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Les Valar : Puissances d'Arda

Les Valar, puissants Ainur créés par Eru Ilúvatar, sont les gardiens d'Arda et ont façonné le monde tout en luttant contre Melkor, leur ancien camarade devenu ennemi. Après avoir été contraints de se retirer à Valinor pour échapper à Melkor, ils ont créé des merveilles et accueilli les Elfes, mais la discorde a émergé, notamment à travers Fëanor et la création des Silmarils. Cette discorde a conduit à des conflits tragiques, y compris le Massacre Fratricide d'Alqualondë, marquant le début d'une série d'événements malheureux pour les Noldor et les Valar.

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Les Valar : Puissances d'Arda

Les Valar, puissants Ainur créés par Eru Ilúvatar, sont les gardiens d'Arda et ont façonné le monde tout en luttant contre Melkor, leur ancien camarade devenu ennemi. Après avoir été contraints de se retirer à Valinor pour échapper à Melkor, ils ont créé des merveilles et accueilli les Elfes, mais la discorde a émergé, notamment à travers Fëanor et la création des Silmarils. Cette discorde a conduit à des conflits tragiques, y compris le Massacre Fratricide d'Alqualondë, marquant le début d'une série d'événements malheureux pour les Noldor et les Valar.

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Les Valar

Signification: "Les Puissants", "les Puissances"


Les Valar sont les premiers des Ainur, assimilables aux premiers enfants d'Eru Iluvatar, ses
premiers messagers, les humains les appelèrent souvent des dieux, aussi appelés les Gardiens
d'Arda, les Puissances d'Arda, les Autorités.

Origines
Les Valar font partie des Ainur, les Bénis, engendrés par la pensée d'Ilùvatar, avant toutes autres
choses. Ce sont les plus puissants et les plus grands des Ainur. Ils participèrent à la Grande
Musique, y insuflant profondément leur pensée, mais ensuite, tandis que d'autres restaient avec
Ilùvatar au-delà du Monde, ils descendirent sur le Monde, ainsi que d'autres Ainur, les Maïar,
dans lequel leurs pouvoirs sont contenus, et limités, "et ils y resteraient éternellement, jusqu'à la
fin, de sorte qu'ils en seraient la vie et qu'il serait leur vie même. En suite de quoi ils furent
nommés les Valar, les Puissances du Monde" (Ainulindalë). Quand ils entrèrent dans le Monde
commença le Temps. On peut établir des liens de parentés entres eux, tout comme entre les
Ainur, mais ce ne sont pas des liens comme nous les entendons, car tous furent engendrés par la
pensée d'Eru, et ce ne sont pas des êtres matériels; ces liens sont la façon dont Eru Ilùvatar les
imaginait. Il y avait sept Seigneur des Valar, et Sept Reines des Valar, les Valier. Les Seigneurs
sont: Manwë, Ulmo, Aulë, Mandos, Lorien, Oromë et Tulkas. Les Reines sont Varda, Yavanna,
Nienna, Estë, Vairë, Vana et Nessa. On ne compte plus Melkor parmi les Valar. Ils étaient neuf,
les Exaltés, les Seigneurs d'Arda, les Aratar, mais Melkor fut retiré, et ils sont huit, Manwë et
Varda, Ulmo, Yavanna et Aulë, Mandos, Nienna et Oromë.

La construction du Monde - la demeure d'Almaren


Ce furent eux qui bâtirent la terre, principalement Manwë, Ulmo, Aulë et aussi Melkor. Melkor avait
lancé son propre thème lors de la grande musique, dissonant et opposé aux autres, et aussi
convoitait-il le Monde pour lui seul, s'opposant aux autres Valar qui souhaitaient voir s'accomplir la
Vision de la Grande Musique. C'est à ce moment que les Valar prirent forme physique, suivant
leur caractère, car il n'en étaient pas obligé, pouvant parfaitement demeurer invisibles, même pour
les Elfes, mais Melkor prit une forme sinistre et imposante, majestueuse et terrible.

"Les Valar se mirent à prendre forme et couleur (...) cette forme venait de la connaissance qu'ils
avaient du Monde, visible, plutôt que du Monde lui-même, et ils n'en avaient pas besoin, sinon
comme nous-mêmes d'un vêtement, alors que nous pouvons aller nus sans rien perdre de notre
substance. Ainsi les Valar peuvent marcher, s'ils le veulent, dénudés (...)"

Alors commença la première bataille, entre les Valar et Melkor. Tandis qu'ils construisaient le
monde, Melkor tentait de détruire leur ouvrage au fur et à mesure. Pendant longtemps il garda le
dessus, jusqu'à ce que le Vala Tulkas vienne l'affronter et le mettre en fuite. La paix, pour un
temps, était venue, et les Valar l'utilisèrent pour mettre en ordre le monde, les continents, les
mers, les plantes, les bêtes, bien qu'il n'eût nul par la forme qu'ils désiraient tout d'abord lui
donner... Le monde était alors coupé en deux continents, Aman, à l'Ouest, et les Terres du
Milieu, Endor, à l'Est, séparés par Belegaer, la Grande Mer. Les flammes étaient domptées, ou
sous la terre, et il fallut de la lumière pour que vse développe le monde. A là demande de
Yavanna, Aulë porta au milieu des mers deux lampes qu'il avait fabriqué, pour éclairer les Terres
du Milieu, ce fut Varda qui les remplit et Manwë qui les alluma. Elles furent élevées sur
d'immenses colonnes, plus hautes que toutes les montagnes, l'une au nord, Illuin, et l'autre au
sud, Ormal. La lumière innonda alors sans fin le Monde qui put vivre, mais qui attendait encore le
Printemps de Yavanna. Les Valar firent alors leur première demeure, en Terre du Milieu, dans le
Grand Lac, sur l'île d'Almaren, agréable à souhait, où ils firent une fête, et où Tulkas et Nessa se
marrièrent. Mais Melkor, toujours plus haineux à la vue de l'oeuvre des Valar, fit sa forteresse
Utumno dans le Nord, sous la terre, à l'abri de la lumière avec ses serviteurs qui s'étaient ralliés à
sa cause, et sa malfaisance commença à se répandre peu à peu sur le monde. Les Valar
commencèrent à chercher sa demeure, mais lui, sûr de sa force, attaqua le premier et par
surprise, détruisant les deux lampes, ce qui provoqua un grand cataclysme, "et jamais Arda ne
retrouva la forme que lui avaient donnée les Valar" (Quenta Silmarillion - Au Commencement des
Jours).

La Retraite à Valinor

Les Valar © Léo pour la Cour d’Obéron 1


Comprenant que Melkor représentait une grande menace, et impuissants à l'attaquer, de crainte
entre autre de briser le Monde, les Valar abandonnèrent Almaren, qui fut détruit, et se retirèrent
de l'autre côté de la Grande Mer, en Aman, et ils fortifièrent leur demeure. Ils élevèrent les Pelori,
les plus hautes montagnes, comme muraille, et Manwë établit son trône sur la plus haute, le
Tanitequil, et les Valar firent leur demeure fortifiée à Valinor, abritée entre le rempart des Pelori et
la mer. Dans ce pays, ils apportèrent de belles choses qu'ils avaient conservé, et en firent
d'autres, encore plus belles, et Valinor devint le lieux le plus magnifique qu'ait porté Arda, où se
trouvait la cité des Valar, Valimar. Bien qu'ils puissent communiquer sans paroles, par télépathies,
ils inventèrent un langage, qu'on nomma plus tard Valarin, mais dont on ne sait que peu de
chose car ils paraissait peu agréable aux Elfes. Quand tout fut prêt, commença le chant de
Yavanna, et les Valar l'écoutèrent, dans le Mahanaxar, le Cercle du Destin. Poussèrent alors les
Deux Arbres de Lumière, Telperion, l'arbre d'or, et Laurelin, l'arbre d'argent, qui répandirent la
lumière sur le monde. C'est alors que commencèrent les Jours Heureux de Valinor, mais les Valar
n'oubliaient pas le reste du monde. Pendant ce temps, notamment, Aulë oeuvra les Naugrim, les
Nains, tant son désir de voir le monde se peupler était grand, mais il les laissa en repos, car il ne
devaient pas s'éveiller avant les Elfes, et Manwë et Yavanna "conçurent" les Aigles et les
Gardiens des Arbres, les Onodrim.

L'arrivée des Elfes - la Grande Bataille - la Captivité de Melkor


Durant de nombreux siècles, les Valar restèrent à Valinor, heureux et paisibles. Seuls Yavanna et
Oromë allaient encore souvent à l'extérieur, tandis que Melkor développait sa puissance, et fit
une autre forteresse, Angband, commandée par son premier lieutenant, Sauron. Il arriva que
s'approchait l'éveil des Premiers Nés, les Elfes, et ils s'inquiétèrent de ce que pourrait faire Melkor,
hésitant à lui déclarer la guerre. Finalement, ce fut Oromë, au cours d'une de ses chevauchées,
qui les découvrit, près du lac Cuivénen. Mais Melkor les avait trouvé le premier, et leur avait
transmis la peur. Les Valar décidèrent alors qu'il fallait les protéger de Melkor, et Oromë resta
avec eux, tandis que commença la Grande Bataille, entre Melkor et les Valar, qui déforma le nord-
ouest des Terres du Milieu. Finalement, Tulkas remporta la victoire, et Melkor fut enchaîné avec
Angainor, la chaîne conçue par Aulë. Malheureusement, les Valar négligèrent d'explorer toutes
les cachettes de Melkor, et beaucoup de ses serviteurs se dissimulèrent, Sauron, notamment,
resta introuvable. Melkor fut mis en prison dans le Fort de Mandos, pour de longs siècles. Alors
les Valar hésitèrent sur la conduite à adopter avec les Elfes. Certains pensaient, comme Ulmo,
qu'ils devraient rester libres en Terre du Milieu, mais les autres, et ce furent eux qui l'emportèrent
finalement, préféraient qu'ils viennent en Aman, craignant les rudesses du monde extérieur, et
désirant leur compagnie. Ce fut Mandos qui déclara alors:
- Malheur à nous.
Au début, les Elfes ne voulaient pas les suivre, ayant été terrifiés par la colère des Valar lors de la
guerre, mais Oromë prit trois ambassadeurs parmi eux, Ingwë, Finwë et Elwë. Il leur fit voir Valinor,
et la Lumière des Arbres, et ceux-ci furent enchantés. Les Elfes se séparèrent alors en deux,
ceux qui suivirent Oromë, les Eldar, et ceux qui refusèrent l'appel des Valar, les Avari. C'était
Oromë qui les guidait, leur faisant passer l'Anduin, et les Monts de Brume qu'avait érigé Melkor
comme barrière, et arriver en Beleriand. Ulmo, obéissant à l'avis général des Valar, utilisa une île
pour leur faire passer la Grande Mer. Il désobéit (un peu) en laissant les derniers Teleri, qu'il
connaissait mieux, sur l'île, et ce fut celle de Tol Erressëa, l'Ile Solitaire. A Valinor, les Valar
donnèrent des terres aux Elfes, qui édifièrent beaucoup de belles choses. Manwë et Varda
s'attachèrent aux Vanyar plus particulièrement, mais Aulë préférait les Noldor, dans leur amour de
construire de belles choses. Pendant ce temps, finalement, les Teleri de Tol Erressëa arrivèrent
aux aussi à Valinor, dans leur désir de la Lumière.
Melkor emprisonné, et les Elfes réunis, oeuvrant de belles choses, ce fut l'apogée de Valinor, et
naquît Fëanor, le fils de Finwë. Peu après, Melkor se repentit, et fut libéré.

La discorde des Noldor


Fëanor, le plus habile des Elfes, fabriqua alors les Silmarils, les plus splendides joyaux, qui
renfermaient la lumière des Arbres, consacrés par Varda. Melkor fut jaloux, et les voulut pour lui. Il
commença alors à semer ses mensonges et ses craintes dans le cœur des Elfes, surtout les
Noldor qui étaient avides de savoir, tout en restant, en apparence, bienveillant, et la discorde
gagna la famille de Finwë, car Fëanor aimait peur ses demi-frères, Fingolfin et Finarfin, issus du
second mariage de leur père, et la jalousie fit son apparition dans la famille. Melkor leur apprit
alors secrètement à faire des armes, et de quoi guerroyer. Fëanor parlait de révolte contre les
Valar, aspirant aux grands espaces des Terres du Milieu. Melkor s'éclipsa, et Fëanor fut
condamné à douze ans d'exil par les Valar. Il construisit une forteresse au nord de Valinor,
Formenos, et s'y installa avec ses fils. Les Valar cherchaient à rattraper Melkor, qui avait disparu,
et continuait son oeuvre mauvaise. Ils organisèrent une grande fête, pour réconcilier les Elfes, et

Les Valar © Léo pour la Cour d’Obéron 2


Fëanor fut convié, mais il vint seul et sans habits de fête, ni ornements. Néanmoins, il se
réconcilia avec Fingolfin. C'est pendant cette fête que Melkor accomplit son sinistre ouvrage, et,
avec Ungoliant, détruisit les Deux Arbres, et, pendant que tous se lamentaient et réfléchissaient
au moyen de leur rendre la vie, grâce aux Silmaril, tua Finwë et vola les trois joyau de Fëanor.
Celui-ci lui donna le nom de Morgoth, le Noir Ennemi du Monde.
Il enflamma les Noldor, les pressant de le suivre, à la fois pour poursuivre Morgoth et reprendre
les Silmaril, et échapper aux Valar, qu'il considérait plus comme des ennemis. Et les Noldor le
suivirent, et il accomplit son terrible serment. Vint un messager de Manwë, qui prononça un
avertissement, mais la réponse de Fëanor l'obligea à s'incliner, réduit au silence. Ils partirent vers
le nord, mais, devant traverser la mer, voulurent convaincre les Teleri de leur donner leur navire,
ou même de les suivre, à la conquête des Terres du Milieu. Les Teleri refusèrent, et survint alors
le Massacre Fratricide d'Alqualondë, où les Noldor s'emparèrent de force des navires, tuant
beaucoup de Teleri, avant de fuir. Vint un autre messager, plus funeste que le premier, et
certains disent que c'était Mandos lui-même, et voici ses paroles:
- Vous pleurerez des larmes sans nombre et les Valar fortifieront Valinor pour vous enfermer
dehors, afin que même l'écho de vos plaintes ne franchisse plus les montagnes. La colère des
Valar s'étend de l'Est à l'Ouest sur la maison de Fëanor, et elle touchera tous ceux qui les
suivront. Leur Serment les entraînera, les trahira ensuite et leur fera perdre jusqu'aux trésors qu'ils
avaient juré de poursuivre. Tout ce qui commence bien finira mal et la fin viendra des trahisons
entre les frères et de la peur d'être trahi. Ils seront à jamais les Dépossédés.
Vous avez répandu injustement le sang de vos frères, vous avez souillé la terre d'Aman. Pour le
sang vous verserez le sang et au-delà d'Aman vous marcherez sous l'ombre de la Mort. Car si Eru
ne vous a pas destiné à mourir de maladie en ce monde, vous pouvez être tués et la mort
s'abattra sur vous: par les armes, la souffrance et le malheur, et vos esprits errants devront alors
se présenter devant Mandos. Et là vous attendrez longtemps, vous regretterez vos corps perdus
en implorant miséricorde. Croyez-vous trouver de la pitié, croyez-vous que ceux que vous avez
tué intercéderont pour vous? Et pour ceux qui n'atteindront pas le trône de Mandos et resteront
sur les Terres du Milieu, le monde deviendra un fardeau qui les affaiblira, ils ne seront plus que
les ombres d'un regret quand viendra la race plus jeune. Ainsi les Valar ont parlé.
Et voici la réponse de Fëanor:
- Nous n'avons pas fait ce serment à la légère et nous le tiendrons. On nous menace de grands
maux, la trahison n'est pas le moindre, mais il n'est pas dit que nous aurons à souffrir de la
lâcheté ou de la peur des lâches. Alors je dis que nous allons continuer et j'ajoute ces mots à la
prophétie: les exploits que nous allons accomplir seront chantés sur Arda jusqu'à la fin des temps.
Beaucoup de Noldor, et Finarfin le premier, à la fois terrorisés par les paroles des Valar et
honteux du Massacre, reniant Fëanor, firent alors demi-tour, pour aller implorer le pardon des
Valar, qui leur accordèrent, mais les autres continuèrent leur route. De cela, il ne sera pas
question ici.

Le Soleil et la Lune et la Disparition de Valinor (titre du chapitre 12 du Quenta Silmarillion, cette


histoire n’étant dans les versions postérieures, dans Home X par exemple, qu’un « mythe », le
monde étant rond dès l’origine)
Les Valar restèrent longtemps dans les Cercles du Destin, les Vanyar à leurs côtés, et quand les
messagers rapportèrent les paroles de Fëanor, Manwë pleura longuement, avant de dire:
- Qu'il en soit ainsi! Ces chants seront chèrement payés, mais ils n'ont pas de prix, et c'est le seul
possible. Comme nous l'avait dit Eru, Eä verra naître une beauté jusqu'alors impensée, et le mal
apportera le bien.
Ils tentèrent de soigner les Deux Arbres, et la chant de Yavanna et les pleurs de Nienna firent
naître deux fruits, l'un de Telperion, une grande fleur d'argent, l'autre de Laurelin, un fruit d'or.
Manwë les sanctifia, Aulë les oeuvra, et Varda leur donna la force nécessaire pour traverser Arda.
Ils firent ces choses, car ils n'avaient pas abandonnés ceux des Terres du Milieu, et pour
contrarier Melkor. Arien, une Maia, fut choisie pour conduire le Soleil, Anar, et Tilion, pour
conduire la Lune, Isil. La Lune fut la première à partir, saluée par les Elfes des Terres du Milieu, et
dérangeant Melkor et ses créatures, mais le Soleil l'épouvanta complément. Au début le vol était
irrégulier, et les deux astres parcouraient souvent les cieux en même temps, mais finalement, ils
fut décidé qu'ils le feraient chacun à leur tour, Ulmo les faisant vite passer sous la terre sans être
vu, pour réapparaître à l'est le lendemain. Mais Tilion est encore incertain, et il arrive que les deux
astres se retrouvent ensemble, ou même que se produise une éclipse, lorsqu'il s'approche trop
d'Arien.
Craignant la ruse de Morgoth, les Valar fortifièrent Valinor, élevant encore plus les Pelori, les
gardant, organisant une surveillance, et jetant les Iles Enchantées sur la Mer de la Brume,
véritable labyrinthe infranchissable, afin d'éviter une arrivée depuis les mer, et jamais cette mer ne

Les Valar © Léo pour la Cour d’Obéron 3


fut traversée, à part par Eärendil, "le plus grand marin de la légende". Valinor était protégée, et
fermée au monde extérieur, ce qu'on appelle Nurtalë Valinoreva, la Disparition de Valinor.

Le Premier Age
Le Premier Age passa, les Valar était à l'abri à Valinor, et il se désintéressaient des affaires
extérieures, laissant les Noldor et leurs alliés seuls contre Morgoth en Terres du Milieu. Pourtant ils
n'abandonnaient pas complètement les Elfes exilés, en pensant aussi aux Humains, qui
apparurent lors du premier levé de soleil. Manwë envoya Thorondor et les Aigles, afin de surveiller
Morgoth, et d'aider les Noldor, et les Aigles devinrent les gardiens de Gondolin. Ulmo pensait
aussi beaucoup aux Elfes et aux Hommes, et toutes les eaux lui apportaient des nouvelles. Il
voulu même les aider directement, envoyant des songes à Turgon et Fingon, pour leur dire de se
fortifier, et ils se retirèrent des les demeures de Gondolin et Nargothrond, et en apparaissant à
Tuor, dont il fit son messager, pour aller apporter sa parole au Roi Turgon et lui dire de se méfier
de Morgoth et de ne pas surestimer ses propres murs; il envoya aussi plusieurs fois des
messagers auprès des deux rois. Ce fut lui aussi qui sauva Elwing de la noyade. Les Valar eurent
aussi à juger du cas de Beren et Luthien, qui attendrit Mandos lui-même, et ils les renvoyèrent en
Terre du Milieu, à l'état de simples mortels, accomplissant la volonté d'Ilùvatar.
Le Premier Age passa, et les souffrances des Elfes et des Hommes en Terre du Milieu étaient
grandes, et Morgoth bien prêt d'arracher la victoire. Eärendil Demi-Elfe, fils d'Idril et Tuor, traversa
la Grande Mer et la Mer de Brume, pour aller implorer les Valar de leur pardonner, et de les aider.
Eärendil, et son épouse Elwing, furent "condamnés" à rester à jamais à Valinor, et Eärendil fut
placé dans les cieux, dans son navire Vingilot, porteur du Silmaril et messager des Valar.
Finalement, les Valar attaquèrent Morgoth, et ce fut la Guerre de la Grande Colère, si terrible que
le Beleriand tout entier fut engloutit. Il est toutefois notable qu'ils ne participèrent pas directement
à cette guerre, envoyant leurs émissaires. Ils se saisirent de lui, détruisirent ses légions, et le
jetèrent hors du Monde, à jamais, par la Porte de la Nuit, enchaîné à nouveau avec Angainor, et
ils pardonnèrent aux Elfes qui s'étaient révoltés.

Le Second Age
Au début du Second Age, les Valar firent surgirent l'Ile de Nùmenor, pour les Edains, les vaillants
humains qui avaient combattus Morgoth, et ceux-ci devinrent les plus grands des Hommes.
Toutefois, il leur était interdit de naviguer vers l'Ouest, vers Valinor, car si leur espérance de vie
était rallongée, il restait des mortels. Pendant longtemps, ils s'en accommodèrent, mais bientôt ils
envièrent les Elfes pour leur immortalité, et ne craignaient les Valar que parce qu'ils étaient
puissants. Ceux-ci leurs envoyèrent des messagers, qui calmèrent leur languir, pour un temps,
mais l'Ombre grandissait à Nùmenor, et Sauron accroissait son pouvoir en Terre du Milieu. Celui-
ci, capturé par Ar-Pharazôn, dernier Roi de Nùmenor, le persuada finalement d'attaquer les Valar,
ce qu'il fit, causant la destruction de l'île bénie. Car les Valar lachèrent leur pouvoir, et le
Maëlstrom qui s'en suivit détruisit le Pays de l'Etoile, et la flotte du Roi, n'épargnant qu'Elendil le
Fidèle et ceux qui le suivaient, qui partirent pour les Terres du Milieu. Amandil, père d'Elendil, était
auparavant partit en direction de Valinor pour plaider sa cause auprès des Valar, mais nul ne sait
s'il y parvint.
C'est aussi à ce moment là que la Terre devint ronde, et que Valinor en fut placée au-dehors,
accessible seulement par une Voie Droite.

Le Troisième Age
Au Troisième Age, les Valar se sont presque complètement effacés des affaires du Monde,
observant mais n'agissant pas, tandis que beaucoup d'Elfes partaient pour Valinor. L'envois des
Istari est leur seule action qui montre qu'ils agissent encore et se soucient des Terres du Milieu,
les magiciens, messagers venus porter leur bonne parole et mener la lutte contre Sauron.

Les Valar © Léo pour la Cour d’Obéron 4

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