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Importance de l'eau pour la santé

Le livre du Dr F. Batmanghelidj, 'Votre corps réclame de l'eau', souligne l'importance cruciale de l'hydratation pour la santé et l'impact néfaste de la déshydratation chronique sur diverses maladies. L'auteur propose une approche préventive et thérapeutique basée sur la consommation adéquate d'eau, tout en critiquant le modèle médical traditionnel qui néglige ce facteur. Ce texte, basé sur des recherches cliniques, vise à sensibiliser le public à l'importance de l'eau pour le bien-être général.

Transféré par

Herve LEPATIO GOYIM
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Importance de l'eau pour la santé

Le livre du Dr F. Batmanghelidj, 'Votre corps réclame de l'eau', souligne l'importance cruciale de l'hydratation pour la santé et l'impact néfaste de la déshydratation chronique sur diverses maladies. L'auteur propose une approche préventive et thérapeutique basée sur la consommation adéquate d'eau, tout en critiquant le modèle médical traditionnel qui néglige ce facteur. Ce texte, basé sur des recherches cliniques, vise à sensibiliser le public à l'importance de l'eau pour le bien-être général.

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**Voici un ouvrage extrêmement important, mais épuisé depuis trois ans.

En
attendant une nouvelle édition, voici le texte:

Dr F. Batmanghelidj

VOTRE CORPS RÉCLAME DE L'EAU

Effets méconnus de la déshydratation

Traduit par Christian Lecompte et Claude Maréchal

Éditions TROIS FONTAINES

Les Tattes - 74250 Fillinges / France

Table des matières


Cliquez sur un chapitre pour y aller, cliquez sur chaque chapitre pour revenir ici

TABLE DES MATIERES 1

NOTE DE L'AUTEUR 3

AVERTISSEMENT 4

AVANT-PROPOS 5

INTRODUCTION 6
Ne soignez pas la soif avec des médicaments 6

Chapitre 1 7

Pourquoi la médecine ne guérit pas la maladie 7


Les Bases 8
Changer le modèle 10
La source des erreurs en médecine 10

Chapitre 2 12

Le nouveau paradigme 12
La régulation de l'eau aux divers stades de la vie 13
II devrait être clair... 13
Les autres propriétés de l'eau 14
La déshydratation et certaines douleurs chroniques 18

001
Chapitre 3 19

Douleurs dyspepsiques 19
L'estomac et le duodénum 22
Les colites 25
Les fausses douleurs d'appendicite 26

Chapitre 4 26

Rhumatismes articulaires 26
Les douleurs lombaires 29
Les douleurs du cou 30
Les maux de tête 31

Chapitre 5 32

Stress et dépression 32
Les mécanismes compensatoires liés à la déshydratation 33
Endorphines, cortisone, prolactine et vasopressine 33
La déshydratation : le facteur le plus destructeur dans le stress 33
L'alcool 37
Le système de la rénine angiotensine (R.A.) 37

Chapitre 6 40

L'hypertension 40
La déshydratation multiplie les risques d'hypertension 42
La membrane à deux couches 47

Chapitre 7 48

L'excès de cholestérol dans le sang 48


Des témoignages qui incitent à la réflexion 51
Souffrez-vous d'un excès de poids ? 56
Les boissons gazeuses diététiques 59

Chapitre 8 67

L'asthme et les allergies 67

Chapitre 9 68

Aspects métaboliques du stress et de la déshydratation 68


Le diabète non insulino-dépendant 68
Le tryptophane et le diabète 70
Le diabète insulino-dépendant 73
Des idées nouvelles sur le Sida 74
La recherche sur le Sida : quelques révélations 81

Chapitre 10 85

Le plus simple des traitements en médecine 85

002
Guérir des maladies déjà installées 87
La santé publique et nos responsabilités 90
Des économies pour la nation * 91

CONCLUSION 91

BIBLIOGRAPHIE 95

PUBLICATIONS SUPPLÉMENTAIRES 101

A PROPOS DE L'AUTEUR 103


Oui ! Simplement de l’eau ! 107
Tromperie et souffrance humaine ! 110
Note du traducteur : 129
La Guérison Naturelle Par Les Médecines Douces 129

Note de l'auteur
L'information et les recommandations concernant la consommation d'eau présen-
tées ici se fondent sur les qualifications professionnelles, l'expérience person-
nelle ainsi que sur des recherches très rigoureuses exposées dans d'autres pu-
blications de l'auteur.

Que ce soit de manière directe ou indirecte, F. Batmanghelidj ne dispense pas de


conseils médicaux ni ne prescrit le recours à quelque médication que ce soit, pas
plus qu'une quelconque interruption d'un traitement prescrit.

Le but de l'auteur est uniquement d'offrir une information sur l'importance de


l'eau pour la vie ainsi que sur les effets néfastes d'une déshydratation chro-
nique.

Les connaissances ici exposées se fondent sur les découvertes les plus récentes
en micro-anatomie et physiologie moléculaire. L'intention de l'auteur n'est pas
de contrecarrer l'avis sensé d'un médecin traitant. Il est par contre hautement
souhaitable que tout lecteur partage les présentes informations avec son méde-
cin.

L'application des informations et recommandations décrites dans ce livre se fait


aux risques personnels de l'individu.

003
Avertissement

Une des raisons du coût élevé et du caractère complexe de la médecine tient au


fait que la recherche, comme la fabrication de produits pharmaceutiques ainsi
que leur patiente évaluation, ont atteint un coût de plus en plus exorbitant. Pour
relancer la vente de leurs produits, les promoteurs grassement payés présentent
non seulement la panoplie du lancement parfait, les professionnels se voient en-
core offrir des "cadeaux" alléchants pour faire la promotion des médicaments.
Et les patients continuent de les consommer puisqu'ils ne sont pas guéris. Et ils
ne sont pas censés l'être ! La médecine n'en est plus à une contradiction près.
Ses percées technologiques ne sont possibles que grâce à une production de
"gadgets". Voilà qui vient encore alimenter les coûts de la santé. Les hôpitaux
universitaires et institutions de recherche dépendent lourdement des fonds ve-
nus de l'aile industrielle du système de santé publique.

Trouver les fonds nécessaires à une évaluation des vertus médicinales de l'eau -
le sujet même de ce livre - ne semble ni chose facile, ni à portée de main. Et
même si des fonds pouvaient être dégagés, la recherche dans ce domaine semble
bien trop peu séduisante pour ces centres reconnus au plan national, leurs admi-
nistrateurs ayant reçu une formation pharmaceutique traditionnelle. Toutefois,
votre témoignage sur les bienfaits de l'eau utilisée comme "remède" dans des
contextes médicaux très divers peut convaincre les cliniciens à l'intérieur du
système de santé et les aider à changer leur approche des "rituels de traite-
ment". La méthode courante de la mise à l'essai, doublement abandonnée au ha-
sard et à sa cécité, ne convient qu'à l'évaluation comparative d'un produit chi-
mique en compétition avec un autre, moins connu. Cette méthode n'est en rien
appropriée à l'évaluation clinique des vertus médicinales de l'eau dans un corps
humain chroniquement déshydraté, en particulier quand on a traditionnellement
tenu ces "états de déshydratation changeants" pour des maladies.

Cet ouvrage est un condensé de mes découvertes au terme de 12 ans de re-


cherches cliniques et scientifiques. Elles ont été publiées dans des articles
scientifiques et présentées dans des conférences. S'il fallait refaire mes re-
cherches dans le cadre du système de santé publique - si tant est qu'on choisisse
seulement de le faire - il faudrait compter une décennie ou deux et plusieurs
centaines de milliers de dollars, rien que pour confirmer que c'est la déshydrata-
tion chronique qui est la cause et la racine de nombreuses maladies que l'on ren-
contre dans la médecine d'aujourd'hui.

Il ne vous faut guère attendre si longtemps et vous n'avez pas besoin d'une or-
donnance pour recourir à l'eau comme seul traitement à la fois capable de soi-
gner la déshydratation et de prévenir ses graves complications. Vous pouvez

004
faire l'économie de nombreuses dépenses et angoisses face à la menace de la
maladie en accordant aux constants besoins en eau de votre corps une plus
grande attention.

Robert Sanders est un profane éclairé. Il a recensé un ensemble de signes per-


mettant d'identifier la déshydratation, et il est à même d'aider les gens à sur-
veiller leur consommation quotidienne d'eau à toutes les étapes de leur vie. Il
partage ses réflexions avec vous dans l'avant-propos.

Lisez ce livre avec l'ouverture d'esprit requise et la volonté de saisir son conte-
nu et vous comprendrez l'importance de l'eau pour votre corps.

F. Batmanghelidj, Docteur en Médecine

Avant-propos

C'est au début de l'année 1990 que j'entendis parler pour la première fois des
idées du Dr Batmanghelidj. La déshydratation chronique provoque des maladies
majeures. Quelle percée ! Bien que je sois sans formation médicale, F. Bat-
manghelidj m'enseigna très vite comment discerner le besoin de huit verres
d'eau, un verre de jus d'orange, un peu de sel, quelques protéines équilibrées et
une promenade quotidienne, pour traiter les maladies chroniques et prévenir
presque toute plainte médicale. Je partage l'idée de cette nécessaire ingestion
d'eau avec quasiment tous ceux que je rencontre. Introduire un changement dé-
cisif dans leurs vies ne prend à peu près que trois minutes. Grâce aux conseils du
Dr Batmanghelidj, j'ai pu transmettre et partager cette information et en aider
plus d'un. Je me suis fait de nombreux amis qui m'accordent leur respect en
prime. De sérieuses affections, reliées par les cliniciens à des causes inconnues
et déclarées sans traitement disponible, ont pu être soignées par l'eau là où les
malades ont été disposés à suivre les prescriptions. Depuis mon initiation à cet
important problème, je me suis offert en autodidacte des connaissances fonda-
mentales en biologie et en physiologie.

J'ai également appris à discerner les signes extérieurs de la déshydratation


chez les gens. Vous commencerez donc à percevoir les chemins que d'autres, y
compris des professionnels, ne remarquent pas. C'est un processus simple et
pourtant ignoré par presque tout le monde.

A travers les articles publiés par F. Batmanghelidj, j'ai appris à prévoir ce qui
attend les personnes qui ne se plaignent que peu ou pas du tout, mais refusent
d'observer ces règles de base. Lorsqu’il m’arrive de partager mes expériences, je

005
n'essaie pas de polémiquer ou de convaincre. Je consacre plutôt mon temps à
ceux qui sont intéressés par un savoir nouveau et important.

En lisant ce livre, vous constaterez que le Dr Batmanghelidj a soigneusement


traduit les rapports complexes de nos systèmes en un langage intelligible et non
technique. C'est un grand pédagogue animé par le désir de partager ses connais-
sances avec tout le monde. N'hésitez pas à lui envoyer le récit de vos expé-
riences.

Robert T. Sanders

Colonel retraité des Forces Aériennes de réserve des États-Unis

Introduction
Ne soignez pas la soif avec des médicaments

En décembre 1990, le Dr Sullivan, secrétaire des Services de Santé et d'Assis-


tance Sociale, fit état d'une augmentation de 11% des coûts de la santé du pays.
On estime généralement que ce coût atteindra la somme vertigineuse de 1,6 bil-
lions de dollars vers l'an 2000 aux États-Unis, et qu'il absorbera 28% du Produit
National Brut en 2010. Aucune solution, bien évidemment, ne pointe à l'horizon.

Cette situation n'est pas condamnée à devenir aussi désespérante qu'elle en a


l'air. Des observations cliniques très étendues, consacrées aux douleurs dyspep-
siques, ainsi que des recherches sur l'évaluation physiologique de douleurs chro-
niques, montrent qu'il existe une solution scientifique simple et fondamentale au
problème de la santé publique dans tous les pays progressistes. Pour qu'émerge
la solution exposée ici, il suffira d'un esprit ouvert, capable de repenser la pra-
tique de la médecine clinique. Donner fondamentalement à comprendre la cause
et la racine des maux dans ce qui suit invitera, espérons-le, à une approche phy-
siologique préventive de certains problèmes de santé particuliers à l'homme.
Quand la solution évidente, simple et claire, sera portée à l'attention du public,
une transformation du système de santé s'ensuivra automatiquement

En appliquant un savoir révolutionnaire récent, on ne parviendra pas seulement à


prévenir certaines maladies, on pourra encore offrir des remèdes capables de
vaincre certaines maladies majeures.

"En général, on ne présente pas une vérité scientifique nouvelle de manière à


convaincre ses opposants. Ceux-ci disparaissent plutôt, et une génération mon-
tante se familiarise dès le départ avec la vérité. "

006
Max Planck

Chapitre 1

Pourquoi la médecine ne guérit pas la maladie

Dans cet ouvrage, nous examinerons le rôle de l'eau dans l'organisme et nous
verrons qu'une compréhension sommaire du problème suffit pour transformer
les besoins médicaux de l'humanité. Nous apprendrons comment une médecine
préventive peut devenir l'approche la plus essentielle de la santé de n'importe
quelle société.

Le héros de ce livre est l’eau. Ne perdons jamais de vue que l'eau est la subs-
tance première et l'agent conducteur dans les métabolismes qui ont lieu dans le
corps humain. Nous examinerons quelques états qui accompagnent certaines pa-
thologies, toujours le rôle primordial de l'eau à l'esprit. Nous exposerons le pro-
blème du manque d'eau par rapport à des situations physiologiques susceptibles
de dégénérer en maladies.

Dans les maladies examinées, il faudra avant tout exclure le possible


dérèglement du métabolisme de l'eau avant d'envisager que ces affec-
tions puissent être causées par d'autres processus. C'est là le vrai sens d'une
approche préventive. Face à l'irruption de la maladie, nous devrions d'abord ex-
clure les causes les plus simples et ne penser ensuite qu'aux plus compliquées. La
vérité toute simple est que la déshydratation peut entraîner la maladie.

Chacun sait que l'eau est "bonne" pour le corps, pourquoi alors ignorer qu'elle est
essentielle à son bien-être ? Nous ne savons pas ce qui arrive à l'organisme lors-
qu'il manque d'eau.

Prévenir et traiter les maladies générées par la déshydratation ne peut se faire


que par une consommation d'eau à un rythme régulier. Nous examinerons pour-
quoi, dans la majorité des cas, les affections relevées doivent être interprétées
comme désordres dus à la déshydratation. Si, par une simple ingestion d'eau sup-
plémentaire donnée et quotidienne, vous pouvez améliorer votre état, il est inu-
tile de vous faire du souci. Si, après avoir ajusté votre alimentation aux besoins
diététiques de votre corps, un problème de santé persistait, vous devriez faire
appel à un spécialiste. Nous offrons ici le savoir nécessaire à une prévention et à
une guérison des maladies de déshydratation.

007
A la fin de l'ouvrage, lorsque la relation entre déshydratation chronique et appa-
rition de l'affection sera claire, nous fournirons des informations sur la correc-
tion nécessaire de la consommation quotidienne d'eau. Nous les compléterons par
quelques conseils diététiques pour prévenir les maladies de déshydratation, ou
les guérir là où elles n'ont pas atteint un stade irréversible.

Les Bases

Lorsque les précurseurs de l'homme se sont séparés des espèces qui vivent dans
l'eau, ils ont conservé leur dépendance à l'égard des propriétés vitales de l'eau.
Le rôle que joue cet élément dans le corps des espèces vivantes, y compris dans
celui de l'homme, n'a guère changé depuis la première création de la vie dans
l'eau salée et ses adaptations ultérieures à l'eau douce.

Quand la vie sur la terre prit forme, au-delà de la proximité immédiate des res-
sources aquatiques (et au-delà de la vie amphibie) - quand commença l'aventure
contraignante par-delà les frontières connues - un système de préservation
d'eau, progressivement perfectionné par la suite, dut être créé pour que l'es-
pèce puisse se développer. Ce processus d'adaptation à une déshydratation tran-
sitoire devint un mécanisme bien établi et désormais héréditaire dans le corps
humain, une infrastructure toujours présente pour tous les systèmes actifs à
l'intérieur de l'organisme.

Dans l'homme d'aujourd'hui, c'est avec la même traduction physiologique qu'à


l'époque des espèces primitives que l'on retrouve exactement le même processus
de rationnement des réserves d'eau. La triste perspective d'un approvisionne-
ment futur limité relève de la responsabilité d'un système complexe. Ce proces-
sus de rationnement et de distribution d'eau demeure opératoire jusqu'à ce que
le corps ait reçu des signaux clairs et nets, l'informant qu'il a obtenu la provision
d'eau adéquate.

Un des processus incontournables dans ce rationnement d'eau est la "cruauté


parfaite" avec laquelle certaines fonctions sont surveillées pour qu'une structure
ne reçoive pas plus que la quantité prédéterminée. Ceci est vrai pour tous les or-
ganes du corps. A l'intérieur de ces systèmes complexes, la fonction cérébrale
s'accorde une priorité absolue sur toutes les autres parties. Le cerveau repré-
sente l/50ième du poids total du corps, mais reçoit 18 à 20% de la circulation
sanguine. Quand les "contrôleurs de la ration" chargés de la régulation et de la
distribution des réserves de liquide s'activent, ils émettent leurs propres si-
gnaux d'alarme pour montrer qu'une zone précise manque d'eau, tout comme le

008
radiateur d'une voiture lâche de la vapeur quand le système de refroidissement
n'arrive plus à remplir sa fonction.

S'imaginer que le thé, le café, l'alcool et les boissons industrielles sont des
substituts corrects aux besoins en eau pure et naturelle de l'organisme quoti-
diennement stressé est une erreur élémentaire. Il est vrai que ces boissons con-
tiennent de l'eau, mais leurs autres ingrédients sont des agents déshydratants.
Ces derniers se débarrassent de l'eau dans laquelle ils sont dissous et puisent
ensuite dans les réserves du corps ! Le mode de vie moderne nous rend dépen-
dants de toutes sortes de breuvages industriels.

On n'enseigne plus aux enfants à boire de l'eau ; ils dépendent d'eaux gazeuses
bicarbonatées et de jus. Il y a là une restriction qui frappe les besoins d'eau de
notre organisme et que l'on s'impose à soi-même. En règle générale, il n'est
guère possible de consommer des boissons industrielles pour satisfaire pleine-
ment les besoins hydriques du corps. Parallèlement, une préférence gustative
cultivée pour ces sodas réduira automatiquement l'envie spontanée de boire de
l'eau quand les sodas ne sont pas à portée de main.

Parmi les praticiens du corps médical, il est courant de ne pas être conscient des
nombreux rôles de l'eau dans l'organisme. Parce que la déshydratation entraîne
la perte de certaines fonctions, on a interprété les divers signaux envoyés par
les régulateurs de la distribution d'eau, au cours de déshydratations sérieuses
et durables, comme des indicateurs de pathologies inconnues. Voilà la plus fon-
damentale des erreurs, responsable du fourvoiement de la médecine clinique. Elle
a empêché des praticiens d'être à même de conseiller des mesures préventives
ou d'offrir de simples traitements physiologiques, capables de guérir certaines
maladies majeures.

Dès l'apparition de ces signaux, on devrait offrir au corps l'eau destinée à son
bon fonctionnement. Mais on a enseigné aux médecins à faire taire ces signaux à
l'aide de produits chimiques, sans qu'ils comprennent clairement le sens de cette
erreur. Alors que les divers signaux émis par les régulateurs d'eau sont des indi-
cateurs de soif et de sécheresse locales du corps - qu'une ingestion d'eau peut
d'emblée éliminer - or\ les traite en recourant à des produits chimiques jusqu'à
ce qu'une pathologie s'installe.

L'erreur qui consiste à supprimer les différents signaux de manque avec des
produits chimiques se fait au détriment des cellules de l'organisme. La déshy-
dratation chronique a également un impact dommageable et permanent sur la
descendance future de la personne.

009
J'éprouve un réel plaisir à partager avec vous un savoir qui constitue une percée
en médecine, une nouveauté qui peut profiter à toute personne susceptible de
tomber malade, et en particulier aux aînés. C'est un changement de modèle dans
la science humaine appliquée, appelé à simplifier la pratique médicale dans le
monde entier. Le résultat immédiat de cette découverte sera un pas décisif vers
le bien-être de l'humanité. Il réduira aussi les coûts associés à l'irruption de la
maladie.

Changer le modèle

Qu'est-ce qu'un modèle et comment en change-t-on ? Un modèle, ou paradigme,


est la conception la plus fondamentale sur laquelle un savoir nouveau se construit.
Ainsi, par exemple, la conception ancienne de la terre la représentait plate. La
découverte de sa rondeur est aujourd'hui le modèle ou paradigme fondamental à
partir duquel on dessine toutes les cartes, construit les globes, identifie les
étoiles du firmament, calcule les voyages spatiaux. L'ancien modèle de la terre
était donc inexact. C'est la conception correcte d'une terre sphérique qui a per-
mis des percées dans de nombreux domaines scientifiques. Ce changement a été
fondamental pour notre progrès.

Le saut conceptuel d'un modèle à un autre et les transformations qu'il entraîne


ne se font pas facilement. Adopter un modèle ou paradigme nouveau et fonda-
mentalement significatif en matière médicale est plus difficile encore, même si
son résultat est hautement souhaitable et désespérément attendu par la société.

La source des erreurs en médecine

Le corps humain est composé de 25% de matière solide (soluté) et de 75% d'eau
(solvant). Les tissus cérébraux se composeraient à 85% d'eau. Parce que certains
paramètres scientifiques et de très vastes connaissances chimiques étaient déjà
bien établis quand débutèrent les explorations du corps et de ses fonctions, on
décrétait que les conceptions développées en chimie devaient automatiquement
s'appliquer à la composition des corps dissous de l'organisme humain.

On tint alors pour acquis que ces corps, leur composition et leur interaction,
étaient le fondement moteur de toutes les fonctions de l'organisme. Par consé-
quent, lors des premières recherches sur le corps humain, l'eau contenue dans le
corps passait pour n'agir qu'en tant que solvant, créateur de volume et moyen de
transport. Cette vision était bien celle générée par les expérimentations en
éprouvettes des laboratoires de chimie. On n'attribua aucune autre propriété
fonctionnelle au solvant. Il en résulte que la compréhension fondamentale qui
prévaut dans la médecine scientifique d'aujourd'hui - hantée d'un programme

010
éducatif directement issu du passé - considère les corps dissous comme des ré-
gulateurs et l'eau uniquement comme un solvant et un moyen de transport. Le
corps est ainsi réduit à n'être qu'une énorme "éprouvette" pleine de solides de
nature différente et son eau qu'un "matériel de remplissage" chimiquement insi-
gnifiant.

En science, on est parti de la supposition que les corps dissous (substances qui
sont dissoutes ou portées dans le sang et le sérum du corps) règlent toutes les
activités organiques ; y compris l'ingestion d'eau qu'on tient pour harmonieuse-
ment réglée. On le suppose puisque l'eau, gratuite, est accessible à volonté... et
le corps ne va quand même pas se priver d'une chose disponible !

Fort de cette hypothèse erronée, l'ensemble de la recherche s'est concentrée


sur l'identification de toute substance particulière pouvant être incriminée
comme responsable d'une maladie. Aussi, toutes les possibles et suspectes fluc-
tuations et variations de ces éléments ont été testées sans que n'émerge une
solution capable de résoudre l'énigme d'une seule maladie. Tous les traitements
sont par conséquent palliatifs et aucun ne semble curatif (à l'exception des anti-
biotiques capables de mettre fin à des infections bactériennes). On ne guérit pas
l'hypertension ; on la traite toute une vie durant. On ne guérit pas l'asthme ; les
inhalateurs sont les inséparables compagnons des affligés. On ne guérit pas l'ul-
cère gastroduodénal ; le malade doit en permanence garder des antiacides à por-
tée de main. On ne guérit pas l'allergie ; la victime est à jamais dépendante de
médicaments, etc.

Cette hypothèse minorant le rôle de l'eau a engendré l'habitude de considérer la


"bouche sèche" comme le signe unique de la déshydratation. Lorsque la "bouche
n'est plus sèche", on croit l'équilibre rétabli. Ceci est un point de vue erroné et
absurde, générateur de confusion en médecine et entièrement responsable de
l'insuccès que rencontre la recherche en médecine préventive, laquelle n 'a tou-
jours pas trouvé de solutions durables à l'irruption de maladies dans l'organisme,
et ceci malgré l'énormité des sommes investies.

J'ai publié un compte rendu de mes observations cliniques portant sur plus de
3000 personnes, souffrants d'un ulcère de l'estomac, que j'ai traitées unique-
ment par l'eau. Pour la première fois en médecine, j'ai pu constater que cette
affection classique réagissait fortement à l'eau. Cliniquement, il est devenu évi-
dent que cette maladie évoque un syndrome de déshydratation. Soumis aux
mêmes paramètres environnementaux et cliniques, d'autres pathologies semblè-
rent répondre tout aussi spontanément à l'eau. Au travers d'observations cli-
niques, des recherches étendues ont prouvé que le corps émet une grande varié-

011
té de signaux de soif : des systèmes d'alarme intégrés se chargent de la régula-
tion de l'eau disponible en période de déshydratation.

Conjuguée avec mes recherches livresques, ma recherche clinique a montré que si


l'on veut vaincre la maladie, on doit changer le modèle qui a présidé jusqu'à ce
jour à la recherche médicale. Il est devenu clair que la pratique de la médecine
clinique se base sur de fausses hypothèses et des prémisses inexactes. Sinon,
comment pourrait-on passer à côté d'un système d'alarme signalant la perturba-
tion du métabolisme de l'eau, ou l'ignorer si longtemps de manière aussi fla-
grante ? A l'heure actuelle, la sensation de bouche sèche constitue le seul et
unique signe reconnu de déshydratation du corps. Or, celui-ci est le dernier signe
perceptible de déshydratation extrême. Le dommage s'opère par un manque
d'eau persistant qui ne se signale pas forcément par la sensation de bouche
sèche.

Chapitre 2

Le nouveau paradigme

C'est le solvant - l'eau - qui est chargé de la régulation de toutes les fonctions
organiques, y compris de l'activité des corps qui s'y trouvent dissous. Les per-
turbations du métabolisme de l'eau (le métabolisme du solvant) produisent une
gamme de signaux qui indiquent une déficience dans les fonctions associées à la
régulation des provisions d'eau (le rationnement).

A l'intérieur de ce cadre conceptuel, et puisque l'ingestion et la distribution


d'eau prennent une importance capitale, si les systèmes de régulation par neuro-
transmetteurs (l'histamine et ses agents subordonnés) deviennent excessive-
ment actifs, il faut en déduire qu'ils se trouvent de plus en plus engagés dans la
régulation des besoins d'eau du corps. Leur action ne devrait pas être continuel-
lement bloquée par l'usage de médicaments ; ils doivent remplir leur rôle et leurs
fonctions en recevant suffisamment d'eau.

J'ai soutenu ces mêmes thèses devant une assemblée de scientifiques venus du
monde entier à Monte Carlo, en 1989, à l'occasion d'une conférence sur le thème
de l'inflammation, les analgésiques et les modulateurs de l'immunité. Le modèle
nouveau permet d'incorporer la quatrième dimension, le temps, dans la recherche
scientifique. Il permettra de comprendre l'effet néfaste que produit aujour-
d'hui une déshydratation installée depuis longtemps. Il rendra possible de pré-
voir les événements qui conduiront à des pathologies futures. Il transformera
l'actuelle approche et ses "traitements à coup de tirs dans le tas aveugle sur les
symptômes" en une pratique médicale qui soit un art d'une précision scientifique

012
; il rendra les préventions possibles. Il réduira les coûts des soins tant pour les
individus que pour toute société en favorisant le mieux-être.

La régulation de l'eau aux divers stades de la vie

La régulation de l'eau dans le corps compte trois stades temporels différents.


Le premier, au cours de la vie intra-utérine, concerne l'embryon, puis le fœtus ;
le second, la phase de croissance, jusqu'à ce que taille et corpulence définitives
aient été atteintes (approximativement entre 18 et 25 ans) ; le troisième
s'étend sur toute la période adulte jusqu'au décès.

Au cours de l'expansion cellulaire intra-utérine, c'est la mère qui doit procurer


l'eau nécessaire à la croissance des cellules de l'enfant. Toutefois, c'est le fœ-
tus qui semble responsable du système de commande chargé de l'ingestion d'eau
par la mère. Le tout premier indicateur des besoins d'eau tant du fœtus que de
la mère semble être le fameux malaise du petit matin, pendant la première phase
de la grossesse.

EAU ORGANIQUE ET ÂGE

40 Années de Vie

EAU Influence style de vie thé, café, alcool Ingestion d'eau et sensations de
soif

II devrait être clair...

Il est de plus en plus évident qu'en raison de la disparition progressive de la sen-


sation de soif, notre corps est de plus en plus soumis à une déshydratation chro-
nique, et ce dès le début de l'âge adulte. Plus on avance en âge, plus le contenu en
eau des cellules s'amenuise, au point que le rapport entre le volume de l'eau à
l'intérieur des cellules et celui à l'extérieur des cellules passe de 1.1 à 0.8 (voir
l'illustration 2). Il y a là un changement drastique. Puisque l'eau ingérée approvi-
sionne la fonction cellulaire, la diminution de son apport quotidien affecte l'effi-
cacité de l'activité cellulaire.

Il s'ensuit une déshydratation chronique, entraînant des symptômes patholo-


giques lorsqu'on ne comprend pas les autres signaux de déshydratation. C'est le

013
cas aujourd'hui, dans la mesure où l'on traite ces signaux comme anormaux en
leur répondant à coup de médicaments. .

Le corps humain peut être déshydraté alors même que l'eau abonde. Les humains
semblent perdre leur sensation de soif et, ne reconnaissant plus leurs besoins en
eau, deviennent progressivement et chroniquement déshydratés en vieillissant.
L'idée que lorsque la soif commande une ingestion d'eau urgente, on peut lui
substituer du thé, du café ou des boissons alcoolisées, vient ajouter à la confu-
sion.

20 30 40 50 60 70 80 ANS

Illustration 2 : Une perte progressive et constante de la sensation de soif ainsi


qu'une consommation d'eau insuffisante altèrent la proportion existante entre la
quantité d'eau à l'intérieur de la cellule et celle à l'extérieur de la cellule. L'eau
ingérée maintient le volume d'eau en équilibre et le sel que nous mangeons main-
tient le volume d'eau à l'extérieur des cellules stable et en circulation. EIC : eau
intracellulaire, EEC : eau extracellulaire.

La sensation de bouche sèche est le tout dernier signe de déshydratation. Le


corps peut souffrir d'un manque d'eau même quand la bouche est relativement
humide. Pire : chez les personnes âgées, la bouche peut être manifestement
sèche sans qu'elles ne prennent conscience de leur soif, sans qu’elles la satisfas-
sent.

Les autres propriétés de l'eau

La recherche scientifique montre que l'eau n'est pas seulement un solvant et un


moyen de transport, mais qu'elle possède de nombreuses autres propriétés. Elle
assume une fonction hydrolytique essentielle et fermement établie dans tous les
aspects du métabolisme : l'hydrolyse et ses réactions chimiques. Au niveau de la
membrane cellulaire, le courant d'eau produit par l'osmose peut générer de
l’énergie hydroélectrique (gradient de voltage) qui est stockée sous forme d'ATP
(Adénosine Tri Phosphate) et utilisée pour des échanges d'éléments, en particu-
lier pour la neurotransmission.

014
L'ATP est un réservoir et une source d'énergie au niveau cellulaire. L'énergie
que l'eau génère participe à sa fabrication à partir de l'AMP (Adénosine Mono
Phosphate). L'eau apporte également un modèle structurel particulier qui semble
être utilisé comme adhésif pour l'architecture de la cellule.

Les produits fabriqués dans les cellules cérébrales sont transportés jusqu'à leur
destination, les terminaisons nerveuses, qui transmettent les messages véhiculés
par les "voies d'eau". Ces minuscules voies ou micro courants qui font "flotter"
les matières empaquetées le long de lignes directrices appelées microtubules
(voir illustration 3) semblent exister le long des nerfs.

Nerf vu en coupe

Neurones (fibres nerveuses)

Neurone

"Un véritable fil de téléphone"

Microtubules

Zone de drainage hydrique

Vésicules de neurotransmetteurs

Zones à faible viscosité en périphérie des microtubules

015
Protéine de transport

Microtubules en forme de "monorail" : chaîne d'eau de proximité

Illustration 3 : Représentation schématique d'une fibre nerveuse et du système


de transport "fluvial" longeant les microtubules qui agissent comme des conduits
de drainage et créent des zones de viscosité moindre en aspirant de l'eau préle-
vée sur les zones environnantes.

Les protéines et les enzymes fonctionnent plus efficacement dans des solutions
à viscosité basse ; ceci se vérifie au niveau de tous les récepteurs des mem-
branes cellulaires. L'activité des protéines et enzymes est moins importante
dans les solutions plus concentrées, à plus haute viscosité (état déshydraté). Il
en résulte que l'eau elle-même est chargée de la régulation de toutes les fonc-
tions du corps, y compris de l'activité des solides qu'elle fait circuler. Le nou-
veau paradigme "L'eau, le solvant du corps, règle toutes les fonctions, y compris
l'activité des solides qu’elle dissout et véhicule ", devrait devenir la base concep-
tuelle de toute approche médicale nouvelle.

Quand le corps est déshydraté, il s'établit non seulement un système tendant à


supprimer toute sortie d'eau, mais conformément à un programme prioritaire
prédéterminé, un système de rationnement et de distribution de l'eau disponible
est déclenché, assurant une véritable gestion de la sécheresse.

Il est à présent clair que le système neurotransmetteur, fonctionnant pour et


par Histamine, s'active et initie ses systèmes subordonnés qui incitent à l'inges-
tion d'eau et redistribuent le volume des liquides en circulation. Ces systèmes
utilisent de la vasopressine (ou hormone antidiurétique), du système rénine an-
giotensine (RA) et des prostaglandines (PG) comme agents intermédiaires. Rappe-
lons-nous que le corps ne dispose pas d'une réserve d'eau illimitée, mais qu'il ré-
partit l'eau disponible grâce à un système de distribution prioritaire.

On a montré que chez les espèces amphibies, les réserves d'histamine et de ses
précurseurs sont minimales. Chez ces espèces, la génération d'histamine est très
rapide dès que l'animal est déshydraté.

Pour la régulation de l'eau chez les animaux déshydratés, la gestion de la séche-


resse consiste en un accroissement proportionnel de la production et du stoc-
kage de l'histamine neurotransmettrice. Quand ils entrent en contact avec les
nerfs transmetteurs de la douleur (tact nociceptif), l'histamine et ses régula-
teurs subordonnés aux besoins d'eau, les prostaglandines, quinines et FAP (fac-

016
teur activateur des plaquettes, un autre agent associé à l'histamine) causent
également de la douleur.

Deux faits majeurs négligés jusqu'ici découlent du changement de vision exposé


ci-dessus.

Le premier est que le corps peut se déshydrater au fur et à mesure que nous
vieillissons, en même temps qu'il minimise la sensation de bouche sèche comme
unique indicateur de soif.

Le second est que l'on devrait interpréter les douleurs chroniques causées par
l'hypersécrétion d'histamine neurotransmettrice et de ses régulateurs subor-
donnés comme l'un des nombreux signaux du manque d'eau dans le corps.

Ce changement de modèle peut dès à présent rendre possible l'identification des


nombreux signaux associés à la déshydratation générale ou locale du corps.

Ainsi, les douleurs chroniques qu'on ne peut aisément identifier comme blessures
ou infections doivent avant et par-dessus tout être interprétées comme signaux
de déshydratation dans les régions corporelles où elles surgissent, comme une
soif locale, avant d'imposer au patient un autre traitement.

Dans le cas contraire, des complications se produiront sans aucun doute en cours
de traitement. Il n'est que trop tentant et facile de considérer ces signaux
comme ceux d'une maladie grave en cours de développement et de tenter de la
soigner par des traitements compliqués. Là où l'eau soulagerait par elle-même la
douleur, on risque de mettre en route des investigations contraignantes et pé-
nibles pour établir un diagnostic, et même d'imposer des médicaments au malade.
Il est de la responsabilité tant du patient que du médecin d'être conscient des
dégâts qu’une déshydratation chronique peut causer dans le corps humain.

Les douleurs chroniques comprennent les douleurs dyspepsiques, rhumatismales


et arthritiques, l'angine, les douleurs cardiaques liées à l'effort, les douleurs
dorsales, les douleurs de marche des membres inférieurs, la migraine et les maux
de tête tenaces. Notre "changement de vision" implique de traiter ces douleurs
par un ajustement constant des besoins en eau, au moins deux litres et demi par
24 heures. Il faut tester ce traitement pendant plusieurs jours avant de recou-
rir éventuellement à l'usage traditionnel d'analgésiques ou autres médicaments,
tels que antihistaminiques ou antiacides, avant que des dégâts locaux ou géné-
raux ne provoquent une maladie irréversible. Ceux qui souffrent depuis plusieurs
années doivent s'assurer que leurs reins sont capables de produire assez d'urine
pour éviter une rétention d'eau. Normalement, la production d'urine est propor-
tionnelle à la quantité de liquide ingéré.

017
La déshydratation et certaines douleurs chroniques

MANQUE D'APPROVISIONNEMENT EN EAU

Cerveau

Régulation générale "histamine"

Pratiquement tous les analgésiques suppriment cette connexion

Régulateurs subordonnés "prostaglandines" et "quinines"

SIGNAL DE DOULEUR Signal de déshydratation

- Dyspepsie (brûlures et aigreurs d'estomac)

- Douleurs rhumatismales

- Douleurs dorsales

- Angines

- Douleurs cardiaques

- Maux de tête

- Douleurs des jambes lors de la marche

Illustration 4 : La sensation de douleur est issue de deux composantes : la pre-


mière est enregistrée par le système nerveux local, la seconde par le système
nerveux central. Lorsqu'elle est à son début, les analgésiques peuvent soulager la
douleur localement enregistrée. Mais passé un certain seuil, le cerveau centralise
sa surveillance et sa perpétuation jusqu'à ce que le corps soit réhydraté.

La compréhension de l'approche physiologique du métabolisme de l'eau ainsi que


des signaux d'alarme que produit le corps lorsqu'il est chroniquement et grave-
ment déshydraté, résoudra un problème fondamental et majeur de l'étiologie
des maladies dans la médecine "scientifique" moderne. Cette connaissance nou-
velle dénonce le recours à long terme aux analgésiques qui, dans les conditions
d'affections classiques exposées plus haut, réduisent au silence les signaux de
déshydratation émis par le corps au détriment de son bien-être.

018
Les analgésiques peuvent entraîner des effets secondaires désastreux, en plus
des dégâts causés par la déshydratation. De plus, celle-ci se poursuit dans la me-
sure où on l'a réduite au silence, sans chercher la cause des douleurs. Les anal-
gésiques provoquent aussi très souvent des saignements gastro-intestinaux. Plu-
sieurs milliers de personnes meurent chaque année des complications dues à
l'administration répétée d'analgésiques.

Les scientifiques qui s'intéressent au problème de la douleur ont déjà accès aux
prolégomènes des vues exposées plus haut. L'intention du présent résumé est
d'offrir au public une information préliminaire sur une véritable révolution médi-
cale qui pourra produire des "miracles" dans la pratique future de la médecine
clinique et résoudre de nombreux problèmes. De plus, elle pourra générer des
économies substantielles sur les coûts de la santé publique.

Dès que le corps médical adoptera cette approche, la pratique actuelle de la mé-
decine disparaîtra au profit d'une approche préventive. Dans une plus large me-
sure encore, on pourra, bien avant que ne s'installe une pathologie irréversible,
stopper des maladies à leurs débuts par de simples traitements fondés sur la
physiologie.

Chapitre 3

Douleurs dyspepsiques

Les douleurs dyspepsiques constituent le plus important signal d'alerte indiquant


la déshydratation. Elles peuvent survenir à tous les âges de la vie.

Parmi les douleurs dyspepsiques, la gastrite, la duodénite et les brûlures d'esto-


mac devraient être traitées uniquement par un accroissement de l'ingestion
d'eau. Lorsqu'une (ou plusieurs) ulcération s'y associe (nt), il faudrait de plus
reconsidérer l'alimentation quotidienne pour accélérer la réparation du site ulcé-
reux.

Généralement, on estime que parmi les dyspepsiques, 12% développent un ulcère


du duodénum au bout de six ans, 30% après 10 ans et 40% après 27 ans. Ces dou-
leurs sont d'une signification capitale, bien que l'on ne reconnaisse leur impor-
tance qu'une fois l'ulcération constatée par l'examen endoscopique. La pratique
médicale semble être devenue une discipline visuelle alors qu'elle fut autrefois
un art de perception et de réflexion.

C'est la douleur liée à ces affections, classifiées comme différentes, qui force le
malade à consulter un médecin dont il reçoit à présent toute l'attention, même si

019
divers jargons s'attachent à décrire les paramètres locaux que l'endoscope ré-
vèle. Le facteur commun fondamental de ces affections est la déshydratation qui
provoque les modifications locales tissulaires constatées.

Qu'est-ce qui peut m'autoriser à soutenir une thèse aussi hardie ? J'ai soigné
avec uniquement de l'eau plus de 3000 personnes souffrant de douleurs dyspep-
siques. Toutes ont réagi positivement à une augmentation de leur ingestion d'eau,
et leurs lésions cliniques associées à la douleur ont aussi disparu. Le compte ren-
du des résultats de ce traitement nouveau fut publié dans l'éditorial du Journal
of Clinical Gastroenterology de juin 1983.

L'un des nombreux patients ainsi traité mérite un intérêt particulier qui prouve
qu'à partir d'un certain seuil de déshydratation, aucune médication autre que
l'eau n'est efficace.

Cet homme d'environ 25 ans souffrait d'un ulcère peptique depuis des années
lorsque je le rencontrai en pleine crise. On l'avait soumis aux examens classiques
et le diagnostic posé était "ulcère duodénal". On lui avait prescrit des antiacides
et des cimétidines. Ces dernières sont des médicaments très puissants qui blo-
quent l'action de l'histamine au niveau des récepteurs du "second" type, ceux
qu'on appelle en général "récepteurs" dans le corps, et dans le cas présent, ré-
cepteurs d'histamine 2 ou H2. Certaines cellules de l'estomac productrices
d'acide leur sont très sensibles, ainsi, hélas, que beaucoup d'autres qui ne pro-
duisent aucun acide. C'est la raison pour laquelle cette médication a nombre
d'effets secondaires (y compris l'impuissance chez les jeunes adultes) et s'est
révélée extrêmement dangereuse pour les personnes plus âgées chroniquement
déshydratées.

C'est à onze heures, un soir d'été 1980, que je posai mon premier regard sur ce
jeune homme. Il était en proie à des douleurs telles qu'il gisait dans un état semi
comateux, à même le sol de sa chambre, plié dans une position fœtale. Il gémis-
sait sans cesse, inconscient de son entourage. Lorsque je lui parlai, il ne répondit
pas. Il ne communiquait plus avec ses proches. Je lui demandai ce qui n'allait pas.
Il gémit : "Mon ulcère est en train de me tuer." Je lui demandai depuis combien
de temps il souffrait ainsi. Il dit que ses douleurs avaient commencé à une heure
de l'après-midi, juste après le déjeuner. Depuis, elles n'avaient cessé d'augmen-
ter. Je lui demandai ce qu'il avait fait pour les diminuer et s'il avait pris des mé-
dicaments. Il me répondit qu'il avait avalé trois cachets de cimétidine et un fla-
con entier d'antiacide. Il ajouta que, malgré cette médication impressionnante,
aucun soulagement ne s'était produit en dix heures depuis ses premières dou-
leurs.

020
Quand une médication aussi massive ne vient pas à bout des douleurs d'un ulcère
peptique, on se met automatiquement à soupçonner la présence d'une affection
plus grave, quelque chose qui pourrait bien nécessiter un examen chirurgical.
Peut-être cet ulcère avait-il perforé ! J'avais assisté à des opérations de per-
sonnes souffrant d'un ulcère peptique perforé. Ces gens étaient perclus de dou-
leur, exactement comme ce jeune homme devant moi. Le test est très simple : de
tels patients ont une paroi abdominale très rigide, dure comme une planche de
bois. Je me mis donc à tâter la consistance de la paroi de ce jeune homme. Heu-
reusement, elle était souple, mais tendue à force de douleurs, et l'ulcère n'avait
donc pas encore perforé.

L'arsenal des médications en de telles circonstances est très limité. Si trois ca-
chets de cimétidine de 300 milligrammes et un flacon entier d'antiacide
n'avaient pu calmer la douleur, j'aurais ignoré moi-même ce qui aurait pu le sou-
lager avant ma longue expérience des propriétés soulageantes de l'eau. Souvent,
de tels cas finissent sur le billard d'un chirurgien ravi de faire triompher son
scalpel.

Je donnai à cet homme deux verres d'eau. D'abord, il fut réticent à boire le li-
quide. Je lui rappelai qu'il avait pris les médicaments classiques sans résultat. Il
n'avait plus le choix : il devait s'en remettre à ma médication. Il était tenaillé
par de telles douleurs qu'il ne savait plus que faire. Je me mis dans un coin et
l'observai pendant quelques minutes.

Je quittai la pièce et lorsque j'y revins au bout d'une quinzaine de minutes, ses
maux avaient diminué et ses gémissements s'étaient arrêtés. Je lui donnai un
autre verre d'eau. En l'espace de quelques minutes, ses douleurs disparurent
complètement et il se mit à prendre conscience de son entourage. Il se leva et
marcha en direction du mur, s'y adossa, et se mit à converser avec ses visiteurs,
qui étaient à présent plus surpris que lui-même par la soudaine transformation
que trois verres d'eau avaient apportée l Dix heures durant, cet homme avait
atrocement souffert et pris les médicaments les plus puissants et sophistiqués
pour le traitement de l'ulcère peptique, et ce sans le moindre résultat. Et voilà
que trois verres d'eau avaient produit un soulagement appréciable en quelques
vingt minutes.

L'illustration 4 démontre le cas de ce patient. Vous pouvez y constater l'intensi-


té avec laquelle le cerveau signale la déshydratation. Au-delà d'un certain seuil,
les calmants locaux ne sont plus efficaces. L'antiacide et la cimétidine ne produi-
sirent même plus le moindre effet sur les douleurs du jeune homme. Le cerveau
cessa de produire des douleurs (l'expression de sa demande d'eau) dès que le
volume d'eau ingéré suffisait à rétablir une hydratation normale. L'eau seule fut

021
en mesure d'envoyer le message correct au cerveau. Ce même mode de produc-
tion de la douleur existe dans les autres régions de l'organisme, en cas de dés-
hydratation locale. On devrait enseigner l'existence de ce phénomène à ceux qui
souffrent de douleurs rhumatismales chroniques.

En une autre occasion, je pus vérifier si la sédation de la douleur abdominale dé-


pendait du temps ou du volume d'eau ingéré. Un homme vint, porté par deux per-
sonnes. Ce patient, affligé d'un ulcère peptique depuis longtemps, ne pouvait plus
marcher. Il souffrait atrocement de douleurs dyspepsiques et abdominales supé-
rieures. Après m'être assuré qu'il n'avait pas perforé, je lui donnai chaque heure
un verre d'eau. Il ne s'en remit pas en vingt minutes, ni même en une heure vingt.
Il ne fut soulagé qu'après son troisième verre d'eau, alors qu'en moyenne, les
cas moins graves sont complètement soulagés de leurs douleurs en huit minutes.

L'expérience montre que lorsque l'on boit un verre d'eau, elle passe immédiate-
ment dans les intestins et y est absorbée. Cependant, en une demi-heure, prati-
quement la même quantité d'eau est sécrétée dans les couches glandulaires de la
muqueuse gastrique, prête à être utilisée pour la digestion. Le processus digestif
des aliments solides demande la présence de grandes quantités d'eau. L'acide
chlorhydrique (HC1), les enzymes et les mouvements de brassage de l'estomac
transforment les aliments en un liquide homogène, capable de passer dans les
intestins pour l'étape digestive suivante.

Le mucus est sécrété par la couche la plus interne de l'estomac : la muqueuse


(voir illustration 5). Il se compose de 98% d'eau et de 2% de matière solide.
« L'échafaudage» chargée de retenir cette eau, il constitue un tampon naturel.
Il contient du bicarbonate de sodium, dont le rôle est la neutralisation de l'acide
afin de protéger la muqueuse. Cette réaction produit du sel (NaCl ou sel de cui-
sine) issu du sodium (Na) fourni par le bicarbonate, et du chlore (Cl) fourni par
l'acide. Un excès de sel altère la capacité du mucus à retenir l'eau. Une neutrali-
sation trop intense de l'acide, entraînant des dépôts de sel trop importants,
rend moins homogène la couche de mucus et permet à l'acide d'accéder à la mu-
queuse et de l'attaquer, causant ainsi des douleurs.

L'estomac et le duodénum

Œsophage

022
Duodénum

Valve gastroduodénale, siège fréquent d'ulcères

Muqueuse gastrique

Nourriture et acide

Le bicarbonate présent dans le mucus empêche l'acide de traverser Bonne hy-


dratation

Déshydratation : / l'acide traverse

Illustration 5 : L'estomac et ses structures muqueuses. Une barrière de mucus


correctement hydratée retient le bicarbonate et neutralise l'acide. La déshy-
dratation rend cette protection inefficace et permet la pénétration de l'acide,
et donc la lésion des muqueuses. Une hydratation correcte procure une barrière
plus efficace que n'importe quel médicament.

En exsudant à nouveau de l'eau, les muqueuses se débarrassent des dépôts de sel


tout en sécrétant une nouvelle couche de mucus. L'efficacité de cette barrière
protectrice dépend donc d'une ingestion régulière d'eau, en particulier avant
l'absorption d'aliments solides qui stimule la production d'acide par les glandes
de la paroi gastrique. Ainsi, l'eau procure l'unique protection naturelle contre
l'acide dans l'estomac. Les médicaments antiacides neutralisant l'acide dans
l'estomac, et non pas seulement au contact des muqueuses, offrent une protec-
tion inefficace qui perturbe la physiologie de la digestion.

Nous devrions commencer à comprendre que si nous disposons d'un signal de


faim, il en existe un autre pour la soif. Malheureusement, on le nomme "dyspep-
sie" et on le traite avec toutes sortes de médicaments, causant plus de dégâts
locaux au niveau duodénal et gastrique que de bien-être. Pour calmer cette dou-
leur, le traitement généralement préconisé est le recours aux antiacides qui sont
des poisons lents.

023
Des recherches significatives conduites en Suède ont montré que parmi les per-
sonnes qui souffrent de douleurs dyspepsiques classiques sans ulcère, le recours
au placebo, à l'antiacide ou même à un agent qui bloque l'action de l'histamine
donne un résultat identique. En d'autres termes, ni les antiacides ni les médica-
ments plus puissants n'ont l'efficacité promise. Lorsque le corps émet des si-
gnaux de déshydratation, la prudence s'impose, toute prise de médicament est
alors déconseillée.

Selon toute probabilité, l'eau est la seule et unique substance capable d'offrir
un soulagement. Après tout, c'est notre corps qui exige ce dont il a besoin, il le
réclame haut et fort. Si notre recherche est précise, nous pourrons identifier
d'autres indicateurs de déshydratation. Cessons de croire que la douleur dys-
pepsique n'indique qu'un phénomène isolé et localisé. Dans chaque cas, elle si-
gnale la déshydratation, même si un ulcère l'accompagne. Si l'eau peut faire dis-
paraître les douleurs, l'adoption d'une alimentation appropriée fera disparaître
l'ulcère en un temps raisonnable.

Les antiacides, qui contiennent de l'aluminium, sont dangereux pour l'organisme.


On a très sérieusement incriminé l'excès d'aluminium en circulation comme fac-
teur précipitant dans les maladies de type Alzheimer. Il est impératif de com-
prendre le rapport existant entre cette ingestion d'aluminium sur une longue pé-
riode de vie et son possible effet secondaire sur le cerveau. Toutes les études
génétiques du monde n'annuleront jamais l'effet toxique d'un métal utilisé en
pharmacologie pour affronter un simple signal de soif. La plupart des antiacides
contiennent entre 150 et 600 milligrammes d'aluminium par dose.

L'île de Guam possède un sol riche en minerai d'aluminium (comme certaines ré-
gions de l'ouest du Pacifique : la péninsule de Kii au Japon, l'ouest de la Nouvelle
Guinée et quelques autres). Ce minerai contaminait sérieusement l'eau potable de
l'île. Avant que cette contamination ne soit reconnue, régnait une maladie ana-
logue à celle d'Alzheimer. Même les jeunes gens semblaient souffrir de ce mal.

II y a un certain nombre d'années, on admit ce problème et on purifia l'eau. Au-


jourd'hui, les jeunes ne sont plus affligés par ce mal. La toxicité de l'aluminium
dans l'eau potable est maintenant reconnue comme responsable de cette maladie
de type Alzheimer.

Utiliser des agents bloquant l'histamine est également contre-indiqué à long


terme. Ils ont de nombreux effets secondaires tels que vertiges et états de
confusion chez les personnes âgées.

024
Il suffit de quelques semaines de cette médication pour qu'apparaisse chez
l'homme une croissance des seins. Chez certains patients masculins, on a noté
une diminution de la concentration en spermatozoïdes du liquide séminal ainsi
qu'une forte baisse de la libido.

Ce type de médication est fortement déconseillé aux mères qui allaitent ainsi
qu'aux femmes enceintes. De façon naturelle, l'histamine sécrétée en réponse à
la déshydratation provoque une dilatation des vaisseaux capillaires du cerveau.
Les antihistaminiques bloquent cet effet dilatateur et provoquent un appauvris-
sement de l'irrigation cérébrale, ce qui est particulièrement dangereux en cas de
stress quand justement le cerveau a besoin de plus d'oxygène.

Bien que localisée au niveau de l'estomac, la déshydratation se trouve dans le


corps tout entier. Si on évalue mal une douleur dyspepsique en ne l'interprétant
pas comme signal de soif, l'organisme sera confronté plus tard à bien des pro-
blèmes irréversibles. Bien sûr, une tumeur de l'estomac pourrait entraîner des
douleurs similaires, mais ces maux persisteraient malgré le traitement par l'eau.
Au cas où les douleurs ne disparaissent pas malgré un réajustement de l'apport
hydrique pendant quelques jours, il sera prudent de consulter un médecin pour
évaluer l'état de la maladie. Si les douleurs proviennent d'une gastrite, d'une
duodénite ou d'ulcérations peptiques, il faut impérativement prévoir une inges-
tion d'eau régulière et un régime adapté au malade.

Les colites

Les colites ressenties au niveau du bas de l'abdomen devraient d'abord être in-
terprétées comme un autre signal de manque d'eau. Elles sont souvent associées
à une constipation, elle-même causée par une déshydratation persistante.

Une des fonctions principales du gros intestin consiste à recycler une partie de
l'eau présente dans son contenu pour en éviter une trop grande perte (on nomme
ce mécanisme : pompe à sodium) ; nous recyclons ainsi environ 40 litres d'eau par
jour. Lorsqu'il y a déshydratation, le contenu intestinal est trop sec pour pro-
gresser convenablement, ceci donne au côlon le temps d'aggraver la situation par
une récupération drastique de l'eau. Une constipation en résulte et participe à
déséquilibrer encore plus l'organisme. Avec l'arrivée d'un surplus d'aliments, les
déchets solides s'entassent dans l'intestin et rendent toujours plus pénible et
douloureux le passage d'un contenu durci. Avec une ingestion d'eau adéquate, les
douleurs du bas de l'abdomen gauche, associées à la constipation, disparaîtront.
Manger une pomme, une poire ou une orange le soir contribuera à réduire la cons-
tipation le lendemain.

025
Les fausses douleurs d'appendicite

II se peut qu'une douleur aiguë apparaisse dans la partie inférieure droite de


l'abdomen. Elle peut parfaitement imiter une appendicite. D'autres caractéris-
tiques distinctives passent inaperçues : absence de fièvre, aucun durcissement
de la paroi abdominale et aucune impression de nausée. Un ou deux verres d'eau
feront disparaître cette douleur. Dans cette situation particulière, un verre
d'eau peut même servir d'outil de diagnostic.

En résumé : les douleurs dyspepsiques signalent une déshydratation chronique ou


grave affectant le corps humain. Elles peuvent être soignées par une simple in-
gestion d'eau régulière. Le traitement courant par antiacides et antihistami-
niques ne profite pas à une personne chroniquement déshydratée dont le corps
n'a d'autre ressource que de réclamer de l'eau.

Chapitre 4

Rhumatismes articulaires

Environ cinquante millions d'Américains souffrent d'une forme d'arthrite, 30


millions souffrent de douleurs au bas du dos, et 200.000 enfants sont affectés
par la forme juvénile de l'arthrite. Une fois cette affection installée chez un
individu, elle devient une sentence le condamnant à souffrir le reste de sa vie, à
moins que l'on ne comprenne pleinement la simplicité de la cause du mal.

Les rhumatismes articulaires indiquent en premier lieu une déficience en eau


dans les cartilages articulaires affectés. A l'état normal, ces cartilages sont
fortement hydratés. La propriété lubrifiante de " l'eau captive " dans le carti-
lage des deux surfaces qui se rencontrent leur permet de glisser aisément l'une
sur l'autre au cours des mouvements.

Alors que les cellules des os sont immergées dans des dépôts de calcium, les cel-
lules des cartilages le sont dans une gaine riche en eau. Les surfaces cartilagi-
neuses glissant les unes sur les autres, certaines cellules exposées au frotte-
ment finissent par mourir et s'écaillent. De nouvelles cellules sont engendrées
pour les remplacer. Dans un cartilage bien hydraté, le taux des dommages dus à
la friction est minimal. Dans un cartilage déshydraté, les dommages dus à l'abra-
sion augmentent. Le rapport entre le taux de l'eau contenue dans le cartilage
lubrifie et protège les surfaces de contact dans chaque articulation

026
Surfaces de contact cartilagineuses

L'eau atteint le cartilage au travers de la moelle et de l'os

L'artère pénètre dans l'os au travers d'un simple trou

Moelle osseuse

Capsule articulaire et ses artères

Illustration 6 : Un modèle d'une articulation à charnière (qu'on trouve dans les


doigts) et de son approvisionnement artériel. Celui-ci passe par la moelle osseuse,
la capsule, le sérum se dirige ensuite vers les points de contact du cartilage à
travers la moelle osseuse.

La régénération des cellules du cartilage et leur "écaillement abrasif est l'indice


de l'efficacité articulaire.

Dans la moelle osseuse, les cellules sanguines en gestation prélèvent de manière


prioritaire leur ration d'eau. Dans le processus de dilatation des vaisseaux san-
guins destiné à améliorer la circulation dans cette région, il arrive que la branche
qui traverse un orifice extrêmement étroit de l'os ne puisse se déployer libre-
ment et suffisamment pour y faire face. Les cellules, qui dépendent de ces vais-
seaux, se trouvent alors soumises à un rationnement. A moins qu'il n'y ait dilution
du sang pour qu'il transporte plus d'eau, ce sont les vaisseaux sanguins nourris-
sant la capsule de l'articulation qui auront à satisfaire les demandes en sérum du
cartilage. Les mécanismes des manœuvres réglés par les nerfs (présents sur
toutes les articulations) sont également générateurs de douleur.

Cette souffrance indique avant tout que les articulations ne sont pas en mesure
de supporter les contraintes mécaniques et qu'il faut les hydrater impérative-
ment. On y remédie en augmentant l'apport d'eau, pour que le sang affluant dans

027
cette région soit quelque peu dilué. Le cartilage doit être pleinement hydraté et
réparé depuis son point d'attache sur l'os ; la voie osseuse qu'emprunte le sérum
qui se diffuse jusqu'au cartilage. Les illustrations 6 et 7 rendent ces explica-
tions plus claires.

Je suis convaincu que la capsule d'une articulation qui enfle et provoque des dou-
leurs indique qu'il y a dilatation et œdème au niveau des vaisseaux qui transpor-
tent les éléments nécessaires à la capsule de l'articulation. Les surfaces articu-
laires possèdent des terminaisons nerveuses qui règlent toutes les fonctions.
Lorsqu'elles émettent une demande pour que le sang prélève plus d'eau sur le
sérum et la leur apporte, l'expansion vasculaire compensatoire dans la capsule
est censée suppléer à l'inefficacité de la circulation qui part de la voie osseuse
de suppléance.

Parce que la déshydratation des surfaces articulaires cause de graves dégâts -


au point de les abraser jusqu'à ce que l'ostéo-arthrite s'installe - le dommage
des tissus déclenche un mécanisme de refonte de l'articulation. Lorsqu'il y a des
dégâts (y compris dus à la déshydratation), les tissus endommagés doivent être
réparés. Les "hormones de refonte locale" se chargent de restructurer les sur-
faces articulaires. Il semble qu'elles approvisionnent les articulations en fonc-
tion des lignes de force et de pression auxquelles elles sont soumises.

ARTICULATION DÉSHYDRATÉE

ARTICULATION BIEN HYDRATÉE

Altère entrant dans la capsule articulaire

Articulation enflammée, présence de sérum et de leucocytes

Cartilage endommagé ne protégeant plus l'os Moelle osseuse

Hydratation du cartilage provenant de l'os

Capsule et cartilages normaux recouvrant l'os

028
Les mouvements de la capsule provoquent des vides successifs qui provoquent
l'aspiration de l'eau au travers de l'os et du cartilage vers la cavité articulaire.

Illustration 7 : Ce croquis montre et compare côte à côte une articulation cor-


rectement hydratée et une autre déshydratée. Le cartilage articulaire bien hy-
draté reçoit son alimentation de l'approvisionnement sanguin de son attache à la
base à l'os. Une articulation déshydratée exige un apport de liquides en prove-
nance de la capsule de l'articulation. Ainsi, elle gonfle et se fragilise. Le proces-
sus inflammatoire évoque une infection, mais il s'agit surtout de déshydratation.

Malheureusement, le processus réparateur semble produire une déviation des


articulations. Pour éviter une telle défiguration, on doit prendre au sérieux les
premières douleurs et assurer un apport correct en eau. Si les douleurs ne dispa-
raissaient pas après quelques jours d'ingestion d'eau et de douces flexions répé-
tées des articulations (pour accroître la circulation dans la région concernée), on
devrait consulter un médecin. La douleur et l'inflammation non-infectieuse d'une
articulation sont sans doute un signal de soif de l'organisme. Il est probable que
d'autres signaux expriment ce manque, mais la sensibilité particulière des articu-
lations indique leur prédisposition à des dommages locaux plus graves.

Si nous admettons qu'il nous est difficile de percevoir nos états de déshydrata-
tion, il est probable qu'il en soit de même pour les enfants. Le manque d'eau en
période de croissance peut également se manifester par des douleurs articu-
laires comme par des brûlures d'estomac. Le mode de production des signaux
d'alarme chez les jeunes pourrait tout naturellement être le même que chez les
personnes âgées. C'est pourquoi il est recommandé de traiter l'arthrite juvénile
en augmentant la consommation quotidienne d'eau.

Les douleurs lombaires

Les articulations spinales - articulations intervertébrales et leurs structures


discoïdes - dépendent des différentes propriétés de l'eau stockée dans le noyau
du disque (nucleus pulposus) comme dans la lame terminale du cartilage qui re-
couvre les surfaces planes des vertèbres. Dans les articulations vertébrales,
l'eau n'est pas seulement un lubrifiant pour les surfaces de contact, elle est aus-
si présente dans le noyau du disque, à l'intérieur de l'espace intervertébral, où
elle supporte le poids du corps. L'eau stockée dans le noyau du disque supporte
75% du poids de la partie supérieure du corps; les matériaux fibreux périphé-
riques en supportent 25% (voir illustration 8). Le principe commun à toutes les
articulations est que l'eau y agit comme lubrifiant ou comme support capable de
porter la force que produisent le poids et la tension des muscles sur l'articula-
tion.

029
Dans la plupart des articulations, le mouvement génère un effet de pompe à vide
qui aspire et reflue l'eau. Pour prévenir les douleurs dorsales, il faut donc boire
suffisamment d'eau et faire une série d'exercices spécifiques pour "faire fonc-
tionner les pompes". Ces exercices réduiront également les spasmes dans les
muscles dorsaux, qui sont la cause majeure de la plupart des douleurs lombaires.
Il faut également adopter des postures correctes. Le problème du mal de dos et
de son rapport avec l'eau est tellement important que j'y ai consacré un ouvrage
entier ainsi qu'une vidéo le complétant.

75% du poids de la partie supérieure du "corps est supporté par l'eau stockée

Partie H\ M dans le noyau du

supérieure HT JÛ \ distlue-

5e disque lombaire

25% est supporté par les matériaux fibreux périphériques.

Illustration 8 : Ce croquis montre l'importance de l'eau pour le noyau du disque.


Elle fournit le support hydraulique essentiel aux disques intervertébraux, qui
doivent être en mesure de supporter beaucoup de poids. Une fois que la déshy-
dratation s'installe, toutes les parties du corps en souffrent. Les disques inter-
vertébraux et leurs articulations sont les premiers concernés. Le 5ème disque
lombaire est affecté dans 95% des cas.

Les douleurs du cou

De mauvaises postures : tenir la tête penchée en écrivant, un bureau trop bas, la


position figée devant l'ordinateur de longues heures durant, dormir sur un cous-
sin inadéquat..., peuvent contribuer à produire des douleurs dans le cou ou même
à y déplacer des disques intervertébraux. Le mouvement est essentiel à une cir-
culation correcte dans les espaces inter-discaires du cou. Le poids de la tête
force l'eau à sortir du disque pour un certain laps de temps. Pour la ramener, un
vide "aspirant doit être créé dans le même disque intervertébral. Ceci ne peut se
faire que lorsque l'on bouge correctement le cou.

030
Un exercice correctif très simple peut remédier à ce mal : on se couche sur le
bord extrême du lit, la tête penchée en arrière et laissée à l'abandon. Cette pos-
ture permet d'étirer le cou en en se servant du poids de la tête qu'il n'a plus à
maintenir. Quelques instants, totalement détendu dans cette position, suffiront
à diminuer la tension de votre cou. C'est la posture idéale pour générer le vide
"aspirant" dont les espaces inter-discaux ont besoin. En amenant ensuite douce-
ment la tête jusqu'à la position arrière maximale, de manière à voir le sol, puis en
redressant pour voir ses pieds, un vide intermittent se crée, aspirant de l'eau
dans les espaces inter-discaux et la répandant entre chaque paire de vertèbres
du cou. Le noyau du disque a besoin d'absorber cette eau jusqu'à ce qu'il regagne
sa taille normale, présent, pliez la tête de gauche à droite et via versa ; essayez
de regarder le mur et le sol de la pièce, d'abord d'un côté, puis de l'autre.

Ce simple exercice est utile aux personnes qui commencent à souffrir d'arthrite
ou d'un déplacement discal dans le cou ; il permet de tester la mobilité de leurs
articulations.

Un autre exercice, praticable en cas de douleurs moins graves dans le cou suite à
un déplacement discal, consiste à plier lentement et de manière répétée la tête
et le cou en arrière autant que faire se peut.

Les maux de tête

Si j'en crois mon expérience personnelle, les maux de tête migraineux semblent
être une conséquence logique de la déshydratation : une couverture trop épaisse
qui empêchera le corps de régler sa température pendant le sommeil, des bois-
sons alcoolisées qui produisent une déshydratation cellulaire, en particulier dans
le cerveau, un régime alimentaire ou une allergie provoquant une libération d'his-
tamine, une chaleur excessive non compensée par une ingestion d'eau appropriée.
Fondamentalement, la migraine semble être un indicateur de défaut de régula-
tion de la température organique lors d'un stress dû à la chaleur. La déshydrata-
tion joue un rôle primordial dans l'irruption de cette affection.

La manière la plus prudente et préventive pour combattre la migraine est l'ap-


port correct de liquides. Mais une fois que la migraine s'est installée, des réac-
tions chimiques en chaîne empêchent le corps de poursuivre nombre d'activités
vitales. A ce stade, on peut se voir contraint d'absorber des analgésiques accom-
pagnés de beaucoup d'eau. Une quantité suffisante d'eau froide ou glacée con-
tribue à refroidir le corps (ainsi que le cerveau) de l'intérieur et à inciter le sys-
tème vasculaire à se resserrer. La dilatation excessive des vaisseaux périphé-
riques pourrait bien être la cause principale de la migraine.

031
Chapitre 5

Stress et dépression

On parle de dépression lorsque le cerveau confronté à un problème émotionnel


stressé éprouve de la difficulté à se concentrer simultanément sur d'autres ac-
tivités. Ce phénomène peut prendre une telle ampleur que le sujet se trouve dé-
pourvu de ses capacités, voire complètement désorienté. Le stress ainsi généré
produit à long terme des pathologies variées en fonction de schémas comporte-
mentaux de la personne.

On estime que 10 millions d'américains sont atteints par l'une ou l'autre de ces
manifestations. Un nombre beaucoup plus important de personnes est ou sera un
jour confronté à une forme moins aiguë de dépression. Certaines cependant sont
naturelles, utiles et utilisables pour le développement personnel et l'évolution de
l'être humain. Ce stade d'activité mentale intense permet d'apprendre à maîtri-
ser ses émotions négatives, il participe à l'élaboration du caractère et du tempé-
rament de l'individu. Bien que la dépression soit généralement passagère,
l'amour, l'attention et la compassion sont indispensables pour aider la personne
souffrante à résoudre sa cogitation intérieure.

Certaines personnes sont malheureusement incapables de maîtriser la peur, l'an-


goisse et la colère associées à la dépression. Et les professionnels de la santé
consultés les calment avec des médicaments chimiques ! Ces derniers, peu nocifs
il y a quelques temps, sont aujourd'hui très puissants et parfois dangereux. Cer-
tains ont le pouvoir de priver l'être de toute capacité d'éprouver une émotion
vis-à-vis de lui-même et de son entourage. Chez les sujets particulièrement vul-
nérables, ils peuvent même détruire la compassion et provoquer l'apparition
d'idées fortement négatives. Ces personnes sont alors exposées à devenir des
aspirants au suicide ou des meurtriers.

Mes propos, fondés sur des expériences personnelles et observations cliniques,


sont destinés à attirer l'attention du public sur l'inefficacité de la physiologie
du cerveau associée au stress et à la dépression. Je propose une voie pour amé-
liorer la capacité de maîtriser le stress émotionnel grave et ses manifestations
dépressives.

La pathologie liée à des stress sociaux, tels la peur, l'angoisse, l'insécurité, les
problèmes émotionnels et conjugaux, et l'installation de la dépression résultent
d'une déficience en eau au point que les tissus cérébraux s'en trouvent affectés.
Le cerveau utilise l'énergie électrique générée par la force de l'eau des pompes
génératrices d'énergie. En cas de déshydratation, la production d'énergie dans

032
le cerveau diminue. De nombreuses fonctions cérébrales, qui dépendent de cette
énergie, deviennent inopérantes. Nous reconnaissons cette inadéquation fonc-
tionnelle et l'appelons dépression. Cet état, engendré par la déshydratation, peut
mener au syndrome de fatigue chronique. Ce dernier est l'étiquette apposée sur
une série de perturbations physiologiques avancées que l'on considère être liées
au stress.

Pour peu que nous comprenions les processus liés au stress, nous comprendrons
également le syndrome de fatigue chronique. Dans tous les cas, après avoir re-
médié à la déshydratation comme à ses complications métaboliques pendant un
certain temps, le syndrome de fatigue chronique reculera. Le problème causal de
la fatigue chronique - donc les événements physiologiques et les possibles ra-
vages métaboliques susceptibles d'épuiser certaines ressources de l'organisme -
est exposé ici.

Les mécanismes compensatoires liés à la déshydratation

Quand le corps est déshydraté, les processus physiologiques qui s'installent aus-
sitôt sont identiques à ceux causés par le stress. La déshydratation équivaut à un
stress, et une fois celui-ci installé, une mobilisation des matériaux primaires des
réserves physiques s'y associe. Ce processus "éponge" une part des réserves
d'eau. Il s'ensuit donc que la déshydratation entraîne le stress tandis que le
stress entraîne une déshydratation persistante.

Le stress provoque l'apparition de plusieurs processus hormonaux dévastateurs.


Le sujet doit assumer une situation de crise et se mettra à improviser une ré-
plique de "combat" ou de "fuite". Il semble incapable de relation avec les autres
humains. Il estime que toute situation de stress exige une attitude de combat ou
de fuite, même face à des stress liés au travail de bureau. Il se met à sécréter
plusieurs hormones puissantes qui demeurent "stimulées", jusqu'à ce que se libè-
rent des circonstances stressantes. Ces hormones sont principalement des en-
dorphines, de la cortisone, de la prolactine, de la vasopressine et de la rénine
angiotensine.

Endorphines, cortisone, prolactine et vasopressine

Les endorphines préparent le corps à endurer adversité et blessures jusqu'à ce


qu'il soit hors de danger. Elles élèvent également le seuil de déclenchement de la
douleur. En raison des menstruations et des accouchements, les femmes sem-
blent accéder à cette hormone bien plus spontanément. Elles ont en général une
plus grande capacité de résistance à la douleur et au stress.

La déshydratation : le facteur le plus destructeur dans le stress

033
Cercle et spirale vicieux

DESHYDRATATION

VASOPRESSINE

FEMMES

ENDORPHINES 1

CORTISONE

RENINE-ANGIOTENSINE

PROLACTINE

Illustration 9 : Présentation schématique des sécrétions hormonales au cours de


la "spirale" continue du stress ou d'une déshydratation chronique.

La cortisone induit la mobilisation des énergies stockées et des matériaux bruts.


La graisse est réduite en acides gras qui seront convertis en énergie. Certaines
protéines sont fractionnées en acides aminés de base destinés à fabriquer des
neurotransmetteurs supplémentaires, protéines nouvelles et quelques acides
aminés spéciaux que les muscles consommeront. Au cours de la grossesse et de
l'allaitement, cette hormone et ses "associées" mobilisent un flot de matériaux
primaires destiné au développement du bébé. Si l'action de la cortisone se pour-
suit longtemps, le corps souffre de l'épuisement de ses réserves d'acides ami-
nés.

Sous l'influence de la cortisone, le corps continue à "se nourrir de lui-même". Se


chargeant de fournir des matériaux bruts d'urgence destinés à la production de
protéines primaires et de neurotransmetteurs essentiels, la cortisone est char-
gée de sortir le corps de sa "mauvaise passe". Toutefois, elle ne peut dépanner le
corps soumis à une carence prolongée de matériaux nécessaires au maintien de
son intégrité structurelle. C'est ce phénomène qui produit les dégâts liés au
stress de longue durée.

034
La prolactine déclenche la production de lait. Elle se trouve chez tous les mam-
mifères. Elle fonctionne même en cas de manque d'eau ou de stress entraînant
une déshydratation. La prolactine incite les cellules glandulaires à se régénérer
et à se multiplier. Bien que l'intérêt soit surtout porté aux composés solides du
lait, c'est son contenu en eau qui est de la première importance pour le fœtus en
pleine croissance. Chaque fois qu'une cellule donne naissance à une autre cellule,
75% ou plus de son volume doivent être fourni en eau. C'est dire que la crois-
sance dépend de la disponibilité de l'eau. Quand la région est irriguée en eau, les
cellules sont capables d'accéder aux composés dissous qu'elle transporte.
L'hormone de croissance ressemble beaucoup à la prolactine. Elle est également
fabriquée dans le placenta et stockée dans le liquide amniotique dans lequel
baigne le fœtus.

On a démontré qu'une production accrue de prolactine entraîne chez les souris


des tumeurs mammaires. En 1987, je soutenais devant une assemblée internatio-
nale de cancérologues éminents que la déshydratation chronique est l'une des
causes premières des tumeurs produites dans le corps humain. Ne sous-estimons
pas la relation entre le stress, la déshydratation chronique due à l'âge, la sécré-
tion persistante de prolactine et l'évolution cancéreuse des tissus glandulaires
des seins. Un ajustement régulier de l'ingestion d'eau chez les femmes - en par-
ticulier lorsqu'elles ont à gérer le stress de la vie quotidienne - servira au moins
de mesure préventive contre le possible développement d'un cancer du sein in-
duit par le stress.

La vasopressine règle sélectivement l'approvisionnement en eau de certaines cel-


lules. Elle entraîne également une constriction des capillaires qu'elle active.
Comme son nom l'indique, elle provoque la vasoconstriction. Elle est produite dans
l'hypophyse, puis transportée par la circulation. Certaines cellules vitales possè-
dent des récepteurs pour cette hormone. En fonction de leur importance hiérar-
chique, elles semblent posséder plus de récepteurs de vasopressine que d'autres.

La membrane cellulaire est constituée de deux couches. De solides "briques"


d'hydrates de carbone, en forme de fourchette, sont entassées les unes contre
les autres grâce aux propriétés adhésives de l'eau (voir illustration 14). Entre les
deux couches existe une voie qui sert aussi de jonction. C'est l'endroit où les
enzymes voyagent, réagissent ensemble sélectivement et produisent l'action vou-
lue sur la cellule. Cette voie d'eau fonctionne comme un canal d'irrigation ou une
autoroute.

Axone (l'essentiel de la longueur de la fibre nerveuse) Neurone__»

Dendrites

035
Segment microscopique de la membrane neuronale

Vasopressine et son récepteur

Molécule d'eau entrant dans la cellule

Le récepteur prend la forme d'un pommeau de douche qui ne laisse passer que les
molécules d'eau

Illustration 10 : Un croquis d'une cellule nerveuse : sa membrane à deux couches


et le récepteur de vasopressine qui se transforme en "pommeau de douche", qui
permet à l'eau contenue dans le sérum d'entrer dans les cellules pourvues de
récepteurs. La vasopressine produit également une vasoconstriction, pour obte-
nir la pression nécessaire à la filtration de l'eau.

L'eau entre dans la cellule quand ces espaces sont suffisamment remplis. A cer-
tains moments toutefois, le débit d'eau entrant dans la cellule peut être insuffi-
sant et certaines fonctions cellulaires peuvent en être affectées. Pour éviter
une telle catastrophe, la nature a prévu un mécanisme extraordinaire en créant
des filtres à eau qui traversent la membrane. Lorsque la vasopressine atteint la
membrane cellulaire pour fusionner avec son récepteur, celui-ci prend la forme
d'un "pommeau de douche".

Les illustrations 10 et 11 expliquent certains des facteurs susceptibles de con-


tribuer au syndrome de la fatigue chronique.

Les cellules importantes ont de grandes quantités de récepteurs de vasopres-


sine. Lorsqu'il y a déshydratation, la vasopressine est impliquée dans le ration-
nement et la distribution d'urgence de l'eau. Les cellules nerveuses semblent
imposer leur priorité en comportant davantage de récepteurs de vasopressine
que les autres cellules. Elles doivent absolument maintenir opérationnelles leurs
voies d'eau.

036
Pour s'assurer que l'eau pourra passer à travers ces alvéoles minuscules (qui ne
permettent le passage que d'une seule molécule d'eau à la fois), la vasopressine
possède également la faculté de provoquer une vasoconstriction et d'ainsi aug-
menter la pression du sérum. Ainsi, le caractère hypertenseur de la vasopressine
neurotransmettrice - plus connue comme hormone - est nécessaire à l'infiltration
d'eau dans les cellules, mais uniquement quand la diffusion directe du liquide à
travers la membrane est insuffisante. L'illustration 10 explique ce mécanisme. Le
chapitre 7 complétera les informations sur la membrane cellulaire.

L'alcool

L'alcool supprime la sécrétion de vasopressine par l'hypophyse. Un manque de


vasopressine se traduira par une déshydratation générale qui n'épargnera pas les
cellules cérébrales. Un tel manque d'eau, jusque-là encore rattrapable et facile à
corriger, se traduira par un assèchement des cellules sensibles du cerveau. Pour
faire face à ce "stress", d'autres hormones sont sécrétées, y compris des en-
dorphines destinées à "droguer" le corps. Ainsi, la consommation prolongée d'al-
cool peut être responsable d'une tendance à la dépendance aux endorphines. Cet
excès de sécrétion d'endorphines constitue un véritable conditionnement. En
raison de leur tendance naturelle à produire plus d'endorphines pour faire face
aux accouchements et à la menstruation cyclique, les femmes semblent être plus
exposées à l'alcoolo dépendance que les hommes. Les femmes mettent en
moyenne trois ans à devenir alcooliques, alors que les hommes ont besoin de sept
ans.

Le système de la rénine angiotensine (R.A.)

L'activité du système R.A. (voir illustration 12) est un mécanisme subordonné à


l'activation de l'histamine dans le cerveau. Il est également reconnu pour sa
puissante activité au niveau rénal. Il se trouve activé lorsque le volume des li-
quides dans le corps est diminué. En cas de déplétion d'eau ou de sodium, il s'ac-
tive pour retenir l'eau et provoquer une plus grande absorption de sel de sodium.
Jusqu'à ce que le volume d'eau et la concentration en sodium atteignent un ni-
veau prédéterminé, le système R.A. resserre également les capillaires et l'en-
semble du système vasculaire. Il est tout désigné à cette tâche et veille à ce
qu'il n'y ait pas de "passage mou" ou d'espace vide dans la circulation. Ce resser-
rement peut atteindre un niveau tel qu'il devient mesurable ; nous l'appelons hy-
pertension.

Activité de la rénine angiotensine La tension artérielle chute Le volume sanguin


chute Épuisement du sodium (sel) L'activation de la rénine entraîne la production
d'angiotensine

037
Illustration 12 : Un modèle d'événements physiologiques qui vont soit stimuler,
soit inhiber la production de rénine angiotensine.

La raison d'un resserrement des vaisseaux sanguins au cours du stress est


simple à comprendre. Le corps est un multi-système hautement intégré et effi-
cace. Quand il y a stress, une partie de l'eau disponible est utilisée pour suppléer
à la panne des matériaux stockés que sont les protéines, le glycogène et la
graisse. Pour compenser la perte d'eau et mettre le système sous pression, le
système R.A. va coordonner son travail avec celui de la vasopressine et des
autres hormones. Il développe essentiellement son activité dans les reins. Ceux-
ci sont responsables de la production d'urine qui rejette entre autres les excès
d'hydrogène, de potassium et de sodium. Toutes ces fonctions doivent être
maintenues proportionnelles aux réserves d'eau disponibles à produire de l'urine.
S'il est vrai que les reins ont la capacité de concentrer l'urine, ce fonctionne-
ment poussé à l'extrême risque de les léser gravement.

Le système R.A. est le pivot de la restauration du volume liquide dans le corps.


C'est l'un des mécanismes subordonnés à l'activité de l'histamine quant à l'in-
gestion de l'eau. Il contrôle le volume vasculaire pour ajuster le contenu liquide
du système circulatoire. Une présence suffisante de sel et d'eau dans l'orga-
nisme réduit son activité. Au niveau des reins, il ajuste le débit et la pression de
filtration nécessaires à la production d'urine. Quand la pression sanguine n'est
pas appropriée à la filtration et à la sécrétion d'urine, le système R.A. provoque
la constriction des vaisseaux de cet organe.

Si les reins sont abîmés et que la production d'urine est insuffisante, le système
R.A. s'active davantage. Il provoque une plus grande ingestion de sel et induit
une soif accrue.

Les dégâts rénaux peuvent être la conséquence d'une déshydratation de longue


durée et d'une déplétion de sel. Mais pour ne pas avoir reconnu la signification
de la constriction vasculaire (hypertension essentielle) qui indique une déperdi-
tion d'eau, on laisse s'instaurer un déséquilibre liquide qui peut être l'un des
facteurs causant des lésions rénales. Celles-ci peuvent être importantes et irré-
versibles.

Une fois le système R.A. enclenché, il poursuit son travail jusqu'à ce qu'un inter-
rupteur naturel vienne l'arrêter. Les composants de cet interrupteur sont l’eau
et secondairement le sel.

038
Les glandes salivaires semblent être sensibles au manque de sel. Lors d'une telle
déficience, elles semblent produire des substances appelées quinines. Ces der-
nières accélèrent la circulation sanguine et la production de salive.

L'accroissement de la production de salive (au point qu'elle coule de la bouche


quelquefois) a deux buts : premièrement, elle lubrifie la bouche au cours de l'in-
gestion d'aliments lorsque le corps est en état de déshydratation ; deuxième-
ment, sa consistance alcaline et son flot abondant constituent, avec la mastica-
tion, la première étape de la digestion. A l'intérieur des systèmes intégrés du
corps humain, les quinines produites par les glandes salivaires semblent égale-
ment déclencher l'activation du système R.A.

Ainsi, le manque de sodium (qui contribuerait aussi au manque d'eau extracellu-


laire) pourrait bien inaugurer une série d'événements qui produirait en fin de
compte de l'hypertension essentielle et des douleurs chroniques. Le rapport
entre, d'une part, la production de quinines salivaires et la déplétion de sodium
(qui entraîne une perte du contenu liquide du corps), et d'autre part, une impor-
tante production de salive même en cas de forte déshydratation, constitue un
paradoxe. Ne pas le saisir, c'est commettre l'erreur qui consiste à voir dans la
sensation de bouche sèche l'unique indicateur de manque d'eau. A cause de cette
erreur, anodine en apparence, la pratique médicale et la recherche scientifique
sont à des années lumière d'un véritable progrès. Rebrousser chemin et re-
mettre en question les vues, jusque-là, adoptées deviendront inévitables. Espé-
rons que les intérêts particuliers ne feront pas barrage!

Que se passe-t-il quand nous buvons du thé, du café ou des cocas à la place de
l'eau ? Les stimulants naturels présents dans ces boissons sont caféine et théo-
phylline. Ce sont des stimulants du système nerveux central, mais en même
temps, des agents déshydratants à cause de leur action puissamment diurétique.
Une tasse de café contient à peu près 85 mg de caféine, et une tasse de thé en-
viron 50 mg. Les boissons à base de cola en contiennent 50 mg par verre, une
part de cette caféine servant à faciliter l'extraction des substances actives des
noix de Cola accuminata.

Ces stimulants libèrent de l'énergie stockée dans l'ATP en le convertissant en


AMP cyclique, qui peut être un inhibiteur puissant. Ils libèrent également de
l'énergie en prélevant du calcium dans les réserves cellulaires. Ainsi, la caféine
semble être un stimulant énergétique pour le corps. Mais connaissant son effet
ultime, nous pouvons admettre que lorsque le corps ne veut ou ne peut pas libérer
d'énergie pour une action donnée, la caféine est catastrophique. De par sa pré-
sence, le niveau d'énergie disponible n'agit plus comme facteur limitant de l'ac-

039
tion de certaines hormones et de certains transmetteurs, et ainsi le corps se
dévore lui-même et s'affaiblit.

Par moments, l'effet de la caféine peut être considéré comme souhaitable, mais
substituer constamment des boissons contenant de la caféine à l'eau prive le
corps de sa capacité à produire de l'énergie hydroélectrique. Un excès de ca-
féine épuise également l'énergie stockée sous forme d'ATP dans le cerveau et le
reste du corps, contribuant à diminuer la faculté de concentration des consom-
mateurs. Cet excès peut également entraîner un syndrome de fatigue chronique
et épuiser le muscle cardiaque par sur stimulation.

Étudions maintenant deux problèmes distincts, cependant en relation étroite l'un


avec l'autre : l'hypertension et le cholestérol, conduisant tous deux à des patho-
logies cardiaques.

Chapitre 6

L'hypertension

L'hypertension essentielle (syndrome d'hypertension chronique) est un proces-


sus d'adaptation à une sérieuse déshydratation de l'organisme.

Les vaisseaux ont été conçus pour gérer les variations du volume sanguin et les
exigences des tissus. Lorsque le volume total du liquide dans le corps se trouve
diminué, ils doivent réduire leur diamètre, voire s'obturer pour certains. Sans ce
mécanisme de régulation, il pourrait y avoir des vides dans la circulation, des gaz
pourraient se séparer du sang et empliraient les espaces vides, formant de
"poches gazeuses". La capacité inhérente aux vaisseaux de régler la circulation
des liquides met en jeu des phénomènes hydrodynamiques complexes.

Le rôle des vaisseaux capillaires

040
Pertes d'eau lors d'une déshydratation chronique : 66% sont prélevés dans l'eau
intracellulaire, 26% proviennent de l'eau interstitielle sont prélevés sur le sérum
sanguin.

Les vaisseaux capillaires se contractent pour compenser la perte d'eau. Ceci pro-
voque une hausse de la tension que nous diagnostiquons d'habitude comme hyper-
tension.

Illustration 13 : Le système vasculaire s'adapte à la diminution du volume sanguin


en réduisant sélectivement le diamètre des vaisseaux. Les raisons majeures de la
perte de volume sont la déshydratation du corps et un approvisionnement insuf-
fisant en eau à cause d'une perte de la sensation de soif.

De façon toute naturelle, la circulation sanguine est répartie selon les besoins du
moment. Par exemple, lorsque nous mangeons, elle est dirigée électivement vers
l'appareil digestif. Cela se fait à la fois par l'ouverture d'un nombre de capil-
laires plus important dans l'appareil gastro-intestinal et leur constriction dans
les principaux systèmes musculaires. Seules les zones qui nécessitent une activi-
té intense du système circulatoire sont maintenues pleinement ouvertes. En
d'autres termes, la capacité des vaisseaux capillaires à retenir le sang détermine
la circulation selon les besoins du moment.

Ce processus est conçu pour gérer n'importe quelle tâche prioritaire, sans avoir
à disposer de réserves liquidiennes trop importantes. Dès que la digestion est
terminée et que la région gastro-intestinale nécessite moins de sang, celui-ci se-

041
ra dirigé vers d'autres endroits. Ainsi, nous sommes moins actifs juste après un
repas et prêts à l'action un certain temps plus tard.

En résumé, il existe un mécanisme qui établit les priorités en approvisionnement


sanguin. L'ordre des priorités est prédéterminé selon l'importance relative des
fonctions. Dans la distribution du sang, le cerveau, les poumons, le cœur, le foie,
les reins et les glandes prévalent sur les muscles, les os et la peau, à moins
qu'une priorité différente ne soit programmée. Ceci aura lieu si une forte de-
mande continuelle ou répétitive d'une région particulière se produit, par exemple
en cas d'entraînement musculaire par des exercices réguliers.

La déshydratation multiplie les risques d'hypertension

Quand le corps ne reçoit pas assez d'eau pour satisfaire ses besoins, certaines
cellules se déshydratent et cèdent une part de leur eau à la circulation générale.
Dans certaines régions, les vaisseaux capillaires doivent se contracter pour régu-
ler la circulation selon les priorités de l'organisme. En cas de pénurie d'eau, 66%
sont prélevés sur l'eau contenue par les cellules; 26% sur le volume extracellu-
laire et 8% sur le volume sanguin (voir illustration 13). Confrontés à une baisse du
volume sanguin, les vaisseaux doivent se contracter. Ce processus débute au ni-
veau des régions les moins actives. Pour assurer l'équilibre de l'organisme, le dé-
ficit quantitatif doit être compensé soit par un apport de l'extérieur, soit par
une régulation intérieure !

C'est l'étendue de l'activité des vaisseaux capillaires à travers l'organisme qui


détermine le volume du sang en circulation. Plus les muscles sont entraînés, plus
leurs capillaires s'ouvriront et détourneront une quantité supérieure de sang.
C'est la raison pour laquelle l'exercice est un facteur important pour le rééquili-
brage physiologique de l'hypertension. Cette pathologie exige que les vaisseaux
capillaires soient pleins et n'offrent aucune résistance à la circulation sanguine.
Dans le cas contraire, seule une pression accrue, poussant le sang en circulation,
assurera le passage de certains liquides à travers le système.

Le manque d'eau est une autre raison qui peut rendre les vaisseaux capillaires
sélectivement fermés. Fondamentalement, l'eau ingérée finit son parcours dans
les cellules. C'est elle qui règle le volume des cellules de l'intérieur alors que le
sel règle la quantité d'eau à l'extérieur des cellules. C'est un processus d'équili-
brage extrêmement délicat dans la mesure où il maintient la composition opti-
male du sang aux dépens de l'hydratation de certaines cellules. En cas de pénurie
d'eau, certaines cellules seront rationnées, alors que d'autres recevront un sur-
plus d'eau pour les maintenir opérationnelles (comme expliqué plus haut, ce mé-
canisme implique la filtration de l'eau à travers la membrane cellulaire).

042
C'est ici que le "modèle des corps dissous" est inadéquat et erroné. Toutes ses
estimations et évaluations des fonctions organiques sont fondées sur le contenu
en solides du sang, et il ne reconnaît pas la déshydratation relative de certaines
autres parties du corps. Toutes les analyses sanguines peuvent apparaître comme
normales alors que les petits capillaires du cœur et du cerveau sont sujets à des
dommages causés par une déshydratation, même légère, de longue durée. Cette
thèse deviendra plus claire lors du chapitre consacré au cholestérol.

Quand nous perdons la sensation de soif ou ignorons les autres signaux de la


déshydratation, et quand nous ne comblons pas nos besoins quotidiens en eau, la
fermeture de certains lits vasculaires est le seul moyen naturel de garder pleins
les vaisseaux sanguins. Mais combien de temps pouvons-nous continuer ainsi ? La
réponse est : assez longtemps pour tomber en fin de compte très malades et
mourir. A moins d'avoir la sagesse d'adopter le changement de modèle et de re-
connaître, au plan professionnel et général, les problèmes liés aux perturbations
du métabolisme de l'eau, la déshydratation chronique continuera à prélever son
tribut tant sur nos corps que sur notre société !

Les mécanismes qui opèrent pour s'adapter à la déshydratation et qui culminent


dans la vasoconstriction sont les mêmes que ceux mentionnés pour le stress. Ce
sont notamment ceux de la vasopressine et du système R. A. Ils imposent une
réduction du lit vasculaire et une pression accrue pour resserrer le système et
activer la filtration de l'eau par les "pommeaux de douche" dans les cellules des
organes prioritaires. N'oublions pas que la déshydratation est le facteur stres-
sant numéro un du corps humain comme de toute chose vivante.

En tout premier lieu, l'hypertension essentielle devrait être traitée par l'ac-
croissement de l'ingestion d'eau. Les méthodes de traitement actuelles sont er-
ronées. Le corps et la nature tentent de maintenir leur équilibre et nous disons :
"Non, vous ne comprenez pas ! Prenez des diurétiques et débarrassez vous de
l'eau." Si nous ne buvons pas assez d'eau, l'organisme est obligé d'élever le taux
de sodium pour se protéger. Le système R.A. y est directement impliqué. L'eau
ne reste dans le compartiment liquide extracellulaire que s'il y a rétention de
sodium. Depuis ce compartiment et à travers la production des "pommeaux de
douche", l'eau pénétrera de force, certaines cellules grâce à leur statut priori-
taire. Ainsi, retenir le sodium dans le corps constitue l'ultime recours permet-
tant de garder un peu d'eau pour la survie cellulaire.

De par sa conception, le corps est très sensible à la rétention de sodium. Tenir


celle-ci pour responsable de l'hypertension est une erreur et procède d'une con-
naissance insuffisante des mécanismes régulateurs de l'eau dans l'organisme.
Prescrire des diurétiques pour se débarrasser du sodium aggrave la déshydrata-

043
tion. Le niveau "sensation de bouche sèche" de la déshydratation est atteint et
on boit de l'eau pour compenser. Les diurétiques maintiennent le corps à un ni-
veau de déficience d'eau. Ils ne guérissent pas l'hypertension et déterminent
l'organisme à absorber du sel et de l'eau, mais jamais assez pour corriger le pro-
blème. Voilà pourquoi, après un certain temps, ces diurétiques ne suffisent plus,
le patient sera forcé à recourir à d'autres médicaments.

L'évaluation de l'hypertension pose un autre problème : comment la mesurer ?


L'angoisse liée à l'hypertension affecte automatiquement la personne au moment
de l'examen. La lecture des instruments peut ne pas refléter la vérité, à savoir
une tension artérielle normale. Un praticien inexpérimenté ou pressé, plus ef-
frayé par un procès que soucieux d'un jugement pertinent et précis, pourrait
prêter au patient une hypertension alors qu'il aurait pu n'avoir qu'un moment
d'angoisse, une panique générée par le contexte clinique qui entraîne une réponse
fausse des instruments de mesure.

Un autre problème important, hélas méconnu, lié à la lecture de la tension arté-


rielle, est la façon dont on gonfle le brassard, bien au-delà de la lecture systo-
lique (la maxima), pour ensuite laisser l'air s'échapper jusqu'à ce que le pouls
s'entende. Chaque artère est accompagnée d'un nerf qui est là pour contrôler le
flux sanguin à travers les vaisseaux. La brusque perte de pression du brassard,
que l'on a gonflé jusqu'à de très hauts niveaux, entraîne une brusque irruption du
sang dans l'artère concernée, ce qui fait que l'on enregistrera inévitablement
une tension artificiellement induite. Malheureusement, la mesure de l'hyperten-
sion est si arbitraire, basée de plus sur le niveau diastolique (la minima), qu'une
toute petite erreur d'évaluation peut faire d'une personne saine un hypertendu.
C'est alors que commencent tous les ennuis... !

L'eau est par elle-même le meilleur diurétique naturel. Si les personnes qui souf-
frent d'hypertension et ont un fonctionnement rénal normal augmentent leur
ingestion quotidienne d'eau, elles n'auront nul besoin d'autre diurétique. Si une
déshydratation prolongée induit une hypertension et cause également des insuf-
fisances cardiaques, l'ingestion d'eau doit se faire progressivement. Il faut évi-
ter qu'elle soit excessive et impossible à gérer par rapport à la rétention de so-
dium, qui, lui, doit être "surreprésenté".

Je présente les lettres suivantes avec l'autorisation aimable de leurs auteurs qui
souhaitaient partager leurs expériences heureuses avec les lecteurs.

Michael Peck a été un collaborateur administratif de la Fondation pour la Voie


simple en Médecine. Cette fondation est une institution de recherche médicale
(un "réservoir d'idées"). A un niveau pédagogique et scientifique, elle s'est enga-

044
gée à introduire un changement de modèle sur le métabolisme de l'eau dans l'or-
ganisme. Michael expose brièvement les problèmes médicaux rencontrés depuis
son enfance. Qui aurait pu penser que des symptômes aussi disparates pouvaient
tous être liés, et qu'après tant d'années, ces ennuis disparaîtraient suite à un
simple réajustement de l'ingestion d'eau quotidienne ? La solution aux problèmes
médicaux de Michael Peck fut à ce point original que son épouse se mit également
à suivre le même " rituel de soins".

Micro Investments, Inc.

Dr. F. Batmanghelidj Le 25 mars 1992

Foundation For The Simple in Medicine 2146 Kings Garden Way, Falls Church, VA
22043

Cher Fereydoon,

Cette lettre est un témoignage rendu aux mérites de l'eau comme part essen-
tielle des besoins alimentaires quotidiens. Depuis cinq ans, je suis vos recomman-
dations et approuve pleinement les effets positifs de l'ingestion d'eau.

Tout au début, lorsque je commençai à suivre votre programme, j'étais obèse,


souffrais d'hypertension artérielle, d'asthme et, depuis mon tout jeune âge,
d'allergies. J'avais été en traitement pour toutes ces maladies. Aujourd'hui, mon
poids et ma tension artérielle sont normaux (j'ai perdu environ 45 kg et 10
points de tension). Grâce au programme, la fréquence des crises d'asthme et les
problèmes d'allergie se sont réduits au point qu'ils n'existent quasiment plus. De
plus, d'autres bienfaits se sont produits : je souffre bien moins qu'auparavant
de rhumes et d'angines, et en général, ils sont moins sévères.

J'ai partagé ce programme avec mon épouse qui s'administrait des médicaments
pour sa tension artérielle depuis quatre ans. Grâce à une ingestion d'eau accrue,
elle a récemment pu supprimer toute médication.

Encore merci pour votre traitement.

Michael Peck

907 Crystal Creek Drive, Austin, Texas, 78746

Michael Paturis est membre du Rotary Club. Il fit la connaissance de mon travail
il y a quelques années, lors d'une de mes conférences à son club. Un jour, nous
déjeunions ensemble et je lui exposai en détail pourquoi l'hypertension et l'ac-

045
cumulation des graisses sont en général des conséquences d'une déshydratation
chronique. Il accepta mes conseils et se mit à boire quotidiennement plus d'eau.
Il réussit également à convaincre son épouse qui adopta cette thérapie. Notez,
dans les deux lettres, l'impact de l'accroissement de l'ingestion d'eau sur
l'asthme et les allergies.

Etude de E. Michael Paturis

Lee Street Square - 431 N. Lee Street - Old Town

Alexandria, Virginie 22314

Le 20 Février 1992

M. Le Dr F. Batmanghelidj Foundation For The Simple in Medicine 2146 Kings


Garden Way Falls Church, Virginia 22043

Cher Dr Batmanghelidj,

J'aimerais vous remercier encore une fois pour l'amabilité avec laquelle vous
avez aidé mon épouse et moi-même à mieux apprécier l'importance de l'eau pour
notre santé.

Nous sentons les bienfaits de l'accroissement volontaire de notre consommation


d'eau qui contribue grandement à notre perte de poids. Depuis des années, nos
médecins respectifs nous recommandaient vivement cet allégement. J'ai perdu
environ 65 kg, et cette baisse a entraîné celle de ma tension artérielle, de sorte
que je n'ai plus besoin d'aucun médicament. La perte de poids chez mon épouse a
supprimé l'inconfort que lui imposaient depuis des années des douleurs dorsales.
En outre, elle est convaincue que cet allégement pondéral a diminué ses pro-
blèmes d'allergies.

Bien à vous,

E. Michael Paturis

046
La membrane à deux couches

Déshydratée Hydratée
La membrane qui
entoure chaque
cellule est com-
posée de deux
feuillets dis-
tincts
Segment mi-
Segment mi-
croscopique
croscopique
d'une mem-
d'une mem-
brane convena-
brane déshy-
blement hydra-
dratée

Les protéines
Canal aqueux sont disposées /
refermé em- comme les bar-
11 éS reaux d'une
pêchant les
mouvements échelle
des enzymes

Canal aqueux dans lequel les enzymes circulent

Les cellules fabriquent du cholestérol pour coller les "briques" ensemble et em-
pêcher l'eau de sortir. C'est une forme d'adaptation à la déshydratation C'est
l'eau qui relie les "briques" entre elles.

Hydrates de carbone

Illustration 14 : Dans une membrane correctement hydratée, l'eau constitue la


substance adhésive qui se diffuse également à travers les "briques" d'hydrocar-
boné. Les deux couches y sont bien distinctes et séparées, tandis que l'espace
restant est utilisé comme voie d'eau pour l'activité des enzymes. Dans une mem-

047
brane déshydratée, c'est la concentration en cholestérol qui augmente pour ci-
menter les "briques" et aussi pour empêcher que la cellule ne continue à perdre
de l'eau. La voie d'eau est également obstruée par l'emboîtement des prolonge-
ments des "briques".

Chapitre 7

L'excès de cholestérol dans le sang

Un taux de cholestérol trop élevé signifie que les cellules ont développé un mé-
canisme de défense contre la force osmotique du sang qui tend à leur soustraire
de l'eau à travers leurs membranes; ou alors que le sang trop concentré ne peut
laisser son eau traverser la membrane cellulaire.

Le cholestérol est une "glaise" naturelle qui, versée dans les trous de la mem-
brane cellulaire, rend les parois de la cellule étanche au passage de l'eau (voir
illustration 14). Sa fabrication fait partie du plan conçu par la nature pour proté-
ger les cellules vivantes contre la déshydratation. Dans les cellules vivantes qui
possèdent un noyau, le cholestérol est l'agent régulateur de la perméabilité à
l'eau de la membrane cellulaire. Dans celles dépourvues de noyau, ce sont les
acides gras utilisés dans la fabrication de la membrane qui jouent ce rôle. La
production de cholestérol fait partie du système de survie de la cellule. C'est
une substance nécessaire. Son excès indique une déshydratation.

Le cœur et les poumons sont les premiers organes que rencontre le sang concen-
tré

Perte d'eau par évaporation

Le sang venu des poumons entre dans l'oreillette gauche du cœur. Le sang Pou-
mons Le foie envoie du sang aux poumons

048
Le sang concentré entre dans l'oreillette droite du cœur,

Traiter les aliments digérés exige beaucoup d'eau

Foie La digestion utilise beaucoup d'eau Les produits digérés entrent dans le
foie

Sang concentré entre dans les artères du cerveau

Cœur

Le sang concentré entre dans les artères cardiaques

Les aliments solides arrivent dans l'estomac et les intestins

Appareil gastro-intestinal

049
Illustration 15: Les aliments solides sont digérés dans l'estomac et les intestins,
puis transmis au foie pour d'autres réactions chimiques. Ensuite, en passant dans
la circulation sanguine à travers le cœur et les poumons, ils atteindront le reste
du corps. Si la quantité d'eau ingérée avant le repas est insuffisante, le sang en
circulation sera hautement concentré. Il influencera de manière osmotique les
cellules rencontrées au cours de son périple.

Normalement, c'est l'eau qui constitue des feuilles adhésives liant les "briques"
les unes aux autres. Dans une membrane déshydratée, cette propriété disparaît.
En même temps qu'elle lie ou "cimente" la structure solide de la membrane, l'eau
se diffuse au travers de ses pores vers l'intérieur de la cellule. L'illustration 14
montre la structure de la membrane à deux couches tantôt pleinement hydratée,
tantôt déshydratée à l'extrême. Ce concept, fruit de nombreuses recherches,
fut présenté à une assemblée de chercheurs en cancérologie. Ces mêmes thèses
scientifiques ont été publiées et ont fait l'objet de nombreux débats.

Comment ce phénomène nous affecte-t-il dans notre vie de tous les jours ? La
réponse est simple. Imaginez-vous assis à une table chargée de mets. Si vous ne
buvez pas d'eau avant de manger, le processus de la digestion prélèvera sa part
sur les cellules du corps. L'estomac a besoin d'eau pour scinder les protéines en
acides aminés. L'intestin consomme encore davantage d'eau pour accomplir sa
fonction.

Dans le foie, les cellules spécialisées poursuivent le traitement des matières di-
gérées par l'intestin et les envoient dans le sang, en direction de l'oreillette
droite du cœur. Le foie nécessite beaucoup d'eau pour fonctionner correcte-
ment. Du cœur droit, le sang - qui a entre-temps reçu quelques composants gras
du système lymphatique - ira dans les poumons pour s'oxygéner et se débarras-
ser du gaz carbonique. Dans les poumons, de l'eau sort du sang sous forme de
vapeur, phénomène bien visible par temps froid.

Ce sang hautement concentré passe ensuite des poumons au cœur gauche, qui
l'envoie dans la "grande" circulation. Les premières cellules exposées à ce sang
concentré sont celles qui longent les plus gros vaisseaux et les capillaires du
cœur et du cerveau. Là où les artères se courbent, les cellules possiblement en-
dommagées par la forte pression osmotique devront affronter également la
pression du sang. Elles doivent se protéger, au risque d'être abîmées de manière
irréversible. N'oublions pas que l'intégrité de leurs membranes cellulaires est
dépendante de la présence d'eau disponible et non de celle qui se rejette par
l'osmose. Le processus d'adaptation à la déshydratation par le cholestérol res-
sort clairement des illustrations 15 et 14.

050
Le cerveau finit par reconnaître la pénurie d'eau imposée au corps, et voilà qu'au
milieu d'un repas, il oblige la personne à boire. Mais il est trop tard, les cellules
qui longent les gros vaisseaux sanguins sont déjà endommagées. Le processus
s'emballe lorsque le cerveau enregistre cet état de déshydratation et produit de
la douleur dyspepsique... contre laquelle on prescrira des antiacides ! Non pas de
l'eau, mais des agents bloquant l'histamine ! Malheureusement, nous sommes là
au cœur du problème des traitements classiques, étudiés conformément au "mo-
dèle des corps dissous". Tous les modes de traitement sont destinés à soulager
les symptômes. Ils ne sont pas prêts d'éliminer la cause du problème.

La cause demeure inconnue parce qu'on s'en remet toujours à un modèle er-
roné. Si nous commençons à apprécier le fait que pour le processus digestif des
aliments, l'eau est l'ingrédient le plus essentiel, la bataille est presque gagnée.
Si le corps reçoit l'eau nécessaire avant de manger, la bataille contre les dépôts
de cholestérol dans les vaisseaux sanguins sera gagnée.

Après une période plus longue de régularisation de l'ingestion quotidienne d'eau


pour que les cellules puissent s'hydrater pleinement, le système de défense par
le cholestérol contre le libre passage d'eau à travers les parois cellulaires de-
viendra moins indispensable; sa production diminuera. On a démontré que les en-
zymes brûleurs de graisses hormono-sensibles s'activent au bout d'une heure de
marche. Ils demeurent actifs pendant les douze heures suivantes. Il semble éga-
lement que la baisse du cholestérol sanguin lors de la marche stimule les brûleurs
de graisse; le cholestérol déjà déposé se fractionne et libère le passage du sang
dans les artères.

Des témoignages qui incitent à la réflexion

Les inquiétudes de Mohammed Wahby n'ont rien d'exceptionnel; quiconque voit


son taux de cholestérol s'emballer se fait du souci. Il n'est pas inutile de rappe-
ler ici que nombre de maladies sont liées à une cholestérolémie trop élevée. Le
taux de cholestérol sanguin considéré comme normal est fixé de nos jours aux
alentours de 200 mg par cm2 de sang. Ce chiffre est une évaluation arbitraire et
je pense que le taux normal se situe autour de 100 à 150 mg/cm2. Mon propre
taux n'a jamais dépassé 130. Pourquoi ? Parce que depuis de nombreuses années,
je commence ma journée avec deux à trois verres d'eau.

Clarifions bien une chose : la formation de cholestérol en excès est le résultat


d'une déshydratation. C'est le manque d'eau qui génère nombre de maladies, et
non le niveau de cholestérol dans le sang. Aussi est-il plus prudent de modifier
notre consommation quotidienne d'eau plutôt que notre alimentation. Avec une

051
activité correcte, des enzymes, n'importe quelle nourriture peut être digérée, y
compris son contenu en cholestérol.

M. Wahby a pu abaisser ses niveaux de cholestérol sans trop se soucier de son


alimentation (voir sa lettre de témoignage). Tout en vivant normalement, son cho-
lestérol est descendu de manière spectaculaire de 279 à 203 en l'espace de
deux mois et sans restrictions alimentaires. Et ceci grâce à une ingestion d'eau
accrue avant les repas. S'il avait fait des promenades quotidiennes, ce niveau
aurait davantage baissé dans la même période. Mais avec le temps, il s'abaissera
encore. La simplicité du traitement le ravit au point qu'il désire partager son
bonheur avec d'autres.

Ambassade de la République Arabe d'Égypte Bureau de presse et d'information

1666 Connecticut Avenue, N.W. Suite 440, Washington D.C.20009

Dr Fereydoon Batmanghelidj Le 1er Mai 1991

Foundation For The Simple In Medicine

P.O. 3267,

Falls Church, VA 22043

Cher Dr Batmanghelidj,

Je vous adresse la présente pour vous dire combien je vous suis reconnaissant
d'avoir fait de moi un homme infiniment moins préoccupé. Je n'ai cessé de souf-
frir d'un haut niveau de cholestérol depuis 1982. Il était alors de 278. A
l'époque, j'étais en Allemagne et l'on me mit au régime. Il fut si strict que je
perdis 8 kg en moins de deux mois, mais le niveau du cholestérol ne descendit
qu'à 220. Je refusai de l'abaisser davantage par une médication, d'autant plus
qu'en Égypte, les médecins croient toujours que ce niveau n'est pas vraiment
dangereux selon les normes en vigueur dans notre pays.

Comme je ne peux éviter les repas d'affaires, obligatoires pour un diplomate, et


en raison de ma mission auprès des média, mon cholestérol remontait toujours
aux alentours de 260 et redescendait ensuite à 220, au prix de régimes stricts
suivis de temps à autre. Cependant, les entorses aux régimes étaient toujours le
résultat de repas pris à l'extérieur. Chez moi, j'étais toujours strict. En fait,
même invité, je m'appliquais à ne choisir parmi les plats proposés que ceux qui
n'étaient pas spécialement riches en matières grasses.

052
L'an dernier, j'eus un choc en découvrant que mon cholestérol était monté en
flèche jusqu'à 279. Par chance, je vous ai rencontré à cette époque. Quand vous
m'avez prescrit beaucoup d'eau (deux verres pleins) à prendre avant les repas,
au lieu des médicaments, j'étais très sceptique. D'autant plus que vous ne met-
tiez pas l'accent sur la nécessité d'un régime. En deux mois, et sans observer
toutes les vieilles règles qui rendaient ma vie misérable, mon cholestérol descen-
dit à 203 pour la première fois en plus de neuf ans ! Mon poids aussi avait éton-
namment baissé de quatre kg. Et depuis, il est sous contrôle. Je me sens telle-
ment bien que j'ai la certitude qu'à la prochaine analyse de sang, mon cholestérol
aura encore baissé. Alors, adieu aux normes égyptiennes et bienvenue aux nou-
veaux taux en vigueur aux États Unis, et sans l'obsession des privations !

Prenant du plaisir à manger modérément, bien sûr. Comme je ne l'avais plus fait
depuis longtemps, et libéré d'un tracas ancré au fond de mon esprit, je crois
vous devoir un immense MERCI.

Sincèrement,

Le Ministre Mohammed Wahhy Directeur. Bureau de Presse et d'Information

Le cas de John Fox est très peu commun dans le sens où sa grave maladie car-
diaque a suffisamment reculé pour qu'il puisse retrouver une vie normale sans
passer par la chirurgie, aujourd'hui à la mode. Mr Fox est dans la soixantaine. Il
est ingénieur électronicien à la retraite et a derrière lui de nombreuses années
de hautes responsabilités dans la Navy, les Forces Navales des États-Unis. Au-
jourd'hui, il est l'un des cinquante spécialistes vivants de la Bates-Trained Natu-
ral Vision (NdT : il fait partie d'un groupe de rééducateurs de la vue qui entraî-
nent, selon la méthode mise au point par Bates, les malvoyants jusqu'à ce qu'ils
retrouvent une vue normale par la voie naturelle). A un moment donné de sa vie, il
se trouvait aveugle d'un œil et a senti sa vue baisser de l'autre. La méthode
Bates d'entraînement de la vision l'intrigua à cause de ses propres besoins. Au-
jourd'hui, grâce à cet entraînement, il est sorti du chemin de la cécité et sa vi-
sion est sauve, voire virtuellement normale.

Il y a quelques années, on le considéra comme hypertendu. Il reçut des médica-


ments pour réduire sa tension artérielle. Mais il ne les supporta pas ; ils le ren-
daient plus malade encore. Ses problèmes débutèrent lorsqu'il se mit à souffrir
d'attaques cardiaques. Sa lettre explique son parcours et combien il se porte
mieux aujourd'hui. Le clou de ce témoignage est bien le fait que c'est au bout de
deux mois d'ingestion accrue d'eau et une légère révision de son alimentation, en

053
plus de ses promenades quotidiennes, qu'il se sentit normal, ses artères corona-
riennes étant devenues propres.

A présent, il a le bonheur de jouir d'une activité normale sans avoir à endurer


des douleurs, et ce sans aucune médication ni intervention chirurgicale. Réali-
sons-nous pleinement qu'une personne atteinte d'aussi graves problèmes car-
diaques a pu, en deux mois environ, retrouver une vie normale sans traitement
contraignant, et ceci après l'échec de tout traitement par la chimie ? L'approche
naturelle proposée ici pour corriger le problème de manière scientifique et lo-
gique semble dépendre d'une inversion physiologique du processus de la maladie.

Bates-Fox

Natural Vision Training

2945 North Lexington Street, Arlington, Virginia 22207

Attestation : le 25 mars 1992

C'est au printemps 1991 que je découvris, grâce à un membre de la Fondation


pour la Voie simple en Médecine, la valeur de l'eau comme forme de médication.
Six mois auparavant, j'avais subi deux attaques cardiaques et une opération an-
gioplastique. Après l'intervention, on me prescrivit de fortes doses de calcium,
de bêtabloquants, de l'aspirine pour nourrissons, de la trinitrine contre la dou-
leur et des médicaments réduisant le cholestérol. L'angiogramme réalisé avant
l'opération avait montré qu'une artère de mon cœur était obstruée à 97% par
les dépôts de cholestérol. On me dit que mon cœur était en mauvais état.

Au bout de six mois d'observation stricte de mon programme de récupération, je


constatai que mon état se détériorait rapidement, au point que j'avais du mal à
dormir à cause des douleurs dans le bras gauche, le dos et la poitrine. J'éprou-
vais les mêmes douleurs pendant mes promenades quotidiennes. En esprit, je me
vis monter sur le billard pour une nouvelle intervention chirurgicale le jour même
de ma prochaine visite médicale. A cette époque, je souffrais également d'ef-
fets secondaires sérieux dus aux médicaments tels que : problèmes de rétention
et de blocage créés par ma prostate ; problèmes de vue et de mémoire nouvelle-
ment apparus.

J'ai inauguré mon programme de remise en forme par une mesure alimentaire :
l'ingestion de huit verres de 23 cl d'eau par jour, et ceci pendant trois jours. On
me conseilla de boire l'eau une demi-heure avant les repas. J'arrêtai net les ca-
chets contre le cholestérol, l'aspirine et la trinitrine. Si j'en juge par l'effet de
l'eau, il semble bien que je n'en avais plus besoin. Je commençai aussi à boire du

054
jus d'orange et me remis à saler mes repas (j'avais suivi un régime sans sodium).
Au bout de trois jours, je me sentis plus en confiance et moins inquiet de tout ce
surplus d'eau. Après trois semaines, pendant lesquelles je réduisis progressive-
ment le calcium et les bêtabloquants, je notai quelques changements très posi-
tifs. Chaque fois que je ressentais une quelconque douleur, je buvais de l'eau et
obtenais un soulagement immédiat. Mon régime demeura le même : fruits, lé-
gumes, poulet, poisson, jus d'orange, carottes. Pour absorber davantage de tryp-
tophane, on me demanda d'enrichir mes repas de fromage blanc et de potage aux
lentilles.

Le Dr Batmanghelidj me conseilla de faire deux promenades quotidiennes d'une


heure chacune (et de près de 3,5 km chacune). Au bout du second mois, je notai
la disparition des douleurs, même en escaladant des collines. Après le cinquième
mois, je réduisis mes promenades à une demi-heure, mais accélérai le pas, cou-
vrant alors 3 km en 30 minutes. Je ne relevai aucune constriction et mon énergie
avait doublé. Ma capacité de mémoire avait été restaurée et ma vue avait re-
trouvé son niveau normal.

Pour déterminer l'état de mon cœur, j'ai subi en octobre 1991 une série d'ana-
lyses chimiques et physiques : rayons X, ionogramme, échocardiogramme, élec-
trocardiogramme, entre autres. Elles ont montré que mon cœur avait retrouvé
son état normal et que je n'avais plus besoin d'aucun médicament. Mon médecin
ne put croire que tout ce changement était arrivé aussi simplement.

John O. Fox

En ajoutant les affirmations de Mr Wahby aux résultats présentés par les cas
Fox, Paturis et Peck, il devient évident que l'eau toute simple possède des vertus
médicinales jusqu'ici méconnues. L'eau est un médicament naturel, disponible et
à portée de main pour certaines pathologies fréquentes et graves, des états
dont chacun sait qu'ils tuent des milliers de personnes chaque année. Est-ce la
maladie cardiaque ou la déshydratation qui tue les gens ? De mon point de vue,
professionnel et scientifique, c'est la déshydratation qui est la plus grande
meurtrière, plus que tout autre état imaginable. On a donné des noms savants
différents et traité différemment et de manière inefficace les multiples as-
pects et "idiosyncrasies chimiques" de la réaction organique que chaque individu
développe face à la même déshydratation.

La déshydratation est le facteur commun ; ce sont les petites différences de


fonctionnement entre chaque personne qui font que les indicateurs de début de
déshydratation soient différents. Plus tard dans le processus, d'autres indica-
teurs de la même déshydratation se révèlent. La raison de cette différence dans

055
les modèles de début pourrait provenir des processus sélectifs d'hydratation
d'urgence en "pommeau de douche" de certaines cellules. En réétudiant les
lettres de MM. Peck et Paturis, nous constaterons que ces personnes souffraient
de plusieurs autres maux qui s'améliorèrent grâce à la régulation de l'ingestion
d'eau. Vous êtes à présent initiés au secret et savez détecter l'erreur respon-
sable de problèmes graves dans les systèmes de santé de nos pays scientifique-
ment avancés. Ils semblent favoriser le traitement arrogant par la chimie d'une
simple déshydratation de l'organisme, jusqu’à ce que de vraies maladies en nais-
sent.

Souffrez-vous d'un excès de poids ?

Examinons maintenant les témoignages de MM. Peck et Paturis. Tous deux affir-
ment avoir perdu entre 15 et 23 kg grâce à l'eau. Une autre personne perdit pro-
gressivement 29 kg en moins d'un an, excès de poids qu'elle avait accumulé en
six ans.

Le système de contrôle central dans le cerveau sait reconnaître ses besoins en


énergie. Or, pour mobiliser l'énergie stockée dans les réserves de graisse, il faut
induire des décharges hormonales, un peu d'activité physique et donc du temps,
ce qui ne saurait contenter les besoins du cerveau en cas d'urgence. Le cerveau
obtient son énergie soit de la part de "l'hydroélectricité", soit du sucre en circu-
lation dans le sang. Ses besoins fonctionnels en hydroélectricité sont plus ur-
gents - non seulement la production d'énergie par l'eau, mais encore son trans-
port à l'intérieur du système du flux par micro courant, qui dépend davantage de
l'eau.

C'est pour indiquer les besoins du cerveau que les sensations de soif et de faim
sont générées simultanément. Nous ne reconnaissons pas la sensation de soif et
tenons les deux indicateurs pour une invitation urgente à nous nourrir. Nous
mangeons au lieu d'hydrater notre organisme. Les gens qui ont perdu du poids
grâce à une ingestion d'eau avant les repas ont réussi à distinguer les deux
sensations. Ils n'ont pas compensé le besoin urgent de boire par un surplus
de nourriture.

Le cerveau humain représente grosso modo la cinquantième partie du poids total


du corps. On pense qu'il possède à peu près 9 billions de cellules nerveuses, et
que les cellules cérébrales sont faites à 85% d'eau. 20% de la circulation san-
guine est mise à sa disposition. Le cerveau est la seule partie du corps constam-

056
ment en action. Il traite toutes les informations relatant l'état de la personne et
de son environnement.

Pour traiter toutes ces entrées et alerter les autres parties du corps en vue
d'une réponse coordonnée, le cerveau dépense une grande quantité d'énergie. En
même temps, il utilise de l'énergie pour fabriquer les matières premières et di-
vers messagers chimiques (ou neurotransmetteurs) élaborés dans les cellules
cérébrales et qui doivent être acheminés jusqu'aux terminaisons nerveuses. Si le
cerveau reçoit 20% de la circulation sanguine, ce qui représente un taux de con-
sommation d'énergie élevé, c'est bien parce que son système de transport est un
grand consommateur d'énergie.

Les cellules cérébrales accumulent l'énergie sous deux formes essentielles : les
réserves d'ATP et de GTP, un peu comme on stocke du charbon et du coke à côté
des chaudières. Certaines actions reçoivent leur énergie des réserves d'ATP si-
tuées dans différentes parties de la cellule, principalement dans ses membranes.
C'est par la membrane cellulaire que l'information pénètre et que l'action est
amorcée. Dans chacune des cellules existe une sorte de système de rationne-
ment. Aussi, toute information n'obtiendra-t-elle pas automatiquement qu'on lui
alloue de l'énergie des réserves ATP pour se voir enregistrée et réclamer une
réponse.

II existe un seuil que certaines "entrées" n'atteignent pas pour que la libération
d'énergie se fasse. Pour dépenser de l'énergie, le cerveau distingue ce qui est
important de ce qui ne l'est pas. Quand les réserves d'ATP sont plutôt faibles,
bien des stimuli n'obtiennent aucune réponse. C'est la baisse des réserves qui
détermine l'état de fatigue des cellules cérébrales. C'est le même processus qui
a lieu pour les réserves de GTP. Pour certaines actions d'urgence, l'énergie de
ces réserves peut être déviée pour venir renforcer celle de l'ATP en faveur
d'une fonction particulière.

Le stockage d'énergie dans les pools ou réservoirs d'énergie du cerveau semble


largement dépendre de la disponibilité en sucre. Le cerveau ne cesse de le reti-
rer du sang pour réalimenter ses réserves d'ATP et de GTP. On a récemment
découvert que le corps humain a la capacité de générer de l'énergie hydroélec-
trique lorsque l'eau traverse la membrane cellulaire et active certaines pompes
génératrices d'énergie très particulières. Ce processus s'apparente beaucoup à
la production d'énergie hydroélectrique par un barrage fluvial. Ainsi, le cerveau
utilise deux mécanismes pour ses besoins énergétiques. Premièrement, il fait ap-
pel au métabolisme des aliments et à la fabrication de sucre ; deuxièmement, à
l'énergie hydro-électrique. Il semble dépendre dans une très large mesure de

057
cette énergie, en particulier pour son système de transport en charge de l'ap-
provisionnement des nerfs sillonnant les différentes parties du corps.

Pour satisfaire les besoins du cerveau, l'organisme a développé un système


d'équilibrage très subtil, soucieux de maintenir un taux de concentration de
sucre normal dans le sang. Il le fait de deux manières. Premièrement, en absor-
bant des sucres dans son alimentation ; deuxièmement, en convertissant quelques
réserves de graisse et de protéines en sucre. On appelle ce mécanisme la "néo-
glyco-genèse", qui désigne la fabrication du sucre à partir d'autres substances.
C'est le foie qui se charge de cette fabrication destinée aux besoins du cerveau.

Parce que la plupart des fonctions cérébrales dépendent de l'énergie fournie par
le sucre, l'humain a développé une attirance pour le goût sucré, de même, la sen-
sation de satiété dépend de cette saveur dans une large mesure. Il en résulte un
système de codage de coordination des fonctions organiques, en particulier
celles du foie, quand le sucré stimule la langue. Lorsqu'il y a une déficience de
sucre en circulation, le foie se met à en fabriquer et le libère dans le sang. Il
transforme d'abord le glycogène stocké, puis les protéines et la graisse. La mé-
tabolisation de celle-ci est un processus très lent.

Le corps a besoin de jeûner pendant quelque temps avant que ce processus ne


s'accélère. Les protéines sont plus facilement métabolisables. Les dépôts de
graisse sont constitués de nombreux acides gras. Ces derniers seront fraction-
nés et leurs composants seront réassemblés sous forme de sucres. Chaque
gramme de graisse produit neuf calories. Chaque gramme de protéine ou de sucre
n'en produit que quatre. C'est la raison pour laquelle la sensation de faim est
moindre lorsque la graisse se trouve métabolisée.

Les réserves de graisse sont peu irriguées et donc moins accessibles aux en-
zymes qui mobilisent les acides gras pour leur transformation dans le foie.
Quand les muscles demeurent inactifs, ils sont facilement attaqués et leurs pro-
téines sont fractionnées pour être converties en sucres. Toutefois, les muscles
actifs se mettent à métaboliser un peu de leur énergie stockée pour maintenir ou
accroître leur volume. Ils activent aussi une enzyme fractionnant la graisse appe-
lée "Pace hormono-sensible". En Suède, des analyses de sang répétées ont
montré que l'activité de cette enzyme apparaît au bout d'une heure de
marche et que sa capacité à réduire la graisse se maintient pendant douze
heures.

Les promenades répétées facilitent l'activité de cette enzyme. Aussi, toute cure
d'amaigrissement devrait inclure un programme d'exercice musculaire pour son
effet physiologique essentiel et immédiat sur la réduction de la graisse. C'est en

058
outre cette enzyme en circulation qui débarrassera les parois des vaisseaux san-
guins de leurs plaques et dépôts de graisse. C'est bien ce processus qui aida
John Fox à retrouver la santé. Une consommation d'eau accrue lui apporta de
l'énergie et de la résistance, tandis que la marche stimula les enzymes qui net-
toyèrent ses artères.

Le travail de bureau et les tâches effectuées en position assise ne sont pour


l'instant qu'une modification culturelle dans notre mode de vie moderne. La phy-
siologie de l'organisme ne s'est pas encore suffisamment transformée pour être
adaptée à cet usage fonctionnellement anormal. Le corps a besoin d'activités
musculaires pour maintenir ses fonctions. Soumis à des activités normales, il sait
quand il faut manger et combien, sans stocker de graisses. Chacune de ses par-
ties utilise sa part d'énergie disponible pour une fonction bien coordonnée. C'est
ainsi qu'il a été conçu.

Toutefois, si l'on fait beaucoup appel au cerveau (en périodes de stress par
exemple), sans que le corps ne soit suffisamment mobilisé pour répondre aux be-
soins en sucre du cerveau, une personne peu disciplinée en consommera trop et
se suralimentera. Ceci devient dramatique lorsqu'on ignore les signaux de soif du
corps, lequel a besoin d'eau pour son approvisionnement en énergie et non d'un
excès de nourriture. Sous l'effet du stress, la déshydratation envahit le corps.

Nous avons tendance à prendre du poids parce que nous mangeons


pour approvisionner le cerveau en énergie, pour son activité con-
tinuelle. Toutefois, seul un petit 20% de cette nourriture atteint
le cerveau. Le reste sera progressivement stocké si l'activité
musculaire ne prend pas sa part. Si l'eau est utilisée comme
source d'énergie, ceci ne se produit pas car son excédent est
évacué par l'urine.

Les boissons gazeuses diététiques

s- (« Light » ou allégées) incitent à la prise de poids *

J'ai observé que les boissons gazeuses, même pauvres en calories, pourraient
bien être la cause d'une prise de poids chez les gens qui y recourent pour maîtri-
ser leur poids. J'ai connu un exemple type : un jeune homme très grand, dans la
vingtaine. Comme la plupart des étudiants, il avait l'habitude de boire régulière-
ment des sodas, ou boissons gazeuses. S'ajoutait à cela la pression constante de
ses études. Arrivé au jour de son diplôme, il avait déjà pris du poids. Par la suite,
pour perdre quelques kilos, il se mit à boire 8 boîtes de soda diététique par jour.

059
En deux années, il prit 15 kg et semblait aussi rond que grand. Sa démarche était
devenue pénible, et il semblait devoir balancer ses hanches pour faire un pas. Il
buvait des sodas diététiques aux repas et mangeait plus qu'il ne faut.

Le paradoxe entre la prise d'une substance sucrante qui n'augmente pas les calo-
ries ingérées et une augmentation de poids exige une explication car il défie
notre compréhension normale. J'exposerai ci-dessous le résultat de mes re-
cherches sur cette énigme.

En 1850, l'Américain moyen ne consommait que 360 cm3 de soda par an. Vers la
fin des années 1980, la consommation annuelle par personne atteignait 500 can-
nettes de soda de 336 cm3.

Le rapport annuel de 1994 de l'industrie des boissons montre que la consomma-


tion de sodas a atteint 185,5 litres par personne. Les boissons diététiques
représentent 28,2% de la consommation globale de sodas. Deux
sociétés se partagent les 84% du marché : Coca-Cola 48,2%, et Pepsi-Cola
35,9%. Sur ces parts et leurs différentes sous-marques, 5,5% seulement sont
des sodas diététiques sans caféine. Ces chiffres indiquent clairement qu'un
grand nombre de personnes consomme des boissons caféinées.

Une étude réalisée à l'Université de Pennsylvanie a montré que certains étu-


diants buvaient 14 cannettes de soda par jour ; une jeune fille avait même réussi
à en boire 37 en deux jours. Beaucoup d'entre eux admirent qu'ils en étaient dé-
pendants. S'ils devaient en être privés, ils développeraient des symptômes de
manque, comme les toxicomanes. Le magazine Life enquêta parmi ses lecteurs et
découvrit que 8% d'entre eux boivent 8 cannettes ou plus par jour. L'Association
des Boissons Douces américaine étudia la présence des boissons douces dans les
hôpitaux et constata que 85% des patients trouvaient un soda sur leur plateau
repas.

La société encourageant la consommation de sodas, on estime que ces boissons


sont capables de répondre aux besoins en eau du corps. Parce que ces boissons
contiennent de l'eau, on croit qu'elles doivent correctement servir le corps.
C'est une erreur majeure. La croissance impressionnante de la consommation po-
pulaire des boissons contenant de la caféine constitue l'arrière-plan de nom-
breux problèmes de santé de notre société. La thèse qui prétend que tous les
liquides ont la valeur de l'eau et répondent aux besoins du corps est erronée ;
elle est la cause principale de bien des affections, des maux fréquemment liés à
une prise de poids excessive. Pour comprendre cette affirmation, il faut ad-
mettre quelques principes simples de l'anatomie et de la physiologie du cerveau
qui dirige toute ingestion.

060
Plus que toute autre cause, la confusion qui affirme que les boissons industrielles
répondent aux besoins du corps en eau est responsable de certaines maladies de
civilisation. L'organisme qui se déforme en entassant de la graisse esquisse le
premier pas vers son déclin. A mon avis, il résulte d'un mauvais choix en matière
de liquides.

La caféine, un des ingrédients de la plupart des sodas, est une


drogue. Par son action directe sur le cerveau, elle développe une accoutumance.
Diurétique, elle agit également sur les reins. Physiologiquement, c'est un agent
déshydratant. C'est ce qui explique le fait qu'un consommateur de sodas doit en
boire beaucoup sans jamais être abreuvé. L'eau ne reste pas assez longtemps
dans le corps. En même temps, nombreux sont ceux qui ne comprennent pas leur
soif : ils pensent avoir bu assez. Ils en déduisent qu'ils ont faim et mangent au-
delà de leurs besoins. Ainsi, la déshydratation provoquée par la caféine entraîne-
rait une prise de poids progressive, signe d'une suralimentation directement liée
à la confusion entre les sensations de faim et de soif.

La caféine a la propriété de vous donné "le p'tit coup de fouet".


Elle stimule le cerveau et l'organisme, même d'une personne épui-
sée ! Il semble qu'elle abaisse le seuil de contrôle des réserves d'ATP (Adéno-
sine Tri Phosphate, carburant principal du muscle). L'ATP stockée se trouve
alors entièrement épuisée pour certaines fonctions qui n'y auraient aucun accès
si le niveau minimum des réserves était maintenu. * *

Les sodas sucrés satisfont une part au moins des besoins en sucre du cerveau.
Quand la caféine libère de l'ATP pour soutenir une performance, son compagnon,
le sucre, remplacera un peu de l'ATP perdue, même si le résultat final est une
dépense déficitaire d'ATP par le cerveau.

Au début des années 1980, on introduisit un nouveau produit dans les boissons
industrielles, un sucre artificiel appelé aspartame. Ce produit est 180 fois plus
sucré que le sucre, mais ne procure aucune calorie. Son usage est aujourd'hui
multiple puisque le FDA l'a déclaré sûr et inoffensif. En très peu de temps, on l'a
vu s'intégrer à plus de 5.000 formules alimentaires.

Dans les intestins, l'aspartame se transforme en deux aminoacides neuro-


transmetteurs hautement excitants, L’acide aspartique et la phénylalanine,
ainsi qu'en alcool méthylique ou esprit de bois. On prétend que le foie rend
l'alcool méthylique non toxique. Personnellement, je pense qu'on soutient
cette thèse pour écarter les objections à la commercialisation de certains
produits alimentaires.

061
Si la caféine transforme l'ATP en AMP Adénosine Monophosphate), une "cendre"
d'énergie dépensée, l'acide aspartique convertit les réserves de GTP en GMP.
Or, AMP et GMP sont tous deux des carburants usés; ils provoquent la soif ou la
faim pour remplacer les réserves dans les cellules cérébrales. Par conséquent,
les sodas diététiques provoquent une surconsommation des ces réserves d'éner-
gie.

Il est scientifiquement établi que l'AMP usé génère la faim. La caféine provoque
l'accoutumance, et les gens qui en consomment régulièrement deviennent des
"sodaoliques"... Par conséquent, chez des personnes sédentaires, les sodas
caféinés sont responsables d'embonpoint ; indirectement, ils stimulent la faim
puisqu'ils obligent le cerveau à consommer une part de ses réserves d'énergie.
Mais n'oublions pas qu'une part seulement de la nourriture sera utilisée par le
cerveau. Le surplus viendra grossir les stocks de graisse non dépensés par l'acti-
vité musculaire.

Le réflexe le plus important qui s'installe peu à peu dans le cerveau est la réac-
tion au goût sucré. Le jargon médical parle de réponse du stade céphalique.
Quand le sucré stimule la langue, le cerveau programme le foie
pour le préparer à accepter l'énergie apportée de l'extérieur. Le
foie arrête à son tour de fabriquer du sucre à partir des ré-
serves de protéines et de graisse pour se mettre à stocker les
carburants métaboliques qui circuleront dans le sang. Comme l'ont
montré Michael G. Tardoff, Mark I. Friedman et d'autres scientifiques, les ré-
ponses de la phase céphalique altèrent l'activité métabolique en faveur du stoc-
kage d'aliments. Le carburant disponible s'en trouve réduit, ce qui développe
l'appétit.

Si c'est le sucre qui engendre la stimulation, le foie métabolisera ce qui est en-
tré dans le corps. Cependant, si l'irruption du goût sucré n'est pas suivie d'une
disponibilité en aliments, un besoin urgent de manger en résultera. Les signaux
d'urgence de consommer sont produits par le foie. Plus le sucré sans calories
stimule les papilles gustatives, plus l'urgence de manger - de trop - se fait sen-
tir.

On a clairement montré chez les animaux que la saccharine ne remplace pas l'ef-
fet de la réponse céphalique au goût sucré. Plusieurs scientifiques ont démontré
que l'aspartame produit chez l'homme un semblable besoin urgent de se surali-
menter. Blundel et Hill ont découvert que les substances sucrantes non-
nutritives - l'aspartame en solution -stimulent l'appétit et accroissent l'inges-
tion d'aliments à court terme. Ils rapportent "qu'après ingestion d'aspartame,

062
les bénévoles se retrouvaient avec une faim résiduelle contraire à ce qui se passe
après ingestion de glucose". "Cette faim résiduelle est fonctionnelle et conduit à
une consommation alimentaire accrue."

Tardoff et Friedman ont démontré que ce besoin urgent de manger davantage


après l'ingestion de sucres artificiels peut durer jusqu'à 90 minutes, et ce alors
que toutes les analyses de sang sont normales. Ils ont montré que même quand le
niveau d'insuline - qu'on tient pour responsable de la faim - était normal, les ani-
maux consommaient plus de nourriture que d'habitude. Cela signifie que le cer-
veau garde longtemps le besoin de manger lorsqu'on a stimulé les papilles gusta-
tives par le sucre, sans que celui-ci ne soit entré dans le système. Le goût su-
cré incitera le cerveau à programmer le foie pour stocker des
provisions plutôt que de libérer ses réserves.

Fondamentalement, cette réponse physiologique aux subs-


tituts de sucre, sans les calories que le corps croit avoir
accueillies, contraindra la personne à abaisser le seuil de
déclenchement de sa sensation de faim. Voilà une autre
raison pour laquelle les gens qui utilisent les sodas diété-
tiques pour maigrir peuvent souffrir de la réponse para-
doxale du corps aux stimulations répétées par des subs-
tituts du sucre.
La caféine et l'aspartame dictent leur effet stimulant à la physiologie cellulaire
dans le cerveau, le foie, les reins, le pancréas, les glandes endocrines, etc. L'as-
partame est convertie en phénylalanine et en acide aspartique. Toutes deux ont
des effets stimulants directs sur le cerveau. Le cumul des effets de la caféine
et de l'aspartame établit très vite un mode nouveau d'activité cérébrale simple-
ment parce qu'ils sont disponibles en plus grandes quantités que les molécules
qui, autrement, établiraient une physiologie équilibrée.

La plupart des neurotransmetteurs sont des produits secondaires d'un aminoa-


cide. Toutefois, l'aspartame résulte d'une paire d'aminoacides uniques qui n'ont
pas besoin d'être convertis en un produit secondaire pour agir sur le cerveau et
entraîner un effet. Il existe des récepteurs pour ces deux aminoacides (l'acide
aspartique et l'acide glutamique) sur certaines cellules nerveuses qui influencent
la physiologie du corps de manière dramatique.

063
L'utilisation de sucres artificiels, pour leur fausse stimulation des "terminaisons
nerveuses" qui enregistrent les apports d'énergie dans le corps, a d'autres ré-
percussions, bien plus graves que la simple prise de poids. Ces produits chimiques
font sans cesse dévier la physiologie dans le sens indiqué par le système nerveux
qu'ils stimulent. Les utiliser sans connaître tous leurs effets à long terme, sim-
plement parce qu'ils charment les papilles gustatives, c'est faire preuve de
beaucoup de légèreté. Ma perception de la micro physiologie cellulaire fait que
les conséquences des effets à long terme de leur utilisation me préoccupent sé-
rieusement.

La recherche a prouvé que les récepteurs d'acide aspartique sont


abondamment représentés sur certains systèmes neuronaux, dont
les produits stimulent également les organes génitaux et la poi-
trine. Une stimulation constante des glandes mammaires, en l'ab-
sence des autres facteurs liés à la grossesse, pourrait bien être
impliquée dans la montée des cancers du sein chez la femme.

Illustrons nos comportements par l'image d'un petit voilier qui navigue du port le
plus proche au suivant, et ainsi de suite. Son but est d'atteindre une destination
donnée avant la nuit, alors que la direction des vents est loin d'être idéale. Si, au
lieu d'accorder toute son attention aux seules règles de la navigation d'un voi-
lier, le navigateur se met à n'écouter que son plaisir et à rechercher l'excitation
donnée par le vent en poupe et la vitesse, il devra abandonner l'idée d'atteindre
son port. Il s'en ira dans un sens opposé, dans la nuit, vers des rivages inconnus.
Gageons que ni lui ni son bateau ne survivront au voyage.

Le corps humain est comme un voilier au milieu du voyage de la vie. Si l'esprit


abandonne le but et oublie comment le corps est conçu, se laissant aller à la "sur
stimulation" du palais par des produits artificiels et non-représentatifs (comme
les épices), la chimie de l'organisme pourrait bien, à long terme, ne plus être ca-
pable de composer avec de constantes informations fausses sans en subir les
dommages.

Seule une pensée primaire et simpliste peut imaginer qu'il est facile et inoffen-
sif de remplacer l'eau par toutes sortes de substances chimiques qui augmentent
le "plaisir", qu'on peut les substituer à l'eau naturelle et indispensable au corps.
Certaines de ces substances, la caféine, l'aspartame, la saccharine et l'alcool - à
travers leur effet constamment unidirectionnel, voire obsessionnel sur le cer-
veau - induisent une programmation telle de la chimie de l'organisme qu'elle pro-
duit des effets contraires à la conception naturelle du corps. Exactement comme

064
le voilier échouera sur des rivages inconnus pour avoir eu un marin plus sensible
au plaisir et à l'excitation de la vitesse qu'à la sécurité.

Comme expliqué plus haut, le corps humain dispose de plusieurs signaux diffé-
rents lorsqu'il est déshydraté. Il réclame alors de l'eau, rien que de l'eau. Ingé-
rer de manière régulière des boissons artificielles pour les substituer à l'eau ne
peut que compliquer les choses.

Même si l'usage en est légal, la caféine est semblable à une drogue qui crée l'ac-
coutumance. Les enfants y sont tout particulièrement vulnérables. Stimuler le
corps au premier stade de la vie avec des substances chimiques, déclenchant le
plaisir, faussera chez certains les sens. Ils seront alors tentés de goûter à
d'autres drogues plus toxiques à l'âge scolaire.

Il en ressort que la consommation constante, à long terme, de sodas en général


et de sodas diététiques en particulier, devrait être incriminée. Souvent, ils sont
responsables de certains problèmes de santé graves; imposer au corps et à sa
silhouette une difformité physique en stockant de la graisse, c'est faire le pre-
mier pas dans la mauvaise direction. Les jeunes devraient s'abstenir de boire ces
boissons industrielles ou en "user sans abuser".

Le Dr Marcia Gutkowsk est consultante en diététique. Après avoir lu mon livre,


elle a convaincu sa fille Donna de changer son habitude d'ingérer des boissons
industrielles. Le résultat a époustouflé la mère comme la fille. Voici mot pour mot
le témoignage de Donna.

Le 25 avril 1994

Cher Dr Batmanghelidj,

Ma mère m'a priée de vous écrire pour vous parler du succès avec lequel j'ai ré-
cemment perdu du poids. Je sais que j'aurais pu réussir bien mieux encore si
j'avais suivi votre programme à la lettre ; et infléchi mes habitudes alimentaires
en les accompagnant d'exercices physiques réguliers. Toutefois, avoir simple-
ment réussi à supprimer entre 6 et 8 canettes de Mountain Dew (boisson ga-
zeuse) par jour est déjà un miracle en soi.

Au cours des 9 à 12 mois écoulés, j'ai perdu un surpoids d'environ 17,5 kg. Je
suis à nouveau capable de porter des vêtements que je pensais ne plus jamais
remettre. J'ai également pu atteindre la taille que je m'étais fixée pour mon ma-
riage proche. Même mon fiancé a dû admettre que je suis bien plus jolie que le
jour de notre première rencontre. Ce succès, je le dois à l'eau que je bois quoti-
diennement. Où que j'aille, l'eau m'accompagne. Au travail, quand je fais mes em-

065
plettes, et même au cours de mes longs voyages de 7 heures en voiture (cela re-
présente beaucoup d'arrêts sur les aires de repos, mais cela en vaut la peine).
Quand je sors, j'avoue m'offrir à l'occasion une eau minérale ou une bière, mais
en général, c'est après avoir déjà bu mon quota d'eau dans la journée.

Une chose intéressante que j'ai cependant notée est que quand j'ai bu mon quota
d'eau, je n'ai absolument plus envie de boire. Aussi ai-je constaté que je n'ai plus
soif du tout, et il me faut bien du temps avant que je boive autre chose, que ce
soit du jus de fruits, du lait, de la bière ou de l'eau minérale...

J'attends avec impatience le 1er octobre, jour de mon mariage, où je descendrai


la nef plus belle que je ne l'ai jamais été ces 15 dernières années, depuis le jour
de mon diplôme. Ce sera un plaisir de faire inscrire mon poids sur mon nouveau
permis de conduire sans avoir besoin de tricher.

Merci d'avoir écrit un livre aussi fantastique... toujours pas lu puisque ma mère
ne jure plus que par lui.

Merci pour la petite moi plus mince ! ! ! !

Donna M. Gutkowski

Depuis le mois avril, Donna a encore perdu du poids. Vers la fin juin, elle avait
perdu au total plus de 20 kg. Sa lettre illustre combien l'information de ce livre
peut également toucher ceux qui ne l'ont pas lu.

La perte de poids par cette manière scientifiquement fondée sera permanente,


tandis que le seul rationnement alimentaire expose toujours aux rechutes. Mais
le pire est le tracas constant dû au besoin illusoire de limiter tel ou tel aliment,
surtout quand on le soupçonne de contenir du cholestérol... Cette obsession est
de plus très à la mode ! Ne soyez pas choqué si j'avoue que contrairement aux
tendances actuelles à exclure les œufs de la table, j'en mange autant qu'il me
chante. Peu importe, aucune restriction, les œufs ont un contenu en protéines
bien équilibré. Il se trouve juste que je comprends combien l'excès de cholesté-
rol qui se forme dans le corps est lié à une déshydratation.

Ce chapitre est une tentative pour démontrer que la déshydratation chronique


peut être une raison qui explique l'apparition autant liée que simultanée d'hyper-
tension, d'accumulation de graisse et de formation accrue de cholestérol chez
certains patients.

066
Chapitre 8

L'asthme et les allergies

L'asthme et les allergies signalent que le corps recourt à un accroissement de la


production d'histamine qui, dans son rôle de neurotransmetteur, est aussi en
charge de la régulation du métabolisme de l'eau et de sa distribution dans le
corps. Il est bien connu que les asthmatiques présentent un accroissement de
l'histamine dans leurs tissus pulmonaires et qu'elle entraîne la contraction des
bronches. Comme les poumons sont l'un des sites favorables à la perte d'eau par
évaporation, la constriction bronchique produite par l'histamine réduit la perte
d'eau pendant la respiration. C'est donc une manœuvre facile pour garder de
l'eau dans le corps.

L'histamine est un agent qui, outre son rôle de régulateur de l'eau, intervient
activement dans les systèmes de défense antibactériens, antiviraux et anti-
agents étrangers (chimiques et protéines). Lorsque le niveau d'eau dans le corps
est normal, ces actions se maintiennent à un niveau imperceptible et modeste.
Quand l'organisme est déshydraté au point que l'activité de l'histamine chargée
de la régulation de l'eau devient trop forte, une partie du système immunitaire
activant les cellules productrices d'histamine libérera une quantité exagérée du
transmetteur gardé en réserve pour ses autres fonctions.

On a démontré chez les animaux que la production d'histamine dans les cellules
qui en génèrent diminue avec une augmentation de la ration quotidienne d'eau.
L'asthme et les allergies peuvent être traités grâce à une quantité déterminée
d'eau supplémentaire. En moyenne, ces états s'améliorent au bout de trois ou
quatre semaines de traitement par l'eau.

Mr Peck était asthmatique depuis l'enfance et sensible à toutes sortes d'aller-


gènes. Aujourd'hui, il ne connaît plus l'angoisse qu'engendrent ces problèmes. Mr
Paturis témoigne également de l'état allergique de son épouse qui s'est amenuisé.
Je ne mentionne que ces cas parce que leurs lettres certifient que l'ingestion
accrue d'eau les a débarrassé des allergies et de l'asthme dont ils souffraient
depuis de nombreuses années. Par le passé, j'ai conseillé ce traitement à un cer-
tain nombre de gens qui ont été soulagés de leurs problèmes.

N'oublions pas que si les poumons reçoivent du sang concentré, la production lo-
cale d'histamine est un processus naturel et automatique. Sa libération provoque
la constriction bronchique. Si vous souffrez d'asthme ou d'allergies, augmentez
votre ingestion quotidienne d'eau. Ne vous mettez pas à en boire trop en espé-
rant rattraper par un excès d'eau et en quelques jours les dégâts causés pen-

067
dant de nombreux mois ou années de déshydratation. Vous avez besoin de boire
une quantité d'eau normale chaque jour, jusqu 'à ce que le corps soit hydraté
correctement au terme d'une longue période.

Évitez de boire plus d'un verre de jus d'orange, ou tout au plus deux par jour. Le
contenu en potassium de l'orange est élevé, et son excès favorise une production
d'histamine au-dessus de la normale. Les asthmatiques devraient garder cette
donnée à l'esprit.

Mary B. est administratrice d'un service gouvernemental responsable de la santé


publique d'une grande ville. Depuis de nombreuses années, elle souffrait
d'asthme. Elle ne prenait plus aucun plaisir à se promener dans les jardins. Une
peine à respirer la privait des joies du plein air. C'est à un de mes collègues de la
Fondation qu'elle se confia. Encouragée à boire de l'eau, elle indiqua qu'elle en
consommait de grandes quantités. Quand on lui demanda de préciser ses dires, il
apparut qu'elle buvait de nombreux jus d'orange qu'elle comptabilisait comme de
l'ingestion à'eau. Mon collègue lui expliqua alors que le jus d'orange a beau con-
tenir de l'eau, mais qu'il ne peut remplacer les besoins en eau pure et simple. Elle
accepta de diminuer la consommation de jus et d'accroître celle d'eau. Au bout
de quelques jours, son essoufflement diminua. Depuis près d'un an maintenant,
elle est apparemment débarrassée de son asthme.

Ne sous-estimons pas les vertus médicinales cachées dans un verre d'eau. Le


corps sachant reconnaître sa présence arrêtera ses demandes et réactions face
à la déshydratation. L'eau agira tel un simple code qui ouvrira les plus grandes et
lourdes portes. La seule chose requise est que l'ingrédient corresponde à la con-
ception du système. Il s'agit alors de compenser le manque d'eau et de contour-
ner les mécanismes de préservation installés dans les poumons.

Chapitre 9

Aspects métaboliques du stress et de la déshydratation

Le diabète non insulino-dépendant

Fondamentalement, il existe deux types de diabètes. Le premier nécessite de


l'insuline car le pancréas n'en fabrique plus. On l'appelle le diabète insulino-
dépendant. Certaines substances chimiques capables de provoquer la libération
progressive d'insuline par le pancréas peuvent contrôler les symptômes cliniques
du second. On l'appelle le diabète non insulino-dépendant car le pancréas est
toujours capable de fabriquer de l'insuline.

068
Le second type de diabète, installé chez les personnes âgées, peut être soigné
par l'administration de cachets. Selon toute probabilité, il résulte d'une défi-
cience en eau du cerveau, au point que ses systèmes neurotransmetteurs - en
particulier le système sérotoninergique - en sont affectés. La physiologie du cer-
veau est conçue de sorte qu'il stabilise automatiquement la glycémie à son maxi-
mum pour subvenir à ses propres exigences énergétiques. Le cerveau a besoin de
glucose pour sa valeur énergétique et sa transformation métabolique en eau.
L'opinion la plus courante est que le sucre procure à lui seul la quasi totalité des
besoins énergétiques du cerveau. Personnellement, je pense que ceci est unique-
ment valable en cas de manque d'eau et de sel dans le corps. Ces deux éléments
sont absolument essentiels pour la fabrication d'énergie hydro-électrique, en
particulier pour les mécanismes de neurotransmission.

La raison et le mécanisme de l'altération de la glycémie sont fort simples. Quand


l'histamine devient active dans la régulation de l'eau et la gestion de l'énergie,
elle active également un groupe de substances connues comme prostaglandines
(PG). Les PG sont impliquées dans un système subordonné pour distribuer l'eau
rationnée dans le corps.

Il arrive que le pancréas - une glande très complexe située entre l'estomac et le
duodénum - outre le fait qu'il soit le siège de fabrication d'insuline, soit égale-
ment engagé dans la production de quantités importantes d'un mélange d'eau et
de bicarbonate. Cette solution de bicarbonate est déversée dans le duodénum
pour neutraliser l'acide de l'estomac. Pendant que l'agent stimulant, la PG de
type E, se trouve occupé à dévier la circulation vers le pancréas pour que la solu-
tion d'eau et de bicarbonate puisse être fabriquée, cette PG peut en même
temps inhiber naturellement la sécrétion d'insuline par le pancréas. Elle agit
comme un servomécanisme extrêmement précis et fiable. Plus l'un des systèmes
demande à être servi, plus l'autre sera déchargé de sa tâche.

Pourquoi ? Simplement parce que l'insuline favorise la migration du potassium et


du sucre vers les cellules de l'organisme. Elle y favorise également l'entrée de
certains acides aminés. Accompagnant le passage du sucre, du potassium et des
acides aminés, l'eau passera également dans la cellule stimulée par l'insuline. Une
telle action réduit automatiquement l'eau disponible dans le sang, et dans ce cas,
l'eau destinée au pancréas. La logique qui préside à la conception du corps a réuni
les deux actions - la distribution de l'eau vers le pancréas et l'inhibition néces-
saire de l'action de l'insuline - dans le même agent, la prostaglandine E. De cette
manière, et aux dépens d'une sérieuse privation imposée à certaines cellules,
l'eau est disponible pour la digestion et la neutralisation de l'acide dans les in-
testins.

069
Si, par malheur, la sécrétion d'insuline se trouve inhibée, le métabolisme se
trouve gravement perturbé, même si le cerveau demeure épargné. Dans un état
déshydraté, le cerveau bénéficie de l'inhibition de l'insuline. La cellule cérébrale
elle-même ne dépend pas de l'insuline pour l'accomplissement de ses fonctions.
Dans la plupart des autres parties du corps, les cellules sont entièrement dépen-
dantes des propriétés de l'insuline Dour leur une logique naturelle à la genèse du
diabète non insulino-dépendant en cas de déshydratation chronique.

Ce phénomène d'inhibition de l'insuline en cas de déshydratation montre que la


fonction première du pancréas est de fournir de l'eau pour que la digestion des
aliments puisse se faire. L'inhibition de l'insuline est un processus d'adaptation
de la glande à la déshydratation du corps.

Le tryptophane et le diabète

Expliquer le plus simplement du monde le fonctionnement du tryptophane peut


encore sembler trop compliqué. Toutefois, il faut mettre en place certaines no-
tions de base essentielles au sujet de cet acide aminé pour que certaines thèses
présentées ici prennent tout leur sens. Un point à ne pas perdre de vue est que le
corps est une plante chimique très complexe et extrêmement sensible aux fluc-
tuations de la circulation de ses matières premières.

Le cerveau est conçu pour se ressusciter lui-même par une grande consommation
de sucre, de la même manière qu'un médecin ressuscite un patient en recourant à
un goutte à goutte intraveineux de sucre et de sel. Mais dans ce genre de dia-
bète, il peut y avoir une grave pénurie de sel. Pourquoi ? Il semble que la déshy-
dratation entraîne une grave diminution du contenu du cerveau en tryptophane,
un acide aminé des plus essentiels. Le tryptophane est une substance de base
nécessaire au corps qui le convertit en trois ou quatre neurotransmetteurs de
grande importance. Le tryptophane est également employé dans la correction des
erreurs commises dans la formation de l'ADN. Avec un autre acide aminé, la ly-
sine, ils forment un système de jonction (lysine tryptophane lysine tripode) qui
élimine les erreurs de transcription de l'ADN et raccorde les éléments corrects.
Cette propriété du tryptophane est l'une des plus essentielles à la prévention de
l'apparition de cellules cancéreuses.

Chez les diabétiques non insulinodépendances, il convient d'être particulièrement


attentif à une ingestion appropriée de protéines pour faire face à la possible in-
suffisance en tryptophane qui peut être à la racine de la maladie. La pression
osmotique du sang et du liquide extracellulaire provient avant tout de leur conte-
nu en sel, en sucre, et quelquefois en acide urique en excès. C'est la concentra-
tion en sel qui joue le premier rôle. Une perturbation métabolique du tryptophane

070
peut contribuer à produire le diabète. Le tryptophane étant aussi le régulateur
naturel de l'absorption du sel, il en résulte qu'un régime pauvre en sel n'est pas
indiqué pour corriger l'hyperglycémie d'un diabétique. S'il faut diminuer le taux
de sucre dans le sang, l'ingestion de sel peut être incontournable.

Lorsqu'il y a une quantité appropriée de tryptophane dans le cerveau, le seuil de


la douleur s'élève et elle est mieux supportée. Chez certains animaux diabé-
tiques, on a observé une chute importante du niveau du tryptophane dans le cer-
veau. Le tryptophane règle également l'ingestion de sel dans le corps. Les pro-
priétés régulatrices du tryptophane et de ses systèmes neurotransmetteurs ins-
tallent un mécanisme qui mesure la quantité de sel stockée dans le corps. La sé-
rotonine, la tryptamine, la mélatonine et l'indolamine dérivent du tryptophane et
sont toutes des neurotransmetteurs. Il semble qu'une baisse du taux de trypto-
phane - et par conséquent de celui de ses produits neurotransmetteurs - génère
une baisse anormale des réserves de sel. Le système R.A. semble la compenser en
provoquant, tel un mécanisme de soutien, la rétention de sel dans le corps. L'his-
tamine et son système R.A. deviennent de plus en plus actifs quand, à travers une
pénurie ou une panne plus grave de tryptophane, elles détectent que les sys-
tèmes neurotransmetteurs qui en dépendent sont de moins en moins actifs.

Le réapprovisionnement du cerveau en tryptophane provoquera le retour à la


normale des systèmes fonctionnant à l'histamine. Le contenu en sel du corps sera
alors mieux réglé. Le seuil du déclenchement de la douleur sera rehaussé. La sé-
crétion acide de l'estomac retournera à la normale ainsi que la tension artérielle.

Il existe un rapport entre la marche et la constitution des réserves de trypto-


phane dans le cerveau. Plusieurs acides aminés sont en compétition pour franchir
la barrière hémato-méningée qui filtre le sang à l'entrée du cerveau. Ils doivent
tous se lier aux mêmes protéines responsables du transport et "monter sur leurs
dos". Ces concurrents du tryptophane sont réunis sous le nom de chaîne ramifiée
d'acides aminés (acides aminés CR). Pendant l'exercice physique, on les utilise
comme carburant dans les gros muscles qui les prélèvent sur le sang en circula-
tion. Plus il y a exercice physique, plus la consommation de ces acides augmente
et plus le tryptophane pénètre aisément dans le cerveau, faute de concurrents.

Le contenu du cerveau en tryptophane et en ses systèmes neurotransmetteurs


dépendants est responsable de "l'équilibre homéostatique du corps". Des niveaux
normaux de tryptophane maintiennent un bon équilibre dans toutes les fonctions
du corps. Avec une diminution de l'approvisionnement du cerveau en tryptophane,
il se produit une diminution proportionnelle de l'efficacité des mécanismes dé-
pendants partout dans le corps.

071
Mes recherches ont montré qu'il existe un rapport direct entre l'ingestion
d'eau, générant l'hémodilution - et l'efficacité du système de transport chargé
de propulser le tryptophane dans le cerveau. La pénurie d'eau et la libération
d'histamine qui en résulte, entraînent une baisse du taux de tryptophane dans le
corps. Il semble qu'une quantité d'eau adéquate arrête le métabolisme renforcé
et inefficace du tryptophane dans le foie, au point de l'éliminer du pool des di-
vers acides aminés gardés dans le corps. Le tryptophane ne peut être fabriqué
dans le corps ; l'ingestion d'aliments doit l'importer. C'est l'un des aminoacides
essentiels.

Il faut aussi se souvenir que ce sont les idiosyncrasies qui semblent être à
l'œuvre dans le métabolisme des protéines et de leur fabrication. Les protéines
naissent des différentes combinaisons entre les vingt acides aminés. Selon sa
composition en acides aminés, chaque protéine possède des caractéristiques dif-
férentes. Selon la série et le nombre, le mélange fonctionne comme enzyme,
chaîne de duplication pour la fabrication d'autres protéines, générateur d'éner-
gie dans les pompes hydroélectriques, ou tout ce qu'on peut bien imaginer.

Toutes les fonctions de l'organisme sont réglées par les propriétés spécifiques
et les caractéristiques des acides aminés utilisés dans les enzymes et protéines
du corps. Il y a huit acides aminés essentiels, nommés ainsi car le corps ne peut
les synthétiser ; ils doivent être apportés par l'alimentation. Trois acides aminés
peuvent être fabriqués, mais en quantités limitées. Par moments, ils deviennent
partiellement rares. A l'intérieur du corps, les neuf acides aminés restants sont
amplement fabriqués. Quand la réserve d'acides aminés baisse en deçà d'un seuil
limite, certains d'entre eux sont sacrifiés (dissociés ou consommés différem-
ment) pour maintenir dans la normale la composition de leur pool, ce qui permet la
fabrication future de protéines et d'enzyme,^ f qjmL tes Q&ùks. aminés. liq&L
dés ou sacrifiés en cas de stress, le tryptophane semble être l'un des plus im-
portants.

Cependant, on ne peut consommer tel ou tel acide aminé sur décision propre pour
équilibrer le pool, même si on en connaissait toutes les implications. Toute la
gamme doit être consommée à temps pour constituer la réserve. Il est certes
possible de veiller à manger les protéines contenant ces acides aminés dans des
proportions importantes. Certains aliments protéines, telle la viande longuement
exposée, peuvent devenir déficients en certains acides aminés. Les meilleures
protéines sont celles stockées dans les graines germées, comme les lentilles, les
grains de blé, les haricots, etc. On en trouve également dans les œufs et le lait.
Les lentilles et les haricots verts sont particulièrement riches en acides aminés.
Ils contiennent à peu près 28% de protéines, 72% d'hydrates de carbone et sont
dépourvus d'huile. Ces aliments sont par nature les meilleurs pourvoyeurs

072
d'acides aminés en quantités équilibrées. Après tout, la nature les a conçus pour
effectuer une parfaite réplique de leurs espèces respectives. La mise en réserve
d'acides aminés en proportions équilibrées comme point de départ d'une nouvelle
vie fait partie du processus. Le diabète non insulino-dépendant devrait être trai-
té par un accroissement de l'ingestion d'eau, l'exercice physique et une amélio-
ration du régime alimentaire enrichi en acides aminés nécessaires aux répara-
tions des tissus, y compris ceux du cerveau. Alors que le diabète induit par une
déshydratation - souvent encore réversible ! - touche principalement des per-
sonnes âgées, on observe qu'un type plus dangereux de la maladie, parce que
structurellement dommageable, est souvent congénital. Pour éviter que ne s'ins-
tallent des dommages structurels permanents, il faut lui offrir au plus tôt un
traitement préventif. Rappelons ici que si le mécanisme de transcription géné-
tique des parents - en particulier celui de la mère - est affecté par un déséqui-
libre de la réserve d'acides aminés, on le retrouvera également chez les enfants.

Le diabète insulino-dépendant

* Dans le diabète insulino-dépendant, les cellules du pancréas ont perdu la capa-


cité de produire de l'insuline. Pour le contrôler, les injections d'insuline prati-
quées régulièrement sont essentielles. On commence aujourd'hui un peu mieux à
comprendre les conditions de la maladie.

A l'intérieur du processus de panne des protéines pour mobiliser les réserves


d'acides aminés, des mécanismes libérant de la cortisone favorisent également la
sécrétion d'une substance appelée IL-1, qui est un neurotransmetteur. La libéra-
tion de cortisone et la production d'IL-1 s'amplifient l'une l'autre, chacun des
mécanismes de synthèse favorisant l'autre. Le IL-1 favorise également la sécré-
tion d'une autre substance appelée IL-6. Dans les cultures cellulaires, il a été
démontré que le IL-6 détruit la chaîne d'ADN des cellules productrices d'insu-
line qui deviennent alors incapables de fabriquer cette substance vitale.

Je pense (et cette opinion a été publiée) qu'une déshydratation persistante ainsi
que la perturbation ignorée du métabolisme des acides aminés dans le corps sont
très probablement responsables de la destruction de la chaîne d'ADN dans les
cellules bêta productrices d'insuline. Ainsi, la déshydratation et la physiologie de
stress qu'elle favorise peuvent en dernier ressort également être responsables
de l'émergence d'un diabète insulino-dépendant.

Désormais, notre changement de vision peut scientifiquement expliquer le rôle


de l'eau au niveau préventif et/ou curatif. Avec une stricte et rigoureuse inges-
tion d'eau quotidienne pour prévenir le stress et les dégâts liés à la déshydrata-
tion, le principal conducteur et superviseur du bien-être du corps - le trypto-

073
phane et ses neurotransmetteurs, la sérotonine, la tryptamine et la mélatonine -
seront en excellente position pour régler toutes les fonctions. Une ingestion
équilibrée d'acides aminés présents dans de simples aliments protéinés garantira
la disponibilité de chacun d'entre eux pour l'organisme. Ces deux règles obliga-
toires constituent le pas fondamental vers une excellente santé, une peau rayon-
nante, et enfin, une libido plus que saine et une vie sexuelle épanouie.

Des idées nouvelles sur le Sida

Dans cette partie, j'aimerais partager avec vous le fruit de mes nombreuses re-
cherches consacrées aux raisons physiologiques du Sida et aux rapports qu'il
entretient avec les perturbations métaboliques qui peuvent être provoquées par
de sérieux stress émotionnels et physiques. A mon avis, le Sida n'est pas une ma-
ladie virale, mais un désordre métabolique qu'un mode de vie excessif vient ag-
graver. Dans des sociétés plus démunies et frappées par la famine, il peut aussi
résulter d'une grave malnutrition. Je suis conscient que ce point de vue va com-
plètement à l'encontre des convictions courantes imposées par les médias sur ce
fléau, mais il est de la responsabilité des scientifiques qui se sentent concernés
de prendre en considération et explorer tous les aspects du problème. Nous
commençons tout juste à comprendre ce que le Sida pourrait bien être. Nous sa-
vons que ce n'est pas une maladie virale ! A la fin de cette partie, je vous présen-
terai quelques événements majeurs et révélateurs autour de la recherche sur le
Sida. Je vous montrerai également combien je me suis trouvé au centre des con-
troverses.

A travers la perspective d'une perturbation métabolique induite par le stress,


nous allons peut-être accéder à une meilleure compréhension du problème. Ne
nous détournons pas de toute information nouvelle simplement parce nous
sommes habitués à l'idée que le Sida est produit par un type de virus baptisé
HIV.

Voilà quelque temps déjà qu'on a scientifiquement démontré et reconnu que les
personnes souffrant du Sida présentent un pool d’acides aminés dont la composi-
tion est fortement perturbée. De manière conséquente, voire drastique, elles
manquent de méthionine, cystine et cystéine, trois acides aminés très impor-
tants. Elles présentent également de fréquentes hausses des niveaux d'arginine
et d'acide glutamique. Ce déséquilibre conséquent des acides aminés semble du-
rer un certain temps avant que le patient ne tombe vraiment gravement malade.
Parmi les personnes affectées par le Sida de manière manifestement clinique et
reconnaissable, ce type de composition des acides aminés est dominant. Le cha-
pitre consacré au tryptophane explique en détail le changement possible de la

074
composition du pool des acides aminés qui finit par s'épuiser si certains d'entre
eux sont davantage utilisés que d'autres.

Dans une autre série d'expérimentations, lorsque l'on ajoute le IL-6 et une autre
substance, le FNT (facteur de nécrose tumérique), à un bouillon de culture cellu-
laire contenant des cellules capables de produire le virus, des virus HIV sont
produits. Si on ajoute de la cystéine au même bouillon de culture avant l'addition
de IL-6 ou de FNT, le HIV n'est pas produit. Par conséquent, il y a une corréla-
tion directe entre la production de HIV et le contenu en acides aminés de la cel-
lule infectée. Les patients souffrant du Sida semblent donc bien être victimes
d'un déséquilibre de la composition des acides aminés dans leur organisme. S'ils
pouvaient corriger leur métabolisme protéique, ils pourraient bien être capables
de survivre et leur corps pourrait produire suffisamment de résistance pour lut-
ter contre d'autres infections aiguës. Après tout, même pour fabriquer des anti-
corps face à d'autres bactéries, le corps a besoin des acides aminés de base
dans leurs proportions correctes.

II est malheureux de se concentrer sur le virus sans examiner le déséquilibre


physiologique chez les patients du Sida. Il est aussi malheureux que nous ne com-
prenions pas les rôles subalternes du IL-6 par rapport au mécanisme de la dé-
charge de cortisone et à la production de IL-1. Ces agents, et d'autres "dans le
même lot", sont produits pour mobiliser les matières premières brutes prélevées
sur les réserves du corps pour combattre le stress et réparer les dégâts résul-
tant de la confrontation avec quelque facteur stressant que ce soit. Leur fonc-
tion est conçue autour du mécanisme de la métabolisation des protéines gardées
dans les muscles du corps afin de les découper en leurs acides aminés de base
que le foie prendra en charge. En cas de dommages graves dus au stress, la mobi-
lisation des composants essentiels pour une réutilisation urgente devient domi-
nante ; le corps se nourrit alors de lui-même.

Un boxeur meurtri ou une personne traumatisée dans un accident ou après des


interventions chirurgicales répétées initialisera ce processus physiologique pour
faire disparaître les tissus inefficaces et morts ainsi que pour régénérer les
lieux du dommage. Si la reconstruction est étendue et que le IL-6 et son compa-
gnon, le FNT, sont mis en œuvre, une panne d'ADN ou d'ARN dans les cellules
mourantes produira des fragments précis pour débarrasser les cellules des dé-
bris. C'est exactement comme si on devait désarticuler la structure métallique
d'un immense édifice impossible à éradiquer à coup de bulldozer en le décorti-
quant pièce par pièce avant de transporter chacune d'elles ailleurs. Ce processus
est scientifiquement reconnu en ce qui concerne les blessures et les cicatrices
chirurgicales.

075
Il est vraiment dommage que les virologues présentent "le nettoyage du lieu" ef-
fectué par ces deux agents comme des étapes dans la production de HIV en mi-
lieu de culture cellulaire. C'est sur ce petit bout d'information, trop autonome
pour ne pas être hors contexte, que se fonde toute l'argumentation présentant
le Sida comme maladie virale. Pourquoi ? Parce que l'on a conçu un test qui
marque et montre les fragments spécifiques que le IL-6 ou le FNT produisent. Il
semble que certaines de ces particules d'ADN ou d'ARN soient étiquetées
comme des HIV, et voilà pourquoi il en existe plusieurs types.

Il est malencontreux que la composition de l'acide aminé du HIV elle-même res-


semble à celle de la vasopressine. Un vaccin qui arrête l'activité du HIV arrête-
rait très probablement celle de la vasopressine. C'est bien pourquoi, semble-t-il,
on n'a toujours pas produit de vaccin efficace contre le HIV. La "commercialisa-
tion de l'idée" selon laquelle quiconque affiche un test HIV positif est condamné
à mourir du Sida est malheureuse à l'extrême, alors que l'angoisse d'une maladie
incurable peut devenir elle-même meurtrière.

Sans entrer dans l'aspect émotionnel de ce problème, et en nous tenant stricte-


ment à l'approche scientifique du corps humain, nous devons prendre conscience
d'un fait simple. Les tissus du vagin d'une part, de l'anus et du rectum d'autre
part, ont été conçus à des fins différentes. Il est vrai que tous deux ont un sys-
tème sensoriel similaire relié à un seul mécanisme central pour l'enregistrement
de la douleur et du plaisir, mais structurellement, ils ne sont pas identiques. Le
vagin possède un épais revêtement cellulaire constitué de plusieurs couches qui,
si elles n'absorbent pas facilement la semence de l'intérieur, sont conçues pour
résister à la friction et à une force multidirectionnelle. Il y a un mécanisme pour
la sécrétion de mucus lubrifiant afin de résister à ces forces. En outre, la se-
mence a des propriétés chimiques qui augmentent l'épaisseur et la résistance de
la paroi vaginale.

Le sperme a une composition complexe. Il contient une substance chimique appe-


lée trans-glutaminase (nommée TGA ci-après). Dans certaines circonstances, la
TGA relie certaines protéines à d'autres. Elle provoque également la mort de
certaines cellules de manière particulière, puisque elles se dessèchent au lieu
d'être lysées (dissoutes). La TGA illustre par là sa capacité à épaissir la paroi
vaginale pour faire face aux rapports sexuels homme-femme normaux. Le sperme
contient également des protéines aux très puissantes propriétés immuno-
suppressives. 4

Ceci facilite le passage du sperme jusque dans l'utérus et ses trompes pour fer-
tiliser l'ovule. Pour le corps de la femme, les millions de spermatozoïdes qui en-
trent dans l'utérus sont des corps étrangers contre lesquels la paroi de l'utérus

076
et celle des trompes réagiraient vivement si les propriétés immunodépressives
des protéines du sperme ne les protégeaient pas. Pour que l'enfant puisse sur-
vivre pendant les neuf mois de grossesse, alors qu'il n'a pas les mêmes proprié-
tés antigéniques que les tissus de sa mère, il faut que le système immunitaire
local de celle-ci soit supprimé pendant ce temps. Il semble que quelque chose
dans le sperme (peut-être une protéine proche de l'utéroglobine appelée SV-IV)
codifie la suppression de l'immunité de la mère. C'est cette propriété suppres-
sive du sperme qui assure la survie des spermatozoïdes d'abord, et du fœtus en-
suite, jusqu'à l'accouchement.

Le vagin n'absorbe pas la semence. Elle est évacuée grâce à sa conception anato-
mique et à sa position.

Le rectum quant à lui est revêtu de très minces cellules délicates. De par sa con-
ception anatomique, il retient le sperme dont les propriétés physiologiques ex-
trêmement puissantes trouvent pleine liberté d'action. Les substances immuno-
suppressives agissent comme un dispositif de brouillage radar utilisé à bord
d'avions de combat pour entrer dans l'espace aérien de l'ennemi et y lâcher des
bombes.

Avec une sécrétion répétée de sperme dans le rectum d'un homme ou d'une
femme, la suppression du système immunitaire est inévitable ! Non pas à cause
d'un "virus", mais à cause des propriétés chimiques du sperme. Les femmes qui
acceptent des relations sexuelles anales pour éviter les risques de grossesse de-
vraient être conscientes de cette propriété suppressive.

En plus de cela, la paroi intestinale n'est pas capable de résister aux forces
qu'implique la manipulation rectale à des fins sexuelles. La raison pour laquelle de
telles pratiques sont possibles tient en un seul fait : l'appareil intestinal ne pos-
sède pas de système sensoriel aigu de la douleur et peut donc être abîmé de l'in-
térieur, pour autant que le péritoine ne subisse aucun dommage. Le péritoine est
la protection mince qui enveloppe l'appareil gastro-intestinal. Il est amplement
pourvu de nerfs qui enregistrent la douleur. Il est du type "non-adhésif", qui
permet aux segments divers de l'appareil intestinal de glisser l'un sur l'autre
dans leurs mouvements et leur adaptation au passage du sang. Le rectum n'est
pas entièrement recouvert de ce péritoine.

Ainsi, le revêtement intérieur du rectum peut être endommagé par des mouve-
ments violents sans que le dommage ne soit ressenti. Cependant, cela ne signifie
pas que les dégâts éventuels ne soient pas reconnus physiologiquement, et encore
moins qu'on pourra se passer d'une offensive vigoureuse pour réparer les dégâts.

077
En tant que partie prenante et solidaire dans les mécanismes de réparation, les
agents chimiques FNT, IL-1,11-6 et autres de la même famille seront sécrétés
pour initialiser le processus de gestion de crise. Si le dommage est tel que les
bactéries présentes peuvent traverser les barrières naturelles, la production de
ces agents de gestion de crise s'accroîtra. (On a scientifiquement démontré que
les patients souffrant du Sida présentent des niveaux de IL-6 et de FNT plus
élevés dans leur sang.)

Ces agents fonctionnent pratiquement comme une équipe de secours spécialisée


qui se rend sur un site après un tremblement de terre. Un groupe se charge de
déblayer, un autre de ravitailler en vivres ceux qui sont pris au piège et ne peu-
vent être relogés ; un troisième rétablit le courant électrique, l'eau et les lignes
téléphoniques, etc. Dans la vie courante d'une cité, tous ces processus existent
et font appel à la collaboration de machines et de gens. Dans le corps humain, les
mêmes processus ont lieu, et les hormones et leurs systèmes enzymatiques su-
bordonnés assument ces fonctions indispensables selon le même principe. Chaque
cellule a sa personnalité et préfère survivre sur place si elle peut être réparée.
Seules les cellules mortes ou irréparablement abîmées doivent être détruites et
évacuées.

En cas de manipulation rectale, qu'elle soit routinière ou même rude et éprou-


vante, ces mêmes agents interviennent en qualité de réparateurs. Reproduire la
"copie parfaite" de l'original et restaurer pleinement les tissus locaux prendra
du temps. En cas de pratiques récurrentes et de lésions nouvelles à la surface de
tissus déjà affaiblis, on renforcera la présence d'agents réparateurs locaux. Au
bout d'un certain temps, ces hormones et leurs opérateurs subordonnés peuvent
même être engagés de manière permanente et leur présence dans la circulation
sanguine devient mesurable. Puisque ni leur rôle ni la raison du renforcement de
leur présence pour réparer les dégâts "non perçus" ne sont reconnus, on met au
premier plan une part de leur mécanisme fonctionnel et on l'étiquette comme
facteur causal du bouleversement physiologique commodément baptisé "Sida".

La recherche en laboratoire a montré que la cystéine prévient la production du


HIV dans les cellules en culture. D'autres recherches similaires ont prouvé que
les sidéens manquent de cystéine comme de son précurseur, la cystine. Deux ex-
périmentations, simples à comprendre, ont clairement démontré la base métabo-
lique permettant le développement de la maladie. Si les cellules suffisamment
anormales pour produire le HIV reçoivent de la cystéine, leur caractère anormal
se trouve corrigé et elles arrêtent leur production. Il nous faut comprendre dé-
sormais comment ces patients sont devenus déficients en cystéine. Et si nous
commencions à chercher une explication de ce phénomène, au lieu d'aiguiller la
recherche dans une impasse qui le proclame de nature virale !

078
A mon avis, il semble que le test HIV mette en lumière la présence d'un frag-
ment d'ADN ou d'ARN d'une cellule endommagée, ce qui indique une déficience
du noyau cellulaire. Nombre d'autres facteurs peuvent la produire, l'un d'eux
étant le manque de cystéine et de zinc, en particulier dans les pays en voie de
développement. Il est également possible qu'elle soit le résultat de dommages
causés au rectum de manière répétée et de plus en plus grave. Le corps se voit
alors contraint de puiser à long terme dans ses réserves de protéines. Ce test
par lui-même n'est pas un indicateur fiable et précis de la présence d'un agent
causal de la maladie. Le HIV est le résultat d'un grave déséquilibre dans la cons-
titution du pool des acides aminés. C'est ce déséquilibre dévastateur qui est res-
ponsable de la mort des patients, et non la particule HIV.

Aussitôt cette thèse formulée, bien des questions se pressent dans l'esprit de
ceux qui se concentrent sur la propagation du HIV au travers du sang. Il est vrai
que le sang peut contenir la particule HIV. Toutefois, ce sang contient également
d'autres hormones et transmetteurs, dont certains demeurent toujours incon-
nus. On ne peut soutenir que le HIV entraîne le Sida, à moins de connaître tous
les effets physiologiques des composants divers du sérum ou du sang.

Dans une série d'expérimentations très significatives, les savants Brodish et


Lymangrove ont montré que des "intestins stressés" produisent une hormone lo-
cale qui a une activité très puissante et de longue durée. Elle provoque la libéra-
tion de cortisone. Cette hormone peut se transfuser par le sérum. Pendant
quelque temps, elle reste dans l'organisme récepteur et y produit la même action
libératrice de cortisone.

A certains niveaux, les mécanismes libérateurs de cortisone aboutiront à la pro-


duction de quelque panne de noyau et de fragmentation d'ADN similaires à la
formation de la particule HIV. Encore une fois, nous sommes là en présence d'un
désordre métabolique, même si les tests sont perçus comme représentant la
formation de particules HIV.

Rappelons-nous que tous les processus de fabrication dans les cellules ont lieu
dans un milieu liquide, et qu'une part de cette production peut partir à la dérive,
à moins qu'un système d'ancrage ne soit en place. Un point très important qui
appelle une explication est le fait que de nombreuses unités de cystéine sont im-
pliquées dans la formation des systèmes d'ancrage. Ceux-ci possèdent en cer-
tains points spécifiques des crochets en zinc attachés à des molécules de cys-
téine qui gardent intacte la chaîne de duplication de l'ADN et préviennent la dé-
rive de ses segments. La structure, la formation et la fonction du récepteur de
l'hormone sexuelle chez les hommes et les femmes dépendent fortement de la
présence de ces "doigts" en zinc et en cystéine. Ainsi, la déficience en cystéine

079
chez les sidéens pourrait avoir une signification bien plus grande qu'en appa-
rence. La perte d'une dominante sexuelle pourrait résulter de changements dans
la composition du pool des acides aminés, avec en tête de liste une déficience en
cystéine et peut-être même en zinc ? Personnellement, je pense qu'il y a de
fortes chances pour que ce soit le cas.

Une autre question est celle des rapports entre l'injection intraveineuse de mor-
phine et d'héroïne et la production du Sida. Une réponse pourrait se trouver du
côté de leurs propriétés chimiques vis-à-vis de la physiologie. Les substances ap-
parentées à la morphine agissent sur le système nerveux, lequel envoie des mes-
sages en recourant à la sérotonine, son agent neurotransmetteur. Ce système et
les substances apparentées à la morphine sont capables d'altérer le métabolisme
physique. Les endorphines, la morphine naturelle du corps, suppriment non seule-
ment la sensation de douleur et produisent de l'euphorie, mais altèrent égale-
ment la sensation de faim. Ceux qui utilisent de la morphine et de l'héroïne per-
dent l'appétit et ne se nourrissent pas correctement. Par ailleurs, les consomma-
teurs réguliers de ces drogues sont gravement stressés, soit par la raison ini-
tiale qui les poussa à se droguer, soit par la difficulté de se procurer les doses
nécessaires. La physiologie du stress intervient dans tout événement, et en rai-
son de l'altération métabolique, certains besoins quotidiens du corps ne pourront
être comblés. Quand on utilise ces drogues, les sensations de faim et de soif
disparaissent et le corps se nourrit aux dépens de lui-même. Dans les pays où
l'on fumait autrefois l'opium, un grand nombre de consommateurs mourait d'in-
fections pulmonaires. De la même manière, on tient aujourd'hui le virus et les
aiguilles contaminées pour responsables.

Il est également important de savoir que de nombreuses années séparent le mo-


ment où l'on identifie le HIV de celui où l'on constate les symptômes cliniques de
la suppression immunitaire. Je peux affirmer que le déséquilibre des acides ami-
nés au cours de cet intervalle est infiniment plus meurtrier que le virus du Sida.
Au début, le corps se met à produire des anticorps au virus. Ce n'est qu'au bout
d'un certain temps que cette production devient insuffisante et inefficace.
N'oublions pas qu'une composition équilibrée et bien proportionnée du pool des
acides aminés est absolument essentielle à la production des anticorps.

L'un des aspects atroces du Sida est la cruauté avec laquelle il touche les nour-
rissons nés de mères séropositives. Il est évident que s'il manque certains acides
aminés à la mère, elle n'est pas en mesure d'en fournir au bébé pour lui assurer
un développement normal. Une légère déficience en méthionine, cystine, cystéine,
tryptophane et autres suffit pour priver le bébé de ces éléments, qui le prédis-
poseront probablement à une fragmentation d'ADN au cours du développement

080
cellulaire, en particulier pendant la phase de l'allaitement au sein, si décisive
pour la croissance de l'enfant.

La recherche sur le Sida : quelques révélations

Au moment où ce livre était en chantier, un groupe de chercheurs d'Europe et


d'Amérique se réunit aux Pays Bas en mai 1992 pour lancer un mouvement contre
la manière de penser établie sur le Sida comme maladie virale. Comme le rap-
porte le London Sunday Times du 26 avril 1992, deux des plus éminents membres
de ce groupe sont le professeur Luc Montagnier de France et le professeur
Duesberg d'Amérique.

Le professeur Montagnier, de l'Institut Pasteur, est celui qui découvrit le pre-


mier le virus appelé ensuite HIV. Il isola ce prétendu virus supposé être respon-
sable de l'inhibition du système immunitaire. Il en envoya des échantillons à Ro-
bert Gallo aux Etats-Unis, qui s'acharnait également à mettre au point une mé-
thode pour isoler le virus du Sida. Plus tard, le docteur Gallo déposa une demande
de brevet pour un matériel de test. Revendiquant ses droits sur la découverte du
virus, le gouvernement français entama des procédures juridiques. Finalement,
après bien des tergiversations et argumentations juridiques, les deux parties se
mirent d'accord sur le partage partiel des bénéfices que rapportera la commer-
cialisation du test. Le reste des bénéfices étant destiné à la recherche.

Le professeur Montagnier semble avoir revu ses positions initiales et prétend


aujourd'hui que le virus n'est pas primordial dans le développement de la maladie.
L'article paru dans la presse indique qu'il accepte à présent l'idée probable que
le Sida ait d'autres causes. Il semble qu'il puisse exister même sans la présence
du HIV. Montagnier a dû rencontrer des arguments incontournables qui discul-
pent le HIV, jusque-là seul coupable et cause unique de toutes les maladies clas-
sées sous la dénomination Sida. Un changement drastique s'est produit dans la
pensée de ce chercheur.

Le professeur Duesberg, qui avait cherché à déterminer la composition exacte


du virus pendant que d'autres croyaient en ses facultés productrices de maladie,
avait annoncé le caractère inoffensif du virus, incapable de provoquer le Sida. Il
y eut de nombreux débats, mais dans le groupe de ces chercheurs américains et
européens, ses arguments ne convainquirent personne. Il ne fut pas en mesure de
fournir une explication scientifique alternative sur l'étiologie des maladies ras-
semblées sous le sigle Sida, une explication autre qu'une répétition inlassable
que le virus n'était pas la cause de la maladie. Les chercheurs concernés s'appli-
quaient à trouver des idées scientifiques plausibles pour qu'émerge une solution
au problème. Affirmer à ce propos que le Sida n'est pas une maladie virale était

081
insuffisant. Des arguments scientifiques pointés dans une autre direction au-
raient dû accompagner la disculpation du HIV comme responsable de la maladie.

Le 25 septembre 1989, j'écrivis au Dr Manfred Eigen, un savant des plus émi-


nents qui effectue des recherches sur l'ADN à l'Institut Max Planck en Alle-
magne. Pour la défense de Duesberg, je joignis deux de mes articles parus dans
le numéro spécial de la revue de la Fondation consacré au Sida. Ces textes pré-
sentaient l'essentiel de mes vues sur la question. Le Dr Eigen avait publié nombre
de discussions entre les avocats du Sida viral et Duesberg dans Natur Wissen-
schaften. Il semble que les idées de Duesberg n'avaient pas convaincu Eigen et
que celui-ci avait pris le parti contraire. Quelques mois plus tard, Eigen m'adres-
sa une lettre montrant qu'il réalisait à présent l'existence d'un autre point de
vue scientifiquement plausible sur la cause du Sida.

Puis, en 1992, un nouveau regain d'activité du côté des vues alternatives sur le
Sida semble rassembler des forces vives. A leurs têtes se trouvent les profes-
seurs Montagnier et Duesberg.

En 1989, j'avais envoyé à ces chercheurs une copie de notre numéro spécial de
Science in Medicine Simplifiée (SMS) sur le Sida. C'est la revue de la Fondation
pour la Voie simple en Médecine (références 74 et 75) ; elle permet à la Fonda-
tion de partager librement ses vues avec la plupart des chercheurs de pointe
(une copie de ma lettre à Eigen fut également envoyée au professeur Duesberg).
Ce numéro spécial sur le Sida fut adressé à de nombreuses librairies médicales
universitaires engagées dans la recherche sur le Sida. Des articles détaillés y
présentaient les explications scientifiques énoncées ci-dessus.

Dans mon article sur l'histamine neurotransmettrice, présenté brièvement pour


la première fois à la 3ème Conférence Mondiale Interscience sur l'Inflammation
en 1989 et publié ultérieurement en 1990, j'ai aussi expliqué l'action de nom-
breux agents chimiques générés par le stress dans le corps humain, actions qui
suppriment l'immunité. Dans cet article amplement distribué, j'ai exposé cer-
tains aspects du Sida comme une "perturbation du système", m'opposant par là à
l'idée courante qu'il est provoqué par un seul virus.

Ce numéro de SMS fut largement distribué. Des copies des deux numéros (de
1989 et de 1990) furent également envoyés au professeur Philippe Lazar, le di-
recteur général de INSERM en France. On le pria de mettre à la disposition
d'autres scientifiques intéressés de son institut l'information contenue dans ces
revues.

082
Alors que ma recherche progressait, et que parallèlement, de nouvelles informa-
tions sur les rôles critiques de la cystéine dans la fabrication de certains maté-
riaux de l'ADN parurent, il devint absolument évident à mes yeux que le Sida
était un désordre métabolique, tandis que les fragments d'ADN/ARN, classés
comme les différents virus du Sida, étaient eux-mêmes un produit du manque de
cystéine. De manière infiniment plus détaillée que dans ce livre, mon dernier ar-
ticle, "Sida : l'impasse de l'étiologie du virus", fut publié en 1991 dans SMS et
distribué à de nombreux autres scientifiques engagés dans ce domaine de la re-
cherche.

Pour un homme de science vraiment engagé dans un combat, c'est une obligation
morale que de partager toute information nouvelle avec d'autres chercheurs,
avant même que des revues scientifiques ne traitent le sujet. Pour ceux qui re-
çoivent l'information, c'est également une obligation morale que d'accorder du
crédit à la personne qui a produit et partagé l'information.

Un gros titre dans Le Monde du 9 août 1991 se fit l'écho d'une lutte fratricide
entre Bruno Durieux, Ministre de la Santé français, et le professeur Albert
German, Président de l'Académie Nationale de Pharmacie en France. Le ministre
avait demandé la démission du professeur. Dans l'une de ses allocutions, ce der-
nier avait émis l'idée que le Sida était le résultat d'un style de vie particulier.

L'opinion du professeur était devenue un sujet brûlant pour des débats agitant
divers groupes sociaux. C'est pour cette raison qu'Albert German s'était attiré
le courroux du ministre. Aucune occasion ne se prête mieux à l'introduction
d'une opinion explosive que celle qui permet de l'agiter comme un supplément
d'huile à jeter sur le feu d'une querelle déjà existante. Aussi ai-je envoyé la
lettre reproduite ci-après à Bruno Furieux, et sa copie au professeur German.

J'espère sincèrement que le partage de mes vues nées de nombreuses re-


cherches sur le Sida a été un instrument de réveil pour d'autres, qu'il leur per-
met de penser aux rapports qu'entretient cette maladie avec une physiologie
anormale, laquelle émerge des stress liés à un style de vie particulier ou à une
grave malnutrition dans des sociétés moins riches. Les enfants de Roumanie, au
centre de nombreuses émissions télévisées, ne contractèrent très probablement
pas le Sida par une contamination sanguine. Il est plus que vraisemblable que
cette maladie se soit développée suite à leur malnutrition.

Foundation for the Simple in Medicine

A Médical Research Institution

[Link] 3267, Falls Church, Virginie 22043, U.S.A.

083
Monsieur le Ministre Bruno Durieux

Ministre de la Santé

1, Place de Fontenoy

75350 Paris 07-S.P.

Le 6 septembre 1991

Monsieur le Ministre,

On a porté à mon attention votre discussion à propos des vues du Professeur Al-
bert German sur le Sida, dont Le Monde du 9 août 1991 rend compte. J'ai pensé
qu'il était de ma responsabilité d'attirer votre attention sur les résultats finaux
que nos recherches, très approfondies dans l'étiologie du Sida, ont donnés.
Notre recherche semble produire des explications physiologiques / métaboliques
tout à fait compatibles avec les vues exprimées par le professeur German. J'ai le
plaisir de vous adresser sous ce pli une copie d'un article récent : "Le Sida : l'im-
passe de l'étiologie du virus". Cet article explique en détail les faits qu'ignorent
ceux qui veulent imposer une solution au problème à travers la recherche virale -
un gaspillage absolu de fonds publics. C'est avec plaisir que j'adresserai l'article
à tout scientifique de votre pays qui ne s'en remet pas aveuglément à la cause
virale. Au cas où vous aimeriez disposer d'un complément d'information, de
grâce, n'hésitez pas à me contacter . . . .....-.".-

Avec mes sincères salutations,

F. Batmanghelidj, Dr en Médecine

Annexe : article "Le SIDA : l'Impasse de l'Etiologie du Virus"

Copie : Professeur Albert German

Un autre point qui mérite discussion est la valeur du test du Sida comme indica-
teur d'une maladie en cours de développement. Ce test montre que le corps a
rencontré cette particule antigénique et a enregistré sa structure. Il montre
également que le corps a gardé en mémoire cette particule / ce virus dans sa
banque de données pour fabriquer un mécanisme de défense contre la "particule
étrangère". Ce n'est pas nécessairement une particule venue de l'extérieur, mais
une particule que le corps lui-même ne devrait pas produire. Il s'opère ici une
sorte de contrôle de la qualité de la "chaîne de duplication de l'ADN". Enfin, ce

084
test est un indicateur de la perturbation qui frappe le métabolisme des acides
aminés dans le corps, et non l'indicateur d'un virus meurtrier lâché dans celui-ci.

Des expériences en laboratoire ont montré que si l'on ajoute de la cystéine à un


milieu qui cultive des cellules pour la production de virus, ces cellules ne fabri-
queront pas le virus. Dans un milieu contenant suffisamment de cystéine, il sera
impossible de récolter le virus. Ce test présente la conclusion la plus claire, à sa-
voir que le test du Sida n'est que l'indicateur d'un déséquilibre persistant des
acides aminés dans l'organisme. Il est important de se rappeler que si l'un des
acides aminés est sous-représenté, un déséquilibre drastique des autres acides
aminés existera également.

Je présente ces idées nouvelles sur le Sida pour indiquer qu'une approche méta-
bolique de ce problème permettra de l'affronter en escomptant des résultats
plus satisfaisants et rapides. Il existe une manière simple d'arrêter les pannes
musculaires : ajuster l'ingestion quotidienne d'eau et manger des repas équili-
brés et riches en protéines. Intensifier ses exercices et activités physiques en
même temps impose au corps un programme physiologique pour se muscler, au lieu
de les réduire en composants d'acides aminés pour nourrir le reste du corps.
N'oublions pas que le corps humain est conçu pour se défendre contre tous les
types d'infections. Il a survécu aux virus à action rapide, comme la variole, les
oreillons, la polio et bien d'autres, au cours de son développement. En général,
l'organisme a besoin d'environ neuf jours pour se doter d'une défense contre les
virus, même rapides. S'il peut survivre aux virus rapides, il est assurément ca-
pable de se défendre lui-même contre ceux qui se développent lentement.

Nous devons comprendre comment nous pouvons rendre le corps plus résistant et
arrêter des actions qui le rendent vulnérable.

S'il ne faut pas alourdir d'une paille le poids limite supporté par le dos d'un cha-
meau, de peur qu'il ne s'écroule, le corps humain doit certainement aussi avoir un
point de rupture qu'il ne faut pas surcharger d'un style de vie trop lourd. La
question se pose : continuons-nous à mesurer la paille ou les limites structurelle-
ment et physiologiquement inhérentes ? Accordons-nous toute l'attention méri-
tée aux limitations du corps, ou prenons-nous le parti facile de blâmer impru-
demment un virus lent et inefficace pour les maladies qui s'abattent sur certains
membres de notre société ?

Chapitre 10

Le plus simple des traitements en médecine

085
Notre corps a besoin d'un minimum absolu de six à huit verres d'eau de 225 cm3
par jour. L'alcool, le café, le thé et les boissons contenant de la caféine ne doi-
vent pas être considérés comme de l'eau.

Les meilleurs moments pour boire de l'eau (cliniquement observés chez des ma-
lades souffrant d'un ulcère de l'estomac) sont : un verre une demi-heure avant
les trois repas principaux (petit déjeuner, déjeuner, souper) et la même quantité
deux heures et demie après chaque repas. C'est le minimum vital dont notre
corps a besoin. Pour le protéger de tout manque, nous devrions boire deux verres
supplémentaires autour des repas les plus lourds ou avant le coucher.

II faut satisfaire la soif à tout moment. En augmentant la consommation d'eau,


les mécanismes annonciateurs de soif deviennent plus perceptibles.

Améliorer l'ingestion d'eau en fonction des heures de repas, c'est éviter que le
sang ne se concentre trop suite à l'ingestion de nourriture. Quand le sang est
trop concentré, il prélève de l'eau sur les cellules qui l'entourent.

L'eau est la médecine la moins chère pour un corps déshydraté. Aussi simplement
qu'une déshydratation produira à la longue des maladies majeures, une attention
constante accordée à une ingestion d'eau bien réglée préviendra l'émergence de
la plupart des affections que nous rencontrons dans notre société moderne.

A moins qu'elle ne soit contaminée par des produits chimiques ou des métaux
lourds tel que le plomb, l'eau du robinet est la meilleure source d'approvisionne-
ment. Elle bénéficie de la protection du chlore qui est un bactéricide. L'eau du
commerce passe pour être stérilisée grâce à l'addition d'ozone au moment de sa
mise en bouteille. Conservée peu de temps, l'eau en bouteille peut être une
source d'approvisionnement alternative.

Toutefois, ceux qui sont habitués à consommer d'autres boissons auront du mal à
boire de l'eau pour de simples raisons gustatives. En général, le "mauvais goût"
de l'eau du robinet provient du chlore. La plupart des commerçants désireux de
vendre leur eau en bouteille utilisent ce fait comme argument de vente ainsi que
la présence de calcium dans l'eau du robinet.

Si nous remplissons une cruche d'eau pour la laisser quelque temps dans le réfri-
gérateur, le chlore dissout dans l'eau s'évaporera et son odeur disparaîtra. L'eau
deviendra douce et agréable au palais. La plupart des restaurants servent de
l'eau traitée de cette façon. A moins qu'elle ne soit lourdement chargée en cal-
cium, son ingestion est parfaitement inoffensive et sûre. Cette eau n'est pas
seulement sans danger, mais elle est une source de calcium bon marché. Le cal-

086
cium est naturellement présent dans l'eau et on n'a pas ainsi besoin de l'acheter
chez le pharmacien pour prévenir l'ostéoporose qui affecte les personnes âgées.

Comment et quand pensez-vous que l'ostéoporose commence ? En fait, elle s'ins-


talle bien des années avant que l'on ne constate sa présence. Lorsque les ré-
serves d'énergie hydro-électrique se trouvent momentanément épuisées, le
corps fait appel à l'énergie stockée dans le calcium retenu dans les cellules et
éventuellement dans les os. Lorsqu'une molécule de calcium se sépare d'une
autre, une unité d'ATP est également libérée. L'ATP est une unité d'énergie
échangeable. Le calcium libéré est alors disponible. En buvant l'eau et le calcium
qu'elle contient naturellement, le besoin d'une libération d'énergie stockée dans
les liaisons "calcium-calcium" se trouve diminué.

Même dans les cas d'eau fortement calcaire, il n'y aura pratiquement jamais de
problèmes. Le corps s'adaptant aux besoins, il est plus que probable que ce n'est
qu'une partie du calcium dissous dans une eau même très dure qui entrera dans le
système. Une étude récente (menée dans une région qui ne dispose que d'une eau
très dure pour sa consommation) a montré que l'eau surchargée en calcium ne
produit aucun effet négatif chez les consommateurs.

Dans le cadre de notre approche préventive de la maladie, on n'aura pas à se te-


nir à un régime savamment étudié pour contrôler tel ou tel état clinique tant que
l'ingestion d'eau précède le repas. Cependant, il est recommandé de limiter les
aliments gras et frits. La graisse se transforme en acides gras et s'introduit
dans le sang. Ces acides remplaceront le tryptophane qui est lié à l'albumine, la-
quelle doit être stockée et protégée au cours de son séjour dans le sang en cir-
culation. Le foie attaquera et détruira le tryptophane si, sous sa forme libérée
en circulation, il représente plus de 20% de son contenu total. Les aliments ex-
cessivement gras épuiseront alors les réserves de tryptophane.

Guérir des maladies déjà installées

Ce qui précède doit servir à prévenir la maladie. J'ai exposé ici mon opinion
scientifique et le fruit de ma recherche, en les fondant sur des observations cli-
niques. J'ai cité un nombre de maladies qui semblent apparaître suite à une dés-
hydratation chronique. Le but est de vous armer pour prévenir l'organisme de
toute maladie future. Cependant, il se peut que vous souffriez déjà des effets
négatifs d'une déshydratation et souhaitiez inverser le cours des événements.
Espérons que votre problème n'ait pas atteint une phase irréversible et qu'un
tournant dans le processus de la maladie puisse encore être amorcé. Bien sûr, je
ne fais aucune promesse de succès, seul l'espoir de pouvoir installer un modèle
correcteur est possible.

087
N'oublions pas qu'à chaque étape de la vie, notre corps est le fruit d'une série
d'interactions chimiques produites auparavant. Forts d'un savoir correct, il est
probable que l'on puisse inverser certaines réactions, mais non toutes.

Premièrement, n'imaginez pas que vous pourrez inverser la situation en vous


"noyant" à présent dans de l'eau. Il n'en est rien ! Les cellules du corps sont
comme des éponges, il leur faut du temps pour mieux s'hydrater. N'oubliez pas
non plus que certaines d'entre elles rendent leur membrane moins perméable à
l'eau, que ce soit dans un sens ou dans l'autre. Les poumons seront les premiers à
manifester les signes d'un "apport excessif d'eau", du moins si vos reins ne fil-
trent pas cet excès. Si vos reins ne sont pas endommagés par une longue déshy-
dratation générale et que la perte de la sensation de soif oblige le corps à réagir,
vous pouvez tranquillement boire les quantités d'eau recommandées sans aucun
risque.

Si vos reins ont souffert à force d'avoir concentré et filtré des substances chi-
miques "toxiques" qui ne cessent de se constituer en cas de déshydratation
longue et croissante, vous devez être très prudent. Dans ce cas, un traitement
médical s'impose. Il est impossible de substituer à la médication une ingestion
d'eau accrue pour remplacer ces "manipulateurs chimiques de l'organisme". Pen-
dant quelques jours, évaluez avec précision la quantité d'eau que vous buvez nor-
malement et le volume d'urine produit. Commencez ensuite à ajouter un verre
d'eau ou deux par jour à la quantité normale. Mesurez toujours la quantité
d'urine produite. Si elle augmente, vous pouvez également accroître votre con-
sommation d'eau. Si vous prenez des diurétiques, rappelez-vous que l'eau est le
meilleur diurétique naturel quand les reins fonctionnent normalement. A mon
avis, c'est une "science fondée sur l'ignorance " que de prescrire des diurétiques
à la place d'un accroissement de l'ingestion d'eau tant que les reins sont ca-
pables de produire de l'urine.

Dans la pratique médicale, la prescription spontanée et sans distinctions de diu-


rétiques, de bloquants de calcium, de bêtabloquants et de médicaments anticho-
lestérol est à la mode. A ce titre, Mr Fox est l'exemple type. Pourquoi ? Simple-
ment parce que la "science médicale" s'est développée à partir d'un modèle dé-
sespérément erroné. La base de la "connaissance" qui soutient la crédibilité de la
médecine et son droit de pratiquer est dans l'erreur et ignore le rôle que la per-
turbation du métabolisme de l'eau peut jouer dans l'émergence de la maladie. Je
peux affirmer cela aujourd'hui pour avoir reçu moi-même un tel enseignement
avant de découvrir mon ignorance. Vous devriez à présent demander à votre mé-
decin traitant si votre état peut être radicalement changé par un ajustement de
la consommation quotidienne d'eau et de l'alimentation. S'il (ou elle) n'a aucune
idée de ce dont vous parlez, vous pourriez lui être d'un secours certain en parta-

088
geant l'information acquise sur les problèmes liés à la déshydratation chronique
et persistante du corps. N'abandonnez pas si votre demande est écartée d'un
geste d'impatience sous prétexte que vous ignorez ce dont vous parlez.

Le corps est constamment obligé de retenir le sel pour garder l'eau à l'intérieur
de lui-même. L'élimination de ce sel nécessite une augmentation progressive du
volume d'urine. L'eau s'en chargera si son ingestion est très progressivement
accrue. Lorsque le volume d'urine ne suit pas l'augmentation de l'ingestion et que
des œdèmes des jambes et des paupières se présentent, il faut réadapter l'in-
gestion en la diminuant. Quand les yeux redeviennent moins lourds et que les
chevilles désenflent, on peut raugmenter sa consommation d'eau. Fondamentale-
ment, c'est le captage imprudent d'eau dans les poumons qui me préoccupe. C'est
pourquoi j'insiste sur la nécessité de mesurer le liquide ingéré et l'urine produite
avant de tester les effets d'un accroissement de la consommation d'eau et
d'une réduction de boissons tels le café et le thé.

II faut toujours garder à l'esprit que le corps perd du sel puisque l'ingestion
d'eau est accrue alors que celle du sel ne l'est pas. Après avoir pris pendant
quelques jours six, huit ou dix verres d'eau quotidiennement, vous devriez com-
mencer à ajouter un peu de sel à votre alimentation. Si vous souffrez de crampes
musculaires la nuit, rappelez-vous alors qu'elles sont le fruit d'un début de défi-
cience en sel. Les crampes dans des muscles non entraînés signifient souvent un
manque de sel dans le corps. Si de telles manifestations apparaissent, commen-
cez également à accroître la consommation de vitamines et de minéraux - en par-
ticulier si vous ne mangez pas correctement. Vous pouvez le faire en incluant
dans vos repas des légumes pour leur teneur en vitamines solubles dans l'eau.

Les carottes (riches en bêta carotène) sont une nécessité alimentaire indispen-
sable. Le bêta carotène est un précurseur de la vitamine A, il est absolument es-
sentiel au métabolisme du foie, sans compter que les yeux en ont besoin. On de-
vrait également ajouter à sa consommation de liquides un peu de jus d'orange
pour sa teneur en potassium. De grâce, souvenez-vous que "le plus est l'ennemi
du bien"! Un excès de jus d'orange entraînera des problèmes d'un autre genre.
Si le corps se trouve surchargé de potassium, la production d'histamine s'accroî-
tra. J'ai pu aider des gens à se débarrasser de crises d'asthme qui persistaient
depuis de longues années par la simple recommandation de limiter leur consom-
mation quotidienne de jus d'orange à un, au plus deux verres, en remplaçant évi-
demment les autres verres par de l'eau.

Je tiens ici à attirer l'attention sut un fait qui relève d'une importance capitale.
La majorité des médications fréquemment utilisées sont directement ou indirec-
tement de puissants anti-histamines. C'est en psychiatrie et pour les patients

089
dépressifs que l'on a recours à la variété la plus puissante. Nombre d'antidé-
presseurs sont des antihistaminiques, au point que certains gastro-entérologues
les utilisent pour traiter les ulcères de leurs patients parce qu'ils sont moins
chers. Il en existe une grande variété, et leurs prix sont plus modestes que ceux
des agents bloquants H2 traditionnels qui inondent le marché. Ceci démontre à
quel point l'industrie pharmaceutique apprécie la signification de l'activité de
l'histamine dans l'organisme. Son rôle n'est pas de nous informer sur le rôle de
l'histamine dans la régulation de l'eau du corps; c'est une entreprise commer-
ciale intéressée par la vente de ses produits. La prochaine fois que votre méde-
cin vous prescrit un médicament, demandez-lui s'il a une quelconque activité anti-
histaminique. En effet, les médicaments antihistaminiques peuvent affecter très
fortement les systèmes immunitaires.

La santé publique et nos responsabilités

« Si vous avez souffert à cause de l'ignorance médicale en ce qui concerne les


appels d'eau de l'organisme, votre médecin traitant est responsable de votre
rétablissement en espaçant et en diminuant le recours aux produits chimiques
pour traiter la déshydratation chronique. Assurez-vous qu'il devienne conscient
de tout ce qu'implique le métabolisme de l'eau, des autres signaux que le corps
assoiffé émet lorsque la déshydratation commence à altérer sa physiologie.
Votre médecin est responsable de vous et devant vous, et en sa qualité d'ami, il
doit être informé. Aidez-le à prendre conscience du changement de paradigme.
Il vous incombe d'informer aussi votre compagnie d'assurance des charges fi-
nancières trop lourdes qu'elle fait peser sur vous, alors qu'une approche alterna-
tive pour une santé meilleure existe.

Il est désormais de votre responsabilité de participer activement au changement


du système de santé publique pour qu'il travaille pour vous et non à des fins
commerciales et politiques arrêtées par ses administrateurs. Il se pourrait bien
qu'un jour, il doive modifier ses lois pour écarter tout traitement pharmaceu-
tique ou contraignant tant qu'on n'a pas exclu la déshydratation comme facteur
responsable de la maladie. L'évaluation des médicaments, avant leur introduction
définitive dans le traitement, ne devrait se faire qu'après une hydratation cor-
recte de l'organisme ; elle devrait même être pleine et totale quelques jours
avant le début des tests. Après tout, l'eau ingérée en avalant une pilule est im-
médiatement plus efficace chez une personne déshydratée que la composition
chimique du cachet ! Il est fort probable que l'effet placebo observé par ceux
qui testent les médicaments soit le résultat d'une correction apportée à une
déshydratation méconnue qui contribue à produire la maladie. Vous êtes à pré-
sent "initié" : utilisez vos connaissances au profit du bien-être de l'humanité ;

090
essayez de hâter le "changement de paradigme" pour que la pratique médicale
comprenne le problème du métabolisme de l'eau dans le corps.

Des économies pour la nation *

Comme exposé auparavant, lorsque l'on adoptera et pratiquera pleinement notre


changement de modèle on pourra réaliser des économies substantielles pour les
systèmes de santé inutilement surendettés et dispendieux pour la société. Aux
Etats-Unis, l'hypertension et les désordres cardio-vasculaires qui y sont liés
coûtent chaque année plus de 100 milliards de dollars. Les douleurs dorsales se
traduisent par une perte de 80 milliards de dollars. Les rhumatismes articulaires
affectent 20 millions de personnes du troisième âge et coûtent annuellement
plusieurs dizaines de milliards de dollars... et je n'ai cité que quelques patholo-
gies. Sur les quelques 850 milliards de dollars qu'ont coûté les soins médicaux
des Américains en 1992, environ 50 à 60% sont dus à des erreurs initiales et à
une méconnaissance de la déshydratation chronique. Une simple rectification de
cette erreur scientifique, aussi vieille que tenace, peut faire fléchir la courbe
ascendante du déficit budgétaire lié à la santé publique. Mais le changement de
paradigme produira également une société plus saine. On estime que les coûts
galopants des soins aux Etats-Unis atteindront 28% du PNB en l'an 2010. Avec
une telle montée en flèche, pas moins de 50 millions d'Américains ne pourront
plus s'offrir le luxe d'une assurance maladie et seront privés d'une couverture
médicale correcte. Le changement de paradigme inversera la tendance sans es-
poir des coûts de la santé pris dans leur spirale folle.

Conclusion
En nous fondant sur l'approche physiologique de l'émergence de la maladie pré-
sentée dans ce livre, il est désormais possible d'adopter une position résolue
pour que soit mis fin, en moins de deux décennies, aux maladies majeures pro-
duites par la déshydratation sur terre. Le public doit réclamer le changement de
modèle et adopter le nouveau paradigme pour affranchir l'humanité des concep-
tions erronées perpétuées à des fins mercantiles à l'intérieur du système de
santé publique. De même, mes confrères doivent arrêter de traiter les signaux
de déshydratation en prescrivant aveuglément des produits pharmaceutiques ou
en proposant des traitements lourds et contraignants.

En 1990, le président et tous les membres du conseil de l'Association Médicale


Américaine reçurent de la part de la Fondation pour la Voie simple en Médecine
une invitation à partager avec leurs confrères actifs l'information rassemblée
sur le changement de modèle qui intègre la question du métabolisme de l'eau
dans le corps. La revue Science in Medicine Simplified publia par la suite cette

091
lettre dans son numéro de 1991. Je vous la présente ici pour votre information.
Portez-la à la connaissance de votre médecin personnel et des administrateurs
de la santé publique. Aujourd'hui, il est possible de se procurer plus d'informa-
tion qu'il n'en faut pour demander et promouvoir un changement nécessaire des
structures de nos systèmes de santé.

C. John Tupper, Docteur en médecine Président

American Médical Association 535 North Dearborn Street Chicago, Illinois


60610

Le 24 juillet 1990

Cher Dr Tupper,

Le statut actuel de la médecine clinique semble s'attirer de nombreuses cri-


tiques tant de la part du public insatisfait et en mal de soins que des contri-
buables qui doivent faire face à des coûts de soins qui poursuivent leur montée
en spirale. Dans la revue Barron 's, Kathryn Welling signa un article le 11 juin où
elle projeta l'avenir sombre que ce problème nous réserve. Pourtant, il n'est pas
inexorable que la situation devienne aussi désespérante. Pour transformer une
situation apparemment sans issue, pour en produire une nouvelle, riche en espoir
et en science créative, un simple changement de l'approche fondamentale de la
physiologie humaine, puis son application dans la pratique médicale, sont néces-
saires. Les points forts de ce changement de modèle sont les suivants :

Le corps humain a un problème important de régulation d'eau en raison d'une


perte progressive de la sensation de soif. On rencontre cette difficulté dans la
pratique clinique si fréquemment qu'elle ne nécessite aucune explication. Toute-
fois, pour écarter toute forme de doute sur la question, je me permets de
joindre à la présente le Lancet Editorial du 3 novembre 1984, et l'article de
Paddy Phillips du 20 septembre 1984. Si l'eau est importante pour le corps hu-
main, sa perte doit laisser quelques empreintes qui demandent à être clarifiées.
Et elles le sont par l'existence de tels états de privation d'eau ! Pourquoi ? Parce
qu'on n'a pas accordé une réelle attention aux systèmes essentiels et complexes
d'ingestion et de distribution d'eau ; parce que, contre l'intérêt bien compris
des personnes traitées, on altérerait plutôt chimiquement les régulateurs d'eau
à l'intérieur de ces mêmes systèmes, surtout quand ils deviennent ô combien ma-
nifestement producteurs de signaux d'alarme.

Le résumé publié de ma présentation sur l'histamine neurotransmetteur ainsi que


le texte intégral publié par la revue Science In Medicine Simplified tentent de
couvrir le champ des points pertinents que soulève l'exposé ci-dessus. M'adres-

092
sant à un confrère estimé, je vous invite à examiner de près le changement de
modèle présenté. Etant donné votre position présidentielle et la confiance que
vos collègues actifs dans la profession ont placée en vous, invitez-les à étudier le
changement de paradigme et à l'appliquer aux soins dont ils entourent leurs pa-
tients. Mes études cliniques et théoriques révèlent qu'un changement de modèle
- qui part d'une attention scientifique exclusivement accordée aux corps dissous
particulaires dans le corps humain et aboutit à l'étude des perturbations qui
frappent différents systèmes, à cause d'une dérégulation du métabolisme du
solvant qui envoie ses signaux de détresse - ouvrira la route à un développement
de nombreuses solutions très efficaces aux problèmes de santé majeurs de
notre société.

Le modèle actuellement en vigueur - qui permet au médecin de demeurer sourd


tant aux signaux indiquant une simple déficience en eau dans le corps qu'à ses
besoins projetés, et qui lui permet de maltraiter son patient par un cocktail de
produits pharmaceutiques - est incapable de répondre aux attentes et problèmes
des malades chroniquement déshydratés. Il ne contribue pas à rétablir le pres-
tige des cliniciens non plus. En outre, il est désavantageux jusqu'à l'absurde pour
la société dans laquelle nous tentons tous de vivre sans la peur de nous voir rui-
nés par une fiscalité déjà galopante et qui l'est à cause des résultats d'une er-
reur scientifique élémentaire héritée en physiologie. Si le passage méthodique et
discipliné de l'ancien modèle au nouveau est une chose souhaitable, c'est que le
temps d'agir et de dire adieu à nos préventions est venu. Le silence qui fait
perdre du temps, les hésitations, l'autosuffisance ou même le refus émotionnel
du changement de modèle de la part du corps médical ou de ceux qui ne pensent
qu'en termes politiques, ne feront qu'inviter le public à redoubler de critiques
caustiques dans un proche avenir.

J'espère que l'enthousiasme sérieux avec lequel j'ai, au début, invité mes col-
lègues à adopter ce changement soit le reflet de ma sincère bonne volonté pro-
fessionnelle. Il est certain qu'un changement demande une transition en bon
ordre, mais convenons qu'il est urgent. Cependant, sur la base des données scien-
tifiques connues, notre Fondation ne considère pas que le maintien du statu quo
dans la pratique médicale soit dans l'intérêt le mieux compris de la société. C'est
pourquoi nous vous invitons à donner le coup d'envoi à l'établissement d'un pro-
gramme qui permettra aux membres de l'Association Médicale Américaine d'éva-
luer et d'adopter notre changement de modèle.

Avec mes vœux les meilleurs pour votre succès dans la réalisation de possibilités
nouvelles, qu'une approche du changement de modèle scientifiquement fondé ne
manquera pas d'offrir à la société. Vos commentaires ouvriraient un peu plus la

093
voie à ce paradigme nouveau dont le public a besoin, et en indiqueraient la direc-
tion.

Sincèrement,

F. Batmanghelidj

Fondation pour la Voie simple en Médecine

Copies à :

Autres Sociétaires de l'AAM et Membres du Conseil d'Administration

Le Sénateur Pryor, Commission Spéciale sur le Vieillissement

Dr. Louis Sullivan

Le Comité des Relations Publiques de la Fondation

Annexes :

t. Barron's du 11 juin 1990, article éditorial de Kathryn r, [Link]

Lancet Editorial du 3 novembre 1984

Article de Paddy [Link], New England Journal of Medicine du 20 septembre


1984

Résumé, Neurotransmitter Histamine : An Alternative View Point-Science in Me-


dicine Simplified, volume 1, avril 1990

094
Bibliographie

Les références de F. Batmanghelidj : "Is Cell Membrane Receptor Protein Down-


Regulation Also a Hydrodynamic Phenomenon ?" (La Régulation de la protéine ré-
ceptrice dans la membrane cellulaire provient-elle également un phénomène hy-
drodynamique ?) et Science in Medicine Simplified, Volume 2, juin 1991, ont été
sélectionnés comme principale source bibliographique de cet ouvrage. Cet article
tente de présenter quelques aspects des dégâts qu'une déshydratation installée
et longue peut produire. Le présent ouvrage se fait l'écho de cet article et de
plusieurs centaines d'autres. On peut utiliser ces informations de manière cohé-
rente et les laisser s'emboîter pour former un dessin qui prend toute sa dimen-
sion à la lumière du changement de modèle, dont l'arrière-plan fait appel à des
observations cliniques très étendues.

- Batmanghelidj F., Pain : A Need for Paradigm Change (Anticancer Research,


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(Science in Medicine Simplified, A Foundation for the Simple in Medicine Publi-
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Treatment (Journal of the Iranian Médical Council, volume 6, n° 4, pp 280-282,
Septembre 1982)

- Révolution of Water in Médical Treatment Procédures -Rowim (en perse). Ce


livre est aujourd'hui publié en Iran par Ketab Sara Publishers sous le titre Self-
Treatment With Water (Autotraitement avec l'Eau) et est devenu un best-seller
dès sa sortie; il en est à sa sixième impression en 2 ans environ.

- Conférence de l'auteur à l'Université d'Athènes, Dépt. de Physiologie, le 9-11-


1987 ; titre La Perturbation du Métabolisme de l'Eau dans la Production de la
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- Résumé de la présentation : L'Histamine neurotransmettrice : un point de vue


alternatif, 3*" Conférence Mondiale Interscience sur l'Inflammation, page 37,
Book ofAbstracts, Monte-Carlo, Mars 1989.

- Présentation devant la Société de Gastro-entérologie de Riyadh, Arabie Saou-


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AIDS Issue of Science in Medicine Simplified, Août 1989)

- Editorial For the Record (Science in Medicine Simplified, volume 1, Avril 1990)

- Vidéo How To Deal With Back Pain. Le rôle de l'hydratation pour le dos et les
douleurs sciatiques ; une méthode prescrivant un traitement postural simple.
Cette vidéo éducative a pour but de donner une information qui pourrait sauver
des millions de gens des affres qu'infligent les douleurs dorsales et la sciatique,
et qui pourrait leur éviter d'éventuels problèmes postopératoires (Global Health
Solutions, 1991)

- Batmanghelidj F., How to Deal with Back Pain and Rheumatoid Joint Pain (Global
Health Solutions, 1991). Ce livre et la vidéo ont été complétés par des revues, en
particulier par Library Journal et Patrician Production.

- Editorial Science or Attitude ? (Science in Medicine Simplified, volume 2, pp 1-


4, Juin 1991)

- Article AIDS : The Dead-End of Virus Etiology (Science in Medicine Simpli-


fied, volume 2, pp 47-55, Juin 1991)

- Article Is Tumor Necrosis Factor an HIV-Replication Inducer or a DNA/RNA-


Cleavage Initiator ? (Science in Medicine Simplified, volume 2, pp 56-57, Juin
1991). Des chirurgiens engagés dans la recherche sur les blessures ont montré
que le FNT est responsable de la fragmentation de l'ADN / ARN ainsi que de
l'expulsion des fragments pour engager le processus de réparation des tissus.
Les virologues présentent l'action du FNT comme induisant une "réplique du vi-
rus", une affirmation inexacte.

- Une série de conférences publiques sur les signaux de déshydratation chro-


nique liée à la perturbation du métabolisme de l'eau dans le corps humain.

- Invité à présenter des articles sur The Récent Advances : Neurotransmitter


Histamine pour deux revues scientifiques européennes, Inflamacion (Société de
Rhumatologie Espagnole) et Drug News & Perspectives.

- Invité à partager ma recherche sur le changement de modèle et le métabolisme


de l'eau à l'Institutul Cantacuzion, Ministère de la Santé de Roumanie.

- Interview de 27 minutes dans le cadre de l'émission Books on Press, Channel


10, Cable Access Télévision à Fairfax, Virginie. Divers aspects de la douleur fu-

102
rent discutés. Le programme est actuellement prévu pour une diffusion sur
d'autres chaînes éducatives. . ...

A propos de l'auteur

Le Dr F. Batmanghelidj (Batmangelij) est né en 1931 à Téhéran, Iran. En 1946,


quelques mois à peine après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, on l'envoya
étudier dans une école secondaire à Edimbourg, Ecosse. Malgré une compétition
sans merci de la part des appelés rentrés du front, il entra en 1951 à la St. Ma-
ry's Hospital Médical School de l'Université de Londres, comme étudiant de se-
conde année. A la fin de ses études, il fut sélectionné comme l'un des médecins
attachés à sa propre école médicale.

Les besoins de son pays en équipements modernes étaient à l'époque infiniment


plus grands que ce qui existait. Plus tard, au cours de sa carrière médicale en
Iran, il jugeait la création d'hôpitaux et de centres sportifs et médicaux plus à
même de répondre aux besoins urgents du peuple. Juste avant la révolution de
1979, on le pria de participer à la mise sur pied d'un centre médical pour familles
déshéritées, le plus grand complexe médical d'Iran dont l'édification était alors
en voie d'achèvement.

Afin de le juger, lui et son destin de serviteur de l'humanité, le gouvernement


révolutionnaire d'Iran décida de le jeter en prison et de confisquer ses biens
propres et familiaux. Pour ce faire, ils levèrent toutes sortes d'accusations
contre lui et préparèrent le terrain pour l'exécuter. Cependant, une fois que les
gardes avaient compris son utilité comme médecin résidant parmi les prisonniers,
ils remirent à plus tard les préparatifs de son exécution.

Très tard un soir, au début de son incarcération à la prison d'Evin, F. Batmanghe-


lidj découvrit la valeur médicinale de l'eau pour les malades souffrant d'un ul-
cère peptique, quand, à la place des médicaments absents, il prescrivit deux
verres d'eau à un patient souffrant de douleurs abdominales graves. En moins de
huit minutes, la douleur disparut, et ainsi naquit une nouvelle science médicale.
Pendant les 25 mois qui suivirent, il fut complètement immergé dans sa re-
cherche clinique des vertus médicinales de l'eau. Dans sa prison d'Evin, "un labo-
ratoire du stress idéal", il étudia le rôle de l'eau dans la réduction du stress ainsi
que dans le traitement des états maladifs liés au stress. Puis sonna l'heure de
son procès où il eut à répondre de quelques 32 accusations fictives le conduisant
à la peine capitale. A la fin de sa défense, il remit au juge un article sur le trai-

103
tement de l'ulcère peptique par l'eau. Il eut la vie sauve afin de poursuivre ses
recherches.

On publia par la suite l'article qu'il avait rédigé en prison dans le Iranian Médical
Council Journal en 1982. Une copie fut envoyée à Londres, traduite et expédiée
au professeur de gastro-entérologie de l'Université de Yale. Le compte-rendu de
sa découverte fut par la suite publié dans le Journal of Clinical Gastroenterology
qui l'invita dans sa colonne éditoriale en juin 1983, alors qu'aux Etats-Unis, c'est
la section scientifique du New York Tîntes qui s'en fit l'écho. En juin 1982, il fut
libéré de prison. Plusieurs mois plus tard, il réussit à fuir l'Iran et arriva en
Amérique avec le désir de poursuivre ses recherches pour partager ensuite sa
découverte médicale avec les scientifiques et les chercheurs américains.

La nature avait révélé aux yeux et au cœur du Dr Batmanghelidj les effets cura-
tifs de l'eau courante toute simple, un phénomène jusque-là demeuré occulté.
C'est pour promouvoir la recherche dans ce domaine et devenir un instrument de
changement structurel dans la médecine actuelle qu'il créa en 1983 la Fondation
pour la Voie simple en Médecine.

En 1987, après 5 ans d'évaluation constante de la littérature scientifique de


pointe en Amérique, le Dr Batmanghelidj présenta une conférence intitulée : "La
douleur : un besoin de changement de modèle" devant un groupe choisi de cancé-
rologues chercheurs venus de plusieurs pays européens et d'Amérique à un con-
grès en Grèce. C'est pour l'essentiel le thème du présent ouvrage qui fut pré-
senté à ces hommes de science, et son compte rendu fut publié dans le Journal
of Anticancer Research en 1987.

Le Dr Batmanghelidj fut invité en 1989 à présenter sa découverte sur les si-


gnaux de la douleur du corps aux scientifiques de la 3*™ Conférence Mondiale
Interscience sur l'inflammation, les antirhumatismaux, les analgésiques et les
immuno-modulateurs. Dans son allocution, "L'histamine neurotransmettrice : un
point de vue alternatif " — dont le résumé fut publié dans le catalogue de la con-
férence et distribué à des milliers de centres de recherche — les rôles primor-
diaux de l'histamine neurotransmettrice furent expliqués.

C'est dans un volume annuel et sous le titre Science in Medicine Simplified (La
Science médicale simplifiée) qu'en 1989, 1990 et 1991, la Fondation publia les
conclusions de ses recherches sur la perturbation du métabolisme de l'eau et la
production de la maladie. Le Dr Batmanghelidj lança également une campagne de
sensibilisation du public pour qu'il détecte les signaux envoyés par les systèmes
souffrant de la déshydratation chronique dans le corps.

104
En 1992, on l'invita en Iran où il présenta ses idées à la télévision. Il rencontra
également des praticiens et professeurs à l'Université de Téhéran et dans les
hôpitaux universitaires. Aujourd'hui, le peuple iranien teste la simplicité avec
laquelle l'eau guérit nombre des maladies. De fortes réactions de sa part ont im-
posé au corps médical l'abandon progressif des drogues lorsque l'eau par elle-
même peut faire mieux. Les médecins ont dû céder sous la pression et l'impact
de l'idée.

Ce livre, ainsi qu'un autre et une vidéo sur les douleurs dorsales, sont des docu-
ments éducatifs permettant une prise de conscience des effets pervers que la
déshydratation chronique produit sur la santé. Dans le présent ouvrage, F. Bat-
manghelidj partage avec ses lecteurs les conclusions auxquelles ses vastes re-
cherches cliniques et scientifiques ont conduit, en particulier quant au métabo-
lisme de l'eau du corps. Il aimerait montrer combien le système des soins médi-
caux de ce pays peut accéder à une transformation scientifique et accoucher
d'un système plus humain pour le patient, au lieu de continuer à être le prolon-
gement de visées commerciales de l'industrie pharmaceutique et médicale.

Le Dr. Batmanghelidj est convaincu qu'une fois que le public aura réalisé ce
qu'est et représente le changement de modèle en médecine, et qu'il aura compris
que le fait de soigner la déshydratation par l'eau ne cache aucun but commercial,
une transformation scientifiquement fondée du système de santé deviendra une
réalité bienvenue.

105
POUR CEUX QUI PREFERENT ADHERER A LA LOGIQUE DU SIMPLE ET
DU NATUREL EN MEDECINE…

VOTRE CORPS RÉCLAME DE L'EAU: Effets méconnus de la déshydratation


Water The Great Healer

« Vous n’êtes pas malade, vous avez soif ! »


« Ne traitez pas la soif avec des médicaments »
Dr F. Batmanghelidj, M.D.

Rapport Médical Une nouvelle découverte :

C’est la déshydratation chronique involontaire qui provoque la douleur et la ma-


ladie, y compris le cancer. Cette information a été méthodiquement et fraudu-
leusement dissimulée jusqu’à ce jour ! Par le Dr F. Batmanghelidj, M.D.

On peut ENFIN supprimer la douleur et prévenir la maladie – naturellement – et


sans frais :

La découverte médicale fondamentale que j’ai réalisée met en valeur cet élément
naturel manquant qui peut prévenir – et même guérir – les pénibles maladies dé-
génératives – naturellement et gratuitement !

Je suis honoré et fier de pouvoir vous informer que mes 18 années de recher-
che, ma formation de médecin et mes 33 ans de pratique médicale ont pu me
permettre de découvrir le traitement le plus simple d’un très grand nombre de
problèmes de santé.

Je vous invite à lire ce rapport dans son entièreté, à prendre connaissance de


l’objet de ma découverte et, à la lumière de cette nouvelle information,
d’apprendre à devenir votre propre médecin, ainsi qu’à guérir naturellement vos
propres problèmes de santé – je le répète, sans le moindre frais ! Devenez votre
propre médecin dans les moments difficiles que vous traversez, prenez votre
santé et votre propre bien-être en main. Vous allez également découvrir :

Pourquoi nous, médecins, n’avons - jusqu’à aujourd’hui - pas pu guérir de


façon durable les pénibles maladies dégénératives. Et pourquoi nous avons
fréquemment commis de terribles erreurs qui n’ont fait qu’ajouter davan-
tage de souffrances et créer des complications irréversibles !

106
Pourquoi nous avons été contraints de faire quantité d’expérimentations
avec les produits chimiques dans l’espoir vain de trouver des remèdes ef-
ficaces – mais ça n’a pas marché - - jusqu’à présent ! Il suffit pour s’en
convaincre de prendre connaissance de la montée en flèche annuelle des
dépenses de santé.
Pourquoi les compagnies pharmaceutiques ont dû créer tant de produits
chimiques qui rendent – c’est prouvé - 2. 000.000 de personnes (aux
États-unis) plus malades encore et entraînent le décès de plus de
100.000 personnes par an (aux États-unis) – même quand ces produits
sont utilisés selon les recommandations des fabricants ! Voyez vous-même
à quel point nous sommes devenus vulnérables ! Le « Washington Post » du
mercredi 15 avril 1998 cite le Journal of the American Medical Associa-
tion qui révèle que : dans les hôpitaux aux États-unis, un patient sur 15
peut s’attendre à devoir souffrir d’un médicament prescrit selon les rè-
gles et qui pourra entraîner le décès chez 5% de ces personnes ! Il faut
savoir qu’UNE admission sur 4 dans les hôpitaux serait à mettre sur le
compte des effets secondaires des médicaments de routine !
Pourquoi tout cela est sur le point de changer et avec quelle simplicité dé-
concertante!

Ce que vous allez découvrir pourrait d’emblée vous paraître trop beau pour être
vrai ! Ce « remède fondamental » découvert depuis peu est si simple que vous
comprendrez difficilement qu’il n’ait pu être découvert plus tôt ! J’apporterai
cependant les preuves de tout ce que vous allez découvrir. Je vous révélerai aus-
si pourquoi je pense que l’industrie pharmaceutique a caché cette information
quand elle a proposé aux médecins confiants de prescrire ses médicaments.

Ce que vous allez lire relève d’une ultime vérité en médecine ! Il s’agit d’un véri-
table don du ciel en ces temps de crise ! Il s’agit du plus important et du plus
simple besoin naturel du corps qui a été dissimulé jusqu’à aujourd’hui !

Vous découvrirez dans ce rapport que nous, médecins, avons été formés à utili-
ser des produits chimiques pour traiter la douleur et la maladie, alors que tout
ce dont le corps a besoin c’est d’eau – un élément naturel, simple et disponible
en abondance. En lisant cette lettre vous réaliserez que l’on a lavé le cerveau
des médecins et qu’on les a conditionnés pour leur faire prescrire des médica-
ments toxiques, alors qu’ils se devraient de recommander à leurs patients le re-
mède naturel le plus sûr de tous : l’eau !

Oui ! Simplement de l’eau !

107
Voici la raison pour laquelle nous, médecins, avons commis tant d’erreurs fatales
! Nous traitons les symptômes de façon routinière, ces symptômes qui sont les
signes et les complications de la déshydratation du corps, nous les traitons avec
des produits chimiques qui tuent plus rapidement que la déshydratation elle-
même ! Quelle serait la personne saine d’esprit qui accepterait de prendre des
produits chimiques toxiques, quand le corps a essentiellement besoin d’eau, d’eau
pure, d’eau naturelle comme ultime médication de choix pour soulager la douleur
et prévenir la maladie ?

Le « système commercial de la maladie » et l’industrie pharmaceutique ne veulent


pas que vous sachiez que dans la plupart des problèmes de santé, vous êtes sim-
plement déshydratés et pas malades !

Ces gens survivront et prospèreront si nous continuons d’ignorer les différents


signes utilisés par le corps pour nous faire prendre conscience de la déshydrata-
tion qui se manifeste dans l’une ou l’autre partie du corps. Quand il y a manque
d’eau, certaines parties du corps sont malgré tout obligées de fonctionner sans
leur apport normal d’eau. Au cours de ce rapport vous apprendrez de quelle ma-
nière les parties du corps privées d’eau reflètent la déshydratation et comment
vous pourrez reconnaître que vous êtes réellement déshydraté. Vous pourrez
reconnaître pourquoi une « bouche sèche » n’est pas nécessairement un signe de
soif, et pourquoi certaines douleurs en sont bel et bien la manifestation !

Comprendre les mécanismes de déshydratation vous permettra de vivre plus


longtemps et en meilleure santé. Il vous faudra investir un peu de votre temps
et quelque peu vous concentrer pour commencer à comprendre le sujet.

Vous pourriez penser : « Je sais maintenant que je dois boire de l’eau ; cela suf-
fit. » Mais vous saviez cela depuis toujours ! Ce que vous ne saviez pas, et que
vous devez absolument comprendre, c’est ce qui se passe (et pourquoi) quand, à
votre tour, vous glissez dans la distraction et la négligence comme des millions
d’autres personnes qui ne boivent pas d’eau jusqu’au jour où elles deviennent
sérieusement malades, où elles attrapent telle ou telle maladie pour finalement
mourir de déshydratation. Vous devez aussi vous rappeler que votre corps n’est
pas un « container » qu’il suffit de remplir quand il est vide. Quand la déshydra-
tation en est arrivée au point de produire des symptômes, il faut de la compré-
hension et du temps pour obtenir un rétablissement. Voilà exactement ce que
vous devez comprendre.

Your Body's Many Cries for Water: You Are Not Sick, You Are
Thirsty! by F. Batmanghelidj

108
This book explains a new discovery that lack of water in the body--chronic de-
hydration--is the root cause of many painful degenerative diseases, asthma, al-
lergies, hypertension, excss body weight, andsome emotional problems including
depression. The book explains the damaging effects of dehydration in the
fourth dimension of time.

« La déshydratation cellulaire chronique provoque la douleur et tue prématuré-


ment. Ses manifestations extérieures ont, jusqu’à aujourd’hui, été considérées
comme des maladies d’origine inconnue. » Dr F. BATMANGHELIDJ

Les bases mêmes de l’information que vous avez maintenant entre les mains ont
été contrôlées scientifiquement (par des pairs), présentées à différents
congrès médicaux nationaux et internationaux et publiées dans des journaux
scientifiques. Je me vois contraint de vous faire parvenir DIRECTEMENT cette
information parce que l’AMA (Association Médicale Américaine) et les « Natio-
nal Institutes of Health » (Instituts Nationaux de Santé) - que vous financez
avec vos impôts en pensant qu’ils travaillent pour vous – ont jusqu’à aujourd’hui
refusé de révéler au peuple américain que leurs dernières hypothèses concernant
la cause de la douleur et de la maladie étaient erronées.

Tant que j’y suis, et avant de rentrer dans le vif du sujet, permettez-moi de
vous donner une information de base, de vous raconter une histoire vraie qui
dissipera les illusions que vous pourriez encore chérir en croyant que les compa-
gnies pharmaceutiques sont de votre côté !

Comme vous l’apprendrez, j’ai eu le mérite scientifique d’avoir traité avec succès
et uniquement avec de l’eau plus de 3.000 personnes souffrant d’ulcères pepti-
ques. Le rapport de ces événements a été publié dans l’éditorial principal du
Journal de Gastroentérologie Clinique de Juin 1983 (Journal of Clinical Gas-
troenterology) ainsi que dans SCIENCE WATCH (Science Times), numéro du
mardi 21 juin 1983 du « New York Times ».

En tant que clinicien, il m’a paru évident que ces personnes souffraient d’un pro-
blème de déshydratation et que l’on avait du concocter l’appellation « maladie »
pour ne pas avoir compris que la douleur et les troubles locaux pouvaient être
une des manières dont pouvait se manifester une déshydratation persistante du
corps.

Un jour, au cours d’une réunion organisée dans le bureau du Professeur Howard


Spiro de l’Université » de Yale, j’ai révélé ma façon de voir les choses. Le Pro-
fesseur Gregory Eastwood qui était alors chef du département de gastroentéro-

109
logie de l’Université du Massachussetts, et qui est maintenant doyen d’une pres-
tigieuse école médicale m’a demandé si je pouvais prouver scientifiquement ce
que j’avançais. J’ai répondu que oui.

J’ai donc entrepris de prouver scientifiquement que le corps humain peut engen-
drer de la douleur quand il est déshydraté. Je me suis donc attelé à le démon-
trer !

Les compagnies pharmaceutiques fabriquent une classe de médicaments qui sont


de puissants antihistaminiques. L’industrie pharmaceutique s’ingénie à bloquer
l’histamine du cerveau quand il y a douleur. Les médicaments anti-douleur les
plus puissants sont des antihistaminiques. Les différentes compagnies en produi-
sent plusieurs sortes. L’un de ces produits est le Tagamet. C’est un produit que
l’on peut se procurer librement. Je me suis mis à chercher pourquoi l’histamine
était en fait le but poursuivi en matière de médication anti-douleur… J’ai décou-
vert que l’histamine est un messager vital du cerveau. L’histamine a, en fait, une
des fonctions les plus importantes qui soient, mais dont on ne parle pas dans les
traités médicaux. C’est elle qui coordonne l’absorption de l’eau dans le corps et
qui règle les problèmes de déshydratation. Elle est peu active quand le corps est
idéalement hydraté et elle devient très active quand le corps est en voie de dés-
hydratation. C’était là le lien que je cherchais. En bref, l’histamine provoque de la
douleur quand une région du corps souffre de déshydratation !

J’ai du compulser pas mal de publications médicales pendant plusieurs mois pour
pouvoir rassembler toute cette information. J’ai réalisé un dossier scientifique
bien épais dont j’ai fait plusieurs copies que j’ai fait relier ; cela se passait en
avril 1985, il y a 13 ans ! J’ai fait parvenir un exemplaire de ce dossier à cha-
cun des professeurs qui étaient présents au colloque qui avait eu lieu dans le
bureau du Professeur Spiro. Au cours de nombreuses conférences, j’ai présenté
ma découverte, à savoir que le corps produit de la douleur et développe différen-
tes maladies quand il souffre de déshydratation. L’une de ces conférences a eu
lieu à Monte Carlo en 1989, c’était la 3ème Conférence Mondiale sur les proces-
sus inflammatoires.

Tromperie et souffrance humaine !

Ci-dessous l’histoire qui devrait réduire à néant tous les mythes qui pourraient
faire croire que les compagnies pharmaceutiques sont du côté des consomma-
teurs ! En automne 1988, je fus invité à donner une conférence au Congrès de la
Société de Gastroentérologie qui se tenait à l’Hôpital des Forces Armées à
Riyadh, en Arabie Saoudite – un hôpital et un pays qui ne manquent pas de
moyens ! On me présenta à un représentant local d’une grande compagnie phar-

110
maceutique qui produit l’un de ces médicaments anti-douleur. Cet homme ignorait
tout de moi et du sujet que j’allais aborder. Il était simplement curieux, car
j’étais américain et m’étais rendu en Arabie Saoudite pour prendre la parole au
cours d’un colloque médical.
Il m’a demandé, « utilisez-vous notre produit ? « - J’ai répondu que non.

Il m’a alors demandé : « utilisez-vous le produit de notre concurrent ? » J’ai


répondu que je ne l’utilisais pas non plus.
Alors avec une grande surprise, il m’a demandé : « Qu’utilisez-vous alors pour
traiter vos patients ? » Je lui ai répondu : « J’utilise l’eau ».
Stupéfait, il dit : « Quoi, seulement de l’eau ? » « Oui », dis-je « seulement de
l’eau »

Alors je lui ai posé les deux questions qui m’avaient préoccupé pendant tout un
temps :
« En tant que chercheur ayant étudié les effets de l’histamine sur la physiolo-
gie, vous devez savoir que votre compagnie est bien au courant du rôle essentiel
de l’histamine pour la régulation de l’eau dans le corps, ainsi que des problèmes
de déshydratation. En tout premier lieu, pourquoi faites-vous tant d’efforts
pour bloquer son action ? Et en second lieu pourquoi n’expliquez-vous pas ce rôle
régulateur de l’eau dans le corps aux cliniciens auxquels vous recommandez de
bloquer l’action de l’histamine par l’utilisation de vos produits ? »
Que pensez-vous qu’il m’ait répondu ? Sur un ton irrité, il m’a répondu : « Nous
ne sommes pas ici pour faire l’éducation des médecins. Il leur appartient de
découvrir cela par eux-mêmes ! Notre compagnie s’occupe de fabriquer et de
vendre un produit ! « C’était exactement ce à quoi je m’étais attendu !

Heureusement, je puis aujourd’hui révéler ce que les compagnies pharmaceuti-


ques ont caché pendant des années aux médecins et à leurs patients. Ces nouvel-
les connaissances rendront la pratique médicale beaucoup plus simple – et plus
agréable pour vous, votre santé et vos finances. Il y a plus, le jargon médical
n’interfèrera plus avec votre compréhension du corps et des moyens qu’il em-
ploie pour communiquer avec vous. Et, évidemment, la profession médicale rede-
viendra une vocation honorable, et plus simplement un moyen de devenir très vi-
te riche.

« La plus grande tragédie de l’histoire de la médecine est le fait que les profes-
sionnels de la santé n’ont pas compris la variété des besoins en eau du corps. »
Dr F. Batmanghelidj

Le vrai message : plus de douleurs, une vie plus saine et plus longue. Où et com-
ment pensez-vous que j’aie pu faire ma découverte ? Les secrets du « cadeau du

111
ciel » que représente le traitement par l’eau m’ont été révélés dans le lieu le
plus invraisemblable que vous puissiez imaginer : dans une prison politique du
Moyen-Orient ! C’était en 1979 quand l’enfer s’est déchaîné et que j’ai été em-
porté dans le brasier.

Après avoir reçu mon diplôme de l’Université de Londres (St. Mary’s Hospital
Medical School) et avoir eu l’honneur d’être choisi comme médecin résident de
ma propre école de médecine, je suis retourné en Iran où j’étais né, pour met-
tre sur pied des cliniques et centres médicaux en vue de venir en aide aux plus
démunis. Tout s’est très bien passé ; c’est alors que le volcan politique a explo-
sé.
C’est ce que vous avez vu à la télévision. Des masses en furie voulant renverser
le Shah et le gouvernement iranien. Ces événements historiques ont présenté
des aspects tout à fait tragiques. Tous les gens créatifs et quantité de profes-
sionnels qui étaient restés au pays furent rapidement arrêtés, interrogés et em-
prisonnés. Certaines personnes furent exécutées dans les premiers jours. Les
activités de ces tribunaux « révolutionnaires » consistaient à relever les identi-
tés, prononcer une culpabilité et à exécuter la sentence. Les audiences ne du-
raient généralement pas plus de dix minutes ; certaines personnes disposaient
d’un peu plus de temps avant que leur sort ne soit fixé. J’ai eu la chance de me
trouver parmi les personnes du deuxième groupe. Je suppose que ma qualité de
médecin a été appréciée par les autorités de la prison ; c’est ce qui explique le
temps supplémentaire qu’il a fallu pour que mon sort soit fixé.

La prison Evin où je fus incarcéré avait été construite pour 600 personnes. A un
moment donné, elle contenait entre 8.000 et 9.000 prisonniers! Dans la ligne de
leur ferveur révolutionnaire et en vue de séparer diverses factions politiques, les
autorités de la prison entassèrent jusqu’à 90 personnes dans des cellules qui
avaient été construites pour abriter de 6 à 8 prisonniers ! Dans ces conditions,
un tiers des prisonniers avaient la possibilité de se coucher, tandis que les deux
autres tiers vivaient accroupis ou debout. Au bout de quelques heures, les pri-
sonniers devaient changer de position.
Le cauchemar de la vie et de la mort dans cet antre infernal hantait tout un cha-
cun et mettait à rude épreuve le courage des faibles comme des plus forts. C’est
à ce moment précis que le corps humain put me révéler certains de ses plus
importants secrets, secrets qui n’ont jamais été pris en compte dans la profes-
sion médicale.

Pour la plupart des prisonniers dont les âges variaient de 14 à 80 ans, la vie ex-
trêmement dure de la prison provoquait un stress énorme, de même que quantité
de maladies. C’était peut-être le destin qui m’avait choisi pour être présent en
cet endroit, comme pour pouvoir venir en aide à ces personnes désespérées.

112
C’est une fois tard dans la nuit, environ deux mois après avoir été arrêté (j’avais
d’abord été mis au secret pendant 6 semaines) que j’eus la révélation de ma des-
tinée. Elle me parla dans les termes les plus clairs, les plus forts et changea ma
vie pour toujours.

Il était 11 heures du soir passé. J’étais resté debout pour veiller un compagnon
qui souffrait de douleurs terribles à l’estomac. Il ne savait plus marcher. Deux
hommes devaient l’aider à se tenir debout. Il souffrait d’un ulcère peptique et
réclamait des médicaments pour la douleur. Il s’effondra quand je lui expliquai
que l’on ne m’avait pas autorisé à introduire des médicaments dans la prison.
C’est alors que « la découverte » se fit ! Je lui ai donné deux verres d’eau. Sa
douleur s’effaça dans les minutes qui suivirent et il put à nouveau se tenir de-
bout … il rayonnait ! Vous ne pouvez imaginer sa joie suite au soulagement qu’il
éprouvait, même dans ces conditions épouvantables.

« Que se passera-t-il si la douleur revient ? « demanda-t-il.


« Bois deux verres d’eau toutes les trois heures », lui répondis-je.

Il n’eut plus de douleur et de problème pendant tout le temps qu’il resta en pri-
son. Son traitement à l’eau dans cet environnement pénible m’avait complète-
ment bouleversé en tant que médecin. Je savais maintenant que j’avais été le
témoin de la puissance curative de l’eau et que l’on ne m’avait jamais rien ensei-
gné de pareil au cours de mes études médicales. Je suis certain que pareille ob-
servation n’avait jamais été faite dans la recherche médicale.

« Vous n’êtes pas malade, vous êtes déshydraté. » Dr F. Batmanghelidj

Si l’eau avait été capable de guérir une aussi douloureuse maladie dans un envi-
ronnement aussi stressant, il fallait sans aucun doute poursuivre la recherche !
C’est alors que le franc est tombé ! J’ai alors réalisé que ma destinée en tant
que thérapeute m’avait conduit dans ce « laboratoire du stress humain » pour
m’apprendre une nouvelle voie en médecine et me faire découvrir plusieurs au-
tres secrets du corps humain. J’ai ouvert les yeux. Instinctivement, j’ai réalisé
pourquoi j’avais été amené en prison !

J’ai alors arrêté de penser à mon sort et ai commencé à faire de la recherche


médicale en prison. J’ai voulu d’abord identifier les différents problèmes de
santé qui se manifestaient à la suite du stress de l’incarcération. De loin, le plus
grand nombre de ces problèmes était lié aux douleurs provoquées par des ulcè-
res. J’ai alors traité ceux qui venaient me demander de l’aide avec ce qui s’était
avéré le meilleur des « élixirs naturels » : l’eau. J’ai alors découvert que l’eau

113
pouvait traiter et guérir plus de maladies que n’importe quel médicament que je
connaissais.

L’eau a même pu guérir quelqu’un qui était littéralement en train de mourir de


douleur.

Il était de nouveau 11 heures du soir. Je me rendais auprès d’un détenu malade


quand j’entendis un terrible gémissement venant d’une cellule en bout de couloir.
Je m’approchai et vis un jeune homme recroquevillé sur le sol de sa cellule. Il
semblait totalement indifférent, produisant de profonds et puissants gémisse-
ments.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » demandais-je. Il ne réagit pas. J’ai du le secouer


plusieurs fois avant qu’il ne réponde.
« Mon… ulcère…est en train de me tuer. »
« Qu’as-tu fait pour la douleur ? « demandais-je. Il m’expliqua : « Depuis une
heure… quand ça a commencé… j’ai pris trois « Tagamet »… et une bouteille en-
tière d’ »antacid ». Mais…la douleur n’a pas diminué… ça a encore été pire. » ( A
cette époque, les prisonniers pouvaient recevoir des médicaments de l’hôpital de
la prison).

J’avais enfin une compréhension beaucoup plus claire de l’ulcère peptique. Ce


que je n’avais pu réaliser jusqu’alors, c’était l’état de gravité de la maladie que
ces malades pouvaient atteindre, alors que les médicaments les plus puissants
n’agissaient plus. Après avoir examiné son abdomen pour des complications
éventuelles, je lui donnai deux verres d’eau du robinet et le quittai pour aller
voir un autre malade. Je revins dix minutes plus tard. Dans le corridor on
n’entendait plus de gémissements !

« Comment te sens-tu ? » demandais-je


« Beaucoup mieux », répondit-il. « Mais j’ai encore un peu mal. »

Je lui donnai un troisième verre d’eau.- C’est alors que sa douleur disparut com-
plètement endéans les quatre minutes.

Cet homme était dans une semi conscience et au bord de la mort. Il avait pris
une quantité importante de médicaments pour son ulcère – sans aucun résultat.
Et maintenant, après avoir bu seulement 3 verres d’eau du robinet, ses douleurs
avaient disparu ; il avait pu s’asseoir et parler avec ses compagnons. Quelle dé-
couverte humiliante ! Et moi, qui étais persuadé avoir reçu la meilleure forma-
tion médicale du monde !

114
Au cours de mes années de captivité , j’ai pu guérir plus de 3.000 cas d’ulcères
avec uniquement de l’eau. C’était dans cette prison d’Evin – ce « laboratoire du
stress » que l’Univers m’avait donné.

Toute ma gratitude va à cette eau, médication simple, pure, gratuite pour tous.
Cette eau que nous trouvons tous ordinaire et banale ! Cette eau que la profes-
sion médicale a dédaignée et trouvée indigne de recherche !

Depuis que mes yeux se sont ouverts sur les possibilités thérapeutiques natu-
relles de l’eau, j’ai pu la voir guérir et soulager des centaines de maladies incura-
bles et quantité de douleurs chroniques.

« Dans les sociétés avancées, le fait de boire du thé, du café, de l’alcool et au-
tres boissons industrielles en tant que substituts à l’eau pure pour combler les
besoins du corps » stressé » est une erreur de base qui est catastrophique. Il
est vrai que ces boissons contiennent de l’eau, mais le reste est constitué d’
agents déshydratants. Le corps se débarrasse de l’eau dans laquelle ces produits
se dissolvent en plus d’une partie des réserves du corps !... Il n’est en général pas
possible de consommer des boissons industrielles pour satisfaire totalement les
besoins du corps en eau. » Dr F. Batmanghelidj

J’ai vu l’eau inverser complètement des états comme : l’asthme, l’angine de poi-
trine, l’hypertension, les maux de tête, les migraines, les douleurs arthritiques,
les maux de dos, la constipation chronique, les douleurs de la colite, les brûlures
d’estomac, l’hernie hiatale, la dépression, le syndrome de fatigue chronique, les
taux élevés de cholestérol, les troubles matinaux, les problèmes de poids, et
même des problèmes cardiaques nécessitant l’intervention chirurgicale.

Tous ces problèmes de santé ont répondu simplement et de façon permanente à


l’apport d’eau. La simple eau. N’importe quelle eau bonne à boire. L’eau propre du
robinet est aussi bonne qu’une autre.

Pour pouvoir comprendre pourquoi l’eau est capable d’apporter la gué-


rison
de tant de problèmes de santé, il est nécessaire de comprendre ce
qui se
passe quand le corps ne dispose pas de suffisamment d’eau.

Pourquoi pensez-vous que l’eau a pu guérir tant de problèmes de santé ?

La réponse est simple et belle – parce que tous ces problèmes de santé se mani-
festent quand il n’y a pas assez d’eau dans le corps. CE SONT DES ETATS DE
DESHYDRATATION DE TELLE OU TELLE PARTIE DU CORPS. Telle est

115
l’information qui manquait pour comprendre la cause fondamentale des maladies
du corps.

Faut-il s’étonner que les compagnies pharmaceutiques ne veuillent pas que les
médecins découvrent la relation qui existe entre la déshydratation locale et la
douleur ?
Il est maintenant facile de réaliser que les plupart des maladies du corps sont en
fait le signe de manque d’eau dans la partie du corps qui est en souffrance.

En dépit de ce que l’on peut enseigner aux médecins dans les universités, nous
pouvons affirmer que le premier médicament de choix de ces états pénibles de
santé n’est pas un quelconque médicament de marque, mais bien l’eau.

Les patients que j’ai traités n’ont pas eu besoin de médicaments, de régime spé-
ciaux ou de chirurgie coûteuse. Ils ont simplement eu besoin de l’élément le plus
important dont leur corps était privé – même dans des conditions de stress
épouvantable et en danger de mort. C’est l’eau qui les a guéris parce que le stress
les avait encore déshydratés davantage. Et c’est le manque d’eau dans différen-
tes parties de leur corps qui avait engendré leurs problèmes. Dans leurs corps
déshydratés, l’activité des cellules ne pouvait plus se poursuivre normalement et
avait engendré douleur et maladie.

Tout ceci pourrait vous paraître incroyable si c’est en fait la première fois que
vous en entendez parler. L’establishment médical vous a, en effet, fait com-
prendre que si vous souffrez d’une maladie, la meilleure chose que vous puissiez
vous offrir est un traitement régulier- de longue durée- sans garantie de véri-
table guérison. Mais, à partir du moment où vous comprenez comment fonctionne
le corps, la merveilleuse simplicité de l’eau comme médicament de choix, gratuit
et toujours disponible pour tant de problèmes de santé, commence enfin à pren-
dre sens.

Chaque fonction du corps est régulée par l’eau et dépend de l’eau. L’eau doit être
disponible pour apporter les éléments vitaux, l’oxygène, les hormones, les mes-
sagers chimiques à travers tout le corps. Sans une quantité suffisante d’eau
pour hydrater toutes les parties du corps, certains organes ou certaines parties
du corps ne pourront recevoir les éléments vitaux que l’eau seule est capable de
véhiculer.

L’eau est aussi nécessaire pour éliminer les résidus toxiques des cellules. En
fait, il y a au moins 50 raisons qui peuvent expliquer pourquoi le corps a besoin
d’une quantité suffisante d’eau qui doit lui être fournie journellement. Sans ap-
port régulier d’eau à toutes les parties du corps, le système d’alerte doit entrer

116
en action. C’est alors que les systèmes de messagers chimiques dirigés par
l’histamine sont activés pour réduire les quantités d’eau dans certaines régions
du corps. Quand l’histamine et les régulateurs d’hydratation rencontrent des
nerfs, la douleur apparaît.

C’est pourquoi la déshydratation provoque de la douleur en tant que premier si-


gnal d’alarme. Si l’état de déshydratation persiste et n’est pas corrigé par un
apport d’eau, les premiers symptômes apparaissent et avec le temps se trans-
forment en maladie. C’est la raison pour laquelle les personnes qui prennent de «
l’antacid » pour calmer les douleurs produites par la déshydratation deviennent
de plus en plus vulnérables et finissent par développer d’autres complications
sérieuses dues à la déshydratation.
Les médecins ont été formés à traiter la douleur au moyen de médicaments. Ils
ne comprennent pas les problèmes liés à la déshydratation. Jamais au cours de
leur formation, ils n’apprennent ce qui peut arriver à une personne qui ne boit pas
suffisamment d’eau ; au cours de leur formation, les étudiants en médecine re-
çoivent environ six heures de cours sur l’alimentation et plusieurs centaines
d’heures de cours sur les médicaments. C’est comme cela que les médecins sont
conditionnés (ont le cerveau lavé) par l’information « médicale » de l’industrie
pharmaceutique.

18 ans de recherche intensive m’ont permis d’obtenir une compréhension claire


des mécanismes de déshydratation comme cause première de la douleur et de la
maladie. On ne m’avait jamais enseigné cela au cours de mes études. En second
lieu, les fortes pressions de « l’industrie des soins aux malades » - qui dépend de
la perpétuation de la maladie pour faire de l’argent – ne permettra jamais l’étude
approfondie de techniques simples susceptibles de GUERIR. C’est comme cela
que le peuple devient de plus en plus malade et que l’industrie s’enrichit. Leurs
médicaments ne fonctionnent pas ; c’est la raison pour laquelle ils doivent sans
arrêt chercher de nouvelles formules pour que les patients continuent de croire
que l’on s’occupe d’eux.

Ils ne réussiront jamais à guérir vos problèmes avec des médicaments – simple-
ment parce que vous n’êtes que déshydratés. Même si vous prenez quantité de
boissons, le paradoxe
veut que vous soyez toujours déshydratés. Certaines boissons ne font
qu’aggraver la déshydratation. C’est comme cela que leurs fabricants réalisent
des ventes colossales. La plupart des boissons provoquent une soif inextinguible –
des enfants consomment jusqu’à 14 sodas par jour, certains jusqu’à 25. Il n’y a
que l’eau qui puisse hydrater le corps et guérir les maladies de déshydratation !

117
Mon but est de faire comprendre les mécanismes de déshydratation, d’en faire
connaître les signes pour vous éviter des problèmes de santé provoqués par les
médicaments utilisés pour réduire au silence les signaux d’alarme du corps qui
réclame de l’eau.

Jour après jour…. Patient après patient….


Les résultats prouvent le caractère curatif de l’eau

J’ai utilisé l’eau pour traiter des personnes souffrant de maladies « incurables ».
J’ai guéri des gens qui souffraient depuis 10ans, 20 ans, 30 ans à la suite de dés-
hydratation.

« Toutes les procédures thérapeutiques sont orientées vers la suppression des


symptômes. Elles ne sont pas adaptées à l’élimination de la cause fondamentale
du problème. C’est la raison qui explique que l’on ne guérit pas véritablement les «
maladies ». On ne fait que les « traiter »… Dr F. Batmanghelidj

La Clinique Mayo avait décrété que Lloyd Palmer du Minnesota était incurable.
Depuis 1965 il avait souffert d’arthrite affreusement douloureuse de la colonne
vertébrale- spondylite ankylosante. Sa colonne était toute tordue et ne pouvait
plus bouger. Il souffrit ainsi pendant 31 ans, jusqu’à ce qu’il commence à boire de
l’eau et à prendre du sel. Il écrit : « Depuis que j’ai commencé à prendre de
l’eau et du sel je ne souffre plus et il y a déjà un an que cela dure. Ma tension est
aussi redevenue normale. Chaque jour qui passe, je remercie Dieu d’avoir été
libéré de mes souffrances. » L’histoire de Lloyd Palmer est si incroyable que Paul

Harvey l’a racontée dans son émission ABC-News. Il a aussi écrit un article de
presse qui a été reproduit dans plusieurs centaines de journaux.

Au cours d’une récente émission télévisée ABC, Peter Jennings rapportait qu’on
estime à 110 millions le nombre d’américains qui souffrent de douleurs chroni-
ques. L’information médicale révolutionnaire dont ces gens ont besoin pour re-
couvrer la santé se trouve maintenant dans vos propres mains. Reprenez votre
pouvoir en mains et informez-vous au maximum , maintenant que vous en avez la
possibilité. Apprenez les secrets d’une longue vie sans souffrances.

Attention ! Il est relativement facile de comprendre ce que l’eau peut faire dans
le corps, mais il faut garder à l’esprit qu’il y a malgré tout un peu plus à réaliser
que juste boire de l’eau. Vous devez apprendre à réhydrater votre corps avec
précaution et graduellement. Vous devez pouvoir reconnaître vos propres indica-
teurs de déshydratation. Nous sommes tous différents. Vous devez apprendre ce
qui peut se passer dans votre propre corps quand il se déshydrate. Tout le mon-
de ne se déshydrate pas de la même façon.

118
Vous devez apprendre comment recommencer à boire de l’eau de façon à ce que
celle-ci ne s’accumule pas dans vos poumons- surtout si vous avez été déshydra-
té pendant longtemps ou si vous êtes sous médicaments.

Je suis furieux quand j’apprends que l’on fait suivre de longs et coûteux traite-
ments médicamenteux ou autres traitements inutiles comme l’acupuncture, les
manipulations, la chirurgie, les régimes, les hautes doses de vitamines, la psycho-
thérapie, l’hypnose, le massage à des personnes qui n’ont d’autre besoin que d’eau
pour résoudre leurs problèmes.

Ma mission aujourd’hui est d’aider le plus grand nombre de personnes possible à


soulager leurs souffrances. Pour réaliser cela j’ai condensé mes 18 années de re-
cherche dans un livre très détaillé et complet : « Your body’s many cries for
water » (***).

« En tant qu’interniste et cardiologue, je trouve que le livre du Dr Batman


est perspicace , incisif et fondamental. C’est un réel cadeau divin pour tous. » Dr
C. Roehm, M.D.

Vous êtes en possession d’une information exclusive qui peut sauver des
vies

Ne soyez pas surpris du nombre de problèmes que l’eau peut prévenir,


traiter et guérir.

Dépassez l’ignorance médicale qui a classé dans les maladies tant d’états
de déshydratation

Vous devez donner à votre corps ce dont il a besoin et non ce qui le


rend plus malade encore.

Quand on m’a finalement déclaré innocent des charges qui pesaient sur moi et
que l’on a voulu me libérer – j’ai demandé à rester en prison pour terminer ma
recherche- je suis resté 4 mois de plus ! A cette époque j’étais en pleine recher-
che, dans une phase qui devait à tout prix être menée à bonne fin… Les officiels
de la prison ne purent en croire leurs oreilles, mais ils marquèrent leur accord…
- Quand je quittai la prison – après 2 ans et 7 mois – j’avais acquis assez de don-
nées cliniques pour modifier complètement ma façon de pratiquer la médecine –
d’en faire un art thérapeutique, accueillant pour les patients et véritablement
basé sur la science. Mon message est tout simple : C’est la déshydratation
chronique qui entraîne la souffrance et tue prématurément.

119
J’ai quitté toutes mes possessions et mon pays au cours d’une nuit d’automne
1982. J’ai passé la frontière pour me rendre en Turquie. En novembre 1982 j’ai
pu atteindre l’Amérique pour y poursuivre ma recherche. J’étais impatient de
partager le résultat de mes recherches avec les scientifiques de ce pays.
J’avais naïvement pensé que ce que j’avais découvert pouvait avoir de
l’importance aux yeux des chercheurs de ce pays.

Hélàs, ni l’Association Médicale Américaine, ni les Instituts Nationaux de Santé


Publique n’ont voulu entendre quoi que ce soit au sujet de cette découverte !
Bien que j’aie présenté les résultats de mes recherches cliniques, ainsi que
leurs explications scientifiques au cours de diverses conférences internationa-
les, que ces éléments aient été publiés dans les revues médicales les plus sérieu-
ses, j’ai essuyé le refus de la part de ces institutions de prendre mes découver-
tes en considération. Ils refusent d’étudier les effets thérapeutiques de l’eau
en lieu et place des médicaments qu’ils continuent de recommander machinale-
ment à leurs acolytes.

Face au peuple américain, ils ne peuvent admettre qu’ils ont fait une terrible er-
reur et que les médicaments ne constituent pas le meilleur traitement pour de
nombreuses maladies. Ils ne peuvent admettre que cette bévue a coûté des tril-
lions de dollars à la société. Ils ne peuvent affronter le public et lui dire : «
Nous regrettons, nous avons maintenant découvert que, dans la plupart des pro-
blèmes de santé, vous n’êtes pas malade, mais simplement déshydraté ! « - Je
réalise maintenant que ma mission ne pourra être réalisée que quand j’aurai
trouvé un moyen d’atteindre le public directement – c’est la raison pour laquelle
vous avez aujourd’hui ce rapport entre les mains. A partir d’aujourd’hui vous de-
vez être conscient que cette découverte médicale capitale peut changer votre
vie pour toujours…Je n’ai pas inventé l’eau. Je n’ai fait que découvrir son impor-
tance pour la santé et le bien-être. Mon programme d’information pourra vous
montrer comment jouir d’une bonne santé et d’une grande vitalité tout simple-
ment en bénéficiant des miracles cachés dans un verre d’eau…
Contrairement aux médicaments toxiques qui sont utilisés pour traiter la dés-
hydratation, l’eau est gratuite. Elle ne coûte rien, elle n’a pas d’effets secondai-
res, elle répond aux vrais besoins de votre corps.

« Il est criminel qu’en cette fin du 20ème siècle, la déshydratation humaine soit
encore traitée au moyens de poisons lents. » Dr F. Batmanghelidj

Ecoutez bien !

Même les compagnies pharmaceutiques emboîtent finalement le pas pour vendre


leurs produits. L’un des fabricants de médicaments anti-douleur devait déclarer

120
: « On ne s’était pas rendu compte que la déshydratation favorisait les maux de
tête. » Plusieurs compagnies pharmaceutiques recommandent cependant : « Pre-
nez votre pilule avec un grand verre d’eau » !
Bien sincèrement,

Dr F. Batmanghelidj, M.D.

(Traduction d’extraits du rapport)

Bibliographie:

En français: “ Votre corps réclame de l’eau “ Ed. Trois Fontaines, 1994.


Disponible sur internet: < [Link]/[Link]>

En Anglais : « Your body’s many cries for water “


“ Water for health, for healing, for life”
“ Water cures… drugs kill ”
“ Water-RX for a healthier and painfree life.”

Les révélations que vous trouverez dans ce livre sont sus-


ceptibles de
transformer la pratique médicale sur un plan mon-
dial…d’ouvrir les yeux
du public sur la fraude et le terrorisme pharmaceutiques
qui sont les bases
mêmes de tout ce qui ne va pas dans le système de santé
américain.

Texte de présentation du livre « Water cures… drugs kill »


Dr. F. Batmanghelidj
[Link]
[Link]

VIDEOS

“ Dehydration and cancer”


“ Health miracles in water and salt”
“ Cure pain and prevent cancer”
“ How to deal with back pain”

+ de nombreuses cassettes audio

121
[Link]
[Link]
info@[Link]
[Link]

Tel. (703)848-2333
Fax.(703)848-2334
Order line: (800) 759-3999
Adresse: “WATERCURE” 8472 – A Tyco Road Vienna, VA 22182

- Omnia mecum porto -


(Inscription découverte au-dessus d’une source d’eau chaude à Chaudfontaine,
Belgique)
( J’apporte, j’emporte tout avec moi )

* * *

« La simplicité est source de bienfaits sans fin ! «


[Link]

« L’eau dans l’organisme, présente deux formes d’associations totalement diffé-


rentes.

D’une part, elle est incorporée aux structures moléculaires qui sont les rouages
mêmes de la vie, d’autre part, elle circule en dehors de ces structures pour ap-
porter les éléments nutritifs nécessaires à leur fonctionnement et assurer
l’élimination des déchets… Les tâches de l’eau dans l’organisme sont fort diver-
ses : ce n’est pas seulement un support passif, chargé de véhiculer des minéraux
et les molécules organiques d’un point à l’autre : le dynamisme de l’eau condition-
ne en réalité l’essentiel de ses fonctions…Les 200 ha de marécages qui consti-
tuent le corps humain sont donc irrigués par 100.000 km de canaux capillaires
chargés à la fois d’apporter les substances nutritives et d’éliminer les toxines et
déchets, dont l’indésirable présence, si elle se maintenait, entraînerait par accu-
mulation une pollution du marécage, doublée de répercussions néfastes sur la
santé humaine… chaque jour naissent et meurent 200 milliards de globules rou-
ges…

L’eau qui assure à la fois les phases de dégradation et de reconstruction des mo-
lécules intervient dans la biosynthèse des quelque 100.000 protéines et enzymes
qui constituent les êtres vivants. » Extraits, Jeanne ROUSSEAU, Docteur en
Pharmacie <
[Link]

122
Quantités d’eau éliminées par jour :

- Urines 1200 à 1700 ml

- Poumons 200 à 500 ml

- Peau 200 à 500 ml

- Fèces 50 à 200 ml

[Link]

OUVRAGES DU DR BATMANGHELIDJ ( Extraits, traductions) :

« OBESITE, CANCER, DEPRESSION :

leur cause commune et leur traitement naturel »

Dr F. BATMANGHELIDJ ( Extraits- Traduction)

« Une Bombe Atomique médicale !

Une fameuse nouvelle ! Ce livre écrit par un médecin célèbre explose littérale-
ment comme une bombe atomique… Il s’agit d’un tout nouveau paradigme qui tou-
che à la cause, ainsi qu’à la prévention de nombreuses maladies dégénératives ! »
Nutri Books

« Pas de pilules, pas de douleur, pas de duperie ! GUERIR L’ARTHRITE DANS


SA CUISINE . La découverte de ce médecin guérit pour quelques centimes par
jour. »
National Examiner, 14 déc. 1993.

« Il a traité avec succès les allergies, l’asthme, l’angine de poitrine, l’arthrite,


les migraines, l’hypertension, les ulcères et autres au moyen de la plus simple
des solutions : l’eau. «
Nexus Magazine, Australie, Janvier
1996

* * *

* En tant que médecin ( j’ai 73 ans) j’ai honte quand je réalise la façon dont
nous avons permis à l’industrie pharmaceutique de pirater et détourner notre

123
profession jadis honorable, comme de prendre le contrôle de nos plumes pour
vendre des produits chimiques, qui manifestement nuisent et tuent. ([Link])…

* L’eau devrait être placée en tête de la liste des nutriments. Après tout, elle
constitue le tout premier instrument dans la libération des énergies .
Le fait que c’est l’intérieur des cellules qui se déshydrate quand le corps manque
d’eau est le phénomène le plus important à comprendre. (P.34)

* Au cours du processus de déshydratation, 66% de la perte d’eau provient de


l’intérieur même des cellules, 26% des liquides extracellulaires et 8% du sang
des tissus vasculaires dont les capillaires se contractent pour maintenir
l’intégrité du système circulatoire. ([Link])
* Les protéines et les enzymes du corps fonctionnent d’une manière plus effi-
cace dans des solutions de basse viscosité. ( E. Katchalski-Katzir – Institut de
Science Weizmann) … Un sang d’une viscosité importante qui circule sans arrêt
dans le système vasculaire ne peut que conduire à la catastrophe. (p. XXIX)

* POURQUOI PERMETTONS-NOUS QUE LA DESHYDRATATION PROVO-


QUE LA MALADIE ?
La réponse est simple : parce que certaines des bases scientifiques sur lesquelles
s’est structurée la médecine sont simplement erronées. Jusqu’à ce que
j’apparaisse sur la scène, personne n’avait remis en cause les hypothèses formu-
lées au cours des coûteuses recherches sur la maladie effectuées au cours des
100 dernières années…. J’ai découvert les erreurs de jugement sur lesquelles
repose toute la structure de la médecine moderne- situation qui a entraîné des
millions de morts et rendu plus malades encore des dizaines de millions d’autres
parce que la société a toujours pensé que nous, médecins, savions ce que nous
faisions. (P.3,4.)

* Permettez-moi d’expliquer une chose importante au sujet de la déshydrata-


tion. Il y a deux types d’eau dans le corps. (Cfr. Dr J. Rousseau ) Le premier
type est dit « engagé osmotiquement » remplissant différentes fonctions. Ce
type d’eau n’est pas disponible pour de nouvelles activités. L’autre type d’eau
n’est pas « osmotiquement engagé » ; il s’agit d’eau libre. Ce type d’eau peut être
utilisée pour de nouvelles réactions chimiques ou activités du corps qui récla-
ment de l’eau. L’eau libre peut pénétrer à l’intérieur des cellules et y corriger le
manque d’eau avant que des dommages ne se produisent. Quand j’évoque la
déshydratation, je veux dire que le corps manque d’eau libre pour accomplir telle
ou telle fonction nécessitant la présence d’eau. (P. 6)

124
* La réserve d’eau libre ne peut être maintenue que par un apport extérieur
régulier. La meilleure forme d’eau libre qui puisse être apportée au corps est
l’eau dans son état naturel. Les boissons du commerce ne restent pas suffisam-
ment longtemps dans le corps pour accomplir les fonctions que remplit l’eau na-
turelle pure. La plupart des éléments qui sont ajoutés à l’eau au cours de la fa-
brication des boissons commerciales sont des agents déshydratants…. (P.7)
La plupart des gens croient que les boissons du commerce peuvent remplacer
l’eau dans le corps. Vu que ces boissons contiennent de l’eau, les gens croient que
leur corps en sera normalement pourvu. Cette idée est fausse. Il est clair que la
consommation sans cesse croissante de nombreux sodas contenant de la caféine
est l’arrière-plan de nos problèmes habituels de santé.
La déshydratation à l’intérieur des cellules peut produire des symptômes gra-
ves, qui dans certains cas pourraient mener jusqu’à des crises mortelles, même
sans qu’apparaisse le symptôme de la bouche sèche. La médecine moderne a
confondu ces symptômes de déshydratation internes, localisés et les a baptisés :
maladies. Le résultat, c’est que l’on utilise des médicaments toxiques jusqu’à ce
que la personne en meure. (P. 7)

* L’obésité, la dépression et le cancer sont les trois étiquettes que nous, en


médecine, avons inventées pour décrire le processus meurtrier de la déshydrata-
tion persistante et non intentionnelle du corps humain. (P.36.)

* Les sensations de soif et de faim sont générées simultanément pour indiquer


les besoins du cerveau en énergie. Il nous arrive de ne pas différencier la sen-
sation de soif et interprétons les deux sensations comme s’il s’agissait du besoin
de manger. Nous prenons de la nourriture, même quand le corps ne devrait re-
cevoir que de l’eau, cette source toute pure d’énergie. (P.39.)

* L’eau est la principale source d’énergie de toutes les fonctions biologiques du


corps. C’est l’eau qui actionne les « micro-turbines électriques » - les pompes à
cations- qui génèrent l’électricité pour la neurotransmission et les impulsions
nerveuses de tout le corps. (P.47)

* Toute nourriture qui doit être « détruite » pour être métabolisée nécessite
l’influence chimique de l’eau – l’hydrolyse – avant que son énergie ne puisse être
utilisée par les cellules du corps… L’eau transfère son énergie cachée aux subs-
tances qu’elle hydrolyse – augmentant leur potentiel énergétique d’environ un
ordre de magnitude. (P.47)

* … Une totale réévaluation de notre compréhension du métabolisme humain de-


vient inévitable. Par exemple, pour un œuf qui représente environ 70 calories, la

125
production finale d’énergie après hydrolyse pourra atteindre jusqu’à 700 calo-
ries. (P.32.)

Le Dr J. Rousseau écrit : « L’eau dans l’organisme présente deux formes


d’associations totalement différentes. D’une part, elle est incorporée aux struc-
tures moléculaires qui sont les rouages mêmes de la vie, d’autre part elle circule
en dehors de ces structures pour apporter les éléments nutritifs nécessaires à
leur fonctionnement et assurer l’élimination des déchets. » <
[Link]

* Dans le chapitre « La chimie de la dépression » le Dr Batmanghelidj relève


les symptômes suivants qui seraient, au niveau du cerveau, des manifestations
de déshydratation :

* Perception de fatigue
* Perception d’ irritation
* Perception d’angoisse
* Perception de dépression
* Perception d’inadéquation
* Perception de tête lourde
* Envies, besoins (maladifs)
* Agoraphobie
* Bouffées de chaleur

* Ces quelques indications devraient, précise le Dr B., aider à reconnaître les


premiers stades de la dépression avant qu’elle ne s’installe plus profondément.
Soyez conscients, ajoute-t-il, qu’une fatigue « inopportune » pourrait en fait re-
présenter un premier signe de dépression. (P. 89)
* Dans ses premiers stades la dépression pourrait, au niveau des cellules du
cerveau, être comparée à de l’herbe jaunie, desséchée. C’est la suite logique et
directe d’une déshydratation chronique (manque régulier d’eau), ou pire de la
consommation de boissons contenant de la caféine en lieu et place d’eau. La ca-
féine est un agent déshydratant qui affecte le corps. (P.90.)

* L’eau est le médicament antidépresseur naturel. (P.95.)

Une personne guérie de dépression écrit au Dr Batmanghelidj : C’est l’ignorance


qui est véritablement la cause de toutes les souffrances humaines. L’information
que vous diffusez est véritablement la meilleure médecine qui soit… Pour de
nombreuses personnes, l’utilisation du sel et de l’eau constitue réellement la piè-
ce manquante du puzzle de leur longue recherche de solutions efficaces à leurs
problèmes de santé. Il est clair qu’il n’y a pas de thérapie plus efficace (puis-

126
sante) que simplement l’eau et le sel… Dans toute la liste des thérapies effica-
ces, rien n’est plus important que l’eau et le sel… La cure d’eau est la solution de
santé numéro un ! (P.110)

* Il y a une relation directe entre la déshydratation – je veux parler de la


déshydratation chronique, profonde de l’intérieur des cellules et non la déshy-
dratation entre les cellules elles-mêmes – et environ une CENTAINE de problè-
mes majeurs ou mineurs de santé. Vous avez déjà lu que l’obésité et la dépres-
sion sont en fait des complications de la déshydratation. Dans ce chapitre,
j’essayerai de vous expliquer en termes simples pourquoi le cancer est aussi
une suite d’un manque d’eau. (P.115)

* Les cellules cancéreuses sont anaérobies et ne peuvent survivre qu’en milieu


pauvre en oxygène et en milieu acide – ce qui est exactement le cas de régions
déshydratées et insuffisamment détoxifiées. Les sous-produits acides du méta-
bolisme ne sont pas suffisamment et régulièrement évacués suite à une mauvai-
se microcirculation dans les parties atteintes par le cancer… la déshydratation
involontaire est à la base même de tout le processus. (P. 117)

* Les maladies auto-immunes sont aussi provoquées par la déshydratation.


(P.121)
D’autres douleurs ont aussi une relation directe avec la déshydratation :

• Les douleurs arthritiques de la main, du bras et des articulations des jambes.


• Le mal de dos et du cou.
• Les migraines
• La fibromyalgie, etc. etc. (P. 121)
* La douleur signifie que la région en question est devenue acide. Cette situa-
tion peut provoquer des dommages à la structure de l’ADN à l’intérieur même
des cellules. (P.121)
Les médications anti-douleur ne suppriment pas la cause du problème ; l’état aci-
de se maintient, produisant de nouveaux troubles et symptômes. (P.122)

* La déshydratation chronique est le principal coupable dans l’apparition du


cancer. (P.136)

* Directement ou indirectement, la déshydratation supprime l’activité du sys-


tème immunitaire de tous les endroits du corps et ce, au niveau de la moelle.
(P. 133)… L’activité du système immunitaire est supprimée par l’histamine dans
la moelle osseuse, là où prend naissance toute l’activité immunitaire du corps. (P.
139.)

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* Mon dernier livre « Water cures - Drugs kill » a montré comment l’eau peut
inverser le cours de plus de 90 problèmes mineurs ou majeurs de santé. (P.139)

* Le corps humain a constamment besoin d’eau. Il perd de l’eau par les pou-
mons quand nous respirons. Il perd de l’eau au travers de la peau par la trans-
piration, par l’urine que nous émettons, par les selles… ainsi une personne consti-
pée est vraiment une personne déshydratée ! (P.200)

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VOTRE CORPS RECLAME DE L’EAU (***)


(« YOUR BODY’S MANY CRIES FOR WATER “)
Dr F. Batmanghelidj

VOUS N’ETES PAS MALADE, VOUS ETES DESHYDRATE


NE TRAITEZ PAS LA SOIF AVEC DES MEDICAMENTS !

* Les patients continuent de prendre des médicaments parce qu’ils ne sont pas
guéris. Ils ne sont que « traités » ! ([Link])

* Ce sont maintenant des moments de grande joie. On a découvert que le corps


humain possède de nombreux indicateurs sophistiqués pour signaler son man-
que d’eau – des signaux d’alarme qui traduisent la déshydratation et la soif du
corps. Le corps ne possède pas qu’un seul signal de « bouche sèche ». Il est ma-
nifeste que la plus grande tragédie de l’histoire de la médecine est le fait que
les professionnels de la santé n’ont pas compris toute la variété des signaux de
déshydratation du corps. Ils ont traditionnellement eu recours aux produits
chimiques et à toute une série de « procédures » pour traiter ce qui n’était sou-
vent que de la déshydratation. Une erreur monumentale, et un fait flagrant !
(P. XI)

* Pourquoi ai-je passé tant de temps et dépensé tellement d’énergie pour ap-
porter de nouvelles bases scientifiques à la médecine, partout en Amérique ?
(Sans qu’il n’y ait de résultats NDLT-) Je me console en pensant que l’ informa-
tion secrète que je possède au sujet d’une santé radieuse et du bien-être doit
absolument atteindre les gens simples et confiants qui deviennent malades parce
qu’ils ne savent pas que leur corps réclame de l’eau. ([Link])

* Les penseurs du NIH (National Institute of Health – L’Institut de Santé Pu-


blique , le Centre qui représente la recherche médicale de pointe dans le monde
) ne veulent pas que nos découvertes aboutissent dans le domaine scientifique et
que le public en soit finalement informé. Nous sommes adroitement censurés. (P.
XV) … Il est évident que mes découvertes représentent une menace pour le

128
maintien de certaines approches du NIH en matière de recherche médicale… Il
est maintenant clair que les institutions qui se servent de vos impôts, de l’argent
que vous avez parfois si péniblement gagné ne se soucient nullement de votre
santé et bien-être. Il est devenu évident que ceux qui prétendent chercher des
solutions à vos problèmes sont ceux-là même qui les engendrent. (P. XVI)

* Vous devez relire les livres plusieurs fois pour comprendre l’extrême impor-
tance du rôle indispensable de l’eau dans le corps humain ; ainsi, vous deviendrez
vous-même guérisseur. (P. XVII

Note du traducteur :

Je pense important de signaler qu’une personne de mes connaissances, Madame


S. Courtoy, qui souffrait de huit ulcères à l’estomac, confirmés par endoscopie,
témoigne avoir vu ses ulcères disparaître en moins de 3 mois, par la consomma-
tion journalière d’eau ( 2 litres).

Une nouvelle endoscopie a révélé la guérison complète et définitive de ses ulcè-


res. Madame S. Courtoy précise n’avoir entrepris aucune autre thérapeutique ou
pris aucune autre médication pour le traitement de ses ulcères.

L’une de mes filles qui souffrait de migraines chroniques a trouvé la solution à


son sérieux problème en suivant les directives du Dr Batmanghelidj, après avoir
essayé beaucoup d’autres voies. R.H.

( *** ) L’important ouvrage du Dr F. Batmanghelidj « YOUR BODY’S MANY


CRIES FOR WATER » qui avait été traduit en français et publié aux Editions
Trois Fontaines (Les Tattes, 74250 Fillinges, Fr) est épuisé depuis trois ans. En
attendant une nouvelle édition, le texte du livre a été repris sur Internet : <
[Link]/[Link]>

Le présent article n’engage que la seule responsabilité de son auteur. Le traduc-


teur tient à préciser qu’il ne donne aucun conseil médical ou prescription sous
quelque forme que ce soit et invite tout un chacun à prendre conseil auprès d’un
professionnel de la santé pour tout problème ayant trait à des troubles ou à une
maladie.

La Guérison Naturelle Par Les Médecines Douces

La plupart des maladies modernes sont causées par des expositions prolongées à
une combinaison de styles de vie négatifs et de facteurs environnementaux

129
toxiques, incluant : la nourriture, la malnutrition, les pesticides, les antibiotiques,
les fours à micro-ondes, la pollution chimique de la nourriture, de l’eau et de
l’air, le manque d’exercice et le stress chronique. Ces facteurs sont de plus ag-
gravés par l’échec de la médecine moderne à les reconnaître comme agents de
maladies et de mort, ainsi qu’à l’absence de mesures réellement préventives. Les
mêmes compagnies qui fabriquent les produits chimiques, produisent également
les médicaments ; le cercle vicieux du profit ne relève pas de la seule théorie !
Ce que vous ignorez ne peut pas vous faire de mal.

J’ai été la victime de l’énorme propagande de la médecine (qui est, semble-t-il


bien malade, car elle est essentiellement axée sur la maladie, au lieu de l’être
pleinement sur la prévention et la santé). La médecine veut maintenir le monopole
de la « guérison » et veut que nous croyions que nous n’avons aucun contrôle sur
notre propre santé, que notre seul espoir dépend des médicaments, de la chirur-
gie et des rayons…VOICI MON HISTOIRE. Découvrez comment j’ai recouvré la
santé sans médicaments, sans opérations et sans rayons. « Primum non nocere «
(D’abord ne pas nuire) : premier principe de la médecine hippocratique.

Dr. Joel Robbins - "La maladie se définit comme une altération de la santé. Elle
apparaît quand une cellule ne fonctionne pas à 100% et ce, à la suite d’un trauma-
tisme, d’une toxine, de problèmes au niveau de la connexion des cellules entre
elles. La maladie a un rapport direct avec le stress. Elle est la réponse du corps
au mal qui lui a été causé. Le corps s’efforce par tous les moyens de nous garder
en vie. L’intelligence du corps est capable d’inverser le processus de la maladie
pour un retour à la santé, une fois la cause du trouble de santé éliminée.

"Selon l’Organisation Mondiale de la Santé : « la santé représente davantage


que l’absence de maladie ; la santé est le bien-être optimal. » Ce concept qui
comprend certes la guérison de maladies va bien au-delà ; il inclut en fait le
bien-être total. Nous sommes très nombreux à croire que notre santé dépend
essentiellement de la qualité des soins médicaux. La vérité est que notre santé
est notre responsabilité. Nous sommes la seule et unique personne pouvant déci-
der du style de vie qui peut contribuer à notre bien-être. Nous sommes la seule
personne qui peut prendre les mesures qui s’imposent pour maintenir et préser-
ver santé et bien-être. Ce pouvoir est le nôtre. Il est évident que les choix que
nous faisons chaque jour nous appartiennent, mais conditionnent également notre
état de santé. Nous pouvons choisir d’opter pour les éléments qui favorisent no-
tre santé, et abandonner tout ce qui peut nous nuire. Nous pouvons également
choisir d’augmenter nos connaissances en la matière et nous ouvrir aux thérapies
naturelles. Notre sagesse innée est immense. Au fur et à mesure que grandiront
nos connaissances et notre expérience, au plus pourra se développer la confiance
qui pourra nous guider sur le véritable chemin du bien-être.."

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Facteurs de transfert (Transfer Factors), Immunodéficience / Auto-immunité

La pollution, un excès de médicaments et une alimentation pauvre en éléments


nutritifs sont autant de facteurs qui mettent en danger notre système immuni-
taire. Les médicaments ne guérissent pas. Les antibiotiques trop souvent utilisés
pour combattre les infections ont, à long terme, des effets négatifs sur le sys-
tème immunitaire. Par contre des aliments sains, la phytothérapie peuvent soute-
nir efficacement le système immunitaire. Transfer Factor (le Facteur de Trans-
fert) est le nom d’une molécule qui transfert les éléments essentiels du système
immunitaire de la mère au nouveau-né. Ces molécules découvertes à la fin des
années ’40 par le Dr H. Sherwood Lawrence font, depuis des décennies et par-
tout dans le monde, l’objet d’études scientifiques.

Plus de 3.000 articles ont été publiés sur les facteurs de transfert. « 4 Life Re-
search » aux Etats-Unis a accumulé des milliers de témoignages sur l’efficacité
des produits Transfer Factor et Transfer Factor plus TM. Ces produits ont fait
l’objet d’études de laboratoire et d’études cliniques. Tous les trois ans,
l’Association « The International Transfer Factor Society » organise un sympo-
sium international sur les études publiées sur les Facteurs de Transfert. Le on-
zième symposium international sur les Facteurs de Transfert a eu lieu à Monter-
rey au Mexique en mars 1999.

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