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INTRODUCTION
Le mpox (anciennement appelé variole du singe) représente une menace croissante
pour la santé publique dans plusieurs régions de la République Démocratique du Congo,
notamment dans la province du Haut-Lomami. Cette maladie virale zoonotique, qui se
manifeste par des éruptions cutanées, de la fièvre et d'autres symptômes systémiques,
continue de se propager dans un contexte marqué par de nombreuses vulnérabilités
structurelles.
Dans le Haut-Lomami, la gestion des risques liés au mpox est confrontée à de
multiples défis : un système de santé sous-équipé, un manque de ressources humaines et
logistiques, une surveillance épidémiologique limitée, ainsi qu’un faible niveau de
sensibilisation des communautés. Ces facteurs limitent la capacité des autorités sanitaires à
détecter rapidement les cas, à les isoler efficacement et à freiner la transmission du virus.
Face à cette situation, il devient indispensable de mettre en œuvre une approche
multisectorielle, intégrée et durable, impliquant les autorités locales, les acteurs de la santé,
les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés elles-mêmes. Ce document
vise à analyser les principaux obstacles à une gestion efficace des risques liés au mpox dans la
province, tout en proposant des pistes d’action pour renforcer les capacités locales, améliorer
la prévention, et assurer une réponse coordonnée à l’épidémie.
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Dans la phase d’impact (ou de catastrophe) face à une inondation, voici les actions
urgentes à mener :
1. Assurer la sécurité des personnes :
Évacuer immédiatement les zones inondées ;
Mettre les populations à l’abri dans des lieux sûrs (zones élevées, centres
d’hébergement)
Sauvetage des personnes piégées ou blessées.
2. Fournir une assistance d'urgence :
- Apporter de la nourriture, de l’eau potable et des soins médicaux.
- Distribuer des kits d’urgence (vêtements, couvertures, savon, etc.).
3. Mettre en place un système d’alerte et de communication :
- Informer la population sur la situation, les consignes de sécurité, et les lieux de secours.
- Coordonner les secours avec la Croix-Rouge, la protection civile, les ONG, etc.
4. Limiter les risques secondaires :
- Couper l’électricité pour éviter les électrocutions(bukama,kabondo)
- Surveiller les glissements de terrain ou effondrements.
- Empêcher la contamination de l’eau (évacuer les déchets, sécuriser les latrines).
5. Évaluer rapidement les besoins et les dégâts :
- Faire un bilan humain et matériel.
- Identifier les besoins prioritaires pour la phase de relèvement.
Synthèse des catastrophes Période lieu(s) Impacts principaux
CLISSIFICATION DES INONDATIONS
N LIEU PERIODE IMPACTE TYPOLOGIE ACTIONS
°
BUKAMA -100.000 Sans -Abris naturelle
°1 MALEMBA Février- - Ecole naturelle
NKULU Avril 2023 -Marchés inondés
°2 MALEMBA Juin 2023 -3120 Maisons effondrées, naturelle
NKULU des milliers de déplacés
°3 MALEMBA Mars 2019 -2 500 maisons détruites,2 naturelle
NKULU morts,
grandes pertes agricoles
°4 BUKAMA Avril 2020 -600 000 personnes
MALEMBA Avril 2020 touchées, nombreux naturelle
NKULU enfants
KAMINA Avril 2020 et écoles exposés
LUABO Janv 2021 1 mort, >100 maisons naturelle
(Territoire détruites
°5 Kamina)
BUKAMA & Janv 2024 600 Maisons et Champs naturelle
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MALEMBA inondés, établissements de
NKULU santé affectés
°6 BUKAMA Nov 2024 231 maisons, écoles, naturelle
églises détruites
°7 BUKAMA Avril 2025 70 maisons, écoles et
centres de santé
endommagés
La gestion des risques face à une épidémie comme le MPOX (variole du singe) peut se
structurer selon les 5 phases classiques du traitement des risques :
1. Identification du risque
- Actions :
- Surveillance épidémiologique (signalement des cas suspects).
- Recueil de données : zones touchées, populations à risque.
- Analyse des modes de transmission (contact, gouttelettes, etc.).
- Identification des conséquences sanitaires, sociales et économiques.
2. Analyse du risque
- Actions :
- Évaluation de la probabilité de propagation.
- Mesure de l’impact sur les systèmes de santé.
- Études de vulnérabilité des populations (immunodéprimés, enfants, etc.).
- Modélisation de scénarios d’évolution.
3. Évaluation du risque
- Actions :
- Classement des risques par niveau de gravité (faible, modéré, élevé).
- Décision sur la nécessité d'interventions d'urgence.
- Détermination des priorités de réponse (zones rouges, cibles prioritaires).
4. Traitement du risque
- Actions :
- Mise en place de mesures de prévention (communication, vaccination si dispo).
- Isolement des cas, recherche des contacts.
- Renforcement des capacités hospitalières.
- Campagnes d'information ciblées (réduction des comportements à risque).
5. Surveillance et réévaluation
- Actions :
- Suivi de l’évolution de l’épidémie.
- Réajustement des mesures selon l’efficacité constatée.
- Retours d’expérience et mise à jour des plans de réponse.
- Veille continue pour prévenir une résurgence
N LIEU PERIODE IMPACTE TYPOLOGIE ACTIONS
°
BAKA Juillet 2024 1 cas suspect Naturelle (Epidémie) Isolement de la
4
°1 victime
°2 KALAMBAYI 26 Aout 2024 4 cas suspects Naturelle (Epidémie) Isolement de la
KALONDA victime
°3
MULONGO Fin Aout 2024 34 cas suspects Naturelle (Epidémie) Isolement de la
BAKA cumulés victime
KABONDO
KAYAMBA
°4 KAMANA, 12–14 10 cas suspects Naturelle (Epidémie) Isolement de la
septembre 2024 victime
MWENE-DITU 14 cas suspects Naturelle (Epidémie) Isolement de la
, victime
KABINDA, 1 cas confirmé Naturelle (Epidémie) Isolement de la
victime
Classification pour le MPOX (variole du singe)
En résume dans la province du Haut-Lomami (RDC), voici les zones de santé touchées par
l’épidémie de mpox (variole du singe) ainsi que les périodes concernées :
- Au mois de Juillet 2024 la zone de santé de BAKA (Premier cas suspect enregistré en
Juillet 2024 )
- Arriver fin d’août 2024 la zone de santé de MULONGO (Territoire de Malemba
Nkulu) 17 cas suspects fin août, puis 25 début 29 août 2024 ;
- Baka et Kabondo Respectivement 3 et 1 cas suspects à la même période ;
- KAYAMBA (Territoire de Kabongo) 5 nouveaux cas suspects fin août 26 août 2024 ;
pendant la période de cette épidémie la province Lomami
à la semaine 37 (8–14 septembre 2024), 25 cas suspects et 3 décès signalés, bien que
sans cas confirmés à cette date.
CONCLUSION
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La gestion des risques liés au mpox dans la province du Haut-Lomami demeure un
défi majeur, en raison de la faiblesse du système de santé, du manque de ressources
logistiques, de l'insuffisance de la surveillance épidémiologique et du faible niveau de
sensibilisation communautaire. Bien que des efforts aient été entrepris pour détecter, isoler et
traiter les cas, ceux-ci restent largement insuffisants face à la propagation continue de la
maladie dans certaines zones à haut risque.
Une approche multisectorielle et coordonnée est essentielle pour renforcer les
capacités locales, améliorer la communication des risques, former le personnel de santé, et
impliquer les communautés dans les mesures de prévention. La prévention, à travers la
vaccination ciblée (si disponible), l’hygiène renforcée, et la détection précoce des cas, doit
rester au cœur des priorités. Enfin, un appui technique et financier plus conséquent des
partenaires nationaux et internationaux est crucial pour permettre une réponse efficace et
durable.