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Réseaux acoustiques : Directivité et applications

Le document traite des réseaux acoustiques de sources ponctuelles, en abordant leur directivité et les méthodes de synthèse associées. Il explique l'importance de ces réseaux dans divers contextes acoustiques, tels que la sonorisation et la prise de son, et présente des formulations mathématiques pour analyser et optimiser leur performance. Enfin, il discute des effets des délais temporels entre les sources et des caractéristiques des champs proche et lointain des réseaux.

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Réseaux acoustiques : Directivité et applications

Le document traite des réseaux acoustiques de sources ponctuelles, en abordant leur directivité et les méthodes de synthèse associées. Il explique l'importance de ces réseaux dans divers contextes acoustiques, tels que la sonorisation et la prise de son, et présente des formulations mathématiques pour analyser et optimiser leur performance. Enfin, il discute des effets des délais temporels entre les sources et des caractéristiques des champs proche et lointain des réseaux.

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Réseaux acoustiques

de sources ponctuelles

par François DEFFARGES


Titulaire d’un DEST d’acoustique (CNAM)
Diplômé de l’École Louis-Lumière

1. La source ponctuelle............................................................................... TE 5 156 - 2


2. Directivité des réseaux pondérés (pondération des sources) ..... — 3
2.1 Formulation générale de la directivité ....................................................... — 3
2.2 Analyse des réseaux : pondération des débits qi ..................................... — 3
2.3 Synthèse des réseaux : calculs des débits qi ............................................ — 5
2.4 Applications ................................................................................................. — 7
3. Directivité des réseaux compensés (sources retardées) .............. — 10
3.1 Formulation générale de la directivité ....................................................... — 10
3.2 Réseau retardé uniformément.................................................................... — 10
3.3 Réseau retardé symétriquement ................................................................ — 10
3.4 Application à un réseau de microphones.................................................. — 11
4. Géométrie du réseau............................................................................... — 13
4.1 Réseau incurvé (monopôles disposés suivant un arc de cercle)............. — 13
4.2 Réseau rectangulaire (réseau de n × m monopôles) ................................ — 14
4.3 Application à une paire d’enceintes acoustiques ..................................... — 14
5. Champ proche et champ lointain des réseaux ................................ — 15
5.1 Formulation générale du rayonnement d’une antenne ........................... — 15
5.2 Comportement dans l’axe pour r < L ......................................................... — 15
5.3 Comportement dans l’axe pour r > L ......................................................... — 16
5.4 Comportement hors de l’axe en champ lointain ...................................... — 17
5.5 Limite entre champ proche et champ lointain .......................................... — 17
5.6 Passage à un réseau de sources ponctuelles............................................ — 18
6. Conclusion ................................................................................................. — 19
Références bibliographiques ............................................................. — 19

ans un ouvrage sur l’électroacoustique paru en 1986, M. Rossi donne la


D définition suivante : « un réseau est un groupement de sources réalisé de
telle sorte que sa directivité corresponde à certaines exigences de base ».
La nécessité d’utiliser des réseaux en acoustique découle de l’importance
grandissante attachée aux caractéristiques directionnelles des sources. Cette
construction est nécessaire dans de nombreuses situations, tant en prise de
son qu’en sonorisation :
— dans les milieux réverbérants, où une augmentation de l’indice de directi-
vité se traduit par un accroissement du rapport champ direct/champ réverbéré et
une amélioration de l’intelligibilité des messages parlés (sonorisation de halls de
gare, églises, stades...) ;

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— en champ libre, où il importe – à des fins d’efficacité – de favoriser la


couverture d’une région déterminée de l’espace (effarouchement d’oiseaux
dans les aéroports...) ;
— dans des sonorisations de qualité, où l’on cherche à maintenir une réponse
en fréquence homogène dans toutes les directions de l’espace à sonoriser ;
— dans des sonorisations de puissance, où les niveaux de pression importants
requis obligent à utiliser un grand nombre d’enceintes.
Suivant les situations, les démarches peuvent être opposées et complémen-
taires : il s’agit, dans certains cas, de fixer des contraintes sur la directivité
(synthèse) ; dans d’autres, de déterminer les caractéristiques d’un réseau exis-
tant.
En utilisant certaines analogies mathématiques avec la théorie du traitement
du signal, cet article développe dans un premier temps les propriétés
fondamentales des réseaux rectilignes et propose deux méthodes de synthèse
de directivité à partir du débit des sources ; il précise également les limites de
ces méthodes.
Les conséquences de l’introduction d’un délai temporel entre les sources
sont également discutées : en paramétrant l’orientation et la sélectivité de la
directivité d’un réseau, il devient possible d’asservir un réseau fixe à la position
du point d’observation.
L’étude théorique d’un réseau en arc de cercle et les mesures effectuées sur
un couple d’enceintes permettent ensuite de mieux cerner le comportement
d’une forme couramment utilisée en sonorisation dans le but de contrôler la
dispersion.
Pour finir, cet article ne serait pas complet si les notions de champs proche
et lointain des réseaux n’étaient précisées ; en effet, du fait de la dimension
physique importante de certains réseaux, une partie importante de l’espace
couvert ne peut être décrit par la fonction de directivité. À partir de l’étude
analytique du champ rayonné par une antenne monopolaire, des limites géo-
graphiques de comportement sont proposées.

1. La source ponctuelle Les grandeurs caractéristiques du champ rayonné par une


source ponctuelle sont :
— le potentiel de vitesse (m2 · s–1) :
La source ponctuelle est une source infiniment petite [1].
exp ( –j k r – r s )
Dans la pratique, une source de dimensions finies et de forme ϕ s ( r ) = q s ----------------------------------------- (1)
4π r – r s
quelconque peut être considérée comme ponctuelle dès lors que
sa plus grande dimension est toujours très petite devant la — la pression (Pa) :
longueur d’onde émise (figure 1).
exp ( –j k r – r s )
p s ( r ) = j kρCq s ----------------------------------------- (2)
4π r – r s

— la vitesse particulaire (m · s–1) :


M exp ( –j k r – r s )
v s ( r ) =  ---------------- +j k q s -----------------------------------------
1
ur – rsu (3)
r – rs 4π r – r s

S avec qs débit volumique de la source,


rs vecteur position de la source,
r r vecteur décrivant l’espace,
rs
ρ masse volumique de l’air (ρ ≈ 1,21 kg/m3),
C célérité du son dans l’air (C ≈ 343 m/s),
k nombre d’onde (k = 2f /C ).
O On observe que :
— la pression rayonnée décroît en 1/r (– 6 dB par doublement de
Figure 1 – Rayonnement du monopôle distance) ;

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— le terme exponentiel traduit l’évolution de la phase avec la


fréquence et la distance ;
— en champ proche (kr << 1), pression et vitesse sont en M
quadrature de phase, la pression décroît en 1/r, la vitesse en 1/r 2 ;
— en champ lointain (kr >> 1), pression et vitesse sont en phase
et décroissent en 1/r ;
— le rayonnement est isotrope (omnidirectionnel).
Le monopôle est, par convention, une source ponctuelle de débit
volumique qs unitaire (qs = 1 m3/s).
Nota : les Anglo-Saxons adoptent par convention un débit qs de 4π pour le monopôle.

2. Directivité des réseaux q – (n – 1)/2 q –1 q0 q1 q (n – 1)/2


pondérés 2d 2d
(pondération des sources)
Figure 2 – Réseau de n sources ponctuelles
2.1 Formulation générale de la directivité
Soit un réseau de n sources ponctuelles de débits volumiques
qi , espacées deux à deux d’une distance 2d (figure 2).
Nota : à des fins d’homogénéité de notation, et pour faciliter la comparaison des dif-
qi
férents résultats entre eux, n sera systématiquement impair.

La source de rang i de débit qi rayonne en M une pression :


exp ( –j k r – r i )
p i ( r ) = j kρCq i ---------------------------------------- (4)
4π r – r i
i
j kρC
En posant p M = ------------- , l’expression se simplifie :

exp ( –j k r – r i ) Figure 3 – Réseau uniforme de 7 sources ponctuelles
p i ( r ) = p M q i ---------------------------------------- (5)
r – ri
Avec |r –ri | = |r – r0| + 2id sinθ et |r – r0| >> 2(n – 1)d, La limitation de x (i ) par une fenêtre rectangulaire fait apparaître
la pression rayonnée par le réseau en champ lointain est la somme des oscillations au voisinage des discontinuités de X (ω ) : c’est le
des pressions induites par chacune des sources : phénomène de Gibbs [2].
pM L’apparition de lobes secondaires dans la fonction de directivité
p ( r ) = ---------------- exp ( – k r – r 0 ) ∑ q i exp ( –2j kdi sin θ ) (6) est de même nature mathématique (ω étant remplacé par
r – r0 i 2kd sin(θ ) et x (i ) par qi ) et l’on peut utiliser les fenêtres appliquées
entraînant dans l’axe : en traitement du signal pour atténuer ceux-ci.
pM
p ax ( r ) = ---------------- exp ( – k r – r 0 ) ∑ q i (7)
r – r0 i 2.2.2 Réseau uniforme
d’où l’expression de la fonction de directivité :
On pose pour les n sources :
1
h ( θ ) = ------------ ∑q i exp ( –2j kdi sin θ ) (8) qi = 1 m3/s (réseau de monopôles, figure 3) ; après simplifica-
∑qi i tion, la pression en champ lointain s’écrit :
i
avec ∑ qi ≠ 0 . exp ( –j k r – r 0 ) sin ( nkd sin θ )
p ( r ) = p M ----------------------------------------- -------------------------------------- (10)
i r – r0 sin ( kd sin θ )
Les valeurs affectées aux coefficients qi déterminent les pro-
priétés de cette fonction. soit, pour la fonction de directivité :
sin ( nkd sin θ )
h ( θ ) = -------------------------------------- (11)
2.2 Analyse des réseaux : n sin ( kd sin θ )
pondération des débits qi ■ Propriétés
— h (θ ) est réelle, paire et périodique de période π ;
2.2.1 Analogie de la fonction de directivité — pour des fréquences dont la longueur d’onde est grande
avec la TFD des fenêtres spectrales devant la dimension du réseau, (2nkd << 1), le réseau est omni-
directif ;
L’expression (8) présente des similitudes avec celle de la trans- — à mesure que n augmente, le lobe principal se rétrécit, et le
formée de Fourier d’un signal discret (TFD) fenêtré autour de nombre de lobes secondaires augmente pour atteindre un nombre
l’origine : maximal de n – 2 (figure 4) ;
X ( ω ) = ∑ x (i ) exp ( –jωi ) (9) — à mesure que f augmente, le lobe principal se rétrécit ; il y a
i apparition de lobe(s) secondaire(s) pour kd > π/n (figure 5) ;

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n=3 n=5 n=7


f = 1 kHz
Courbes polaires 3 dB/div
Figure 4 – Réseaux uniformes de sources
ponctuelles (directivité théorique)

f = 500 Hz f = 1 kHz f = 2 kHz


2d = 0,2 m
Courbes polaires 3 dB/div
Figure 5 – Réseau uniforme
de 5 sources ponctuelles (directivité théorique)

— pour une hauteur de réseau donnée, la position de la


première annulation est sensiblement invariante avec le nombre
de sources n ; celle-ci est donnée par : qi

θ 0 = arc sin  --------------


C
(12)
2 nfd

— la largeur du lobe principal et l’amplitude des lobes secon-


daires diminuent avec l’augmentation du nombre de sources. i

L’expression (11) est fondamentale pour la compréhension du 2d = 0,2 m


comportement des sources associées : elle montre que les diffé- f = 1 kHz
rences de marche induites par l’espacement des sources a0 = 1
conduisent à des variations importantes du champ rayonné suivant a –1 = a1 = 0,67
la direction d’observation.
a –2 = a2 = 0,33

2.2.3 Réseaux pondérés

Afin de diminuer l’amplitude des lobes secondaires de la


fonction de directivité, on peut appliquer des fonctions de
pondération issues du traitement du signal aux débits qi .

■ Fenêtre triangulaire
2i
q i = 1 – ------------- (13)
n–1
Cette fenêtre peut s’exprimer comme le produit de convolution Courbe polaire 3 dB/div
d’une fenêtre rectangulaire par elle-même, ce qui, dans le domaine
angulaire, se traduit par l’élévation au carré de l’expression (11).
L’atténation (en dB) des lobes secondaires est alors sensiblement Figure 6 – Réseau de 5 sources pondérées par une fenêtre
doublée (figure 6). triangulaire (directivité théorique)

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qi qi

i i

2d = 0,2 m 2d = 0,2 m
f = 1 kHz f = 1 kHz
a0 = 1 a0 = 1
a1 = a–1 = 0,866 a1 = a–1 = 0,75
a2 = a–2 = 0,5 a2 = a–2 = 0,25

Courbe polaire 3 dB/div Courbe polaire 3 dB/div

Figure 7 – Réseau de 5 sources pondérées Figure 8 – Réseau de 5 sources pondérées par une fenêtre
par une fenêtre cosinusoïdale (directivité théorique) de Hanning (directivité théorique)

■ Fenêtres polynomiales On cherche les coefficients qi tels que, avec – (n – 1)/2 < i < (n – 1)/2 :
D’une manière plus générale, on peut construire une fenêtre en 1
convoluant m fois une fenêtre rectangulaire sur elle-même, et h ( θ ) = ------------ ∑ q i exp ( –2j kdi sin θ ) (16)
obtenir ainsi une atténuation considérable des lobes secondaires, ∑ qi i
au détriment d’un élargissement du lobe principal. i
1
■ Fenêtre cosinusoïdale On pose kθ = k sinθ ⇒ h ( k θ ) = ------------ ∑q i exp ( –j2 idk θ ) (17)
iπ ∑qi i
q i = cos  ------------- (14) i
n–1
et on obtient, à une constante près :
Une telle fenêtre est représentée figure 7.
k sin θ 0
■ Fenêtre de Hanning
( n – 1–2i )π
qi = E exp ( j2 idk θ ) dk θ (18)
q i = 0,5 1 – cos  ------------------------------- (15) – k sin θ 0
n–1
sin ( i 2 kd sin θ 0 )
Une telle fenêtre est représentée figure 8. d’où q i = ------------------------------------------
- (19)
i 2 kd sin θ 0

L’expression obtenue montre que la source centrale est toujours


2.3 Synthèse des réseaux : affectée du poids le plus important, quand les sources extérieures
calculs des débits qi sont progressivement atténuées et, éventuellement, inversées en
phase (figure 9).
2.3.1 Première méthode : calcul des coefficients qi
pour une directivité « créneau » ■ Limites de validité
Pour des fréquences faibles où la longueur d’onde est grande
On peut – sous certaines conditions – déterminer les valeurs à devant les dimensions du réseau, le développement en série de
donner aux coefficients qi pour l’obtention de fonctions de direc- Fourier est trop fortement tronqué : il convient de procéder autre-
tivité désirées. ment, en affectant notamment des débits plus importants aux
Considérons : sources extérieures.
h (θ ) = 0 pour θ > |θ0| En haute fréquence, un nombre trop faible de sources ne permet
h (θ ) = 1 pour θ < |θ0| pas d’obtenir une approximation correcte de la directivité désirée,
et l’on tend au-delà d’une certaine valeur de kd vers un réseau
avec h périodique de période π. omnidirectionnel (longueur d’onde inférieure à 3d ).

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1
qi

0,5

– 0,5
–3 –2 –1 0 1 2 3 i
f = 500 Hz

1
qi

0,5

– 0,5
–3 –2 –1 0 1 2 3 i
f = 1 kHz

1
qi

0,5

– 0,5
–3 –2 –1 0 1 2 3 i
f = 2 kHz
2d = 0,2 m
2 θ0 = 60°
Figure 9 – Réseau de 7 sources pondérées
a débit qi b courbes polaires 3 dB/div suivant la méthode décrite au paragraphe 2.3.1
(directivité théorique)

Enfin, dans la pratique, la sommation des débits des sources Le réseau étant supposé symétrique, on résout le système
conduit à une faible efficacité du réseau. d’équations suivant :

 h (0) = q 0 + 2 q 1 + 2 q 2 + 2 q3 (22)

2.3.2 Deuxième méthode : résolution d’un système  h (15o) = q0 + 2 q1 cos[2kd sin(15o)]

à n équations et n inconnues  + 2q2cos[(4kd sin(15o)] + 2q3 cos[6kd sin(15o)] (23)

 h (30o) = q0 + 2q1cos(kd ) + 2q2 cos(2kd ) + 2q3 cos(3kd ) (24)
Considérons un réseau constitué de n sources espacées deux à 
deux d’une distance 2d ; ainsi qu’il a été établi précédemment :  h (90o) = q0 + 2q1cos(2kd ) + 2q2 cos(4kd ) + 2q3 cos(6kd ) (25)

1
h ( θ ) = ------------ ∑ q i exp ( –2j kdi sin θ ) (20) ■ Observations
∑qi i Pour des fréquences basses, les coefficients obtenus conduisent à
i une efficacité très faible. Afin d’améliorer cette efficacité, il convien-
drait de fixer une contrainte sur la source centrale (du type filtrage
En imposant n valeurs sur la fonction de directivité, on obtient passe-haut), et de résoudre ainsi pour n – 1 inconnues et n – 1 valeurs
un système de n équations à n inconnues solvable numérique- de directivité.
ment.
Pour des fréquences moyennes — sur une plage de 2 octaves et
Ainsi, dans les courbes de la figure 10, on impose : jusqu’à une fréquence dont la longueur d’onde est sensiblement
triple de l’espacement intersource — la fonction de directivité est
h (0) = 1 ; h (15o) = 0,85 ; h (30o) = 0,5 ; h (90o) = 0,1 (21) stable.

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1
qi

0,5

– 0,5
–3 –2 –1 0 1 2 3 i
f = 500 Hz

1
qi

0,5

– 0,5
–3 –2 –1 0 1 2 3 i
f = 1 kHz

1
qi

0,5

– 0,5
–3 –2 –1 0 1 2 3 i
f = 2 kHz
2d = 0,2 m
2 θ0 = 60°
Figure 10 – Réseau de 7 sources pondérées
a débit qi b courbes polaires 3 dB/div suivant la résolution d’un système d’équation
selon la méthode du paragraphe 2.3.2
(directivité théorique)

Au-delà, le nombre de points sur lesquels sont fixées des pas nécessairement symétrique. Ainsi qu’il a été établi au paragra-
contraintes est insuffisant. phe 2.1, la directivité de ce réseau est donnée par :

hs ( θ )
h ( θ ) = -------------- ∑ q i exp ( – 2j kdi sin θ ) et ∑qi ≠ 0 (26)
2.4 Applications ∑ qi i i
i

2.4.1 Réseaux de Bessel On utilise la propriété suivante des fonctions de Bessel :


---  t – ---
Prenant modèle sur des méthodes appliquées dans les technolo- x 1
e2  t

i
gies électromagnétiques, des chercheurs de la société Philips ont = t Ji ( x ) (27)
utilisé certaines propriétés des fonctions de Bessel pour définir des i = –∞
réseaux dont la directivité est semblable à celle des sources
élémentaires les composant. En posant t = 1, il vient :
■ Principe de la méthode ∞
Soit un réseau de n sources identiques de directivité individuelle ∑ Ji ( x ) = 1 (28)
hs(θ ), espacées deux à deux d’une distance 2d ; le réseau n’est i = –∞

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En posant t = exp(– 2jkd sinθ ), il vient :


∞ q –2 = 0,5 q –1 = –1 q0 = 1 q1 = 1 q2 = 0,5
∑ exp ( – 2j ikd sin θ ) J i ( x ) = exp [ – j x sin ( 2 kd sin θ )] (29) + – + + +
i = –∞

On construit un réseau de n sources, en affectant à chaque Figure 11 – Réseau de Bessel de 5 sources (gain et polarité)
source i un débit tel que :
q i = J i (x )
avec x quelconque.
La fonction de directivité prend alors la forme :

hs ( θ )
h ( θ )= -------------------- ∑ Ji ( x ) exp ( –2j kdi sin θ )
∑Ji ( x ) i
i
= h s ( θ )exp[–j x sin ( 2 kd sin θ )] (30)

d’où, pour n très grand et x quelconque :


| h (θ )| = |hs(θ )| (31) f = 500 Hz f = 1 kHz
■ Modèle théorique [3]
Afin de tester la validité de cette propriété pour des valeurs de n
finies, on s’attache à chercher des valeurs de x facilitant la mise en
œuvre de tels réseaux ; deux critères sont déterminants :
— la recherche de zéros de Bessel, conduisant à la suppression
de sources ;
— la recherche de valeurs donnant des coefficients variant dans
un rapport de 1 à 2, conduisant à des raccordements de haut-
parleurs en série ou en parallèle.
En considérant un réseau de 5 sources et en choisissant x = 1,5, f = 2 kHz
on obtient :
2d = 0,2 m
J– 2(1,5) = J2(1,5) = 0,232
Courbes polaires 3 dB/div
– J –1(1,5) = J1(1,5) = 0,558
Figure 12 – Réseau de 5 sources – comparaison entre les directivités
J0(1,5) = 0,512
(directivité théorique) d’un réseau de Bessel et d’un réseau uniforme
Après approximation, on retient pour les débits les valeurs de la
figure 11.
Dans le cas de sources omnidirectionnelles, la fonction de direc-
tivité se déduit de l’équation (26) (figure 12) :
+ – + + +
h (θ ) = 0,5[1 + cos(4kd sin θ ) + 2j sin(2kd sin θ )] (32) –12 dB –6 dB –6 dB –6 dB –12 dB
0,5 + – + + +
⇒ h ( θ ) = 0,5 [1 + cos ( 4 kd sin θ ) ] 2 + [2 sin ( 2 kd sin θ )] 2 (33)
–6 dB 0 dB 0 dB 0 dB –6 dB
-- + – + + +
■ Propriétés
–6 dB 0 dB 0 dB 0 dB –6 dB
• Si l’on néglige les oscillations de 1,5 dB, le réseau est omni-
directionnel quelle que soit la fréquence : on retrouve bien la direc- – + – – –
tivité de la source ponctuelle. –6 dB 0 dB 0 dB 0 dB –6 dB
• Les approximations faites (nombre de sources fini, coefficients + – + + +
de pondération) n’altèrent pas de façon significative le comporte- –12 dB –6 dB –6 dB –6 dB –12 dB
ment du réseau.
• Augmenter le nombre de sources apporte un progrès faible : Figure 13 – Réseau de Bessel de 5 × 5 sources
les oscillations sont plus importantes pour un gain en efficacité
faible.
■ Application pratique : construction d’un réseau plan [4] La comparaison entre les réseaux uniforme et pondéré confirme
Le calcul des coefficients appliqués au réseau de 5 sources per- la théorie :
met de construire de façon simple un réseau plan de 25 sources : — à 1 kHz, les lobes inhérents au réseau ont disparu ;
les propriétés des fonctions de Bessel s’appliquent alors tant à la — ceux que l’on voit apparaître à 4 kHz sont liés au comporte-
directivité horizontale qu’à la directivité verticale du réseau ment directif du haut-parleur en haute fréquence ;
(figure 13). — si l’on suppose que ces diagrammes s’appliquent tant aux
Un tel réseau, constitué de haut-parleurs large bande de 12 cm directivités horizontales que verticales, des mesures dans un plan
de diamètre ; a été construit par le laboratoire Philips ; les mesures diagonal montreraient que les pondérations ne respectent plus les
ont donné les diagrammes polaires de la figure 14. propriétés énoncées.

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2.4.2 Filtrage d’une enceinte multivoie


et directivité

Une enceinte multivoie est constituée de plusieurs haut-


parleurs [5], dédiés à la reproduction de plages de fréquences
spécifiques. Le filtrage se traduit par une pondération de chacune
des sources.

Au voisinage des fréquences de filtrage, lorsque les champs


acoustiques émis par les deux haut-parleurs sont de grandeur
comparable, la directivité est déterminée par :
250 Hz — la directivité de chacune des sources ;
— les relations d’amplitude et de phase entre les deux sources.

Ainsi, pour une enceinte deux voies, la directivité de l’enceinte


est donnée par :

h ( θ, f ) =
H 1 (f ) h 1 ( θ, f ) exp ( – j kd sin θ ) + H 2 (f ) h 2 ( θ, f ) exp ( j kd sin θ )
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- (34)
H 1 (f ) + H 2 (f )

avec h1 et h2 fonctions de directivité des haut-parleurs,


1 kHz 2d projection de la distance séparant les haut-
parleurs dans le plan de mesure,
H1 et H2 fonctions de transfert en tension des filtres.

L’enceinte mesurée figure 15 est une enceinte deux voies dont


les transducteurs sont alignés verticalement et dont la fréquence
de coupure est fc = 2 kHz. Les diagrammes polaires montrent
l’évolution de la directivité verticale. Au voisinage de la fréquence
de coupure, où les deux haut-parleurs ont sensiblement le même
débit, les effets d’interférence se traduisent par des minimums et
des maximums marqués.

Le choix du type de filtrage et la disposition relative des sources


4 kHz ont donc une incidence importante sur le rayonnement de
l’enceinte acoustique au voisinage de la fréquence de coupure :
a réseau uniforme b réseau de Bessel
son facteur de directivité augmente sensiblement sur une largeur
de bande déterminée par la pente des filtres, tandis que la position
Figure 14 – Comparaison entre les directivités mesurées d’un réseau du lobe principal dépend de la relation de phase entre les sources
de 5 × 5 sources uniforme et d’un réseau de 5 × 5 sources de Bessel dans la zone de filtrage.

f = 1,25 kHz f = 1,6 kHz f = 2 kHz

f = 2,5 kHz f = 3,15 kHz f = 4 kHz

f = fc = 2 kHz pente : 12 dB/oct 2d = 0,2 m Courbes polaires 3 dB/div Figure 15 – Directivité verticale mesurée
d’une enceinte 2 voies

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exp [j ω ( t – T – τ i ) ] exp ( j k r – r i )
3. Directivité des réseaux p i ( r, t ) = p M ---------------------------------------------------------------------------------------
r – ri
(39)
compensés Avec la condition de champ lointain (point d’observation à
(sources retardées) l’infini), on trouve la pression rayonnée par l’ensemble du réseau :

exp [ j ω ( t – T ) ] exp ( j k r – r 0 )
p ( r, t ) = p M ------------------------------------------------------------------------------
3.1 Formulation générale de la directivité r – r0

Si l’on introduit un retard τi dans le rayonnement de chacun des ∑ exp – j 2 ikd  ------
2d
- – sin θ

(40)
monopôles i, l’expression de la pression rayonnée par la source i i
au point d’observation est : exp ( – j ωT ) exp ( – j k r – r 0 )
exp [j ω ( t – τ i ) – j k r – r i ] ⇒ p ( r ) = p M -------------------------------------------------------------------------
p i ( r, t ) = p M ------------------------------------------------------------------ (35) r – r0
r – ri
sin nkd  sin θ – -------

Avec |r – ri | = |r – r0| + 2id sinθ et |r – r0 | >> 2(n – 1)d, la pression  2 d
rayonnée par le réseau en champ lointain est la somme des ----------------------------------------------------------- (41)
sin kd  sin θ – -------

pressions induites par chacune des sources :  2 d
pM
p ( r, t ) = ---------------- exp ( j ωt ) exp ( – k r – r 0 ) La pression maximale est obtenue dans une direction θ 0 telle
r – r0 que sinθ 0 = Cτ /2d, et vaut :
∑ exp ( –j ωτi ) exp ( – 2j kdi sin θ ) (36)
exp ( – j ωT ) exp ( – j k r – r 0 )
i
p θ0 ( r ) = np M ---------------------------------------------------------------------------------------- (42)
entraînant dans l’axe : r – r0
pM
p ax ( r, t ) = ---------------- exp ( jω t ) exp ( – k r – r 0 ) ∑ exp ( – jωτ i) (37) On en déduit la directivité du réseau compensé uniformément :
r – r0 i
sin [ nkd ( sin θ – sin θ 0 ) ]
d’où l’expression de la fonction de directivité : h ( θ ) = ---------------------------------------------------------------
- (43)
n sin [ kd ( sin θ – sin θ 0 ) ]
1
h ( θ ) = -------------------------------------- ∑ exp ( – j ωτ i ) exp ( – 2j kdi sin θ ) (38)
∑ ( – j ωτi ) i
exp On observe une translation angulaire de la fonction de
directivité, variable suivant la valeur du retard appliqué (figure 16
i
et figure 17).
Attention : l’efficacité maximale n’étant pas nécessairement
obtenue dans l’axe, la fonction h peut prendre des valeurs supé-
rieures à 1. Pour les calculs de facteur et d’indice de directivité, 3.3 Réseau retardé symétriquement
il convient de diviser h par sa valeur maximale.
Pour un retard constant et symétrique entre deux sources
consécutives, on pose : τi = |i |τ
3.2 Réseau retardé uniformément Avec la condition de champ lointain (point d’observation à
l’infini), on trouve la pression rayonnée par l’ensemble du réseau ;
Pour un retard constant entre deux sources consécutives, on l’équation (36) entraîne :
pose : pM
τi = iτ + T p (r ) = ---------------- exp ( j ωT ) exp ( – k r – r 0 )
r – r0
avec T > (n – 1)τ /2
ce qui assure la causalité du système.
∑ exp ( – j ω i τ ) exp ( –2j kdi sin θ ) (44)
i

θ0 = 0° (τ = 0) θ0 = 15° (τ = 0,152 ms) θ0 = 30° (τ = 0,294 ms)


2d = 0,2 m
f = 1 kHz
Figure 16 – Réseau retardé uniformément
Courbes polaires 3 dB/div
de 5 sources ponctuelles
(directivité théorique) (t variable)

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f = 500 Hz f = 1 kHz f = 2 kHz


θ0 = 15° (τ = 0,152 ms)
2d = 0,2 m Figure 17 – Réseau retardé uniformément
Courbes polaires 3 dB/div de 5 sources ponctuelles
(directivité théorique) (f variable)

θ0 = 0° (τ = 0) θ0 = 7,5° (τ = 0,077 ms) θ0 = 15° (τ = 0,152 ms)


2d = 0,2 m
f = 1 kHz Figure 18 – Réseau retardé symétriquement
Courbes polaires 3 dB/div de 5 sources ponctuelles
(directivité théorique) (t variable)

f = 500 Hz f = 1 kHz f = 2 kHz


θ0 = 7,5° (τ = 0,07 ms)
2d = 0,2 m Figure 19 – Réseau retardé symétriquement
Courbes polaires 3 dB/div de 5 sources ponctuelles
(directivité théorique) (f variable)

En posant comme précédemment sin θ0 = Cτ /2d, et avec Q 3.4 Application à un réseau


coefficient de normalisation à 1 :
de microphones
h ( θ ) = Q  1 + ∑ exp [ j2 ikd ( sin θ + sin θ0 ) ] + En milieu réverbérant, un système de prise de son directif
i<0 favorise le champ direct par rapport au champ diffus, améliorant
de ce fait l’intelligibilité. Dans cette optique, J.L. Flanagan [6] a
∑ exp [ j2 ikd ( sin θ – sin θ0 ) ] (45) construit un réseau de 63 microphones à électret dont le lobe
i>0 principal peut être orienté grâce à des lignes à retard.

L’introduction de ce type de retard permet de jouer — sous ■ Calcul des espacements


certaines conditions — sur le produit kd (sur la largeur du lobe Le réseau est constitué de neuf colonnes et de sept rangées de
principal) (figure 18 et figure 19). microphones, montés sur un baffle plan de 1 m2.

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Enregistrement du signal

Diffusion du signal
τ1 Σ
τ1
τ2
τ2
τn
Signal de détection
τn Σ Microprocesseur

Balayage de l’espace Logiciel de détection


de la parole
Position imposée du lobe Logiciel de contrôle
des lignes à retard
Figure 20 – Schéma de principe du dispositif
du paragraphe 3.4

On fixe fmax = 3 500 Hz, et on veut « balayer » +/– 30 o dans le


0° plan horizontal, +/– 15o dans le plan vertical.

30° – 30° – 90o < θ < 90o – 30o < θ 0H < 30o – 15o < θ0V < 15o (46)
⇒ |sin θ – sin θ0H|max = 1,5 |sin θ – sin θ0V|max = 1,26 (47)

C
⇒ 2 d Hmin = ---------------------------------------------------- = 6,5 cm (48)
f sin θ – sin θ 0H max
C
et 2 d Vmin = ---------------------------------------------------- = 7,7 cm (49)
f sin θ – sin θ 0V max

■ Principe de fonctionnement
La particularité de la réalisation réside dans la recherche auto-
matisée de la source, permettant une orientation correcte du lobe
20 10 0 10 20 principal :
θ0 = -- 30° / 0° / 30° — un premier réseau de lignes à retard balaie l’espace cyclique-
ment (variation des valeurs τi affectées aux retards) pour localiser
Figure 21 – Directivité horizontale du réseau mesurée à 1 kHz la source ;
— le deuxième réseau de lignes à retard oriente le lobe principal
vers la source, en utilisant les valeurs τ i transmises par le premier
réseau ;
Signal de captation — grâce à un algorithme de détection de la parole, une fois la
de la zone sélectionnée
direction de la source déterminée, l’ordinateur transmet au premier
Analyse réseau de lignes à retard les valeurs à adopter pour orienter le lobe
spectrale
principal sur la source en question (figure 20).
Sortie des ■ Résultats
lobes orientés
Ce système est installé dans un auditorium, disposé sur scène
face à la salle ; des haut-parleurs sont placés en différents endroits,
Orientation et
et contrôle du lobe
émettant des sons divers (bruits, parole), simulant ainsi un débat
on be
t ati u lo entre conférenciers.
ien d
Ortrôle Les observations de J.L. Flanagan [6] sont les suivantes
o n Mur (figure 21) :
c
— la sélectivité spatiale est excellente : la directivité du réseau
est bien adaptée au lieu et l’algorithme de détection de la parole
Réseau de fonctionne alors dans des conditions optimales ;
microphones
— cette sélectivité reste très bonne en champ proche ;
de — le fonctionnement simultané de plusieurs sources conduit
au es
é se hon efficacement le réseau à choisir la plus puissante d’entre elles ;
R op
icr Zone — la différence entre ce réseau et un microphone omni-
m Volume
de focalisation
d’audience directionnel est sensible, le rapport entre son direct et son
réverbéré ayant été considérablement amélioré ;
— l’addition d’un deuxième réseau identique (disposé loin du
Figure 22 – Amélioration de la discrimination spatiale par addition premier) permet une discrimination spatiale plus importante
d’un deuxième réseau (figure 22).

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4. Géométrie du réseau
4.1 Réseau incurvé (monopôles disposés M
suivant un arc de cercle)
Soit α l’angle entre les sources, R le rayon de l’arc de cercle et θ
2d la distance entre deux monopôles consécutifs [7] (figure 23).

Avec : 2 d = R 2 ( 1 – cos α ) (50) R

la différence de marche pour un point d’observation situé dans une α


direction θ entre le monopôle central et le monopôle de rang i est :
r – r i = r – r 0 + R [ cos θ – cos ( θ – iα ) ] (51)

la pression en champ lointain est donnée par : Figure 23 – Réseau incurvé de n monopôles
pM
p (r ) = ---------------- exp ( – j k r – r 0 ) exp ( – j kR cos θ )
r – r0
■ Propriétés : (figure 24 et figure 25) :
∑ exp [ j kR cos ( θ – iα ) ] (52)
— pour des valeurs de kd faibles, on observe un élargissement
i
du lobe principal ;
On en déduit la pression dans l’axe :
— pour des valeurs de kd plus importantes, il y a apparition de
pM
p ax ( r ) = ---------------- exp [ – j k ( r – r 0 + R ) ] ∑ exp [ j kR cos ( iα ) ] (53) lobes secondaires, moins marqués cependant que pour le réseau
r – r0 i rectiligne ;
— avec un nombre de sources beaucoup plus important, le
et le module de la directivité :
réseau est peu directif pour des longueurs d’onde grandes devant
1
h ( θ ) = ---
n
∑ exp [ j kR cos ( θ – iα ) ] (54) ses dimensions, plus directif pour des longueurs d’onde compara-
bles et, à nouveau, peu directif pour de petites longueurs d’onde.
i

α = 0° α = 7,5° α = 15°
2d = 0,2 m
f = 1 kHz
Courbes polaires 3 dB/div Figure 24 – Réseau incurvé de 5 sources
ponctuelles (directivité théorique) (a variable)

f = 500 Hz f = 1 kHz f = 2 kHz


2d = 0,2 m
α = 7,5°
Courbes polaires 3 dB/div Figure 25 – Réseau incurvé de 5 sources
ponctuelles (directivité théorique) (f variable)

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500 Hz

1 kHz

2 kHz

4 kHz

Enceinte seule θ0 = 0° θ0 = 30° θ0 = 60°

2d = 0,2 m
Courbes polaires 3 dB/div

Figure 26 – Directivité horizontale mesurée de deux enceintes couplées

4.2 Réseau rectangulaire D’une façon générale, la directivité d’un réseau est le produit de
(réseau de n × m monopôles) deux directivités dès lors qu’il existe un repère dans lequel les
variables sont séparables.
Si θ est l’angle formé par la projection de r – rs sur Ox, et ϕ
l’angle formé par r – rs sur Oy , 2dx (respectivement 2dy ) la 4.3 Application à une paire d’enceintes
distance séparant deux sources dans la direction Ox (respective-
ment Oy ) la directivité du réseau rectangulaire est le produit des acoustiques
directivités dans les deux plans Oxz et Oyz .
On place deux enceintes identiques côte à côte [5] et l’on fait
varier l’angle θ 0 entre elles. Si l’on assimile ces enceintes à des
sin ( nkd x sin θ ) sin ( mkd y sin ϕ )
Alors, h ( θ, ϕ ) = ----------------------------------------- ------------------------------------------- (55) sources ponctuelles, la directivité du réseau ainsi constitué est
n sin ( kd x sin θ ) m sin ( kd y sin ϕ ) donnée par :

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h ( θ, f ) =
θ θ0
h s  θ – -----0, f exp ( – j kd sin θ ) + h s  θ + -----, f exp ( j kd sin θ ) y
2 2 M(r, θ)
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- (56)
θ θ
h s  θ – -----0, f + h s  θ + -----, f
0
2 2
avec h s (θ ,f ) fonction de directivité d’une enceinte, r
r'
θ0 angle formé par les deux enceintes,
θ
2d distance séparant les enceintes, fonctions de
l’angle θ0 .
Dans le cas particulier où θ0 = 0 : O dx x

h (θ,f ) = hs(θ,f ) cos(2kd sinθ ) (57)


Figure 27 – Antenne de sources ponctuelles
Les diagrammes polaires de la figure 26 (p. 14) donnent l’évo-
lution de la fonction de directivité du réseau suivant la fréquence
et l’angle θ0 .
L’angle à donner entre deux sources consécutives dans un avec q débit volumique par unité de longueur ;
réseau doit être optimisé à partir des caractéristiques direction-
2 2
nelles d’une source élémentaire : si cette angulation est trop faible, r′ = ( r cos θ ) + ( r sin θ – x ) (59)
il y a recouvrement des champs rayonnés (interférences impor-
tantes) ; à l’inverse, si elle est excessive, la couverture entre deux En posant A accélération volumique par unité de longueur :
sources risque d’être trop faible.
A = jωq
De même que les pentes des fonctions de filtrage influent sur la
directivité dans des plages de fréquences plus ou moins étendues, et en intégrant sur l’ensemble de l’antenne, on obtient la pression
la pente de la fonction de directivité détermine la portion d’espace rayonnée par l’antenne au point M :
concernée par les interférences entre les sources.
L
---
Dans la pratique, l’enceinte diffère de la source ponctuelle du fait
E
2
de ses dimensions : la directivité résultante est déterminée non Aρ exp ( – jk r ′ )
p (r ) = -------- -------------------------------- dx (60)
seulement par la directivité individuelle de chaque source et par la 4π r′
distance les séparant, mais également par la diffraction de bord, L
– ---
2
dépendant des dimensions du réseau. Cet effet est particulière-
ment sensible sur le rayonnement arrière du réseau.

5.2 Comportement dans l’axe pour r < L


La distance de l’élément dx au point d’observation est :
5. Champ proche et champ
2 2
lointain des réseaux r′ = r +x

Lorsque l’on se place au voisinage immédiat de l’antenne, seuls


Pour décrire les caractéristiques directionnelles des réseaux, on les éléments dx les plus proches ont une contribution significative
admet généralement que les n sources induisent des pressions sur le point d’observation. L’expression (60) est alors sensiblement
identiques au point d’observation, ce qui nous conduit à parler de telle que :
∞ ∞

E E
champ lointain pour des distances grandes devant les dimensions 2 2
du réseau, indépendamment de la fréquence [r >> 2(n – 1)d ]. Le Aρ exp ( – jk r ′ ) Aρ exp ( – jk r + x )
p ax ( r ) = -------- -------------------------------- d x = -------- ---------------------------------------------- d x (61)
champ lointain des réseaux est donc uniquement défini par une 4π
–∞
r′ 4π
–∞
2 2
r +x
approche géométrique.
Aρ ( 2 )
En revanche, le champ lointain de la source ponctuelle est défini d’où p ax (r ) = – j -------- H 0 ( k r ) (62)
pour le domaine où la pression et la vitesse sont en phase 4
(2)
(kr >> 1) : la limite de ce domaine ne dépend plus seulement de la avec H0 fonction d’Hankel d’ordre 0 de la deuxième
distance, mais également de la fréquence. espèce.
L’objet de ce paragraphe est donc de décrire l’évolution du Si kr << 1, le développement en série de la fonction de Hankel
rayonnement d’un réseau avec la distance, et de définir une limite entraîne :
entre champ proche et champ lointain.

p ax (r ) = – -------- ln ( k r ) (63)

5.1 Formulation générale du rayonnement
Si kr >> 1, le développement asymptotique de la fonction de
d’une antenne Hankel entraîne :
π
p ax (r ) = -------------------- exp – j  k r + ---
Soit un réseau de longueur L, constitué d’une infinité de sources Aρ
(64)
ponctuelles de même débit q [8] (figure 27). 8π k r 4
La pression rayonnée par l’élément dx en M est :
Cette expression est caractéristique du rayonnement cylindrique
j kρCq (décroissance à – 3 dB par doublement de distance et par double-
d p ( r ) = ----------------- exp ( – j k r ′ ) d x (58)
4π r ′ ment de fréquence).

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5.3 Comportement dans l’axe pour r > L


0,8
S (s1)
5.3.1 Formulation de l’intégrale de Fresnel 1,5
0,7
La distance de l’élément au point d’observation se simplifie : 2,5
2 0,6
x
r ′ = r + --------- ( car r > L ⁄ 2 ) (65)
2r 0,5 3 1
Si l’on néglige les différences d’amplitude des contributions des 0,4
éléments d x pour ne s’intéresser qu’aux variations de phase
(condition réalisée en pratique pour une distance d’observation 0,3 2
supérieure à la hauteur de l’antenne, soit r > L ) :
L
0,2
---

E
2
2 0,1
Aρ exp ( – j k r )
exp  – j k --------- dx
x 0,5
p ax ( r ) = -------- ------------------------------ 
(66)
4π r 2r  0
L
– ---
2 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8
On pose : C (s1)
2 2
kx πs
--------- = --------- (67)
2r 2 Figure 28 – Spirale de Cornu
πr
d’où d x = ds --------- (68)
k
L 2
k  --- 2
2 πs Cte – 3 dB/oct
et --------------- = --------1- (69)
2r 2
alors : dB 0
– 3 dB/2r
s1 – 10

p ax (r ) = ------------------------ exp ( – j k r )
4π k r
E 
πs
2
exp  – j --------- ds
2 
(70) – 20
– 30
r lim
0
– 40 – 6 dB/2r
On retrouve l’intégrale de Fresnel [9], dont les solutions sont
– 50
données par la spirale de Cornu (figure 28) :
– 60

p ax (r ) = -------------------- exp ( – jk r ) [ C ( s 1 ) – j S ( s 1 ) ] (71) – 6 dB/2r 1
2 πk r 20 x 103
r (m) 10 2 x 103
200

E
s1 100
2 20 f (Hz)
πs
avec C ( s1 ) = cos  --------- d s (72)
 2 
0 Figure 29 – Décroissance du champ rayonné dans l’axe
d’une antenne
s1

S ( s1 ) = E πs
2
sin  --------- d s
 2 
(73)
0 La position du premier maximum est obtenue pour n = 1 :
2
5.3.2 Maximums et minimums fL
r 1 = -------- (78)
3C
■ Positions La position du premier minimum est obtenue pour n = 2 :
Les minimums et les maximums sont obtenus pour une pente de
2
la spirale sensiblement égale à tan(α ) = – 0,5. fL
r 2 = -------- (79)
7C
Or :
π 2 ■ Amplitudes
sin  --- s 1
d S ( s1 ) 2  π 2 La différence d’amplitude de pression entre le premier maximum
tan ( α ) = ------------------- = ------------------------- = tan  --- s 1 (74)
d C ( s1 ) π 2 2  et le premier minimum est voisine de 5 dB ; cette différence tend
cos  --- s 1 ensuite vers une valeur fixe de 1 dB (cf. figure 29).
2 
π π 2
d’où n π – --- = --- s 1 (75)
4 2 5.3.3 Comportement en champ proche
2 1
(zone de Fresnel)
s1 = 2 n – --- (76)
2 Lorsque s1 tend vers l’infini, C (s1) et S (s1) tendent vers 0,5 (en
L
2
fL
2 pratique cette valeur est obtenue pour s1 = 4) ; la dépendance de la
r n = -------------------------- = -------------------------- (77) pression en fréquence et en distance est alors donnée par :
λ(4n – 1) C(4n – 1)
π
p AX ( r ) = -------------------- exp – j  k r + ---
avec n impair = maximum, Aρ
(80)
n pair = minimum. 8π k r 4

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f = 100 Hz f = 1 kHz f = 10 kHz


L = 1,6 m
Courbes polaires 3 dB/div
Figure 30 – Directivité théorique
d’une antenne

On retrouve bien l’expression obtenue au paragraphe 5.2 pour la D’où la fonction de directivité (figure 30) :
pression au voisinage de l’antenne avec kr >> 1, propre au rayon-
sin  k --- sin θ
nement cylindrique : décroissance de la pression à – 3 dB par L
doublement de distance et par doublement de fréquence.  2 
h ( θ ) = ---------------------------------- (86)
L
k --- sin θ
2
5.3.4 Comportement en champ lointain
(zone de Fraunhofer) La condition d’existence d’un lobe secondaire est :

En revanche, lorsque s1 << 1, l’expression (70) se simplifie de la f > C /L (87)


façon suivante : Exemple : L = 1,6 m entraîne f > 212 Hz.
s1

Es
La direction de la première annulation hors de l’axe est :
Aρ Aρs 1
p ax (r ) = -------------------- exp ( – jk r ) d = -------------------- exp ( – jk r ) (81)
θ 0 = arc sin  -----
4π k r 4π k r C
0 (88)
fL
soit encore :
AρL
p ax (r ) = ------------ exp ( – jk r ) (82)
4π r 5.5 Limite entre champ proche
La pression décroît en 1/r , indépendamment de la fréquence, ce et champ lointain
qui est caractéristique d’un rayonnement sphérique (figure 29).

5.5.1 Approche analytique


5.4 Comportement hors de l’axe On peut définir une limite physique de distance entre champ
en champ lointain proche et champ lointain, à partir de laquelle la propagation perdra
sa forme cylindrique pour devenir sphérique. Ainsi, si l’on place
En se plaçant en champ lointain, la distance de la source au cette limite à s1 = 1 (cf. figure 28) :
point d’observation se réduit à :
2 2
kL fL
r ′ = r – x sin θ (83) r lim = --------- = -------- (89)
4π 2C
d’où, pour la pression : On observe que cette distance limite est proportionnelle à la fré-
L quence et au carré de la hauteur de l’antenne. Elle est définie pour
--- rlim > L, condition de l’approximation par les intégrales de Fresnel.
E
2
Aρ exp ( – j k r )
p (r ) = -------- ------------------------------ exp ( j kx sin θ ) d x Exemple : pour une antenne de 1,6 m :
4π r
L
– ---
2 r lim(200 Hz) est indéfinie (rlim < L )

2 sin  k --- sin θ


L r lim(2 kHz) = 7,5 m
Aρ exp ( – j k r )  2 
= -------- ------------------------------ -------------------------------------- (84)
4π r k sin θ r lim(20 kHz) = 75 m

et dans l’axe :
Aρ exp ( – jk r ) 5.5.2 Approche géométrique
p ax (r ) = -------- L ------------------------------ (85)
4π r
Une approche géométrique conduit à placer la limite à l’intersec-
On retrouve bien ici l’expression de la pression en champ loin- tion du cône du lobe de directivité principal avec le cylindre enve-
tain définie au paragraphe précédent. loppant l’antenne (figure 31).

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flim

θ0
L dB 0
r
– 10
– 20
rlim – 30
– 40
Figure 31 – Définition géométrique de rlim – 50
– 60
1
Le demi-angle d’ouverture du lobe principal est donné par 20 x 103
r (m) 10 2 x 103
l’équation (88) : 200
100 20 f (Hz)
θ 0 = arc sin  -----
C
(90)
fL
sin θ C 1 1
Figure 32 – Décroissance du champ rayonné dans l’axe
avec tan θ 0 = ---------------0- = ----- --------------------------- = ------------------------- (91) d’un réseau uniforme
cos θ 0 f L 2 2
1 –  -----  ----- –1
C f L
f L C 

L La fréquence limite de comportement est donnée par :


et r lim = ------------------- (92)
2 tan θ 0
C
f lim = ------- (95)
la position de la limite est donnée par : 2d
Exemple : pour un espacement intersource de 0,2 m, on obtient
2
r lim = ---  ----- –1
L fL flim = 850 Hz.
(93)
2 C

La condition d’existence de la limite est : 5.6.2 Limite entre champ proche et champ lointain
f > C /L (94) L’approche géométrique de la limite entre champ proche et
L’approche géométrique est cohérente avec l’approche analy- champ lointain reste valable ; son existence est conditionnée par
tique, puisque pour fL >> C, les deux expressions sont identiques. l’apparition de lobes secondaires.
Nous retiendrons pour définition générale de cette limite, appli-
cable à tout réseau rectiligne :
5.6 Passage à un réseau (n – 1)d
r lim = ---------------------- (96)
de sources ponctuelles tan θ 0
En particulier, pour un réseau rectiligne constitué de sources
5.6.1 Comportement en champ proche ponctuelles de débits identiques, l’angle de la première annulation
(zone d’interférence) est donné par la relation (12) :

θ 0 = arc sin  --------------


C
L’étude du rayonnement de l’antenne nous a permis de scinder (97)
2 ndf
le champ en deux zones distinctes : la zone de Fresnel (champ pro-
che), caractérisée par une décroissance de la pression en 1 r , et la d’où l’expression de r lim pour un réseau uniforme :
zone de Fraunhofer (champ lointain) caractérisée par une décrois-
sance de la pression en 1/r. 2
r lim = ( n – 1 ) d 2 ndf 
--------------  –1 (98)
Pour un réseau constitué d’un nombre fini de sources, le C
comportement en champ proche diffère de celui de l’antenne du
La position de cette limite est donc sensiblement proportionnelle
fait de l’espacement intersource 2d.
à la fréquence et au carré de la hauteur du réseau.
Au-delà d’une certaine fréquence, l’analyse par les intégrales de
Fresnel n’est plus valable, et le problème ne peut être décrit La condition d’existence de la limite est :
analytiquement (figure 32) : C
— les variations en champ proche de la pression avec la fré- f > ------------- (99)
2 nd
quence et la distance sont très importantes (annulations liées aux
interférences) ; Au-delà de cette limite :
— en moyennant la décroissance, la diminution de pression par — la décroissance en pression se fait à raison de – 6 dB par
doublement de distance est sensiblement égale à 6 dB ; doublement de distance ;
— en moyennant la réponse en fréquence, la pression est — le comportement directionnel est indépendant de la distance,
constante ; ce qui permet de le caractériser par la fonction de directivité h(θ ).
— l’amplitude des lobes secondaires de directivité est impor-
tante.
5.6.3 Résumé
Cependant, le réseau de sources ponctuelles peut être assimilé
à une antenne dès lors que la distance entre sources est telle que : Le tableau 1 résume le comportement des réseaux acoustiques
2d < λ en champ proche et champ lointain.

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________________________________________________________________________________________ RÉSEAUX ACOUSTIQUES DE SOURCES PONCTUELLES

Tableau 1 – Comportement des réseaux acoustiques


Limite
Distance
C C
f < ------- f > -------
2d 2d

1 
p (r )∝ ------- 
r  1 
〈 p (r )〉 ∝ --- 
 zone de Fresnel r  zone d’interférences
1 
Champ proche p (f )∝ ------- 〈 p (f )〉 = Cte 
f 
Propagation cylindrique : Propagation fortement perturbée
le réseau se comporte comme une antenne par les annulations liées aux interférences

2
Limite entre champs proche et lointain r lim = ( n – 1 ) d 2 ndf 
--------------  – 1
C

1 
p (r )∝ --- 
r  zone de Fraunhofer
Champ lointain
p (f ) = Cte 
Propagation sphérique : le réseau se comporte comme une source ponctuelle

■ En sonorisation industrielle, les méthodes développées dans cet


6. Conclusion article trouvent des applications évidentes. En effet, dès lors que
l’on ne s’intéresse qu’au champ lointain des réseaux et à des bandes
■ Les principales lois de comportement des réseaux peuvent se de fréquences réduites, il apparaît que la directivité peut être facile-
résumer de la façon suivante. ment contrôlée.
● En champ proche :
En revanche, dans le domaine du spectacle, les contraintes de la
— en deçà d’une certaine fréquence liée à l’espacement entre les
sources, le comportement est cohérent et peut être décrit analyti- sonorisation ont conduit à utiliser des réseaux de dimensions
quement ; il est caractérisé par un rayonnement cylindrique ; importantes, sans réelle maîtrise de l’évolution du champ rayonné
— au-delà de cette fréquence, les interférences sont telles que le sur la distance. Si l’ensemble de l’auditoire était autrefois immergé
comportement est difficile à maîtriser. dans le champ lointain des sources du fait de leur petite taille, il
● En champ lointain : convient de constater qu’aujourd’hui une partie non négligeable du
— l’évolution de la largeur du lobe principal et du niveau des public se situe dans le champ proche des réseaux.
lobes secondaires se fait avec une forte corrélation fréquentielle ;
L’apparition récente de lignes sources dont le comportement en
— la modification du débit des sources permet de réduire la
dépendance fréquentielle de la fonction de directivité : une directi- champ proche est cohérent constitue une évolution majeure [9].
vité indépendante de la fréquence implique une disposition et un
filtrage appropriés ; À terme, une bonne maîtrise du comportement des réseaux en
— le contrôle de l’orientation et de la largeur du lobe principal champ proche, passant par le développement de certaines formes
est possible sous certaines conditions grâce à l’introduction d’un spécifiques, voire de nouveaux principes de transduction, ainsi que
retard entre les sources ; par le traitement numérique des signaux, permettra de parfaite-
— le rayonnement est sphérique. ment contrôler la répartition de l’énergie acoustique dans l’espace.

Références bibliographiques

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[2] ROSSI (M.). – Électroacoustique. Dunod nents and Applications (sept. 1983). [8] LIPSHITZ (S.P.) et VANDERKOOY (J.). – The
(1986). acoustic radiation of line sources of finite
[3] KEELE Jr (D.B.). – « Effective performance of [6] FLANAGAN (J.L.), JOHNSTON (J.D.), ZAHN length. Preprint AES # 2417 (nov. 1986).
Bessel arrays ». JAES (oct. 1990). (R.) et ELKO (G.W.). – Computer steered [9] HEIL (C.) et URBAN (M.). – Sound fields radia-
[4] JOUHANEAU (J.). – Acoustique des salles et microphone arrays for sound transduction in ted by multiple sound sources arrays. Pre-
sonorisation. Lavoisier (1997). Large Rooms. JAES (nov. 1985). print AES # 3269 (mars 1992).

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