Université Mohammed V de Rabat
Ecole Supérieure de Technologie de Salé
Département : Maintenance Industrielle
Electromagnétisme
[Link] Electromagnétisme 1
Chapitre N°1 : Grandeurs magnétiques
Les grandeurs magnétiques sont fortement attachées aux comportement électriques. La connaissance
de ces grandeurs est essentielle pour comprendre leur influence et les relier aux tensions et courants
dans un circuit.
Champ d’induction magnétique 𝑩
Le champ d’induction magnétique traduit l’effet du déplacement des charges électriques.
𝝁𝟎 𝒒𝒗𝚲𝒖
𝑩=
𝟒𝝅 𝒓𝟐
Avec :
𝑣Ԧ : vitesse de la charge q
r : distance de la charge au point d’expression de 𝐵 , support de vecteur unitaire 𝒖
0 : perméabilité magnétique du vide (0 = 410-7 U.S.I.).
Le champ d’induction magnétique est une grandeur vectorielle dépendant de l’espace (position) et
temps. L’induction s’exprime en tesla (T).
L’existence d’un champ d’induction magnétique en un point de l’espace peut être due soit à la présence
de matière aimantée (aimant permanent) soit à la circulation de courants électriques.
[Link] Electromagnétisme 2
Si les charges parcourent un courant électrique, on écrit la loi de Biot et Savart :
𝝁𝟎 𝑰𝒅𝒍𝚲𝒖
𝒅𝑩 =
𝟒𝝅 𝒓𝟐
Avec :
➢ 𝒅𝒍 : Longueur du circuit portant la charge q
➢ r : distance de 𝒅𝒍 au pont d’expression 𝒅𝑩, support du vecteur
unitaire 𝒖
L’expression de 𝒅𝑩 montre :
𝒅𝑩 ⊥ au plan (𝒅𝒍, r) donc au plan (𝒅𝒍, M)
𝝁 𝑰𝒅𝒍 𝒔𝒊𝒏𝜶
Module 𝒅𝑩 = 𝟎
𝟒𝝅 𝒓𝟐
sens : la règle de l’observateur d’Ampère, donnant le sens
du champ :
Pour un observateur installé le long du circuit dans le sens du
courant et regardant le point M, le champ est dirigé vers sa gauche.
[Link] Electromagnétisme 3
Dans les problèmes technologiques que nous rencontrons, l’induction magnétique sera une grandeur
connue. Elle ne sera pas à déterminer par les relations précédentes.
Champ d’excitation magnétique 𝑯
Le champ d’excitation magnétique H rend compte de l’influence du milieu magnétique sur les grandeurs.
C’est une grandeur vectorielle dépendant de l’espace (position) et du temps. Le champ d’excitation
magnétique s’exprime en ampère par mètre (A/m).
Dans le vide ou dans l’air, l’induction et l’excitation magnétique sont colinéaires :
B = 0H
Au sein d’un matériau magnétique, il en résulte de même, en faisant intervenir la perméabilité relative du
matériau r :
B = 0 r H
[Link] Electromagnétisme 4
Circulation du vecteur champ d’excitation magnétique
Ligne de champ
Soit dans l'espace le vecteur champ H et une courbe C sur
laquelle on définit un vecteur élémentaire dl orienté dans le
sens de circulation choisi sur (C). La circulation élémentaire
dH du vecteur H sur la courbe C est définie par :
𝒅𝑯 = 𝑯𝒅𝒍
Circulation du vecteur H
La circulation du vecteur H le long d'une courbe fermée est
égale à la somme algébrique des courants enlacés par la
boucle de circulation. Elle est définie de la manière suivante :
𝑪𝑯𝑪 𝒇𝒆𝒓𝒎é = 𝑰 = ර 𝑯 . 𝒅𝒍
𝒂𝒍𝒈é𝒃𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆 𝑪
Cas d’un aimant
Dans le cas d’un aimant, les lignes de champs sont orientées
du pôle nord vers le pôle sud à l’extérieur de la matière
aimantée (ici le vide ou l’air).
[Link] Electromagnétisme 5
Flux d’induction magnétique 𝚽
Le flux d'induction magnétique est une grandeur scalaire qui traverse pendant l'unité de temps une aire
(surface) donnée. Elle est définit de la manière suivante :
𝚽𝐒 = ඵ 𝐁. 𝐧 . 𝐝𝐒
𝐒
Avec 𝐧 vecteur normal à la surface S.
[Link] Electromagnétisme 6
Formule
Une surface oblique doit être remplacée par sa projection sur un plan perpendiculaire aux lignes de
champ. Le flux est alors :
𝚽 = 𝑩𝑺 = 𝑩𝑺. 𝒄𝒐𝒔𝜶
Soit l’angle de la surface et de sa projection, cet angle est aussi celui de B et de la normale N à la surface
(I et II).
➢ Si = 0, cos = 1 donc le flux sera alors : = BS. La surface est perpendiculaire aux ligne de champ.
➢ Si = 90°, cos = 0 et = 0, la surface n’est traversée par aucune ligne de champ (III).
Si le circuit fermé est une bobine de N spires, le flux total à travers S vaut la somme des flux passant dans
chaque spire, soit :
𝚽𝑻 = 𝑵𝚽 = 𝑵𝑩𝑺 = 𝑵𝑩𝑺. 𝒄𝒐𝒔𝜶
[Link] Electromagnétisme 7
Chapitre N°2 : Lois fondamentales du magnétisme
Lien du champ d’excitation au courant électrique :
Théorème d’Ampère
Il existe toutefois d’autres formules pour le calcul des
champs, en particulier, une formule intégrale connue sous le
nom « Théorème d’Ampère ».
Intégrale d’Ampère.
La circulation du vecteur H le long d’un contour fermé (C)
orienté par sa normale est la somme algébrique des courant
traversant la surface s’appuyant sur le contour (C).
ර 𝐇 𝐝𝐥 = 𝛂𝐣 𝐢𝐣
𝐜 𝐣
La quantité σ𝐣 𝛂𝐣 𝐢𝐣 est appelée force
j = + 1 si le courant ij est dans le sens de la normale n. magnétomotrice (f.m.m.). En unités S.I,
j = - 1 si le courant ij est dans le sens contraire de la normale une f.m.m, se mesure en « Ampère –
n. tour », At.
j = 0 si la surface n’est traversée par le courant ij.
[Link] Electromagnétisme 8
Application
Champ crée par un conducteur de longueur infinie
Le parcours (C) choisi est ce cercle sur lequel s’appuie la surface (S)
orientée par la règle du tire-bouchon (normale ) n. La circulation de H
est :
ර 𝑯 𝒅𝒍 = ර 𝑯𝒅𝒍 = 𝑯 ර 𝒅𝒍 = 𝟐𝝅𝒓𝑯
𝒄 𝒄 𝒄
Par application du théorème d’Ampère, seul le courant I traverse (S),
donc :
𝑰
𝑯= 𝒖
𝟐𝝅𝒓
Remarque : l’étude des dimensions indique clairement que l’unité de H
est l’ampère par mètre.
Champ dans un tore
Le théorème d’Ampère donne immédiatement la solution si on choisit
comme ligne « d’induction » la ligne moyenne du tore.
𝒏𝑰
ර 𝑯𝒅𝒍 = 𝑯 ර 𝒅𝒍 = 𝑯. 𝟐𝝅𝑹 ⟹ 𝑯 =
𝚪 𝚪 𝟐𝝅𝑹
[Link] Electromagnétisme 9
Bobinages de transformateur
Considérons par exemple des bobinages de transformateur :
Cas a : un observateur installé le long de verra i1 et i2 aller
vers sa gauche. Le théorème d’Ampère s’écrit :
ර 𝑯𝒅𝒍 = 𝒏𝟏 𝒊𝟏 + 𝒏𝟐 𝒊𝟐
𝚪
Si le circuit est homogène, H est le même partout :
𝑯𝒍 = 𝒏𝟏 𝒊𝟏 + 𝒏𝟐 𝒊𝟐
Cas b : le sens de bobinage est inversé, l’observateur verra i2
aller vers sa droite (direction opposée à celle de i1) :
𝑯𝒍 = 𝒏𝟏 𝒊𝟏 − 𝒏𝟐 𝒊𝟐
Circuit non homogène
Le théorème d’Ampère s’écrit alors :
H1l1 + H2l2 = ni
où l1 et l2 les longueurs moyennes de la ligne d’induction dans
chaque matériau.
[Link] Electromagnétisme 10
Force exercée par une induction sur un courant : lois de Lorenz et Laplace
La conversion d’énergie électromécanique repose sur une loi simple, exprimant que B exerce une F sur
toute charge animée de vitesse. Comme un courant électrique est une circulation de charges (électrons),
et qu’une induction magnétique résulte de la circulation de courants, une machine et en définitive
constituée par des circuits électriques (bobinages stator et rotor) entre lesquels s’exercent des forces
d’inductions.
Lien induction-mouvement : loi de Lorenz
L’expression la plus générale de F qui s’exerce sur une
charge q se déplaçant à v dans un champ B s’exprime par :
𝑭 = 𝒒 𝒗𝚲𝑩
Cette force est un vecteur, dont le module vaut :
𝑭 = 𝒒𝒗𝑩𝒔𝒊𝒏𝜽
Remarque :
v = 0 q au repos
𝑭 = 𝟎 si : B = 0 charges actives immobiles
𝒗 ∥ 𝑩 𝒗𝚲𝑩 = 𝟎
[Link] Electromagnétisme 11
Lien induction-courant : loi de Laplace
On utilise souvent une autre forme de l’expression de la force
:
𝒅𝒍
𝒅𝒒 = 𝒊𝒅𝒕 𝒆𝒕 𝒗 =
𝒅𝒕
On obtient ainsi l’expression de dite de Laplace :
𝒅𝑭 = 𝒊𝒅𝒍𝚲𝑩
Si le fil a une longueur l, et B est perpendiculaire à lui le
module de la force vaut :
F = [Link]
Remarques :
➢ 𝒅𝑭 est normale à 𝒅𝒍 et à 𝒅𝑩
➢ dF = i dl B sin
➢ Sous sa forme élémentaire, la loi da Laplace a un sens
physique car on peut isoler un élément 𝒅𝒍 et mesurer 𝒅𝑭.
[Link] Electromagnétisme 12
Tension induite dans un circuit par une variation de flux : Loi de Faraday et de Lenz
Comme corollaire à la loi de Faraday, il faut citer la loi de Lenz :
La tension induite par la variation du champ magnétique est d'une polarité telle qu'elle fera circuler un
courant qui produira un champ magnétique s'opposant au champ qui produit cette tension."
Tout circuit électrique traversé par un flux magnétique peut être le siège d’une tension à ses bornes, si ce
flux varie en fonction du temps. Cette tension s’appelle force électromotrice (f.e.m). Le phénomène liant
le flux magnétique à la tension est traduit :
➢ Sur le plan quantitatif par la loi de Faraday ;
➢ Sur le plan qualitatif (expression de l’opposition) par la loi de Lenz.
Loi de Faraday
Toute variation de flux à travers un circuit électrique fermé donne naissance à courant appelé courant
induit.
L’existence du courant coïncide avec celle de la variation du flux. Si le circuit est ouvert, il y a seulement
une force électromotrice induite.
[Link] Electromagnétisme 13
Loi de Lenz
Le sens du courant induit est tel que les effets qu’il produit s’opposent à la cause qui lui donne naissance.
Pour les circuits filiformes bobinés, l’expression qui donne la f.e.m. en fonction de la variation du flux est:
𝒅𝜱
𝒆= ∗
𝒅𝒕
La loi de Lenz : « la f.é.m. induite e s’oppose à la cause qui lui a donnée naissance !». Par exemple : si le
courant i augmente alors 𝜱 augmente et la f.é.m. e < 0 : elle s’oppose à l’augmentation du courant i.
Si le flux qui traverse le circuit ne varie pas, il n’apparaît aucune tension induite.
On met quelquefois un signe – dans la formule * pour rappeler que la f.e.m. est un effet qui s’oppose à la
cause qui lui donne naissance. Cet effet d’opposition est précisé par la loi de Lenz, qui concerne le
courant induit.
Les deux lois précédentes sont très générales, et sont valables quel que soit la forme du circuit et la façon
dont varie le flux.
F.E.M. ‘’ De vitesse’’ produit par une variation de flux coupé
Valeur numérique
La force électromotrice induite dans un conducteur rectiligne est proportionnelle :
➢ à l’induction ;
➢ à la longueur active du conducteur ; 𝒆 = 𝑩𝒍. 𝑽
➢ à la vitesse du déplacement.
[Link] Electromagnétisme 14
Lorsque 𝑽, 𝑩 et 𝒍Ԧ ont des directions quelconques, cette relation
se généralise en produit ‘’mixte’’ :
𝒆 = 𝒍.Ԧ 𝑽𝚲 𝑩 = 𝑽 𝑩𝚲𝒍Ԧ = 𝑩. (𝒍𝚲 Ԧ 𝑽)
Règle de la main gauche
Pour savoir quelle main convient, notons le procédé suivant :
Droite Gauche
Démarreur Générateur
La formule 𝒆 = 𝑩𝒍. 𝑽 ne s’applique qu’à un conducteur
rectiligne. Supposons V = Cte, le conducteur a subi un
déplacement x :
𝚫𝒙 = 𝑽. 𝚫𝒕
Le conducteur a balayé S = l x et coupe le flux arithmétique :
= B S.
En reportant dans la formule :
𝑩𝒍𝚫𝒙 𝑩𝑺 𝚫𝝓
𝒆 = = =
𝚫𝒕 𝚫𝒕 𝚫𝒕
[Link] Electromagnétisme 15
Chapitre N°3 : INDUCTANCE PROPRE ET INDUCTANCE MUTUELLE
Inductance propre
L’induction B0 produite dans le vide (ou dans l’air) par un circuit électrique est proportionnelle au courant
qui le parcourt. Il en est de même du flux propre total à travers ce circuit T proportionnel à I.
Le coefficient de proportionnalité est appelé induction propre ou simplement inductance du circuit.
Définition
L’inductance L d’un circuit électrique est le quotient du flux propre total par le courant qui y circule.
𝚽𝑻
𝑳= 𝑯 − 𝑯𝒆𝒏𝒓𝒚𝒔
𝑰
Calcul d’inductance
Le calcul n’est facile que pour une bobine en forme de Tore :
𝑵𝑰 𝑵
Induction à travers la bobine : 𝑩 = 𝝁𝟎 𝒏𝑰 = 𝝁𝟎 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒏 =
𝒍 𝒍
𝑵𝑰𝑺
Flux à travers la section droite S (1 spire) : 𝝓 = 𝑩𝑺 = 𝝁𝟎
𝒍
𝑵𝟐 𝑰𝑺
Flux total : 𝝓𝑻 = 𝑵𝝓 = 𝝁𝟎
𝒍
𝚽𝑻 𝟐
𝑵 𝑺 𝑺
Inductance : 𝑳 = = 𝝁𝟎 𝑳 = 𝝁𝟎 𝑵𝟐
𝑰 𝒍 𝒍
[Link] Electromagnétisme 16
Force électromotrice auto–induite (self–induite)
Considérons une bobine autour d’un noyau de section S
constante et de longueur moyenne l alimentée par une
source V.
La circulation du courant I crée dans le noyau un champ
𝒏𝑰
𝑯 = au quel correspond une induction :
𝒍
𝒏𝑰
𝑩=𝝁
𝒍
Chaque spire du circuit, de surface S, est donc traversée par le
flux de cette induction :
𝒏𝑰
𝝓 = 𝑩𝑺 = 𝝁 𝑺
𝒍
Si le courant I est variable (alternatif par exemple), le flux
l’est aussi, et il apparaît par conséquent aux bornes a et b du
circuit une f.e.m. de grandeur :
𝒅𝝓 𝒏𝟐 𝒅𝒊 𝒏𝟐 𝒅𝒊
𝒆=𝒏 = 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑳 = 𝒐𝒏𝒂 𝒆=𝑳
𝒅𝒕 𝒍 𝒅𝒕 𝒍 𝒅𝒕
𝝁𝑺 𝝁𝑺
[Link] Electromagnétisme 17
Chapitre 4 : LES MILIEUX MAGNETIQUES
Relation entre B et H dans le vide
Dans le vide ainsi que dans l’air les vecteurs B et H sont colinéaires puisque liés par la relation : B = 0H
avec 0 la perméabilité magnétique du vide.
Milieux magnétiques isotropes
Dans un milieu magnétique quelconque mais isotrope (élément qui possède les mêmes propriétés
physiques dans toutes les directions), les vecteurs B et H restent colinéaires. Cependant, le coefficient de
proportionnalité dépend du matériau.
Il est plus précis de caractériser un milieu, du point de vue magnétique, par son vecteur d’aimantation J
relié au champ H par la relation :
J = H
où est la susceptibilité magnétique du matériau.
Les champs d’excitation et d’aimantation se superposent pour exprimer le champ d’induction :
𝑩 = 𝝁𝟎 𝑯 + 𝝁𝟎 𝑱Ԧ
Il en résulte une nouvelle expression liant et :
𝑩 = 𝝁𝟎 (𝟏 + 𝝌)𝑯 = 𝝁𝟎 𝝁𝒓 𝑯 = 𝝁𝑯
où est la perméabilité absolue et r est la perméabilité relative du matériau.
[Link] Electromagnétisme 18
Classification des matériaux d’un point de vue magnétique.
Matériaux paramagnétiques
La susceptibilité est positive et
pratiquement constante mais faible
(r 1). Les valeurs H et J sont de
même sens et l’aimantation disparaît
avec le champ d’excitation
Matériaux diamagnétiques
La susceptibilité est négative et
pratiquement constante mais faible
(r 1). Les valeurs H et J sont de sens
contraires et l’aimantation disparaît
avec le champ d’excitation.
Matériaux ferromagnétiques
Le matériaux ferromagnétiques se basent sur l’utilisation du
La susceptibilité est grande (r >>
1), positive et variable avec l’excitation Fer, Cobalt, Nickel et leurs alliages.
magnétique. Ces matériaux sont Les différents comportements magnétiques des trois
essentiels pour l’électrotechnique. catégories de matériaux peuvent être illustrés par la graphe de
la figure ci-contre.
[Link] Electromagnétisme 19
Loi comportementale : courbes B= f(H)
Courbe de première aimantation
Le matériau est initialement démagnétisé (pas
d’aimantation). On augmente H dans le quel est
plongé le matériau. La courbe ci-contre B= f(H)
représente la courbe de première aimantation lorsque
le corps ferromagnétique ne possède aucune
aimantation.
➢ Zone linéaire : B = H avec constante. Cette zone
qui est exploitée pour les machines électriques.
➢ Saturation du milieu ferromagnétique : lorsque H
devient trop grand, B ne varie presque plus. Le
matériau est dit saturé. On a toujours B = H, mais
n’est plus constante B tend vers le champ de
saturation Bs.
Pour situer l’influence des matériaux, la figure ci-
contre présente différentes courbes de première
aimantation
[Link] Electromagnétisme 20
[Link] Electromagnétisme 21
Cycle d’hystérésis
➢ Expérimentation d’un cycle d’hystérésis
En prenant le dispositif ci-contre, en partant de la valeur
maximal de courant nous traçons la courbe
d’aimantation (de magnétisation) en faisant décroître I.
Nous constatons que :
✓ Les valeurs de B quand H décroît sont supérieures à
celles obtenues à champ croissant. Tout se passe
comme s’il y avait un retard à la démagnétisation c’est
ce retard que nomme hystérésis.
✓ Quand I = 0, H = 0 aussi , B ne s’annule pas,
elle conserve une certaine valeur :
l’induction rémanente Br.
✓ Pour annuler toute trace d’induction il faut inverser le
courant, donc produire un champ inverse nommé :
champ coercitif HC.
[Link] Electromagnétisme 22
➢ Stabilisation du cycle
Pour annuler les anciennes traces d’aimantation il faut basculer une dizaine de fois l’inverseur d’une
position à l’autre.
L’inverseur étant dans la position 1, faisons décroître le courant de 5A à 0 puis, l’inverseur en position 2,
de 0 à 5A. Ensuite nous faisons croître I de –5A à +5A le cycle est fermé.
Classification des matériaux ferromagnétiques
Matériaux durs
Les matériaux durs possèdent une forte
aimantation rémanente ainsi qu’une
excitation coercitive importante, ils se
désaimantent difficilement (HC est grand).
Ils conviennent pour la fabrication des
aimants permanents. Ce sont des
matériaux qui présentent un cycle
d’hystérésis très large :
(104 A/m < HC < 106 A/m)
[Link] Electromagnétisme 23
Matériaux doux
Les matériaux doux possèdent une
aimantation rémanente facile a annuler
(HC est petit). A l’opposé des matériaux
durs, un matériau doux présente un cycle
d’hystérésis très petit voir inexistant :
(10-2 < HC < 100 A/m)
C’est à la base des machines tournantes
et statiques ou de tout système
magnétique voyant une induction
alternative (r dans la zone linéaire : 50 à
104).
Electro-aimants
Un électroaimant comporte un circuit magnétique ouvert et une ou plusieurs bobines magnétisantes.
Il est utilisé soit pour produire un champ magnétique de forte valeur dans les machines électriques, soit
pour exercer une force d'attraction lorsqu'une partie du circuit magnétique, l'armature, est mobile.
[Link] Electromagnétisme 24
[Link] Electromagnétisme 25
Chapitre 5 : LES CIRCUITS MAGNETIQUES LINEAIRES
Introduction
Les deux grandeurs magnétiques essentielles,
excitation et induction sont liées par le milieu
lequel elles apparaissent : B = 0(1 + )H
Pour étudier le comportement des différentes
grandeurs, il faut trouver un modèle simplifiant ces
comportement non linéaires : il faut linéariser la
caractéristique B= f(H) du matériau.
Courbe réelle des matériaux ferromagnétiques
[Link] Electromagnétisme 26
Pour I : Pour II :
➢ l’induction rémanente Br ; l’induction rémanente Br et l’induction de
➢ le champ coercitif Hc ; saturation Bsat en les identifiant
➢ l’induction de saturation Bsat. le champ coercitif Hc.
Pour III :
Le matériau est totalement linéaire. On a alors :
B = 0rH
où r est constante. Si ce coefficient est très grand au
point d’être considéré infini, on dit alors que le
matériau est idéale. Cette hypothèse considérant le
matériau linéaire est la plus avancée.
[Link] Electromagnétisme 27
Les circuits magnétiques parfaits
Hypothèses
➢ Sur les lignes de fuite
✓ Le courant I (théorème d’Ampère) crée le champ
d’excitation H ;
✓ Le circuit magnétique dirige et impose le parcours du
champ H vers la zone utile ;
✓ Si tout le champ parcourt le circuit magnétique, on dit
qu’il n’y a pas de fuites ;
Dans un circuit magnétique parfait, nous considérons que les
fuites sont nulles.
➢ Sur B
L’induction magnétique est uniforme, constante et
orthogonale à chaque section droite du circuit magnétique.
= B.S
[Link] Electromagnétisme 28
➢ Sur l’entrefer
Au niveau de l’entrefer, les lignes de champ se déforment. On suppose donc que B reste dans le
prolongement de l’entrefer, c’est à dire que la section de l’entrefer et la même que celle du circuit
magnétique. C’est une autre manière de considérer que les fuites au niveau de l’entrefer sont nulles.
[Link] Electromagnétisme 29
➢ Sur le matériau
Le matériau est linéaire, la relation B = 0rH s’applique, c’est à dire que la perméabilité relative r est
constante, donc B et H sont proportionnels.
Pour comprendre et mémoriser le schéma général qui conduit de la grandeur électrique (courant) à
l’induction (B), on peut retenir le schéma de la figure suivant :
[Link] Electromagnétisme 30
Canalisation du flux par les matériaux
ferromagnétiques
L’importance des matériaux ferromagnétiques,
c’est qu’ils sont capables grâce à leur perméabilité
relative élevée, de canaliser et capter le flux de
toute induction magnétique.
Un circuit électrique bobiné dans l’air (a), et le
même circuit bobiné autour d’un noyau (b).
➢ En M1, B vaut :
B0 = 0H
➢ En M2, B vaut :
B = H = B0 = 0rH = rB0
Pratiquement, on pourra considérer que la plus
grande partie du flux est canaliser dans le noyau.
[Link] Electromagnétisme 31
Création du champ dans des entrefers
L’importance des matériaux ferromagnétiques est la
possibilité de créer des champs magnétiques dans des
entrefers.
Considérons un circuit électrique bobiné de N spires
autour d’un circuit magnétique de section S, et
perméabilité relative r supposée constante, dans laquelle
on appliqué une petite ouverture e appelée entrefer.
Le long de la ligne de champ canalisé, ce dernier prend
deux valeurs différentes.
D’après la loi d’Ampère :
Hf l + He e = NI (1)
D’où:
L’induction B et la même dans l’air et dans le noyau : 𝑯𝒆 = 𝝁𝒓 𝑯𝒇
Bf = Be d’où : 0rHf = 0He (2)
L’induction B est la même partout, peut se
Les deux relations (1) et (2) permettent de calculer les calculer par la relation suivante :
champs : 𝑩 𝟏
𝑵𝑰 𝑵𝑰 𝒆+ = 𝑵𝑰
𝝁𝟎 𝝁𝒓
𝑯𝒇 = 𝒆𝒕 𝑯𝒆 = 𝝁𝒓
𝟏 + 𝝁𝒓 . 𝒆 𝟏 + 𝝁𝒓 . 𝒆
[Link] Electromagnétisme 32
Traduction des différentes lois pour les CMP
Mise en place
Dans le circuit magnétique ci-contre l’induction 𝑩 est
uniforme et constante le long de la ligne moyenne l.
A travers une section S : = B.S
Sur la ligne moyenne, le théorème d’Ampère s’écrit :
= NI = Hl
On a alors :
𝑩 𝟏 𝚽 𝒍 𝚽
𝑯= = ⇒ 𝑵𝑰 = 𝑯𝒍 =
𝝁𝟎 𝝁𝒓 𝝁𝟎 𝝁𝒓 𝑺 𝝁𝟎 𝝁𝒓 𝑺
Cette relation conduit à une équation linéaire entre la
force magnétomotrice et le flux. Le coefficient de
proportionnalités dépend :
𝟏
du matériau
𝝁𝟎 𝝁𝒓
𝐥
de la géométrie du circuit magnétique
𝑺
Cette constatation est à la base d’une analogie linéaire
similaire à celle des circuits électriques linéaires : l’analogie
d’Hopkinson.
[Link] Electromagnétisme 33
Relation de Hopkinson
On peut utiliser l'analogie dite "analogie de Hopkinson" (ou encore loi d'Hopkinson) pour la mise en
équation des circuits magnétiques afin de calculer les ampères tours nécessaires pour l'obtention d'un
champ B donné ou inversement. Cette analogie ramène le calcul d'un circuit magnétique au calcul d'un
circuit électrique, en considérant des quantités équivalentes. Il suffit, dès lors, d'appliquer les lois de
Kirchhoff.
Considérons un circuit à une seule maille, constitué de trois matériaux différents et de perméabilités
différentes.
D’après la loi d’Ampère :
H1l1 + H2l2 + H3l3 = NI
[Link] Electromagnétisme 34
En introduisant le flux qui est le même dans tout le noyau ainsi que l’induction B :
B = /S = H1l1 = H2l2 = H3l3
La loi d’Ampère peut s’écrire :
𝒍𝟏 𝒍𝟐 𝒍𝟑
+ + 𝚽 = 𝑵𝑰
𝝁𝟏 𝑺 𝝁𝟐 𝑺 𝝁𝟑 𝑺
En appelant réluctance d'une portion de circuit magnétique de longueur l et de section S la grandeur et
de perméabilité aura une réluctance :
𝒍
𝕽=
𝝁𝑺
grandeur analogue à la résistance ohmique d'un fil de longueur l et de section S et de résistivité
𝒍
𝑹=𝝆⋅
𝑺
il vient :
𝕽𝟏 + 𝕽𝟐 + 𝕽𝟑 𝜱 = 𝒏𝒊 ⇔ 𝑹𝟏 + 𝑹𝟐 + 𝑹𝟑 𝑰 = 𝑬
Cette relation est une forme analogue à la loi d'Ohm pour un circuit électrique à une maille :
➢ la f.é.m. E est analogue à la f.m.m. (force magnétomotrice) ni,
➢ l'intensité du courant électrique est analogue au flux ,
➢ la resistance R est analogue a la réluctance ℜ du circuit magnétique
[Link] Electromagnétisme 35
Analogie d’Hopkinson
Cette analogie est un guide pratique lorsque l'on peut considérer la perméabilité magnétique comme
constante (résistance électrique constante).
Grandeurs magnétiques Grandeurs électriques
Force magnétomotrice = NI en A/m ou Force électromotrice E en volts (V)
A.t/m
Flux d’induction en Webers (Wb) Courant électrique I en ampères (A)
Réluctance L Résistance ρL
= R=
S S
ddp magnétique U = ddp électrique
Maille magnétique U=0 Maille électrique U=0
Nœud magnétique = 0 Nœud électrique I=0
[Link] Electromagnétisme 36
Exemple :
Considérons le circuit magnétique de la Figure ci-après. On suppose que le matériau garde une
perméabilité relative constante r = 2000.
La branche de droite comporte un entrefer d'épaisseur BC = 0,3 mm et les 1000 spires sont parcourues
par une intensité de 0,8 A. On demande de calculer le champ B dans l'entrefer.
AB = 40 cm
i = 0,8 A
AED = 30 cm
B
F 1000 spires E 0,3 mm
C
section 12 cm2
DFA = 80 cm CD = 40 cm
section 10 cm2
[Link] Electromagnétisme 37
L'application de la loi d'Hopkinson montre que ce circuit
magnétique se comporte comme le circuit électrique de la
figure suivante.
𝕽1 représente la réluctance des branches DFA ou AB + CD
(de même longueur 80 cm, et de même section 10 cm2);
𝕽2 représente la réluctance de la branche centrale AED;
𝕽𝑒 représente la réluctance de la branche BC (entrefer).
D’après le circuit électrique analogue, on a :
NI = 1(1 + 2) + 22 (1)
22 = 1(3 + e) (2)
𝒍𝟏
𝕽𝟏 = =−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−=−−−−−−−−−− −
𝝁𝟏 𝑺𝟏
𝒍𝟐
𝕽𝟐 = =−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−=−−−−−−−−−− −
𝝁𝟐 𝑺𝟐
𝒍𝒆
𝕽𝒆 = =−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−=−−−−−−−−−− −
𝝁𝒆 𝑺𝒆
[Link] Electromagnétisme 38
[Link] Electromagnétisme 39
Chapitre N°6 : BOBINE A NOYAU DE FER
Comportement de la bobine en approximation linéaire
Dans cette partie, on analyse chaque phénomène linéaire indépendamment des autres, puis le tout est
regroupé pour établir le modèle linéaire de la bobine en approximation linéaire.
Résistance de l’enroulement
La résistance propre du conducteur de l’enroulement de longueur l, de section s et constitué d’un matériau de
résistivité est :
r = l/S
Coefficient d’auto-induction (inductance)
Dans la partie linéaire du matériau, la perméabilité relative μr est constante, donc :
B = 0rH
Dans ces conditions, on peut définir la réluctance du circuit magnétique :
La relation d’Hopkinson relie le flux dans le circuit magnétique au courant i : Ni =
[Link] Electromagnétisme 40
Le flux total à travers toutes les spires est alors :
T = N = NBS
En combinant les relations précédentes, on obtient :
N2
T = i
Ce coefficient de proportionnalité entre flux et courant est le coefficient d’auto-induction :
N2
L=
Inductance de fuite
Toutes les lignes de champ créées par l’enroulement n’apparaissent pas dans le circuit magnétique. Pour
des raisons essentiellement de fabrication, certaines d’entre-elles se rebouclent dans l’air proche des
spires.
On distingue le flux dans le matériau (t) du flux de fuite s’en échappant f(t).
[Link] Electromagnétisme 41
Le flux embrassé par l’enroulement s’écrit :
e(t) = m(t) + f(t) (t) S
Par la loi de Faraday, la tension est : i(t)
𝒅𝝋𝒆 𝒅𝝋 𝒅𝝋𝒇
𝒖 𝒕 =𝑵 =𝑵 +𝑵 f(t)
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝒅𝒕 u(t) N
➢ Le premier terme correspond à l’inductance
e(t)
propre de l’enroulement L.
➢ Le second correspond à l’inductance de fuite lf.
La tension peut donc s’écrire :
𝒅𝒊 𝒕 𝒅𝒊 𝒕 i(t)
𝒖 𝒕 =𝑳 + 𝒍𝒇
𝒅𝒕 𝒅𝒕
lr
r
Mise en équation complète et modèle L
La mise en équation complète s’effectue en u(t)
écrivant la tension aux bornes de l’enroulement :
𝒅𝒊 𝒅𝒊 𝒕
𝒖 𝒕 = 𝒓𝒊 𝒕 + 𝑳 + 𝒍𝒇
𝒅𝒕 𝒅𝒕
[Link] Electromagnétisme 42
Comportement de la bobine linéaire en régime sinusoïdal
Comportement simplifié : modèle de Kapp
Si l’effet des fuites magnétiques lf di(t)/dt et de la résistance de l’enroulement ri(t) influencent peu la
tension u(t) vis à vis du terme prépondérant Nd(t)/dt , on réalise l’hypothèse de Kapp :
𝒅𝒊 𝒕 𝒅𝝋 𝒕 𝒅𝝋 𝒕 𝒅𝝋 𝒕
𝒍𝒇 << 𝑵 𝒆𝒕 𝒓𝒊 𝒕 << 𝑵 , 𝒂𝒍𝒐𝒓𝒔 𝒖 𝒕 = 𝑵
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝒅𝒕
Relation entre le flux (ou l’induction) et la tension
L’enroulement est alimenté par la tension sinusoïdale : 𝒖 𝒕 = 𝑼 𝟐𝒄𝒐𝒔𝝎𝒕
Après l’hypothèse de Kapp :
𝒕
𝒅𝝓 𝒕 𝒖 𝒕 𝟏
𝒖 𝒕 =𝑵 ⟹ 𝒅𝝓 𝒕 = 𝒅𝒕 ⟹ 𝝓 𝒕 − 𝝓 𝟎 = න 𝒖 𝒕 𝒅𝒕
𝒅𝒕 𝑵 𝑵
𝟎
D’où l’expression du flux :
𝑼 𝟐
𝝓 𝒕 −𝝓 𝟎 = 𝐬𝐢𝐧 𝝎 𝒕
𝑵𝝎
En considérant la démagnétisation initiale :
𝝋 𝒕 𝑼 𝟐
𝑩 𝒕 = = 𝐬𝐢𝐧 𝝎 𝒕
𝑺 𝑵𝑺𝝎
[Link] Electromagnétisme 43
L’identification des amplitudes fournit la relation de Boucherot :
𝟐𝝅
𝑼= × 𝑩𝒎𝒂𝒙 × 𝑵 × 𝑺 × 𝒇 = 𝟒, 𝟒𝟒 × 𝑩𝒎𝒂𝒙 × 𝑵 × 𝑺 × 𝒇 = 𝟒, 𝟒𝟒 × 𝚽𝒎𝒂𝒙 × 𝑵 × 𝒇
𝟐
𝑼 = 𝟒, 𝟒𝟒 × 𝚽𝒎𝒂𝒙 × 𝑵 × 𝒇
Relation entre le flux et le courant
Avec la relation d’Hopkinson : f(t) << (t) : Ni(t) = (t)
Le circuit est initialement démagnétisé ((0) = 0) donc :
𝑼 𝟐
𝝓 𝒕 = 𝒔𝒊𝒏𝝎𝒕
𝑵𝝎
Par conséquent :
ℜ 𝑼 𝟐 𝑼 𝟐 𝑼 𝟐
𝒊 𝒕 = 𝟐 𝒔𝒊𝒏𝝎𝒕 ⟹ 𝒊 𝒕 = 𝒔𝒊𝒏𝝎𝒕 = 𝒔𝒊𝒏𝝎𝒕
𝑵 𝝎 𝑳𝝎 𝒁
avec Z = L - l’impédance de l’inductance en régime sinusoïdal
[Link] Electromagnétisme 44
Considérations énergétiques dans la bobine à noyau de fer - Expression de l’énergie dans le cas du
modèle linéaire
➢ Energie emmagasinée
Pour les matériaux linéaires, l’énergie stockée est : dW = [Link].
La puissance instantanée reçue est :
𝑰
𝒅𝒊 𝒅𝒊 𝟏
𝒑 = 𝒊. 𝒆 = 𝒊. 𝑵. = 𝑳. 𝒊. 𝒐𝒏 𝒆𝒏 𝒅é𝒅𝒖𝒊𝒕 𝑾 = න 𝑳. 𝒊. 𝒅𝒊 = . 𝑳. 𝑰𝟐
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝟎 𝟐
Sachant que, dans le domaine linéaire,
𝚽 𝟏
𝑳=𝑵 𝒐𝒏 𝒆𝒏 𝒅é𝒅𝒖𝒊𝒕 𝑾 = 𝑵. 𝝓. 𝑰
𝑰 𝟐
On définit la réluctance, et l’inductance, on déduit une autre expression de l’énergie :
𝟏 𝟐 𝝁. 𝑺 𝟐 𝟏 𝑵𝟐 . 𝑰 𝟐 𝟏 𝟏
𝑾 = .𝑵 . . 𝑰 = . 𝑺; 𝒍. 𝟐 . 𝝁 = . 𝑽. 𝑯𝟐 . 𝝁 ⟹ 𝑾 = 𝑩. 𝑯. 𝑽
𝟐 𝒍 𝟐 𝒍 𝟐 𝟐
[Link] Electromagnétisme 45
➢ Force d’attraction F
On a par définition :
dW= [Link] S
avec e est la longueur de l’entrefer, et W l’énergie dans
l’entrefer. i
i e F
Sachant que :
𝟏
𝑾 = 𝑩. 𝑯. 𝑽
𝟐
la force d’attraction a pour expression :
𝒅𝑾 𝟏 𝑩𝟐
𝑭= = . .𝑺
𝒅𝒆 𝟐 𝝁𝟎
[Link] Electromagnétisme 46
Les pertes dans les bobines à noyau de fer
Il est important de préciser l’origine des différentes pertes B
qui apparaissent dans le circuit magnétique d’une bobine.
➢ Pertes par courants de Foucault
Les matériaux ferromagnétiques ont des propriétés
i
conductrices pour le courant électrique : en présence d’un
flux variable, la fem induite crée les courants de Foucault
qui circulent dans le matériau. L’effet Joule dissipe
l’énergie sous forme de chaleur, ce sont les pertes par
courants de Foucault.
Ces pertes s’expriment comme suit :
𝑷𝑭 = 𝒌𝑭 . 𝒇𝟐 . 𝑩𝟐𝒎𝒂𝒙 B
La réduction de ces pertes peut se faire par :
✓ l’utilisation d’un matériau plus résistif : fer avec
addition de silicium, ferrite.
✓ L’augmentation de la résistance au passage des i
courants : circuit magnétique composé de tôles
(feuilletage) isolées entre elles par oxydation
surfacique.
[Link] Electromagnétisme 47
➢ Pertes par hystérésis
Sous l’effet de B et de H, les forces de Laplace créent des contraintes internes au matériau. Leur
frottement les uns contre les autres favorise l’échauffement du matériau : ce sont les pertes par
hystérésis.
Évoluant à cette fréquence. Les pertes s’expriment par :
𝑷𝑯 = 𝑨𝑯 . 𝑽. 𝒇
En règle générale, ces pertes sont globalisées :
𝑷𝑯 = 𝒌𝑯 . 𝒇. 𝑩𝟐𝒎𝒂𝒙
où kH est la constante d’hystérésis.
Puisque les pertes par hystérésis sont directement conditionnées par l’aire du cycle d’hystérésis, pour les
réduire il faut utiliser des matériaux ferromagnétiques doux, par exemple.
➢ Globalisation des pertes : pertes fer
𝑷𝒇𝒆𝒓 = 𝑷𝑭 + 𝑷𝑯 = 𝒌𝑭 . 𝒇𝟐 . 𝑩𝟐𝒎𝒂𝒙 + 𝒌𝑯 . 𝒇. 𝑩𝟐𝒎𝒂𝒙
On remarquera que les deux types de pertes sont proportionnelles au carré de l’induction maximale. Pour
la fréquence, les pertes par hystérésis sont proportionnelles et celles par courants de Foucault dépendent
du carré. Cette distinction permet d’effectuer des méthodes de séparation des pertes.
[Link] Electromagnétisme 48
Modèle électrique équivalent de la bobine saturée
Equation générale (t) S
L’équation générale exprimant la tension d’entrée u(t) est:
i(t)
𝒅𝒊 𝒕 𝒅𝝋 𝒕
𝒖 𝒕 = 𝒓𝒊 𝒕 + 𝒍𝒇 +𝑵
𝒅𝒕 𝒅𝒕
u(t) N f(t)
Formule de BOUCHEROT
Par hypothèse on néglige : l’influence de la résistance r des
enroulements (r.i 0), ainsi que l’influence de l’inductance de e(t)
fuite lf. Donc :
U eff = 4 ,[Link] .S . f .N = 4 ,44. max . f .N
Etablissement du schéma équivalent
Détermination de la puissance apparente : S = U.I
La mesure de la puissance active fournie les pertes fer : P = Pfer .
La puissance active Pfer est consommée par une résistance Rf soumise à la tension u(t) et parcourue par le
courant actif iP :
𝑼𝟐 𝑷𝒇𝒆𝒓 𝑼
𝑹𝒇 = = 𝟐 =
𝑷𝒇𝒆𝒓 𝑰𝑷 𝑰𝑷
[Link] Electromagnétisme 49
La puissance réactive consommée traduit le
déphasage entre le courant et la tension : elle
est matérialisée par une inductance Lf soumise ie(t)
à la tension u(t) parcourue par le courant
réactif iQ :
iP(t) iQ(t)
U2 Q fer U
X f = Lf = = =
Q fer IQ2 IQ
Remarque u(t) Rf Lf
R et L ne sont pas constantes :
➢ Rf et Lf dépendent de la fréquence,
➢ L dépend de la saturation du matériau.
[Link] Electromagnétisme 50
Représentation de Fresnel
Puisque les grandeurs tension, courant, flux, induction et champ d’excitation sont sinusoïdales, toutes les
écritures peuvent utiliser la représentation complexe :
➢ U = jN
➢ (t) = B(t)S donc = BS
Ces différentes informations permettent de tracer le diagramme de Fresnel de la bobine équivalente dans
l’approximation de Kapp.
Tension en référence
Courant actif en phase
avec la tension
IP U
Déphasage entre la tension
et le courant
Angle d’écart hystérétique
Ie
= −
2
IQ
Courant réactif en phase avec le flux : c’est
le courant magnétisant en quadrature arrière
sur le courant actif.
[Link] Electromagnétisme 51
Schéma équivalent complet
La touche finale consiste à adjoindre au modèle issu de l’approximation de Kapp et l’assimilation du
courant à un équivalent sinusoïdal, la résistance r de l’enroulement et l’inductance lf de fuite.
ie(t)
lf iP(t) iQ(t)
r
r et lf sont des éléments
absents dans l’approximation
de KAPP Rf Lf
u(t)
[Link] Electromagnétisme 52
Schéma de montage
V1 V2
AT TR
✓ AT : Autotransformateur
✓ TR : Transformateur
[Link] Electromagnétisme 53
Formules et théorèmes :
Théorème d’ampère :
NI = Hl
Formule de Boucherot :
U = 4,44fBSN
Flux d’induction magnétique :
= BS
Réluctance :
= l/S
Perméabilité relative :
r = B/0H
[Link] Electromagnétisme 54
Tableau des valeurs
N1 = 440 spires ; N2 = _____ spires
U1 U2 I1 H B r
(V) (V) (A) (At/m) (T) (mWb) (At/Wb)
0
[Link] Electromagnétisme 55