Espaces Fondamentaux
1
1.1 Rappels-Notations
1.1.1 Notations
Un multi-indice est un n-uplet d’entiers, α = (α1 , ..., αn ) ∈ Nn .
Pour α ∈ Nn , on pose :
|α| = α1 + ... + αn et α! = α1 !...αn !.
Si α, β ∈ Nn , alors :
α ≤ β ⇐⇒ αi ≤ βi , pour tout i = 1, ..., n.
Si α, β ∈ Nn tels que α ≥ β, alors :
(
α − β = (α1 − β1 , ..., αn − βn )
α!
{βα = β!(α−β)!
Pour α = (α1 , ..., αn ) ∈ Nn , on note :
!α1 !αn
∂ ∂
∂α = ... .
∂x1 ∂xn
Pour x ∈ Rn , on note : q
|x| = x21 + . . . + x2n .
1.1.2 Rappels
Soit Ω un ouvert de Rn .
Lemme: 1
Pour i ∈ N∗ , on pose :
1
Ki = {x ∈ R : |x| ≤ i} ∩ x ∈ Ω : d(x, Ωc ) ≥ }
n
i
où d est la distance Euclidienne sur Rn . Alors,
1
1. Ki est un compact de Ω et Ki ⊂ int(Ki+1 ), pour tout i ∈ N∗ .
∞
S ∞
S
2. Ω = Ki = int(Ki ).
i=1 i=2
3. Pour tout compact K de Ω, il existe i0 ∈ N∗ tel que : K ⊂ Ki0 .
Définition: 1
1. C 0 (Ω) désigne l’espace des fonctions continues f : Ω −→ C.
2. C 1 (Ω) est l’espace des fonctions différentiables f : Ω −→ C telles que :
∂f
∈ C 0 (Ω), pour tout i = 1, . . . , n.
∂xi
3. Pour k ∈ N, k ≥ 2, C k (Ω) est l’ensemble des fonctions f : Ω −→ C, de classe C k ,
c’est à dire k-fois différentiables telles que :
∂ α f ∈ C 0 (Ω), pour tout α ∈ Nn avec |α| = k.
4. C ∞ (Ω) = C k (Ω), l’ensemble des fonctions de classe C ∞ sur Ω.
T
k∈N
Remarque: 1
f ∈ C k (Ω) si et seulement si, ∂ α f ∈ C 0 (Ω), pour tout α ∈ Nn tel que |α| ≤ k.
Proposition: 1 (Formule de Leibniz)
Soient k ≥ 1 et f, g ∈ C k (Ω). Alors pour α ∈ Nn tel que |α| ≤ k, on a :
∂ α (f g) = {βα ∂ β f ∂ α−β g.
X
β≤α
Proposition: 2 (Formule de Taylor avec reste intégrale)
Soient k ≥ 1 et f ∈ C k (Ω) et a, b ∈ Ω tels que [a, b] = {tb + (1 − t)a : t ∈ [0, 1]} ⊂ Ω.
Alors :
∂ α f (a) X k Z 1
(x − a)α + (x − a)α (1 − t)|α|−1 ∂ α f (tb + (1 − t)a)dt.
X
f (b) =
|α|≤k−1
α! |α|=k
α! 0
Définition: 2 (Support d’une fonction continue)
Soit f ∈ C 0 (Ω). Le support de f est le sous ensemble fermé de Rn défini par l’une des
assertions équivalentes suivantes.
1. supp(f ) = {x ∈ Ω : f (x) 6= 0}.
2. x0 ∈
/ supp(f ) ⇐⇒ ∃ Vx0 : f (x) = 0, ∀x ∈ Vx0 .
3. (supp(f ))c est le plus grand ouvert ou f est nulle.
Remarque: 2
Les propriétés suivantes sont faciles à vérifier :
1. supp(f ) = ∅ ⇐⇒ f = 0 dans Ω,
2
2. supp(f g) ⊂ supp(f ) ∩ supp(g),
∂f
3. supp( ∂xj
) ⊂ supp(f ), j = 1, ..., n, si f ∈ C 1 (Ω).
Définition: 3
1. Pour k ∈ N ∪ {∞}, C0k (Ω) désigne l’ensemble des f ∈ C k (Ω) telles que supp(f ) est
un compact contenu dans Ω.
2. Si K est un compact de Ω, C0k (K) désigne l’ensemble des éléments f ∈ C0k (Ω) tels
que supp(f ) ⊂ K.
Théorème: 1 (fonctions plateaux)
Soient Ω un ouvert de Rn , K un compact de Ω et O un ouvert tel que K ⊂ O et O ⊂ Ω.
Alors il existe ϕ ∈ C0∞ (Ω) telle que :
ϕ = 1 sur K
supp(ϕ) ⊂ O .
0≤ϕ≤1
Définition: 4 (Produit de convolution) Soit f, g ∈ L1 (Rn ). Alors pour tout x ∈ Rn ,
la fonction y 7−→ f (x − y)g(y) appartient à L1 (Rn ). On peut alors poser :
Z
(f ∗ g)(x) = f (x − y)g(y)dy.
Rn
f ∗ g est appelée "le produit de convolution de f par g".
Définition: 5
On appelle approximation de l’identité toute suite de fonctions (ρε ) définie par :
1 x
ρε (x) = ρ( ),
εn ε
où
ρ ∈ C0∞ (Rn )
supp(ρ) ⊂ {x ∈ Rn : |x| < 1}
ρ≥0
R
Rn ρ(x)dx = 1
1.2 Les espaces C k (Ω)-C0k (Ω)
1.2.1 Topologie des espaces C k (Ω)
Soient Ω un ouvert de Rn , (Ki )i∈N∗ la famille des compacts définie dans le Lemme 1.
Pour k ∈ N ∪ {∞} et i ∈ N∗ , on considère pi : C k (Ω) −→ R+ , l’application définie par :
!
sup |∂ α f (x)| , si k ∈ N
P
|α|≤k x∈Ki
pi (f ) = !
sup |∂ α f (x)| ,
si k = ∞.
P
|α|≤i x∈Ki
3
Proposition: 3 (Structure topoloqique de C k (Ω))
Soit k ∈ N ∪ {∞}.
1. Pour tout i ∈ N∗ , pi définie une semi-norme sur C k (Ω).
2. C k (Ω), muni de la famille des semi-norme (pi )i∈N∗ , est un espace de Fréchet.
Proposition: 4 (Convergence dans C k (Ω))
Soient k ∈ N ∪ {∞}, (fj )j≥0 une suite de C k (Ω) et f ∈ C k (Ω). Les deux conditions
suivantes sont équivalentes.
1. La suite (fj )j≥0 converge vers f dans C k (Ω).
2. Pour tout |α| ≤ k (tout α si k = ∞) et pour tout compact K ⊂ Ω, la suite
(∂ α fj )j≥0 converge uniformément sur K vers ∂ α f .
Définition: 6
On dit qu’un sous ensemble B de C k (Ω), (k ∈ N ∪ {∞}), est borné si,
∀i ∈ N∗ ∃Mi > 0 : pi (f ) ≤ Mi , ∀f ∈ B.
Théorème: 2 (Proprièté de Montel)
Soit B un sous ensemble de C ∞ (Ω). Il y a équivalence entre :
1. B est compact,
2. B est fermé et borné.
Remarque: 3
L’implication 2) =⇒ 1) est fausse en général dans les espaces C k (Ω) lorsque k < ∞.
1.2.2 Topologie des espaces C0k (Ω)
∞
S
D’après le Lemme 1, on a : Ω = Ki avec (Ki )i≥1 une suite croissante de compacts.
i=1
Donc,
∞
C0k (Ω) C0k (Ki ).
[
=
i=1
Si k < +∞, on muni C0k (Ki ) de la topologie τi issue de la norme :
!
α
X
kf ki,k = sup |∂ f (x)| .
|α|≤k x∈Ki
Si k = +∞, on met sur C0∞ (Ki ) la topologie τi issue de la famille de normes :
!
α
X
kf ki,` = sup |∂ f (x)| , ` ∈ N.
|α|≤` x∈Ki
4
Théorème: 3
Il existe une unique topologie τ sur C0k (Ω) (appelée toplogie limite inductive stricte des
topologies τi ) la plus fine rendant continues le injections canoniques, C0k (Ki ) −→ C0k (Ω).
Corollaire: 1
1. La restriction de τ sur chaque C0k (Ki ) coïncide avec la topologie de C0k (Ki ).
2. Une suite (fj )j∈N de C0k (Ω) converge dans C0k (Ω) si et seulement si :
(a) il existe i0 ∈ N∗ tel que supp(fj ) ⊂ Ki0 , pour tout j ∈ N.
(b) La suite (fj )j∈N converge dans C0k (Ki0 ).
3. Une forme linéaire T sur C0k (Ω) est continue si et seulement si la restriction de T
à chaque C0k (Ki ) est continue.
4. Un sous-ensemble B de C0k (Ω) est borné si et seulement s’il existe i0 ∈ N∗ tel que
B ⊂ C0k (Ki0 ) et B y est borné.
Théorème: 4
C0∞ (Ω) est est un espace vectoriel topologique complet, mais non métrisable.
Théorème: 5
1. C0∞ (Ω) est dense dans C k (Ω) pour k ∈ N ∪ {∞}.
2. C0∞ (Ω) est dense dans Lp (Ω) pour 1 ≤ p < +∞.
1.3 Espace de Schwarz
1.3.1 Fonctions à décroissance rapide-Fonctions à croissance lente
Définition: 7
Une fonction f : Rn −→ C est dite à décroissance rapide si elle est de classe C ∞ telle
que :
kf kα,β = sup |xα ∂ β f (x)| < +∞, pour tout α, β ∈ Nn .
x∈Rn
Définition: 8
L’ensemble des fonctions à décroissance rapide sur Rn est appelé espace de Schwartz, il
se note S(Rn ).
Exemple: 1
1. C0∞ (Rn ) ⊂ S(Rn ).
2. Les fonctions de la forme x 7−→ P (x) exp(−a|x|2 ), avec P ∈ R[X1 , ..., Xn ] et
a > 0 sont dans S(Rn ).
Remarque: 4 Il est facile de voir qu’une fonction f : Rn −→ C est à décroissance rapide
si et seulement si le produit de toutes ses dérivées par n’importe quel polynôme tend vers
0 en l’infini.
5
Définition: 9
Une fonction f : Rn −→ C est dite à croissance lente s’il est de classe C ∞ et si pour tout
α ∈ Nn , ∃Cα , ∃qα ∈ N tels que
|∂ α f | ≤ Cα . (1 + |x|)qα
L’ensemble des fonctions à croissance lente sur Rn est noté Om (Rn ).
Proposition: 5
1. (S(Rn ), +, ., ×) est une algèbre commutative non unitaire.
2. Pour tout 1 ≤ p ≤ +∞, S(Rn ) ⊂ Lp (Rn ).
1.3.2 Topologie de S(Rn )
Pour f ∈ S(Rn ) et k ∈ N, on note :
X
Nk (f ) = kf kα,β .
|α|≤k,|β|≤k
Théorème: 6
1. Pour tout k ∈ N, Nk définie une semi-norme sur S(Rn ).
2. S(Rn ), muni de la famille des semi-normes (Nk )k∈N , est un espace de Fréchet.
Remarque: 5
Il est parfois plus commode de remplacer les semi-normes Nk par la famille (qm,β )m∈N,β∈Nn
définie par : m
f 7−→ qm,β (f ) = sup 1 + |x|2 |∂ β f (x)|,
x∈Rn
qui définissent bien sûr la même topologie.
Remarque: 6
1. Soit φ ∈ Om (Rn ) telle que pour tout β ∈ Nn , ∂ β φ ∈ Om (Rn ). Alors l’opérateur
défini par f 7−→ f φ est continu de S(Rn ) dans lui-même.
2. Pour α ∈ Nn , les opérateurs définies par f 7−→ xα f et f 7−→ ∂ α f sont continus
de S(Rn ) dans lui-même.
3. L’application S(Rn ) × S(Rn ) −→ S(Rn ), (f, g) 7−→ f ∗ g est bilinéaire continue.
Proposition: 6
1. S(Rn ) s’injecte continûment dans C ∞ (Rn ).
2. C0∞ (Rn ) s’injecte continûment dans S(Rn ).
Proposition: 7
Les compacts de S(Rn ) sont les fermés bornés.
Théorème: 7
L’espace C0∞ (Rn ) est dense dans l’espace S(Rn ).
Théorème: 8
Pour tout 1 ≤ p < +∞, S(Rn ) est dense dans l’espace Lp (Rn ).
6
1.3.3 Transformation de Fourier sur S(Rn )
On sait que S(Rn ) ⊂ L1 (Rn ). Donc, pour f ∈ S(Rn ),
1 Z
F(f )(ξ) = f (x) exp(−ihξ, xi)dx,
(2π)n Rn
où h., .i désigne le produit scalaire canonique sur Rn , est bien défini.
Définition: 10
L’application linéaire F : S(Rn ) −→ C0 (Rn ) est appelée transformation de Fourier.
Proposition: 8
Soit f ∈ S(Rn ). Alors,
1. la fonction F(f ) est de classe C ∞ et, pour tout ξ ∈ Rn , on a :
∂ α F(f )(ξ) = (i)−|α| F(xα f )(ξ), pour tout α ∈ Nn .
2. pour tout α ∈ Nn , on a
F(∂ α f )(ξ) = (i)|α| ξ α F(f )(ξ), pour tout ξ ∈ Rn .
3. pour tout a ∈ Rn , on pose τa (f ) : Rn 3 x 7−→ f (x − a) et on a
F(τa (f ))(ξ) = exp(−ihξ, ai)F(f )(ξ), pour tout ξ ∈ Rn .
4. pour tout g ∈ S(Rn ), F (f ∗ g) = F(f )F(g).
Théorème: 9 (formule d’inversion de Fourier)
La transformation de Fourier f 7−→ F(f ) est un isomorphisme de C-espaces vectoriels
de S(Rn ) dans lui-même. Son inverse est donné par :
Z
−1
F (φ)(x) = φ(ξ) exp(ihx, ξi)dξ, φ ∈ S(Rn ) et x ∈ Rn .
Rn
Enfin, les isomorphismes F et F −1 sont continues sur S(Rn ), i.e. pour tout k ∈ N, il
existe Ck > 0 tel que :
max Nk (F(f )), Nk (F −1 ) ≤ Ck Nk+n+1 (f ), pour tout f ∈ S(Rn ).
Théorème: 10 (formule de Plancherel)
Soient f, g ∈ S(Rn ). Alors
hf, giL2 (Rn ) = (2π)n hF(f ), F(g)iL2 (Rn ) .
7
1.3.4 Le théoreme de Paley-Wiener
Il s’agit d’un résultat permettant de caractériser, à l’aide de la transformée de Fourier,
le fait qu’une fonction ait un support compact.
Théorème: 11 (Paley-Wiener)
1. Soit ϕ ∈ C0∞ (Rn ) avec supp(ϕ) ⊂ B(0, r). Alors il existe une fonction F : Cn −→
C, entière (holomorphe sur Cn ) telle que :
(a) F (ξ) = F(f )(ξ), ∀ξ ∈ Rn .
(b) ∀N ∈ N, ∃CN > 0 : |F (z)| ≤ CN (1 + |z|)−N exp(r|Im(z)|), ∀z ∈ Cn .
2. Réciproquement ; Soit F : Cn −→ C, une fonction entière vérifiant :
∀N ∈ N, ∃CN > 0 : |F (z)| ≤ CN (1 + |z|)−N exp(r|Im(z)|), ∀z ∈ Cn
Alors il existe ϕ ∈ C0∞ (Rn ) telle que :
(a) supp(ϕ) ⊂ B(0, r).
(b) F (ξ) = F(f )(ξ), ∀ξ ∈ Rn .
1.4 Espace L1loc(Ω)
1.4.1 Fonctions localement intégrables
Définition: 11
Soient Ω un ouvert de Rn et 1 ≤ p < +∞. Une fonction f : Ω −→ C mesurable est dite
localement p-intégrable sur Ω si elle p-intégrable sur tout compact de Ω.
L’ensemble de toutes les fonctions localement p-intégrables sur Ω est noté Lploc (Ω).
Pour p = ∞, L∞ loc (Ω) est l’espace des fonctions bornées sur tout compact de Ω.
Exemple: 2
(
ln |x|, si x 6= 0
1. g(x) = est localement intégrable sur R, mais non intégrable.
0, si x = 0
(
1
x
,si x 6= 0
2. f (x) = n’est pas localement intégrable sur les ouverts de R conte-
0, si x = 0
nant 0.
3. les fonctions mesurables localement bornées sur Ω (en particulier continues) sont
localement intégrables sur Ω.
Remarque: 7
Soit 1 ≤ p ≤ +∞.
1. Lploc (Ω) est un espace vectoriel.
2. Lp (Ω) ⊂ Lploc (Ω).
3. Lploc (Ω) ⊂ L1loc (Ω).
4. C0∞ (Ω) ⊂ Lploc (Ω).
8
1.4.2 Topologie de Lploc (Ω)
Soient Ω un ouvert de Rn et (Ki )i∈N∗ la suite des compacts définie dans le Lemme 1.
Pour chaque i ∈ N∗ et f ∈ Lploc (Ω), on note :
1
|f (x)|p dx p
, si p ∈ [1, +∞[
R
Ki
pi (f ) =
sup |f (x)|,
si p = +∞
x∈Ki
Théorème: 12
1. Pour tout i ∈ N∗ , pi définie une semi-norme sur Lploc (Ω).
2. Lploc (Ω), muni de la famille (pi )i≥1 , est un espace de Fréchet.
Proposition: 9
Soient f ∈ C0k (Ω) et g ∈ L1loc (Ω). Alors f ∗ g ∈ C k (Ω).
Théorème: 13
Soit 1 ≤ p ≤ +∞. Lp (Ω) est dense dans Lploc (Ω).
Corollaire: 2
Pour tout p ∈ [1, +∞[, on a :
1. S(Rn ) est dense dans Lploc (Rn ).
2. C00 (Ω) est dense dans Lploc (Ω).
9
Résumé
• C0∞ (Ω) ⊂ C k (Ω), pour tout k ∈ N ∪ {∞}.
• C0∞ (Ω) ⊂ Lp (Ω), pour tout p ∈ [1, +∞].
• C0k (Ω) est dense dans C k (Ω), k ∈ N ∪ {∞}.
• C0∞ (Ω) est dense dans C k (Ω), pour tout k ∈ N.
• C0∞ (Ω) est dense dans Lp (Ω), pour tout p ∈ [1, +∞[.
• C00 (Ω) est dense dans Lploc (Ω), pour tout p ∈ [1, +∞[.
• C0∞ (Rn ) s’injecte dans S(Rn ) et S(Rn ) s’injecte dans C ∞ (Rn ).
• C0∞ (Rn ) est dense dans S(Rn ).
• S(Rn ) est dense dans Lp (Rn ), pour tout p ∈ [1, +∞[.
• S(Rn ) est dense dans Lploc (Rn ), pour tout p ∈ [1, +∞[.
10