0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
17 vues86 pages

Transferts de chaleur : principes et méthodes

Le document traite des transferts de chaleur en thermodynamique, en introduisant des concepts clés tels que le champ de température, le gradient de température et le flux de chaleur. Il décrit également les différentes méthodes de transfert de chaleur, notamment la conduction, la convection et le rayonnement, ainsi que les équations associées. Enfin, il aborde la formulation des problèmes de transfert de chaleur et les bilans d'énergie nécessaires pour analyser ces systèmes.

Transféré par

sarahelk549
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
17 vues86 pages

Transferts de chaleur : principes et méthodes

Le document traite des transferts de chaleur en thermodynamique, en introduisant des concepts clés tels que le champ de température, le gradient de température et le flux de chaleur. Il décrit également les différentes méthodes de transfert de chaleur, notamment la conduction, la convection et le rayonnement, ainsi que les équations associées. Enfin, il aborde la formulation des problèmes de transfert de chaleur et les bilans d'énergie nécessaires pour analyser ces systèmes.

Transféré par

sarahelk549
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1.

Généralités sur les transferts de chaleur

1.1 Introduction

La thermodynamique permet de prévoir la quantité totale d’énergie qu’un système doit échanger avec
l’extérieur pour passer d’un état d’équilibre à un autre. La thermique (ou thermocinétique) se propose
de décrire quantitativement (dans l’espace et dans le temps) l’évolution des grandeurs caractéristiques
du système, en particulier la température, entre l’état d’équilibre initial et l’état d’équilibre final.

1.2 Définitions

1.2.1 Champ de température

Le champ de température est une fonction qui décrit la distribution de la température dans l'espace et le
temps: T=f(x,y,z,t)T=f(x,y,z,t).

On distingue deux régimes :

• Régime permanent : Le champ de température est indépendant du temps.

• Régime variable (ou transitoire) : Le champ de température évolue avec le temps.

1.2.2 Gradient de température

Le gradient de température est la variation maximale de température par unité de longueur, le long de
la normale à la surface isotherme : (grad→T)n=∂T∂nn→(gradT)n=∂n∂Tn.

La figure 1.1 montre une isotherme et le gradient thermique associé. Le gradient indique la direction
dans laquelle la température change le plus rapidement.

1.2.3 Flux de chaleur

La densité de flux de chaleur est la quantité de chaleur transmise par unité de temps et par unité d’aire
de la surface isotherme : Φ=1SdQdtΦ=S1dtdQ.

Le flux de chaleur est la quantité de chaleur transmise sur la surface S par unité de temps
: φ=dQdtφ=dtdQ.

1.3 Formulation d’un problème de transfert de chaleur

1.3.1 Bilan d’énergie

Pour formuler un problème de transfert de chaleur, il faut :

1. Définir un système (S) par ses limites dans l’espace.

2. Établir l’inventaire des différents flux de chaleur qui influent sur l’état du système :

• ϕstϕst : flux de chaleur stocké

• ϕgϕg : flux de chaleur généré


• ϕeϕe : flux de chaleur entrant

• ϕsϕs : flux de chaleur sortant

La figure 1.2 illustre un système (S) et son bilan énergétique, montrant les flux de chaleur entrant,
sortant, généré et stocké.

Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour établir le bilan d’énergie du système (S) :

φe+φg=φs+φstφe+φg=φs+φst

1.3.2 Expression des flux d’énergie

Il faut ensuite établir les expressions des différents flux d’énergie. En reportant ces expressions dans le
bilan d’énergie, on obtient l’équation différentielle dont la résolution permet de connaître l’évolution de
la température en chaque point du système.

[Link] Conduction

La conduction est le transfert de chaleur au sein d’un milieu opaque, sans déplacement de matière, sous
l’influence d’une différence de température.

La densité de flux est proportionnelle au gradient de température (loi de Fourier) :

φ→=−λSgrad→(T)φ=−λSgrad(T)

Ou sous forme algébrique :

φ=−λS∂T∂xφ=−λS∂x∂T

Où :

• ϕ: Flux de chaleur (W)

• λ: Conductivité thermique (W m-1 °C-1)

• x: Variable d’espace (m)

• S: Aire de la section (m2)

La figure 1.3 représente un schéma du transfert de chaleur conductif à travers un matériau, avec T1 > T2
et un flux de chaleur ϕ.

Tableau 1.1 : Conductivité thermique de certains matériaux


Matériau λ (W.m⁻¹.°C⁻¹) Matériau λ (W.m

Argent 419 Plâtre 0,48

Cuivre 386 Amiante 0,16

Aluminium 204 Bois (feuillu-résineux) 0,12-0,2

Acier doux 45 Liège 0,044-0

Acier inox 15 Laine de roche 0,038-0

Glace 1,88 Laine de verre 0,035-0

Béton 1,4 Polystyrène expansé 0,036-0

Brique terre cuite 1,1 Polyuréthane (mousse) 0,030-0

Verre 1,0 Polystyrène extrudé 0,028

Eau 0,60 Air 0,026

[Link] Convection

La convection est le transfert de chaleur entre un solide et un fluide, l’énergie étant transmise par
déplacement du fluide. Ce mécanisme est régi par la loi de Newton : ϕ=hS(Tp−T∞)ϕ=hS(Tp−T∞).

Où :

• ϕ: Flux de chaleur (W)

• h: Coefficient de transfert de chaleur par convection (W m-2 °C-1)

• Tp: Température de surface du solide (°C)

• T∞: Température du fluide loin de la surface du solide (°C)

• S: Aire de la surface de contact solide/fluide (m2)


La figure 1.4 illustre le transfert de chaleur convectif entre une surface solide à Tp et un fluide à T∞, avec
un flux de chaleur ϕ.

[Link] Rayonnement

Le rayonnement est un transfert d’énergie électromagnétique entre deux surfaces, même dans le vide.

La relation est:

ϕ=εpσS(Tp4−T∞4)ϕ=εpσS(Tp4−T∞4)

Où :

• ϕ: Flux de chaleur (W)

• σ: Constante de Stefan (5,67.10-8 W m-2 K-4)

• εp: Facteur d’émission de la surface

• Tp: Température de la surface (K)

• T∞: Température du milieu environnant la surface (K)

• S: Aire de la surface (m2)

La figure 1.5 représente le transfert de chaleur radiatif entre une surface à Tp et un milieu environnant à
T∞, avec un flux de chaleur ϕ.

[Link] Flux de chaleur lié à un débit massique

Lorsqu’un débit massique m˙m˙ de matière entre dans le système à la température T1T1 et en ressort à
la température T2T2, on considère dans le bilan un flux de chaleur entrant correspondant :

ϕe=m˙cp(T1−T2)ϕe=m˙cp(T1−T2)

Où :

• ϕeϕe : Flux de chaleur entrant dans le système (W)

• m˙m˙ : Débit massique (kg.s-1)

• c : Chaleur spécifique ([Link]-1.K-1)

• T1T1, T2T2 : Températures d’entrée et de sortie (K)

[Link] Stockage d’énergie

Le stockage d’énergie dans un corps correspond à une augmentation de son énergie interne au cours du
temps, d’où (à pression constante et en l’absence de changement d’état) :

φst=ρ V c ∂T∂tφst=ρVc∂t∂T

Où :
• ϕst : Flux de chaleur stocké (W)

• ρ : Masse volumique (kg m-3)

• V : Volume (m3)

• c : Chaleur spécifique (J kg-1 °C-1)

• T : Température (°C)

• t : Temps (s)

Le produit ρVc est appelé la capacitance thermique du corps.

[Link] Génération d’énergie

Elle intervient lorsqu’une autre forme d’énergie (chimique, électrique, mécanique, nucléaire) est
convertie en énergie thermique. On peut l’écrire sous la forme :

ϕg=q˙Vϕg=q˙V

Où :

• ϕg : Flux d’énergie thermique générée (W)

• q& : Densité volumique d’énergie générée (W m-3)

• V : Volume (m3)

2. Transfert de chaleur par conduction en régime permanent

2.1 L’équation de la chaleur

Dans sa forme monodimensionnelle, elle décrit le transfert de chaleur unidirectionnel au travers d’un
mur plan :

Considérons un système d’épaisseur dx dans la direction x et de section d’aire S normalement à la


direction Ox. Le bilan d’énergie sur ce système s’écrit :

Φx+Φz=Φx+dx+ΦuΦx+Φz=Φx+dx+Φu

Avec:φx=−(λ S∂T∂x)xetφx+dx=−(λ S∂T∂x)x+dxφg=q˙ S dxφst=ρ c S dx∂T∂tAvec:φx=−(λS∂x∂T)xetφx+dx


=−(λS∂x∂T)x+dxφg=q˙Sdxφst=ρcSdx∂t∂T

En reportant dans le bilan d’énergie et en divisant par dx, nous obtenons :

(λs∂T∂x)x+dx−(λs∂T∂x)xdx+q˙S=ρcS∂T∂tSoit: ∂∂x(λS∂T∂x)+q˙S=ρcS∂T∂tdx(λs∂x∂T)x+dx−(λs∂x∂T)x+q˙
S=ρcS∂t∂TSoit: ∂x∂(λS∂x∂T)+q˙S=ρcS∂t∂T

Et dans le cas tridimensionnel, nous obtenons l’équation de la chaleur dans le cas le plus général

∂∂x(λx∂T∂x)+∂∂y(λy∂T∂y)+∂∂z(λz∂T∂z)+q˙=ρc∂T∂t∂x∂(λx∂x∂T)+∂y∂(λy∂y∂T)+∂z∂(λz∂z∂T)+q˙=ρc∂t∂T
Cette équation peut se simplifier dans un certain nombre de cas :

a) Si le milieu est isotrope : λx=λy=λz=λλx=λy=λz=λ

b) S’il n’y a pas de génération d’énergie à l’intérieur du système : q = 0

• c) Si le milieu est homogène, λ n’est fonction que de T.

Les hypothèses a) + b) +c) permettent d’écrire :

λ(∂2T∂x2+∂2T∂y2+∂2T∂z2)+dλdT[(∂T∂x)2+(∂T∂y)2+(∂T∂z)2]=ρc∂T∂tλ(∂x2∂2T+∂y2∂2T+∂z2∂2T)+dTdλ
[(∂x∂T)2+(∂y∂T)2+(∂z∂T)2]=ρc∂t∂T

d) Si de plus λ est constant (écart modéré de température), nous obtenons l’équation de Poisson :

a∇2T=∂T∂ta∇2T=∂t∂T

Le rapport a=λρca=ρcλ est appelé la diffusivité thermique (m2.s−1m2.s−1) qui caractérise la vitesse de
propagation d’un flux de chaleur à travers un matériau. On en trouvera des valeurs en annexe A.1.1.

e) En régime permanent, nous obtenons l’équation de Laplace :

∇2T=0∇2T=0

Par ailleurs, les hypothèses a), c) et d) permettent d’écrire :

• Équation de la chaleur en coordonnées cylindriques :

∂2T∂x2+1r∂T∂r+1r2∂2T∂θ2+∂2T∂z2+q˙λ=1a∂T∂t∂x2∂2T+r1∂r∂T+r21∂θ2∂2T+∂z2∂2T+λq˙=a1∂t∂T

Dans le cas d’un problème à symétrie cylindrique où la température ne dépend que de r et de t,


l’équation peut s’écrire sous forme simplifiée :

t T a 1 λ q r T r rr 1 ∂ ∂ + = ∂∂∂∂•

• Équation de la chaleur en coordonnées sphériques :

1r∂2(rT)∂r2+1r2sin⁡θ∂∂θ(sin⁡θ∂T∂θ)+1r2sin⁡2θ∂2T∂ϕ2+q˙λ=1a∂T∂tr1∂r2∂2(rT)+r2sinθ1∂θ∂
(sinθ∂θ∂T)+r2sin2θ1∂ϕ2∂2T+λq˙=a1∂t∂T

2.2 Transfert unidirectionnel

2.2.1 Mur simple

On se placera dans le cas où le transfert de chaleur est unidirectionnel et où il n’y a pas de génération ni
de stockage d’énergie. On considère un mur d’épaisseur e, de conductivité thermique λ et de grandes
dimensions transversales dont les faces extrêmes sont à des températures T1 et T2 :

En effectuant un bilan thermique sur le système (S) constitué par la tranche de mur comprise entre les
abscisses x et x + dx, il vient :

ϕX=ϕX+dx⇒−λS(dTdx)x=−λS(dTdx)x+dxϕX=ϕX+dx⇒−λS(dxdT)x=−λS(dxdT)x+dx
dTdx=A et T(x)=Ax+BdxdT=A et T(x)=Ax+B

Avec les conditions aux limites : T (x = 0) = T1 et T (x = e) = T2

D’où :

T=T1−xe(T1−T2)T=T1−ex(T1−T2)

Le profil de température est donc linéaire. La densité de flux de chaleur traversant le mur s’en déduit
par la relation : dT −=φ λ , d’où :

Φ=λ(T1−T2)eΦ=eλ(T1−T2)

La relation peut également se mettre sous la forme : ( ) λS e T1 − T2 ϕ = , cette relation est analogue à la
loi d’Ohm en électricité qui définit l’intensité du courant comme le rapport de la différence de potentiel
électrique sur la résistance électrique. La température apparaît ainsi comme un potentiel thermique et
le terme λS e apparaît comme la résistance thermique d’un mur plan d’épaisseur e, de conductivité
thermique λ et de surface latérale S. On se ramène donc au schéma équivalent représenté sur la figure
2.3.

2.2.2 Mur multicouches

C’est le cas des murs réels (schématisé sur la figure 2.4) constitués de plusieurs couches de matériaux
différents et où on ne connaît que les températures Tf1 et Tf2 des fluides en contact avec les deux faces
du mur de surface latérale S. En régime permanent, le flux de chaleur se conserve lors de la traversée du
mur et s’écrit :

Φ=h1S(T1−T1)=λAS(T1−T2)eA=λBS(T2−T3)eB=λCS(T3−T)eC=h2S(T4−T2)Φ=h1S(T1−T1)=eAλAS(T1−T2)=eB
λBS(T2−T3)=eCλCS(T3−T)=h2S(T4−T2)

φ=TΠ−TΩ1h1S+eAλAS+eBλBS+eCλCS+1h2Sφ=h1S1+λASeA+λBSeB+λCSeC+h2S1TΠ−TΩ
Figure 2.4: Schématisation des flux et des températures dans un mur multicouches. On voit les
différentes couches (A, B, C), les températures, les coefficients de convection (h1, h2) et les conductivités
thermiques (λA, λB, λC).

On a considéré que les contacts entre les couches de différentes natures étaient parfaits et qu’il
n’existait pas de discontinuité de température aux interfaces. En réalité, compte-tenu de la rugosité des
surfaces, une micro-couche d’air existe entre les creux des surfaces en regard qui contribue à la création
d’une résistance thermique (l’air est un isolant) appelée résistance thermique de contact. La formule
précédente s’écrit alors :

ϕ=TΩ−TΩ1h1S+eAλAS+RAB+eBλBS+RBC+eCλCS+1h2Sϕ=h1S1+λASeA+RAB+λBSeB+RBC+λCSeC+h2S1TΩ
−TΩ

Le schéma électrique équivalent est représenté sur la figure 2.5.

• Remarques :

• Une résistance thermique ne peut être définie en l’absence de sources que sur un tube
de flux.

• Cette résistance thermique de contact est négligée si le mur comporte une paroi
isolante ou si les parois sont jointes par soudure.

2.2.3 Mur composite

C’est le cas le plus couramment rencontré dans la réalité où les parois ne sont pas homogènes.
Considérons à titre d’exemple un mur de largeur L constitué d’agglomérés creux (figure 2.6). En
supposant le transfert unidirectionnel et en tenant compte des axes de symétrie, on peut se ramener au
calcul du flux à travers l’élément isolé sur la droite de la figure et calculer la résistance thermique R
équivalente d’une portion de mur de largeur L et de hauteur ℓ= ℓ1 + ℓ2 + ℓ3 en utilisant les lois
d’association des résistances en série et en parallèle par la relation :

R=R1+R2+11R3+1R4+1R5+R6+R7R=R1+R2+R31+R41+R511+R6+R7

Avec :

R1=1h1L;R2=e1λ1L;R3=e2λ2ℓ1L;R4=e2λ1ℓ2L;R5=e2λ2ℓ3L;R6=e2λ1ℓ1L;R7=1h2LR1=h1L1;R2=λ1Le1;R3
=λ2ℓ1Le2;R4=λ1ℓ2Le2;R5=λ2ℓ3Le2;R6=λ1ℓ1Le2;R7=h2L1

ce qui peut être schématisé par le schéma électrique équivalent représenté sur la figure 2.7.

2.2.4 Cylindre creux long (tube)


On considère un cylindre creux de conductivité thermique λ, de rayon intérieur r1, de rayon extérieur r2,
de longueur L, les températures des faces internes et externes étant respectivement T1 et T2 (cf. figure
2.8). On suppose que le gradient longitudinal de température est négligeable devant le gradient radial.

Effectuons le bilan thermique du système constitué par la partie de cylindre comprise entre les rayons r
et r + dr :

φr=−λ2πrL(dTdr)retφr+dr=−λ2π(r+dr)L(dTdr)r+dr−λ2πrL(dTdr)r=−λ2π(r+dr)L(dTdr)r+drd’ouˋrdTdr=Cφr
=−λ2πrL(drdT)retφr+dr=−λ2π(r+dr)L(drdT)r+dr−λ2πrL(drdT)r=−λ2π(r+dr)L(drdT)r+drd’ouˋrdrdT=C

Avec Soit Avec les conditions aux limites : T(r1) = T1 et T(r2) = T2

D’où :

T(r)−T1T2−T1=ln⁡(rr1)ln⁡(r2r1)T2−T1T(r)−T1=ln(r1r2)ln(r1r)

Et par application de la relation dr dT −=ϕ λ L π r2 , on obtient :

ϕ=2πλL(T1−T2)ln⁡(r2r1)ϕ=ln(r1r2)2πλL(T1−T2)

Cette relation peut aussi être mise sous la forme : 2π λ L r r ln avec R R T T 1 2 12 12 1 2 =


− =ϕ et être représentée par le schéma électrique équivalent de la figure 2.9.

R12=ln⁡(r2r1)2πλLR12=2πλLln(r1r2)

2.2.5 Cylindre creux multicouches

C’est le cas pratique d’un tube recouvert d’une ou plusieurs couches de matériaux différents et où l’on
ne connaît que les températures Tf1 et Tf2 des fluides en contact avec les faces interne et externe du
cylindre ; h1 et h2 sont les coefficients de transfert de chaleur par convection entre les fluides et les
faces internes et externes (cf. figure 2.10) En régime permanent, le flux de chaleur ϕ se conserve lors de
la traversée des différentes couches et s’écrit :

φ=h1⋅2πr1L(TΠ−T1)=2πλAL(T1−T2)ln⁡(r2r1)=2πλBL(T2−T3)ln⁡(r3r2)=h2⋅2πr3L(T3−TΩ)φ=h1⋅2πr1L(TΠ
−T1)=ln(r1r2)2πλAL(T1−T2)=ln(r2r3)2πλBL(T2−T3)=h2⋅2πr3L(T3−TΩ)

2.2.6 Prise en compte des transferts radiatifs

Dans les cas où le fluide en contact avec une surface est un gaz, et où la convection est naturelle, le
transfert de chaleur par rayonnement avec les parois peut devenir significatif. Ce transfert, entre une
surface à température $T$ et un milieu environnant, n'est plus négligeable et s'exprime par :

φr=σϵS(T4−Tr4)φr=σϵS(T4−Tr4)

que l’on peut mettre sous la forme :


φr=hrS(T−Tr)φr=hrS(T−Tr)

où $h_r$ est le coefficient de transfert radiatif :

hr=σϵ(T2+Tr2)(T+Tr)hr=σϵ(T2+Tr2)(T+Tr)

Les transferts convectifs et radiatifs s'effectuent en parallèle. Pour une première simplification, le
coefficient $h_r$ peut être considéré comme constant.

2.3 Transfert multidirectionnel ↔️

Lorsque la diffusion de la chaleur ne s'effectue pas selon une direction unique, deux méthodes de
résolution peuvent être appliquées :

2.3.1 Méthode du coefficient de forme

Dans les systèmes bidimensionnels ou tridimensionnels avec deux températures limites ($T_1$ et
$T_2$), le flux de chaleur peut être exprimé par :

φ=λ⋅F(T1−T2)φ=λ⋅F(T1−T2)

Où :

• λ : Conductivité thermique du milieu séparant les surfaces ($W \cdot m^{-1} \cdot °C^{-1}$)

• $T_1$ : Température de la surface $S_1$ (°C)

• $T_2$ : Température de la surface $S_2$ (°C)

• F : Coefficient de forme (m)

Le coefficient de forme $F$ dépend de la forme, des dimensions et de la position relative des surfaces
$S_1$ et $S_2$.

Cas particulier : Enceinte tridimensionnelle (four, chambre froide, pièce climatisée,...)

Méthode : Découper l’enceinte en différents éléments et calculer le flux traversant chacun d’eux.

Si les dimensions longitudinales sont grandes devant l’épaisseur $e$ des parois, les coefficients de forme
sont :

• Paroi : Fparoii=Si/LiFparoii=Si/Li

• Bord : Fbordi=0,54DiFbordi=0,54Di

• Coin : Fcoini=0,15LiFcoini=0,15Li

Où :

• $S_i$ : Aire de la paroi i

• $D_i$ : Longueur de la paroi ou du bord i

• $L_i$ : Épaisseur des parois


Le flux de chaleur traversant l’enceinte s’écrit alors :

φ=∑j=16λiFparoiiΔTi+∑j=112λiFbordiΔTi+∑j=18λiFcoiniΔTiφ=∑j=16λiFparoiiΔTi+∑j=112λiFbordiΔTi+∑j=18
λiFcoiniΔTi

Avec :

• $λ_i$ : Conductivité thermique de la paroi i ($W \cdot m^{-1} \cdot °C^{-1}$)

• $ΔT_i$ : Différence de température entre les faces intérieure et extérieure de la paroi i (°C)

2.3.2 Méthodes numériques

Dans le cas où la méthode du coefficient de forme ne peut pas s’appliquer (surfaces non isothermes par
exemple), il faut résoudre l’équation de Laplace numériquement. On utilise par exemple une méthode
aux différences finies en discrétisant le domaine considéré (espace ou plan). On traitera dans ce qui suit
le cas bidimensionnel, le cas tridimensionnel s’en déduit en rajoutant simplement une dimension
d’espace. On considère un milieu plan sur lequel on a appliqué un maillage de pas $∆x$ et $∆y$.

Les dérivées partielles de la température $T$ peuvent s’exprimer selon les formules suivantes :

∂T∂x(i+12,j)=T(i+1,j)−T(i,j)Δx;∂T∂x(i−12,j)=T(i,j)−T(i−1,j)Δx∂x∂T(i+21,j)=ΔxT(i+1,j)−T(i,j);∂x∂T(i−21
,j)=ΔxT(i,j)−T(i−1,j)

∂T∂y(i,j+12)=T(i,j+1)−T(i,j)Δy;∂T∂y(i,j−12)=T(i,j)−T(i,j−1)Δy∂y∂T(i,j+21)=ΔyT(i,j+1)−T(i,j);∂y∂T(i,j−21
)=ΔyT(i,j)−T(i,j−1)

∂2T∂x2(i,j)=∂T∂x(i+12,j)−∂T∂x(i−12,j)Δx=T(i+1,j)+T(i−1,j)−2T(i,j)(Δx)2∂x2∂2T(i,j)=Δx∂x∂T(i+21,j)−∂x∂T
(i−21,j)=(Δx)2T(i+1,j)+T(i−1,j)−2T(i,j)

∂2T∂y2(i,j)=∂T∂y(i,j+12)−∂T∂y(i,j−12)Δy=T(i,j+1)+T(i,j−1)−2T(i,j)(Δy)2∂y2∂2T(i,j)=Δy∂y∂T(i,j+21)−∂y∂T
(i,j−21)=(Δy)2T(i,j+1)+T(i,j−1)−2T(i,j)

L’équation de Laplace en bidimensionnel :

0=∂2T∂y2+∂2T∂x20=∂y2∂2T+∂x2∂2T

s’écrit alors :

T(i+1,j)+T(i−1,j)−2T(i,j)(Δx)2+T(i,j+1)+T(i,j−1)−2T(i,j)(Δy)2=0(Δx)2T(i+1,j)+T(i−1,j)−2T(i,j)
+(Δy)2T(i,j+1)+T(i,j−1)−2T(i,j)=0

Et si l’on choisit $∆x = ∆y$, on obtient :

T(i,j)=T(i+1,j)+T(i−1,j)+T(i,j+1)+T(i,j−1)4T(i,j)=4T(i+1,j)+T(i−1,j)+T(i,j+1)+T(i,j−1)

Expression des conditions aux limites en différences finies :

• Les conditions aux limites imposant sur un bord une température de surface s’expriment
simplement en fixant la valeur de la température $T(i,j)$ à la valeur imposée pour tout couple
$(i,j)$ représentant un point de ce bord.
• Les conditions aux limites avec transfert convectif ou flux imposé s’expriment de la manière
suivante :

Bord rectiligne

Densité de flux $φ$ (en $W \cdot m^{-2}$) imposée :

φ=λ2Δx[4T(i,j)−2T(i+1,j)−T(i,j+1)−T(i,j−1)]φ=2Δxλ[4T(i,j)−2T(i+1,j)−T(i,j+1)−T(i,j−1)]

Coefficient de convection imposé :

T(i,j)=2BiT∞+2T(i+1,j)+T(i,j+1)+T(i,j−1)2Bi+4T(i,j)=2Bi+42BiT∞+2T(i+1,j)+T(i,j+1)+T(i,j−1)

Où $Bi = \frac{h \Delta x}{\lambda}$ est le nombre de Biot

Coin extérieur

Densité de flux $φ$ (en $W \cdot m^{-2}$) imposée :

φ=λ2Δx[4T(i,j)−2T(i−1,j)−2T(i,j−1)]φ=2Δxλ[4T(i,j)−2T(i−1,j)−2T(i,j−1)]

Coefficient de convection imposé :

T(i,j)=2BiT∞+2T(i−1,j)+2T(i,j−1)2Bi+4T(i,j)=2Bi+42BiT∞+2T(i−1,j)+2T(i,j−1)

Coin intérieur

Densité de flux $φ$ (en $W \cdot m^{-2}$) imposée :

φ=λ3Δx[6T(i,j)−3T(i+1,j)−3T(i−1,j)−3T(i,j+1)−3T(i,j−1)]φ=3Δxλ
[6T(i,j)−3T(i+1,j)−3T(i−1,j)−3T(i,j+1)−3T(i,j−1)]

Coefficient de convection imposé :

T(i,j)=3BiT∞+3T(i+1,j)+3T(i−1,j)+3T(i,j+1)+3T(i,j−1)3Bi+6T(i,j)=3Bi+63BiT∞
+3T(i+1,j)+3T(i−1,j)+3T(i,j+1)+3T(i,j−1)

Méthode de résolution numérique :

1. Réaliser un maillage du système avec un pas $∆x$.

2. Affecter à chaque point du domaine une valeur initiale de la température.

3. Effectuer des itérations successives (Gauss-Siedel) en remplaçant la valeur de la température en


chaque nœud par la valeur calculée par l’équation aux différences finies.

4. Appliquer un critère de convergence.

Remarques :

• On n’applique aucun calcul sur les points du contour où la température est imposée.

• On peut accélérer la convergence en appliquant un coefficient de surrelaxation $R$ (1 < R <2 ,


optimum proche de 1,7) au calcul de $T(i,j)$ de la manière suivante :
Tn+1(i,j)=(1−R)Tn(i,j)+RTn(i−1,j)+Tn(i+1,j)+Tn(i,j−1)+Tn(i,j+1)4Tn+1(i,j)=(1−R)Tn(i,j)+R4Tn(i−1,j)+Tn
(i+1,j)+Tn(i,j−1)+Tn(i,j+1)

2.4 Les ailettes

2.4.1 L’équation de la barre

Le problème de la barre encastrée schématise le problème pratique important du refroidissement d’un


solide par des ailettes. Considérons une barre de section constante (épaisseur $e$ et largeur $ℓ$)
encastrée entre 2 surfaces à température $T_0$ et baignant dans un fluide à température $T_∞$.

Effectuons un bilan d’énergie sur le système constitué par la portion de barre comprise entre les
abscisses $x$ et $x+dx$.

Avec :

• $ϕ_x$ : Flux de chaleur transmis par conduction à l’abscisse $x$:

ϕx=−λSdTdxϕx=−λSdxdT

• $ϕ_{x+dx}$ : Flux de chaleur transmis par conduction à l’abscisse $x+dx$:

ϕx+dx=−λSdTdx+dxϕx+dx=−λSdxdT+dx

• $ϕ_c$ : Flux de chaleur transmis par convection à la périphérie de la barre entre $x$ et $x+dx$:

ϕc=hpedx[T(x)−T∞]ϕc=hpedx[T(x)−T∞]

Le bilan d’énergie s’écrit :

ϕx=ϕx+dx+ϕcϕx=ϕx+dx+ϕc

Donc $T(x)$ est solution de l’équation différentielle suivante appelée équation de la barre :

d2Tdx2−hpeλS(T−T∞)=0dx2d2T−λShpe(T−T∞)=0

2.4.2 Flux extrait par une ailette

Une ailette est un milieu bon conducteur de la chaleur dont une dimension est grande devant les autres,
exemple : barre d’épaisseur $e$ et de longueur $L$, avec $e<< L$. Elles sont utilisées à chaque fois que
des densités de flux élevées sont à transmettre dans un encombrement réduit.

On a établi l’équation différentielle vérifiée par la température $T(x)$ d’une ailette encastrée dans un
mur à la température $T_0$ et baignant dans un fluide à la température $T_∞$ :

d2Tdx2−hpeλS(T−T∞)=0dx2d2T−λShpe(T−T∞)=0

En posant :

ω2=hpeλSω2=λShpe et θ=T−T∞θ=T−T∞

elle peut encore s’écrire :

0=d2θdx2−ω2θ0=dx2d2θ−ω2θ
Si la section $S$ est constante, c’est une équation différentielle du 2nd ordre à coefficients constants
dont la solution générale est de la forme :

θ=Aexp⁡(ωx)+Bexp⁡(−ωx)θ=Aexp(ωx)+Bexp(−ωx) ou θ=A1ch(ωx)+B1sh(ωx)θ=A1ch(ωx)+B1sh(ωx)

[Link] Ailette rectangulaire longue de section constante

Dans le cas de l’ailette longue, on émet l’hypothèse que : $T(x=L) = T_∞$, où $L$ est la longueur de
l’ailette.

Les conditions aux limites s’écrivent alors :

• en $x = 0$: $θ(0) = T_0 - T_∞$

• en $x = L$: $θ(L) = 0$

D’où :

T(x)−T∞T0−T∞=exp(−ωx)T0−T∞T(x)−T∞=exp(−ωx)

Le flux dissipé sur toute la surface de l’ailette peut être calculé par intégration du flux de convection
local :

φp=∫0Lhpe[T(x)−T∞]dxφp=∫0Lhpe[T(x)−T∞]dx

Ou plus facilement :

φp=hpeλS(T0−T∞)φp=hpeλS(T0−T∞)

[Link] Ailette rectangulaire de section constante isolée à l’extrémité

La solution générale obtenue est identique au cas précédent, ce sont les conditions aux limites qui
diffèrent :

• T(x=0)=T0T(x=0)=T0

• dTdx∣x=L=0dxdTx=L=0

T(x)−T∞T0−T∞=cosh⁡(ωx)−tanh⁡(ωL)sinh⁡(ωx)=cosh⁡[ω(L−x)]cosh⁡(ωL)T0−T∞T(x)−T∞
=cosh(ωx)−tanh(ωL)sinh(ωx)=cosh(ωL)cosh[ω(L−x)]

Et le flux total dissipé par l’ailette a pour expression :

φp=ωλStanh⁡(ωL)(T0−T∞)φp=ωλStanh(ωL)(T0−T∞)

[Link] Ailette rectangulaire de section constante avec transfert de chaleur à l’extrémité

Les conditions aux limites qui diffèrent :

{T(x=0)=T0−λS(dTdx)x=L=hS[T(x=L)−T∞]{T(x=0)=T0−λS(dxdT)x=L=hS[T(x=L)−T∞]

La solution s’écrit :

T(x)−T∞T0−T∞=cosh⁡[ω(L−x)]+hωλsinh⁡[ω(L−x)]cosh⁡(ωL)+hωλsinh⁡[ω(L−x)]T0−T∞T(x)−T∞
=cosh(ωL)+ωλhsinh[ω(L−x)]cosh[ω(L−x)]+ωλhsinh[ω(L−x)]
Et le flux total dissipé par l’ailette a pour expression :

φp=ωλS(T0−T∞)tanh⁡(ωL)+hωλ1+hωλtanh⁡(ωL)φp=ωλS(T0−T∞)1+ωλhtanh(ωL)tanh(ωL)+ωλh

[Link] Ailette circulaire de section rectangulaire

Effectuons un bilan thermique sur l’élément d’ailette compris entre les rayons $r$ et $r+dr$ :

Le bilan d’énergie s’écrit :

ϕr=ϕr+dr+ϕcϕr=ϕr+dr+ϕc

Avec :

• $ϕ_r$ Flux de chaleur transmis par conduction au rayon $r$

ϕr=−λ2πredTdrϕr=−λ2πredrdT

• $ϕ_{r+dr}$ Flux de chaleur transmis par conduction au rayon $r + dr$

ϕr+dr=−λ2π(r+dr)edTdr+drϕr+dr=−λ2π(r+dr)edrdT+dr

• $ϕ_c$ Flux de chaleur transmis par convection sur la surface de l’ailette entre $r$ et $r + dr$

ϕc=2h[T(r)−T∞]2πrdrϕc=2h[T(r)−T∞]2πrdr

Soit encore :

λe(d2θdr2+1rdθdr)−2hθ=0λe(dr2d2θ+r1drdθ)−2hθ=0

Où $θ = T - T_∞$

C’est une équation de Bessel dont la solution s’écrit sous la forme :

θ=C1I0(ωr)+C2K0(ωr)θ=C1I0(ωr)+C2K0(ωr) où ω=2hλeω=λe2h

2.4.3 Efficacité d’une ailette

L’efficacité de l’ailette s’écrit donc :

η=φpφmaxη=φmaxφp

Nous en déduisons les relations suivantes :

Type d'ailette Efficacité (η)

Ailette rectangulaire
longue ($L→∞$) η=1ωLη=ωL1

Ailette rectangulaire
isolée à l’extrémité η=tanh⁡(ωL)ωLη=ωLtanh(ωL)
Type d'ailette Efficacité (η)

Ailette rectangulaire
avec transfert de
chaleur η=tanh⁡(ωL)+hωλωL+hLλtanh⁡(ωL)η=ωL+λhLtanh(ωL)tanh(ωL)+ωλh avec ω=hpeλSω=λShpe

Ailette circulaire de η=2λehν0r01re2r02−1I1(ωre)K1(ωr0)−K1(ωre)I1(ωr0)I1(ωre)K0(ωr0)+I0(ωr0)K1(ωre)η=hν0r02λer0


section rectangulaire (ωr0)+I0(ωr0)K1(ωre)I1(ωre)K1(ωr0)−K1(ωre)I1(ωr0) avec ω=2hλeω=λe2h

Remarque : Résistance thermique d’une ailette

La résistance thermique globale entre la base de l’ailette à la température $T_0$ et le fluide à la


température $T_∞$ s’écrit donc :

Railette=1ηhSeRailette=ηhSe1

2.4.4 Choix des ailettes

• Peu utile pour les liquides car $h$ est grand

• Utile dans le cas des gaz car $h$ est faible

• Compromis entre coût, encombrement, pertes de charge et transfert de chaleur

3 TRANSFERT DE CHALEUR PAR CONDUCTION EN REGIME VARIABLE

3.1 Conduction unidirectionnelle en régime variable sans changement d’état

3.1.1 Milieu à température uniforme

T(t)−T0Ti−T0=exp⁡(−ShρVct)Ti−T0T(t)−T0=exp(−ρVcSht)

τ=ShρVcτ=ρVcSh

Deux nombres adimensionnels sont particulièrement importants en régime variable :

• Le nombre de Biot :

Bi=ReˊsistancethermiqueexterneReˊsistancethermiqueinterne=hS1\lambdaS=hℓλBi=Reˊsistancethermiq
ueinterneReˊsistancethermiqueexterne=\lambdaS1hS=λhℓ

>L’hypothèse d’uniformité de la température est justifiée lorsque Bi < 0,1 .

• Le nombre de Fourier :

Fo=atl2Fo=l2at

La définition de ces deux nombres permet d’écrire l’expression de la température de la bille sous la
forme :

T−T0Ti−T0=exp⁡(−Bi Fo)Ti−T0T−T0=exp(−BiFo)
Transfert Thermique en Milieux Semi-Infinis et Limités

Critère d'Accommodation Thermique

Un système avec un nombre de Biot (Bi) inférieur à 0,1 peut être considéré à température uniforme. Ce
critère est appelé le critère d'« accommodation thermique ».

Milieu Semi-Infini

Un milieu semi-infini est une paroi d’épaisseur telle que la perturbation appliquée sur une face n'est pas
ressentie par l’autre face. Cela équivaut à considérer un mur d'épaisseur finie pendant une période
suffisamment courte pour que la perturbation n'atteigne pas l'autre face.

Température Constante Imposée en Surface

On considère un milieu semi-infini initialement à température uniforme TiTi. On impose brutalement


une température T0T0 à sa surface.

• Condition limite de Dirichlet :

T(x=0,t)=T0T(x=0,t)=T0 T(x,t=0)=TiT(x,t=0)=Ti lim⁡x→∞T(x,t)=Tilimx→∞T(x,t)=Ti

• Équation de la chaleur :

∂2T∂x2=1a∂T∂t∂x2∂2T=a1∂t∂T

Avec :

• T(x,0)=TiT(x,0)=Ti

• T(x=0,t)=T0T(x=0,t)=T0

• lim⁡x→∞T(x,t)=Tilimx→∞T(x,t)=Ti

• Solution :

T(x,t)−T0Ti−T0=erf(x2at)Ti−T0T(x,t)−T0=erf(2atx)

Où :

erf(u)=2π∫0uexp⁡(−t2)dterf(u)=π2∫0uexp(−t2)dt (fonction erreur)

Flux Imposé

On impose une densité de flux de chaleur ϕ0ϕ0 à la surface du milieu semi-infini.

• Condition limite de Neumann :

T(x,t=0)=TiT(x,t=0)=Ti −λ∂T(0,t)∂x=ϕ0−λ∂x∂T(0,t)=ϕ0 T(∞,t)=TiT(∞,t)=Ti

• Équation de la chaleur :

∂2T∂x2=1a∂T∂t∂x2∂2T=a1∂t∂T

• Solution :
T‾(x,t)=T(x,t)−Ti=2ϕ0λatierfc(x2at)T(x,t)=T(x,t)−Ti=λ2ϕ0atierfc(2atx)

Où :

ierfc(u)=exp⁡(−u2)π−u[1−erf(u)]ierfc(u)=πexp(−u2)−u[1−erf(u)]

Coefficient de Transfert Imposé

On impose un coefficient de transfert de chaleur par convection hh entre le milieu et l'environnement


à T∞T∞.

• Condition limite de Newton :

T(x,0)=TiT(x,0)=Ti T(∞,t)=TiT(∞,t)=Ti −λ∂T(0,t)∂x=h[T∞−T(0,t)]−λ∂x∂T(0,t)=h[T∞−T(0,t)]

• Équation de la chaleur :

∂2T∂x2=1a∂T∂t∂x2∂2T=a1∂t∂T

• Solution :

T−T∞Ti−T∞=erf(x2at)+exp⁡(hxλ+ah2tλ2)erfc(x2at+hatλ)Ti−T∞T−T∞=erf(2atx)+exp(λhx+λ2ah2t
)erfc(2atx+λhat)

Température Sinusoïdale Imposée en Surface

On impose une température sinusoïdale à la surface du milieu semi-infini.

• Conditions aux limites :

T(0,t)=Ti+T0cos⁡(ωt)T(0,t)=Ti+T0cos(ωt) T(∞,t)=TiT(∞,t)=Ti

• Équation de la chaleur :

∂2T∂x2=1a∂T∂t∂x2∂2T=a1∂t∂T

• Solution :

T(x,t)=Ti+T0e−ω2axcos⁡(ωt−ω2ax)T(x,t)=Ti+T0e−2aωxcos(ωt−2aωx)

• Remarques :

• L'amplitude des oscillations diminue exponentiellement avec la distance.

• Une fréquence élevée modifie la température sur une faible profondeur.

• Le déphasage entre deux points distants de x1x1 et x2x2 est (x1−x2)ω2a(x1−x2)2aω.

Contact Brusque entre Deux Milieux Semi-Infinis

Deux milieux à températures uniformes Ti1Ti1 et Ti2Ti2 sont mis en contact.

• Conditions aux limites :

T1(x,0)=Ti1T1(x,0)=Ti1 T2(x,0)=Ti2T2(x,0)=Ti2 λ1∂T1(0,t)∂x=λ2∂T2(0,t)∂xλ1∂x∂T1(0,t)=λ2∂x∂T2(0,t)


T1(0,t)=T2(0,t)T1(0,t)=T2(0,t)
• Équations de la chaleur :

∂T1(x,t)∂t=a1∂2T1(x,t)∂x2∂t∂T1(x,t)=a1∂x2∂2T1(x,t) ∂T2(x,t)∂t=a2∂2T2(x,t)∂x2∂t∂T2(x,t)=a2∂x2∂2T2
(x,t)

• Solutions :

T1(x,t)−Ti1Ti2−Ti1=E2E1+E2erfc(∣x∣2a1t)Ti2−Ti1T1(x,t)−Ti1=E1+E2E2erfc(2a1t∣x∣
) T2(x,t)−Ti2Ti1−Ti2=E1E1+E2erfc(x2a2t)Ti1−Ti2T2(x,t)−Ti2=E1+E2E1erfc(2a2tx)

Où Ei=ρiλiciEi=ρiλici est l'effusivité thermique.

• Température de contact :

Tc=E1Ti1+E2Ti2E1+E2Tc=E1+E2E1Ti1+E2Ti2

La température de contact reste constante. Le milieu avec la plus grande effusivité thermique impose la
température de contact.

Contact Brusque avec Résistance de Contact

Comme précédemment, mais avec une résistance de contact Rc=1/hRc=1/h à l'interface.

• Conditions aux limites :

λ1∂T1(0,t)∂x=λ2∂T2(0,t)∂xλ1∂x∂T1(0,t)=λ2∂x∂T2(0,t) λ1∂T1(0,t)∂x=h[T1(0,t)−T2(0,t)]λ1∂x∂T1(0,t)=h[T1
(0,t)−T2(0,t)]

• Équations de la chaleur :

∂T1(x,t)∂t=a1∂2T1(x,t)∂x2∂t∂T1(x,t)=a1∂x2∂2T1(x,t) ∂T2(x,t)∂t=a2∂2T2(x,t)∂x2∂t∂T2(x,t)=a2∂x2∂2T2
(x,t)

• Solutions :

T1(x,t)−Ti1Ti2−Ti1=E2E2+E1[erfc(x2a1t)−exp⁡(b1x+a1b12t)erfc(x2a1t+b1a1t)]Ti2−Ti1T1(x,t)−Ti1=E2+E1
E2[erfc(2a1tx)−exp(b1x+a1b12t)erfc(2a1tx+b1a1t
)] T2(x,t)−Ti2Ti1−Ti2=E1E1+E2[erfc(x2a2t)−exp⁡(b2x+a2b22t)erfc(x2a2t+b2a2t)]Ti1−Ti2T2(x,t)−Ti2=E1
+E2E1[erfc(2a2tx)−exp(b2x+a2b22t)erfc(2a2tx+b2a2t)]

Avec bi=hλi(1+EiEj)bi=λih(1+EjEi) où i,j=1,2i,j=1,2 et i≠ji =j.

Transfert Unidirectionnel dans des Milieux Limités

Plaque Infinie

On considère une plaque d’épaisseur 2L2L avec un transfert de chaleur unidirectionnel.

Température Constante Imposée en Surface

On impose une température constante T0T0 sur les deux surfaces de la plaque.

• Conditions aux limites :


T(x,0)=TiT(x,0)=Ti T(−L,t)=T(L,t)=T0T(−L,t)=T(L,t)=T0

• Équation de la chaleur :

∂2T∂x2=1a∂T∂t∂x2∂2T=a1∂t∂T

• Solution :

T−TiT0−Ti=∑n=0∞(−1)nerfc[(2n+1)L−x2at]+∑n=0∞(−1)nerfc[(2n+1)L+x2at]T0−TiT−Ti=∑n=0∞
(−1)nerfc[2at(2n+1)L−x]+∑n=0∞(−1)nerfc[2at(2n+1)L+x]

Décomposition de la Température

On décompose la température en un produit de fonctions.

• Conditions aux limites :

T(x,0)=TiT(x,0)=Ti T(0,t)=T(2L,t)=T0T(0,t)=T(2L,t)=T0

• Solution
: T(x,t)=T(x,t)−T0Ti−T0=4π∑n=0∞12n+1sin⁡[(2n+1)πx2L]exp⁡[−(2n+1)2π2at4L2]T(x,t)=Ti−T0
T(x,t)−T0=π4∑n=0∞2n+11sin[(2n+1)2Lπx]exp[−(2n+1)24L2π2at]

Transformation Intégrale sur la Variable d'Espace

On applique une transformation intégrale à l'équation de la chaleur. Le choix de la transformation


dépend de la configuration et des conditions aux limites.

Méthodes de résolution de l'équation de la chaleur pour une plaque

Dans cette section, nous allons explorer différentes méthodes pour résoudre l'équation de la chaleur
dans le contexte d'une plaque, en considérant divers scénarios de conditions aux limites.

Nombre infini de valeurs propres 𝜔n

Il existe un nombre infini de valeurs 𝜔n (n = 1, 2, ...), qui sont les solutions de l'équation transcendante.
En géométrie rectangulaire, la fonction w(r) est constante et égale à 1, tandis qu'en géométrie
cylindrique, elle est égale à r. La formule générale d'inversion est donnée par :

T(r,t)=∑n=1∞Tωn(ωn,r)N(ωn)θ(ωn)avec: N(ωn)=∫D[Tωn(ωn,r)]2w(r)drT(r,t)=∑n=1∞N(ωn)Tωn(ωn,r)
θ(ωn)avec: N(ωn)=∫D[Tωn(ωn,r)]2w(r)dr

Norme de la fonction propre N(𝜔n): est définie comme l'intégrale du carré de la fonction propre Tω( t,r )
pondérée par la fonction w(r) sur le domaine D.

Les définitions et propriétés des transformations de Laplace, Fourier et Hankel sont disponibles en
annexe A.3.1. Un tableau des fonctions propres, leurs normes, les équations transcendantes et les
valeurs propres pour les cas courants se trouve en annexe A.3.3.

Application au cas d'une plaque

Considérons une plaque schématisée (Figure 3.9). L'équation de la chaleur est :


∂T∂t=a∂2T∂x2∂t∂T=a∂x2∂2T (a)

Avec les conditions aux limites :

• T(x,0)=TiT(x,0)=Ti (b)

• T(0,t)=T(2L,t)=T0T(0,t)=T(2L,t)=T0 (c)

Effectuons le changement de variable : T=T−TiT=T−Ti. Selon l'annexe A.3.3, la fonction propre


est T(ωn,x)=sin⁡(nπLx)T(ωn,x)=sin(Lnπx). Nous appliquons donc une transformation de Fourier en sinus
(cf. annexe A.2.2) à l'équation (a) :

Fs[a]⇒nπL[T‾(0)−(−1)nT‾(L)]−n2π2L2θs(n)=1adθsdt(n)avecT‾(x=0)=T‾(x=2L)=T0−TiFs[a]⇒Lnπ
[T(0)−(−1)nT(L)]−L2n2π2θs(n)=a1dtdθs(n)avecT(x=0)=T(x=2L)=T0−Ti

D'où:

nπL(T0−Ti)−(−1)nn2π2L2θs(n)=1adθsdt(n)Lnπ(T0−Ti)−(−1)nL2n2π2θs(n)=a1dtdθs(n)

La solution générale de cette équation est :

θs(n)=nπL(T0−Ti)1−(−1)nn2π2L2[1−exp⁡(−n2π2atL2)]θs(n)=Lnπ(T0−Ti)L2n2π21−(−1)n[1−exp(−L2n2π2at
)]

La condition limite (T(x, t = 0) = 0) conduit à :

θs(n)=nπL(T0−Ti)1−(−1)nn2π2L2[1−exp⁡(−n2π2atL2)]θs(n)=Lnπ(T0−Ti)L2n2π21−(−1)n[1−exp(−L2n2π2at
)]

La transformée inverse permet de calculer T(x,t) :

T(x,t)=2L∑n=1∞1nπ[1−(−1)n]+[1−exp⁡(−n2π2atL2)]sin⁡(nπxL)T(x,t)=L2∑n=1∞nπ1
[1−(−1)n]+[1−exp(−L2n2π2at)]sin(Lnπx)

T(x,t)=4(T0−T1)π∑n=0∞12n+1[1−exp⁡(−(2n+1)2π2atL2)]sin⁡((2n+1)πxL)T(x,t)=π4(T0−T1)∑n=0∞2n+11
[1−exp(−L2(2n+1)2π2at)]sin(L(2n+1)πx)

Transformation de Laplace et résolution numérique

Une autre approche consiste à utiliser la transformation de Laplace, puis à résoudre et inverser la
solution par une méthode numérique telle que Stehfest ou le sous-programme Invlap sous Matlab.

La transformée de la température T(x,t)–TiT(x,t)–Ti s’écrit :

θ(x,p)=(T0−T1)cosh⁡(qx)pcosh⁡(qL)=ΔTcosh⁡(qx)pcosh⁡(qL)avec q=paθ(x,p)=pcosh(qL)(T0−T1
)cosh(qx)=pcosh(qL)ΔTcosh(qx)avec q=ap

La température T(x,t) peut être obtenue en utilisant Invlap ou en appliquant la méthode de Stehfest
pour trouver la transformée de Laplace inverse de θ(x,p) :

T(x,t)=Ti+ln⁡(2)t∑j=1NVjθ(x,jln⁡(2)t)T(x,t)=Ti+tln(2)∑j=1NVjθ(x,tjln(2)) (3.15)

Un nombre de termes N=10 est généralement suffisant pour une précision satisfaisante. Les coefficients
Vj sont disponibles en annexe A.3.2.
Comparaison des méthodes

La méthode de Laplace avec inversion numérique est souvent la plus simple pour obtenir une valeur de
T(x,t), bien qu'elle fournisse une solution numérique approchée et puisse être sujette à des instabilités
numériques dans certains cas. Un nombre de termes N = 10 dans la formule (3.15) permet d’obtenir une
précision satisfaisante. Les autres méthodes suivent par ordre de difficulté croissante. Le premier terme
de la formule (3.13) représente bien la température aux temps courts alors que le premier terme de la
formule (3.14) représente bien la température aux temps longs.

Plaque avec flux imposé

Considérons une plaque avec un flux imposé φ0 (Figure 3.11). L’équation de la chaleur s’écrit :

∂T∂t=a∂2T∂x2∂t∂T=a∂x2∂2T (a)

Avec les conditions aux limites :

• ∫T(x,0)=Ti∫T(x,0)=Ti (b)

• (∂T∂x)x=0=0(∂x∂T)x=0=0 (c)

En utilisant les deux premières méthodes mentionnées précédemment, on obtient :

T=Ti+ϕ0tρcL+ϕ0Lλ[3x2−L26L2−2π2∑n=1∞(−1)nn2exp⁡(−an2π2tL2)cos⁡(nπxL)]T=Ti+ρcLϕ0t+λϕ0L
[6L23x2−L2−π22∑n=1∞n2(−1)nexp(−L2an2π2t)cos(Lnπx)] (3.16)

T=Ti+2ϕ0atλ∑n=0∞[ierfc((2n+1)L−x2at)+ierfc((2n+1)L+x2at)]T=Ti+λ2ϕ0at∑n=0∞[ierfc(2at(2n+1)L−x
)+ierfc(2at(2n+1)L+x)] (3.17)

Ces formules peuvent être complexes à calculer en raison de la somme infinie de termes.

Transformation de Laplace pour plaque avec flux imposé

La transformée de Laplace de la température T(x,t)–TiT(x,t)–Ti s’écrit :

θ(x,p)=ϕ0pcosh⁡(qx)λqsinh⁡(qL)θ(x,p)=pϕ0λqsinh(qL)cosh(qx) (3.18)

La température T(x,t) peut être obtenue en appliquant une méthode numérique (Invlap ou Stehfest)
pour trouver la transformée de Laplace inverse de θ(x,p), ce qui est souvent plus simple que les formules
(3.16) ou (3.17).

Plaque avec coefficient de transfert imposé

Considérons une plaque avec un coefficient de transfert imposé (Figure 3.12). L’équation de la chaleur
s’écrit :

∂2T∂x2=1a∂T∂t∂x2∂2T=a1∂t∂T (a)

Avec les conditions aux limites :

• T(x,0)=TiT(x,0)=Ti (b)

• (∂T∂x)x=0=0(∂x∂T)x=0=0 (c)
• −λ(∂T∂x)x=L=h[T(L,t)−T∞]−λ(∂x∂T)x=L=h[T(L,t)−T∞] (d)

En effectuant une décomposition de la température en un produit de fonctions


: T(x,t)=X(x)Y(t)T(x,t)=X(x)Y(t), on obtient :

T(x,t)=T0+2(Ti−T0)∑n=1∞exp⁡(−aωn2t)ωn2+h2λ2L(ωn2+h2λ2)+hλsin⁡(ωnL)ωncos⁡(ωnx)T(x,t)=T0+2(Ti
−T0)∑n=1∞exp(−aωn2t)L(ωn2+λ2h2)+λhωn2+λ2h2ωnsin(ωnL)cos(ωnx) (3.19)

Où 𝜔n ( n = 1,2,… ) sont les solutions de l’équation :

λωtan⁡(ωL)=hλωtan(ωL)=h

Transformation de Laplace pour plaque avec coefficient de transfert

La transformée de Laplace de la température T(x,t)–TiT(x,t)–Ti s’écrit :

θ(x,p)=T0−Tipcosh⁡(qx)cosh⁡(qL)+λqhsinh⁡(qL)θ(x,p)=pT0−Ticosh(qL)+hλqsinh(qL)cosh(qx) (3.20)

La température T(x,t) peut être obtenue en appliquant une méthode numérique (Invlap ou Stehfest)
pour trouver la transformée de Laplace inverse de θ(x,p).

Cylindre infini

Considérons un cylindre infini de rayon R initialement à la température TiTi, auquel on impose


brutalement une température de surface T0T0.

Cas 1: Température de surface imposée

Première Méthode: Décomposition et Transformation de Hankel

L'équation de la chaleur est:

∂2T∂r2+1r∂T∂r=1a∂T∂t∂r2∂2T+r1∂r∂T=a1∂t∂T (a)

Avec les conditions aux limites:

• T(r,0)=TiT(r,0)=Ti (b)

• T(R,t)=T0T(R,t)=T0 (c)

Effectuons le changement de variable T=T‾−T0T=T−T0. La solution générale est de la forme:

T(x,t)=∑n=1∞Dne−αωn2tJ0(ωnR)T(x,t)=∑n=1∞Dne−αωn2tJ0(ωnR)

Après application de la transformée de Hankel, on obtient:

T(r,t)=T0+2(Ti−T0)R∑n=1∞J0(ωnr)ωnJ1(ωnR)e−αωn2tT(r,t)=T0+R2(Ti−T0)∑n=1∞ωnJ1(ωnR)J0(ωnr)
e−αωn2t (3.21)

où ωnωn sont les racines de l'équation J0(ωr)=0J0(ωr)=0.

Seconde Méthode: Transformation de Laplace

Appliquons la transformation de Laplace à l'équation de la chaleur:


∂2θ∂r2+1r∂θ∂r=paθ∂r2∂2θ+r1∂r∂θ=apθ (d)

La solution est de la forme:

θ(p,r)=AI0(qr)θ(p,r)=AI0(qr)

En utilisant les conditions limites, on trouve:

θ(r,p)=T0−TipI0(qr)I0(qR)θ(r,p)=pT0−TiI0(qR)I0(qr) (3.22)

où I0I0 est la fonction de Bessel modifiée de première espèce d'ordre 0.

Cas 2: Flux de chaleur imposé

On impose brutalement un flux φ0 à la surface du cylindre.

Solution Analytique

La solution est donnée par:

T(r,t)=Ti+2ϕ0atλR+ϕ0Rλ[r22R2−14−2∑n=1∞e−ωn2tJ0(ωnrR)ωn2J0[ωn]]T(r,t)=Ti+λR2ϕ0at+λϕ0R[2R2r2
−41−2∑n=1∞e−ωn2tωn2J0[ωn]J0(Rωnr)] (3.23)

Transformation de Laplace

La transformée de Laplace est:

θ(q,r,p)=−ϕ0pI0(qr)λ˙qI1(qR)θ(q,r,p)=−pϕ0λ˙qI1(qR)I0(qr) (3.24)

Cas 3: Coefficient de transfert imposé

On impose un échange de chaleur par convection avec un coefficient de transfert h à la surface du


cylindre.

Solution Analytique

T(r,t)=T0+2hλ(Ti−T0)R∑n=1∞e−ωn2tJ0(ωnr)(h2λ2+ωn2)J0(ωnR)T(r,t)=T0+R2λh(Ti−T0)∑n=1∞e−ωn2
t(λ2h2+ωn2)J0(ωnR)J0(ωnr) (3.25)

Transformation de Laplace

La transformée de Laplace est:

θ(r,p)=T0−TipI0(qr)I0(qR)+λqhI1(qR)θ(r,p)=pT0−TiI0(qR)+hλqI1(qR)I0(qr) (3.26)

Sphère

Cas 1: Température de surface imposée

On considère une sphère de rayon R à température initiale Ti à laquelle on impose brutalement une
température de surface T0.

Solution Analytique
L’eˊquation de la chaleur s’eˊcrit: 1r∂2(rTˉ)∂r2=1a∂Tˉ∂t(a)ouˋ: Tˉ=T−T0L’eˊquation de la chaleur s’eˊcrit:
r1∂r2∂2(rTˉ)=a1∂t∂Tˉ(a)ouˋ: Tˉ=T−T0

T(r,t)=T0+2R(T0−Ti)πr∑n=1∞(−1)nnsin⁡(nπrR)exp⁡(−an2π2tR2)T(r,t)=T0+πr2R(T0−Ti)∑n=1∞n(−1)n
sin(Rnπr)exp(−R2an2π2t) (3.27)

Transformation de Laplace

θ(r,p)=T0−TipRsinh⁡(qr)rsinh⁡(qR)θ(r,p)=pT0−Tirsinh(qR)Rsinh(qr) (3.28)

Cas 2: Flux imposé

On considère une sphère de rayon R à la température initiale uniforme Ti à laquelle on impose


brutalement un flux surfacique φ0.

Solution Analytique

T(r,t)=3ϕ0tρcR+ϕ0(5r2−3R2)10λR−2ϕ0R2λr∑n=1∞sin⁡(ωnrR)ωn2sin⁡(ωn)exp⁡(−λωn2tR2)T(r,t)=ρcR3
ϕ0t+10λRϕ0(5r2−3R2)−λr2ϕ0R2∑n=1∞ωn2sin(ωn)sin(Rωnr)exp(−R2λωn2t) (3.29)

Transformation de Laplace

θ(r,p)=ϕ0R2λprsinh⁡(qr)qRcosh⁡(qR)−sinh⁡(qR)θ(r,p)=λprϕ0R2qRcosh(qR)−sinh(qR)sinh(qr) (3.30)

Cas 3: Coefficient de transfert par convection imposé

On considère ici une sphère de rayon R à la température initiale uniforme Ti à la surface de laquelle on
impose brutalement un échange convectif (avec un coefficient h) avec le milieu ambiant à la
température T0.

Solution Analytique

T(r,t)=T0+2h(Ti−T0)λR∑n=1∞R2ωn2+(hRλ−1)2ωn2[R2ωn2+(hRλ−1)2]sin⁡(ωnR)sin⁡(ωnr)T(r,t)=T0
+λR2h(Ti−T0)∑n=1∞ωn2[R2ωn2+(λhR−1)2]R2ωn2+(λhR−1)2sin(ωnR)sin(ωnr) (3.31)

Où ωn ( n = 1, 2,…. ) sont les racines de l’équation (1−hRλ)cot⁡(ωR)=ω+hRλ(1−λhR)cot(ωR)=ω+λhR

Systèmes Complexes : Méthode des Quadripôles

Dans cette section, on utilisera les notations suivantes pour simplifier l'analyse des systèmes thermiques
:

• θ(x,p)θ(x,p): Transformée de Laplace de la température T(x,t)T(x,t).

• Φ(x,p)Φ(x,p): Transformée de Laplace du flux de chaleur ϕ(x,t)ϕ(x,t).

Un récapitulatif des matrices quadripolaires associées aux systèmes courants est disponible en annexe
A.3.6.

Écoulement Unidirectionnel dans des Murs Plans

Mur Simple
Considérons un transfert de chaleur unidirectionnel à travers un mur d'épaisseur ee. La
température T(x,t)T(x,t) au sein du mur obéit à l'équation :

∂T∂t=a∂2T∂x2∂t∂T=a∂x2∂2T

où aa est la diffusivité thermique. En appliquant la transformation de Laplace, on obtient :

d2θdx2=paθdx2d2θ=apθ

si T(x,0)=0T(x,0)=0.

La solution générale de cette équation est de la forme :

θ(x,p)=k1(p)cosh⁡(qx)+k2(p)sinh⁡(qx)θ(x,p)=k1(p)cosh(qx)+k2(p)sinh(qx)

où q=paq=ap.

La transformée de Laplace du flux de chaleur en un point quelconque du mur est donnée par :

Φ(x,p)=−λS∂θ(x,p)∂x=−λS[k1qsinh⁡(qx)+k2qcosh⁡(qx)]Φ(x,p)=−λS∂x∂θ(x,p)=−λS[k1qsinh(qx)+k2
qcosh(qx)]

où λλ est la conductivité thermique et SS est la surface.

En évaluant ces relations en x=0x=0 et x=ex=e, on obtient :

θ(e,p)=k1cosh⁡(qe)+k2sinh⁡(qe)θ(e,p)=k1cosh(qe)+k2
sinh(qe) Φ(e,p)=−λSq[k1sinh⁡(qe)+k2cosh⁡(qe)]Φ(e,p)=−λSq[k1sinh(qe)+k2
cosh(qe)] θ(0,p)=k1θ(0,p)=k1 Φ(0,p)=−λSqk2Φ(0,p)=−λSqk2

En éliminant k1k1 et k2k2, on peut exprimer (θ1,Φ1)(θ1,Φ1) en fonction de (θ2,Φ2)(θ2,Φ2) :

[θ(0,p)Φ(0,p)]=[cosh⁡(qe)sinh⁡(qe)λSqλSqsinh⁡(qe)cosh⁡(qe)][θ(e,p)Φ(e,p)][θ(0,p)Φ(0,p)
]=[cosh(qe)λSqsinh(qe)λSqsinh(qe)cosh(qe)][θ(e,p)Φ(e,p)]

La matrice quadripolaire MM est telle que :

[θ(0,p)Φ(0,p)]=M[θ(e,p)Φ(e,p)][θ(0,p)Φ(0,p)]=M[θ(e,p)Φ(e,p)]

avec det(M)=1det(M)=1. La relation réciproque est :

[θ(e,p)Φ(e,p)]=[cosh⁡(qe)−1λqSsinh⁡(qe)−λqSsinh⁡(qe)cosh⁡(qe)][θ(0,p)Φ(0,p)][θ(e,p)Φ(e,p)
]=[cosh(qe)−λqSsinh(qe)−λqS1sinh(qe)cosh(qe)][θ(0,p)Φ(0,p)]

Une analogie peut être établie entre la propagation d'un courant en régime sinusoïdal et le transfert
thermique unidirectionnel en régime transitoire :

Électricité Transfert Thermique (Laplace)

Intensité du courant électrique II Flux de chaleur Φ(x,p)Φ(x,p)


Électricité Transfert Thermique (Laplace)

Potentiel électrique UU Température θ(x,p)θ(x,p)

Impédance électrique ZZ Impédance thermique ZZ

La loi d'Ohm U1−U2=RIU1−U2=RI se traduit par T1−T2=RtϕT1−T2=Rtϕ, et la loi des


nœuds ∑I=0∑I=0 par ∑ϕ=0∑ϕ=0.

Le schéma électrique équivalent pour un mur simple est illustré à la Figure 3.19. Les impédances sont
données par :

Z1=Z2=cosh⁡(qe)−1λSqsinh⁡(qe)Z1=Z2=λSqsinh(qe)cosh(qe)−1

Z3=1λSqsinh⁡(qe)Z3=λSqsinh(qe)1

Mur avec Échange Convectif

Considérons un mur échangeant de la chaleur par convection avec un fluide :

ϕ=hS[T∞−T(x=0)]ϕ=hS[T∞−T(x=0)]

Cette relation peut s'écrire :

T(x=0)=T∞+ϕhST(x=0)=T∞+hSϕ

Dans l'espace de Laplace :

θ(x=0)=θ∞+ΦhSθ(x=0)=θ∞+hSΦ

La forme matricielle quadripolaire est :

[θΦ]=[11hS01][θ(x=0)Φ(x=0)][θΦ]=[10hS11][θ(x=0)Φ(x=0)]

Le schéma électrique équivalent est montré à la Figure 3.21.

Résistance de Contact entre 2 Murs

Considérons le transfert de chaleur à travers une résistance de contact RR à l'interface entre deux
milieux solides :

ϕ=T1(x=0)−T2(x=0)Rϕ=RT1(x=0)−T2(x=0)

Cette équation peut s'écrire :

T1(x=0)=T2(x=0)+RϕT1(x=0)=T2(x=0)+Rϕ

Dans l'espace de Laplace :

θ1(x=0)=θ2(x=0)+RΦθ1(x=0)=θ2(x=0)+RΦ

La matrice quadripolaire est :


[θ1Φ1]=[1R01][θ2Φ2][θ1Φ1]=[10R1][θ2Φ2]

Le schéma électrique équivalent est similaire à celui de la Figure 3.21.

Mur Multicouches avec Convection et Résistances de Contact

Les équations matricielles quadripolaires permettent d'écrire :

[θnΦ1]=[1lhs01][A1B1C1D1][1R1201][A2B2C2D2][1R2301][A3B3C3D3][1lhs01][θnΦ2][θnΦ1]=[10hsl1
][A1C1B1D1][10R121][A2C2B2D2][10R231][A3C3B3D3][10hsl1][θnΦ2]

où :

Ai=Di=cosh⁡(qe)Ai=Di=cosh(qe) Ci=λqSsinh⁡(qe)Ci=λqSsinh(qe) Bi=sinh⁡(qe)λSqBi=λSqsinh(qe)


q=paq=ap

Milieu Semi-Infini

Dans l'espace de Laplace, la température d'un milieu semi-infini est :

θ(x,p)=Ae−qxθ(x,p)=Ae−qx

où q=paq=ap

Le flux est :

Φ(x,p)=−λSdθdx=λAqSe−qx=λqSθΦ(x,p)=−λSdxdθ=λAqSe−qx=λqSθ

Φ=λqSθ=λρcpλSθ=λρcSpθ=ESpθΦ=λqSθ=λλρcpSθ=λρcSpθ=ESpθ

où EE est l'effusivité thermique.

La relation quadripolaire est :

[θΦ]=[θESpθ][θΦ]=[θESpθ]

Le schéma électrique équivalent est illustré à la Figure 3.24.

Mur à Température Uniforme

Dans le cas d'un "système mince" (Bi < 0.1), la différence entre le flux entrant et sortant est :

ρVcdTdt=ϕ1−ϕ2ρVcdtdT=ϕ1−ϕ2

En appliquant la transformation de Laplace :

ρVcpθ=Φ1−Φ2ρVcpθ=Φ1−Φ2

La forme quadripolaire est :

[θ1ϕ1]=[10ρcVp1][θ2ϕ2][θ1ϕ1]=[1ρcVp01][θ2ϕ2]

Le schéma électrique équivalent est montré à la Figure 3.25.

Écoulement Radial
Cylindre Creux

De manière similaire au mur plan, les températures et flux dans l'espace de Laplace peuvent être liés par
:

[θ(r1,p)Φ(r1,p)]=[ABCD][θ(r2,p)Φ(r2,p)][θ(r1,p)Φ(r1,p)]=[ACBD][θ(r2,p)Φ(r2,p)]

A=qr2[K1(qr2)I0(qr1)+K0(qr1)I1(qr2)]A=qr2[K1(qr2)I0(qr1)+K0(qr1)I1(qr2
)] B=12πλL[K0(qr1)I0(qr2)−K0(qr2)I0(qr1)]B=2πλL1[K0(qr1)I0(qr2)−K0(qr2)I0(qr1
)] C=2πLρcpnr1r2[K1(qr1)I1(qr2)−K1(qr2)I1(qr1)]C=2πLρcpnr1r2[K1(qr1)I1(qr2)−K1(qr2)I1(qr1
)] D=qr1[K0(qr2)I1(qr1)+K1(qr1)I0(qr2)]D=qr1[K0(qr2)I1(qr1)+K1(qr1)I0(qr2)]

où I0I0, I1I1, K0K0, et K1K1 sont les fonctions de Bessel. Le déterminant de la matrice est égal à 1.

Cylindre Creux Semi-Infini

Pour un cylindre creux semi-infini (r2→∞r2→∞) :

[θΦ]=[2πλLθqr1K1(qr1)K0(qr1)]θ[θΦ]=[2πλLK0(qr1)θqr1K1(qr1)]θ

Le schéma électrique équivalent est illustré à la Figure 3.27.

Sphère Creuse

Les températures et flux dans l'espace de Laplace peuvent être reliés par :

[θ(r1,p)Φ(r1,p)]=[ABCD][θ(r2,p)Φ(r2,p)][θ(r1,p)Φ(r1,p)]=[ACBD][θ(r2,p)Φ(r2,p)]

A=r2r1cosh⁡(p)−sinh⁡(p)qr1A=r1r2cosh(p)−qr1sinh(p) B=sinh⁡(p)4πλqr1r2B=4πλqr1r2sinh(p)
C=4πλr2[(1−r1r2)cosh⁡(p)+(qr1−1qr2)sinh⁡(p)]C=4πλr2[(1−r2r1)cosh(p)+(qr1−qr21
)sinh(p)] D=r1r2cosh⁡(p)+sinh⁡(p)qr2D=r2r1cosh(p)+qr2sinh(p)

Le déterminant de la matrice est égal à 1.

Sphère Creuse Semi-Infinie

Pour une sphère creuse semi-infinie (r2→∞r2→∞):

[θϕ]=[θ4πλr1(1+qr1)θ][θϕ]=[θ4πλr1(1+qr1)θ]

Conduction Unidirectionnelle en Régime Variable avec Changement d’État

Température Constante Imposée en Surface

Considérons un milieu semi-infini initialement à température uniforme TiTi en phase 2. On impose


brutalement une température de surface T0T0 inférieure à la température de changement de phase.

L'équation de la chaleur s'écrit :

∂T1∂t=a1∂2T1∂x2∂t∂T1=a1∂x2∂2T1 (phase 1) ∂T2∂t=a2∂2T2∂x2∂t∂T2=a2∂x2∂2T2 (phase 2)

Les conditions aux limites sont :

• T1(x,0)=T2(x,0)=TiT1(x,0)=T2(x,0)=Ti
• T1(0,t)=T0T1(0,t)=T0

• T1(X,t)=T2(X,t)=TcT1(X,t)=T2(X,t)=Tc

• λ1(∂T1∂x)X−λ2(∂T2∂x)X=LρdXdtλ1(∂x∂T1)X−λ2(∂x∂T2)X=LρdtdX

Les solutions sont de la forme :

T1(x,t)=A erf(x2a1t)+T0T1(x,t)=A erf(2a1tx)+T0 T2(x,t)=Ti−B[1−erf(x2a2t)]T2(x,t)=Ti−B[1−erf(2a2tx)]

En résolvant, on trouve :

X(t)=ktX(t)=kt

où kk est solution de :

λ1(Tc−T0)erf(k2a1)exp⁡(−k24a1)−λ2(Ti−Tc)[1−erf(k2a2)]exp⁡(−k24a2)=Lρk2erf(2a1k)λ1(Tc−T0)exp(4a1
−k2)−[1−erf(2a2k)]λ2(Ti−Tc)exp(4a2−k2)=2Lρk

Les températures sont :

T1(x,t)=Tc−T0erf(k2a1)erf(x2a1t)+T0T1(x,t)=erf(2a1k)Tc−T0erf(2a1tx)+T0
T2(x,t)=Ti−Ti−Tc1−erf(k2a2)[1−erf(x2a2t)]T2(x,t)=Ti−1−erf(2a2k)Ti−Tc[1−erf(2a2tx)]

↔️ Conduction Multidirectionnelle en Régime Variable

Théorème de Von Neuman

Pour certains problèmes bidimensionnels ou tridimensionnels, la température adimensionnelle peut


être exprimée comme le produit des températures adimensionnelles des éléments simples :

[T(x,y,t)−T∞Ti−T∞]barre2L1×2L2=[T(x,t)−T∞Ti−T∞]plaque2L1×[T(y,t)−T∞Ti−T∞]plaque2L2[Ti−T∞
T(x,y,t)−T∞]barre2L1×2L2=[Ti−T∞T(x,t)−T∞]plaque2L1×[Ti−T∞T(y,t)−T∞]plaque2L2

Transformations Intégrales et Séparation de Variables

Pour un cylindre fini d'épaisseur ee et de rayon RR, initialement à température uniforme, soumis à une
densité de flux de chaleur uniforme ϕ0(t)ϕ0(t), on utilise la méthode suivante :

1. Transformation de Laplace

2. Séparation des variables

3. Application des conditions limites et initiale

L'équation de la chaleur en coordonnées cylindriques est :

∂2T(r,z,t)∂r2+1r∂T(r,z,t)∂r+∂2T(r,z,t)∂z2=1a∂T(r,z,t)∂t∂r2∂2T(r,z,t)+r1∂r∂T(r,z,t)+∂z2∂2T(r,z,t)=a1
∂t∂T(r,z,t)

On pose ΔT(r,z,t)=T(r,z,t)−TiΔT(r,z,t)=T(r,z,t)−Ti et θ(p,z,r)=L[ΔT(r,z,t)]θ(p,z,r)=L[ΔT(r,z,t)]

Après transformation de Laplace, on écrit la température sous la forme :

θ(p,z,r)=Z(p,z)R(p,r)θ(p,z,r)=Z(p,z)R(p,r)
On en déduit :

R′′(p,r)+1rR′(p,r)+α2R(p,r)=0R′′(p,r)+r1R′(p,r)+α2R(p,r)=0 Z′′(p,z)−γ2Z(p,z)=0Z′′(p,z)−γ2Z(p,z)=0

où γ2=α2+paγ2=α2+ap

Les solutions sont :

Z(p,z)=Ccosh⁡(γz)+Dsinh⁡(γz)Z(p,z)=Ccosh(γz)+Dsinh(γz) R(p,r)=AJ0(αr)+BY0(αr)R(p,r)=AJ0(αr)+BY0(αr)

En appliquant les conditions aux limites et en résolvant l'équation transcendante, on obtient :

θ(r,z,p)=∑n=1∞FnJ0(αnr)[βnch(γn(e−z))+H2sh(γn(e−z))]θ(r,z,p)=∑n=1∞FnJ0(αnr)[βnch(γn(e−z))+H2sh(γn
(e−z))]

TRANSFERT DE CHALEUR PAR RAYONNEMENT

Généralités. Définitions

Nature du Rayonnement

Tous les corps émettent un rayonnement électromagnétique, diminuant leur énergie interne. Ce
rayonnement se propage en ligne droite à la vitesse de la lumière et se compose de radiations de
différentes longueurs d'onde.

Rayonnement Thermique

Un intervalle [λ1, λ2] de longueur d'onde caractérise le rayonnement thermique. Ce rayonnement se


situe entre 0,1 et 100 µm.

Le rayonnement thermique est perçu par l'homme de deux manières :

• L'œil : pour 0,38 µm < λ < 0,78 µm (rayonnement visible)

• La peau : pour 0,78 µm < λ < 314 µm (rayonnement IR)

Définitions

Classification

Les grandeurs physiques sont distinguées selon :

• La composition spectrale du rayonnement

• Totale : relative à l’ensemble du spectre.

• Monochromatique : relative à un intervalle spectral étroit dλ autour d’une longueur


d’onde λ, notée Gλ.

• La distribution spatiale du rayonnement

• Hémisphérique : relative à l’ensemble des directions de l’espace.

• Directionnelle : caractérise une direction donnée de propagation, notée Gx.


Définitions relatives aux sources

• Flux (ϕ)

La puissance rayonnée par une source S dans tout l’espace qui l’entoure, sur toutes les longueurs d’onde.
S'exprime en Watts (W).

• Le flux envoyé par un élément de surface dS dans un angle solide élémentaire dΩ est
noté d2ϕd2ϕ.

• Le flux envoyé dans tout l’espace par une surface élémentaire dS est noté dϕdϕ.

• Le flux envoyé par une surface S dans l’angle solide dΩ entourant la direction Ox est
noté dϕxdϕx.

Relations :

ϕ=∫Ωd2ϕdΩdΩϕ=∫ΩdΩd2ϕdΩ

ϕx=∫S∫Ωd2ϕdΩdΩϕx=∫S∫ΩdΩd2ϕdΩ

Angle Solide Élémentaire (dΩ)

L’angle solide sous lequel depuis un point O on voit une surface S est par définition l’aire de la surface
intersection de la sphère de rayon unité et du cône de sommet O s’appuyant sur le contour de la surface
S.

Propriété :

dΩ=dScos⁡αr2dΩ=r2dScosα

• La valeur d’un angle solide Ω est comprise entre 0 et 4π.

• Pour un cône de demi-angle au sommet α : Ω=2π(1−cos⁡α)Ω=2π(1−cosα).

• Émittance Énergétique

• Monochromatique (MλTMλT)

Le flux d’énergie dϕλλ+dλdϕλλ+dλ émis entre les deux longueurs d’ondes λ et λ+dλ par un élément de
surface dS à la température T.

MλT=dϕλλ+dλdS dλMλT=dSdλdϕλλ+dλ

• Totale (MTMT)

La densité de flux de chaleur émise par rayonnement par dS sur tout le spectre des longueurs d’ondes.
Elle dépend de la température T et de la nature de la source.

MT=∫λ=0λmaxMλT dλ=dφdSMT=∫λ=0λmaxMλTdλ=dSdφ

• Intensité Énergétique (Ix)


Le flux par unité d’angle solide émis par une surface dS dans un angle solide dΩ entourant la direction
Ox.

Ix=dϕxdΩIx=dΩdϕx

• Luminance Énergétique (Lx)

L’intensité énergétique élémentaire dIx dans la direction Ox par unité de surface émettrice
apparente dSx=dScos⁡αdSx=dScosα.

Lx=dIxdSx=dIxdScos⁡α=d2ϕxdΩ dScos⁡αLx=dSxdIx=dScosαdIx=dΩdScosαd2ϕx

* **Formule de Bougouer**

d2Φx=LixdSicos⁡αidSkcos⁡αkr2d2Φx=Lixr2dSicosαidSkcosαk

Définitions relatives à un récepteur

• Éclairement

Le flux reçu par unité de surface réceptrice, en provenance de l’ensemble des directions.

Interaction Rayonnement-Matière

Lorsqu'un rayon incident d’énergie ϕλϕλ frappe un corps à la température T :

• Une partie ϕλρλTϕλρλT est réfléchie.

• Une partie ϕλαλTϕλαλT est absorbée, chauffant le corps.

• Le reste ϕλτλTϕλτλT est transmis.

Relation :

ϕλ=ϕλρλT+ϕλαλT+ϕλτλTϕλ=ϕλρλT+ϕλαλT+ϕλτλT

D'où:

ρλT+αλT+τλT=1ρλT+αλT+τλT=1

On définit les pouvoirs monochromatiques :

• Réfléchissant (ρλTρλT)

• Absorbant (αλTαλT)

• Filtrant (τλTτλT)

Ces pouvoirs dépendent de :

• La nature du corps

• Son épaisseur

• Sa température T
• La longueur d’onde λ du rayonnement incident

• L’angle d’incidence

En considérant l’énergie incidente sur tout le spectre des longueurs d’onde, on obtient les pouvoirs
totaux : ρTρT, αTαT et τTτT.

Corps Noir, Corps Gris

• Corps Noir

Un corps qui absorbe toutes les radiations qu’il reçoit, indépendamment de son épaisseur, de sa
température, de l’angle d’incidence et de la longueur d’onde du rayonnement incident.

Défini par : αλT=1αλT=1.

Propriétés :

• Tous les corps noirs rayonnent de la même manière.

• Le corps noir rayonne plus que le corps non noir à la même température.

• Corps Gris

Un corps dont le pouvoir absorbant αλTαλT est indépendant de la longueur d’onde λ du rayonnement
qu’il reçoit.

Défini par : αλT=αTαλT=αT.

Lois du Rayonnement

Loi de Lambert

Une source est isotrope si la luminance est indépendante de la direction : Lx=LLx=L.

Lx=IxdSx=IxdScos⁡αLx=dSxIx=dScosαIx

Pour une source isotrope :

dIxdS=Lcos⁡αdSdIx=Lcosα

Pour un corps suivant la loi de Lambert :

M=πLM=πL

Lois Physiques

• Loi de Kirchoff

À une température T donnée et pour une longueur d’onde λ donnée, le rapport MλTαλTαλTMλT est le
même pour tous les corps.

Pour le corps noir (αλT=1αλT=1) :

MλT=αλTMoλTMλT=αλTMoλT
• Cas des corps gris : MT=αTM0TMT=αTM0T

• Rayonnement du corps noir

• Émittance monochromatique (Loi de Planck)

MoλT=C1λ−5exp⁡(C2λT)−1MoλT=exp(λTC2)−1C1λ−5

Avec :

C1=3,742⋅10−16 W.m−2C1=3,742⋅10−16 W.m−2

C2=1,4385⋅10−2 m.KC2=1,4385⋅10−2 m.K

• Remarques :

• La longueur d’onde λM pour laquelle l’émission est maximale varie avec la température
de la source :

λM=2,897⋅103TetMoλMT=0,410(T10)5λM=T2,897⋅103etMoλMT=0,410(10T)5

Avec T : Température (K)

• Émittance totale M0TM0T (Loi de Stefan-Boltzmann)

M0=σT4M0=σT4

avec σ=5,675⋅10−8 W.m−2.K−4σ=5,675⋅10−8 W.m−2.K−4

Dans les calculs :

M=5,675(T100)4M=5,675(100T)4

• Fraction de l’émittance dans un intervalle donné de longueurs d’onde [λ1,λ2][λ1,λ2]

Fλ1T−λ2T=∫λ1λ2MoλT dλ∫0∞MoλT dλ=∫λ1λ2MoλT dλσT4=F0−λ2T−F0−λ1TFλ1T−λ2T=∫0∞MoλTdλ∫λ1λ2


MoλTdλ=σT4∫λ1λ2MoλTdλ=F0−λ2T−F0−λ1T

F0-λT ne dépend que du produit λT.

• Rayonnement des corps non noirs

• Facteur d’émission ou émissivité

ελT=MλTMoλTελT=MoλTMλT et εT=MTMoTεT=MoTMT

D’après la loi de Kirchoff :

αλ,T=ελ,Tαλ,T=ελ,T

* Cas des corps gris :

MT=εTσT4MT=εTσT4

Rayonnement Réciproque de Plusieurs Surfaces


Hypothèses

• Surfaces homogènes, opaques, isothermes et grises.

• Éclairements homogènes et réflexions diffuses.

Radiosité et Flux Net Perdu

Le rayonnement qui quitte une surface SiSi est la somme de son émission propre et de la réflexion d’une
partie du rayonnement incident sur cette surface.

• Radiosité (JiJi)

L’émittance apparente de la surface SiSi.

Ji=εiσTi4+(1−εi)EiJi=εiσTi4+(1−εi)Ei

• Densité d’énergie nette perdue par rayonnement par SiSi :

φi,net=εi(σTi4−Ei)φi,net=εi(σTi4−Ei)

ϕi,out=ϵi1−ϵi(σTi4−Ji)=ϵi(σTi4−Ei)=Ji−Eiϕi,out=1−ϵiϵi(σTi4−Ji)=ϵi(σTi4−Ei)=Ji−Ei

Facteur de Forme Géométrique

Sifik=∬Si,Skcos⁡αicos⁡αkπr2dSidSkSifik=∬Si,Skπr2cosαicosαkdSidSk

Le flux ϕi→kϕi→k peut alors s’écrire simplement :

Φi→k=JifikSiΦi→k=JifikSi

Propriétés :

• Relation de réciprocité des facteurs de forme :

Sifik=SLflkSifik=SLflk

• Somme des facteurs de forme :

fi1+fi2+⋯+fin=1fi1+fi2+⋯+fin=1

Calcul des Flux

∑k=1n[δik−(1−ϵi)fik]Jk=ϵiσTi4∑k=1n[δik−(1−ϵi)fik]Jk=ϵiσTi4

∑k=1n(δk−fk)Jk=ϕkext∑k=1n(δk−fk)Jk=ϕkext

Méthode de résolution :

• Si l’on connaît p températures et (n-p) densités de flux nets φi, on écrit p fois l’équation (4.23) et
(n-p) fois l’équation (4.24), on obtient ainsi un système linéaire de n équations à n inconnues :
J1, J2, .....Jp,, Tp+1, ......Tn.

• La résolution de ce système permet de calculer les (n-p) températures et les p radiosités


inconnues. Les p densités de flux nets inconnues se calculent ensuite par la relation :
φi,net=ϵi1−ϵi(σTi4−Ji)φi,net=1−ϵiϵi(σTi4−Ji)

• Remarque : Si une surface est noire (εi=1εi=1), la relation (4. 23) ne peut pas être utilisée. Nous
avons alors simplement dans ce cas la relation : Ji=σTi4Ji=σTi4 et l’on résout le système des (n-1)
équations restantes.

Exemple d’application : Cas de deux plans parallèles infinis

ϕ1net=−ϕ2net=σT14−T241ϵ1+1ϵ2−1ϕ1net=−ϕ2net=σϵ11+ϵ21−1T14−T24

Analogie Électrique

• Flux net perdu par une surface

σTi4→ΦradJiσTi4ΦradJi

• Flux net échangé entre plusieurs surfaces

φnet,i→j=(Ji−Jj)fijSiφnet,i→j=(Ji−Jj)fijSi

• Échange entre deux surfaces grises

φ1tot=−ϕ2tot=σT14−T241−ϵ1ϵ1S1+1S1f12+1−ϵ2ϵ2S2φ1tot=−ϕ2tot=σϵ1S11−ϵ1+S1f121+ϵ2S21−ϵ2T14
−T24

• Utilisation des schémas analogiques

Dans les systèmes simples, il est plus rapide d’utiliser la technique des schémas analogiques que celle du
système linéaire.

• Exemple d’application : Cas d’une surface S1 convexe complètement entourée par une surface
S2

φ1rad=−ϕ2rad=σS1(T14−T24)1ϵ1+S1S2(1ϵ2−1)φ1rad=−ϕ2rad=σϵ11+S2S1(ϵ21−1)S1(T14−T24)

Cas particulier où la surface S1 est « petite » devant la surface S2 :

φ1rad=−φ2rad=σε1S1(T14−T24)φ1rad=−φ2rad=σε1S1(T14−T24)

Émission et Absorption des Gaz

• Beaucoup de gaz (O2, N2, air sec...) sont transparents pour T < 3000 K.

• Les gaz hétéropolaires di-atomiques ou tri-atomiques (CO2, SO2, CH4...) et des vapeurs
d’hydrocarbures ou d’alcools présentent des bandes d’émission et d’absorption de largeur plus
ou moins grande dans le spectre.

• Les spectres d’émission sont différents selon la température du gaz.

Le CO2 et la vapeur d’eau sont importants en pratique :

• Présents en grande quantité dans les gaz de combustion.

• Présents dans l’atmosphère, jouant un rôle important dans le bilan thermique de la Terre.
Échange Thermique entre un Gaz et une Paroi

Cas Particulier : Rayonnement d'une Hémisphère

Considérons une paroi à la température Tp et un gaz à la température Tg, séparés par un rayon R.

• Le gaz émet un rayonnement vers la paroi avec une densité de flux de :

ϕeˊmis=4ϵgσTg4ϕeˊmis=4ϵgσTg4

où :

• ϵgϵg est le facteur total d'émission de la couche de gaz.

• σσ est la constante de Stefan-Boltzmann.

• La densité de flux absorbée par la paroi est :

ϕabsorbeˊ=ϵpϵgσTg4ϕabsorbeˊ=ϵpϵgσTg4

où ϵpϵp est le facteur total d'absorption de la paroi.

• La paroi émet un rayonnement avec une densité de flux de :

ϕparoi=ϵpσTp4ϕparoi=ϵpσTp4

• La densité de flux nette reçue par la paroi est :

ϕrad=ϵpσ(ϵgTg4−Tp4)ϕrad=ϵpσ(ϵgTg4−Tp4)

Ce cas particulier suppose que tous les trajets vers la paroi ont la même longueur, ce qui n'est pas
toujours le cas en général.

Cas Général : Intégration Angulaire

Dans le cas général, comme une paroi sphérique contenant un gaz, les trajets vers la paroi varient en
longueur (entre 0 et D). Le calcul de la densité de flux nécessite une intégration par rapport à l'angle
d'incidence.

• On approxime souvent le rayon de l'hémisphère équivalent par :

R=4VSR=S4V

où V est le volume et S la surface.

Échange Thermique entre Deux Parois Séparées par un Gaz

Considérons deux surfaces planes, parallèles et noires S1 et S2, aux températures T1 et T2, séparées par
un gaz à température uniforme Tg et d'épaisseur L.

• La température Tg du gaz est calculée en équilibrant les flux absorbés et émis :

2σϵgTg4=ϵgσT14+ϵgσT242σϵgTg4=ϵgσT14+ϵgσT24

D'où :
Tg4=T14+T242Tg4=2T14+T24

• La densité de flux de S1 à S2 est :

ϕ1→2=σ(T14−T24)(1−ϵg2)ϕ1→2=σ(T14−T24)(1−2ϵg)

Transfert de Chaleur par Convection

Rappels sur l'Analyse Dimensionnelle

Dimensions Fondamentales

L'analyse dimensionnelle permet d'exprimer les grandeurs physiques en fonction de dimensions


fondamentales.

• Exemples :

• Vitesse : L⋅T−1L⋅T−1

• Viscosité dynamique : M⋅L−1⋅T−1M⋅L−1⋅T−1

• Force : M⋅L⋅T−2M⋅L⋅T−2

où M est la masse, L la longueur et T le temps.

Pour les transferts de chaleur, on ajoute la température θθ et parfois la quantité de chaleur Q.

Théorème de Vaschy-Buckingham

Le théorème de Vaschy-Buckingham, ou théorème des groupements π, stipule que si une loi physique
peut être exprimée par une fonction mathématique reliant n variables physiques avec p dimensions
fondamentales, alors le problème peut être simplifié en (n-p) rapports sans dimensions appelés
groupements π.

Principe de la Méthode

1. Écrire l'équation dimensionnelle de chaque variable en fonction des dimensions fondamentales.

2. Choisir p équations de base, assurant que chaque dimension fondamentale apparaît au moins
une fois.

3. Former (n-p) rapports sans dimensions πiπi :

πi=[Gi][G1]a[G2]b…[Gp]kπi=[G1]a[G2]b…[Gp]k[Gi]

4. Déterminer les exposants des équations de base en résolvant un système linéaire.

Exemple d'Application : Fluide dans une Canalisation

Considérons un fluide en circulation forcée dans une canalisation cylindrique. On cherche le coefficient
de convection h.

• Grandeurs physiques pertinentes :

• λλ : coefficient de conductibilité thermique


• cpcp : chaleur massique

• ρρ : masse volumique

• μμ : viscosité dynamique

• uu : vitesse moyenne du fluide

• DD : diamètre de la conduite

• ΔTΔT : écart de température paroi-fluide

• ϕϕ : densité de flux de chaleur

• Équation dimensionnelle :

f(λ,cp,ρ,μ,u,D,ΔT,ϕ)=0f(λ,cp,ρ,μ,u,D,ΔT,ϕ)=0

• Dimensions fondamentales : M, L, T, θθ, Q

• Choix des équations de base : λ,ρ,u,D,ΔTλ,ρ,u,D,ΔT

• Rapports sans dimension :

π1=ϕΔTλπ1=ΔTλϕ

π2=cpλρuDπ2=ρuDcpλ

π3=μρDuπ3=ρDuμ

• On obtient :

π1=hDλπ1=λhD (Nombre de Nusselt)

π2=ρuDcpλπ2=λρuDcp

π3=μρDuπ3=ρDuμ (Inverse du nombre de Reynolds)

Signification Physique des Groupements

Groupement Nom Signification

Nu=hDλNu=λhD Nombre de Nusselt Rapport résistance thermique de conduction / résistance thermique de

Re−1=μρDuRe−1=ρDuμ Inverse de Reynolds Caractérise le régime d'écoulement

Pe=ρcpDuλPe=λρcpDu Nombre de Peclet

On préfère souvent la relation :

Nu=f(Re,Pr)Nu=f(Re,Pr)
où Pr=μcpλPr=λμcp est le nombre de Prandtl.

Avantages de l'Utilisation des Grandeurs Réduites

• Simplification de la représentation des résultats expérimentaux.

• Comparaison rapide et aisée des résultats, indépendamment du système d'unités.

• Facilitation de la recherche des résultats expérimentaux.

Convection sans Changement d'État

Généralités et Définitions

Les transferts de chaleur qui s’effectuent simultanément avec des transferts de masse sont dits transferts
de chaleur par convection.

• Convection naturelle : Le mouvement du fluide est dû aux différences de masse volumique


(liées aux différences de température) et à un champ de forces (gravité).

• Convection forcée : Le mouvement du fluide est induit par une cause externe (pompe,
ventilateur).

Régimes d'Écoulement

• Régime laminaire : Écoulement par couches indépendantes. Les échanges de chaleur se font
principalement par conduction.

• Régime turbulent : Écoulement non unidirectionnel. Les échanges de chaleur se font par
convection et conduction dans toutes les directions.

Analogie de Reynolds

Dans un écoulement fluide avec transfert de chaleur, le profil des vitesses et le profil des températures
sont liés par une relation de similitude.

Couches Limites Dynamique et Thermique

• Couche limite dynamique : Zone où l'écoulement est laminaire, d'épaisseur réduite si le nombre
de Reynolds est grand.

• Couche limite thermique : Zone où le gradient thermique est important, jouant le rôle d'isolant.

Expression du Flux de Chaleur

La loi de Newton donne le flux de chaleur :

ϕ=hSΔθϕ=hSΔθ

où h est le coefficient de transfert de chaleur par convection.

Ordre de Grandeur de h
Configuration h (Wm⁻² °C

Convection naturelle dans un gaz 2-10

Convection naturelle dans un liquide 100-1000

Convection forcée avec un gaz 10-200

Convection forcée avec un liquide 100-5000

Ébullition de l'eau dans un récipient 2500-3500

Ébullition de l'eau en écoulement dans un tube 5000-1000

Condensation de l'eau sur surface verticale 1000-1100

Condensation de l'eau sur tubes horizontaux 10000-250

Calcul du Flux de Chaleur en Convection Forcée

Calcul Exact : Écoulement Laminaire sur une Plaque Plane

Considérons un fluide à température T∞T∞ s'écoulant sur une plaque plane à température TpTp.

• Couche limite dynamique : épaisseur δ(x)δ(x)

• Couche limite thermique : épaisseur Δ(x)Δ(x)

Conservation de la Masse

L'équation de conservation de la masse s'écrit :

∫A∂ρ∂tdV+∫ΣρV⃗⋅n⃗ dS=0∫A∂t∂ρdV+∫ΣρV⋅ndS=0

En régime permanent, on obtient :

∫bcρV⃗⋅n⃗ dS=−ρddx(∫0δu dy)dx∫bcρV⋅ndS=−ρdxd(∫0δudy)dx

Conservation de la Quantité de Mouvement

Le théorème d'Euler s'écrit :

∫ΣρV⃗(V⃗⋅n⃗) dS=∫ΣT⃗ dS∫ΣρV(V⋅n)dS=∫ΣTdS

où T⃗T sont les forces de surface.


On en déduit :

τpρu∞2=ddx[δ∫01uu∞(1−uu∞)d(yδ)]ρu∞2τp=dxd[δ∫01u∞u(1−u∞u)d(δy)]

En supposant un profil parabolique pour la vitesse :

uu∞=yδ(2−yδ)u∞u=δy(2−δy)

On trouve :

δ=30μxρu∞δ=ρu∞30μx

Et le coefficient de frottement :

Cf=0.73Rex−0.5Cf=0.73Rex−0.5

Variation d'Enthalpie

L'équation de conservation de l'énergie s'écrit :

∫A∂∂t(ρH)dV+∫Σ(ρHV⃗+q⃗)⋅n⃗ dS=0∫A∂t∂(ρH)dV+∫Σ(ρHV+q)⋅ndS=0

On trouve :

qpρcp u∞ (Tp−T∞)=ddx[Δ∫01uu∞(1−T−TpT∞−Tp)d(yΔ)]ρcpu∞(Tp−T∞)qp=dxd[Δ∫01u∞u(1−T∞−TpT−Tp
)d(Δy)]

En supposant :

T−TpT∞−Tp=yΔ(2−yΔ)T∞−TpT−Tp=Δy(2−Δy)

On obtient :

r=Δδr=δΔ

est solution de :

415r2−130r5=Pr5154r2−301r5=5Pr

Analyse

• Pour Pr=1Pr=1, r=1r=1 (analogie complète entre chaleur et quantité de mouvement).

• Pour Pr>1Pr>1, r<1r<1 (cas de l'eau).

On approxime :

δΔ≈Pr13Δδ≈Pr31

La densité de flux de chaleur à la paroi est :

qp=h(Tp−T∞)=2λTp−T∞Δqp=h(Tp−T∞)=2λΔTp−T∞

Et :

Nux=0.36Rex0.5Pr13Nux=0.36Rex0.5Pr31
Convection Forcée : Corrélations Empiriques et Analyse Dimensionnelle

Calcul Approximatif du Flux Global

Un calcul plus précis conduit à :

Nux=0.332Rex12Pr13Nux=0.332Rex21Pr31 (5.5)

Le flux global s’obtient par intégration de qpqp entre x=0x=0 et x=Lx=L, ce qui permet de déduire
le nombre de Nusselt moyen sur la surface de longueur LL :

Nu‾L=0,664ReL12Pr13NuL=0,664ReL21Pr31 (5.6)

Corrélations issues d'Expérimentations

Dans les cas complexes où une solution analytique ne peut être établie, on utilise des corrélations
déduites d’expérimentations. L’application de l’analyse dimensionnelle montre que la relation liant
le flux de chaleur transféré par convection aux variables dont il dépend peut être recherchée sous la
forme d’une relation entre trois nombres adimensionnels :

Nu=f(Re,Pr)Nu=f(Re,Pr)

Où :

• NuNu est le Nombre de Nusselt

• ReRe est le Nombre de Reynolds

• PrPr est le Nombre de Prandtl

Ces nombres sont définis par les équations suivantes :

\begin{align*} \text{Nu} &= \frac{hD}{\lambda} & \text{Nombre de Nusselt} \\ \text{Re} &= \frac{\rho u
D}{\mu} & \text{Nombre de Reynolds} \\ \text{Pr} &= \frac{c_p \mu}{\lambda} & \text{Nombre de
Prandtl} \end{align*} (5.7)

Dimension Caractéristique (D) : La dimension caractéristique de la géométrie considérée, qui peut être
le diamètre hydraulique, le diamètre extérieur pour un écoulement perpendiculaire à un tube, ou
la longueur pour un écoulement à surface libre sur une plaque.

Le diamètre hydraulique DhDh est défini par :

Dh=4PeˊrimeˋtreSection de passageDh=4Section de passagePeˊrimeˋtre

Par exemple, pour un conduit cylindrique, il est égal au diamètre intérieur.

Méthode de Calcul du Flux de Chaleur par Convection Forcée

Le calcul d’un flux de chaleur transmis par convection forcée s’effectue en plusieurs étapes :

1. Calcul des nombres adimensionnels de Reynolds et de Prandtl.

2. Choix de la corrélation appropriée (fonction ff dans la relation 5.7) en fonction de la valeur


de ReRe et de la configuration.
3. Calcul de NuNu par application de cette corrélation.

4. Calcul de h=NuλDh=DNuλ et de ϕ=hS(Tp−T∞)ϕ=hS(Tp−T∞).

Les propriétés du fluide (cpcp, ρρ, λλ, μμ) sont évaluées à la température moyenne de film TfTf :

Tf=Tp+T∞2Tf=2Tp+T∞

Convection Naturelle : Mécanisme et Analyse Dimensionnelle

Mécanisme de la Convection Naturelle

Considérons un fluide au repos en contact avec une paroi plane à température T0T0. Si la paroi est
portée à une température T=T0+ΔTT=T0+ΔT, le fluide au contact de la paroi s’échauffe par conduction,
et sa masse volumique passe de ρ0ρ0 à ρ0−Δρρ0−Δρ. Ce phénomène est illustré dans l'image ci-
dessous.

La Figure 5.8 illustre le processus de convection naturelle. Lorsque la paroi est chauffée, le fluide
adjacent devient plus léger et s'élève, créant un courant de convection.

Le fluide est alors soumis à une force ascensionnelle f→=−Δρg→f=−Δρg. En appliquant le principe
fondamental de la dynamique, on peut évaluer l’accélération du fluide. Pour un volume
unité, m=ρm=ρ, d’où Δρg=ργΔρg=ργ, et donc γ=Δρρgγ=ρΔρg.

En introduisant le coefficient de dilatation cubique ββ du fluide, défini par β=−1ρ(ΔρΔT)Pβ=−ρ1(ΔTΔρ)P,


on obtient :

γ=−βgΔTγ=−βgΔT

βgΔTβgΔT est donc le module de l’accélération produite par l’expansion thermique due à la
variation ΔTΔT de la température T0T0. Ce mouvement du fluide, induit par les différences de masse
volumique résultantes des gradients de température, donne naissance aux courants de convection.

Dans le cas d’un transfert de chaleur par convection naturelle le long d’une plaque plane, le coefficient
de convection dépend des caractéristiques du fluide (λ,ρ,μ,cp,β,gλ,ρ,μ,cp,β,g), de la paroi (longueur LL),
et de l’écart de température ΔθΔθ. Ceci peut être traduit par une relation du type :

ϕ=f(λ,ρ,μ,cp,β,g,L,ΔT)ϕ=f(λ,ρ,μ,cp,β,g,L,ΔT)
Analyse Dimensionnelle et Nombres Adimensionnels

Dans le système M, L, T, θ, Q, cette relation entre 8 grandeurs se réduit à une relation entre
trois nombres adimensionnels :

Nu=f(Gr,Pr)Nu=f(Gr,Pr)

Où :

• Nu=hDλNu=λhD est le Nombre de Nusselt

• Gr=gβΔTρ2L3μ2Gr=μ2gβΔTρ2L3 est le Nombre de Grashof

• Pr=cpμλPr=λcpμ est le Nombre de Prandtl

Le Nombre de Grashof peut être mis sous la forme :

Gr=12(uLρμ)2Gr=21(μuLρ)2

Il est donc proportionnel au carré d’un Nombre de Reynolds caractérisant l’écoulement. En pratique,
en convection naturelle, le courant reste laminaire jusqu’à ce que le Nombre de Grashof atteigne une
valeur d’environ 109109.

Calcul du Flux de Chaleur en Convection Naturelle

Le calcul d’un flux de chaleur transmis par convection naturelle suit les étapes suivantes :

1. Calcul des Nombres adimensionnels de Grashof et de Prandtl.

2. Choix de la corrélation en fonction de la valeur de GrGr et de la configuration.

3. Calcul de NuNu par application de cette corrélation.

4. Calcul de h=NuλDh=DNuλ et de ϕ=hS(Tp−T∞)ϕ=hS(Tp−T∞).

Les propriétés du fluide (cpcp, ρρ, λλ, μμ) sont calculées à la température moyenne de film comme en
convection forcée.

Convection avec Changement d'État : Condensation

Phénomènes de Condensation

Les échanges de chaleur entre une vapeur se condensant sur une paroi et la paroi dépendent des types
de condensation, qui sont essentiellement déterminés par les interactions liquide-paroi.

• Condensation en gouttes : Si le liquide ne mouille pas la surface, des gouttelettes se forment en


certains points et ruissellent le long de la paroi. Ce type de condensation est observé si la paroi a
une surface lisse et propre. La résistance thermique du liquide est négligeable.

• Condensation en film : La paroi est isolée de la vapeur par un film continu de liquide, qui agit
comme un isolant thermique entre la paroi et la vapeur. Cela diminue la valeur du coefficient
de transfert de chaleur par convection hh par rapport à la condensation en gouttes.

Valeur du Coefficient h pour la Condensation en Film


La théorie de Nusselt (1916) relie analytiquement le coefficient de transfert hh aux divers paramètres
physiques intervenant dans la condensation en film d’un fluide sur une paroi verticale.

Paroi Verticale

Hypothèses :

• Écoulement laminaire du film.

• Température de paroi constante.

• Gradient de température constant dans le film.

• Grand rayon de courbure du film de condensat.

La Figure 5.9 illustre la condensation sur une paroi verticale. On y voit le film de condensat et les
différents paramètres comme les températures de saturation et de la paroi.

Soit TgTg la température de saturation (rosée) de la vapeur et TpTp (<Tg<Tg) la température constante
de la paroi verticale. Les forces s’exerçant sur le système constitué du liquide d’épaisseur dxdx compris
entre yy et δδ (surface grise) sont :

• La force de pesanteur : g(ρl−ρv)dxδg(ρl−ρv)dxδ

• La force due à la vapeur d’eau déplacée : g(ρv−ρl)dxδg(ρv−ρl)dxδ

• La force de frottement visqueux : μldudydxμldydudx

Le bilan des forces s’écrit :

(ρl−ρv)gdxδ=μldudydx(ρl−ρv)gdxδ=μldydudx

En intégrant l’équation précédente entre y=0y=0 et y=δy=δ avec la condition limite u=0u=0 en y=0y=0,
on obtient :

u=(ρl−ρv)gμl(δy−12y2)u=μl(ρl−ρv)g(δy−21y2)

Le débit massique de liquide condensé à une hauteur xx (par unité de longueur suivant Oz) est donné
par :

m=∫0δρl[(ρl−ρv)gμl(δy−12y2)]dy=ρl(ρl−ρv)gδ33μlm=∫0δρl[μl(ρl−ρv)g(δy−21y2)]dy=ρl3μl(ρl−ρv)gδ3
Le flux de chaleur cédé par le condensat à la paroi sur la hauteur dxdx s’écrit :

ϕx=λ dx(∂T∂y)y=0=λ dxTg−Tpδϕx=λdx(∂y∂T)y=0=λdxδTg−Tp

Entre les hauteurs xx et x+dxx+dx, l’épaisseur du film de liquide passe de δδ à δ+dδδ+dδ. La quantité de
vapeur condensée entre xx et x+dxx+dx s’écrit :

ddx[ρl(ρl−ρv)gδ33μl]dx=ddδ[ρl(ρl−ρv)gδ33μl]dδdxdx=ρl(ρl−ρv)gδ2μldδdxdxd[ρl3μl(ρl−ρv)gδ3]dx=dδd[ρl
3μl(ρl−ρv)gδ3]dxdδdx=ρlμl(ρl−ρv)gδ2dxdδ

Le flux de chaleur cédé par le condensat à la paroi doit être égal à la chaleur latente de condensation
libérée par la quantité de vapeur calculée ci-dessus :

ρl(ρl−ρv)gδ2dδμlΔH=λdxTg−Tpδρlμl(ρl−ρv)gδ2dδΔH=λdxδTg−Tp

L’intégration de cette équation avec la condition limite δ=0δ=0 en x=0x=0 conduit à :

δ=[4μlλl×(Tg−Tp)gΔHρl(ρl−ρv)]14δ=[gΔHρl(ρl−ρv)4μlλl×(Tg−Tp)]41

Le coefficient de transfert de chaleur local (en xx) par convection vérifie :

hx=λlδhx=δλl

Soit :

hx=[gΔHlρl(ρl−ρv)λl34μlx(Tg−Tp)]14hx=[4μlx(Tg−Tp)gΔHlρl(ρl−ρv)λl3]41

Le coefficient de transfert moyen s’obtient en intégrant le coefficient local sur la hauteur LL de la


surface condensante :

hv=1L∫0Lhx dxhv=L1∫0Lhxdx

Soit finalement :

hv=223(λl3ρl2gΔHLμlΔT)1/4hv=322(LμlΔTλl3ρl2gΔH)1/4 (5.9)

Avec :

• ΔHΔH : chaleur latente de condensation (J kg⁻¹)

• ΔTΔT : différence entre la température de rosée de la vapeur et la température de la paroi (°C)

• LL : hauteur de la paroi (m)

Condition de validité : Re<2100Re<2100

Considérons un tube vertical de diamètre extérieur DeDe. Soient MM le débit massique de condensat
et SS la section de passage du film liquide. On définit le diamètre hydraulique DhDh du film par :

Dh=4section passagepeˊrimeˋtre mouilleˊ=4SπDeDh=4peˊrimeˋtre mouilleˊsection passage=4πDeS

d'où

Re=ρluDhμl=ρlμlu=4SπDe=4MμlπDeRe=μlρluDh=μlρlu=πDe4S=μlπDe4M
La condition de validité s’écrit donc dans ce cas :

Re=4MμlπDe<2100Re=μlπDe4M<2100

Remarque : Les grandeurs physiques relatives au liquide sont évaluées à la température du film définie
par la formule de Drew :

Tf=3Tp+Tv4Tf=43Tp+Tv

Tube Horizontal

Une valeur moyenne de hh pour un tube horizontal peut être calculée par :

hh=0,725(λl3ρl2gΔHDeμlΔT)1/4hh=0,725(DeμlΔTλl3ρl2gΔH)1/4 (5.10)

Avec la condition de validité :

Re=4MμlπDe<2100Re=μlπDe4M<2100

Comparaison entre Tube Horizontal et Vertical

Si LvLv est la longueur du tube vertical et DehDeh le diamètre extérieur du tube horizontal, le rapport
des deux expressions de hh conduit à :

hhhv=0,769(LvDeh)hvhh=0,769(DehLv)

D’où hh>hvhh>hv si Lv>2,86DehLv>2,86Deh, ce qui est pratiquement toujours le cas. Dans les mêmes
conditions de température, le coefficient de transfert est plus élevé sur un tube horizontal que sur un
tube vertical.

Dans le cas des condenseurs à faisceaux tubulaires, les tubes n’étant pas tous dans un même plan
horizontal, le liquide tombant d’un tube va « épaissir » le film qui existe sur le tube situé en-dessous de
lui. Ainsi le coefficient de transfert de chaleur hh est moins élevé sur les tubes inférieurs. En tenant
compte du recyclage du condensat sur les tubes inférieurs, Nusselt a proposé la relation suivante pour
calculer la valeur moyenne de hh pour un ensemble de NN tubes situés dans un même plan vertical :

hh‾=0.725(λl3ρl2gΔHNDeμlΔT)1/4hh=0.725(NDeμlΔTλl3ρl2gΔH)1/4 (5.11)

L’expérience a montré que cette formule théorique donne des valeurs de hh inférieures à celles
déterminées expérimentalement et qu’il convient de multiplier la valeur de hh donné par la formule
(5.9) par un facteur correctif selon la formule suivante :

h‾h corrigeˊ=h‾h[1+0.2(N−1)cpΔTΔH]hh corrigeˊ=hh[1+0.2(N−1)ΔHcpΔT] (5.12)

Convection avec Changement d'État : Ébullition

Formation des Gouttelettes et des Bulles

La pression d’équilibre d’une gouttelette de liquide dans sa vapeur est de la forme :

prg=p+2σrgprg=p+rg2σ

Si rg→0rg→0 alors prg→∞prg→∞. Une gouttelette ne pourrait théoriquement pas prendre naissance
dans une vapeur qui est un milieu continu. Lors du refroidissement d’une vapeur à pression constante,
la condensation va donc être initiée sur des « germes » de très petits diamètres (poussières en
suspension dans l’atmosphère par exemple) à une température TgTg inférieure à la température de
saturation Ts(p)Ts(p). Le développement de la condensation va ensuite avoir pour effet d’augmenter la
taille des gouttelettes et diminuer l’écart entre TgTg et Ts(p)Ts(p).

La Figure 5.10 présente le diagramme d'équilibre liquide-vapeur, illustrant les relations entre la pression
et la température pour différentes phases. On y distingue les courbes pour une surface liquide plate, une
gouttelette de liquide, et une bulle de vapeur.

De manière analogue, lorsque l’on chauffe un liquide, on suppose que sur les parois chaudes sur
lesquelles se produit l’ébullition se trouvent des discontinuités (petites cavités contenant de l’air) qui
servent de “germes” favorisant la naissance de bulles de petit diamètre à une température TbTb
supérieure à la température de saturation Ts(p)Ts(p). Le développement de l’ébullition va ensuite avoir
pour effet d’augmenter la taille des bulles et diminuer l’écart entre TbTb et Ts(p)Ts(p).

Les Différents Régimes d’Ébullition

Les variations du coefficient de transfert de chaleur hh en fonction de l’écart de température Tp–


Ts(p)Tp–Ts(p), où TpTp est la température de la paroi chauffée, présentent la même allure pour un
grand nombre de liquides. Elles sont représentées par le graphe de Nukiyama.
La Figure 5.11 illustre le graphe de Nukiyama, qui montre les différentes zones d'ébullition en fonction de
l'écart de température entre la paroi et le point de saturation.

• Zone AB : Convection Naturelle

Bien que Tp>Ts(p)Tp>Ts(p), il n’y a pas encore naissance de bulles. L’échange paroi-liquide s’effectue
par convection naturelle et obéit à la loi de Newton :

ϕ=hS(Tp−T∞)ϕ=hS(Tp−T∞)

hh se calculant par les corrélations concernant la convection naturelle. Une évaporation se produit sur
la surface plane et libre du liquide en contact avec l’air.

• Zone BC : Ébullition Nucléée

Les bulles montent en colonne à partir de points isolés de la paroi : les « sites » avec une fréquence de
l’ordre de 100 par seconde. Ensuite, les bulles deviennent de plus en plus nombreuses et isolent presque
totalement la paroi par une couche de vapeur presque continue. L’évacuation de la chaleur s’effectue
principalement sous forme de chaleur latente de vaporisation.

La densité de flux de chaleur ΦΦ transférée dans cette zone peut être calculée par la formule suivante
(Rosenhow, 1985) :

clΔTΔH(Prl)s=C[ΦμlΔHσg(ρl−ρv)]0.33ΔH(Prl)sclΔT=C[μlΔHΦg(ρl−ρv)σ]0.33 (5.13)

Où :

• clcl : Capacité thermique du liquide

• ΔTΔT : Ecart de température Tp–Ts(p)Tp–Ts(p)

• ΔHΔH : Chaleur latente de vaporisation

• PrlPrl : Nombre de Prandtl du liquide à saturation

• σσ : Tension superficielle

• gg : Accélération de la pesanteur

• ρlρl : Masse volumique du liquide

• ρvρv : Masse volumique de la vapeur

• CC : Constante déterminée expérimentalement

• ss : s=1s=1 pour l’eau, 1,71,7 pour les autres liquides

Tableau 5.2: Valeur de la tension superficielle pour l’eau (d’après Holman, 1990)

Température saturation Tension superficielle

°C 10⁻³ N.m⁻¹
Température saturation Tension superficielle

0 75,6

15,6 73,3

37,8 69,8

60 66,0

93,3 60,1

100 58,8

160 46,1

226,7 32,0

293,3 16,2

360 1,46

374,1 0

Tableau 5.3: Valeurs de la constante C pour diverses configurations fluide/surface chauffante (d’après
Holman, 1990)

Configuration C

Eau-Cuivre 0,013

Eau-Platine 0,013

Eau-Laiton 0,006

Eau-Cuivre poli à l'émeri 0,012


Configuration C

Eau-Acier inox poli 0,008

Tetrachlorure de carbone-Cuivre 0,013

Tetrachlorure de carbone-Cuivre poli 0,007

Benzenze-Chrome 0,010

Alcool éthylique-Chrome 0,027

n-Pentane-Chrome 0,015

n-Pentane-Cuivre poli à l'émeri 0,015

n-Pentane-Nickel poli à l'émeri 0,012

Alcool isopropylique-Cuivre 0,002

Acool n-Butyl-Cuivre 0,003

• Point C : Burn-out

La couche de vapeur isole totalement la paroi du liquide et la chaleur ne peut plus se transmettre que
par l’intermédiaire de la vapeur de très faible conductivité thermique. L’augmentation brutale de la
résistance thermique va provoquer une brusque augmentation de la température de la paroi chauffante
jusqu’à un niveau qui va permettre d’évacuer le flux fourni à la paroi à la fois par conduction-convection
et par rayonnement. On passe ainsi brusquement du point C au point D dont la température dépasse
largement 1000°C, on a fusion de la paroi dans la plupart des cas, c’est pourquoi le point C est
appelé point de burn-out.

La détermination du point de burn-out est capitale dans l’étude de l’ébullition pour d’évidentes raisons
de sécurité. La corrélation la plus utilisée pour déterminer cette densité de flux de burn-out est la
suivante (Zuber, 1958) :

ϕbo=πρv24ΔH[σg(ρl−ρv)ρv2]1/4(1+ρvρl)12ϕbo=24πρvΔH[ρv2σg(ρl−ρv)]1/4(1+ρlρv)21 (5.14)

• Zone CD : Zone Instable

• Zone DE : Ébullition Pelliculaire


Dans cette zone, le transfert de chaleur de la paroi vers le liquide s’effectue par conduction et
par rayonnement à travers la couche continue de vapeur. Les coefficients de transfert de chaleur
peuvent se calculer par (Bromley,1950) :

Conduction :

hc=0.62[λv3ρv(ρl−ρv)g(ΔH+0.4cpvΔT)dμvΔT]14hc=0.62[dμvΔTλv3ρv(ρl−ρv)g(ΔH+0.4cpvΔT)]41 (5.15)

Rayonnement :

hr=σϵ(Tp4−Tsat4)Tp−Tsathr=Tp−Tsatσϵ(Tp4−Tsat4) (5.16)

Global :

h=hc(hch)13+hrh=hc(hhc)31+hr (5.17)

La relation empirique (5.17) nécessite l’utilisation d’une méthode itérative pour calculer le coefficient
global.

Intérêt du Transfert de Chaleur par Ébullition

Ce type de transfert est utilisé pour l’extraction de très importantes puissances calorifiques à partir de
surfaces très réduites (refroidissement de cœurs de réacteurs nucléaires, de moteurs de fusée) du fait
des valeurs élevées des coefficients de transfert, de l’ordre
de 100 000 W m−2°C−1100 000 W m−2°C−1.

Échangeurs de Chaleur

Généralités et Définitions

Un échangeur de chaleur est un système qui permet de transférer un flux de chaleur d’un fluide
chaud à un fluide froid à travers une paroi sans contact direct entre les deux fluides. Exemples :
radiateur d’automobile, évaporateur de climatiseur. Un échangeur tubulaire simple est constitué de
deux tubes cylindriques coaxiaux. Un fluide (généralement le chaud) circule dans le tube intérieur,
l’autre dans l’espace compris entre les deux tubes. Le transfert de chaleur du fluide chaud au fluide froid
s’effectue à travers la paroi que constitue le tube intérieur.

La Figure 6.1 présente un schéma d'un échangeur tubulaire simple. On y distingue les fluides chaud et
froid, ainsi que les surfaces d'échange et les résistances thermiques.
Hypothèses

Dans les calculs qui suivent, nous retenons les hypothèses suivantes :

• Pas de pertes thermiques : la surface de séparation est la seule surface d’échange.

• Pas de changement de phase au cours du transfert.

Conventions

Le fluide chaud entre dans l’échangeur à la température T1eT1e et en sort à T1sT1s, le fluide froid entre
à T2eT2e et sort à T2sT2s. Deux modes de fonctionnement sont réalisables :

La Figure 6.2 illustre les fonctionnements à co-courant et à contre-courant. On observe les variations de
température des fluides en fonction de la position dans l'échangeur.

• Co-courant : Les deux fluides circulent dans le même sens.

• Contre-courant : Les deux fluides circulent en sens inverse.

Expression du Flux Échangé

Coefficient Global de Transfert

Une première expression du flux de chaleur transféré dans un échangeur peut être déterminée en
écrivant qu’il est égal au flux de chaleur perdu par le fluide chaud et au flux de chaleur gagné par le
fluide froid pendant leur traversée de l’échangeur :

ϕ=m˙1cp1(T1s−T1e)=m˙2cp2(T2e−T2s)ϕ=m˙1cp1(T1s−T1e)=m˙2cp2(T2e−T2s)

Les produits qc1=m˙1cp1qc1=m˙1cp1 et qc2=m˙2cp2qc2=m˙2cp2 sont appelés les débits calorifiques des
deux fluides. Le flux de chaleur peut donc finalement s’écrire :

ϕ=qc1(T1e−T1s)=qc2(T2s−T2e)ϕ=qc1(T1e−T1s)=qc2(T2s−T2e) (6.1)

Par ailleurs, le flux de chaleur ϕϕ transmis d’un fluide 1 à un fluide 2 à travers la paroi d’un tube
cylindrique s’écrit :

ϕ=ΔT12πh1r1L+ln⁡(r2r1)2πλL+12πh2r2Lϕ=2πh1r1L1+2πλLln(r1r2)+2πh2r2L1ΔT
Dans les échangeurs de chaleur, on choisit de rapporter le flux de chaleur échangé à la
surface S2=2πr2LS2=2πr2L, soit d’écrire : ϕ=hS2Δθϕ=hS2Δθ. Le coefficient global de transfert hh d’un
échangeur de chaleur s’écrit donc :

h=(r2h1r1+r2ln⁡(r2r1)λ+1h2+Rcm)−1h=(h1r1r2+λr2ln(r1r2)+h21+Rcm)−1 (6.2)

RcmRcm est une résistance thermique due à l’encrassement des surfaces d’échange dont il faut tenir
compte après quelques mois de fonctionnement (entartrage, dépôts, corrosion).

Tableau 6.1 : Ordres de grandeur du coefficient global de transfert h de divers types d’échangeurs

Coefficient global de transfert h (W m⁻² °C⁻¹)

Liquide-liquide 100-2000

Liquide-gaz 30-300

Condenseur 500-5000

Cas où h est Constant : Fonctionnement à Co-Courant

Il faut d’abord établir la relation liant le flux de chaleur transmis dans l’échangeur au coefficient global
de transfert hh et à la surface extérieure S2S2 d’échange. Cette relation est fondamentale car elle
permet de dimensionner un échangeur, c’est à dire de calculer la surface d’échange nécessaire pour
transférer un flux imposé.

Pour cela, on effectue un bilan thermique de la partie d’échangeur comprise entre les
distances xx et x+dxx+dx de l’entrée de l’échangeur :

![Schéma des flux élémentaires dans un échangeur tubulaire simple]([Link]


e443-47a5-## Échangeurs de Chaleur : Analyse et Calcul

Approche des Différences de Température

• ∆Τe : Différence de température entre le fluide chaud et le fluide froid à l’entrée de


l’échangeur. ∆Te=T1e−T2e∆Te=T1e−T2e

• ∆Τs : Différence de température entre le fluide chaud et le fluide froid à la sortie de


l’échangeur. ∆Ts=T1s−T2s∆Ts=T1s−T2s

• Le flux de chaleur total transféré dans l’échangeur peut être exprimé comme suit
: (T1e−T2eln⁡(T1eT2e)−T1s−T2sln⁡(T1sT2s))=qc1Sh(ln(T2eT1e)T1e−T2e−ln(T2sT1s)T1s−T2s
)=qc1Sh

• Moyenne Logarithmique de l’Écart de Température (MLDT) :

Le rapport (∆Ts−∆Teln⁡(∆Ts∆Te))(ln(∆Te∆Ts)∆Ts−∆Te) représente la MLDT de l’écart de température


entre l’entrée et la sortie de l’échangeur.
• Le flux de chaleur échangé se calcule alors : φ=hS2ΔTmφ=hS2ΔTm
Où: ΔTm=ΔTs−ΔTeln⁡(ΔTsΔTe)ΔTm=ln(ΔTeΔTs)ΔTs−ΔTe

Distribution des Températures et Limites

• Dans un échangeur tubulaire à co-courant, il est impossible d’avoir Τ2s > Τ1s, car une fois que
les deux fluides atteignent la même température, l’échange de chaleur cesse.

• Température Limite (Tlim) : Les températures des deux fluides convergent vers une
température limite.

• Pour un fonctionnement à contre-courant: Tlim=qc1T1e+qc2T2eqc1+qc2Tlim=qc1+qc2


qc1T1e+qc2T2e

Co-Courant vs. Contre-Courant : Comparaison

La relation φ=hS2ΔTmφ=hS2ΔTm s’applique aux deux types d’échangeurs (co-courant et contre-


courant), mais les expressions de ∆Ts et ∆Te diffèrent:

Mode de Fonctionnement ∆Ts ∆Te

Co-courant T1s - T2s T1e - T2e

Contre-courant T1s - T2e T1e - T2s

• Fluide Chaud Commande (qc1 < qc2) : Dans un échangeur à contre-courant, si la


longueur L tend vers l’infini, alors Τ1s → Τ2e, mais Τ2s ≠ Τ1e.

• Fluide Froid Commande (qc1 > qc2) : Si L tend vers l’infini, alors T2s → Τ1e, mais Τ1s ≠ Τ2e.

• Dans un système à contre-courant, il est possible d’obtenir Τ2s > Τ1s, mais jamais Τ2s >
Τ1e ou Τ1s < Τ2e.

• Efficacité : Le transfert de chaleur est toujours plus efficace en contre-courant car la MLDT
(∆Τm) est plus élevée.

• Exemple:

• Τ1e = 90°C, Τ1s = 35°C, Τ2e = 20°C, Τ2s = 30°C

• Co-courant: \Delta T_m = \frac{(90-20)-(35-30)}{\ln\left(\frac{90-20}{35-


30}\right)} = 24.6 \, ^\circ\text{C}

• Contre-courant: \Delta T_m = \frac{(90-30)-(35-30)}{\ln\left(\frac{90-30}{35-


30}\right)} = 32.5 \, ^\circ\text{C}

Coefficient de Transfert de Chaleur Non Constant

• Méthode de Colburn : Si le coefficient global de transfert h varie linéairement avec ∆Τ (h = a + b


∆Τ), alors:
• À l’entrée : he=a+bΔTehe=a+bΔTe

• À la sortie : hs=a+bΔTshs=a+bΔTs

• Les coefficients a et b sont exprimés par: a=hsTe−heTsΔTe−ΔTsa=ΔTe−ΔTshsTe−heTs

b=he−hsΔTe−ΔTsb=ΔTe−ΔTshe−hs

• Le flux de chaleur est donné par: φ=heΔTs−hsΔTeln⁡(heΔTshsΔTe)S2φ=ln(hsΔTeheΔTs)heΔTs−hs


ΔTeS2

• Si h ne varie pas linéairement, divisez l’échangeur en segments où la variation est


approximativement linéaire.

Efficacité d’un Échangeur

• Définition : L’efficacité (η) est le rapport du flux de chaleur transféré effectivement au flux
maximal possible dans un échangeur de longueur infinie fonctionnant à contre-
courant. η=ϕϕmaxη=ϕmaxϕ

• Fluide Chaud Commande (qc1 < qc2) :

• Si L→∞L→∞, alors Tv→TieTv→Tie, d'où:

• φmax=qcl(Tie−Tle)φmax=qcl(Tie−Tle) et φ=qcl(Tie−Tis)φ=qcl(Tie−Tis)

• Efficacité de refroidissement: ηr=T1a−T1bT1a−T2aηr=T1a−T2aT1a−T1b

• Fluide Froid Commande (qc2 < qc1) :

• Si L→∞L→∞, alors Ts→T1∞Ts→T1∞, d'où:

• ϕmax=qc2(T1∞−T2∞)ϕmax=qc2(T1∞−T2∞) et ϕ=qc2(T2∞−T2s)ϕ=qc2(T2∞
−T2s)

• Efficacité de chauffage: ηe=T2s−T2eT1e−T2eηe=T1e−T2eT2s−T2e

Signification Économique du Rendement

• Le rendement prend une importance économique lorsqu’il s’agit de récupérer de la chaleur.

• Si P est le prix par mètre carré de l’échangeur et C est le gain par watt récupéré, alors :

• Gain total : G=C⋅ϕ=C⋅qc1(T1e−T1s)G=C⋅ϕ=C⋅qc1(T1e−T1s)

• Coût de l’échangeur : D=S⋅PD=S⋅P (S étant la surface d’échange)

• Bénéfice : B=G–DB=G–D

• Il existe une surface d’échange économique limite (Se) au-delà de laquelle augmenter la surface
réduit le bénéfice.

Nombre d’Unités de Transfert (NUT)


• Définition : Le NUT est un rapport adimensionnel qui représente le pouvoir d’échange de
l’échangeur. NUT1=hS2qc1=T1e−T1sΔTmNUT1=qc1hS2=ΔTmT1e−T1s

• Relation avec l’Efficacité : Dans un échangeur à contre-courant où le fluide chaud commande le


transfert (qc1 < qc2):

• Posons z=qc1qc2<1z=qc2qc1<1 et ΔTmax=T1e−T2eΔTmax=T1e−T2e

• NUT1=hS2qc1=T1e−T1sΔTs−ΔTeln⁡(ΔTsΔTe)NUT1=qc1hS2=ΔTs−ΔTeT1e−T1sln(ΔTeΔTs)

• En exprimant ∆Τe et ∆Τs en fonction de ∆Τmax et ηr : NUT1=11−zln⁡(1−zηr1−ηr)NUT1=1−z1


ln(1−ηr1−zηr)

Relations Générales Entre NUT et Efficacité

Type
d'Échangeur NUTmax Efficacité (η)

NUTmax=−ln[1−(1+z)η]1+zNUTmax
Co-courant =1+z−ln[1−(1+z)η] η=1−exp[−NUTmax(1+z)]1+zη=1+z1−exp[−NUTmax(1+z)]

Contre- NUTmax=1z−1ln(η−1zη−1)NUTmax=z−11 η=1−exp[−NUTmax(1−z)]1−zexp[−NUTmax(1−z)]η=1−zexp[−N


courant ln(zη−1η−1) (1−z)]1−exp[−NUTmax(1−z)]

Où: NUT=qShqcminNUT=qcminqSh et z=qcminqcmaxz=qcmaxqcmin

• Cas Particuliers:

• Pour tous les types d’échangeurs :

• η=1−exp⁡(−NUTmax)η=1−exp(−NUTmax
) et NUT=−ln⁡(1−η)maxNUT=−ln(1−η)max si z = 0.

• Pour l’échangeur à contre-courant :

• NUT1+NUT=ηmax1+NUTNUT=ηmax et ηη−1=NUTmaxη−1η=NUTmax si z = 1.

Calcul d’un Échangeur

Températures de Sorties Connues

• Connaissant qc1, qc2, Τ1e, Τ1s, Τ2e et Τ2s, on peut calculer S2 par:

• Méthode MLDT :

• Calculer φ=qc1(T1e−T1s)=qc2(T2s−T2e)φ=qc1(T1e−T1s)=qc2(T2s−T2e)

• Calculer ΔTm=ΔTs−ΔTeln⁡(ΔTsΔTe)ΔTm=ln(ΔTeΔTs)ΔTs−ΔTe

• Déduire S2=φhΔTmS2=hΔTmφ
• Méthode du NUT :

• Calculer η et z=qcminqcmaxz=qcmaxqcmin

• Déterminer NUTmax

• Déduire S2=NUTmaxqcminhS2=hNUTmaxqcmin

Températures de Sortie Inconnues

• Connaissant qc1, qc2, Τ1e, Τ2e et S, on peut calculer Τ1s et Τ2s par:

• Méthode MLDT : Nécessite la résolution numérique du système


d’équations: qc1(Tc1−T1s)=h⋅S⋅ΔTmqc1(Tc1−T1s)=h⋅S⋅ΔTm

qc1(T1m−T1s)=qc2(T2s−T2e)qc1(T1m−T1s)=qc2(T2s−T2e)

• Méthode du NUT :

• Calculer NUT=hSqcminNUT=qcminhS et z=qcminqcmaxz=qcmaxqcmin

• Déterminer η

• Calculer T1s ou Τ2s à partir de l’expression de η

• Déterminer la deuxième température inconnue par le bilan thermique global de


l’échangeur : qc1(T1a−T1a)=qc2(T2a−T2c)qc1(T1a−T1a)=qc2(T2a−T2c)

Échangeurs à Faisceaux Complexes

Échangeur 1-2

• Le fluide dans l’enveloppe effectue un seul passage, tandis que le fluide dans le tube effectue 2
(ou 2n) passages.

• L’efficacité est comprise entre celle d’un échangeur à co-courant et celle d’un échangeur à
contre-courant.

• La relation entre NUTmax et η est:

η12=1+z−1+z21+z+1+z2⋅exp[−NUTmax1+z2]−1exp[−NUTmax1+z2]−1+z−1+z21+z+1+z2η12=1+z+1+z2
1+z−1+z2⋅exp[−NUTmax1+z2]−1+z+1+z21+z−1+z2exp[−NUTmax1+z2]−1

Échangeur 2-4

• Utilisé lorsque l’échangeur 1-2 ne suffit pas (efficacité > 0.75).

• Le fluide dans l’enveloppe effectue 2 passages, et le fluide dans le tube effectue 4 (ou 4n)
passages.

• L’efficacité est donnée par:

η2−4=[(1−η1−2z)(1−η1−2)2]−1[(1−η1−2z)(1−η1−2)2]−zη2−4=[(1−η1−2z)(1−η1−2)2]−z[(1−η1−2z)(1−η1−2
)2]−1 Où η1-2 est le rendement de l’échangeur 1-2.
Échangeurs à Courants Croisés

• Les deux fluides s’écoulent perpendiculairement.

• Un fluide est dit non brassé s’il s’écoule dans des canaux parallèles distincts, et brassé dans le
cas contraire.

• Relations entre NUTmax et η :

• Deux fluides non brassés


: η=1−exp⁡[exp⁡(−z⋅NUTmin0.78)−1z⋅NUTmax−0.22]η=1−exp[z⋅NUTmax−0.22
exp(−z⋅NUTmin0.78)−1]

• Deux fluides brassés


: η=[11−exp⁡(−NUTmax⁡)+z1−exp⁡(−NUTmax⁡z)−1NUTmax⁡]−1η=[1−exp(−NUTmax
)1+1−exp(−NUTmaxz)z−NUTmax1]−1

• Fluide commandant le transfert (qc min) non brassé


: η=1z{1−exp⁡[−z(1−e−NUTmax)]}η=z1{1−exp[−z(1−e−NUTmax)]}

• Fluide commandant le transfert (qc min) brassé


: η=1−exp⁡{−(1z)[1−exp⁡(−z NUTmax)]}η=1−exp{−(z1)[1−exp(−z NUTmax)]}

Échangeurs Frigorifiques

Condenseurs

• Assurent le transfert de chaleur du fluide frigorigène au milieu extérieur.

• La température du fluide frigorigène est considérée constante et égale à la température de


condensation.

Évaporateurs Noyés

• L’évaporation se produit à l’extérieur des tubes noyés dans la phase liquide.

• La température du fluide frigorigène est constante et égale à la température d’évaporation.

Évaporateurs à Détente Sèche

• L’évaporation se produit à l’intérieur des tubes.

• Il faut éviter que du fluide liquide pénètre dans le compresseur, donc les vapeurs sont
légèrement surchauffées.

• Le coefficient de transfert h chute brutalement pour les titres de vapeur supérieurs à 75%.

Propriétés des Matériaux et de l'Eau

Propriétés Physiques des Matériaux Solides

Cette section présente un tableau des propriétés physiques de divers matériaux, incluant
leur densité (ρ), leur chaleur spécifique (cₚ), et leur conductivité thermique (λ).
Matériau Densité (kg/m³) Chaleur Spécifique (J/kg.K) Conductivité Thermique (W/m.K

Acier 7850 465 58

Aluminium 2700 900 204

Béton 2200 880 1.4

Brique 1800 840 0.6-1.0

Cuivre 8960 384 393

Fonte 7250 500 50

Laiton 8550 380 110

Magnésium 1740 1004 151

Or 19300 128 312

Platine 21400 140 69

Plomb 11373 130 35

Titane 4500 523 20.9

Tungstène 19350 134 163

Zinc 7144 384 112

Matériaux Isolants :

Matériau Densité (kg/m³) Chaleur Spécifique (J/kg.K) Conductivité Thermique (W

Balsa 140 - 0.054


Matériau Densité (kg/m³) Chaleur Spécifique (J/kg.K) Conductivité Thermique (W

Coton 80 1300 0.06

Kapok - - 0.035

Laine de roche 20 880 0.047

Laine de verre 8-55 875-880 0.038-0.051

Liège expansé 120 2100 0.044

Moquette 200 1300 0.06

Polyuréthane (mousse) 32 1300 0.03

Polystyrène expansé 12 1300 0.047

PVC (mousse rigide) 30-85 1300 0.031-0.045

Styrofoam 30 - 0.032

Matériaux Divers :

Matériau Densité (kg/m³) Chaleur Spécifique (J/kg.K) Conductivité Thermique (W

Amiante 575 1046 0.15

Asphalte 2115 920 0.062

Caoutchouc (naturel) 1150 - 0.28

Caoutchouc (vulcanisé) 1100 2010 0.13

Carton 86 2030 0.048


Matériau Densité (kg/m³) Chaleur Spécifique (J/kg.K) Conductivité Thermique (W

Cuir 998 - 0.159

Glace 920 2040 1.88

Lave 2350 - -

Marbre 2700 - -

Plâtre 1440 - -

Plexiglass 1190 1465 0.19

Polyéthylène 929 1830 0.46

PVC 1459 930 0.21

Sable 1515 800 0.2-1.0

Schiste 2400 - -

Sodium liquide 930 1381 84.5

Teflon 2170 1004 0.25

Terre mouillée 1900 2000 2

Terre sèche 1500 1900 1

Verre 2300 837 1.05

Verre Pyrex 2220 728 1.13

Propriétés de l'Eau à Saturation


Tableau des propriétés de l'eau à saturation en fonction de la température.

θ (°C) ρ (kg/m³) cₚ (J/kg.C) λ (W/m.C) 10⁻⁶.μ (Pa.s) 10⁻⁷.a (m²/s)

0 1002 4218 0,552 17,90 1,31

20 1001 4182 0,597 10,10 1,43

40 995 4178 0,628 6,55 1,51

60 985 4184 0,651 4,71 1,55

80 974 4196 0,668 3,55 1,64

100 960 4216 0,680 2,82 1,68

120 945 4250 0,685 2,33 1,71

140 928 4283 0,684 1,99 1,72

160 910 4342 0,680 1,73 1,73

180 889 4417 0,675 1,54 1,72

200 867 4505 0,665 1,39 1,71

220 842 4610 0,652 1,26 1,68

240 816 4756 0,635 1,17 1,64

260 786 4949 0,611 1,08 1,58

280 753 5208 0,580 1,02 1,48

300 714 5728 0,540 0,96 1,32


Propriétés de l'Air à 1 atm

Tableau des propriétés de l'air à pression atmosphérique en fonction de la température.

θ (°C) ρ (kg/m³) cₚ (J/kg.C) λ (W/m.C) 10⁻⁶.μ (Pa.s) 10⁻⁷.a (m²/s)

0 1,292 1006 0,0242 1,72 1,86

20 1,204 1006 0,0257 1,81 2,12

40 1,127 1007 0,0272 1,90 2,40

60 1,059 1008 0,0287 1,99 2,69

80 0,999 1010 0,0302 2,09 3,00

100 0,946 1012 0,0318 2,18 3,32

120 0,898 1014 0,0333 2,27 3,66

140 0,854 1016 0,0345 2,34 3,98

160 0,815 1019 0,0359 2,42 4,32

180 0,779 1022 0,0372 2,50 4,67

200 0,746 1025 0,0386 2,57 5,05

220 0,700 1028 0,0399 2,64 5,43

240 0,688 1032 0,0412 2,72 5,80

260 0,662 1036 0,0425 2,79 6,20

280 0,638 1040 0,0437 2,86 6,59


θ (°C) ρ (kg/m³) cₚ (J/kg.C) λ (W/m.C) 10⁻⁶.μ (Pa.s) 10⁻⁷.a (m²/s)

300 0,616 1045 0,0450 2,93 6,99

Corrélations pour l'Air (0-100 °C)

• Densité: ρ=353θ+273 kg/m3ρ=θ+273353 kg/m3

• Chaleur spécifique: cp=1008 J/kg∘Ccp=1008 J/kg∘C

• Conductivité thermique: λ=7.57×10−5θ+0.0242 W/m∘Cλ=7.57×10−5θ+0.0242 W/m∘C

• Viscosité dynamique: µ=10−5(0.0046θ+1.7176) Pa sµ=10−5(0.0046θ+1.7176) Pa s

• Diffusivité thermique: α=10−5(0.0146θ+1.8343) m2/sα=10−5(0.0146θ+1.8343) m2/s

• Nombre de Prandtl: Pr=−2.54×10−4θ+0.7147Pr=−2.54×10−4θ+0.7147

• Coefficient d'expansion thermique: β≈1T K−1β≈T1 K−1

Corrélations pour l'Eau

• Densité: ρ=−0.00380θ2–0.0505θ+1002.6 kg/m3ρ=−0.00380θ2–0.0505θ+1002.6 kg/m3

• Chaleur spécifique: cp=4180 J/kg∘Ccp=4180 J/kg∘C

• Conductivité
thermique: λ=−9.87×10−6θ2+2.238×10−3θ+0.5536 W/m∘Cλ=−9.87×10−6θ2+2.238×10−3θ+0.55
36 W/m∘C

• Viscosité
dynamique: µ=10−5(0.0003354θ2+0.007377θ+1.9170.03032θ2+765.8θ+106) Pa.sµ=10−5(0.030
32θ2+765.8θ+1060.0003354θ2+0.007377θ+1.917) Pa.s

• Diffusivité thermique: a=10−7(−0.00360θ+1.340) m2/sa=10−7(−0.00360θ+1.340) m2/s

• Nombre de
Prandtl: Pr=0.0037θ2−1.387θ+13.060.005297θ2+0.12407θ+1Pr=0.005297θ2+0.12407θ+10.0037
θ2−1.387θ+13.06

• Coefficient d'expansion
thermique: β=10−5(0.0105θ2−0.477θ+9.2)λµρcp+0.0363 °C−1m−3β=10−5(0.0105θ2−0.477θ+9.
2)ρcpλµ+0.0363 °C−1m−3

• Pression de saturation : log⁡10(ps)=20.3182−2795Tlog10(ps)=20.3182−T2795, avec psps en


mmHg et −50°C<θ>200°C−50°C<θ>200°C

• Chaleur latente de vaporisation : Lv=2495−2.346θLv=2495−2.346θ

Coefficient de Forme de Conduction et Efficacité des Ailettes

Coefficient de Forme de Conduction


Le coefficient de forme de conduction dépend de la géométrie du système considéré.

Efficacité des Ailettes

L'efficacité des ailettes est calculée en supposant un flux nul à l'extrémité de l'ailette, ce qui est valide
si λ≪ehλ≪eh.

Type d'Ailette Schéma Efficacité (η)

[Diagram of a rectangle with a line


extending to the right, labeled L. A
vertical line is on the left, labeled
Rectangulaire 2e. A coordinate system is shown.] η=1ωLtanh⁡(ωL)η=ωL1tanh(ωL), avec ω=hλeω=λeh

[Diagram of a parabolic shape


Ailette droite extending to the right. A vertical
Parabolique line is on the left, labeled 2e.] η=1ωLI2/3(43ωL)I−1/3(43ωL)η=ωL1I−1/3(34ωL)I2/3(34ωL)

[Diagram of a triangle extending to


the right. A vertical line is on the
Triangulaire left, labeled 2e.] η=1ωLI1(2ωL)I0(2ωL)η=ωL1I0(2ωL)I1(2ωL)

[Diagram of a parabolic shape


extending to the right. A vertical
Parabolique line is on the left, labeled 2e.] η=24(ωL)2+1+1η=4(ωL)2+1+12

[Diagram of a rectangle with a


curved top, extending to the right,
labeled L. A vertical line is on the
Ailette circulaire left, labeled 2e. A circle is on the η=2ωLI1(ωr0)K1(ωr1)−I1(ωr1)K1(ωr0)I0(ωr0)K1(ωr1)−I1(ωr1)K0(ω
Rectangulaire left, labeled r0 and r1.] (ωr1)−I1(ωr1)K0(ωr0)I1(ωr0)K1(ωr1)−I1(ωr1)K1(ωr0)

[Diagram of a rectangle with a line


extending to the right, labeled L. A
Rectangulaire vertical line is on the left, labeled
Aiguilles (section 2e. A dot is on the right. A
droite circulaire) coordinate system is shown.] η=12ωLtanh⁡(2ωL)η=2ωL1tanh(2ωL)

[Diagram of a parabolic shape


extending to the right. A vertical
Parabolique line is on the left, labeled 2e.] η=322ωLI1(432ωL)I0(432ωL)η=22ωL3I0(342ωL)I1(342ωL)
Type d'Ailette Schéma Efficacité (η)

[Diagram of a triangle extending to


the right. A vertical line is on the
Triangulaire left, labeled 2e.] η=2ωLI1(22ωL)I0(22ωL)η=ωL2I0(22ωL)I1(22ωL)

[Diagram of a parabolic shape


extending to the right. A vertical
Parabolique line is on the left, labeled 2e.] η=289(ωL)2+1+1η=98(ωL)2+1+12

Equations et Fonctions de Bessel

Équations Particulières de Bessel et Leurs Solutions

• y′′+y′x+m2y=0 ⟹ y=k1J0(mx)+k2Y0(mx)y′′+xy′+m2y=0⟹y=k1J0(mx)+k2Y0(mx)

• x2y′′+xy′+(x2−n2)y=0 ⟹ y=k1Jn(x)+k2Yn(x)(n entier)x2y′′+xy′+(x2−n2)y=0⟹y=k1Jn(x)+k2Yn


(x)(n entier)

• y′′+y′x−m2y=0 ⟹ y=k1I0(mx)+k2K0(mx)y′′+xy′−m2y=0⟹y=k1I0(mx)+k2K0(mx)

• x2y′′+xy′−(x2+n2)y=0 ⟹ y=k1In(x)+k2Kn(x)x2y′′+xy′−(x2+n2)y=0⟹y=k1In(x)+k2Kn(x)

Où :

JnJn est la fonction de Bessel de 1ère espèce non modifiée d’ordre n

InIn est la fonction de Bessel de 1ère espèce modifiée d’ordre n

YnYn est la fonction de Bessel de 2ème espèce non modifiée d’ordre n

KnKn est la fonction de Bessel de 2ème espèce modifiée d’ordre n

Principales Propriétés des Fonctions de Bessel

Récurrence :

• Jn+1(u)=−Jn−1(u)+2nuJn(u)Jn+1(u)=−Jn−1(u)+u2nJn(u)

• In+1(u)=In−1(u)−2nuIn(u)In+1(u)=In−1(u)−u2nIn(u)

• Yn+1(u)=−Yn−1(u)+2nuYn(u)Yn+1(u)=−Yn−1(u)+u2nYn(u)

• Kn+1(u)=Kn−1(u)−2nuKn(u)Kn+1(u)=Kn−1(u)−u2nKn(u)

Dérivée :

dJ0(u)du=−J1(u);d(uJ1(u))du=uJ0(u);dI0(u)du=I1(u);dK0(u)du=−K1(u);dY0(u)du=−Y1(u)dudJ0(u)=−J1
(u);dud(uJ1(u))=uJ0(u);dudI0(u)=I1(u);dudK0(u)=−K1(u);dudY0(u)=−Y1(u)

Limites des Fonctions de Bessel d’Ordre 0 et 1


Si u→0u→0:

Fonction Limite

J0(u)J0(u) →1→1

J1(u)J1(u) →0→0

Y0(u)Y0(u) →−∞→−∞

Y1(u)Y1(u) →−∞→−∞

I0(u)I0(u) →1→1

I1(u)I1(u) →0→0

K0(u)K0(u) →+∞→+∞

K1(u)K1(u) →+∞→+∞

Si u→∞u→∞:

Fonction Limite

J0(u)J0(u) →0→0

J1(u)J1(u) →0→0

Y0(u)Y0(u) →0→0

Y1(u)Y1(u) →0→0

I0(u)I0(u) →+∞→+∞

I1(u)I1(u) →+∞→+∞
Fonction Limite

K0(u)K0(u) →0→0

K1(u)K1(u) →0→0

Comportement Asymptotique des Fonctions de Bessel d’Ordre 0 et 1

Si u→0u→0:

• J0(u)→1J0(u)→1

• J1(u)→u/2J1(u)→u/2

• Y0(u)→(2/π)ln⁡(u)Y0(u)→(2/π)ln(u)

• Y1(u)→2/πuY1(u)→2/πu

• I0(u)→1I0(u)→1

• I1(u)→u/2I1(u)→u/2

• K0(u)→−ln⁡(u)K0(u)→−ln(u)

• K1(u)→1/uK1(u)→1/u

Si u→∞u→∞:

• J0(u)→2πucos⁡(u−π4)J0(u)→πu2cos(u−4π)

• J1(u)→2πucos⁡(u−u2−π4)J1(u)→πu2cos(u−2u−4π)

• Y0(u)→2πusin⁡(u−u2−π4)Y0(u)→πu2sin(u−2u−4π)

• Y1(u)→2πusin⁡(u−π4)Y1(u)→πu2sin(u−4π)

• I0(u),I1(u)→2πuexp⁡(u)I0(u),I1(u)→πu2exp(u)

• K0(u),K1(u)→π2uexp⁡(−u)K0(u),K1(u)→2uπexp(−u)

Fonctions et Équations de Bessel

Table des valeurs des fonctions de Bessel modifiées.

x I₀(x) I₁(x) K₀(x) K₁(x) x I₀(x) I

0 1,0000 0,0000 3,0 4,881 3

0,1 1,0025 0,0501 2,427 9,849 3,1 5,294 4


x I₀(x) I₁(x) K₀(x) K₁(x) x I₀(x) I

0,2 1,01 0,1005 1,753 4,775 3,2 5,747 4

0,3 1,0226 0,1517 1,373 3,057 3,3 6,243 5

0,4 1,0404 0,204 1,115 2,185 3,4 6,785 5

0,5 1,0635 0,2579 0,924 1,656 3,5 7,378 6

0,6 1,092 0,3137 0,778 1,302 3,6 8,028 6

0,7 1,1263 0,3719 0,660 1,051 3,7 8,739 7

0,8 1,1665 0,4329 0,565 0,862 3,8 9,517 8

0,9 1,213 0,4971 0,487 0,716 3,9 10,369 8

1,0 1,2661 0,5652 0,421 0,602 4,0 11,3 9

1,1 1,3262 0,6375 0,366 0,509 4,1 12,32 1

1,2 1,3937 0,7147 0,319 0,435 4,2 13,44 1

1,3 1,4693 0,7973 0,278 0,372 4,3 14,67 1

1,4 1,5534 0,8861 0,243 0,320 4,4 16,01 1

1,5 1,6467 0,9817 0,214 0,278 4,5 17,48 1

1,6 1,75 1,0848 0,188 0,240 4,6 19,09 1

1,7 1,864 1,1963 0,165 0,209 4,7 20,86 1


x I₀(x) I₁(x) K₀(x) K₁(x) x I₀(x) I

1,8 1,9896 1,3172 0,146 0,182 4,8 22,79 2

1,9 2,1277 1,4482 0,129 0,160 4,9 24,91 2

2,0 2,28 1,591 0,113 0,140 5,0 27,24 2

2,1 2,446 1,746 0,101 0,123 5,1 29,79 2

2,2 2,629 1,914 0,090 0,108 5,2 32,58 2

2,3 2,83 2,098 0,079 0,094 5,3 35,65 3

2,4 3,049 2,298 0,071 0,083 5,4 39,01 3

2,5 ## A.3.6 : Milieu semi-infini avec coefficient de transfert imposé

Le graphique ci-dessus illustre la distribution de température dans un milieu semi-infini avec un


coefficient de transfert imposé. L'axe des abscisses représente la variable 1/Fo=xat1/Fo=atx, tandis que
l'axe des ordonnées représente T(x,0)−TcTi−TcTi−TcT(x,0)−Tc. La courbe montre comment la
température varie en fonction de la position et du temps dans le milieu. La valeur Bi=h⋅xλ=0.05Bi=λh⋅x
=0.05 est aussi donnée. Ce genre de graphique est communément appelé Heisler chart et est utilisé
pour déterminer la distribution de température dans les solides pendant le transfert de chaleur
transitoire.

A.3.6 : Matrices quadripolaires pour différentes configurations

Quadripôle associé à un transfert unidirectionnel dans un milieu sans génération d'énergie

Ce quadripôle est associé à un transfert unidirectionnel dans un milieu sans génération d'énergie. Les
équations sont les suivantes :

[Θ1Φ1]=[ABCD][Θ2Φ2][Θ1Φ1]=[ACBD][Θ2Φ2]

Où :

• Θ1,Θ2Θ1,Θ2 représentent les températures.

• Φ1,Φ2Φ1,Φ2 représentent les flux de chaleur.

La table suivante décrit les matrices quadripolaires pour différentes configurations :

Mur plan
d'épaisseur e Cylindre creux de rayons r₁ et r₂ Sphère creuse de rayons r₁ et r₂

qr2[I0(qr2)K1(qr1)+I1(qr2)K0(qr1)]qr2[I0(qr2)K1(qr1)+I1(qr2)K0
A ch(qe)ch(qe) (qr1)] r2r1ch(p)−sh(p)qr1r1r2ch(p)−qr1s

12πλL[I0(qr2)K0(qr1)−I0(qr1)K0(qr2)]2πλL1[I0(qr2)K0(qr1)−I0
B sh(qe)λqSλqSsh(qe) (qr1)K0(qr2)] sh(p)4πλqr1r24πλqr1r2sh(p)

2πλLqr1qr2[I1(qr2)K1(qr1)−I1(qr1)K1(qr2)]2πλLqr1qr2[I1(qr2 4πλr2[(1−r1r2)ch(p)+(qr1−1qr2)sh
C λqSsh(qe)λqSsh(qe) )K1(qr1)−I1(qr1)K1(qr2)] )ch(p)+(qr1−qr21)sh(p)]

qr1[I0(qr2)K1(qr1)+I1(qr1)K0(qr2)]qr1[I0(qr2)K1(qr1)+I1(qr1)K0
D ch(qe)ch(qe) (qr2)] r1r2ch(p)+sh(p)qr2r2r1ch(p)+qr2s

Milieu semi-infini

La transformée de Laplace ΦΦ du flux de chaleur ϕϕ s'écrit :

ZΘ=ΦZΘ=Φ

Où Z est l'impédance thermique, donnée par :

Mur semi-infini Cylindre semi-infini de rayon intérieur r₁ Sphère semi-infinie de rayon inté

Z 1SEρSEρ1 12πλLK0(qr1)qr1K1(qr1)2πλL1qr1K1(qr1)K0(qr1) 14πλr1(1+qr1)4πλr1(1+qr1)1


Avec E=ρλcE=ρλc étant l'effusivité thermique.

Quadripôle associé à une résistance de constriction

Ce quadripôle décrit la variation brusque de la section de passage du flux de chaleur.

R et e infinis R et e finis

Φ=(Θ0−Θe)/RcΦ=(Θ0−Θe
Relation )/Rc [Θe,Φe]T=[1,Rc;0,1][A,B;C,D][Θ0,Φ0]T[Θe,Φe]T=[1,Rc;0,1][A,B;C,D][Θ0,Φ0]T

T(r)=T0 pour r<r0T(r)=T0


Conditions pour r<r0 Te(r)=T0Te(r)=T0

ϕ(r)=ϕ0 pour r<r0ϕ(r)=ϕ0


pour r<r0 ϕe(r)=ϕ0ϕe(r)=ϕ0

∑n=1∞Fnth(γne)∑n=1∞Fnth(γne) ou ∑n=1∞Fn/th(γne)∑n=1∞Fn/th(γne),
1/(4λr0(1+(π/4)qr0))1/(4λr0 où: <br>A=D=ch(qe)B=1λqπR2sh(qe)C=λqπR2sh(qe)Fn=4J12(αnr0)λSr02αn2γn2J02(αnr0)αn soluti
RcRc (1+(π/4)qr0)) αn solution de J1(αnR)Si Re=D=ch(qe)=λqπR21sh(qe)=λqπR2sh(qe)=λSr02αn2γn2J02(αnr0)4J12(αn

Quadripôle associé à un transfert unidirectionnel dans un milieu avec génération d'énergie

Température considérée = température moyenne de l'élément chauffant

Plaque d'épaisseur e Cylindre plein de rayon r Sphère pleine de rayon r

A1 1 1

1λSe−qeth(qe)−1ρcSepeλS−qeth(qe)1 12πλLI0(qr)I1(qr)−1ρcπr2Lp2πλL1I1(qr)I0(qr) 14πλr[qrch(qr)−1]−34ρcπr3p4πλ


B −ρcSep1 −ρcπr2Lp1 −4ρcπr3p3

C ρcSepρcSep ρcπr2Lpρcπr2Lp 43ρcπr3p34ρcπr3p

D qeth(qe)th(qe)qe qr2I0(qr)I1(qr)2qrI1(qr)I0(qr) (qr)23[qrcoth(qr)−1]3[qrcoth(qr)

A.4.1 : Emissivité de certains corps - Facteur de réflexion solaire : Albédo


Ce graphique illustre la relation entre le facteur d'absorption solaire (1 - Albédo) et le facteur
d'émission IR pour divers matériaux. On distingue quatre quadrants :

• Matériaux Sélectifs Froids

• Corps Noirs

• Matériaux Sélectifs Chauds

• Matériaux Réflecteurs

Chaque point représente un matériau différent, permettant d'évaluer ses propriétés radiatives.

A.4.2 : Fraction d’énergie F0-λT rayonnée par un corps noir entre 0 et λ

Cette section traite de la fraction d’énergie rayonnée par un corps noir entre 0 et λλ.

A.4.3 : Facteurs de forme géométrique de rayonnement

Cette section traite des facteurs de forme géométrique de rayonnement pour différentes configurations.
Le facteur de forme géométrique de rayonnement est une grandeur qui représente la fraction de
l'énergie radiative quittant une surface qui atteint directement une autre surface.
Configuration Schéma Valeur du facteur de forme

(Image of a small
rectangle S1
Surface above a larger
élémentaire rectangle S2, with
parallèle à un plan dimensions F1−2=12π[B1+B2tan⁡−1C1+B2+C1+C2tan⁡−1B1+C2]F1−2=2π1[1+B2Btan−11+B2C+
rectangulaire labeled) ] <br> B=baB=ab, C=caC=ac

(Image of a line
segment S1
above a rectangle
Source linéaire S2, with
parallèle à un plan dimensions F1−2=1πB[1+B2tan⁡−1C1+B2−tan⁡−1(C)+BC1+C2tan⁡−1B1+C2]F1−2=πB1[1+B2tan
rectangulaire labeled) −tan−1(C)+1+C2BCtan−11+C2B] <br> B=baB=ab, C=caC=ac

(Image of a line
segment S1
Source linéaire intersecting a
parallèle et plan rectangle S2 at an F1−2=1π[tan⁡−1B+sin⁡2ϕ2Bln⁡B2+X21+B2F1−2=π1[tan−1B+2Bsin2ϕln1+B2B2+X2
rectangulaire se angle φ, with <br> +sin⁡2ϕ2B[π2−ϕ+tan⁡−1C−cos⁡ϕsin⁡ϕ+2Bsin2ϕ[2π−ϕ+tan−1sinϕC−cosϕ
coupant avec un dimensions <br> +tan⁡−1cos⁡ϕY]+tan−1Ycosϕ] <br> B=baB=ab, C=caC=ac, X=C2−2Ccos⁡ϕ+1X
angle φ labeled) , Y=B2+sin⁡2ϕY=B2+sin2ϕ

(Image of two
parallel
Deux plans rectangles S1 and
parallèles S2, with F1−2=1π[1BCln⁡XYX+Y−1+2XCtan⁡−1CX+2YBtan⁡−1BY−2Btan⁡−1(B)−2Ctan⁡−1(C
rectangulaires de dimensions lnX+Y−1XY+C2Xtan−1XC+B2Ytan−1YB−B2tan−1(B)−C2tan−1(C)] <br> B=baB=ab, C=ca
même aire labeled) , X=1+B2X=1+B2, Y=1+C2Y=1+C2

(Image of two
parallel
Deux bandes rectangles S1 and
parallèles infinies S2, with F1−2=12B[(B+C)2+4−(C−B)2+4]F1−2=2B1[(B+C)2+4−(C−B)2+4] <br> F2−1=12C[(B+C)2
de largeurs dimensions =2C1[(B+C)2+4−(B−C)2+4] <br> F1−2=F2−1=1B[B2+1−1]F1−2=F2−1=B1[B2+1−1] si b=
différentes labeled) , C=caC=ac
Configuration Schéma Valeur du facteur de forme

A diagram
Deux plans showing two
rectangulaires perpendicular
perpendiculaires rectangles F1−2=12πB[14ln⁡(1+B2)(1+C2)1+B2+C2+Btan⁡−11B+Ctan⁡−11C−B2+C2tan⁡−11B2+C2]F
ayant un côté with labels S1 +Btan−1B1+Ctan−1C1−B2+C2tan−1B2+C21] <br> B=ba,C=ca;F1−2=12[1+1b1+(cb)2]B=ab,C
commun and S2. ] si a→∞a→∞

A diagram
showing two
identical
planes with
an angle
Deux plans theta
identiques ayant between
un côté them, labeled
commun S1 and S2. F1−2=F2−1=1−sin⁡θ2F1−2=F2−1=1−sin2θ

A diagram
showing two
perpendicular
rectangles
divided into
smaller
rectangles,
labeled A1,
Deux rectangles A2, A3, A4, F1−6=1A1[12A6((A1+A2+A3+A4)F1234−56−A6F6−24)−12A6(−A5F5−13)]F1−6=A11[2A61((A
perpendiculaires A5, and A6. )−2A61(−A5F5−13)]

A diagram
showing two
parallel
rectangles
divided into
smaller
rectangles,
labeled A1,
A2, A3, A4,
Deux rectangles A5, A6, A7, F1−7=14A1(A1234F1234−5678+A1F1−5+A1F2−6+A3F3−7+A4F4−8)−14A1(A12F12−56+A14
parallèles and A8. =4A11(A1234F1234−5678+A1F1−5+A1F2−6+A3F3−7+A4F4−8)−4A11(A12F12−56+A14F14−
Configuration Schéma Valeur du facteur de forme

A diagram
showing a
small
rectangle
labeled S1
and a larger
rectangle
Surface labeled S2,
élémentaire with
perpendiculaire dimensions a,
à une surface b, and c.

A.4.4 : Epaisseurs de gaz équivalentes vis-à-vis du rayonnement

Géométrie du volume Dimension caractéristique 4 V/

Hémisphère rayonnant vers son centre Rayon R R

Sphère rayonnant vers sa surface Diamètre D 2/3

Cylindre de hauteur égale au diamètre rayonnant vers le centre de la base Diamètre D 0,77

Cylindre infini rayonnant vers sa surface Diamètre D D

Cylindre semi-infini rayonnant vers le centre de sa base Diamètre D D

Cylindre semi-infini rayonnant vers toute la base Diamètre D D

Cylindre de hauteur égale au diamètre rayonnant vers toute la surface Diamètre D 2/3

Lame à faces parallèles Epaisseur d 2d

Cube rayonnant vers une face Côté d 2/3

Parallélépipède rectangle l x l x h: Plus petit côté d 8/9


Géométrie du volume Dimension caractéristique 4 V/

Rayonnement vers toutes les faces

Rayonnement vers l x l

Rayonnement vers l x h

Volume de gaz autour d'un faisceau de tubes et rayonnant sur un seul tube:

Disposition en triangle équilatéral: Diamètre D du tube 3,4

P=2D Pas p entre centres des tubes 4,45

P=3D

Disposition en carré 4.1

P=2D

A.5.1 : Les équations de conservation

Nomenclature

Symbole Description Uni

cpcp Capacité calorifique à pression constante [Link]

cvcv Capacité calorifique à volume constant [Link]

f Force résultante du champ extérieur N.k

P Pression Pa

T Température °C
Symbole Description Uni

u Composante de la vitesse selon Ox m.s

U Energie interne par unité de masse [Link]

V Vitesse moyenne m.s

v Composante de la vitesse selon Oy m.s

w Composante de la vitesse selon Oz m.s

ϕϕ Densité de flux de chaleur W.m

μμ Viscosité dynamique kg.m

νν Viscosité cinématique m2.

ρρ Masse volumique kg.m

1. Notations

Soit P(x,y,z) un champ scalaire et V⃗=iu+jv+wkV=iu+jv+wk un champ vectoriel. On utilisera les notations
suivantes :

\begin{align*} \text{Opérateur } V: \quad V &= \begin{pmatrix} \frac{\partial}{\partial x} \\


\frac{\partial}{\partial y} \\ \frac{\partial}{\partial z} \end{pmatrix} \\ \text{Dérivée particulaire de } P:
\quad \frac{DP}{Dt} &= \frac{\partial P}{\partial t} + u \frac{\partial P}{\partial x} + v \frac{\partial
P}{\partial y} + w \frac{\partial P}{\partial z} \\ \text{Dérivée particulaire de } V: \quad \frac{DV}{Dt} &=
\begin{pmatrix} \frac{\partial u}{\partial t} + u \frac{\partial u}{\partial x} + v \frac{\partial u}{\partial y} +
w \frac{\partial u}{\partial z} \\ \frac{\partial v}{\partial t} + u \frac{\partial v}{\partial x} + v \frac{\partial
v}{\partial y} + w \frac{\partial v}{\partial z} \\ \frac{\partial w}{\partial t} + u \frac{\partial w}{\partial x}
+ v \frac{\partial w}{\partial y} + w \frac{\partial w}{\partial z} \end{pmatrix} \\ \text{Divergence de } V:
\quad \text{div } V &= \nabla \cdot V = \frac{\partial u}{\partial x} + \frac{\partial v}{\partial y} +
\frac{\partial w}{\partial z} \\ \text{Rotationnel de } V: \quad \text{rot } V &= \nabla \wedge V =
\begin{pmatrix} \frac{\partial w}{\partial y} - \frac{\partial v}{\partial z} \\ \frac{\partial u}{\partial z} -
\frac{\partial w}{\partial x} \\ \frac{\partial v}{\partial x} - \frac{\partial u}{\partial y} \end{pmatrix} \\
\text{Gradient de } P: \quad \text{grad } (P) &= \nabla P = \frac{\partial P}{\partial x} \vec{i} +
\frac{\partial P}{\partial y} \vec{j} + \frac{\partial P}{\partial z} \vec{k} \end{align*}

ΔP=∇2P=∂2P∂x2+∂2P∂y2+∂2P∂z2ΔP=∇2P=∂x2∂2P+∂y2∂2P+∂z2∂2P
Laplacien de P:

2. Equation de conservation de la masse

L'équation de conservation de la masse, aussi appelée équation de continuité, exprime le fait que la
masse ne peut être ni créée ni détruite dans un système isolé.

Considérons l’écoulement d’un fluide et effectuons un bilan matière sur le système constitué par
l’élément parallélépipédique de fluide de côtés ∆x, ∆y et ∆z et de masse dm. La conservation de la masse
dans ce volume entre les instants t et t+dt peut s’écrire pour chacun des composants du mélange :

Masse entrante + Masse initiale + Masse générée = Masse finale + Masse sortante

Ce bilan permet d’établir l’équation de continuité (voir cours de mécanique des fluides) :

∂ρ∂t+∇⋅[ρV⃗]=∂ρ∂t+div(ρV⃗)=0∂t∂ρ+∇⋅[ρV]=∂t∂ρ+div(ρV)=0 (1)

où :

• ρρ est la masse volumique

• V⃗V est la vitesse

3. Equation du mouvement : Navier-Stokes

On se propose ici d’établir l’équation régissant le mouvement d’un fluide supposé monocomposant. On
peut appliquer à un volume élémentaire ∆x∆y∆z de fluide la loi de Newton :

F=mγF=mγ

où :

• γγ est l’accélération du fluide (m.s-2)

La composante Fx de la force F suivant la direction Ox s’écrit :

Fx=mγx=mdudtFx=mγx=mdtdu

On peut écrire u en utilisant un développement de Taylor à l’ordre 1 :

du=∂u∂tdt+∂u∂xdx+∂u∂ydy+∂u∂zdzdu=∂t∂udt+∂x∂udx+∂y∂udy+∂z∂udz

La relation x = v.t permet d’écrire pour un temps dt très court pendant lequel u reste constant : dx = udt
, dy = vdt , dz= wdt , ce qui permet d’écrire du sous la forme :

du=∂u∂tdt+∂u∂xudt+∂u∂yvdt+∂u∂zwdtdu=∂t∂udt+∂x∂uudt+∂y∂uvdt+∂z∂uwdt

γx=dudt=∂u∂t+∂u∂xu+∂u∂yv+∂u∂zw≡DuDtγx=dtdu=∂t∂u+∂x∂uu+∂y∂uv+∂z∂uw≡DtDu

Ecoulement sans forces visqueuses

Les forces agissant sur le fluide sont de deux types :

• Des forces dues à un champ extérieur (pesanteur par exemple) qui s’appliquent sur tout le
volume, on notera f leur résultante par unité de masse.
• Des forces de pression qui agissent sur les surfaces du volume considéré.

La loi de Newton selon Ox s’écrit :

ρΔxΔyΔzDuDt=−∂P∂xΔxΔyΔz+ρfxΔxΔyΔzρΔxΔyΔzDtDu=−∂x∂PΔxΔyΔz+ρfxΔxΔyΔz

Et si l’on écrit cette expression suivant les 3 directions, on obtient l’équation (locale) d’Euler :

ρDVDt=−∇P+ρfρDtDV=−∇P+ρf (2)

Cette équation permet de traiter les cas où les forces visqueuses sont absentes : hydrostatique (fluide au
repos) ou négligeables : écoulements à grande vitesse loin de la paroi (gradient de vitesse très faible).

On peut aussi l’écrire sous forme intégrale sur un volume ΛΛ délimité par une surface ΣΣ :

∫A∂ρ∂tdv+∫ΣρVˉ.nˉdS=0∫A∂t∂ρdv+∫ΣρVˉ.nˉdS=0 (3)

Où n⃗n est la normale à la surface ΣΣ dirigée vers l’extérieur du volume ΛΛ.

Ecoulement avec forces visqueuses

Par rapport au cas précédent, il faut ajouter aux forces de surface dues au gradient de pression des
forces de cisaillement parallèles aux surfaces du système considéré. On adoptera les notations suivantes
pour les forces de cisaillement (frottement visqueux) s’appliquant sur les surfaces d’un volume
élémentaire dx dy dz :

• τxx,τyy,τzzτxx,τyy,τzz : composante normale de la force de surface suivant les directions Ox, Oy


et Oz.

• τxy,τyx,τxz,τzx,τyz,τzyτxy,τyx,τxz,τzx,τyz,τzy : composante tangentielle de la force de surface : le


1er indice indique la direction normale à la surface considérée, le 2ème indice indique la
direction dans laquelle la composante agit.

La loi de Newton permet alors d’écrire selon chacune des 3 directions :

ρDuDt=−∂P∂x+∂τxx∂x+∂τyx∂y+∂τzx∂z+ρfxρDvDt=−∂P∂y+∂τxy∂x+∂τyy∂y+∂τzy∂z+ρfyρDwDt=−∂P∂z+∂τxz
∂x+∂τyz∂y+∂τzz∂z+ρfzρDtDuρDtDvρDtDw=−∂x∂P+∂x∂τxx+∂y∂τyx+∂z∂τzx+ρfx=−∂y∂P+∂x∂τxy+∂y∂τyy
+∂z∂τzy+ρfy=−∂z∂P+∂x∂τxz+∂y∂τyz+∂z∂τzz+ρfz

Cette formulation est valable pour tous les fluides.

Cas d’un fluide newtonien

Un fluide est dit newtonien si les contraintes de cisaillement sont proportionnelles aux gradients de
vitesse.

On a dans ce cas :

τxy=τyx=μ(∂u∂y+∂v∂x);τxz=τzx=μ(∂u∂z+∂w∂x);τyz=τzy=μ(∂v∂z+∂w∂y)τxy=τyx=μ(∂y∂u+∂x∂v);τxz=τzx
=μ(∂z∂u+∂x∂w);τyz=τzy=μ(∂z∂v+∂y∂w)

et:
τxx=μ[2∂u∂x−23∇⋅V];τyy=μ[2∂v∂y−23∇⋅V];τzz=μ[2∂w∂z−23∇⋅V]τxx=μ[2∂x∂u−32∇⋅V];τyy=μ[2∂y∂v−32
∇⋅V];τzz=μ[2∂z∂w−32∇⋅V]

μμ est appelée la viscosité dynamique du fluide et s’exprime en kg.m-1 .s -1

En remplaçant le tenseur des contraintes par cette expression dans l’équation générale du mouvement
déduite de la loi de Newton on obtient finalement l’équation de Navier-Stokes :

DVDt=−1ρ∇P+v∇2V+13v∇(∇⋅V)+fDtDV=−ρ1∇P+v∇2V+31v∇(∇⋅V)+f

où :

• ν=μρν=ρμ Viscosité cinématique exprimée en m2 .s -1

• ∇2=∂2∂x2+∂2∂y2+∂2∂z2∇2=∂x2∂2+∂y2∂2+∂z2∂2

Pour un fluide incompressible : ∇⋅V=0∇⋅V=0 et on obtient une forme simplifiée de l’équation de Navier-
Stokes :

DVDt=−1ρ∇P+v∇2V+fDtDV=−ρ1∇P+v∇2V+f (5)

Où :

• f est la force de volume due à un champ extérieur (pesanteur par exemple)

Cette dernière équation prend la forme suivante en coordonnées cartésiennes :

∂u∂t+u∂u∂x+v∂u∂y+w∂u∂z=−1ρ∂P∂x+v[∂2u∂x2+∂2u∂y2+∂2u∂z2]+fx∂v∂t+u∂v∂x+v∂v∂y+w∂v∂z=−1ρ∂P∂
y+v[∂2v∂x2+∂2v∂y2+∂2v∂z2]+fy∂w∂t+u∂w∂x+v∂w∂y+w∂w∂z=−1ρ∂P∂z+v[∂2w∂x2+∂2w∂y2+∂2w∂z2]+fz
∂t∂u+u∂x∂u+v∂y∂u+w∂z∂u∂t∂v+u∂x∂v+v∂y∂v+w∂z∂v∂t∂w+u∂x∂w+v∂y∂w+w∂z∂w=−ρ1∂x∂P+v[∂x2∂2u
+∂y2∂2u+∂z2∂2u]+fx=−ρ1∂y∂P+v[∂x2∂2v+∂y2∂2v+∂z2∂2v]+fy=−ρ1∂z∂P+v[∂x2∂2w+∂y2∂2w+∂z2∂2w
]+fz

En régime permanent cette équation peut s’écrire sous la forme intégrale suivante (théorème d’Euler) :

$\int_{\Sigma} \rho \vec{V} (\vec{V}.\vec## Équation de l'énergie

L'augmentation de l'énergie interne par unité de volume est représentée par le terme ϕvϕv, qui se
décompose comme suit :

ϕv=τxx(∂u∂x)+τyy(∂v∂y)+τzz(∂w∂z)+τxy(∂u∂y+∂v∂x)+τxz(∂u∂z+∂w∂x)+τyz(∂v∂z+∂w∂y)ϕv=τxx(∂x∂u)+τyy
(∂y∂v)+τzz(∂z∂w)+τxy(∂y∂u+∂x∂v)+τxz(∂z∂u+∂x∂w)+τyz(∂z∂v+∂y∂w)

Où :

• τxxτxx, τyyτyy, τzzτzz sont les contraintes normales.

• τxyτxy, τxzτxz, τyzτyz sont les contraintes tangentielles.

• uu, vv, ww sont les composantes de la vitesse.

Le terme ϕcϕc représente l'augmentation de l'énergie interne due au transfert de chaleur


par conduction, régi par la loi de Fourier :
ϕc=−λ∇Tϕc=−λ∇T

D'où:

−∇.ϕc=∇.λ∇T=λ∇2T−∇.ϕc=∇.λ∇T=λ∇2T

Où ∇2=∂2∂x2+∂2∂y2+∂2∂z2∇2=∂x2∂2+∂y2∂2+∂z2∂2 est le Laplacien.

Le terme −P∇⋅V−P∇⋅V représente l'augmentation due aux forces de pression de l'énergie interne par
unité de volume. Ce terme est nul pour un fluide incompressible.

Le terme de dissipation visqueuse τ:∇Vτ:∇V est une quantité positive qui représente la transformation
irréversible d'énergie mécanique en énergie thermique.

Relations thermodynamiques classiques

Les relations classiques de la thermodynamique permettent d'écrire l'énergie interne sous la forme :

dUDt=CvdTDt+1ρ[T(∂P∂T)ρ−P]DρDtDtdU=CvDtdT+ρ1[T(∂T∂P)ρ−P]DtDρ

Ce qui permet d’écrire :

ρDUDt=ρCvDTDt+[T(∂P∂T)ρ−P]DρDtρDtDU=ρCvDtDT+[T(∂T∂P)ρ−P]DtDρ

L'équation de continuité conduit à :

DρDt+ρ∇⋅V=0DtDρ+ρ∇⋅V=0, ce qui implique 1ρDρDt=−∇⋅Vρ1DtDρ=−∇⋅V

Et à une nouvelle forme de l’équation de l’énergie :

ρCvDTDt=λ∇2T−T(∂P∂T)ρ∇⋅V+τ:∇VρCvDtDT=λ∇2T−T(∂T∂P)ρ∇⋅V+τ:∇V

Le terme τ:∇Vτ:∇V est important dans les écoulements à très grande vitesse (vitesse du son) et dans les
zones à forts gradients de vitesse (près des parois). Il peut être négligé dans les autres cas.

Simplifications et hypothèses

L'équation précédente peut aussi s'écrire :

ρCpDTDt=λ∇2T−[∂ln⁡(V)∂ln⁡(T)]pDPDt+τ:∇VρCpDtDT=λ∇2T−[∂ln(T)∂ln(V)]pDtDP+τ:∇V

Si l'on fait de plus l'hypothèse du gaz parfait, on a les relations :

(∂P∂T)V=PT(∂T∂P)V=TP et [∂ln⁡(V)∂ln⁡(T)]P=1[∂ln(T)∂ln(V)]P=1

Cas particuliers

• Fluide à pression constante (ou solide) avec effets visqueux négligés :

ρCp(∂T∂t+V⋅∇T)=λ∇2TρCp(∂t∂T+V⋅∇T)=λ∇2T

• Solide (V = 0) :

ρCp∂T∂t=λ∇2TρCp∂t∂T=λ∇2T

C'est l'équation de Poisson qui régit la diffusion de la chaleur.

Vous aimerez peut-être aussi