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Introduction à la Comptabilité Nationale

Ce document présente un cours de comptabilité nationale, axé sur les agrégats macroéconomiques et leur rôle dans la mesure de l'activité économique d'un pays. Il décrit les différents types d'agrégats, tels que le PIB, le RNB et les dépenses nationales, ainsi que leurs relations et calculs. Le chapitre aborde également les concepts d'économie fermée et ouverte, ainsi que les indicateurs de position extérieure.

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Introduction à la Comptabilité Nationale

Ce document présente un cours de comptabilité nationale, axé sur les agrégats macroéconomiques et leur rôle dans la mesure de l'activité économique d'un pays. Il décrit les différents types d'agrégats, tels que le PIB, le RNB et les dépenses nationales, ainsi que leurs relations et calculs. Le chapitre aborde également les concepts d'économie fermée et ouverte, ainsi que les indicateurs de position extérieure.

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Université Amadou Mahtar Mbow

Licence Economie et Gestion


1ére année
Année universitaire: 2024-2025

Cours de Comptabilité nationale


Chapitre
Dr. Alassane 1
Diallo
[Link]@[Link]
2024 - 2025

Cours de Comptabilité Na2onale


Enseignant: Dr. Alassane Diallo

Chapitre 1
Eléments de comptabilité macroéconomique
les agrégats macroéconomiques

3
Introduction

vLa CN s’appuie sur des bases théoriques et s’articule autour de concepts


construits progressivement
vA cet effet, elle mobilise certains agrégats macroéconomiques permettant de
déterminer la richesse nationale
« En macroéconomie, un agrégat n’est rien d’autre qu’une grandeur ou indicateur
statistique et synthétique. Il permet de mesurer l’activité économique d’un pays donnée sur
une période donnée, généralement l’année »

v La normalisation des grandeurs macroéconomiques permet une comparaison


dans l’espace et dans le temps des performances économiques
vToutefois cette normalisation n’est pertinente que sssi, et de manière non ambiguë, elle renvoie à la
formule de calcul et surtout aux méthodes de valorisation validées
vIl convient de distinguer

4
Introduc*on

v Agrégat brut et agrégat net


v Agrégat au prix du marché (PM) et agrégat au coût des facteurs de
production (CFP)
v Agrégat national et agrégat intérieur
v Dans ce chapitre, nous allons présenter les principaux agrégats de
produit, de revenu et de la dépense ainsi que leurs différentes
mesures et relations à travers les ratios notamment

5
Les agrégats de produit
v Ils s’agissent principalement du PIB et de ses différentes variantes.
Le produit intérieur brut
v Principale variable de produit, le Produit Intérieur Brut (PIB) mesure « la production
globale d’une économie, e.i. l’ensemble des richesses créées, d’une nation (Le Sénégal) ou groupe de
nations (la CEDEAO ou l’UE) durant une période donnée (généralement l’année) »
v Cette grandeur est calculée dans le compte de production consolidé, et reflète la
valeur ajoutée créée par les unités résidentes en termes de biens et services au cours
d'une période donnée
v Il admet trois optiques de calcul
v l’optique de produit (ou de sa constitution) obtenu dans le compte consolidé Production
v l’optique de revenu (ou de la redistribution) obtenu le compte revenu et dépense consolidé
v l’optique de la dépense (de son utilisation)

6
Les agrégats de produits

v Nous pouvons résumer les trois optiques du PIB à travers ces représentations
suivantes :

7
Les agrégats de produits
Les variantes du PIB
v Le PIB au prix du marché
v Le PIB au coût des facteurs de production (PIBCFP)
v Le Produit Intérieur Net (PIN)
v Le Produit National Brut (PNB) ou encore revenu national brut (RNB)
v PNB= PIB + revenus primaires reçus du reste du monde – revenus
primaires versés au reste du monde.
Par ailleurs, notons qu’on peut distinguer :
v Le Produit National Brut « au prix du marché » qui est l'agrégat du système de comptabilité
nationale des Nations Unies;
v Le Produit National Brut « au coût des facteurs », qui est obtenu en retranchant du PNB « au
prix du marché » les impôts indirects et en ajoutant les subventions d'exploitation ;
v Le Produit National Net (PNN), qui est obtenu en retranchant du PNB la consommation de
capital fixe (amortissements).

8
Les agrégats de produit aux agrégats de revenu et de dépense

v Ils permettent de rendre compte de la circulation des flux à travers les trois pôle du
circuit: Production, Revenu et Dépense.

9
Les agrégats de revenu
v Ils déterminent la somme des revenus reçus par les résidents en contrepartie de
leurs participations au processus de production et des transferts sans contrepartie
Le Revenu Na6onal, dont il convient de dis9nguer:
v Le revenu national brut (RNB) : c’est le produit national brut (PNB) qui est généralement utilisé en
CN
v Le revenu national net (RNN): l’ensemble des revenus primaires reçus par les unités institutionnelles
résidentes
ü Nous privilégierons le revenu national net qui sous-tend la déduction de la consommation de capital fixe

Le revenu national brut disponible (RNBD), revenu


disponible dans une nation pour être consommée et/ou
épargnée.

10
Les agrégats de revenu
v L’épargne nationale brute (ENB), elle mesure les épargnes brutes des
différents secteurs institutionnels, telles que calculées dans les différents
comptes de revenu et dépenses des secteurs institutionnels

Par ailleurs, Consommation nationale + épargne nationale = RNDB

11
Les agrégats de dépense
v Ils s’attachent à fournir des agrégats mesurant la dépense

La Dépense Nationale Brute (DNB), mesure la quote-part du PIB qui a été


consommée, à titre final, par les agents résidents aussi bien sur le territoire
économique national que dans le reste du monde

La Demande Finale (DF), c’est la part du PIB allouée à une consommation finale
sur le territoire économique national ou exportée par des résidents et des non
résidents

v Par ailleurs, signalons que la demande intérieure (DI) correspond à la


consommation finale intérieure :
DI = PIB = emplois finals intérieurs + (X-M)

12
Résumé

v Les trois agrégats de production (PIB), revenu (RNDB) et dépense (DIB)


représentent les trois pôles du circuit
v En économie fermée

13
Résumé
En économie fermée
v Selon l’optique du revenu, le PIB est distribué sous forme de revenus aux agents
résidents :
v PIB = RNDB
v Selon l’optique d’utilisation du revenu
v RNDB = CF + EB,
le revenu est soit consommé, soit épargné.
v Selon l’optique de la demande :
v RNDB = CF + FBC = DIB,
le revenu est dépensé́ en biens de consommation ou en biens d’investissement.
v La condition d’équilibre du marché des biens et services est donc : EB = FBC
v En économie fermée, l’épargne brute de la nation est égale à la formation brute de
capital (ce qui traduit l’égalité épargne/investissement).

14
Résumé

En économie ouverte
v Il convient de tenir compte des relations des résidents avec les non résidents.
v Selon l’optique du revenu
v RNDB = PIB + revenus (primaires et de transferts) reçus du reste du monde – revenus (primaires
et de transferts) versés au reste du monde
v Selon l’optique d’utilisation du revenu
v RNDB = CF + EB
v Selon l’optique de la demande
v DIB = CF + FBC

15
Résumé
En économie ouverte
v La condition d’ équilibre du marché des biens et services en économie ouverte
v EB + transferts en capital nets vis-à-vis du RM = FBC + CFt (+) / BFt (–)
v FBC = EB + transferts en capital nets vis-à-vis du RM – CFt / BFt
v Nous mettons ainsi en évidence qu’une capacité́ de financement nationale est une
fraction de son épargne qui est fournie au reste du monde et qu’un besoin de
financement représente un apport d’ épargne du reste du monde à la nation.

16
La posi*on extérieure ne7e
v Dans ce qui suit, nous allons présenter trois indicateurs importants
Le solde des opérations courantes avec le reste du monde (SOCRdM),
représente l'excédent (s'il est négatif) ou le déficit (s'il est positif)
de l'économie totale dans ses opérations courantes (échanges de
biens et services, revenus primaires, transferts courants) avec
le reste du monde
Capacité (+)/ besoin (-) de financement de l’économie nationale par rapport
au RdM , c'est le montant net des ressources que l'économie
totale met à la disposition du reste du monde (s'il est positif)
ou qu'elle reçoit du reste du monde (s'il est négatif)

Valeur nette de l’économie nationale, est la valeur de tous les actifs non
financiers détenus par les secteurs intérieurs de l'économie (patrimoine national)
plus le bilan des investissements internationaux net

17
La mesure de l’évolu3on des agrégats par l’indice simple

v On appelle indice simple ou « élémentaire » d’une grandeur X prise dans deux


situations distinctes (espaces ou temps), le rapport :
𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑𝑒𝑢𝑟 𝑋 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑠𝑖𝑡𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 1
𝐼!/# = ∗ 100
𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑𝑒𝑢𝑟 𝑋 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑠𝑖𝑡𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 0
v Lecture de l’indice à travers un exemple fictif.
v Au Sénégal, en 2010, l’indice des candidats pour baccalauréat était de 100, il ; valait 324 en 2020.
L’indice a été multiplié par 3,24 (324/100). Pour l’intégrer, on peut dire qu’entre 2010 et 2020 le
nombre de candidats au baccalauréat a été multiplié par 3,24

v L’indice simple est caractérisé par l’identité lorsque nous avons :


𝑋! 𝑋!
𝐼!/# = ∗ 100 = 100 𝑜𝑢 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒 =1
𝑋# 𝑋#

18
La mesure de l’évolu3on des agrégats par l’indice simple
Le taux de variation, permet de mesurer par un calcul (d’écarts relatifs) l’évolution
d’une variable entre deux dates :
𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑑 $ 𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣é𝑒 − 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠𝑟 𝑑𝑒 𝑑é𝑝𝑎𝑟𝑡
𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑣𝑎𝑟𝑖𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 = ∗ 100
𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑑é𝑝𝑎𝑟𝑡
v Lecture du taux de variation par un exemple : Au Sénégal, le PIB (en dollars
constant 2010) est passé de 10 915 427 397 en 2010 à 24 519 084 374 en 2018.
Donc, le taux de variation est de 124, 62%.
v Ce qui signifie qu’entre 2010 et 2018, le PIB du Sénégal a connu une augmentation 124,62%. Donc,
le PIB entre les deux dates a plus que doublé (la variation étant supérieure à 100%). Il a été multiplié
par 2,24 par rapport à son niveau de 2010 (le coefficient multiplicateur).
v Il ne faut pas confondre ralentissement et baisse
Si un taux de variation passe de 25% à 18%, il ne s’agit pas d’une baisse mais d’un
ralentissement. Car, le taux de variation est toujours positif mais inférieur à son niveau
précédent.
v Par contre lorsque le taux de variation est de -2% (ou tout simplement négatif), il s’agit bien d’une
baisse.

19
Les relations entre les agrégats, les ratios
v Par définition, un ratio est un rapport entre deux ou plusieurs grandeurs / agrégat
économiques

v Leur calcul est nécessaire car, il permet :


v D’une part, mise en évidence des relations entre les grandeurs macroéconomiques
v et, d’autre part, les résultats découlant de l’activité économique

v Il existe une multitude de ratios qu’on peut grossièrement regroupés au sein de


ceux:
v de comportement,
v d’évaluation des entreprises,
v de critiques de la nation
v Et, de commerce extérieur

20
Les rela*ons entre les agrégats, les ra*os
Les ratios de comportement
Ils décrivent le comportement d’une catégorie d’agents, i.e. que le ratio à un caractère
sectoriel

v Le tableau ci –après donne un résumé des ratios de comportement les plus utilisés
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21
Les rela*ons entre les agrégats, les ra*os
Les ratios d’évaluation des entreprises
Elles donnent une vision d’ensemble de l'entreprise
v Le tableau ci–après présente les principaux ratios d’évaluation des entreprises

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-FTTPBBFi-PB;B-P22PB2FNLSC*F?N2.*LB
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Les rela*ons entre les agrégats, les ra*os
Les ratios critiques
Ils sont calculés à partir du compte capital, ils servent à décrire un état général de l’économie
nationale
v Nous retenons principalement:
v Le taux d’épargne de la nation : EB/PIB
v Le taux d’investissement de la nation : FBCF/PIB
v Le ratio critique keynésien
v Le taux de couverture des importations par les exportations, i.e. la capacité des X à couvrir les M : X/M
v Flux nets d’endettement extérieur (% du PIB) : Besoin de financement de la nation/ PIB
v Le poids du secteur public est mesuré par le taux de pression fiscal
v Ces ratios sont dits critiques car ils permettent de signaler une éventuelle entrée de la
nation dans une situation dite critique d’un point de vue sectoriel ou global
v Toutefois, il est difficile de déterminer empiriquement ou théoriquement les seuils critiques associés à des ratios
v Les termes de l’échange sont le rapport, pour un produit donné, entre l'indice du prix des
exportations et celui des importations, indices exprimés selon une même année de base
v Lecture: Une amélioration des termes de l'échange de 1% signifie que la croissance du prix des exportations est 1%
plus forte que celle du prix des importations. Elle signifie aussi une détérioration de la compétitivité-prix de la
nation. Inversement une baisse des termes de l'échange signifie une amélioration de la compétitivité-prix

23
MERCI

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