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Modifications fiscales 2006-2007 en Côte d'Ivoire

Le document présente les modifications fiscales apportées par les lois de finances de 2006 et 2007 en Côte d'Ivoire, incluant des exonérations et des ajustements de taux pour divers impôts tels que l'IBIC, l'IBNC, la TVA, et l'impôt foncier. Il décrit également les différentes natures d'impôts et les régimes d'imposition en vigueur, ainsi que les modalités de déclaration et de recouvrement des impôts. Enfin, il distingue les impôts directs et indirects, ainsi que les taxes et prélèvements obligatoires.

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Modifications fiscales 2006-2007 en Côte d'Ivoire

Le document présente les modifications fiscales apportées par les lois de finances de 2006 et 2007 en Côte d'Ivoire, incluant des exonérations et des ajustements de taux pour divers impôts tels que l'IBIC, l'IBNC, la TVA, et l'impôt foncier. Il décrit également les différentes natures d'impôts et les régimes d'imposition en vigueur, ainsi que les modalités de déclaration et de recouvrement des impôts. Enfin, il distingue les impôts directs et indirects, ainsi que les taxes et prélèvements obligatoires.

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CHAPITRE I : LES MODIFICATIONS ENGENDREES PAR LES LOIS DE

FINANCES (2006-2007)

I- LES PRINCIPALES MODIFICATIONS APPORTEES PAR LA LOI DE


FINANCE (2007)

IBIC

- Le plafond de l’IMF est maintenu à 15.000.000 F CFA jusqu’au 31/12/2009


- Le plancher et le plafond de l’IMF des entreprises sinistrées sont apportés jusqu’au
31/12/2009

IBNC

Institution d’une retenue de 7,5% sur les sommes versées à titre de rémunération par les
personnes physiques ou morales, aux avocats, huissiers de justice, conseils juridiques,
comptables, commissaires-priseurs, notaires.

IMPOT SUR SALAIRE

- Exonération de la prime de transport à concurrence de 25.000 F/Mois


- Exonération des indemnités de stage d’embauche à concurrence de 150.000 F/Mois
pour une durée inférieure ou égale à 12 mois pour la contribution nationale
(contribution employeur)
- Exonération des dépenses de santé pour le cancer et les frais de dépistage du cancer
versé par l’employeur du personnel.

TVA
- Exonération de la T VA sur les prestations de service exécutées en CI mais utilisées à
l’étranger.
- Exonération de la TVA sur les matériels informatiques acquis par les établissements
primaires, secondaires et supérieurs, sur les biens détruits inscrits à l’actif du bilan des
entreprises sinistrées lors des évènements 6, 7, 8 Novembre 2004, sur les tranches
sociales de consommation d’eau jusqu’au 31/12/2009.

1
- Prélèvement sur la TVA collectée, sur les ventes et les fortunes d’électricité d’une
somme égale au moment de la taxe au taux de 11,11%.

IMPOT FONCIER (Nouvelles reformes)

Impôt sur le revenu foncier :

Taux 11% de la valeur locative, ce taux est ramené à 4% pour les immeubles de l’Etat
exonérés mais en location.

Impôt sur le patrimoine foncier des propriétaires bâtis :

- Le taux est de 4% de la valeur locative pour les immeubles d’habitation principale et


secondaires.
- Le taux est de 15% de la valeur locative si les immeubles de l’entreprise sont affectés
à ses activités.

Impôt sur le patrimoine foncier des propriétaires non bâtis :

- Identique à la contribution foncière des propriétaires non bâtis

PATENTE

Modification de l’échéance pour les entrepreneurs de transport public, 15 février devient 1er
Mars et 30 Mai devient 30 Juin

I.R.V.M

Réduction du taux de 6% à 2% pour les obligations émises en côte d’ivoire.

I.R.C

Réforme des taux de comptes de dépôts

I.G.R

Institution d’une retenue à la source de 10% par le trésor public sur les sommes versées aux
entreprises soumises à l’impôt systématique ou taxe municipale à titre d’acompte d’I.G.R.

- Taxe pour le développement des Nouvelles Technologies en zone rurale le taux est de
20% C.A.H.T (suit le même principe que la TVA).

2
I- LES MODIFICATIONS PRINCIPALES APPORTEES PAR LA LOI DE
FINANCE 2006

DROIT D’ENREGISTREMENT

- Exonération des droits d’enregistrement Pour favoriser le retour des entreprises


délocalisées et la réouverture des entreprises fermées à cause de la crise.

I.B.I.C

- Pour les grandes entreprises c'est-à-dire les entreprises qui ont un chiffre d’affaires
supérieur à [Link] F (Un milliard de F CF).
- Le taux est réduit de 35% à 27%
- Toutes les PME et PMI, c'est-à-dire toutes les entreprises qui ont un chiffre d’affaires
compris entre 50.000.000 F et [Link] F ou entre 25.000.000 F et
[Link] F le taux est de 25%.
- Le plafond de l’IMF est maintenu à 15.000.000 F jusqu’au 31/12/2007.
- Le plancher et le plafond de l’IMF des entreprises sinistrées sont reportés jusqu’au
31/12/2007 ;
 Plancher de 2.000.000 F à [Link] F
 Plafond de 30.000.000 F à 10.000.000 F pour le régime normal d’imposition.
 Pour le régime simplifié d’imposition le taux de l’IMF est de 2% à 1%.
 Le taux de l’IMF est de 5% à 2,5% pour les BNC.
 Les biens amortissables de valeur unitaire inférieure ou égale à 150.000F sont
des charges déductibles.
 Les intérêts de comptes courants sont déductibles sous une seule condition au
lieu de deux. Le montant des emprunts octroyés par les associés peut excéder
le capital mais le remboursement ne doit pas excéder 5 ans.

TVA

La TVA devient déductible sur les véhicules utilisa aires quelques soit la charge utile (que la
charge utile soit inférieur ou supérieure à 3,5 tonnes, la TVA est déductible).

- Exonération de la TVA jusqu’au 31/12/2007 sur les biens acquis en remplacement


des biens détruits inscrits à l’actif du bilan des entreprises sinistrées lors des
évènements 6, 7, 8 Novembre 2004

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- Exonération de la TVA jusqu’au 31/12/2008 sur les matériels informatiques acquis
les établissements primaires, secondaire et supérieurs.
- Exonération de la TVA sur la tranche sociale des consommations d’eaux.

IMP0T FONCIER

Exclusion de la base de contribution foncière de proprier bâtis la valeur des matériels et


outillage, acensement et installations.

PATENTE

Exonération pour l’exercice 2006-2009 et 2009 pour les entreprises du secteur de transport

- Annulation des arriérés.

IMPOT SUR LES SALAIRES

- Exonération de la contribution nationale pour le développement économique, culturel


et social de la nation (contribution employeur pendant 2 ans pour les rémunérations
versées à titre de leur 1er emploi).
- Exonération de la contribution nationale (contribution employeur) de la taxe à la
formation professionnelle continue et la taxe d’apprentissage pendant 5 ans pour les
rémunérations versées aux handicapés embauchés par les entreprises.

CHAPITRE II : CLASSIFICATION DES TERMES ET DES TECHNIQUES


FISCAUX

1- Les différentes natures d’impôts

1-a- Le taux forfaitaire des petits commerçants et artisans.

Doivent payer « la taxe forfaitaire des petits commerçants et artisans » les commerçants
(personnes physiques) qui réalise un chiffre d’affaire annuel inférieur à 5.000.000 F (ex :
colporteur, cordonnier, vulcanisateur, coiffeur, tailleur).

4
1-b- L’impôt synthétique

Doivent payer « l’impôt synthétique » les commerçants qui réalisent un chiffre d’affaire
annuel compris entre 5.000.000 F et 50.000.000 F (le commerçant est celui qui vend les
marchandises. Il peut acheter des marchandises pour les revendre ou fabriquer les
marchandises pour les vendre).

Doivent également payer cet impôt les prestataires de services commerciaux (personnes
physiques) qui réalisent dans l’année de prestations de services d’un montant compris entre
5.000.000 F et 25.000.000 F.

1-c- L’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux (IBIC)

Doivent payer « IBIC » toutes les personnes morales qui exercent une activité industrielle et
commerciale, les commerçants qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 50.000.000 F et
les prestations qui réalisent un chiffre d’affaires annuel supérieur à 25.000.000 F.

1-d- L’impôt sur les bénéfices non-commerciaux (IBNC)

Doivent payer « IBNC » les personnes physiques qui exercent les professions libérales telles
que : profession d’avocat, d’Huissier, de Notaire, de Médecin privé, d’artistes (Musicien,
Peintre, Comédien, Joueur…) ainsi que les sociétés civiles qui ont un objet civile.

1-f- Les impôts sur les salaires et les pensions de retraite

Doivent payer « les impôts sur salaires » les travailleurs qui perçoivent les salaires.

N.B : les employeurs qui versent des salaires doivent également payer et supporter eux-
mêmes des impôts sur les salaires appelés contribution à la charge des employeurs.

Doivent payer « les impôts sur les pensions de retraite » les travailleurs à la retraite qui
perçoivent les pensions de retraite.

N.B : Cet impôt est perçu par les caisses de retraite (CNPS, CGRAE) pour les réserver à la
DGI.

1-g- L’impôt sur les créances (IRC)

5
Doivent payer « IRC » les personnes physiques et morales qui perçoivent des intérêts de prêts
ou de compte d’épargne.

1-h- L’impôt sur les revenus et valeur mobilière (IRVM)

Doivent payer « IRVM» les personnes physiques et morales qui perçoivent des dividendes ou
autre revenu des actions, des obligations ou des parts sociales.

1-i- L’impôt foncier sur les loyers des bâtiments et terrains mis en location.

Doivent payer cet impôt les personnes physiques et morales qui perçoivent de loyers ou autre
revenu des bâtiments et terrains mis en location.

N.B : Cet impôt s’appelle aussi : impôt sur le revenu foncier.

1-j- L’impôt sur les patrimoines foncier des propriétés bâties

Doivent payer cet impôt les personnes physiques et morales qui sont propriétaires de
bâtiments (Maisons d’habitation, Usines, Magasins, Ateliers, Bureaux….) qui se sont mis en
location, mais dans le cas des entreprises lorsque l’entreprise affecte les bâtiments à ses
activités.

1-k- L’impôt foncier sur les terrains nus

Doivent payer cet impôt les personnes physiques et morales qui sont propriétaires de terrains
nus. Cet impôt est appelé Impôt sur les patrimoines fonciers des propriétaires non bâties.

1-l- la taxe sur les véhicules à moteur ou la vignette

Doivent payer cet impôt les personnes physiques et morales qui sont propriétaires de
véhicules à moteur.

1-m- L’impôt général sur le revenu (IGR)

Doivent payer « IGR » les personnes physiques et morales qui reçoivent les autres les revenus
de toute nature :

Des loyers, des bénéfices, des salaires, des personnes de retraire, des intérêts de créances,

Des valeurs revenus mobilières (dividende et autres produits d’actions et obligations et de parts
sociales).

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1-n- La patente professionnelle

Doivent payer cet impôt les personnes physiques et sociétés qui exercent une activité
professionnelle c’est-à-dire commerce ou industrie.

1-o- La patente de véhicule de transport public de personne ou de marchandises

Doivent payer cette patente les personnes (particuliers et entreprises) qui sont propriétaires de
véhicules de transport public de personnes ou de marchandises.

1-p- La taxe sur la valeur ajoutée

Doivent payer « la TVA » les personnes (physiques ou sociétés) qui exercent une activité
professionnelle (un commerce, une industrie et autres profession non – exemptées).

1-q- Les taxes spécifiques

Doivent payer « les taxes spécifiques » les entreprises physiques (personnes physiques et
sociétés) qui vendent les boissons, les cartouches, les tabacs, les bois etc.

1-r- Les droits d’enregistrement et de timbre

Doivent payer « les droits d’enregistrement et de timbre » les personnes (particuliers et


entreprises) qui louent et achètent des immeubles.

2- Le dispositif fiscal :

Le dispositif fiscal de la côte d’ivoire comprend quatre régimes d’imposition

- Le régime de la taxe forfaitaire de petits commerçants et artisans ;


- Le régime de l’impôt synthétique ;
- Le régime du réel simplifié d’imposition ;
- Le régime du réel normal d’imposition.

Ces régimes se distinguent en fonction de :

- La nature de l’activité
- La forme juridique de l’entreprise
- Le montant des chiffres d’affaires

3- La déclaration par le contribuable

7
- La déclaration fiscale d’existence en début d’activité
- Les déclarations périodiques obligatoires pendant l’activité
- La déclaration de cessation en fin d’activité.

4- Le recouvrement de l’impôt :

C’est le paiement de l’impôt

5- Les modalités du recouvrement

Le recouvrement peut être :

- Ordonné : le comptable public notifie au contribuable qu’il doit payer l’impôt


- Spontané : le contribuable vient par lui-même payer sans attendre un avis
- Amiable : lorsque le contribuable paye sa dette fiscale dans les délais légaux
- Forcé : lorsque le contribuable ne paye pas sa dette fiscale dans les délais légaux.

6- L’impôt :

C’est un prélèvement obligatoire effectué par la puissance publique auprès des personnes
physiques et morales par voie d’autorité et sans contrepartie direct en vue de la couverture des
dépenses publiques et à des fins interventionnismes étatiques.

7- Les impôts directs :

Ce sont les impôts qui sont assis sur le revenu du contribuable. On peut classer les impôts
directs et indirects en se fondant sur le critère du rôle nominatif, de l’incidence légale et la
stabilité de la matière impossible.

8- Les impôts indirects :

C’est un impôt qui n’est pas assis sur le revenu mais appliqué en cas de dépense ou de
consommation de revenu.

9- Les impôts réels :

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Ce sont les impôts qui frappent la matière imposable (opérations économiques des revenus,
des biens) ou les capacités contributives sans considération de la situation personnelle du
contribuable (ex : TVA).

10- La taxe :

C’est une prestation requise du secteur privé par voie de contrainte mais elle implique une
contrepartie qui est le bénéfice du service directement rendu par la puissance publique ou ces
établissements spécialisés.

11- La taxe parafiscale :

C’est un prélèvement obligatoire versé à des organismes privés ou publics ayant un caractère
économique, social ou professionnel (CNPS, CGRAE).

12- Les impôts d’Etat :

Ce sont des impôts destinés au budget de l’Etat, ce sont la plupart des impôts (ex : IBIC,
TVA)

13- Les impôts locaux

Ce sont les impôts dévolus aux collectivités locales (ex : taxe forfaitaire des petits
commerçants et artisans, taxe de voirie, d’hygiène et d’assainissement).

14- Les impôts mixtes :

Ce sont les impôts dont une partie est destinée à l’Etat et l’autre partie aux collectivités
locales.

15- L’impôt sur le revenu :

Ce sont les impôts qui frappent les revenus au moment de leur réalisation (ex : BIC).

16- L’impôt sur la consommation :

Ce sont les impôts qui frappent les revenus au moment où on a les dépenses (ex : TVA)

17- L’impôt sur le capital

Ce sont les impôts qui frappent le revenu consolidé (ex : Taxe sur les véhicules à moteur,
Impôt sur les propriétaires non bâties, droits d’enregistrements).

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18- L’impôt analytique

C’est l’impôt qui frappe un seul élément du patrimoine du contribuable, soit par exemple une
seule catégorie de revenus d’un contribuable.

19- L’impôt cédulaire sur le revenu :

C’est l’impôt qui frappe une seule catégorie de revenu d’un contribuable (ex : BIC, IS).

20- L’impôt synthétique ou global :

C’est l’impôt qui frappe l’ensemble des éléments du patrimoine d’un contribuable, soit par
exemple l’ensemble des catégories de revenus d’un contribuable.

21- L’impôt personnel :

C’est l’impôt qui tient compte de la situation personnelle ou familiale (ex : IGR).

22- L’impôt fixe :

Le montant de l’impôt est forfaitaire et fixé à l’avance d’après un caractère précis de la


matière imposable.

23- L’impôt proportionnel :

C’est lorsque le montant de l’impôt est obtenu en appliquant un taux, c’est-à-dire un


pourcentage fixe et constant sur la base imposable (ex : BIC).

24- L’impôt progressif :

C’est lorsque le montant de montant de l’impôt est obtenu en appliquant les taux variables et
croissants sur les tranches variables de la base imposable (ex : CN).

25- L’impôt ou taxe spécifique :

C’est un impôt dont le montant est obtenu en multipliant une unité de mesure (quantité
physique déterminée de la valeur de la matière imposable par une unité monétaire déterminée
(ex : taxe sur le vin, sur les boissons non – alcoolisées, sur les cigarettes).

26- L’impôt ad valoren :

10
Signifie en Latin sur la valeur, ce sont les impôts obtenus par l’application d’un taux à la
valeur monétaire de la base imposable (Inverse de taxe spécifique).

27- L’impôt de répartition

C’est lorsque l’impôt est calculé en tenant compte de la masse des dépenses établie d’avance,
et la quote – part de chacun dans la résorption de celle – ci est fixée par voie de répartition en
tenant compte des facultés contributives de chacun des contribuables.

28- La fiscalité intérieure

C’est le régime fiscal des impôts appliqués à l’intérieur du pays, gérée par la DGI.

29- La fiscalité de porte

C’est le régime fiscal des impôts à l’entrée du pays, gérée par la douane.

30- L’assiette ou la base d’imposition :

C’est le montant sur lequel l’impôt est assis, c’est la base qui sert de calcul de l’impôt.

31- La matière imposable

C’est l’élément ou les éléments qui doivent être soumis à l’impôt. Ces éléments peuvent être
un revenu, un bien, un capital, une propriété, une opération, un acte juridique.

32- L’exonération :

C’est une partie de la matière imposable que le législateur décide de ne pas imposer
effectivement.

33- L’exemption :

Les personnes exemptées sont des personnes que le législateur décide de soustraire au
paiement d’impôt.

34- L’abattement :

C’est une réduction légale de la valeur de la matière imposable ou du montant de l’impôt


calculé.

35- Le crédit d’impôt

11
C’est le montant de l’impôt payer en trop par le contribuable en cas d’acompte prévisionnel.

C’est une créance d’impôt du contribuable sur l’Etat.

36- L’acompte prévisionnel

C’est une avance de l’impôt à imputer sur l’impôt exigible.

37- L’assujeti :

C’est une personne soumise à l’impôt et reconnue par la DGI pour faire la déclaration de
l’impôt.

Par contre un non – assujeti subit l’impôt sans pour autant faire de déclaration à la DGI.

38- L’échéance :

C’est une date de paiement de l’impôt, la limite de cette date est la date butoir.

39- Le redressement fiscal :

C’est le contrôle opéré par l’administration fiscale en vue de détecter les erreurs éventuelles
afin de les corriger.

40- La redevance :

Elle est perçue à l’occasion d’un service rendu. La redevance s’apparente au prix du service
public devant être supporter par l’usager, la contrepartie n’est pas toujours en liaison direct du
service rendu, elle est souvent fixe.

41- Le titre provisoire de recouvrement

Ce sont des émissions d’impôts qui suivent une procédure d’urgence qui visant à sauvegarder
ou à préciser les droits du trésor public dans les cas suivants :

- Transfert par le contribuable de son domicile hors du territoire ivoirien


- Cessation ou cession d’entreprise
- Vente volontaire d’entreprise
- Décès du contribuable.

42- Le redevable réel (contribuable réel)

12
C’est celui qui supporte la charge économique, financière et définitive de l’impôt.

43- La territorialité :

C’est l’espace géographique à l’intérieur duquel la matière imposable est appréhendée et


perçue.

44- La période d’imposition :

C’est l’espace de temps à l’intérieur duquel la matière imposable est appréhendée et perçue.

45- Le fait générateur :

C’est le fait, la situation ou l’acte qui fait mettre la dette fiscale.

46- L’exigibilité

C’est le droit dont dispose le receveur des impôts de réclamer le paiement de la dette fiscale à
un montant donné.

47- Le système fiscal :

C’est l’ensemble des prélèvements fiscaux (différentes natures, d’impôts et taxes) institués
dans un Etat.

48- L’évaluation de la matière imposable :

C’est déterminer le montant ou la valeur des matières imposables.

49- La stabilité de l’impôt

Un impôt est stable lorsqu’il ne suit pas les évolutions défavorables de la conjonction
économique.

50- L’élasticité de l’impôt :

Un impôt est dit élastique quand l’Etat peut augmenter son taux sans qu’il y ait une action
défavorable des contribuables.

51- La règle de la commodité de l’impôt et la règle de l’économie :

13
La règle de la commodité traduit l’idée que tout impôt doit être perçu à l’époque et selon le
mode que l’on peut présumer les plus commodes pour le contribuable. La règle de l’économie
signifie que tout impôt doit être conçue de la manière qu’il fasse sortir des mains du peuple le
moins longtemps possible cet argent hors des mains du peuple avant d’entrer dans ses
caisses.

52- La pression fiscale :

La pression fiscale exprime le poids des impôts sur les revenus des richesses des citoyens ou
contribuables.

53- L’abus de droit :

Il y a abus de droit lorsque dans le but de se soustraire à l’impôt le contribuable produit à


l’administration fiscale un acte qui dissimule la portée véritable d’un contrat ou d’une
convention.

54- Le rôle :

Le rôle est la liste des personnes imposées comportant pour chacune d’elle l’identification
(nom et prénoms, adresse, numéro de compte…) les bases d’impositions et les montants des
impôts qui leurs sont exigibles.

55- L’impôt enrôlé :

C’est l’impôt qui est recouvré par des voies de rôles (ex : IGR).

56- Le dégrèvement

Il consiste à annuler totalement ou partiellement une imposition déjà établie pour les raisons
suivantes :

- Erreur (d’assiette, de taux…) entièrement une surimposition


- Erreur de la personne ou sur les propriétés imposables ;
- En cas de remises gracieuses ou d’atténuation d’impôt ou de pénalité prévues
légalement par les articles 171 à 178 de LPF
- En cas de prescription de l’action en recouvrement, en compensation.

14
57- Le dégrèvement d’office

C’est la correction d’erreur prononcée par la DGI soumise à aucune procédure règlementaire
particulière.

58- Le contribuable légal :

C’est la personne au nom de qui l’impôt est juridiquement établi ou qui est chargée de
déclarer la matière.

59- Le redevable légal :

C’est la personne qui est légalement chargé de payer l’impôt (c’est la personne à qui
l’administration fiscale peut réclamer le payement de l’impôt.

60- L’avis d’imposition :

C’est un formulaire de couleur verte étable à la signature. La lettre de rappel envoie aux
débiteurs de l’Etat de payer sa dette sous peine de recours forcé (elle mentionne la pénalité ou
majoration de 10% et un délai de 12 jours).

61- Le commandement

Le commandement de payer constitue la première étape de la poursuite.

62- Le commandement

Le commandement de payer constitue la première étape de la poursuite.

63- La répartition des impôts mixtes

La répartition se fait entre l’Etat et les collectivités territoriales (communes, villes, districts,
département, régions).

- Impôt synthétique : Communes 40% Département 10% Etat 50%


- Impôt sur le patrimoine foncier : Communes 43% Villes 6% Districts 6%
Département 28% Régions 17%
- Impôt sur le revenu foncier : Etat 100%
- Taxe d’habitation : Communes 40% Etat 60%
- Taxe de voirie, hygiène et assainissement : Communes 40% Villes 5% Districts 5%
Département Région 15% Etat 10%

15
- Patente et licence : Communes 40% Villes 5% Districts 10% Département 30%
Régions 15% Etat 20%.

64- La mise en débet

C’est la mise en jeu de la responsabilité, c’est l’obligation de se libérer de se faits soit


juridiquement ou administrativement.

65- Le contrôle fiscal et les sanctions


65-a- Les différentes formes de contrôles
65-a-1- Le contrôle formel :

Il consiste à faire rectifier par le contribuable. Les erreurs matérielles sur les déclarations
fiscales.

65-a-2- Le contrôle sur pièce :

Il analyse au fond des déclarations déposées sur le contribuable. Il se fait à partir du bureau à
l’aide des renseignements tirés du dossier ou d’informations complémentaires obtenues de
tiers dans le cadre de l’exercice du droit de communication, il permet la détection des
contribuables défaillants, la répartition et la prévention des erreurs, la sélection des dossiers
susceptibles de contrôle interne.

65-a-3- Le contrôle externe

Il se fait sur place dans l’entreprise, c’est la vérification de comptabilité qui peut être générale,
ponctuelle, limitée à des opérations déterminées ou particulières.

65-a-4- La vérification approfondie de la situation fiscale d’ensemble des


personnes physiques :
Elle porte uniquement sur l’IGR et se fait au bureau à partir des éléments contenus
dans le dossier du contribuable et des informations, documents et pièces fournies pour
celui-ci à la demande du vérificateur.
65-b- La prescription

Le délai de prescription, c’est la période dont l’écoulement empêche qu’une imposition soit
établie, qu’un contrôle soit effectué, ou qu’un recouvrement soit opéré. Le délai de
prescription d’assiette est presque de 3 ans, pour le recouvrement est de 10 ans.

16
65-c- Les infractions fiscales

Ce sont tous les manquements aux obligations contributives et déclaratives prévues par les
dispositions fiscales.

65-c-1- Par rapport au paiement de l’impôt :

Le retard, le defaut et l’insuffisance de paiement.

65-c-2- Par rapport à la déclaration :

Le retard, le défaut et l’insuffisance de déclaration..

65-c-3- La fraude fiscale :

Acte ou attitude volontaire fondée sur la mauvaise foi dans l’optique de violer la loi et de se
soustraire au paiement de l’impôt dû^.

65-c-4- L’évasion fiscale :

Utilisation de moyens légaux pour éviter le paiement d’impôt (ex : le transfert de revenus
dans un paradis fiscal).

NB : l’évasion fiscale n’est pas une infraction fiscale au sens strict du terme.

65-d- Les sanctions en matière d’infraction fiscale

Elles se subdivisent en sanctions fiscales et en sanctions pénales.

65-d-1- Les sanctions fiscales

Ce sont des sanctions pécuniaires constituées par :

 Les intérêts de retard


 Les majorations de droit
 Les amendes fiscales pour le retard, le défaut de déclaration, pour infraction au droit
de communication.

65-d-2- Les sanctions pénales

Elles répriment la fraude fiscale et la résistance de l’impôt. Elles constituent en des peines
correctionnelles prononcées par les tribunaux (amende, emprisonnement).

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En matière d’assiette

65-e- Le retard ou défaut de production des déclarations

Selon l’article 169 du LPF une amende de 200.000 F si le retard est inférieur à un mois plus
50.000 F par mois ou fraction de mois supplémentaire. Cette amende est aussi identique pour
les liasses fiscales.

Pour les impôts retenus à la source (BIC) le refus ou le défaut de production des Etats
nominatifs est sanctionné par une amende de 100.000 F par rapport aux Etats non produits.

Selon l’article 163 du LPF en sus (plus) des intérêts de retard, les déclarations souscrites hors
délais légaux sont possibles d’une majoration de 10%. La majoration est portée à 50% si la
situation n’a pas été régularisée dans un délai de 30 jours suivants une demande de
l’Administration.

Les droits et supplément de droit dans le cadre d’une procédure de taxation d’office sont
possibles : d’une majoration de 50%, la majoration est portée à 100% pour les impôts retenus
à la source (BIC).

Les droits ou suppléments de droit sont majorés à 100% en cas d’une procédure de
rectification d’office.

65-f- L’insuffisance de déclaration

Selon l’article 162 – 1° du LPF la règle générale est :

Majoration de 15% si droits éludés inférieur ¼ des droits dus ;


Majoration de 30% si droits éludés supérieur ¼ des droits dus ;
Majoration de 100% en cas de manœuvre frauduleuse

Pour les BIC retenus à la source :

Majoration de 30% si droits éludés inferieur ¼ des droits dus ;


Majoration de 60% si droits éludés supérieur ¼ des droits dus ;
Majoration de 150% en cas de manœuvre frauduleuse.

Les omissions ou influence des BIC retenus à la source sont sanctionnées d’une part par la
non déductibilité des sommes versées.

18
L’opposition au contrôle fiscal et l’abus de droit sont passibles d’une majoration de 200% en
plus des droits évalués d’office.

Les droits appelés dans le cadre d’une répression des abus de droits sont passibles d’une
majoration de 150%.

CHAPITRE III : GENERALITE S SUR LA FISCALITE IVOIRIENNE

I- DEFINITION DE LA FISCALITE

On pourrait définir la fiscalité dans une première approche comme l’ensemble des lois ;
des mesures et des pratiques diverses, relatives à l’impôt.

On pourrait inclure dans le fait fiscal tous les comportements du fisc à l’égard des
citoyens.

Ainsi défini, la fiscalité est donc matière juridique, c’est la matière du droit fiscal. C’est-à-
dire cette branche du droit public qui réglemente les rapports l’administration et les
citoyens.

La particularité du droit fiscal est celle qui apparait comme la manifestation d’une des
principales prérogatives de la puissance publique. Le droit fiscal est en effet une mise en
œuvre particulière du droit général de réquisition des biens dont disposent l’Etat. D’où
son caractère universel.

La fiscalité appliquée aux entreprises est celle qui intéresse plus l’administration et cela
essentiellement pour deux raisons :

19
- D’abord parce que l’entreprise est une unité de production
En effet elle dispose d’un patrimoine qu’elle fait fructifier sous la protection de l’Etat.
- Ensuite, l’entreprise est le lieu de regroupement d’autres contribuables dont elle est la
source principale de revenu : l’entreprise est donc pour l’Administration un
contribuable idéal. C’est pourquoi elle demeurera toujours la cible préférée de
l’Administration fiscale. Mais elle est également ‘‘la poule aux œufs d’or’’ qu’elle
évitera d’étouffer. Toute mesure fiscale en direction des entreprises modernes est
nécessairement prise dans ce double souci d’accroître les recettes fiscales tout en
évitant d’étouffer l’activité de production par un prélèvement excessif.

II- LES SOURCES DU DROIT FISCAL


1- Les sources internationales

Les traités internationaux régulièrement ratifiés par la côte d’Ivoire est une autorité
par rapport aux lois internes. Ces traités visent généralement à éviter les doubles
impositions. A cela, il faut ajouter les directives de l’UEMOA qui oblige les Etats
membres à modifier leurs législations nationales de façon à réaliser une certaine
harmonisation des fiscalités dans le cadre de la communauté économique. C’est en
matière de TVA que l’harmonisation est plus avancée.

2- Les sources nationales

A- Le pouvoir législatif

Dans les démocraties constitutionnelles, c’est le parlement, expression de la souveraineté,


populaire qui est seul compétent pour voter l’impôt. La loi fixe les règles concernant
l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toute nature. Les textes
de la loi fiscale sont consignés dans un document appelé code général des impôts (CGI).
Depuis le 25 Avril 1997, les textes de la loi fiscale cernant le contrôle de l’impôt, les
sanctions et le contentieux sont regroupés dans un document appelé livre de procédure fiscale.
Chaque année, le pouvoir exécutif soumet au parlement le budget de l’année pour vote.

Ce budget est accompagné de nouvelles dispositions fiscales pour permettre à l'exécutif


d'équilibrer le budget en recette et dépenses. Ces dispositions nouvelles sont consignées dans
un document appelé ''annexe de la loi de finance''. L'annexe détermine les aménagements à
prendre en compte dans le code général des impôts ou dans le livre de procédure fiscale.

20
Mais en réalité, l'initiative des textes est confié à l'administration qui est chargé d'ailleurs
d'en préciser les modalités d'application.

B- Le pouvoir exécutif

a) Les règlements

Les décrets et arrêtés être pris en matière fiscale mais ils doivent être conforme au texte
de la loi dont ils assurent la mise en œuvre. Les contribuables qui estiment qu'une disposition
réglementaire est illégale ont le droit de soulever cette disposition notamment lorsqu'on leur
notifie un redressement d'imposition.

b) Les instructions (doctrines administratifs)

Les instructions et circulaires émanent de l'administration, plus précisément du service de la


législation fiscale. Elles assurent la mise en œuvre des textes fiscaux, apportent des précisions
de détail, donner des directives de la façon dont il convient de les interpréter et de les
appliquer. Dans la pratique, il est indispensable de s'y référer, car on y trouve des
développements et des précisions qui n'ont pas leur place dans la loi ou dans les règlements.
Les instructions qui sont contraire à la loi sont en principe sans valeur.

Il est important de rappeler que les contribuables se plaignent de l'insécurité fiscale due
au foisonnement et à l'obscurité des textes fiscaux. L'un des remèdes serait de pouvoir
questionner l'administration sur l'interprétation de ces textes et sur leur application à des
situations de faits donnés. Rien ne l'interdit.

III- ASPECT FINANCIER ET ÉCONOMIQUE DE LA FISCALITE DES ENTREPRISES

A- ASPECT FINANCIER

L'entreprise est une unité de production, c'est à dire un ensemble de ressources mises en
œuvre pour la raison d'un bien ou d'un service. L'existence d'une entreprise suppose en effet
l'existence d'un patrimoine et l'existence d'un personnel ou d'une équipe chargé de faire
fructifier ce patrimoine. Dès le démarrage de l'entreprise et pendant sa vie active,
l'administration fiscale s'intéresse aux différents éléments constituant l'entreprise. Elle visera
d'abord le patrimoine de l'entreprise et la nature même de l'entreprise avant de s'intéresser à
l'activité qu'elle exerce et aux personnes qu'elle emploies. L'administration s'intéressera à
l'entreprise même au moment de sa disparition, que cette disparition soit statutaire ou anticipé.

21
B- ASPECT ECONOMIQUE

L'impôt est considéré comme un instrument politique économique et sociale. L'Etat se


sert de l'impôt pour orienter les agents économiques vers les objectifs de développement
consignés dans les plans de développement économique et social. Cela se fait sous forme de
mesures incitatives appelées stimulant fiscaux.

IV- LE ROLE DE L'IMPOT

L'impôt a un rôle à la fois budgétaire ; économique et social.

 Le rôle budgétaire de l'impôt

L'impôt sert à alimenter le budget de l'Etat et des collectivités publiques. Il permet


d'assurer le financement des travaux de constructions, de routes, d'hôpitaux, d'écoles et la
rémunération des agents de l'Etat etc.

 Le rôle économique de l'impôt

L'impôt est peut être utilisé comme instrument politique économique. L'Etat s'en sert
alors afin d'orienter l'activité économique. C'est le cas notamment de l'incitation fiscale à
l'investissement.

 Le rôle social de l'impôt

L'impôt assure une sorte de redistribution des richesses du pays entre les citoyens.

V- LES DIFFERENTS TYPES D'IMPOTS

On distingue : les impôts intérieurs et les droits de douanes.

A- LES IMPOTS INTÉRIEURS

Les impôts intérieurs comprennent : les impôts directs, les impôts indirects, les droits
d'enregistrement et de timbres communaux.

a) Les impôts directs

L'impôt direct assis sur des données constantes, revenu ou capital. Ce qui permet la perception
à intervalles réguliers, une fois par mois ou par an. Les impôts directs sont voyants et
douloureux car ce n'est de gaieté de cœur que les contribuables paient chaque fois leur part

22
d'impôt sur le revenu. On peut citer l'impôt sur le bénéfice (BIC, BA, BNC), impôt sur les
salaires, la patente, l'impôt foncier, l'impôt sur les revenus des capitaux mobiliers, l'impôt
général sur le revenu, la T.S.E

b) Impôts indirects

L'impôt indirect porte sur des faits intermittents, les dépenses essentiellement. Sa
perception se produit tout au long de l'année. L'impôt indirect est direct et moins douloureux.
Le contribuable le paie sans trop s'en apercevoir : le contribuable légal n'est pas celui qui paie
la taxe au trésor. On peut citer la TVA, la TPS et les taxes spécifiques.

c) Les droits d'enregistrement et de timbre

d) Autres impôts

L'impôt synthétique, les impôts communaux.

B) LES DROITS DE DOUANE

Les droits de douane comprennent : le droit de douane proprement dit, la redevance statique,
les taxe spécifiques, le prélèvement communautaire de solidarité, la taxe dégressive à
l'importation, la taxe conjoncturelle, la TVA à l'importation.

VI- LES ADMINISTRATIONS EN CHARGE DE L'IMPÔT EN CÔTE D'IVOIRE

Il s'agit de :

. La direction générale des impôts pour l'assiette, le recouvrement, le contentieux des impôts
directs, des taxes indirects intérieurs, des droits d'enregistrement et de timbre à l'exception du
recouvrement des impôts perçus par voie de rôle.

. La direction générale de la comptabilité politique et du trésor pour le recouvrement des


droits perçus par voie de rôle.

. La direction générale des douanes pour l'assiette, le recouvrement des contentieux des droits
et taxes inscrits au tarif des douanes.

VII- LES DIFFERENTS REGIMES D'IMPOSITION EN CÔTE D'IVOIRE

23
Il existe 4 régimes d'imposition en côte d'ivoire :

 Le régime du réel normal


 Le régime simplifié d'imposition (BIC-TVA)
 Le régime de l'impôt synthétique
 Le régime de la taxe forfaitaire des petits commerçants et artisans.

A- LES CRITÈRES D'IMPOSITION

a) Cas des personnes morales (sociétés)

Un seul critère : la taille de l'entreprise

b) Cas de personnes physiques (particuliers)

Deux critères : la taille de l'entreprise, la nature de l'activité exercée.

 La taille de l'entreprise :

Le régime d'imposition dans ce cas dépend du chiffre d'affaires réalisé ou prévisionnel de


l'intéressé en cas d'activité nouvelle.

. La nature de l'activité exercée :

Certaines personnes physiques indépendamment de la taille de leur entreprise sont


obligatoirement soumises à un régime d'imposition en vertu de la loi. Ce sont notamment :

- Les marchands de biens et lotisseurs qui sont obligatoirement soumis au régime réel de
même que les membres des professions libérales.

N.B: L'assujettissement par option

Les personnes physiques ou morales relevant du régime de l'impôt synthétique ou du réel


simplifié peuvent opter respectivement pour le régime du réel simplifié et du réel normal.

L'option est irrévocable.

B- LES REGIMES D'IMPOSITION

24
Les lois de finances 2002 et 2004 ont défini de nouveau critères d'appartenance aux
régimes d'imposition :

a) le régime du réel normal

Les personnes concernées sont les sociétés, les personnes morales en général, les membres
des professions libérales et les particuliers dont le chiffre d'affaires est supérieur à 150
millions pour les commerçants ou à 75 millions pour les prestataires de service et ceux qui
exercent simultanément les deux services.

b) Le régime simplifié d'imposition (RSI)

Les personnes concernées sont les particuliers et sociétés dont le chiffre d'affaires est
compris entre 50 et 150 millions pour les commerçants et 25 et 75 millions pour les
prestataires de service et ceux qui exercent simultanément les deux activités.

N.B: Sont exclus de ce régime à titre d'exemple :

 Les commissaires, courtiers et autres intermédiaires


 Les pompistes et autres exploitants de stations-service
 Les commerçants de gros et demi-gros

d) Le régime de la taxe forfaitaire des petits commerçants et artisans

Il concerne les petits commerçants et artisans qui réalisent un chiffre d'affaires annuel
inférieur ou égal 5 000 000

Ce régime concerne à titre d'exemple :

 Les vendeurs ambulants


 Les vendeurs en étalage
 Les exploitants de moulins à maïs ou a arachide etc.

N.B: LUTTE CONTRE LA FRAUDE

- La généralisation de l'obligation d'immatriculation fiscale à l'ensemble des opérateurs


économiques quel que soit le niveau de leurs affaires.

25
- L'obligation pour tout commerçant ou prestataire de services d'émettre une facture pour
toutes ventes ou prestation réalisées ;

- L'obligation pour les contribuables ne relevant pas de la Direction des grandes entreprises
d'utiliser les factures normaliser mise à leur disposition par l'administration fiscale (loi de
finance 2005)

CHAPITRE IV: CALENDRIER DE DÉCLARATION DES IMPOTS

26
I- CALENDRIER DE DÉCLARATION ET PAIEMENT

15 Janvier: - Déclaration trimestrielle et paiement des charges sociales (CNPS):

Entreprise de moins de 20 salariés ou cotisant moins de 25000F par mois

Déclaration de TVA trimestrielle des assujettis au RSI

Déclaration contribution pour la reconstruction nationale

31 Janvier : - Déclaration annuelle des commissions, courtage et honoraires

- Déclaration annuelle des salaires : Etat 301

- Déclaration annuelle de la patente et paiement du solde (à la sous-direction des


patentes)

- Déclaration annuelle : Déclaration individuelle des salaires à la CNPS.

- Sociétés civiles immobilières : Déclaration annuelle spéciale à la direction des


cadastres.

- Sociétés étrangères : Déclaration d'IRVM à la direction d'enregistrement.

- Déclaration trimestrielle et paiement de l'IRVM sur les indemnités de fonction


pour le trimestre précédent,(à la direction de l'enregistrement).

- IRVM sur les produits des obligations emprunts et autres valeur dont le revenu est
fixé à l'avance perçu l'année précédente.

28 Février : - Déclaration de l'IGR et paiement du solde.

15 Mars: - Paiement 1er acompte de l'IGR au trésor public.

31 Mars : - Paiement des vignettes automobiles et taxes sur les bateaux de plaisance : à la
recette de l'enregistrement.

15 Avril: - De la trimestrielle à la CNPS et paiement (pour le trimestre précédent entreprises


de moins de 20 salariés ou cotisant moins de 25000 F par mois).

Déclaration contribution pour la reconstruction nationale

Déclaration contribution pour la reconstruction nationale

27
20 Avril : Paiement première fraction du BIC réel normal, RSI, BNC

Déclaration annuelle de BIC, BA, BNC

30 Avril : Déclaration trimestrielle de L'IRVM sur les indemnités de fonction.

- IRVM sur les primes de remboursement du trimestre précédent.

15 Juin: - Versement 2eme acompte de l'IGR

20 Juin: Paiement 2eme fraction du BIC réel normal

15 Juillet : Déclaration trimestrielle à la CNPS : entreprises de moins de 20 salariés ou


cotisant moins de 25.000F par mois.

Déclaration trimestrielle TVA RSI

Déclaration contribution pour reconstruction nationale

31 Juillet : - Déclaration trimestrielle des IRVM sur les jetons de présence.

20 Septembre : - Paiement 3ème fraction du BIC réel normal, RSI, BNC

Déclaration contribution pour reconstruction nationale

15 Octobre : - Déclaration trimestrielle à la CNPS des entreprises de moins de 20 salariés ou


cotisant moins de 25.000F par mois.

Déclaration trimestrielle de TVA RSI

31 Octobre : Déclaration trimestrielle des IRVM sur les jetons de présence.

15 Novembre : Déclaration foncière - Cadastre.

Le 15 de chaque mois :

Déclaration mensuelle pour les opérations du mois précédent.

- Impôt sur les salaires : contribution à la charge de l'employeur, contribution nationale, taxe
d'apprentissage, formation professionnelle et continue ; Impôts à la charge des employés IS,
CN, IGR, CNR au (CI ou DGE).

- Prélèvement Fiscal obligatoire sur les fermages forestiers réglés le mois précédent

28
- TVA et TPS: réel normal au (CI ou DGE).

- AIRSI

Le douzième de l'impôt synthétique annuel au CI.

Acompte d'impôts sur les revenus locatifs à la direction enregistrement.

- Retenue à la source des BNC au (CI ou DGE).

- Retenue à la source des BIC au (CI ou DGE).

 Charges sociales CNPS : Entreprises de plus de 19 salariés.

- Taxes d'équipement:

15 du mois suivant celui du paiement :

- IRC sur les intérêts mis en paiement :

- IBNC sur les prestations des professionnels non installés en côte d'ivoire

Fin du mois : Enregistrement des baux du mois précédent et règlement du droit de bail.

- Taxe pour le développement des nouvelles techniques en zone rurale : 15 du mois


suivant celui du paiement.

FORMALITES A DATE VARIABLE.

- IRVM sur les dividendes : paiement dans les 30 jours de la mise en distribution ou dans les
six mois au plus tard de l'assemblée ayant décidé la distribution.

- Droit d'enregistrement

 .Les actes et mutation : Enregistrement 30 jours après l'opération.


 Droit au bail : dans les 30 jours du renouvellement ou de la propagation du bail.

- Impôts fonciers.

Paiement en deux fractions selon les dates figurant sur l'avertissement : Recette de
l'enregistrement.

29
N.B: Ces dates indiquées ci-dessus sont les dates butoir le contribuable a la possibilité de
déposer sa déclaration avant ces dates.

II- CALENDRIER DE DÉCLARATION ET DE PAIEMENT PAR IMPOT

* BIC, BA et BNC

 Régime du Réel normal et simplifié :

- 20 Avril : paiement 1ère fraction.

- 20 Juin : paiement 2ème fraction

- 20 Septembre : paiement 3ème fraction.

- 15 de chaque mois paiement de la retenue

* IMPOTS SUR LES SALAIRES

- 15 de chaque mois

- 31 Janv: déclaration récapitulative annuelle.

* CHARGES SOCIALES : CNPS

- 15 de chaque mois pour les entreprises de plus de 19 salariés

- 15 Janvier, 15 Avril, 15 juillet, 15 Octobre pour les entreprises de moins de 20 salariés et la


contribution pour la reconstruction nationale

* TVA et TPS

- Réel normal : 15 de chaque mois

- Réel simplifié : 15 avril, 15 Juillet, 15 octobre, 15 janvier déclaration trimestrielle de TVA


RSI

* IGR

15 mars : paiement 1er acompte.

15 juin : paiement 2eme acompte

31 janvier : déclaration et paiement du solde.

30
* IRVM

IRVM sur les jetons de présence : (indemnité de fonction)

31 janvier, 30 avril, 31 juillet, 31 octobre.

 IRVM/Dividendes : paiement dans les 30 jours de la mise en distribution ou dans les


trois mois plus tard de l'assemblée ayant décidé la distribution.
 PATENTE ET LICENCE

Paiement dans un seul terme dès la mise en recouvrement des rôles avec possibilité
d'acomptes provisionnels le 15 Février et le 15 Mai

* Entrepreneurs de transport public :

1ère moitié le 1er Mars

2ème moitié le 30 juin

 Impôt foncier

Paiement en deux fractions égales après la mise en recouvrement.

CHAPITRE V: TAUX DES PRINCIPAUX IMPÔTS ET TAXES

Impôts directs

 Impôt BIC

Société 27% (Grandes entreprises C.A > [Link])

Entreprise individuelle 25% et 10% au titre d'acompte)

Entreprise agréée comme PME 25%

IMF

31
- Régime du réel % du CA TTC de l'exercice (0,5%; 0,15%) avec un plancher de 2 millions et
un plafond de 30 millions. Ce plafond est réduit à 15.000.000 jusqu'en 2009, le plancher est
passé à un million et le plafond à 10 millions pour les entreprises sinistrées jusqu'en 2009.

* Régime du réel simplifié

2% du CATRC de l'exercice.

1% pour les entreprises sinistrées.

 Impôt BNC. taux: 25% (dont 25% au pour IBNC et 10% au titre d'IGR

IMF 5% des recettes de l'exercice

2,5% pour les entreprises sinistrées jusqu'en 2009.

 Impôt sur les salaires

ITS ou IS: 1,5% après abattement de 20%

CN: 50.000 130.000:1,5%

130.000 200.000: 5%

Supérieur 200.000: 10%

IGR: taux de 9,09 à 37,5%

37,5% au-delà de 10.108.000F pour 1 part.

CRN: 1%, 1,5%, 2% et 2,5% selon les tranches de revenus

. Taxes assises sur les salaires

1. Taxes d'Etat

Pers. local Pers. expatrié

Contribution employeur 0% 9,2%

Contribution nationale 1,2% 1,2%

2. FDFP

32
Taxe d'apprentissage 0,4% 0,4%

Formation continue 1,2% 1,2%

Total 2,8% 12%

Les employeurs paient 0,6% en cours d'exercice et régularise 0,6% en fin d'année après la
formation continue.

3- Parafiscalité (CNPS)
- Caisse de retraite : 8% dont 3,2% pour les salariés et 4,8% pour l’employeur :
maximum : Base 45 X SMIG.
- Assurance : 0,75% avec un plafond de 70.000 par employé.
- Prestation familiale : 5% plafond 70.000
- Accident de travail : taux entre 2% à 5% plafond 70.000 / mois par employé.

CRN : 2% des charges d’exploitation (compte 61, 62, 63, 65) par trimestre pour les
entreprises au réel.

Montant forfaitaire de 2.500 à 20.000 pour les entreprises à l’impôt systématique.

 IRVM

- Dividende : 12% société non cotées
10% sociétés cotées à la B.V
18% sociétés exonérées du BIC
- Revenus des obligations : 2%, 12%, 15%
 IRC

- Intérêts : 18%
- Intérêts des comptes courants et dépôts bancaires versés : à des sociétés 16,5%, 10%,
5%, 1%
A des particuliers : 13,5%, 10%, 5%, 1%
- Prêts consentis pour une durée d’au moins 3 ans par un établissement financier
étranger pour le financement de biens d’équipement : 9%, 8,25%, 6,75%.

Impôts directs

33
 Taxes sur le chiffre d’affaire (TVA)

Taux réel
18 %

TPS Tauxlégal Taux réel


Taux/intérêtet com 9 ,09 % 10 %

Prélèvements et retenues à la source.

AIRSI : 5%

- Prélèvements sur les retenus locatifs : 15%


- Retenue à la source sur les sommes mises en paiement par le Trésor Public : 10%
- Retenue à la source au titre des professions médicales et paramédicales : 7,5%%
- Retenue à la source sur les sommes versées aux revendeurs de billet de loterie : 15%
- Retenue à la source sur les services rendus par les non – résidents : 20% (voir les
conventions Internationales)
- Retenue à la source sur les bons de caisses : 25%
- Retenue à la source sur les rémunérations versées par les exploitants forestiers à leurs
attributaires : 35% (régime fermage)
- Retenue à la source de l’IBIC sur les ristournes, commissions versées par les
importateurs, fabricants, grossistes à leurs revendeurs principaux : 7,5%
- Retenue à la source de l’IBIC sur les commissions versées aux intermédiaires des
compagnies d’assurance : 7,5%
- Retenue à la source de l’IBIC sur les sommes versées au profit des entreprises de
transport de bois en grume et d’hydrocarbure par les personnes passibles de l’IBIC :
7,5%
- Retenue à la source sur les rémunérations versées aux enseignants vacataires et aux
entreprises individuelles de consultance : 7,5%
- Retenue à la source sur les rémunérations versées aux notaires, huissiers, avocats,
commissaires priseur : 7,5%
- Retenue à la source d’IGR sur les sommes mis en paiement par le trésor au profit des
entreprises soumises à l’impôt synthétique ou aux taxes municipales : 10%

Droit d’enregistrement

34
 Apport à une société :
APS
0,6% ; 0,2% au-delà de 5 milliards
Inscription au titre foncier : 1,2%

ATO

- Trésorerie, créances, droits sociaux : 0%


- Marchandises neuves, meubles, bail de meubles : 18.000F
- Mutation d’immeuble installé à l’étranger : 1,5%
- Bail à durée limitée : 2,5%
- Echange d’immeuble : 5% ; 6%
- Acquisition d’immeuble à usage industriel, commercial : 7,5%
- Acquisition et autres immeubles : 10%
- Bail à durée illimitée, stock de combustibles, fonds de commerce : 10%
- Inscription au titre foncier : 1,2%

 Augmentation du capital.
- Apport en numéraire et en nature : 0,6% ;0,2%
- Apport par incorporation :6%
 Fusion et assimilées
Régime spécial :
- Droit d’apport : 0,3% ou 0,1%
- Inscription au titre foncier : 0,4%
- Prise en charge du passif : 18.000F
 Dissolution
- Inscription de l’acte : 18.000F
- Partage : 1% ou mutation.

Impôt foncier

- Impôt sur le revenu foncier et patrimoine foncier des propriétés bâties : 4%, 11%, 15%
- Impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties : 1,5%
- Taxes d’assainissement et d’hygiène : 2%

35
- Taxe sur la valeur vénale : 0,5%
- Taxes d’habitation DF : 20.000F par an
- Taxes pour le développement des nouvelles technologies en zone rurale : 2% C.A.H.T
mensuel.

PREMIERE PARRTIE

36
IMPOSITION DES SOCIETES ET
DES PROFESSIONS LIBERALES

Cette partie comprend les impôts courants qui sont à la charge des entreprises
sociétaires et des professions libérales, mais également les impôts qui sont à la
charge à la fois des entreprises et des particuliers et les impôts retenus à la
source par les entreprises.

37
CHAPITRE 1 : LES DROITS
D’ENREGISTREMENTS

Dans le cadre de la fiscalité des entreprises, les droits d’enregistrement sont constitués des
droits que l’entreprise paie sur les apports des associés lors de la création de la société, lors de
l’augmentation du capital, de la réduction et de l’amortissement du capital, de la fusion,
scission et d’apport partiel de société.

Ce sont également les droits à payer lors de la dissolution de la société et des droits à payer
lors de la cession de certains éléments du patrimoine de l’entreprise.

Sont exemptées de droits d’enregistrement :

 Les sociétés d’Etat, les sociétés coopératives agricoles.


 Les sociétés d’Etats ou d’économie mixte de crédit, les sociétés mutualistes, les
sociétés Immobilières d’économie mixtes.

I- LES DROITS DUS LORS DE LA CREATION DE LA SOCIETE

Les droits sont fonction des types d’apport. Les apports constituent la base imposable.
On distingue deux catégories d’apports.

A- Apports Purs et Simples (APS)

On appelle APS, l’apport net de la société ou l’apport réel de l’associé.

Ce sont des apports qui sont rémunérés par les droits sociaux (action, part sociale, part
intérêt…) la somme de ces apports forme le capital social de départ.

Ils peuvent être des apports en nature ou des apports en numéraire.

*La taxation des Apports Purs et Simples (articles 754 du CGI)

Le taux applicable suit un régime de barème dégressif quel que soit la forme juridique de
la société et la nature du bien.

38
Si le montant de l’apport est compris entre un franc et 5 milliards, le taux applicable est de
0,6%.

Si le montant de l’apport est supérieur à 5 milliards, la fraction de l’apport excédent 5


milliards est taxée au taux de 0,2%.

NB : 1- Pour l’application des taux, on tient compte de l’ensemble des apports effectués par
les associés à titre pur et simple, c’est-à-dire le capital social. Il faut éviter de taxer les APS
par associé.

2- En ce qui concerne les immeubles bâtis et non bâtis (terrains et constructions) et les droits
immobiliers en plus du droit d’apport, il est perçu une taxe additionnelle au titre de la
contribution foncière de 1,2% dont 0,8% pour la publicité foncière et 0,4% pour le salaire du
conservateur.

3- La taxation prend en compte aussi bien les apports en numéraire libérés que la fraction non
libérée.

4- Pour les apports en nature réestimés, les droits se calculent sur les valeurs réestimées et non
sur les valeurs au bilan.

La taxation se fait par tranche.

Exemple N°1 soit un capital de [Link] à taxer

[Link] x 0,6% = 30.000.000 (1ère tranche)

([Link] – [Link]) x 0,2% = 10.000.000 (2ème tranches)

Total droit 30.000.000

Exemple N°2 :

Monsieur DEY et ORO ont créé le 01/03/N une société Anonyme au capital de
[Link].

Monsieur DEY a apporté en espèces : 8 000 000 000

Monsieur ORO a apporté des matériels évalués à 7 000 000 000

T.A.F : Calculer les droits d’enregistrement lors de cette contribution.

39
Solution

Apport APS : [Link] + [Link] = [Link]

1 ère tranche : [Link] x 0,6% = 30.000.000

2 ème tranche : ([Link] – [Link]) 0,2% = 20.000.000

Total droit 50 000 000

NB : Eviter de faire une taxation associé par associé pour les APS.

Si le montant des droits est supérieur à 25.000.000, l’entreprise peut payer ses droits en trois
versement : le 1/3 au plus tard un mois après la constitution

Le deuxième 1/3 un an plus tard majoré d’un intérêt au taux légal (taux d’escompte
BCEAO).

Le troisième 1/3 deux ans plus tard majoré d’un intérêt au taux légal (taux d’escompte
BCEAO).

Dans le cas de fusion, le plancher est réduit à 5 millions il en est ainsi pour le cas de
l’incorporation des réserves (droit d’apport majoré).

Le paiement des droits doit intervenir un mois après la réalisation des apports si le montant
des droits est inférieur à 25.000.000 F.

B- LES APPORTS A TITRE ONEREUX (ATO)

Les ATO sont les apports dont la contrepartie peut être une reconnaissance de dette, un
remboursement ou la prise en charge d’un passif par la société à l’égard de l’associé. Les
ATO sont effectués en cas d’apport mixte. Cas où l’associé fait des apports purs et simple et
des apports à titre onéreux. Les ATO sont assimilés à une mutation et imposé comme telle.

Exemple : Mr DALI apporte un immeuble de 200 millions lors de la création d’une société. Il
est souscrit que pour 180 millions au capital de la société et réclame 20 millions en espèce de
la société.

Identifier les apports de Mr DALI.

40
Solution

Apport brut : 200.000.000

APS : 180.000.000

ATO : 20.000.000

- La taxation des ATO

Les taux applicables en cas d’ATO

Les ATO sont passibles du droit de mutation dont relèvement les cessions portant sur les
biens de même nature. (les ATO sont analysés comme des cessions).

TABLEAU RECAPITULATIF DES TAUX

Elements Taux
- Trésorerie 0%
- Creances 0%
- Droits sociaux (Action, part sociale) 0%
- Marchandises neuves 18.000 F
- Biens meubles (apporté en dehors du fond de 18.000 F
commerce)
- Bail des meubles, location vente 18.000 F
- Mutation d’immeuble installé à l’étranger 1,5% + CF
- Bail à durée limitée, droit au bail (location fonds de 2,5%
commerce, bail d’immeuble et de fonds de commerce)
- Echange d’immeuble avec retour 5% + CF + mutation
- Echange d’immeuble sans retour 6% + CF
- Acquisition d’immeubles à usage industriel et 7,5% + CF
commercial par les redevables soumis au régime du reel
normal des BIC
- Acquisition d’immeubles par les redevables qui ne sont 10% + CF
pas au régime du reel
- Bail à durée illimitée, droit au bail 10%
- Fonds de commerce (corporels + incorporels) 10%
Coût d’acquisition (location vente à la fin du contrat) 10%

41
NB : Les marchandises neuves sont des marchandises destinées à être vendues après ou
sans transformation.

Le droit de mutation d’immeubles

Le droit de mutation est assis sur la valeur vénale réelle (valeur à laquelle l’immeuble
pourrait être vendu sur le marché immobilier au moment de la cession), et non sur la valeur
déclarée par les parties si la valeur vénale est supérieure à la valeur déclarée.

Exemples : Monsieur Kadjo apporte un immeuble à usage de bureau à la SETACI pour une
valeur de 15 200 000 F.

La valeur des immeubles similaires sur le marché immobilier est de 22.000.000 F

TAF : Calculer les droits d’apports et procéder à l’enregistrement comptable.

SOLUTION

Valeur vénale = 22.000.000 valeur déclarée = 15.200.000

Le calcul se fera sur la vénale

Droit exigible : 22 000 000 x 7,5% = 1 650 000

CF 22 000 000 x 1,2% = 264 000

Total Droit = 1.914.000

Enregistrement

6461 Droit de mutation 1.914.000


4428 Etat autres impôts taxes 1.914.000
4428 Etat autres impôts taxes 1.914.000
521 Banque 1.914.000
2011 Frais de constitution 1.914.000
781 Transfert de charge 1.914.000

42
- Le droit de mutation réduit à 7,5% s’applique sur les immeubles bâtis à usage
industriel commercial ou ce bureau directement affectés à l’exploitation. Tout autre
cas d’acquisition est exclu. (immeubles donnés en location, destinés au personnel,
immeuble d’habitation etc.)
- Ne peuvent pas bénéficier du taux réduit les personnes relevant du réel simplifié du
BIC, de l’impôt BNC et celles soumises aux régimes de l’impôt synthétique. Le taux
de droit commun de 10% reste alors applicable.

Pour bénéficier des taux réduits, Les acquéreurs doivent s’engager expressément dans les
actes d’acquisition, à affecter les immeubles à usage industriel commercial ou de bureau
pendant une période d’au moins 10 ans. Le non-respect de l’engagement est sanctionné par
l’exigibilité d’une majoration de 50% du complément de droit.

Exemple : Acquisition à titre onéreux par une SA d’un immeuble à usage de bureau d’une
valeur de 200.000.000F. Après vérification de la DGI il s’avère que l’immeuble est destiné au
logement personnel.

TAF : Chiffrer le coût fiscal de cette opération

Droit exigible : 200.000.000 x 7,5% = 15.000.000

CF : 200.000.000 x 1,2% = 2.400.000

Droit effectivement payé = 17.400.000

Complément de droit à payer après contrôle

Complément dû au taux = (200.000.000 x 10% - 200.000.000 x 7,5%)

= 5.000.000

Majoration : 5.000.000 x 50% = 2.500.000

Le total à payer en plus des 17.400.000 s’élève à :

5.000.000 + 2.500.000 = 7.500.000

Exemple d’échange d’immeuble avec et sans retour

43
L’entreprise KADJO échange sa villa de 50 millions contre l’immeuble commercial de
30.000.000 de Mr KONAN

TAF :

1. Calculer les droits dus par KADIO en supposant que la conservation prévoit un droit
de retour.
2. En supposant que la convention ne prévoit pas un droit de retour.

Solution

La base taxable est la valeur des immeubles échangés :

- Cas de droit de retour

Les 5% sont calculés sur la plus petite valeur des immeubles échangés.

La différence entre la valeur élevée et la plus petite valeur est taxée au droit de mutation.

Droit d’apport : 30.000.000 x 5% = 1.500.000

Droit de mutation : (50.000.000 – 30.000.000) x 10% = 2.000.000

CF : 50.000.000 x 1,2% = 600.000

= 4.000.000

- Cas du droit sans retour

Droit d’apport : 50.000.000 x 6% = 3.000.000

CF : 50.000.000 x 1,2% = 600.000

3.600.000

NB : - Sont enregistrés gratis les actes de location d’échange, ou de vente d’immeubles bâtis
dont le prix TTC est inférieur ou égal à 15.000.000 par les sociétés de développement de
l’habitat économique.

- Les acquisitions d’immeubles par les établissements bancaires et financiers à la suite d’une
procédure d’adjudication sont exonérées des droits d’enregistrement, sous réserve que
l’immeuble saisi soit dans le délai maximum prévu par le règlement bancaire.

44
- La taxation des ATO se fait associé par associer.

* Principe de taxation

Il existe deux principes de taxation :

- Cas où la société donne un ordre d’imputation

Dans ce cas, les ATO seront imputés sur les éléments qui subissent les taux les plus faibles
vers les éléments qui supportent les taux les plus élevés (méthode avantageuse pour
l’entreprise).

- Cas où la société ne donne pas un ordre d’imputation

La taxation se fera sur la base que chaque élément est apporté à titre onéreux et à titre pur et
simple (imputation proportionnelle au passif). Cette méthode est avantageuse pour
l’administration fiscale. La partie de l’élément d’actif apporté à titre onéreux est calculé à
partir d’un coefficient à titre onéreux.

ATO
Coefficient ATO =
Apport brut

NB : le calcul du coefficient s’impose lorsque l’associé apporte au moins deux éléments.

La partie de l’élément d’actif apporté à titre pur et simple est calculée à partir du coefficient à
titre pur et simple.

Apport APS
Coefficient à APS =
Apport brut

(Le calcul du coefficient APS n’est pas obligatoire dans les exercices étant donné que les APS
sont taxés globalement).

45
ELEMENTS CALCULS DROIT DROIT
PROPORTIONNEL FIXE
APS………….. 250.000.000
Droit APS…… 250.000.000 x 0,6% 1.500.000
Contribution (48.000.000+4.000.000+38.000.000) 1.080.000
foncière x 1,2%
ATO
BABA……… 5.500.000
Immeuble …… 5.500.000 x 7,5% 412.000
KABA…….. 6.050.000
Caisse ……… 151.000 x 0% -
Banque …..... 2.400.000 x 0% -
Client ……… 2.500.000 x 0% -
Client effet à 999.000 x 0% -
recevoir.
TOTAL 2.992.500 -

Le droit à retenir par la société est de 2.992.500 car c’est le plus petit montant des deux droits
à acquitter (cas méthode favorable à l’entreprise).

NB : Les entreprises ont toujours intérêt à indiquer un ordre d’imputation de leur passif.
L’enregistrement est obligatoire. Le non-respect des obligations entraîne des pénalités qui
s’élèvent au double des droits d’enregistrement.

REMARQUE : Exonération des droits d’enregistrement pour favoriser le retour des


entreprises délocalisées et la réouverture des entreprises fermées à cause de la crise.

II- LES DROITS DUS LORS DE LA MODIFICATION DES STATUTS


A. LES DROITS DUS EN CAS D’AUGMENTATION DU CAPITAL

On classe les augmentations en deux groupes pour la taxation.

1. Augmentation par apport nouveau

En cas d’augmentation du capital par apport en nature, en numéraire, par conversion


des créances en actions, des obligations, compte courant associé, dettes fournisseur en actions,

46
les droits d’enregistrement se calculent de la même façon qu’à la contribution mais pour la
taxation des APS, il faut tenir compte du capital primitif (capital normal + prime) par apport
nouveau (constitution et augmentation antérieure) pour l’application du barème dégressif. Les
ATO sont taxés comme à la constitution.

En cas d’apport d’immeuble, la contribution foncière est calculée au taux de 1,2% comme à la
constitution.

2. Les droits dus en cas d’incorporation (article 758 du CGI)

En cas d’incorporation des réserves, du bénéfice, du report à nouveau, des provisions, le


droit proportionnel au taux de 6% dit droit majoré est appliqué pour les sociétés de capitaux
soumises à l’IRVM sans tenir compte du capital ancien.

En ce qui concerne les sociétés de personnes (SNC, société civile, société en


commandite simple) il convient d’appliqué le barème dégressif.

L’incorporation des réserves spéciale de réévaluation est soumise également à 6%.

L’incorporation de la prime d’émission, de fusion ou d’apport échappe au droit d’apport


(exonéré) car déjà taxé au droit d’apport lors du versement.

NB : les actes constatant une augmentation des sociétés ayant leur siège social hors de la côte
d’ivoire sont soumis au droit fixe de 18.000F si les droits proportionnels sont acquittés hors
de la Côte d’Ivoire.

Exemple d’application N°1

La SA SETACI a procédé à une double augmentation du capital simultanée par incorporation


de la réserve facultative de 500.000.000

et d’une réserve spéciale réévaluation de 300.000.000 par augmentation en numéraire de


[Link]. Sachant que le capital ancien est composé de [Link] en numéraire et
700.000.000 par incorporation de réserve.

TAF : 1. Calculer les droits d’enregistrement pour cette double augmentation.

2. Quel serait le montant des droits si la SETACI était une SNC.

47
SOLUTION

1. Calcul des droits

- Augmentation par incorporation Réserve facultative : 500.000.000 x 6% = 30.000.000

- Augmentation par incorporation de la réserve spéciale de réévaluation : 300.000.000 x 6%


= 18.000.000

- Augmentation en numéraire

- Capital ancien taxé au barème dégressif : [Link]

- Augmentation par apport en numéraire = [Link]

- Total capital en numéraire : [Link]

* 1ère tranche = ([Link] – [Link])0,6% = 6.000.000

* 2ème tranche = ([Link] – [Link])0,2% = 600.000

Somme des droits : 30.000.000 + 18.000.000 + 6.000.000 + 600.000 = 54.600.000

Droit exigible à la formalité :

- Incorporation : (30.000.000 + 18.000.000) : 3 = 16.000.000

- Apport nouveau : 6.000.000 + 600.000 = 6.600.000

Droit à payer = 22.600.000

2. Dans le cas d’une SNC

Montant de l’augmentation = 500.000.000 + 300.000.000 + [Link] = [Link]

Capital ancien = [Link]

1ère tranche = ([Link] – [Link])0,6% = [Link]

2ème tranche = ([Link] – 300.000.000)0,2% = 3.600.000

Somme des droits = 1.800.000 + 3.600.000 = 5.400.000

Exemple d’application N°2

48
La Société Anonyme SOCI au capital de [Link] a précédé à une augmentation le
01/03/N par :

- Conversion d’une dette fournisseur de 200.000.000

- Apport d’Immeubles industriels de 950.000.000 avec un hypothèque de 50.000.000

- Incorporation d’une réserve statutaire de 120.000.000

TAF : calculer les droits dus lors de cette opération d’augmentation du capital

Solution

APS : - conversion de la dette fournisseur : 200.000.000

- Immeubles industriels (950.000.000 – 50.000.000) = 900.000.000

Total APS = 200.000.000 + 900.000.000 = [Link]

ATO : hypothèque : 50.000.000

Droit APS : déjà taxé : = [Link]

A taxer = [Link]

Total [Link]

1ère tranche : ([Link] – [Link]) X 0,6% = 4.800.000

2ème tranche : ([Link] – [Link]) X 0,2% = 600.000

Droit ATO : 50.000.000 X 7,5% = 3.750.000

Contribution foncière : 950.000.000 X 1,2% = 11.400.000

Total droit 20.550.000

Incorporation de la réserve :

Droit = 120.000.000 X 0,6% = 7.200.000

Total à payer = 27.750.000

B. LES DROITS DUS EN CAS REDUCTION ET AMORTISSEMENT DU


CAPITAL.
49
En cas de réduction du capital par annulation de pertes seul le droit fixe de 18.000F est
exigé. (article 703 du CGI)

En cas de réduction du capital par remboursement aux associés, il est perçu un droit de
partage dont le taux est de 1% calculé sur le montant du capital réduit. Lorsque le
remboursement est effectué par attribution à un associé autre que l’apporteur des biens
initiaux apportés en nature c’est le droit de mutation qui est applicable.

L’amortissement du capital est considéré comme une distribution de bénéfice. En principe


l’opération supporte l’IRVM de 15%. Cependant lorsque l’amortissement est effectué par une
réalisation d’actif ou par prélèvement sur les éléments autre que les comptes de réserves ou
provisions, il est exonéré de l’IRVM à condition que la société en fasse la demande auprès de
l’administration et que les opérations se traduisent par une réduction statutaire du capital. Au
regard des droits d’enregistrement, c’est l’acte constatant l’amortissement qui est soumis à un
droit fixe de 18.000F.

C. LES DROITS DUS EN VAS DE TRANSFORMATION DE LA SOCIETE.

En cas de prorogation d’une société seul l’acte constatant la prorogation est soumis à un droit
fixe de 18.000F.

En cas de transformation d’une société en un autre type de société, l’acte constatant cette
transformation supporte un droit fixe de 18.000F si la transformation débouche sur la création
d’un être moral nouveau , l’administration fiscal dans ce cas pourra tirer les conséquences au
regard de l’impôt BIC (sur le bonis de liquidation), l’IRVM(sur la distribution des bonis de
liquidation) des droits d’enregistrement (droit de partage sur l’actif net, droit de mutation
éventuelle, droit d’apport dans la société nouvelle).

Il y a création d’un être moral nouveau lorsque la transformation engendre de profondes


modifications du contrat de société (statut, objet social, transfert de siège social).

III- LES DROITS DUS EN CAS DE FUSION, DE SCISSION ET D’APPORT


PARTIEL :

Les opérations de fusions et assimilées sont soumises à 2 régimes :

- Le régime de droit commun qui s’applique de la même façon qu’à la constitution.

50
- Le régime spécial de fusion qui est le régime obligatoire pour la fusion et scission et
optionnel pour les apports d’actifs accordé sous certaines conditions.

a. Les conditions d’applications du régime spécial.

- Les sociétés apporteuses et les sociétés bénéficiaires doivent être des sociétés de capitaux
(SA, SARL).

- le siège social des sociétés bénéficiaires doit être situer en Côte d’Ivoire.

- Dans le cas d’apport partiel d’actif, les sociétés concernées doivent manifester
expressivement dans l’acte d’apport leur volonté.

- Dans le cas de fusion ou scission, les apports résultant des conventions doivent pendre effet
à la même date et doivent entrainer dès leur réalisation la dissolution systématique de la
société apporteuse.

NB : le non – respect de l’une des conditions entraîne le régime du droit commun.

b. Le calcul des droits

La loi de finance pour la gestion 2003 a supprimé le droit majoré et maintient le seul droit
minoré comme droit d’apport. Le droit minoré, droit d’apport est désormais perçu sur le droit
net (APS) au taux de 0,3% pour les valeurs comprises entre zéro et cinq milliards et 0,1%.
Pour l’application de ces taux, il faut tenir compte du capital déjà taxé au barème dégressif de
la société absorbante.

La prise en charge du passif par la société bénéficiaire est soumise à un droit fixe de 18.000F
quelque soit le montant. Si dans l’actif net apporté, il y a des immeubles et des droits
immobiliers, la contribution foncière se limite au taux de 0,4%. Sauf en cas de morcellement
des immeubles ou le droit de transcription de 0,8% est perçu en plus sur les parcelles
entraînant un changement de titre foncier.

Exemple 1 : capital de la société apporteuse : [Link]

Actif net apporté : [Link]

Dette de la société absorbée : 600.000.000

Capital primitif de la société bénéficiaire : [Link]

51
Calculer les droits d’enregistrement lors de cette fusion sachant que l’apport est placé sous le
régime spécial de fusion et que l’actif net apporté comporte un terrain d’exploitation de 60
millions.

Solution

Base du droit d’apport : [Link]

1ère tranche : ([Link] – [Link]) x 0,3% = 540.000

2ème tranche : ([Link] – [Link]) x 0,1% = 2.700.000

Contribution foncière : 60.000.000 x 0,4% = 240.000

Prise en charge du passif : 600.000.000

DF : 18.000F (non dû)

Droits dus : 540.000 + 2.700.000 + 240.000 = 3.480.000

Exemple 2 : La SA SETACI dont le capital avant l’augmentation est [Link] constitué


d’un apport réel a procédé le 01/10/19 N a une importante augmentation du capital en
combinant multiples opérations.

1°) Fusion absorption de la SOTACI créée en 19 N – 25

Bilan (en mobilier)

Fonds de commerce : 500.000 Capital : 3.000.000


Construction : 100.000 Reserve : 2.000.000
Materiel et outillage : 1.500.000 Dette LT : 500.000
Mobilier : 300.000 Fournisseur : 4.000.000
Marchandises : 3.000.000 Banque : 900.000
Clients : 5.000.000

10.400.000 10.400.000

L’acte de fusion attribue les valeurs suivantes aux éléments d’actifs en milliers de francs.

Construction = 400.000 Mobilier = 150.000

52
Fonds de commerce = 800.000 marchandises = 3.900.000

Matériel et Outillage = 1.200.000 créance = 4.500.000

2/ Apport partiel d’actif de la SA SOMAG créée en 19 N – 30. Cette société fait apport de son
département d’ingénierie comprenant les éléments ci – après en milliers de francs.

Immeuble : 80.000

Matériel de recherche : 900.000

Brevet d’invention : 1.000.000

Créance : 400.000

Quote part d’emprunt imputé : 600.000

Capital de la société : 5.000.000

Actif total : 15.800.000

Passif exigible : 8.500.000

Valeur d’apport / immeuble : 150.000

Valeur d’apport / matériel de recherche : 1.000.000

Valeur d’apport / créance : 250.000

Valeur d’apport / brevet d’invention : 1.500.000

T.A.F :

1/ Etablir le bilan de liquidation des apports faits par chacun des associés.

2/ Liquider les droits exigible sous ses opérations au regard des droits
d’enregistrement (régime spécial de fusion).

SOLUTIONS

Détermination de la plus ou moins value de la SOTACI. (en millier)

Elements V.O V.R Plus value Moins value


Fonds de commerce 500.000 800.000 300.000

53
Construction 100.000 400.000 300.000
Matériel + outillage 1.500.000 1.200.000 300.000
Mobilier 300.000 150.000 150.000
Marchandises 3.000.000 3.900.000 950.000
Clients 5.000.000 4.500.000 500.000

1.500.000 950.000

BILAN DE LA SOTACI (Liquidation)

Actif Montant Passif Montant


Fonds de commerce 800.000 Capital 3.000.000
Construction 400.000 Réserves 2.000.000
Plus value de
liquidation 550.000
Matériel et outillage 1.200.000 Emprunt 500.000
Mobilier 150.000 Fournisseurs 4.000.000
Marchandises 3.900.000 banque 900.000
Créances 4.500.000
TOTAUX 10.950.000 TOTAUX 10.950.000

Plus value nette ou résultat de liquidation = 1 500 000 – 950 000 = 550 000

Détermination de la plus ou moins value de la SOMAG. (en millier)

Elements V.O V.R + value - value


Immeuble 80.000 150.000 70.000
Matériel de recherché 900.000 1.000.000 100.000
Brevet d’invention 1.000.000 1.500.000 500.000
Créances 400.000 250.000 150.000
Emprunt 600.000

670.000 150.000

54
Plus value nette ou résultat de liquidation = 670.000 – 150.000 = 520.000

Bilan de liquidation de SOMAG. (en millier)

Actif Montant Passif Montant


Immeuble 150.000 Actif net (APS) 1.780.000
Matériel de recherché 1.000.000 Plus value 520.000
Brevet d’invention 1.500.000 emprunt 600.000
Créances 250.000
TOTAUX 2.900.000 TOTAUX 2.900.000

2- Calcul des droits d’enregistrement (en millier)

SOTACI

Capital 3.000.000 Total Passif : 10.950.000

Réserve 2.000.000 Actif net - 5.550.000

Plus value 550.000 (APS)

APS 5.550.000 ATO 5.400.000

SOMAG

Capital (Actif net) = 1 780.000 ATO = Emprunt = 600.000

Plus – value = 520.000

APS 2.300.000

* Fusion absorption (SOTACI) les droits se calculent chez SOTACI (en millier)

Droit d’apport (en milliers) : déjà taxé : 3.500.000

Base taxable : 5.550.000

* (5.000.000 – 3.500.000) x 0,3% = 4.500

* (5.550.000 – 1.500.000) x 0,1% = 4.050

Prise en charge du passif = 18.000 non dû

55
* Fusion partielle (SOMAG) Les droits se calculent chez SOTACI (en millier)

Droit d’apport

Base : 2.300.000

Déjà taxé > [Link]

Droit : 2.300.000 x 0,1% = 2.300

Prise en charge du passif = 18.000 F non dû

Total droit = 4.500 + 4.050 + 2.300 = 10.850 soit 10.850.000

REMARQUES

En cas de fusion absorption, la société absorbante peut désormais bénéficier sur


l’agrément préalable du Directeur Général des impôts, des crédits d’impôts ou taxes, des
avantages fiscaux non prescrits, des déficits fiscaux reportables, des amortissements réputés
non encore déduits de la société absorbée.

IV- LES DROITS DUS LORS DE LA DISSOLUTION D’UNE SOCIETE


1. L’acte constatant la dissolution

Lors de l’enregistrement de l’acte qui constate la dissolution d’une société, le droit


fixe de 18.000F est payé par la société.

Ce droit n’est perçu qu’en absence de droit de partage ou de mutation d’un montant supérieur.

2. Le partage

Les règles que nous aurons à observer ici sont applicables aussi bien aux sociétés de
personnes qu’aux sociétés de capitaux. La règle d’imputation est la suivante :

- Le droit de partage est applicable sur les acquêts sociaux.


- Le droit de mutation est exigible sur les biens apportés à titre pur et simple et attribué
à un associé autre que l’apporteur.

Aucune imposition n’est due sur les apports repris par les auteurs.

A- LE PARTAGE DES ACQUETS SOCIAUX

56
Le partage des acquêts sociaux est soumis au droit de partage dont le taux est de 1% par
acquêts sociaux il faut entendre tous les apports en espèces, de stocks de marchandises, tous
les biens acquis ou créés par l’entreprise, les plus – values résultant du travail de l’entreprise.
En cas de soulte ou de retour (la soulte intervient dans l’hypothèse où la valeur du bien
attribué à un associé supérieure au montant de sa part dans l’actif social.

La soulte est une somme d’argent versée par l’action privilégiée aux autres actions pour
égaliser le partage)

Les droits de mutations sont applicables sur le montant de la soulte dont le taux est fonction
de la nature du bien générateur de ladite soulte.

- Au taux de 10% lorsque la soulte porte sur un fonds de commerce et autres immeubles
- 7,5% sur un immeuble à usage industriel commercial ou de bureau.
- Au droit fixe de 18.000F lorsque la soulte porte sur un bien meuble ou une
marchandise.

NB : Les soultes (ou retour) sont déduites de la valeur brute de l’actif.

Exemple : Soit une société dissoute dont l’actif au moment du partage se compose des
éléments suivants.

Immeuble (acquêt social) 70.0000.000

Liquidités 30.000.000

Passif 60.000.000

Le passif et représenté par les créances d’un associé A. le capital social s’élève à 10.000.000
reparti entre associé A : 40%, associé B 60%

L’acte de partage prévoit l’attribution de l’immeuble à l’associé A à charge pour lui de


reprendre l’intégralité du passif (sa propre créance). Il reçoit en plus 6.000.000 prélevés sur
les liquidités.

L’associé B reçoit la somme de 24.000.000 prélevée sur les liquidités.

TAF : Calculer les droits dus lors de la dissolution.

Solution

57
Actif net = (70.000.000 + 30.000.000) – 60.000.000 = 40.000.000

Répartition entre les associés

Associé A : 40.000.000 x 40% = 16.000.000

Associé B : 40.000.000 x 60% = 24.000.000

Droit de l’associé A dans l’actif total

(70.000.000 + 30.000.000) 40% = 40.000.000

L’immeuble de 70.000.000 attribué à l’associé A excède ses droits dans l’actif soit

70.000.000 – 40.000.000 = 30.000.000

Droit de partage sur l’actif net : 40.000.000 x 1% = 400.000

Droit de soulte : 30.000.000 x 10% = 3.000.000

CF : 70.000.000 x 1,2% = 840.000

B. LE PARTAGE DES APPORTS EN NATURE

On applique ici la théorie de la mutation conditionnelle. Cette théorie qui stipule que
lorsqu’un associé reprend un bien qu’il avait auparavant apporté le droit de mutation n’est
pas exigible. L’acte est assujeti au droit fixe. Néanmoins pour les immeubles la contribution
foncière est exigible. L’augmentation de leur de valeur du bien cédé (plus – values faites par
la société) est passible de droit de mutation.

Par contre, lorsqu’un bien est attribué à un associé autre que l’apporteur initial le droit de
mutation est exigible. En cas de soulte, la soulte est exonérée de droit pour éviter une double
imposition.

Remarque :

La théorie de la mutation conditionnelle ne figure pas de façon explicite dans le CGI mais
sous – tend des dispositions relatives aux apports en société et au partage des biens sociaux.

3. Cas particulier des sociétés de construction.

58
La dissolution des sociétés de construction est suivie par le partage à leurs membres de la
fraction d’immeubles leur revenant. L’acte qui constate ce partage est enregistré au droit fixe
de 18.000 F.

V- LES AUTRES DROITS D’ENREGISTREMENT

Il s’agit ici des droits dus en cas de cession des droits sociaux (actions, parts sociales), des
créances, des biens meubles et objets mobiliers.

Les actes portant cession d’obligations négociables des sociétés, collectivités et


Etablissements publics sont exonérés :

- Les cessions de parts sociales et actions sont soumis à un droit de 1%

Rappelons qu’il s’agit de cession de parts sociales reçues en contrepartie des apports en
numéraire.

- Les cessions des droits sociaux reçues en contrepartie des apports en nature sont
soumis aux droits de mutation lorsque ces droits sont cédés pendant la période de non
négociabilité qui est de 2 ans pour les actions et 3 ans pour les parts sociales.

Les droits sont calculés sur les prix de cession. S’il s’agit des droits issus d’apport
d’immeubles il est perçu la contribution foncière au taux de 1,2% sur le prix de cession.

- La cession des créances est exonérée actuellement du droit d’enregistrement.


- Les cessions de meubles et objets mobiliers sont soumises à un impôt fixe de 18.000F.
Sauf si ces biens font partie d’un fonds de commerce auquel cas le droit de mutation
est exigible (10%).
- Les cessions d’actions ou de parts sociales des sociétés immobilières d’attribution de
copropriété ou à prépondérance immobilière non cotée à la source (société dont 75%
de l’actif est constitué par les immeubles ou des droits portants sur les immeubles)
sont soumises au droit de mutation de 4%.
- Les cessions des participations et des actifs détenus par l’Etat dans le cadre de la
privatisation sont soumises au droit fixe de 18.000F.
- Les cessions massives de droits sociaux (toute une partie des droits) sont soumises à
un droit fixe de 18.000F si elles n’entraînent pas la dissolution de la société ou la
création d’une personne morale nouvelle.

59
- La cession d’immeubles à titre onéreux par les personnes physiques ou morales non
passible d’impôt sur les bénéfices est soumise à un prélèvement de 3% du prix de
cession chez le cédant et 4% chez le cessionnaire.
- Les actes de confirmation de ventes de café et cacao présentés par l’exportateur sont
assujetis à l’enregistrement au taux de 5% du prix FOB du produit.
- Les ventes de logements de l’ex – EECI à ses anciens employés dans le cadre de la
liquidation sont exonérées.
- L’acte d’acquisition immobilière par voie de location
- Vente est soumise à un droit fixe de 18.000 F. A la fin du contrat de mutation de 10%
sur le coût total d’acquisition (loi de finance 2005)

Exemple 1

Soit une cession d’immeuble à 10 millions entre deux personnes physiques

T.A.F : 1- Calculer les droits à payer

Solution

-Cédant : 3% X 10.000.000 = 300.000

-Cessionnaire : 4% X 10.000.000 = 400.000

-Contribution foncière : 1,2% X 10.000.000 = 120.000

-Total des droits à payer : 300.000 + 400.000 + 120.000 = 1.820.000

Exemple 2

Lors de la création d’une SARL au 01/07/19N les associés ont fait des apports suivants :

Mr Kouamé : une villa de 15.000.000 à usage bureau.

Mr Konan : Fonds de commerce évalué à 16.000.000.

Mr COULIBALY : espèces pour 30.000.000

Deux ans plus tard Mr Kouamé se retire en cédant ses parts à Coulibaly pour 23.000.000.

T.A.F : 1- Calculer les droits dus lors de la constitution de cette société.

2- Calculer les droits dus en cas de cession des parts de Kouamé.

60
3- Que se passerait – il si les parts de Kouamé avaient été cédées 4 années au même
prix ?

Solution

1 Droit dus lors de la constitution :

Les apports A.P.S

Total d’apport : 15.000.000 + 16.000.000 + 30.000.000 = 61.000.000

Droits : 61.000.000 x 0,6% = 366.000

Contribution foncière 15.000.000 = 180.000

Total droit 546.000

2/ la cession a lieu dans la période non négociabilité qui est de 3 ans :

Droits : 23.000.000 x 7,5% = 1.725.000

CF 23.000.000 x 1,2% = 276.000

Total droit : 2.001.000

3/ Si la cession a lieu 4 ans plus tard le taux applicable serait 0% donc pas de droit, car on est
au-delà de la période de non négociabilité.

61
CHAPITRE 2 : TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE
(TVA)

GENERALITE

La T.V.A est un impôt indirect qui frappe la consommation des entreprises, des ménages, de
l’Etat et des collectivités publiques, des personnes relevant de l’impôt synthétique et de la
taxe forfaitaire. C’est pourquoi on l’appelle impôt de consommation ou de dépense. Elle a été
instituée en C.I depuis 1960. La loi de finance pour la gestion 2000 donne une nouvelle
politique fiscale en matière de T.V.A :

-La généralisation de la T.V.A dans les années à venir au secteur agricole et du transport

-La limitation stricte des exonérations suivant une liste commune aux pays de l’UEMOA.

-L’assouplissement des conditions de remboursement des crédits de T.V.A

MECANISME DE LA T.V.A

PRINCIPE

Prenons le ca de l’entreprise commerciale BAZAR qui achète des ordinateurs pour les
revendre :

1ère étape : Achat d’un ordinateur à 900.000 F HT

2ème étape : Revente de l’ordinateur à 1.300.000 F HT

Selon les règles de l’assujetissement la T.V.A à réserver au trésor est la différence entre la
T.V.A à la vente et la T.V.A à l’achat.

-T.V.A/vente : 1.300.000 X 18% = 234.000

-T.V.A/achat : 900.000 X 18% = 162.000

Pour cette opération la valeur ajoutée par l’entreprise est :

1.300.000 – 900.000 = 400.000

Taxe sur la valeur ajoutée : 400.000 X 18% = 72.000.

62
La T.V.A est bien une taxe sur la valeur ajoutée et non simplement une taxe sur le chiffre
d’affaire.

-Détermination de la valeur ajoutée par un circuit de fabrication et de vente.

Soit le circuit de fabrication et de vente de savon suivant :

Fabrication

De savon Grossiste Détaillant Consommateur

Blohorn PVU TTC Score PV HT : PU TTC Kalif PV HT : Hyppolyte


PV HT: 150.000 200.000 prix d’achat
100.000 118.000 177.000 PVU TTC

¿236.000 236.000

La somme des valeurs ajoutées déterminées tout au long du circuit va se présenter comme suit :

ENTREPRISE PV HT VALEUR AJOUTEE T.V.A


BLOHORN 100.000 100.000 100.000 x 18% = 18.000
SCORE 150.000 (150.000 – 100.000) = 50.000 50.000 x 18% = 9.000
KALIF 200.000 (200.000 – 150.000) = 50.000 50.000 x 18% = 9.000
TOTAL 200.000 36.000

Taxe sur la valeur ajoutée : 200.000 X 18% = 36.000

Nous savons que :

-La T.V.A est à la charge du consommateur final

-Les entreprises assujetties ne jouent que le rôle d’intermédiaire de collecteur d’impôt.

-La T.V.A supportée lors des achats est une créance sur l’Etat

-La T.V.A sur les v entes est une dette envers l’Etat

-C’est la différence qui est reversée à l’Etat

I- LES OPERATIONS ET LES PERSONNES IMPOSABLES A LA T.V.A

63
Les opérations imposables à la T.V.A sont déterminées soit en fonction de l’activité exercée
soit en vertu d’une disposition spéciale. L’activité est en principe caractérisée par la recherche
de profit. Les opérations telles que les subventions reçues de l’Etat ou des collectivités
publiques, les indemnités en réparation d’un dommage ou d’un préjudice, les
remboursements des frais n’étant pas caractérisées par la recherche d’un profit ne sont donc
pas imposable à la T.V.A. Echappent aussi à la taxation les activités salariales, agricoles et
toutes les activités à caractère civil.

Les subventions accordées par d’autres entreprises sont imposables à la T.V.A

1-1 Les assujettis en raison de l’activité

Un assujetti est une personne qui exerce une activité économique imposable à la T.V.A.

L’assujetti doit exercer l’activité à titre indépendant. On peut citer :

- Les producteurs : Ce sont les personnes ou des sociétés qui à titre principal ou
occasionnel fabriquent des produits.
- Les entrepreneurs de travaux immobiliers, de pose de matériels, les imprimeurs ainsi
que les prestataires de service à l’exclusion des personnes exerçants les activités
financières ou bancaires qui sont soumises à la T.P.S (taxes sur les prestations de
services).
- Les commerçants : grossistes, demi – grossistes ou détaillants c’est-à-dire les
personnes physiques ou morales qui achètent soit à l’importation soit sur place des
produits pour les revendre en état à l’exception des revendeurs de tabacs, cigarettes et
produits pétroliers.
- Les négociants de biens
- Les professions libérales et assimilés.
- L’Etat, les collectivités locales et les organismes publics pour les activités exercées
dans le domaine industriel et commercial.

1-2 L’assujettissement en vertu d’une disposition expresse de la loi.


a) Les importations

Pour assurer l’état des charges fiscales entre les produits de fabrication locales et produits
étrangers, les importations en CI sont soumises à la T.V.A (art 388 alinéa 1er du C.G.I).

64
Toutefois l’article précise que ne sont soumises à la T.V.A les importations de produits qui
subiraient la T.V.A s’ils étaient fabriqués en C.I ’’

Exemple : Le pain de consommation courant est exonéré de T.V.A, même si le pain est
importé il reste toujours exonéré de T.V.A

b) Les livraisons à soi-même de biens ou de services

Il y a livraison à soi-même lorsque les assujettis réalisent pour eux – même ou pour les
besoins de leur exploitation certaines opérations plutôt que de les commander à des tiers
en supportant la T.V.A correspondante.

Une entreprise qui fabrique par exemple des mobiliers de bureau au lieu de l’acheter fait
l’économie de la T.V.A qui n’est pas facturée par un tiers. Pour établir la neutralité fiscale
entre les différents circuits économiques, le législateur ivoirien a décidé de soumettre
certaines livraisons à soi – même à la T.V.A. Ce sont :

- Les livraisons à soi même de biens exclus du droit de déduction (véhicules de


tourisme, mobiliers etc…)
- Les livraisons à soi – même de biens et produits utilisés à la fabrication de biens et
produits exonérés.
- Les livraisons à soi – même de biens ouvrant droits à déduction lorsque le prorata de
déduction est inférieur à 100%

Exemple n°1_ Une entreprise assujettie à la T.V.A s’est livrée un véhicule utilitaire de
charge utile de 2,5 tonnes dont le coût s’élève à 6.000.000 HT

T.A.F : 1°) Montrer cette livraison à soi – même supporte la T.V.A

2°) Comptabiliser cette livraison à soi – même.

Solution (Il faut signaler que la livraison et l’achat se font par la même entreprise)

1°) La T.V.A n’est pas récupérable sur les véhicules utilitaires dont la charge est inférieur
à 3,5 tonnes.

T.V.A = 6.000.000 x 18% = 1.080.000 (non déductible)

Coût du matériel de transport : 6.000.000 + 1.080.000 = 7.080.000

65
T.V.A exigible = 6.000.000 x 18% = 1.080.000

T.V.A à payer = 1.080.000 – 0 = 1.080.000

T.V.A à payer = T.V.A Exigible - T.V.A déductible.

L’entreprise n’échappe pas à la T.V.A elle supporte une T.V.A de 1.080.000. La livraison
à soi – même est soumise donc à la T.V.A dans ce cas.

2°) Comptabilisation

245 Matériel de transport 7.080.000

722 Production livrée à soi – même 6.000.000

4434 T.V.A/ LSM 1.080.000

Exemple n°2

Une entreprise dont le prorata de déduction est de 90% s’est livrée une machine-outil dont
le coût s’élève à 10.000.000 HT (T.V.A = 18%).

T.A.F : Montrer que la livraison à soi – même est soumise à la T.V.A et comptabiliser
l’opération.

Solution

T.V.A déductible = 10.000.000 x 18% x 90% = 1.620.000

T.V.A exigible = 10.000.000 x 18% = 1.800.000

T.V.A à payer = 1.800.000 – 1.620.000 = 180.000

L’entreprise supporte une T.V.A de 180.000 ; l’opération n’est donc pas blanche au regard
de la T.V.A.

Comptabilisation

66
Matériel et outillage
241 ❑(10.000.000 +180.000)
10.180.000

4451 T.V.A/immobilisation 1.620.000

722 LSM taxable 10.000.000

4434 T.V.A /LSM 1.800.000

Exemple n°3

Une entreprise dont le prorata de déduction est de 100% s’est livrée une machine – outil
dont le coût est de 4.000.000 HT

T.A.F : Montrer que l’opération est blanche au regard de la T.V.A et comptabiliser


l’opération.

Solution

T.V.A déductible = 4.000.000 x 18% x 100% = 720.000

T.V.A exigible = 4.000.000 x 18% = 720.000

T.V.A à payer = 720.000 – 720.000 =0

L’opération est blanche au regard de la T.V.A il est inutile de soumettre cette livraison à
soi – même à la T.V.A.

Comptabilisation

241 Matériel et outillage 4.000.000

721 LSM 4.000.000

Ou

241 Matériel et outillage 4.000.000

445 TVA/immobilisation 720.000


1
721 LSM 4.000.000

67
4434 T.V.A/ LSM 720.000

NB : S’il était précisé que la machine servirait à la fabrication des produits exonérés, la
T.V.A à l’achat ne serait pas récupérable et la livraison serait soumise à la T.V.A.

L’écriture deviendrait :

Matériel et outillage
241 ❑(10.000.000 +180.000) 4.720.000

721 LSM 4.000.000

4434 T.V.A /LSM 720.000

Les livraisons soumises à la TVA sont les livraisons de produits non exonérés.

c) Les assujettis par option

L’article 228 – 2 nouveau issu de la loi de finance pour la gestion 1992 ouvre l’option aux
producteurs de noix de coco, des plantes et fleurs, des bananes et d’ananas lorsque leur chiffre
d’affaires annuel toutes taxes comprises excède 30.000.000 F. Toute autre entreprise qui exerce une
activité exonérée ne peut opter pour la TVA.

Précisions que l’exonération de la TVA pénalise l’agent économique puisqu’il ne peut pas récupéré
la T.V.A qu’on lui facture en amont. Il se comporte dans ce cas comme un consommateur final.
L’option permet aux client de celui qui opte à condition qu’il soit lui-même assujetti à la T.V.A facturé
en amont et portant sur les biens et services ouvrant droit à déduction.

- Les propriétaires d’immeubles nus à usage commercial ou industriel (loi de finance 2000).
- Les entreprises de transport relevant d’un rédime réel d’imposition (loi de finance 2002 et
2003).
- Ces entreprises ayant exercée l’option bénéfice du droit à déduction.
- De la T.V.A ayant grevé l’acquisition des véhicules des pièces de recharge et de la séparation
des véhicules affectés exclusivement au transport public.
- De la T.V.A facturée sur les achats de produits pétroliers par les entreprises de distribution à
l’exclusion des stations – services à hauteur de 95%.

68
- Du crédit de départ sur les immobilisations ouvrant droit à déduction et non amorties à la
date de l’option.

N.B : Les revendeurs de tabacs, cigares et cigarettes ne sont pas assujettis à la TVA. Seuls
sont assujettis les fabricants et les importateurs.

-Les revendeurs de produits pétroliers ne sont pas assujettis à la TVA. Seuls sont assujettis les
entreprises de distribution.

II- LES DIFFERENTS REGIMES ASSUJETTIS

Il y a deux principaux régimes d’assujettis actuellement en vigueur. Ne peuvent facturer la


TVA que les personnes qui réalisent un CATTC annuel supérieur à 25.000.000 F pour les
prestations de services et 50.000.000 F pour les livraison de biens.

a) Les assujettis au réel simplifié.

Sont sous ce régime les exploitants individuels qui sont au régime réel simplifié en matière
de l’Impôt BIC. Il s’agit des exploitants individuels et des sociétés qui réalisent un chiffre
d’affaires annuel TTC compris entre 50.000.000 F et 150.000.000 F pour les ventes de
marchandises et assimilées et un chiffre d’affaire TTC compris entre 25.000.000 F et
75.000.000 F pour les prestataires de services et ceux qui exercent simultanément les deux
activités. Les contribuables qui réalisent un chiffre d’affaires inférieur à 50.000.000 F (les
ventes de marchandises et assimilées) ou 25.000.000 F (prestataires de services) ne sont pas
soumis à la TVA mais à l’impôt synthétique ou à la taxe forfaitaire (CA inférieur ou égale à
5.000.000) .

b) Les assujettis au réel normal

Sont désormais assujetti au régime du réel normal les personnes ci – après :

- Les personnes morales qui réalisent un CATTC supérieur à 150.000.000


(commerçants de biens) et 75.000.000 (prestataires de service)
- Les marchands de biens et lotisseurs.
- Les exploitants individuels réalisant un chiffre d’affaires supérieur à :
150.000.000 F pour les ventes de marchandises et assimilées.
75.000.000 F pour les prestataires de services.

Cas particulier des assujettis non – résident un C.I

69
L’assujetti non – résident en C.I doit faire accréditer auprès de la direction des impôts un
représentant domicilié en CI chargé d’accomplir toutes les obligations résultant de la qualité
d’assujetti. Si l’assujetti ou son représentant n’acquitte pas la TVA, l’administration peut
réclamer le paiement à l’acheteur ou le bénéficiaire de la prestation de service solidaire au
paiement de la taxe. Il s’agit d’une retenue à la source en matière de bénéfices non
commerciaux prévue à l’article 92 bis du CGI.

III- LA TERRIRORIALITE DE LA TVA (art 350 du CGI)

La TVA est un impôt qui frappe les dépenses afférentes aux produits et aux services
consommés en CI. Les biens et produits ivoiriens consommés à l’étranger sont exonérés de
TVA. Dès lors que les affaires sont faites en CI pour les entreprises installées en CI, elles
deviennent imposables à la TVA.

En ce qui concerne les services, les prestations de services exécutées en CI mais utilisé à
l’étranger ne sont pas imposables en CI.

IV- LES PRINCIPALES EXONERATIONS

Les personnes qui effectuent les opérations exonérées de la TVA ne sont pas assujetties à
la TVA. L’exonération s’exerce en aval ; c’est-à-dire au stade des opérations effectuées avec
la clientèle. Les taxes facturées en amont ne sont récupérables faute d’imputation possible.

Il y a exonération lorsqu’une activité ou un produit tombe bien dans le champ de la taxe,


mais la loi a décidé que la taxe ne sera pas appliquée au moment de la vente. Il existe
plusieurs catégories d’exonération.

Les exonérations de l’article 354 du CGI

Exonération tendant à eviter, une double imposition aux taxe indirectes sur le chiffre
d’affaires.

-Les affaires d’assurance sont soumises à la taxe sur les assurances ainsi que les commissions
d’intermédiaires d’assurances ;

-Les ventes d’immeubles, fonds de commerce soumis aux droits d’enregistrement,

-Les opérations de réescomptes la TPS ayants déjà été perçue au stade antérieur

Exonération des services publics et assimilées

70
-Les ventes de timbres ou de papiers timbrés

-Les ventes ou cession faites par des services ou organismes administratifs les services de
collecte des ordures ménagères et de balayage des rues rendues aux communes

-Les affaires effectuées pour la réalisation de son objectif par l’ASECNA

-Les ventes faites au services rendus à toute personne titulaire de permis de recherche de
substances minérales utiles classées en régimes minier en phase d’exploration.

Autres exonérations

Les recettes provenant de la composition, de l’impression et de la vente des journaux à


l’exception des recettes de publicité ;

- Les ventes des livres ainsi que les travaux de compétition d’impression et tout
opération de façon nécessaire à la fabrication des livres.
- Les appareils de correction auditive
- Les services rendus sans but lucratif par les associations de sport éducatif, de
tourisme, d’éducation et de culture populaire

Les transports routiers ferroviaires, fluviaux, maritimes et lagunaires de voyageurs de


marchandises à l’exception des transports de matériaux extraits en Côte et de transports
spécialisés tel que les convoyages de fonds, remorquage de véhicules accidentés ou en
pannes, transport rapide de documents et colis sauf en cas d’option.

- Les ventes ou fournitures de produits alimentaires naturels destinés à consommation


en CI y compris le poisson simplement congelé ;
- Les affaires de ventes, commissions, courtages de façon portant sur le pain les farines
de céréale destinées à la fabrication des farines
- Les ventes effectuées par les aviculteurs, horticulteurs et les pisciculteurs des produits
de leur exploitation à l’exclusion des entreprises d’élevage industriel crustacés
- Les travaux d’études et d’aménagement hydroélectrique effectués pour le compte de
société d’économie mixte et les livraisons de produits extraits, importés ou fabriqués
effectués à l’occasion de ces travaux ;
- Les affaires de ventes portant sur les automobiles fabriquées à concurrence de 50% du
prix de vente

71
- Les affaires portant sur les aliments destinés à l’alimentation du bétail et des animaux
de base – cour.
- Les affaires portants sur les intrants concourants à la fabrication des aliments pour le
bétail et animaux de basse – cour et des emballages à leur conditionnement
- Les opérations de manutention portant sur des marchandises manifestées en transit ou
en transbordement ;
- Les affaires de ventes portant sur les bois en grume effectués par les exploitants
forestiers ;
- Les opérations de congélation de poisson
- Les revenus des titres de la CAA servant au paiement des travaux conventionnés
- Les honoraires de membres de corps médical ainsi que des soins présentant un
caractère médical :

Sont considérés comme membres du corps médical les personnes exerçant les professions
de :

Médecin Vétérinaire Dentiste

Infirmier Sage-femme Soigneur

Garde malade Masseur Kinésithérapeute

Exploitant de laboratoire d’analyse médicale

Exploitant de centre de radiologie

Par soins présentant un caractère médical, il faut entendre ceux qui sont susceptibles de
faire l’objet de prescription par un patricien.

Les soins d’esthétique et de beauté sont en tout état de cause exclus du bénéfice de
l’exonération.

Les affaires portants sur :

L’activité d’enseignement à l’exclusion des opérations accessoires telles que vente de


biens fournitures de logement et nourriture dans les internats.

72
La formation professionnelle continue agréée par le conseil de Gestion du Fonds
Nationnal de régulation (aujourd’hui dénommé Fonds de Développement de la Formation
Professionnelle) à l’exclusion de toutes autres opérations accessoires.

Les prestations de services rendues par une personne morale à but non lucratif à ses
actionnaires ;

Les affaires portantes sur les viandes fraîches et congelées

Les ventes de produits et spécialité pharmaceutique à l’exception du coton hydrophile,


bandes et compresse de coton et articles analogues

L’exonération est étendue aux intrants de fabrication et aux emballages de


conditionnement de ces produits pharmaceutiques.

- Les ventes aux encheres publiques d’œuvres d’art originales


- La fabrication des plateaux à œufs en cellulose moulée ;

Les bacs de fermentation et les bâches de séchage fabriqués en polyéthylène destinés au


traitement de cacao exclusivement vendus à des agricultures

Les agios sur les lignes de crédits ou prêts consentis par les banques étrangères aux banques
ivoiriennes à la condition que ces mêmes crédits ou prêts ne soient pas utilisés pour ses
besoins personnels par ladite banque ivoirienne ainsi que les intérêts des prêts et avances que
les banques locales s’accordent entre elles. Il en est de même pour ceux consentis à ces
mêmes banques par la BCEAO ;

Les prêts consentis par les institutions financières à caractère mutualiste ou coopératif agréées
à leurs adhérents ;

*les acquisitions de logements à caractère économique et social sous les conditions suivantes

*construire aux maximum 100 logements,

*vendre les logements à un prix ne dépassent pas 12.500.000 F . HT .

- les ventes faites ou services rendus à toute personne titulaire de permis de recherche de
substances minérales en phase d’exploration dans le cadre stricte de ses opérations de
prospection et de recherche. Toutefois les biens et services n’ouvrant pas droit à déduction de
TVA sont exclus du bénéfice de cette exonération ;

73
-sur autorisation expresse du Chef de l’Etat, les dons destinés aux œuvres de solidarité
nationale ou internationale ou l’Etat ;

-ventes de Heavy Vaccum Oil ‘‘HVO’’, du fuel oil 380 et du gaz naturel aux centrales
thermiques ;

-opération de revente clé coton graine en l’état, exonérés jusqu’au 30 avril, 2000 (grd n’ 98 –
461 du 11/08/98 ; Frat. Mat. du 13/08/98)

Les exonérations de –l’article 356 du CGI

L’article 356 exempte de TVA et de TPS des affaires normalement soumises aux dites
taxes par l’article du CGI. Il s’agit d’affaires ou d’opérations liées ou rattachées aux
exportations et assimilées, notamment :

-les travaux de construction, de réparation, de transformation des bâtiments de mer de la


Marine Marchande ou de la pêche professionnelle maritime, ainsi que leur affrètement. Il en
est de même de toute livraison faite dans ce cadre.

-les matériels agricoles (tracteurs, machines, appareils et engins agricoles ainsi que leurs
pièces détachées)

-exonération de TVA pour l’acquisition de véhicules neufs en 2004 et 2005 par les entreprises
de transport

-les ventes d’engin et filets de pêche

Les transports internationaux des marchandises et de voyageurs en partance de CI ou en


provenance de l’étranger.

Toutefois, les commissions perçues sur ces prestations sont soumises à la TVA. Pour ce qui
concerne les transports de voyageurs et marchandises effectuées dans un même véhicule de CI
vers d’autres pays ou inversement, l’exonération est désormais supprimée (LF . pl1996,
annexe fiscale Art 26). Ces derniers peuvent pas entraîner pour autant l’imposition à la TVA
desdites opérations par l’application de l’article 398 du CGI portant exemption des activités
de transports routiers, ferroviaires, fluviaux, des voyageurs et marchandises.

74
-les prestations de services effectuées par les ports ivoiriens pour les besoins directs des
navires de commerce maritime, des bateaux à usage industriel en haute mer, des bateaux de
sauvetage et d’assistance en mer.

Prestations concernées : pilotage, amarrage, remorquage location des portiques, séjour des
bateaux, utilisation des installations portuaires assistance et sauvetage des navires et bateaux.
Toutes les autres prestations sont imposables.

Les prestations de services directement liées à des opérations : d’exportation de biens produits
rendus par les banques et les établissements financiers aux entreprises relevant de l’IBIC ou
BA. Par contre, les intérêts pour prêts ou avances demeurent taxables.

- Les ventes de sacs du jute ou et de sisal aux exportateurs de café et cacao et à la


Caistab exclusivement destinées au conditionnement des produits effectivement
exportés ;
- Les opérations de façon de conditionnement et de conservation portant sur des
marchandises destinées à l’exportation.

Pour mémoire : ces opérations figuraient avant 1989 dans la liste des exonérations de
l’article 398 alinéa 9 du CGI.

-les prestations de services non utilisé en CI effectuées pour le compte d’entreprises


n’ayant pas d’installations professionnelles en CI ou les particuliers, non – résidents en CI

- les semences et les graines

- la tranche sociale de communication des livraisons d’eau et d’électricité le gaz butane.

Exonérations liées au régime d’agrément à l’investissement du code d’investissement de


1995.

Le régime d’agrément à l’investissement du code d’investissement de 1995 est ouvert aux


entreprises de tout secteur d’activité, (à l’exception des BTP et des services bancaires et
financiers) réalisant des investissements du montant minimum de 500 millions en
immobilisations brutes HT récupérables et hors de fonds de roulement.

Les entreprises agréées bénéficient d’une exonération de TVA sur les éléments ci – après
–matériels de production à une activité exonérée de TVA ou à la prestation de santé.

75
Matériels et équipements importés, fabriqués ou vendus localement

- Les véhicules utilitaires, pièces de rechange


- Les matériels informatiques

A cet effet, la DGI délivre à l’entreprise une attestation d’acquisition desdits biens en
franchise de TVA.

Exonération liée au régime fiscal en faveur des grands investissements dans l’habitat

-Exonération de TVA sur les matériaux de construction, travaux de voiries et réseaux


divers, travaux d’études d’urbanisme, d’architecture et des infrastructures, de
construction.

-Exonération de TVA sur les équipements, les matériels et les pièces de rechange
nécessaire à la construction et à la production des unités industrielles.

Exonérations liées au statut de personnel diplomatique

Le principe de l’exterritorialité des Ambassades accorde au personnel diplomatique en CI,


le statut de non assujetti en amont comme en aval. Ils sont alors délivré au diplomate une
attestation d’exonération. Cet avantage fiscal reconnu au diplomate d’un pays est basé sur
la règle de la réciprocité.

Exonération de TVA sur les achats locaux de biens et services, de travaux et de sous
traitance propres à l’activité pétrolière, effectuées pour les opérations de recherche et
d’exploitation pétrolière en eaux profondes.

NB : les entreprises directement sinistrés sont exonérées fin décembre 2005

-exonération sur les prêts des entreprises accordés aux entreprises sinistrées (loi de finance
2005) ; cette exonération va jusqu’en 2009.

- exonération de la TVA jusqu’au 31/12/2009 sur les matériels informatiques acquis par
les établissements primaires, secondaires, supérieurs.

- exonération de la TVA jusqu’au 31/12/2009 sur les biens acquis en remplacement des
biens détruits inscrits à l’actif du bilan des entreprises sinistrées lors des évènements de 6,
7,8 novembre 2004

76
- Exonération de la TVA sur les tranches sociales de consommation d’eau.

V- LE CALCUL DE LA TVA

Il fait intervenir 3 éléments :

- Le fait générateur et l’exigibilité de l’imposition


- La base d’imposition
- Le taux d’imposition

V-1 Le fait générateur et l’exigibilité de l’imposition

a) Le fait générateur

Le fait générateur est l’évènement qui donne naissance à la créance du trésor. Il intervient :

- Pour les ventes de biens meubles corporels lors de la livraison des biens
- Pour les prestations de services, les travaux immobiliers et les ventes à consommer sur
place lors de l’exécution des services et travaux.
- Pour les prestations de services qui donnent lieu à des encaissements successifs au
moment de l’expiration de la période à laquelle les encaissements se rapportent.
Pour les importations l’entrée du produit de le pays. Pour la consommation
Les produits sous un régime suspensif ne sont pas passibles de la TVA
b) L’exigibilité de la taxe.
-
- L’exigibilité est l’évènement ou la date à partir de laquelle le trésor peut réclamer le
paiement de la taxe. Généralement le fait générateur et l’exigibilité se coïncident.
L’exigibilité intervient ;
- Pour les ventes de biens meubles corporels lors de la livraison des biens
- Pour les prestations de services, les travaux immobiliers, les ventes à consommer sur
place, les ventes ou fournitures d’eau, d’électricité et de télécommunication, lors de
l’encaissement des avances, des comptes du prix ou de la rémunération.

Les acomptes sont passibles donc TVA au moment de leur règlement même s’ils ne
donnent pas lieu à délivrance de factures. (Loi de finance 1995).

77
Les redevables qui réalisent des opérations pour lesquelles l’exigibilité est constituée par
l’encaissement peuvent sur autorisation du directeur général des impôts être autorisés à
acquitter la taxe d’après leurs débits.

- Pour les importateurs, lors de la déclaration en douane.


- Pour les livraisons à soi même, lors de la mise en service du bien.
- Pour les ventes par traite, l’exigibilité se fait à l’échéance il en est d même pour
l’escompte d’effet.
- Pour les biens assortis d’une clause de réserve de propriété, l’exigibilité est la remise
matérielle du bien, sans attendre le paiement complet du prix.

V-2 La base d’imposition ou l’assiette de la TVA

En ce qui concerne les ventes, la base d’imposition est constituée par le montant des
ventes, fournitures ou services tous frais et taxes compris ou par la valeur des objets remis
en paiement.

Sont exclus de la base imposable :

- Les frais de transport à la charge de l’acheteur (vente conclue condition de départ)


- C’est le cas du transport effectué par l’acheteur, transport effectué à un tiers rémunéré
par l’acheteur, transport effectué par le vendeur à la demande de l’acheteur.
- Les réductions commerciales : remise, rabais, ristourne hors facture (Loi de Finance
1996).
- Les emballages consignés.
- En ce qui concerne les importations, la base d’imposition est constituée par la valeur
retenue par les services de douanes. (prise en compte des droits d’entrée et taxes
additionnelles aux droits de douane).

NB : Base TVA à l’importation = valeur en douane + redevance statique + droit de


douane + taxes spécifiques

- En ce qui concerne les livraisons à soi – même la base est constituée par le prix normal
de vente en gros des produits similaire. Lorsque le produit de l’assujetti fabrique pour

78
lui-même ne se trouve pas dans le commerce, l’assiette de la TVA est égale au prix de
revient de ce bien.

CAS DES BIENS D’OCCASION

Il faut entendre par bien d’occasion, les biens usagés susceptibles de réemploi dans l’etat
ou après réparation. La base d’imposition est le prix de vente HT si la vente est assurée
par un utilisateur de bien, cette base est égale à la marge (constituée par la différence entre
le prix de vente HT et le prix d’achat HT) si la vente est assurée par un négociant en bien
d’occasion.

Exemple : Une entreprise de vente de matériel outil d’occasion a vendu à 3.000.000 F HT


un matériel repris à 1.200.000 F HT, les dépenses de réparation s’élèvent à 150.000 F.

Calculer la TVA à facturer par ce négociant.

Marge = 3.000.000 – 1.200.000 = 1.800.000

TVA = 1.800.000 x 18% = 324.000

Remarque :

- Le système d’imposition prévu pour le négociant est le système coup par coup c’est-à-
dire que la taxation se fait par vente la TVA est calculée sur marge réalisée sur chaque
bien pris individuellement.
- Les dépenses de remise en état ne sont pas comprises dans le prix de revient.

CAS DES BIENS RENOVES

Un bien est dit rénové lorsque la valeur des éléments utilisés pour la remise en état est
supérieure à la valeur de reprise du bien usagé augmentée des frais de rénovation. (Frais de
main d’œuvre et frais de fabrication).

La base d’imposition est égale = prix de reprise + valeur des éléments de remise en état +
autres frais.

- CAS DU CREDIT – BAIL

Lorsque la vente intervient la base TVA est le prix de cession convenu entre le loueur et le
locataire.

79
V-3. LE TAUX DE TVA

Depuis la loi de finance 2001 il n’existe qu’un unique taux de TVA de 20% applicable sur
les montants hors taxe soit 16,67% sur les montants TTC. Ces taux s’appliquent à tous les
produits et services soumis à la TVA. La loi de finance 2003 a ramené le taux de 20% à 18%.

NB : l’appellation taux normal n’a plus sa raison d’être car le taux unique est

le taux de 18% sert à établir les factures de vente et les déclarations de TVA pour le calcul de
TVA exigible.

Taux spécial sur le tabac, cigares et cigarettes

Taux légal : 17,57%

Taux réel : 21,31%

Le passage d’un taux à un autre taux se fait de façon suivante :

T
Soit t = taux réel t= ( pour retrouver ≤taux réel)
100−T

t x 100
T = taux légal T= ( pour retrouver≤taux légal)
100+t

Remarque : Le taux des TPS sur les activités bancaires est ramené à un taux unique de 10%
sur les montants HT soit un taux légal de 9,09% sur les agios intérêts et commissions. Ce taux
de 10% est ramené à 5% sur les agios pour les crédits d’équipement informatique et
industriel de petites et moyennes entreprises.

NB : La TPS sur les intérêts et agios est déductible alors que la TPS sur les commissions est
non déductible.

VI- LE REGIME DES DEDUCTIONS

La TVA exigible comprend non seulement la TVA facturée au client du fait des opérations
taxables de l’assujetti mais aussi la TVA relative à la régularisation des déductions opérés
antérieurement, lors du paiement de la taxe sur les ventes, le redevable déduit la taxe qui a
grevé le coût de revient de ces achats.

80
D’où TVA due = exigible ou collectée – TVA déductible. Les déductions omises pourront
être pratiquées ultérieurement dans la limite de la prescription qui est de trois (3) ans. Pour
qu’elle ouvre droit à déduction, la TVA opérée en amont doit obéir à deux conditions
essentielles :

VI-1 LES CONDITIONS D’EXERCICE DU DROIT DE DEDUCTION.

1°) les conditions de fonds

- Les biens doivent être acquis pour le besoins de l’entreprise ou de l’exploitation.


- Les biens ne doivent pas être exclus du droit à déduction.
- Les biens doivent être utilisés par les assujettis à la TVA
- Les biens doivent être utilisés pour les opérations – imposables.
- Les biens doivent supporter la TVA.

2°) les conditions de forme

La TVA qui a grevé les éléments d’une opération imposable n’est déductible que dans la
mesure où elle figure sur un document justificatif qui peut être :

- Une facture normalisée s’il s’agit d’un achat,


- Un document douanier s’il s’agit d’une importation,
- Une déclaration de l’entreprise s’il s’agit d’une livraison à soi – même. Par ailleurs,
les fournisseurs doivent mentionner sur leurs factures, le montant de ses ventes hors
taxes, le montant de la TVA, le taux de taxe et enfin le montant TTC.
Lorsque ces deux conditions de forme et de fonds sont réunies, la taxe acquittée auprès
du fournisseur est récupérable :
- En totalité par les personnes assujetties à la TVA pour l’ensemble de leur activité.
- En proportion du CA taxé par rapport au CA total ou en application de la règle dit du
prorata ou pourcentage de déduction.

NB : La mise en circulation de facture irrégulière est punie d’une amande de 10.000 à


100.000 par facture.

VI-2 LES MODALITES DE L’EXERCICE DU DROIT DE DEDUCTION

Il existe deux types de déduction :

Les déductions physiques et les déductions financières.

81
La déduction n’est possible que si le fournisseur a mentionné sur la facture son régime
d’imposition : Réel normal ou Simplifié et si le règlement a été effectué par chèque pour les
factures d’un montant supérieur à 250.000F (LFP 2001)

VI-1 LES DEDUCTIONS PHYSIQUES

Elles concernent les matières premières (tous les produits incorporés dans les produits finis
passibles de la TVA) et les agents de fabrication (tous les produits et matière qui sans entrés
dans la composition du produit fini, sont consommés pendant la fabrication du produit en
question, c’est le cas du carburant par exemple). Il s’agit aussi des marchandises destinées à la
vente. La déduction de ces matières est limitée par deux règles : la règle de l’utilisation et de
la règle du butoir.

1°) La règle de l’utilisation

Cette règle stipule que la déduction physique n’est autorisée que si les matières premières
ou les agents de fabrication ont été utilisés pour la fabrication de produit passibles de la TVA
dans le cas contraire la déduction n’est pas passible.

2°) la règle du butoir

La règle du butoir consiste à limiter la déduction de la TVA qui a grevé l’achat d’un bien
au montant de la TVA exigible sur son prix de vente. Si la TVA supportée est inférieure à la
TVA collectée, le crédit de TVA qui en résulte n’est pas remboursé mais reporté sur les
déclarations ultérieures sauf dans six cas :

- Cas des affaires à l’exportation et assimilées


- Opération de crédit – bail
- Investissement réalisés dans le cadre du code des investissements de 1995
-
- Les acquisitions des biens d’investissement ouvrant droit à déduction pour une valeur
TTC supérieure à 40.000.000

*cas des cessations d’entreprises

*cas des investissements réalisés par les entreprises industrielles assujetties à la TVA.

Lorsque cette règle s’applique à une seule opération, on parle de butoir physique, si elle
s’applique à un ensemble d’opérations, sur une période donnée on parle de butoir financier.

82
VI-2-2 LES DEDUCTIONS FINANCIERES

Elles concernent la TVA qui a grevé les achats ou les importations de biens tels que les
investissements et les frais généraux (services)

Les investissements peuvent être classés en deux groupes. Ceux qui ouvrent droit à la
déduction et ceux qui exclus du droit à déduction c’est-à-dire ceux sur lesquels la TVA n’est
pas déductible.

a) Les investissements ouvrant droits à la déduction.


a-1) les biens immobiliers

Les bâtiments et locaux affectés directement à la production

- Bâtiments et locaux abritant les services sociaux obligatoires prévus par la législation
du travail (infirmerie, douche, lavabo, vestiaire, etc….)
- Bâtiments et locaux abritant les centres d’apprentissage et la formation professionnelle
qui sont placés sous la dépendance directe de l’entreprise.
- Les bâtiments administratifs et commerciaux (bureaux, locaux de vente, salle
d’attente, hall d’exposition, etc…) (loi de finance 2006)
- Les installations et réparations de toutes natures immobilières (ventilation, électricité,
conditionnement d’air, téléphone, interphone) effectuées dans les bâtiments ci –
dessus.

NB : La loi de finance 2003 permet la déductibilité aux entreprises soumises à un régime


du réel sinistré par la guerre pour une période de deux ans après constatation. La TVA
ayant grevée les travaux de réfection des immeubles à usage commercial et de bureau
même si les bâtiments ont été acquis avant le 1er janvier 1995

Les entreprises agro-industrielles et pastorales peuvent récupérer les TVA sur les biens et
services affectés à leur activité qui n’ont pas droit à la déduction.

a-2) Les biens mobiliers

- Matériel de bureau
- Matériels de travaux publics, moyens internes de manutention (tracteurs, grues,
bulldozers, etc...)

83
- Véhicules spéciaux (ambulances, véhicules spécialisés dans les tâches précises sauf de
transport).
- Véhicules utilitaires de transport, de marchandises quelque soit la charge utile
- Tous les véhicules acquis par les entreprises de location (destinés à la location) lois de
finances pour la gestion 1997.
- Tous les matériels même ceux qui sont exclus réglementairement du droit à déduction
cédés par crédits – bail, par les sociétés de crédit – bail, cette TVA est déductible de la
TVA sur les loyers.

Exemple : Une maison de crédit – bail loue le 01/02/N en crédit – bail sur trois ans au
loyer mensuel de 400.000 F HT à la société « SACO » un bâtiment destiné au logement de
personnel acquise le 01/01/N à 12.000.000 F HT. Au terme des trois années, l’immeuble
sera acquis par la « SACO » au prix de 2.500.000 F.

T.A.F :

1) Calculer la TVA déductible

2) Calculer la TVA exigible à la fin de Janvier N.

3) Calculer le montant de la TVA exigible lors de la levée d’option.

SOLUTION

1) TVA déductible = 12.000.000 x 18% = 2.160.000


2) TVA exigible fin Janvier = 400.000 x 18% = 72.000
3) TVA exigible lors de la levée d’option = 2.500.000 x 18% = 450.000

b) Les investissements exclus de droit à déduction


b-1) Les biens immobiliers

Bâtiments et locaux destinés au logement du personnel de l’entreprise.

- Bâtiments et locaux abritant des services sociaux non obligatoires (cantines, salles de
fêtes, coopérative etc…)
- Installations et réparations de nature immobilière effectuées dans les immeubles ci –
dessus et dans les bâtiments.
- Tous les immeubles acquis par les simples revendeurs.

84
REMARQUE : si un bâtiment est destiné à usage mixte par exemple un bâtiment abritant à la
fois des logements et une infirmerie seule est déductible la taxe afférente au coût de
construction de l’infirmerie.

b.2 Les biens mobiliers

Les mobiliers de bureau (tables, chaises, armoires etc…)

- Les véhicules de toute nature destinée au transport des personnes.


- Les véhicules utilitaires dont la charge utile est inférieure à 3,5 tonnes.

REMARQUES : Autres services exclus

- Les opérations bancaires effectuées à titre personnel pour le compte des dirigeants
d’entreprise.
- Les frais d’hôtel et de restaurant.
- Les frais de représentation
- Les frais de carburant pour les véhicules
- Les services se rattachant à des biens exclus (location, entretien, réparation)

Les entreprises de crédit de crédit – bail sont autorisées à déduire la TVA relative à des
biens exclus du droit à déduction dès lors que les loyers sont taxables (Loi de Finance
pour l’année 1997). Les entreprises de location de véhicules sont autorisées à déduire la
TVA sur toutes catégories de véhicules destinés à la location.

VII- LA REGULARISATION DES DEDUCTIONS

La TVA initialement déduite par un assujetti peut être remise en cause. En effet certains
évènements sont de nature à donner lieu à un renversement de TVA initialement déduite.
Ces évènements sont :

- Cessation d’entreprise
- Changement d’affectation des biens.
- Abandon de la qualité d’assujetti à la TVA
- Vol ou destruction d’éléments d’actif.

Lorsque l’un de ces évènements se réalise, la TVA à réserver à l’Etat est celle relative à la
fraction non encore amortie s’il s’agit de bien amortissable.

85
VNC fiscal
TVA à reverser = TVA initialement déduite x
VO

Ou Vnette fiscale X taux de TVA

-S’il s’agit d’un bien non amortissable, le montant de la TVA récupérée à l’achat.

Remarque : Selon la loi de finance pour la gestion 1997 la cession (vente) d’objets
usagés est soumise à la TVA pour les biens qui ouvrent droit à déduction donc pour ces biens
il n’y a pas de TVA à réserver.

Exemple : Une société anonyme cède le 01/06/N un matériel outillage à 4.000.000 F


HT. Le matériel avait été acheté à 6.000.000F il y a 3 ans. Taux de TVA = 18%. Quel est le
sort de cette opération au regard de la TVA ?

Solution

Pas de TVA à réserver. Il y a une TVA exigible calculé sur le prix de cession supposé hors
taxe

TVA = 4.000.000 x 18% = 720.000 donc le prix payer est de 4.720.000. Cette TVA est à la
charge de l’acheteur.

VIII- LE REGIME DE PRODUCTION DES ENTREPRISES NOUVELLEMENT


ASSUJETTIES A LA TVA

Durée restant à courir


Crédit de départ TVA = TVA qui aurait pu être déduite à l’acquisition x
Durée totale

Valeur nette
Ou x
VO

Conformément à l’article 373 nouveau des redevables qui prennent la position d’assujetti à
la TVA sont autorisé à déduire une part au prorata du temps d’amortissement restant à courir
sur les immobilisations ouvrant droit à déduction. Il s’agit du crédit de départ de la TVA. Les
biens déjà amortis ainsi que les biens ne donnant pas lieu à amortissement détenus à la date de
la prise de position d’assujettis n’ouvrent droit à aucune déduction.

86
Ce crédit de départ est imputable sur la taxe exigible du mois de prise de position
d’assujettissement et le mois ultérieurs jusqu’à épuisement.

NB : Le crédit est déterminé uniquement sur les immobilisations amortissables ; pas de crédit
sur les faits généraux.

Lors de la déclaration de TVA, les assujettis sont tenus d’indiquer la valeur nette des biens
soumis à amortissement et pour lesquels ils ont bénéficié de la déduction de taxe.

Exemple : Une entreprise a opté pour l’assujetissement à la TVA le 01/01/19N. de la balance


d’inventaire au 31/12/19N-1 on extrait le informations suivantes :

Titre de participation ……………………… ………………………..8.000.000

Matériels et Outillages HT ¿(VO 25.000.000 durée 10 ns)……………....... 15.000.000

❑¿¿ ¿ ……………………………………………. 10.000.000


¿

Mobilier de bureau TTC


❑(VO 10.000.000 durée 5 ans) …………………………………………… 6.000.000

TAF : Déterminer le crédit de départ de TVA

Solution

- Titre de participation : pas de crédit car bien non amortissable


- Matériels et outillages :
TVA à déduire initialement : 18.000.000 X 18% = 4.500.000
15.000.000
Crédit de départ de TVA : 4.500.000 x …………= 2.700.000
25.000.000
- Matériels de bureau :
TVA à déduire initialement : 18.000.000 X 18% = 3.240.000
10.000.000
Crédit de départ TVA : 3.240.000 X …………… = 1.800.000
18.000.000
- Mobilier de bureau : pas de crédit car il s’agit d’un bien n’ouvrant pas droit à
déduction. Crédit total : 2.700.000 + 1.800.000 = 4.500.000

87
Remarque : Ce crédit de TVA vient en principe diminuer la valeur du bien. Ce qui amènerait
l’entreprise à reprendre son plan d’amortissement. Pour éviter ce travail fastidieux,
l’entreprise pourrait soumettre à l’impôt BIC le crédit de TVA en le constatant à travers un
compte de produit et continuer ses amortissements sans se préoccuper de ce crédit.

L’écriture sera donc

4451 TVA à récupérer sur immobilisation 3.812.500

75 Produit et profits divers 3.812.500

IX- LE REGIME DE DEDUCTION DES ENTREPRISES PARTIELLEMENT


ASSUJETTIES A LA TVA.

Il existe certaines entreprises dont les activités sont totalement assujetties à la TVA. Il existe
d’autre dont une partie des activités est soumise à la TVA. Il s’agit dans ce dernier cas des
entreprises partiellement assujetties à la TVA.

Dans ces entreprises, la récupération de la TVA qui a grevé les achats se fera selon deux
règles : la règle de l’affectation et la règle du prorata.

a) La règle de l’affectation

Cette règle ne concerne que la taxe ayant grevé les biens (qu’il s’agisse ou non
d’immobilisation). Pour l’application de la règle on doit observer trois hypothèses :

- Si les biens acquis sont affectés exclusivement à une activité exonérée aucune
déduction de TVA ayant grevé ces biens n’est possible.
- Si les biens acquis sont affectés exclusivement à des activités passible de la TVA (y
compris les exportations) la TVA ayant grevé ces biens sera déductible en totalité.
- Si les biens sont affectés à des activités en partie passible de la TVA et partie exonérée
de TVA, la TVA ayant grevé ces biens sera déductible en fonction du prorata
déterminé par l’entreprise.

NB : Compte tenu de la difficulté pour les entreprises à classer les biens selon les trois
catégories, elles adoptent généralement la règle du prorata.

b) La règle du prorata.

88
- Le prorata calculé à la fin d’une année et applicable sur l’exercice suivant soit un an
sauf pour les entreprises nouvelles ou le prorata est applicable sur deux ans.
Le prorata est déterminé selon la formule suivante :

Prorata =
CATAXABLE OU ASSIMILE ( TTC ) X 100
CA TOTAL

- Le CA taxable ou assimilé comprend :


- Toutes les ventes comprenant une TVA
- Toutes les exportations de produits passibles de la TVA sur le plan intérieur.
- Toutes les prestations de service soumis à la TVA
- Toutes les ventes conventionnelles taxables.
- Cession d’éléments d’actif des biens ouvrant droit à déduction.
Le CA Total porté au dénominateur comprend :
- Tous les éléments du numérateur
- Les exportations des biens exonérés
- Les ventes locales exonérées
- Le chiffre d’affaires imposé à la TPS
Les éléments suivants ne sont pris en compte ni au numérateur ni au dénominateur.
- Les produits financiers : dividendes tantièmes
- Les cessions d’éléments d’actif des biens qui n’ouvrent droit à déduction
- Les affaires réalisées hors de CI qu’il ne faut pas confondre avec les exportations :
- Les subventions d’équipement reçues de l’Etat
- Les affaires non commerciales (opérations à caractère civil tel que les dommages et
intérêts reçus par exemple).
- Les remboursements de frais non taxable (débours).
- Les livraisons à soi – même (puisqu’elles sont considérée comme des acquisitions)
Ces deux CA sont déterminés en fonction des opérations de l’exercice pendant lequel
les biens ou les services sont utilisés.
Le pourcentage de déduction est arrondi à l’unité immédiatement supérieure pour
faciliter les calculs Ex : 84,33% = 85%
NB : Le calcul du prorata concerne aussi les entreprises du réel normal que celles du
réel synthétique

89
Exemple : Une entreprise partiellement assujettie à la TVA a réalisé durant l’exo N les
opérations suivantes :

Livraison à soi – mêmed ’un matériel


- ❑de transport (v éhicule de tourisme) 150.000.000 HT
- Livraison à soi-même d’un immeuble d’habitation 150.000.000 HT
- Vente à l’exportation de produits soumis à la TVA 850.000.000 HT
- Vente à l’exportation de produits non soumis à la TVA 4000.000.000 HT
- Vente en CI soumise à la TVA 3. 500.000.000 HT
- Vente non soumise à la TVA 500.000.000 HT
' '
Cessiond elts d actifsimmob
- ❑(biens '
n ouvrantpas droit à d é duction) 50.000.000 HT
- Port récupéré 3.000.000 HT
- Ventes exonérées conventionnellement de produits taxables 250.000.000 HT
- Subvention pour l’acquisition d’un matériel lourd 100.000.000 HT

Par ailleurs la société a acquis en novembre N+1 un véhicule de tourisme à 10.000.000


TTC et un matériel de bureau à 5.000.000 F HT

TAF : 1/ Calculer le prorata de déduction de l’exo N

2/ Calculer le montant de la TVA récupérable sur les elts acquis en novembre N+1

3/ Déterminer les bases amortissables

Solution

ELEMENT CALCUL NUMERATEUR DENOMINATEU


R

90
Livraison à soi – même d’un 150.000.000 -
matériel de transport…………
-
Livraison à soi – même d’un
150.000.000
immeuble d’habitation……..
850.000.000 x [Link] [Link]
Vente à l’exportation de produits
18%
soumis à la TVA
400.000.000
Vente à l’exportation de produits - 400.000.000
non soumis à la TVA [Link] x
[Link] [Link]
1,18
Vente en CI des produits
soumis à la TVA
- 500.000.000
Vente non soumise à la TVA…. 500.000.000
-
Cession d’éléments d’actif 50.000.000
-
Port récupéré …………………. 3.000.000

Ventes exonérées 250.000.000 x


conventionnellement…………. 1,18 295.000.000 250.000.000

Subvention pour immobilisation 100.000.000

Total [Link] [Link]

Numérateur X 100 5 428 000 000


PRORATA = = =0,8577=86 %
Dénominateur 6 328 000 000

2°) Matériel de transport pas de TVA récup.

Base amortissable = 10.000.000

Matériel de bureau

TVA déductible : 5.000.000 x 18% x 86% = 774.000

TVA non déductible : 5.000.000 x 18% x 14% = 126.000

91
3°) Base amortissable : 5.000.000 + 126.000 = 5.126.000

2)- La variation du prorata dans le temps

a) Cas des immobilisations

Lorsque le prorata varie d’au moins 10 points en valeur absolue par rapport au prorata initial
de déduction dans les 5 années qui suivent la date d’acquisition du bien, une régularisation
s’impose.

Cette régularisation consiste en un complément de déduction ou de crédit de TVA si le prorata


augmente d’au moins 10 points ou un renversement de TVA au trésor si le prorata diminue
d’au moins 10 points par rapport au prorata initial. La régularisation se fait par 5eme.

Exemple : La SA « SETACI » a acquis un micro-ordinateur en N1 au prix de 15.000.000 HT.


Son prorata de déduction a subi les variations suivantes :

N1 80%

N2 65%

N3 85%

N4 95%

N5 75%

N6 64%

TAF : 1°) Déterminer la base amortissable de ce matériel

2°) Quelles sont les régularisations qui s’imposent ?

3°) Quelle est l’incidence de ces régularisations sur le résultat

Solution

1° TVA Facturée : 15.000.000 x 18% = 2.700.000

TVA Non déductible : 2.700.000 x 20% = 540.000

Base amortissable : 15.000.000 + 540.000 = 15.540.000

92
N1 et N2 variation du prorata 80% - 65% = 15%> 10% (baisse du prorata)

Régularisation = reversement de la TVA

80 % 2 700 000−65 % 2700 000


TVA à reverser : = 81.000
5

Cette TVA à réserver en prise en compte dans les charges de l’entreprise. Elle ne modifie pas
la valeur du bien

Comptabilisation

658 Perte et charge diverse 81 000

4441 TVA à payer 81 000

N1 et N3 variation de prorata : 5% < 10% pas de régularisation

N1 et N4 variation de prorata : 95% - 80% = 15% > 10%

Régularisation = complément de déduction.

95 % 2 700 000−80 % 2700 000


= 81.000
5

Ce complément est constaté dans les produits de l’entreprise

4441 TVA à payer 81 000

758 Produits et profits divers 81 000

N1 et N5 variation de prorata : 5% pas de régularisation

N1 et N6 variation de prorata : 16% il y a TVA à réserver :

TVA à réserver = 2.700000 X 16% : 5 = 86.400

b) Cas des frais généraux

93
La régularisation de TVA s’effectue sur le seul exercice suivant celui pendant lequel les frais
sont engagés. Cette régularisation est une TVA à reverser ou un complément de déduction
quel que soit le pourcentage de la variation.

Exemple : Une entreprise a engagé les frais en 19N de 18.600.000 HT. Le prorata applicable
en 19N est de 78%. Le prorata résultant des opérations de 19N s’élève à 82%. TVA 18%.

TAF : Quelle régularisation doit-elle opérer en 19N+1 en matière de TVA ?

Solution

De 19N à 19N+1 le prorata a augmenté de 82% - 78% = 4%

Il y a un complément de déduction à opérer :

TVA déduite en 19N : 18.600.000 X 18% X 78% = 2.611.440

TVA à déduire en 19N+1 : 18.600.000 X 18% X 82% = 2.745.360

Complément de déduction : 2.745.360 - 2.611.440 = 133.920

Ou : 18.600.000 X 18% X 4% = 133.920

3) Le versement complémentaire diminue le résultat comptable

Le complément de résultat augmente le résultat comptable

X- LA RETENUE A LA SOURCE DE LA TVA EXIGIBLE

La loi de finance pour la gestion 1996 a prévu la retenue à la source de la TVA au titre :

-Des acquisitions des biens et services des exportateurs et des redevables bénéficiant du
régime de l’usine exercée (la Société Ivoirienne de Raffinage SIR)

NB : la retenue à la source de TVA des entrepreneurs en bâtiment est supprimée par la loi de
finance 2000.

A- LA NOTION D’EXPORTATEUR

Est considérée comme entreprise exportatrice toute entreprise qui réalise au moins 80% de
ses ventes annuelle à l’exportation. Ce pourcentage s’apprécie par rapport au CATTC de

94
l’exercice précédent. Ce pourcentage est ramené à 50% pour les entreprises du secteur textile
(loi de finance 2003).

Pour les entreprises nouvellement créées, le pourcentage s’apprécie par rapport au chiffre
d’affaire prévisionnel.

Cette retenue à la source n’est pas obligatoire les exportateurs elle est facultative.

Exemple d’application

La SA « SETACI » a enregistré au cours de trois exercices les opérations suivantes :

ELEMENTS 2004 2005 2006


Ventes totals TTC 642 000 000 649 700 000 717 540 000
Exportation 597 060 000 545 748 000 552 505 800
Ventes locales 44 940 000 103 952 000 165 034 200

TAF : Cette entreprise peut-elle procéder à la retenue à la source de la TVA exigible ?

SOLUTION

Exportation
% d’exportation = x 100
Ventetotale

597.060.000 x 100
2004 : % Exportation = =93 %
642.000 .000

L’entreprise est exportatrice pour l’exercice 2005 elle peut procéder à la retenue à la source en
2005. Elle règlera tous les fournisseurs locaux des biens et services ouvrant droit à déduction
hors taxe.

545.748.000 x 100
- 2005 = % Exportation = =84 %
649.700 .000
L’entreprise reste exportatrice en 2005
552.505.800
- 2006 : % Exportation = =77 %
717.540.000

La SETACI n’est pas considérée comme entreprise exportatrice en 2006 car elle réalise
moins de 80% de vente à l’exportation elle ne peut donc pas opérer à la retenue à la source.
C’est-à-dire qu’elle règlera ses fournisseurs TTC

95
NB : le seuil de 80% est ramené à 50% pour l’ensemble des entreprises exportatrice en 2005
et 2006 (LFP 2005 : loi de finance)

Cas des entreprises partiellement assujetties à la TVA

Pour les entreprises, la limite de 80% ou 50% s’apprécie par rapport au chiffre d’affaires
provenant d’opérations taxable et non par rapport au chiffre d’affaires global réalisé.

Exemple d’application

La SA « SEBACI » a au cours de l’exercice 2006 réalisé les ventes suivantes : CATTC


808.000.000 se décomposant ainsi :

- Produits non taxables 457.000.000


- Produits taxables 351.000.000
- Exportations 472.670.000 dont produits non taxables 146.240.000 et produits
taxables 326.430.000

TAF : Cette entreprise peut – elle être classée comme exportatrice en 2007

Solutions

Exportation(taxable )
% Exportation = x 100
CA Total taxable

326.430.000
= x 100 = 93%
351.000.000

Cette entreprise peut être classée comme exportatrice en 2007

REMARQUES : les facturations émises par le contribuables soumis à l’impôt synthétique ne


donnent pas lieu à la retenue à la source.

Echappe également à la retenue la TVA exigible à l’importation. Cette exclusion ne vise pas
la TVA exigible sur les prestations fournies par les commissaires en douanes.

B- DECLARATION ET PAIEMENT DES RETENUES

Les retenues doivent être déclarées au moment où intervient l’exigibilité de la TVA. Les
retenues gérées sont portées sur la déclaration mensuelle de la TVA. La déclaration mensuelle

96
de la TVA doit être accompagnée d’une déclaration de la TVA retenue qui comporte pour
chaque fournisseur ayant subi les retenues les indications suivantes :

- Nom et prénom
- Activité ou profession
- Adresse géographique et postale
- Montant brut des sommes facturées ou payées (biens ou services)
- Date de la facture
- Montant de la retenue

Après visa de l’attestation individuelle le redevable le remet à son fournisseur pour faire
valoir ultérieurement les retenues subies. La retenue opérée s’ajoute à la TVA collectée du
mois.

Exemple

L’entreprise SACO livre à l’entreprise SETACI exportatrice un matériel le 12/05/N d’une


valeur de 2.360.000 F dont TVA 360.000F. Les ventes taxables du mois s’élève à 4.720.000
TTC dont TVA 720.000F. Les importations de matières premières sont de 2.400.000F HT

TAF : procéder à la déclaration de la TVA du mois de Mai par l’exportateur SETACI

SOLUTION

La TVA retenue à la source est considérée comme TVA exigible et s’ajoute aux autres TVA
exigibles du mois en même temps elle considérée comme TVA déductible au moment de la
déclaration afin d’observer la neutralité de l’entreprise. En pratique le client paie le
fournisseur sans la TVA. Le fournisseur tient compte de la TVA facturée dans ces TVA
exigibles. Après l’envoi de l’attestation d’exportation, le fournisseur ajoute la TVA retenue à
la source (non versée) par l’exportateur ou la SIR à sa TVA déductible (retenue de TVA subie
pour observer la neutralité de TVA). Le cheminement ici est le suivant :

TVA exigible = 720.000


Retenue de TVA/mat = + 360.000
Total TVA brute 1.080.000
TVA déd/mat = - 360.000
TVA/ import mat
❑=
(2400.000 x 18 %) - 432.000
TVA à payer 288.000

97
Remarque : Les fournisseurs des exportations peuvent à la fin de chaque trimestre bénéficier
du remboursement des retenues subies qui excèdent leur TVA exigible.

XI- LA DECLARATION DE LA TVA

XI-1 LA DECLARATION MENSUELLE DES ASSUJETTIS AU REGIME REEL

A) LES ELEMENTS DE LA DECLARATION


1°) Le chiffre d’affaire total

C’est le montant de toutes les affaires réalisées par l’entreprise.

- Les ventes HT nettes (déduction faite de toutes les réductions HT)


- Les prestations de services nettes HT
- Les exportations nettes.
- Les bonis HT résultant des reprises d’emballages.

2°) Le chiffre d’affaires exonéré

Il s’agit du montant d’opération situé en dehors du champ d’application d la TVA soit en


raison de leur nature (activité salariées ou agricole) soit en raison du fait territorial
(exportation). Il peut s’agir aussi d’exonérations conventionnelles

3°) Le chiffre d’affaires taxables

C’est le montant net de toutes les affaires HT réalisées par l’entreprise au cours de la période.
Il est obtenu de la façon suivante

CA taxables = CA Total – exportation – affaires exonérées + livraison à soi - même

Le montant ainsi obtenu est multiplié par 18%

4°) Le montant des taxes exigible

C’est l’ensemble des taxes nettes facturées au client au cours de la période d’imposition y
compris les régularisations de TVA (TVA à reverser), il s’agit :

- Des taxes sur les prestations de services


- Des taxes sur production livrée à soi-même
- Des taxes sur les bonis de reprise d’emballage, de ristournes obtenus.

98
A cela il faut ajouter les retenues à la source de TVA opérées par l’entreprise si possible.

NB : A la différence des anciennes dispositions où la déclaration de TVA est faite en


calculant la TVA à partir du CATTC, la loi de finance 2004 permet une déclaration à partir du
CAHT soit donc le taux hors taxes de 18%.

5°) Le montant des taxes déductible

C’est l’ensemble de toutes les taxes nettes (déduction faite de toutes les réductions sur achats)
facturée par les fournisseurs :

- Taxes sur les achats d’immobilisations, fournitures, marchandises, matières et autres


services extérieurs.
Elles doivent être portées sur l’imprimé des taxes déductibles avec références
concernées en distinguant :
- Les taxes sur les matières premières et marchandises
- Les taxes sur frais d’entreprise
- Les taxes sur immobilisations
Pour la vérification on compare le montant avec le solde des comptes :4451-4452-
4453-4454
6°) Si l’entreprise a subi des retenues à la source elle doit être soustraite
7°) S’il existe un crédit de TVA elle doit être soustraite
8°) S’il existe un prélèvement de 10% au profit du trésor elle doit être soustraite

REMARQUE :: le prélèvement des 10% est supprimé au regard des grandes entreprises
(entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises)

Schéma de la déclaration

TVA/Ventes = Chiffre d’Affaires taxables mensuels X 18%


(y compris les livraisons à soi-même)
+ TVA antérieurement déduite à reverser
+ Retenues à la source de TVA opérées sur les founisseurs
Total TVA brute
- TVA deductible du mois (immobilisations, matières et marchandises, frais d’entreprises)
- Retenues à la source de TVA subies
- Crédit reporté du mois precedent

99
TVA nette du mois
- Prélèvement 10% au profit du trésor
TVA nette à payer ou credit à reporter

b) Période d’imposition et dépôt des déclarations

les déclarations sont mensuelles (1 au 30) avant le 15 du mois suivant la période d’imposition,
la déclaration doit être déposée.

La loi de finance 2001 fait l’obligation aux contribuables la production par trimestre d’un état
récapitulatif des achats et services par fournisseur

c) Paiement

Le règlement des taxes dues au titre d’une période est effectué en même temps que la
déclaration non annulée par chèque bancaire barré soit par chèque postal. Si la taxe due
mensuellement est inférieur à 25.000F le contribuable peut faire une déclaration trimestrielle.

d) Comptabilisation de la déclaration (schéma)


Cas de solde de TVA à payer (1ere possibilité)

4431 TVA/vente X

4432 TVA/prestation de services X

4433 TVA/travaux X

4434 TVA/production livrée à soi-même X

4451 TVA récupérable / immobilisations X

4452 TVA récupérable / achats X

4453 TVA récupérable/ transport X

4454 TVA récupérable/ASE X

4441 Etat TVA due X

Constatation de la TVA à payer

100
4441 Etat TVA due X

521 Banque x

Cas de solde de TVA à payer (2eme possibilité)

On transfert le compte 443, 445 dans le compte 444 Etat TVA du ou crédit de TVA

Cas de crédit de TVA

4431 TVA/vente X

4432 TVA/prestation de services X

4433 TVA/travaux X

4434 TVA/production livrée à soi-même X

4449 Etat crédit à payer X X

4451 TVA récupérable / immobilisations X

4452 TVA récupérable / achats X

4453 TVA récupérable/ transport X

4454 TVA récupérable/ASE

NB : La TVA probable sur les charges à payer ou les produits à recevoir dégagée pendant les
opérations d’inventaire ne doivent pas être pris en compte au moment de la déclaration.

-
- Remarque : la DGI doit prélever dans les 15 premiers jours du mois la TVA collectée
sur les ventes et fournitures d’électricité une somme égale au montant de la taxe
appliquée au taux de 11,11%.

XII- LA TAXE SPECIALE D’EQUIPEMENT

La loi de finance pour la gestion 2001 a institué pour une période de trois ans prolongée par
la loi de finance jusqu’en 2006 à la charge des entreprises au réel simplifié et au réel normal

101
une taxe d’équipement de la DGI. Cette taxe est calculée au taux de 0,08% sur le CAHT. Elle
est perçue dans les mêmes conditions sûreté et de sanction que la TVA. Pour les assujetis au
réel normal elle est perçue au plus tard le 15 de chaque mois. La base imposable est
déterminée comme suit :

Chiffre d’affaires hors taxe (chiffre d’affaires taxables HT et chiffre d’affaires exonérée

- Produits pétroliers exonérés


- Livraison à soi-même
Chiffre d’affaires hors taxe taxable

Exemple :

Une entreprise soumise au réel normal a réalisé pour le mois de février 2002 les chiffres
d’affaires suivants :

- Ventes des produits taxables : 120.000.000HT


- Ventes des produits exonérés : 50.000.000
- Ventes à des titulaires d’exonérations : 30.000.000
- Livraison à soi-même : 45.000.000TTC
- Exportations : 20.000.000

TAF : calculer la TSE à payer par l’entreprise et passer les écritures correspondantes.

SOLUTION

La TSE est calculée sur les ventes hors taxe à l’exclusion des livraisons à soi-même

TSE = (120.000.000 + 50.000.000+30.000.000+20000.000) X 0,08% = 176.000

ECRITURES COMPTABLES.

6418 Autres impôts et taxe TSE 176.000

44610 Etat taxe spécifique 176.000


0
Selon déclaration

15/03/2002

446100 Etat taxe spécifique 176.000

102
Banque 176.000

521 règlement

NB : la TSE doit être acquittée aussi bien par les entreprises assujetties à la TVA que les
entreprises non assujetties

XI-2 Déclaration des assujettis au régime du réel simplifié

Les personnes normales et physiques étaient jusqu’en Mai 2004 assujetties à deux types de
déclaration :

- La déclaration trimestrielle d’acompte provisionnel


- La déclaration annuelle de TVA

Ces deux types de déclarations sont supprimés par la loi de finance 2004 et remplacés par une
déclaration trimestrielle de TVA. La déclaration trimestrielle de TVA doit intervenir au plus
tard le 15 du mois qui suit celui du trimestre : soit 15 avril pour le 1er trimestre, 15 juillet pour
le deuxième, 15 octobre pour le 3ème trimestre et 15 janvier pour le dernier trimestre. La
déclaration est effectuée dans les mêmes conditions et sûretés que celles qui régissent le
régime du réel normal. On pourrait schématiser la déclaration comme suit :

TVA/Ventes = Chiffre d’Affaires taxables mensuels X 18%


+ TVA antérieurement déduite à reverser
+ Retenues à la source de TVA opérées sur les founisseurs
Total TVA brute
- TVA deductible du mois (immobilisations, matières et marchandises, frais d’entreprises)
- Montant des retenues à la source subies
- Crédit reporté du mois precedent
TVA nette du mois
- Prélèvement 10% au profit du trésor
TVA nette à payer ou credit à reporter

NB :Le schéma d’écritures est le même que celui du réel normal.

103
La taxe spéciale d’équipement est calculée sur le chiffre d’affaires au cours du trimestre

CHAPITRE 4: TAXES SUR LES VEHICULES ET LES BATEAUX DE PLAISANCE A


MOTEUR

Les véhicules automobiles et les bateaux à moteur sont soumis à une taxe annuelle appelée
vignette dont le montant est fonction de la puissance et de l’âge du véhicule ou du bateaux bus
le véhicule est âgé plus la taxe diminue.

Les véhicules automobiles sont classés en deux groupes :

Les engins à deux roues et ceux de plus de deux roues

Tarif des vignettes véhicules.(Tarif 1999)

Puissance Tarif normal Tarif réduit Tarif minimum


(1 à 14 ans) (1 à 10 ans) 11 ans et plus
MOTOS
(moins de 125 cm3 cylindrique) – 1 CV 5 000 3 750 3 000

104
(plus de 125 cm3 cylindrique) 1 CV et + 12 000 9 000 2 000
Motos administratifs 5 000 5 000 5 000
AUTOS
1 à 4 CV 19 000 14 250 10 000
5 à 7 CV 35 000 26 250 15 000
8 à 11 CV 49 000 36 750 20 000
12 à 15 CV 96 000 72 000 30 000
+ de 15 CV
Auto administratifs 190 000 10 000 10 000
Véhicule utilitaire 16 CV et+(camions) 250 000(1 142 500 60 000
Véhicule Tourisme 16 CV an) 142 500 60 000
Véhicule Tourisme 250 000(2 à 4 142 500 60 000
ans)
NB : Le tarif réduit est obtenu sous la base d’un abattement de 25% du tarif normal.

La vignette est perçue sur les véhicules possédés au 1er janvier de l’année d’imposition. Pour
les véhicules achetés en cours d’années, l’acheteur dispose d’un délai maximum de J mois
pour acquitter la taxe. Les véhicules acquis entre le 1er novembre et le 31 décembre était
exemptés de droit, mais cette faveur est supprimée (Loi de Finance 2004). Les véhicules
acquis au cours d’une année sont imposables quelque soit la période d’acquisition.

La taxe doit être acquittée au plus tard avant le 1er avril de chaque année.

Il existe des cas d’exception de la vignette concernant les véhicules :

- Véhicules diplomatiques
- Véhicules agricoles
- Véhicules destinés à la vente en stock chez les concessionnaires

NB : Les véhicules d’occasion importés pour la première en CI supportant le plein tarif


lors de la première année d’imposition.

C- LA VIGNETTE DES BATEAUX

Pour les vignettes des bateaux à moteur le paiement est fixé comme suit :

- Bateaux 30 à 55 CV : 12 000F
- Bateaux 56 à 75 CV : 20 000F

105
- Bateaux 76 à 120 CV : 30 000F
- Bateaux 121 à 240 CV : 45 000F
- Au-delà de 240 CV : 90. 000F

Un abattement de 25% est accordé sur tout engin de 3 à 10 ans. Au-delà de 10 ans pas de
taxation.

Sont exemptés de la vignette :

- Les bateaux utilisés à titre personnel


- Les voiliers non propulsé par un moteur
- Les bateaux destiné à la vente et détenus par les commerçants.

La vignette doit être payer au plus tard le 31mars pour tous les engins en possession au 1er
janvier de l’année d’imposition. A partir du 1er avril il est appliqué une pénalité de 100%.
Pour les bateaux acquis en cours d’exercice, le détenteur dispose d’un délai maximum 3 pour
acquitter la taxe.

D- LA TAXE SPECIALE SUR LES TRANSPORTS PRIVES DE MARCHANDISES

Les véhicules utilisés pour le transport privé de marchandises sont passible d’une taxe
annuelle de 24.000F CFA pour les véhicules de charge utile inférieure à 3 tonnes. Ce tarif est
majoré de 1.000F CFA par fraction de tonne supplémentaire pour tout véhicule dont la charge
utile excède 3 tonnes (loi de finance 199)

Exemple : Monsieur KOUKA dispose d’un véhicule de 10 tonnes qu’il a effectué pour le
transport de mes marchandises.

Quel doit être le montant de sa taxe spéciale sur les transports privés de marchandises ?

Solution

La taxe jusqu’à 3 tonnes : 24 000

❑(7Taxex1sur les tonnages supplémentaire


000) : 7 000

Total à payer 31 000

Sont exonéré de la taxe :

- Les véhicules ne circulant pas sur les voies publiques

106
- Les véhicules immatriculés en W
- Les véhicules administratifs
- Les bennes à ordures
- Les camions grues de dépannage
- Les véhicules affectés à des exploitations agricoles et dont la charge utile ne dépasse
pas 7,5 tonnes.

E- LA TAXE DES TAXIS

L’exploitation des taxis est subordonnée à autorisation d’exploitation délivrée par le maire. La
taxe est une taxe communale. La taxe donne lieu à des déclarations trimestrielles et au
paiement d’une taxe forfaitaire.

A Abidjan, le tarif est de 20 000F CFA par trimestre et par taxi.

107
CHAPITRE 5: IMPOTS SUR SALAIRES

Les traitements, salaires, pensions et rentes viagères sont soumis cumulativement à l’impôt
sur les traitements et salaires (ITS) à la contribution nationale (CN) à la contribution pour la
reconstruction nationale (CRN) à l’impôt général sur le revenu (IGR) à la charge des salariés
ainsi que les cotisations fiscales à la charge des employeurs. La contribution nationale de
solidarité est supprimée par la loi de finance 2004 et substituée par la contribution pour la
reconstruction nationale.

Par ailleurs il existe des charges sociales (CNPS) qui incombent aussi bien aux salariés qu’a
l’employeur.

I- LE CHAMP D’APPLICATION

L’impôt est établi sur les traitements publics et privés, les salaires, les indemnités, les
émoluments, les pensions et les ventes viagères.

I -1 LES TRAITEMENTS, SALAIRES ET EMOLUMENTS

Les traitements et salaires proviennent d’un louage de service.

- Les salaires rémunèrent un travail manuel et sont habituellement payés à la journée, à


la semaine ou à la quinzaine.
- Les appointements et traitements rémunèrent généralement un travail intellectuel et
sont ordinairement versés mensuellement.
- Les commissions rémunèrent les représentants du commerce employés par l’entreprise
- Les honoraires rémunèrent les employés de professions libérales

108
- Les indemnités représentent soit des allocations s’ajoutant aux traitements ou salaires
et destinées à compenser les charges spéciales (indemnité de résidence, de
responsabilité) soit des rétributions versées à des personnes dont on ne peut dire
qu’elles touchent un traitement ou salaire (indemnité parlementaire).

I-2 LES PENSIONS

Ce sont les allocations périodiques qui ne constituent pas des rémunérations de services
présent mais souvent de services passés et dont le paiement est garanti au bénéficiaire durant
toute leur vie.

I-3 LES RENTES VIAGERES

Ce sont les allocations périodiques versées en exécution d’un engagement ou d’un jugement.
Les rentes viagères sont imposables lorsqu’elles remplissent les deux conditions ci-après

- Etre payé à titre obligatoire faute de quoi il n’y aurait que de simple libéralité.
- Avoir pour terme extinctif, normal, la mort du bénéficiaire (autrement il n’y aurait pas
de rente viagère).

II- LA TERRITORIALITE

Les règles que nous allons observer concernent les salariés domiciliés en CI exerçant une
activité à l’étranger ou les salariés domiciliés hors CI exerçant une activité en CI.

II-1 LA TERRITORIALITE DE L’IMPOT SUR LES SALAIRES

En règle générale lorsqu’il n’existe pas de conventions internationales fiscales entre le pays
d’origine du salarié et de la CI, le salarié est imposé lorsque le bénéficiaire est domicilié en CI
alors même l’activité rémunérée s’exerce hors du territoire de l’Etat ou que l’employeur soit
domicilié hors de la CI à la condition que l’activité rétribuée soit exercée en CI.

On peut résumer les règles dans le tableau ci-après :

L’activité est exercée en CI L’activité est exercée hors


CI
Salarié domicilié en CI Imposition en CI Imposition en CI
Salarié domicilié hors CI Imposition en CI Non imposition en CI
Exemple d’application

109
Exemple n°1 :

Monsieur KONE est un salarié de l’entreprise SETACI installée en CI à Abidjan. Monsieur


KONE est parti exercer 6 pendant mois au Togo dans une des filiales de la SETACI son
activité. Pendant cette période, les rémunérations lui ont été versées par la SETACI.

- Ces rémunérations imposables en CI et les impôts sur les salaires seront payés par la
SETACI
- Si cependant cette période la rémunération de Koné est versée par la filiale installée au
Nigeria, la rémunération sera imposée en CI et non au Togo. Les impôts seront
déclarés par Mr KONE lui même

Exemple n°2 :

Monsieur BRIDET domicilié en Hongrie vient exercer une activité en CI dans l’entreprise
SETACI.

- Si les rémunérations de Monsieur BRIDET sont versées par la SETACI, elles seront
imposées en CI et les impôts seront payés par la SETACI
- Si les rémunérations sont versées par la société de Monsieur BRIDET installée en
Hongrie ; elles seront imposables en CI et Monsieur BRIDET sera chargé de payer les
impôts à l’état de CI.

Exemple n°3

Monsieur Hippolyte domicilié en CI est représentant d’une entreprise brésilienne. Cette


rémunération est imposable en CI et Monsieur Hippolyte est chargé du paiement de l’impôt à
l’administration ivoirienne.

Remarque : est considérée comme domicilié en CI toute personne physique qui possède une
habitation à titre de propriétaire ou locataire ou d’usufruitier, ou qui sans disposer en CI d’une
habitation, en CI le lieu de son séjour principal.

II-2 REGLE DE TERRITORIALITE APPLICABLE EN PRESENCE DE CONVENTION


FISCALE

Les conventions fiscales permettent d’éviter les doubles impositions.

110
-Le principe général est que l’imposition des salaires est attribuée à l’Etat dans lequel le
salarié est domicilié, même lorsque l’activité est exercée dans l’autre Etat.

Cependant l’imposition peut être attribué à l’Etat ou au salarié n’est pas domicilié, si le salarié
effectue au cours d’une même année des séjours d’une durée totale de 183 jours, si ayant
séjourné 183 ou moins dans cet autre Etat il a été rémunéré par un employeur était dans cet
Etat.

Cas du salarié domicilié en CI.

On peut résumer la situation dans un tableau

Durée de séjour hors de la Les remboursements sont versées par


Côte d’Ivoire Un employeur installé en CI Un employeur installé hors
de la CI
Plus de 183 jours Imposition dans l’autre Etat Imposition dans l’autre Etat
Moins de 183 jours Imposition dans l’autre Etat Imposition dans l’autre Etat
Exemple :

Soit un salarié domicilié en CI et qui exerce temporairement une activité au Burkina Faso. Si
la rémunération est payée par un employeur établi en CI, l’imposition se fera en CI lorsque le
salarié aura totalisé moins de 183 jours. Si le séjour dépasse 183 jours la rémunération sera
uniquement imposée au Burkina Faso.

Si la rémunération est payée par un employeur établi au Burkina Faso, l’imposition se fera au
Burkina Faso quelle que soit la durée du séjour.

Cas d’un salarié domicilié à l’étranger.

On peut résumer la situation dans un tableau

Durée de séjour en Côte Rémunérations payées par


d’Ivoire Employeur établi en CI Employeur établi hors de la
CI
Plus de 183 jours Imposition en CI Imposition en CI
Moins de 183 jours Imposition en CI Imposition dans l’autre Etat
Exemple :

111
Soit un salarié en Belgique qui exerce une activité en CI. Si la rémunération est payée par un
employeur établi en CI, l’imposition se fera en CI quelle que soit la durée du séjour.

Si la rémunération est payée par un employeur établi en Belgique ; l’imposition se fera en CI


si la durée est supérieur à 183 jours. Si la durée du séjour est inférieure à 183 jours
l’imposition se fera en Belgique.

NB : Des conventions fiscales existent entre la CI et les pays de l’OCAM (Organisation


commune Africaine et Mauricienne), les pays de l’UEMOA et certains pays en dehors de
l’Afrique tels que :

- France, Allemagne, Belgique, Norvège, Canada, Grande Bretagne, Italie, Suisse.

II-3 LES REMUNERATIONS NON IMPOSABLES (EXONERATIONS)

Ne sont pas imposables à l’impôt sur les traitements et salaires :

- Les allocations spéciales destinées à couvrir les frais inhérents à la profession et


effectivement utilisés conformément à leur objet, à condition que les montants alloués
ne dépassent le 1/10 de la rémunération totale en espèce (indemnité comprise) perçue
par le contribuable. Cette limite est impérative et elle ne doit pas être dépassé sans
aucun prétexte sauf si le salarié est remboursé de ses débours sur présentation des
justifications des frais préalablement engagés par lui. Il convient en pratique de
réintégrer dans les traitements imposables la part des indemnités qui excède 10% de la
rémunération totale.

Les indemnités spéciales recouvrent telles que :

- Les indemnités de représentation, de déplacement


- Prime de salissure
- Prime de caisse, de tenue, de fonction
- Prime de panier etc.

Le montant des 10% doit être déterminé globalement. Mais il convient de préciser que ces
indemnités spéciales ne doivent se cumuler avec des remboursements de frais réel.

-Les allocations ou avantages à caractère familial versé par des organismes sociaux telles
que : Prestations familiales, la retraite du combattant

112
-Les versements effectués par l’employeur à des organismes spécialisés ou des associations
d’utilités publiques ayant exclusivement pour objet le financement de la prise en charge
médicale ou paramédicale des salariés ayant contracté le VIH/SIDA ou pour les dialyses pour
insuffisance rénale à condition que ces organismes aient utilisés au moins 85% du montant.

 Les appointements diplomatiques pour l’exercice de leur fonction de la mesure les


pays qu’ils représentent accordent des avantages analogues aux personnes
diplomatiques ivoiriens.
- Sous la double limite de 10%, la rémunération mensuelle brute imposable en espèce et
300000F les cotisations patronales versées par l’employeur à des organismes de
retraite complémentaire et prévoyance sociale.
- Les indemnités de stage versées aux étudiants pour une période d’un stage n’excédent
pas six (6) mois sont exonérées pour un montant inférieur ou égale à 100.000F par
- Les dépenses de santé engagées par les entreprises pour la constitution de boîte de
pharmacie permettant de faire face aux premiers soins des employés malades, les coûts
de traitement du paludisme, du cancer ou des frais de dépistages de la tuberculose,
l’hépatite virales, du diabète et de l’hypertension artérielle dont ces employés sont
atteins ainsi que les sommes versées aux mutuelles de santé personnel
- Pension de retraite et vente viagères supérieur ou égale à 100.000F
- La prime de transport est exonérée à concurrence de 25.000F par mois par salarié (Loi
de Finance 2007)
- Les indemnité de stage d’embauche sont exonérées de la constribution nationale si le
montant ne dépasse pas 150.000F par mois et si la durée n’excède pas 12 mois
(contribution employeur).

III- L’ETABLISSEMENT DE L’IMPOT

III-1- LA BASE D’IMOSITION

Le revenu imposable est constitué par le montant brut des rémunérations (salaire, indemnité,
prime, gratification, heures supplémentaires, commissions, etc…) majoré des avantages et
nature fournis par l’employeur mais évalué selon le barème dégressif.

a) Les avantages en nature

Barème administratif des avantages en nature

113
Le nouveau barème administratif instauré par la loi de finance pour la gestion 1997 est le
suivant :

Tableau n°1 : Logement et accessoires

Nbre de pieces Logement Mobilier Electricité Eau


principales
1 60.000 10.000 10.000 10.000
2 80.000 20.000 20.000 15.000
3 160.000 40.000 30.000 20.000
4 300.000 60.000 40.000 30.000
5 480.000 80.000 50.000 40.000
6 600.000 100.000 60.000 50.000
7 et plus 800.000 150.000 70.000 60.000

(a) Montant à majorer de 20.000F par appareil individuel de climatisation ou par pièce
climatisée pour les installations centrales
(b) Montant à majorer de 30.000F pour les logements dotés d’une piscine.

Tableau n°2 : DOMESTIQUE (personnel de maison)

ELEMENTS MONTANTS
Gardien, Jardinier 50.000
Gens de maison 60.000
Cuisinier 90.000

Les avantages qui ne sont pas mentionnés sur le barème susvisé être intégrés dans l’assiette
des impôts à leur montant réel.

Il s’agit notamment : nourriture fournie par l’employeur, billets d’avion pour congés et les
frais de déménagement des travailleurs autres que le personnel bénéficiant du contrat de
travail d’expatrié, remboursements des frais de scolarité, frais de télécommunication etc…

NB : les indemnités en argent représentative d’avantage en nature (allocation de logement par


exemple) ne peuvent pas bénéficier du régime de l’évaluation forfaitaire et sont intégralement
imposables.

114
- L’utilisation personnelle d’une voiture de fonction n’est pas prise en compte pour la
détermination des avantages en nature.
- Ces montants sont comptés pour moitié lorsque les avantages sont consentis à des
travailleurs du secteur agricole. Ces montants sont applicables à Abidjan. Pour les
autres régions, l’on retiendra l’évaluation des avantages à leur valeur réelle.

REMARQUE

On notera pour les calculs des CNPS l’évaluation des avantages en nature est différente. Le
barème en vigueur est celui qui résulte de l’arrêté

N°3 MAS. CAB du 11 mai 1983. Ce barème est le suivant :

Logement et accessoires en (FCFA)

Nbre de pieces Logement Mobilier Electricité Eau


1 40.000 10.000 6.000 10.000
2 60.000 20.000 9.000 12.000
3 80.000 40.000 12.000 15.000
4 100.000 60.000 15.000 18.000
5 120.000 80.000 18.000 20.000
6et plus 150.000 100.000 24.000 25.000

Domesticité en (FCFA)

- Gardien, Jardinier : 21.000


- Gens de maison : 30.000
- Cuisinier : 45.000

Autres avantages en nature en (FCFA)

- Climatisation : 9.000 par pièce climatisée


- Eau : 1.500 par personne habitant dans le logement
- Nourriture : 50.000 par personne

115
- Blanchissage : 6.000 par personne
- Linge et vaisselle : 3.000 par personne

Ces montants sont comptés pour moitié lorsque les avantages sont consentis à des
travailleurs du secteur agricole.

L’arrêté ministériel vise deux catégories d’avantages en nature :

- Les avantages liés à la mise à disposition d’un logement :


- Le personnel de maison (domesticité)

Exemple : Evaluation des avantages en nature

Monsieur KOUKA est le directeur général de la SA SETACI. Il est logé par la société dans
une villa de 6 pièces dont le loyer est de 750.000F. Cette villa est meublée par la SETACI
pour un montant de 3.600.000F équipée de 6 climatiseurs de 1,5 CV chacun et d’une piscine.
Les factures de la CIE, SODECI et CI-TELCOM réglées par la société se chiffrent
mensuellement respectivement à 160.000F, 80.000F et [Link] société paie pour
Monsieur KOUKA le boy cuisinier pour un salaire de 80.000F.

Par contre la société alloue une somme de 65.000F à Monsieur KOUKA pour le paiement du
salaire de son gardien. La société fournie régulièrement de la nourriture à Monsieur KOUKA
les dépenses estimées mensuellement à 250.000F

Monsieur KOUKA est marié avec deux enfants.

TAF : Déterminer le montant des avantages en nature de Monsieur KOUKA à prendre en


compte dans l’assiette des impôts sur les salaires et de la cotisation sociale.

Solution

Evaluation pour le calcul des impôts Evaluation pour les cotisations sociales
Logement (6 pièces) : = 600.000 150.000
Mobilier = 100.000 24.000
Electricité = 60.000 25.000
Climatiseurs 20.000 x 6 = 120.000 54.000 (9 x 6)
Eau = 50.000 6.000 (1.500 x 4)
Piscine = 30.000 ----------
Boy cuisinier = 90.000 54.000

116
Télécommunication = 120.000 120.000
Salaire du gardien = 65.000 65.000
Nourriture = 250.000 200.000 (50.000 x 4)
Total avantages en nature taxable = 1.485.000 689.000

c) Les principales primes et indemnités

 La prime d’ancienneté

C’est une prime destinée à récompenser la stabilité et l’expérience du travailleur dans


l’entreprise. La prime d’ancienneté est calculée sur le salaire minimum catégoriel. Elle est
calculée à partir de la date d’embauche du salarié.

Elle est accordée après 24 mois de travail effectif dans l’entreprise. Le taux est de 2% à partir
du 25ième mois jusqu’au 36ième mois. Ce taux est majoré de 1% par année supplémentaire
jusqu’à la 25ième année incluse.

Exemple : Déterminer la prime d’ancienneté de monsieur CAMARA qui a 10 ans 2 mois dans
une entreprise. La prime d’ancienneté est calculée sur le salaire minimum catégoriel de
230.000 francs, et celui de JADJO qui na 28 ans 9mois de travaille dans l’entreprise avec un
salaire minimum catégoriel 433.000 francs

Solution :

Prime d’ancienneté de CAMARA : 230.000 X 10% = 23.000

Prime d’ancienneté de KADJO : 433.000 X 25% = 108.375

 Prime de salissure

Lorsque l’entreprise utilise des travailleurs à des travaux salissants (article 95 du code du
travail), une prime de salissure égale à 13 fois le SMIG horaire leur est versée
mensuellement.

 La prime de tenue de travail


117
Dans les entreprises entrainant pour l’ouvrier des frais exceptionnels de vêtements ou
pour lesquels une protection supplémentaire est nécessaire, les employeurs fournissent
les vêtements de protection. L’entretien et le nettoyage des vêtements sont assurés par
l’entreprise. Si l’entretien est assuré par le travailleur, l’employeur doit lui attribuer
une indemnité mensuelle dont le montant est égal à 7 fois le SMIG horaire.

 La prime d’outillage

Lorsque le travail fourni l’outillage nécessaire à l’accomplissement du travail, il perçoit une


prime d’outillage dont le montant mensuel est égal à 10 fois le SMIG horaire.

 La prime de panier

L’article 54 de la convention collective prévoit que les travailleurs bénéficient d’une


indemnité dénommée prime de panier dont le montant est égal à 3 fois le SMIG lorsqu’ils
accomplissent :

- 6 heures consécutives de travail de nuit


- 10 heures de travail ou plus de jour, prolongé d’au moins une heure après le début de
la période réglementaire de travail.
- Une séance interrompue de travail de 10 heures dans la journée.
 L’indemnité d’équipement (article 58 de la convention collective)

Il est alloué au travailleur recruté en CI déplacé du fait de l’employeur pour exécuter un


contrat de travail hors de la CI et lors de son premier départ, une indemnité d’équipement
dont le montant est de :

*pour l’agent célibataire 600 fois le SMIG horaire

*pour l’agent marié 700 fois le SMIG horaire

*pour chaque enfant 100 fois le SMIG horaire

A l’occasion d’un départ, cette indemnité sera renouvelée après une période de 3 ans

 Indemnité de logement

118
Cette indemnité qui est destinée à couvrir les frais de logement du travailleur. Cette indemnité
n’est obligatoire que dans le cas où le travailleur est déplacé pour exécuter un contrat de
travail hors de sa résidence habituelle.

 La prime d’expatriation

Cette prime est destinée à dédommager le travailleur recruté hors de la CI des dépenses et
risques supplémentaires auxquels il s’expose en CI. Cette indemnité est fixé à 40% du salaire
de base du contrat (salaire de base catégoriel + sursalaire) comme le cas des heures
supplémentaires, elle est généralement calculée sur le salaire de base catégoriel.

 L’indemnité de transport

Cette indemnité constitue une participation de l’employeur aux frais engagés par le travailleur
pour son déplacement de sa résidence à son lieu de travail. Elle n’est pas si le travailleur
habite à proximité de son lieu de travail ou si le travailleur est transporté par l’entreprise
(service de ramassage ou véhicule de fonction).

 Autres primes diverses


Ces primes peuvent être allouées aux travailleurs compte tenu de certaines conditions de
travail pour encourager le travailleur. On pourrait citer les primes d’assiduités, de bonne
conduite, de présence, de responsabilité de non accident, de paie, de nuit, de fidélité d’égout,
exceptionnelle, d’astreinte, d’exploitation , de dépannage, de risque ; de caisse, de fonction, le
bilan, de nourriture, de balanstiquasse,, de rendement, de déplacement, la technicité etc…

d) Gratifications et primes de fin d’année

Les primes de fin d’année et gratification constituent des rémunérations additionnelles dues
en fin d’année au salarié. Le montant de ces rémunérations ne peut être inférieur au ¾ du
salaire minimum conventionnel de la catégorie.

Bien sûr l’employeur peut payer en prime 100% et même plus si les résultats de l’entreprise le
permettent. Le travailleur engagé dans le courant de l’année démissionnaire ou licencié a droit
à une part de cette allocation au prorata du temps de travail effectué au cours de ladite année.

119
Ces allocations sont imposables au même titre que les salaires et sont passibles de charges
sociales

Exemple 1 : Un travailleur a un salaire catégoriel de 120.000 francs. Quel doit être le montant
minimum de sa gratification et le montant maximum ?

Solution

Montant minimum : 120.000 X ¾ = 100.000

Montant maximum : selon les possibilités de l’entreprise soit 120.000 ou même plus.

Exemple 2 : Mr BOUADY qui bénéficie d’un salaire de base de 110.000 francs a été licencié
le 10 octobre 1998. Déterminer le montant de la gratification à verser à Mr BOUADY lors de
sont licenciement.

Solution

De janvier au 10 octobre 1998 = 9 mois + 10 jours

= (9 X 30) + 10

= 280 jours

Gratification annuelle : 110.000 X ¾ = 82.500F

280

Gratification correspondante : 82.500 X ------ = 64167F

300

e) Les heures supplémentaires

On entend par heures supplémentaires toutes celles qui :

- Sont effectuées au-delà de 40 heures


- Sont effectuées au-delà des heures d’équivalence
- Sont prévues par la loi en cas de dérogation.

Exemple : Dans une entreprise soumise à 40 heures de travail par semaine, toutes les autres
heures au-delà des 40 heures sont considérées comme étant des heures supplémentaires. En

120
ce qui concerne les cadres et les heures supplémentaires, la liberté dont ils jouissent dans
l’organisation de leur travail trouve sa contrepartie dans le fait que les heures supplémentaires
qu’ils effectuent sont inhérentes à leur fonction ; et compensées par leur salaire qui tient
compte des surcroîts de travail.

Cette situation ne donnent en principes pas lieu à une rémunération spéciale. Le forfait est par
contre possible à l’égard des cadres qui, en principe, n’ont pas droit aux heures
supplémentaires ou qui bénéficient d’un important sursalaire destiné à couvrir les heures
supplémentaires du mois, les irrégularités d’horaires, ou lorsque le surcroit de travail et
compensé par une participation au bénéfice dont le montant est largement supérieur à ce que
pourrait être dû au titre des supplémentaires. Les heures supplémentaires donnent lieu à une
majoration du taux de salaire, dans les conditions suivantes :

HEURES DE TRAVAIL MAJORATION TAUX


- 0 à 40 heures Heures normales Taux normal A
- 41ème à 46ième heures (6 Majorations 15% Taux = A + 15%
heures)
- 47ème à 55ième heures (9 Majoration 50% Taux = A + 50%
heures)
- Heures de nuit effectuées les Majoration 75% Taux = A + 75%
jours ouvrables (21 heures à 5
heures)
- Heures de jour effectuées les Majoration 75% Taux = A + 75%
Dimanches et jours fériés
- Heures de nuit effectuées les Majoration 100% Taux = A + 100%
Dimanches et jours fériés

Le maximum d’heures autorisées est de 15 heures par semaine (Décret N° 96-203). Les
heures effectuées au-delà de 15 heures sur autorisation du supérieur hiérarchique seront
rémunérés avec une majoration de 50% si elles ne sont pas effectuées la nuit ou les dimanches
et jours fériés.

SALAIRE REEL
TAUX HORAIRES =
173 , 33

121
52 X 40
Avec 173,33 =
12

*Le salaire réel comprend : le salaire de base, le sursalaire, la prime de rendement, la prime de
technicité, la prime de fonction, la prime de représentation.

*Le sursalaire est la différence entre la rémunération effective du travailleur et celle qui
résulte de l’application des barèmes qui lui sont applicable.

*Généralement le taux horaire est calculé en fonction du salaire de base catégoriel.

Exemple :

Monsieur COUSSAN est comptable dans la société SETACI, il a un salaire de base de


138,664F. Pour le mois de juillet 19N, il effectue les heures suivantes :

- 1ère semaine : du mardi 1er au dimanche 6 : 42 heures


- 2ème semaine : du 7 au 13 : 45 heures ; il a en outre travaillé dans la nuit du samedi au
dimanche de 20 heures à 7 heures du matin.
- 3ème semaine : du 14 au 20 : 32 heures ; il a été absent pour motif valable une journée
entière.
- 4ème semaine : du 21 au 27 : 52 heures dont 6 heures un jour ouvrable de jour et le
reste le dimanche de jour.
- 5ème semaine : du lundi 28 au jeudi 31 : 45 heures.

NB : La société travaille du lundi au vendredi

T.A.F : Calculer le salaire de monsieur COUSSAN

Solution :

SEMAINE TOTAL HEURES MAJORATIO MAJORATION MAJORATION


HEURES NORMALE N 15% 50% 75%
S
ère
1 semaine 42 32 6 4 -
2ème semaine
56 (45+11) 40 6 - 10
3ème semaine

122
4ème semaine 32 32 - - -
ème
5
semaine
52 40 6 - 6
45 32 6 7 -
TOTAL 227 176 24 11 16

138 664
Salaire horaire = = 800
173 , 33

Salaire hebdomadaire :

Salaire de base : = 138 664

Heures supplémentaires :

A 15% : 24 (800 + 800 X 15%) = 22 080

A 50% : 11 (800+800 X 50%) = 13 200

A 75% : 16 (800+800 X 75%) = 22 400

Salaire = 196 344

Remarques : les heures d’absences non justifiées sont imputées en cas d’heures
supplémentaires sur les heures rémunérées au taux le plus fort.

NB : En cas de cessation d’emploi (licenciement) la doctrine administrative prévoit la non


imputation des indemnités reçues lorsque leur montant est inférieur ou égal à 50.000F. Si
le montant excède 50.000F, elles sont imposées à concurrence de 50% de leur montant
total. Il s’agit de toutes les indemnités exceptionnelles réglées pour l’employeur à
l’occasion du départ définitif du salarié quelque soit le motif.

Il convient de préciser que ces indemnités sont imposables à 50% au niveau du salarié
mais elles sont imposées à 100% au niveau de l’employeur (contribution employeur)

III-2 LE CALCUL DE L’IMPOT

Le revenu imposable est égal à 80% du revenu brut avantages en nature compris. Le
barème des impôts sur les salaires tient compte de cet abattement et il donne une lecture
directe du montant des retenues sur le barème.

123
III- 2-1 LES IMPOTS

A L’IMPOT SUR LES TRAITEMENTS ET SALAIRES

ITS est calculé au taux de 1,5% soit un taux de 1,2% sur le salaire brut augmenté des
avantages en nature.

B LA CONTRIBUTION NATIONALE

La contribution nationale représente un prélèvement additionnel appliqué selon un tarif


progressif par tranche après abattement des 20%.

Tranche salaire imposable comprise entre Taux


(sal. Mensuel)
0 – 50. 0
50.000 – 130.000 1,5%
130.000 – 200.000 5%
Supérieur à 200.000 10%

Tranche par salaires annuels

Revenu imposable Taux


Inférieur à 600.000 0%
Compris entre 600.000 et 1.560.000 1,5%
Compris entre 1.560.000 et 2.400.000 5%
Supérieur à 2.400.000 10%

Formule à appliquer pour obtenir directement le montant de l’impôt annuel

R = 80% Revenu imposable Impôts


Inférieur à 600.000 Néant
Compris entre 600.000 et 1.560.000 (R x1, 5%) – 9.000
Compris entre 1.560.000 et 2.400.000 (R x 5%) – 63.000
Supérieur à 2.400.000 (R x 10%) – 183.600

124
Exemple :

Soit un salarié qui a salaire d base de 200.000F et une indemnité de logement 50.000F.
Calculer l’ITS et la contribution nationale.

Solution

Salaire de base 200.000

Indemnité 50.000

250.000

Base imposable

80% de 250.000 = 200.000

IS = 1,5% de 200.000 ou 1,2% de 250.000 = 3.000

CN

200.000 [ 0−50.000=0 ]

[ 80.000 x 1 , 5=1.200 ]

[ 70.000 x 5 %=3.500 ]

Total 4.700

Remarque : Les rémunérations versée au personnel des entreprises agricoles échappent à


l’impôt sur les salaires (ITS) et la contribution nationale CN.

C) L’IMPOT GENERALE SUR LES REVENUS

L’IGR est en principe un impôt sur le revenu global. Il est établi d’après le montant total
de revenu de toute nature dont dispose le contribuable au cours de l’année Article 241 du
CGI. L’IGR sur les salaires n’est donc pas un cas spécial de l’IGR global. Il se perçoit sur
la même base que l’ITS et la CN mais après abattement de 15% et après déduction des
impôts déjà supportée (ITS et CN).

Base IGR = 85% [80% salaire brut imposable - (ITS + CN)]

125
Le principe général d’application de l’IGR c’est que l’IGR est fonction de la charge
familiale. Les contribuables qui ont une charge de famille très élevée connaissent un
allégement de la charge fiscale part application des parts IGR.

Situation Enfants à Correctifs éventuels Nbre de


matrimonial charge part
Cas général 1 part
Célibataire - Sans enfant Cas particulier
divorcé ou veuf Salarié ayant:
-enfant (s) majeurs, enfant décédés
-pension de 40% au moins pour 1,5 part
invalidité de guerre ou invalidité de
travail
Célibataire Avec enfant(s) Cas général 1,5 part
Ou divorcé à charge Pour lui-même +
Pour chaque enfant 0,5 part
Marié Sans enfant à Cas général 2 parts
charge Cas particulier
Femme mariée imposée 1 part
distinctement du chef de famille
Marié ou veuf Avec enfant(s) 2 parts
à charge + 0,5

Le maximum des parts ne dépasse pas 5. On parle souvent de personne à charge. Est
considéré comme personne à charge l’enfant mineur du contribuable ou l’enfant majeur
étudiant jusqu'à 25 ans ou l’enfant affirme. On considère également comme personne à
charge à condition que cela soit reconnu par la loi toutes personnes recueillies dans le
foyer et qui répondent aux conditions d’enfant à charge. Ces charges des familles sont
prises en compte dans la notion de coefficient familial.

−Base Taxable R
Q= =
Nbre de part N

126
L’IGR est calculé suivant un barème de taux progressif allant de 10% à 60% mais dans la
pratique les calculs se font à l’aide de formule obtenues à partir de diverse régression
simples qui ont été faite au niveau de la DGI.

IGR Mensuel

0 ¿ Q ¿ 25.000 ❑

0 ( R)

10
25.000 ¿ Q ¿ 45.583❑ IGR=base x −2273 N

110

15
45.583 ¿ Q ¿81.583❑ IGR=base x −40.76 N

115

20
81.583 ¿ Q ¿ 126.883❑ IGR=base x −70.31 N
⇒ 120

25
126.883 ¿ Q ¿ 220.333❑ IGR=base x −11.250 N

125

35
220.333 ¿ Q ¿389.083❑ IGR=base x −24.306 N

135

45
389.083 ¿ Q ¿842.166❑ IGR=base x −44.181 N

145

60
Q ¿842.167❑ IGR=base x −98.633 N

160

IGR annuel

0 ¿ Q ¿ 300.000 ❑

0

10
300.000 ¿ Q ¿ 547.000❑ IGR=base x −2273 N

110

15
548.000 ¿ Q ¿979.000❑ IGR=base x −48.913 N

115

20
980.000 ¿ Q ¿ 1.519 .000❑ IGR=base x −84.375 N
⇒ 120

25
1.520 .000 ¿ Q ¿ 2.644.000❑ IGR=base x −135.000 N

125

127
35
2.645.000 ¿ Q ¿4.669.000❑ IGR=base x −291.667 N

135

45
4.670.000 ¿ Q ¿10.106.000❑ IGR=base x −530.172 N

145

60
Q ¿ 10.106 .000❑ IGR=base x −1.183 .594 N
⇒ 160

NB : Il y’a parfois de légère différence entre les résultats des calculs et les résultats lus
dans le barème. Des régulations sont alors faites en fin d’année sur le bulletin de salaire du
contribuable.

Les salariés peuvent bénéficier de la réduction d’IGR pour investissement prévu par
l’article 263 du CGI

d) La contribution pour la reconstruction nationale

cette contribution a été instituée par la loi de finance 2004, elle remplace la contribution
nationale de solidarité. Elle est prévue pour une période de 5 ans. Le prélèvement à la
charge des salariés est assis sur les salaires bruts imposables hors avantage en nature. Les
taux d’applicables varient entre 0 et 2,5% selon les tranches de salaires imposables en
espèces.

- Salaires bruts imposables en espèces ≤ 100.000❑



taux 0 %

- Salaires bruts imposables compris entre 100.001 et 600.000 ❑



1%

- Salaires bruts imposables compris entre 600.001 et 1.500.000 ❑



1,5%

- Salaires bruts imposables compris entre 1.500.001 et 3.000.000 ❑



2%

Salaires bruts imposables en espèces ≥ 3.000 .000❑



taux 2 , 5 %

La CRN est perçue dans les mêmes conditions que les autres retenues sur salaire. Mais
elle fait l’objet d’une déclaration sur un imprimé différent des autres retenues.

La contribution est calculée sur le salaire brut en espèces sans abattement.

Remarque :

Les pensions et les rentes viagères ne sont pas soumises à la retenue de contribution à
reconstruction.

128
Les allocations de congés doivent être imposées séparément du salaire du mois.

Cas des employés des entreprises prestataires de services pétroliers bénéficiant des règlements
fiscal simplifié prévu par l’article 250 du CGI.

Pour ces employés, la CRN est calculée sur la base d’une masse salariale forfaitairement
évaluée au deuxième du chiffre d’affaires hors taxes réalisées en CI. Les salaires versés aux
expatriés représentent 80% de cette base et ceux du personnel local 20%. Le taux de la CNR
est 2,5% pour le personnel expatrié et 1% pour le personnel local.

Exemple d’application :

Monsieur Yao est un salarié à un salaire mensuel de 700.000F. Il reçoit une indemnité de
représentation de 300.000. Logé dans une villa de 4 pièces meublée (3 chambres climatisées).
Les frais d’électricités et d’eau sont pris en charge par la société, de même que les salaires du
jardinier et du cuisinier. Monsieur Yao est marié et père de 3 enfants.

T.A.F : Calculer les impôts sur salaires.

SOLUTION

10% des salaires en espèces constitue l’exonération au niveau du transport.

Salaire de base 700.000

Indemnité de représentation 300.000

1.000.000

Exonération 10% = 100.000

NB : Le montant de l’indemnité de représentation est supérieur à 10% du salaire brut.

Indemnité non imposable = 100.000

Indemnité imposable = 200.000

Evaluation des apports en nature.

- Logement 4 pièces 300.000


- Mobilier 60.000
- Electricité 40.000

129
- Climatisation (20.000 x 3) 60.000
- Eau 30.000
- Jardinier 50.000
- Cuisinier 90.000
630.000
Base imposable
Salaire de base 700.000
Indemnité de représentation 200.000
Avantages en nature 630.000
1.530.000
Base ITS : 1.530.000 x 0,8 = 1.224.000
ITS : 1,5% x 1.224.000 = 18.360
Sal
ITS : 1,2% x 1.530.000 = 18.360
Base CN: 1.224.000
CN
0 – 50.000 =0
50.000 – 130.000 ❑
⇒ 80.000 x 1,5% = 1.200

130.000 – 200.000 ❑
⇒ 70.000 x 5% = 3.500

¿ 200.000 ❑
⇒ (1.224.000 – 200.000) 10% = 102.100

Total = 107.100
Calcul de l’IGR
R – Base imposable = [80% base CN - (ITS + CN)]85% = 85%[1.224.000 – 18.360 –
107.100] = 933.759
Nombre de part 2+(0,5 x 3) = 3,5 parts
Quotient familial
R 933.759
Q= = = 266.788,28
N 3 ,5
R x 35 35
IGR = −24.306 N=933.759 x −24.306 x 3 , 5=157.015
135 135
Calcul du total des impôts en tenant compte de la CRN
Base de CRN : salaire de base = 700.000
Indemnité = 200.000
Base du CRN = 900.000

130
CRN = 0 + (600.000 – 100.000)1% + (900.000 – 600.000) 1,5
CRN = 0 + 500.000 x 1% + 300.000 x 1,5 = 9.500
Total impôt : 18.360 + 107.100 + 9.500 + 157.015 = 291.975

III.2.2- LES IMPOTS A LA CHARGE DE L’EMPLOYEUR

A- IMPOTS CALCULEES A PARTIR DES FRAIS PERSONNELS

Les versements effectués par les entreprises au titre des charges fiscales comprennent :

-la contribution des employeurs à laquelle s’ajoute une contribution nationale à la charge de
l’employeur en plus de ces contributions, l’entreprise doit s’acquitter pour le compte du fonds
de développement FDFP une taxe d’apprentissage et une taxe pour la formation
professionnelle continue :

Personnel local Personnel expatrié


1. Contribution employeur - 9,2%
2. Contribution nationale pour le
développement économique culturel et 1,2% 1,2%
social
Sous total 1,2% 10,4%
3. Taxe d’apprentissage 0,4% 0,4%
4. Taxe pour la formation continue 1,2% 1,2%
Total 2,8% 12%

En ce qui concerne la taxe pour la formation continue, l’employeur paie pendant l’exercice la
moitié de l’impôt soit 0,6% et conserve l’autre moitié soit 0,6% pour la formation continue du
personnel. Une régulation est faite en fin d’année.

La base retenue pour la contribution employeur est celle retenue pour le calcul des impôts sur
les traitements et salaires sans abattement. Il convient de souligner aussi que les salaires
exonérés d’ITS font parti de cette base.

NB :Les impôts sur les salaires (ITS, CN, CRN, IGR)sont prélevés à la source par
l’employeur qui les conserve au trésor en même temps qu’il acquitte la contribution de
l’employeurs.

131
La contribution employeur est exonéré pour l’exercice 2005 pour les entreprises directement
sinistrés (25% des stocks de marchandises et de l’actif) et les entreprises indirectement
sinistrés (baisse de 50% du chiffre d’affaire par rapport au dernier trimestre au 31 décembre
2003) qui ont maintenant leur personnel et à toutes les autres entreprises qui embauches les
personnes déplacées de guerre ayant perdu leur emploi.

*CAS PARTICULIER DE LA REMUNERATION DE LA MAIN D’ŒUVRE


OCCASIONNELLE.

Les ouvriers occasionnels ou journaliers ne font pas partie du personnel de l’entreprise. La


rémunération supporte tous les impôts et la contribution employeur à l’exception de la CN et
l’IGR

Exemple :

Supposons qu’au mois de juin N les salaires suivants ont été versés par une entreprise

Categories Effectifs Salaries reel


Cadres main d’œuvre local (CMOL) 62 445.353.935
Cadres supérieur M.O locale (CSMOL) 11 18.713.879
Cadres supérieur M.O expatriés (CSMOE) 11 101.843.053
Agent maitrise (AMOIT) 360 81.626.701
Main d’œuvre journalière (MOJ) 46 2.604.358
Ouvriers employés chauffeurs (OEC) 871 109.489.837
total 1361 359.631.763

TAF : Calculer les impôts sur les salaires à la charge de l’employeur.

Solution

Impôt dus par la société

ELEMENTS CALCULS MONTANTS


Impôt proprement
Personnel expatrié 101.843.053 X 10,4% 10.591.678
Personnel local 257.788.710 X 1,2% 3.093.464
SOUS TOTAL 13.685.142

132
FDFP
Taxe d’apprentissage 359.631.763 X 0,4% 1.438.527
Taxe à FPC 359.631.793 x 0,6% 2.157.79.
TOTAL IMPÖT 17.281.460

Remarque : Les entreprises sont exonérées de la contribution à la charge des employeurs


jusqu’en 2005 sur les rémunérations versées au personnel bénéficiant d’un contrat local.
Cette exonération concerne les entreprises qui ont subi une baisse du chiffre d’affaires d’au
moins 25% par rapport au chiffre d’affaires de 2002 et qui est maintenu leur personnel en
service au 19/12/2002 ou qui ont repris leur personnel licencié. Cette exonération s’obtient
sur autorisation du directeur général des impôts.

Exemple d’application : L’entreprise « CANARD CHAUD » sis à Abidjan Marcory a versé


au cours du mois d’Avril 2004 une rémunération brute imposable de 6.200.000 dont
2.460.700 aux expatriés et 3.736.300 au personnel local. Il est précisé que l’entreprise n’a
procédé à aucun licenciement depuis 3 ans et du fait de la guerre le chiffre d’affaire à abaissé
de 40% par rapport à celui de l’exercice 2002.

TAF : Déterminer la contribution à la charge du mois d’août 2004

Solution

La contribution à la charge des employeurs est constituée par :


-la contribution employeur
-la contribution nationale
-la taxe d’apprentissage
-la formation professionnelle et continue
L’employeur est donc exonéré de ces quatre taxes pour le salaire versé au personnel
local. La contribution employeur concerne que le personnel expatrié pour le mois
d’Août 2004.
- Taxe au salaire : 2.460.700 x 10,4% = 255.913
- Taxe d’apprentissage : 2.640.700 x 0,4% = 9.843
- Taxe formation professionnelle et continue 2.460.700 x 0,6% = 14.764

B/ LA COTISATION A PARTIR DES CHARGES D’EXPLOITATION CONTIBUTION


POUR LA RECONSTRUCTION NATIONALE

133
Cette contribution est instituée par la loi de finance pour les gestions 2004. Elle vient
augmenter la contribution à la charge des employeurs constituée déjà par :

- la contribution employeur
- la contribution nationale
- la taxe d’apprentissage
- la formation professionnelle et continue

Les impôts à la charge des employeurs sont désormais constitués pour une période de 5
ans de la contribution employeur.

- la contribution nationale
- la taxe d’apprentissage
- la formation continue
- la contribution pour la reconstruction nationale

pour la détermination de contribution deux cas sont distinguer :

- le cas des entreprises relevant d’un régime du réel d’imposition


- le cas des entreprises relevant d’un régime du réel synthétique.

1er cas : le cas des entreprises relevant d’un régime du réel d’imposition

La contribution concerne les entreprises au réel simplifié du BIC, au réel normal du BIC ainsi
que les professions libérales relevant du régime normal d’imposition.

La contribution est trimestrielle et assise sur les charges d’exploitations trimestrielles


correspondant aux comptes suivants :

61 Transport
62 service extérieur A
63 service extérieur B
65 Autres charges

Sont exclus des comptes précipités, les sous comptes relatifs aux charges suivantes :

- achats
- provision et amortissements
- charges financières

134
- impôts et taxes mis en recouvrement au cours de l’exercice à l’exception des pénalités.
- Rémunérations en numéraire versées à titre se salaires
Sont exclus du compte transport (61)
611 : transport sur achat
314 : transport du personnel
 Est exclu du compte service extérieur A (62)
6256 : assurance sur transport sur achat
 Est exclu du compte service extérieur B (63)
6321 : commissions et courtage sur achat
 Sont exclus des comptes autres charges (65)
6591 : charges provisionnées d’exploitation sur risque à court terme
6593 : charges provisionnées sur stock
6594 : charges provisionnées d’exploitation sur créances
6598 : autres charges provisionnées

La contribution doit être acquittée au plus tard le 15 du mois qui suit celui du trimestre par
application d’un taux de 2%.

Le montant annuel de la CRN est plafonné à 100.000.000F

Exemple d’application

Supposons que l’entreprise ait enregistré au cours du dernier trimestre de l’exercice N les
charges suivantes :

- achats de marchandises : 960.000.000


- Achats de fourniture de bureau : 7.235.000
- Transport et déplacement : 240.800.000
Dont : transport sur achat : 11.200.000
: transport du personnel : 1.850.000
- Locations et charges locatives : 60.500.000
- Entretiens et réparations : 20.950.000
- Publicités et publications : 11.300.000
- Frais bancaire : 9.940.000
- Commissions et courtage sur achat : 1.100.000
- Impôts et taxes : 80.400.000

135
- Dons accordés à une O.N.G : 165.000.000
NB : Tous les montants sont hors taxes.
TAF :
1) Calculer CRN à acquitter par cette entreprise et indiquer la date de paiement
2) Quel devrait être le montant de CRN du dernier trimestre si l’entreprise avait
acquitté pour les trois trimestres précédents la somme de 92.000.000F

Solution

1) Calcul de la CRN
Sont exclus de la base de CRN :
- Achats de marchandises
- Achats de fournitures de bureau
- Frais de transport sur achats
- Commissions et courtages sur achats
- Impôts et taxes

Base de la CRN : transport et déplacement 227.750.000

(240.800.000 – 11.200.000 – 1.850.000)

- Locations et charges locatives : 60.500.000


- Entretiens et réparations : 20.950.000
- Publicités et publications : 11.300.000
- Frais bancaire : 9.940.000
- Dons accordés à une O.N.G : 165.000.000
Total 495.440.000

CRN : 495.440.000 x 2% = 9.908.800

Cette contribution doit être acquittée au plus tard 15 janvier de l’année suivante.

2) Si la somme des CRN des 3 trimestres précédents étaient de 92.000.000, en payant


101.908.800¿100.000.000

La CRN du dernier trimestre doit se limiter à 100.000.000 – 92.000.000 = 8.000.000

2ème cas : Cas des entreprises du régime de l’impôt synthétique

136
Elle est déterminée sur une base forfaitaire variant entre 2.500F et 20.000F. les tarifs sont les
suivants :

- Contribuables à la taxe forfaitaire CA annuel ≤ 5.000.000 = CRN = 0


- Contribuables à l’impôt synthétique :

Tranches de CA annuel CRN mensuel


De 5.000.001 à 15.000.000 2.500
De 15.000.001 à 30.000.000 5.000
De 30.000.001 à 40.000.000 10.000
De 40.000.001 à 50.000.000 20.000
Exemple d’application

Soit une entreprise assujettie à l’impôt synthétique dont le chiffre d’affaires fixé par la
direction général des impôts est de 37.500.000 pour l’exercice N

TAF : quel est le montant de la CRN pour le mois de novembre N et quelle est la date de
paiement ?

Solution

Le CA annuel est compris entre 30.000.001 et 40.000.000

La cotisation annuelle est de 10.000F

Donc pour le mois de Novembre la cotisation de 10.000 doit être acquitté le 15 décembre N.

REMARQUE : les entreprises à l’impôt synthétique qui emploient des salariés acquittent les
impôts sur salaires dans ces mêmes conditions que les entreprises à un régime réel

IV LA PERCEPTION DE L’IMPOT ET LES OBLIGATIONS DE L’EMPLOYEUR


ET DEBIRENTIER

IV-1. LA PERCEPTION DE L’IMPOT

Lorsqu’un employeur ou le débirentier est domicilié en CI l’impôt est retenu par le dernier
lors du reversement de chaque paiement pour le compte du trésor.

Dans le cas contraire, les bénéficiaires doivent calculer l’impôt relatif aux sommes qui leur
ont été payé à fin de les verser au service des impôts du lieu de leur domicile.

137
IV-2. LES OBLIGATIONS DES EMPLOYEURS ET DES DEBIRENTIERS

a) La tenue d’un livre de paie

L’employeur ou le débirentier doit tenir un livre de paie au fichier de paie ou autre document
devant contenir les informations suivantes :

- La date de l’impôt
- La nature de l’impôt
- Le montant
- L’évaluation des avantages en nature
- Le montant des retenues opérées
- La différence de la déclaration englobant le paiement
Ce livre doit être conservé au moins pendant trois ans

Exemple de livre de paie

b) La délivrance d’une pièce justificative à l’employé.

Chaque employeur est tenu de délivrer à chaque employé une pièce justificative de paiements
ayant supportés les retenues fiscales. Il s’agit de l’établissement du bulletin de paie. Le
bulletin de paie comporte les éléments suivants :

1°) Salaire de base + H.S + primes + indemnité soumises à retenue = Salaire brut imposable

2°) Salaire brut – retenues précomptées = Salaire net

3°) Salaire net + indemnités non imposable – avances et acomptes = salaire net à payer

Exemple de bulletin de paie

EMPLOYEUR: SALAIRE
NOM: NOM
ADDRESSE: PRENOM
N°IMMATRICULATION FONCTION
N° DE COMPTE CONTRIBUABLE ADRESSE
MATRCULE
CATEGORIE

138
Salaire de base GAINS RETENUES
Sursalaire -
Prime d’ancienneté -
Heures supplémentaires -
Primes diverses imposables -
Avantages en nature -

Salaire brut total

ITS -
CN -
IGR -
CRN -
CR -
Indemnités non imposables
Acomptes
Avances -
Opposition -
Prêt -
Avantage en nature -
Net à payer -
Signature du travailleur
Cachet

NB : D’autres avantages en argent dont bénéficie le salarié peuvent figurer sur le bulletin

c) La déclaration mensuelle et le versement de l’impôt

Dans les 15 premiers jours de chaque mois l’employeur doit disposer auprès de la sous
direction des impôts sur les salaires une déclaration sur modèle CDIR 300 et verser les
retenues afférentes au paiement effectué, pendant le mois précédent.

Lorsque le montant total des redevances mensuelles n’excède pas 25.000F, l’employeur est
autorisé à déposer des déclarations trimestrielles avant le 16 juillet, le 16 octobre, le 16
janvier.

139
d) La déclaration annuelle des salariés

Avant le 31/01 de chaque année les employeurs sont tenus de remettre à la sous direction des
impôts sur les salaires, un état sur formulaire spécial (Etat 301). Cet Etat devra contenir les
informations relatives à chacun des bénéficiaires à savoir :

- Nom, prénom et adresse


- Montant des sommes payées sous forme de traitement et salaire et rétribution brute
(espèces ou en nature)
- Montant des retenues effectuées.
- Période de référence.
- Situation de famille et nombre d’enfant légalement en charge.
- Montant des indemnités pour frais d’emploi et services.

Cette déclaration annuelle aboutit à une régularisation des impôts versés en cours d’année, en
versant le complément d’impôt si l’impôt annuel est supérieur à l’impôt déjà versé en cours
d’année. L’entreprise est tenue aussi en fin d’année de présenter l’état annuel des honoraires
pour le personnel non salarié. (Etat 302)

V- LES CHARGES SOCIALES

V-1 LES CHARGES SOCIALES SALARIALES

Lors de chaque versement du salaire, une retenue à la source est opérée par l’employeur sur le
salaire brut imposable du salarié au profit de la CNPS.

Cette retenue représente la cotisation du salarié à l’assurance vieillesse ou cotisation à la


caisse de retraite. L’employeur de don coté doit contribuer à cette cotisation à la caisse de
retraite. Le taux global est de 8% dont 3,2% pour les salariés 7,7% pour l’employeur. Par
ailleurs le plafond des rémunérations à retenir est fixé à 45 fois le salaire minimum
interprofessionnel garanti (SMIG) par employé.

Soit actuellement 45 x 36.607 = 1.647.315F

Le régime complémentaire de retraite est supprimé.

V.2 LES CHARGES SOCIALES PATRONALES

Les charges sociales patronales qui incombent à l’employeur sont les suivantes :

140
- Cotisation patronale aux prestations familiales 5,75% dont 0,75% pour l’assurance et
5% pour les prestations familiales proprement dite. La rémunération mensuelle est
plafonnée à 70.000F par employé
- Cotisation pour la couverture des risques d’accidents de travail dont le taux varie
suivant les professions entre 2% et 5% le plafond est de 70.000F par employé.
2% pour les bureaucratiques.
3% pour les entreprises de nettoyages, entreprise commerciales et de production.
4% pour les garages.
5% pour le transport, entreprises de travaux publics, certaines entreprises de
production ou e risque au travail est très élevé
- Cotisation patronale à la caisse de retraite dont le taux est 4,8% du salaire brut
plafonné à 45 fois le SMIG

L’assiette des cotisations tient compte du salaire de base et des avantages suivants :

Salaire de base ; sursalaire ; heures fériées payées ; heures supplémentaires ; prime


d’ancienneté ; prime d’assiduité ; indemnité de nettoyage ; le 12ème de la gratification ; le
12ème de la prime de fin d’année ; le 12ème du congé payé ; prime d’entretien ; avantage en
nature ; prime de logement ; prime de production ; prime de fidélité ; prime de pose ;
prime de nuit ; prime spéciale ; prime d’expatriement ; prime de commission ; prime de
dépaysement ; prime de représentation ; prime de récolte ; prime de bonne conduite ;
prime de présence ; prime de responsabilité ; prime de non accident ; prime de paie ;
prime d’égout ; prime exceptionnelle ; prime d’exploitation ; prime de dépannage ; prime
de risque ; prime de caisse ; prime de fonction ; prime de bilan ; arrondi du salaire ; prime
de vol ; prime diverse etc.

D’autre part sont exclus de l’assiette des cotisations sociales selon l’arrêté n°3 MAS CAB
du 11 mai 1983 les primes ci-dessous :

Prime de déplacement, prime de voiture, prime de rappel, prestations familiales, prime de


nourriture, prime de lait, prime de blanchissage, prime kilométrique retenues diverses
acomptes,

- Prime de panier : 3 fois le SMIG horaire soit 635f (36.607 :173,33 x 3)


- Prime mensuelle de salissure : 13 fois le SMIG horaire soit 2.746f
- Prime mensuelle de tenue : 7 fois le SMIG horaires soit 1.478f

141
- Prime mensuelle d’outillage : 10 fois le SMIG horaires soit 2.112f
- Prime mensuelle de transport : 50 fois le SMIG horaires soit 10.560f
- Les charges font l’objet d’une déclaration à la CNPS chaque mois. Le paiement doit
intervenir au plus tard le 15 du mois suivant.

NB : l’employeur ne cotise pas à la CNPS pour les personnes agricoles pour les
prestations familiales, pour la retraite et pour le personnel non embauché.

Exemple :

Soit une société qui a versé pour le mois de juillet 2000 les salaires suivants :

-Personnel (ouvriers et agents de maîtrise) 62 personnes pour un montant global de


8.500.000f

-Personnel cadres expatriés 3 cadres à 7.850.000F.

Taux accident de travail 3%

TAF : Calculer les charges sociales patronales et la retenue pour la caisse de retraite.

Solution

1- Charges sociales patronales.

ELEMENTS BASE IMPOSABLE TAUX MONTANTS


* Ouvriers et agents
de maîtrise

-Assurance 70.000 x 62 = 4.340.000 0,75% 32.500


-Prestation familiale 70.000 x 62 = 4.340.000 5% 217.000
proprement dite
Accident de travail 70.000 x 62 = 4.340.000 3% 130.200
-Cotisation retraite 8.500.000 4,8% 408.000
*Cadres
-Assurance 70.000 x 3 = 210.000 0,72% 1.575
-Prestation familiale 70.000 x 3 = 210.000 5% 10.500
- Accident de travail 70.000 x 3 = 210.000 3% 6.300
-Cotisation retraite 1.647.315 x 3 = 4.941.945 4,8 237.214.

142
Total 1.043.000

2. Caisse de retraite à la charge du personnel (Ouvriers, Agent de Maîtrise, Cadres)

(8.500.000 + 4.941.945) x 3,2% = 430.142

Total à verser à la CNPS = 1.473.481

V.3 LES DECLARATIONS SOCIALES

Dans les 15 premiers jours de chaque mois, l’employeur doit déposer à la CNPS la fiche
d’appel de cotisation mensuelle. Lorsque le nombre de salariés n’excède pas 19 ou si le
montant de la cotisation est inférieur à 25.000F le contribuable est soumis à une déclaration
trimestrielle.

En fin d’année, l’employeur doit effectuer la déclaration individuelle des salaires (DISA)
accompagnée du complément de DISA. Cette déclaration permet une régularisation des
cotisations sociales en fin d’année.

VI- LA COMPTABILISATION DES SALAIRES ET IMPOTS SUR SALAIRES

COMPTABILISATION DES SALAIRES

1. Constatation des salaires et règlement

6611 Appointements et salaires personnel national X


6621 Appointements et salaires personnel non national X
663 Indemnités forfaitaires versées au personnel. X
6617 Avantage en nature X

422 Personnel rémunération dues X


781 Transfert de charge X

422 Personnel rémunération dues X


421 Personnel acompte X
2 Personnel frais avancés X
421

143
3 Sécurité sociales X
431 Autres organismes sociaux X
447 (retenues sur salaire)

422 Personnel rémunération dues X


Banque X
521 (règlement)

2. CONSTATATION DES IMPOTS, CHARGES SOCIALES ET REGLEMENT

6413 Charges patronales impôts sur salaires X


6414 Taxes d’apprentissage X
6415 Formation professionnelle continue X
664 Charges sociales X
4472 Impôt sur les salaires X
4310 Sécurité sociale X

4472 Impôt sur les salaires X


4310 Sécurité sociale X
521 Banque X
(règlement charges patronales et salaires)

REMARQUE :

-Les avantages en nature sont constatés dans les comptes de charge par nature par le crédit
d’un compte de trésorerie. Lors de la centralisation en fin du mois on transfert ces avantages
en nature dans les frais de personnel par le 781

6228 Location et charges diverses X


521 Banque X
(lors du paiement)

6617 Avantages en nature du personnel X

144
781 Transfert de charges X
(lors de la centralisation du mois)

-Le personnel intérimaire

La rémunération versée au personnel intérimaire est enregistrée dans les comptes de charge
par nature par le crédit d’un compte de trésorerie lors de leur engagement. En fin d’année
transfert le montant d’un compte de frais de personnel.

6371 Personnel intermédiaire X


521 Banque X
(lors du règlement)

6671 Rémunération transférée du personnel intermédiaire X


6672 Rémunération transférée du personnel détaché ou détaché X
6371 Rémunération personnel intermédiaire X
6372 Rémunération personnel prêté ou détaché X

Exemple d’application

Soit les informations suivantes ci-dessous concernant pour le mois de juin dans une société.

 Salaires employés ivoiriens : 30.000.000


Salaires employés africains : 2.000.000
Salaires personnel expatrié : 7.000.000
Transport du personnels : 2.000.000

Retenues fiscales 8.358.000 dont ITS 468.000 ; CN 3.000.000 ; CNS ou CRN 390.000 ;
IGR 4.500.000

Retenues sociales 624.000

Autres retenues

- Assurance maladie : 400.000

145
- Acompte : 10.000.000
- Remboursement de prêt : 1.000.000

Charges patronales

Charges fiscales ITS locaux : 384.000

ITS expatriés : 728.000

Taxe d’apprentissage : 156.000

TFC : 234.000

Charges sociales

Prestations familiales : 57.000


Accident de travail : 30.000
Retraite : 936.000

TAF : Passer toutes les écritures liées aux salaires

Solution

6611 Appointements et salaires personnel national 30.000.000


6621 Appointements et salaires personnel non nat 9.000.000
(7.000.000 + 2.000.000)
6638 Indemnités forfaitaires versées au personnel. 2.000.000
6617 Avantage en nature

422 Personnel rémunération dues 41.000.00


(constatation des salaires) 0

422 Personnel rémunération dues 20.382.000


4212 Personnel acompte
4213 Personnel frais avancés 10.000.00
4241 Assistance médicale 0
4313 Sécurité sociale CNPS 1.000.000

146
4471 IGR 400.000
4472 ITS 624.000
4473 CN 4.500.000
4474 CRN 468.000
(retenues sur salaire) 3.000.000
390.000
422 Personnel rémunération dues 20.618.000
521 Banque
(règlement des salaires)
20.618.00
6413 Charges patronales, impôts sur sal 1.112.000 0
6414 Taxe d’apprentissage 156.000
6415 Formation professionnelle continue 234.000
6640 Charges sociales 1.023.000
(57.000+30.000+936.000)
4311 Prestations familiales
4312 Accident de travail
4313 Caisse de retraite
4472 Impôt sur salaire 57.000
44781 TFPC à payer 30.000
44782 TFPC à conserver 936.000
1.112.000
4311 Prestations familiales 57.000 273.000
4312 Accident de travail 30.000 117.000
4313 Caisse de retraite (624.000+936.000) 1.560.000
4471 IGR 4.500.000
4472 ITS (1.112.000+468.000) 1.580.000
4473 CN 3.000.000
4474 CRN 390.000
4478 TFPC à payer 273.000
1 521 Banque
(règlement CNPS et l’Etat)

147
11.390.00
0

VIII. LES CAS PARTICULIERS D’IMPOSITION

Un salarié peut recevoir un rappel de salaire en cas d’augmentation avec effet retro actif soit
une gratification exceptionnelle soit un complément de rémunération. Les rémunérations
devront être imposées dès leur versement. Cependant il convient de les rattacher à la période
à laquelle elles s’appliquent afin de pouvoir déterminer une précision, le montant de l’impôt
verser au trésor.

Pour ce faire, il faut diviser les sommes versées par le nombre de mois sur lesquels portes les
montants. Puis ajouter la mensualité obtenue au salaire moyen mensuel déjà imposé durant la
période considérée puis recalculer l’impôt exigible en raison de l’addition effectuée, soustrait
de cet impôt, l’impôt acquitté et verser la différence mensuelle obtenue multiplié par le
nombre de mois de référence au trésor.

Un salarié peut soit commencer soit terminer ses activités en cours d’année. Dans ce cas, il
convient d’extrapoler la rémunération, à l’année pour obtenir une imposition théorique qu’il
faudra alors réduire au prorata du nombre de jours rémunérés.

En cas de départ définitif les salariés qui encaissent une indemnité partiellement imposable,
ils bénéficient d’un étalement de leur revenu sur une période supérieur à leur rémunération en
solde de présence et de corrigés. Ce prolongement est égal en mois au rapport.

'
MONTANT DE L INDEMNITEDE LICENCIEMENT IMPOSABLE
'
REMUNERATION MOYENNE MENSUELLE DE L ANNEE EN COURS

Le salarié est considéré comme ayant prolongé fictivement son séjour dans l’entreprise durant
le temps qu’il lui aurait été nécessaire pour acquérir la somme taxable sur la base de ssa
rémunération habituelle. Mais il convient de préciser que la fraction des indemnités à
soumettre à l’impôt est fixé uniformément à la moitié de leur montant.

D’autre part, l’imposition des indemnités de départ et de régularisation obligatoire avant


départ s’effectueront simultanément en une seule opération comportant le calcul des impôts

148
dus sur toutes les sommes perçues au cours de l’année du départ, la déduction des revenus
déjà effectuée et l’imputation de la différence sur les sommes revenant au salarié.

Exemple d’application n°1

Licenciement immédiat le 31 Mai N pour cause de suppression d’emploi d’un salarié recruté
sur place, marié avec 2 enfants à charge. Ce salarié :

- Perçoit 180.000F par mois de solde


- A droit à un mois de préavis et un congé local de 1 mois.
- Bénéficie d’une gratification de 140.000F (Janv. à Mai) et d’une indemnité de
licenciement de 800.000F.
- Calculer les impôts à payer par le salarié a la suite de son licenciement

Solution (année civile)

Solde de présence 180.000 x 5 (mois) = 900.000F


Solde de préavis 180.000 x 1 (mois) = 180.000F
Solde de congé payer 180.000 x 1 (mois) = 180.000F
Gratification - = 140.000F
7 mois = 1.400.000F

Soit une rémunération mensuelle de 1.400.000 / 7 = 200.000F

Indemnité de licenciement imposable x 50% = 400.000

Rapport de prolongement : 400.000 / 200.000 = 2 mois

Total des sommes imposables : 1.400.000 + 400.000 = 1.800.000 (9mois)

Extrapolation du salaire imposable à l’année.

1.800.000 x 12
=2.400.000
9

ITS :
2.400.000 x 0,8 x 1,5% = 28.800
CN (base mensuelle)
2.400.000 x 80% = 1.920.000 / 12 = 160.000
(130.000 – 50.000) 1,5% = 1200

149
(160.000 – 130.000) 5% = 1500/2700 soit annuellement 2700 x 12 = 32.400
CRN : 0 + 500.000 x 1% 900.000 x 1,5 + 900.000 x 2% = 36.500
IGR
R = (1.920.000 –v61.200) 85% = 1.579.980
Q = 1.579.980 / 3 = 526.660
IGR : 1.579.980 x 10/110 – 27.273 x 3 = 61.726
Impôt correspondant au 9 mois
ITS CN IGR
28.800 x 9 32.400 x 9 61.726 x 9
=21.600 =24.300 =46.296
12 12 12
36.500 x 9
CRN = =27.375
12
ITS mensuel normal
(180.000 x 80%° 1,5% = 2160 pour 4 mois déjà écoulés 8640 (2160 x 4)
CN mensuel
(130.000 – 50.000) 1,5% = 1200
(144.000 – 130.000) 5% = 700
1900 soit pour 4 mois 7600
IGR mensuel
[144.000 –(2160 + 1900)] x 85% = 118.949
q = 39.649
IGR = 118.949 x 10/110 – 6819 – 3994 pour 4 mois 15.976F
Impôt dû

ITS CRN IGR CN


21.600 27.375 46.296 24.300
-8640 -12.167 -15.976 -7.600
12.960 10.800 30.319 16.700
Exemple d’application
Départ en retraite le 31 / 10 / N d’un salarié expatrié veuf sans enfant. Ce salarié perçoit
300.000F par mois de solde de présence toute indemnité et avantage en nature compris. Il a
droit à mois de congé en raison de 200.000F par mois. Il bénéficie d’une gratification de
750.000F (Janv. à octobre) et d’une prime de départ en retraite de 1.300.000F.
Calculer les impôts sur salaires à la charges du salarié.

150
Solution
Solde de présence 300.000.000 x 10 (mois) = 3.000.000F
Congés payés 200.000 x 4 (mois) =800.000F
Gratification - = 750.000F
14 mois 4.550.000
Soit une rémunération mensuelle de 325.000F
Délai pour la prime de retraite : 1.300.000 / 2 = 650.000 soit 650.000 / 325.000 =2 mois
Total des sommes imposable : 4550.000 + 658.000 = 5.200.000
Extrapolation sur 12 ans : 5.200.000 x 12/16 = 3.900.000

CRN = 0+500.000 x 1% + 900.000 x 1,5% + 1.500.000 x 2% + 900.000 x 2,5% = 71.000F.


ITS = 3.900.000 x 1,2% = 46.800
CN
(3.900.000 x0,8) = 3.120.000 Mensuel: 3120.000/12 = 260.000F
(130.000 – 50.000) 1,5% = 1200
(200.000 – 130.000) 5% = 3.500
(260.000 – 200.000) 10% = 4.000
8.700 pour 9 mois 78.300
R = (240.000 - 12300) 85% = 193.545 = 193.000
IGR (193.000 x 25 / 125) – 11.250 = 27.350 pour 9 mois 246.150
Total
ITS CN IGR CRN
46800 10700 365600 71000
X 16/12 x 16/12 x 16/12 x 16/12
Total (16 mois) 62.400 171.200 487.467 94.667
Total (9 mois) - 32.400 - 78.300 - 246.150 -53.250
Impôt à payer 30.000 92.000 241.317 41.417
Remarque : Dans nos exemples ci-dessus les périodes considérées portaient sur des mois
entiers. Dans le cas de fraction de mois les calculs se feront en jours et chèque mois
comportera 30 jours.
salaire x 360
L’extrapolation du salaire sur l’année sera donnée par la formule :
N ( jours )
*CALCUL DES INDEMNITES EN CAS DE LICENCIEMENT

151
Le calcul de l’indemnité de licenciement est fonction du salaire mensuel moyen des
douze derniers mois qui ont précédé le licenciement. C’est un des barèmes progressif
qui est adopté.
De 1 jusqu’à 5 ans………………….. 30% SMG
De 6 à 10ans………………………… 35% SMM
Sup à 10 ans………………………….. 40% SMM
Salaire minimum moyen garanti
solde 12 mois( y compris les indemnit é s , h eures suppl .)
SMM
12
Au moment de l’indemnité de licenciement proprement dit s’ajoutent une gratification
dont le montant peut aller à 100% du salaire, le congé payé et l’indemnité de préavis si
le licenciement est excusé immédiatement. La durée du préavis est fonction de la
catégorie et de l’ancienneté du travailleur dans l’entreprise.
-Jusqu’à 6 mois dans l’entreprise…………………… 8 jours
-De 6 mois à 1 an……………………………………. 15 jours
-De 1 an à 6 ans……………………………………. 1 mois
-De 6 ans à 11 ans……………………………………. 2 mois
-De 11 ans à 16 ans……………………………………. 3 mois
-Au-delà de 16 ans……………………………………. 4 mois
Exemple : Monsieur Yao ingénieur à la SETACI a été licencié après 15 ans 3 mois
pour motif économique alors qu’il y a 6 mois qu’il est revenu de son dernier congé.
Dans 11 derniers mois qui ont précédé son licenciement il percevait une rémunération
mensuelle de 390.000F alors que la rémunération mensuelle antérieure était de
330.000f. le licenciement est exécuté immédiatement. La gratification est 100%.
Calculer les indemnités auxquelles Monsieur Yao a droit.
SOLUTION
Solde des derniers mois
390.000 x 11= 4.290.000
330.000 x 1 = 330.000
4.620.000
4.620 .000
SMM = = 385.000
12
Indemnité :
5 ans………….. 30% x 385.000 x 5 = 577.500

152
35% x 385.000 x 5 = 673.750000
40% x 385.000 x 63/12 = 808.500
2.059.750
Indemnité de licenciement :
Préavis (3 mois)
390.000 x 3…………………… 1.170.000
Congé payé (mois)…………… 390.000
Gratification…………………… 390.000
Total 4.059.750
*CALCUL DEV L’ALLOCATION DE CONGE
Elle se calcul de 2 façons
1°) Calcul selon la période de référence
La période de référence est le temps entre la date de retour de congé et la veille de
départ en congé. Cette méthode est adapté lorsque le salarié a perçu des salaires
identiques pendant la période de référence on adopte le calcul selon la période de
référence.
Les éléments à prendre en considération pour déterminer l’all ovation sont :
- Le salaire proprement dit
- Les éléments ayant la nature juridique de salaire (heures supplémentaires, prime
d’ancienneté, gratification).
Ne sont pas pris en compte les accessoires qui n’ont pas la nature juridique de salaire
et qui correspondent à un remboursement de frais (indemnité de déplacement, prime
d’outillage, prime de panier, prime de salissure).
Exemple :
Un travailleur part en congé après 14 mois de travail effectif, il percevait un salaire
mensuel de 24.000F, une prime d’ancienneté de 5% et d’une prime de rendement de
1500F / mois.
Calculer son allocation de congé
Solution
Salaire 24.000 x 14 ………………….. = 336.000
Prime d’ancienneté (24.000 x 5%) 14… = 16.800
Prime de rendement 1500 x 14 ……….. = 21.000
373.800
L’allocation congé est égale : 373.800 / 12 = 31.150

153
2°) Cal cul selon la formule des « 12 derniers mois » :
Dans ce cas il faut :
- Déterminer la durée du congé
- Calculer le salaire moyen mensuel des 12 dernier mois
- Diviser le salaire moyen journalier
En fin multiplier le salaire moyen journalier par le nombre de jours calendaires de
congé.
 CALCUL DE LA DATE DU CONGE

Le travailleur a 2,2 jours ouvrable par mois pour son congé en ces jours ouvrables il
faut ajouter les jours non ouvrables pour obtenir les jours calendaires
En droit de travail il y a en moyenne 30 jours calendaires et 24 jours ouvrables par
mois d’où le rapport 30/24 = 1,25
Donc pour obtenir les jours calendaires il faut multiplier les jours ouvrables par 1,25.
Exemple : Reprenons l’exemple précédent en supposant que 3 mois avant son départ
en congé ; le salarié a bénéficié d’une augmentation de 1,5% sur le salaire mensuel et
la prime d’ancienneté, la prime de rendement restant inchangée.
Solution
Salaire
Salaire mensuel avant augmentation :
24.000 + (24.000 x 5%) + 1.500 = 26.700
Salaire des 9 mois précédent l’augmentation :
26.700 x 9 = 240.300
Salaire mensuel après augmentation :
240.000 + (24.000 x 5%) + 1.200 x 15% + 1.500 = 30.480

Salaire des 3 mois avec augmentation :


30.480 x 3………………………….. = 91.440
Salaire total des 12 derniers mois de travail :
240.300 + 91.440…………………… = 331.740
Salaire moyen mensuel :
331.740 / 12…………………………. = 27.645
Durée de congé
Jours ouvrables : 14 x 2,2………………… = 31 jours

154
Jours calendaires : 31 x 1,25……………… = 39 jours
Allocation congé : 27.645 x 39 / 30………. = 35.938,5F

CHAPITR 6: L’IMPOT B.I.C OU B.A

155
I- REGLES GENERALES D’IMPOSITION

L’article 1er du CGI a établi un impôt cédulaire dénommé impôts sur les bénéfices industriels
et commerciaux (BIC) ou bénéfices agricoles (BA) frappant les bénéfices réalisés par les
professions industrielles, agricoles, commerciales, forestières et minières. Cet impôt est
applicable aussi bien aux entrepreneurs individuels qu’aux sociétés. Sont exemptées :
Les personnes physiques et morales assujetties à l’impôt synthétique et taxe forfaitaire
Les sociétés coopératives de communication qui ne vendent que les produits de ses adhérents.
Les sociétés de mutuelles, d’assurances et de réassurances mutuelles d’agricoles.
Les institutions financières à caractère coopératif et mutualiste.
Les exploitations placées sous des régimes d’exonération temporaire :
Régime de déclaration des projets d’investissement
Régime d’agrément à l’investissement
La société ivoirienne de Chemin de Fer (SICF) en ce qui concerne les bénéfices provenant des
transport ferroviaires.
Sont exemptés pendant 25 ans les bénéfices provenant exclusivement de la location
d’immeubles construits par les entreprises immobilières agréées comme prioritaires.
Sont exemptés pendant 3 ans les bénéfices des sociétés créées pour reprendre une entreprise
industrielle en difficulté.
Sont exemptés pendant 3 ans les centres de gestions agréées
Les adhérents des centres de gestion bénéficient d’une réduction de 50% de l’impôt pendant
les trois premières années de leurs créations et d’une réduction de 20% à partir de la
quatrième année.
II- LA TERRITORIALITE DE L’IMPOT
L’impôt BIC ou BA frappe le bénéfice réalisé sur le territoire national et celui dont
l’imposition est attribuée a la CI par une convention fiscale internationale (art. 2 CGI), c'est-à-
dire les personnes disposant d’un établissement stables en CI. Les bureaux de livraison ou de
répartition ne sont imposables que pour un montant forfaitaire de 2.000.000 par an en CI
Le bénéfice réalisé dans une succursale étrangère n’est donc pas imposable en CI mais selon
l’article 20 du CGI les dépenses d’études, de prospection de fonctionnements engagés à
l’étranger dans un établissement de vente, un bureau d’étude ou renseignements peuvent être
admises en déduction pendant les 3 premiers exercices. A partir du 4ème exercice, les dépenses
engagées ne sont plus des charges déductibles. Par ailleurs, à partir du 4ème exercice, les

156
dépenses déductibles auparavant doivent être rapportées par 1/5 au résultat imposable e
chacun des 5 exercices suivants.
NB : Les règles d’imposition de l’impôt BIC et BA sont identiques
Exemple d’application
La SETACI a créé un bureau de vente au [Link] cours des 5 premiers
exercices, elle a engagé des charges suivantes :
N-4 : 10 millions
N-3 : 15 millions
N-2 : 10 millions
N-1 : 12 millions
N : 9 millions
TAF : quel est le régime fiscale de ses dépenses
Solution
N-4 dépenses de 10.000.000 : charges déductibles
N-3 dépenses de 15.000.000 : charges déductibles
N-2 dépenses de 10.000.000 : charges déductibles
10.000.000+ 15.000.000+ 10.000
N-1 12.000.000 + = 19.000.000 non déductible (à
5
réintégrer au bénéfice imposable de N+1)
10.000.000+ 15.000.000+ 10.000.000
N 9.000.000 + = 16.000.000 non
5
déductible (à réintégrer au bénéfice de N+1)
Depuis la loi de finance pour la gestion 94, il est institué 4 régimes d’impositions modifiés par
la loi de finance pour la gestion 2… :
- Le régime de taxe forfaitaire (déjà vu) est réservé aux artisans et petits commerçants
qui réalisent un CA inférieur ou égale à 5.000.000
- Le régime synthétique (déjà vu)
- Le régime du réel simplifié avec son IMF
- Le régime du réel normal avec son IMF
- Seuls les assujettis du réel simplifié et réel normal restent assujettis à l’impôt BIC.
III- LE REGIME DU REEL NORMAL OU DU BENEFICE REEL
III-1 CHAMP D’APPLICATION.

Sont obligatoirement sous ce régime :

157
- Les personnes morales qui réalisent un CATTC annuel supérieur à 150 millions
- Les marchands des biens d’équipements.
- Les exploitants individuels qui vident les marchandises et assimilés dont le CA TTC
est supérieur à 150 millions
- Les exploitants prestataires des services et ceux exerçant simultanément les deux
activités dont le CA TTC est supérieur à 5 millions.
- Les entreprises dont le CA s’abaissent en dessous des limites prévues ne sont
soumises au régime du bénéfice réel simplifié ou le cas échéant, au régime de l’impôt
synthétique qui lorsque leur chiffre d’affaires est resté inférieur à ces limites pendant 3
exercices consécutifs.
NB : Selon la loi n°71-683 du 28 décembre 1971 les bénéfices des sociétés de
construction de logement à caractère économique et social sont passibles de l’IBIC
qu’à concurrence de 50% de leur montant. Il en est de même pour les travailleurs à
domicile et les artisans.
III-2 DETERMINATION DU BENEFICE IMPOSABLE OU DE L’ASSIETTE
IMPOSABLE.
Le passage du résultat comptable au résultat imposable.
Toute la fiscalité des entreprises repose sur la comptabilité, puisque le résultat imposable n’est
autre chose que le résultat comptable revu et corrigé.
En cours d’exercice, les opérations sont enregistrées en appliquant uniquement les règles
comptables sans se préoccuper des règles fiscales. C’est le principe de la primauté et de la
priorité du résultat comptable. Le résultat imposable est déterminé à partir de ce résultat
comptable en procédant à des rectifications afin de tenir compte des règles fiscales ; ces
rectifications se font hors comptabilité (extra-comptable) sur un imprimé fiscal.
Les rectifications se font dans deux sens. Certains produits enregistrés en comptabilité doivent
être retranchés (déductions) ; plus fréquemment ce sont des charges qui ont été régulièrement
comptabilisées qu’il convient de réintégrer dans le résultat imposable parce qu’elles ne sont
fiscalement pas déductibles ou qu’elles ne sont déductibles qu’avec un décalage d’une année.
Le résultat comptable est un résultat après inventaire qui tient compte des résultats
d’ensemble des opérations de toutes natures effectuées par les entreprises y compris
notamment les cessions d’éléments d’actifs, soit en cours, soit en fin d’exploitation.
Résultat Comptable = Résultat Activité Ordinaire + Résultat Hors Activité Ordinaire
Schéma complet de détermination du résultat
Résultat comptable avant impôt

158
+ Réintégration des charges non déductible et éventuellement des produits non comptabilisés.
-Déduction des produits non imposables et éventuellement des charges non comptabilisées.
Résultat fiscal de l’exercice (si bénéfice)
- Déficit ordinaire des 5 derniers exercices
-Résultat fiscal avant ARD (si bénéfice)
-Amortissements réputés différés antérieur
Résultat fiscal avant déduction des investissements placés sous l’article 10.
-Déduction des investissements sous l’article 10
Résultat fiscal imposable de l’exercice ou assiette de l’impôt BIC.
III-3 ANALYSE DES FRAIS GENERAUX
A- CONDITIONS DE DEDUCTION DES FRAIS GENERAUX
a-1 Conditions générales
pour être déductibles fiscalement les frais généraux doivent remplir certain nombre de
conditions :
- Etre exposés dans l’intérêt direct de l’exploitation.
- Etre liés à l’activité normale de l’entreprise.
- Etre justifiés (facture + écriture comptables).
- Etre utilisés par les entreprises exerçant leurs activités en CI.
- La dépense dit avoir le caractère de charge et non celui d’un élément de l’actif
immobilisé.
Sont donc exclues des charges déductibles, les dépenses personnelles, somptuaires, les
sanctions pénales et fiscales, les dépenses fictives, les dépenses à caractère
d’immobilisation.

A-2 Conditions spécifiques aux charges


a) Les achats
Les achats de marchandises, de matière premières et fournitures, les achats stockés
de matières et fournitures consommables, les autres achats d’emballages sont en
principe des déductions s’ils respectent les conditions générales de déductibilité.
En ce qui concerne les achats d’immobilisations (investissements) ce ne sont pas
des charges ; par conséquent non déductibles.
Cependant, les achats de certaines immobilisations amortissables de faible valeur
peuvent être admises comme charges déductibles dans les conditions ci-dessous :

159
Si la valeur unitaire est inférieur à 150.000F (petits matériels et outillage, matériel
de bureau, mobilier de bureau).

NB : Les achats d’immobilisations des entreprises en zone assiégée sont admis


comme charge déductible pour les exercices 2004 et 2005. En ce qui concerne les
constructions, c’est la moitié des charges qui sont admises en déduction. L’autre
moitié faisant l’objet d’amortissement dans les conditions morales

b) Transport et déplacements
Ils sont déductibles s’ils sont liés à l’exploitation

c) Autres services extérieurs


En principe les ASE sont des charges déductibles. Concernant les honoraires, les
courtages, les commissions l’art 108 du CGI fait obligation aux entreprises de
relever l’identité des bénéficiaires à l’administration fiscale lorsque le montant
perçu par chèque bénéficiaire personne physique ou morale par an excède 10.000F
si non ces charges sont réintégrées au résultat imposable.
Les cadeaux d’entreprise sont déductibles à condition que le montant ne soit pas
excessif et qui ces cadeaux ne présentent pas un caractère illicite.
- Les loyers des locaux professionnels de matériels et mobiliers sont déductibles si les
valeurs ne dépassent pas la valeur locative réelle. Quand aux foyers versés dans le
cadre du contrat crédit bail ils sont déductibles si la durée de location n’est pas
inférieure à la durée normale d’utilisation.
- Les droits d’entrée appelés pas-de-porte sont déductibles mais leur montant doit être
reparti sur la durée du bail s’il s’agit d’un contrat de bail.
- Les cautions constituent une immobilisation donc non déductible.
Les frais d’entretien et réparation sont déductibles s’ils n’ont pas pour incident
d’augmenter la valeur du bien. Dans le cas contraire, ils constituent une
immobilisation il faut alors les immobiliser et les amortir.
- Les frais de représentations de missions et de déplacement sont déductibles dans la
mesure ou ils correspondent à des dépenses d’ordre professionnel et ne sont pas
excessif eu égard à la nature et à l’exploitation.
- Les frais de correspondance, de téléphone, d’eau, et d’électricité sont déductibles.
Toutefois les frais afférents aux publicités prohibées ne sont pas déductibles.

160
- Les dépenses exposées sur la mise en état d’usage d’un bien acheté d’occasion sont
considérées comme un élément du prix de revient du bien donc à immobiliser.
- Les dépenses destinées à renouveler ou modifier la structure d’un équipement qui ne
sont déductibles que par la voie d’amortissement.
- Les frais d’assistance technique, redevance pour l’utilisation des brevets et savoir-
faire, commissions diverses versées en rémunérations de services rendus sont
déductibles dans la double limite de 5% du CAHT et de 20% des frais généraux de
l’entreprise débitrice (compte 61 à 67)
- Les frais de publicité engagés par l’entreprise pour faire connaitre ou asseoir la
notoriété de l’entreprise sont des charges déductibles (annonces, insertions,
échantillons foires et expositions, cadeaux à la clientèle, catalogues, publications
affiches)

Exemple :
Les frais d’assistance technique versés : 70.000.000
Chiffre d’affaires de l’exercice HT : [Link]
Frais généraux : 400.000.000
1ère limite : 5% CAHT : [Link] x 5% = 50.000.000
2ème limite : 20% frais généraux : 400.000.000 x 20% = 80.000.000
Frais d’assistance à réintégrer : 70.000.000 – 50.000.000 = 20.000.000

d) Charges et pertes diverses


*Les pertes sur éléments d’actif sont des charges déductibles.
*Les primes d’assurances sont déductibles lorsqu’elles sont contractées en vue de garantir les
diverses éléments d’actif (incendie, inondation) ou à couvrir les risques de maladies
professionnelles. En cas de sinistre portant sur un élément d’actif, l’indemnité d’assurance
perçue est assimilée au prix de cession de l’élément taxable à l’IBIC les primes d’assurance
vie représentative de la participation de l’entreprise dans les contrats d’assurance vie ou
d’assurance décès sont également déductibles.
*Les primes annuelles d’assurance vie souscrites au bénéfice de l’entreprise sur la tête des
dirigeants sont non déductibles. Mais si la souscription de police a été imposée par le
prêteur en vertu d’une stipulation expresse du contrat de prêt, les primes sont alors
déductibles au fur et à mesure des échéances. Enfin de contrat ou en cas de décès du
dirigeants leur montant total doit être déduit du bénéfice imposable.

161
Le capital de l’assurance vie est un produit taxable avec possibilité d’étalement.
*Les primes d’assurances versées par l’entreprise dans le cadre de contrat relatifs à des
indemnités de fin de carrière sont déductibles à condition que le contrat d’assurance présente
un caractère général c’est-à-dire concerne l’ensemble du personnel (loi de finance 2005)

e) Dons, subventions, libéralités


Ils ne sont pas déductibles, mais lorsqu’ils sont accordés à une association sportive reconnue
par le ministère de la jeunesse et des sports et désigné par arrêté conjoint du ministère de
l’économie et des finances et du ministère de la jeunesse et des sports, à des associations
œuvrant dans le domaine de la culture et de l’enseignement reconnue des autorités, de tutelle
aux organismes spécifiques ou d’utilité publique dans le domaine de la santé et de l’action
sociale ; les dons sont déductibles à concurrence de 200 millions par an et dans la limite de
2,5% du CATTC de l’année.
Les dépenses de réalisation des routes, pistes rurales, hôpitaux, dipensaires, écoles
et châteaux réalisés par les entreprises au profit des collectivités territoriales,
populations sont déductibles dans la double de 3% du chiffre d’affaires hors taxe
et 500.000.000 par an.
Exemple : La SA SETACI a accordé une subvention de 200.000.00 à l’AFRICA
SPORT NATIONAL pour sa participation à la coupe UFOA. Au cours de l’année
N le CATTC de la SA SETACI s’élève à [Link]
Les dépenses de réalisation d’un collège secondaire au profit de la municipalité de
BOUAFLE s’élèvent à 190.000.000

TAF : Quel est le régime fiscal de ces subventions ?

Solution
Dons à l’AFRICA SPORT NATIONAL
-1ère limite 200.000.000
2ème limite 2,5% X [Link] = 175.000.000
Subvention déductible = 175.000.000
Subvention à réintégrer 200.000.000 – 175.000.000 = 25.000.000
Dons à la municipalité de BOUAFLE
7.000.000 .000
CAHT : = [Link]
1 ,18

162
-1ère limite 500.000.000
2ème limite [Link] X 3% = 177.966.102
Dons à réintégrer : 190.000.000 – 177.966.102 = 12.033.898

f) Cas de l’abandon de créance


L’abandon de créance constitue pour la partie qui consent une perte déductible.
Les créances irrécouvrables, les pertes sur avances sont des charges déductibles si
elles sont justifiées. Les détournements sont des charges déductibles à conditions
que le détournement ai ignoré des dirigeants.

g) Les amandes et pénalités


Selon l’article 14 du CGI les amendes, les pénalités, les configurations mises à la
charge des contrevenants à la législation fiscale et douanière ne sont jamais
déductibles fiscalement. Quant aux dommages et intérêts se sont des charges
déductibles si la cause du dommage résulte d’une opération faite dans l’intérêt de
l’entreprise.

h) Les impôts et taxes


Tous les impôts mis en recouvrement au cours de l’exercice constituent les charges
déductibles, sauf l’impôt BIC, BNC, IMF complément d’IBIC, contribution
nationale et IGR, les impôts à la charge des dirigeants, la TVA à payer par
l’entreprise, les retenues à la source.
NB : En cas de dégrèvement, ce sont des produits taxables si le dégrèvement
concerne l’impôt déductible.

i) Les frais de personnel

En principe les frais de personnel constituent les charges déductibles. Il s’agit


d’appointements, salaires, frais de voyages, indemnités, avantages en nature, allocations
forfaitaire pourvu qu’ils correspondent à un travail effectif eu égard au travail fait.

1. Cas des sociétés de personnes et des exploitants individuels.


La rémunération de l’exploitant n’est pas déductible. La rémunération du conjoint de
l’exploitant individuel est déductible fiscalement pourvu qu’elle corresponde à un
travail effectif et qu’elle ne soit pas excessives eu égard au service rendu. Les associés

163
des SNC ne sont pas considérés comme des salariés quelque soit leur fonction au sein
de la société, leur rémunération ne constitue pas donc des charges déductibles
fiscalement. Il en est de même des rémunérations perçues par les commandités dans
une SCS n’ayant pas opté pour le régime des sociétés capitaux.
2. CAS DES SARL
Un associé peut gérer une SARL de même que plusieurs associés, la rémunération des
gérants associés est déductible.
Le gérant minoritaire est considéré comme un salarié, il paie les impôts sur salaires et
il est déclaré à la CNPS. Sa rémunération est déductible.
Les rémunérations allouées au gérant majoritaire personne physique ainsi que celles
allouées à l’actionnaire unique ou à l’associé unique sont des charges déductibles à
condition qu’elles correspondent à un travail effectif et qu’elles aient supportées les
impôts sur salaires. Pour juger les caractères minoritaires ou majoritaires de la
gérance, il convient, d’additionner les parts détenues par tous les gérants, conjoint et
leurs enfants mineurs non émancipés si la somme dépasse 50% du capital social, les
gérants sont alors dits majoritaires dans le cas contraire ils sont minoritaires. Lorsque
la gérance d’une SARL est confiée à une tierce personne, cette personne est un salarié
sa rémunération est déductible.

3. CAS DES SA
Les administrateurs des SA sont rémunérés par les indemnités de fonction qui sont
comptabilisés au compte 6581. Ils constituent des charges déductibles fiscalement
dans la limite de 2.000.000 de FCFA par an par administrateur à l’exclusion des
indemnités versées au PDG et au Directeur Général Adjoint ou au PCA et Directeur
Général ou à l’Administrateur Général Adjoint. Les indemnités de mission et les
rémunérations versées en vertu d’un contrat de travail sont des charges déductibles (loi
de finance 2000). La rémunération versée à l’associé unique d’une société
unipersonnelle est une charge déductible si la rémunération correspond à un travail
effectif et si elle a supporté les impôts sur les salaires. Selon l’OHADA les tantièmes
qui constituent la seconde rémunération des administrateurs sont supprimés à partir du
1er janvier 1998. Le nombre d’administrateurs varie entre 3 et 12 administrateurs.

j) Les frais financiers

164
- Les frais financiers sont en principe des charges déductibles si la dette contractée
concerne l’activité de l’entreprise. Cependant, les intérêts des comptes courants
associés pour être déductibles fiscalement doivent remplir une condition ;
- Le taux d’intérêt appliqué aux associés par la société ne doit pas dépasser le taux des
avances de la BCEAO majoré de trois points, s’il y a un excédent on réintègre le
montant des emprunts octroyés par les associés peut excéder le capital social mais le
remboursement ne doit pas excéder 5 ans.
- Les intérêts du capital social, dividendes ou part social sont non déductibles. Les
intérêts versés par une succursale à sa maison mère sont non déductibles.

Exemple :
Une SARL au capital de 10 millions a emprunté auprès de ses associés :
EHOUE : 9.000.000 le 01/07/07
KONAN : 6.000.000 le 01/09/07
Le taux d’intérêt appliqué par la SARL est de 16%. Le taux des avances de la BCEAO
10%.
T.A.F : 1°) Quel est le sort des intérêts au regard des BIC et des impôts sur le revenu
des capitaux mobiliers ?
2°) En supposant que le prêt de Mr EHOUE a été contracté par la société le 01/01/97
d’un montant de 12 millions. Déterminer le montant des intérêts déductibles et non
déductibles.
Solution
1°) Montant de l’intérêt total au 31/12/07
Mr. EHOUE: 9.000.000 x 16% x 6/12 = 720.000
Mr. KONAN : 6.000.000 x 16% x 4/12 = 320.000
Total 1.040.000
Excédent dû aux taux
Mr. EHOUE : 9.000.000 (16%-13%) x 6/12 = 135.000
Mr. KONAN: 6.000.000 x 3% x 4/12 = 60.000

Intérêt non déductibles (à réintégrer)


135.000 + 60.000 = 195.000
Intérêts déductibles
1.040.000 – 195.000 = 845.000

165
IRVM retenue à la source sur intérêt non déductible.
195.000 x 12% = 23.400
IRC sur les intérêts déductibles.
845.000 x 18% = 152.100
2°) Montant de l’intérêt total
Mr. EHOUE: 12.000.000 x 16% = 1.920.000
Mr. KONAN: 6.000.000 x 16% x 4/12 = 320.000
Total = 2.240.000
Excédent dû au taux
Mr EHOUE: 12.000.000 x (16% - 13%) = 360.000
Mr KONAN : 6.000.000 x 3% x 4/12 = 60.000
Intérêt non déductible
360.000 + 60.000 = 420.000
Intérêt déductible = 2.240.000 – 420.000 = 1.820.000
NB : Le taux d’escompte de BCEAO étant en perpétuel variation il doit être fourni
dans un sujet. Dans le cas des sociétés holding c’est la condition de taux qui doit être
respectée au lieu de trois ans.

k) LES AMORTISSEMENTS
A. LES CONDITIONS DE DEDUCTION DES AMORTISSEMENTS
Pour être déductible fiscalement, l’amortissement doit remplir un certain
nombre de conditions :
- Il doit porter sur un élément d’actif immobilisé appartement à l’entreprise. Les biens
loués par l’entreprise ne sont donc pas amortissables par le locataire selon le PCI.
Mais avec le SYSCOAHADA les biens loués doivent être amortis chez le preneur.
- Il doit porter sur un élément qui se déprécie avec l’usage ou par l’obsolescence.
- Il doit tenir compte des taux généralement admis par l’administration.
- Immeuble 5% (20 ans)
- Agencement 10%
- Matériel de bureau 20%
- Mobilier de bureau 10%
- Matériel et outillages 20% (5 ans)
- Matériel informatique 2 ans
- Véhicules automobiles 33,3%

166
- Appareils diverses 20%
- L’amortissement doit être effectivement pratiquer en comptabilité et figurer sur le
tableau d’amortissement du bien.

NB : Selon le SYSCOAHADA, l’amortissement se fait suivant la durée d’utilisation et non la


durée de vie du bien sauf si les deux dates coïncides. Dans le cas du soutien au secteur du
transport, le matériel de transport est amorti sur deux ans au lieu de trois ans.

[Link] MODALITES D’AMORTISSEMENT

Il existe 3 types d’amortissement :

- L’amortissement linéaire
- L’amortissement accéléré
- L’amortissement dégressif
L’amortissement linéaire est obligatoire. L’amortissement accéléré est facultatif de
même que l’amortissement dégressif. Elle se pratique après autorisation au près du
fisc
L’amortissement accéléré concerne les matériels et outillages acquis neufs dont la durée de
vie est supérieure à 5 ans destinés aux opérations de manutentions industrielles, agricoles et
de transport. Il s’applique aussi aux immeubles destinés au logement du personnel. Cet
amortissement concerne les immeubles créés ou acquis par l’entreprise destinés au logement
de son personnel dont la valeur par logement de 3 pièces habitables ne dépasse pas4.500.000
et remplissant les conditions minimum de salubrité, d’hygiène et de confort.
La première annuité
Application de 40% sur la V.O plus la fraction de l’amortissement correspondant à la VNC
amortie sur la durée de vie de l’immeuble.
Exemple 1 :
Soit un immeuble acquis le 01/09N à 100.000.000 destiné au logement du personnel
amortissable sur 20 ans
TAF : Déterminer l’amortissement de la 1ère et 2ème année et passer les écritures
comptables.
Solution
NB : La différence entre l’annuité accélérée et l’annuité linéaire constitue
l’amortissement dérogatoire.

167
100
Taux = = 5%
20
Amortissement exceptionnel : 100.000.000 x 40% = 40.000.000
VNC : 100.000.000 – 40.000.000 = 60.000.000. 60.000.000 x 5% x 4/12 = 1.000.000
1ère année : 40.000.000 + 1.000.000 = 41.000.000
2ème année : 60.000.000 x 5% = 3.000.000
Comptabilisation

6813 Dotation aux amortissements 1.666.667


(100.000.000 x 5% x 4/12)
851 Dotations hors activité 39.333.333
(41.000.000 – 1.666.667)
28325 Amortissement des logements 1.666.667
du personnel
151 Amortissements dérogatoires 39.333.333

6813 Dotation aux amortissements


(100.000.000 x 5%) 5.000.000
151 Amortissements dérogatoires 2.000.000
28325 Amortissement logement du 5.000.000
personnel
861 Reprise hors activité ordinaire 2.000.000

NB : Si l’immeuble change de destination avant d’être totalement amorti, l’excédent


d’amortissement doit alors être rapporté au résultat de l’exercice de changement de
destination.
Exemple 2 : Soit un immeuble du personnel créé par l’entreprise d’une valeur de
100.000.000 à 3 mois de la clôture de l’exercice 2 ans 3mois plus tard l’immeuble
change destination durée 20 ans.
TAF : Déterminer l’excédent d’amortissement à rapporter au résultat

Cummul reel Cummul linéaire


1ère année 100 millions x 40% 400.000.000 100 millions x 5% x 3/12 =

168
60 millions x 5% x 3/12 = 750.000 1.250.000
2ème année 60 millions x 5% = 3.000.000 100 millions x 5% = 5.000.000
3ème année 60 millions x 5% = 3.000.000 100 millions x 5% = 5.000.000
Total 46.750.000 11.250.000

Montant à réintégrer : 46,75 millions – 11,25 millions = 35,5 millions.


Amortissement dégressif
Il ne peut s’appliquer qu’aux matériels informatiques acquis après 01/01/1995 et aux
matériels et outillages acquis après 30/03/1984. Le bien doit être neuf ; durée
d’utilisation supérieure ou égale à 3 ans.
La dégressivité s’obtient à partir des coefficients dégressifs.
Coefficient dégressif
3 ou 4 ans 1,5
5 ou 6 ans 2
Supérieur à 6 ans 2,5
Exemple : soit un matériel amorti en dégressif sur 5 ans
t. linéaire = 100/5 =20%
dégressif = 20 x 2 = 40%
1ère annuité : VO x 40%
2ème annuité : VNC1 x 40%
3ème annuité : VNC2 x 40%
VNC
Si VNC x TD inférieur ou égal retour au linéaire
durée restant à courir
NB : La différence entre l’annuité dégressive et l’annuité linéaire constitue
l’amortissement dérogatoire.
L) LES CAS PARTICULIERS
l-1) L’amortissement des frais d’établissement
Les frais d’établissements peuvent être amortis intégralement dès la 1ère année
mais ils doivent être amortis sur un maximum de 5 ans (amortissement
linéaire). Tant que les premiers frais d’établissement ne sont pas amortis, on ne
distribue pas de dividende.
COMPTABILISATION

169
63 ASE X
64 Impôts et taxes X
521 Banque locale X
2014 Frais d’établissement X
781 Transfert de charge X
6811 Dotation aux TFE X
2011 Frais d’établissement X

NB : Pour les charges immobilisées le système d’amortissement pratiqué est


l’amortissement direct.
Le SYSCOAHADA exclu des frais d’établissement les frais de recherche et de
développement dont les projets ont de sérieuses chances de réalisation
technique de rentabilité commerciale en raison d’un marché potentiel. Ces frais
subissent l’amortissement indirect
l-2 L’amortissement des biens d’occasion
Les biens d’occasion ne sont ni amortissable de façon accélérée ni dégressive.
Ils doivent être amortis en linéaire sur leur durée normale d’utilisation et non
sur la durée restante à courir.
l.3 L’amortissement des constructions faites sur le sol d’autrui.
L’administration fiscale n’admet pas que ce genre d’immeuble s’amortisse sur
la durée du bail lorsque cette dernière est inférieure à la durée de vie de
l’immeuble s’il y a donc un excédent d’amortissement, il doit être réintégrer au
résultat, la durée légale est de 20 ans.
l.4 L’amortissement des biens donnés en location
L’amortissement se fait sur la durée du bail.
l.5 L’amortissement des biens provenant d’une fusion, scission ou partiel placé
sous l’article 32.
Il s’agit du régime fiscal spécial de fusion. En cas de fusion ou d’opérations
assimilée les plus values réalisées par la société absorbée et portant sur les
éléments d’actifs immobilisé sont exonérées de l’impôt BIC.
Si la société prend l’engagement d’amortir et de calculer les plus-values
ultérieures sur les éléments apportés sur la base du bilan apporté de la société
absorbée.

170
Exemple : Soit un matériel acquis pour 10 millions. Ce matériel a été apporté
par la société apporteuse à une autre société pour une valeur résiduelle de 2
millions. Le bien a été réestimé à 6 millions. Le matériel a une durée de vie de
5 ans.
Après 2 ans dans l’entreprise, la société a revendu le matériel à 4 millions
TAF : 1°) Quel est le sort de la plus-value dégagée au regard du BIC
2°) Quelles sont les conséquences fiscales :
a) A la fin de l’exercice à l’apport
b) A la cession du bien.

Solution

1°) la plus value dégagée : 6.000.000 – 2.000.000 = 4.000.000

Le sort est que : elle sera exonérée de l’impôt BIC

2°) a. amortissement comptable : 6.000.000 x 1/5 = 1.200.000

Amortissement fiscal : 2.000.000 x 1/5 = 400.000

Amortissement non déductible : 1.200.000 – 400.000 = 800.000

b. VNC comptable : 6.000.000 – (1.200.000 x 2) = 3.600.000

plus-value comptable : 4.000.000-3.600.000 = 400.000

VNC fiscal : 2.000.000-(2 x 400.000) = 1.200.000

Plus-value fiscal : 4.000.000 – 1.200.000 = 2.800.000

Plus-value à réintégrer : 2.800.000 – 400.000 = 2.400.000

m) Les amortissements différés


On distingue les amortissements réputés différés et les amortissements réellement
différés.

m-1 LES AMORTISSEMENTS REPUTES DIFFERES (ARD)


Ce sont des déficits fiscaux dus à la comptabilisation ou à la pratique des
amortissements.

171
Ce sont des amortissements qui ont été réellement comptabilisés contrairement aux
déficits fiscaux ordinaires qui sont reportables sur 5 ans, les ARD sont reportables
sans limitation de durée.
Selon l’article 14 du CGI à la clôture du chaque exercice, le cummul des
amortissements, pratiqués sur un bien donné doit être au moins égal au cummul
linéaire.
Cette obligation de pratiquer les amortissements quelque soit la situation de
l’entreprise peut avoir pour conséquence de rendre un exercice déficitaire ou
d’accentuer un déficit déjà existant. C’est pourquoi l’article 18 offre aux
entreprises la possibilité de réputer différer une partie ou la totalité des
amortissements de l’exercice.
Les ARD antérieurs doivent être imputés sur le bénéfice.
Pour déterminer le montant des ARD, il convient de suivre le cheminement
suivant
Résultat comptable
+ les réintégrations
-les déductions
- les déficits ordinaires (5 derniers exercices)
= perte ARD à concurrence du montant de l’annuité de la période et du
montant de la perte.
Exemple 1 :
La SA SETACI a réalisé durant l’exercice N un bénéfice de 18.000.000. les
dotations aux amortissements de l’exercice s’élèvent à 15.000.000. les charges non
déductibles fiscalement à 12.000.000.
Les produits exonérés à 15.000.000, les déficits fiscaux ordinaires non encore
imputés s’élèvent
N-6 :16.000.000
N-5 : 5.000.000
N-4 : 10.000.000
N-3 : 8.000.000
N-2 : 6.000.000
N-1 : 5.000.000
TAF : 1°) Déterminer le montant de l’ARD

172
2°) Faites la déclaration de l’impôt BIC, quel est le montant à payer
sachant que le CA de N est 300.000.000

Exemple 2 :Une entreprise a réalisé à la clôture de l’exercice N un résultat


comptable de l’exercice de 12.000.000. les charges non déductibles s’élèvent à
8.000.000, les produits exonérés à 7.000.000
Déficits N : 4 millions dont 2 millions d’ARD
N-3 : 5 millions dont 3 millions d’ARD
N-2 : 8 millions dont 4 millions d’ARD
N-1 : 16 millions dont 13 millions d’ARD
TAF : 1°) calculer le résultat fiscal provisoire et les ARD à imputer.
2°) déterminer le résultat fiscal définitif et le montant de l’impôt BIC
sachant que le CA est de 500 millions.
SOLUTIONS
Exemple 1 :

ELEMENTS A REINTEGER A DEDUIRE


- Bénéfice comptable 18.000.000
- Amortissement - -
- Charges non deductibles 12.000.000
- Produits exonérés 15.000.000
- Deficits fiscaux
- N-5 5.000.000
- N-4 10.000.000
- N-3 8.000.000
- N-2 6.000.000
- N-1 5.000.000
Totaux 30.000.000 49.000.000
Perte 19.000.000
49.000.000 49.000.000

Amortissement = 15.000.000 donc ARD = 15.000.000 = montant de l’annuité de


la période.
Résultat : déficit = 19.000.000 – 15.000.000 = 4.000.000

173
Reportable sur les exercices N+1 ; N+2 ; N+3 ; N+4
2°) Puisque le résultat est inférieur à zéro alors l’impôt se calcule par rapport au
CA
IMF = 300.000.000 x 0,5% = 1.500.000 d’où on paiera 2.000.000

Déclaration

Bénéfice comptable + 18.000.000


Charges non déductibles + 12.000.000
ARD + 15.000.000
Produits exonérés - 15.000.000
Déficits fiscaux - 30.000.000
Résultat fiscal 0

Exemple 2

ELEMENTS A REINTEGER A DEDUIRE


- Bénéfice comptable 12.000.000
- Charges non deductibles 8.000.000
- Produits exonérés 7.000.000
- Deficits fiscaux
- N-4 2.000.000
- N-3 2.000.000
- N-2 4.000.000
- N-1 3.000.000
Totaux 20.000.000 18.000.000
Résultat (benefice) 2.000.000
20.000.000 20.000.000

Le montant de l’ARD = 2.000.000 à imputer sur ce bénéfice


Déclaration

Bénéfice comptable + 12.000.000


Charges non déductibles + 8.000.000
Produits exonérés - 7.000.000

174
Déficit ordinaire - 11.000.000
ARD - 2.000.000
Résultat fiscal 0

2°) IMF = 500.000.000 x 0,5% = 2.500.000


*Amortissement réellement différé
On distingue 2 catégories d’amortissements réellement différés
*Les amortissements irrégulièrement différés
On est en présence d’amortissement irrégulièrement différé lorsqu’à la clôture
d’un exercice le cumul des amortissements pratiqués deviennent inférieur au
cumul des amortissements linéaires (qui est obligatoire).
Dans ce cas l’écart entre les deux cumuls représente l’amortissement
irrégulièrement différé (cas des oublis, erreurs de calculs).
Conséquences fiscales : L’entreprise perd le droit de déduire ultérieurement ces
amortissements irrégulièrement différés de ces résultats imposables.
En cas de cession du bien, il en sera néanmoins tenu compte pour le calcul des
plus-values.
Plus-values = prix de cession - VNC
VNC = VO – somme des amortissements (y compris l’amortissement
irrégulièrement différé)
Exemple :
Soit un matériel et outillage acquis le 01/07/N à 15.000.000F amortissable en
dégressif sur 5 ans. Ce matériel n’a pas fait l’objet d’amortissement en N+1.
TAF : Quel est le sort de l’annuité différée ?
Solution

Exercice Amortissement dégressif Amortissement linéaire


Base Annuité Cumul Annuité Cumul
D –N 15.000.000 3.000.000 3.000.000 1.500.000 1.500.000
N+1 12.000.000 -- 3.000.000 3.000.000 4.500.000

Annuité N+1 omise : 12.000.000 x 0,4 = 4.800.000


Le cumul dégressif est inférieur au cumul linéaire théorique : 3.000.000¿4.500.000

175
 L’annuité irrégulièrement différée = 4.500.000 – 3.000.000 = 1.500.000
 La fraction : 4.800.000 = 3.300.000 est irrégulièrement différée.
Les 1.500.000 ne sont plus rattrapés au risque d’une réintégration. Les 3.300.000 seront
rattrapés ultérieurement soit de façon immédiate ou par étalement.
*Les amortissements régulièrement différés
Dès lors qu’à la fin d’un exercice les amortissements antérieurement pratiqués sont au moins
égaux au montant des amortissements ultérieurement pratiqués, l’entreprise peut
régulièrement différer l’amortissement correspond à cet exercice. Cette hypothèse suppose
que le bien a été amorti à l’origine selon le régime dégressif ou accéléré lesquels régimes
permettent de prendre de l’avance par rapport à l’amortissement linéaire.
Les conséquences seront distinctes selon que les résultats de l’exercice en question sont
bénéficiaires ou déficitaires.
En cas de résultat bénéficiaire, l’annuité régulièrement différée doit être repartie sur la durée
restant à courir.
En cas de résultat déficitaire, l’entreprise peut déduire globalement les amortissements
régulièrement différés et pratiquer en outre l’annuité normal de l’exercice ou repartir les
amortissements régulièrement différés sur la durée d’utilisation restant à courir.
Exemple : Une société a acquis au début de l’exercice N une machine outil de 10 millions
amortie en dégressif sur 5 ans.
TAF : 1°)Présenter le plan d’amortissement
2°) A la clôture de l’exercice N+1 le comptable n’a pas pratiqué d’amortissement.
Quel est le régime fiscal de l’annuité ainsi différé ?
3°) A la clôture de l’exercice N+2 l’entreprise pratique une double annuité. A-t-elle le
droit, si non quel traitement devrait-elle faire ?

SOLUTION
1)° Taux linéaire = 100/5 = 20% coefficient dégressif = 2
Taux dégressif = 20% x 2 = 40%
Plan d’amortissement

Exercice Base Amortis. Somme VNC Amorti.2


des
amortis
N 10.000.000 4.000.000 4.000.000 6.000.000 2.000.000

176
N +1 6.000.000 2.400.000 6.400.000 3.600.000 2.000.000
N +2 3.600.000 1.440.000 7.840.000 2.160.000 2.000.000
N +3 2.160.000 1.080.000 8.920.000 1.080.000 2.000.000
N +4 1.080.000 1.080.000 10.000.000 0 2.000.000

NB : Il n’est pas nécessaire ici de faire ressortir les amortissements


dérogatoires car ce qui nous intéresse c’est la dotation fiscale c'est-à-dire
l’annuité dégressive.
2°) Cumul linéaire fin N+1 = 4.000.000
Cumul dégressif N = 4.000.000
L’annuité N+1 : 2.400.000 est régulièrement différé
Annuité pratiquée fin N+2 = 1.440.000 + 2.400.000 = 3.840.000
Pour pratiquer cet amortissement, tout dépendra du résultat de l’exercice N+1
3°) En cas de résultat bénéficiaire, le montant à ajouter à l’amortissement de
N+2 est de : 2.400.000 x 1/3 = 800.000
Annuité N+2 = 1.440.000 + 800.000 = 2.240.000
Annuité à réintégrer :2.240.000 – 800.000 = 1.600.000
Ou 3.840.000 – 2.240.000 = 1.600.000
En cas résultat déficitaire de l’exercice N+1 il n y aura pas de réintégration.
Exemple 2:
Soit un matériel et outillage acquis le 01/07/N d’une valeur de 6 millions.
Durée d’utilisation 6 ans.
TAF : 1°) Comparer les amortissements suivant les systèmes linéaires,
accélérés et dégressifs.
2°) En vérifiant les exercices N et N+1 ; l’Administration fiscale estime
que le taux obtenu ne correspond pas à la durée probable d’utilisation du bien
et estime que la durée à retenir est de 8 ans.
Quel est le régime fiscal des amortissements exagérés ?
3°) En supposant que les annuités de N+2 et N+3 ne sont pas
compta1bilisées et en admettant une durée de vie de 6 ans selon le système
dégressif, quel est le régime fiscal de ces amortissements réellement différés.
4°) En supposant que l’annuité dégressive N+2 soit régulièrement
différé, présenter à la fin de l’exercice N+3, les annuités en période déficitaire.
SOLUTION

177
2°) Ces amortissements exagérés doivent être réintégrés au résultat parce que
l’amortissement devrait se faire sur 8 ans.
3°) Le cumul dégressif est inférieur au cumul linéaire donc ces amortissement
sont irrégulièrement différés
4°) Le cumul dégressif est supérieur au cumul linéaire donc l’annuité de N+2
est régulièrement différée
Fin d’exercice N+
.
-Bénéficiaire : annuité 1 = 740.741 + 1.111.111/3
Annuité 2 = 1.111.111
-Déficitaire : annuité 1 = 740.741 + 1.111.111/3
(2 possibilités) annuité 2 = 740.741 + 1.111.111

m. LES PROVISIONS
La provision est la constatation comptable soit de la dépréciation, soit de la
perte subie par un élément de l’actif non amortissable soit d’une charge non
encore effective à la date de clôture de l’exercice mais que les évènements en
cours rendent probables.

I. LES CONDITIONS DE DEDUCTIBILITE DES PROVISIONS.


I.1 LES CONDITIONS DE FOND
Les provisions ne sont déductibles des résultats comptables que si les pertes
et charges qu’elles couvrent présentement les caractères suivants :
- Elles doivent être nettement précisées dans leur nature et leur montant.
- Elles doivent être probablement et non pas seulement éventuelles.
La probabilité de la perte ou de la charge doit résulter d’un évènement en cours de
clôture de l’exercice
- Elles doivent être déductibles des résultats imposables.

I.2 LES CONDITIONS DE FORMES


Pour être admises en déduction, les provisions doivent remplir une double condition
de forme.
- Elles doivent être régulièrement constatées dans les écritures comptables de l’exercice
- Elles doivent figurer sur le relevé des provisions à joindre à la déclaration des résultats

178
I.3 ANALYSE DES PRINCIPALES PROVISIONS
a) Les créances pour provisions douteuses
Ce sont des charges déductibles fiscalement. Il s’agit bien des provisions
individualisées et justifiées par un début de contentieux. Toute provision douteuse
dans son principe ou indéterminée quant à son montant est non déductible.

b)Les provisions pour dépréciation de stock


Lorsque le stock se déprécie, il convient de constituer une provision pour
dépréciation ; cette provision est déductible fiscalement.

c)Provisions pour dépréciation de titre de portefeuille


il s’agit de provisions pour dépréciation des titres de placement et des titres de participation.
Les titres doivent être inscris à l’actif du bilan pour leur valeur à la clôture de l’exercice. On
procède à une estimation des titres si la valeur des titres estimée des titres est inférieure à la
valeur d’origine, la moins value est constatée sous forme de provision fiscalement
déductible.
Les titres de placements sont des titres détenus afin de réaliser un gain à brève échéance.
Les titres de participations sont des titres détenus afin d’exercer une influence ou un contrôle
sur la gestion de la société émettrice. Les titres sont qualifiés de tires de participation si leur
nombre atteint 10% du capital de la société émettrice.

d) Les provisions pour renouvellement du matériel

elles ne sont pas déductibles car elles ne couvre pas une charge mais une immobilisation.

e)Les provisions de propres assureurs

elles ne sont pas déductibles car la charge provisionnée n’est pas probable. Elle est
seulement éventuelle.

f)Les provisions pour congé payés et gratification.

Les provisions pour congés payés ne sont pas des charges déductibles. Elles ne seront
déductibles que lorsque les congés seront effectifs. C'est-à-dire l’année suivante, les

179
provisions pour congés payés de l’exercice N sont réintégrées au résultat de l’exercice N et
les provisions N-1 sont déductibles en N extra-comptablement.

La date der clôture de l’exercice coïncidant avec l’année civile, il n’y a plus lieu de
constituer les provisions pour gratification. Toute provision pour gratification doit donc être
réintégrée.

g)Les provisions pour R.R.R. à accorder

Les R.R.R s’analyse comme une diminution des recettes, les provisions constituées à cet
effet ne sont pas déductible fiscalement.

- Les provisions pour charges à payer sont déductibles


h)Provisions pour impôt
Elles sont déductibles si l’impôt est déductible et non déductible si l’impôt n’est pas
déductible.

i)Provisions pour impôt


non déductible fiscalement

j)Provisions pour travaux et réparations


ce sont des charges déductibles. Il est de même pour la provision des charges à répartir
sur plusieurs exercices après une autorisation auprès du fisc.

k)Les provisions pour retraite ou pour départ des personnelles provisions : pour
retraite ou pour départ du personnel ne sont pas déductibles.
i)Les provisions pour perte de change
elles résultent des variations des cours de charge connues à la clôture de l’exercice.
Elles ne sont pas déductibles fiscalement car rien ne prouve qu’elles sont maintenues
jusqu’au remboursement. Ce sont les charges éventuelles et non probables.
Exemple : Lors de l’emprunt 10.000§ à 250 F CFA
Remboursement 300 F CFA
Clôture e l’exercice 300 F CFA
Comptabilisation

478 Ecart de convertion actif 500.000

180
10.000 x (300-200)
16 Emprunts 500.000
697 2 dotation aux provisions à caractère financier 500.000
prov pour perte de charge
19 10.000 x (300-250) 500.000
4
Lors du remboursement

658 Différence de change 500.000


Emprunt 2.500.000
Banque 3.000.000

194 Prov. Pour perte de charge 500.000

Reprise sur prov 500.000

79
7

NB : Pertes de change ou latentes sont des charges déductibles comptabilisées dans le


compte 676

m)Provision pour risque lié aux opérations de crédit réalisées par les Etats de banque
et de crédit.
Les établissements de banque et de crédit effectuent des prêts à moyen ou long terme
ainsi que les sociétés se livrent à des opérations de crédit foncier pouvant constituer en
franchise d’impôt une provision destinée à faire face pour risque particulier afférent à
ces prêts ou opérations.
n)Reprise de provision déjà taxée
Les provisions qui on fait l’objet d’une taxation au cours ‘un précédent exercice
donne lieu à une déduction à condition que la charge couverte par la provision soit
déductible : c’est le cas des congés payés et de toutes les provisions qui sont
réintégrées au résultat lors de leur constitution.

181
La dotation annuelle de la provision prévue peut atteindre 5% du bénéfice comptable
de chaque exercice, sans que le montant de la provision excède 5% du total des crédits
à moyen et long terme effectivement utilisé.
o)Les charges hors activités ordinaires
malgré leur caractère hors activité ordinaire, si elles remplissent les conditions
générales de déductibilité ce sont des charges déductibles.
III.4 ANALYSE DES PRODUITS
A. LES VENTES OU RECETTES
Elles sont imposables. Elles sont constituées par les prestations de services, les
productions vendues. Peu importe que la créance soit encaissée ou pas. Pourvu que
la livraison soit faite. Le montant de la vente doit être diminué des réductions sur
ventes.

B. PRODUCTION LIVREE A SOI-MEME


Imposable car c’est la contrepartie des charges engagées par l’entreprise pour
produire pour elle-même.

C. LES PRODFUITS ET PROFITS DIVERS.


Ils sont imposables.

D. LES PRODUITS ACCESSOIRES


Intégralement imposables. Indemnité d’assurance imposable.

D’.LES GAINS DE CHANGE

Ils sont imposables.

E. LES SUBVENTIONS
On distingue les subventions d’exploitation, d’équipement et d’investissement. Les
subventions d’exploitation sont accordées par l’Etat ou les collectivités publiques
dans le but de maintenir le prix d’un produit à un niveau inférieur à son prix de
revient ou de compenser des servitudes exceptionnelles dont l’ETAT grève
certaines entreprises.

182
Les subventions d’équilibre sont généralement accordées après détermination du
résultat afin de réduire intégralement ou partiellement un déficit. Ce sont donc des
produits imposables. Les subventions d’investissement ou d’équipement sont des
subventions accordées par l’Etat ou des collectivités publiques aux entreprises afin
de leur permettre de réaliser des investissements. Ces subventions peuvent porter
sur des biens amortissables ou des biens non amortissables.
Lors de l’octroi de la subvention

4494 Etat subvention d’équipement à recevoir


Ou X
4582 Organismes internationaux subvention à
141 recevoir
Subvention d’investissement amortissable X
et non amortissable

La subvention d’investissement doit être reportée au résultat au rythme des amortissements


pratiqués s’il s’agit d’un bien amortissable acquis au moyen de la subvention (donc
imposable au rythme des amortissements).
subvention
Quote part de subvention amortie = X dotation de l' exo
V .O
Ou
Quote part de subvention amortie = subvention x taux d’amortissement.

L’ENREGISTREMENT COMPTABLE DE LA SUBVENTION AMORTIE

141 subvention d’investissement X

86 Reprise de subvention d’investissement X


5
S’il s’agit d’un bien non amortissable, la subvention doit être étalée sur la durée
d’inaliénabilité du bien. Généralement elles sont amorties donc raportées aux bénéfices soit
en fonction de réglementation fiscale éventuelle soit en fonction des conditions prévues par
le contrat accordant la subvention (en général 10 ans).
Remarques : Lorsque le bien acquis au moyen d’une subvention est cédé avant d’être
amortie ou avant la période d’inaliénabilité prévue dans le contrat, la portion de la

183
subvention non encore rapportée au résultat imposable doit l’être à la clôture de l’exercice
de cession.
L’enregistrement comptable se fera de la manière suivante :

141 subvention d’investissement X

86 Reprise de subvention d’investissement X


5

NB : Les produits hors activité ordinaire sont des produits taxables

F. LES PRODUITS FINANCIERS


Les produits financiers sont en principe imposable intégralement, cependant
certaines dispositions fiscales exonèrent partiellement ou totalement certains
produits financiers.
1. LES PRODUITS DES ACTIONS ET DES PARTS SOCIALES
Ces produits sont passibles de l’IRVM avant la prise en compte des résultats
imposables.
- Les dividendes et les produits assimilés sont imposables qu’à concurrence de 50% de
leur montant net d’IRVM.
- Les dividendes et tous les autres produits des actions des sociétés de droit public ou
privé étrangers ou ivoiriennes cotées à la bourse des valeurs sont exonérés à
concurrence de 90% de leur montant
- Les dividendes provenant d’une filiale sont exonérés à concurrence de 95% de leur
montant. C’est le régime fiscal des sociétés mères et filiales..
Mais l’application de ces régimes est soumise à un certain nombre de conditions :
*La société-mère doit avoir la nationalité ivoirienne. Cette est réalisée lorsque le siège
de la société est fixé en CI.
*Les actions ou parts sociales doivent revêtir la forme nominative. A défaut elles
doivent être déposées dans une banque agréée par l’administration
*La participation de la société-mère dans la filiale doit être au moins à a10%. Ce
pourcentage va s’apprécier à la date de mise en paiement des dividendes.

184
*Par ailleurs les titres doivent avoir été à l’émission, à défaut, la société-mère doit
prendre l’engagement de les conserver pendant un délai de 2 ans au moins.
*Les bonis de liquidation d’une société peuvent être exonérés à 50%,90.% ou 95%

2 . LES RETENUS DES CREANCES

Ils sont imposables à l’IRC avant leur prise en compte.

- Les revenus des obligations (obligations émises en CI remboursement 5 ans au


moins) sont exonérés à concurrence de 90% de leur montant après avoir apporté
l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières au taux de 10%, 12% ou 15%.
L’exonération est également de 90% pour les sociétés étrangères ou locales cotées à la
bourse des valeurs.
- Exonération à 50% des intérêts de dépôts, prêts et comptes courants.
- Les produits d’obligations versés à des personnes non établies en CI : exonération
100%
- Les produits des emprunts émis par l’Etat, les départements, les communes, tout
établissement public coté à la Bourse des Valeurs sont exonéré à 90% de leur montant.
- Les intérêts des bons au porteur émis par la C.A.A en règlement des travaux à
paiement différé sont exonérés à 100%
il en est de même des intérêts de bons de caisse ayant supportés l’impôt sur les BNC
au taux de 25%.
- Exonération à 50% ou 90% selon le cas des bons de liquidation.

IV. LES PLUS-VALUES


En principe les plus-values sont immédiatement imposables. Cependant le CGI a
prévu 3 régimes d’impositions privilégiés.

IV.1. L’IMPOTSITION DES PLUS-VALUES REALISEES EN FIN D‘EXRCICE


(Article 33 du CGI et article 31 du CGI)
 Article 33 du CGI
Les plus- values provenant de la cession d’un élément d’actif immobilisé sont
soumises à un régime préférentiel de taxation lorsqu’elles sont réalisées en fin
d’exploitation ou en cas de cession partielle de l’entreprise. Dans cette

185
hypothèse les plus-values sont comprises dans le résultat imposable de
l’exercice au cours duquel la cession ou cessation est intervenue pour la moitié
de leur montant. Cette fraction de plus-value est ramenée au 1/3 de son
montant lorsque la cession ou la cessation intervient plus de 5 ans après la
création ou l’achat du fonds.
 Article 31 du CGI
Lorsque la cession d’activité résulte du décès de l’exploitant, la taxation de la
plus-values du fonds de commerce (éléments corporels et incorporels) est
reportée au moment de la cession des héritiers.
Deux conditions sont à remplir :
 L’exploitation doit être continuée par les héritiers en ligne directe.
 Aucune augmentation de leur valeur ne doit être apportée à ces documents
d’actif d’après le dernier bilan établit par le défunt.

IV.2. L’IMPOSITION DES PLUS-VALUES D’APPORTS EN SOCIETE.


(Article 32 du CGI)
Les plus-values dégagées par la société apporteuse lors d’une opération de
fusion, de scission, d’apport partiel d’actif peuvent échapper à l’impôt dans la
mesure où les conditions ci-dessous sont apportées.
. Les sociétés apporteuses doivent être des SA, SCA ou SARL. Les sociétés
bénéficiaires doivent aussi revêtir l’une des 3 formes.

Conséquences de l’exonération.
- Les sociétés apporteuses peuvent déduire de leur bénéfice imposable les plus-values
bisées ci-dessus. La société bénéficiaire est dans l’obligation de calculer en ce qui
concerne les éléments visés ci-dessus les amortissements à pratiquer sur les biens
provenant de l’apport sur la VNC telle qu’elle résulte du compte de la société
bénéficiaire au jour de l’apport
- En ce qui concerne les éléments les éléments d’actif non amortissables, la société
bénéficiaire devra calculer les plus-values ultérieurement réalisées en cas de
rétrocession en ce basant sur le coût de revient dans les comptes de la société
apporteuse et non de la valeur d’apport.
La pratique comptable étant différente de la politique, il y aura réintégration de
l’excédent d’amortissement ou de plus-value.

186
IV.3. LES PLUS-VALUES A REINTEGRER (Article 28 du CGI)
La plus-values de cession réalisée en cours d’exploitation est normalement incluse
dans le bénéfice imposable. Mais afin d’inciter les entreprises exerçant en CI à investir
sur le territoire ivoirien, l’article 28 du CGI leur accorde la possibilité se déduire les
plus-values à condition de prendre l’engagement de procéder à un nouvel
investissement dans les 3 années qui suivent, mais il ne s’agit pas d’’une véritable
exonération mais un paiement échelonné ou différé d’impôt. Seules les personnes
physiques ou morales soumises à l’impôt BIC ou BA peuvent en bénéficier.
Conditions
- Il faut que la plus –value soit réalisée sur les immobilisations en cours d’exploitation
- Le réinvestissement doit se faire dans 3 ans maximum
- Le réinvestissement doit se faire en CI en immobilisation
- Le montant du réinvestissement doit être égal au moins au coût de revient du bien cédé
+ la plus-value à réinvestir ou le prix de cession + la somme des amortissements

NB : Le non –respect de l’une des conditions entraine la réintégration de la plus-value ou de


la fraction de la plue-value au résultat imposable.

*Paiement ultérieur de l’impôt différé

Les plus-values déduites du bénéfice imposable viennent en déduction du coût de revient


des nouvelles immobilisations soit pour le calcul des amortissements (biens amortissables)
soit pour le calcul des plus-values de cession ultérieur (biens non amortissables).

ASPECT COMPTABLE

La plus-value est enregistrée dans le compte 829 « plus-values à réinvestir » au lieu de


8530 « plus-values » avant d’être virée dans le compte 1135 « réserve de plus-values à
réinvestir. » Selon le plan SYSCOAHADA la plus-values dégagée est directement
comptabilisée dans le compte 152 « plus-value de cession à réinvestir » au crédit par le
débit du compte 851 « dotation aux provisions réglementées ».

851 dotation aux provisions réglementées X

plus-value de cession à réinvestir

187
15 X
2

Cette plus-value est apurée au rythme de l’amortissement du bien (bien amortissable) ou


lors de la cession du bien amorti. (bien non amortissable)

Exemple d’application

La SA SETACI a cédé un bien dont la valeur d’origine est égale à 10.000.000. elle a
enregistré une plus-value de 5.000.000 qu’elle prend l’engagement de réinvestir dans les 3
années qui suivent. Le cumul des amortissements pratiqués est égal à 6.000.000. elle
réinvestit 3 ans après dans le cadre de l’article 28 une somme de 20.000.000 dans un
matériel et outillage lourd amortissable de façon linéaire de 10 ans.

TAF : Passer toutes les écritures qui s’imposent depuis la clôture jusqu’au 1er
amortissement du nouveau bien acquis après avoir déterminé le montant minimum à
réinvestir.

SOLUTION

Comptabilisation

851 dotation aux provisions réglementées 5.000.00


0
152 plus-value de cession à réinvestir 5.000.000
Montant minimum à réinvestir

VO + plus-value = 10.000.000 + 5.000.000 = 15.000.000

Ou prix de cession + somme amortissements

Prix de cession = VNC + PV = 4.000.000 + 5.000.000 = 9.000.000

Montant = 9.000.000 + 6.000.000 = 15.000.000

241 Materiel et outillage 20.000.000


521 Banque 20.000.000
6812 Dotation d’amortissement 200.000
2841 Amortissement mat. Et outillage 200.000

188
(2.000.000 x 10%)
Plus-value de cession
152 861 Reprise de provisions 500.000
réglementées 500.000
(5.000.000 x 10%)
Lorsque le bien est cédé avant d’être totalement amorti la plus-value non encore rapportée
au résultat imposable doit être à la clôture de l’exercice de cession par l’écriture.

152 plus-value de cession à réinvestir X

861 reprise de provision réglementée X


Lorsque le réinvestissement est partiel (inférieur) au montant minimum, la fraction non
réemployée de la plus-value doit être réintégrée au bénéfice. La fraction taxable est
déterminée en faisant la différence entre le montant théorique et le montant effectif. En
tout état de cause cette fraction ne saurait excéder la plus-value.

Reprenons l’exemple précédent en supposant que la SETACI a réinvesti 13.000.000.

Plus-value non réinvestie = 15.000.000 – 13.000.000 = 2.000.000

Plus- value réinvestie = 5.000.000 – 2.000.000 = 3.000.000

Plus-value à rapporter au résultat

2.000.000 + (3.000.000 x 10%) = 2.300.000

6812 Dotation d’amortissement X


2841 Amortissement mat. Et outillage
X
152 plus-value de cession à réinvestir X

861 reprise de provision réglementée X


*SI l’engagement n’est pas respecté la plus-value est rapportée au résultat à
la fin de la 3ème année.

*Si l’engagement porte sur un bien non amortissable, la plus-value reste bloquée dans le
compte 152 et c’est lorsque le bien sera cédé que la totalité est rapportée au résultat.

189
CESSION D’UN BIEN ACQUIS EN REEMPLOI

La plus-value figure éventuellement au passif du bilan doit être réintégrée au résultat.


Mais si l’entreprise décide de réinvestir ma nouvelle plus-value, l’ancienne plus-value
s’ajoute à la nouvelle.

PLUS-VALUE A REINVESTIR = PLUS-VALUE NON ENCORE RAPPORTEE AU


RESULTAT + PLUS-VALUE REALISEE.

Montant minimum à réinvestir = plus –value à réinvestir + prix de revient.

Prix de revient = VO - plus-value réinvestie.

Toutes les autres règles restent identiques.

Remarque : Il n’est pas prévu un ordre pour appliquer l’article 28 mais pour bénéficier
pleinement des avantages de l’article il est indiqué d’investir la plus-value d’abord dans
les immobilisations non amortissables puis dans les immobilisations qui ont les durées
plus longues que les immobilisations à courte durée.

III.5. L’IMPOT MINIMUM FORFAITAIRE (IMF)

La cotisation due au titre d’un exercice comptable est de 0,5% CATTC dudit exercice et
non du CA TTC de l’exercice précédent.

CA = Ventes + Autres Produits


Ce taux est ramené à 0,15% pour les banques, les compagnies d’assurances et de
réassurance et 0,1% pour les entreprises de produits pétroliers.

Le montant de l’IMF est compris entre un montant planché à 2 millions et un montant


plafond de 30 millions pour un exercice. Ce plafond est ramené de 30.000.000 à
15.000.000 jusqu’à la fin de l’exercice 2009 (loi de finance 2007). L’IMF est payé dans
les mêmes conditions que l’impôt BIC. Le contribuable paiera l’IBIC si l’IBIC est
supérieur à l’IMF. Il paiera l’IMF est supérieur à l’impôt BIC sans que le montant soit
supérieur à 30 millions. L’excédent de l’IMF n’est ni restituable ni reportable. Il est
considéré comme une charge déductible pour l’exercice en cours. Les entreprises
déficitaires situées dans les zones de guerre sont exonérées de l’IMF pour l’exercice clos
le 31/12/2002. L’IMF déjà acquitté constitue un crédit d’impôt imputable sur l’impôt sur
les bénéfices de l’exercice suivant.

190
N.B : Les entreprises nouvelles sont exonérées de l’IMF pour le 1er exercice comptable
mais ne sont pas exonérées de l’IBIC.

Les entreprises situées en zone de guerre sont exonérées de l’IMF jusqu’au 31 décembre
2009 (loi de finance 2007). Le plafond de l’IMF est réduit à 10.000.000 pour les
entreprises sinistrées.

III.6. CALCUL ET PAIEMENT DE L’IMPOT BIC

Les contribuables sont tenues de clore leur exercice comptable le 31/12 de chaque année.
Pour les entreprises nouvelles qui commence leur activité entre le 1er juillet et le 31
décembre, elles sont autorisées à clore leur exercice l’année suivante. Pour les entreprises
qui cessent leur activité, leur période d’imposition s’étend du 1er Janvier à la date de
cession.

Calcul de la cotisation annuelle

Les contribuables calculent l’impôt BIC et l’IMF pour comparer les deux résultats et
retenir le montant le plus élevé comme cotisation de l’année avec un plancher de
2.000.000F, et un plafond de 30.000.000F (15.000.000 ou 10.000.000 jusqu’en 2009) pour
l’IMF.

 L’impôt BIC est calculé au taux de 27% sur le résultat fiscal pour les personnes
morales (sociétés) et 25% du résultat fiscal majoré d’un acompte d’IGR de 10% du
résultat fiscal.
Pour les personnes physiques, la base est arrondie au millier de francs inférieurs.
Exemple 1 : -résultat fiscal : 18.500.000
-Calculer le montant de l’IBIC
Cas de société : IBI = 18.500.000 x 27% = 4.995.000
Cas de personne physique : IBIC = 18.500.000 x 25% = 4.625.000
Acompte IGR = 18.500.000 x 10% = 1.850.000
Exemple 2 : Résultat fiscal : 28.000.000
CATTC de l’année : [Link]
Quel est le montant de la cotisation annuelle ?
Cas de société : IBIC = 28.000.000 x 27% = 7.560.000
: IMF = [Link] x 0,5% = 7.500.000
: IBIC¿IMF ❑
⇒ Cotisation de l’année = IBIC = 7.560.000

191
Cas de personnes physiques :
IBIC = 28.000.000 x 25% = 7.000.000
IMF = [Link] x 0,5% = 7.500.000
IMF¿IBIC❑
⇒ Cotisation de l’année IMF = 7.500.000

Remarque : Si le résultat est déficitaire, la cotisation de l’année se réduit au


montant de l’IMF. Entre IMF et IBIC on paie le montant le plus élevé dans les
mêmes conditions.
❑ Paiement de l’impôt

Le paiement par acompte provisionnels est supprimé et remplacé par le paiement


fractionné à compter de l’exercice clos de 31/12/2003
La déclaration intervient au plus tard le 20 avril de l’année suivante.
La cotisation de l’exercice est payée après détermination de l’impôt en trois
fractions égales :
- La première fraction au plus tard le 20/04 de l’année suivante
- La deuxième fraction au plus tard le 20/06
- La troisième fraction au plus tard le 20/09

NB/ Il n’y aura plus d’acompte provisionnel en 2004.


Les entreprises de transport sont tenues d’acquitter la moitié de l’impôt pendant deux
ans soit 2004 et 2005.
Les petites et moyennes entreprises constituées sous la forme de personnes morales et
exerçant dans le domaine de la transformation industrielle et les nouvelles
technologies de l’information et de la communication acquittent l’IBIC au taux de
25%.
Le taux de 27% s’applique aux grandes entreprises c'est-à-dire les entreprises qui ont
un CA supérieur à [Link], toutes les entreprises appliquent 25% donc le taux
ne dépend pas des régimes.
Exemple : l’entreprise SOCI a versé au cours de l’année 2006, un impôt de 18.000.000
pour l’exercice 2007, le résultat fiscal s’est élevé à 60.000.000 par un CATTC de
[Link].
Travail à faire :
1°) Calculer la cotisation de l’année 2007

192
2°) Indiquer les modalités de paiement.

Solution
1°) Cotisation 2007
IBIC = 60.000.000 x 27% = 16.200.000
IMF = [Link] x 0,5% = 10.000.000
Cotisation de 2007 égale à 16.200.000
Modalité de paiement
16.200.000
- 20/04/2008 : = 5.400.000
3
- 20/06/2008 = 5.400.000
- 20/09/2008 = 5.400.000
Ecriture comptable

891 Impôt sur les bénéfices X


441 Etat, impôt BIC X
(Cotisation de l’IBIC)
20/04/N+1
441 Etat, impôt BIC X
521 Banque X
(Règlement 1ère fraction)
20/06/N+1
441 Etat, impôt BIC X
521 Banque X
(Règlement 2ème fraction)
20/09/N+1
441 Etat, impôt BIC X
521 Banque X
(Règlement 3ème fraction)

III.7. LES RETENUES A LA SOURCE DE L’IBIC


Ces retenues à la source ont été initiées par la loi de finance par les gestions 1996,
1999, 2000 et 2001. Elles portent sur :

193
- Les ristournes, commissions ou remises versées par les importateurs, fabricants,
grossistes et demi-grossistes à leur revendeurs principaux (article 58 CGI).
- Les sommes vrsées par les exportateurs de café ou de cacao à leurs traitants (article 60
CGI)
Sont appelées traitants toutes les personnes chargées de la collecte pour le compte des
exportateurs de café et cacao.
- Selon la loi de finance 2001, les exportateurs de café doivent retenir à la source sur
les sommes versées aux traitants 2F par Kilogramme de café livré et 2,5F par
Kilogramme de cacao livrer. 1% pour les ananas en 2005 et 2006
- Les sommes versées au profit des entreprises de transport de bois en grumes et
d’hydrocarbures par les redevables de l’IBIC.
- Les sommes versées au profit des intermédiaires par les compagnies d’assurances.
- Les sommes versées par les professionnels des unités de productions agricoles aux
producteurs pour certains produits agricoles ou produits de pêche en mer.

CALCUL DE LA RETENUE
La retenue à la source est assise sur 30% du montant brut des sommes versées. Elle
est opérée au taux de 25% soit encore un taux effectif de 25% x 30% = 7,5%
applicable sur le montant brut c'est-à-dire sans abattement.
Exemple N°1 : Soit une somme de 20.000.000F versée à titre de ristourne par un
fabricant à son revendeur principal.
-Procéder à la retenue à la source.

Solution :
Base à la retenue : 20.000.000 x 30% = 6.000.000
Montant de la retenue : 6.000.000 x 25% = 1.500.000
Calcul direct : 20.000.000 x 7,5% = 1.500.000
Le fabricant remettra à son revendeur que la somme de 20.000.000F – 1.500.000F
18.500.000. les 1.500.000F seront reversés au plus tard le 15 du mois suivant au
trésor.
NB : S’il s’agit d’un entrepreneur de travaux publics ou de bâtiments, pas de retenue
de BIC si le sous-traitant n’est pas un exploitant individuel.
Exemple N°2 :

194
Un exportateur de café a reçu de la part de ses traitants pour la campagne 1995 – 1996,
90.000 tonnes de produits à exporter.
TAF : Calculer la retenue à la source de l’IBIC
Commission brutes versées au traitants
2 x 9.000.000 = 18.000.000
Base de la retenue
18.000.000 x 30% = 5.400.000
Montant de la retenue : 5.400.000 x 25% = 1.350.000
Ou calcul direct = 18.000.000 x 7,5% = 1.350.000

Cas du prélèvement à titre d’impôt sur les bénéfices sur les productions telles que les
produits du palmier à huile, ananas, bois en grume, produits héveicols :
Les professionnels de la transformation ou de la mise en valeur de ces produits sont
tenus d’opérer une etenue à la source sur les sommes versées aux producteurs non
réguliers déclarés, les prélèvements aux taux de 1,5% pour les produits du palmier à
huile, et 2,5% pour les bois en grume, ananas et produits héveicoles.

PAIEMENT ET IMPUTATION
La retenue opérée au cours d’un mois est exigible au plus tard le 15 du mois suivant.
La déclaration est faite sur un bordereau « avis de versement et de l’Etat nominatif des
retenues ». la déclaration est accompagnée pour chaque bénéficiaire d’une attestation
de retenue. Cette attestation de retenue après visa est remise au bénéficiaire pour faire
valoir ultérieurement les retenues subies.
La retenue à la source est imputable sur l’impôt BIC, ou IMF dû par le contribuable
qui a subi la retenue.
- Les excédents de retenue ne sont restituables mais reportables.
- Les retenues opérées mais non reversées n’ouvrent pas droit au crédit d’impôt.

Sanctions : Le retard de versement est sanctionné d’une pénalité de 100% des sommes
dues. Cette pénalité est de 30% si le retard n’excède pas un mois.

Exemple n°1

195
Soit un revendeur de produits cosmétiques qui a un IBIC de 2005 à payer de
5.000.000F. l’IMF de la même année est de 4.500.000F après la retenue de l’IBIC
non encore imputée 3.550.000F.
TAF : Déterminer le montant IBIC à payer.
IBIC¿IMF❑
⇒ ilpôt exigible 5.000.000

Impôt exigible = 5.000.000


Retenue à la source = - 3.550.000
Solde à payer 1.450.000

IV. LE REGIME DU REEL SIMPLIFIE ET L’IMF


IV-.1 PERSONNE IMPOSABLE
Depuis le 07/04/2000, ce régime s’applique aux exploitants individuels et sociétés de
vente de marchandises est assimilés dont le CA annuel TTC est compris entre 50
millions et 150 millions ; au prestations de services et aux contribuables qui exercent
simultanément les 2 activités dont le CA annuel TTC est compris entre 25 millions et
75 millions.

IV.2 LE RESULTAT D’IMPOSITION


Le résultat comptable doit être déterminé le 31/12 de chaque année. A partir de ce
résultat comptable, on procède à des corrections en plus (réintégration des charges non
déductibles) en moins (déduction des produits non taxables) pour avoir le résultat
fiscal imposable.
La détermination du résultat fiscal suit les mêmes règles que le bénéfice réel.
Toutefois les contribuables soumis à ce régime sont interdits de pratiquer
l’amortissement accéléré, dégressif, de réputer différé les amortissements en périodes
déficitaire. Le seul amortissement autorisé est l’amortissement linéaire.
Ils ne doivent non plus pratiquer de provisions. Pour la pratique des amortissements,
ils doivent respecter les taux suivants :
Frais d’établissement 50%, constructions à usage commercial, artisanal et agricole 5%,
matériel de transport 33,33%, mobilier, matériel de bureau, installation et
aménagement 10%, matériel informatique 50%.

IV.3. calcul de l4impot

196
L’impôt est calculé au taux de 25% pour les personnes morales (sociétés) et 25% pour
les personnes physiques majoré de 10% au titre d’acompte d’IGR ; la base imposable
doit être arrondie à la centaine de francs inférieur. Le montant doit être acquitté au
plus tard le 20 Avril de chaque année. L’impôt BIC calculé au taux de 25% avec 10%
d’acompte IGR devient libératoire de l’IGR.
Paiement de l’impôt
Les assujettis au RSI paient désormais leur impôt BIC selon le même principe que les
assujettis au réel normal.
Le paiement de l’IMF en cours d’année est supprimé.
L’IMF est calculé sur le chiffre d’affaires de l’exercice sans minimum et maximum de
perception.
On compare l’IMF et l’IBIC en fin d’année et on retient le montant le plus élevé. La
cotisation retenue est payée en trois fractions.
- Le premier 1/3 le 20/04/ de l’année suivante
- Le deuxième 1/3 le 20/06 de l’année suivante
- Le troisième 1/3 le 20/09 de l’année suivante

Remarque : les entreprises nouvelles au RSI sont exonérées de l’IMF.


Exemple : Soit le bénéfice fiscal 25.907.000
Impôt BIC = 25.907.000 x 25% = 6.476.750
Acompte IGR : 25.907.000 x 10% = 2.590.700
IV.4. L’IMPOT MINIMUM FORFAITAIRE (IMF)
L’IMF qui frappe les assujettis au régime du réel simplifié est calculé au taux de 10%
sur le CA TTC de l’exercice. Ce CA est constitué de l’ensemble des recettes et
produits de l’activité principale, des activités annexes et accessoires (revenu de loyer
d’immobilisation, revenu de portefeuille titres, intérêts des créances commerciales,
subventions d’exploitation et d’équilibre, gains nets de change). Le calcul et le
paiement de l’IMF a été modifié par la loi de finance 2004.

CA = Ventes + Autres Produits

Ne sont pas pris en compte dans l’assiette de l’IMF les produits suivants :
- Variation de stock de marchandises

197
- Variation de produits stockés
- Les travaux en frais d’établissements
- Les récupérations des charges imputées à des tiers
- Les transferts de charges
- Les rentrées sur créances amorties
- Quote-part de subvention d’équipement rapportée au résultat
- Les reprises de plus-value au résultat, reprise d’amortissement, de provision.
- Les produits exonérés de l’impôt BIC à 100%
- Selon le pourcentage taxable pour les produits partiellement taxables à l’impôt BIC

Exemple :
Un exploitant individuel a réalisé au cours de l’exercice N les produits suivants :
- Ventes de marchandises HT 40.000.000
- TVA/ventes des marchandises 8.000.000
- Variation de stock de marchandises 2.000.000
- Prestation de service TTC 7.000.000
- Travaux en frais d’établissement 1.000.000
- Loyers sur biens immobiliers 1.500.000
- Rentrées sur créances amorties 75.000
- Produits divers 500.000
- Produits accessoires 300.000
- Subvention d’exploitation reçue 2.500.000
- Intérêt de bon de caisse 400.000
- Intérêt de prêts et compte courant 700.000

TAF : Calculer le montant de l’IMF à payer en N

Elements Montants

198
Ventes de marchandises 40.000.000
- TVA/ventes des marchandises 8.000.000
- Variation de stock -
- Prestation de service 7.000.000
- Travaux en frais d’établissement -
- Loyers sur biens immobiliers 1.500.000
- Rentrées sur créances amorties -
- Produits divers 500.000
- Produits accessoires 300.000
- Subvention d’exploitation 2.500.000
- Intérêt de bon de caisse (exonéré BIC) -
- Intérêt de prêts et compte courant 350.000
x 700.000

Base IMF 60.150.000

IMF de N = 60.150.000 x 2% = 1.203.000


NB : Il n’y a ni minimum ni maximum pour l’IMF

199
exemple d’application

SA COULIBALY exploite une entreprise industrielle d’impression de tissus installée en


industrielle de yopougon. Son capital personnel est de 80 millions. Au 31/12/N, l’entreprise
Coulibaly a réalisé un bénéfice comptable avant impôt de 2 millions. Le CA TTC de N s’élève à
95 millions en N-1. Le bénéfice tient compte informations suivantes :
- Pénalité pour dépôt hors délai pour la déclaration de la TVA d’Août N : 20.000F
- Majoration pour paiement tardif de la patente : 15.000F
- Rémunération annuelle de COULIBALY : 1.000.000F
- Rémunération de Mme COULIBALY : 700.000F
- Rémunération des autres employés : 2.500.000F
TAF :
[Link] le régime fiscal des BIC le l’entreprise COULIBALY.
2. Déterminer l’assiette BIC et liquider l’impôt
3. Déterminer l’IMF et indiquer les dates de paiements de la cotisation N.
Solution
1°) Le régime réel simplifié car le CA TTC est compris entre 50 millions et 150
millions
2°) Détermination de l’assiette de l’impôt BIC

ELEMENTS REINTEGRATIONS DEDUCTIONS


Bénéfice comptable 2.000.000
Pénalité de retard 20.000
Majoration pour paiement Tardif 15.000
Rémunération de Mr COULIBALY 1.000.000
Rémunération de la secrétaire - -
Rémunération des employés - -
Bénéfice fiscal 3.035.000

- L’assiette de l’impôt BIC et IGR est 3.035.000


Liquidation de l’impôt
3.035.000 x 35% = 1.062.250 soit : IBIC = 3.035.000 x 25% = 758.750
Acompte IGR : 3.035.000 x 10% = 303.500
3°) Calcul de l’IMF en N
95.000.000 x 2% = 1.900.000

200
IMF¿ IBIC ❑

1.900.000¿758.750 donc cotisation de N = 1.900.000
1.900.000
Paiement : 1er versement : 20/04/N+1 : = 633.333
3
2ème versement : 20/06/n+1 : 633.333
3ème versement : 20/09/N+1 : 633.333
NB : Le taux de 2% passe à 1% jusqu’en 2009 pour les entreprises sinistrées
- Calcul de l’IMF devient
IMF = 95.000.000 x 1% = 950.000
IMF¿IBIC Cotisation de N = 950.000
Soit 20/04/N+1 : 950.000 : 3 = 316.667
20/06/N+1 : 316.667
20/09/N+1 : 316.667

201
CHAPITRE 7: MESURES FISCALES D’AIDE A L’INVESTISSEMENT ET A LA
RESOLUTION DU CHOMAGE

I- MESURES FISCALES D’AIDE A L’INVESTISSEMENT


Il s’agit des mesures qui accordent des avantages fiscaux (réduction d’impôt et
exonération d’impôt) aux entreprises qui investissent en CI. Ces avantages sont plus
importants lorsque les investissements sont réalisés en dehors de la zone d’Abidjan.
Ces mesures sont :
- Le code des investissements de 1995 loi 95-620 du 03/0895)
- La réduction d’impôt en cas d’investissement du bénéfice (article 110 du CGI)
- L’exonération des plus-values sous condition de réemploi (article 28 du CGI)

I.1. Le code des investissements de 1995


Ce nouveau code des investissements se substitue aux anciens codes et aux régimes
spéciaux d’aide fiscale à l’investissement du CGI à savoir :
- Code des investissements de 1973 (loi 73-368 du 26/07/73)
- Code des investissements de 1984 (loi n°84-1230 du 08/11/84).
- Régime de l’usine nouvelle (article 4 du CGI)
Toutefois les entreprises qui ont bénéficiés des avantages de ces anciens régimes
demeurent réglés par les dits régimes jusqu’à ce que l’effet des avantages ait expiré.
Le code des investissements de 1995 comporte deux régimes :
- Le régime déclaratif des projets d’investissement
- Le régime de l’agrément à l’investissement.

A- LE REGIME DECLARATIF
Ce régime consiste à déclarer les projets d’investissement contre une attestation de
dépôt délivrée par CEPICI et permet à l’entreprise d’être exigible sous 48 heures
maximum. Il concerne la création d’activité dans les secteurs suivants :
- Agriculture, élevage et pêche
- Industries extractives et production d’énergie, industries manufacturières, production
et industrie culturelle.
- Santé, éducation, tourisme.

202
- Autres secteurs à l’exception des bâtiments et travaux publics, du commerce, des
transports et des services bancaires et financiers.
Les entreprises bénéficiant de ce régime sont exonérées des impôts BIC et BNC, de la patente
et de la contribution des licences pour une durée de 5 ans lorsque l’entreprise est installée
dans la zone A (département d’Abidjan, d’Aboisso, d’Adzopé et d’Agboville) et 8 ans si
l’entreprise est installée dans la zone B et C c'est-à-dire le reste du pays. Ces exonérations
sont réduites à 50% puis à 25% pendant l’avant dernière année de bénéfice des avantages. Ces
durées sont majorées des délais de réalisation des programmes.
Exemple : Soit une entreprise située à la zone industrielle de Yopougon dont les résultats sont
les suivants :
N : 20.000.000
N+1 : 25.000.000
N+2 : 40.000.000
N+3 : 30.000.000
N+4 : 35.000.000
N+5 : 45.000.000
TAF : Appliquer le régime déclaratif de la loi n°95-620 au regard de l’impôt BIC

Solution

Année Benefice Impôt BIC Gain fiscal


N 20.000.000 - =0 5.400.000
N+1 25.000.000 - =0 6.750.000
N+2 40.000.000 - =0 10.800.000
N+3 30.000.000 30.000.000 x 27% x 50% = 4.050.000 4.050.000
N+4 35.000.000 35.000.000 x 27% x 75% = 7.087.000 2.362.000
Total 3.616.250

B- LE REGIME DE L’AGREMENT A L’INVESTISSEMENT.


L’agrément est accordé par arrêté ministériel après déclaration de l’investissement attestée par
le CEPICI sous un délai de 45 jours minimum.
Ce régime s’applique aux opérations de création et de développement d’activité dans tous les
secteurs à l’exception des bâtiments et travaux publics, des services bancaires et financiers. Le
bénéfice des avantages est de 5 ans si l’entreprise est située dans la zone d’Abidjan et de 8 ans

203
pour les investissements réalisés dans le reste du pays. Ces durées sont majorées des délais de
réalisation du programme d’investissement. Le gain obtenu pendant la période d’exonération
est fonction du montant de l’investissement réalisé. Les exonérations portent :
1°) En matière de droit de douane et droit fiscal d’entrée l’exonération est de 95% sur les
équipements et matériels ainsi que sur le 1er lot de pièces de rechange sur le montant de
l’investissement est compris entre 500 millions et 2 milliards. L’exonération est de 100%
pendant la période du bénéfice pour les investissements supérieurs à 2 milliards.
2°) Pour les créations d’activité exclusivement.
Exonération de l’impôt BIC, de la patente et des licences si le montant de l’investissement est
compris entre 500 millions et 2 milliards.
Lorsque le montant de l’investissement est supérieur ou égal à 2 milliards, l’exonération porte
seulement sur l’IBIC, la construction des patentes et des licences mais aussi sur la
contribution des propriétés bâties.
Ces exonérations sont réduites à 50% puis à 25% des taxes et impôts normalement dus
respectivement, l’avant dernière et la dernière année de bénéfice des avantages.
Remarque : Le non respect des engagements entraine le remboursement des avantages déjà
perçus après une mise en demeure de trois mois restée sans effet. L’exonération portant sur la
TVA est supprimée. (loi de finance 2000)

204
I-2 LA REDUCTION D’IMPOT POUR INVESTISSEMENT (Article110 du CGI)
L’avantage de ce régime est ouvert aussi bien aux sociétés qu’aux entrepreneurs individuels.
Il est limité à l’impôt BIC ou BA

a- Les conditions
Donnent droit au bénéfice de ce régime seul les investissements entrants dans le cadre d’un
programme d’investissement effectués sous la forme de création ou de développement des
entreprises industrielles ou agricoles.
Sont exclus du régime d’investissements déjà placés sous un régime de faveur (loi n°95-620 ;
article 28), les immeubles et les biens d’équipements acquis d’occasion, les constructions ou
extension d’immeubles bâtis.
La création ou développement ou d’installation minière ou forestière ; les souscriptions de
départ, les d’obligations ou d’actions des sociétés immobilières, les véhicules de toute nature
à l’exception des véhicules de moyen de manutention.
Les mobiliers et matériels de bureau à l’exception du matériel informatique.
L’investissement doit avoir un montant net minimum de 2 ans à compter du 31 décembre de
l’année au cours de laquelle il est agréé. L’entreprise doit avoir une situation fiscale régulière
et tenir une comptabilité régulière.

b- Détermination de la réduction d’impôt


La déduction d’impôt est obtenue en déduisant du bénéfice imposable une
somme égale à 25% du montant de l’investissement est réalisé et payé dans la
zone d’Abidjan (département d’Abidjan, d’Aboisso, d’Adzopé et d’Agboville)
et 30% si l’investissement est réalisé et payé dans les autres régions.
Toutefois au titre d’un exercice donné, la déduction ne peut excéder 50% du
montant du bénéfice imposable. Les sommes qui n’ont pu être déduite au titre
du 1er exercice suivant bénéfice imposable. Les sommes qui n’ont pu être
déduites au titre des trois exercices suivants la limite de 50% du bénéfice. Soit
un bénéfice d’une période de 04 exercices
Exemple : Une SA installée au centre de la CI a acquis le 01/03/N un matériel
et outillage lourd à 254.880.000 TTC. Les bénéfices fiscaux prévus sur 5
exercices sont les suivants :
N : 20.000.000
N+1 : 30.000.000

205
N+2 : 40.000.000
N+3 : 45.000.000
N+4 : 55.000.000
TAF : En supposant que l’investissement rempli les conditions de l’article 110 ;
montrer comment elle peut bénéficier des avantages de cet article.

Solution :
Montant de l’investissement HT : 254.880.000/1,18 = 216.000.000
Montant de la déduction : 216.000.000 x 30% = 64.800.000
IBIC N° 20.000.000 x 50% x 27% = 2.700.000
Tableau de détermination des gains fiscaux

Année Benefices Deduction Deduction Deduction Impôt à Economie


s imposable théorique limitée repportée payer et gain
s d’impôt
N 20.000.00 6.480.000 10.000.00 54.800.00 2.700.00 2.700.000
0 0 0 0
N +1 30.000.00 54.800.00 15.000.00 39.800.00 4.050.00 4.050.000
0 0 0 0 0
N +2 40.000.00 39.800.00 20.000.00 19.800.00 5.400.00 5.400.000
0 0 0 0 0
N +3 45.000.00 19.800.00 22.500.00 0 6.075.00 5.346.000
0 0 0 0
Total 17.496.00
0

Sur le 4 exercices cette entreprise gagne fiscalement 22.680.000F ce qui


constitue un manque à gagner pour l’Etat.

Exemple 2
La société anonyme KARL installée à San-Pedro, a présenté à la DGI un
programme d’investissement d’un montant de 60.000.000 HT sous l’article 10
du CGI le 1/08/N. le programme a été agréé le 05/06/N+1. Les travaux ont
commencé immédiatement pour être achevés le 30/11/N+2

206
Le programme est présenté comme suit :

Exercice Investissements Investissements Résultat


réalisés… payés au cours fiscal avant
de l’exercice 110
31/12/N+1 20.000.000 20.000.000 18.000.000
31/12/N+2 40.000.000 15.000.000 15.000.000
31/12/N+3 10.000.000 16.000.000
31/12/N+4 15.000.000 -8.000.000
31/12/N+5 - 17.000.000
31/12/N+6 - 20.000.000
Total 60.000.000 60.000.000

TAF : Déterminer les gains fiscaux

Solution
La déduction ne commencera que sur les résultats du premier suivant celui de
l’achèvement du programme. Donc la première déduction a lieu à partir du
31/12/N+3

Années Benefices Deduction Deduction Deduction Deduction Impôt à Economie


fiscal théorique limitée effective repportée payer et gain
avant 110 d’impôt
N+3 16.000.000 13.500.000 8.000.000 8.000.000 5.500.000 2.160.000 2.160.000
N +4 -8.000.000 10.000.000 - 0 10.000.00 IMF -
N +5 17.000.000 10.000.000 8.500.000 8.500.000 0 22.950.000 2.295.000
N +6 20.000.000 1.500.000 10.000.000 1.500.000 1.500.000 4.995.000 4.050.000
0
Total 4.860.000

L’investissement à lieu dans la zone B : donc taux applicable 30%


31/12/N+3 : Déduction théorique = 30% (20.000.000+15.000.000+10.000.000)
= 13.500.000
31/12/N+4 : Déclaration théorique = (30% x 15.000.000=+5.500.000 = 10.000.000

207
31/12/n+6 : Gain fiscal = 1.500.000 x 27% = 405.000
Impôt = (20.000.000-1.500.000) 27% = 4.995.000

I-3 Exonération de la plus-value sous condition de réemploi (article 28 du CGI) voir BIC

II- MESURES FISCALES D’AIDE AU CHOMAGE (Article 84 bis)


Dans le cadre de la politique de lutte contre le chômage, les personnes physiques
ou morales passibles de l’impôt sur les bénéfices (régime impôt synthétique,
régime réel simplifié, régime bénéfice réel, régime BNC), peuvent bénéficier d’un
crédit d’impôt annuel de 100.000 f par emploi net créé par l’embauche de
personne de nationalité ivoirienne enquête d’emploi.
A- Détermination du nombre d’emploi net créé
Le nombre d’emploi net crée s’apprécie au 31/12 de chaque année par comparaison du
nombre mensuel de salariés à temps complet de nationalité ivoirienne de l’année considérée
avec celui de l’année précédente.
*Le nombre mensuel de salariés à temps complet
On détermine les travailleurs à temps complet de nationalité ivoirienne ayant travaillé tout le
mois.
Un travailleur constitue une unité à cela on ajoute les travailleurs à temps complet de
nationalité ivoirienne embauchés au cours du mois. Le nombre de travailleurs embauchés est
obtenu en divisant le total des heures qu’ils ont effectuées par la durée mensuelle légale
d’heure de travail qui est de 160 heures.
Exemple : Soit une entreprise qui au cours du mois de janvier 96 a employé les travailleurs
de nationalité ivoirienne suivants :
-Travailleurs à temps complet ayant travaillé tout le mois : 17
Travailleurs à temps complet embauchés ou débauches au cours du mois :
5ouviers pendant une semaine
1ouviers pendant 2 semaines et demi
1ouviers pendant 3 semaines
-D’autre par il existe 2 Burkinabé ayant travaillé tout le mois
TAF : Calculer le nombre de travailleurs mensuel à temps complet.

Solution

208
Nombre total d’heure
5 ouvriers❑
⇒ 8 x 5 x 5 = 200 heures

1 ouvrier❑
⇒ 8 x 5 x 2,5 = 100 heures

1 ouvrier❑
⇒ 8 x 5 x 3 = 120 heures

420
Travailleurs à temps complet ayant travaillé tout le mois : = 17
Travailleurs à temps complet embauchés ou débauches 420/160 = 2,625
Nombre mensuel de travailleurs = 19,625
*Le nombre mensuel moyen de salariés à temps complet de nationalité
ivoirienne.
Il est égal à la moyenne arithmétique du nombre mensuel de salarié à temps
complet de nationalité ivoirienne de l’année
Exemple : soit une entreprise qui a occupé pendant 96, les nombres mensuels
de salariés suivant :
Janv : 8,25 Mai : 11,5 Sept : 12,5
Fév : 9,75 Juin : 12 Oct : 13
Mars : 10 Juillet : 11 Nov : 13
Avril : 11,25 Août : 10 Déc : 13
TAF : En supposant que le nombre mensuel moyen de salarié à temps
complet de 95 est 8,79
1°) Calculer le nombre mensuel moyen de salariés à temps complet de 96
2°) Calculer le nombre d’emploi net crée au titre de l’année 96
3°) Calculer le montant du crédit d’impôt de 96

Solution
1°) le nombre mensuel moyen de salariés à temps complet 96
8 ,25 +9 , 75+10+11, 25+11, 25+12+11+10+ 12, 5+13+13+13
= 11,27
12
2°) Nombre d’emploi net crée en 96 : 11,27-8,79 = 2,48
3°)montant du crédit d’impôt de 96 : 2,48 x 100.000 = 248.000

Remarque : Le crédit d’impôt est imputable sur l’impôt BIC ou sur l’impôt
forfaitaire minimum ou l’impôt BNC.

209
Pour les contribuables à l’impôt synthétique le crédit d’impôt s’impute sur
l’impôt sur les salaires à l’exception des taxes d’apprentissage et de formation
continue. Les crédits d’impôt ne sont ni reportables, ni restituables.
La déclaration du crédit d’impôt doit être certifiée par la CNPS et déposée au
près du centre d’impôt au plus tard le 28 Février.

III- MESURE D’APPUI AUX PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES


(Article 112 et 113)
Les PME bénéficient d’un crédit d’impôt sur les bénéfices à hauteur de 20%
du coût d’acquisition des brevets et procédés de fabrication et d’une réduction
du taux de TPS de 10% à 5% sur les agios bancaires pour les crédits
d’équipement informatique et industriel. Sont considérées comme PME ou
industries, les entreprises remplissant les conditions cumulatives suivantes :
-Avoir un capital social égal ou supérieur à 4.000.000F et inférieur à
150.000.000
-Disposer d’un nombre de salariés permanents supérieur ou égal à 5 et
inférieur à 150
-Réaliser un CATTC annuel inférieur ou égal à un milliard
Ces entreprises bénéficient d’un taux réduit de BIC de 25% sous la condition
que la société soit adhérée à un cabinet d’expertise comptable agréée, qu’elle
utilise un brevet ou une licence de fabrication ou de nouveaux procédés de
fabrications constatés par l’Office ivoirien de la propriété intellectuelle (OIPI),
pour les entreprises de transformation ou détenant un agrément délivré par le
ministère des nouvelles technologies de l’information et de communication.

IV- Mesures en faveur des grands investissements dans le secteurs de l’habitat


Les entreprises de construction de logement à caractère économique et social (prix
de vente unitaire 15.000.000F hors taxe) et les entreprises industrielles de
production de matériaux de construction, bénéficient de l’exonération de la TVA,
contribution de la patente, impôt BIC, droit d’enregistrement et de timbre, droits
de douane, impôt foncier pendant la durée du projet y compris la période de
réalisation des investissements.
Ces exonérations concernent précisément :
 Pour le volet de construction de logement :

210
- Exonération de TVA sur les matériaux de construction, travaux de voiries et réseaux
divers, travaux d’études d’urbanisme, d’architecture et des infrastructures de
construction ;
- Exonération de la contribution des patentes ;
- Exonération à hauteur de 50% de l’impôt BIC ;
- Exonération de droit d’enregistrement et de timbre pour les acquéreurs ;
- Exonération des taxes grevant les acquisitions de terrains
- Exonération de la TPS sur les crédits acquéreurs
 Pour le volet construction d’unités industrielles de fabrication de matériaux et
autres intrant servant à la réalisation du volet de construction des logements :
- Exonération de l’impôt sur les bénéfices
- Exonération de la contribution des patentes ;
- Exonération de la contribution foncière des propriétés bâties et non bâties:
- Exonération de TVA sur les équipements, matériels et les pièces de rechanges
nécessaires à la construction et à la production des unités industrielles. ;
- Pour bénéficier des avantages, l’entreprise de logement doit s’engager à réaliser un
programme d’au moins 15 000 logements sur trois ans et à construire dans les cités au
moins 15 centres commerciaux.
- L’octroi des avantages fiscaux est subventionné à l’agrément préalable du programme
prononcé par arrêté du ministre des finances.
- La non réalisation ou la réalisation partielle du programme entraîne l’exigibilité
immédiate des impôts et taxes non perçus

211
CHAPITRE 8: IMPOT SUR LES BENEFICES NON COMMERCIAUX

212

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