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Bilan de la production cinématographique 2003

En 2003, la production cinématographique française a atteint un nouveau record avec 212 films agréés, dont 183 d'initiative française, marquant une augmentation continue depuis la dernière décennie. Les investissements totaux dans ces films ont également augmenté, atteignant 1 153,30 millions d'euros, avec une hausse notable des coproductions internationales. Ce bilan souligne la stabilité des films tournés en langue française et la diversité croissante des langues utilisées dans la production.

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Bilan de la production cinématographique 2003

En 2003, la production cinématographique française a atteint un nouveau record avec 212 films agréés, dont 183 d'initiative française, marquant une augmentation continue depuis la dernière décennie. Les investissements totaux dans ces films ont également augmenté, atteignant 1 153,30 millions d'euros, avec une hausse notable des coproductions internationales. Ce bilan souligne la stabilité des films tournés en langue française et la diversité croissante des langues utilisées dans la production.

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La production

cinématogra-
phique
en 2003
Bilan statistique des films agréés
du 1er janvier au 31 décembre 2003
La production cinématographique en
2003

Sommaire

Rappel méthodologique........................................................3
1. Les chiffres- clés.............................................................4
2. Le nombre de films produits............................................5
3. Le devis des films d’initiative française...........................7
4. Les films aux devis les moins élevés.............................10
5. Les films à budget élevé................................................11
6. Les coproductions internationales.................................13
7. Les pré-achats de Canal+..............................................16
8. Les pré-achats de Ciné Cinéma.....................................18
9. Les pré-achats de TPS Cinéma......................................19
[Link] investissements des chaînes en clair.......................21
11.L’intervention des SOFICA...............................................23
[Link] investissements de soutien financier.......................25
[Link] films bénéficiaires de l’avance sur recettes.............26
[Link] financements régionaux..........................................28
[Link] premiers et les deuxièmes films..............................29
[Link] principaux producteurs de films..............................30
[Link] tournages et la post-production..............................31
[Link] genres, les supports................................................33

Annexe A : Répartition du financement des films d’initiative fran-


çaise
Annexe B : Les films agréés en 2003
Annexe C : Premiers films d’initiative française agréés en 2003

Jeudi 18 mars 2004 2


La production cinématographique en
2003

Rappel méthodologique

 Ce bilan statistique porte sur la production de films français


ayant reçu l’agrément du CNC en 2003.

 Sont exclus de cette analyse :

- les films financés par un producteur français mais ne pouvant


être qualifiés d'œuvres européennes.

- les films dits « sauvages », qui ne font pas appel à un finance-


ment encadré ou au soutien financier de l’Etat et dont la pro-
duction n'est pas terminée.

 Seuls apparaissent dans ces résultats les films dont la produc-


tion débuté en 2003 (agrément des investissements), ou s’est
achevée durant l’année (agrément de production).

 Ce calendrier explique les distorsions existant entre les décla-


rations annuelles d’investissement des chaînes de télévision (ou
des SOFICA) dans des projets de films, et ce bilan des films agréés
en 2003.

Jeudi 18 mars 2004 3


La production cinématographique en
2003

1. Les chiffres clés

nombre de films 1998 1999 2000 2001 2002 2003


films d’initiative française 148 150 145 172 163 183
films à majorité étrangère 32 31 26 32 37 29
total 180 181 171 204 200 212

investissements totaux 1998 1999 2000 2001 2002 2003


(M€)
films d’initiative française 645,51 585,66 678,29 749,12 724,17 847,04
films à majorité étrangère 103,19 106,27 124,98 156,04 136,55 306,26
total 748,7 691,9 803,2 905,1 860,7 1 153,30
0 3 7 6 2

investissements français 1998 1999 2000 2001 2002 2003


(M€)
films d’initiative française 578,91 541,73 634,26 687,89 644,33 720,61
films à majorité étrangère 26,97 27,01 31,02 40,84 33,92 68,73
total 605,8 568,7 665,2 728,7 678,2 789,3
8 4 8 3 5 4

investissements étrangers 1998 1999 2000 2001 2002 2003


(M€)
films d’initiative française 66,60 43,93 44,03 61,23 79,84 126,43
films à majorité étrangère 76,22 79,26 93,96 115,20 102,63 237,53
total 142,8 123,1 137,9 176,4 182,4 363,9
2 9 9 3 7 6

Jeudi 18 mars 2004 4


La production cinématographique en
2003

2. Le nombre de films produits

Nouveau record du nombre de films agréés

Jeudi 18 mars 2004 5


La production cinématographique en 2003
1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
films d’initiative fran- 89 97 104 125 148 150 145 172 163 183
çaise (1)
dont films de coproduc- 28 34 30 39 46 35 34 46 57 78
tion
films à majorité étran- 22 32 27 33 32 31 26 32 37 29
gère (2)
total films agréés 111 129 131 158 180 181 171 204 200 212
(1)+(2)

Jeudi 18 mars 2004 6


La production cinématographique en
2003

212 films de long métrage ont obtenu l’agrément au cours de


l’année 2003, soit une augmentation de 12 films par rapport à
l’année précédente et un nouveau record historique du nombre
de films produits. Le seuil symbolique de 200 films agréés est at-
teint pour la troisième année consécutive. Cette tendance semble
donc s’inscrire dans la durée.

La hausse concerne tout particulièrement les films dits « d’initia-


tive française ». Il s’agit de films produits et financés intégrale-
ment ou majoritairement par des partenaires français, par opposi-
tion aux films dans lesquels les partenaires français n’inter-
viennent que comme coproducteurs minoritaires, sans être les ini-
tiateurs des projets.
Les films d’initiative française représentent l’essentiel de l’emploi
des artistes et techniciens français, de l’activité des réalisateurs
et producteurs français et même des entrées en salles des films
agrées.
Ces films sont au nombre de 183 en 2003, soit 20 films de plus
que l’année précédente. Le nombre de films d’initiative française
atteint lui aussi un niveau record en 2003.

Le nombre de films agréés a ainsi quasiment été multiplié par


deux en dix ans. Il en est de même pour le nombre de films d’ini-
tiative française : 89 en 1994, 183 en 2003. Seules les coproduc-
tions minoritaires n’ont pas suivi la même progression. Toutefois,
l’année 1994, point de départ de cette comparaison, fut celle où
la production française était à son plus bas niveau.

Une autre tendance constatée récemment s’affirme très nette-


ment en 2003, celle de l’augmentation du nombre de coproduc-
tions internationales. 107 films ont été coproduits avec au moins
un partenaire étranger (78 films d’initiative française et 29 films à
majorité étrangère). Leur nombre est en progression continue de-
puis trois ans et ils composent plus de la moitié de la production
agréée en 2003, alors que cette proportion s’établissait à 47 % en
2002, 38 % en 2001 et 35 % en 2000.

Jeudi 18 mars 2004 7


La production cinématographique en
2003

La progression du nombre de films réalisés en coproduction avec


l’étranger en 2003 concerne uniquement les films d’initiative
française (+ 21 films par rapport à 2002), le nombre de coproduc-
tions où la France est un partenaire minoritaire étant en recul de
8 films. Ainsi, en 2003, 43 % de la production d’initiative française
a fait l’objet d’une coproduction avec l’étranger, contre 35 % en
2002, 27 % en 2001 et 23 % en 2000.
Parallèlement, le nombre de films intégralement financés par la
France s’établit à 105 films en 2003 (106 en 2002). Ils constituent
ainsi 57 % de l’ensemble des films d’initiative française agréés en
2003, contre 65 % en 2002 et 73 % en 2001.

La proportion de films d’initiative française tournés en langue


française connaît une remarquable stabilité. Comme pour les an-
nées précédentes, les tournages en langue française concernent
90 % des films de cet ensemble. 18 films d’initiative française
ont, cependant, été tournés dans une langue étrangère. Parmi ces
films, 5 sont tournés en langue anglaise, soit autant qu’en 2002
et 2 films de moins qu’en 2001. Deux de ces films figurent dans le
tiercé de tête des devis les plus élevés de l’année : Deux frères
de Jean-Jacques Annaud et Danny the Dog de Louis Leterrier. On
dénombre par ailleurs 3 films d’expression arabe, 2 films tournés
en hindi, les autres langues de tournage concernées étant aussi
diverses que le cantonais, le turc, le vietnamien, l’albanais, le
parsi ou le zoulou.

Le nombre de films ayant été agréés une fois terminés (après


qu'ils aient obtenu leur visa d'exploitation) s’élève à 25 en 2003,
dont 10 sont bénéficiaires d’une avance après réalisation. Ils
étaient 23 en 2002, 22 en 2001 et 15 en 2000. Il convient de rap-
peler que la réforme de l’agrément, mise en place au cours de
l'année 1999, a eu pour effet de rendre facultative la demande
d’agrément des investissements avant le début des prises de vue
pour les films ne faisant pas appel à des financements encadrés
(avance sur recettes avant réalisation, chaînes hertziennes en
clair, SOFICA et coproductions internationales). Ainsi, l’année 2003
est la quatrième année pleine d’application des nouvelles me-
sures. Le nombre de films concernés par cette modification des
règles de l’agrément s’avère être d’une grande stabilité depuis
trois ans.

Jeudi 18 mars 2004 8


La production cinématographique en
2003

3. Le devis des films d’initiative française

Le volume global d’investissement sur les films d’initiative


française augmente de 123 M€

Jeudi 18 mars 2004 9


investissements (M€) 1998 1999 2000 2001 2002 2003
investissements français 578,91 541,73 634,26 687,89 644,33 720,61
investissements étran- 66,60 43,93 44,03 61,23 79,84 126,43
gers
investissements to- 645,51 585,66 678,29 749,12 724,17 847,04
taux
Le volume global d'investissement sur les films d'initiative fran-
çaise est en augmentation de 17 %, soit 123 M€. Les investisse-
ments français augmentent de 12 %, soit 76,3 M€. Les investisse-
ment étrangers progressent de 58 %, soit 46,6 M€.
Le nombre de films d’initiative française ayant augmenté de
12 %, l’investissement moyen par film progresse de 4,3 % par
rapport à 2002.
devis (M€) 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
devis total 354,1 414,9 385,0 597,0 645,5 585,6 678,2 749,1 724,1 847,0
2 7 3 5 1 6 9 2 7 4
devis moyen 3,98 4,28 3,70 4,78 4,36 3,90 4,68 4,36 4,44 4,63
devis médian 2,74 3,16 2,64 2,84 2,67 2,71 3,19 2,42 2,82 2,60

Définitions
Le devis moyen est égal à la moyenne des devis (devis total divisé par nombre de films).
Le devis médian est le montant pour lequel 50 % des films ont un devis supérieur et 50 %
des films un devis inférieur.
L’écart entre le devis moyen et le devis médian donne une idée de la dispersion des films
selon leur devis.
films 2000 2001 2002 2003 devis (%) 2000 2001 2002 2003
plus de 15 7 9 9 11 plus de 15 24,3 24,8 29,0 34,3
M€ M€
de 10 à 15 7 11 5 7 de 10 à 15 12,7 18,2 8,4 10,4
M€ M€
de 7 à 10 M€ 12 14 12 12 de 7 à 10 M€ 14,1 15,8 13,0 11,4
de 5 à 7 M€ 14 15 31 20 de 5 à 7 M€ 12,1 11,1 23,4 12,4
de 4 à 5 M€ 18 9 9 17 de 4 à 5 M€ 12,8 5,2 5,5 9,2
de 2 à 4 M€ 44 40 35 38 de 2 à 4 M€ 18,4 15,6 13,6 13,3
de 1 à 2 M€ 21 32 21 37 de 1 à 2 M€ 4,4 5,7 4,5 6,4
moins de 1 22 42 41 41 moins de 1 1,2 3,6 2,6 2,6
M€ M€
total 145 172 163 183 total 100,0 100,0 100,0 100,0
L’année 2001 avait été marquée par le doublement du nombre de
films de devis inférieur à 1 M€. Ce nombre est resté stable en
2002 et en 2003. En revanche, le nombre de films dont le devis
est compris entre 1 M€ et 2 M€ augmente significativement : 16
films de plus qu’en 2002. Dans les tranches les plus basses, le
nombre de films dont le devis est compris entre 1 M€ et 4 M€ est
en progression par rapport à 2002 : 56 films en 2002, 75 films en
2003.
Le nombre de films dont le devis est compris entre 4 M€ et 5 M€
connaît un quasi doublement entre 2002 (9 films) et 2003 (17
films).
L’année 2003 marque une autre variation notable qui porte sur
les films dont le devis est compris entre 5 M€ et 7 M€. Leur
nombre avait doublé entre 2001 et 2002, il baisse de 11 films en
2003. L’effet de seuil dû à la clause de diversité dans les obliga-
tions d’investissement de Canal+, constaté en 2002, se confirme
en 2003 : les 20 films situés dans cette tranche ont un devis com-
pris entre 5 M€ et 5,4 M€ et 18 de ces films ont été préachetés
par la chaîne cryptée. Un des 2 films restant a été préacheté par
TPS, l’autre, tourné en anglais, n’a pas fait l’objet d’un préachat
d’une chaîne cryptée.
Le nombre de films à gros budget continue de progresser :
11 films de devis supérieur à 15 M€ ont été produits en 2003, soit
2 films de plus qu’en 2001 et 2002.
En termes d’investissements, les films dont le devis est supérieur
à 7 M€, qui sont au nombre de 30, captent 56,1 % des investisse-
ments dans la production d’initiative française. Cette proportion
s’établissait à 50,4 % en 2002, et à 59 % en 2001.

La part des investissements captée par les films dont le devis est
compris entre 5 M€ et 15 M€ diminue par rapport à l’année précé-
dente et passe de 44,8 % à 34,2 %. Alors qu’en 2002, les investis-
sements sur les films compris entre 5 M€ et 7 M€ représentaient
23,4 % du total des investissements, cette part revient en 2003
au niveau des années précédentes (12,4 %) et s’équilibre par rap-
port aux tranches supérieures (de 7 M€ à 10 M€ et de 10 M€ à
15 M€).

Le niveau des investissements sur les films dont le devis est su-
périeur à 5 M€ avait augmenté de façon continue jusqu’en 2002 :
54,4 % en 1999, 63,2 % en 2000, 69,9 % en 2001 et 73,8 % en
2002. Il est de 68,5 % en 2003. Plus d’un tiers des investisse-
ments est capté par les 11 films dont le devis est supérieur à
15 M€. En 2001, les 9 films de cette catégorie avaient concentré
un quart des investissements totaux.

En 1999, la part des investissements absorbée par les 117 films


de moins de 5 M€ était de 45,6 %. En 2003, cette part a diminué
(31,5 %) pour un plus grand nombre de films (133).
4. Les films aux devis les moins élevés

41 films d’initiative française ont un devis inférieur à 1 M€


en 2003

La réforme mise en place en 1999 permet aux films ne faisant


pas appel à des financements « encadrés » de demander l’agré-
ment une fois terminés. Avant la réforme, ne pouvaient être
agréés que les films ayant fait l’objet d’une demande d’agrément
avant le début des prises de vues et dont le financement était jus-
tifié dès ce stade. La procédure laissait ainsi inévitablement de
côté un certain nombre de films dits « sauvages ».

Parmi les 41 films dont le devis est inférieur à 1 M€, pas moins de
21 films, soit plus de la moitié, ont fait l’objet d’une demande
d’agrément sur film terminé. Bien qu’il soit difficile de dénombrer
parmi eux lesquels auraient pu être agréés dans l’ancien sys-
tème, il paraît néanmoins indéniable que la réforme de l’agré-
ment fait entrer dans les statistiques un certain nombre de films
qui en auraient été exclus auparavant.

La présence significative du documentaire dans cette population


de films, déjà observée en 2001 et en 2002, se confirme en 2003.
En effet, sur 41 films dont le devis est inférieur à 1 M€, 17 films
sont des documentaires, soit 41 %.
61 % des films dont le devis est inférieur à 1 M€ sont des pre-
miers ou des deuxièmes films (respectivement 20 et 5 films).
De plus, 14 de ces films ont été tournés en DV et 7 sur support 16
millimètres.

Pour ce qui est de leur financement, 21 films, soit plus de la moi-


tié, ont bénéficié d’une avance sur recettes (11 avances avant
réalisation et 10 avances après réalisation).

5 films ont fait l’objet d’un achat d’une chaîne de télévision


payante (3 films achetés par Canal+, 1 par TPS et 1 par Ciné Ci-
néma) et enfin, 10 d’entre eux (contre 4 en 2002) ont fait l’objet
d’une coproduction internationale 1. Aucun film de moins de 1 M€
n’a, en revanche, pu compter sur l’investissement d’une S OFICA ou
d’une chaîne en clair.

Il apparaît également que 15 films (soit 37 % de l’ensemble) n’ont


bénéficié d’aucun financement pendant leur fabrication, même si
6 d’entre eux ont finalement pu compter sur une avance sur re-
cettes après réalisation. Par ailleurs, 2 autres films ont eu pour
seul financement l’avance sur recettes avant réalisation.

1
Un même film peut cumuler plusieurs de ces financements
5. Les films à budget élevé

Augmentation du nombre de films d’initiative française


dont le devis dépasse 7 M€

films à plus de 7 M€ 1999 2000 2001 2002 2003


films d’initiative française 23 26 34 26 30
dont films de coproduc- 8 6 7 10 17
tion
films à majorité étrangère 2 6 5 4 6
Total 25 32 39 30 36

Le nombre de films dont le devis est supérieur à 7 M€ augmente


de nouveau : 36 films en 2003, contre 30 en 2002. Le nombre de
films d’initiative française progresse de 4 films (+7 films de co-
production et –3 films 100 % français) et celui des films de copro-
duction minoritaire de 2.

Le total cumulé des devis des 30 films d’initiative française


concernés croît également : 475 M€ en 2003, contre 365,5 M€ en
2002 (26 films), soit 30 % de plus.
Parmi ces 30 films d’initiative française, 17 films ont fait l’objet
d’une coproduction internationale, soit 57 % d’entre eux. Cette
proportion était de 38 % en 2002, de 20 % en 2001 et de 23 % en
2000.

L’année 2003 confirme une fois encore l’intérêt des producteurs


français pour des coproductions avec la Grande-Bretagne : parmi
les 17 films de coproduction, 9 films ont été produits en partena-
riat avec la Grande-Bretagne. Sur ces 9 films, 4 films sont des co-
productions tripartites faisant intervenir l’Italie, l’Allemagne ou
l’Espagne. 5 films sont coproduits avec l’Italie . Les autres pays
présents sont l’Espagne (3 films) la Belgique (2 films), l’Alle-
magne, la Suisse et la Roumanie (un film chacun).

Sur les 30 films d’initiative française à devis élevé, 28 ont bénéfi-


cié du financement d’une chaîne de télévision payante. Ainsi, Ca-
nal+ est intervenue dans 23 films (dont 5 sont également finan-
cés par Ciné Cinéma) et TPS dans 8 films, dont 3 ont cumulé un
apport de Canal+ et un apport de TPS. Par ailleurs, 1 film n’a pas
fait appel au financement d’une chaîne en clair (La confiance
règne de Etienne Chatilliez). Enfin, 13 films ont bénéficié du finan-
cement d’une SOFICA et 1 film a été produit avec le concours de
l’avance sur recettes (Piccolo, Saxo et Compagnie, de Eric Gutier-
rez).

Parmi les 30 films d’initiative française dont le devis est supérieur


à 7 M€, figurent 5 premiers films et 6 deuxièmes films.
27 films ont été tournés en langue française.
On notera une progression des coproductions minoritaires fran-
çaises à plus de 7 M€. En effet, 6 coproductions minoritaires fran-
çaises de ce type ont été produites. Elles étaient 4 en 2002, 5 en
2001 et 6 en 2000.
Films d’initiative française dont le devis dépasse 7 M€

De- De-
Titre vis Titre vis
(M€) (M€)
1 Deux frères 59,6 16 Comme une image 11,7
6 3
2 Un long dimanche de fian- 45,8 17 Pas sur la bouche 11,2
çailles 9 0
3 Danny The Dog 33,9 18 Podium 10,9
5 7
4 San-Antonio 23,3 19 Nos amis les flics 9,28
6
5 RP2 – Les Anges de l’Apoca- 20,9 20 Ils se marièrent et eurent beaucoup 9,15
lypse 7 d’enfants
6 Double Zéro ! 19,8 21 Albert est méchant 8,96
2
7 Les Fils du vent 18,9 22 L’Americano 8,37
5
8 L’Enquête corse 18,6 23 L’Ex-femme de ma vie 8,21
3
9 RRRrrr ! ! ! 17,8 24 7 ans de mariage 7,87
2
10 Le Retour de James Bataille 16,0 25 L’Incruste 7,78
0
11 Pollux, le voyage enchanté 15,4 26 Narco 7,78
0
12 Agents secrets 14,6 27 L’Equipier 7,64
1
13 2046 13,7 28 Nathalie 7,35
0
14 Ripoux 3 13,0 29 Piccolo, saxo et compagnie 7,20
0
15 La confiance règne 12,7 30 Vipère au poing 7,00
5

Films minoritaires français dont le devis dépasse 7 M€

Titre Devis (M€) Pays majoritaire


1 Alexander 181,62 Grande-Bretagne
2 New France 20,99 Canada
3 The Statement 16,44 Canada
4 The Last Sign 11,06 Canada
5 Rough Footage 10,90 Grande-Bretagne
6 Mar Adrento 8,01 Espagne
6. Les coproductions internationales

Le nombre de coproductions internationales continue de


croitre
investisse- investisse- investisse-
2003 films ments français ments étran- ments totaux
(M€) gers (M€) (M€)
Coproductions à majorité française 78 341,76 126,42 468,18
Coproductions à majorité étrangère 29 68,73 237,53 306,26
Coproduction à majo. étrangère hors 28 32,40 92,24 124,64
Alexander
Total 107 410,49 363,95 774,44
Total hors Alexander 106 374,16 218,66 592,82

investisse- investisse- investisse-


Pour mémoire : 2002 films ments français ments étran- ments totaux
(M€) gers (M€) (M€)
Coproductions à majorité française 57 231,23 79,84 311,07
Coproductions à majorité étrangère 37 33,92 102,63 136,55
Total 94 265,15 182,47 447,62
107 films sur les 212 agréés en 2003 ont fait l’objet d’une copro-
duction avec un ou plusieurs partenaires étrangers. C’est 13 films
de plus qu’en 2002. En proportion de la production française to-
tale, la part des films de coproduction dépasse 50 %. Cette part
est en augmentation constante depuis 2000 (35 % en 2000, 38 %
en 2001 et 47 % en 2002). Ces films ont été coproduits avec 30
pays différents.

Le nombre de films majoritairement coproduits par la France pro-


gresse de 21 films. Les coproductions internationales repré-
sentent ainsi 43 % des films d’initiative française (35 % en 2002).
Les investissements dans ces films ont crû de 50,5 %. Cette
hausse est plus forte pour les financements étrangers (+58,4 %)
que français (+47,8 %). Ainsi, la part des financements étrangers
dans les coproductions internationales majoritairement françaises
est stable par rapport aux années précédente et s’établit à 27 %
(26 % en 2002, 28 % en 2001 et 26 % en 2000).
Le devis moyen est de 6 M€ (5,46 M€ en 2002) et le devis médian
de 3,02 M€ (3,46 M€ en 2002).

Après avoir progressé en 2001 et 2002, le nombre de films majo-


ritairement produits par un pays étranger diminue de 8 films par
rapport à 2002.

Le film Alexander de Oliver Stone sera écarté des analyses et


comparaisons suivantes car son devis capte à lui seul 60 % du to-
tal des investissements réalisés sur les films majoritairement pro-
duits par un pays étranger.
Sans Alexander, les investissements français et étrangers sur ces
films sont de nouveau en diminution par rapport à l'année précé-
dente (-4,5 % pour les investissements français et –10,1 % pour
les investissements étrangers). La part des investissements fran-
çais dans leur financement demeure stable à 26 % du total.

Avec la baisse du nombre de films à coproduction majoritaire


étrangère et malgré celle des investissements, le devis moyen de
ces films augmente de nouveau à 4,45 M€ (contre 2,77 M€ en
2002 et 4,9 M€ en 2001). Le devis médian est en hausse égale-
ment : 2,61 M€ (contre 2,50 M€ en 2002 et 2,65 M€ en 2001).

L'année 2003 prolonge la tendance amorcée en 2001 d'augmen-


tation de la part des investissements français captée par les co-
productions. En effet, les films de coproduction ont concentré plus
de 47 % des investissements français alors qu’ils en avaient capté
moins d’un quart en 2001 et quelque 36 % en 2002.
Investissements français (M€) 1999 2000 2001 2002 2003
Films d'initiative française 541,73 634,26 687,89 644,33 720,61
dont coproductions internationales 140,65 123,00 156,05 231,23 341,76
(26%) (19%) (23%) (36%) (47%)
En 2003, la Belgique et la Grande-Bretagne sont les partenaires
privilégiés de la France pour la coproduction.
D’une manière générale, les pays les plus fréquemment parte-
naires des films d’initiative française restent les mêmes. Néan-
moins, on dénombre également 4 coproductions en partenariat
avec la Tunisie, 3 avec le Maroc et 3 avec le Portugal en 2003.

Films d’initiative fran- 1999 2000 2001 2002 2003


çaise coproduits avec...
1 Belgique 6 7 14 15 24
2 Grande-Bretagne 2 1 7 10 23
3 Italie 5 5 7 9 10
4 Espagne 8 4 11 3 8
5 Allemagne 3 5 4 9 7
6 Suisse 4 3 4 6 5
7 Canada 5 6 3 5 3
Les coproductions financières

Il s’agit des coproductions sans apport artistique et technique du


pays minoritaire, contrairement aux coproductions traditionnelles.
La France a signé des accords autorisant ce type de coproduc-
tions avec trois pays : l’Italie, l’Espagne et la Grande-Bretagne.
Depuis la ratification par la France de la convention européenne
de coproduction en 2002, les coproductions réunissant au mini-
mum trois pays en application de cette convention sont préférées
aux coproductions en application des accords bilatéraux. La possi-
bilité de coproduction financière s’est ainsi élargie à tous les pays
partis à la convention.

Coproductions financières 1999 2000 2001 2002 2003


Italie 6 7 13 9 1
Espagne 4 2 6 2 3
Grande-Bretagne 1 - 3 1 1
Total 11 9 22 12 5

Sur les 5 coproductions financières bilatérales de 2003, 3 sont des


coproductions minoritaires françaises et 2 sont des coproductions
majoritaires françaises.
7. Les pré-achats de Canal+

Les investissements de Canal + augmentent de 5 % pour


les films d’initiative française

nombre de films 2000 2001 2002 2003 Pré-achats (M€) 2000 2001 2002 2003
films d’initiative fran- 101 111 98 99 films d’initiative fran- 137,52 147,10 116,89 123,43
çaise çaise
coproductions minori- 14 11 11 9 coproductions minori- 7,97 6,01 6,10 5,88
taires taires
Total 115 122 109 108 Total 145,49 153,11 122,99 129,31

Les obligations de Canal+ en 2003 en matière de financement de la produc-


tion de films cinématographiques : La chaîne doit réserver au moins 20 % de
ses ressources totales annuelles hors TVA à l’acquisition de droits de diffusion
d’œuvres cinématographiques. Dans le montant total de ces droits de diffusion,
12 % doivent correspondre à des œuvres européennes et 9 % à des œuvres
d’expression originale française (EOF). Dans ce cadre, Canal+ s’est en outre en-
gagée par accord avec les organisations professionnelles du cinéma à ce que ce
montant de ses obligations d’acquisition de droits de diffusion d’œuvres euro-
péennes et d’expression originale française ne soit pas inférieur à un minimum
garanti par mois et par abonné fixé à au moins 3,24 € au titre des œuvres euro-
péennes dont au moins 2,45 € au titre des œuvres d’expression originale fran-
çaise. De plus, Canal+ est soumise à l’obligation de consacrer au moins 75 %
de ses dépenses à des contrats passés avec des entreprises de production indé -
pendantes. Dans ce domaine, il est également prévu que 45 % des montants
consacrés à la production cinématographique concerne des films dont le devis
est inférieur ou égal à 5,34 M€.
Les apports en coproduction ne sont pas comptabilisés dans les obligations de
Canal+. Les films coproduits par la filiale de production cinématographique de
la chaîne, StudioCanal France, sont ceux pour lesquels Canal+ fait le pari de
leur réussite commerciale.

108 films de la production 2003 ont fait l’objet d’un investisse-


ment de Canal+ pour un montant global de 129,3 M€. Ces chiffres
n’incluent ni les indexations de prix calculés sur les recettes
salles, ni les films financés avec Canal+ et sans financements en-
cadrés qui, effet de la réforme de l’agrément, ne sont pas comp-
tabilisés dans les statistiques 2003.

Le nombre de films d’initiative française préachetés est stable par


rapport à 2002. Sur l’ensemble des films d’initiative française, la
part des films financés par Canal+ diminue depuis plusieurs an-
nées (54 % en 2003, 60 % en 2002, 65 % en 2001, 70 % en 2000
et 80 % en 1999).

Les investissements de Canal+ couvrent 16 % de l’ensemble des


investissements français des films agréés en 2003, contre 18 %
en 2002, 21% en 2001, 22 % en 2000 et 25 % en 1999.
Avec 5,88 M€, l’investissement de Canal+ dans les coproductions
minoritaires françaises est en très légère diminution par rapport à
l’année précédente (-3,6 %). Il était passé de 8 M€ en 2000 à
6 M€ en 2001.

Après une diminution significative entre 2001 et 2002 (-20 %),


l’investissement de Canal+ dans les films d’initiative française est
en légère augmentation, passant de 116,89 M€ en 2002 à
123,43 M€ (+5,6 %). A 1,25 M€, l’investissement moyen sur les
films d’initiative française est également en légère augmentation.
Il était de 1,19 M€ en 2002. Les acquisitions s’échelonnent entre
0,15 M€ et 6 M€.

En 2003, la chaîne a pré-acheté 81 % des films d’initiative fran-


çaise dont le devis est compris entre 2 M€ et 15 M€ (85 % en
2002). Elle a également pré-acheté 19 % des films dont le devis
est inférieur à 2 M€ et 73 % des films dont le devis est supérieur
à 15 M€.
Ainsi, Canal+ est intervenu dans des films aux devis variés :
3 films dont le devis est inférieur à 1 M€ (6 films en 2002),
55 films dont le devis est compris entre 1 M€ et 5 M€ (54 en
2002), 18 films dont le devis est compris entre 5 M€ et 7 M€ (30
en 2002), 15 films dont le devis est compris entre 7 M€ et 15 M€
(12 en 2002) et 8 films dont le devis dépasse 15 M€ (7 en 2002).

Parmi les films d’initiative française pré-achetés par Canal+ on


dénombre 36 premiers films (36 % de l’ensemble des films pré-
achetés par la chaîne) et 12 deuxièmes films (12 %).

41,5 % des films d’initiative française n’ont, à ce jour, fait l’objet


d’aucune acquisition de Canal+ ou de TPS, soit 76 films. Ce ratio
est en constante progression depuis plusieurs années : 33 % en
2002, 27 % en 2001, 21 % en 2000 et 11 % en 1999.

7 films ont fait l’objet simultanément d’un pré-achat de Canal +


pour une première diffusion cryptée et de TPS pour une deuxième
diffusion cryptée.
8. Les pré-achats de Ciné Cinéma

Nombre de films 2002 2003 Pré-achats (M€) 2002 2003


Films d’initiative fran- 18 36 films d’initiative fran- 2,72 6,43
çaise çaise
Coproductions minori- 1 4 Coproductions minori- 0,06 0,79
taires taires
Total 19 40 Total 2,78 7,22

Les obligations de Ciné Cinéma en 2003 en matière de financement de la


production de films cinématographiques : Ciné Cinéma est soumis à des obliga-
tions d’achat de droits de diffusion d’œuvres cinématographiques européennes
et d’expression originale française (EOF), fixées en fonction du nombre de ses
abonnés et selon la nature des chaînes (chaînes cinéma de premières ou de se-
condes diffusions).

En 2003, Ciné Cinéma a investi 7,22 M€ sur 40 films dont 36 d’ini-


tiative française.

L’intervention de Ciné Cinéma est en forte croissance sur les films


d’initiative française : le nombre de films financés doublent et les
apports sont multipliés par 2,4 entre 2002 et 2003. L’investisse-
ment moyen de la chaîne sur les films d’initiative française est de
178 600 €. Les acquisitions s’échelonnent de 30 000 € à
305 000 €.

32 des 36 films d’initiative française financés par Ciné Cinéma


l’ont été au titre d’une deuxième diffusion cryptée, la première
ayant été acquise par Canal+.
Les 4 autres films ont fait l’objet d’une acquisition de première
diffusion cryptée par Ciné Cinéma, pour un montant cumulé de
840 000 €.
Par ailleurs, Ciné Cinéma s’est porté acquéreur simultanément
des deux diffusions payantes d’un film de coproduction minori-
taire.

Ciné Cinéma a pré-acheté 10 premiers films et 2 deuxièmes films


en 2003.
9. Les pré-achats de TPS Cinéma
Nombre de films 2000 2001 2002 2003 Pré-achats (M€) 2000 2001 2002 2003
Films d’initiative fran- 19 20 16 16 films d’initiative fran- 17,38 23,22 23,39 21,92
çaise çaise
Coproductions minori- - 2 1 - coproductions minori- - 0,59 0,30 -
taires taires
Total 19 22 17 16 Total 17,3 23,8 23,6 21,9
8 1 9 2

Les obligations de TPS Cinéma en 2003 en matière de financement de la production de films ciné-
matographiques : TPS Cinéma est soumis à des obligations d’achat de droits de diffusion d’œuvres ciné -
matographiques européennes et d’expression originale française (EOF), fixées en fonction du nombre de
ses abonnés et selon la nature des chaînes (chaînes cinéma de premières ou de secondes diffusions).
TPS Cinéma a participé au financement de 16 films agréés en
2003, ses interventions étant consacrées uniquement à des films
d’initiative française. En 2002, la chaîne était également interve-
nue sur une coproduction minoritaire.

Si le nombre de films d’initiative française sur lesquels la chaîne


est intervenue en 2003 est stable par rapport à l’année précé-
dente, le volume de l’investissement est en légère diminution (-
1,5 %).
Ce volume est réparti entre des pré-achats de première fenêtre
de diffusion payante (17,9 M€, soit 82 % du total), des pré-achats
de deuxième fenêtre de diffusion payante (3,3 M€, 15 % du total)
et des minima garantis au titre d’une exploitation en paiement à
la séance (0,7 M€, 3 % du total). Cette répartition est globale-
ment stable par rapport aux années précédentes.

L’investissement moyen est de 1,37 M€, contre 1,39 M€ en 2002,


1,08 M€ en 2001 et 0,9 M€ en 2000. Il connaît toutefois des varia-
tions importantes selon le type de diffusion. Ainsi, pour une pre-
mière fenêtre de diffusion payante, l’investissement moyen est de
2,56 M€ (1,8 M€ en 2002) ; pour une deuxième fenêtre il est de
0,25 M€ (0,28 M€ en 2002) ; enfin, il est de 52 500 € pour une ex-
ploitation en paiement à la séance (45 000 € en 2002). Les inves-
tissements au titre de la première fenêtre de diffusion payante se
sont échelonnés entre 0,95 M€ et 4,57 M€.

5 films ont fait l’objet d’une intervention de la chaîne à la fois


pour une exploitation en paiement à la séance, une première fe-
nêtre de diffusion payante et une deuxième diffusion payante, to-
talisant un investissement de 14,34 M€, soit 65 % des investisse-
ments annuels de la chaîne.
TPS Cinéma est intervenue dans des films aux devis variés : 1 film
dont le devis est inférieur à 1 M€, 2 films dont le devis est com-
pris entre 1 M€ et 5 M€, 5 films dont le devis est compris entre
5 M€ et 7 M€, 5 films dont le devis est compris entre 7 M€ et
15 M€ et 3 films dont le devis dépasse 15 M€.

En 2003, TPS Cinéma a concentré 94 % de ses investissements


sur des films dont les devis sont supérieurs à 5 M€ (95% en
2002).
Le devis moyen des films dans lesquels TPS Cinéma est intervenu
s’établit à 9,2 M€. Il était de 9 M€ en 2002, de 6,8 M€ en 2001 et
de 4,4 M€ en 2000.

Enfin, 7 films financés par TPS Cinéma sont des premiers films (7
films en 2002, 5 films en 2001 et 12 films en 2000).
10. Les investissements des chaînes en clair
2003 TF1 F2 F3 M6 Arte Total*
Nombre de films coproduits 20 34 27 8 18 102
Dont films d’initiative fran- 20 30 24 7 13 90
çaise
Pré-achats (M€) 31,3 19,9 11,3 10,5 2,45 75,59
4 1 5 3
Apports en coproduction 8,95 10,8 8,84 2,37 3,19 34,19
(M€) 5
Total des investissements 40,2 30,7 20,1 12,9 5,64 109,7
(M€) 9 6 9 0 8
Moyenne par film (M€) 2,01 0,90 0,75 1,61 0,31
* 5 films sont financés par deux chaînes en clair simultanément, dont 4 films d’initiative française.

Pour mémoire : 2002 TF1 F2 F3 M6 Arte Total*


Nombre de films coproduits 20 32 27 13 19 103
Dont films d’initiative fran- 20 28 26 13 16 96
çaise
Pré-achats (M€) 24,7 18,2 14,0 13,3 3,17 73,65
7 9 4 8
Apports en coproduction 8,60 8,62 9,96 3,74 3,39 34,31
(M€)
Total des investissements 33,3 26,9 24,0 17,1 6,56 107,9
(M€) 7 1 0 2 6
Moyenne par film (M€) 1,67 0,84 0,89 1,32 0,35
* 8 films sont financés par deux chaînes en clair simultanément, dont 7 films d’initiative française.

Les obligations des chaînes en clair en 2003 en matière de financement de la production de


films cinématographiques :
Les services de télévision diffusés en clair (TF1, France 2, France 3 et M6) doivent consacrer au
développement de la production cinématographique au moins 3,2 % de leur chiffre d’affaires net
de l’exercice précédent dont au moins 2,5 % pour les œuvres d’expression originale française.
Les investissements comptabilisés peuvent être des pré-achats (acquisitions de droits de diffusion
en exclusivité acquis avant la fin de la période de prise de vues) ou des investissements en parts
de coproduction. Ces derniers ne peuvent être réalisés que par l’intermédiaire d’une filiale spécia -
lement créée à cet effet. Celle-ci ne peut cependant pas être producteur délégué. Réduisant à 24
mois le délai de diffusion traditionnel de 36 mois après la diffusion en salles, les parts de copro -
duction permettent d’optimiser les investissements consentis au titre du pré-achat.
Pour chaque œuvre, la contribution des diffuseurs est encadrée par deux dispositions : elle ne doit
pas excéder la moitié du coût total de cette œuvre et elle ne doit pas être constituée pour plus de
la moitié par des sommes investies en parts de coproduction par les filiales.
Enfin, 75 % de ces obligations doivent être consacrés à la production indépendante.

Arte, en tant que chaîne franco-allemande, ne relève pas du droit français et n’a a ce titre aucune
obligation particulière en termes de contribution à la production.
Les données statistiques sur les films agréés donnent une photo-
graphie, à un instant donné, de la production cinématographique.
Cette mesure ne correspond pas forcément à la comptabilisation
par les chaînes de leurs investissements.
En 2003, sur 212 films agréés, les chaînes en clair ont financé au
total 102 films dont 90 films d’initiative française. (103 films dont
96 films d’initiative française financés en 2002). Le nombre de
films financés simultanément par deux diffuseurs en clair est en
baisse et retrouve le niveau atteint en 2000 : il est de 5 en 2003,
contre 8 en 2002, 4 en 2001 et 5 en 2000.

Le volume global d’investissement des chaînes en clair est stable


(+1,7 % par rapport à 2002) mais des différences existent d’une
chaîne à l’autre. Alors que les investissements de TF1 progressent
de 20,7 % (-27 % en 2002), ceux de M6 et d’Arte diminuent res-
pectivement de 24,6 % et 14,2 % (+28 % chacune en 2002). Les
investissements de Francetélévisions sont parfaitement stables
(+42 % en 2002). Cet équilibre résulte néanmoins d’une augmen-
tation de 14,3 % des apports de France 2 et d’une baisse de
15,8 % de ceux de France 3 (+87 % en 2002).

Les investissements des chaînes en clair sont constitués à hau-


teur de 69 % par des pré-achats de droits de diffusion. Après
avoir connu une baisse entre 2001 et 2002, cet indicateur est
stable par rapport à l’année précédente. M6 est la chaîne dont les
pré-achats représentent la plus grande part des investissements
(82 % en 2003, contre 78% en 2002). Elle est suivie de TF1 (78 %
contre 74 % en 2002), France 2 (65 % contre 68 % en 2002),
France 3 (56 % contre 59 % en 2002) et enfin Arte (43 % contre
48 % en 2002).

En 2003 comme en 2002, aucun film a fait l’objet d’un pré-achat


de droits de diffusion de la part d’une chaîne en clair sans qu’il
soit accompagné d’une coproduction. 4 films étaient dans ce cas
en 2001.

TF1 a consacré une moyenne de 2,01 M€ aux films dans lesquels


elle a investi. Ses apports s’échelonnent entre 0,69 M€ et
4,19 M€. France 2 apporte en moyenne 0,90 M€. Ses apports
s’échelonnent entre 0,23 M€ et 2,29 M€. Le montant moyen des
investissements de France 3 s’établit à 0,75 M€, ceux-ci s’éche-
lonnant entre 0,2 M€ et 1,6 M€. M6 a investi en moyenne
1,61 M€, avec un minimum de 0,37 M€ et un maximum de
3,89 M€. Enfin, Arte apporte en moyenne 0,31 M€. Ses investisse-
ments s’échelonnent entre 0,06 M€ et 0,45 M€.

Les diffuseurs peuvent consacrer jusqu’à 0,5 % de leur chiffre


d’affaires à la production d’œuvres européennes tournées dans
une autre langue que le français. En 2003, l’intervention des
chaînes dans ce type de films s’élève à 12,57 M€ pour 16 films
(11,11 M€ pour 14 films en 2002, 7,7 M€ pour 13 films en 2001,
4,9 M€ pour 10 films en 2000 et 6,7 M€ pour 8 films en 1999).

Enfin le nombre de premiers ou de deuxièmes films dans lesquels


les chaînes en clair sont intervenues est en baisse par rapport à
2002 : 29 premiers films et 15 deuxièmes films en 2003, 33 pre-
miers films et 21 deuxièmes films en 2002.
11. L’intervention des SOFICA
1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
Films financés par les SOFICA 38 39 48 59 67 59 59 57 61
Dont films d’initiative fran- 38 34 46 59 66 58 59 56 58
çaise
Investissements des SOFICA 23,4 19,6 21,6 27,6 26,0 39,0 24,7 33,4 39,2
(M€) 3 0 8 8 8 4 8 2 3

Définition
Les SOFICA (sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel),
sociétés anonymes soumises à l’impôt sur les sociétés dans les conditions de droit commun,
ont été créées par la loi du 11/7/1985. Elles constituent des sociétés d’investissement desti -
nées à la collecte de fonds consacrés exclusivement au financement d’œuvres audiovi-
suelles et cinématographiques agréées par le CNC. Leur durée statutaire est de 10 ans à
compter de l’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés.
Les particuliers ayant souscrit des parts de S OFICA peuvent bénéficier d’une déduction sur
leur revenu net global imposable et les sociétés actionnaires d’une SOFICA d’un amortisse-
ment exceptionnel.
Les investissements des S OFICA prennent la forme soit de versements en numéraire réalisés
par contrats d’association à la production, contrôlés par le CNC (investissements sur des
œuvres), soit de souscription au capital de sociétés ayant pour activité exclusive la réalisa -
tion d’œuvres cinématographiques ou audiovisuelles agréées. Dans le cas d’un investisse -
ment sur des œuvres, les versements ne peuvent excéder 50 % du coût total définitif d’une
même œuvre. Dans ce cadre, les SOFICA sont, par ailleurs, soumises à des obligations d’in-
vestissement dans la production indépendante.
Les SOFICA peuvent investir, dans la limite de 20 % de leurs financements annuels, dans les
œuvres de coproduction réalisées dans la langue d’un pays coproducteur majoritaire de
l’Union Européenne, le solde étant investi dans des œuvres réalisées en langue française.
En contrepartie de leurs investissements, les SOFICA bénéficient de droits à recettes sur l’ex-
ploitation future des œuvres.
Les SOFICA sont intervenues sur 61 films en 2003 (4 films de plus
qu’en 2002). L’investissement global est de 39,23 M€, en progres-
sion de 17,4 % par rapport à 2002. Il atteint un niveau record.

Parallèlement, l’investissement moyen s’établit à 0,64 M€. Il était


de 0,58 M€ en 2002, de 0,42 M€ en 2001, de 0,66 M€ en 2000 et
de 0,39 M€ en 1999. L’investissement global représente 7,6 % du
budget des films considérés, contre 10,8 % en 2002, 8,6 % en
2001, 13,1 % en 2000 et 9,8 % en 1999.

23 premiers films ont été financés par des SOFICA en 2003, pour
un montant total de 13,29 M€. Le niveau global des investisse-
ments sur les premiers films est en augmentation par rapport aux
années précédentes (9,97 M€ en 2002, 6,28 M€ en 2001 et
8,98 M€ en 2000). Le nombre de premiers films financés par les
SOFICA est stable : 23 en 2003, 23 en 2002, 18 en 2001, 22 en
2000 et 29 en 1999.
Cette année encore, les SOFICA ont financé très majoritairement
des films réalisés en langue française (59 films sur 61) et des
films coproduits avec une chaîne en clair (47 films sur 61).

Les SOFICA sont intervenues sur 12 films bénéficiaires d’une


avance sur recettes avant réalisation, pour un montant global de
3,29 M€ (20 films et 5,54 M€ en 2002, 19 films et 4,64 M€ 2001,
22 films et 6,4 M€ en 2000). Parmi ces 12 films, 6 sont des pre-
miers films et 2 des deuxièmes films.

Les SOFICA continuent d’investir en faveur des films dont le budget


est supérieur à la moyenne : le devis moyen des films dans les-
quels sont intervenues les SOFICA est de 8,38 M€ (5,49 M€ sans
Alexander de Oliver Stone, contre 5,41 M€ en 2002) et 14 films
sont d’un devis supérieur à 7 M€ (10 films en 2002).

Les SOFICA actives

SOFICA interven- apports


tions (M€)
1 Banque populaire 27 9,10
images
2 Cofimage 33 8,16
3 Sogécinéma 15 6,54
4 Valor 6 5,14
5 Studio Images 2 4,85
6 Gimages 13 2,45
7 Millifin 3 1,55
8 Uniétoile 7 1,13
9 France Télévision 1 0,30
Images

Les trois SOFICA les plus actives ont fourni 61 % de l’investissement total
(49 % en 2002).
12. Les investissements de soutien financier (aide au-
tomatique)

Les sociétés de production ont largement recours aux


sommes créditées sur leurs comptes au CNC, au fur et à
mesure de l’exploitation de leurs films (environ 0,73 € par
entrée).
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
Soutien investi hors majorations 43,0 52,0 39,4 50,0 52,5 55,1 55,9
(M€) 4 0 2 0 9 0 9
Soutien investi avec majorations - - - - - 70,7 73,8
(M€) 8 6
Sociétés concernées 121 118 125 170 150 157 158
Majorations liées au tournage en studios ou à la réalisation en langue française.
La part du soutien investi pour régler les créances privilégiées
(salaires, charges sociales, crédits professionnels) est en forte di-
minution par rapport à 2002 : elle s’élève à 0,43 M€ 2003, soit
1 % du volume global, contre 1,31 M€ en 2002, 1,83 M€ en 2001,
1,22 M€ en 2000, 0,29 M€ en 1999 et 1,39 M€ en 1998.

Le soutien investi dans la production en amont (hors règlement


des créances privilégiées) est en augmentation continue depuis
1999 : 55,55 M€ en 2003, 53,80 M€ en 2002, 50,76 M€ en 2001,
48,78 M€ en 2000, 39,13 M€ en 1999 et 50,61 M€ en 1998.

55 % du soutien est mobilisé en amont par dix sociétés : Pathé


Renn Productions, StudioCanal, Cinécomic (filiale de Gaumont),
TF1 Films Production, Gaumont, France 2 Cinéma, Cabale (filiale
de TF1), La Petite Reine, France 3 Cinéma et Europa Corp.
Les autres principaux bénéficiaires du soutien constituent un
noyau central de 32 sociétés qui ont investi le tiers du soutien en
2003. Parmi les dix premiers de ce groupe se trouvent Les Films
Alain Sarde, RF2K, UGC Images, Téléma, Film par Film, Galatée
Film, Rhône-Alpes Cinéma, Fechner Productions, Films Christian
Fechner et Why Not Productions.
116 sociétés ont investi les 12 % du solde de soutien mobilisé en
2003.
13. Les films bénéficiaires de l’avance sur recettes

L’avance sur recettes avant réalisation


1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
Films avec avance avant réali- 48 43 52 55 49 47 52 50 60
sation
Dont films d’initiative fran- 44 36 52 52 49 46 50 48 56
çaise
Montant accordé (M€) 15,04 15,15 20,53 18,93 17,94 18,10 17,92 17,07 21,62
En 2003, 60 films ont été produits avec l’aide en amont de
l’avance sur recettes soit une augmentation de 20 % par rapport
à 2002 (50 films). Parmi ceux-ci, 4 films sont des productions mi-
noritaires françaises.

Le nombre de premiers films aidés en 2003 est en augmentation


par rapport aux années précédentes : 23 films en 2003, 21 films
en 2002, 14 films en 2001. 38 % des films produits en 2003 et
ayant bénéficié de l’avance sur recettes avant réalisation étaient
des premiers films. Cette proportion était de 42 % en 2002 et de
27 % en 2001.
Le nombre de deuxièmes films aidés reste peu élevé : 5 films en
2003, 8 films en 2002 et 6 films en 2001.

La part des films aidés par l’avance sur recettes représente 31 %


des films d’initiative française en 2003, contre 29 % en 2002 et
en 2001.

Le total des avances accordées s’élève à 21,62 M€, soit une aug-
mentation de 4,55 M€ par rapport à l’année précédente. L’avance
sur recettes représente, en moyenne, 17 % du devis des films ai-
dés. Cette part est également en progression par rapport aux an-
nées précédentes : 13 % en 2002, 15 % en 2001, 13 % en 2000 et
14 % en 1999.

En 2003, l’avance moyenne s’élève à 360 000 € (341 000 € en


2002, 345 000 € en 2001). Les montants des avances varient
entre 90 000 € et 470 000 €.

Canal+ a financé 29 des 60 films bénéficiaires de l’avance sur re-


cettes, soit 48 % (60 % en 2002, 64 % en 2001, 83 % en 2000,
76 % en 1999). TPS Cinéma a financé un seul film bénéficiaire
d’une avance sur recettes pour une deuxième diffusion payante
après Canal+. Ciné Cinéma a contribué au financement de 11
films bénécifiaires de l’avance sur recettes, dont 9 films pour une
deuxième diffusion cryptée après Canal+ et 2 films pour une pre-
mière diffusion cryptée.
Par ailleurs, 21 films bénéficiaires de l’avance ont également bé-
néficié du financement d’une chaîne de télévision en clair. Il
étaient 26 en 2002, 18 en 2001, 27 films en 2000 et 21 films en
1999.

L’avance sur recettes après réalisation

1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003


Films avec avance après réali- 5 7 6 9 19 12 11
sation
Dont films d’initiative fran- 5 7 6 9 18 12 11
çaise
Montant accordé (M€) 0,40 0,42 0,68 0,49 1,30 0,82 1,03

En 2003, 11 films agréés ont bénéficié de l’avance sur recettes


après réalisation (12 films en 2002, 19 films en 2001 et 9 films en
2000). Sur ces 11 films, 10 films avaient un coût inférieur à 1 M€.

Le montant total des allocations s’élève à 1 026 000 € (816 000 €


en 2002, 1,3 M€ en 2001 et 487 000 € en 2000), soit une
moyenne de 93 265 € par film.

En 2003, l’avance sur recettes après réalisation représente


17,6 % du devis des films aidés (7 % en 2002 et en 2001, 10 %
en 2000).

Parmi les films bénéficiaires figurent 5 premiers films et 3


deuxièmes films.

A l’exception du film de Jean-Pierre Mocky Le Furet, qui a bénéfi-


cié d’un financement de Canal+, aucun film bénéficiaire de
l'avance après réalisation n’a obtenu de financement d’une
SOFICA, d’une chaîne cryptée ou d’une chaîne en clair.
14. Les financements régionaux

2002 2003
Nombre de films ai- 22 40
dés
Montant d’aide (M€) 7,22 9,94

Les régions ont investi près de 10 M€ dans la production agréée


en 2003, soit 38 % de plus que l’année précédente. Ces finance-
ments se sont répartis sur 40 films alors qu’ils concernaient 22
films en 2002.

La quasi totalité des films bénéficiant d’un financement régional


sont d’initiative française. En 2003 cependant, la région Ile-de-
France a soutenu une coproduction minoritaire, The Statement de
Norman Jewison, dont le tournage s’est effectué intégralement
dans l’hexagone.

Deux régions concentrent l’essentiel des investissements : la ré-


gion Ile-de-France et la région Rhône-Alpes, la première interve-
nant sous forme d’avances remboursables et la seconde sous
forme d’apports en coproduction.
15. Les premiers et les deuxièmes films

1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003


films d’initiative fran- 104 125 148 150 145 172 163 183
çaise
dont premiers films 37 46 58 62 53 53 67 68
dont avec avance 13 14 22 21 19 19 27 28
dont deuxièmes films 18 13 29 18 21 36 31 27
dont avec avance 20 8 13 9 11 14 11 7

37 % des films d’initiative française agréés en 2003 sont des pre-


miers films, contre 41 % en 2002 et 31 % en 2001. Le niveau
reste très élevé.
Le nombre de deuxièmes films est en baisse par rapport à 2002
et 2001.
Au total, le nombre de premiers et deuxièmes films représente
52 % de la production de films d’initiative française. Après une
forte progression en 2002 (60 %), cette part retrouve son niveau
des années antérieures (52 % en 2001, 51 % en 2000 et 53 % en
1999).

41 % des premiers films et 26 % des deuxièmes films ont bénéfi-


cié d’une avance sur recettes avant ou après réalisation. Si le
nombre de premiers films ayant bénéficié d’une avance sur re-
cettes est stable (27 films en 2002, 28 films en 2003), celui des
deuxièmes films ayant bénéficié d’une avance sur recettes est en
diminution, passant de 11 en 2002 à 7 en 2003.

Alors que le devis moyen des films d’initiative française est de


4,63 M€, celui des premiers films est de 2,94 M€. 29 premiers
films ont un devis supérieur à 3 M€ (24 films en 2002) dont 5
films ont un devis supérieur à 6 M€ (6 films en 2002).
Le devis moyen des deuxièmes films est de 6,37 M€. Ce résultat
élevé s’explique par la présence exceptionnelle dans cette caté-
gorie de 6 films dont le devis est supérieur à 10 M€ (dont Danny
the Dog, au devis de 34 M€).

36 des 68 premiers films ont fait l’objet d’un financement de Ca-


nal+, soit 53 % d’entre eux. La part de premiers films soutenus
par Canal+ est stable par rapport à l’année précédente (53 % en
2002) après avoir connu une baisse au cours des années anté-
rieures (57 % en 2001, 64 % en 2000, 69 % en 1999 et 75 % en
1998). L'investissement moyen de la chaîne cryptée sur les pre-
miers films est en légère augmentation par rapport à l’année pré-
cédente : 833 000 € en 2003, contre 820 000 € en 2002. Canal+
a, par ailleurs, financé 12 deuxièmes films (19 en 2002).
TPS Cinéma intervient dans 7 premiers films en 2002 (7 en 2002)
et 3 deuxièmes films (2 en 2002).
Ciné Cinéma a financé 10 premiers films et 2 deuxièmes films en
2003.
Les chaînes hertziennes ont financé 27 premiers films (soit 40 %
des premiers films contre 48 % en 2002, 42 % en 2001 et 55 %
en 2000) et 14 deuxièmes films (20 en 2002, 11 en 2001 et
2000).
16. Les principaux producteurs de films

Quelque 153 sociétés différentes ont produit les 183 films d’initia-
tive française agréés en 2003 (pour lesquels on dénombre 17 pro-
ductions codéléguées). Le secteur de la production cinématogra-
phique reste donc peu concentré.

Gémini Films a été la société la plus active en 2003 avec 5 films


produits dont le devis moyen est de 1,6 M€.

Quatre sociétés ont chacune produit 4 films dans l’année. Il s’agit


de Agat Films & Cie (devis moyen des films produits : 2,75 M€),
Ex-Nihilo (devis moyen : 1,72 M€), Fidélité (devis moyen :
7,17 M€) et Gaumont (devis moyen : 10,97 M€).

Six sociétés ont produit 3 films chacune : Pathé Renn Production,


Téléma, Rézo Films, Ognon Pictures, Pan-Européenne Production
et Aréna Films. 19 sociétés ont produit 2 films dans l’année et en-
fin 123 sociétés ont produit un seul film en 2003.
17. Les tournages et la post-production

1 445 semaines de tournage pour les films d’initiative


française dont près de 40 % à l’étranger

1998 1999 2000 2001 2002 2003


films d’initiative française
semaines de tournage 1 244 1 143 1 136 1 327 1 342 1 445
dont : extérieur en France 852 902 734 942 877 785
studios en France 55 20 89 65 86 94
à l’étranger 337 221 313 320 379 566
films de coproduction minoritaire
française
semaines de tournage en France 25 22 15 29 15 31

Remarque préalable : Pour l’analyse concernant la durée des tournages, 7


films parmi les 183 films d'initiative française agréés en 2003, et 2 films parmi
les 29 films de coproduction minoritaire ont été exclus de la base de travail. Il
s’agit soit de films d’animation, soit de films constitués d’images d’archives.

Le nombre de semaines de tournage cumulées pour les films


d’initiative française s’établit à 1 445, soit 8 % de plus qu’en
2002. Cette progression est légèrement inférieure à l’augmenta-
tion du nombre de ces films en 2003 (+12 %).

La durée moyenne de tournage pour un film d’initiative française


est de 8,2 semaines. Cette durée moyenne est relativement
stable : elle était de 8,5 semaines en 2002 et de 7,9 semaines en
2001.

La hausse du nombre de semaines de tournage ne profite cepen-


dant pas à la localisation en France. En effet, le nombre de se-
maines de tournage comptabilisées dans l’hexagone s’établit à
879, en baisse de 9 % par rapport à 2002 (-13 % par rapport à
2001). Ce recul concerne les tournages en décors naturels (-10 %
par rapport à 2002, –17 % par rapport à 2001) qui totalisent 785
semaines. La durée de tournage dans les studios français pro-
gresse de façon continue depuis 2 ans et s’élève à 94 semaines
(+9 % par rapport à 2002, +45 % par rapport à 2001).

La durée des tournages à l’étranger (566 semaines en 2003)


connaît en revanche une progression spectaculaire : +49 % par
rapport à 2002 et +77 % par rapport à 2001. 82 films d’initiative
française, soit 46,5 % des 176 pris en compte, ont ainsi été par-
tiellement ou intégralement tournés à l’étranger. Le choix du
tournage à l’étranger est dans la grande majorité des cas lié à
des exigences d’ordre artistique. Ce choix répond néanmoins par-
fois à une logique financière, la localisation à l’étranger permet-
tant des économies sur les coûts (Portugal, Roumanie) ou l’accès
à des financements locaux (Belgique, Luxembourg, Grande-Bre-
tagne).
Comme indiqué précédemment, le recours aux studios français de
prises de vues est plus fréquent. En 2003, 30 films ont été partiel-
lement tournés en studio en France, soit 4 de plus qu’en 2002,
s’ajoutant à la progression de 9 films intervenue entre 2001 et
2002. La durée moyenne de tournage en studios est de 16 jours
en 2003 contre 18 jours en 2002.
Les films tournés en studio ont des budgets élevés. 5 films ont un
devis supérieur à 20 M€, 5 films ont un devis compris entre 10 M€
et 20 M€, 12 films ont un devis compris entre 5 M€ et 10 M€ et
enfin 8 films ont un devis inférieur à 5 M€. Le devis moyen de ces
30 films est de 11,98 M€ et le devis médian de 7,78 M€.

Les travaux de laboratoire ont été effectués en France pour la


presque totalité des 183 films d’initiative française. Comme les
années précédentes, Eclair est intervenu sur le plus grand
nombre de ces films, GTC et LTC venant ensuite. Ces trois socié-
tés ont effectué les travaux de laboratoire pour 80 % des films
d’initiative française. On peut néanmoins noter que 12 films
(6,6 % des films d’initiative française) ont fait appel à des labora-
toires étrangers, principalement britanniques (8 films pour ce seul
pays).

La post-production sonore est davantage touchée par la délocali-


sation que la post-production image. Ces travaux ont été effec-
tués à l’étranger pour 32 films d’initiative française en 2003,
chiffre stable par rapport à 2002, mais nettement supérieur à
2001 (une vingtaine de films concernés) et à 2000 (une dizaine).
La Belgique et la Grande-Bretagne sont les principales destina-
tions de ces délocalisations (15 films pour la première, 9 pour la
seconde). Les principaux intervenants du secteur en France sont
les Auditoriums de Joinville et de Boulogne, le groupe Dataciné
(SIS, Cinéstéréo), Auditel, Jack’son et Cinéphase.

7 films de coproduction minoritaire française ont été partielle-


ment ou intégralement tournés en France, contre 6 en 2002. Par-
mi eux, 3 films ont effectué la quasi totalité du tournage dans
l’hexagone.
Les 7 coproductions minoritaires cumulent 31 semaines de tour-
nage, soit le double de ce qui avait été constaté en 2002 (15 se-
maines) et une légère progression par rapport à 2001 (29 se-
maines). Cela représente une moyenne de plus de 4 semaines de
tournage en France (contre 2 semaines et demie en 2002).

Pour la moitié des films de coproduction minoritaire (15 films sur


29), il a été fait appel à des laboratoires de post-production fran-
çais et, pour environ un tiers (11 films), à des auditoriums fran-
çais. Ces proportions sont équivalentes à ce qui avait été constaté
en 2002.
18. Les genres, les supports

Le nombre de documentaires agréés se stabilise après deux an-


nées de progression importante. Ils sont 20 en 2003 (dont une co-
production minoritaire), contre 22 en 2002, 17 en 2001 et 6 en
2000. Seuls deux documentaires ont un devis supérieur à 1 M€ :
10ème chambre, moments d’audience de Raymond Depardon et Le
Dernier Trappeur de Nicolas Vanier. Le devis moyen des films do-
cumentaires s’établit à 0,75 M€.

Après une année 2002 faible, la production de films d’animation


retrouve en 2003 un niveau élevé. 6 films d’animation ont en ef-
fet obtenu un agrément cette année, dont 5 sont d’initiative fran-
çaise. Ils étaient 3 en 2002, 4 en 2001 et 5 en 2000. 3 de ces
films ont un devis compris entre 3 M€ et 4 M€. Les devis des trois
autres productions d’animation se situent à un niveau légèrement
supérieur, à 5 M€, 7 M€ et 15 M€

Les trois quarts de la production d’initiative française agréée en


2003 a utilisé le 35 mm comme support de tournage. Par ailleurs,
29 films ont été tournés en 16 mm et autant sur support vidéo.
Au sein de cette dernière catégorie, on peut noter la présence de
12 documentaires.

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