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Groupes : Propriétés et Sous-groupes

Le document traite des groupes en algèbre, définissant un groupe comme un ensemble avec une loi de composition interne associative, un élément neutre et des symétriques. Il présente des propriétés fondamentales des groupes, la définition d'un sous-groupe et des critères pour vérifier qu'un ensemble est un sous-groupe d'un groupe donné. Des exemples concrets de groupes et de sous-groupes sont également fournis.

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Francois Declermont
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Groupes : Propriétés et Sous-groupes

Le document traite des groupes en algèbre, définissant un groupe comme un ensemble avec une loi de composition interne associative, un élément neutre et des symétriques. Il présente des propriétés fondamentales des groupes, la définition d'un sous-groupe et des critères pour vérifier qu'un ensemble est un sous-groupe d'un groupe donné. Des exemples concrets de groupes et de sous-groupes sont également fournis.

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Algèbre et Arithmétique - Relations et Structures III

22 février 2021

Partie B : Relations et structures


2 Groupes
On reprend le chapitre sur les groupes. On rappelle qu’un groupe (G, ∗) est un ensemble non vide G
muni d’une loi de composition interne ∗ qui est associative, qui admet un élément neutre dans G et telle
que tout élément de G admet un symétrique dans G pour la loi ∗. On va dans ce cours voir quelques
propriétés générales vérifiées par les groupes, définir la notion de sous-groupe et faire un focus sur le cas
particulier où le groupe G est un ensemble fini.
On va d’abord commencer par donner quelques conventions de notation. Comme on l’a vu dans
les exemples dans le cours précédent, on a souvent deux ”types” de loi de composition interne, une
correspondant à une ”addition”, une correspondant à une ”multiplication”.
Convention de notations :
On a jusqu’ici noté ∗ la loi de composition interne d’un groupe général. Cela dit, comme on l’a vu dans
les exemples, la loi de groupe est souvent soit notée comme une addition, soit notée comme un produit.
On va, dans ces différents cas, préciser les notations que nous utiliserons :

• Notation additive : La loi de composition interne sera notée +. ATTENTION, dans ce cas cela
signifiera TOUJOURS que le groupe (G, +) est abélien (il est donc exclu d’utiliser cette notation
pour un groupe non abélien). L’élément neutre du groupe sera alors noté 0G , et si g ∈ G le
symétrique de g sera appelé ”l’opposé de g” et sera noté −g. On adoptera aussi la convention
suivante : si n ∈ N∗ , l’élément g + ... + g (n fois) sera noté ng.

• Notation multiplicative : La loi de composition interne sera notée × (ou parfois ·). Avec cette
notation, le groupe peut ou peut ne pas être abélien. L’élément neutre du groupe sera alors noté 1G ,
et si g ∈ G le symétrique de g sera appelé ”l’inverse de g” et sera noté g −1 . On adoptera aussi la
convention suivante : si n ∈ N∗ , l’élément g × ... × g (n fois) sera noté g n (remarquons que grâce à
l’associativité de la loi × il n’y a pas d’ambiguı̈té de notation). On adoptera la convention suivante
(classique pour définir des puissances entières négatives de g) en notant g −n l’élément (g −1 )n . Enfin,
toujours par convention, g 0 sera égal à l’élément neutre 1G .

• Notation générale : en cas d’hésitation, ou si on parle d’un groupe de façon générale et abstraite,
on utilisera les conventions suivantes (qui se rapprochent de la notation multiplicative, et corre-
spondent à ce qu’on a utilisé jusqu’ici) : la loi sera en général notée ∗ (ou ·), on notera (pour bien
souligner le fait qu’on est dans un cadre général) eG (ou e lorsqu’il n’y a pas d’ambiguité sur le
groupe) l’élément neutre, on notera g −1 le symétrique de g et si n ∈ N∗ , l’élément g × ... × g (n fois)
sera noté g n , et on notera g −n l’élément (g −1 )n . Par convention, g 0 sera égal à l’élément neutre eG .

Donnons maintenant quelques propriétés générales simples à démontrer sur un groupe (G, ∗). On
remarquera d’ailleurs qu’on a déjà, dans les résultats et exemples précédents, utilisé sans les formaliser
les deux premiers points.

1
Proposition 1. Soit (G, ∗) un groupe. Alors on a les propriétés suivantes :

1. L’élément neutre eG est unique.

2. Pour tout x ∈ G, le symétrique x−1 de x est unique.

3. Pour tout x ∈ G, si y = x−1 est le symétrique de x alors x est le symétrique de y (autrement dit on
a (x−1 )−1 = x).

4. Si x et y désignent deux éléments de G, et si on note x−1 et y −1 leurs symétriques respectifs, le


symétrique de x ∗ y est égal à y −1 ∗ x−1 (attention, dans le cas où le groupe (G, ∗) n’est pas abélien,
à l’ordre dans lequel on compose les symétriques de y et x).

Démonstration (type 1) : Les démonstrations de ces quatre points sont assez simples. Pour les deux
premiers, on va montrer l’unicité de façon classique : on suppose avoir deux éléments vérifiant la propriété
et on montre que ce sont les mêmes. Pour les troisième et quatrième, on utilise l’unicité du symétrique
montrée au 2è point. Pour le quatrième, on montre que le composé par la loi ∗ de x ∗ y avec y −1 ∗ x−1
donne l’élément neutre, ce qui montre la propriété.

1. Supposons que e et e0 sont des éléments neutres de G pour ∗. Par définition, pour tout (x, y) ∈ G2
on a x ∗ e = x et e0 ∗ y = y. En prenant x = e0 et y = e, on obtient alors e0 ∗ e = e0 et e0 ∗ e = e, ce
qui montre que e = e0 . On a ainsi montré l’unicité de l’élément neutre d’un groupe (G, ∗).

2. Soit x ∈ G, et soit (y, z) ∈ G2 , on suppose que y et z sont symétriques de x pour la loi ∗. Par
définition, on a x ∗ y = e et z ∗ x = e. Par associativité de la loi ∗, on a z ∗ (x ∗ y) = (z ∗ x) ∗ y, on
en déduit l’égalité z ∗ e = e ∗ y, c’est-à-dire z = y. On a ainsi montré l’unicité du symétrique de x
dans G pour la loi ∗.

3. Soit x ∈ G, notons y = x−1 son symétrique. Par définition on a x ∗ y = y ∗ x = e, donc bien sûr
y ∗ x = x ∗ y = e, ce qui, par unicité du symétrique de y, montre que x est le symétrique de y. On
a ainsi x = y −1 = (x−1 )−1 .

4. Notons z = y −1 ∗ x−1 (on rappelle qu’on a pris comme convention de noter x−1 le symétrique de x
et y −1 le symétrique de y pour la loi ∗). D’après l’associativité de la loi ∗, on a

(x ∗ y) ∗ z = (x ∗ y) ∗ (y −1 ∗ x−1 ) = x ∗ (y ∗ y −1 ) ∗ x−1 = x ∗ e ∗ x−1 = x ∗ x−1 = e.

De même, on a z ∗ (x ∗ y) = (y −1 ∗ x−1 ) ∗ (x ∗ y) = y −1 ∗ (x−1 ∗ x) ∗ y = y −1 ∗ e ∗ y = y −1 ∗ y = e.


Ainsi on a montré que (x ∗ y) ∗ z = z ∗ (x ∗ y) = e, ce qui montre (en utilisant l’unicité montrée au
point 2) que z = y −1 ∗ x−1 est le symétrique de x ∗ y.

On va maintenant donner la définition d’un sous-groupe d’un groupe G. On va voir que, comme vous
l’avez vu pour les espaces vectoriels, quand cela est possible il est plus simple de montrer qu’un ensemble
H est un groupe en justifiant que c’est un sous-groupe d’un groupe G.

Définition 2. (sous-groupe)
Soit (G, ∗) un groupe, et soit H 6= ∅ une partie de G. On dit que H est un sous-groupe de G lorsque

1. H est stable pour la loi ∗, ce qui signifie que pour tous h1 , h2 éléments de H on a h1 ∗ h2 ∈ H ;

2. H est stable par passage au symétrique, ce qui signifie que pour tout h ∈ H, h−1 ∈ H (où h−1
désigne le symétrique de h pour la loi ∗ dans G).

Montrons d’abord que le vocabulaire employé est cohérent, et qu’un sous-groupe d’un groupe G est
un groupe.

Proposition 3. Soit (G, ∗) un groupe, et H un sous-groupe de G. Alors (H, ∗) est un groupe.

2
Démonstration (type 1) : Montrons que (H, ∗) est un groupe :

• La stabilité de H pour la loi ∗ signifie que ∗ est une loi de composition interne sur H.

• Puisque ∗ est associative dans G, a fortiori elle est associative dans H (en effet, l’associativité de
la loi ∗ dans G montre que pour tout (g1 , g2 , g3 ) ∈ G3 on a (g1 ∗ g2 ) ∗ g3 = g1 ∗ (g2 ∗ g3 ). Comme
H ⊆ G, pour tout (h1 , h2 , h3 ) ∈ H 3 on a (h1 , h2 , h3 ) ∈ G3 , donc on a (h1 ∗ h2 ) ∗ h3 = h1 ∗ (h2 ∗ h3 ),
ce qui prouve l’associativité de la loi ∗ dans H).

• Montrons que H admet un élément neutre pour la loi ∗. Puisqu’on a montré que dans G l’élément
neutre e est unique, cela revient à montrer que l’élément neutre e de G pour la loi ∗ appartient à
H. Par hypothèse (puisque H est un sous-groupe de G) on a H 6= ∅. Donc il existe x ∈ H. Par
stabilité de H par passage au symétrique, on a donc x−1 ∈ H. Par stabilité de H pour la loi ∗, et
puisque x et x−1 appartiennent à H, on en déduit que x ∗ x−1 ∈ H, d’où e ∈ H.

• Enfin, par définition d’un sous-groupe, H est stable par passage au symétrique.

On a ainsi montré que (H, ∗) est un groupe.


La proposition précédente, outre le fait qu’elle permet de s’assurer que les notations sont cohérentes,
nous permet aussi d’avoir un moyen de vérifier qu’un ensemble (H, ∗) est un groupe : il suffit (quand
c’est bien sûr possible) de s’assurer que c’est un sous-groupe d’un groupe connu (G, ∗). De la même
manière que pour les espaces vectoriels, c’est plus simple et rapide, quand c’est possible, de vérifier qu’un
ensemble est un sous-groupe que de montrer que c’est un groupe. On peut même encore simplifier un peu
les conditions à vérifier pour que H soit un sous-groupe de G :

Proposition 4. Soit (G, ∗) un groupe. Une partie H ⊆ G est un sous-groupe si et seulement si

• e∈H ;

• pour tout (x, y) ∈ H 2 on a x ∗ y −1 ∈ H.

Démonstration (type 1) : Il est clair que si H est un sous-groupe de G alors H doit vérifier les
deux conditions de la proposition. Montrons la réciproque : soit H ⊆ G une partie vérifiant les deux
conditions précédentes. Alors

• H est non vide (puisque e ∈ H) ;

• puisque e ∈ H, en appliquant le 2è point on a, pour tout y ∈ H, e ∗ y −1 = y −1 ∈ H, ce qui prouve


que H est stable par passage au symétrique ;

• Soit x, y deux éléments de H. Comme on vient de le voir, on a y −1 ∈ H. On en déduit que


x ∗ (y −1 )−1 ∈ H (d’après le 2è point de la proposition appliqué à x et y −1 ), autrement dit x ∗ y ∈ H,
ce qui prouve que H est stable pour la loi ∗.

Par définition, on a ainsi montré que H est un sous-groupe de G.


Donnons quelques exemples :

1. (C, +) est un groupe (la loi + est clairement une loi de composition interne associative sur C,
l’élément neutre est 0 et le symétrique d’un complexe z = a + ib est le complexe −z = −a − ib). Les
groupes (R, +), (Z, +) sont des sous-groupes de C.

2. (C∗ , ×) est un groupe (la loi × est clairement une loi de composition interne associative sur C∗ ,
1
l’élément neutre est 1 et le symétrique d’un complexe z = a + ib 6= 0 est le complexe z 0 = =
z
a b
2 2
−i 2 ). Le groupe (R∗ , ×) est un sous-groupe de C∗ .
a +b a + b2

3
3. On a vu que (GLn (R), ×) est un groupe. Notons SLn (R) l’ensemble des matrices carrées n × n dont
le déterminant est égal à 1. Alors SLn (R) est un sous-groupe de GLn (R).
Vérifions-le à l’aide de la proposition précédente. On remarque déjà que SLn (R) est une partie de
GLn (R), puisque si A ∈ SLn (R) on a det(A) = 1 6= 0 donc A ∈ GLn (R).

(a) On a bien In ∈ SLn (R) (puisque det(In ) = 1) ;


det(A)
(b) Soit A et B deux matrices de SLn (R). On a det(A × B −1 ) = det(A) det(B −1 ) = =1
det(B)
(puisque A et B appartiennent à SLn (R), leur déterminant est égal à 1) donc A×B −1 ∈ SLn (R).

4. Notons B l’ensemble des applications f : R → R bijectives continues et strictement croissantes.


Alors (B, ◦) est un groupe.
En effet, on montre que B est un sous-groupe de S(R) (rappelons que S(R) désigne l’ensemble des
permutations de R, donc des bijections de R dans R. On a montré lors du cours précédent que
(S(R), ◦) est un groupe). On utilise là aussi la proposition précédente :

(a) la fonction idR est une application bijective continue strictement croissante de R dans R, donc
idR ∈ B ;
(b) soit f1 et f2 deux éléments de B. Alors f2−1 (la bijection réciproque de f2 ) est une bijection
continue (ce point a été vu en analyse en L1) et strictement croissante. Montrons ce dernier
point : si x1 > x2 sont deux réels, notons t1 = f2−1 (x1 ) et t2 = f2−1 (x2 ). On a par définition
x1 = f2 (t1 ) et x2 = f2 (t2 ). L’hypothèse x1 > x2 donne f2 (t1 ) > f2 (t2 ) ce qui par stricte
croissance de f2 implique t1 > t2 (on peut s’en convaincre en raisonnant par contraposée : si
on avait t1 ≤ t2 , par stricte croissance de f2 on aurait f2 (t1 ) ≤ f2 (t2 )), soit f2−1 (x1 ) > f2−1 (x2 ),
ce qui montre la stricte croissance de f2−1 . De plus, la composée de deux applications bijectives
continues strictement croissantes de R dans R est une bijection continue strictement croissante
de R dans R, ce qui montre que f1 ◦ f2−1 ∈ B.

Ainsi (B, ◦) est un groupe puisqu’on vient de montrer que c’est un sous-groupe de S(R).

2.1 Quelques résultats particuliers sur les groupes finis


Dans ce paragraphe, on va donner quelques résultats spécifiques (qui auront en particulier des applications
en arithmétique) au cas où on travaille avec un groupe G qui a un nombre fini d’éléments.

Définition 5. (ordre d’un groupe)


Soit (G, ∗) un groupe tel que G contient un nombre fini d’éléments de G. Le nombre d’éléments de G,
noté |G| (ou encore o(G)), est appelé l’ordre du groupe G.

Un des résultats principaux concernant les groupes finis est le théorème suivant, dont on verra
différentes déclinaisons :

Théorème 6. (Théorème de Lagrange)


Soit (G, ∗) un groupe fini, et soit H un sous-groupe de G. Alors H est fini, et |H| divise |G| (autrement
dit il existe un entier k ≥ 1 tel que |G| = k|H|).

Démonstration (type 3) : Cette démonstration est assez originale, et utilise en particulier les
résultats qu’on a montré dans le paragraphe précédent sur les relations d’équivalence. Voici le plan de la
démarche qu’on va suivre pour faire cette démonstration. Refaire cette démonstration en se servant du
plan ci-dessous et en essayant de rédiger chacune des étapes est un excellent exercice pour travailler sur
les relations d’équivalence et les groupes ! :

1. On va définir la relation R sur G définie xRy lorsque x−1 ∗ y ∈ H et montrer que c’est une relation
d’équivalence sur G ;

4
2. On va montrer que toutes les classes d’équivalence pour cette relation R ont le même nombre
d’éléments, et que ce nombre d’éléments est égal à |H| ;

3. On va alors appliquer la proposition 1 du cours ”Relations et Structures 2” pour en déduire que |H|
divise |G|.
Démarrons la démonstration. Soit donc H un sous-groupe de G. Pour simplifier les notations, nous
noterons dans cette démonstration n = |G|, et m = |H| (puisque H ⊆ G il est clair que H a un nombre
fini d’éléments).
1. Notons R la relation sur G définie par xRy lorsque x−1 ∗ y ∈ H. On va d’abord montrer que R est
une relation d’équivalence sur G.

• Réflexivité : Soit x ∈ G, alors on a x−1 ∗ x = e (où conformément à notre convention on note


e l’élément neutre de G). Puisque H est un sous-groupe de G, il contient l’élément neutre e,
donc e ∈ H, d’où on déduit que x−1 ∗ x ∈ H, ce qui signifie xRx. Ainsi pour tout x ∈ G on a
xRx, donc R est réflexive.
• Symétrie : Soit x et y deux éléments de G. On suppose xRy. On a donc x−1 ∗ y ∈ H.
Comme H est un sous-groupe, il est stable par passage au symétrique, donc (x−1 ∗ y)−1 ∈ H.
Or (d’après la proposition 1 vue précédemment) on a (x−1 ∗ y)−1 = y −1 ∗ (x−1 )−1 = y −1 ∗ x.
On en déduit que y −1 ∗ x ∈ H, ce qui montre yRx. On a ainsi montré que pour tous x, y
éléments de G on a xRy ⇒ yRx, ce qui montre la symétrie de R.
• Transitivité : Soit x, y, z trois éléments de G, on suppose xRy et yRz. On a donc x−1 ∗y ∈ H
et y −1 ∗ z ∈ H. Puisque H est un sous-groupe de G il est stable par la loi ∗, on peut donc en
déduire que (x−1 ∗ y) ∗ (y −1 ∗ z) = x−1 ∗ (y ∗ y −1 ) ∗ z = x−1 ∗ z ∈ H. Cela montre xRz. Ainsi,
on a montré que pour tous x, y, z éléments de G on a (xRy et yRz) ⇒ xRz, ce qui montre la
transitivité de R.

Cela montre que R est une relation d’équivalence sur G.

2. On va maintenant étudier les classes d’équivalence pour R. Dans ce but, notons H = {h1 ; . . . ; hm }
(où on suppose les hi deux à deux différents). Considérons C une classe d’équivalence pour R. Soit
x ∈ C, alors on a C = C(x).
Par définition, on a z ∈ C(x) ⇔ xRz, donc z ∈ C(x) ⇔ x−1 ∗z ∈ H, autrement dit on a l’équivalence
z ∈ C(x) ⇔ ∃ i ∈ {1; . . . ; m} tel que x−1 ∗z = hi , d’où z ∈ C(x) ⇔ ∃ i ∈ {1; . . . ; m} tel que z = x∗hi
(détaillons cette dernière équivalence : supposons x−1 ∗ z = hi , alors en composant à gauche par x
de chaque côté on obtient l’égalité x ∗ x−1 ∗ z = z = x ∗ hi . Réciproquement, supposons z = x ∗ hi ,
alors en composant par x−1 à gauche de chaque côté, on obtient x−1 ∗ z = x−1 ∗ x ∗ hi = hi . On a
donc bien l’équivalence x−1 ∗ z = hi ⇔ z = x ∗ hi ).
On a donc C(x) = {x ∗ h1 ; x ∗ h2 ; . . . ; x ∗ hm }. Vérifions par l’absurde que tous ces éléments sont
différents deux à deux : on suppose donc qu’il existe i 6= j entre 1 et m tels que x ∗ hi = x ∗ hj . En
composant à gauche cette égalité par x−1 , on obtient alors x−1 ∗ x ∗ hi = x−1 ∗ x ∗ hj , soit hi = hj ,
contradiction avec l’hypothèse i 6= j.
On en déduit que C(x) contient exactement m éléments, donc que le cardinal de C(x) est égal à
m = |H|.
Ainsi, on a montré que toute classe d’équivalence pour R contient exactement |H| éléments.

3. On applique alors le point 2 de la proposition 1 du cours ”Relations et structures 2” : vu que toutes


les classes d’équivalence pour R ont toutes le même nombre d’éléments égal à |H|, on en déduit que
|H| divise |G| (et plus précisément que |G| = k|H|, où on note k le nombre de classes d’équivalence
pour R).
La fois prochaine, on définira la notion de sous-groupe engendré par un élément, on verra différents
corollaires du théorème de Lagrange, et on entamera l’étude des morphismes de groupes.

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