Importance de l'eau pour la santé
Importance de l'eau pour la santé
En
attendant une nouvelle édition, voici le texte:
Dr F. Batmanghelidj
NOTE DE L'AUTEUR 3
AVERTISSEMENT 4
AVANT-PROPOS 5
INTRODUCTION 6
Ne soignez pas la soif avec des médicaments 6
Chapitre 1 7
Chapitre 2 12
Le nouveau paradigme 12
La régulation de l'eau aux divers stades de la vie 13
II devrait être clair... 13
Les autres propriétés de l'eau 14
La déshydratation et certaines douleurs chroniques 18
001
Chapitre 3 19
Douleurs dyspepsiques 19
L'estomac et le duodénum 22
Les colites 25
Les fausses douleurs d'appendicite 26
Chapitre 4 26
Rhumatismes articulaires 26
Les douleurs lombaires 29
Les douleurs du cou 30
Les maux de tête 31
Chapitre 5 32
Stress et dépression 32
Les mécanismes compensatoires liés à la déshydratation 33
Endorphines, cortisone, prolactine et vasopressine 33
La déshydratation : le facteur le plus destructeur dans le stress 33
L'alcool 37
Le système de la rénine angiotensine (R.A.) 37
Chapitre 6 40
L'hypertension 40
La déshydratation multiplie les risques d'hypertension 42
La membrane à deux couches 47
Chapitre 7 48
Chapitre 8 67
Chapitre 9 68
Chapitre 10 85
002
Guérir des maladies déjà installées 87
La santé publique et nos responsabilités 90
Des économies pour la nation * 91
CONCLUSION 91
BIBLIOGRAPHIE 95
Note de l'auteur
L'information et les recommandations concernant la consommation d'eau présen-
tées ici se fondent sur les qualifications professionnelles, l'expérience person-
nelle ainsi que sur des recherches très rigoureuses exposées dans d'autres pu-
blications de l'auteur.
Les connaissances ici exposées se fondent sur les découvertes les plus récentes
en micro-anatomie et physiologie moléculaire. L'intention de l'auteur n'est pas
de contrecarrer l'avis sensé d'un médecin traitant. Il est par contre hautement
souhaitable que tout lecteur partage les présentes informations avec son méde-
cin.
003
Avertissement
Trouver les fonds nécessaires à une évaluation des vertus médicinales de l'eau -
le sujet même de ce livre - ne semble ni chose facile, ni à portée de main. Et
même si des fonds pouvaient être dégagés, la recherche dans ce domaine semble
bien trop peu séduisante pour ces centres reconnus au plan national, leurs admi-
nistrateurs ayant reçu une formation pharmaceutique traditionnelle. Toutefois,
votre témoignage sur les bienfaits de l'eau utilisée comme "remède" dans des
contextes médicaux très divers peut convaincre les cliniciens à l'intérieur du
système de santé et les aider à changer leur approche des "rituels de traite-
ment". La méthode courante de la mise à l'essai, doublement abandonnée au ha-
sard et à sa cécité, ne convient qu'à l'évaluation comparative d'un produit chi-
mique en compétition avec un autre, moins connu. Cette méthode n'est en rien
appropriée à l'évaluation clinique des vertus médicinales de l'eau dans un corps
humain chroniquement déshydraté, en particulier quand on a traditionnellement
tenu ces "états de déshydratation changeants" pour des maladies.
Il ne vous faut guère attendre si longtemps et vous n'avez pas besoin d'une or-
donnance pour recourir à l'eau comme seul traitement à la fois capable de soi-
gner la déshydratation et de prévenir ses graves complications. Vous pouvez
004
faire l'économie de nombreuses dépenses et angoisses face à la menace de la
maladie en accordant aux constants besoins en eau de votre corps une plus
grande attention.
Lisez ce livre avec l'ouverture d'esprit requise et la volonté de saisir son conte-
nu et vous comprendrez l'importance de l'eau pour votre corps.
Avant-propos
C'est au début de l'année 1990 que j'entendis parler pour la première fois des
idées du Dr Batmanghelidj. La déshydratation chronique provoque des maladies
majeures. Quelle percée ! Bien que je sois sans formation médicale, F. Bat-
manghelidj m'enseigna très vite comment discerner le besoin de huit verres
d'eau, un verre de jus d'orange, un peu de sel, quelques protéines équilibrées et
une promenade quotidienne, pour traiter les maladies chroniques et prévenir
presque toute plainte médicale. Je partage l'idée de cette nécessaire ingestion
d'eau avec quasiment tous ceux que je rencontre. Introduire un changement dé-
cisif dans leurs vies ne prend à peu près que trois minutes. Grâce aux conseils du
Dr Batmanghelidj, j'ai pu transmettre et partager cette information et en aider
plus d'un. Je me suis fait de nombreux amis qui m'accordent leur respect en
prime. De sérieuses affections, reliées par les cliniciens à des causes inconnues
et déclarées sans traitement disponible, ont pu être soignées par l'eau là où les
malades ont été disposés à suivre les prescriptions. Depuis mon initiation à cet
important problème, je me suis offert en autodidacte des connaissances fonda-
mentales en biologie et en physiologie.
A travers les articles publiés par F. Batmanghelidj, j'ai appris à prévoir ce qui
attend les personnes qui ne se plaignent que peu ou pas du tout, mais refusent
d'observer ces règles de base. Lorsqu’il m’arrive de partager mes expériences, je
005
n'essaie pas de polémiquer ou de convaincre. Je consacre plutôt mon temps à
ceux qui sont intéressés par un savoir nouveau et important.
Robert T. Sanders
Introduction
Ne soignez pas la soif avec des médicaments
006
Max Planck
Chapitre 1
Dans cet ouvrage, nous examinerons le rôle de l'eau dans l'organisme et nous
verrons qu'une compréhension sommaire du problème suffit pour transformer
les besoins médicaux de l'humanité. Nous apprendrons comment une médecine
préventive peut devenir l'approche la plus essentielle de la santé de n'importe
quelle société.
Le héros de ce livre est l’eau. Ne perdons jamais de vue que l'eau est la subs-
tance première et l'agent conducteur dans les métabolismes qui ont lieu dans le
corps humain. Nous examinerons quelques états qui accompagnent certaines pa-
thologies, toujours le rôle primordial de l'eau à l'esprit. Nous exposerons le pro-
blème du manque d'eau par rapport à des situations physiologiques susceptibles
de dégénérer en maladies.
Chacun sait que l'eau est "bonne" pour le corps, pourquoi alors ignorer qu'elle est
essentielle à son bien-être ? Nous ne savons pas ce qui arrive à l'organisme lors-
qu'il manque d'eau.
007
A la fin de l'ouvrage, lorsque la relation entre déshydratation chronique et appa-
rition de l'affection sera claire, nous fournirons des informations sur la correc-
tion nécessaire de la consommation quotidienne d'eau. Nous les compléterons par
quelques conseils diététiques pour prévenir les maladies de déshydratation, ou
les guérir là où elles n'ont pas atteint un stade irréversible.
Les Bases
Lorsque les précurseurs de l'homme se sont séparés des espèces qui vivent dans
l'eau, ils ont conservé leur dépendance à l'égard des propriétés vitales de l'eau.
Le rôle que joue cet élément dans le corps des espèces vivantes, y compris dans
celui de l'homme, n'a guère changé depuis la première création de la vie dans
l'eau salée et ses adaptations ultérieures à l'eau douce.
Quand la vie sur la terre prit forme, au-delà de la proximité immédiate des res-
sources aquatiques (et au-delà de la vie amphibie) - quand commença l'aventure
contraignante par-delà les frontières connues - un système de préservation
d'eau, progressivement perfectionné par la suite, dut être créé pour que l'es-
pèce puisse se développer. Ce processus d'adaptation à une déshydratation tran-
sitoire devint un mécanisme bien établi et désormais héréditaire dans le corps
humain, une infrastructure toujours présente pour tous les systèmes actifs à
l'intérieur de l'organisme.
008
radiateur d'une voiture lâche de la vapeur quand le système de refroidissement
n'arrive plus à remplir sa fonction.
S'imaginer que le thé, le café, l'alcool et les boissons industrielles sont des
substituts corrects aux besoins en eau pure et naturelle de l'organisme quoti-
diennement stressé est une erreur élémentaire. Il est vrai que ces boissons con-
tiennent de l'eau, mais leurs autres ingrédients sont des agents déshydratants.
Ces derniers se débarrassent de l'eau dans laquelle ils sont dissous et puisent
ensuite dans les réserves du corps ! Le mode de vie moderne nous rend dépen-
dants de toutes sortes de breuvages industriels.
On n'enseigne plus aux enfants à boire de l'eau ; ils dépendent d'eaux gazeuses
bicarbonatées et de jus. Il y a là une restriction qui frappe les besoins d'eau de
notre organisme et que l'on s'impose à soi-même. En règle générale, il n'est
guère possible de consommer des boissons industrielles pour satisfaire pleine-
ment les besoins hydriques du corps. Parallèlement, une préférence gustative
cultivée pour ces sodas réduira automatiquement l'envie spontanée de boire de
l'eau quand les sodas ne sont pas à portée de main.
Parmi les praticiens du corps médical, il est courant de ne pas être conscient des
nombreux rôles de l'eau dans l'organisme. Parce que la déshydratation entraîne
la perte de certaines fonctions, on a interprété les divers signaux envoyés par
les régulateurs de la distribution d'eau, au cours de déshydratations sérieuses
et durables, comme des indicateurs de pathologies inconnues. Voilà la plus fon-
damentale des erreurs, responsable du fourvoiement de la médecine clinique. Elle
a empêché des praticiens d'être à même de conseiller des mesures préventives
ou d'offrir de simples traitements physiologiques, capables de guérir certaines
maladies majeures.
Dès l'apparition de ces signaux, on devrait offrir au corps l'eau destinée à son
bon fonctionnement. Mais on a enseigné aux médecins à faire taire ces signaux à
l'aide de produits chimiques, sans qu'ils comprennent clairement le sens de cette
erreur. Alors que les divers signaux émis par les régulateurs d'eau sont des indi-
cateurs de soif et de sécheresse locales du corps - qu'une ingestion d'eau peut
d'emblée éliminer - or\ les traite en recourant à des produits chimiques jusqu'à
ce qu'une pathologie s'installe.
L'erreur qui consiste à supprimer les différents signaux de manque avec des
produits chimiques se fait au détriment des cellules de l'organisme. La déshy-
dratation chronique a également un impact dommageable et permanent sur la
descendance future de la personne.
009
J'éprouve un réel plaisir à partager avec vous un savoir qui constitue une percée
en médecine, une nouveauté qui peut profiter à toute personne susceptible de
tomber malade, et en particulier aux aînés. C'est un changement de modèle dans
la science humaine appliquée, appelé à simplifier la pratique médicale dans le
monde entier. Le résultat immédiat de cette découverte sera un pas décisif vers
le bien-être de l'humanité. Il réduira aussi les coûts associés à l'irruption de la
maladie.
Changer le modèle
Le corps humain est composé de 25% de matière solide (soluté) et de 75% d'eau
(solvant). Les tissus cérébraux se composeraient à 85% d'eau. Parce que certains
paramètres scientifiques et de très vastes connaissances chimiques étaient déjà
bien établis quand débutèrent les explorations du corps et de ses fonctions, on
décrétait que les conceptions développées en chimie devaient automatiquement
s'appliquer à la composition des corps dissous de l'organisme humain.
On tint alors pour acquis que ces corps, leur composition et leur interaction,
étaient le fondement moteur de toutes les fonctions de l'organisme. Par consé-
quent, lors des premières recherches sur le corps humain, l'eau contenue dans le
corps passait pour n'agir qu'en tant que solvant, créateur de volume et moyen de
transport. Cette vision était bien celle générée par les expérimentations en
éprouvettes des laboratoires de chimie. On n'attribua aucune autre propriété
fonctionnelle au solvant. Il en résulte que la compréhension fondamentale qui
prévaut dans la médecine scientifique d'aujourd'hui - hantée d'un programme
010
éducatif directement issu du passé - considère les corps dissous comme des ré-
gulateurs et l'eau uniquement comme un solvant et un moyen de transport. Le
corps est ainsi réduit à n'être qu'une énorme "éprouvette" pleine de solides de
nature différente et son eau qu'un "matériel de remplissage" chimiquement insi-
gnifiant.
En science, on est parti de la supposition que les corps dissous (substances qui
sont dissoutes ou portées dans le sang et le sérum du corps) règlent toutes les
activités organiques ; y compris l'ingestion d'eau qu'on tient pour harmonieuse-
ment réglée. On le suppose puisque l'eau, gratuite, est accessible à volonté... et
le corps ne va quand même pas se priver d'une chose disponible !
J'ai publié un compte rendu de mes observations cliniques portant sur plus de
3000 personnes, souffrants d'un ulcère de l'estomac, que j'ai traitées unique-
ment par l'eau. Pour la première fois en médecine, j'ai pu constater que cette
affection classique réagissait fortement à l'eau. Cliniquement, il est devenu évi-
dent que cette maladie évoque un syndrome de déshydratation. Soumis aux
mêmes paramètres environnementaux et cliniques, d'autres pathologies semblè-
rent répondre tout aussi spontanément à l'eau. Au travers d'observations cli-
niques, des recherches étendues ont prouvé que le corps émet une grande varié-
011
té de signaux de soif : des systèmes d'alarme intégrés se chargent de la régula-
tion de l'eau disponible en période de déshydratation.
Chapitre 2
Le nouveau paradigme
C'est le solvant - l'eau - qui est chargé de la régulation de toutes les fonctions
organiques, y compris de l'activité des corps qui s'y trouvent dissous. Les per-
turbations du métabolisme de l'eau (le métabolisme du solvant) produisent une
gamme de signaux qui indiquent une déficience dans les fonctions associées à la
régulation des provisions d'eau (le rationnement).
J'ai soutenu ces mêmes thèses devant une assemblée de scientifiques venus du
monde entier à Monte Carlo, en 1989, à l'occasion d'une conférence sur le thème
de l'inflammation, les analgésiques et les modulateurs de l'immunité. Le modèle
nouveau permet d'incorporer la quatrième dimension, le temps, dans la recherche
scientifique. Il permettra de comprendre l'effet néfaste que produit aujour-
d'hui une déshydratation installée depuis longtemps. Il rendra possible de pré-
voir les événements qui conduiront à des pathologies futures. Il transformera
l'actuelle approche et ses "traitements à coup de tirs dans le tas aveugle sur les
symptômes" en une pratique médicale qui soit un art d'une précision scientifique
012
; il rendra les préventions possibles. Il réduira les coûts des soins tant pour les
individus que pour toute société en favorisant le mieux-être.
40 Années de Vie
EAU Influence style de vie thé, café, alcool Ingestion d'eau et sensations de
soif
013
cas aujourd'hui, dans la mesure où l'on traite ces signaux comme anormaux en
leur répondant à coup de médicaments. .
Le corps humain peut être déshydraté alors même que l'eau abonde. Les humains
semblent perdre leur sensation de soif et, ne reconnaissant plus leurs besoins en
eau, deviennent progressivement et chroniquement déshydratés en vieillissant.
L'idée que lorsque la soif commande une ingestion d'eau urgente, on peut lui
substituer du thé, du café ou des boissons alcoolisées, vient ajouter à la confu-
sion.
20 30 40 50 60 70 80 ANS
014
L'ATP est un réservoir et une source d'énergie au niveau cellulaire. L'énergie
que l'eau génère participe à sa fabrication à partir de l'AMP (Adénosine Mono
Phosphate). L'eau apporte également un modèle structurel particulier qui semble
être utilisé comme adhésif pour l'architecture de la cellule.
Les produits fabriqués dans les cellules cérébrales sont transportés jusqu'à leur
destination, les terminaisons nerveuses, qui transmettent les messages véhiculés
par les "voies d'eau". Ces minuscules voies ou micro courants qui font "flotter"
les matières empaquetées le long de lignes directrices appelées microtubules
(voir illustration 3) semblent exister le long des nerfs.
Nerf vu en coupe
Neurone
Microtubules
Vésicules de neurotransmetteurs
015
Protéine de transport
Les protéines et les enzymes fonctionnent plus efficacement dans des solutions
à viscosité basse ; ceci se vérifie au niveau de tous les récepteurs des mem-
branes cellulaires. L'activité des protéines et enzymes est moins importante
dans les solutions plus concentrées, à plus haute viscosité (état déshydraté). Il
en résulte que l'eau elle-même est chargée de la régulation de toutes les fonc-
tions du corps, y compris de l'activité des solides qu'elle fait circuler. Le nou-
veau paradigme "L'eau, le solvant du corps, règle toutes les fonctions, y compris
l'activité des solides qu’elle dissout et véhicule ", devrait devenir la base concep-
tuelle de toute approche médicale nouvelle.
On a montré que chez les espèces amphibies, les réserves d'histamine et de ses
précurseurs sont minimales. Chez ces espèces, la génération d'histamine est très
rapide dès que l'animal est déshydraté.
016
teur activateur des plaquettes, un autre agent associé à l'histamine) causent
également de la douleur.
Le premier est que le corps peut se déshydrater au fur et à mesure que nous
vieillissons, en même temps qu'il minimise la sensation de bouche sèche comme
unique indicateur de soif.
Le second est que l'on devrait interpréter les douleurs chroniques causées par
l'hypersécrétion d'histamine neurotransmettrice et de ses régulateurs subor-
donnés comme l'un des nombreux signaux du manque d'eau dans le corps.
Ainsi, les douleurs chroniques qu'on ne peut aisément identifier comme blessures
ou infections doivent avant et par-dessus tout être interprétées comme signaux
de déshydratation dans les régions corporelles où elles surgissent, comme une
soif locale, avant d'imposer au patient un autre traitement.
Dans le cas contraire, des complications se produiront sans aucun doute en cours
de traitement. Il n'est que trop tentant et facile de considérer ces signaux
comme ceux d'une maladie grave en cours de développement et de tenter de la
soigner par des traitements compliqués. Là où l'eau soulagerait par elle-même la
douleur, on risque de mettre en route des investigations contraignantes et pé-
nibles pour établir un diagnostic, et même d'imposer des médicaments au malade.
Il est de la responsabilité tant du patient que du médecin d'être conscient des
dégâts qu’une déshydratation chronique peut causer dans le corps humain.
017
La déshydratation et certaines douleurs chroniques
Cerveau
- Douleurs rhumatismales
- Douleurs dorsales
- Angines
- Douleurs cardiaques
- Maux de tête
018
Les analgésiques peuvent entraîner des effets secondaires désastreux, en plus
des dégâts causés par la déshydratation. De plus, celle-ci se poursuit dans la me-
sure où on l'a réduite au silence, sans chercher la cause des douleurs. Les anal-
gésiques provoquent aussi très souvent des saignements gastro-intestinaux. Plu-
sieurs milliers de personnes meurent chaque année des complications dues à
l'administration répétée d'analgésiques.
Les scientifiques qui s'intéressent au problème de la douleur ont déjà accès aux
prolégomènes des vues exposées plus haut. L'intention du présent résumé est
d'offrir au public une information préliminaire sur une véritable révolution médi-
cale qui pourra produire des "miracles" dans la pratique future de la médecine
clinique et résoudre de nombreux problèmes. De plus, elle pourra générer des
économies substantielles sur les coûts de la santé publique.
Dès que le corps médical adoptera cette approche, la pratique actuelle de la mé-
decine disparaîtra au profit d'une approche préventive. Dans une plus large me-
sure encore, on pourra, bien avant que ne s'installe une pathologie irréversible,
stopper des maladies à leurs débuts par de simples traitements fondés sur la
physiologie.
Chapitre 3
Douleurs dyspepsiques
C'est la douleur liée à ces affections, classifiées comme différentes, qui force le
malade à consulter un médecin dont il reçoit à présent toute l'attention, même si
019
divers jargons s'attachent à décrire les paramètres locaux que l'endoscope ré-
vèle. Le facteur commun fondamental de ces affections est la déshydratation qui
provoque les modifications locales tissulaires constatées.
Qu'est-ce qui peut m'autoriser à soutenir une thèse aussi hardie ? J'ai soigné
avec uniquement de l'eau plus de 3000 personnes souffrant de douleurs dyspep-
siques. Toutes ont réagi positivement à une augmentation de leur ingestion d'eau,
et leurs lésions cliniques associées à la douleur ont aussi disparu. Le compte ren-
du des résultats de ce traitement nouveau fut publié dans l'éditorial du Journal
of Clinical Gastroenterology de juin 1983.
L'un des nombreux patients ainsi traité mérite un intérêt particulier qui prouve
qu'à partir d'un certain seuil de déshydratation, aucune médication autre que
l'eau n'est efficace.
Cet homme d'environ 25 ans souffrait d'un ulcère peptique depuis des années
lorsque je le rencontrai en pleine crise. On l'avait soumis aux examens classiques
et le diagnostic posé était "ulcère duodénal". On lui avait prescrit des antiacides
et des cimétidines. Ces dernières sont des médicaments très puissants qui blo-
quent l'action de l'histamine au niveau des récepteurs du "second" type, ceux
qu'on appelle en général "récepteurs" dans le corps, et dans le cas présent, ré-
cepteurs d'histamine 2 ou H2. Certaines cellules de l'estomac productrices
d'acide leur sont très sensibles, ainsi, hélas, que beaucoup d'autres qui ne pro-
duisent aucun acide. C'est la raison pour laquelle cette médication a nombre
d'effets secondaires (y compris l'impuissance chez les jeunes adultes) et s'est
révélée extrêmement dangereuse pour les personnes plus âgées chroniquement
déshydratées.
C'est à onze heures, un soir d'été 1980, que je posai mon premier regard sur ce
jeune homme. Il était en proie à des douleurs telles qu'il gisait dans un état semi
comateux, à même le sol de sa chambre, plié dans une position fœtale. Il gémis-
sait sans cesse, inconscient de son entourage. Lorsque je lui parlai, il ne répondit
pas. Il ne communiquait plus avec ses proches. Je lui demandai ce qui n'allait pas.
Il gémit : "Mon ulcère est en train de me tuer." Je lui demandai depuis combien
de temps il souffrait ainsi. Il dit que ses douleurs avaient commencé à une heure
de l'après-midi, juste après le déjeuner. Depuis, elles n'avaient cessé d'augmen-
ter. Je lui demandai ce qu'il avait fait pour les diminuer et s'il avait pris des mé-
dicaments. Il me répondit qu'il avait avalé trois cachets de cimétidine et un fla-
con entier d'antiacide. Il ajouta que, malgré cette médication impressionnante,
aucun soulagement ne s'était produit en dix heures depuis ses premières dou-
leurs.
020
Quand une médication aussi massive ne vient pas à bout des douleurs d'un ulcère
peptique, on se met automatiquement à soupçonner la présence d'une affection
plus grave, quelque chose qui pourrait bien nécessiter un examen chirurgical.
Peut-être cet ulcère avait-il perforé ! J'avais assisté à des opérations de per-
sonnes souffrant d'un ulcère peptique perforé. Ces gens étaient perclus de dou-
leur, exactement comme ce jeune homme devant moi. Le test est très simple : de
tels patients ont une paroi abdominale très rigide, dure comme une planche de
bois. Je me mis donc à tâter la consistance de la paroi de ce jeune homme. Heu-
reusement, elle était souple, mais tendue à force de douleurs, et l'ulcère n'avait
donc pas encore perforé.
L'arsenal des médications en de telles circonstances est très limité. Si trois ca-
chets de cimétidine de 300 milligrammes et un flacon entier d'antiacide
n'avaient pu calmer la douleur, j'aurais ignoré moi-même ce qui aurait pu le sou-
lager avant ma longue expérience des propriétés soulageantes de l'eau. Souvent,
de tels cas finissent sur le billard d'un chirurgien ravi de faire triompher son
scalpel.
Je donnai à cet homme deux verres d'eau. D'abord, il fut réticent à boire le li-
quide. Je lui rappelai qu'il avait pris les médicaments classiques sans résultat. Il
n'avait plus le choix : il devait s'en remettre à ma médication. Il était tenaillé
par de telles douleurs qu'il ne savait plus que faire. Je me mis dans un coin et
l'observai pendant quelques minutes.
Je quittai la pièce et lorsque j'y revins au bout d'une quinzaine de minutes, ses
maux avaient diminué et ses gémissements s'étaient arrêtés. Je lui donnai un
autre verre d'eau. En l'espace de quelques minutes, ses douleurs disparurent
complètement et il se mit à prendre conscience de son entourage. Il se leva et
marcha en direction du mur, s'y adossa, et se mit à converser avec ses visiteurs,
qui étaient à présent plus surpris que lui-même par la soudaine transformation
que trois verres d'eau avaient apportée l Dix heures durant, cet homme avait
atrocement souffert et pris les médicaments les plus puissants et sophistiqués
pour le traitement de l'ulcère peptique, et ce sans le moindre résultat. Et voilà
que trois verres d'eau avaient produit un soulagement appréciable en quelques
vingt minutes.
021
en mesure d'envoyer le message correct au cerveau. Ce même mode de produc-
tion de la douleur existe dans les autres régions de l'organisme, en cas de dés-
hydratation locale. On devrait enseigner l'existence de ce phénomène à ceux qui
souffrent de douleurs rhumatismales chroniques.
L'expérience montre que lorsque l'on boit un verre d'eau, elle passe immédiate-
ment dans les intestins et y est absorbée. Cependant, en une demi-heure, prati-
quement la même quantité d'eau est sécrétée dans les couches glandulaires de la
muqueuse gastrique, prête à être utilisée pour la digestion. Le processus digestif
des aliments solides demande la présence de grandes quantités d'eau. L'acide
chlorhydrique (HC1), les enzymes et les mouvements de brassage de l'estomac
transforment les aliments en un liquide homogène, capable de passer dans les
intestins pour l'étape digestive suivante.
L'estomac et le duodénum
Œsophage
022
Duodénum
Muqueuse gastrique
Nourriture et acide
023
Des recherches significatives conduites en Suède ont montré que parmi les per-
sonnes qui souffrent de douleurs dyspepsiques classiques sans ulcère, le recours
au placebo, à l'antiacide ou même à un agent qui bloque l'action de l'histamine
donne un résultat identique. En d'autres termes, ni les antiacides ni les médica-
ments plus puissants n'ont l'efficacité promise. Lorsque le corps émet des si-
gnaux de déshydratation, la prudence s'impose, toute prise de médicament est
alors déconseillée.
Selon toute probabilité, l'eau est la seule et unique substance capable d'offrir
un soulagement. Après tout, c'est notre corps qui exige ce dont il a besoin, il le
réclame haut et fort. Si notre recherche est précise, nous pourrons identifier
d'autres indicateurs de déshydratation. Cessons de croire que la douleur dys-
pepsique n'indique qu'un phénomène isolé et localisé. Dans chaque cas, elle si-
gnale la déshydratation, même si un ulcère l'accompagne. Si l'eau peut faire dis-
paraître les douleurs, l'adoption d'une alimentation appropriée fera disparaître
l'ulcère en un temps raisonnable.
L'île de Guam possède un sol riche en minerai d'aluminium (comme certaines ré-
gions de l'ouest du Pacifique : la péninsule de Kii au Japon, l'ouest de la Nouvelle
Guinée et quelques autres). Ce minerai contaminait sérieusement l'eau potable de
l'île. Avant que cette contamination ne soit reconnue, régnait une maladie ana-
logue à celle d'Alzheimer. Même les jeunes gens semblaient souffrir de ce mal.
024
Il suffit de quelques semaines de cette médication pour qu'apparaisse chez
l'homme une croissance des seins. Chez certains patients masculins, on a noté
une diminution de la concentration en spermatozoïdes du liquide séminal ainsi
qu'une forte baisse de la libido.
Ce type de médication est fortement déconseillé aux mères qui allaitent ainsi
qu'aux femmes enceintes. De façon naturelle, l'histamine sécrétée en réponse à
la déshydratation provoque une dilatation des vaisseaux capillaires du cerveau.
Les antihistaminiques bloquent cet effet dilatateur et provoquent un appauvris-
sement de l'irrigation cérébrale, ce qui est particulièrement dangereux en cas de
stress quand justement le cerveau a besoin de plus d'oxygène.
Les colites
Les colites ressenties au niveau du bas de l'abdomen devraient d'abord être in-
terprétées comme un autre signal de manque d'eau. Elles sont souvent associées
à une constipation, elle-même causée par une déshydratation persistante.
Une des fonctions principales du gros intestin consiste à recycler une partie de
l'eau présente dans son contenu pour en éviter une trop grande perte (on nomme
ce mécanisme : pompe à sodium) ; nous recyclons ainsi environ 40 litres d'eau par
jour. Lorsqu'il y a déshydratation, le contenu intestinal est trop sec pour pro-
gresser convenablement, ceci donne au côlon le temps d'aggraver la situation par
une récupération drastique de l'eau. Une constipation en résulte et participe à
déséquilibrer encore plus l'organisme. Avec l'arrivée d'un surplus d'aliments, les
déchets solides s'entassent dans l'intestin et rendent toujours plus pénible et
douloureux le passage d'un contenu durci. Avec une ingestion d'eau adéquate, les
douleurs du bas de l'abdomen gauche, associées à la constipation, disparaîtront.
Manger une pomme, une poire ou une orange le soir contribuera à réduire la cons-
tipation le lendemain.
025
Les fausses douleurs d'appendicite
Chapitre 4
Rhumatismes articulaires
Alors que les cellules des os sont immergées dans des dépôts de calcium, les cel-
lules des cartilages le sont dans une gaine riche en eau. Les surfaces cartilagi-
neuses glissant les unes sur les autres, certaines cellules exposées au frotte-
ment finissent par mourir et s'écaillent. De nouvelles cellules sont engendrées
pour les remplacer. Dans un cartilage bien hydraté, le taux des dommages dus à
la friction est minimal. Dans un cartilage déshydraté, les dommages dus à l'abra-
sion augmentent. Le rapport entre le taux de l'eau contenue dans le cartilage
lubrifie et protège les surfaces de contact dans chaque articulation
026
Surfaces de contact cartilagineuses
Moelle osseuse
Cette souffrance indique avant tout que les articulations ne sont pas en mesure
de supporter les contraintes mécaniques et qu'il faut les hydrater impérative-
ment. On y remédie en augmentant l'apport d'eau, pour que le sang affluant dans
027
cette région soit quelque peu dilué. Le cartilage doit être pleinement hydraté et
réparé depuis son point d'attache sur l'os ; la voie osseuse qu'emprunte le sérum
qui se diffuse jusqu'au cartilage. Les illustrations 6 et 7 rendent ces explica-
tions plus claires.
Je suis convaincu que la capsule d'une articulation qui enfle et provoque des dou-
leurs indique qu'il y a dilatation et œdème au niveau des vaisseaux qui transpor-
tent les éléments nécessaires à la capsule de l'articulation. Les surfaces articu-
laires possèdent des terminaisons nerveuses qui règlent toutes les fonctions.
Lorsqu'elles émettent une demande pour que le sang prélève plus d'eau sur le
sérum et la leur apporte, l'expansion vasculaire compensatoire dans la capsule
est censée suppléer à l'inefficacité de la circulation qui part de la voie osseuse
de suppléance.
ARTICULATION DÉSHYDRATÉE
028
Les mouvements de la capsule provoquent des vides successifs qui provoquent
l'aspiration de l'eau au travers de l'os et du cartilage vers la cavité articulaire.
Si nous admettons qu'il nous est difficile de percevoir nos états de déshydrata-
tion, il est probable qu'il en soit de même pour les enfants. Le manque d'eau en
période de croissance peut également se manifester par des douleurs articu-
laires comme par des brûlures d'estomac. Le mode de production des signaux
d'alarme chez les jeunes pourrait tout naturellement être le même que chez les
personnes âgées. C'est pourquoi il est recommandé de traiter l'arthrite juvénile
en augmentant la consommation quotidienne d'eau.
029
Dans la plupart des articulations, le mouvement génère un effet de pompe à vide
qui aspire et reflue l'eau. Pour prévenir les douleurs dorsales, il faut donc boire
suffisamment d'eau et faire une série d'exercices spécifiques pour "faire fonc-
tionner les pompes". Ces exercices réduiront également les spasmes dans les
muscles dorsaux, qui sont la cause majeure de la plupart des douleurs lombaires.
Il faut également adopter des postures correctes. Le problème du mal de dos et
de son rapport avec l'eau est tellement important que j'y ai consacré un ouvrage
entier ainsi qu'une vidéo le complétant.
75% du poids de la partie supérieure du "corps est supporté par l'eau stockée
supérieure HT JÛ \ distlue-
5e disque lombaire
030
Un exercice correctif très simple peut remédier à ce mal : on se couche sur le
bord extrême du lit, la tête penchée en arrière et laissée à l'abandon. Cette pos-
ture permet d'étirer le cou en en se servant du poids de la tête qu'il n'a plus à
maintenir. Quelques instants, totalement détendu dans cette position, suffiront
à diminuer la tension de votre cou. C'est la posture idéale pour générer le vide
"aspirant" dont les espaces inter-discaux ont besoin. En amenant ensuite douce-
ment la tête jusqu'à la position arrière maximale, de manière à voir le sol, puis en
redressant pour voir ses pieds, un vide intermittent se crée, aspirant de l'eau
dans les espaces inter-discaux et la répandant entre chaque paire de vertèbres
du cou. Le noyau du disque a besoin d'absorber cette eau jusqu'à ce qu'il regagne
sa taille normale, présent, pliez la tête de gauche à droite et via versa ; essayez
de regarder le mur et le sol de la pièce, d'abord d'un côté, puis de l'autre.
Ce simple exercice est utile aux personnes qui commencent à souffrir d'arthrite
ou d'un déplacement discal dans le cou ; il permet de tester la mobilité de leurs
articulations.
Un autre exercice, praticable en cas de douleurs moins graves dans le cou suite à
un déplacement discal, consiste à plier lentement et de manière répétée la tête
et le cou en arrière autant que faire se peut.
Si j'en crois mon expérience personnelle, les maux de tête migraineux semblent
être une conséquence logique de la déshydratation : une couverture trop épaisse
qui empêchera le corps de régler sa température pendant le sommeil, des bois-
sons alcoolisées qui produisent une déshydratation cellulaire, en particulier dans
le cerveau, un régime alimentaire ou une allergie provoquant une libération d'his-
tamine, une chaleur excessive non compensée par une ingestion d'eau appropriée.
Fondamentalement, la migraine semble être un indicateur de défaut de régula-
tion de la température organique lors d'un stress dû à la chaleur. La déshydrata-
tion joue un rôle primordial dans l'irruption de cette affection.
031
Chapitre 5
Stress et dépression
On estime que 10 millions d'américains sont atteints par l'une ou l'autre de ces
manifestations. Un nombre beaucoup plus important de personnes est ou sera un
jour confronté à une forme moins aiguë de dépression. Certaines cependant sont
naturelles, utiles et utilisables pour le développement personnel et l'évolution de
l'être humain. Ce stade d'activité mentale intense permet d'apprendre à maîtri-
ser ses émotions négatives, il participe à l'élaboration du caractère et du tempé-
rament de l'individu. Bien que la dépression soit généralement passagère,
l'amour, l'attention et la compassion sont indispensables pour aider la personne
souffrante à résoudre sa cogitation intérieure.
La pathologie liée à des stress sociaux, tels la peur, l'angoisse, l'insécurité, les
problèmes émotionnels et conjugaux, et l'installation de la dépression résultent
d'une déficience en eau au point que les tissus cérébraux s'en trouvent affectés.
Le cerveau utilise l'énergie électrique générée par la force de l'eau des pompes
génératrices d'énergie. En cas de déshydratation, la production d'énergie dans
032
le cerveau diminue. De nombreuses fonctions cérébrales, qui dépendent de cette
énergie, deviennent inopérantes. Nous reconnaissons cette inadéquation fonc-
tionnelle et l'appelons dépression. Cet état, engendré par la déshydratation, peut
mener au syndrome de fatigue chronique. Ce dernier est l'étiquette apposée sur
une série de perturbations physiologiques avancées que l'on considère être liées
au stress.
Pour peu que nous comprenions les processus liés au stress, nous comprendrons
également le syndrome de fatigue chronique. Dans tous les cas, après avoir re-
médié à la déshydratation comme à ses complications métaboliques pendant un
certain temps, le syndrome de fatigue chronique reculera. Le problème causal de
la fatigue chronique - donc les événements physiologiques et les possibles ra-
vages métaboliques susceptibles d'épuiser certaines ressources de l'organisme -
est exposé ici.
Quand le corps est déshydraté, les processus physiologiques qui s'installent aus-
sitôt sont identiques à ceux causés par le stress. La déshydratation équivaut à un
stress, et une fois celui-ci installé, une mobilisation des matériaux primaires des
réserves physiques s'y associe. Ce processus "éponge" une part des réserves
d'eau. Il s'ensuit donc que la déshydratation entraîne le stress tandis que le
stress entraîne une déshydratation persistante.
033
Cercle et spirale vicieux
DESHYDRATATION
VASOPRESSINE
FEMMES
ENDORPHINES 1
CORTISONE
RENINE-ANGIOTENSINE
PROLACTINE
034
La prolactine déclenche la production de lait. Elle se trouve chez tous les mam-
mifères. Elle fonctionne même en cas de manque d'eau ou de stress entraînant
une déshydratation. La prolactine incite les cellules glandulaires à se régénérer
et à se multiplier. Bien que l'intérêt soit surtout porté aux composés solides du
lait, c'est son contenu en eau qui est de la première importance pour le fœtus en
pleine croissance. Chaque fois qu'une cellule donne naissance à une autre cellule,
75% ou plus de son volume doivent être fourni en eau. C'est dire que la crois-
sance dépend de la disponibilité de l'eau. Quand la région est irriguée en eau, les
cellules sont capables d'accéder aux composés dissous qu'elle transporte.
L'hormone de croissance ressemble beaucoup à la prolactine. Elle est également
fabriquée dans le placenta et stockée dans le liquide amniotique dans lequel
baigne le fœtus.
Dendrites
035
Segment microscopique de la membrane neuronale
Le récepteur prend la forme d'un pommeau de douche qui ne laisse passer que les
molécules d'eau
L'eau entre dans la cellule quand ces espaces sont suffisamment remplis. A cer-
tains moments toutefois, le débit d'eau entrant dans la cellule peut être insuffi-
sant et certaines fonctions cellulaires peuvent en être affectées. Pour éviter
une telle catastrophe, la nature a prévu un mécanisme extraordinaire en créant
des filtres à eau qui traversent la membrane. Lorsque la vasopressine atteint la
membrane cellulaire pour fusionner avec son récepteur, celui-ci prend la forme
d'un "pommeau de douche".
036
Pour s'assurer que l'eau pourra passer à travers ces alvéoles minuscules (qui ne
permettent le passage que d'une seule molécule d'eau à la fois), la vasopressine
possède également la faculté de provoquer une vasoconstriction et d'ainsi aug-
menter la pression du sérum. Ainsi, le caractère hypertenseur de la vasopressine
neurotransmettrice - plus connue comme hormone - est nécessaire à l'infiltration
d'eau dans les cellules, mais uniquement quand la diffusion directe du liquide à
travers la membrane est insuffisante. L'illustration 10 explique ce mécanisme. Le
chapitre 7 complétera les informations sur la membrane cellulaire.
L'alcool
037
Illustration 12 : Un modèle d'événements physiologiques qui vont soit stimuler,
soit inhiber la production de rénine angiotensine.
Si les reins sont abîmés et que la production d'urine est insuffisante, le système
R.A. s'active davantage. Il provoque une plus grande ingestion de sel et induit
une soif accrue.
Une fois le système R.A. enclenché, il poursuit son travail jusqu'à ce qu'un inter-
rupteur naturel vienne l'arrêter. Les composants de cet interrupteur sont l’eau
et secondairement le sel.
038
Les glandes salivaires semblent être sensibles au manque de sel. Lors d'une telle
déficience, elles semblent produire des substances appelées quinines. Ces der-
nières accélèrent la circulation sanguine et la production de salive.
Que se passe-t-il quand nous buvons du thé, du café ou des cocas à la place de
l'eau ? Les stimulants naturels présents dans ces boissons sont caféine et théo-
phylline. Ce sont des stimulants du système nerveux central, mais en même
temps, des agents déshydratants à cause de leur action puissamment diurétique.
Une tasse de café contient à peu près 85 mg de caféine, et une tasse de thé en-
viron 50 mg. Les boissons à base de cola en contiennent 50 mg par verre, une
part de cette caféine servant à faciliter l'extraction des substances actives des
noix de Cola accuminata.
039
tion de certaines hormones et de certains transmetteurs, et ainsi le corps se
dévore lui-même et s'affaiblit.
Par moments, l'effet de la caféine peut être considéré comme souhaitable, mais
substituer constamment des boissons contenant de la caféine à l'eau prive le
corps de sa capacité à produire de l'énergie hydroélectrique. Un excès de ca-
féine épuise également l'énergie stockée sous forme d'ATP dans le cerveau et le
reste du corps, contribuant à diminuer la faculté de concentration des consom-
mateurs. Cet excès peut également entraîner un syndrome de fatigue chronique
et épuiser le muscle cardiaque par sur stimulation.
Chapitre 6
L'hypertension
Les vaisseaux ont été conçus pour gérer les variations du volume sanguin et les
exigences des tissus. Lorsque le volume total du liquide dans le corps se trouve
diminué, ils doivent réduire leur diamètre, voire s'obturer pour certains. Sans ce
mécanisme de régulation, il pourrait y avoir des vides dans la circulation, des gaz
pourraient se séparer du sang et empliraient les espaces vides, formant de
"poches gazeuses". La capacité inhérente aux vaisseaux de régler la circulation
des liquides met en jeu des phénomènes hydrodynamiques complexes.
040
Pertes d'eau lors d'une déshydratation chronique : 66% sont prélevés dans l'eau
intracellulaire, 26% proviennent de l'eau interstitielle sont prélevés sur le sérum
sanguin.
Les vaisseaux capillaires se contractent pour compenser la perte d'eau. Ceci pro-
voque une hausse de la tension que nous diagnostiquons d'habitude comme hyper-
tension.
De façon toute naturelle, la circulation sanguine est répartie selon les besoins du
moment. Par exemple, lorsque nous mangeons, elle est dirigée électivement vers
l'appareil digestif. Cela se fait à la fois par l'ouverture d'un nombre de capil-
laires plus important dans l'appareil gastro-intestinal et leur constriction dans
les principaux systèmes musculaires. Seules les zones qui nécessitent une activi-
té intense du système circulatoire sont maintenues pleinement ouvertes. En
d'autres termes, la capacité des vaisseaux capillaires à retenir le sang détermine
la circulation selon les besoins du moment.
Ce processus est conçu pour gérer n'importe quelle tâche prioritaire, sans avoir
à disposer de réserves liquidiennes trop importantes. Dès que la digestion est
terminée et que la région gastro-intestinale nécessite moins de sang, celui-ci se-
041
ra dirigé vers d'autres endroits. Ainsi, nous sommes moins actifs juste après un
repas et prêts à l'action un certain temps plus tard.
Quand le corps ne reçoit pas assez d'eau pour satisfaire ses besoins, certaines
cellules se déshydratent et cèdent une part de leur eau à la circulation générale.
Dans certaines régions, les vaisseaux capillaires doivent se contracter pour régu-
ler la circulation selon les priorités de l'organisme. En cas de pénurie d'eau, 66%
sont prélevés sur l'eau contenue par les cellules; 26% sur le volume extracellu-
laire et 8% sur le volume sanguin (voir illustration 13). Confrontés à une baisse du
volume sanguin, les vaisseaux doivent se contracter. Ce processus débute au ni-
veau des régions les moins actives. Pour assurer l'équilibre de l'organisme, le dé-
ficit quantitatif doit être compensé soit par un apport de l'extérieur, soit par
une régulation intérieure !
Le manque d'eau est une autre raison qui peut rendre les vaisseaux capillaires
sélectivement fermés. Fondamentalement, l'eau ingérée finit son parcours dans
les cellules. C'est elle qui règle le volume des cellules de l'intérieur alors que le
sel règle la quantité d'eau à l'extérieur des cellules. C'est un processus d'équili-
brage extrêmement délicat dans la mesure où il maintient la composition opti-
male du sang aux dépens de l'hydratation de certaines cellules. En cas de pénurie
d'eau, certaines cellules seront rationnées, alors que d'autres recevront un sur-
plus d'eau pour les maintenir opérationnelles (comme expliqué plus haut, ce mé-
canisme implique la filtration de l'eau à travers la membrane cellulaire).
042
C'est ici que le "modèle des corps dissous" est inadéquat et erroné. Toutes ses
estimations et évaluations des fonctions organiques sont fondées sur le contenu
en solides du sang, et il ne reconnaît pas la déshydratation relative de certaines
autres parties du corps. Toutes les analyses sanguines peuvent apparaître comme
normales alors que les petits capillaires du cœur et du cerveau sont sujets à des
dommages causés par une déshydratation, même légère, de longue durée. Cette
thèse deviendra plus claire lors du chapitre consacré au cholestérol.
En tout premier lieu, l'hypertension essentielle devrait être traitée par l'ac-
croissement de l'ingestion d'eau. Les méthodes de traitement actuelles sont er-
ronées. Le corps et la nature tentent de maintenir leur équilibre et nous disons :
"Non, vous ne comprenez pas ! Prenez des diurétiques et débarrassez vous de
l'eau." Si nous ne buvons pas assez d'eau, l'organisme est obligé d'élever le taux
de sodium pour se protéger. Le système R.A. y est directement impliqué. L'eau
ne reste dans le compartiment liquide extracellulaire que s'il y a rétention de
sodium. Depuis ce compartiment et à travers la production des "pommeaux de
douche", l'eau pénétrera de force, certaines cellules grâce à leur statut priori-
taire. Ainsi, retenir le sodium dans le corps constitue l'ultime recours permet-
tant de garder un peu d'eau pour la survie cellulaire.
043
tion. Le niveau "sensation de bouche sèche" de la déshydratation est atteint et
on boit de l'eau pour compenser. Les diurétiques maintiennent le corps à un ni-
veau de déficience d'eau. Ils ne guérissent pas l'hypertension et déterminent
l'organisme à absorber du sel et de l'eau, mais jamais assez pour corriger le pro-
blème. Voilà pourquoi, après un certain temps, ces diurétiques ne suffisent plus,
le patient sera forcé à recourir à d'autres médicaments.
L'eau est par elle-même le meilleur diurétique naturel. Si les personnes qui souf-
frent d'hypertension et ont un fonctionnement rénal normal augmentent leur
ingestion quotidienne d'eau, elles n'auront nul besoin d'autre diurétique. Si une
déshydratation prolongée induit une hypertension et cause également des insuf-
fisances cardiaques, l'ingestion d'eau doit se faire progressivement. Il faut évi-
ter qu'elle soit excessive et impossible à gérer par rapport à la rétention de so-
dium, qui, lui, doit être "surreprésenté".
Je présente les lettres suivantes avec l'autorisation aimable de leurs auteurs qui
souhaitaient partager leurs expériences heureuses avec les lecteurs.
044
gée à introduire un changement de modèle sur le métabolisme de l'eau dans l'or-
ganisme. Michael expose brièvement les problèmes médicaux rencontrés depuis
son enfance. Qui aurait pu penser que des symptômes aussi disparates pouvaient
tous être liés, et qu'après tant d'années, ces ennuis disparaîtraient suite à un
simple réajustement de l'ingestion d'eau quotidienne ? La solution aux problèmes
médicaux de Michael Peck fut à ce point original que son épouse se mit également
à suivre le même " rituel de soins".
Foundation For The Simple in Medicine 2146 Kings Garden Way, Falls Church, VA
22043
Cher Fereydoon,
Cette lettre est un témoignage rendu aux mérites de l'eau comme part essen-
tielle des besoins alimentaires quotidiens. Depuis cinq ans, je suis vos recomman-
dations et approuve pleinement les effets positifs de l'ingestion d'eau.
J'ai partagé ce programme avec mon épouse qui s'administrait des médicaments
pour sa tension artérielle depuis quatre ans. Grâce à une ingestion d'eau accrue,
elle a récemment pu supprimer toute médication.
Michael Peck
Michael Paturis est membre du Rotary Club. Il fit la connaissance de mon travail
il y a quelques années, lors d'une de mes conférences à son club. Un jour, nous
déjeunions ensemble et je lui exposai en détail pourquoi l'hypertension et l'ac-
045
cumulation des graisses sont en général des conséquences d'une déshydratation
chronique. Il accepta mes conseils et se mit à boire quotidiennement plus d'eau.
Il réussit également à convaincre son épouse qui adopta cette thérapie. Notez,
dans les deux lettres, l'impact de l'accroissement de l'ingestion d'eau sur
l'asthme et les allergies.
Le 20 Février 1992
Cher Dr Batmanghelidj,
J'aimerais vous remercier encore une fois pour l'amabilité avec laquelle vous
avez aidé mon épouse et moi-même à mieux apprécier l'importance de l'eau pour
notre santé.
Bien à vous,
E. Michael Paturis
046
La membrane à deux couches
Déshydratée Hydratée
La membrane qui
entoure chaque
cellule est com-
posée de deux
feuillets dis-
tincts
Segment mi-
Segment mi-
croscopique
croscopique
d'une mem-
d'une mem-
brane convena-
brane déshy-
blement hydra-
dratée
té
Les protéines
Canal aqueux sont disposées /
refermé em- comme les bar-
11 éS reaux d'une
pêchant les
mouvements échelle
des enzymes
Les cellules fabriquent du cholestérol pour coller les "briques" ensemble et em-
pêcher l'eau de sortir. C'est une forme d'adaptation à la déshydratation C'est
l'eau qui relie les "briques" entre elles.
Hydrates de carbone
047
brane déshydratée, c'est la concentration en cholestérol qui augmente pour ci-
menter les "briques" et aussi pour empêcher que la cellule ne continue à perdre
de l'eau. La voie d'eau est également obstruée par l'emboîtement des prolonge-
ments des "briques".
Chapitre 7
Un taux de cholestérol trop élevé signifie que les cellules ont développé un mé-
canisme de défense contre la force osmotique du sang qui tend à leur soustraire
de l'eau à travers leurs membranes; ou alors que le sang trop concentré ne peut
laisser son eau traverser la membrane cellulaire.
Le cholestérol est une "glaise" naturelle qui, versée dans les trous de la mem-
brane cellulaire, rend les parois de la cellule étanche au passage de l'eau (voir
illustration 14). Sa fabrication fait partie du plan conçu par la nature pour proté-
ger les cellules vivantes contre la déshydratation. Dans les cellules vivantes qui
possèdent un noyau, le cholestérol est l'agent régulateur de la perméabilité à
l'eau de la membrane cellulaire. Dans celles dépourvues de noyau, ce sont les
acides gras utilisés dans la fabrication de la membrane qui jouent ce rôle. La
production de cholestérol fait partie du système de survie de la cellule. C'est
une substance nécessaire. Son excès indique une déshydratation.
Le cœur et les poumons sont les premiers organes que rencontre le sang concen-
tré
Le sang venu des poumons entre dans l'oreillette gauche du cœur. Le sang Pou-
mons Le foie envoie du sang aux poumons
048
Le sang concentré entre dans l'oreillette droite du cœur,
Foie La digestion utilise beaucoup d'eau Les produits digérés entrent dans le
foie
Cœur
Appareil gastro-intestinal
049
Illustration 15: Les aliments solides sont digérés dans l'estomac et les intestins,
puis transmis au foie pour d'autres réactions chimiques. Ensuite, en passant dans
la circulation sanguine à travers le cœur et les poumons, ils atteindront le reste
du corps. Si la quantité d'eau ingérée avant le repas est insuffisante, le sang en
circulation sera hautement concentré. Il influencera de manière osmotique les
cellules rencontrées au cours de son périple.
Normalement, c'est l'eau qui constitue des feuilles adhésives liant les "briques"
les unes aux autres. Dans une membrane déshydratée, cette propriété disparaît.
En même temps qu'elle lie ou "cimente" la structure solide de la membrane, l'eau
se diffuse au travers de ses pores vers l'intérieur de la cellule. L'illustration 14
montre la structure de la membrane à deux couches tantôt pleinement hydratée,
tantôt déshydratée à l'extrême. Ce concept, fruit de nombreuses recherches,
fut présenté à une assemblée de chercheurs en cancérologie. Ces mêmes thèses
scientifiques ont été publiées et ont fait l'objet de nombreux débats.
Comment ce phénomène nous affecte-t-il dans notre vie de tous les jours ? La
réponse est simple. Imaginez-vous assis à une table chargée de mets. Si vous ne
buvez pas d'eau avant de manger, le processus de la digestion prélèvera sa part
sur les cellules du corps. L'estomac a besoin d'eau pour scinder les protéines en
acides aminés. L'intestin consomme encore davantage d'eau pour accomplir sa
fonction.
Dans le foie, les cellules spécialisées poursuivent le traitement des matières di-
gérées par l'intestin et les envoient dans le sang, en direction de l'oreillette
droite du cœur. Le foie nécessite beaucoup d'eau pour fonctionner correcte-
ment. Du cœur droit, le sang - qui a entre-temps reçu quelques composants gras
du système lymphatique - ira dans les poumons pour s'oxygéner et se débarras-
ser du gaz carbonique. Dans les poumons, de l'eau sort du sang sous forme de
vapeur, phénomène bien visible par temps froid.
Ce sang hautement concentré passe ensuite des poumons au cœur gauche, qui
l'envoie dans la "grande" circulation. Les premières cellules exposées à ce sang
concentré sont celles qui longent les plus gros vaisseaux et les capillaires du
cœur et du cerveau. Là où les artères se courbent, les cellules possiblement en-
dommagées par la forte pression osmotique devront affronter également la
pression du sang. Elles doivent se protéger, au risque d'être abîmées de manière
irréversible. N'oublions pas que l'intégrité de leurs membranes cellulaires est
dépendante de la présence d'eau disponible et non de celle qui se rejette par
l'osmose. Le processus d'adaptation à la déshydratation par le cholestérol res-
sort clairement des illustrations 15 et 14.
050
Le cerveau finit par reconnaître la pénurie d'eau imposée au corps, et voilà qu'au
milieu d'un repas, il oblige la personne à boire. Mais il est trop tard, les cellules
qui longent les gros vaisseaux sanguins sont déjà endommagées. Le processus
s'emballe lorsque le cerveau enregistre cet état de déshydratation et produit de
la douleur dyspepsique... contre laquelle on prescrira des antiacides ! Non pas de
l'eau, mais des agents bloquant l'histamine ! Malheureusement, nous sommes là
au cœur du problème des traitements classiques, étudiés conformément au "mo-
dèle des corps dissous". Tous les modes de traitement sont destinés à soulager
les symptômes. Ils ne sont pas prêts d'éliminer la cause du problème.
La cause demeure inconnue parce qu'on s'en remet toujours à un modèle er-
roné. Si nous commençons à apprécier le fait que pour le processus digestif des
aliments, l'eau est l'ingrédient le plus essentiel, la bataille est presque gagnée.
Si le corps reçoit l'eau nécessaire avant de manger, la bataille contre les dépôts
de cholestérol dans les vaisseaux sanguins sera gagnée.
051
activité correcte, des enzymes, n'importe quelle nourriture peut être digérée, y
compris son contenu en cholestérol.
P.O. 3267,
Cher Dr Batmanghelidj,
Je vous adresse la présente pour vous dire combien je vous suis reconnaissant
d'avoir fait de moi un homme infiniment moins préoccupé. Je n'ai cessé de souf-
frir d'un haut niveau de cholestérol depuis 1982. Il était alors de 278. A
l'époque, j'étais en Allemagne et l'on me mit au régime. Il fut si strict que je
perdis 8 kg en moins de deux mois, mais le niveau du cholestérol ne descendit
qu'à 220. Je refusai de l'abaisser davantage par une médication, d'autant plus
qu'en Égypte, les médecins croient toujours que ce niveau n'est pas vraiment
dangereux selon les normes en vigueur dans notre pays.
052
L'an dernier, j'eus un choc en découvrant que mon cholestérol était monté en
flèche jusqu'à 279. Par chance, je vous ai rencontré à cette époque. Quand vous
m'avez prescrit beaucoup d'eau (deux verres pleins) à prendre avant les repas,
au lieu des médicaments, j'étais très sceptique. D'autant plus que vous ne met-
tiez pas l'accent sur la nécessité d'un régime. En deux mois, et sans observer
toutes les vieilles règles qui rendaient ma vie misérable, mon cholestérol descen-
dit à 203 pour la première fois en plus de neuf ans ! Mon poids aussi avait éton-
namment baissé de quatre kg. Et depuis, il est sous contrôle. Je me sens telle-
ment bien que j'ai la certitude qu'à la prochaine analyse de sang, mon cholestérol
aura encore baissé. Alors, adieu aux normes égyptiennes et bienvenue aux nou-
veaux taux en vigueur aux États Unis, et sans l'obsession des privations !
Prenant du plaisir à manger modérément, bien sûr. Comme je ne l'avais plus fait
depuis longtemps, et libéré d'un tracas ancré au fond de mon esprit, je crois
vous devoir un immense MERCI.
Sincèrement,
Le cas de John Fox est très peu commun dans le sens où sa grave maladie car-
diaque a suffisamment reculé pour qu'il puisse retrouver une vie normale sans
passer par la chirurgie, aujourd'hui à la mode. Mr Fox est dans la soixantaine. Il
est ingénieur électronicien à la retraite et a derrière lui de nombreuses années
de hautes responsabilités dans la Navy, les Forces Navales des États-Unis. Au-
jourd'hui, il est l'un des cinquante spécialistes vivants de la Bates-Trained Natu-
ral Vision (NdT : il fait partie d'un groupe de rééducateurs de la vue qui entraî-
nent, selon la méthode mise au point par Bates, les malvoyants jusqu'à ce qu'ils
retrouvent une vue normale par la voie naturelle). A un moment donné de sa vie, il
se trouvait aveugle d'un œil et a senti sa vue baisser de l'autre. La méthode
Bates d'entraînement de la vision l'intrigua à cause de ses propres besoins. Au-
jourd'hui, grâce à cet entraînement, il est sorti du chemin de la cécité et sa vi-
sion est sauve, voire virtuellement normale.
053
plus de ses promenades quotidiennes, qu'il se sentit normal, ses artères corona-
riennes étant devenues propres.
Bates-Fox
J'ai inauguré mon programme de remise en forme par une mesure alimentaire :
l'ingestion de huit verres de 23 cl d'eau par jour, et ceci pendant trois jours. On
me conseilla de boire l'eau une demi-heure avant les repas. J'arrêtai net les ca-
chets contre le cholestérol, l'aspirine et la trinitrine. Si j'en juge par l'effet de
l'eau, il semble bien que je n'en avais plus besoin. Je commençai aussi à boire du
054
jus d'orange et me remis à saler mes repas (j'avais suivi un régime sans sodium).
Au bout de trois jours, je me sentis plus en confiance et moins inquiet de tout ce
surplus d'eau. Après trois semaines, pendant lesquelles je réduisis progressive-
ment le calcium et les bêtabloquants, je notai quelques changements très posi-
tifs. Chaque fois que je ressentais une quelconque douleur, je buvais de l'eau et
obtenais un soulagement immédiat. Mon régime demeura le même : fruits, lé-
gumes, poulet, poisson, jus d'orange, carottes. Pour absorber davantage de tryp-
tophane, on me demanda d'enrichir mes repas de fromage blanc et de potage aux
lentilles.
Pour déterminer l'état de mon cœur, j'ai subi en octobre 1991 une série d'ana-
lyses chimiques et physiques : rayons X, ionogramme, échocardiogramme, élec-
trocardiogramme, entre autres. Elles ont montré que mon cœur avait retrouvé
son état normal et que je n'avais plus besoin d'aucun médicament. Mon médecin
ne put croire que tout ce changement était arrivé aussi simplement.
John O. Fox
En ajoutant les affirmations de Mr Wahby aux résultats présentés par les cas
Fox, Paturis et Peck, il devient évident que l'eau toute simple possède des vertus
médicinales jusqu'ici méconnues. L'eau est un médicament naturel, disponible et
à portée de main pour certaines pathologies fréquentes et graves, des états
dont chacun sait qu'ils tuent des milliers de personnes chaque année. Est-ce la
maladie cardiaque ou la déshydratation qui tue les gens ? De mon point de vue,
professionnel et scientifique, c'est la déshydratation qui est la plus grande
meurtrière, plus que tout autre état imaginable. On a donné des noms savants
différents et traité différemment et de manière inefficace les multiples as-
pects et "idiosyncrasies chimiques" de la réaction organique que chaque individu
développe face à la même déshydratation.
055
les modèles de début pourrait provenir des processus sélectifs d'hydratation
d'urgence en "pommeau de douche" de certaines cellules. En réétudiant les
lettres de MM. Peck et Paturis, nous constaterons que ces personnes souffraient
de plusieurs autres maux qui s'améliorèrent grâce à la régulation de l'ingestion
d'eau. Vous êtes à présent initiés au secret et savez détecter l'erreur respon-
sable de problèmes graves dans les systèmes de santé de nos pays scientifique-
ment avancés. Ils semblent favoriser le traitement arrogant par la chimie d'une
simple déshydratation de l'organisme, jusqu’à ce que de vraies maladies en nais-
sent.
Examinons maintenant les témoignages de MM. Peck et Paturis. Tous deux affir-
ment avoir perdu entre 15 et 23 kg grâce à l'eau. Une autre personne perdit pro-
gressivement 29 kg en moins d'un an, excès de poids qu'elle avait accumulé en
six ans.
C'est pour indiquer les besoins du cerveau que les sensations de soif et de faim
sont générées simultanément. Nous ne reconnaissons pas la sensation de soif et
tenons les deux indicateurs pour une invitation urgente à nous nourrir. Nous
mangeons au lieu d'hydrater notre organisme. Les gens qui ont perdu du poids
grâce à une ingestion d'eau avant les repas ont réussi à distinguer les deux
sensations. Ils n'ont pas compensé le besoin urgent de boire par un surplus
de nourriture.
056
ment en action. Il traite toutes les informations relatant l'état de la personne et
de son environnement.
Pour traiter toutes ces entrées et alerter les autres parties du corps en vue
d'une réponse coordonnée, le cerveau dépense une grande quantité d'énergie. En
même temps, il utilise de l'énergie pour fabriquer les matières premières et di-
vers messagers chimiques (ou neurotransmetteurs) élaborés dans les cellules
cérébrales et qui doivent être acheminés jusqu'aux terminaisons nerveuses. Si le
cerveau reçoit 20% de la circulation sanguine, ce qui représente un taux de con-
sommation d'énergie élevé, c'est bien parce que son système de transport est un
grand consommateur d'énergie.
Les cellules cérébrales accumulent l'énergie sous deux formes essentielles : les
réserves d'ATP et de GTP, un peu comme on stocke du charbon et du coke à côté
des chaudières. Certaines actions reçoivent leur énergie des réserves d'ATP si-
tuées dans différentes parties de la cellule, principalement dans ses membranes.
C'est par la membrane cellulaire que l'information pénètre et que l'action est
amorcée. Dans chacune des cellules existe une sorte de système de rationne-
ment. Aussi, toute information n'obtiendra-t-elle pas automatiquement qu'on lui
alloue de l'énergie des réserves ATP pour se voir enregistrée et réclamer une
réponse.
II existe un seuil que certaines "entrées" n'atteignent pas pour que la libération
d'énergie se fasse. Pour dépenser de l'énergie, le cerveau distingue ce qui est
important de ce qui ne l'est pas. Quand les réserves d'ATP sont plutôt faibles,
bien des stimuli n'obtiennent aucune réponse. C'est la baisse des réserves qui
détermine l'état de fatigue des cellules cérébrales. C'est le même processus qui
a lieu pour les réserves de GTP. Pour certaines actions d'urgence, l'énergie de
ces réserves peut être déviée pour venir renforcer celle de l'ATP en faveur
d'une fonction particulière.
057
cette énergie, en particulier pour son système de transport en charge de l'ap-
provisionnement des nerfs sillonnant les différentes parties du corps.
Parce que la plupart des fonctions cérébrales dépendent de l'énergie fournie par
le sucre, l'humain a développé une attirance pour le goût sucré, de même, la sen-
sation de satiété dépend de cette saveur dans une large mesure. Il en résulte un
système de codage de coordination des fonctions organiques, en particulier
celles du foie, quand le sucré stimule la langue. Lorsqu'il y a une déficience de
sucre en circulation, le foie se met à en fabriquer et le libère dans le sang. Il
transforme d'abord le glycogène stocké, puis les protéines et la graisse. La mé-
tabolisation de celle-ci est un processus très lent.
Les réserves de graisse sont peu irriguées et donc moins accessibles aux en-
zymes qui mobilisent les acides gras pour leur transformation dans le foie.
Quand les muscles demeurent inactifs, ils sont facilement attaqués et leurs pro-
téines sont fractionnées pour être converties en sucres. Toutefois, les muscles
actifs se mettent à métaboliser un peu de leur énergie stockée pour maintenir ou
accroître leur volume. Ils activent aussi une enzyme fractionnant la graisse appe-
lée "Pace hormono-sensible". En Suède, des analyses de sang répétées ont
montré que l'activité de cette enzyme apparaît au bout d'une heure de
marche et que sa capacité à réduire la graisse se maintient pendant douze
heures.
Les promenades répétées facilitent l'activité de cette enzyme. Aussi, toute cure
d'amaigrissement devrait inclure un programme d'exercice musculaire pour son
effet physiologique essentiel et immédiat sur la réduction de la graisse. C'est en
058
outre cette enzyme en circulation qui débarrassera les parois des vaisseaux san-
guins de leurs plaques et dépôts de graisse. C'est bien ce processus qui aida
John Fox à retrouver la santé. Une consommation d'eau accrue lui apporta de
l'énergie et de la résistance, tandis que la marche stimula les enzymes qui net-
toyèrent ses artères.
Toutefois, si l'on fait beaucoup appel au cerveau (en périodes de stress par
exemple), sans que le corps ne soit suffisamment mobilisé pour répondre aux be-
soins en sucre du cerveau, une personne peu disciplinée en consommera trop et
se suralimentera. Ceci devient dramatique lorsqu'on ignore les signaux de soif du
corps, lequel a besoin d'eau pour son approvisionnement en énergie et non d'un
excès de nourriture. Sous l'effet du stress, la déshydratation envahit le corps.
J'ai observé que les boissons gazeuses, même pauvres en calories, pourraient
bien être la cause d'une prise de poids chez les gens qui y recourent pour maîtri-
ser leur poids. J'ai connu un exemple type : un jeune homme très grand, dans la
vingtaine. Comme la plupart des étudiants, il avait l'habitude de boire régulière-
ment des sodas, ou boissons gazeuses. S'ajoutait à cela la pression constante de
ses études. Arrivé au jour de son diplôme, il avait déjà pris du poids. Par la suite,
pour perdre quelques kilos, il se mit à boire 8 boîtes de soda diététique par jour.
059
En deux années, il prit 15 kg et semblait aussi rond que grand. Sa démarche était
devenue pénible, et il semblait devoir balancer ses hanches pour faire un pas. Il
buvait des sodas diététiques aux repas et mangeait plus qu'il ne faut.
Le paradoxe entre la prise d'une substance sucrante qui n'augmente pas les calo-
ries ingérées et une augmentation de poids exige une explication car il défie
notre compréhension normale. J'exposerai ci-dessous le résultat de mes re-
cherches sur cette énigme.
En 1850, l'Américain moyen ne consommait que 360 cm3 de soda par an. Vers la
fin des années 1980, la consommation annuelle par personne atteignait 500 can-
nettes de soda de 336 cm3.
060
Plus que toute autre cause, la confusion qui affirme que les boissons industrielles
répondent aux besoins du corps en eau est responsable de certaines maladies de
civilisation. L'organisme qui se déforme en entassant de la graisse esquisse le
premier pas vers son déclin. A mon avis, il résulte d'un mauvais choix en matière
de liquides.
Les sodas sucrés satisfont une part au moins des besoins en sucre du cerveau.
Quand la caféine libère de l'ATP pour soutenir une performance, son compagnon,
le sucre, remplacera un peu de l'ATP perdue, même si le résultat final est une
dépense déficitaire d'ATP par le cerveau.
Au début des années 1980, on introduisit un nouveau produit dans les boissons
industrielles, un sucre artificiel appelé aspartame. Ce produit est 180 fois plus
sucré que le sucre, mais ne procure aucune calorie. Son usage est aujourd'hui
multiple puisque le FDA l'a déclaré sûr et inoffensif. En très peu de temps, on l'a
vu s'intégrer à plus de 5.000 formules alimentaires.
061
Si la caféine transforme l'ATP en AMP Adénosine Monophosphate), une "cendre"
d'énergie dépensée, l'acide aspartique convertit les réserves de GTP en GMP.
Or, AMP et GMP sont tous deux des carburants usés; ils provoquent la soif ou la
faim pour remplacer les réserves dans les cellules cérébrales. Par conséquent,
les sodas diététiques provoquent une surconsommation des ces réserves d'éner-
gie.
Il est scientifiquement établi que l'AMP usé génère la faim. La caféine provoque
l'accoutumance, et les gens qui en consomment régulièrement deviennent des
"sodaoliques"... Par conséquent, chez des personnes sédentaires, les sodas
caféinés sont responsables d'embonpoint ; indirectement, ils stimulent la faim
puisqu'ils obligent le cerveau à consommer une part de ses réserves d'énergie.
Mais n'oublions pas qu'une part seulement de la nourriture sera utilisée par le
cerveau. Le surplus viendra grossir les stocks de graisse non dépensés par l'acti-
vité musculaire.
Le réflexe le plus important qui s'installe peu à peu dans le cerveau est la réac-
tion au goût sucré. Le jargon médical parle de réponse du stade céphalique.
Quand le sucré stimule la langue, le cerveau programme le foie
pour le préparer à accepter l'énergie apportée de l'extérieur. Le
foie arrête à son tour de fabriquer du sucre à partir des ré-
serves de protéines et de graisse pour se mettre à stocker les
carburants métaboliques qui circuleront dans le sang. Comme l'ont
montré Michael G. Tardoff, Mark I. Friedman et d'autres scientifiques, les ré-
ponses de la phase céphalique altèrent l'activité métabolique en faveur du stoc-
kage d'aliments. Le carburant disponible s'en trouve réduit, ce qui développe
l'appétit.
Si c'est le sucre qui engendre la stimulation, le foie métabolisera ce qui est en-
tré dans le corps. Cependant, si l'irruption du goût sucré n'est pas suivie d'une
disponibilité en aliments, un besoin urgent de manger en résultera. Les signaux
d'urgence de consommer sont produits par le foie. Plus le sucré sans calories
stimule les papilles gustatives, plus l'urgence de manger - de trop - se fait sen-
tir.
On a clairement montré chez les animaux que la saccharine ne remplace pas l'ef-
fet de la réponse céphalique au goût sucré. Plusieurs scientifiques ont démontré
que l'aspartame produit chez l'homme un semblable besoin urgent de se surali-
menter. Blundel et Hill ont découvert que les substances sucrantes non-
nutritives - l'aspartame en solution -stimulent l'appétit et accroissent l'inges-
tion d'aliments à court terme. Ils rapportent "qu'après ingestion d'aspartame,
062
les bénévoles se retrouvaient avec une faim résiduelle contraire à ce qui se passe
après ingestion de glucose". "Cette faim résiduelle est fonctionnelle et conduit à
une consommation alimentaire accrue."
063
L'utilisation de sucres artificiels, pour leur fausse stimulation des "terminaisons
nerveuses" qui enregistrent les apports d'énergie dans le corps, a d'autres ré-
percussions, bien plus graves que la simple prise de poids. Ces produits chimiques
font sans cesse dévier la physiologie dans le sens indiqué par le système nerveux
qu'ils stimulent. Les utiliser sans connaître tous leurs effets à long terme, sim-
plement parce qu'ils charment les papilles gustatives, c'est faire preuve de
beaucoup de légèreté. Ma perception de la micro physiologie cellulaire fait que
les conséquences des effets à long terme de leur utilisation me préoccupent sé-
rieusement.
Illustrons nos comportements par l'image d'un petit voilier qui navigue du port le
plus proche au suivant, et ainsi de suite. Son but est d'atteindre une destination
donnée avant la nuit, alors que la direction des vents est loin d'être idéale. Si, au
lieu d'accorder toute son attention aux seules règles de la navigation d'un voi-
lier, le navigateur se met à n'écouter que son plaisir et à rechercher l'excitation
donnée par le vent en poupe et la vitesse, il devra abandonner l'idée d'atteindre
son port. Il s'en ira dans un sens opposé, dans la nuit, vers des rivages inconnus.
Gageons que ni lui ni son bateau ne survivront au voyage.
Seule une pensée primaire et simpliste peut imaginer qu'il est facile et inoffen-
sif de remplacer l'eau par toutes sortes de substances chimiques qui augmentent
le "plaisir", qu'on peut les substituer à l'eau naturelle et indispensable au corps.
Certaines de ces substances, la caféine, l'aspartame, la saccharine et l'alcool - à
travers leur effet constamment unidirectionnel, voire obsessionnel sur le cer-
veau - induisent une programmation telle de la chimie de l'organisme qu'elle pro-
duit des effets contraires à la conception naturelle du corps. Exactement comme
064
le voilier échouera sur des rivages inconnus pour avoir eu un marin plus sensible
au plaisir et à l'excitation de la vitesse qu'à la sécurité.
Comme expliqué plus haut, le corps humain dispose de plusieurs signaux diffé-
rents lorsqu'il est déshydraté. Il réclame alors de l'eau, rien que de l'eau. Ingé-
rer de manière régulière des boissons artificielles pour les substituer à l'eau ne
peut que compliquer les choses.
Même si l'usage en est légal, la caféine est semblable à une drogue qui crée l'ac-
coutumance. Les enfants y sont tout particulièrement vulnérables. Stimuler le
corps au premier stade de la vie avec des substances chimiques, déclenchant le
plaisir, faussera chez certains les sens. Ils seront alors tentés de goûter à
d'autres drogues plus toxiques à l'âge scolaire.
Le 25 avril 1994
Cher Dr Batmanghelidj,
Ma mère m'a priée de vous écrire pour vous parler du succès avec lequel j'ai ré-
cemment perdu du poids. Je sais que j'aurais pu réussir bien mieux encore si
j'avais suivi votre programme à la lettre ; et infléchi mes habitudes alimentaires
en les accompagnant d'exercices physiques réguliers. Toutefois, avoir simple-
ment réussi à supprimer entre 6 et 8 canettes de Mountain Dew (boisson ga-
zeuse) par jour est déjà un miracle en soi.
Au cours des 9 à 12 mois écoulés, j'ai perdu un surpoids d'environ 17,5 kg. Je
suis à nouveau capable de porter des vêtements que je pensais ne plus jamais
remettre. J'ai également pu atteindre la taille que je m'étais fixée pour mon ma-
riage proche. Même mon fiancé a dû admettre que je suis bien plus jolie que le
jour de notre première rencontre. Ce succès, je le dois à l'eau que je bois quoti-
diennement. Où que j'aille, l'eau m'accompagne. Au travail, quand je fais mes em-
065
plettes, et même au cours de mes longs voyages de 7 heures en voiture (cela re-
présente beaucoup d'arrêts sur les aires de repos, mais cela en vaut la peine).
Quand je sors, j'avoue m'offrir à l'occasion une eau minérale ou une bière, mais
en général, c'est après avoir déjà bu mon quota d'eau dans la journée.
Une chose intéressante que j'ai cependant notée est que quand j'ai bu mon quota
d'eau, je n'ai absolument plus envie de boire. Aussi ai-je constaté que je n'ai plus
soif du tout, et il me faut bien du temps avant que je boive autre chose, que ce
soit du jus de fruits, du lait, de la bière ou de l'eau minérale...
Merci d'avoir écrit un livre aussi fantastique... toujours pas lu puisque ma mère
ne jure plus que par lui.
Donna M. Gutkowski
Depuis le mois avril, Donna a encore perdu du poids. Vers la fin juin, elle avait
perdu au total plus de 20 kg. Sa lettre illustre combien l'information de ce livre
peut également toucher ceux qui ne l'ont pas lu.
066
Chapitre 8
L'histamine est un agent qui, outre son rôle de régulateur de l'eau, intervient
activement dans les systèmes de défense antibactériens, antiviraux et anti-
agents étrangers (chimiques et protéines). Lorsque le niveau d'eau dans le corps
est normal, ces actions se maintiennent à un niveau imperceptible et modeste.
Quand l'organisme est déshydraté au point que l'activité de l'histamine chargée
de la régulation de l'eau devient trop forte, une partie du système immunitaire
activant les cellules productrices d'histamine libérera une quantité exagérée du
transmetteur gardé en réserve pour ses autres fonctions.
On a démontré chez les animaux que la production d'histamine dans les cellules
qui en génèrent diminue avec une augmentation de la ration quotidienne d'eau.
L'asthme et les allergies peuvent être traités grâce à une quantité déterminée
d'eau supplémentaire. En moyenne, ces états s'améliorent au bout de trois ou
quatre semaines de traitement par l'eau.
N'oublions pas que si les poumons reçoivent du sang concentré, la production lo-
cale d'histamine est un processus naturel et automatique. Sa libération provoque
la constriction bronchique. Si vous souffrez d'asthme ou d'allergies, augmentez
votre ingestion quotidienne d'eau. Ne vous mettez pas à en boire trop en espé-
rant rattraper par un excès d'eau et en quelques jours les dégâts causés pen-
067
dant de nombreux mois ou années de déshydratation. Vous avez besoin de boire
une quantité d'eau normale chaque jour, jusqu 'à ce que le corps soit hydraté
correctement au terme d'une longue période.
Évitez de boire plus d'un verre de jus d'orange, ou tout au plus deux par jour. Le
contenu en potassium de l'orange est élevé, et son excès favorise une production
d'histamine au-dessus de la normale. Les asthmatiques devraient garder cette
donnée à l'esprit.
Chapitre 9
068
Le second type de diabète, installé chez les personnes âgées, peut être soigné
par l'administration de cachets. Selon toute probabilité, il résulte d'une défi-
cience en eau du cerveau, au point que ses systèmes neurotransmetteurs - en
particulier le système sérotoninergique - en sont affectés. La physiologie du cer-
veau est conçue de sorte qu'il stabilise automatiquement la glycémie à son maxi-
mum pour subvenir à ses propres exigences énergétiques. Le cerveau a besoin de
glucose pour sa valeur énergétique et sa transformation métabolique en eau.
L'opinion la plus courante est que le sucre procure à lui seul la quasi totalité des
besoins énergétiques du cerveau. Personnellement, je pense que ceci est unique-
ment valable en cas de manque d'eau et de sel dans le corps. Ces deux éléments
sont absolument essentiels pour la fabrication d'énergie hydro-électrique, en
particulier pour les mécanismes de neurotransmission.
Il arrive que le pancréas - une glande très complexe située entre l'estomac et le
duodénum - outre le fait qu'il soit le siège de fabrication d'insuline, soit égale-
ment engagé dans la production de quantités importantes d'un mélange d'eau et
de bicarbonate. Cette solution de bicarbonate est déversée dans le duodénum
pour neutraliser l'acide de l'estomac. Pendant que l'agent stimulant, la PG de
type E, se trouve occupé à dévier la circulation vers le pancréas pour que la solu-
tion d'eau et de bicarbonate puisse être fabriquée, cette PG peut en même
temps inhiber naturellement la sécrétion d'insuline par le pancréas. Elle agit
comme un servomécanisme extrêmement précis et fiable. Plus l'un des systèmes
demande à être servi, plus l'autre sera déchargé de sa tâche.
069
Si, par malheur, la sécrétion d'insuline se trouve inhibée, le métabolisme se
trouve gravement perturbé, même si le cerveau demeure épargné. Dans un état
déshydraté, le cerveau bénéficie de l'inhibition de l'insuline. La cellule cérébrale
elle-même ne dépend pas de l'insuline pour l'accomplissement de ses fonctions.
Dans la plupart des autres parties du corps, les cellules sont entièrement dépen-
dantes des propriétés de l'insuline Dour leur une logique naturelle à la genèse du
diabète non insulino-dépendant en cas de déshydratation chronique.
Le tryptophane et le diabète
Le cerveau est conçu pour se ressusciter lui-même par une grande consommation
de sucre, de la même manière qu'un médecin ressuscite un patient en recourant à
un goutte à goutte intraveineux de sucre et de sel. Mais dans ce genre de dia-
bète, il peut y avoir une grave pénurie de sel. Pourquoi ? Il semble que la déshy-
dratation entraîne une grave diminution du contenu du cerveau en tryptophane,
un acide aminé des plus essentiels. Le tryptophane est une substance de base
nécessaire au corps qui le convertit en trois ou quatre neurotransmetteurs de
grande importance. Le tryptophane est également employé dans la correction des
erreurs commises dans la formation de l'ADN. Avec un autre acide aminé, la ly-
sine, ils forment un système de jonction (lysine tryptophane lysine tripode) qui
élimine les erreurs de transcription de l'ADN et raccorde les éléments corrects.
Cette propriété du tryptophane est l'une des plus essentielles à la prévention de
l'apparition de cellules cancéreuses.
070
peut contribuer à produire le diabète. Le tryptophane étant aussi le régulateur
naturel de l'absorption du sel, il en résulte qu'un régime pauvre en sel n'est pas
indiqué pour corriger l'hyperglycémie d'un diabétique. S'il faut diminuer le taux
de sucre dans le sang, l'ingestion de sel peut être incontournable.
071
Mes recherches ont montré qu'il existe un rapport direct entre l'ingestion
d'eau, générant l'hémodilution - et l'efficacité du système de transport chargé
de propulser le tryptophane dans le cerveau. La pénurie d'eau et la libération
d'histamine qui en résulte, entraînent une baisse du taux de tryptophane dans le
corps. Il semble qu'une quantité d'eau adéquate arrête le métabolisme renforcé
et inefficace du tryptophane dans le foie, au point de l'éliminer du pool des di-
vers acides aminés gardés dans le corps. Le tryptophane ne peut être fabriqué
dans le corps ; l'ingestion d'aliments doit l'importer. C'est l'un des aminoacides
essentiels.
Il faut aussi se souvenir que ce sont les idiosyncrasies qui semblent être à
l'œuvre dans le métabolisme des protéines et de leur fabrication. Les protéines
naissent des différentes combinaisons entre les vingt acides aminés. Selon sa
composition en acides aminés, chaque protéine possède des caractéristiques dif-
férentes. Selon la série et le nombre, le mélange fonctionne comme enzyme,
chaîne de duplication pour la fabrication d'autres protéines, générateur d'éner-
gie dans les pompes hydroélectriques, ou tout ce qu'on peut bien imaginer.
Toutes les fonctions de l'organisme sont réglées par les propriétés spécifiques
et les caractéristiques des acides aminés utilisés dans les enzymes et protéines
du corps. Il y a huit acides aminés essentiels, nommés ainsi car le corps ne peut
les synthétiser ; ils doivent être apportés par l'alimentation. Trois acides aminés
peuvent être fabriqués, mais en quantités limitées. Par moments, ils deviennent
partiellement rares. A l'intérieur du corps, les neuf acides aminés restants sont
amplement fabriqués. Quand la réserve d'acides aminés baisse en deçà d'un seuil
limite, certains d'entre eux sont sacrifiés (dissociés ou consommés différem-
ment) pour maintenir dans la normale la composition de leur pool, ce qui permet la
fabrication future de protéines et d'enzyme,^ f qjmL tes Q&ùks. aminés. liq&L
dés ou sacrifiés en cas de stress, le tryptophane semble être l'un des plus im-
portants.
Cependant, on ne peut consommer tel ou tel acide aminé sur décision propre pour
équilibrer le pool, même si on en connaissait toutes les implications. Toute la
gamme doit être consommée à temps pour constituer la réserve. Il est certes
possible de veiller à manger les protéines contenant ces acides aminés dans des
proportions importantes. Certains aliments protéines, telle la viande longuement
exposée, peuvent devenir déficients en certains acides aminés. Les meilleures
protéines sont celles stockées dans les graines germées, comme les lentilles, les
grains de blé, les haricots, etc. On en trouve également dans les œufs et le lait.
Les lentilles et les haricots verts sont particulièrement riches en acides aminés.
Ils contiennent à peu près 28% de protéines, 72% d'hydrates de carbone et sont
dépourvus d'huile. Ces aliments sont par nature les meilleurs pourvoyeurs
072
d'acides aminés en quantités équilibrées. Après tout, la nature les a conçus pour
effectuer une parfaite réplique de leurs espèces respectives. La mise en réserve
d'acides aminés en proportions équilibrées comme point de départ d'une nouvelle
vie fait partie du processus. Le diabète non insulino-dépendant devrait être trai-
té par un accroissement de l'ingestion d'eau, l'exercice physique et une amélio-
ration du régime alimentaire enrichi en acides aminés nécessaires aux répara-
tions des tissus, y compris ceux du cerveau. Alors que le diabète induit par une
déshydratation - souvent encore réversible ! - touche principalement des per-
sonnes âgées, on observe qu'un type plus dangereux de la maladie, parce que
structurellement dommageable, est souvent congénital. Pour éviter que ne s'ins-
tallent des dommages structurels permanents, il faut lui offrir au plus tôt un
traitement préventif. Rappelons ici que si le mécanisme de transcription géné-
tique des parents - en particulier celui de la mère - est affecté par un déséqui-
libre de la réserve d'acides aminés, on le retrouvera également chez les enfants.
Le diabète insulino-dépendant
Je pense (et cette opinion a été publiée) qu'une déshydratation persistante ainsi
que la perturbation ignorée du métabolisme des acides aminés dans le corps sont
très probablement responsables de la destruction de la chaîne d'ADN dans les
cellules bêta productrices d'insuline. Ainsi, la déshydratation et la physiologie de
stress qu'elle favorise peuvent en dernier ressort également être responsables
de l'émergence d'un diabète insulino-dépendant.
073
phane et ses neurotransmetteurs, la sérotonine, la tryptamine et la mélatonine -
seront en excellente position pour régler toutes les fonctions. Une ingestion
équilibrée d'acides aminés présents dans de simples aliments protéinés garantira
la disponibilité de chacun d'entre eux pour l'organisme. Ces deux règles obliga-
toires constituent le pas fondamental vers une excellente santé, une peau rayon-
nante, et enfin, une libido plus que saine et une vie sexuelle épanouie.
Dans cette partie, j'aimerais partager avec vous le fruit de mes nombreuses re-
cherches consacrées aux raisons physiologiques du Sida et aux rapports qu'il
entretient avec les perturbations métaboliques qui peuvent être provoquées par
de sérieux stress émotionnels et physiques. A mon avis, le Sida n'est pas une ma-
ladie virale, mais un désordre métabolique qu'un mode de vie excessif vient ag-
graver. Dans des sociétés plus démunies et frappées par la famine, il peut aussi
résulter d'une grave malnutrition. Je suis conscient que ce point de vue va com-
plètement à l'encontre des convictions courantes imposées par les médias sur ce
fléau, mais il est de la responsabilité des scientifiques qui se sentent concernés
de prendre en considération et explorer tous les aspects du problème. Nous
commençons tout juste à comprendre ce que le Sida pourrait bien être. Nous sa-
vons que ce n'est pas une maladie virale ! A la fin de cette partie, je vous présen-
terai quelques événements majeurs et révélateurs autour de la recherche sur le
Sida. Je vous montrerai également combien je me suis trouvé au centre des con-
troverses.
Voilà quelque temps déjà qu'on a scientifiquement démontré et reconnu que les
personnes souffrant du Sida présentent un pool d’acides aminés dont la composi-
tion est fortement perturbée. De manière conséquente, voire drastique, elles
manquent de méthionine, cystine et cystéine, trois acides aminés très impor-
tants. Elles présentent également de fréquentes hausses des niveaux d'arginine
et d'acide glutamique. Ce déséquilibre conséquent des acides aminés semble du-
rer un certain temps avant que le patient ne tombe vraiment gravement malade.
Parmi les personnes affectées par le Sida de manière manifestement clinique et
reconnaissable, ce type de composition des acides aminés est dominant. Le cha-
pitre consacré au tryptophane explique en détail le changement possible de la
074
composition du pool des acides aminés qui finit par s'épuiser si certains d'entre
eux sont davantage utilisés que d'autres.
Dans une autre série d'expérimentations, lorsque l'on ajoute le IL-6 et une autre
substance, le FNT (facteur de nécrose tumérique), à un bouillon de culture cellu-
laire contenant des cellules capables de produire le virus, des virus HIV sont
produits. Si on ajoute de la cystéine au même bouillon de culture avant l'addition
de IL-6 ou de FNT, le HIV n'est pas produit. Par conséquent, il y a une corréla-
tion directe entre la production de HIV et le contenu en acides aminés de la cel-
lule infectée. Les patients souffrant du Sida semblent donc bien être victimes
d'un déséquilibre de la composition des acides aminés dans leur organisme. S'ils
pouvaient corriger leur métabolisme protéique, ils pourraient bien être capables
de survivre et leur corps pourrait produire suffisamment de résistance pour lut-
ter contre d'autres infections aiguës. Après tout, même pour fabriquer des anti-
corps face à d'autres bactéries, le corps a besoin des acides aminés de base
dans leurs proportions correctes.
075
Il est vraiment dommage que les virologues présentent "le nettoyage du lieu" ef-
fectué par ces deux agents comme des étapes dans la production de HIV en mi-
lieu de culture cellulaire. C'est sur ce petit bout d'information, trop autonome
pour ne pas être hors contexte, que se fonde toute l'argumentation présentant
le Sida comme maladie virale. Pourquoi ? Parce que l'on a conçu un test qui
marque et montre les fragments spécifiques que le IL-6 ou le FNT produisent. Il
semble que certaines de ces particules d'ADN ou d'ARN soient étiquetées
comme des HIV, et voilà pourquoi il en existe plusieurs types.
Ceci facilite le passage du sperme jusque dans l'utérus et ses trompes pour fer-
tiliser l'ovule. Pour le corps de la femme, les millions de spermatozoïdes qui en-
trent dans l'utérus sont des corps étrangers contre lesquels la paroi de l'utérus
076
et celle des trompes réagiraient vivement si les propriétés immunodépressives
des protéines du sperme ne les protégeaient pas. Pour que l'enfant puisse sur-
vivre pendant les neuf mois de grossesse, alors qu'il n'a pas les mêmes proprié-
tés antigéniques que les tissus de sa mère, il faut que le système immunitaire
local de celle-ci soit supprimé pendant ce temps. Il semble que quelque chose
dans le sperme (peut-être une protéine proche de l'utéroglobine appelée SV-IV)
codifie la suppression de l'immunité de la mère. C'est cette propriété suppres-
sive du sperme qui assure la survie des spermatozoïdes d'abord, et du fœtus en-
suite, jusqu'à l'accouchement.
Le vagin n'absorbe pas la semence. Elle est évacuée grâce à sa conception anato-
mique et à sa position.
Le rectum quant à lui est revêtu de très minces cellules délicates. De par sa con-
ception anatomique, il retient le sperme dont les propriétés physiologiques ex-
trêmement puissantes trouvent pleine liberté d'action. Les substances immuno-
suppressives agissent comme un dispositif de brouillage radar utilisé à bord
d'avions de combat pour entrer dans l'espace aérien de l'ennemi et y lâcher des
bombes.
Avec une sécrétion répétée de sperme dans le rectum d'un homme ou d'une
femme, la suppression du système immunitaire est inévitable ! Non pas à cause
d'un "virus", mais à cause des propriétés chimiques du sperme. Les femmes qui
acceptent des relations sexuelles anales pour éviter les risques de grossesse de-
vraient être conscientes de cette propriété suppressive.
En plus de cela, la paroi intestinale n'est pas capable de résister aux forces
qu'implique la manipulation rectale à des fins sexuelles. La raison pour laquelle de
telles pratiques sont possibles tient en un seul fait : l'appareil intestinal ne pos-
sède pas de système sensoriel aigu de la douleur et peut donc être abîmé de l'in-
térieur, pour autant que le péritoine ne subisse aucun dommage. Le péritoine est
la protection mince qui enveloppe l'appareil gastro-intestinal. Il est amplement
pourvu de nerfs qui enregistrent la douleur. Il est du type "non-adhésif", qui
permet aux segments divers de l'appareil intestinal de glisser l'un sur l'autre
dans leurs mouvements et leur adaptation au passage du sang. Le rectum n'est
pas entièrement recouvert de ce péritoine.
Ainsi, le revêtement intérieur du rectum peut être endommagé par des mouve-
ments violents sans que le dommage ne soit ressenti. Cependant, cela ne signifie
pas que les dégâts éventuels ne soient pas reconnus physiologiquement, et encore
moins qu'on pourra se passer d'une offensive vigoureuse pour réparer les dégâts.
077
En tant que partie prenante et solidaire dans les mécanismes de réparation, les
agents chimiques FNT, IL-1,11-6 et autres de la même famille seront sécrétés
pour initialiser le processus de gestion de crise. Si le dommage est tel que les
bactéries présentes peuvent traverser les barrières naturelles, la production de
ces agents de gestion de crise s'accroîtra. (On a scientifiquement démontré que
les patients souffrant du Sida présentent des niveaux de IL-6 et de FNT plus
élevés dans leur sang.)
078
A mon avis, il semble que le test HIV mette en lumière la présence d'un frag-
ment d'ADN ou d'ARN d'une cellule endommagée, ce qui indique une déficience
du noyau cellulaire. Nombre d'autres facteurs peuvent la produire, l'un d'eux
étant le manque de cystéine et de zinc, en particulier dans les pays en voie de
développement. Il est également possible qu'elle soit le résultat de dommages
causés au rectum de manière répétée et de plus en plus grave. Le corps se voit
alors contraint de puiser à long terme dans ses réserves de protéines. Ce test
par lui-même n'est pas un indicateur fiable et précis de la présence d'un agent
causal de la maladie. Le HIV est le résultat d'un grave déséquilibre dans la cons-
titution du pool des acides aminés. C'est ce déséquilibre dévastateur qui est res-
ponsable de la mort des patients, et non la particule HIV.
Aussitôt cette thèse formulée, bien des questions se pressent dans l'esprit de
ceux qui se concentrent sur la propagation du HIV au travers du sang. Il est vrai
que le sang peut contenir la particule HIV. Toutefois, ce sang contient également
d'autres hormones et transmetteurs, dont certains demeurent toujours incon-
nus. On ne peut soutenir que le HIV entraîne le Sida, à moins de connaître tous
les effets physiologiques des composants divers du sérum ou du sang.
Rappelons-nous que tous les processus de fabrication dans les cellules ont lieu
dans un milieu liquide, et qu'une part de cette production peut partir à la dérive,
à moins qu'un système d'ancrage ne soit en place. Un point très important qui
appelle une explication est le fait que de nombreuses unités de cystéine sont im-
pliquées dans la formation des systèmes d'ancrage. Ceux-ci possèdent en cer-
tains points spécifiques des crochets en zinc attachés à des molécules de cys-
téine qui gardent intacte la chaîne de duplication de l'ADN et préviennent la dé-
rive de ses segments. La structure, la formation et la fonction du récepteur de
l'hormone sexuelle chez les hommes et les femmes dépendent fortement de la
présence de ces "doigts" en zinc et en cystéine. Ainsi, la déficience en cystéine
079
chez les sidéens pourrait avoir une signification bien plus grande qu'en appa-
rence. La perte d'une dominante sexuelle pourrait résulter de changements dans
la composition du pool des acides aminés, avec en tête de liste une déficience en
cystéine et peut-être même en zinc ? Personnellement, je pense qu'il y a de
fortes chances pour que ce soit le cas.
Une autre question est celle des rapports entre l'injection intraveineuse de mor-
phine et d'héroïne et la production du Sida. Une réponse pourrait se trouver du
côté de leurs propriétés chimiques vis-à-vis de la physiologie. Les substances ap-
parentées à la morphine agissent sur le système nerveux, lequel envoie des mes-
sages en recourant à la sérotonine, son agent neurotransmetteur. Ce système et
les substances apparentées à la morphine sont capables d'altérer le métabolisme
physique. Les endorphines, la morphine naturelle du corps, suppriment non seule-
ment la sensation de douleur et produisent de l'euphorie, mais altèrent égale-
ment la sensation de faim. Ceux qui utilisent de la morphine et de l'héroïne per-
dent l'appétit et ne se nourrissent pas correctement. Par ailleurs, les consomma-
teurs réguliers de ces drogues sont gravement stressés, soit par la raison ini-
tiale qui les poussa à se droguer, soit par la difficulté de se procurer les doses
nécessaires. La physiologie du stress intervient dans tout événement, et en rai-
son de l'altération métabolique, certains besoins quotidiens du corps ne pourront
être comblés. Quand on utilise ces drogues, les sensations de faim et de soif
disparaissent et le corps se nourrit aux dépens de lui-même. Dans les pays où
l'on fumait autrefois l'opium, un grand nombre de consommateurs mourait d'in-
fections pulmonaires. De la même manière, on tient aujourd'hui le virus et les
aiguilles contaminées pour responsables.
L'un des aspects atroces du Sida est la cruauté avec laquelle il touche les nour-
rissons nés de mères séropositives. Il est évident que s'il manque certains acides
aminés à la mère, elle n'est pas en mesure d'en fournir au bébé pour lui assurer
un développement normal. Une légère déficience en méthionine, cystine, cystéine,
tryptophane et autres suffit pour priver le bébé de ces éléments, qui le prédis-
poseront probablement à une fragmentation d'ADN au cours du développement
080
cellulaire, en particulier pendant la phase de l'allaitement au sein, si décisive
pour la croissance de l'enfant.
081
insuffisant. Des arguments scientifiques pointés dans une autre direction au-
raient dû accompagner la disculpation du HIV comme responsable de la maladie.
Puis, en 1992, un nouveau regain d'activité du côté des vues alternatives sur le
Sida semble rassembler des forces vives. A leurs têtes se trouvent les profes-
seurs Montagnier et Duesberg.
En 1989, j'avais envoyé à ces chercheurs une copie de notre numéro spécial de
Science in Medicine Simplifiée (SMS) sur le Sida. C'est la revue de la Fondation
pour la Voie simple en Médecine (références 74 et 75) ; elle permet à la Fonda-
tion de partager librement ses vues avec la plupart des chercheurs de pointe
(une copie de ma lettre à Eigen fut également envoyée au professeur Duesberg).
Ce numéro spécial sur le Sida fut adressé à de nombreuses librairies médicales
universitaires engagées dans la recherche sur le Sida. Des articles détaillés y
présentaient les explications scientifiques énoncées ci-dessus.
Ce numéro de SMS fut largement distribué. Des copies des deux numéros (de
1989 et de 1990) furent également envoyés au professeur Philippe Lazar, le di-
recteur général de INSERM en France. On le pria de mettre à la disposition
d'autres scientifiques intéressés de son institut l'information contenue dans ces
revues.
082
Alors que ma recherche progressait, et que parallèlement, de nouvelles informa-
tions sur les rôles critiques de la cystéine dans la fabrication de certains maté-
riaux de l'ADN parurent, il devint absolument évident à mes yeux que le Sida
était un désordre métabolique, tandis que les fragments d'ADN/ARN, classés
comme les différents virus du Sida, étaient eux-mêmes un produit du manque de
cystéine. De manière infiniment plus détaillée que dans ce livre, mon dernier ar-
ticle, "Sida : l'impasse de l'étiologie du virus", fut publié en 1991 dans SMS et
distribué à de nombreux autres scientifiques engagés dans ce domaine de la re-
cherche.
Pour un homme de science vraiment engagé dans un combat, c'est une obligation
morale que de partager toute information nouvelle avec d'autres chercheurs,
avant même que des revues scientifiques ne traitent le sujet. Pour ceux qui re-
çoivent l'information, c'est également une obligation morale que d'accorder du
crédit à la personne qui a produit et partagé l'information.
Un gros titre dans Le Monde du 9 août 1991 se fit l'écho d'une lutte fratricide
entre Bruno Durieux, Ministre de la Santé français, et le professeur Albert
German, Président de l'Académie Nationale de Pharmacie en France. Le ministre
avait demandé la démission du professeur. Dans l'une de ses allocutions, ce der-
nier avait émis l'idée que le Sida était le résultat d'un style de vie particulier.
L'opinion du professeur était devenue un sujet brûlant pour des débats agitant
divers groupes sociaux. C'est pour cette raison qu'Albert German s'était attiré
le courroux du ministre. Aucune occasion ne se prête mieux à l'introduction
d'une opinion explosive que celle qui permet de l'agiter comme un supplément
d'huile à jeter sur le feu d'une querelle déjà existante. Aussi ai-je envoyé la
lettre reproduite ci-après à Bruno Furieux, et sa copie au professeur German.
083
Monsieur le Ministre Bruno Durieux
Ministre de la Santé
1, Place de Fontenoy
Le 6 septembre 1991
Monsieur le Ministre,
On a porté à mon attention votre discussion à propos des vues du Professeur Al-
bert German sur le Sida, dont Le Monde du 9 août 1991 rend compte. J'ai pensé
qu'il était de ma responsabilité d'attirer votre attention sur les résultats finaux
que nos recherches, très approfondies dans l'étiologie du Sida, ont donnés.
Notre recherche semble produire des explications physiologiques / métaboliques
tout à fait compatibles avec les vues exprimées par le professeur German. J'ai le
plaisir de vous adresser sous ce pli une copie d'un article récent : "Le Sida : l'im-
passe de l'étiologie du virus". Cet article explique en détail les faits qu'ignorent
ceux qui veulent imposer une solution au problème à travers la recherche virale -
un gaspillage absolu de fonds publics. C'est avec plaisir que j'adresserai l'article
à tout scientifique de votre pays qui ne s'en remet pas aveuglément à la cause
virale. Au cas où vous aimeriez disposer d'un complément d'information, de
grâce, n'hésitez pas à me contacter . . . .....-.".-
F. Batmanghelidj, Dr en Médecine
Un autre point qui mérite discussion est la valeur du test du Sida comme indica-
teur d'une maladie en cours de développement. Ce test montre que le corps a
rencontré cette particule antigénique et a enregistré sa structure. Il montre
également que le corps a gardé en mémoire cette particule / ce virus dans sa
banque de données pour fabriquer un mécanisme de défense contre la "particule
étrangère". Ce n'est pas nécessairement une particule venue de l'extérieur, mais
une particule que le corps lui-même ne devrait pas produire. Il s'opère ici une
sorte de contrôle de la qualité de la "chaîne de duplication de l'ADN". Enfin, ce
084
test est un indicateur de la perturbation qui frappe le métabolisme des acides
aminés dans le corps, et non l'indicateur d'un virus meurtrier lâché dans celui-ci.
Je présente ces idées nouvelles sur le Sida pour indiquer qu'une approche méta-
bolique de ce problème permettra de l'affronter en escomptant des résultats
plus satisfaisants et rapides. Il existe une manière simple d'arrêter les pannes
musculaires : ajuster l'ingestion quotidienne d'eau et manger des repas équili-
brés et riches en protéines. Intensifier ses exercices et activités physiques en
même temps impose au corps un programme physiologique pour se muscler, au lieu
de les réduire en composants d'acides aminés pour nourrir le reste du corps.
N'oublions pas que le corps humain est conçu pour se défendre contre tous les
types d'infections. Il a survécu aux virus à action rapide, comme la variole, les
oreillons, la polio et bien d'autres, au cours de son développement. En général,
l'organisme a besoin d'environ neuf jours pour se doter d'une défense contre les
virus, même rapides. S'il peut survivre aux virus rapides, il est assurément ca-
pable de se défendre lui-même contre ceux qui se développent lentement.
Nous devons comprendre comment nous pouvons rendre le corps plus résistant et
arrêter des actions qui le rendent vulnérable.
S'il ne faut pas alourdir d'une paille le poids limite supporté par le dos d'un cha-
meau, de peur qu'il ne s'écroule, le corps humain doit certainement aussi avoir un
point de rupture qu'il ne faut pas surcharger d'un style de vie trop lourd. La
question se pose : continuons-nous à mesurer la paille ou les limites structurelle-
ment et physiologiquement inhérentes ? Accordons-nous toute l'attention méri-
tée aux limitations du corps, ou prenons-nous le parti facile de blâmer impru-
demment un virus lent et inefficace pour les maladies qui s'abattent sur certains
membres de notre société ?
Chapitre 10
085
Notre corps a besoin d'un minimum absolu de six à huit verres d'eau de 225 cm3
par jour. L'alcool, le café, le thé et les boissons contenant de la caféine ne doi-
vent pas être considérés comme de l'eau.
Les meilleurs moments pour boire de l'eau (cliniquement observés chez des ma-
lades souffrant d'un ulcère de l'estomac) sont : un verre une demi-heure avant
les trois repas principaux (petit déjeuner, déjeuner, souper) et la même quantité
deux heures et demie après chaque repas. C'est le minimum vital dont notre
corps a besoin. Pour le protéger de tout manque, nous devrions boire deux verres
supplémentaires autour des repas les plus lourds ou avant le coucher.
Améliorer l'ingestion d'eau en fonction des heures de repas, c'est éviter que le
sang ne se concentre trop suite à l'ingestion de nourriture. Quand le sang est
trop concentré, il prélève de l'eau sur les cellules qui l'entourent.
L'eau est la médecine la moins chère pour un corps déshydraté. Aussi simplement
qu'une déshydratation produira à la longue des maladies majeures, une attention
constante accordée à une ingestion d'eau bien réglée préviendra l'émergence de
la plupart des affections que nous rencontrons dans notre société moderne.
A moins qu'elle ne soit contaminée par des produits chimiques ou des métaux
lourds tel que le plomb, l'eau du robinet est la meilleure source d'approvisionne-
ment. Elle bénéficie de la protection du chlore qui est un bactéricide. L'eau du
commerce passe pour être stérilisée grâce à l'addition d'ozone au moment de sa
mise en bouteille. Conservée peu de temps, l'eau en bouteille peut être une
source d'approvisionnement alternative.
Toutefois, ceux qui sont habitués à consommer d'autres boissons auront du mal à
boire de l'eau pour de simples raisons gustatives. En général, le "mauvais goût"
de l'eau du robinet provient du chlore. La plupart des commerçants désireux de
vendre leur eau en bouteille utilisent ce fait comme argument de vente ainsi que
la présence de calcium dans l'eau du robinet.
Si nous remplissons une cruche d'eau pour la laisser quelque temps dans le réfri-
gérateur, le chlore dissout dans l'eau s'évaporera et son odeur disparaîtra. L'eau
deviendra douce et agréable au palais. La plupart des restaurants servent de
l'eau traitée de cette façon. A moins qu'elle ne soit lourdement chargée en cal-
cium, son ingestion est parfaitement inoffensive et sûre. Cette eau n'est pas
seulement sans danger, mais elle est une source de calcium bon marché. Le cal-
086
cium est naturellement présent dans l'eau et on n'a pas ainsi besoin de l'acheter
chez le pharmacien pour prévenir l'ostéoporose qui affecte les personnes âgées.
Même dans les cas d'eau fortement calcaire, il n'y aura pratiquement jamais de
problèmes. Le corps s'adaptant aux besoins, il est plus que probable que ce n'est
qu'une partie du calcium dissous dans une eau même très dure qui entrera dans le
système. Une étude récente (menée dans une région qui ne dispose que d'une eau
très dure pour sa consommation) a montré que l'eau surchargée en calcium ne
produit aucun effet négatif chez les consommateurs.
Ce qui précède doit servir à prévenir la maladie. J'ai exposé ici mon opinion
scientifique et le fruit de ma recherche, en les fondant sur des observations cli-
niques. J'ai cité un nombre de maladies qui semblent apparaître suite à une dés-
hydratation chronique. Le but est de vous armer pour prévenir l'organisme de
toute maladie future. Cependant, il se peut que vous souffriez déjà des effets
négatifs d'une déshydratation et souhaitiez inverser le cours des événements.
Espérons que votre problème n'ait pas atteint une phase irréversible et qu'un
tournant dans le processus de la maladie puisse encore être amorcé. Bien sûr, je
ne fais aucune promesse de succès, seul l'espoir de pouvoir installer un modèle
correcteur est possible.
087
N'oublions pas qu'à chaque étape de la vie, notre corps est le fruit d'une série
d'interactions chimiques produites auparavant. Forts d'un savoir correct, il est
probable que l'on puisse inverser certaines réactions, mais non toutes.
Si vos reins ont souffert à force d'avoir concentré et filtré des substances chi-
miques "toxiques" qui ne cessent de se constituer en cas de déshydratation
longue et croissante, vous devez être très prudent. Dans ce cas, un traitement
médical s'impose. Il est impossible de substituer à la médication une ingestion
d'eau accrue pour remplacer ces "manipulateurs chimiques de l'organisme". Pen-
dant quelques jours, évaluez avec précision la quantité d'eau que vous buvez nor-
malement et le volume d'urine produit. Commencez ensuite à ajouter un verre
d'eau ou deux par jour à la quantité normale. Mesurez toujours la quantité
d'urine produite. Si elle augmente, vous pouvez également accroître votre con-
sommation d'eau. Si vous prenez des diurétiques, rappelez-vous que l'eau est le
meilleur diurétique naturel quand les reins fonctionnent normalement. A mon
avis, c'est une "science fondée sur l'ignorance " que de prescrire des diurétiques
à la place d'un accroissement de l'ingestion d'eau tant que les reins sont ca-
pables de produire de l'urine.
088
geant l'information acquise sur les problèmes liés à la déshydratation chronique
et persistante du corps. N'abandonnez pas si votre demande est écartée d'un
geste d'impatience sous prétexte que vous ignorez ce dont vous parlez.
Le corps est constamment obligé de retenir le sel pour garder l'eau à l'intérieur
de lui-même. L'élimination de ce sel nécessite une augmentation progressive du
volume d'urine. L'eau s'en chargera si son ingestion est très progressivement
accrue. Lorsque le volume d'urine ne suit pas l'augmentation de l'ingestion et que
des œdèmes des jambes et des paupières se présentent, il faut réadapter l'in-
gestion en la diminuant. Quand les yeux redeviennent moins lourds et que les
chevilles désenflent, on peut raugmenter sa consommation d'eau. Fondamentale-
ment, c'est le captage imprudent d'eau dans les poumons qui me préoccupe. C'est
pourquoi j'insiste sur la nécessité de mesurer le liquide ingéré et l'urine produite
avant de tester les effets d'un accroissement de la consommation d'eau et
d'une réduction de boissons tels le café et le thé.
II faut toujours garder à l'esprit que le corps perd du sel puisque l'ingestion
d'eau est accrue alors que celle du sel ne l'est pas. Après avoir pris pendant
quelques jours six, huit ou dix verres d'eau quotidiennement, vous devriez com-
mencer à ajouter un peu de sel à votre alimentation. Si vous souffrez de crampes
musculaires la nuit, rappelez-vous alors qu'elles sont le fruit d'un début de défi-
cience en sel. Les crampes dans des muscles non entraînés signifient souvent un
manque de sel dans le corps. Si de telles manifestations apparaissent, commen-
cez également à accroître la consommation de vitamines et de minéraux - en par-
ticulier si vous ne mangez pas correctement. Vous pouvez le faire en incluant
dans vos repas des légumes pour leur teneur en vitamines solubles dans l'eau.
Les carottes (riches en bêta carotène) sont une nécessité alimentaire indispen-
sable. Le bêta carotène est un précurseur de la vitamine A, il est absolument es-
sentiel au métabolisme du foie, sans compter que les yeux en ont besoin. On de-
vrait également ajouter à sa consommation de liquides un peu de jus d'orange
pour sa teneur en potassium. De grâce, souvenez-vous que "le plus est l'ennemi
du bien"! Un excès de jus d'orange entraînera des problèmes d'un autre genre.
Si le corps se trouve surchargé de potassium, la production d'histamine s'accroî-
tra. J'ai pu aider des gens à se débarrasser de crises d'asthme qui persistaient
depuis de longues années par la simple recommandation de limiter leur consom-
mation quotidienne de jus d'orange à un, au plus deux verres, en remplaçant évi-
demment les autres verres par de l'eau.
Je tiens ici à attirer l'attention sut un fait qui relève d'une importance capitale.
La majorité des médications fréquemment utilisées sont directement ou indirec-
tement de puissants anti-histamines. C'est en psychiatrie et pour les patients
089
dépressifs que l'on a recours à la variété la plus puissante. Nombre d'antidé-
presseurs sont des antihistaminiques, au point que certains gastro-entérologues
les utilisent pour traiter les ulcères de leurs patients parce qu'ils sont moins
chers. Il en existe une grande variété, et leurs prix sont plus modestes que ceux
des agents bloquants H2 traditionnels qui inondent le marché. Ceci démontre à
quel point l'industrie pharmaceutique apprécie la signification de l'activité de
l'histamine dans l'organisme. Son rôle n'est pas de nous informer sur le rôle de
l'histamine dans la régulation de l'eau du corps; c'est une entreprise commer-
ciale intéressée par la vente de ses produits. La prochaine fois que votre méde-
cin vous prescrit un médicament, demandez-lui s'il a une quelconque activité anti-
histaminique. En effet, les médicaments antihistaminiques peuvent affecter très
fortement les systèmes immunitaires.
090
essayez de hâter le "changement de paradigme" pour que la pratique médicale
comprenne le problème du métabolisme de l'eau dans le corps.
Conclusion
En nous fondant sur l'approche physiologique de l'émergence de la maladie pré-
sentée dans ce livre, il est désormais possible d'adopter une position résolue
pour que soit mis fin, en moins de deux décennies, aux maladies majeures pro-
duites par la déshydratation sur terre. Le public doit réclamer le changement de
modèle et adopter le nouveau paradigme pour affranchir l'humanité des concep-
tions erronées perpétuées à des fins mercantiles à l'intérieur du système de
santé publique. De même, mes confrères doivent arrêter de traiter les signaux
de déshydratation en prescrivant aveuglément des produits pharmaceutiques ou
en proposant des traitements lourds et contraignants.
091
lettre dans son numéro de 1991. Je vous la présente ici pour votre information.
Portez-la à la connaissance de votre médecin personnel et des administrateurs
de la santé publique. Aujourd'hui, il est possible de se procurer plus d'informa-
tion qu'il n'en faut pour demander et promouvoir un changement nécessaire des
structures de nos systèmes de santé.
Le 24 juillet 1990
Cher Dr Tupper,
092
sant à un confrère estimé, je vous invite à examiner de près le changement de
modèle présenté. Etant donné votre position présidentielle et la confiance que
vos collègues actifs dans la profession ont placée en vous, invitez-les à étudier le
changement de paradigme et à l'appliquer aux soins dont ils entourent leurs pa-
tients. Mes études cliniques et théoriques révèlent qu'un changement de modèle
- qui part d'une attention scientifique exclusivement accordée aux corps dissous
particulaires dans le corps humain et aboutit à l'étude des perturbations qui
frappent différents systèmes, à cause d'une dérégulation du métabolisme du
solvant qui envoie ses signaux de détresse - ouvrira la route à un développement
de nombreuses solutions très efficaces aux problèmes de santé majeurs de
notre société.
J'espère que l'enthousiasme sérieux avec lequel j'ai, au début, invité mes col-
lègues à adopter ce changement soit le reflet de ma sincère bonne volonté pro-
fessionnelle. Il est certain qu'un changement demande une transition en bon
ordre, mais convenons qu'il est urgent. Cependant, sur la base des données scien-
tifiques connues, notre Fondation ne considère pas que le maintien du statu quo
dans la pratique médicale soit dans l'intérêt le mieux compris de la société. C'est
pourquoi nous vous invitons à donner le coup d'envoi à l'établissement d'un pro-
gramme qui permettra aux membres de l'Association Médicale Américaine d'éva-
luer et d'adopter notre changement de modèle.
Avec mes vœux les meilleurs pour votre succès dans la réalisation de possibilités
nouvelles, qu'une approche du changement de modèle scientifiquement fondé ne
manquera pas d'offrir à la société. Vos commentaires ouvriraient un peu plus la
093
voie à ce paradigme nouveau dont le public a besoin, et en indiqueraient la direc-
tion.
Sincèrement,
F. Batmanghelidj
Copies à :
Annexes :
094
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Publications supplémentaires
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Treatment (Journal of the Iranian Médical Council, volume 6, n° 4, pp 280-282,
Septembre 1982)
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- AIDS-Indicator ofa Stress-Induced Metabolic Disorder (pp 10-19, Spécial
AIDS Issue of Science in Medicine Simplified, Août 1989)
- Editorial For the Record (Science in Medicine Simplified, volume 1, Avril 1990)
- Vidéo How To Deal With Back Pain. Le rôle de l'hydratation pour le dos et les
douleurs sciatiques ; une méthode prescrivant un traitement postural simple.
Cette vidéo éducative a pour but de donner une information qui pourrait sauver
des millions de gens des affres qu'infligent les douleurs dorsales et la sciatique,
et qui pourrait leur éviter d'éventuels problèmes postopératoires (Global Health
Solutions, 1991)
- Batmanghelidj F., How to Deal with Back Pain and Rheumatoid Joint Pain (Global
Health Solutions, 1991). Ce livre et la vidéo ont été complétés par des revues, en
particulier par Library Journal et Patrician Production.
102
rent discutés. Le programme est actuellement prévu pour une diffusion sur
d'autres chaînes éducatives. . ...
A propos de l'auteur
103
tement de l'ulcère peptique par l'eau. Il eut la vie sauve afin de poursuivre ses
recherches.
On publia par la suite l'article qu'il avait rédigé en prison dans le Iranian Médical
Council Journal en 1982. Une copie fut envoyée à Londres, traduite et expédiée
au professeur de gastro-entérologie de l'Université de Yale. Le compte-rendu de
sa découverte fut par la suite publié dans le Journal of Clinical Gastroenterology
qui l'invita dans sa colonne éditoriale en juin 1983, alors qu'aux Etats-Unis, c'est
la section scientifique du New York Tîntes qui s'en fit l'écho. En juin 1982, il fut
libéré de prison. Plusieurs mois plus tard, il réussit à fuir l'Iran et arriva en
Amérique avec le désir de poursuivre ses recherches pour partager ensuite sa
découverte médicale avec les scientifiques et les chercheurs américains.
La nature avait révélé aux yeux et au cœur du Dr Batmanghelidj les effets cura-
tifs de l'eau courante toute simple, un phénomène jusque-là demeuré occulté.
C'est pour promouvoir la recherche dans ce domaine et devenir un instrument de
changement structurel dans la médecine actuelle qu'il créa en 1983 la Fondation
pour la Voie simple en Médecine.
C'est dans un volume annuel et sous le titre Science in Medicine Simplified (La
Science médicale simplifiée) qu'en 1989, 1990 et 1991, la Fondation publia les
conclusions de ses recherches sur la perturbation du métabolisme de l'eau et la
production de la maladie. Le Dr Batmanghelidj lança également une campagne de
sensibilisation du public pour qu'il détecte les signaux envoyés par les systèmes
souffrant de la déshydratation chronique dans le corps.
104
En 1992, on l'invita en Iran où il présenta ses idées à la télévision. Il rencontra
également des praticiens et professeurs à l'Université de Téhéran et dans les
hôpitaux universitaires. Aujourd'hui, le peuple iranien teste la simplicité avec
laquelle l'eau guérit nombre des maladies. De fortes réactions de sa part ont im-
posé au corps médical l'abandon progressif des drogues lorsque l'eau par elle-
même peut faire mieux. Les médecins ont dû céder sous la pression et l'impact
de l'idée.
Ce livre, ainsi qu'un autre et une vidéo sur les douleurs dorsales, sont des docu-
ments éducatifs permettant une prise de conscience des effets pervers que la
déshydratation chronique produit sur la santé. Dans le présent ouvrage, F. Bat-
manghelidj partage avec ses lecteurs les conclusions auxquelles ses vastes re-
cherches cliniques et scientifiques ont conduit, en particulier quant au métabo-
lisme de l'eau du corps. Il aimerait montrer combien le système des soins médi-
caux de ce pays peut accéder à une transformation scientifique et accoucher
d'un système plus humain pour le patient, au lieu de continuer à être le prolon-
gement de visées commerciales de l'industrie pharmaceutique et médicale.
Le Dr. Batmanghelidj est convaincu qu'une fois que le public aura réalisé ce
qu'est et représente le changement de modèle en médecine, et qu'il aura compris
que le fait de soigner la déshydratation par l'eau ne cache aucun but commercial,
une transformation scientifiquement fondée du système de santé deviendra une
réalité bienvenue.
105
POUR CEUX QUI PREFERENT ADHERER A LA LOGIQUE DU SIMPLE ET
DU NATUREL EN MEDECINE…
La découverte médicale fondamentale que j’ai réalisée met en valeur cet élément
naturel manquant qui peut prévenir – et même guérir – les pénibles maladies dé-
génératives – naturellement et gratuitement !
Je suis honoré et fier de pouvoir vous informer que mes 18 années de recher-
che, ma formation de médecin et mes 33 ans de pratique médicale ont pu me
permettre de découvrir le traitement le plus simple d’un très grand nombre de
problèmes de santé.
106
Pourquoi nous avons été contraints de faire quantité d’expérimentations
avec les produits chimiques dans l’espoir vain de trouver des remèdes ef-
ficaces – mais ça n’a pas marché - - jusqu’à présent ! Il suffit pour s’en
convaincre de prendre connaissance de la montée en flèche annuelle des
dépenses de santé.
Pourquoi les compagnies pharmaceutiques ont dû créer tant de produits
chimiques qui rendent – c’est prouvé - 2. 000.000 de personnes (aux
États-unis) plus malades encore et entraînent le décès de plus de
100.000 personnes par an (aux États-unis) – même quand ces produits
sont utilisés selon les recommandations des fabricants ! Voyez vous-même
à quel point nous sommes devenus vulnérables ! Le « Washington Post » du
mercredi 15 avril 1998 cite le Journal of the American Medical Associa-
tion qui révèle que : dans les hôpitaux aux États-unis, un patient sur 15
peut s’attendre à devoir souffrir d’un médicament prescrit selon les rè-
gles et qui pourra entraîner le décès chez 5% de ces personnes ! Il faut
savoir qu’UNE admission sur 4 dans les hôpitaux serait à mettre sur le
compte des effets secondaires des médicaments de routine !
Pourquoi tout cela est sur le point de changer et avec quelle simplicité dé-
concertante!
Ce que vous allez découvrir pourrait d’emblée vous paraître trop beau pour être
vrai ! Ce « remède fondamental » découvert depuis peu est si simple que vous
comprendrez difficilement qu’il n’ait pu être découvert plus tôt ! J’apporterai
cependant les preuves de tout ce que vous allez découvrir. Je vous révélerai aus-
si pourquoi je pense que l’industrie pharmaceutique a caché cette information
quand elle a proposé aux médecins confiants de prescrire ses médicaments.
Ce que vous allez lire relève d’une ultime vérité en médecine ! Il s’agit d’un véri-
table don du ciel en ces temps de crise ! Il s’agit du plus important et du plus
simple besoin naturel du corps qui a été dissimulé jusqu’à aujourd’hui !
Vous découvrirez dans ce rapport que nous, médecins, avons été formés à utili-
ser des produits chimiques pour traiter la douleur et la maladie, alors que tout
ce dont le corps a besoin c’est d’eau – un élément naturel, simple et disponible
en abondance. En lisant cette lettre vous réaliserez que l’on a lavé le cerveau
des médecins et qu’on les a conditionnés pour leur faire prescrire des médica-
ments toxiques, alors qu’ils se devraient de recommander à leurs patients le re-
mède naturel le plus sûr de tous : l’eau !
107
Voici la raison pour laquelle nous, médecins, avons commis tant d’erreurs fatales
! Nous traitons les symptômes de façon routinière, ces symptômes qui sont les
signes et les complications de la déshydratation du corps, nous les traitons avec
des produits chimiques qui tuent plus rapidement que la déshydratation elle-
même ! Quelle serait la personne saine d’esprit qui accepterait de prendre des
produits chimiques toxiques, quand le corps a essentiellement besoin d’eau, d’eau
pure, d’eau naturelle comme ultime médication de choix pour soulager la douleur
et prévenir la maladie ?
Vous pourriez penser : « Je sais maintenant que je dois boire de l’eau ; cela suf-
fit. » Mais vous saviez cela depuis toujours ! Ce que vous ne saviez pas, et que
vous devez absolument comprendre, c’est ce qui se passe (et pourquoi) quand, à
votre tour, vous glissez dans la distraction et la négligence comme des millions
d’autres personnes qui ne boivent pas d’eau jusqu’au jour où elles deviennent
sérieusement malades, où elles attrapent telle ou telle maladie pour finalement
mourir de déshydratation. Vous devez aussi vous rappeler que votre corps n’est
pas un « container » qu’il suffit de remplir quand il est vide. Quand la déshydra-
tation en est arrivée au point de produire des symptômes, il faut de la compré-
hension et du temps pour obtenir un rétablissement. Voilà exactement ce que
vous devez comprendre.
Your Body's Many Cries for Water: You Are Not Sick, You Are
Thirsty! by F. Batmanghelidj
108
This book explains a new discovery that lack of water in the body--chronic de-
hydration--is the root cause of many painful degenerative diseases, asthma, al-
lergies, hypertension, excss body weight, andsome emotional problems including
depression. The book explains the damaging effects of dehydration in the
fourth dimension of time.
Les bases mêmes de l’information que vous avez maintenant entre les mains ont
été contrôlées scientifiquement (par des pairs), présentées à différents
congrès médicaux nationaux et internationaux et publiées dans des journaux
scientifiques. Je me vois contraint de vous faire parvenir DIRECTEMENT cette
information parce que l’AMA (Association Médicale Américaine) et les « Natio-
nal Institutes of Health » (Instituts Nationaux de Santé) - que vous financez
avec vos impôts en pensant qu’ils travaillent pour vous – ont jusqu’à aujourd’hui
refusé de révéler au peuple américain que leurs dernières hypothèses concernant
la cause de la douleur et de la maladie étaient erronées.
Tant que j’y suis, et avant de rentrer dans le vif du sujet, permettez-moi de
vous donner une information de base, de vous raconter une histoire vraie qui
dissipera les illusions que vous pourriez encore chérir en croyant que les compa-
gnies pharmaceutiques sont de votre côté !
Comme vous l’apprendrez, j’ai eu le mérite scientifique d’avoir traité avec succès
et uniquement avec de l’eau plus de 3.000 personnes souffrant d’ulcères pepti-
ques. Le rapport de ces événements a été publié dans l’éditorial principal du
Journal de Gastroentérologie Clinique de Juin 1983 (Journal of Clinical Gas-
troenterology) ainsi que dans SCIENCE WATCH (Science Times), numéro du
mardi 21 juin 1983 du « New York Times ».
En tant que clinicien, il m’a paru évident que ces personnes souffraient d’un pro-
blème de déshydratation et que l’on avait du concocter l’appellation « maladie »
pour ne pas avoir compris que la douleur et les troubles locaux pouvaient être
une des manières dont pouvait se manifester une déshydratation persistante du
corps.
109
logie de l’Université du Massachussetts, et qui est maintenant doyen d’une pres-
tigieuse école médicale m’a demandé si je pouvais prouver scientifiquement ce
que j’avançais. J’ai répondu que oui.
J’ai donc entrepris de prouver scientifiquement que le corps humain peut engen-
drer de la douleur quand il est déshydraté. Je me suis donc attelé à le démon-
trer !
J’ai du compulser pas mal de publications médicales pendant plusieurs mois pour
pouvoir rassembler toute cette information. J’ai réalisé un dossier scientifique
bien épais dont j’ai fait plusieurs copies que j’ai fait relier ; cela se passait en
avril 1985, il y a 13 ans ! J’ai fait parvenir un exemplaire de ce dossier à cha-
cun des professeurs qui étaient présents au colloque qui avait eu lieu dans le
bureau du Professeur Spiro. Au cours de nombreuses conférences, j’ai présenté
ma découverte, à savoir que le corps produit de la douleur et développe différen-
tes maladies quand il souffre de déshydratation. L’une de ces conférences a eu
lieu à Monte Carlo en 1989, c’était la 3ème Conférence Mondiale sur les proces-
sus inflammatoires.
Ci-dessous l’histoire qui devrait réduire à néant tous les mythes qui pourraient
faire croire que les compagnies pharmaceutiques sont du côté des consomma-
teurs ! En automne 1988, je fus invité à donner une conférence au Congrès de la
Société de Gastroentérologie qui se tenait à l’Hôpital des Forces Armées à
Riyadh, en Arabie Saoudite – un hôpital et un pays qui ne manquent pas de
moyens ! On me présenta à un représentant local d’une grande compagnie phar-
110
maceutique qui produit l’un de ces médicaments anti-douleur. Cet homme ignorait
tout de moi et du sujet que j’allais aborder. Il était simplement curieux, car
j’étais américain et m’étais rendu en Arabie Saoudite pour prendre la parole au
cours d’un colloque médical.
Il m’a demandé, « utilisez-vous notre produit ? « - J’ai répondu que non.
Alors je lui ai posé les deux questions qui m’avaient préoccupé pendant tout un
temps :
« En tant que chercheur ayant étudié les effets de l’histamine sur la physiolo-
gie, vous devez savoir que votre compagnie est bien au courant du rôle essentiel
de l’histamine pour la régulation de l’eau dans le corps, ainsi que des problèmes
de déshydratation. En tout premier lieu, pourquoi faites-vous tant d’efforts
pour bloquer son action ? Et en second lieu pourquoi n’expliquez-vous pas ce rôle
régulateur de l’eau dans le corps aux cliniciens auxquels vous recommandez de
bloquer l’action de l’histamine par l’utilisation de vos produits ? »
Que pensez-vous qu’il m’ait répondu ? Sur un ton irrité, il m’a répondu : « Nous
ne sommes pas ici pour faire l’éducation des médecins. Il leur appartient de
découvrir cela par eux-mêmes ! Notre compagnie s’occupe de fabriquer et de
vendre un produit ! « C’était exactement ce à quoi je m’étais attendu !
« La plus grande tragédie de l’histoire de la médecine est le fait que les profes-
sionnels de la santé n’ont pas compris la variété des besoins en eau du corps. »
Dr F. Batmanghelidj
Le vrai message : plus de douleurs, une vie plus saine et plus longue. Où et com-
ment pensez-vous que j’aie pu faire ma découverte ? Les secrets du « cadeau du
111
ciel » que représente le traitement par l’eau m’ont été révélés dans le lieu le
plus invraisemblable que vous puissiez imaginer : dans une prison politique du
Moyen-Orient ! C’était en 1979 quand l’enfer s’est déchaîné et que j’ai été em-
porté dans le brasier.
Après avoir reçu mon diplôme de l’Université de Londres (St. Mary’s Hospital
Medical School) et avoir eu l’honneur d’être choisi comme médecin résident de
ma propre école de médecine, je suis retourné en Iran où j’étais né, pour met-
tre sur pied des cliniques et centres médicaux en vue de venir en aide aux plus
démunis. Tout s’est très bien passé ; c’est alors que le volcan politique a explo-
sé.
C’est ce que vous avez vu à la télévision. Des masses en furie voulant renverser
le Shah et le gouvernement iranien. Ces événements historiques ont présenté
des aspects tout à fait tragiques. Tous les gens créatifs et quantité de profes-
sionnels qui étaient restés au pays furent rapidement arrêtés, interrogés et em-
prisonnés. Certaines personnes furent exécutées dans les premiers jours. Les
activités de ces tribunaux « révolutionnaires » consistaient à relever les identi-
tés, prononcer une culpabilité et à exécuter la sentence. Les audiences ne du-
raient généralement pas plus de dix minutes ; certaines personnes disposaient
d’un peu plus de temps avant que leur sort ne soit fixé. J’ai eu la chance de me
trouver parmi les personnes du deuxième groupe. Je suppose que ma qualité de
médecin a été appréciée par les autorités de la prison ; c’est ce qui explique le
temps supplémentaire qu’il a fallu pour que mon sort soit fixé.
La prison Evin où je fus incarcéré avait été construite pour 600 personnes. A un
moment donné, elle contenait entre 8.000 et 9.000 prisonniers! Dans la ligne de
leur ferveur révolutionnaire et en vue de séparer diverses factions politiques, les
autorités de la prison entassèrent jusqu’à 90 personnes dans des cellules qui
avaient été construites pour abriter de 6 à 8 prisonniers ! Dans ces conditions,
un tiers des prisonniers avaient la possibilité de se coucher, tandis que les deux
autres tiers vivaient accroupis ou debout. Au bout de quelques heures, les pri-
sonniers devaient changer de position.
Le cauchemar de la vie et de la mort dans cet antre infernal hantait tout un cha-
cun et mettait à rude épreuve le courage des faibles comme des plus forts. C’est
à ce moment précis que le corps humain put me révéler certains de ses plus
importants secrets, secrets qui n’ont jamais été pris en compte dans la profes-
sion médicale.
Pour la plupart des prisonniers dont les âges variaient de 14 à 80 ans, la vie ex-
trêmement dure de la prison provoquait un stress énorme, de même que quantité
de maladies. C’était peut-être le destin qui m’avait choisi pour être présent en
cet endroit, comme pour pouvoir venir en aide à ces personnes désespérées.
112
C’est une fois tard dans la nuit, environ deux mois après avoir été arrêté (j’avais
d’abord été mis au secret pendant 6 semaines) que j’eus la révélation de ma des-
tinée. Elle me parla dans les termes les plus clairs, les plus forts et changea ma
vie pour toujours.
Il était 11 heures du soir passé. J’étais resté debout pour veiller un compagnon
qui souffrait de douleurs terribles à l’estomac. Il ne savait plus marcher. Deux
hommes devaient l’aider à se tenir debout. Il souffrait d’un ulcère peptique et
réclamait des médicaments pour la douleur. Il s’effondra quand je lui expliquai
que l’on ne m’avait pas autorisé à introduire des médicaments dans la prison.
C’est alors que « la découverte » se fit ! Je lui ai donné deux verres d’eau. Sa
douleur s’effaça dans les minutes qui suivirent et il put à nouveau se tenir de-
bout … il rayonnait ! Vous ne pouvez imaginer sa joie suite au soulagement qu’il
éprouvait, même dans ces conditions épouvantables.
Il n’eut plus de douleur et de problème pendant tout le temps qu’il resta en pri-
son. Son traitement à l’eau dans cet environnement pénible m’avait complète-
ment bouleversé en tant que médecin. Je savais maintenant que j’avais été le
témoin de la puissance curative de l’eau et que l’on ne m’avait jamais rien ensei-
gné de pareil au cours de mes études médicales. Je suis certain que pareille ob-
servation n’avait jamais été faite dans la recherche médicale.
Si l’eau avait été capable de guérir une aussi douloureuse maladie dans un envi-
ronnement aussi stressant, il fallait sans aucun doute poursuivre la recherche !
C’est alors que le franc est tombé ! J’ai alors réalisé que ma destinée en tant
que thérapeute m’avait conduit dans ce « laboratoire du stress humain » pour
m’apprendre une nouvelle voie en médecine et me faire découvrir plusieurs au-
tres secrets du corps humain. J’ai ouvert les yeux. Instinctivement, j’ai réalisé
pourquoi j’avais été amené en prison !
113
pouvait traiter et guérir plus de maladies que n’importe quel médicament que je
connaissais.
Je lui donnai un troisième verre d’eau.- C’est alors que sa douleur disparut com-
plètement endéans les quatre minutes.
Cet homme était dans une semi conscience et au bord de la mort. Il avait pris
une quantité importante de médicaments pour son ulcère – sans aucun résultat.
Et maintenant, après avoir bu seulement 3 verres d’eau du robinet, ses douleurs
avaient disparu ; il avait pu s’asseoir et parler avec ses compagnons. Quelle dé-
couverte humiliante ! Et moi, qui étais persuadé avoir reçu la meilleure forma-
tion médicale du monde !
114
Au cours de mes années de captivité , j’ai pu guérir plus de 3.000 cas d’ulcères
avec uniquement de l’eau. C’était dans cette prison d’Evin – ce « laboratoire du
stress » que l’Univers m’avait donné.
Toute ma gratitude va à cette eau, médication simple, pure, gratuite pour tous.
Cette eau que nous trouvons tous ordinaire et banale ! Cette eau que la profes-
sion médicale a dédaignée et trouvée indigne de recherche !
Depuis que mes yeux se sont ouverts sur les possibilités thérapeutiques natu-
relles de l’eau, j’ai pu la voir guérir et soulager des centaines de maladies incura-
bles et quantité de douleurs chroniques.
« Dans les sociétés avancées, le fait de boire du thé, du café, de l’alcool et au-
tres boissons industrielles en tant que substituts à l’eau pure pour combler les
besoins du corps » stressé » est une erreur de base qui est catastrophique. Il
est vrai que ces boissons contiennent de l’eau, mais le reste est constitué d’
agents déshydratants. Le corps se débarrasse de l’eau dans laquelle ces produits
se dissolvent en plus d’une partie des réserves du corps !... Il n’est en général pas
possible de consommer des boissons industrielles pour satisfaire totalement les
besoins du corps en eau. » Dr F. Batmanghelidj
J’ai vu l’eau inverser complètement des états comme : l’asthme, l’angine de poi-
trine, l’hypertension, les maux de tête, les migraines, les douleurs arthritiques,
les maux de dos, la constipation chronique, les douleurs de la colite, les brûlures
d’estomac, l’hernie hiatale, la dépression, le syndrome de fatigue chronique, les
taux élevés de cholestérol, les troubles matinaux, les problèmes de poids, et
même des problèmes cardiaques nécessitant l’intervention chirurgicale.
La réponse est simple et belle – parce que tous ces problèmes de santé se mani-
festent quand il n’y a pas assez d’eau dans le corps. CE SONT DES ETATS DE
DESHYDRATATION DE TELLE OU TELLE PARTIE DU CORPS. Telle est
115
l’information qui manquait pour comprendre la cause fondamentale des maladies
du corps.
Faut-il s’étonner que les compagnies pharmaceutiques ne veuillent pas que les
médecins découvrent la relation qui existe entre la déshydratation locale et la
douleur ?
Il est maintenant facile de réaliser que les plupart des maladies du corps sont en
fait le signe de manque d’eau dans la partie du corps qui est en souffrance.
En dépit de ce que l’on peut enseigner aux médecins dans les universités, nous
pouvons affirmer que le premier médicament de choix de ces états pénibles de
santé n’est pas un quelconque médicament de marque, mais bien l’eau.
Les patients que j’ai traités n’ont pas eu besoin de médicaments, de régime spé-
ciaux ou de chirurgie coûteuse. Ils ont simplement eu besoin de l’élément le plus
important dont leur corps était privé – même dans des conditions de stress
épouvantable et en danger de mort. C’est l’eau qui les a guéris parce que le stress
les avait encore déshydratés davantage. Et c’est le manque d’eau dans différen-
tes parties de leur corps qui avait engendré leurs problèmes. Dans leurs corps
déshydratés, l’activité des cellules ne pouvait plus se poursuivre normalement et
avait engendré douleur et maladie.
Tout ceci pourrait vous paraître incroyable si c’est en fait la première fois que
vous en entendez parler. L’establishment médical vous a, en effet, fait com-
prendre que si vous souffrez d’une maladie, la meilleure chose que vous puissiez
vous offrir est un traitement régulier- de longue durée- sans garantie de véri-
table guérison. Mais, à partir du moment où vous comprenez comment fonctionne
le corps, la merveilleuse simplicité de l’eau comme médicament de choix, gratuit
et toujours disponible pour tant de problèmes de santé, commence enfin à pren-
dre sens.
Chaque fonction du corps est régulée par l’eau et dépend de l’eau. L’eau doit être
disponible pour apporter les éléments vitaux, l’oxygène, les hormones, les mes-
sagers chimiques à travers tout le corps. Sans une quantité suffisante d’eau
pour hydrater toutes les parties du corps, certains organes ou certaines parties
du corps ne pourront recevoir les éléments vitaux que l’eau seule est capable de
véhiculer.
L’eau est aussi nécessaire pour éliminer les résidus toxiques des cellules. En
fait, il y a au moins 50 raisons qui peuvent expliquer pourquoi le corps a besoin
d’une quantité suffisante d’eau qui doit lui être fournie journellement. Sans ap-
port régulier d’eau à toutes les parties du corps, le système d’alerte doit entrer
116
en action. C’est alors que les systèmes de messagers chimiques dirigés par
l’histamine sont activés pour réduire les quantités d’eau dans certaines régions
du corps. Quand l’histamine et les régulateurs d’hydratation rencontrent des
nerfs, la douleur apparaît.
Ils ne réussiront jamais à guérir vos problèmes avec des médicaments – simple-
ment parce que vous n’êtes que déshydratés. Même si vous prenez quantité de
boissons, le paradoxe
veut que vous soyez toujours déshydratés. Certaines boissons ne font
qu’aggraver la déshydratation. C’est comme cela que leurs fabricants réalisent
des ventes colossales. La plupart des boissons provoquent une soif inextinguible –
des enfants consomment jusqu’à 14 sodas par jour, certains jusqu’à 25. Il n’y a
que l’eau qui puisse hydrater le corps et guérir les maladies de déshydratation !
117
Mon but est de faire comprendre les mécanismes de déshydratation, d’en faire
connaître les signes pour vous éviter des problèmes de santé provoqués par les
médicaments utilisés pour réduire au silence les signaux d’alarme du corps qui
réclame de l’eau.
J’ai utilisé l’eau pour traiter des personnes souffrant de maladies « incurables ».
J’ai guéri des gens qui souffraient depuis 10ans, 20 ans, 30 ans à la suite de dés-
hydratation.
La Clinique Mayo avait décrété que Lloyd Palmer du Minnesota était incurable.
Depuis 1965 il avait souffert d’arthrite affreusement douloureuse de la colonne
vertébrale- spondylite ankylosante. Sa colonne était toute tordue et ne pouvait
plus bouger. Il souffrit ainsi pendant 31 ans, jusqu’à ce qu’il commence à boire de
l’eau et à prendre du sel. Il écrit : « Depuis que j’ai commencé à prendre de
l’eau et du sel je ne souffre plus et il y a déjà un an que cela dure. Ma tension est
aussi redevenue normale. Chaque jour qui passe, je remercie Dieu d’avoir été
libéré de mes souffrances. » L’histoire de Lloyd Palmer est si incroyable que Paul
Harvey l’a racontée dans son émission ABC-News. Il a aussi écrit un article de
presse qui a été reproduit dans plusieurs centaines de journaux.
Au cours d’une récente émission télévisée ABC, Peter Jennings rapportait qu’on
estime à 110 millions le nombre d’américains qui souffrent de douleurs chroni-
ques. L’information médicale révolutionnaire dont ces gens ont besoin pour re-
couvrer la santé se trouve maintenant dans vos propres mains. Reprenez votre
pouvoir en mains et informez-vous au maximum , maintenant que vous en avez la
possibilité. Apprenez les secrets d’une longue vie sans souffrances.
Attention ! Il est relativement facile de comprendre ce que l’eau peut faire dans
le corps, mais il faut garder à l’esprit qu’il y a malgré tout un peu plus à réaliser
que juste boire de l’eau. Vous devez apprendre à réhydrater votre corps avec
précaution et graduellement. Vous devez pouvoir reconnaître vos propres indica-
teurs de déshydratation. Nous sommes tous différents. Vous devez apprendre ce
qui peut se passer dans votre propre corps quand il se déshydrate. Tout le mon-
de ne se déshydrate pas de la même façon.
118
Vous devez apprendre comment recommencer à boire de l’eau de façon à ce que
celle-ci ne s’accumule pas dans vos poumons- surtout si vous avez été déshydra-
té pendant longtemps ou si vous êtes sous médicaments.
Je suis furieux quand j’apprends que l’on fait suivre de longs et coûteux traite-
ments médicamenteux ou autres traitements inutiles comme l’acupuncture, les
manipulations, la chirurgie, les régimes, les hautes doses de vitamines, la psycho-
thérapie, l’hypnose, le massage à des personnes qui n’ont d’autre besoin que d’eau
pour résoudre leurs problèmes.
Vous êtes en possession d’une information exclusive qui peut sauver des
vies
Dépassez l’ignorance médicale qui a classé dans les maladies tant d’états
de déshydratation
Quand on m’a finalement déclaré innocent des charges qui pesaient sur moi et
que l’on a voulu me libérer – j’ai demandé à rester en prison pour terminer ma
recherche- je suis resté 4 mois de plus ! A cette époque j’étais en pleine recher-
che, dans une phase qui devait à tout prix être menée à bonne fin… Les officiels
de la prison ne purent en croire leurs oreilles, mais ils marquèrent leur accord…
- Quand je quittai la prison – après 2 ans et 7 mois – j’avais acquis assez de don-
nées cliniques pour modifier complètement ma façon de pratiquer la médecine –
d’en faire un art thérapeutique, accueillant pour les patients et véritablement
basé sur la science. Mon message est tout simple : C’est la déshydratation
chronique qui entraîne la souffrance et tue prématurément.
119
J’ai quitté toutes mes possessions et mon pays au cours d’une nuit d’automne
1982. J’ai passé la frontière pour me rendre en Turquie. En novembre 1982 j’ai
pu atteindre l’Amérique pour y poursuivre ma recherche. J’étais impatient de
partager le résultat de mes recherches avec les scientifiques de ce pays.
J’avais naïvement pensé que ce que j’avais découvert pouvait avoir de
l’importance aux yeux des chercheurs de ce pays.
Face au peuple américain, ils ne peuvent admettre qu’ils ont fait une terrible er-
reur et que les médicaments ne constituent pas le meilleur traitement pour de
nombreuses maladies. Ils ne peuvent admettre que cette bévue a coûté des tril-
lions de dollars à la société. Ils ne peuvent affronter le public et lui dire : «
Nous regrettons, nous avons maintenant découvert que, dans la plupart des pro-
blèmes de santé, vous n’êtes pas malade, mais simplement déshydraté ! « - Je
réalise maintenant que ma mission ne pourra être réalisée que quand j’aurai
trouvé un moyen d’atteindre le public directement – c’est la raison pour laquelle
vous avez aujourd’hui ce rapport entre les mains. A partir d’aujourd’hui vous de-
vez être conscient que cette découverte médicale capitale peut changer votre
vie pour toujours…Je n’ai pas inventé l’eau. Je n’ai fait que découvrir son impor-
tance pour la santé et le bien-être. Mon programme d’information pourra vous
montrer comment jouir d’une bonne santé et d’une grande vitalité tout simple-
ment en bénéficiant des miracles cachés dans un verre d’eau…
Contrairement aux médicaments toxiques qui sont utilisés pour traiter la dés-
hydratation, l’eau est gratuite. Elle ne coûte rien, elle n’a pas d’effets secondai-
res, elle répond aux vrais besoins de votre corps.
« Il est criminel qu’en cette fin du 20ème siècle, la déshydratation humaine soit
encore traitée au moyens de poisons lents. » Dr F. Batmanghelidj
Ecoutez bien !
120
: « On ne s’était pas rendu compte que la déshydratation favorisait les maux de
tête. » Plusieurs compagnies pharmaceutiques recommandent cependant : « Pre-
nez votre pilule avec un grand verre d’eau » !
Bien sincèrement,
Dr F. Batmanghelidj, M.D.
Bibliographie:
VIDEOS
121
[Link]
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* * *
D’une part, elle est incorporée aux structures moléculaires qui sont les rouages
mêmes de la vie, d’autre part, elle circule en dehors de ces structures pour ap-
porter les éléments nutritifs nécessaires à leur fonctionnement et assurer
l’élimination des déchets… Les tâches de l’eau dans l’organisme sont fort diver-
ses : ce n’est pas seulement un support passif, chargé de véhiculer des minéraux
et les molécules organiques d’un point à l’autre : le dynamisme de l’eau condition-
ne en réalité l’essentiel de ses fonctions…Les 200 ha de marécages qui consti-
tuent le corps humain sont donc irrigués par 100.000 km de canaux capillaires
chargés à la fois d’apporter les substances nutritives et d’éliminer les toxines et
déchets, dont l’indésirable présence, si elle se maintenait, entraînerait par accu-
mulation une pollution du marécage, doublée de répercussions néfastes sur la
santé humaine… chaque jour naissent et meurent 200 milliards de globules rou-
ges…
L’eau qui assure à la fois les phases de dégradation et de reconstruction des mo-
lécules intervient dans la biosynthèse des quelque 100.000 protéines et enzymes
qui constituent les êtres vivants. » Extraits, Jeanne ROUSSEAU, Docteur en
Pharmacie <
[Link]
122
Quantités d’eau éliminées par jour :
- Fèces 50 à 200 ml
[Link]
Une fameuse nouvelle ! Ce livre écrit par un médecin célèbre explose littérale-
ment comme une bombe atomique… Il s’agit d’un tout nouveau paradigme qui tou-
che à la cause, ainsi qu’à la prévention de nombreuses maladies dégénératives ! »
Nutri Books
* * *
* En tant que médecin ( j’ai 73 ans) j’ai honte quand je réalise la façon dont
nous avons permis à l’industrie pharmaceutique de pirater et détourner notre
123
profession jadis honorable, comme de prendre le contrôle de nos plumes pour
vendre des produits chimiques, qui manifestement nuisent et tuent. ([Link])…
* L’eau devrait être placée en tête de la liste des nutriments. Après tout, elle
constitue le tout premier instrument dans la libération des énergies .
Le fait que c’est l’intérieur des cellules qui se déshydrate quand le corps manque
d’eau est le phénomène le plus important à comprendre. (P.34)
124
* La réserve d’eau libre ne peut être maintenue que par un apport extérieur
régulier. La meilleure forme d’eau libre qui puisse être apportée au corps est
l’eau dans son état naturel. Les boissons du commerce ne restent pas suffisam-
ment longtemps dans le corps pour accomplir les fonctions que remplit l’eau na-
turelle pure. La plupart des éléments qui sont ajoutés à l’eau au cours de la fa-
brication des boissons commerciales sont des agents déshydratants…. (P.7)
La plupart des gens croient que les boissons du commerce peuvent remplacer
l’eau dans le corps. Vu que ces boissons contiennent de l’eau, les gens croient que
leur corps en sera normalement pourvu. Cette idée est fausse. Il est clair que la
consommation sans cesse croissante de nombreux sodas contenant de la caféine
est l’arrière-plan de nos problèmes habituels de santé.
La déshydratation à l’intérieur des cellules peut produire des symptômes gra-
ves, qui dans certains cas pourraient mener jusqu’à des crises mortelles, même
sans qu’apparaisse le symptôme de la bouche sèche. La médecine moderne a
confondu ces symptômes de déshydratation internes, localisés et les a baptisés :
maladies. Le résultat, c’est que l’on utilise des médicaments toxiques jusqu’à ce
que la personne en meure. (P. 7)
* Toute nourriture qui doit être « détruite » pour être métabolisée nécessite
l’influence chimique de l’eau – l’hydrolyse – avant que son énergie ne puisse être
utilisée par les cellules du corps… L’eau transfère son énergie cachée aux subs-
tances qu’elle hydrolyse – augmentant leur potentiel énergétique d’environ un
ordre de magnitude. (P.47)
125
production finale d’énergie après hydrolyse pourra atteindre jusqu’à 700 calo-
ries. (P.32.)
* Perception de fatigue
* Perception d’ irritation
* Perception d’angoisse
* Perception de dépression
* Perception d’inadéquation
* Perception de tête lourde
* Envies, besoins (maladifs)
* Agoraphobie
* Bouffées de chaleur
126
sante) que simplement l’eau et le sel… Dans toute la liste des thérapies effica-
ces, rien n’est plus important que l’eau et le sel… La cure d’eau est la solution de
santé numéro un ! (P.110)
127
* Mon dernier livre « Water cures - Drugs kill » a montré comment l’eau peut
inverser le cours de plus de 90 problèmes mineurs ou majeurs de santé. (P.139)
* Le corps humain a constamment besoin d’eau. Il perd de l’eau par les pou-
mons quand nous respirons. Il perd de l’eau au travers de la peau par la trans-
piration, par l’urine que nous émettons, par les selles… ainsi une personne consti-
pée est vraiment une personne déshydratée ! (P.200)
----------------------------------------------------------------
* Les patients continuent de prendre des médicaments parce qu’ils ne sont pas
guéris. Ils ne sont que « traités » ! ([Link])
* Pourquoi ai-je passé tant de temps et dépensé tellement d’énergie pour ap-
porter de nouvelles bases scientifiques à la médecine, partout en Amérique ?
(Sans qu’il n’y ait de résultats NDLT-) Je me console en pensant que l’ informa-
tion secrète que je possède au sujet d’une santé radieuse et du bien-être doit
absolument atteindre les gens simples et confiants qui deviennent malades parce
qu’ils ne savent pas que leur corps réclame de l’eau. ([Link])
128
maintien de certaines approches du NIH en matière de recherche médicale… Il
est maintenant clair que les institutions qui se servent de vos impôts, de l’argent
que vous avez parfois si péniblement gagné ne se soucient nullement de votre
santé et bien-être. Il est devenu évident que ceux qui prétendent chercher des
solutions à vos problèmes sont ceux-là même qui les engendrent. (P. XVI)
* Vous devez relire les livres plusieurs fois pour comprendre l’extrême impor-
tance du rôle indispensable de l’eau dans le corps humain ; ainsi, vous deviendrez
vous-même guérisseur. (P. XVII
Note du traducteur :
La plupart des maladies modernes sont causées par des expositions prolongées à
une combinaison de styles de vie négatifs et de facteurs environnementaux
129
toxiques, incluant : la nourriture, la malnutrition, les pesticides, les antibiotiques,
les fours à micro-ondes, la pollution chimique de la nourriture, de l’eau et de
l’air, le manque d’exercice et le stress chronique. Ces facteurs sont de plus ag-
gravés par l’échec de la médecine moderne à les reconnaître comme agents de
maladies et de mort, ainsi qu’à l’absence de mesures réellement préventives. Les
mêmes compagnies qui fabriquent les produits chimiques, produisent également
les médicaments ; le cercle vicieux du profit ne relève pas de la seule théorie !
Ce que vous ignorez ne peut pas vous faire de mal.
Dr. Joel Robbins - "La maladie se définit comme une altération de la santé. Elle
apparaît quand une cellule ne fonctionne pas à 100% et ce, à la suite d’un trauma-
tisme, d’une toxine, de problèmes au niveau de la connexion des cellules entre
elles. La maladie a un rapport direct avec le stress. Elle est la réponse du corps
au mal qui lui a été causé. Le corps s’efforce par tous les moyens de nous garder
en vie. L’intelligence du corps est capable d’inverser le processus de la maladie
pour un retour à la santé, une fois la cause du trouble de santé éliminée.
130
Facteurs de transfert (Transfer Factors), Immunodéficience / Auto-immunité
Plus de 3.000 articles ont été publiés sur les facteurs de transfert. « 4 Life Re-
search » aux Etats-Unis a accumulé des milliers de témoignages sur l’efficacité
des produits Transfer Factor et Transfer Factor plus TM. Ces produits ont fait
l’objet d’études de laboratoire et d’études cliniques. Tous les trois ans,
l’Association « The International Transfer Factor Society » organise un sympo-
sium international sur les études publiées sur les Facteurs de Transfert. Le on-
zième symposium international sur les Facteurs de Transfert a eu lieu à Monter-
rey au Mexique en mars 1999.
131