvent posée par les
concepteurs et elle se pose réellement. Pour l'heure dans les programmes en cours on continue à
envisager une courbe continue de versements papier sans que celui-ci régresse ou diminue par
substitution des supports numériques. Principe de précaution oblige !
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3. Les différents locaux d'un service d'archives
La largeur des tablettes est fonction de la nature des collections (ouvrages de bibliothèques, presse et
périodiques, documents larges ou étroits) : pour les archives de format standard, elle ne doit pas être
inférieure à 0,30 m (0,35 m pour les rayonnages mobiles) . On peut prévoir un certain nombre
d'étagères de 0,40 m de profondeur pour des documents spécifiques comme la presse.
Chaque tablette doit supporter 100kg/ml. On compte en moyenne (en France) 5,5 tablettes par travée
de 2,20 m de hauteur. Pour des rayonnages mobiles et des documents en boîtes standard, ce chiffre
peut être porté à 6,5.
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3. Les différents locaux d'un service d'archives
Image 1 Certains services disposent de locaux dits de préarchivage pour les documents à durée de
conservation limitée : dans ce cas on admet du matériel de stockage de type industriel très économique
et qui convient pour des cartons d'archives normalisés (type Dimab par exemple).
Les sols des magasins seront toujours pleins, sans claire-voie ni caillebotis, évitant ainsi la
propagation des incendies.
Attention
L'existence de normes antisismiques dans certaines régions contraignent à concevoir les magasins
prioritairement selon ces normes.
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3. Les différents locaux d'un service d'archives
Recommandations françaises sur la sécurité incendie dans les archives (cf. [Link])
Recommandations françaises sur la sécurité incendie dans les archives (cf. [Link])
Les normes ne doivent pas être appliquées aveuglément mais faire l’objet d’une réflexion préalable
tenant compte des spécificités de chaque lieu.
Parmi les mesures, il convient d’insister essentiellement sur le sérieux à apporter :
au contrôle de la prévention par les agents qui en sont chargés,
à la vérification permanente des consignes anti-incendie,
aux premières mesures de lutte contre les départs de feu (tout se joue dans les premières
minutes et il faut faire le maximum pour éviter l’intervention des pompiers… qui ignorent les
problèmes de conservation du patrimoine).
Attention
On peut supposer que les pompiers sont très soucieux de ne pas faire de dégâts en éteignant le feu,
mais ils ne sont souvent pas préparés à ce type d’intervention.
Leur principal objectif est la sauvegarde des vies humaines et non la protection du patrimoine.
De ce point de vue, il faut souligner qu’une sensibilisation et des relations régulières avec
l’encadrement des pompiers locaux est nécessaire.
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3. Les différents locaux d'un service d'archives
Il convient d’insister aussi sur le sérieux des mesures d’encloisonnement coupe-feu de 2 heures
en faveur des magasins ; pour cela il faut vérifier que tous les points suivants soient bien respectés :
concevoir les magasins bien séparés des locaux de travail et d’habitation, soit par l’éloignement
physique, soit par des murs et planchers coupe-feu,
encloisonner les monte-charge et escaliers de service dans des murs à l’épreuve du feu,
veiller à ce qu’aucune gaine ne traverse les magasins qui puissent aller contre ce principe, sinon
des clapets coupe feu de 2 heures avec fermeture automatique sont indispensables,
prévoir une fermeture automatique des bouches et des gaines de ventilation d’aération asservie
au système de détection en liaison avec le système de détection d’incendie,
veiller à ce que toutes les vitres extérieures soient coupe-feu comme les portes pendant 1 heure,
installer des portes coupe-feu à fermeture automatique compatibles avec le passage fréquent
des chariots.
Les modes d’extinction recommandés :
extincteurs à poudre pour les appareils manuels, ou à eau sans additif (cette question doit faire
l'objet d'une étude à la Direction des Archives de France en 2009) ;
extincteurs à gaz inerte pour les appareils à déclenchement à distance.
Attention
Lʼutilisation des "sprinklers" ou gicleurs est très décommandée. Les sprinklers sont en général faits
pour se mettre en marche à la moindre alerte, or les systèmes de détection incendie ne sont pas
toujours plus fiables que les anti-vols de voiture et se déclenchent parfois sans raison valable.
Par contre un système d'extinction par brouillard d'eau peut être envisagé. En particulier pour le futur
Centre des Archives Nationales à Pierrefitte-sur-Seine, c'est cette technologie qui s'apparente à une
brumisation et non à une douche qui a été retenue. En effet ce bâtiment étant classé Immeuble de
Grande Hauteur, un système d'extinction automatique était demandé pour la sécurité anti-incendie.
Le gaz Halon n'est plus en usage et est remplacé par le gaz Inergen moins nocif.
Les locaux et spécialement les magasins d'archives modernes sont équipés de systèmes de détection
fondés sur le niveau anormal de la température à l'intérieur des locaux et le dégagement de fumées ou
de gaz ou sur la combinaison des deux.
La centrale d'alerte doit être située dans un local bénéficiant d'une présence humaine permanente de
jour comme de nuit ou renvoyée sur un service spécialisé pouvant déclencher une intervention rapide.
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3. Les différents locaux d'un service d'archives
Image 2 Les services d'archives disposent de centrales de traitement de l'air sophistiquées comme celui-ci
installé aux Archives de Haute-Savoie (France). Mais cette pratique n'est plus systématique dans le contexte
mentionné précédemment.
La construction en climat tropical suppose d'autres normes.
a) [Link]. Les principales difficultés
On constate l’émergence de nombreuses difficultés :
L'infestation par des champignons de bâtiments récents
Cela a commencé dans les années 1980 en France par les Archives départementales du Morbihan
et se poursuit par les archives de la Réunion, malgré le soin apporté à cette question par les
techniciens ingénieurs climaticiens.
Il s'agit d'un problème inquiétant qui pourrait remettre en cause le principe même de
climatisation dans des bâtiments sans ouverture.
Le surcoût des normes très strictes
Jusqu'à il y a peu de temps la norme était 18° + ou - 1° pour 65% + ou - 5% d'humidité relative
dans les magasins. Une telle norme impose l'installation de systèmes de climatisation
extrêmement coûteux en énergie et en frais de maintenance.
C'est pourquoi, en France, on s'est orienté ces dernières années vers une philosophie qui prévoit plus
de souplesse et une lente évolution coordonnée des courbes de température et d'hygrométrie, sans
choc thermique, dans tous les locaux destinés à recevoir les documents, en privilégiant surtout la
partie du traitement de l'atmosphère destinée à éviter les poches d'air stagnant et l'humidité (voir
[Link].).
D'autre part les derniers bâtiments construits (Archives départementales des Yvelines, Archives
nationales à Pierrefitte, Archives départementales du Nord, Archives départementales du Rhône -) ont
été conçus avec des parois extrêmement bien isolées garantissant une inertie climatique dans les
magasins. Aux Archives départementales du Nord ce sont des objectifs de développement durable qui
ont orienté les concepteurs des nouveaux magasins.
Cette nouvelle réglementation thermique (2012) ne s'applique pas légalement aux bâtiments
d'archives, mais elle a au moins l'avantage d'obliger architectes et ingénieurs à travailler sur l'isolation
et l'inertie thermique des nouvelles constructions.
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3. Les différents locaux d'un service d'archives
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3. Les différents locaux d'un service d'archives
L’essentiel est d’éviter les variations brusques et de laisser les taux évoluer doucement pour que les
documents ne subissent aucun choc thermique d’où la nécessité de prévoir une harmonisation entre
les magasins et les autres locaux où les documents peuvent se retrouver stockés.
Pour le papier, et non pour le parchemin, les experts visent désormais une atmosphère plutôt plus
froide mais sans humidité, ce qui n'est pas réaliste dans des climats un peu chauds, méditerranéens
par exemple. Restons donc sur l’idée d’évolution lente dans des limites à ne pas franchir
excessivement. Bien des bâtiments fort anciens avec forte inertie thermique, comme en France les
Grands dépôts des Archives nationales, qui réagissent lentement aux variations climatiques selon les
saisons, ont montré leur capacité à constituer de bons "conservatoires" de la mémoire archivistique
nationale.
Le point important réside dans la conjonction des deux paramètres :
température,
humidité relative ;
plus l’air est chaud et plus il peut contenir d’humidité sous forme de vapeur d’eau avant de
parvenir à "saturation" : à 20° l’air peut accepter 14,61 g de vapeur mais à 5° seulement 7g. Il ne faut
en aucun cas dépasser le taux de saturation :
si le taux de saturation est atteint, la condensation se produit et l’eau sous forme liquide se
déposera sur les parties les plus froides, en général les murs, les meubles et les documents ;
l’excès d’humidité entraîne le développement de champignons destructeurs et provoque
l’hydrolyse des fibres du papier.
À l’inverse, un excès de sécheresse entraînera des dégâts et cassures sur les parchemins, les cuirs de
reliure et les colles.
Lorsqu'on met en relation des données climatiques et des germinations possibles de micro-
organismes, on constate que, en cas d’excès d’humidité, il faut agir rapidement pour atténuer les
risques de germination en abaissant la température.
l’idéal est de disposer d’une installation correcte pas trop compliquée sur laquelle le service des
archives puisse intervenir rapidement pour faire modifier les paramètres et rétablir la situation
magasin par magasin et non pour l’ensemble des magasins en bloc ;
donc il faut une installation simple et maniable disposant d’une régulation magasin par
magasin ;
les études préalables confiées à des ingénieurs spécialisés, prenant en compte les conditions
climatiques locales, sont assurément fort utiles et un bon contrat de maintenance avec une
entreprise stable encore plus.
21
3. Les différents locaux d'un service d'archives
Exemple
Il était auparavant préconisé un renouvellement d'air de 0,50 volume par heure. De l'avis général, ce
renouvellement important n'est pas nécessaire et coûteux puisque l'air introduit doit être traité pour
atteindre les exigences demandées dans les magasins. Dans les projets récents Archives Nationales à
Pierrefitte-sur-Seine (320 kml) et magasins des Archives du Nord (80 kml), des études ont montré qu'un
renouvellement de l'air de 0,10 volume par air est suffisant. Par contre celui-ci doit pouvoir être
augmenté à 0,25 volume par heure si les circonstances le demandent.
Lors de l’équipement en mobilier et du chargement des documents dans les nouveaux magasins, on
doit tenir compte de la nécessité de laisser passer l'air pulsé dans tout l’espace et entre les travées.
En conclusion : mesurer est indispensable
Un service d’archives moderne doit pouvoir :
mesurer en permanence dans chaque local
température,
humidité
vérifier le taux de brassage de l'air.
Au-delà des thermographes ou hydrographes enregistreurs, toujours utiles, on voit maintenant des
systèmes de capteurs gérés par ordinateur dans le cadre d’une GTC (gestion technique centralisée de
tous ces paramètres).
Le système de climatisation de l’air :
permet de jouer sur ces paramètres que l’aération naturelle en est incapable ou seulement à la
marge ;
de plus, il peut régler la question de la pollution atmosphérique, des poussières extérieures et
des gaz nocifs grâce à un filtrage approprié.
Dans tous les cas il faut envisager les pannes totales ou partielles du système et prévoir de réintroduire
la ventilation naturelle : rien de pire qu’un local clos sans climatisation, surtout sous des climats
défavorables.
Attention
Les salles de lecture doivent disposer de conditions de conservation satisfaisantes pour les documents,
mais aussi de confort pour les lecteurs.
Ces deux objectifs sont parfois assez contradictoires surtout que la mode architecturale du moment
impose des façades entièrement vitrées et parfois mal orientées.
L'orientation de la salle de lecture et le traitement de sa façade doivent donc être étudiés en
conséquence (emploi de pare soleil, limitation des surfaces vitrées).
22
3. Les différents locaux d'un service d'archives
3.2.1. Bureaux
La question des bureaux n'est pas la plus simple tant il se vérifie d'expérience que leur nombre se
révèle vite insuffisant.
C'est pourquoi, une étude de l'évolution prévisible de l'effectif est nécessaire pour accompagner l'effort
de persuasion de l'archiviste vis-à-vis du maître d'ouvrage.
Des cellules de travail situées dans la zone des magasins ont souvent servi de solution de secours pour
les collaborateurs en surnombre : c'est naturellement un pis aller peu recommandable.
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3. Les différents locaux d'un service d'archives
Image 3 Cette salle de tri de taille modeste mais adaptée au nombre d'agents et de chantiers
simultanés qu'elle peut accueillir correspond aux besoins d'un département comme celui des Alpes de
Haute-Provence. Elle n'est pas désertée ! On y voit un travail en cours sur des tables à hauteur d'appui,
avec chariots de tailles diverses et casiers de rangement provisoire : manque le tabouret haut qui permet
de s'asseoir commodément pour un travail de longue haleine. Malgré son nom ce n'est pas une salle de
tri postal : ce local est un lieu de vie qui doit disposer de tous les instruments de travail de l'archiviste en
particulier d'un espace de travail bureautique.
En France, pour les bâtiments d'archives départementales, on note une tendance actuelle dans les
programmes récents : il est prévu plusieurs salles de tri de dimensions plus modestes plutôt qu'une
grande salle unique. Certaines salles de tri sont équipées de postes de travail fixes pour le personnel
qui y dispose de son propre bureau à côté de son espace de tri et de classement.
a) Situation
C’est pourquoi, il est préférable que les zones de bureau et de classement coexistent au même
niveau.
La salle de tri, près du quai est alors aménagée et réservée au traitement des fonds entrant, massifs,
en vrac, nécessitant une première identification ou au transit rapide des versements en ordre munis de
cotes, ne nécessitant qu’un simple pointage, en tout cas pas aux fonds qui supposent des travaux
minutieux ou de longue haleine ; elle est complétée par une salle de classement.
Il faut en effet que les collaborateurs scientifiques et techniques puissent passer facilement de tâches
de classement et d’inventaire sur les documents à des tâches de bureau (saisie par exemple). Il faudrait
donc un rapprochement entre les deux espaces.
Attention
Il ne s’agit pas d’aménager de petites salles de tri individuelles liées aux bureaux du personnel
scientifique : c’est un lieu où les documents stagnent souvent pendant des années dans des conditions
climatiques et de sécurité pas du tout satisfaisantes.
Il s’agit de salles vastes donnant sur les bureaux ou les bureaux donnant sur ces salles.
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3. Les différents locaux d'un service d'archives
Parmi tous les documents en provenance de l'extérieur, certains devront subir une désinfection ou un
dépoussiérage.
Ces travaux de désinfection sont maintenant le plus souvent réalisés à l'extérieur des archives.
Une partie de ces documents devront être soit immédiatement, soit à terme éliminés : là aussi il faut un
espace pour les entreposer.
[Link]. Locaux de réception
Une salle (ou plusieurs) est destinée à accueillir les versements de documents pour un temps assez
bref : le temps de la vérification des bordereaux d’accompagnement ou listes descriptives.
Elle doit ouvrir sur l’extérieur et donner, pour la réception des versements effectués par camions, sur un
quai de déchargement, surélevé d’un mètre environ et abrité de la pluie et du vent.
La salle peut mesurer 50 m² pour un bâtiment de 25000 mètres de rayonnages.
Il faut aussi une petite pièce bureau attenante, ou au minimum que cette salle puisse être équipée pour
recevoir un poste de travail avec prise pour un ordinateur.
Prévoir un matériel de levage et de manutention de type industriel.
Des rayonnages sommaires font le pourtour de la salle.
Attention
25
3. Les différents locaux d'un service
d'archives
3.3. Ateliers
Introduction
Complément
26
3. Les différents locaux d'un service d'archives
Attention
C’est le plus souvent dans les salles de tri et de classement que se fait le conditionnement.
Mais c’est un pis aller valable pour les services assez modestes.
Gardons l’idée que cette fonction importante mérite des locaux spécifiques.
Dans certains cas on se dotera de l'espace et du matériel pour fabriquer des boîtes sur mesure
surtout quand les fonds anciens comprennent des documents anciens et fragiles de tous formats. Cette
fonction peut être assurée par l'atelier de reliure.
Complément
27
3. Les différents locaux d'un service d'archives
Attention
Afin de protéger les équipements contre les aléas de température ainsi que contre l’humidité et la
poussière, un système de climatisation devra également être installé. Celui ci devra être capable de
réguler la température, de maintenir un taux d’humidité stable et de filtrer la poussière. Il est conseillé
que ce système soit redondant afin de pallier aux éventuelles pannes.
Enfin un système de détection de fuites de fluides est recommandé surtout si la salle se trouve à
proximité de circuits d'eau (chauffage, climatisation), sanitaires, plomberie. Par ailleurs la partie
supérieure du local devra être rendue étanche à l’eau et ne pas comporter de réseau transportant des
fluides en plafond.
28
3. Les différents locaux d'un service d'archives
Le plancher et le faux plancher de la salle informatique devront être capables de supporter le poids de
l’ensemble des équipements installés. Ces équipements qu’ils s’agissent de serveurs ou de
périphériques excèdent aujourd’hui rarement 350 kg/m² par unité. Par sécurité, il est néanmoins
conseillé de disposer d’un plancher résistant à une charge au sol de 800 kg/m².
Attention
[Link])
29
3. Les différents locaux d'un service d'archives
Exemple
Dans le cas de la Haute-Savoie (France), deux halls séparés par une simple paroi vitrée autorisent ce
double usage sans remettre en cause la sécurité des Archives.
Dans le hall, ou à proximité en accès direct, est disposé le lieu de repos et de détente du public, les
distributeurs de boissons et sandwiches ou la cafétéria.
Un espace d’information pour le public, quelques panneaux d’exposition ne sont pas superflus.
Attention
Image 4 On a choisi encore une fois les Archives de Haute-Savoie pour démontrer qu'à des problèmes
délicats on peut toujours trouver la solution adéquate. Les départements de l'ancienne Savoie conservent
une très belle collection de «mappes» sardes, plans cadastraux de très grande dimension. Ailleurs aussi se
pose la question de la consultation d'originaux très difficiles à transporter sans dommage et à consulter en
salle de lecture. D'où la solution retenue ici de magasins ouverts au public et sous surveillance constante.
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3. Les différents locaux d'un service d'archives
Exemple
Image 5 -
Les Archives des Yvelines ont clairement séparé la salle de consultation sur poste informatique de la «
réserve », salle consacrée à la lecture des originaux.
On voit ici une vue de l'équipement de la salle multi-média mis librement et sans formalités à
disposition du public le plus large possible.
Plus largement, on évitera de voir s'entasser des dizaines de chercheurs dans les salles de microfilms et
de consultation des fonds numérisés pendant que la salle de consultation des originaux très vaste
demeure quasi déserte.
Les salles de lecture modulables architecturalement permettront de suivre l'évolution des
technologies ( numérisation des documents, archives sonores...) et de et de modifier si nécessaire les
espaces en fonction des lecteurs.
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3. Les différents locaux d'un service d'archives
1. [Link]
2. [Link]
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3. Les différents locaux d'un service d'archives
Attention
Les documents vont séjourner en salle d’exposition sur des périodes de trois mois maximum. Des
précautions particulières doivent donc être prises pour assurer leur conservation.
Les conditions d’exposition des documents doivent être étudiées avec soin :
La norme ISO 11799 indique qu’il convient de limiter le plus possible à la fois l’intensité et la durée
d’exposition à la lumière (notamment pour les encres d’imprimerie modernes, les papiers acides à
base de bois, les photographiques en couleur, les impressions colorées et les dessins). Un niveau de
lumière de 50 lux sur les documents exposés est ainsi préconisé. La lumière naturelle est à limiter ou à
proscrire. Aucune lumière incandescente ni aucune autre source de lumière génératrice de chaleur ne
doivent être placées à l’intérieurou prés des vitrines. On utilisera de préférence un éclairage par diode
electroluminescente (LED) ou par un système de lumière à fibre optique utilisable dans la vitrine à
condition que la source génératrice de lumière soit placée hors vitrine. L’éclairage à lampes
fluorescentes munies de diffuseur et de filtres doit être placé à l’extérieur de la vitrine.
La stabilité thermohygrométrique devant être assurée et contrôlée dans les salles d’exposition, celle-ci
est plus délicate à obtenir lorsqu’elles sont intégrées dans le hall d’accueil.
33
3. Les différents locaux d'un service d'archives
Leur dimension est calculée dans les programmes en fonction des besoins propres des archives, mais
aussi en fonction de l'environnement local qui dispose ou non d'équipements de cette sorte à
proximité. Les salles de conférences les plus récentes sont équipées de boucles magnétiques pour
l'accueil des malentendants.
Exemple
Image 6 -
Les Archives de Haute Savoie disposent d'un bel équipement de colloques et réunions.
On pourrait désormais multiplier les exemples en France d'Archives bien équipées pour remplir leur
mission, de diffusion culturelle et scientifique grâce à ces salles modernes et spacieuses. Elles
renforcent la notoriété de nos maisons.
Image 7 -
Les Archives de la Manche font de cet équipement un usage particulièrement réussi en ouvrant leur
auditorium à de nombreuses manifestations, contribuant ainsi à l'animation de la ville chef lieu du
Département.
Naturellement dans chaque exemple cité le service dispose en complément de la salle d'exposition et
de travail du service éducatif désormais classique dans tous les programmes de construction.
34
3. Les différents locaux d'un service d'archives
35
4. Procédures de conception IV
Qu’il s’agisse de construire un bâtiment neuf ou de transformer un bâtiment existant, rien de bon ne
peut être réalisé sans un programme précis.
En fait le programme est composé de deux documents élaborés successivement :
le cahier des charges ou programme de l'archiviste,
le programme architectural mis au net par un architecte programmiste.
Il est nécessaire de sélectionner un maître d'oeuvre chargé des études préalables.
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5. Suivi des travaux V
Introduction
Une fois le programme établi se pose la question du suivi du chantier.
ATTENTION !
Le rôle de l'archiviste entre maîtrise d'œuvre et maîtrise d'ouvrage est important à examiner.
La difficulté vient de ce que lʼutilisateur final - le service dʼarchives en lʼoccurrence - nʼa en général pas de
rôle officiel dans la procédure. C'est du moins le cas en France où seul le maître dʼouvrage, cʼest à dire la
collectivité (Région, Département, Commune ou Etablissement public), a une existence juridique.
Il arrive donc que lʼarchiviste soit exclu du processus de sélection de lʼarchitecte et des études préalables
ainsi que du suivi de chantier. Cette situation est néfaste et il faut tout faire pour lʼéviter.
La solution passe généralement par une entente directe avec le service en charge des bâtiments et ses
assistants (assistants à maîtrise dʼouvrage ou maîtres dʼouvrages délégués).
Attention
Il est important de prévoir un temps de séchage des matériaux de construction avant l'introduction des
documents soit 6 mois à 1 an selon les conditions climatiques. Ce délai peut être compris dans le
temps de mise en place du second œuvre. Par ailleurs, si les magasins sont construits en premier, la
période de séchage sera augmentée du temps de construction du reste de l'édifice. Les systèmes de
traitement climatique des magasins doivent aussi être testés avant leur réception et après une année
de fonctionnement.
37
5. Suivi des travaux
38
Evaluation des connaissances VI
1. Introduction
Avez-vous bien compris tout ce qui vient de vous être enseigné ?
Si vous voulez le vérifier, faites les exercices proposés ci-dessous.
Si vous ne savez pas répondre, ne regardez pas trop vite le corrigé, travaillez à nouveau la (les) section(s)
précédente(s) où vous découvrirez les solutions.
Bien sûr, si vous n'y arrivez vraiment pas, vous pouvez consulter les réponses. Ne les lisez pas avec
précipitation mais avec une grande attention et surtout essayez de comprendre.
Six exercices vous invitent à aménager des magasins d'archives : à vous d'imaginer avec les données
prescrites.
2. Série de quiz
Exercice 1
Parmi les propositions suivantes, cochez les affirmations exactes.
Une solution-type a été élaborée afin de faciliter l'aménagement de locaux d'archives.
Les centres d'archives doivent être construits en périphérie et non dans les centre urbains afin
d'éviter les risques de vol et la pollution.
Il est illusoire de croire que la construction et l'aménagement d'un centre d'archives sont définitifs.
Un principe veut que tout bâtiment d'archives soit divisé en deux zones : celle de la conservation et
celle du traitement.
Puisque les rayonnages soutiennent un large poids de documents, il est préférable que ceux qui se
trouvent le long des murs soient appuyés contre ceux-ci.
Pour une zone servant à ranger des documents à durée de conservation limitée, il est possible
d'utiliser de l'équipement industriel économique.
Pour favoriser la conservation des documents, il est plus important d'éviter les brusques
changements thermiques que de respecter à tout prix une norme de température.
Puisqu'il est important de réagir rapidement à des modifications climatiques, il est conseillé
d'installer un système simple qui régit l'ensemble des locaux.
Une tendance actuelle veut que l'utilisation de copies numériques à des fins de consultation
remplace l'usage des grands formats et des microfilms.
Exercice 2
Parmi les propositions suivantes, cochez les affirmations exactes.
39
Evaluation des connaissances
Il n'est pas utile de prévoir l'extension des magasins dans le futur : la numérisation des documents
et le développement des nouvelles technologies avec l'archivage électronique permettront de
limiter les documents papier à archiver.
La consultation des documents numérisés se développe, il convient donc de prévoir une salle de
lecture séparée pour les lecteurs travaillant sur ordinateurs.
Dans une salle de lecture les tables ne sont pas toutes identiques.
L'éclairage dans les magasins équipés de rayonnages mobiles est différent de celui dans les
magasins équipés de rayonnages fixes.
Les rayonnages peuvent constituer un lot à part. Pour des raisons économiques, il n'est pas utile
d'en confier la conception à l'architecte du projet.
Pour gagner de la place si on dispose d'un terrain limité, on peut équiper un bâtiment uniquement
de rayonnages mobiles.
Pour gagner de la place sur un terrain ou pour limiter la hauteur des bâtiments la présence de
magasins en sous-sol est une solution idéale, d'autant plus qu'en sous-sol, les conditions de
température sont plus stables et qu'il n'y a pas de problème de luminosité.
Dans le contexte actuel d'économie d'énergie, on peut concevoir un bâtiment sans système de
climatisation.
Les recommandations pour la construction ou l'aménagement d'un bâtiment d'archives ne sont pas
définitives.
Exercice 3
Complétez la phrase ci-dessous par les chiffres recommandés.
Les planchers des magasins doivent supporter au moins les charges suivantes
kg/m² pour des rayonnages fixes
kg/m² pour des rayonnages mobiles
Exercice 4
Complétez les phrases ci-dessous par les chiffres recommandés.
Dans les magasins contenant des documents sur papier, les températures peuvent varier dans une
fourchette de °à ° voire °.
Dans les magasins contenant des documents sur papier, le taux d'humidité relative peut varier dans une
fourchette de %à %.
Exercice 5
Complétez les phrases ci-dessous par les chiffres recommandés.
La hauteur sous plafond recommandée dans les magasins est de m et cm.
La hauteur des rayonnages est de m et cm.
Exercice 6
Complétez les phrases ci-dessous par les chiffres recommandés.
La largeur des allées principale recommandée est de m et cm à
m et cm. Pour les allées secondaires, entre épis, on recommande
cm.
40
Evaluation des connaissances
Exercice 7
Complétez les phrases ci-dessous par les chiffres recommandés.
En salle de lecture, la dimension recommandée de l’espace de travail d’un lecteur consultant des
documents sur papier est de cm de large et de cm de profondeur.
On compte m² par lecteur pour un calcul rapide de la surface de la salle de lecture.
Exercice 8
Complétez la phrase ci-dessous par les chiffres recommandés.
Les conditions idéales d’exposition de documents originaux : une luminosité de lux pour
une durée maxima de mois.
Exercice 9
Les énoncés ci-dessous comportent des "trous". Glissez les bons mots (ou groupes de mots) vers les
énoncés qui conviennent.
Simulation
aménagement 1 (cf. bat_1.swf)
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Evaluation des connaissances
Simulation
aménagement 2 (cf. bat_2.swf)
Simulation
aménagement 3 (cf. bat_3.swf)
Simulation
aménagement 4 (cf. bat_4.swf)
Simulation
aménagement 5 (cf. bat_5.swf)
Simulation
aménagement 6 (cf. bat_6.swf)
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Les galeries associées à ce module VII
(cf. Bâtiment 1)
(cf. Bâtment 2)
(cf. Bâtiment 3)
(cf. Bâtiment 4)
(cf. Bâtiment 5)
(cf. Bâtiment 6)
(cf. Locaux_publics)
(cf. Organigrammes)
(cf. Bâtiment 7)
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Mentions légales
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