Le secteur Maroquinerie concerne les activités liées à la fabrication de sacs à main,
de bagages, de portefeuilles, de ceintures, de bracelets de montre, de gainerie, de
ganterie, de selles et d'harnachements et autres accessoires. Il se situe au cœur de
l'industrie française de la mode et du luxe
La maroquinerie française contribue activement à l'image prestigieuse du Made in
France à l'international. En effet, les exportations de maroquinerie ont dépassé les 7
milliards d'euros en 2021, avec une croissance annuelle de 8 %, soutenue
principalement par les marchés asiatiques.
Pourquoi faire de la maroquinerie ?
Travailler délicatement le cuir pour créer des articles aux finitions soignées apporte
une réelle satisfaction personnelle. Devenir maroquinier permet donc d'envisager
une reconversion où son travail a un véritable sens. Vous êtes minutieux et
débordant d'idées ? Alors votre voie est toute trouvée.
Devenir maroquinier pour sa reconversion
Les métiers manuels attirent de nombreuses personnes en reconversion
professionnelle. Pourquoi ? Parce qu’ils leur permettent d’exprimer toute leur
créativité. La maroquinerie est l’un de ces métiers de l’artisanat qui attirent.
Travailler délicatement le cuir pour créer des articles aux finitions soignées
apporte une réelle satisfaction personnelle. Devenir maroquinier permet donc
d’envisager une reconversion où son travail a un véritable sens. Vous êtes
minutieux et débordant d’idées ? Alors votre voie est toute trouvée.
Présentation et missions du métier de maroquinier
La maroquinerie fait partie de ces métiers de l’artisanat qui ont le vent en poupe
pour celles et ceux qui désirent se reconvertir dans un métier manuel. La fabrication
de sacs à main, de ceintures, de gants, de selles ou encore de portefeuilles incombe
au maroquinier. Ce dernier travaille essentiellement le cuir et les peaux, mais il peut
être amené à créer des pièces en tissu ou en matière synthétique.
Lorsqu’il exerce à son compte, le maroquinier conçoit ses fabrications de A à Z. Il
sélectionne le cuir ou la peau, puis il s’occupe de la découpe et de l’assemblage. Il
ajoute ensuite les accessoires et fignole les dernières finitions. Une fois toutes ces
étapes réalisées, il est prêt pour mettre en vente les créations de son atelier.
En revanche, devenir maroquinier dans une entreprise industrielle ne requiert pas
les mêmes missions. En effet, dans ce type de structure, chaque étape de fabrication
correspond à un poste précis, occupé par un maroquinier-ouvrier. C’est-à-dire que
l’on retrouve une personne différente au coupage, à l’assemblage, au piquage, etc.
C’est par ailleurs un bon moyen pour diversifier ses expériences et accroître ses
compétences.
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Devenir maroquinier pour sa reconversion : les qualités nécessaires
La toute première qualité à avoir pour exercer le métier de maroquinier est la
parfaite connaissance des différents types de cuir et de peau. C’est en effet la
matière première de tout artisan maroquinier. À cela s’ajoute un sens du toucher très
développé afin de déterminer la qualité du matériau. Vient ensuite la maîtrise des
différents outils utilisés pour la fabrication des articles.
Pour mettre en forme ses créations, le maroquinier fait preuve de beaucoup
d’habileté manuelle, de rigueur et de précision. La patience est aussi une qualité
inhérente pour devenir maroquinier, car il faut du temps pour bien faire les choses.
Ce métier s’exerce en grande majorité debout, il est donc important de ne pas
souffrir de maux qui pourraient empêcher de rester dans cette position tout au long
de la journée.
N’oublions pas non plus de citer la créativité ! Afin de proposer des articles originaux
et ainsi se démarquer, le maroquinier doit avoir un grand sens créatif. Enfin, pour
terminer, posséder un sens commercial et relationnel est un plus pour le
maroquinier indépendant, car il gère lui-même la vente de ses produits.
Études et formations pour devenir maroquinier
Il existe maints parcours pour travailler dans la maroquinerie. En plus, point
intéressant, toutes les formations qui vont être citées ci-après sont éligibles au
compte personnel de formation, le CPF. Ce qui signifie que vous pouvez
bénéficier d’une aide financière, totale ou partielle, pour vous reconvertir dans cette
voie.
Dans le cadre d’une reconversion, voici une liste de formations pour devenir
maroquinier :
CAP maroquinerie ;
TP piqueur en maroquinerie ;
TP préparateur monteur en maroquinerie ;
CQP metteur au point en maroquinerie.
Le CAP sellerie générale ou le CAP vêtements de peau sont également deux
diplômes intéressants si l’on souhaite se spécialiser.
Certaines de ces formations sont inscrites au RNCP et sont donc éligibles au CPF.
Carrière et opportunités d'évolution
Devenir maroquinier pour sa reconversion offre diverses opportunités
professionnelles. Diplôme en poche, vous avez le choix de trouver un poste chez un
artisan ou bien au sein d’une entreprise qui produit à plus grande échelle. Ce sont
d’ailleurs les grandes enseignes qui embauchent le plus.
La maroquinerie comporte en outre plusieurs domaines : bagagerie, mode,
décoration, équitation, nautisme… Il est donc possible de se diriger vers l’un ou
l’autre de ces domaines selon ses affinités. Il faut savoir également qu’avoir une
spécialité est un avantage pour décrocher un emploi.
Après avoir fait ses armes et acquis suffisamment de connaissances et de
compétences, un maroquinier peut envisager d’évoluer pour booster sa carrière. S’il
travaille dans une grande entreprise, il peut briguer un poste de responsable
d’atelier ou de responsable de production. Ou bien quitter le salariat pour
s’installer à son compte. S’il est déjà artisan indépendant, il peut songer à se
spécialiser dans un produit ou dans le travail d’un matériau spécifique.
Le salaire du maroquinier
Au commencement, le salaire brut mensuel du maroquinier travaillant en tant que
salarié varie entre 1 600 et 1 700 euros. Fort de ses nombreuses années
d’expérience, il peut gagner ensuite jusqu’à 4 000 euros par mois.
Pour un maroquinier installé à son compte, la rémunération va bien sûr dépendre du
nombre de ses commandes. Et ces dernières dépendent elles-mêmes de la notoriété
de l’artisan. Néanmoins, on estime la fourchette de salaire entre le SMIC et 3 500
euros mensuels.