Les microprocesseurs CFT
Les microprocesseurs PC
Resumé de la rubrique « Microprocessseurs » du site web : [Link]
1. Introduction :
Le processeur (CPU, pour Central Processing Unit) est le cerveau de l'ordinateur, c'est lui qui effectue les calculs
et exécute les instructions qui ont été programmées. Toutes ces opérations permettent de manipuler des
informations numériques, c'est-à-dire des informations codées sous forme binaire. Pour réaliser ces traitements,
les microprocesseurs utilisent de "petits interrupteurs" utilisant l'effet transistor découvert en 1947. Il existe
plusieurs millions de ces transistors sur un seul processeur !
2. Le 8088 et 8086.
Premier microprocesseur de la famille PC, le 8088 utilisé par IBM (concepteur du PC) utilise un bus de
donnée interne de 16 bits, mais externe de 8 bits. Le 8086 (utilisé par les copies du PC XT) , totalement
compatible au niveau des instructions, possédait un bus de données complètement sur 16 bits.
3. Le 386.
1991, c'est ici que commencent les vrais bricolages pour améliorer la vitesse de transfert et les premiers
balbutiements d'INTEL dans le marketing, sous la concurrence d'un petit nouveau du nom d'AMD.
4. Le 486.
INTEL sort le 486 de type DX avec un socket 1 le premier. Le coprocesseur mathématique est maintenant
implanté dans le microprocesseur. Ce circuit est entièrement dédié aux calculs en virgule flottante (nombre réel).
Le cache L2 externe plafonne à 256K. La vitesse débute à 33 Mhz et va atteindre 50 Mhz. Pour réduire les frais,
INTEL sort le 486SX: identique au 486DX, mais sans co-processeur mathématique intégré.
Lorsque AMD arrive avec un 486 à 40 Mhz, INTEL sort le premier processeur multiplicateur, le 486DX2-
66. Attention que ces processeurs utilisent un multiplicateur interne (à la différence de tous les processeurs
suivants). Sauf pour les tensions d'alimentation éventuellement et types (marque), vous pouvez directement
remplacer un 486DX33 par un 486DX2-66. Pour un 486DX2-66, la vitesse externe reste à 33 Mhz. Ceci sera
différent pour les 486DX4-100 où l'on pouvait utiliser 33 X3, 40 X 2,5 ou 50 X 2. En DX4-100, le choix se fait
obligatoirement sur la carte mère. Attention, un DX4-100 d’Intel ne peux pas être remplacé directement par un
DX4-100 de Cyrix ou d’AMD.
Depuis les 486DX2, les processeurs utilisent donc 2 vitesse, une vitesse interne (sa vitesse de référence) et
une vitesse externe pour les bus, appelée FSB (Front Side Bus)
Les modèles sont DX2-50, DX2-66, DX4-80 et DX4-100.
Cyrix sort son premier processeur. Avec le 486, INTEL prend le dessus au niveau du co-processeur
mathématique et donc des performances
Avec l'apparition des 486DX2, tous les microprocesseurs modernes doivent être montés avec
ventilateur. Les ordinateurs de marque utilisaient néanmoins des simples radiateurs jusqu'aux Pentium à 120
Mhz.
Le bus VLB fait son apparition, il est spécifique aux 486 puisqu'il permet de connecter quelques cartes
directement sur les broches du processeur. Le nombre de slot est de 3 mais l'utilisation de ces 3 connecteurs pose
des problèmes de stabilité et 2 reste un maximum. Ce bus est une extension du bus ISA.
5. Les Pentium
INTEL sort le Pentium le premier (le nom vient d'une protection commerciale du terme). Sa principale
caractéristique par rapport à ses prédécesseur est l'implantation d'une mémoire cache interne appelée L1 de 8 KB
pour les programmes et 8 KB pour les données directement implantée dans le processeur.
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Suit directement en juin 1994 la sortie d'un microprocesseur révolutionnaire par son architecture interne, le
NexGen 586. Les instructions de ce processeur sont totalement compatibles avec celles du Pentium, ses
performances plus rapides mais pas le brochage. Les cartes mères sont difficiles à trouver et finalement la firme
disparaît, rachetée par AMD qui appellera son premier "Pentium" AM5X86. Il est équivalant à un Pentium mais
utilise des cartes 486.A l'époque, les cartes 486 utilisaient des bus VLB, incompatible avec ce processeur. AMD
poursuivra avec le K5 compatible broche (et donc carte mère) avec le Pentium, suivi du K6 et Cyrix le 586. Le
K5 n'était pas au niveau des performances des Pentium et sera vite remplacé par le K6
Premièrement, INTEL sort les Pentium 60 et 66 Mhz. Ceux-ci utilisent un socket spécial.
Suit ensuite les fréquences supérieures avec le socket de type 7 que l'on connaît actuellement.
De nouveau, il va falloir utiliser des facteurs de multiplication entre la vitesse de travail interne et celle
externe (FSB). Au contraire des 486DX2-66, le multiplicateur doit être signalé sur la carte mère.
La fréquence externe est liée à la vitesse des DIMM de l'époque (66 Mhz maximum). En cas de choix,
plus la vitesse externe est rapide, plus le PC sera rapide. Par exemple, pour un Pentium 100: un PC configuré en
1,5 X 66 sera plus rapide qu'en 2 X 50.
6. Les Pentium MMX, K-6, K6-2, K6- Cyrix 6X86
En mai 1997, INTEL rajoute des instructions supplémentaires dans son microprocesseur Pentium et
l'appelle le Pentium MMX. Elles sont notamment dédiées à la compression, même si elles sont répertoriées dans
les publicités comme "MULTIMEDIA", le terme à la mode à l'époque. En même temps, le Pentium comportait un
cache L1 de 16 K, le Pentium MMX de 32 K (moitié données, moitié programmes) AMD rajoute les mêmes
instructions dans son K-6. Les fréquence des Pentium MMX sont 166 Mhz, 200 et 233 Mhz
AMD sort néanmoins le K6-2 qui inclut 21 autres nouvelles instructions (3Dnow, implanté dans
directX5.0 de Microsoft) pour concurrencer le Pentium II et, en août 1999, le K6-3 qui intègre un cache L3. Le
K6-3 intègre un cache L1 de 64K et un cache L2 de 256K à la fréquence du processeur.
Vitesse FSB multiplicateur
233 66 3,5
266 66 4
300 (K6-2) 66 4,5
333 (K6-2) 66 5
350 (K6-2) 100 3,5
400 (K6-2) 100 4
450 (K6-2 et K6-3) 100 4,5
Les Pentium MMX, K6 (équivalents aux MMX), K6-2, K6-3 et MII de Cyrix utilisent toujours le socket 7.
Au coeur du K6-III
Le K6-II d'AMD dispose d'un cache L2 de 256 KB
intégré qui travaille à la vitesse du processeur (On
Died), soit 400 ou 450 MHz. Dans les Pentium II et III
de l'époque, le cache secondaire L2 ne fonctionnent qu'à
la moitié de la vitesse du processeur. Le K6-III
comportent également un cache L3, créé en enfichant ce
processeur sur une carte mère pour K6 II (compatible
broche à broche) disposant de 512, 1024 ou 2048 KB de
cache L2
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7. Les Pentium II – CELERON et PENTIUM III.
Pendant qu'AMD prépare son K6-2, INTEL sort le PENTIUM II. D'abord, le cache L2 n'est plus implanté
sur la carte mère mais directement sur le boîtier du processeur et travaille à la moitié de la fréquence interne du
processeur, ensuite, il utilise un nouveau socket pour s'insérer sur une carte mère, le slot one. Ce socket sera
remplacé mi-2000 par les 370 (Celeron) et FC-PGA (Pentium III). Différents adaptateurs existent pour passer
d'un slot one à un socket 370 PPGA / FC-PGA. Attention, l'adaptateur doit être de la même marque que la carte
mère pour des questions de compatibilité. Le FC-PGA est identique au 370, sauf quelques broches en plus.
Viennent d'abord les Pentium II 233, 266 et 300 Mhz. Le chipset est le 440LX (au départ 440FX). Il gère
les mémoires Dimm à 66 Mhz, le bus écran AGP, interface disque dur Ultra-ATA à 33 MB/s et bus externe USB.
La taille d'un transistor Pentium est de 0,25 microns.
Comme INTEL décide d'abandonner les PENTIUM MMX et que les Pentium II sont trop chères, INTEL
sort le CELERON pour les machines de bas de gamme. Ce microprocesseur n'inclut au départ pas de mémoire
cache. Dans les derniers sortis, il est de 128K, mais est cadencé à la même vitesse que le processeur. INTEL a
sorti un chipset 440EX (fin98) et 440ZX qui gère moins de slot pour les bus PCI (3) et ISA (1). Le CELERON
peut être couplé par 2 (même vitesse et si possible, même lot de fabrication).
L'étapes suivante est le Pentium à 333 (mars 1998), 350, 400, 450, 500 Mhz, ... Ceux-ci utilisent le chipset
440BX (VIA sort l'Apollo P6 qui gère en plus la norme ultra DMA/66 pour 33 au 440BX). Celui-ci gère les
mémoires à 100 Mhz.
Sorti début 1999, les PENTIUM III sont identiques au Pentium II mais intègrent des instructions
multimédia supplémentaires, appelée SSE
Avec la sortie fin 1999 du chipset CAMINO 820i, les PENTIUM III coppermine sont gravés en 0,18
microns, utilisent les mémoires Dimm 133 (via une interface) et les DRDRAM à 300 (PC600, 1,6GB/s) et 400
Mhz (PC800, futur). Avec l'apollo Pro 133, VIA gère les SDRam 133 Mhz, les performances augmentent de 4 à 7
% par rapport à un circuit INTEL 440 BX selon le type de mémoire (existe en plus 2 types de mémoires 133, les
PC133 et les VCM133: les VCM133 gèrent mieux les temps d'attente et sont plus rapides).
8. Microprocesseur INTEL Pentium III Copermine
Intel remplace le Pentium II par le Pentium III. La vitesse de départ est 500 Mhz (mars 99). Il est
équivalent au Pentium II avec de nouvelles instructions multimédia.
Pour parfaire la facilité de l'acheteur, INTEL sort en même temps 4 versions du même microprocesseur,
selon la taille de la gravure et la vitesse du bus extérieur (100 Mhz pour le circuit 440BX). Suivant la lettre
accolée, vous trouverez les caractéristiques du processeur. Voici par exemple les caractéristiques d'un Pentium
600 Mhz.
Bus 100 Mhz, gravure 0,25 micron (actuel) 600
Bus 133 Mhz, gravure 0,25 600B
Bus 100 Mhz, gravure 0,18 micro 600E
Bus 133 Mhz, gravure 0,18 micron 600EB
Toutes les versions n'existent pas. Par exemple, le 667 Mhz n'est prévu qu'avec un bus de 133 Mhz et
gravure 0,18 micron. Il faudra les processeurs à 667 et 700 Mhz pour que INTEL tiennent réellement les
promesses du COPPERMINE. Les PENTIUM III gravés en 0,18 microns (COPPERMINE) exploitent une
mémoire L2 de 256K mais à la même vitesse que le processeur, pour 512k, mais à la moitié de la vitesse, pour
ceux gravés en 0,25 microns (anciens). Ceci donne un taux de transfert de 9,6 GB par seconde pour un PE III E
(ou EB) en 256 bits pour 2,4 GB/s en Pentium III 600 normal qui fonctionne en 128 bits avec la moitié de la
fréquence. Les copermine à 133 Mhz sont interfaçables par le i820 d'INTEL. Celui-ci n'accepte pas les Dimm 133
Mhz, mais les RamBus nettement plus chères.
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Pentium III ancienne génération Pentium III nouvelle génération
9. L'Athlon, Duron et Thunderbird d'AMD
9.1. Introduction
Sorti en mai 1999, ce microprocesseur est le premier de la génération 7. L'Athlon prend pour la première
fois la tête vis à vis des Pentium III. Il intègre 22 millions de transistors contre 9,5 millions pour un Pentium III
Quelles sont les caractéristiques de l'Athlon par rapport au Pentium III et au précédents AMD: tout
d'abord 3 unités de calcul en virgule flottantes, pour 1 seule pour les autres et 2 pour les Pentium II et III. Si
l'unité installée dans les Pentium a toujours été supérieure à celle des K6. Cette fois, les 3 unités sont chacune du
niveau des Pentium III. De plus, les 2 modules des Pentium III ne peuvent travailler simultanément, les 3 unités
de l'Athlon, oui!
La deuxième différence vient des caches intégrés au processeur. Le cache L1 est de 32 k pour les Pentium
III, contre 128K pour l'Athlon. Le cache L2 de 512k pour les Pentium II et III (128K pour les Celeron) débute à
512k pour aller jusqu'à 8 GB pour l'ATHLON.
Une autre différence est la vitesse du bus externe. Si les Pentium III classiques sont limités à 100 Mhz en
bus externe (133 pour les coppermine), l'Athlon utilise la technologie Alpha EV6 pour utiliser des bus externes à
200 Mhz (flancs montants et descendants sur 100 Mhz) , mais ne gère que des mémoires PC133. Cette
technologie vient de COMPAQ et de ses processeurs Alpha. Tant que les circuits externes AMD ne seront pas
sortis, le bus à 200 Mhz (100 Mhz utilisant les flancs montants et descendants du signal) restera quand même
dans le domaine du futur. Les conséquences de ces fréquences ont obligé AMD à utiliser un nouveau connecteur
pour les Athlon, le slot A. D'apparence similaire au Slot 1 des Pentium II, les signaux sont différents, ce qui
nécessitera des cartes mères différentes pour les AMD et Pentium III.
Attention, même si l'apparence est la même, le Slot A n'est pas compatible avec un Slot one de Pentium II et un
socket 370 (celeron) / FC-PGA (Pentium III) ne sont pas compatibles avec les sockets A des Duron /
Thunderbird.
Sortie début 2002, la version Athlon MP est une version spéciale pour les serveurs. C'est la seule version
compatible Multiprocesseurs. Elle concurrence les XEON MP. La vitesse de ces processeur, quoique en dessous
reste proche de celle des Athlon XP.
9.2 Evolution
Mi-2000, AMD supprime les K6-2 et K6-3 et sort 2 versions de l'Athlon amélioré en socket A: le Duron et le
Thunderbird.
Le Duron intègre un cache L1 de 128 K et un cache L2 de 64 K à la même vitesse que le processeur. Le
Thunderbird dispose d'un cache L1 de 128K, mais un cache L2 de 256K, toujours à la même vitesse que le
processeur. Ces processeurs utilisent un bus externe cadencé à 100 Mhz DDR (Double Data Rate, X2) qui
correspond dans la pratique à 200 Mhz.
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Les Athlons seront également modifiés courant 2001. Le Thunderbird est remplacé par le XP( core du
nom de Thoroughbred). L'architecture interne est différente, garantissant moins d'échauffement. Ce processeur
inclue de plus une protection contre la surchauffe. Le cache L2 reste à 512 KB avec 52 nouvelles instructions
complémentaires appelées 3D Now Professionnal. Une version MP (version bi-processeur) voit également le jour.
Les XP possèdent néanmoins une autre caractéristique comme un FSB de 133. Nous verrons que la vitesse n'est
plus la seule mesure des performances. Depuis les XP, la vitesse effective des processeurs n'est pas celle sur la
quelle ils sont vendus.
Evolution suivante au troisième trimestre 2002, la vitesse externe est une fois de plus augmentée pour
passer à 166 MHz avec les Athlon XP 2,8 Ghz (cadencé en fait à 2250 Mhz). Cette montée provoque quelques
problèmes de compatibilité avec les cartes mères "133" mais améliore fortement les performances.
- Athlon XP 2800+ : 2,25 GHz - Attention, le FSB passe ici de 133 Mhz à 166 Mhz.
Janvier 2003, AMD décline l'Athlon sous le Core BARTON. Ce nouveau microprocesseur débutant à
2500 + (1833 Mhz). Le cache L2 passe de 256 à 512K. Les performances à vitesse équivalente sont forcément
supérieure à celle des Thoroughbred. Retrouver les caractéristiques des Athlon XP
Les indications de FSB reprennent la vitesse réelle du bus. Les Athlon utilisent les flancs montants et
descendants de l'horloge. Par conséquent, un FSB de 133 tourne en fait à 266, un FSB de 166 à 333 et un FSB de
200 à 400. Pour reconnaître les vitesses externes effectives sur un processeur, il suffit de lire la lettre sur
l'étiquette gravée sur le processeur: C pour 266, D pour 333 et E pour 400.
Les Duron culminant à 1,3 Gh ont disparus début 2003. Le Sempron identique remplace les Athlon XP en
janvier 2004
10. Les processeurs Crusoe.
Arrivés en 1999 – 2000 (mais développé depuis 1996), le Crusoe de la firme Transmetta est un cas
atypique du monde PC. Ce processeur Risc inclut un interpréteur interne qui permet de faire tourner les
applications X86 (en attendant peut-être les application Mac), y compris les systèmes d'exploitation Microsoft.
L'avantage de ce processeur est une faible intégration de transistors, le dégagement de chaleur est moindre et le
processeur peut tourner à une fréquence supérieure. Il est dédié aux PC portables. Désavantage, le processus est
ralenti avec l'interprétation des commandes compatibles X86. Ce processeur a été développé dans le plus grand
secret, notamment avec l'aide software de Linus Torvalds, le boss de l'exploitation Linux
Le microprocesseur existe en deux versions (TM3120 et TM5400). Le TM3120 disponible depuis mars
2000 est cadencé en 333 et 400 Mhz. Il intègre un cache L1 de 96K, pas de cache L2. Il gère la SDRam de 66 à
133 Mhz. Le TM5400 disponible fin 2000 atteint une fréquence de 500 et 700 Mhz avec un cache L1 de 128K et
un cache L2 de 256K. Il gère la mémoire DDR-SDRam de 100 à 166 Mhz.
Avec l'annonce par Sony qu'ils ne produirait pas de portables incluant ce processeur début 2002, il a
disparu.
11. Microprocesseur Pentium IV (fin 2000)
Alors que les Pentium II, Pro, Celeron, Xenon et Pentium III utilisent la même architecture interne, INTEL
sort un tout nouveau processeur appelé PENTIUM IV basée sur une architecture appelée NetBurst.
11.1. Caractéristiques.
• 42 millions de transistors, avec une architecture qui reste en 32 bits.
• Nouveau socket, de type PGA 423 (remplacé mis 2001 par le µPGA 478).
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• Nouvelles instructions SSE2 exploitées par DirectX 8.0, 144 instructions
• Pipeline à 20 niveaux contre 10 pour les Pentium III, ce qui n'est pas sans conséquences en cas de
mauvaise prédiction de branchement.
• Unité de calcul modifiée (2 ALU tournant au double de la vitesse interne du processeur et une PGU
"Virgule flottante").
• La mémoire cache L2 reste à 256 K (portée à 512K début 2002) mais est amélioré. En effet, on passe là
encore d´une bande passante de 14.9 GB /s pour un PIII 1 GHz à 41.7 GB /s pour un P4 1.4 GHz.
• Le cache L1 ne contient plus qu'un cache données de 8 K et une "Instruction Trace Cache" qui stocke les
instructions après leur décodage en RISC. Ce cache programme peut contenir jusque 12.000 instructions.
• La fréquence de bus (externe) est de 200 Mhz, mais passera à 400 début 2002.
• La gravure est de 0,18 µ, passera à 0,15 µ début 2002.
Le SSE, ou Streaming Simd Extension, fut introduit en mars 1999 avec le Pentium III. C'est un jeu de 70
instructions utilisant la technologie SIMD (Single Instruction, Multiple Data), tout comme le MMX ou le 3D
Now!. Le principe du SIMD est simple : traiter d´une traite plusieurs données avec une seule instruction. Ainsi,
alors qu´avec une instruction SISD (Single Instruction, Single Data) de type x86 par exemple une instruction
équivaut à un résultat, on peut obtenir jusqu´a 4 résultats avec une instruction SSE. Ainsi, en un cycle d´horloge
on ne pourra faire que x + y en x86, mais on pourra faire x1 + y1, x2 + y2, x3 + y3 et x4 y4 en SSE.
Le SSE 2 apporte des améliorations à deux niveaux. Tout d´abord, il rajoute 144 nouvelles instructions à celles
existantes, ces dernières portant principalement sur la gestion de la mémoire et du cache. De plus, le SSE 2
permet de manipuler de nouveaux types de données, tel que les nombres entiers de 128 bits (1 par cycle) et les
flottants double précision de 64 bits (2 par cycle). Et oui, le SSE 2 permet à ce bon vieux MMX de passer au 128
bits !
Tout comme le MMX et SSE, le SSE 2 nécessite que les applications soient programmées pour en tirer partie, ce
qui n´est pas le cas actuellement ( et probablement jamais) pour une majorité d´entre elles.
L´architecture NetBurst est également capable d´exécuter les instructions dans le désordre (out of order
execution). Ainsi, si par exemple la première ALU traite le calcul A = 5 x 6 et que le calcul suivant est B = A + 2;
la seconde ALU ne peut rien faire dans le cas d´une exécution in order (dans l´ordre), si ce n´est attendre le
résultat du calcul A. Avec un le système out of order, la deuxième ALU peut sauter ce calcul pour passer à un
suivant, tous les résultats étant bien sur remis dans l´ordre à la fin.
Un point important reste toutefois inchangé : lorsque que l´on utilise plusieurs processeurs sur ce nouveau
bus, ils vont se partager cette bande passante de 3051 Mo /s jusqu´au chipset, alors qu´avec le bus EV6 utilisé sur
l´Athlon, chaque processeur dispose (enfin, disposera à partir de mi 2001, version MP) d´un bus dédié vers le
chipset (à 2029 Mo /s donc).
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Remarquez le support sur les cotés du processeurs pour le ventilateur de "forte taille" puisqu'il pèse dans
les 450 gr.
le Socket 423 le Socket 478
11.2. Evolution
Mi 2001, INTEL modifie le brochage des Pentium IV, le PGA 423 Pin est remplacé par un nouveau
socket, le µPGA 478 Pin. Ceci ne modifie en rien l'architecture interne.
Sorti début 2002, le Northwood est la seconde version du Pentium 4 (P4N). La première version portait
comme nom de code Willamette (P4W). Ses caractéristiques sont les mêmes que le P4W, si ce n'est qu'elle utilise
une gravure en 0,13µm et possède 512Ko de cache L2. Elle n'est disponible qu'au format µPGA socket 478 Cette
version apparaît à partir des 2,2 Ghz, le cache L2 passe à 512K
Début novembre 2002, Intel annonce un changement de tension d'alimentation pour ces processeurs basés
sur le core C-1 (0.13µ), qu'ils soient de type Pentium 4 ou Celeron. Désormais, en lieu et place d'un unique
1,525V, ces processeurs pourront fonctionner en 1.475, 1,5 ou 1,525V. Du coup, ces processeurs ne disposeront
d'aucun marquage concernant leur tension d'alimentation.
Sorti début 2003, le Pentium IV à 3,06 Ghz inclus l'hypertreading.
Sorti mi-2004, le socket 775, un format FPGA, remplace le 478 (un connecteur ZIF).
12. Pentium IV EE
INTEL ne développe pas de processeurs bureautiques en 64 bits (comme l'Athlon 64 bits). Les Pentium
IV, même utilisant l'hypertreading ne peuvent résister aux performances des Athlons 64 bits (même en système
d'exploitation 32 bits). INTEL a donc sorti une version améliorée du Pentium IV fin 2003, le Pentium IV Extreme
Edition (désigné sous le core Prescott). Ses performances sont néanmoins inférieures à celles des Athlons 64 bits
d'AMD. Ce processeur utilisant un FSB de 800 Mhz est clairement dédié aux joueurs. Utilisant un socket 478, il
est donc compatible avec les cartes mères Pentium IV normales FSB800 (même si des incompatibilités sont
toujours possibles).
Pour améliorer les performances, INTEL a repris les vieilles recettes. Le cache L1 dédié aux données est
doublé (16 K pour 8 K pour les Pentium IV). Le cache L2 est également amélioré puisqu'il passe de 512 kB à
1024. Le nombre de transistors passe à 125 millions pour une gravure en 0,09µ.
Ce n'est pas la seule évolution de cette architecture. Le pipeline pour le calculs d'entiers passe de 20 à 31
étages. L'augmentation de la longueur du pipeline a quelques défauts. Comme nous le verrons dans l'architecture
des processeurs, lors d'instructions conditionnelles, si le pipeline est chargées d'instructions A, et que l'instruction
conditionnelle du programme demande la suite d'instruction B, le pipeline doit être vidé avant de recharger la
nouvelle suite d'instructions. INTEL s'est donc attelé à améliorer au sein du Prescot cette prédiction de
branchement.
Pour compléter le tableau, le Pentium IV E intègre le SSE 3, 13 nouvelles instructions. Comme toutes les
instructions multimédia, ceci nécessite l'utilisation de programmes recompilés en fonction de ces nouvelles
instructions.
13. Les processeurs 64 bits.
Dans le chapitre "amélioration possible des processeurs", une amélioration possible était l'augmentation du
nombre de lignes du bus de données. Le 286 était 16 bit, le 386 DX et suivants sont restés 32 bits. Ceci peut
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sembler anecdotique mais ... Ceci signifie qu'un Pentium IV peut utiliser un système d'exploitation DOS couplé
avec un Windows 3.1 (par exemple) mais qu'un 8088 (16 bits interne) ne pourra jamais faire fonctionner un
Windows XP, même en l'overclockant (compatibilité ascendante)
Dans un microprocesseur 32 bits, les instructions en assembleur sont codées sur 32 bits. Les
microprocesseurs 64 bits utilisent des instructions 64 bits, incompatibles avec les systèmes d'exploitation 32 bits.
Un processeur 64 bits ne peut donc lire des instructions 32 bits et vis versa. INTEL avec son processeur 64 bits
ITANIUM sorti en juillet 2001 a contourné le problème en n'acceptant pas les anciennes instructions 32 bits. Ceci
a nécessité de réécrire les programmes et systèmes d'exploitation ou plutôt de les recompiler, c'est à dire de
reconvertir le programme assembleur 32 bits en 64 bits. Windows 64 bits existe pour ces processeurs. Les
applications 32 bits (parfois via une recompilation) tournent sur les systèmes d'exploitation 64 bits.
INTEL et AMD travaillent chacun sur des processeurs 64 bits. La philosophie est néanmoins différente.
INTEL a conçu un vrai microprocesseur 64 bits, l'ITANIUM. Ceci réduit l'utilisation des Itanium à celle de
serveur ou de station de très haute gamme. Ces machines doivent concurrencer les systèmes UNIX de Sun
notamment et pas les Athlon.
Par contre, AMD planche sur un processeur 64 bit pouvant émuler les systèmes d'exploitation 32 bits.
L'avantage reste l'utilisation de systèmes d'exploitation standards, le défaut, c'est cette émulation qui pénalise les
performances en 32 bits. AMD développe en parallèle 2 types de processeurs 64 bits, l'Athlon 64 bits et l'Opteron
(spécifique serveur).
INTEL ne devrait pas sortir de processeurs 64 bits pour PC bureautiques dans un avenir proche, réservant
les architectures 64 bits pour les stations de travail et serveurs.
14. AMD Athlon 64 bits
Connus anciennement sous le nom de code "HAMMER", AMD développe 2 versions de son processeur
64 bits: l'Opteron et l'Athlon 64 bits. L'Opteron est la version serveur – station informatique de haute gamme, au
même titre que l'Itanium et son successeur l'Itanium II. L'Athlon 64 bits pour stations est sorti en septembre 2003.
Ces 2 processeurs acceptent les instruction usuelles 32 bits.
Les principales modifications par rapport à l'architecture K7 vient du nombre et de la taille des registres (les
mémoires de travail internes) qui doivent supporter à la fois les nouvelles instructions AMD64 d'AMD et SSE
d'INTEL.
Les Opteron et Athlons 64 bits sont gravés en 0,13 µ, tout comme les Athlon actuels, et utilisent un socket
spécifique de type 940. Le cache L2 passe de 512K à 1 MB. La gestion mémoire n'est plus dévolue au chipset,
mais bien directement au processeur qui gère 2 bancs (32 bits) de DDR333.
L'Athlon 64 bits reprend 95 % du core d'exécution d'un Athlon XP avec quelques modifications
importantes:
1. L'apport de registres 64 bits : Le K8 se distingue principalement de l'architecture Athlon par l'ajout de 8
registres 128 bits (SSE/SSE2) ainsi que la possibilité d'accéder aux registres généraux en 64 bits, ce qui
permet d'exécuter du code 64 bits, tout en restant compatible avec le 32 bits. C'est la technologie x86-64.
2. Intégration du contrôleur mémoire : La majorité des fonctions autrefois dédiées au Northbridge sont
incluses dans le processeur, en particulier le contrôleur mémoire. Supportant la DDR333 et 266, le
contrôleur mémoire intégré fonctionne à la fréquence du CPU et permet une latence particulièrement
basse
3. Controleur HyperTransport intégré : L'HyperTransport est un bus de communication informatique
inter-bridge permettant aux différents "ponts" de la carte mère de communiquer ensemble. Il utilise un bus
de données à bande passante évolutive et variable. Il contraste donc avec les autres normes de génération
inférieure, comme le V-Link de VIA ou le MuTIOL de SiS qui fonctionne en mode client/serveur. Le bus
Hypertransport offre une bande passante maximale de 6.4 Go/s
4. Un cache L2 amélioré : Contrairement à l'Athlon XP qui embarque un maximum de 512 ko de cache L2,
le K8 existera avec un cache de second niveau pouvant aller jusqu'à 1 Mo. Certaines versions de l'Athlon
64 seront équipées de seulement 256 ko.
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Les microprocesseurs CFT
5. L'ajout du SSE2 : Développé par Intel pour les Pentium 4, les instructions SSE2 font également partie de
l'Athlon 64 et de l'Opteron et permettent la manipulation de registres 128 bits. Ces instructions multimédia
offrent un gain de performance significatif sur les applications de calculs Audio/Vidéo/3D.
6. Le pipeline des calculs entiers passe de 10 à 12 étages (pour 20 en Pentium IV et 31 pour le Pentium IV
EE).
Dans l'Athlon 64 bits, le contrôleur mémoire est directement implanté dans le microprocesseur. Cette
particularité lui permet de mieux gérer les délais de retard générés par les transferts Northbridge - processeur. Les
microprocesseurs AMD de la gamme Athlon 64 sont déclinés en 2 versions suivant le nombre de canaux
mémoires: l'Athlon 64 normal et l'Athlon 64 FX.
Athlon 64 : 1 canal DDR200, 266, 333 ou 400 Unbuffered (standard)
Athlon 64 FX : 2 canaux DDR200, 266, 333 ou 400 Registred
Les Opteron disposent du même contrôleur que l´Athlon 64 FX, à la différence près qu´ils ne sont
officiellement validés que pour la DDR333.
L'athlon 64 FX utilise actuellement le socket 940 qui oblige à utiliser une mémoire spéciale "registred". Il est
remplacé par le socket 939 en mars 2004 qui utilise une mémoire standard sur 2 canaux.
Fréquences et caractéristiques des Athlon 64, FX et opteron.
15. Sempron D'AMD
Sortis en juin 2004, les SEMPRON remplacent les processeurs Athlon XP. Les caractéristiques sont
quasiment identiques. Sauf le 3100 +, ils utilisent le même socket A. Toutes les versions des Sempron passent en
socket 754 au quatrième trimestre 2005. Certaines versions passent également en 64 bits, remplaçant l'Athlon 64
standard
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Les microprocesseurs CFT
les microprocesseurs des serveurs
1. Introduction
Même si un microprocesseur PC standard peut être utilisé dans un serveur réseau (et vis versa), INTEL et
AMD ont développé des microprocesseurs spécifiques pour les serveurs réseaux. Ce chapitre reprend ces
processeurs "spécifiques serveurs". Cette partie peut être vue dans le cours hardware 1 avec les processeurs
ordinateurs standards ou avec le cours hardware 2 (spécificités serveurs).
2. Pentium Pro, Xeon
Le Pentium Pro est le premier microprocesseur INTEL de 6ème génération, il est identique aux Pentium II
- Pentium III et celeron, mais intègre des particularités qui le destine à des applications serveur réseau. Seules les
vitesses internes et externes, taille et vitesse du cache L2 et slot (ou socket) varient.
Le Pentium Pro (et son successeur le Xeon) sont des déclinaisons des Pentium II et suivant. Comme seule
différence (mais de taille), les caches (en taille et en vitesse) sont supérieurs à celles des processeurs standard
Pentium II et suivants. Ceci améliore fortement les performances.
Le Pentium Pro autorise l'utilisation jusque 8 processeurs simultanément (pour 2 max. pour un Pentium
II). Sa sortie s'est faite pratiquement en même temps que les Pentium MMX.
3 Le microprocesseur XEON
3.1. Présentation
Le successeur du Pentium Pro, le XEON, sorti en mars 99, est disponible en 2 versions, avec cache 512k
pour les stations de travail et 1 MB pour les serveurs réseaux. Le cache L2 est cadencé à la même vitesse que le
processeur (on died). Ces processeurs sont quasiment introuvables sur le marché "assembleur". Une version
multimédia est sortie en septembre 1999 (dénommée Xeon II).
Les Pentium Xeon utilisent un connecteur nommé SLOT 2 pour s'insérer sur les cartes mères au départ, il
est depuis remplacé le socket 603. En effet, l'architecture interne des XEON n'est pas très différente des Pentium
de haut de Gamme. Pour suivre l'évolution des Pentium IV (architecture NetBurst), INTEL a sorti les XEON MP.
Fin 2002, ils étaient cadencés à 1,4 - 1,5 et 1,6 Gh. Ils utilisent également un cache L3 intégré variant de 0.5 à 1
MB.
La vitesse actuelle (avril 2003) est de 3,06 Ghz avec un socket 604. Les précédents utilisaient un socket
603.
Les performances de ces processeurs sont surtout liées au nombre de processeurs cumulés. Les
architectures actuelles les limitent à 8 microprocesseurs en grappe. Nous reparlerons de ces architectures
multiprocesseurs en deuxième avec les serveurs. Le système d'exploitation doit être compatible (Win98, Me ou
XP home ne gèrent pas le multi-processeur).
3.2. Particularité
Le microprocesseur XEON utilise l'Hyper-Threading. Cette fonction est également implantée dans les
nouveaux Pentium IV, mais n'est pas activée à la production du processeur (et donc inutilisable) pour les Pentium
IV inférieur à 3,06 Ghz. Elle permet d'exécuter simultanément plusieurs Threads avec un seul processeur
physique.
Un thread (tâche) consiste en un morceau de programme dont la particularité est de s'exécuter séparément
du reste du programme, à la différence d'une fonction dont le début et la fin sont définis de façon figée dans le
déroulement du programme.
L'intérêt du thread réside dans la séparation des tâches, un environnement multi-tâche est ainsi capable de
répartir les threads courants sur les ressources présentes. Ce système prend tout son sens sur une machine à
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Les microprocesseurs CFT
plusieurs processeurs : l'OS peut ainsi affecter un ou plusieurs threads à chaque processeur, parallélisant ainsi leur
exécution.
Lorsqu'il n'y a qu'un seul processeur, celui-ci traite alternativement tous les threads en cours, passant
continuellement de l'un à l'autre, et donnant ainsi l'illusion d'une exécution simultanée. Afin de permettre cette
alternance continuelle entre les threads, chacun d'eux possède un contexte, ou état, qui contient entre autres l'état
des registres du processeur. Chaque fois qu'un thread devient actif, son état est restauré, permettant au processeur
de reprendre l'exécution du thread là où il l'avait laissée. Enfin, lorsqu'un autre thread va prendre la main, ce
contexte est sauvegardé.
L'Hyper-Threading consiste à permettre l'exécution simultanée de deux threads sur un seul processeur.
Pour cela, le Pentium 4 peut gérer deux contextes simultanés. Ces deux contextes contiennent alors chacun une
représentation différente des mêmes registres. Le système d'exploitation y voit alors deux processeurs, et se
comporte comme s'il en était ainsi. On ne parle alors plus de système SMP (Symmetric Multi Processing) mais de
SMT (Simultaneous Multi Threading) et de processeur logique (le Prestonia possède deux processeurs
logiques).
On peut se demander alors à quoi cela sert de permettre l'exécution simultanée de deux threads s'il n'y a
physiquement qu'un seul processeur. En fait l'idée est simple : mixer ainsi deux flux d'instructions arrivant au
processeur, permet de favoriser l'utilisation simultanée de toutes les ressources du processeur telles que les unités
d'exécution, et permet de réduire certaines causes de mauvais remplissage du pipeline.
Selon Intel, un code classique n'utilise en moyenne que 35% des ressources du Pentium 4, et l'utilisation
de l'Hyper-Threading permettrait un gain allant jusqu'à 30%. Pour vérifier cela, il vous faudra la version Prestonia
(Xeon) du Pentium 4. C'est officiellement la seule version à supporter l'Hyper-Threading.
3.3. Evolution 64 bits
Début 2004, INTEL annonce la sortie prochaine d'une nouvelle architecture XEON dénommée
NOCOMA. Ce processeur utilisera une architecture hybride 32 - 64 bits (au même titre que l'Opteron d'AMD). Il
se comporte comme un processeur 32 bits lorsqu'il tourne avec un système d'exploitation 32 bits et comme un
processeur 64 bits lorsqu'il fait tourner des applications 32 bits ou 64 bits (indépendamment l'une de l'autre)
lorsqu'il tourne avec un système d'exploitation 64 bits.
4. Microprocesseur 64 bits.
Dans le chapitre "amélioration possible des systèmes à microprocesseurs", une des solution présentée était
l'augmentation du nombre de lignes du bus de données. Le 286 était 16 bit, le 386 DX et suivants sont restés 32
bits. Ceci peut sembler anecdotique mais ... Ceci signifie qu'un Pentium IV peut utiliser un système d'exploitation
DOS couplé avec un Windows 3.1 (par exemple) mais qu'un 8088 (16 bits interne) ne pourra jamais faire
fonctionner un Windows XP, même en l'overclockant (compatibilité ascendante)
Dans un microprocesseur 32 bits, les instructions en assembleur sont codées sur 32 bits. Les processeurs
64 bits utilisent des instructions 64 bits, incompatibles avec les programmes 32 bits. Un processeur 64 bits ne peut
donc lire des instructions 32 bits et vis versa. INTEL avec son processeur 64 bits ITANIUM sorti en juillet 2001 a
contourné le problème en n'acceptant pas les anciennes instructions 32 bits. Ceci a nécessité de réécrire les
programmes et systèmes d'exploitation ou plutôt de les recompiler, c'est à dire de reconvertir le programme
assembleur 32 bits en 64 bits. Windows 64 bits existe pour ces processeurs, mais peu de programmes sont
réellement sur le marché.
INTEL et AMD travaillent chacun sur des processeurs 64 bits. La philosophie est néanmoins différente.
INTEL a conçu un vrai microprocesseur 64 bits, l'ITANIUM. Ceci réduit l'utilisation des Itanium à celle de
serveur réseau ou de station de très haute gamme. Ces machines doivent concurrencer les systèmes UNIX de Sun
notamment et pas les Athlon.
Par contre, AMD utilise une formule hybride capable de travailler avec des systèmes 32 bits courants (et
programmes 32 bits) ou comme microprocesseur 64 bits avec un système d'exploitation 64 bits (en exploitant
simultanément ou non des applications 32 et 64 bits). L'avantage reste l'utilisation de systèmes d'exploitation
standards. AMD développe en parallèle 2 types de processeurs 64 bits, l'Athlon 64 bits et l'Opteron (spécifique
serveur réseau).
Mr :Essahbi page 11 sur 13 Maintenance Informatique
Les microprocesseurs CFT
Début 2004, INTEL décide de concurrencer l'Opteron comme processeur serveurs de milieu de gamme
avec une modification de l'architecture XEON dénommée NOCOMA qui utilise un principe identique à celui de
l'Opteron (32 - 64 bits).
5. L'Itanium et Itanium II
Le premier processeur 64 bits est sorti en 2001. Presque inconnu du grand public, ses caractéristiques en
font une "bête de vitesse" par rapport aux processeurs bureautiques courants. Mi 2002, les fréquences possibles
n'étaient que de 733 et 800 Mhz. L'architecture EPIC utilisée (Explicity Parallel Instruction Computing) lui est
spécifiquement dédiée.
Le traitement des instructions et transferts externes se font en 64 bits sur de la simple mémoire PC100. La
fréquence du bus de sortie est elle de 266 Mhz
Couplé avec le chipset spécifique (le 460 GX), les Itanium peuvent être configurés avec un banc allant
jusqu'à 512 processeurs. L'Itanium utilise, comme les XEON, trois caches:
L1 de 32 K (16 K + 16 K)
L2 de 96 K
L3 de 2 ou 4 MB
L'itanium II sort fin 2002. Ses caractéristiques ne sont pas très différentes de l'Itanium I. Les vitesses
varient de 900 Mhz à 1 Ghz. Le cache L3 est réduit à 1.5 ou 3 MB, mais à la vitesse du processeur (On Died).
6. Opteron
Connus anciennement sous le nom de code "HAMMER", AMD développe 2 versions de son processeur 64 bits:
l'Opteron et l'Athlon 64 bits. L'Opteron est la version serveur – station informatique de haute gamme, au même
titre que l'Itanium et son successeur l'Itanium II. L'Opteron est sorti début 2003, l'Athlon 64 bits pour stations en
septembre 2003. Ces 2 processeurs acceptent les instruction usuelles 32 bits.
Les principales modifications par rapport à l'architecture K7 vient du nombre et de la taille des registres
(les mémoires de travail internes) qui doivent supporter à la fois les nouvelles instructions AMD64 d'AMD et
SSE d'INTEL.
Les Opteron sont gravés en 0,13 µ, tout comme les Athlon actuels, et
utilisent un socket spécifique de type 940. Le cache L2 passe de 512K à 1 MB. La
gestion mémoire n'est plus dévolue au chipset, mais bien directement au
processeur qui gère 2 bancs (32 bits) de DDR333.
L'Opteron utilise 3 bus Hypertransports qui peuvent être reliés directement
à un autre processeur (3,2 GB/s en bidirectionnel) soit à une puce gérant le PCI-X
ou l'AGP.
L'Opteron est dédié serveur PC et est décliné sous 3 versions: 100, 200 et 800
(respectivement de 0, 1 et 3 bus processeurs pouvant être utilisés pour des
machines utilisant 1,2 et 8 opteron). Chaque version est décliné en différentes vitesses.
L'Athlon 64 bits reprend 95 % du core d'exécution d'un Athlon XP. Néanmoins, quelques modifications
importantes sont prévues.
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Les microprocesseurs CFT
1. L'apport de registres 64 bits : Cheval de bataille d'AMD, le K8 se distingue principalement de l'architecture
précédente via l'ajout de 8 registres 128 bits (SSE/SSE2) ainsi que la possibilité d'accéder aux registres généraux
en 64 bits, ce qui lui permettront d'exécuter du code 64 bits, tout en restant compatible avec le 32 bits. C'est la
fameuse technologie x86-64.
2. L'intégration du contrôleur mémoire : La majorité des fonctions autrefois dédiées au Northbridge est
désormais inclue dans le processeur, et en particulier le contrôleur mémoire. Supportant la DDR333 et 266, le
contrôleur mémoire intégré fonctionne à la fréquence du CPU et permet une latence particulièrement basse
3. Controleur HyperTransport intégré : L'HyperTransport est un bus de communication inter-bridge
permettant aux différents "ponts" de la carte mère de communiquer ensemble. Il utilise un bus de données à bande
passante évolutive et variable. Il contraste donc avec les autres normes de génération inférieure, comme le V-Link
de VIA ou le MuTIOL de SiS qui fonctionne en mode client/serveur. Le bus Hypertransport offre une bande
passante maximale de 6.4 Go/s
4. Un cache L2 amélioré : Contrairement à l'Athlon XP qui embarque un maximum de 512 ko de cache L2, le
K8 existera avec un cache de second niveau pouvant aller jusqu'à 1 Mo. Certaines versions de l'Athlon 64 seront
équipées de seulement 256 ko. Outre la taille, la latence des TLBs a été optimisée et un mécanisme de prédiction
de branche avancée a été ajouté.
5. L'ajout du SSE2 : Développé par Intel pour sa gamme de processeurs Pentium 4, les instructions SSE2 font
désormais partie de l'Athlon 64 et de l'Opteron. Elles permettent la manipulation de registres 128 bits et offrent,
en théorie, un gain de performance significatif sur les applications de calculs Audio/Vidéo/3D.
Comme dans l'Athlon 64 bits, le contrôleur mémoire est directement implanté dans le microprocesseur.
Cette particularité lui permet de mieux gérer les délais de retard générés par les transferts Northbridge -
microprocesseur. L'Opteron est identique à l'Athlon 64 FX et gère donc 2 canaux mémoires simultanément.
Néanmoins, certains opteron ne sont validés qu'en DDR 333 Registred (l'Athlon FX autorise de la DDR 400
Registred en socket 940, standard en 939).
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