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Validation des Méthodes en Métrologie

Le document présente les exigences et étapes de validation des méthodes en métrologie chimique et nucléaire, en se basant sur la norme NF EN ISO/IEC 17025. Il aborde des concepts clés tels que le mesurande, l'échantillonnage, et les caractéristiques des méthodes, tout en soulignant l'importance de la représentativité des échantillons et des conditions de mesure. Enfin, il décrit les processus de validation et les différentes approches à adopter pour assurer la fiabilité des résultats.

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Validation des Méthodes en Métrologie

Le document présente les exigences et étapes de validation des méthodes en métrologie chimique et nucléaire, en se basant sur la norme NF EN ISO/IEC 17025. Il aborde des concepts clés tels que le mesurande, l'échantillonnage, et les caractéristiques des méthodes, tout en soulignant l'importance de la représentativité des échantillons et des conditions de mesure. Enfin, il décrit les processus de validation et les différentes approches à adopter pour assurer la fiabilité des résultats.

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MODULE UE2 / EC522

VALIDATION DE MÉTHODES
MÉTROLOGIE CHIMIQUE
& NUCLÉAIRE DATE

Dr BÉATRICE LALÈRE
D ÉPARTEMENT E NVIRONNEMENT ET C HANGEMENT C LIMATIQUE
D IRECTION M ÉTROLOGIE S CIENTIFIQUE ET I NDUSTRIELLE
VALIDATION DE 1. EXIGENCES NORMATIVES
MÉTHODES 2. ECHANTILLONNAGE
Présenté par Béatrice LALERE 3. CARACTÉRISTIQUES D’UNE MÉTHODE
D ÉPARTEMENT E NVIRONNEMENT ET
C HANGEMENT C LIMATIQUE 4. PROFIL D’EXACTITUDE
D IRECTION M ÉTROLOGIE S CIENTIFIQUE
ET I NDUSTRIELLE

2
▬ LES EXIGENCES
— 5
NORMATIVES

3
EXIGENCES DE LA NF EN ISO/IEC 17025

4
CE QUE DOIT FAIRE LE LABORATOIRE

5
3 ÉTAPES POUR RÉPONDRE

 C’est aussi se préoccuper des questions de


• DÉFINIR LE prélèvement et d’échantillonnage (la norme ISO / CEI
MESURANDE (VIM) 17025 comporte un paragraphe complet sur ce point
• grandeur que l'on veut mesurer § 5.7)

 Examiner les documents de référence : normes,


spécifications, contrats qui peuvent aider à définir le
• DÉFINIR LA MÉTHODE mesurande

 La définition du mesurande peut nécessiter des


• IDENTIFIER LES indications relatives à des grandeurs telles que la
température, la pression.
FACTEURS
D’INFLUENCE condition de mesurage

condition d’expression du résultat (valeur ramenée dans

les conditions normales de pression...)

« mesurande » ou « résultat d’analyse »


6
MESURANDE (VIM)

 Grandeur que l’on veut mesurer

 Attention : la grandeur mesurée peut différer du mesurande. Dans


ce cas, une correction appropriée est nécessaire
• Exemple longueur d’un étalon à 20°C mesuré à 23 °C

 Dans l’édition précédente (VIM2) la définition était grandeur


particulière soumise à mesurage

7
PROCESSUS DE MESURE

Prélèvement
sur site
Application de
Préparation de Calcul du
la méthode de
l’échantillon résultat
mesure

Échantillonnage Courbe d’étalonnage


Mise en solution Traitement informatique
Découpe Algorithme…
Extraction
Stabilisation

L’analyse repose sur une description claire
du processus de mesure qui peut comprendre plusieurs étapes

8
EXIGENCES DE LA 17025

9
VALIDATION

VIM : vérification, où les exigences spécifiées sont adéquates pour un usage


déterminé (exemple : une procédure de mesure habituellement utilisée pour le
mesurage de la concentration en masse d’azote dans l’eau, peut aussi être validée
pour le mesurage dans le sérum humain)

10
VALIDATION : DIFFÉRENTES ÉTAPES

1. Définir le mesurande et le mode opératoire


2. Préciser le domaine d’application ou de validation de la méthode
3. Définir les exigences (EMA, U, LQ…) et les caractéristiques à vérifier
4. Lister les facteurs d’influence
5. Sélectionner les échantillons
6. Déterminer les essais à réaliser
7. Réaliser les essais et enregistrer les résultats
8. Analyser les résultats
9. Conclure quant à la validité de la méthode
10. Constituer le dossier de validation

11
INCERTITUDES : LES EXIGENCES DE LA NORME ISO/CEI
17025 §7.6

12
FAUT-IL VALIDER UNE MÉTHODE RECONNUE ?

Avant-propos de la NF T90-210

NF V03-110 – Domaine d’application


L’approche proposée doit permettre une validation interne des méthodes dans les cas suivants :
⎯ les méthodes conçues/développées par le laboratoire ;
⎯ les méthodes employées en dehors de leur domaine d'application prévu ;
⎯ les amplifications ou modifications de méthodes ; vérification des performances de méthodes.
13
▬ LES
DIFFÉRENTES
APPROCHES

14
DIFFÉRENTS RÉFÉRENTIELS

15
DIFFÉRENCES DE PHILOSOPHIE

Guide Sanco
+ NF V 03-110
NF T 90-210
Approche
Sélectivité globale

Linéarité

Fidélités

Limite de Quantification…

…..

16
▬ ECHANTILLONNAGE

17
DÉFINITIONS

ECHANTILLONNAGE
Procédure définie par laquelle une partie d’une substance, matériau ou
produit, est prélevée pour fournir, à des fins d’essais ou d’étalonnage, un
échantillon représentatif de la totalité

PRELEVEMENT
Action de prélever une quantité de matière (en une seule fois) en vue de
son analyse

ECHANTILLON
Ensemble d’un ou de plusieurs individus prélevés dans un lot et destinés
à fournir des informations sur ce lot.

18
PRÉLÈVEMENT

Quel est l’objectif visé?

Quels types d’échantillons sélectionnés?

Quelle quantité d’échantillons?

Où? ?
Quand?
?
Comment?

Représentativité de l’échantillon

19
ÉCHANTILLONNAGE : DÉFINIR LE PLAN

3 métiers, 3 compétences pour obtenir les informations

Echantillonneur
Statistiques et planification
d’expériences

Connaissance du terrain et
Préleveur gestion des échantillons

Analyste
Analyse des
échantillons,
métrologie

20
MÉTHODE D’ÉCHANTILLONNAGE (1/2)

Qualification d’un échantillonnage :


réduction de la masse du lot
échantillons discrets
quand il donne à tous les éléments
représentatifs de la qualité de
constitutifs du lot une égale
probabilité d’être sélectionnés l’eau qu’à l’instant et à l’endroit du
prélèvement

quand il résulte d’un choix


déterministe des éléments retenus
ou quand il donne aux éléments
constitutifs d’un certain sous dépendance du temps (intervalle de
ensemble du lot une probabilité nulle temps et volume fixes)
d’être sélectionnés
dépendance du volume (à chaque
unité de volume écoulé)
 Préférence pour l’échantillonnage probabiliste sinon dépendance du débit (intervalle de
perte d’information = conséquence sur fiabilité des résultats temps constant et volume fonction du
débit)

21
ECHANTILLONNAGE AU LABORATOIRE

CONSERVATION
Echantillon brut ou primaire
S – type de flaconnage (plastique, verre) = évite
o
u pertes par adsorption, diffusion,
s – température (ambiante, réfrigération,
-
é congélation),
c
h – protection lumière = évite la photo
a dégradation de certaine molécules
n organiques,
t
i – ajout de stabilisant,
l Echantillon de Laboratoire
l ou de travail
– humidité,
o
n – contaminations croisées.
s TAILLE ET QUANTITE DEPENDENT DE
– concentration de l’analyte,
Intégrité de l’échantillon : Nécessité
de bien maîtriser la « propreté » des – sensibilité de la méthode,
matériels utilisés pour la préparation des – performances de l’équipement
échantillons analytique.

22
CONCLUSION

Un échantillon DOIT être REPRESENTATIF du milieu duquel il est issu et au regard de la


grandeur suivie

Conception d'une stratégie


 visant à réduire au minimum l'hétérogénéité de distribution
 intégrant les contraintes technico-économiques de l'étude

Choix d'une technique de prélèvement


 assurant l’intégrité de chaque échantillon récolté
 adaptée au type de lot, au polluant, au type d'information recherché

23
▬ CARACTÉRISTIQUES
NF T 90-210

24
Sélectivité

25
DÉFINITIONS

VIM
Propriété d'un système de mesure, utilisant une procédure de mesure spécifiée, selon laquelle le
système fournit des valeurs mesurées pour un ou plusieurs mesurandes, telles que les valeurs de
chaque mesurande sont indépendantes des autres mesurandes ou d'autres grandeurs dans le
phénomène, le corps ou la substance en cours d'examen

FD V 01-000 (Décembre 1999)


SELECTIVITE
Aptitude d’un élément de la méthode d’analyse (appareil de mesure, milieu de culture, etc.) à discerner un analyte
donné dans un mélange complexe.
SPECIFICITE
Propriété d’une méthode d’analyse de convenir exclusivement à la caractéristique ou à l’analyte, avec la
garantie que le résultat de la méthode d’analyse ne provient que de l’analyte.
Très souvent la spécificité se fonde sur une absence d ’interférences.

NOTE On obtient la spécificité par différents moyens. Elle peut être inhérente à la technique (par exemple : identification par
spectrométrie infrarouge ou spectrométrie de masse), elle peut être obtenue par séparation préalable (par exemple :
chromatographie), de façon mathématique (par exemple : résolution d’équations simultanées) ou de façon biochimique (réactions à
l’aide d’enzymes).

26
CE QUI DIT LA NORME NF T90-210

27
Fidélité

28
RÉPÉTABILITÉ, FIDÉLITÉ, REPRODUCTIBILITÉ

SR  Sr2  SLab
2

SFI  Sr2  SOp


2
ou J

SFI  Sr2  SOp


2
 S 2J
Sr
Sources de variation

0 1 2 n Plusieurs
Jour ou Jour et Sources laboratoires
Opérateur Opérateur

Reproductibilité SR
Répétabilité Sr Fidélité intermédiaire SFI

Fidélité de mesure

29
RÉPÉTABILITÉ

Répétabilité (VIM, §2.21)


Fidélité de mesure selon un ensemble de conditions de répétabilité
Conditions de répétabilité (VIM, §2.20)
Conditions de mesurage dans un ensemble de conditions qui comprennent la même
procédure de mesure, les mêmes opérateurs, le même système de mesure, les
mêmes conditions de fonctionnement et le même lieu, ainsi que des mesurages
répétés sur le même objet ou des objets similaires pendant une courte période de
temps.

Écart-type de répétabilité (NF T 90-210 § [Link])


Écart-type de nombreuses répétitions obtenues dans un seul laboratoire par un même
opérateur sur un même instrument, c’est-à-dire dans des conditions de répétabilité.
Lorsqu’une de ces conditions varie (par exemple l’opérateur), il s’agit de fidélité
intermédiaire

30
FIDÉLITÉ INTERMÉDIAIRE

Fidélité intermédiaire de mesure (VIM, §2.23) :


Fidélité de mesure selon un ensemble de conditions de fidélité
intermédiaire.

Conditions de fidélité intermédiaire (VIM,


§2.22)
Conditions de mesurage dans un ensemble de conditions qui
comprennent la même procédure de mesure, le même lieu et des
mesurages répétés sur le même objet ou des objets similaires
pendant une période de temps étendue, mais peuvent comprendre
d’autres conditions que l’on fait varier.
Concept de fidélité intermédiaire : utile
NOTE 1 Les conditions que l’on fait varier peuvent comprendre de nouveaux pour la validation interne des méthodes
étalonnages, étalons, opérateurs et systèmes de mesure.
 variations : jours ou opérateurs ou
NOTE 2 Il convient qu’une spécification relative aux conditions contienne, dans la réglages instrumentaux…
mesure du possible, les conditions que l’on fait varier et celles qui restent inchangées.
 répétabilité et reproductibilité intra
NOTE 3 En chimie, on utilise quelquefois le terme « condition de fidélité inter-série »
pour désigner ce concept.
laboratoires = 1 seul laboratoire impliqué
31
PRINCIPALES SOURCES DE VARIATION

Méthodes
Équipements d’essais et
d’étalonnage
Moyens Méthode

Fidélité
intermédiaire
Milieu Matière Main-d’œuvre

Installations et Manutention et Personnel


conditions transport des
ambiantes objets d’essai et
d’étalonnage

32
REPRODUCTIBILITÉ

Reproductibilité (VIM §2.25)


Fidélité de mesure selon un ensemble de conditions de reproductibilité.

Conditions de reproductibilité (VIM, § 2.24)


Condition de mesurage dans un ensemble de conditions qui comprennent des lieux,
des opérateurs et des systèmes de mesure différents, ainsi que des mesurages
répétés sur le même objet ou des objets similaires.

Écart type de reproductibilité


Utilisé pour les analyses inter-laboratoires (normes NF/ISO 5725) pour méthodes
utilisées par un grand nombre de laboratoires à des fins de comparaison (exemple :
méthodes normalisées)

33
FONCTION D’ÉTALONNAGE

34
CE QUE DOIT FAIRE LE LABORATOIRE

QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE ÉTALONNAGE ET CALIBRATION ?

X
CALIBRATION

VIM (2012, §2.39)


Opération qui, dans des conditions spécifiées, établit en une première étape une relation entre les valeurs et les
incertitudes de mesure associées qui sont fournies par des étalons et les indications correspondantes avec les
incertitudes associées, puis utilise en une seconde étape cette information pour établir une relation permettant
d’obtenir un résultat de mesure à partir d’une indication.

Note 1 : Un étalonnage peut être exprimé sous la forme d'un énoncé, d'une fonction d'étalonnage, d'un diagramme
d'étalonnage, d'une courbe d'étalonnage ou d'une table d'étalonnage. Dans certains cas, il peut consister en une
correction additive ou multiplicative de l'indication avec une incertitude de mesure associée.
Note 2 : Il convient de ne pas confondre l'étalonnage avec l'ajustage d'un système de mesure, souvent appelé
improprement « auto-étalonnage », ni avec la vérification de l'étalonnage.
Note 3 : La seule première étape dans la définition est souvent perçue comme étant l'étalonnage.
35
DIFFÉRENTES FONCTIONS D’ÉTALONNAGE

Détermination de la Etalonnage d’un Détermination de la


concentration de pesticides dynamomètre concentration en chlorures
par HPLC/MS² (électrode sélective)
 
Signal  b0  b1  grandeur mesurée Signal  b0  b1  grandeur mesurée  b2  grandeur mesurée2 Signal  b0  b1  ln  grandeur mesurée 
 
12 400

350
10
y = 46984.51480e -0.03464x
300
R2 = 0.99992
8
250

Concentration (mg/L)
Déformation
6 200

150
4

100
2
50

DEA 0
0 1 2 3 4 5 6 7 8
0
100 120 140 160 180 200 220 240
-2
Force E (mV)

36
ÉTALONNAGE : QUE FAIRE ?

ETUDE DE LA FONCTION D’ÉTALONNAGE : §5.1.


Comment

• Choix de k≥5 niveaux de concentration dans le domaine


d’étalonnage correspondant au domaine d’application
• Préparer et analyser p≥5 gammes d’étalonnage dans des
conditions de fidélité intermédiaire
• Données :
• Calculées à partir des valeurs d’information
• Fournies par les appareils
• Tableaux pour soutenir l’interprétation
• Interprétation
• Approche EMAétalonnage
• Approche statistique globale

37
DIFFÉRENTS TABLEAUX

38
ETUDE DE LA FONCTION D’ÉTALONNAGE : §5.1.

Objectifs
Evaluation de la fonction soit par comparaison :
1. Des différences observées sur chaque étalon à des EMAétalonnage
2. De l’erreur de modèle observée à l’erreur expérimentale observée

1 2

39
COMMENT FIXER L’EMA ?

Solution de référence certifiée


 EMA = incertitude de la solution certifiée (au minimum)

Exigence réglementaire ou normative


 U max < 50 %, prélèvement, fidélité, rendement d’extraction..
 EMA = 3 %

Limites d’une carte de contrôle


 Données acquises lors du développement par exemple
 Calcul de la moyenne et de l’écart-type s
 EMA = 3 x s

40
CE QUI DIT LA NORME NF T90-210

Avertissement
Ne pas confondre le test d’adéquation au modèle et le test de signification
de la régression

Actions ultérieures
Si fonction non acceptée :
• Réalisation d’un nouveau test en réduisant le domaine
• Le domaine peut être segmenté en plusieurs domaines
• Une autre fonction d’étalonnage est envisagée s’appliquant mieux à la
méthode, réalisation à nouveau du processus.

41
TRAÇABILITÉ DES ÉTALONS

NF ISO 17025 § 6.4.6.

42
TRAÇABILITÉ

43
EXACTITUDE

44
EXACTITUDE/JUSTESSE
Exactitude (VIM §2.13)
Étroitesse de l’accord entre une valeur
≠ Justesse (VIM §2.14)
Étroitesse de l’accord entre la valeur moyenne d’un
mesurée et une valeur vraie d’un mesurande nombre infini de valeurs mesurées répétées et une valeur
Notes de référence
1. L’exactitude de mesure n’est pas une grandeur et ne s’exprime Notes
pas numériquement. Un mesurage est quelquefois dit plus exact
s’il fournit une plus petite erreur de mesure. 1. La justesse de mesure n’est pas une grandeur et ne peut donc pas
s’exprimer numériquement, mais l’ISO 5725 donne des
2. Il convient de ne pas utiliser le terme « exactitude de mesure »
caractéristiques pour l’étroitesse de l’accord.
pour la justesse de mesure et le terme « fidélité de mesure »
pour l’exactitude de mesure. Celle ci est toutefois liée aux 2. La justesse de mesure varie en sens inverse de l’erreur
concepts de justesse et de fidélité. systématique mais n’est pas liée à l’erreur aléatoire.
3. L’exactitude de mesure est quelquefois interprétée comme 3. Il convient de ne pas utiliser le terme « exactitude de mesure »
l’étroitesse de l’accord entre les valeurs mesurées qui sont pour la justesse de mesure et vice versa.
attribuées au mesurande.

45
EXACTITUDE/JUSTESSE

Une interprétation de l’exactitude =


écart entre un mesurage individuel et la valeur de référence

Le niveau n’est pas validé Le niveau est validé

NF T90-210 : OBJECTIFS
Pour chaque niveau, étude menée sur
des échantillons jugés représentatifs

46
NF T90-210 : ORGANISATION DE L’ÉTUDE D’EXACTITUDE
Définir k≥3 niveaux de concentration :
• Niveau bas : soit limite basse , soit la limite de quantification présupposée
• Niveau moyen
• Niveau haut
Pour chaque niveau :
• EMA imposé : issu d’une exigence réglementaire ou normative, guide technique, exigence client
• EMA fixé par la NF T90-210 : 60 % d’exactitude à la LQ
• EMA défini par le laboratoire à partir :
1. de la reproductibilité interlaboratoires d’une méthode normalisée
2. des essais d’aptitude : écart-type
3. du modèle développé par Horwitz et modifié par Thompson
4. De son expérience, sa connaissance
Sélection des échantillons
• Pour chaque niveau, 6 échantillons représentatifs avec même valeur de référence
Pour estimer l’exactitude d’une méthode = valeur de référence assignée à un échantillon de validation :
• Matériau de référence certifié (COMAR : [Link]
• Méthode de référence
• Ajouts / Rendements
• Essais inter laboratoires (EPTIS : [Link]
47
LES DIFFÉRENTS TYPES DE MATÉRIAUX DE RÉFÉRENCE

48
MR / MRC : QUELLE DIFFÉRENCE?
Matériau de référence, MR (VIM, 5,13) matériau Matériau de référence certifié, MRC (VIM, 5,14)
suffisamment homogène et stable en ce qui concerne matériau de référence, accompagné d'une documentation délivrée par un
des propriétés spécifiées, qui a été préparé pour être organisme faisant autorité et fournissant une ou plusieurs valeurs de
adapté à son utilisation prévue pour un mesurage ou propriétés spécifiées avec les incertitudes et les traçabilités associées, en
pour l'examen de propriétés qualitatives utilisant des procédures valables
NOTE 2 Des matériaux de référence avec ou sans valeurs NOTE 2 Des procédures pour la production et la certification de matériaux de référence
assignées peuvent servir à contrôler la fidélité de mesure, certifiés sont données, par exemple, dans les Guide ISO 34 et Guide ISO 35.
tandis que seuls des matériaux à valeurs assignées peuvent
NOTE 4 Les valeurs de grandeurs spécifiées des matériaux de référence certifiés exigent une
servir à l'étalonnage ou au contrôle de la justesse de mesure. traçabilité métrologique avec une incertitude de mesure associée (voir Accred. Qual.
Assur.:2006).

49
COMMENT RECONNAÎTRE UN MRC?

50
AJOUT CONNU OU RENDEMENT

La méthode est divisée en 3 étapes :


 Echantillon analysé seul
 Echantillon analysé avec un ajout d’une quantité connu
 Vérification de la justesse : comparaison du rendement moyen par rapport au
biais relatif maximum acceptable

Attention : toutes les sources d’erreur ne sont pas évaluées

51
COMPARAISONS INTER LABORATOIRES

3 objectifs possibles:

Matériau Attribuer une valeur consensuelle à une


caractéristique d’un objet
FD ISO Guide 35 (2006)

Méthode Laboratoires
Estimer l’exactitude (justesse et Evaluation des performances des
fidélité) d’une méthode en cours laboratoires - essais d’aptitude
de validation
NF EN ISO/CEI 17043 (2010)
NF ISO 5725 (1994 et 2006)

52
NF T90-210 : RÉALISATION DES ESSAIS

Analyse pour chaque niveau des échantillons avec p≥ 6 séries d’analyses dans
des conditions de fidélité intermédiaire. Dans chaque série, n≥2 répétitions dans
des conditions de répétabilité du processus

NF T90-210 :
ESTIMATION DES
PARAMÈTRES

53
NF T90-210 : INTERPRÉTATION

Pour chaque niveau, s’assurer de :

Représentation graphique :

54
LIMITE DE QUANTIFICATION

55
LIMITE DE DÉTECTION, LIMITE DE QUANTIFICATION

capacité de détection : capacité de quantification :


aptitude à détecter la présence aptitude à détecter l’analyte et à
de l’analyte dans l’échantillon quantifier sa concentration dans
l’échantillon

-----------------------I---------------------------------------I-----------------------------------------------------------
0 xLD xLQ
limite de limite de concentration x
x < xLD détection x < xLQ quantification

Diversité des pratiques :


- appellation, définition et méthode de calcul des limites
- expression des résultats proches des limites

56
VALIDATION

Déterminer ces limites


 étape 1 : estimer
 étape 2 : vérifier

Certaines normes traitent seulement de l’étape de vérification


(ex : vérifier une limite de quantification issue d'une réglementation)

Utiliser ces limites


 analyser des traces
 comparer des techniques entre elles
 montrer qu'une méthode est apte à doser la quantité d’analyte réglementée

connaissance plus ou moins fine de ces limites

57
MÉTHODES D'ESTIMATION DE LA LQ

•Approche répétabilité donnée Approche répétabilité données


1) la répétabilité à la LQ est généralement de 10% •Procédure
yLQ = 10 * s (yLQ) (IUPAC)  préparer des solutions dont la
concentration varie de LD à 2-3 fois la LQ
2) Extensions / Modifications  mesurer au-minimum 10 fois chaque
 utilisation de s(blanc)  approche Signal / Bruit solution
yLQ = k * s (blanc) k = 5,6 ou 10  calculer la répétabilité relative de chaque
solution
correct si la répétabilité est constante de 0 à yLQ.
 modéliser l’évolution du RSD en fonction
de la concentration (courbe de Horwitz)
 utilisation de l'incertitude-type relative, u(yLQ)%  la LQ est obtenue à RSD = 10%
•Approche étalonnage
•Exemple
xLQ est le 1ier point d’étalonnage Dosage du plomb total dans les emballages
par ICP après minéralisation acide sous
•Détermination simultanée des 2 limites micro-ondes
xLD = xLQ/3 ou xLQ = xLD * 3

58
EXEMPLE DES DIFFÉRENTES APPROCHES

Analyses de pesticides par LC/MS²

Approches 1 2 3 1 : rapport signal/bruit


2 : rapport signal/bruit avec étude
DEA 0,012 0,013 0,013 dispersion
3 : utilisation d’une droite d’étalonnage
Isoproturon 0,002 0,006 0,003

Limites de quantification exprimées en pg/µl

Différentes approches  résultats cohérents

59
DIFFÉRENTES LIMITE DE DÉTECTION, LIMITE DE
QUANTIFICATION

REPRESENTATIVITE DE L’ECHANTILLON

LD/LQ instrumentale LD/LQ LD/LQ

ANALYTE EN ANALYTE EN
ANALYTE EN MATRICE MATRICE
SOLUTION LABORATOIRE NATURELLE

PREPARATION PREPARATION
INSTRUMENT DE MESURE ECHANTILLON ECHANTILLON

INSTRUMENT DE MESURE INSTRUMENT DE MESURE

60
NF T90-210 : ETUDE DES RENDEMENTS

Si étalons subissent l’intégralité du processus d’analyses, pas de nécessité à évaluer ce facteur

En utilisant les données de l’évaluation de l’exactitude : estimer les rendements.

Acceptabilité ? Correction ?

61
▬ PROFIL
D’EXACTITUDE

62
PROFIL D’EXACTITUDE : POURQUOI ?

Méthode A Méthode B
Petite incertitude Grande incertitude

Valeur vraie

Limite d’acceptatibilité
Sans limite d’acceptatibilité : risque de déclarer une méthode non valide

63
PROFIL D’EXACTITUDE - NF V 03 110

Définitions
Procédure
Profil d’exactitude:
1.Définition de la quantité mesurée
Combinaison sous une forme
2.Définition des objectifs
graphique d’un ou plusieurs intervalles de 3.Sélection des échantillons de validation
tolérance d’espérance b calculés à différents [Link] de validation
niveaux de concentration et d’un ou plusieurs [Link] d’étalonnage
intervalles d’acceptabilité 6.Réalisation des essais
Intervalle de tolérance d’espérance b : [Link] des critères de validation
Intervalle qui contient en moyenne une [Link] du profil
proportion b% définie de futurs mesurages [Link] des concentrations retrouvées
obtenus selon un mode opératoire donné pour [Link]étation du profil
une concentration donnée
Intervalle d’acceptabilité :
Spécification de la performance
exigée de la méthode, exprimée comme un
écart acceptable autour de la valeur de
référence
64
PROFIL D’EXACTITUDE : OBJECTIFS

1. Définition de la quantité mesurée (mesurande)


2. Définition des objectifs
- Domaine de validation
- Limites d’acceptabilité
- législation
- pratiques de la profession
- de façon empirique
- à partir de la limite de quantification

L’objectif est d’obtenir des estimations correctes et de


minimiser le risque tant au niveau du producteur de résultat que
du futur utilisateur

65
PROFIL D’EXACTITUDE : PRODUCTION DE PREUVES
3. Sélection des échantillons de validation
- choix de la matrice : stabilité et homogénéité
- choix des valeurs de référence :
 MRC, MRE, MRI
 échantillons dopés
 méthode de référence
Sinon : valeur moyenne ou médiane mais alors pas d’estimation du biais de justesse
4. Plan de validation
Organisation des essais selon le mode utilisé en routine
La norme s’appuie sur la NF ISO 5725-2
5. Plan d’étalonnage
Le plan doit refléter au mieux la pratique de routine
Construction du plan très semblable à NF T 90-210
6. Réalisation des essais
Calcul des critères de performances pour construire le profil
Respecter les conditions de fidélité intermédiaire
Couvrir le domaine d’application
Synchroniser les plans d’étalonnage et de caractérisation
66
PROFIL D’EXACTITUDE : CONSTRUCTION DU PROFIL
7. Calculs des concentrations prédites inverses
Calcul des modèles d’étalonnage : le modèle est calculé pour chaque série, il prend en compte
les variations inter-séries
Calcul des concentrations retrouvées à partir de la fonction inverse : la synchronisation des
plans d’étalonnage et de validation est fondamentale pour cette étape
8. Calcul des intervalles de validation par niveau
Calcul des critères de justesse par série : exprimés par des biais
Calcul des critères de justesse et fidélité par niveau
Calcul des intervalles de tolérance
9. Construction du profil d’exactitude
Le profil peut être construit de différentes façon suivant les données disponibles
10. Interprétation
La méthode s’appuie sur 2 concepts complémentaires :
• La limite d’acceptabilité qui sert à chiffrer les objectifs de la méthode, le plus souvent issue
de la réglementation
• L’intervalle de tolérance qui délimite un intervalle dans lequel se trouvera en moyenne une
67
proportion de futures mesures ; il caractérise les mesurages et non pas une statistique
PROFIL D’EXACTITUDE : EXEMPLE 1

Détermination de substances actives par HPLC dans un comprimé

68
PROFIL D’EXACTITUDE : EXEMPLE 2

Validation dans le haut et


Dosage par HPLC dans un comprimé dans le bas du domaine ?

Plan d’étalonnage non linéaire

Composé B

Validation entre
100 et 130 ?

69
PROFIL D’EXACTITUDE : POINTS À RETENIR

70
PROFIL D’EXACTITUDE : LIMITE DE QUANTIFICATION

71
LIMITE DE QUANTIFICATION
Principe du profil d'exactitude :
Définition ( Pr NF V 03 – 110, § 3.2 – 28) :
a) intervalle de tolérance qui contient une proportion
b de futurs résultats "Plus petite et/ou plus grande concentration de
l'analyte pouvant être quantifiée dans des conditions
intervalle calculé via l'estimation de l'erreur totale expérimentales décrites de la méthode.
(biais + fidélité ) de la méthode
Elle correspond à la concentration la plus petite
b) intervalle d'acceptabilité et/ou la plus grande du domaine de validité. Voir
c) méthode validée dans le domaine où l'intervalle Annexe E.
de tolérance est compris dans les limites d'acceptabilité. Annexe E : " .. il existe une concentration à partir
Quid des définitions et du calcul des limites ? de laquelle au-moins une des bornes de l'intervalle de
1) Limite de quantification tolérance coupe une des limites d'acceptabilité. .. Tout
. définition de la LQ compatible naturellement, on peut proposer de définir ce seuil
comme la limite de quantification (LQ) de la méthode."
. exemple de la LQ
Commentaires
. conclusion sur la LQ
-> définition proche
2) Limite de détection
Domaine de validité : les futurs résultats fournis par
. la LD serait en dehors de ce contexte basé sur la
la méthode sont jugés valides
quantification
En pratique, la limite de quantification est
. néanmoins, définition et informations sur le
déterminée par l'intersection entre la limite
calcul pas toujours cohérentes
d'acceptabilité et la limite de tolérance (qu'il s'agisse
des limites supérieures ou des limites inférieures).
72
Profil d'exactitude en échelle absolue

EXEMPLE 4.5

Concentration retrouvée (mg/l)


4

3.5

2.5

1.5 Série1
1 Série2
Profil d'exactitude en échelle relative Série3
0.5
Limite Série4
115 acceptabilité 0 Série5
basse
0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2 2.2 2.4 2.6 2.8 3 3.2 3.4 3.6 3.8 4 4.2
concentration de référence (mg/l)
110
Limite
acceptabilité
haute
105
Recouvrement (%)

Recouvrement
100
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5

95 Limite
tolérance
haute

90

Limite
tolérance
85 basse

Concentration (mg/l)

73
LIMITE DE QUANTIFICATION
. Méthode d'estimation
a) examen visuel du profil d'exactitude
b) calcul de l'intersection des 2 limites (effectué sur le profil d'exactitude représenté en échelle absolue)
. Formules de calcul
1) limite d'acceptabilité supérieure : équation : Z = (1 + l) X
pente : (1+ l)
2) limite de tolérance supérieure : équation : Z = t0 + t1 X
3) l'intersection des 2 droites :
(1 + l) X = t0 + t1 X
ou 1') limite d'acceptabilité inférieure a pour équation : Z = (1 - l) X
2') limite de tolérance supérieure a pour équation : Z = u0 + u1 X
3') l'intersection des 2 droites est :
(1 - l) X = u0 + u1 X
 Soit : X = - t0 / (t1 - (1 + l))

Exemple de la norme
 Dans cette approche, la limite de quantification est estimée, elle n'est pas vérifiée comme dans la norme NF T
90-210.
 Par contre, une méthode d'estimation très complète et très précise est proposée.
74
PILOTAGE DE LA MÉTROLOGIE FRANÇAISE

75
▬ ÉVALUATION DES
INCERTITUDES

76
GÉNÉRALITÉS

77
RÉSULTAT DE MESURE

Ensemble de valeurs attribuées à un mesurande


complété par toute autre information
pertinente disponible

Le résultat de mesure n'est pas une valeur unique,


mais une distribution de valeurs

Probabilité

Incertitude

Incertitude (VIM (§ 2.26)) :


Paramètre non négatif qui caractérise
résultat 1 résultat 2 résultat 3
la dispersion des valeurs attribuées à
un mesurande, à partir des
informations utilisées.
78
COMMENT ÉVALUER L’INCERTITUDE?

PRINCIPAUX FACTEURS D’INFLUENCE


Guide 98-3 : Guide pour
l’expression de l’incertitude de
mesure : Méthodes
Équipements d’essais et
• 4 étapes
• Modèle d’étalonnage
Moyens Méthode
NF ISO 11352 :
• Approche basée sur les
résultats du contrôle qualité et Résultats de
sur des données de validation mesure
• Combinaison d’une estimation
de la fidélité et de l’incertitude Milieu Matière Main-d’œuvre
associée au biais
Installations et Manutention et Personnel
conditions transport des
ambiantes objets d’essai et
d’étalonnage

79
Incertitude de mesure selon la NF ISO 11352

80
PRINCIPES
• Incertitude déterminée pour un ensemble
de résultats de mesures similaires
• Conditions contrôlées
• Mesurande
• Mode opératoire de mesure
• Domaine d’application de la méthode
analytique (matrices, plages de
concentration
• Estimation de l’incertitude basée sur les
résultats du contrôle analytique et les
données de validation qui permettent
d’estimer la fidélité intermédiaire et le biais

Avec :
• uRw : incertitude liée à la fidélité intermédiaire
• ub : incertitude liée au biais
81
EVALUATION DES DONNÉES DE FIDÉLITÉ INTERMÉDIAIRE
ET DU BIAIS

DONNÉES REPRÉSENTATIVES DU :
• Mode opératoire : prise en compte de la totalité du processus
• Fidélité : toutes les conditions de réalisation (opérateurs, appareils…)
• Type de mesure : toutes matrices et interférences

A PARTIR DES DONNÉES DISPONIBLES

82
EVALUATION DE LA FIDÉLITÉ INTERMÉDIAIRE

CARTE DE CONTRÔLE DE L’ÉTENDUE


• Echantillons de contrôle subissant l’intégralité du
processus • Echantillons dopés subissant l’intégralité du processus
• 𝑢𝑅𝑤 = 𝑠𝑅𝑤 avec 𝑠𝑅𝑤 écart-type des résultats QC • Minimum 8 mesures et minimum de 2 répétitions
• Utilisation de solutions étalons comme échantillons de • Etendue relative :
contrôle qualité
• 𝑢𝑅𝑤 = 𝑢𝑅2𝑤 ,é𝑡𝑎𝑙𝑜𝑛 + 𝑢𝑟,é𝑡𝑒𝑛𝑑𝑢𝑒
2
avec
𝑥𝑖,𝑚𝑎𝑥 −𝑥𝑖,𝑚𝑖𝑛
𝑢𝑅𝑤 ,é𝑡𝑎𝑙𝑜𝑛 solution étalon comme échantillon de contrôle qualité • 𝑅𝑗,𝑟𝑒𝑙 =
• 𝑢𝑟,é𝑡𝑒𝑛𝑑𝑢𝑒 carte de contrôle de l′ étendue 𝑥𝑗

• Echantillons de contrôles instables


• J : nombre de séries de mesures
2
• 𝑢𝑅𝑤 = 𝑢𝑟,é𝑡𝑒𝑛𝑑𝑢𝑒 + 𝑢𝑅2𝑤 ,𝑠é𝑟𝑖𝑒𝑠

• 𝑢𝑟,é𝑡𝑒𝑛𝑑𝑢𝑒 carte de contrôle de l′ étendue


𝑅ത 𝑟𝑒𝑙
• 𝑢𝑅𝑤 ,𝑠é𝑟𝑖𝑒𝑠 résultant des variations interséries • 𝑢𝑟,é𝑡𝑒𝑛𝑑𝑢𝑒 =
𝑑2

83
EVALUATION DU BIAIS

DONNÉES DISPONIBLES

• Analyses de matériaux de référence appropriés


• Participation à des comparaisons inter laboratoires
• Etudes de rendement avec des échantillons appropriés

Plusieurs Matériaux de référence Un Matériau de référence


MATÉRIAUX DE RÉFÉRENCE
avec

• Matériaux analysés dans au • uCréf : incertitude moyenne des valeurs de • b : différence entre la valeur moyenne
moins six séries d’analyses référence mesurée et une valeur consensuelle dé
• brms : moyenne quadratique des valeurs
• Estimation fiable : plusieurs individuelles du biais
référence
• sb : écart-type des valeurs mesurées pour le
matériaux de référence • bi : différence entre la valeur moyenne matériau de référence
couvrant le domaine mesurée et la valeur consensuelle de • nM : nombre de mesurages du biais sur le
d’application référence du ième matériau de référence matériau de référence
• nr : nombre de matériaux de référence • uCréf : incertitude sur la valeur de référence
84
EVALUATION DU BIAIS

PARTICIPATION À DES ESSAIS INTER LABORATOIRES


• Bonne estimation de la valeur de référence
• 6 échantillons différents minimum
𝐷𝑟𝑚𝑠 𝑢ത 𝐶𝑟é𝑓
moyenne quadratique des différences incertitude moyenne des valeurs assignés
σ 𝑢𝐶𝑟é𝑓 ,𝑖
𝑢ത 𝐶𝑟é𝑓 =
σ 𝐷𝑖2 𝑛𝑖𝑙𝑐
𝐷𝑟𝑚𝑠 = • Si médiane ou moyenne robuste :
𝑛𝑖𝑙𝑐
𝑠𝑅,𝑖
Avec : 𝑢𝐶𝑟é𝑓 ,𝑖 = 1,25 ×
𝑛𝑝,𝑖
• Di : différence entre le résultat de 𝑠𝑅,𝑖
mesure et la valeur assignée au ième • Si moyenne arithmétique : 𝑢𝐶𝑟é𝑓 ,𝑖 =
𝑛𝑝,𝑖
échantillon Avec :
• nilc : nombre d’échantillons analysés lors • 𝑢𝐶𝑟é𝑓,𝑖 : u de l’échantillon i
d’EIL • SR,i : écart-type de reproductibilité pour échantillon i

85
EVALUATION DU BIAIS

RENDEMENTS

• 6 échantillons différents de la matrice pertinente


2 2
𝑢𝑏 = 𝑏𝑟𝑚𝑠 + 𝑢𝑎𝑗𝑜𝑢𝑡

𝑏𝑟𝑚𝑠 : différence entre le rendement 𝑢𝑎𝑗𝑜𝑢𝑡 : incertitude sur la


observé et le rendement théorique
concentration de l’analyte ajouté
σ 𝑏𝑖2
𝑏𝑟𝑚𝑠 =
𝑛𝑛
• 𝑏𝑖 : différence obtenue pour la
ième étude de rendement
• 𝑛𝑛 : nombre d’études de
rendement

86
L’INCERTITUDE DE MESURE
• Estimation doit être la plus représentative possible
• Plusieurs valeurs pour l’incertitude dans le domaine d’application

L'incertitude élargie s'obtient en multipliant l'incertitude composée par un facteur


d'élargissement k U  ku y  c

La valeur du facteur d'élargissement est choisie sur la base du niveau de confiance requis pour
l'intervalle [y - U, y + U], en général k = 2 (95%)

COMBIEN DE CHIFFRES SIGNIFICATIFS ? 2 chiffres


significatifs

C  118,9 μmol mol  1,2 μmol mol

Pour la valeur numérique du résultat, le dernier chiffre à retenir est celui qui à la même
position que le deuxième chiffre significatif dans l’expression de l’incertitude
87
RÈGLES D’ARRONDISSAGE

L’arrondissage consiste à remplacer un nombre donné par un autre nombre,


appelé le nombre arrondi, sélectionné dans la série des multiples entiers d’un
intervalle d’arrondissage choisi
 Règle 1 : s’il n’y a qu’un seul multiple entier qui soit le plus voisin du nombre
donné, c’est alors ce multiple qui est pris comme nombre arrondi
 Règle 2 : s’il existe deux multiples entiers également voisins du nombre donné, le
multiple de rang pair est choisi comme nombre arrondi
Exemple 1 Exemple 2
Intervalle d’arrondissage 0,1 Intervalle d’arrondissage 0,1
Nombre donné Nombre arrondi Nombre donné Nombre arrondi
12,223 12,2 12,25 12,2
12,251 12,3 12,35 12,4
12,27 12,3

88
EN RÉSUMÉ

Y ± k uc(y) unité (k=2)

4) Noter l ’unité qui est le


symbole de la traçabilité
1) uc(y) arrondie à 2 chiffres significatifs

2) Très souvent k = 2

3) Y arrondi à la même position que uc(y)

89
▬ DOSSIER DE
VALIDATION

90
LES EXIGENCES DE LA NORME ISO / CEI 17025 (§ [Link])

Ainsi qu’une
Le laboratoire doit consigner
déclaration sur
Caractérisation Les résultats obtenus
l’aptitude de la Validation
Le mode opératoire utilisé
méthode à l’emploi
prévu

91
PERSONNEL (§ 6.2.6 NF EN ISO/IEC 17025)

92
FORMALISATION

Méthode :
•Une définition claire et non ambiguë du domaine d ’application
Dossier :
•La liste des caractéristiques utilisées pour définir les
performances (caractéristiques de la méthode)
•Le ou les modes opératoires utilisés pour valider la méthode
•Les résultats techniques des opérations de validationUn dossier
par méthode
Validation :
•Adéquation, déclaration de l’aptitude

1 dossier par méthode

93
94

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