Le texte présente les dispositions régissant les organisations
cultuelles, divisées en trois catégories : les organisations à objet
exclusivement cultuel, les organisations à objet mixte, et les
congrégations religieuses.
1. Organisations à objet exclusivement cultuel : Elles se
concentrent uniquement sur l’exercice public d’un culte.
2. Organisations à objet mixte : En plus de l’exercice d’un culte,
elles poursuivent d’autres objectifs comme l’assistance morale,
la promotion de la vie spirituelle et sociale, ou l’étude d’une
doctrine cultuelle.
3. Congrégations religieuses : Ce sont des groupes où les
membres prononcent des vœux de soumission à une autorité
religieuse et s’engagent à participer aux activités de la
congrégation.
Les organisations cultuelles doivent déclarer leurs biens, leurs
apports, et leurs ressources, et leurs statuts doivent inclure
leur soumission aux juridictions de l’État, l’engagement à
respecter l’ordre public et la laïcité, ainsi que l’organisation de
leur autorité spirituelle.
D’autres articles stipulent que ces organisations peuvent recevoir
des dons, informer des mobilisations de fonds extérieurs,
respecter la réglementation de la construction des lieux de
culte, et déclarer à l’avance toute manifestation impliquant un
responsable religieux étranger. Des règles précises encadrent
les constructions de lieux de culte et l’organisation des
manifestations publiques.
Les discours dans les lieux de culte sont régulés : un ministre du
culte peut être puni en cas de diffamation ou provocation à la
révolte. En cas de faute grave, le ministre de l’Administration
du Territoire peut dissoudre une organisation cultuelle. Enfin,
un Conseil supérieur consultatif des religions sera institué pour
encadrer ces pratiques.
Le texte traite de la réglementation des Organisations Non
Gouvernementales (ONG) en Côte d’Ivoire, détaillant leurs
obligations et conditions de fonctionnement.
1. Types d’ONG : Il y a deux types d’ONG selon leur siège social
: multinationales (siège hors de la Côte d’Ivoire) et nationales
(créées en Côte d’Ivoire). Elles doivent poursuivre des objectifs
d’intérêt général dans au moins deux pays.
2. Financement : Les ONG peuvent recevoir des dons de
sources publiques ou privées, à condition de respecter la
législation. Elles ne peuvent pas recevoir de fonds provenant
de partis politiques.
3. Conflits d’intérêt : Les dirigeants des ONG ne doivent pas
avoir d’intérêts dans des entreprises ayant des liens avec
l’ONG, pour éviter tout conflit d’intérêt.
4. Manuel de procédures : Chaque ONG doit avoir un manuel de
procédures administratives et financières pour assurer une
bonne gouvernance, à soumettre aux autorités.
5. Obligations financières : Les ONG doivent tenir à jour leurs
comptes et déclarations fiscales, ainsi qu’avoir un compte
bancaire dans une institution ivoirienne.
6. Formation et transfert de compétences : Les ONG
multinationales doivent former les ONG locales et leur
personnel ivoirien pour un transfert de compétences.
7. Conformité légale : Les ONG doivent respecter les lois
ivoiriennes, soumettre leurs rapports annuels et recruter
principalement du personnel ivoirien, notamment pour les
postes cadres et auxiliaires.
Ces dispositions visent à encadrer et réguler l’action des ONG sur
le territoire ivoirien, tout en favorisant l’emploi et la formation
des nationaux.
Ce texte présente les régulations concernant deux types de
fondations : les fondations reconnues d’utilité publique et les
fondations d’entreprise.
1. Fondations reconnues d’utilité publique : Elles doivent
soumettre leurs statuts à l’administration pour approbation.
Elles acquièrent la personnalité juridique après un décret
gouvernemental. Leur dotation initiale est réglementée et elles
peuvent recevoir des fonds de différentes sources (dons,
subventions, etc.). La gestion de la fondation est strictement
encadrée, avec un commissaire aux comptes et des rapports
annuels à fournir. Toute modification des statuts ou dissolution
nécessite une approbation officielle.
2. Fondations d’entreprise : Elles sont créées par des
entreprises ou institutions publiques à but non lucratif pour
des œuvres d’intérêt général. Leur dotation initiale et leurs
ressources sont régies par des règles spécifiques. Leur durée
minimale est de cinq ans et elles sont soumises à des contrôles
administratifs réguliers. Elles ne peuvent pas faire appel à la
générosité publique, mais elles peuvent recevoir des dons
internes de la part de leurs employés ou actionnaires.
Les fondations des deux types doivent respecter des obligations
comptables strictes et sont soumises à des procédures
spécifiques en cas de modification, fusion, ou dissolution.