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Violence ou paix pour la liberté ?

Le texte aborde la question de la légitimité de la violence pour conquérir la liberté, en présentant des arguments pour et contre. D'une part, il souligne que la violence peut être nécessaire dans des situations d'injustice, mais d'autre part, il met en avant l'efficacité des méthodes pacifiques, comme l'exemple de Gandhi. En conclusion, bien que la force puisse parfois sembler inévitable, il existe des alternatives plus humaines et constructives pour obtenir la liberté.

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Violence ou paix pour la liberté ?

Le texte aborde la question de la légitimité de la violence pour conquérir la liberté, en présentant des arguments pour et contre. D'une part, il souligne que la violence peut être nécessaire dans des situations d'injustice, mais d'autre part, il met en avant l'efficacité des méthodes pacifiques, comme l'exemple de Gandhi. En conclusion, bien que la force puisse parfois sembler inévitable, il existe des alternatives plus humaines et constructives pour obtenir la liberté.

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Travail D’élève Thème 02 : « LIBERTÉ, j'écris ton nom ...

» Mme Bouraoui

Sujet 1 :
Pensez-vous qu'il faille recourir à la violence pour conquérir la liberté ?
Répondez à la question en rédigeant un texte argumentatif et en vous appuyant sur des
exemples précis.

Développement

L'homme est l'être de la liberté. Celle-ci est innée en lui. Et depuis l'âge des pierres, l'être
humain n'a pas cessé de combattre et de lutter afin de conquérir sa liberté. A ce propos,
certains sont portés à croire que la liberté de l'homme ou bien d'un peuple ne se reprend que
par force et par violence. D’autres, à l’opposé, s'accordant à dire que le mieux est de reprendre
notre liberté outrée pacifiquement.
Alors, à quelles limites ces pareils dires sont-ils reconnaissables ?
Le recours à la force est-t-il toujours légitime et justifiable ?
A priori, il me semble indéniable que dans certains cas, la violence peut permettre de
conquérir la liberté.

En effet, il se peut que l'être humain se trouve dans des conditions difficiles d'injustice
et d'hégémonie qui l'obligent, bon gré mal gré, à utiliser la force dans le but de défendre son
peuple et de combattre ceux qui viennent violer sa terre et violeter son peuple. Il serait alors
un traitre s'il demeure les bras croisés devant l'ennemi qui, remplit de haine et d’avidité, est
entrain de massacrer ses concitoyens et de semer la terreur dans leurs pauvres cœurs. « Ce qui
a été pris par force ne pourrait être récupérer que par force », c’est ce qu’affirme Jamal
Abdennacer. Chebbi, lui aussi, confirme cette idée : pour établir la justice, il faut combattre
l'ennemi par sa même arme en disant « il n'aura jamais de justice que lorsque les forces seront
égales ». Bref, la violence et la manière forte permettent aux peuples de contraindre
l'oppresseur, à lâcher prise et à s’incliner leurs vœux libertaires.

Néanmoins, on ne peut point nier que ce choix n'est pas toujours béni et pardonnable
vue les dégâts qui l’accompagnent. Une pareille orientation, un pareil comportement ne sont
pas toujours efficaces et capables de réaliser la victoire et atteindre notre but celui de
reprendre notre liberté perdue.
De prime abord, le recours à la violence est un acte bestial. En se perpétuant , il peut se
retourner contre les objectifs libertaires La violence se transforme alors en un danger qui
risque de mettre terme au désir de substituer l'asservissement par l'émancipation .Il est
pleinement possible à un peuple de prôner sa terre et gagner son indépendance sans avoir
recours à la violence et à l'agression de l'autre .Citons à ce propos l'exemple de Mohatama
Ghandi qui appelle à la paix et à la guerre pacifiste et qui a pu libérer son pays de la
colonisation sans aucune goutte de sang . Le principe de « les fins justifient les moyens » qui
marque l'attitude de plusieurs groupes aspirant à revendiquer leurs libertés arrachées et
défendre leur dignité outrée n’est pas toujours raisonnable. On est, donc, devant la raison de
la force et non pas la force de la raison.

Par ailleurs, la violence barre les chemins à d'autre moyens plus humaines. Elle ne donne
pas l'occasion à des démarches plus pédagogiques et plus éducatives d'ancrer ce principe
fondamental capable de rendre la vie de l'Homme meilleure. Innombrables sont les moyens
pacifistes et légitimes qui ont réussi à arracher les libertés volées. En témoignent les Tunisiens
qui, autrefois, ont revendiqué leur droit à syndiquer et qui ont établi l'Union Générale
Tunisienne des Travailleurs. Ils ont pu résister le colonisateur et ont recouru à la force de l'esprit
pour se défendre et s’exprimer. D'où leur réussite à vaincre la guerre et délivrer le peuple
tunisien. Il en résulte, donc, que la presse, l’art, la poésie font partie de la résistance et de la
guerre libératrice. Ils pourraient être des armes bien plus puissantes.

Enfin, on peut, toutefois, opter pour le dialogue qui a l'avantage de remettre en ordre
les choses et qui appelle à la concorde et à la fraternité humaine. Ainsi, on s'écarte de l'anarchie
et de la violence qui font entrer le pays dans la confusion et des troubles sans fin. L'écoute de
l'autre et l'acceptation des négociations vont évidemment aider à reprendre la liberté sans
perte aucune. L'exemple qui en atteste est celui du défunt Yaser Aarafet qui optait pour le
dialogue avec les sionistes après être conscient de leur pouvoir et leur force qui dépassent les
siens.

Il résulte de tout ce qui a précédé que le recours à la force semble parfois être le chemin
de salut et le garant des libertés. Mais ceci ne doit pas nous faire nier que ce choix présente
des limites et qu'il existe d'autres moyens plus efficaces et légitimes qui conduisent à la liberté
sans mener des guerres ni couler du sang.

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