EVALUATION DES RISQUES
Thierry YOUOTO
Ingénieur - Conseil - Formateur QSE
Contacts : (+225) 07 01 88 97 / youotothierry@[Link]
Plan de la formation
00 Introduction
01 Contexte
02 Définition du concept risque
03 Les différentes catégories de risque
04 Revue des normes abordant la notion de risque
05 Présentation des normes relatives au management du
risque
06 Lien entre les 3 normes de la série ISO 31000
07
Relation entre les principes, le cadre organisationnel et le
processus du management du risque
08 Bibliographie & Webographie
2 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur -
Plan de la formation
09 Lexique
10 Système de management de SST et Evaluation des risques
11 Definitions en SST
12 Norme OHSAS 18001 et gestion des risques
13 Identification des dangers
14 Identification des dangers : visionnage vidéos
15 Identification des dangers : Analyse de scène dans une usine
16 Evaluation des risques : Les outils d’évaluation
17 Evaluation des risques : Méthode AMDEC
3 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur -
Plan de la formation
18 Evaluation des risques : Méthode Nœud de papillon
19 Une matrice d’évaluation du risque
20 Les moyens de contrôle du risque
21 Etude de cas : l’enfant et le taureau
22 Le document unique
23 Les fiches risque
4 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur -
- Résumé
Au cours du temps, la multiplication des différents
évènements tragiques a démontré l'importance de la
gestion adéquate des risques. Désormais, la gestion
des risques est un élément indispensable à la survie de
tout type d’organisme. Le risque peut être, en effet,
pilote de décisions stratégiques, source de
nombreuses incertitudes et une menace à la
pérennité des activités.
5 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
- Résumé
Une approche globale du management du risque
permet d’évaluer l’impact de tous les types de risques
sur tous les processus, y compris les personnes, les biens
et l’environnement. C’est dans cette logique qu’a été
publiée la norme ISO 31000
« Management du risque – Principes et lignes
directrices». Elle offre une approche structurée et
globale de la mise en œuvre du management du
risque en entreprise.
6 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
00- Introduction
• Les premières lois relatives à la sécurité au travail apparaissent en
France dés la fin du XIX siècle.
• D'après l'Organisation internationale du travail (agence tripartite de
l'ONU pour promouvoir le travail décent à travers le monde) il y a
environ 270 millions accidents du travail chaque année et quelque 160
millions cas de maladies professionnelles dans le monde. Le concept
de travail décent sous entend travail sûr lequel conduit au bien-être
économique des personnes.
• Un moyen qui a fait ses preuves pour protéger les travailleurs est de
mettre en place un système de management de l’hygiène ,santé et
sécurité au travail.
• L'intégration de l'évaluation des risques professionnels (liés à la santé et
la sécurité des travailleurs) dans le management de chaque entreprise
7 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
00- Introduction
Le risque n’est pas une découverte du monde
moderne. En effet, l’homme l’a intégré naturellement
dans son mode de fonctionnement depuis la nuit des
temps mais de façon intuitive pour sa sauvegarde.
Le début du XXIème siècle a été marqué par des
événements tragiques (la peur du « bug » de l’an 2000
, les attentats du 11 septembre 2001, la crise des
subprimes, les soulèvements du monde arabe,
épidémie du virus « Ebola » , les attentats terroristes …)
qui ont bouleversés le quotidien des hommes et ont
également fragilisés les interdépendances mondiales.
8 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
00- Introduction
Cette mondialisation des marchés a mis en évidence
les difficultés que rencontrent les organismes à gérer
l’environnement incertain et fluctuant les entourant.
Cet environnement est source de risques qui peuvent
aussi bien être interne qu’externe aux organismes. Ils
peuvent mettre les organismes en péril s’ils n’ont pas
anticipé les fluctuations de leur environnement. Les
anticiper peut aussi être une force, un atout.
De ce fait, est apparu le terme de « Risk management
» qui est une matière assez nouvelle sauf pour les
entreprises ayant déjà une envergure internationale.
Suivant qu’il est utilisé dans le monde de l’entreprise,
ou dans le langage courant, il ne revêt pas la même
signification
.
9 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
00- Introduction
Cette mondialisation des marchés a mis en évidence
les difficultés que rencontrent les organismes à gérer
l’environnement incertain et fluctuant les entourant.
Cet environnement est source de risques qui peuvent
aussi bien être interne qu’externe aux organismes. Ils
peuvent mettre les organismes en péril s’ils n’ont pas
anticipé les fluctuations de leur environnement. Les
anticiper peut aussi être une force, un atout.
De ce fait, est apparu le terme de « Risk management
» qui est une matière assez nouvelle sauf pour les
entreprises ayant déjà une envergure internationale.
Suivant qu’il est utilisé dans le monde de l’entreprise,
ou dans le langage courant, il ne revêt pas la même
signification
.
10 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
01- Contexte
• Historiquement et contrairement aux entreprises
françaises, les entreprises anglo-saxonnes ont toujours
été en avance en matière de risk management. En
effet, la première apparition de la gestion des risques
« moderne » fut aux États-Unis entre les années 1950
et 1960. Cette gestion étant limitée à cette époque
au transfert des risques vers un assureur. Cette notion
a évolué pour prendre une importance capitale
dans la vie des entreprises depuis les années 2000, en
étant de plus en plus intégrée dans la stratégie
globale de l’entreprise et en devenant un élément
clé pouvant influer sur les principes de l’organisation
de l’entreprise
11 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
01- Contexte
La norme ISO 31000 constitue une solution efficace
pour aider les entreprises à déployer leur approche-
risque de façon structurée sans préconiser des moyens
opérationnels pour sa mise en œuvre. Cette norme
dresse d’intéressantes interrogations de manière à
aborder ce sujet complexe qui est la gestion des
risques, en ayant comme objectif de fournir des
principes et des lignes directrices pour le management
du risque en favorisant l’intégration de ce dernier dans
le système managérial de l’organisme.
12 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur
01- Contexte
La norme ISO 31000 constitue une solution efficace
pour aider les entreprises à déployer leur approche-
risque de façon structurée sans préconiser des moyens
opérationnels pour sa mise en œuvre. Cette norme
dresse d’intéressantes interrogations de manière à
aborder ce sujet complexe qui est la gestion des
risques, en ayant comme objectif de fournir des
principes et des lignes directrices pour le management
du risque en favorisant l’intégration de ce dernier dans
le système managérial de l’organisme.
13 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
02- Définition du concept risque
Selon la norme ISO 31000 : « Les organismes de toutes
sortes sont confrontés à des facteurs et des influences
internes et externes, de sorte qu’ils ignorent s’ils vont
atteindre ou dépasser leurs objectifs et, si oui, à quel
moment et dans quelle mesure. L'incidence de cette
incertitude sur l’atteinte des objectifs d’un organisme
constitue le risque. »
14 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
02- Définition du concept risque
Selon la norme ISO 31000 : « Les organismes de toutes
sortes sont confrontés à des facteurs et des influences
internes et externes, de sorte qu’ils ignorent s’ils vont
atteindre ou dépasser leurs objectifs et, si oui, à quel
moment et dans quelle mesure. L'incidence de cette
incertitude sur l’atteinte des objectifs d’un organisme
constitue le risque. »
15 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
03- Les différentes catégories de risque
Catégorie de risques Exemples
Ce sont les risques liés à l’environnement global
de l’organisme hors de ses frontières. Quand une
Blocus économique, attentats, guerres, climat
Risques géopolitiques organisation évolue à l’extérieur de son pays
insurrectionnel…
d’origine, elle devient exposée au « risque pays »
où sont localisées ses activités
Les risques économiques regroupent l’ensemble
Inflation, évolution de la demande, des besoins,
des risques associés à l’activité économique des
des marchés, des conditions de financement,
Risques économiques organismes sont tous des risques susceptibles de
l’évolution de la disponibilité et de la rareté des
remettre en cause ou de déstabiliser la structure
ressources financières …
de la chaîne de valeur de l’organisme.
Une organisation, quelle que soit sa taille,
Incohérence entre les différents segments
Risques stratégiques propose un modèle stratégique pour atteindre ses
constitutifs du modèle stratégique
objectifs.
La mise en œuvre du modèle stratégique
Illiquidité, taux de change, risque de crédit,
Risques financiers engendre, la création d’une multitude de risques
dilution du capital…
financiers.
Les risques opérationnels matérialiseront tous les
impacts directs ou indirects engendrés par Risques engendrés par les infrastructures, les
Risques opérationnels
l’organisme dans son activité quotidienne, dans énergies, les cycles de production…
son cycle d’exploitation
Les risques industriels couvrent une catégorie
particulière de risques opérationnels, rencontrés Risques liés aux activités de fabrication, de
Risques industriels
exclusivement dans les activités de fabrication, de transformation…
transformation, donc de production de biens.
16 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
03- Les différentes catégories de risque
Catégorie de risques Exemples
Ils couvrent les problématiques contractuelles des
Contrefaçon, responsabilité pénale du
Risques juridiques relations d’affaires, des obligations de respect de la
dirigeant…
conformité des lois et des règles en vigueur
Les risques informatiques sont une source permanente de
risques critiques pour les organismes de nos jours, Risques liés aux matériels, aux logiciels,
Risques informatiques compte tenu de l’usage intensif des outils informatiques aux applications, aux infrastructures
(matériels, logiciels, applications, infrastructures réseaux, réseaux…
…).
Sont distingués au sein de cette catégorie les risques
sociaux (climat social, maîtrise du turn-over, gestion de la
Risques sociaux ou Perte d’homme clé, mal-être, stress,
compétence, perte homme clé, …) et les risques
psychosociaux harcèlement sexuel, suicide…
psychosociaux (mal-être, stress, harcèlement sexuel et/ou
moral, suicide, conduites additives, …).
L’image qu’affiche un organisme auprès de ses salariés,
de ses clients, de ses fournisseurs, de ses partenaires, de
Risques d’image ou de ses tiers de confiance est très importante. Sa destruction Contrefaçon, rumeurs, concurrence
réputation ou sa dégradation constitue des risques indéniables dont déloyale, espionnage industriel…
les impacts en termes de gravité seront très lourds, voire
impossibles à surmonter
La connaissance et les savoir-faire de l’organisation, son
évolution et sa capitalisation exposent tous les
Risques de knowledge organismes aux risques liés au « knowledge management
Perte de connaissance et de savoir-faire
management », autrement dit à la gestion de la connaissance. La
maîtrise de ces risques permet d’optimiser l’efficacité de
l’activité.
17 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
04- Revue des normes abordant la notion
de risque
•Le référentiel COSO 2
Le référentiel COSO 2 est actuellement le référentiel le
plus appliqué par les entreprises européennes en
matière de management des risques.
Qu’est-ce-que le référentiel COSO 2 ?
Le référentiel a donc été mis en place avant l’ISO
31000 ce qui peut expliquer le fait qu’il est plus utilisé
par les entreprises. En revanche, il a été montré que
de nombreuses organisations ont rencontré des
difficultés à mettre en place le référentiel COSO.
18 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
04- Revue des normes abordant la notion
de risque
• Le référentiel COSO 2
L’ISO 31 000 offre une approche rationalisée qui est
plus facile à mettre en œuvre. Il est basé sur un
processus de gestion qui s’adapte à chaque
organisation et qui s’intègre dans la gestion
préexistante. Le modèle COSO, basé sur le contrôle de
la conformité, est par contre plus difficilement
exploitable pour la gestion de risque global.
19 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
04- Revue des normes abordant la notion
de risque
• L’ISO 13485 et le management du risque
Dans sa partie « 7. Réalisation du produit », la norme
13485 qui énonce les exigences relatives au système
de management de la qualité dans le cas des
dispositifs médicaux, précise que l’organisme doit
établir des exigences documentaires relatives au
management des risques tout au long du processus
de réalisation du produit.
20 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
04- Revue des normes abordant la notion
de risque
• La norme ISO 14971
La norme ISO 14971 s’applique à la gestion des risques
aux dispositifs médicaux. Elle permet aux fabricants
d’identifier les phénomènes et les situations dangereux
associés aux dispositifs médicaux, d’évaluer et de
maîtriser ce type de risques.
Il est donc recommandable d’utiliser la norme ISO
14971 afin d’intégrer un management des risques
adapté selon la norme ISO 13485.
21 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
04- Revue des normes abordant la notion
de risque
• L’ISO 9001:2015 et le management du risque
La nouvelle norme ISO 9001 version 2015 relative au
système de management de la qualité, incite les
organismes à prendre en compte les risques et les
opportunités associés à leur contexte et à leurs
objectifs à tout moment du processus de décision et à
tout niveau de leur organisation. Cette approche par
les risques est évoquée à plusieurs moments dans le
contenue de la norme ISO 9001, notamment dans le
paragraphe « 0.3.3. Approche par les risques » et « 6.1.
Actions à mettre en œuvre face aux risques et
opportunités ».
22 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
04- Revue des normes abordant la notion
de risque
• L’ISO 9001:2015 et le management du risque
Tout organisme, pour se conformer à cette norme, doit
déterminer les risques et mettre en œuvre des actions
face à ces derniers. Néanmoins, la norme précise qu’il
n’existe pas d’exigences concernant les méthodes
formelles de management du risque ou un processus
de management de risque documenté. L’organisme
peut choisir d’appliquer le référentiel ou la méthode la
plus adapté à son organisation. Il peut même opter
pour un management de risque plus étendue que
n’exige la norme.
23 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
04- Revue des normes abordant la notion
de risque
• L’ISO 14001:2015 et le management des risques
De la même façon, la nouvelle version de la norme
14001 relative au système de management
environnemental, intègre une approche par les
risques. Elle permet à un organisme d’employer un
même raisonnement fondé sur le risque pour intégrer
son système de management environnemental aux
exigences d’autres systèmes de management.
Pour être conforme à l’ISO 14001, l’organisme doit
aussi planifier les actions pour traiter les risques et
évaluer l’efficacité de ses actions. Cette norme
n’impose pas non plus des exigences pour un
management formel du risque. Il revient à l’organisme
de choisir la méthode qu’il utilisera pour déterminer les
risques
24 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
04- Revue des normes abordant la notion
de risque
• L’ISO 26000:2010
Cette norme met en avant les bénéfices de la
responsabilité sociétale pour une organisation. En
effet, elle favoriserait la prise de décision plus éclairée
fondée sur une meilleure appréhension des
opportunités et des risques liés au fait de ne pas
assumer sa responsabilité sociétale
25 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
04- Revue des normes abordant la notion
de risque
• Bilan
Il est nécessaire pour tout organisme désireux de rester
dans la course et voir même désireux d’avoir une
longueur d’avance, qu’il identifie dans un premier
temps les enjeux pouvant impacter directement son
activité et ensuite identifier les risques pouvant en
découler.
L’ISO 31000 est un fil d’Ariane qui vous sera simplifié
afin de vous en faciliter l’exploitation
26 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
05- Présentation des normes relatives au
management du risque
Norme ISO 31000 : 2009, Management du risque – Principes
et lignes directrices
Cette norme énonce les principes et lignes directrices pour
toute forme de risque rencontrée en organisation.
L’ISO 31000 définit le risque comme
« l’effet de l’incertitude sur l’atteinte des objectifs ».
L’application de cette norme donne la possibilité aux
organismes d’atteindre de manière significative leurs
objectifs, de saisir de nouvelles opportunités et de faire face
aux éventuelles menaces.
Toute organisation peut intégrer le management des
risques dans son système. Cependant cette norme n’a pas
vocation à servir de base à une certification.
27 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
05- Présentation des normes relatives au
management du risque
Norme ISO 31000 : 2009, Management du risque – Principes et
lignes directrices
La mise en œuvre d’ISO 31000 permet, par exemple, à un
organisme :
D’augmenter la probabilité que les objectifs seront atteints
D’encourager un management proactif
De prendre conscience de la nécessité d’identifier et de
traiter le risque à travers tout l’organisme
D’améliorer l’identification des opportunités et des menaces
De se conformer aux obligations légales et réglementaires,
ainsi qu’aux normes internationales
D’améliorer l’information financière
28 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
05- Présentation des normes relatives au
management du risque
Norme ISO 31000 : 2009, Management du risque – Principes et
lignes directrices
D’améliorer la gouvernance
D’accroître l’assurance et la confiance des parties prenantes
D’établir une base fiable pour la prise de décision et la
planification
D’améliorer les contrôles
D’allouer et d’utiliser efficacement les ressources pour le
traitement du risque
D’améliorer l’efficacité et l’efficience opérationnelle
De renforcer les performances en matière de santé et de
sécurité, ainsi que de protection environnementale
29 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
05- Présentation des normes relatives au
management du risque
Norme ISO 31000 : 2009, Management du risque – Principes et
lignes directrices
D’améliorer la prévention des pertes et le management
des incidents
De minimiser les pertes
D’améliorer l’apprentissage organisationnel
D’améliorer la résilience organisationnelle (PDCA)
30 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
05- Présentation des normes relatives au
management du risque
• Norme ISO 31004 : 2014, Lignes directrices pour l'implémentation de
l'ISO 31000
Cette norme a pour objectif d’aligner aisément au sein des
organisations les pratiques de leur management du risque avec les
principes d'ISO 31000. Un rapport technique est intégré à cette
norme (ISO/TR 31004). Il propose aux organismes des lignes
directrices de management efficace du risque par la mise en œuvre
de l’ISO 31000:2009 par la détection, la compréhension et la gestion
des risques. Il est destiné à être utilisé par ceux qui, au sein des
organismes prennent les décisions qui influent sur la réalisation de
leurs objectifs et ceux qui fournissent aux organismes, conseils et
accompagnement en matière de management du risque. Il
s’applique à tous types d’activités et à toutes les composantes de
tous les organismes.
31 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
05- Présentation des normes relatives au
management du risque
• Norme ISO 31010 : 2009, Gestion des risques – Techniques
d'évaluation des risques
Cette norme est axée sur l'évaluation des risques, qui
donne aux décideurs un meilleur éclairage des risques
pouvant gêner la réalisation des objectifs et leur permet
d'évaluer l'adéquation et l'efficacité des contrôles déjà
mises en place. Cette norme traite des concepts de
l'évaluation des risques, des processus et de la sélection
des techniques d'évaluation des risques.
32 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
06-Lien entre les 3 normes de la série ISO
31000
33 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
07-Relation entre les principes, le cadre
organisationnel et le processus du
management du risque
34 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
08-Bibliographie & Webographie
INSEE, « Définitions, méthodes et qualité, Définitions ». INSEE, [Link].
J.-F. PILLOU, « Le bug de l’an 2000 ». CCM, [Link], sept-
2015.
Institut National de l’Audiovisuel, « Attentats Etats-Unis : le film de la catastrophe
», [Link].
N. COUDERC et O. MONTEL-DUMONT, « Les politiques économiques à l’épreuve
de la crise ». Ed. La Documentation Française, les Cahiers Français, Vol 359, nov-
2010.
K. MOHSEN-FINAN, « Le printemps arabe reconfigure l’environnement du
Maghreb ». Ed. IRIS, [Link], oct-2014.
INVS, « fièvre hémorragique virale (FHV) à virus EBOLA ». Ed. Institut de veille
sanitaire, [Link], févr-2015.
AFNOR, « NF ISO 31000 Management du risque - Principes et lignes directrices ».
Edition Afnor, [Link], janv-2010.
35 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
08-Bibliographie & Webographie
P. ANGLARD, J. LACROIX, et F. LAU, « Analyse et gestion des risques dans les
grandes entreprises : impacts et rôle pour la DSI ». Ed. CIGREF, [Link], oct-
2007.
G. MOTET, La norme ISO 31000 en 10 questions. France: Institut pour une Culture
de Sécurité Industrielle, 2009.
« Définition : Enjeu ». LAROUSSE, [Link].
J.-D. DARSA, La gestion des risques en entreprise : Identifier, comprendre,
maîtriser. Les risques économiques, stratégiques, financiers, opérationnels,
juridiques, informatiques, 3éme édition. Ed. GERESO, 2013.
J.-D. DARSA, 365 risques en entreprise - Une année en risk management, 2éme
édition. Ed. GERESO, 2014.
FERMA, « FERMA European Risk Management Benchmarking Survey 2012 », Ed.
FERMA, [Link], oct. 2012.
AFNOR, « NF EN ISO 9001 Systèmes de management de la qualité — Exigences ».
Edition Afnor, [Link], oct-2015.
36 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
08-Bibliographie & Webographie
AFNOR, « NF EN ISO 14001 Systèmes de management environnemental —
Exigences et lignes directrices pour son utilisation ». Edition Afnor,
[Link], oct-2015.
AFNOR, « NF EN ISO 13485 Dispositifs médicaux _ Systèmes de management de
la qualité _ Exigences à des fins réglementaires ». Edition Afnor, [Link],
sept-2012.
AFNOR, « NF ISO 26000 Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale ».
AFNOR, [Link], nov-2010.
AFNOR, « FD ISO 31004 Lignes directrices pour l’implémentation de l’ISO 31000 ».
Edition Afnor, [Link], 14-oct-2015.
AFNOR, « NF EN 31010 Gestion des risques Techniques d’évaluation des risques ».
Edition Afnor, [Link], juill-2010.
« ISO Focus+, Février 2013 - ISO », ISO Focus+, vol. 4, no 2, p. 33, févr-2013.
UTC et KELIS, « SCENARIChain 4.1 ». Ed. KELIS, [Link], nov-
2015.
37 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
08-Bibliographie & Webographie
J. LE RAY, De la gestion des risques au management des risques. Pourquoi ?
Comment ? AFNOR Editions, [Link], 2015.
R. CIVET, « Commission normalisation Management des risque : AFNOR/CN
Risque », [Link]/espace_normalisation. [En ligne]. Disponible sur:
[Link]
tour. [Consulté le: 09-nov-2015].
S. TRANCHARD, « The revision of ISO 31000 on risk management has started ». ISO,
[Link], mai-2015.
M. LAZARTE, « ISO 9001:2015 - Just published! » ISO, [Link], sept-2015.
38 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
09-Lexique
Analyse du risque : Processus mis en œuvre pour comprendre la nature d'un risque et
pour déterminer le niveau de risque. Elle fournit la base de l'évaluation du risque et
les décisions relatives au traitement du risque et inclut l'estimation du risque.
Appréciation du risque : Processus de recherche, de reconnaissance et de
description des risques.
Attitude face au risque : Approche d'un organisme pour apprécier un risque avant,
éventuellement, de saisir ou préserver une opportunité ou de prendre ou rejeter un
risque.
Cadre organisationnel de management du risque : Ensemble d'éléments établissant
les fondements et dispositions organisationnelles présidant à la conception, la mise
en œuvre, la surveillance, la revue et l'amélioration continue du management du
risque dans tout l'organisme.
Communication et concertation : Processus itératifs et continus mis en œuvre par un
organisme afin de fournir, partager ou obtenir des informations et d'engager un
dialogue avec les parties prenantes et autres parties, concernant le management
du risque.
39 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
09-Lexique
Conséquence : Effet d'un événement affectant les objectifs
Contexte externe : Environnement externe dans lequel l'organisme cherche à
atteindre ses objectifs.
Contexte interne : Environnement interne dans lequel l'organisme cherche à
atteindre ses objectifs.
Établissement du contexte : Définition des paramètres externes et internes à prendre
en compte lors du management du risque et définition du domaine d'application
ainsi que des critères de risque pour la politique de management du risque.
Évaluation du risque : Processus de comparaison des résultats de l'analyse du risque
avec les critères de risque afin de déterminer si le risque et/ou son importance sont
acceptables ou tolérables.
Management du risque : Activités coordonnées dans le but de diriger et piloter un
organisme vis-à-vis du risque.
Moyen de maîtrise : Mesure qui modifie un risque.
40 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
09-Lexique
Niveau de risque : Importance d'un risque ou combinaison de risques, exprimée en
termes de combinaison des conséquences et de leur vraisemblance.
Partie prenante : Personne ou organisme susceptible d'affecter, d'être affecté ou de
se sentir lui-même affecté par une décision ou une activité.
Plan de management du risque : Programme inclus dans le cadre organisationnel de
management du risque, spécifiant l'approche, les composantes du management et
les ressources auxquelles doit avoir recours le management du risque.
Politique de management du risque : Déclaration des intentions et des orientations
générales d'un organisme en relation avec le management du risque.
Processus de management du risque : Application systématique de politiques,
procédures et pratiques de management aux activités de communication, de
concertation, d'établissement du contexte, ainsi qu'aux activités d'identification,
d'analyse, d'évaluation, de traitement, de surveillance et de revue des risques.
Processus : est un ensemble d'activités corrélées ou interactives qui transforme des
éléments d'entrée en éléments de sortie.
41 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
09-Lexique
Propriétaire du risque : Personne ou entité ayant la responsabilité du risque et ayant
autorité pour le gérer.
Revue : Activité entreprise afin de déterminer l'adaptation, l'adéquation et
l'efficacité de l'objet étudié pour atteindre les objectifs établis.
Risk Management : est l'identification, l'évaluation et la hiérarchisation des risques
Risque résiduel : Risque subsistant après le traitement du risque.
Risque : Effet de l'incertitude sur l'atteinte des objectifs.
Surveillance : Vérification, supervision, observation critique ou détermination de l'état
afin d'identifier continûment des changements par rapport au niveau de
performance exigé ou attendu.
Traitement du risque : Processus destiné à modifier un risque.
42 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
10-Système de management de SST et
Evaluation des risques
43 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
11- Definitions en SST
Incident
• Evénement ou succession d’évènements
inattendus pouvant causer des dommages
corporels, maladie ou préjudice matériel,
environnemental ou à la réputation de la
compagnie.
44 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
11- Definitions en SST
Accident
• Evénement ou succession d’évènements
inattendus causant des dommages corporels,
maladie ou préjudice matériel, environnemental
ou à la réputation de la compagnie.
45 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
11- Definitions en SST
Incident potentiel
Pratiques ou conditions dangereuses qui
pourraient conduire à un incident (l’incident ne
s’est pas produit).
46 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
11- Definitions en SST
Presqu’incident
Incident qui dans des circonstances légèrement
différentes aurait pu causer une maladie, des
dommages corporels, ou causer des préjudices
matériels, à l’environnement ou à la réputation
de l’entreprise, (l’incident s’est produit mais les
conséquences ont été réduites)
47 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
11- Definitions en SST
Danger
Un danger est toute source potentielle de
dommage, de préjudice ou d'effet nocif à
l'égard d'une personne, des biens, à
l’environnement dans certaines conditions dans
le milieu de travail.
48 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
11- Definitions en SST
Risque
C’est l’exposition au danger
C’est la combinaison de la probabilité, gravité et
Conséquence.
Risque = danger x exposition
49 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
11- Definitions en SST
Evaluation du risque
C’est lui donner une valeur exploitable selon
les critères: Sévérité, conséquence et probabilité
50 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
11- Definitions en SST
Mesure de contrôle
Mesures qui empêchent la présence
de la cause ou empêchent le déclenchement
de l'événement dangereux. (mesures préventives)
Les mesures qui empêches ou limitent les
Conséquences. ( mesures de mitigation )
51 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
12-Norme OHSAS 18001 et gestion des
risques
4.3.1- Identification des dangers, évaluation des
risques et moyens de maîtrise.
1
IDENTIFIER
2
EVALUER
3
CONTROLER
52 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur -
13- Identification des dangers
DANGERS PHYSIQUES
DANGERS ERGONOMIQUES
DANGERS CHIMIQUES
DANGERS BIOLOGIQUES
53 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
13- Identification des dangers
Prendre en compte les activités normales, anormales
et d'urgence
Prendre en compte les activités de toutes les
personnes sur le lieu de travail
Prendre en compte les facteurs humains
Prendre en compte les dangers identifiés d'origine
extérieure
Prendre en compte les dangers du voisinage
Prendre en compte les infrastructures, les
équipements et matériaux
54 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
13- Identification des dangers
Prendre en compte les modifications liées à
l'entreprise, aux activités, aux matériaux
Prendre en compte les modifications du SMSST
Prendre en compte les obligations légales liées à
l'évaluation des risques et mise en place des moyens
de maîtrise
Prendre en compte l'environnement de travail
55 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
13-Identification des dangers
EXERCICE 1 : Identification de danger
56 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
13-Identification des dangers
EXERCICE 1 : Identification de danger
Réponses possibles :
• Employé d’entrepôt ne portant pas l’EPI
approprié – lunettes de sécurité, gants de travail.
• L’employé déplace le fût alors qu’il est encore
attaché au chariot à fourche.
• La main de l’employé est placée entre le fût et
le mat du chariot à fourche.
Vous remarquez quelque chose d’autre ?
57 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
13-Identification des dangers
EXERCICE 2 : Identification de danger
58 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
13-Identification des dangers
EXERCICE 2 : Identification de danger
Réponses possibles :
• Les cordons électriques et téléphoniques sur le
sol pourraient constituer des dangers de
trébuchement. Ils devraient être collés au sol par à
une bande adhésive.
• La chaise apparaît bloquer le passage (entre le
classeur et d’autres chaises).
Vous remarquez quelque chose d’autre ?
59 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
13-Identification des dangers
EXERCICE 3 : Identification de danger
60 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur
13-Identification des dangers
EXERCICE 3 : Identification de danger
Réponses possibles:
• Le bureau est trop encombré !
• Le bureau n’est pas conforme à la « Politique des
bureaux propres»,
• Remarquez-vous autre chose?
61 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
13-Identification des dangers
EXERCICE 4 : Identification de danger
62 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
13-Identification des dangers
EXERCICE 5 : Identification de danger
63 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
13-Identification des dangers
EXERCICE 5 : Identification de danger
64 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
14-Identification des dangers : visionnage
vidéos
65 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
14-Identification des dangers : visionnage
vidéos
66 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
14-Identification des dangers : visionnage
vidéos
67 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
15-Identification des dangers : Analyse
de scène dans une usine
68 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
L’évaluation des risques professionnels (EvRP) constitue
une étape cruciale de la démarche de prévention.
Elle en est le point de départ.
L’identification, l’analyse et le classement des risques
permettent de définir les actions de prévention les plus
appropriées, couvrant les dimensions techniques,
humaines et organisationnelles. L’évaluation des
risques doit être renouvelée régulièrement.
69 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Qu’est-ce que l’évaluation des risques professionnels ?
L'évaluation des risques professionnels (EvRP) consiste
à identifier les risques auxquels sont soumis les salariés
d'un établissement, en vue de mettre en place des
actions de prévention pertinentes couvrant les
dimensions techniques, humaines et
organisationnelles.
Elle constitue l'étape initiale de toute
démarche de prévention en santé et sécurité au
travail
70 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Qu’est-ce que l’évaluation des risques professionnels ?
L'EvRP est une démarche structurée dont les résultats
sont formalisés dans un "document unique". Ce
document est mis à la disposition des salariés, des
membres du CSST, des délégués du personnel, du
médecin du travail, de l'inspecteur du travail et des
agents des services de prévention des organismes de
sécurité sociale.
71 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Pourquoi évaluer les risques professionnels ?
L’évaluation des risques professionnels (EvRP) relève
de la responsabilité de l’employeur, et s’inscrit dans le
cadre de son obligation générale d’assurer la sécurité
et de protéger la santé des salariés.
L’évaluation des risques professionnels figure parmi les
principes généraux de prévention énoncé dans le
Code du travail : (articles 42.1 à 43.4).
Celle-ci englobe des actions d’identification et de
classement des risques et aussi de mise en place
d’actions de prévention. Ces actions ne dispensent
pas l’entreprise de mettre également en oeuvre des
mesures correctives immédiates.
72 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Principes de l'évaluation
Afficher sa volonté de réaliser une évaluation des
risques
de l’étape de préparation de l’évaluation, le chef
d’entreprise s’engage sur les objectifs, les moyens et
les modalités d’organisation et de communication
Choisir les outils d’évaluation qui sont adaptés à son
entreprise
• Plusieurs techniques, outils et guides-modes d’emploi
existent. Cependant, l’employeur choisira celle ou
celui qui est adapté à la taille de son entreprise, sa
culture, la nature de ses activités…
73 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Principes de l'évaluation
S’organiser pour être autonome
La réalisation en interne de l’évaluation des risques est
à privilégier. Néanmoins, l’employeur peut s’appuyer
sur des aides extérieures. Cette autonomie permet au
• chef d’entreprise de :
• - Rester maître des décisions garantissant la maîtrise
des risques,
• - Contribuer à l’appropriation de la démarche par
l’encadrement et les salariés.
74 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Principes de l'évaluation
Associer les salariés
Les salariés sont les premiers concernés par les risques
professionnels auxquels ils sont exposés. L’identification
des risques, le classement des risques et les
propositions d’actions de prévention font l’objet
d’échanges avec les salariés et/ou leurs instances
représentatives
Décider des actions de prévention.
L'EvRP est avant tout utile pour l’entreprise. Elle conduit
à choisir des actions de prévention appropriées
75 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes graphiques
1) Arbres d'évènements et de chaînes causales (ECFC)
Les arbres d'évènements et de chaînes causales, ou ECFC
(Event and Causation Factor Charts), sont une façon
universellement reconnue de remonter d'un évènement
donné (un incident ou une non-conformité) à ses causes
proximales ou plus lointaines.
La méthodologie détaillée est bien décrite dans des livres.
Son objectif est de découvrir toutes les causes d'une non
conformité, et de définir un plan d'actions correctives
pour éviter une récurrence de l'incident.
76 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes graphiques
1) Arbres d'évènements et de chaînes causales (ECFC)
Elle fait appel à des techniques rationnelles d'investigation
d'incident, comprenant une étude de documentation,
l'analyse détaillée du processus où s'est produit l'incident,
et des entrevues avec le personnel concerné.
Elle peut être réalisée par une seule personne, mais on
préfère généralement une équipe d'enquête
pluridisciplinaire.
L'échelle de l'enquête peut varier énormément, depuis
des incidents mineurs (non conformités sans
conséquences immédiates), jusqu'à des accidents graves.
77 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes graphiques
1) Arbres d'évènements et de chaînes causales (ECFC)
L'analyse ainsi obtenue est par nature ponctuelle, ne
concernant que des incidents sans liens entre eux, et
réactive, puisque les incidents se sont déjà produits.
Les arbres Tripod Beta sont une variante de cette
méthode, orientée vers la découverte des causes racines
au plus haut niveau de l'organisation.
78 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes graphiques
2) Arbres de défaillance (Fault Tree Analysis ou FTA)
L'analyse par arbres de défaillance est une méthode
proactive (pré-incident).
L'arbre de défaillance est une analyse par brainstorming
de toutes les causes possibles d'un incident potentiel,
appelé "Top Event".
Son objectif est l'identification des dangers mobilisés lors
de l'incident potentiel considéré, des menaces qui
peuvent libérer le danger, des barrières primaires qui
bloquent ces menaces.
79 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes graphiques
2) Arbres de défaillance (Fault Tree Analysis ou FTA)
L'analyse peut être approfondie pour inclure les menaces
sur les barrières (facteurs d'escalade) et les contrôles de
ces facteurs d'escalade.
Un arbre de défaillance est très proche d'un arbre en
épine de poisson (diagramme d'Ichikawa) utilisé en
gestion de la qualité, la différence principale étant que le
diagramme d'Ichikawa a une structure prédéfinie
orientée vers les cinq "menaces génériques" (potentiel
pour causer des incidents), le concept de danger n'ayant
pas d'équivalent utile en gestion de qualité.
80 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes graphiques
2) Arbres de défaillance (Fault Tree Analysis ou FTA)
Les arbres de défaillances procèdent de la même
démarche que l'analyse des scénarios d'incidents
potentiels, et la complètent.
Ils peuvent être utilisés pour le calcul de probabilités
numériques d'occurrence de l'évènement final, pourvu
que l'on dispose de probabilités élémentaires pour les
différentes défaillances qui conduisent à l'évènement
final.
81 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes graphiques
3) Arbres d'évènements (ETA, Event Tree Analysis)
L'arbre résultant constitue un schéma de toutes les
conséquences possibles, avec une description complète
de tous les chemins possibles pour arriver à chaque
conséquence.
L'arbre se prête au calcul de probabilités attachées à
chaque conséquence, si on dispose d'une estimation du
degré de fiabilité de chaque barrière.
82 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes graphiques
3) Arbres d'évènements (ETA, Event Tree Analysis)
Les arbres d'évènements analysent les conséquences d'un
incident potentiel. Ce sont donc des outils proactifs.
Ils procèdent par simulation des évènements consécutifs à
l'incident, par ordre d'occurrence, en suivant une logique
binaire: pour chaque barrière mise en place pour
contrôler les conséquences de l'incident, les possibilités
sont que la barrière fonctionne ou qu'elle ne fonctionne
pas
83 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes graphiques
• 4) Diagramme nœud papillon (Bow Tie diagramme)
Le diagramme nœud papillon est une combinaison d'un
arbre de défaillance et d'un arbre d'évènement associés
à un même incident.
L'évènement (Top Event) est choisi pour représenter la
libération d'un seul danger, de façon à placer la
prévention dans l'arbre des défaillances, et repousser à
droite de cet évènement tout ce qui concerne la
protection et la mitigation.
84 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes graphiques
4) Diagramme nœud papillon (Bow Tie diagramme)
Le diagramme nœud papillon est particulièrement utile
pour l'analyse d'un danger fondamental (par exemple le
danger "hydrocarbures" sur une plateforme pétrolière).
Il permet de donner une vue d'ensemble des barrières en
place (y compris le contrôle des facteurs d'escalade), et
donc de compter les barrières sur chaque chemin
d'incident. Il est alors possible d'identifier les chemins mal
défendus et de définir des barrières supplémentaires pour
contrôler le danger analysé.
Une analyse quantitative du risque est également possible
à partir d'un diagramme nœud papillon
85 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes non graphiques
• 5) HAZOP
Le sigle HAZOP signifie "HAZard and OPerability analysis",
soit "analyse des dangers et de l'opérabilité.
Elle est largement utilisée dans l'industrie pétrolière pour
vérifier la conception d'un système de traitement des
hydrocarbures par exemple. Mais la méthode peut
s'appliquer à bien d'autres situations.
86 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes non graphiques
• 5) HAZOP
C'est une méthode proactive, qui s'applique à des
systèmes non encore en opération, orientée vers la
définition d'actions correctives.
Elle se fait en groupe, sous la conduite ferme d'un meneur
à la fois diplomatique et autocratique.
Elle consiste à décomposer le système industriel de
traitement en points nodaux élémentaires. Pour chacun
de ces points nodaux un certain nombre de paramètres
d'état (température, pression, etc.) sont définis, et les
effets d'une variation de ces paramètres est
systématiquement étudié au moyen de mots clés (plus,
moins, etc.) par consensus au sein du groupe d'experts.
87 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes non graphiques
• 5) HAZOP
La méthode permet de détecter les problèmes au niveau
de la conception du système, et de vérifier sa robustesse
par rapport à des variations dans le régime de
fonctionnement.
Elle va bien au delà de l'analyse des scénarios d'incidents
potentiels, et complète le diagramme nœud papillon par
une analyse détaillée des défaillances du processus
industriel.
88 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes non graphiques
• 6) FMEA (Analyse des modes de défaillance et des
effets)
La FMEA (Failure Mode and Effect Analysis) est une
méthode qui a été développée pour la gestion de la
qualité.
C'est une méthode proactive visant à identifier toutes les
causes possibles de défaillance d'un système donné, et à
ordonner ces causes par ordre de risque. Elle diffère de
l'analyse des scénarios d'incidents potentiels en ce qu'elle
se limite à un système restreint, et qu'elle introduit dans le
calcul du risque, outre la probabilité et la sévérité sur des
échelles semblables à la matrice du risque, la notion de
89 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes non graphiques
• 6) FMEA (Analyse des modes de défaillance et des
effets)
détectabilité d'une défaillance, qui a son importance en
matière de gestion de la qualité.
Une autre différence fondamentale avec l'analyse des
scénarios est qu'une analyse FMEA est un projet défini,
non un processus continu. Elle se préoccupe seulement
d'un objet ou système particulier, et le projet inclut la
réalisation des actions correctives.
90 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes non graphiques
• 6) FMEA (Analyse des modes de défaillance et des
effets)
Son résultat est donc, non un registre général, mais un
produit ou un processus amélioré.
Il est possible d'utiliser la FMEA pour résoudre des
problèmes de sécurité, comme pour la résolution de
n'importe quel autre problème.
La méthode utilise une équipe de travail, avec un meneur
plutôt diplomatique (qui n'a pas de voix prépondérante
dans l'équipe), et des méthodes structurées de
brainstorming et d'obtention de consensus
91 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes non graphiques
• 6) FMEA (Analyse des modes de défaillance et des
effets)
La construction d'un consensus est particulièrement
importante dans cette méthode, car les échelles
numériques utilisées pour définir le risque sont fines, et
peuvent prêter à des controverses.
92 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes non graphiques
• 7) HACCP
La méthode HACCP est une méthode d'évaluation et de
contrôle du risque alimentaire. C'est pratiquement un
système complet de gestion du risque des produits
alimentaires.
Le sigle HACCP signifie "Hazard Analysis at Critical Control
Points", soit "Analyse des Dangers aux Points Critiques de
Contrôle".
La méthode est semblable à la méthode des scénarios
d'incidents potentiels, pour ce qui concerne l'identification
et l'évaluation des risques.
93 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes non graphiques
• 7) HACCP
L'originalité de la méthode est son mode de définition des
contrôles, qui est spécifique à l'industrie alimentaire. La
chaîne de production et de distribution d'un produite est
analysée en détail, de façon à identifier des points
critiques où il est possible d'appliquer un contrôle du risque
lié à un danger particulier (en général le danger est une
bactérie spécifique du produit concerné).
Par exemple, on peut procéder par cuisson, ou irradiation
brève en certains points de la chaîne, ou encore réfrigérer
durant un certain processus (transport par exemple).
94 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes non graphiques
• 7) HACCP
Une fois les contrôles définis, il ne reste plus qu'à mettre en
place un système de surveillance des paramètres
critiques, avec des procédures d'action corrective, et une
surveillance générale par audits.
Le système HACCP est codifié par des normes nationales,
et une norme ISO est en voie de rédaction.
Sa certification est possible, et fortement recommandée
puisqu'il s'agit de démontrer aux consommateurs et aux
autorités que les risques ont été identifiés et qu'ils sont sous
contrôle.
95 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
16-Evaluation des risques
Quelques outils d’évaluation de risque
Méthodes non graphiques
HAZOP FMEA ECFC FTA ETA Nœud HACCP
papillon
Contexte Projet Projet Projet Continu Continu Continu Continu
Démarche Proactive Proactive Réactive Proactive Proactive Proactive Proactive
Mode Réflexion Réflexion Enquête Réflexion Réflexion Réflexion Etudes
Logiciel Word Excel Dessin / Dessin / spécial Dessin / Dessin / Excel
requis spécial spécial spécial
Entrées Experts Plans Visite Experts Experts Experts Médecins,
Plans PFID Visite Plans Plans Plans Plans Experts
Experts Experts
Résultat Recomman- Produit / Arbre / Arbre / Calculs Arbre / Arbre / Registre,
dations processus recomman- Calculs Calculs procédures
amélioré dations
Niveau Spécifique Spécifique Spécifique Générique Générique Générique Spécifique
détail
Type Qualitatif Quantitatif Qualitatif Qualitatif Qualitatif Qualitatif Qualitatif
Numérisable Numérisable Numérisable
96 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
17-Evaluation des risques : Méthode
AMDEC
• Criticité (C) = fréquence (F) × gravité (G)
97 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
17-Evaluation des risques : Méthode
AMDEC
Le référentiel de fréquence (durée d’exposition au danger)
1 Très peu fréquent quelques heures d’exposition par trimestre
au danger
2 Peu fréquent quelques heures d’exposition par mois au
danger
3 Fréquent quelques heures d’exposition par semaine
au danger
4 Très fréquent quelques heures d’exposition par jour au
danger ou en continu
98 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
17-Evaluation des risques : Méthode
AMDEC
Le référentiel de gravité (étendue de la lésion)
1 Mineure Lésion sans arrêt de travail
2 significative Lésion avec séquelle entraînant un arrêt de
travail inférieur à 3 jours. Brûlure superficielle
3 Grave Lésion avec séquelles à effets réversibles
entraînant un arrêt de travail supérieur à 3
jours. Exemple : Fracture
4 Critique Lésions à effets irréversibles, maladies
incurables
99 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
17-Evaluation des risques : Méthode
AMDEC
• Référentiel de criticité de risque potentiel
Mineur significative Grave Critique
4 4 8 12 16
3 3 6 9 12
Gravité
2 2 4 6 8
1 1 2 3 4
1 2 3 4
Très peu Peu Très
Fréquent
fréquent fréquent fréquent
Fréquence
100 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
17-Evaluation des risques : Méthode
AMDEC
Classe de criticité
Classe de criticité Intitulé Actions requises
Risque critique : Action(s) à mener
C3 (très important) Inacceptable
immédiatement
Risque important : Action(s) à
C2 (important) À surveiller
mener à court et moyen terme
Risque acceptable : Mise en place
C1 (insignifiant) Acceptable
d’action non prioritaire
Les risques pris en compte dans l’élaboration du plan d’action
sont les risques dont la criticité sera classée C3 (très important) et
C2 (important). Cette criticité sera comprise entre 4 et 16
(4≤ C ≤16)
101 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
17-Evaluation des risques : Méthode
AMDEC
Le coefficient de maîtrise des risques
Les mesures de maîtrise des risques proposées seront évaluées par
rapport à nul, niveau de maîtrise le plus faible à très bon, niveau
de maîtrise le plus élevé. A chaque niveau correspond un
coefficient compris entre 1 et 0,1. Ainsi le niveau de maîtrise
définis ont été les suivants :
1 Rien aucune maîtrise (absence de mesure de
prévention et/ou de protection)
0.8 insuffisant Risque signalé, sensibilisation
(Pictogrammes, consignes de sécurité)
0.4 Bonne EPI, mesures de protection
0.1 Très bonne Mesures préventives, mesures de protection
et de mitigation
102 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
17-Evaluation des risques : Méthode
AMDEC
Identifier les dangers
Dangers/Situations
N° Risques Conséquences possibles Causes éventuelles
dangereuses
1 Travailleur adoptant une Complications dorso- Lombalgie, courbatures Siège de travail inadapté,
mauvaise posture à son poste lombaires, déformation de la maintien de la position assise
de travail colonne vertébrale sur une longue durée
2 Travailleur intervenant face à Troubles oculaires Céphalées, Problème de Maintien en continu face à
son écran d'ordinateur vision l'écran, mauvais éclairage,
mauvaise protection UV
3 Personnel travaillant dans un Risques de glissade Dommage corporel, foulure, Non-respect des consignes
environnement humide entorse de sécurité
4 Erection et/ou Chute d'objet, chute de Blessure, foulure, entorse, Personnel insuffisamment
démantèlement personnes, chute de plain- décès qualifié, non-respect des
d'échafaudage pied, endommagement du consignes de sécurité,
matériel, espace non balisé,
supervision inadéquate
103 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
17-Evaluation des risques : Méthode
AMDEC
Dangers/Situations Conséquences Fréquence Gravité
N° Risques Causes éventuelles Criticité
dangereuses possibles (F) (G)
1 Travailleur adoptant Complications Lombalgie, Siège de travail 4 1 4
une mauvaise dorso-lombaires, courbatures inadapté, maintien
posture à son poste déformation de la de la position assise
de travail colonne vertébrale sur une longue durée
2 Travailleur Troubles oculaires Céphalées, Maintien en continu 4 1 4
intervenant face à Problème de vision face à l'écran,
son écran mauvais éclairage,
d'ordinateur mauvaise protection
UV
3 Personnel travaillant Risques de glissade Dommage Non-respect des 2 1
2
dans un corporel, foulure, consignes de sécurité
environnement entorse
humide
4 Montage et/ou Chute d'objet, Blessure, foulure, Personnel 3 3 9
démantèlement chute de personnes, entorse, décès insuffisamment
d'échafaudage chute de plain-pied, qualifié, non-respect
endommagement des consignes de
du matériel, sécurité, espace non
balisé, supervision
inadéquate
104 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
17-Evaluation des risques : Méthode
AMDEC
Dangers/Situations Conséquences Mesures de maîtrise Fréquence Gravité Criticit
N° Risques
dangereuses possibles existantes (F) (G) é
1 Travailleur adoptant Complications Lombalgie, Aucune mesure de 4 1 4
maîtrise
une mauvaise dorso-lombaires, courbatures
posture à son poste déformation de la
de travail colonne vertébrale Nulle = 1
2 Travailleur Troubles oculaires Céphalées, Sensibilisation 4 1 3.2
intervenant face à Problème de vision
Insuffisant = 0,8
son écran
d'ordinateur
3 Personnel travaillant Risques de glissade Dommage Sensibilisation 2 1 1.6
dans un corporel, foulure, Respect des
environnement entorse consignes de
humide Sécurité
Insuffisant = 0,8
4 Montage et/ou Chute d'objet, Blessure, foulure, EPI, Sensibilisation, 3 3 3.6
Balise, Supervision
démantèlement chute de entorse, décès
d'échafaudage personnes, chute
de plain-pied, Bonne= 0,4
endommagement
du matériel,
105 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
17-Evaluation des risques : Méthode
AMDEC
Dangers/Situations Conséquences Mesures de maîtrise Criticit
N° Risques Mesure de maîtrise
dangereuses possibles existantes é
1 Travailleur adoptant Complications Lombalgie, Aucune mesure de 4 • Acquérir des chaises
maîtrise
une mauvaise dorso-lombaires, courbatures ergonomiques.
posture à son poste déformation de la
• Prise en charge
de travail colonne vertébrale Nulle = 1
médicale
2 Travailleur Troubles oculaires Céphalées, Sensibilisation 3.2 • Renforcer éclairage
intervenant face à Problème de bureau
Insuffisant = 0,8
son écran vision
• Prise en charge
d'ordinateur
médicale
4 Montage et/ou Chute d'objet, Blessure, foulure, EPI, Sensibilisation, 3.6 • Echafaudage
Balise, Supervision
démantèlement chute de entorse, décès standardisé
d'échafaudage personnes, chute
• Formation
de plain-pied, Bonne= 0,4
endommagement • Harnais
du matériel, • Plan urgence
médicale
• supervision
106 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
18-Evaluation des risques : Méthode
Nœud de papillon
107 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
18-Evaluation des risques : Méthode
Nœud de papillon
a) Hazard = Danger
b) Top event = évènement indésiré
c) Threat = menace ( causes)
d) Barrier control = mesures préventives où mesures de
protection où mesures de mitigation
e) Consequence = conséquence
f) Escalation factor = facteur d’escalade
108 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
19-Matrice d’évaluation de risque
GRAVITE CONSEQUENCE PROBABILITE
Survenu dans
notre Survenu sur
Survenu
Jamais organisation notre site et
Survenu dans plusieurs fois
survenu dans et plusieurs plusieurs fois
l'industrie par an sur
l'industrie fois par an par an dans
notre site
dans l'organisation
l'industrie
Personnes Bien Environnement Réputation A B C D E
0 Pas de blessure Pas de dommage Pas d'impact Pas de diffusion 0A 0B 0C 0D 0E
Dommage léger
1 Blessure lègère Impact léger Diffusion localisée 1A 1B 1C 1D 1E
(< 500 000 F)
Dommage mineur
2 Blessure mineure Impact mineur Diffusion régionale 2A 2B 2C 2D 2E
(< 5 000 000 F)
Dommage localisé Diffusion
3 Blessure majeure Impact localisé 3A 3B 3C 3D 3E
(< 25 000 000 F) nationale
1 à 3 morts ou
Dommage majeur Diffusion majeure
4 incapacité totale Impact majeur 4A 4B 4C 4D 4E
(< 75 000 000 F) nationale
permanente
Dommage massif Diffusion
5 > 3 morts Impact massif 5A 5B 5C 5D 5E
(> 75 000 000 F) internationale
109 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
19-Matrice d’évaluation de risque
RISQUE
FAIBLE Pas d'action immédiate, suivi du risque
FAIBLE LIMITE Surveiller le risque, sensibilisation, signalisation,
SIGNIFICATIF consigne de sécurité
EPI, mesure de protection, mesure préventive à court
MOYEN
terme
Action prioritaire et immédiate , EPI, mesure de
HAUT protection, mesure préventive, procédure urgence,
procédure sécurité
110 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
19-Matrice d’évaluation de risque
Dégâts aux personnes
Pas de blessure ou dommage 0 Pas de premiers soins ou de traitement médical
à la santé
Blessure légère 1 N’affectant pas les performances du travail et ne causant pas
d’infirmité ou d’incapacité (y compris les cas de premiers soins et
de traitement médical)
Blessures et Effet sur la santé 2 Affectant la performance du travail , comme les restrictions dans
mineur les activités ou des congés de convalescence . Effets limités sur la
santés qui sont totalement réversibles. (LTI : Lost Time Injury)
Blessure et Effet sur la santé 3 Affectant la performance dans le travail à terme plus long, comme
majeurs une absence prolongée .
Dommage à la santé irréversible sans perte de vie.
1 à 3 fatalités ou incapacité 4 Dû à un accident or ou une maladie à caractère professionnel
permanente
Plusieurs fatalités 5 Dû à un accident or ou une maladie à caractère professionnel
111 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
19-Matrice d’évaluation de risque
Le Coût des accidents de travail
112 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
19-Matrice d’évaluation de risque
Dégat aux biens
Pas de dommage 0 0F
Dommage léger 1 < 500 000 F
Dommage mineur 2 < 5 000 000 F
Dommage localisé 3 < 25 000 000 F
Dommage majeur 4 < 75 000 000 F
Dommage massif 5 > 75 000 000 F
113 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
19-Matrice d’évaluation de risque
Effet sur l’Environnement
Pas d’impact 0 Pas de dommage environnemental. Pas de changement dans
l’environnement. Pas de conséquences financières .
Léger effet 1 Dommage à l’environnement local (dans l’enceinte et dans les
systèmes). Conséquences financières négligeables.
Effet mineur 2 Contamination. Dommage suffisamment large pour attaquer
l’environnement. Simple plainte.
Effet Localisé 3 Perte limitée de décharge d’une toxicité connue . Dépassement
répété des limites légales ou prescrites. Effet sur le voisinage.
Effet Majeur 4 Dommage sévère à l’environnement. La société est demandée de
prendre de larges mesures pour restaurer l’environnement
contaminés et de le remettre à son état d’[Link]
dépassement des limites légales ou prescrites.
Effet massif 5 Dommage à l’environnement sévère et persistant ou nuisance
sévère s’étendant sur une large zone à usage commercial , de
loisir ou de conservation naturelle. Conséquence financière
importante ou perte économique majeure pour la société.
Dépassement constant et élevé des limites légales ou prescrites.
114 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
19-Matrice d’évaluation de risque
Impact sur l’Image / Réputation
Pas de diffusion 0 Public non informé
Diffusion locale possible 1 Le public peut être informé sans qu’il soit concerné (sans effet
sur le public)
Diffusion locale régionale 2 Quelques effets sur le public local. Attention de quelques média
et/ou autorités avec des réactions potentielles
Diffusion nationale 3 Public régional concerné. Réaction extensive dans les médias
locaux. Effet léger dans les médias nationaux et sur les autorités
régionales. Position de réaction du gouvernement et/ou de
groupes d’action .
Diffusion majeure / nationale 4 Public national concerné. Réaction extensive dans les médias
nationaux. Mesures restrictives importantes par les autorités
nationales et / ou impact sur les licences de subvention.
Mobilisation de groupes d’action.
International impact 5 Attention du public international. Réaction extensive dans les
médias nationaux et internationaux. Mesures politiques
Nationales / internationales avec impact potentiel sévère pour
l’obtention de nouvelles subventions , sur les licences de
subvention et/ ou taxe législative.
115 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
19-Matrice d’évaluation de risque
Scénario Conséquences Conséquences
Actuelles Potentielles
Un objet est tombé d’une Dégât de l’objet. Fatalité, si l’ouvrier était
grue juste à côté d’un sous de l’objet.
ouvrier..
Une voiture s’est renversée Dégât de la voiture Blessures sérieuses /fatalité
sur une route dans le désert. sans blessures aux
passagers.
Un opérateur a ouvert par Pollution mineur Pollution Majeur, si
erreur une vanne. Le gasoil l’erreur n’a pas été
a faillit polluer une rivière découverte rapidement.
mais heureusement la
vanne a été fermé par un
autre ouvrier.
Un ouvrier a été exposé au 2 jours sous Fatalité.
H2S. Il a été rapidement observation à
116 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
19-Matrice d’évaluation de risque
Conséquences actuelles Personnes biens Environnement Réputation
Dégât objet 2C
Dégât de la voiture sans 2D
blessures aux passagers
Conséquences Personnes biens Environnement Réputation
potentielle
Fatalité si l’ouvrier était 4B 2C 2B
sous l’objet
Blessures sérieuses ou 4B 2D 2B
fatalité
(4B)P,B,R = Risque moyen
(4B)P,B,R = Risque moyen
117 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
19-Matrice d’évaluation de risque
Objective: Réduire la
1
probabilité Bow-tie N°1 Objective: Atténuer
les conséquences
Danger
2 1
2 3
3 2
1 1
2
3
3
4 3
1 2
1
2
4
3
1 2 3 4 1 2
Evènement
5 1 2 indésiré
1 2 3
4
3
2
6
1 1
2
Menances 1
2
No1 –
No2 – 3
No3 –
No 4 –
No 5–
No 6 –
118 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur -
20- Moyens de contrôle du risque
119 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
20- Moyens de contrôle du risque
120 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
21- Etude de cas : accident routier
Le chauffeur d’un autocar transportant du personnel d’un contractant de
nettoyage n’a pas pu s’arrêter à un point de contrôle de police.
L’accident n’a causé aucun dégât.
Cet incident s’est produit plusieurs fois dans la société, causant des blessures
et des fractures.
121 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
21- Etude de cas : les enfants et le toureau
122 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur -
22- Document unique
Définition
le document unique, ou document unique
d'évaluation des risques professionnels (DU ou DUERP)
est la transposition par écrit de l'évaluation des risques
professionnels.
En France, le document unique est obligatoire pour
toutes les entreprises, administrations et associations
ayant au moins un salarié.
123 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
22- Document unique
Finalité et obligation du DUERP
1) Le document unique doit lister et hiérarchiser les
risques pouvant nuire à la sécurité de tout salarié.
En ce sens, c'est un inventaire exhaustif et structuré
des risques.
2) Le DU doit également préconiser des actions visant
à réduire les risques, voire les supprimer. En ce sens,
c'est un plan d'action.
3) Le document unique doit faire l'objet de
réévaluations régulières (au moins une fois par an),
et à chaque fois qu'une unité de travail a été
modifiée. Il doit également être revu après chaque
accident du travail.
124 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
22- Document unique
Forme du DUERP
Il n'existe aucun modèle imposé pour le document
unique. L'employeur est libre d'utiliser tous types de
supports (papier, informatique, etc.) pour transcrire le
résultat de son évaluation des risques. La seule
obligation est que ce document soit disponible en un
lieu unique que le support soit papier ou numérique.
Pour les grandes entreprises, un document unique doit
être établi dans chaque établissement.
125 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
22- Document unique
Accès au DUERP
Le document unique doit être tenu à la disposition :
• du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de
travail,
• des délégués du personnel,
• des salariés,
• du médecin du travail,
• de l'inspection du travail,
• des agents des services prévention des organismes de
Sécurité sociale, (CNPS)
• du Procureur de la République en cas d'accident du
travail,
126 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
22- Document unique
Rédaction du DUERP
La responsabilité de la rédaction du Document Unique
incombe au chef d'entreprise.
127 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
22- Document unique
Rédaction du DUERP
une approche pluridisciplinaire (acteurs externes: les
services de professionnels de la Préventions ou
spécialistes, consultants ou intervenant en prévention
des risques professionnels)
l’associationdes acteurs (acteurs internes :
responsable QSE; CSST. médecins du travail
ergonomistes, juristes, techniciens, … et les travailleurs
eux-mêmes y compris les travailleurs temporaires dont
la connaissance des risques et l’expérience est un
apport indispensable. Etc)
128 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
23- Les fiches risques
129 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur - QSE
FIN
130 Thierry YOUOTO - Ingénieur - Conseil - Formateur -