II.
Simulation sous PSIM
L’objectif de la simulation est de modéliser les trois types de charges dans un circuit de
redresseur commandé triphasé à double alternance et d’observer les effets de la charge et
des composants du redresseur sur la qualité du courant redressé.
1. Charge résistive R
Schéma de simulation
ANALYSE DES FORMES D’ONDES
VP2, VP3, VP4: tensions d’entrée
VP1=Vs : tension de sortie
I3=Is : courant dans la charge
Tableau de comparaison:
Valeurs Valeurs
théoriques pratiques
<Vs> (V) 268,9 224,17
Vseff (V) 301,3 249,6
<Is> (A) 26,89 22,4
Iseff (A) 30,13 24,9
Le facteur de forme :
Vseff 301 ,3
FF= = =1 ,12
¿ Vs>¿ ¿ 268 , 9
Taux d’ondulation :
Ꞇ=√ (FF²-1)=50%
2. Charge RL
Schéma de simulation
Analyse des formes d’onde
Pour L=0,001H
Pour L=0,1H
Pour L=1H
On peut observer,
· Sans inductance (charge résistive R seule) :
Le courant suit fidèlement les pics de tension.
· Avec inductance faible :
Le courant commence à se lisser, mais reste pulsé.
· Avec inductance moyenne à forte :
Le courant devient presque continu, avec peu d’ondulation.
On peut donc dire que l’inductance permet de lisser le courant, il agit comme un
filtre.
Tableau de comparaison:
Valeurs Valeurs
théoriques pratiques
<Vs> (V) 330 224
Vseff (V) 216 249
<Is> (A) 33 22
Iseff (A) 21,6 24
VP1=Vs
I3=Is
3. Charge RL avec condensateur et diode de roue libre
Schéma de simulation
L’allure du courant de sortie
On remarque que le courant c’est presque annuler sauf à certaines parties ou on a
des pics.
Cela pourrait s’expliquer par la présence du condensateur qui essaie de maintenir
la tension de sortie continue; elle fournit aussi du courant à la charge: cela peut
provoquer des pics de courant quand les thyristors conduisent.
La diode de roue libre est nécessaire car permet la continuité du courant lorsque
certains thyristors ne conduisent pas. Donc sa présence permet d’éviter les
surtensions et les arrêts brusques de courant.
4. Charge RLE (moteur à courant continu)
Schéma de simulation
Le montage simulé est un redresseur triphasé commandé (pont à six thyristors)
alimenté par une source triphasée 400 V - 50 Hz. En sortie, la charge est
composée de :
une résistance R,
une inductance L,
une tension de FCEM E, représentant la rotation du moteur DC.
Figure 1:Schéma de principe redressement charge RLE!
Paramètres de simulation
Elément Valeur
Tension réseau 400 V triphasé, 50 Hz
Résistance R 10 Ω
Inductance L 1 mH
FCEM E 100 V
Angle d’amorçage 30°
Impact de la dynamique du moteur et de l’inductance
Cas sans E, faible L
Soit R=10Ω, L=1 mH, E=0
Figure 2:Forme d'onde courant et tension 1
Le courant est très pulsé, suit la forme de la tension.
Tension redressée en créneaux.
Cas sans E, L élevé
Soit R=10Ω, L=50 mH, E=0
Figure 3:Forme d'onde courant et tension 2
Le courant démarre à 0 A et augmente progressivement (montée exponentielle),
typique d'une charge inductive.
Il atteint un régime quasi permanent autour de 25 à 28 A.
Le courant est continu et relativement lissé, ce qui montre bien l’effet de
l’inductance de 50 mH.
Quelques petites ondulations sont visibles, liées aux variations de la tension
redressée.
L’inductance agit comme un filtre, limitant les variations rapides.
Tension moyenne redressée reste proche du cas précédent.
Cas avec E = 100 V
Soit R=10Ω, L=50 mH, E=100V
Figure 4:Forme d'onde courant et tension 3
Le courant augmente progressivement à partir de 0 A, avec une pente initiale plus
faible que dans le cas sans E.
Il atteint un régime permanent vers 16–17 A, moins élevé que le cas sans E (où il
montait à 25–28 A).
Des ondulations sont toujours visibles, mais bien filtrées grâce à l’inductance de
50 mH.
Résultats et observations
Ca L (mH) E α (°) Forme du courant Forme de la tension
s (V)
1 1 0 30 Très pulsé Créneaux pleins
2 50 0 30 Continu, lisse Créneaux, peu changés
3 50 100 30 Ondulé, parfois nul Tension constante, créneaux partiels
Analyse
L’inductance (L) agit comme un filtre qui stabilise le courant de sortie du
redresseur, en réduisant les fluctuations provoquées par les commutations des
thyristors.
Plus L est élevée, plus la stabilité du courant redressé est améliorée, ce qui est
bénéfique pour le moteur.
La présence d’une FCEM (E), typique d’un moteur DC en rotation, diminue le
courant moyen absorbé, réduisant ainsi les sollicitations thermiques sur les
composants du redresseur.
5. Charge RLE avec condensateur et diode de roue libre
Scéma de simulation
Observer les effets de ces composants sur la régulation du courant et la
suppression des surtensions.
Effets du condensateur et de la diode de roue libre :
Capacités choisies : 1uF ; 100uF ; 1000uF
nous constatons que le condensateur filtre la tension à la sortie du redresseur en
réduisant les ondulations de tensions. On a donc moins de fluctuations de tension
et de courant d’où le courant à travers la charge MCC est plus régulier.
La diode de roue libre, également appelée diode de bypass, est une diode ajoutée
en parallèle à la charge dans un redresseur. Elle améliore l'efficacité du redresseur
en assurant la continuité du courant inductif dans la charge pendant les périodes
où la tension redressée est nulle ou négative. Elle élimine aussi les surtensions
dues à la coupure de courant ce qui permet de protéger les composants en amont.
Simulation des phénomènes transitoires et de l’empiètement
On insère dans ce qui suit, une résistance en série avec une inductance pour
chaque phase.
Courant dans les thyristors
Figure 5:Courant dans les thyristors
Les six courbes représentent les courants dans les six thyristors (T1 à T6).
On observe des commutations successives entre les thyristors, typiques du
fonctionnement en conduction par paire dans ce type de redresseur.
Les courants montent brusquement au début de la conduction, se stabilisent, puis
chutent lorsque la conduction se transfère au thyristor suivant.
Les zones de chevauchement (régions où deux thyristors conduisent
simultanément) apparaissent, traduisant l’effet de l’inductance de lissage ou de la
charge inductive, ce qui est normal dans ce type de montage.
Courant Secondaire transformateur
Figure 6: Courant secondaire transformateur
La figure ci-dessus illustre clairement la présence du phénomène
d’empiètement entre les thyristors T2 et T3, comme indiqué par la zone
encerclée. Ce phénomène se manifeste par une conduction simultanée
temporaire des deux interrupteurs lors des phases de commutation.
III. Comparaison des résultats
Analyse comparative entre valeurs théoriques et pratiques
Charge R ave R=10 Ω Valeurs théoriques Valeurs pratiques
<Vs> (V) 268,9 224,17
Vseff (V) 301,3 249,6
<Is> (A) 26,89 22,4
Iseff (A) 30,13 24,9
FF 1,12 1,11
τ 0,50 0,48
Fs 0,82 1,76
Charge RL avec R=10 Ω Valeurs théoriques Valeurs pratiques
<Vs> (V) 268,9 224,17
Vseff (V) 301,3 249,6
<Is> (A) 26,89 22,4
Iseff (A) 30,13 24,9
FF 1,12 1,11
τ 0,50 0,48
0,82 1,76
Charge RLE avec R=100Ω Valeurs théoriques Valeurs pratiques
<Vs> (V) 329.1 268.9
Vseff (V) 368.93 273.3
<Is> (A) 2.291 A 1.68
Iseff (A) 2.291 A 1.6
FF 1.12 1.06
τ 0.256 -0.033
Fs 0.83 0.98
Charge R : Les valeurs théoriques et pratiques obtenues sont un peu différents.
Cela peut être causé par les valeurs arrondies utilisées pendant la théorie.
Charge RL: Nous obtenons les mêmes valeurs car la celle de l’inductance est très
faible.
Charge RLE : Nous constatons que les tensions efficaces et moyennes sont plus
grandes comparées aux autres car la force électromotrice impose sa propre tension
pour maintenir la tension de sortie.
Les valeurs obtenues sont aussi un peu différentes causées aussi par les arrondies
utilisées pendant la théorie.