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Variabilité Pluviométrique et Sécheresse au Tchad

L'étude analyse la variabilité pluviométrique et les sécheresses dans le Sud du Tchad sur la période 1960-2008, révélant une tendance à la baisse des précipitations et des périodes de sécheresse modérées et extrêmes. Les résultats, basés sur l'indice standardisé des précipitations (SPI) et divers tests statistiques, montrent une grande variabilité des précipitations, avec des sécheresses notables entre 1965-1967 et 1980-1987. Cette recherche souligne l'impact du changement climatique sur la disponibilité en eau dans cette région, essentielle pour l'agriculture et l'économie locale.

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Variabilité Pluviométrique et Sécheresse au Tchad

L'étude analyse la variabilité pluviométrique et les sécheresses dans le Sud du Tchad sur la période 1960-2008, révélant une tendance à la baisse des précipitations et des périodes de sécheresse modérées et extrêmes. Les résultats, basés sur l'indice standardisé des précipitations (SPI) et divers tests statistiques, montrent une grande variabilité des précipitations, avec des sécheresses notables entre 1965-1967 et 1980-1987. Cette recherche souligne l'impact du changement climatique sur la disponibilité en eau dans cette région, essentielle pour l'agriculture et l'économie locale.

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Rev. Ivoir. Sci. Technol.

, 23 (2014) 13 - 30 13
ISSN 1813-3290, [Link]

IMPACT DE LA VARIABILITÉ PLUVIOMÉTRIQUE ET DE LA


SÉCHERESSE AU SUD DU TCHAD : EFFETS DU CHANGEMENT
CLIMATIQUE

Abdoulaye BEDOUM 1,2, Clobite BOUKA BIONA 3, Mbanghoguinan


ALLADOUM 2, Issak ADOUM 2 et Laohoté BAOHOUTOU 4
1
Université de Douala, Faculté des Sciences, Centre de Physique Atomique
Moléculaire et Optique Quantique (CEPAMOQ), BP 8580, Cameroun
2
Université de N’Djaména, Faculté des Sciences Département de
Physique, BP 1027, Tchad
3
Université Marien NGOUABI, Brazzaville, Département de Physique,
Laboratoire de Physique de l’Atmosphère et Centre de Recherche sur les
Tropiques Humides (CRTH) BP 69, Congo
4
Université de N’Djaména, Faculté des Sciences Humaines et Sociale.
Département de Géographie, Tchad

_____________________
* Correspondance, e-mail : bedabdoulaye@[Link]

RÉSUMÉ

L'analyse des séries chronologiques des précipitations journalières,


mensuelles et annuelles, enregistrées au Sud de la République du Tchad, fait
apparaître l'existence des périodes sèches et humides. Elle permet de
constater une forte tendance à la baisse des précipitations et d'importantes
relations de dépendances. L'étude effectuée est généralement basée sur les
valeurs de l'indice standardisé des précipitations calculé sur la période d'étude
(1960-2008) soit 48 ans d'observations. Les résultats obtenus montrent une
grande variabilité des valeurs du SPI. Cependant les tests Statistiques de
Buishand, segmentation d’Hubert, la régression linéaire et la pente de Mann-
Kendall utilisés confirment cette variabilité pluviométrique. Les périodes de
sécheresses les plus remarquables par leur intensité de (1965-1967) et (2002-
2005) est modérée et celle de 1980-1987 est extrêmement sévère pendant
lesquelles elles sont ressenties sur l'ensemble des stations du Sud du Tchad.
En outre, les années sèches, la fin de 1970 et 1980 à 1987 reconnues par
l’Organisation Mondiale de la Météorologie (OMM) comme année de
sécheresse ont été mises en évidences dans la zone Sud du Tchad.

Mots-clés : variabilité, précipitations, sécheresse, tests statistiques, Tchad.

Abdoulaye BEDOUM et al.


14 Rev. Ivoir. Sci. Technol., 23 (2014) 13 - 30

ABSTRACT
Impact of rainfall fluctuations and drought in the Southern Chad:
effects of climatic change

The analysis of the chronological series of monthly and annual precipitations


recorded in the south of the Republic of Chad indicates the presence of dry
and rainy periods. It allows us to observe a high tendency towards a drop in
precipitation with some important dependency relations. The study is
generally based on the Standardized Precipitation Index (SPI) values,
calculated within the period 1960-2008, which is an observatory period of 48
years. The results show a great variability in SPI values. However statistical
tests of Buishand, segmentation procedure of Hubert, linear regression and
slope of Mann-Kendall confirm this variability in rainfall. The historical
evolution of the SPI made it possible to define with more precision the
periods of rainfall deficits corresponding to periods of drought of moderate
intensity (1965-1967; 2002-2005) and extreme severity (1980-1987) during
which drought are felt on all stations across South Chad. Moreover, dry
years, the end of 1970 and 1980 to 1987 recognized by the World
Organization of Meteorology (OMM) as year of dryness were highlighted in
the Southern zone of Chad.

Keywords : variability, precipitation, drought, statistics tests, Chad.

I - INTRODUCTION

Le Tchad, est l’un des pays du Sahel qui souffre de la pénurie d’eau d’une
saison à une autre, et d’une année à une autre. Pour tenter d’élucider ce
problème de manque d’eau, il est indispensable d’analyser les séries
pluviométriques et d’évaluer l’effet de leur variabilité, en fonction du
changement climatique. L’extension spatiale de la sécheresse est
généralement plus importante que celle des autres risques naturels et ses
impacts sont non structuraux et difficiles à quantifier. Comparé aux autres
phénomènes hydrologiques, telles que les inondations, le développement des
sécheresses est lent. De plus il est très difficile d'identifier son début et sa fin.
D’un point de vue météorologique, la sècheresse peut se définir comme un
comportement anormal mais récurrent du climat lié essentiellement à
l’absence de précipitations que reçoit une région dans un laps de temps
déterminé. L’analyse de la récurrence et de la persistance de ce phénomène
par des méthodes scientifiques cherche à établir une estimation des durées et
des probabilités qui pourront contribuer à la planification de stratégies de
mobilisation et de gestion des ressources en eau.

Abdoulaye BEDOUM et al.


Rev. Ivoir. Sci. Technol., 23 (2014) 13 – 30 15

D'intenses efforts ont été déployés pour le développement de nouvelles


méthodologies de quantification des aspects liés à la sécheresse, tels que les
différences spatiales de la sécheresse [1], la prédiction des sécheresses par les
indices de la circulation atmosphérique [2], et l'atténuation des effets de la
sécheresse [3]. Mais, plus d'efforts ont été surtout développés pour estimer
des indices de la sécheresse permettant une identification précoce de son
intensité et son ampleur. Pendant le vingtième siècle, plusieurs indices de
sécheresse ont été développés, basés sur différents variables et paramètres.
Ces indices permettent l’analyse et la planification continue des sécheresses
dans le temps et dans l’espace [4]. [5] ont indiqué que le temps mis par les
eaux de pluie jusqu'au moment de leur utilisation est fonction de plusieurs
facteurs.

Par conséquent, la connaissance du temps d’accumulation des déficits de


précipitations est extrêmement importante car elle spécifie les divers types de
sécheresse : hydrologique, environnementale, agricole, urbaine… La plupart
des indices de sécheresse sont conçus pour des échelles de temps fixes tel que
l’indice de sévérité de Palmer [6]. Ce dernier ne permet pas l’identification
des séquences sèches pour une période inférieure à 9 mois et ne peut pas être
utilisé comme indicateur pour comparer l'intensité des sécheresses entre deux
régions [7]. Cependant, [8] pensent que l'indice de sévérité de Palmer est
conçu pour l'agriculture bien qu'il ne représente pas exactement les effets
hydrologiques résultant des sécheresses de longue période. Quant à L'indice
standardisé de précipitation « SPI » (Standardised Precipitation Index), il a
été développé en 1993 en vue de caractériser les déficits de précipitations
pour une période donnée [9].
Il reflète l'impact de sécheresse sur la disponibilité des différentes ressources
en eau. Cet indice est calculé surtout lorsque la précipitation n'est pas
normalement distribuée, notamment pour des périodes inférieures à 12 mois.
De plus, le SPI est comparable dans le temps et l’espace [10]. Etant donné
qu’il est robuste, le SPI a été largement utilisé pour étudier la sécheresse dans
différentes régions : Italie [11], Grèce [12], Espagne [13] et Mexique [9].
Dans ce travail, le SPI, calculé sur une longue période, est utilisé pour
analyser des séries des précipitations annuelles, mensuelles et journalières du
Sud du Tchad afin de montrer leurs dépendances pour le climat et pouvoir
caractériser la fréquence des séquences sèches.

Abdoulaye BEDOUM et al.


16 Rev. Ivoir. Sci. Technol., 23 (2014) 13 - 30

II - MATÉRIEL ET MÉTHODES

II-1. Description de la zone d'étude

La région du Sud du Tchad est située entre les longitudes 14° et 22° Est et les
latitudes 7° et 11° Nord (Figure 1). Dans cette zone, la disponibilité en eau
est à la fois source de vie et base de toute activité économique et agricole.
Cette région du pays reçoit en moyenne une pluviométrie d'environ 1000 mm
par an et doit affronter de très sérieux problèmes liés au manque d’eau
caractérisé par une distribution spatiale et temporelle très irrégulière des
précipitations d'une station à l'autre. C'est dans ce contexte que nous
proposons de faire l'étude des données pluviométriques observées au niveau
du sud Tchadien afin de dégager les caractéristiques de la sécheresse
météorologique.
En effet, le Sud du Tchad forme une très vaste zone aux reliefs très variés,
marqué par une saison sèche qui débute d'Octobre à Avril et une saison de
pluie de Mai à Septembre. Cette zone est essentiellement dominée par les
activités agro-pastorales qui occupent près de 90% de la population active.
Ces activités sont centrées sur les cultures de rente que sont le coton, la cane
à sucre, la gomme arabique, les arachides, le haricot etc. qui ont fait la gloire
de la région bien qu'elle soit une zone pétrolière. Les céréales (mil, sorghos,
maïs, riz,...), l’igname et autres tubercules constituent les principales cultures
de subsistance. Bien que faiblement mécanisé, ce secteur présente une
faiblesse essentielle due au fait que l'agriculture est fortement pluviale.

II-2. Données
Les services de la Météorologie Centrale du Tchad de cette région du sud
sont souvent de qualité due au rôle capital qu'ils doivent jouer pour participer
à l'essor du secteur agro-pastorale de la région. Cette attention accordée à ces
services a généré une certaine crédibilité qui peut aujourd'hui être accordée
aux données des stations météorologiques situées dans cette zone. Les onze
(11) stations pluviométriques implantées dans les principales villes sont
homogènement réparties dans la zone d'étude retenue (Figure 1).

Abdoulaye BEDOUM et al.


Rev. Ivoir. Sci. Technol., 23 (2014) 13 – 30 17

Figure 1 : Carte géographique du Tchad avec la zone d'étude

Elles concernent les précipitations journalières, décadaires, mensuelles et


annuelles. Toutes ces données Elles couvrent une période de 48 ans allant de
1960 à 2008. Le Tableau 1 présente les coordonnées géographiques des
différentes stations, les altitudes de celles-ci, la taille T des séries, la pluie
moyenne annuelle PRC, l'écart type des séries et le coefficient de variation.
Seules les stations ayant des séries de données de taille supérieure ou égale à
48 ans sont considérées.

Abdoulaye BEDOUM et al.


18 Rev. Ivoir. Sci. Technol., 23 (2014) 13 - 30

Tableau 1 : Caractéristiques des stations pluviométriques du Sud du Tchad

Station Latitude Longitude Altitude Taille PRC Ecart- CV


des des Type
(degré) (degré) stations séries Moy (%)
(m) (ans)
(mm)
Am-Timan 11,2 20,17 416 48 777 102 13
Baibokoum 7,44 15,41 526 48 1234 196 16
Bongor 10,17 15,22 316 48 744 194 26
Bousso 10,29 16,43 284 48 783 201 25
Doba 8,42 16,51 398 48 1045 199 19
Goré 7,56 16,38 375 48 1187 238 20
Guelendeng 10,55 15,33 295 48 663 120 18
Léré 9,38 14,9 304 48 1030 155 15
Maro 8,24 18,47 389 48 859 141 16
Moundou 8,37 16,3 415 48 1068 153 14
Sarh 9,9 18,23 342 48 981 161 16

II-3. Méthodologie

Le traitement statistique proposé dans cette étude concerne d’une part la


détection des changements brusques des caractéristiques des séries de
données, et d’autre part l'analyse des tendances.

II-3-1. Détection des changements brusques dans les séries

La première partie s’intéresse à la détection des changements des moyennes


annuelles des séries de précipitations. En effet, une rupture peut être définie
par un changement dans la loi de probabilité de la série chronologique à un
instant donné, le plus souvent inconnu [14]. Ce changement brutal peut par
exemple être la conséquence de la construction d'un barrage ou d'une
modification dans les méthodes de collecte de données. Deux techniques
statistiques de détection de rupture ont été utilisées dans cette étude avec :
 la statistique U de Buishand [15]. Dans celle-ci, la procédure de
Buishand fait référence au même modèle et aux mêmes hypothèses

Abdoulaye BEDOUM et al.


Rev. Ivoir. Sci. Technol., 23 (2014) 13 – 30 19

que l'approche de Lee et Heghinian (elle suppose une approche


paramétrique. Elle nécessite une distribution normale de la série).
L'absence de rupture dans la série constitue l'hypothèse nulle ;
 la procédure de segmentation d’Hubert et ses collègues [16]. La
méthode consiste à découper la série en m segments (m>1) de telle
sorte que la moyenne calculée sur tout le segment soit
significativement différente de la moyenne du segment voisin. Cette
procédure est considérée comme un test de stationnarité. Si la
procédure ne produit pas de segmentation acceptable d’ordre
supérieur ou égal à 2, alors l’hypothèse nulle (série stationnaire) est
acceptée.

Pour ces deux tests un niveau de signification de 1% a été considéré.

II-3-2. Analyse des tendances


Dans cette seconde phase, nous avons utilisé trois méthodes pour caractériser
les tendances des séries. Une tendance est un changement graduel dans les
propriétés d'une variable aléatoire. Elle peut résulter par exemple de
l'aménagement progressif d'un bassin versant (urbanisation, réchauffement
climatique,...). La première concerne l’indice standardisé des précipitations
(SPI), la deuxième repose sur un test de régression linéaire et la troisième est
la pente de Mann-Kendall [17]. La pente de Mann-Kendall nous a servi pour
l’analyse de la tendance des séries chronologiques par décennie. Dans cette
analyse la pente de Mann-Kendall est définie par:
N
4 ni
 i 1
(1)
N ( N  1)
Où ni est la valeur du paramètres météorologique, N le nombre des valeurs
ni et i=1, 2,…,N
Cette grandeur suit une loi normale de moyenne nulle et variance :
(4 N  10)
2  (2)
9 N ( N  1)

Ainsi, si la pente τ est inférieure à zéro alors la décroissance est significative


et l’inverse confirme la croissance.

Le SPI est calculé à partir des séries mensuelles de précipitations pour deux
pas de temps (1ans, 49 ans) et pour chaque station.

Abdoulaye BEDOUM et al.


20 Rev. Ivoir. Sci. Technol., 23 (2014) 13 - 30

La moyenne mensuelle du SPI est ensuite calculée pour chaque échelle de


temps.
x x
  i i (3)
i

Où xi représente le total annuel pour la station i, x i = la moyenne annuelle
en pluviométrie pour la station i,  i =écart type des totaux annuels pour la
station i.

Le SPI, mis au point à l’université du Colorado, permet de déterminer le


déficit de précipitations pour une région donnée pendant un laps de temps
déterminé. Le calcul du SPI nécessite l’ajustement de séries longues de
données de précipitations à la distribution Gamma qui, selon [18] et [19] est
la distribution qui représente le mieux l’évolution des séries de pluies.
L’estimation du SPI se fait par ajustement de la distribution des fréquences
des précipitations dans chaque station à la distribution Gamma de la
probabilité de la densité. Les valeurs des paramètres de la fonction Gamma
sont estimées pour chaque station et pour chaque échelle de temps (1 ans, 48
ans) et pour chaque mois de l’année. Les valeurs négatives du SPI
correspondent à une année sèche alors qu’à l’opposé les valeurs positives
indiquent des années humides. Le Tableau 2 présente la classification de
l’indice standardisé des précipitations [8]. Ainsi, on est en face d’un
phénomène de sècheresse dés lors que les valeurs du SPI deviennent
inférieures à 0,99, Tableau 2.

Tableau 2 : Classification du SPI [8]

Valeur du SPI Intensité de la sécheresse


0 à -0,99 Proche de la normale
-1 à -1,49 Modérée
-1,5 à -1,99 Sévère
≤ -2 Extrêmement sévère

Le test statistique s'appuyant sur la régression linéaire permet d'examiner


l'évolution naturelle des séries pluviométriques. Celui-ci teste l'hypothèse de
stationnarité contre celle d'une tendance linéaire. Il s'appuie sur un modèle de
régression simple entre la série et le temps [20].

Abdoulaye BEDOUM et al.


Rev. Ivoir. Sci. Technol., 23 (2014) 13 – 30 21

III - RÉSULTATS ET DISCUSSION

III-1. Variabilité des précipitations

Le calcul de l'indice pluviométrique moyen a permis d'analyser la variabilité


temporelle des précipitations de Léré, Ouest de la zone d'étude, de
Baibokoum (Sud), de Am-Timan (Est) et de Guelendeng (Nord) de la zone
d'étude. L’étude menée dans les stations Ouest (Léré) et sud (Baibokoum)
respectivement (Figure 2) ont permis d’observer une période normale entre
1960 et 2008, caractérisée par les moyennes interannuelles de (1030±155)
mm/an et de (1234±196) mm/an respectivement et des coefficients de
variation de 15% et 16% voir Tableau 1.

SPI à Léré
3
Indice de Sécheresse

2
1
0
-1
-2
-3
1963 1969 1975 1981 1987 1993 1999 2005
1960 1966 1972 1978 1984 1990 1996 2002 2008
Années

SPI à Baibokoum
3
Indice de Sécheresse

2
1
0
-1
-2
-3
1963 1969 1975 1981 1987 1993 1999 2005
1960 1966 1972 1978 1984 1990 1996 2002 2008
Années

SPI à Am-Timan
4
Indice de Sécheresse

3
2
1
0
-1
-2
-3
1963 1969 1975 1981 1987 1993 1999 2005
1960 1966 1972 1978 1984 1990 1996 2002 2008
Années

Abdoulaye BEDOUM et al.


22 Rev. Ivoir. Sci. Technol., 23 (2014) 13 - 30

SPI à Guelendeng
4

Indice de Sécheresse
3
2
1
0
-1
-2
-3
1963 1969 1975 1981 1987 1993 1999 2005
1960 1966 1972 1978 1984 1990 1996 2002
Années

Figure 2 : Variation interannuelle des tendances pluviométriques


(régression linéaire)

La période normale est définie comme étant une période où la moyenne des
précipitations annuelles tend vers la moyenne de la pluviométrie totale avec une
fluctuation inégalement repartie de part et d’autre de zéro (0). Par contre pour les
stations de l'Est (Am-Timan) et du Nord (Guelendeng), on observe une période
d'excédent pluviométrique qui va de 1960 à 1980 puis alternée par des périodes
sèches et humides. On note par ailleurs une décroissance des précipitations à
partir des années 1999 jusqu'à nos jours. Cette observation est en accord avec les
études faites sur les précipitations en Afrique de l'Ouest [21]. La répercussion
directe de la baisse des précipitations est visible sur la végétation naturelle et sur
les cultures, ainsi que sur les autres activités humaines telles que l'élevage. La
dégradation du tapis végétal est généralisée dans cette zone [22]. Dans la partie
cultivée (plaine du Chari-logone, par exemple), la réduction des débordements
dans les plaines inondables a entraîné une baisse des surfaces cultivables [22].

III-2. Sécheresses et leur sévérité


A l'échelle mensuelle, les résultats montrent l'existence de nombreuses
séquences sèches tout au long de la période analysée (Tableau 3). L'indice
SPI a permis de caractériser leur sévérité (Tableau 2) Mais il est important de
souligner l'existence de trois séquences dont la durée dépasse 24 mois
(Tableau 3); la plus longue se situe entre les années 1980-1987.
Actuellement la région se trouve dans une phase qui compte déjà plus 4 ans à
compter de 2002. Les valeurs de SPI caractérisant l'intensité des sécheresses
(Tableau 3) montrent que les sécheresses de 1965-1967 et 2002-2005 sont de
type modérées et celle historique de 1980-1987 est de type extrêmement
sévère. Cette dernière correspond effectivement à un déficit pluviométrique
important (supérieur à 55% de l'écart-type et atteignant jusqu'à 88%) par
rapport à la moyenne à long terme mentionnée par [23] et [24] pour la
décennie 1980-1989.

Abdoulaye BEDOUM et al.


Rev. Ivoir. Sci. Technol., 23 (2014) 13 – 30 23

SPI des stations du sud du Tchad

sécheresse 3,00
2,00
Indice de

1,00
0,00
-1,00
-2,00
-3,00
1960
1964

1968
1972
1976

1980
1984
1988

1992
1996
2000

2004
2008
Années

Figure 3 : Variation interannuelle du SPI des stations du Sud du Tchad

Tableau 3 : Séquences sèches dépassant l'année dans le Sud du Tchad

Séquences Durée (mois) Valeurs de SPI


sèches
Intensité
maximale
1965 - 1967 24 -1,47
1980 - 1987 84 -2,5
2002 - 2005 36 -1,47

III-3. Tendances et effets du changement climatique

Pour l'étude de tendance, nous avons utilisé la régression linéaire. Cette


dernière semble mieux adaptée à l'étude des phénomènes progressifs comme
les effets du réchauffement climatique. L'analyse des courbes de tendance
confirme la baisse des précipitations au Sud du Tchad (Figure 2) pour
l'ensemble des stations sauf pour celle de Léré qui présente toujours une
période normale. Ceci peut être due au fait que c'est une station de petits
courts d'eau et de petites montagnes situées à environ 304 m d’altitude
comme on peut le voir sur le Tableau 1. Ce qui doit limiter le déficit.

Abdoulaye BEDOUM et al.


24 Rev. Ivoir. Sci. Technol., 23 (2014) 13 - 30

L’analyse de la pente de régression linéaire estimée à -0,6725 et -2,5754


(Figures 4 et 5) montre que les précipitations totales annuelles des stations de
Baibokoum et de Moundou respectivement présentent l’allure décroissante. Il
est intéressant de préciser qu’il n’y a jamais eu de croissance dans la quantité
annuelle de précipitations pendant les 40 dernières années. Ceux-ci a un effet
direct sur la diminution des débits d’eau (Logone et Chari), la sécheresse, la
dégradation des forêts, la disparition de la faune, les problèmes agricoles etc.
[22].

PRC Total à Baibokoum


Prcptot Linéaire (Prcptot) Moy. mobile sur 5 pér. (Prcptot)
1600
y = -0,6725x + 991,27
R2 = 0,004
1400

1200
Précipitation en mm

1000

800

600

400

200

0
1960
1962
1964
1966
1968
1970
1972
1974
1976
1978
1980
1982
1984
1986
1988
1990
1992
1994
1996
1998
2000
2002
2004
2006
2008
2010

Période

Figure 4 : Evolution des précipitations totales annuelles des jours


humides par rapport à la moyenne mobile obtenue à
la station de Baïbokoum

Abdoulaye BEDOUM et al.


Rev. Ivoir. Sci. Technol., 23 (2014) 13 – 30 25

PRC Total à Moundou


PRC Total Linéaire (PRC Total) Moy. mobile sur 5 pér. (PRC Total)
1600
y = -2,5754x + 1111,5
R2 = 0,0709
1400

1200
Précipitations en mm

1000

800

600

400

200

0
1960

1963

1966

1969

1972

1975

1978

1981

1984

1987

1990

1993

1996

1999

2002

2005

2008
Période

Figure 5 : Evolution des précipitations totales annuelles des jours humides


par rapport à la moyenne mobile obtenue à la station de Moundou

III-4. Années ou période de rupture/changement climatique

La procédure de segmentation des séries pluviométriques donne le résultat


consigné dans le Tableau 4. Pour les pluies annuelles, ce test montre qu’il y a
eu plusieurs années de rupture de stationnarité pour la plupart des stations du
Sud du Tchad. L’absence de rupture dans une série pluviométrique ne
signifie pas qu’il n’y a pas eu de variations du niveau des précipitations dans
le temps, mais que cette variation, si elle existe n’est pas significative. On
note par ailleurs que pour le test de Pierre Hubert (Tableau 4), les années
1980 et 1970 ont été pour la plupart des stations du Sud une année de rupture;
celle de 1980 nous rappelle l'année de démarrage de la sécheresse que connait
le pays ainsi que tous les pays du Sahel et même de l'Afrique Centrale.
L'année 1970 est pour la majorité des stations du Sud du Tchad une année
exceptionnelle de rupture en accord avec les travaux antérieurs et l'année
retenue par l'OMM comme année du début de sécheresse [25].

Abdoulaye BEDOUM et al.


26 Rev. Ivoir. Sci. Technol., 23 (2014) 13 - 30

Tableau 4 : Années de rupture des séries des données déterminées par la


procédure de segmentation de Pierre Hubert

Station Années de rupture


Am-Timan (1960-1968); (1969-2008)
Baibokoum (1960-1970); (1971-2002)
Bongor (1960-1977); (1978-2006)
Bousso (1960-2005); (2006-2008)
Doba (1960-1970); (1971-2008)
Goré Pas de rupture
Guelendeng (1960-1981) ;(1982-2008)
Léré Pas de rupture
Maro Pas de rupture
Moundou (1960-1980); (1981-2008)
Sarh Pas de rupture

Le test de Buishand appliqué aux séries pluviométriques de Léré,


Baibokoum, confirment bien la période normale (Figure 6). Pour les stations
supposées au Centre de la zone d'étude (Moundou et Bousso), les ruptures
ont été détectées aux seuils de confiance de 95% et 90% par le test de
Buishand; ce qui est visible sur les ellipses de contrôle (Figure 7), on note
une rupture très significative au seuil de 95% soit l'année 1980 pour ces deux
stations.

Abdoulaye BEDOUM et al.


Rev. Ivoir. Sci. Technol., 23 (2014) 13 – 30 27

Station de Léré Station de Baibokoum

2000 2000

1500 1500
Somme des écarts à la moyenne

Somme des écarts à la moyenne


1000 1000

500 500

0 0

-500 -500

-1000 -1000

-1500 -1500

-2000 -2000
1959
1961
1963
1965
1967
1969
1971
1973
1975
1977
1979
1981
1983
1985
1987
1989
1991
1993
1995
1997
1999
2001
2004
2006
2008

1959
1961
1963
1965
1967
1969
1971
1973
1975
1977
1979
1981
1983
1985
1987
1989
1991
1993
1995
1997
1999
2001
2004
2006
2008
Période d'étude Période d'étude

Figure 6 : Test de Buishand appliqué aux séries pluviométriques (pas de


rupture, période normale) aux stations de Léré et Baïbokoum resp.

Station de Moundou Station de Bousso

2000 2000

1500 1500
Somme des écarts à la moyenne

Somme des écarts à la moyenne

1000 1000

500 500

0 0

-500 -500

-1000 -1000

-1500 -1500

-2000 -2000
1959
1961
1963
1965
1967
1969
1971
1973
1975
1977
1979
1981
1983
1985
1987
1989
1991
1993
1995
1997
1999
2001
2003
2005
2007

1959
1961
1963
1965
1967
1969
1971
1973
1975
1977
1979
1981
1983
1985
1987
1989
1991
1993
1995
1997
1999
2001
2003
2005
2007

Période d'étude Période d'étude

Figure 7 : Test de Buishand appliqué aux séries pluviométriques (rupture en


1980) à Moundou et à Bousso resp.

Abdoulaye BEDOUM et al.


28 Rev. Ivoir. Sci. Technol., 23 (2014) 13 - 30

IV - CONCLUSION

Notre étude corrobore avec le sentiment généralement ressenti localement


d'une modification du climat relatif à la baisse du régime pluviométrique au
Tchad en général et en particulier dans le Sud du Tchad, région de cette
étude. Ce sentiment est donc parfaitement fondé. L’évolution historique du
SPI a permis de définir avec plus de précision les époques de déficit des
précipitations correspondant à des périodes de sècheresse d'intensité modérée
(1965-1967 ; 2002-2005) et extrêmement sévère (1980-1987) pendant
lesquelles elles sont ressenties sur l'ensemble des stations du Sud du Tchad.
Les années exactes de démarrage de ces périodes sèches sont confirmées par
la statistique U de Buishand et la segmentation d’Hubert qui détectent les
ruptures dans les séries. La sécheresse observée à la fin des années 1970 et au
début des années 1980 apparaît, cependant comme la plus significative du
point de vue statistique. Si les causes premières d'apparition du phénomène
sont, à l'heure actuelle, encore insuffisamment expliquées, et ce même si
certaines activités humaines y ont, sans aucun doute, contribué, à cette baisse
de la pluviométrie a, bien entendu, des conséquences importantes sur la
disponibilité des ressources en eau dans cette région. Il serait important que
les politiques en prennent conscience dès à présent pour prendre des mesures
d'adaptation adéquates tant dans les textes règlementaires que dans des
projets réels appliqués sur le terrain en concertation avec les communautés de
base de la région.

REMERCIEMENTS

Cet article a été réalisé avec le soutien financier particulier de Centre


d’Abdus Salam du centre de Physique Théorique de Trieste (ICTP, Italie) au
travers du projet OEA-AC-71.

RÉFÉRENCES

[1] - Beersma, J. J. et Buishand, T. A., 2004: Joint probability of precipitation


and discharge deficits in the Netherlands,Water Resour. Res., 40,
W12508, doi: 10.1029/2004WR003265.
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European spring precipitation from El Ni˜no-southern oscillation and
local sea-surface temperatures, International J. Climat., 22, 1–14.
[3] - WMO., 2000: World Meteorological Organization: Early Warning
Systems for Drought Preparedness and Drought Management, Lisboa.

Abdoulaye BEDOUM et al.


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Stephens, S., 2002: The drought monitor, Bull. Amer. Meteor. Soc., 83,
1181–1190.
[5] - McKee TB, Doesken NJ, et Kleist J., 1993: The relationship of drought
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Applied Climatology, 17-22 January, Anaheim, CA: 179-184.
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U.S. Weather Bureau. [NOAA Library and Information Services
Division, Washington, D.C. 20852].
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Standardized Precipitation Index. J. Amer. Water Resour. Assoc., 34,
113-121.
[8] - McKee TB, Doesken NJ, et Kleist J.,1995: Drought monitoring with
multiple time scales. Preprints, 9th Conference on Applied Climatology,
15-20 January, Dallas, TX, 233-6.
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temps, des séquences de sécheresse dans l'Etat de Chihuahua;
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effect of the length of record on the standardized precipitation index
calculation, International J. Climat., 25, 505–520.
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based on spatial SPI, Water Resour. Management, 18, 1–12.
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response to different time scales of climatological drought: an evaluation
of the Standardized Precipitation Index in a mountainous Mediterranean
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[14] - Lubès H., Masson J.M., Paturel J.E., et Servat E. 1998: Variabilité
climatique et statistique. Étude par simulation de la puissance et de la
robustesse de quelques tests utilisés pour vérifier l'homogénéité de
chroniques. Rev. Sci. Eau 11(3), 383-408.
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precipitation values. Mon Weather Rev 1992; (120): 2561-2569.
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climatiques et hydrologiques du Cameroun : Perspective d’évolution des
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1997 El Niňo and the 1998 la Niňa years, Journal of climate, 13, 2628-
2640.
[22] - Abdoulaye B., Clobite B. B.,Mbanghoguinan A., Issak A., et Laohoté
B., 2013 : Variabilité climatiques et ruptures dans les séries de
précipitations en République du Tchad, Rev. Ivoir. Sci. Technol.,
21&21, 187-208.
[23] - Nicholson S.E., 1993. An overview of African rainfall fluctuations of
the last decade, Journal of Climate, 6, 1463-1466.
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ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XXI, n° 4, p.75-86.
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variations in hydrological regimes within Central Africa during the
XXth century, J. Hydrol. 245: 104–117.

Abdoulaye BEDOUM et al.

Common questions

Alimenté par l’IA

Le SPI permet de quantifier la sécheresse en utilisant la distribution des fréquences des précipitations ajustée à une distribution Gamma. Des valeurs de SPI inférieures à -1 signalent des sécheresses avec différentes intensités : modérée jusqu'à -1,49, sévère jusqu'à -1,99, et extrêmement sévère à partir de -2 . Cette méthode aide à détecter les périodes comme celle de 1980-1987 qui a atteint une sévérité extrême .

La distribution Gamma est utilisée pour ajuster les fréquences des précipitations avec l'objectif d'estimer le SPI. Cette approche assure que le SPI reflète fidèlement la variabilité des précipitations à différentes échelles de temps et permet de distinguer les années sèches des années humides . Les paramètres de cette distribution sont calculés pour chaque station et chaque échelle de temps .

Les baisses de précipitations après 1980 au sud du Tchad ont entraîné une dégradation du tapis végétal, une réduction des surfaces cultivables avec des conséquences agricoles significatives, ainsi qu'une diminution des débits d'eau des rivières comme le Logone et le Chari . Ces changements ont affecté l'agriculture et l'élevage, essentiels pour la subsistance locale .

La variabilité pluviométrique au sud du Tchad entre 1960 et 2008 est principalement attribuée aux séquences sèches et humides détectées par l'analyse des séries chronologiques des précipitations. Des tests statistiques comme le Buishand, la segmentation d’Hubert, et la régression linéaire confirment des périodes de sécheresse modérées (1965-1967, 2002-2005) et extrêmement sévères (1980-1987). La baisse des précipitations est visible à travers l'évolution décroissante des tendances des précipitations annuelles, en partie due aux changements climatiques globaux .

La régression linéaire a été utilisée pour déterminer la tendance des précipitations annuelles au sud du Tchad, révélant une baisse généralisée. Par exemple, la pente de régression estimée à -0,6725 pour Baibokoum et -2,5754 pour Moundou indique une décadence continue sans croissance dans les précipitations annuelles sur les 40 dernières années .

La sécheresse de 1980-1987 au Tchad est classée comme extrêmement sévère avec un SPI de -2,5. Cette période a été marquée par un déficit pluviométrique important, atteignant jusqu'à 88 % en écart-type, ce qui a provoqué des impacts étendus sur l'environnement et les ressources hydriques .

La station de Léré réussit à maintenir une période normale de précipitations en partie à cause de sa situation géographique. Située à une altitude de 304 mètres avec des petits cours d'eau et des petites montagnes, cela crée potentiellement des conditions microclimatiques favorables limitant le déficit pluviométrique par rapport aux autres régions .

L'année 1980 a été l'année de rupture la plus significative dans les séries pluviométriques du sud du Tchad. Elle est notable car elle marque le début de la sécheresse sévère de 1980-1987, impactant lourdement la région et concordant avec les événements climatiques observés dans d'autres régions sahéliennes .

Les tests statistiques de Buishand, la segmentation d’Hubert, et la régression linéaire ont été appliqués pour examiner les précipitations au Tchad. Ces tests ont permis de confirmer la variabilité pluviométrique significative, identifier les périodes de sécheresse et valider la tendance à la baisse des précipitations observée dans les données .

Les défis principaux incluent la nécessité de considérer les fluctuations naturelles complexes des précipitations, intégrant des périodes alternantes sèches et humides. Cette complexité nécessite des méthodes robustes comme l'analyse des séries chronologiques et l'ajustement à des distributions spécifiques comme la distribution Gamma pour le calcul du SPI, garantissant une évaluation statistique précise et fiable .

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