0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues11 pages

Gouvernance et Commerce International

Le document traite de la gouvernance et du commerce international, en explorant les concepts de gouvernance, de gouvernance économique et publique, ainsi que les théories du commerce international. Il souligne l'importance de la décentralisation, de la transparence et de la participation citoyenne dans le processus décisionnel. Enfin, il aborde les défis et les réformes nécessaires pour améliorer la gouvernance économique, notamment dans le contexte de la Banque Africaine de Développement.

Transféré par

Amar Fall
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues11 pages

Gouvernance et Commerce International

Le document traite de la gouvernance et du commerce international, en explorant les concepts de gouvernance, de gouvernance économique et publique, ainsi que les théories du commerce international. Il souligne l'importance de la décentralisation, de la transparence et de la participation citoyenne dans le processus décisionnel. Enfin, il aborde les défis et les réformes nécessaires pour améliorer la gouvernance économique, notamment dans le contexte de la Banque Africaine de Développement.

Transféré par

Amar Fall
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Gouvernance et Commerce International

Cours de Gouvernance et Commerce International

Table des matières

1 LA GOUVERNANCE 3
1.1 La notion de gouvernance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.1 Définition et principes de la gouvernance . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.2 Lien entre gouvernance et décentralisation . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.3 Les dimensions de la gouvernance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.4 Les applications pratiques de la gouvernance . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.5 Une approche inspirée du modèle entrepreneurial . . . . . . . . . . 4
1.1.6 Les finalités de la gouvernance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2 La notion de gouvernance économique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.1 Les objectifs de la gouvernance économique . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.2 Les secteurs soumis à la gouvernance économique . . . . . . . . . . 5
1.2.3 Les réformes de la gouvernance économique envisageables en 2024
dans la zone euro . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.4 Gouvernance économique et financière de la BAD (Banque Africaine
de Développement) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

2 LA GOUVERNANCE PUBLIQUE 6
2.1 La notion de gouvernance publique et le processus de décision . . . . . . . 6
2.1.1 Le modèle NMP (Nouveau Management Public) . . . . . . . . . . . 6
2.1.2 Le processus décisionnel dans le cadre de la gouvernance . . . . . . 7
2.2 Les origines de la gouvernance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2.1 Définition selon Hermet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2.2 Définitions institutionnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.3 De la gouvernance politique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.3.1 Gouvernance et gouvernement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.3.2 La gouvernance et le gouvernement selon Gerry Stoker . . . . . . . 8
2.3.3 La gouvernance selon Olivier Borraz . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

1
3 LES THÉORIES DU COMMERCE INTERNATIONAL : L’ORGANI-
SATION MONDIALE DU COMMERCE (OMC) 9
3.1 Les causes du développement du commerce international . . . . . . . . . . 9
3.2 Les problèmes posés au système économique mondial (SEM) . . . . . . . . 9
3.2.1 La structure de l’OMC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.3 Le commerce international en tant qu’instrument de développement . . . . 11
3.3.1 Fermer les frontières pour sauvegarder les activités industrielles ? . . 11
3.3.2 Définitions fondamentales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

2
1 LA GOUVERNANCE

1.1 La notion de gouvernance


1.1.1 Définition et principes de la gouvernance

Théoriquement, la gouvernance renvoie à un nouveau modèle d’exercice du pouvoir


en société, reposant ainsi sur la participation publique et une vision décentralisée du
pouvoir. À l’image de l’information, le pouvoir n’est plus exclusivement détenu par l’État
de droit, mais distribué en réseau.
Selon Gilles Paquet, la gouvernance est « la coordination efficace lorsque pouvoir,
ressources et informations sont largement distribuées. »

1.1.2 Lien entre gouvernance et décentralisation

Bien qu’ils soient liés, ils ne sont pas synonymes. Il est possible d’avoir une décentrali-
sation sans gouvernance. Le rôle de l’État évolue vers une fonction de catalyseur chargée
de garantir des résultats - ce que Giddens appelle « the ensuring state » - tout en restant
un état capacitateur « the enabling state ».

1.1.3 Les dimensions de la gouvernance

Elle concerne plusieurs aspects :


— L’éthique en politique
— La réforme des institutions
— Le contrôle des représentants politiques
— Le management des entreprises publiques
Elle implique une approche plus flexible du pouvoir, caractérisée par :
— Une plus grande ouverture du processus décisionnel
— La décentralisation
— La coexistence de divers acteurs dans la prise de décision

1.1.4 Les applications pratiques de la gouvernance

Elle s’applique à la direction et au contrôle de l’administration, impliquant des pra-


tiques comme les budgets participatifs et la consultation publique. Elle s’adapte à divers
types d’organisations et d’institutions politiques.

3
1.1.5 Une approche inspirée du modèle entrepreneurial

La gouvernance ne constitue pas un paradigme unique, mais une technique de gestion


flexible. Elle s’inspire du management entrepreneurial pour répondre aux attentes des
citoyens et à leurs méfiances vis-à-vis des administrations publiques. Ainsi, une abondante
littérature décrit ce mode de gestion comme étant moins rigide et plus souple, moins
directif et plus participatif, moins technocratique et plus diffus.

1.1.6 Les finalités de la gouvernance

Elle vise à assurer le bon fonctionnement des institutions et la qualité de leurs actions
dans l’espace public. Elle établit des caractères de bonne gestion sociétale tels que :
— La garantie de la sécurité et du respect de l’état de droit
— Une gestion saine et équilibrée des finances publiques
— La responsabilité et l’imputabilité des dirigeants
— L’accessibilité et la transparence de l’information

1.2 La notion de gouvernance économique


Elle fait référence à l’ensemble des institutions et des procédures établies en vue d’at-
teindre les objectifs économiques d’un pays ou d’une vision économique dans l’optique de
promouvoir le progrès social et économique pour les citoyens.
Elle repose sur les principes de :
— Surveillance
— Prévention
— Connexion à des tendances économiques susceptibles d’affaiblir les économies indi-
viduelles ou tous les États membres de l’Union ou d’avoir des retombées sur d’autres
économies

1.2.1 Les objectifs de la gouvernance économique

Les objectifs sont, entre autres :


— Renforcer les économies de sorte d’assurer la convergence et d’établir une union
économique et monétaire plus optimale
— Œuvrer pour le développement durable de l’économie ou d’une union fondée sur
une croissance économique équilibrée, la stabilité des prix, une économie sociale de
marché hautement compétitive, tendant au plein emploi et au progrès social
— La coordination comme outil de gestion de crise
— La délégation de politique permettant que la responsabilité du politique donné puisse
être déléguée à une seule institution

4
1.2.2 Les secteurs soumis à la gouvernance économique

La crise bancaire, financière puis économique de 2007 et 2008 a montré que les déséqui-
libres financiers, budgétaires et macroéconomiques sont étroitement liés, non seulement
au sein des économies nationales, mais également à l’échelle mondiale.
Le système de gouvernance économique renforcé doit s’appliquer à plusieurs domaines :
— Les politiques budgétaires
— La gestion de crise
— Les questions macroéconomiques
— Les investissements

1.2.3 Les réformes de la gouvernance économique envisageables en 2024 dans


la zone euro

Elles ont permis d’atteindre leurs principaux objectifs :


— Assurer la viabilité des finances publiques et une croissance durable
— Éviter les déséquilibres macroéconomiques
— Fournir un cadre de surveillance intégré qui permet une coordination plus étroite
des politiques économiques
— Promouvoir la convergence économique des États membres

1.2.4 Gouvernance économique et financière de la BAD (Banque Africaine


de Développement)

La stratégie comprend :
— Le renforcement de la gestion des finances publiques
— La promotion de la transparence et de la responsabilité dans la prestation des ser-
vices publics
— L’accroissement de l’efficacité du gouvernement
— La création d’environnements favorables aux entreprises
— La lutte contre la corruption
— Le renforcement des cadres institutionnels nécessaires à la gestion efficace de l’éco-
nomie au niveau national et international
Cette stratégie comporte trois piliers :
Pilier 1 : L’efficacité du secteur public au niveau national et infranational, dont
l’objectif est de faire en sorte que les pays africains puissent mobiliser, utiliser et contrôler
de manière optimale leurs ressources publiques en vue d’une prestation efficace.

5
Pilier 2 : Des institutions favorisant la transformation tirée par le secteur privé,
dans le cadre desquelles la banque devra mettre en place des institutions publiques pour
promouvoir le changement structurel sur le continent grâce à une productivité accrue et
un rehaussement de la chaîne de valeur des activités économiques menées par le secteur
privé.
Pilier 3 : La gouvernance inclusive et la responsabilité conçue pour renforcer les
capacités des pays africains à endiguer la corruption, à accroître la participation des
parties prenantes et à améliorer la transparence dans le secteur public.

2 LA GOUVERNANCE PUBLIQUE
La gouvernance est un domaine d’études interdisciplinaires portant sur les relations
de pouvoir entre les autorités publiques, la société civile et le marché dans un contexte
de transformation de l’aptitude des communautés politiques à se diriger légitimement et
à agir efficacement.
Ces relations peuvent être de différentes natures :
— Des relations d’autorité émanant de l’État
— Des relations du marché en application des dispositions contractuelles
— Des relations d’influence et de persuasion, de contrainte, de coercition et de mani-
pulation (Lukes, 2005)

2.1 La notion de gouvernance publique et le processus de décision


Le concept de gouvernance fait référence à la dynamique évolutive des phénomènes
politiques et sociaux qui, par nature, reste difficile à observer (Rayner, 2005).
Selon Bergeron (1977), la gouvernance désigne l’ensemble des systèmes d’organisa-
tion et de fonctionnement d’une société politique. Elle renvoie ainsi à l’acte de gouverner,
c’est-à-dire à la capacité de diriger, d’orienter ou de réguler la conduite des individus ou
d’une collectivité.
L’usage du terme « gouvernance » en sciences politiques met en avant la fonction
essentielle de l’exercice du pouvoir politique, consistant à tracer une direction arbitrée
entre différentes options et opérer des choix stratégiques.

2.1.1 Le modèle NMP (Nouveau Management Public)

Le modèle de gouvernance NMP a été adopté durant les années 1980, dans la plupart
des économies occidentales et dans d’autres régions du monde. Cependant, les limites du
NMP ont été exposées, tandis qu’on s’est davantage intéressé aux éléments suivants :
Différents types d’intérêts :

6
— L’intérêt pour les utilisateurs
— L’intérêt social
Différents types de processus d’élaboration des politiques en intégrant :
— Le cycle des décisions rationnelles
— Les diverses rationalités influençant les processus politiques
— Les réseaux stratégiques

2.1.2 Le processus décisionnel dans le cadre de la gouvernance

Le processus se présente comme suit :


1. Ambition
2. Information
3. Analyse
4. Objectif
5. Analyse-sensibilité
6. Décision
7. Impact

2.2 Les origines de la gouvernance


Issue du latin « gubernare » et du terme grec « kubernan », qui signifie « diriger
un navire », selon Corrire-Gobin (2007), gouvernance a pour sens l’action d’exercer un
pouvoir politique et celui de diriger des personnes.

2.2.1 Définition selon Hermet

Selon Hermet (1998), la gouvernance renvoie à l’ensemble des procédures institu-


tionnelles, des rapports de pouvoir et des modes de gestion publique et privée, aussi bien
formalisées qu’informelles, régissant l’action publique réelle.
La gouvernance possède 4 propriétés :
1. Elle n’est pas un ensemble de règles mais un processus
2. Elle n’est pas formalisée mais repose sur des interactions continues
3. Elle n’est pas fondée sur la domination mais sur l’accommodement
4. Elle implique à la fois des acteurs publics et privés

7
2.2.2 Définitions institutionnelles

Pour la Banque mondiale (2008), la gouvernance reprend l’ensemble des traditions


et institutions par lesquelles le pouvoir s’exerce dans un pays avec pour objectif le bien-être
de tous.
Le PNUD (2008) définit la gouvernance comme l’exercice de l’autorité économique,
politique et administrative pour diriger les différents aspects d’un pays et ce à tous les
niveaux. La gouvernance, dans ce sens, est relative aux procédures qui encadrent le pouvoir
et la responsabilité des acteurs.

2.3 De la gouvernance politique


La politique est la science de l’organisation et de l’exercice du pouvoir dans une société
fondée sur deux lois équitables garantissant la protection de tous et une répartition juste
des richesses.
Pour la Banque mondiale (1994), la gouvernance repose sur :
— La transparence
— La participation citoyenne aux décisions
— L’état de droit
L’Union africaine ajoute d’autres principes fondamentaux :
— La légitimité qui permet aux gouvernements de gouverner les gouvernés
— La reddition des comptes qui assure la transparence et la responsabilité face aux
actions
— La compétence qui permet de gouverner efficacement les ressources

2.3.1 Gouvernance et gouvernement

Ces deux notions ne peuvent se définir indépendamment et sont donc étroitement


liées. Le gouvernement concerne tout ce qui touche les institutions que l’on constitue
au plan national ou international, tandis que la gouvernance fait appel aux stratégies
des acteurs, aux interactions et aux moyens qu’ils disposent.

2.3.2 La gouvernance et le gouvernement selon Gerry Stoker

Selon Stoker, la gouvernance utiliserait des mécanismes de gouvernement capables de


fonctionner sans la sanction du pouvoir public. Il a fait cinq propositions :
Proposition 1 : « La gouvernance fait intervenir un ensemble complexe d’institutions
qui n’appartiennent pas toutes à la sphère du gouvernement. »
Proposition 2 : « En situation de gouvernance, les frontières et les responsabilités
sont moins nettes dans le domaine de l’action sociale et économique. »

8
Proposition 3 : « La gouvernance traduit une interdépendance entre pouvoirs et
institutions associées à l’action collective. »
Proposition 4 : « La gouvernance fait intervenir des réseaux d’acteurs autonomes. »
Proposition 5 : « La gouvernance part du principe qu’il est possible d’agir sans s’en
remettre au pouvoir et à l’autorité de l’État. »

2.3.3 La gouvernance selon Olivier Borraz

Selon lui, l’État ne peut plus être appréhendé comme une structure de commandement,
exerçant un pouvoir descendant sur la société, mais comme un espace investi par des
systèmes d’acteurs autonomisés, peuplés par des acteurs unis par des liens de confiance
et de réciprocité, et contribuant à la stabilisation d’ordres locaux.

3 LES THÉORIES DU COMMERCE INTERNATIO-


NAL : L’ORGANISATION MONDIALE DU COM-
MERCE (OMC)
Les fondements du régime commercial international ont été jetés en 1947 avec la
conclusion de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT).
La charte de l’OMC formait un des éléments du système dit de « Bretton-Woods »
élaboré peu après la 2ème Guerre mondiale pour favoriser le commerce entre les nations
et gérer le développement économique mondial.
Les relations économiques tant internes qu’inter-étatiques ont toujours été marquées
par d’âpres luttes de concurrence débouchant parfois dans des cas extrêmes sur des mani-
festations de violence. La période contemporaine n’échappe pas à cette règle, mais donne
à celle-ci une nouvelle signification en raison de l’interdépendance économique universelle
et des efforts d’organisation des échanges entrepris par la plupart des États.

3.1 Les causes du développement du commerce international


L’un des facteurs puissants du développement rapide du commerce international est le
développement des infrastructures de transport mais surtout la baisse du coût du trans-
port.

3.2 Les problèmes posés au système économique mondial (SEM)


Les tentatives de régulation du commerce international entreprises au lendemain de
la seconde guerre mondiale et reposant notamment sur le FMI, le groupe de la Banque
mondiale et le GATT, ont démontré une efficacité certaine mais partielle.

9
Le GATT a orienté le régime commercial dans deux directions principales :
a. L’élaboration de prescriptions conduisant à l’abaissement et à la suppression des
droits de douanes
b. La formulation de règles propres à prévenir la constitution d’autres obstacles au
commerce (normes non tarifaires) ou en assurer la suppression
De 1948 à 1994, huit cycles de négociation se sont déroulés dans le cadre du GATT
dans le but de développer le régime commercial suivant ces deux principes. Les premiers
cycles étaient principalement axés sur les droits de douane, mais les obstacles non tarifaires
sont depuis passés au premier plan.
Le dernier en date de ces cycles de négociation : le cycle de l’Uruguay s’est achevé
en 1994 avec la conclusion de l’accord de Marrakech instituant l’Organisation mondiale
du commerce. L’OMC doit donc son existence au cycle de l’Uruguay.

3.2.1 La structure de l’OMC

Elle a entièrement remplacé le secrétariat du GATT depuis 1995 comme organisation


chargée d’administrer le régime commercial international.
La structure fondamentale de l’OMC se compose des organes suivants :

La conférence ministérielle Elle rassemble les ministres du commerce international


de tous les États membres. Organe directeur de l’OMC, elle est chargée de définir son
orientation stratégique et de prendre toutes les décisions finales touchant les accords de
sa compétence. La conférence ministérielle se réunit au moins une fois tous les deux ans.

Le conseil général Il est composé de représentants de haut niveau (en général du rang
d’ambassadeur) de tous les États membres. Il a pour fonction de superviser la gestion des
affaires courantes de l’OMC et a ses bureaux au siège de celle-ci à Genève. En pratique, le
conseil général est la principale instance de décision de l’OMC sur la plupart des questions.

L’organe d’examen des politiques commerciales Il réunit aussi des représentants


de tous les membres de l’OMC et supervise l’activité du mécanisme d’examen des po-
litiques commerciales. Il examine également périodiquement les politiques et pratiques
commerciales de l’ensemble des États membres.

L’organe de règlement des différends Il est aussi composé de représentants de tous


les États membres. Il contrôle l’application et l’efficacité des procédures de règlement
des différends au titre de tous les accords de l’OMC, ainsi que l’exécution des décisions
rendues par l’OMC.

10
3.3 Le commerce international en tant qu’instrument de dévelop-
pement
En ce qui concerne le rôle du commerce dans le processus de développement, hormis
les nombreuses études théoriques consacrées à cette question, le problème a été posé en
termes politiques à la communauté internationale en 1964. Il résulte en effet des statis-
tiques internationales que les pays dont les exportations n’augmentent qu’à un taux faible
sont également ceux qui reçoivent qu’un volume peu important de ressources financières
internationales par habitant.

3.3.1 Fermer les frontières pour sauvegarder les activités industrielles ?

Depuis deux décennies, l’économie mondiale s’est indéniablement internationalisée. La


croissance des flux de marchandises a été supérieure en moyenne à la croissance écono-
mique. Les échanges ont été multipliés par 3,3% en valeur entre 1990 et 2016. Les flux
de produits manufacturés ont connu une croissance encore plus spectaculaire. Ils ont été
multipliés par 4,8% entre 1990 et 2015.
C’est dans ce cadre qu’il n’est donc pas étonnant de voir que certaines entreprises
appellent leur gouvernement à prendre des mesures protectionnistes pour préserver les
emplois industriels dans un secteur victime d’une désindustrialisation. Cette tendance
reste un argument politique majeur pour légitimer des restrictions d’accès au marché ou
des rétorsions visant le comportement biaisant la concurrence à l’échelle internationale.
Selon l’OMC, 2978 mesures restrictives pour le commerce ont été introduites par
ses États membres entre 2008 et 2016. Seules 740 ont été supprimées en 2016 et compte
tenu des nouvelles mesures protectionnistes leur nombre a augmenté de près de 17% sur
l’année.
Cette tendance protectionniste montre à quel point les entreprises cherchent à réduire
la concurrence à laquelle elles font face du fait de la mondialisation économique qui leur
apparaît non maîtrisée ou maîtrisable.

3.3.2 Définitions fondamentales

Le libre-échange est une politique commerciale qui promeut l’abaissement voire la


suppression des barrières tarifaires (droits de douane, taxes, etc.) et non tarifaires (quotas,
contraintes administratives, le respect de normes techniques et sanitaires) appliquées aux
exportations de biens et de services aux fins d’une libre circulation.
À l’inverse, le protectionnisme est une politique commerciale qui vise à instaurer
ou augmenter les barrières tarifaires et non tarifaires afin de limiter les importations et la
préservation des emplois.

11

Vous aimerez peut-être aussi