GUIDE POUR LA PRÉSENTATION ORALE
Du PFE
Introduction :
Ce guide de présentation orale d’un projet de fin d’étude se présente comme un véritable
manuel universitaire pratique, qui conduit à la maîtrise de la démarche scientifique et du
processus de recherche.
La réalisation du mémoire de PFE est un travail personnel nécessitant la maitrise de
nombreuses compétences. L'étudiant doit maitriser aussi bien la recherche que le traitement
de l'information. II doit aussi développer des compétences relationnelles et parfaire ses
capacités d'expression écrite et orale. Sa capacité à s'organiser et à gérer son temps est
déterminante.
Le respect des règles de citation et la vérification de la qualité des sources trouvées sur
Internet sont les conditions nécessaires à la réalisation d'un mémoire de PFE de qualité.
La réalisation du mémoire est une expérience utile tant sur le plan personnel que
professionnel.
Nous espérons que la consultation de ce guide permettra à l’étudiant d'améliorer la qualité
de son mémoire et en facilitera l’élaboration.
I. LES ETAPES DE PREPARATION DE L’EXPOSE ORAL
1. Identifier avec précision le sujet principal de l’exposé :
Une technique efficace consiste à se poser des questions simples sur le sujet abordé : De
quoi s’agit-il ? Pourquoi… ? De quelle façon… ? Est-ce que… ? Il faut ensuite se demander ce
qui pourrait, dans ce sujet, intéresser l’auditoire, ce qu’il en sait déjà et ce qu’il devrait savoir
pour profiter de cet exposé et ce que ce dernier lui apportera de plus.
La présentation orale comprend généralement :
• Le rappel de l’objectif du mémoire ;
• La méthodologie ou le déroulement du travail ;
• Les principaux résultats ;
• Les limites du travail ;
• Ses prolongements possibles.
L'étudiant doit orienter sa présentation vers les points les plus importants de son travail. II
ne faut pas chercher à tout dire durant la soutenance.
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2. Le plan
Il est vivement recommandé de rédiger à l’avance le plan d’intervention, en insistant sur la
manière de commencer le discours et la manière de le conclure.
Pour qui un plan ? En plus de la structuration des idées et de la maîtrise de l'ensemble du
contenu qu'il permet pour soi, un plan permet à celui qui écoute l'exposé de se repérer dans le
global et dans le détail du discours, ce qui l'aide aussi à maintenir son attention en éveil.
Selon la nature et l'objectif du discours, on peut distinguer 4 types de plans :
Décrire : Ex : plan chronologique (histoire), plan par aspects et critères (social, médical,
Comportemental, commercial etc.), plan descriptif (découper le tout en parties et
décrire chaque partie), plan de comparaison (ressemblances et différences entre deux
systèmes, deux catégories), plan de discussion (opposer les aspects contradictoires
d'une réalité donnée, d’un système donné).
Argumenter : Ex : plan dialectique (thèse, synthèse).
Résoudre des problèmes : Formulation du problème, analyse de la situation, recherche
de solutions, décision. Se résume par l'anagramme SOSRA (Situation, Observation,
Sentiments. Réflexion, Action).
Informer, expliquer : Répondre aux questions : Qui dit quoi ? à qui ? Pourquoi ? Quand
? Comment et avec quels résultats.
3. Supports utilisés durant votre intervention
II est désormais d'usage de préparer la présentation orale à l'aide de diapositives conçues
avec le logiciel Powerpoint. Pour une durée d'une quinzaine de minutes, il faut compter une
quinzaine de diapositives. Mais le plus simple et le plus efficace est de simuler la
présentation orale pour en vérifier la durée.
Les diapositives doivent être :
Lisibles : Le texte doit être écrit en gros caractères (taille 18 par exemple), utilisez un
modèle unique pour toute la présentation.
Faciles à comprendre : évitez les tableaux trop chargés et utilisez des phrases courtes
que vous commenterez ; pas de phrases longues.
Les diapositives ne doivent contenir que très peu de texte (25 mots au maximum :
titre et mots clés).
Une seule idée majeure par diapositive.
Compter 1 à 2 minutes par diapositive : cela limite le nombre et oblige à aller
à l’essentiel.
La première diapositive doit contenir le titre de l’exposé, le nom des auteurs, le nom de la
faculté et du département. Les diapositives suivantes devraient contenir le plan de la
présentation, l’introduction du sujet et les objectifs des travaux. Il est primordial que l’exposé
oral contienne une introduction. Elle constitue le premier contact avec l’auditoire et c’est
l’occasion de susciter l’intérêt de ce dernier au projet.
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Pour le déroulement de l’exposé, les idées doivent être organisées et structurées en
annonçant clairement chaque section et en formulant une transition entre chacune d’elle.
Pour alimenter les propos, il est conseillé d’illustrer la présentation à l’aide de tableaux, de
figures, de dessins/plan/cartes, et photos tout en ajoutant leurs légendes et leurs sources.
L’exposé doit conclure en rappelant l’objectif de la présentation et en résumant les points
importants.
II. LA SOUTENANCE ORALE
1. Les principales différences avec l’écrit et les qualités attendues :
La principale difficulté rencontrée lors de la présentation de l’exposé oral est qu’il faut se
décentrer et se mettre à la place des auditeurs. Exposer, c’est chercher à donner à son
auditoire les moyens de comprendre. Vous devez donc non seulement vous intéresser au
contenu de votre exposé mais aussi vous adaptez au niveau de connaissances et au profil de
votre auditoire (dans la limite du possible). Il ne suffit pas seulement de connaître son sujet
pour se faire comprendre ! Une soutenance présente la moelle du projet : elle s’écarte des
détails pour s’attacher à la synthèse ; c’est à dire qu’elle ne dit pas tout ce que le travail
contient et qu’elle ne développe pas toute l’argumentation et l’analyse de la recherche…Elle
n’est pas non plus un résumé du travail écrit mais un exposé sur l’ensemble du projet.
L’épreuve orale doit être vivante. C’est une situation de communication dans laquelle vous
serez évalué sur vos capacités pédagogiques et de synthèse, votre compréhension des
questions que l’on vous pose et votre capacité à y répondre en argumentant.
2. La prise de parole
Vous venez d'effectuer un travail considérable, de recherche documentaire, Au bout duquel
vous avez accumulé un certain nombre de connaissances et d'informations que vous allez
maintenant exposer à votre auditoire (camarades de classe, professeurs, un public
quelconque). Pour réussir votre intervention en public, deux facteurs essentiels doivent être
acquis :
Maîtriser suffisamment la langue utilisée
Dominer suffisamment le contenu du discours.
C'est un préalable à la mise en confiance. Viennent ensuite les conditions environnantes : le
lieu, l'ambiance, la nature du public, le temps, la disposition dans l'espace, les supports et
médias utilisés, votre état de santé morale et physique etc.
Nous admettons que les conditions requises pour un déroulement normal de l'exposé sont
réunies. Nous abordons dans ce qui, suit, les aspects relatifs à l’attitude que devez adopter
pour réussir votre intervention.
2.1 Recommandations avant la présentation
Une intervention ne s'écrit pas mot à mot. Lire une intervention réduit votre liberté et donne
au public l'impression que vous possédez mal votre sujet. Ne récitez pas non plus votre texte
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par cœur, vous serez vite perdu si vous avez un trou de mémoire et ça enlève tout naturel à
votre intervention. Les quelques recommandations suivantes vous aideront à donner forme
à votre intervention :
- Répétez plusieurs fois votre intervention à haute voix. Ça vous aidera à être plus à l'aise
devant le public. Exercez-vous à prononcer les mots difficiles, les liaisons. Le fait de répéter
vous permet aussi de gérer le temps de votre intervention. II est déconseillé de dépasser le
temps accordé et de diminuer ainsi le temps de parole des membres du jury.
- Le vocabulaire employé doit être simple, les mots courts (3 syllabes ou plus) et concrets,
n'oubliez pas que votre auditoire a une mémoire essentiellement visuelle (70% contre 20%
auditive). Il faut donc lui parler avec des images, des exemples, des comparaisons, les
paroles passent, les images restent.
- Pendant votre présentation orale, veillez à : regarder tous les membres du jury ; ne pas lire
votre texte et vous tenir debout plutôt qu'assis.
2.2 La tenue vestimentaire
Vous devez apporter un soin particulier à votre tenue vestimentaire, qui doit indiquer que ce
moment est important pour vous et que vous vous у êtes spécialement préparé.
La ponctualité est de mise. Pour vous épargner du stress, prenez vos dispositions pour ne
pas arriver en retard : les embarras de circulation ou même les grèves de transport ne sont
pas des excuses recevables pour les membres du jury, qui, eux, sont arrivés à l‘heure.
2.3 Recommandations pour s'affranchir du trac :
Le trac : c'est la sensation de peur et d'angoisse qui accompagne la prise de parole en public.
La peur de perdre le fil des idées, peur du regard des autres, peur des trous de mémoire.
L'angoisse de ne pas être à la hauteur, ne pas satisfaire le public. Le trac se manifeste au
niveau du corps : perte du contrôle de certains gestes ; au niveau du langage : bafouillage
(Propos incohérent) et perte de mobilité mentale ; au niveau des émotions : sensations
pénibles et panique. Maîtriser le trac nécessite donc d'intervenir à la fois sur le corps et sur
l'esprit.
Avant de parler
Entraînez-vous, préparez-vous, répétez (sans exagérer)
Relaxez-vous et visualisez votre succès (pensez que ça va très bien se passer)
Mangez légèrement, buvez modérément
Evitez les excitants et les calmants
Relaxez-vous, respirez
Accueillez le public. Considérez les spectateurs en tant que personne. Respectez-les.
Prenez votre temps. Ne vous précipitez pas.
Prenez une posture (Situation d'une personne = position) ouverte, décontracté, face au
public.
Concentrez-vous sur le contenu de votre discours.
Respirez lentement. Fixez la dernière rangée du public. Parlez
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Pendant
Le visage : expressif. Accompagne les intentions et reflète vos attitudes et vos pensées.
Le regard : C'est par lui que passe la conviction et la crédibilité. Par le contact visuel vous
maintenez en éveil l'attention de vos auditeurs. Essayez donc de varier votre champ
visuel de façon à entourer du regard tout l’espace possible.
La gestuelle : (l'ensemble des gestes expressifs considérés comme des signes). Elle
accompagne le regard et conforte la conviction. Soyez naturel. Evitez l'inertie (Manque
absolu d'activité), l'exagération des gestes ainsi que de jouer avec des objets (lunettes,
stylos, papiers). Cela risque de détourner l’attention du public.
La voix : Pensez au volume : suffisamment fort pour être audible ; agréable, modulé ; au
débit : régulier.
La respiration : utilisez la respiration abdominale. Elle permet de maîtriser le stress, de
réfléchir à ce que l'on va dire et de régler le débit et l'intonation.
Le corps : Si vous parlez assis : ne pas croiser les bras. Si vous parlez debout : ne pas se
balancer, ne pas avoir les mains dans les poches, ni dans le dos, mais les utiliser pour
parler.
3. Quelques conseils pour l’exposé oral
Il faut bien préparer l’exposé. Il est tout aussi important dans l’évaluation du candidat que le
rapport lui-même.
Avant de commencer la présentation orale à proprement parler, il est usuel que le
candidat commence par remercier son encadreur ainsi que les membres du jury.
Il faut surveiller le débit de parole, le langage utilisé, et éviter les expressions familières.
Il est possible d’avoir des fiches et de les consulter en cas d’oubli ou d’hésitation. En
aucun cas, la présentation ne doit être basée sur la lecture de ces fiches. Le contact
visuel avec le jury doit être maintenu.
Parlez d’une manière posée, claire et précise, en regardant le public.
Il faut respecter le timing. La présentation orale dure environ 15 mn. Contrôlez
discrètement votre temps de parole pendant l’exposé.
Evitez de vous reporter systématiquement à vos notes et ne lisez pas continuellement
votre texte.
Ne vous perdez pas dans les détails, donnez juste envie d’en savoir plus ; ceux qui le
désirent liront votre rapport.
N’utilisez des termes techniques qu’après les avoir définis brièvement et évitez-le au
maximum (il ne s’agit pas de faire étalage de votre maîtrise du jargon nouvellement
acquis, mais de faire passer un message).
Pour les travaux de groupe, organisez bien le passage de parole et la coordination dans
la présentation des supports.
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4. Le temps imparti :
Il est important que votre exposé tienne dans le lapse de temps qui lui est imposé lors de la
soutenance orale. Il vaut mieux traiter calmement une sélection de points que de vouloir
tout dire…Si vous vous apercevez que vous risquez d’être en retard, n’accélérez pas votre
débit de paroles mais préférez plutôt laisser tomber des points moins importants (à prévoir à
l’avance). Essayez avant le jour J de s’exercer à haute voix et minutez votre exposé avec des
amis, des enseignants…
La soutenance consiste en une présentation orale par l’étudiant, d’une durée de 15 à 20
minutes, suivie de questions posées par les membres de jury et de réponses de la part de
l’étudiant.
5. L’entretien avec le jury :
Le PFE est évalué par un jury de soutenance composé de trois membres. Il est composé par
un président, un examinateur de préférence dans la discipline du sujet de PFE et l’encadreur
et le co-encadreur le cas échéant. La présence d’un invité est parfois possible si l’encadreur
le voit nécessaire.
Les membres du jury porteront leur attention à l’authenticité du travail présenté et la qualité
de votre expression orale. Soignez le rythme des phrases, évitez les vocabulaires obscurs et
les jargons, insistez sur les points forts et n’hésitez pas à corriger vos erreurs.
Il est difficile de prévoir les questions que l’on pourra vous poser. Les membres du jury vous
interrogeront probablement sur :
- Les questions pour lesquelles ils ont un intérêt et par simple curiosité de leur part,
- Des points non développés ou des propos non justifiés,
- Les perspectives et ouvertures possibles.
Quelles que soient les remarques des membres du jury, il convient de garder votre calme et
de rester courtois. Les critiques sont normales durant une soutenance. II est fréquent que les
membres du jury commencent leur intervention par de brefs compliments suivis de
nombreuses remarques, dont certaines peuvent déplaire au candidat. Le comportement de
l’étudiant pendant la soutenance influence l’évaluation du travail. On ne peut que conseiller:
- D’écouter attentivement les remarques et questions des membres du jury ;
- De prendre des notes sur les remarques formulées et les questions posées.
- À partir de vos notes et à votre tour, prenez la parole pour répondre aux questions,
pour reformuler les critiques et ensuite argumenter et défendre calmement votre point de
vue, ou pour justifier votre démarche.
- II est parfois conseillé au candidat de ne pas répondre en détail à chaque
commentaire de chaque membre du jury, mais plutôt d'organiser une réponse synthétique
qui regroupe les remarques par thème (méthodologie, résultats, etc.). Cela montre aux
membres du jury une capacité de synthèse qui sera appréciée.
- Il n’y a aucune gêne à avoir si vous ne connaissez pas la réponse à une question trop
ardue ou trop éloignée de votre sujet. Préférez alors indiquer que vous ne savez pas
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répondre à la question que d’essayer plutôt une réponse qui pourrait très facilement vous
amener sur un terrain inconnu et qui vous desservirait totalement.
De la même façon, vous devez éviter :
- De tomber en larmes face aux critiques ; les larmes n'améliorent pas les notes !
- D'être tétanisé et incapable de répondre.
- D'agresser les membres du jury.
- D'interrompre ou de couper la parole aux membres du jury ; il faut les laisser s’exprimer.
- De regarder le plafond ou l'extérieur en attendant que le temps passe.
- De quitter la salle de soutenance avant la fin.
Après la soutenance et la discussion, les membres de jury délibèrent et rédigent un procès-
verbal selon le modèle adopté par le conseil scientifique et attribuent une note chiffrée au
PFE non communiquée publiquement à l’étudiant.