La dégénérescence Wallérienne est un phénomène observé lorsqu’un nerf est sectionné : la partie du
nerf située en aval de la section (c’est-à-dire du côté opposé au corps cellulaire) dégénère, car elle est
privée de son corps cellulaire, qui assure sa survie.
Dans le tableau que tu as partagé, le côté gauche représente les expériences de dégénérescence
wallérienne. Voici les explications expérience par expérience :
1 – Section d’un nerf rachidien (S₁)
Observation : toute la partie du nerf en aval de la section dégénère.
Conclusion : les fibres qui dégénèrent sont à la fois sensitives et motrices, donc le nerf rachidien
est un nerf mixte (contient les deux types de fibres).
Corps cellulaires : situés dans la moelle (fibres motrices) et dans le ganglion spinal (fibres
sensitives).
2 – Section d’une racine antérieure (S₂)
Observation : seule la partie en aval de la section dégénère.
Conclusion : les fibres motrices dégénèrent, ce qui montre que leurs corps cellulaires sont dans
la moelle (substance grise).
La racine antérieure est donc motrice uniquement.
3 – Section d’une racine postérieure avant le ganglion (S₃)
Observation : la partie sectionnée en aval dégénère.
Conclusion : les fibres sensitives dégénèrent, ce qui montre que leurs corps cellulaires sont
situés dans le ganglion spinal (non sectionné ici).
Cela confirme que la racine postérieure est sensitive.
4 – Section d’une racine postérieure entre le ganglion et la moelle (S₄)
Observation : la dégénérescence touche la portion entre la moelle et le ganglion.
Conclusion : les corps cellulaires des fibres sensitives sont dans le ganglion spinal, et cette
section prive d’innervation la moelle.
Résumé des conclusions tirées par la dégénérescence wallérienne :
Les corps cellulaires des fibres motrices sont dans la substance grise de la moelle.
Les corps cellulaires des fibres sensitives sont dans le ganglion spinal, à l’extérieur de la moelle.
Le nerf rachidien est mixte (composé de fibres motrices et sensitives).
Très bonne question !
On parle de corps cellulaires parce que chaque fibre nerveuse (axonale) provient d’un neurone, et le
corps cellulaire du neurone est la partie essentielle qui contient :
Le noyau,
Les organites (comme les mitochondries, les ribosomes…),
Et les structures nécessaires à la synthèse des protéines, à la croissance et à la réparation de
l’axone.
Pourquoi c’est important ?
Quand on sectionne un nerf :
Si la partie de l’axone sectionnée est séparée de son corps cellulaire, elle ne peut plus survivre
→ c’est ce qui provoque la dégénérescence wallérienne.
En revanche, si l’extrémité de l’axone reste reliée au corps cellulaire, elle peut rester en vie,
voire se régénérer.
Donc, pourquoi utilise-t-on l’expression « corps cellulaire » ?
Parce que c’est l’origine de la fibre nerveuse :
Il produit les protéines et substances nécessaires à la survie de l’axone.
Il détermine la fonction de la fibre : motrice ou sensitive.
Exemple :
Une fibre motrice a son corps cellulaire dans la moelle épinière.
Une fibre sensitive a son corps cellulaire dans le ganglion spinal.
Donc, lorsqu’on observe où se produit la dégénérescence après section, on peut déduire où se
trouve le corps cellulaire, et donc la fonction de la fibre.
Voici le traitement complet de l’exercice 1 avec des tableaux clairs et des réponses détaillées :
1. Particularités structurales et fonctionnelles
a. Synapse plaque motrice vs b. Synapse neuroneuronique excitatrice
Caractéristiques Plaque motrice (neuro-musculaire) Synapse neuroneuronique excitatrice
Type de cellule post- Cellule musculaire (fibre musculaire
Neurone (autre neurone)
synaptique striée)
Neurotransmetteur Acétylcholine (ACh) Le plus souvent Glutamate
Récepteurs glutamatergiques (AMPA,
Récepteur post-synaptique Récepteurs nicotiniques à ACh
NMDA...)
Toujours excitateur → contraction Excitateur → propagation du message
Effet du message
musculaire nerveux
Fente synaptique Large Étroite
Fente synaptique avec replis Moins spécialisée que la plaque
Structure spécialisée
fonctionnels motrice
2. Comparaison : Myofibrille au repos vs en contraction
Caractéristiques Myofibrille au repos Myofibrille en contraction
Longueur des
Longueur maximale Réduite (sarcomère raccourci)
sarcomères
Filaments d’actine et myosine peu Glissement des filaments d’actine sur la
Position des filaments
superposés myosine
Absent dans le cytosol (stocké dans
Présence de Ca²⁺ Présent (libéré dans le cytosol)
réticulum)
Interaction actine- Présente → formation de ponts actine-
Absente
myosine myosine
Utilisée (ATP hydrolysé pour le
Énergie (ATP) Stockée
glissement)
3. Rôle du ganglion spinal
Le ganglion spinal (ou rachidien) est un renflement situé sur la racine dorsale d’un nerf
rachidien.
Il contient les corps cellulaires des neurones sensitifs.
Ces neurones transmettent les informations sensorielles (douleur, température, toucher…) des
récepteurs vers la moelle épinière.
👉 En résumé : Le ganglion spinal joue un rôle dans la transmission des messages sensitifs afférents vers
le système nerveux central.
4. Repos physiologique du myomètre avant l’expulsion
Le myomètre (muscle de l’utérus) est au repos quelques heures avant la parturition à cause de :
La dominance de la progestérone sécrétée par le placenta, qui inhibe les contractions utérines.
Faible sensibilité du myomètre à l’ocytocine.
Présence d’inhibiteurs de contraction (comme NO – oxyde nitrique).
👉 Cela maintient l’utérus en état quiescent (repos physiologique), évitant des contractions prématurées.
5. Phénomènes responsables du déclenchement hormonal de la parturition
Plusieurs phénomènes hormonaux coordonnés déclenchent la parturition :
Augmentation du cortisol fœtal (produit par les glandes surrénales du fœtus).
Ce cortisol stimule :
o La production d’œstrogènes (augmente la sensibilité à l’ocytocine).
o La réduction de la progestérone.
Augmentation des récepteurs à l’ocytocine dans l’utérus.
Sécrétion d’ocytocine par l’hypophyse maternelle (contractions).
Prostaglandines libérées localement : amplifient les contractions.
6. Le cortisol est sécrété par quel organe ?
✅ Le cortisol est une hormone stéroïde sécrétée par :
Les glandes surrénales, plus précisément la zone fasciculée du cortex surrénalien.
Voici les particularités structurales et fonctionnelles de la synapse neuroneuronique excitatrice,
présentées de manière claire comme tu l’as demandé :
🔸 Synapse neuroneuronique excitatrice
Aspect Détail
- Rencontre entre deux neurones (neurone présynaptique et postsynaptique) -
Structure Présence de vésicules synaptiques dans l’axone présynaptique contenant un
(structurale) neurotransmetteur (souvent le glutamate) - Fente synaptique étroite - Membrane
post-synaptique avec récepteurs glutamatergiques (ex : AMPA, NMDA)
- Transmission du message nerveux d’un neurone à un autre - Le glutamate se fixe à
Fonction ses récepteurs ➝ entrée de Na⁺ ➝ dépolarisation de la membrane post-synaptique -
(fonctionnelle) Si la dépolarisation atteint un seuil, elle déclenche un potentiel d’action dans le
neurone suivant
🧠 Résumé :
Structure : jonction entre deux neurones, avec vésicules de glutamate et récepteurs spécifiques.
Fonction : permet la propagation du message nerveux dans le système nerveux central, de
manière excitatrice.
🔸 Exemple simple :
Cas : le cœur
Aspect Détail
Structure (structurale) Organe musculaire creux à 4 cavités (2 oreillettes, 2 ventricules)
Fonction (fonctionnelle) Pompe le sang dans tout le corps (circulation sanguine)
🔸 Autre exemple : Plaque motrice (synapse neuro-musculaire)
Aspect Détail
Une terminaison nerveuse en contact avec une fibre musculaire, présence de vésicules
Structure
d’acétylcholine, fente synaptique large
Fonction Transmettre l’influx nerveux au muscle pour déclencher sa contraction
🔹 En résumé :
Structure = composants
1. L’atome possède un doublet non liant. Expliquer ?
Un doublet non liant est une paire d’électrons appartenant à un atome mais qui ne participe pas aux
liaisons chimiques avec d’autres atomes.
Exemple : Dans la molécule d’eau (H₂O), l’atome d’oxygène est lié à deux atomes d’hydrogène, mais il
possède aussi deux doublets non liants. Ces doublets :
Influencent la géométrie de la molécule (ils repoussent les liaisons), peuvent jouer un rôle dans
des réactions chimiques, comme les réactions acide-base.
2. Quelle propriété la présence d’un carbone asymétrique implique pour un acide-α-aminé ?
Un carbone asymétrique est un atome de carbone lié à quatre groupes différents.
Dans les acides α-aminés (acides aminés), ce carbone central (appelé carbone α) est lié à :
Un groupe amine (–NH₂),
Un groupe carboxyle (–COOH),
Un atome d’hydrogène (–H),
Une chaîne latérale (R) variable selon l'acide aminé.
Propriété importante :
→ La présence d’un carbone asymétrique rend la molécule chirale, c’est-à-dire qu’elle peut exister sous
deux formes images l’une de l’autre non superposables : ce sont des énantiomères (comme une main
gauche et une main droite).
Cela a des conséquences en biologie : souvent, seul un des énantiomères est actif dans le corps humain.
3. Synthèse du dipeptide entre l’acide aspartique et la phénylalanine
Tu dis :
Je bloque la fonction acide carboxylique de la phénylalanine et la fonction amine de l’acide aspartique.
J’active la fonction acide aspartique qui doit participer à la liaison.
Je procède ensuite à la synthèse du dipeptide - je régénère enfin les fonctions chimiques bloquées.
Voici ce que cela veut dire plus simplement :
🔸 "Bloquer une fonction" signifie la rendre temporairement inactive pour éviter qu’elle réagisse.
Dans ton cas :
On bloque le –NH₂ de l’acide aspartique, pour qu’il ne réagisse pas.
On bloque aussi le –COOH de la phénylalanine, pour que lui aussi ne réagisse pas.
🔸 "Activer une fonction" veut dire qu’on la prépare pour qu’elle puisse réagir plus facilement. Ici, on
active le groupe –COOH de l’acide aspartique pour qu’il réagisse avec le –NH₂ de la phénylalanine.
🔸 Ensuite, on fait la réaction de condensation :
Le COOH de l’acide aspartique réagit avec le NH₂ de la phénylalanine pour former une liaison
peptidique (et une molécule d’eau est éliminée).
🔸 "Régénérer" les fonctions, ça veut dire retirer les protections qu’on avait mises pour bloquer les
groupes. Une fois la liaison formée, on remet les groupes chimiques comme ils étaient au départ.
4. Définir mélange réactionnel
Un mélange réactionnel est le mélange de toutes les substances qu’on met ensemble au début d’une
réaction chimique.
Il comprend :
Les réactifs (les substances qui vont réagir),
Parfois un solvant (eau, éthanol…),
Parfois un catalyseur (qui aide à la réaction sans être consommé),
Et les éventuels réactifs protecteurs ou agents d’activation.
C’est donc le milieu dans lequel la réaction se déroule.
🔬 Exercice 1
1. Grenouille décérébrée et dénaturée
Grenouille décérébrée : la partie antérieure de son encéphale (télencéphale et diencéphale) a
été retirée. Le tronc cérébral et la moelle épinière sont intacts. Elle peut encore effectuer des
réflexes simples.
Grenouille dénaturée (ou spinalisée) : la moelle épinière est sectionnée au niveau cervical. Elle
ne peut plus transmettre l'influx nerveux entre le cerveau et le corps. Elle conserve seulement
les réflexes médullaires (spinales).
2. Définir glycolyse
La glycolyse est une voie métabolique qui se déroule dans le cytoplasme de la cellule. Elle consiste en la
dégradation du glucose (C₆H₁₂O₆) en deux molécules de pyruvate (C₃H₄O₃).
✅ Oui, la glycolyse libère de l’ATP :
Rendement : 2 ATP (nets) par molécule de glucose.
Elle produit aussi du NADH, qui sert plus tard dans la chaîne respiratoire (en présence
d'oxygène).
3. Phénomène de rétrocontrôle hormonal (rétroaction)
C'est une régulation hormonale par boucles de rétrocontrôle entre les hormones sexuelles (œstrogène,
progestérone) et l’hypophyse :
Hormone Type de
Phase Effet
dominante rétrocontrôle
Inhibe la sécrétion de FSH et LH par
Folliculaire (avant Œstradiol (en
Négatif l’hypophyse pour éviter une ovulation
l’ovulation) augmentation)
prématurée.
Ovulatoire (pic Stimule un pic de FSH et surtout de LH,
Œstradiol élevé Positif
d’œstradiol) déclenchant l’ovulation.
Lutéinique (après Progestérone (corps Freine FSH et LH pour empêcher le
Négatif
l’ovulation) jaune) développement d’un nouveau follicule.
⚡ Exercice 2
Objectif :
Identifier la source d'énergie pour la contraction musculaire parmi :
Glycogène
ATP
Phosphocréatine
1. Ordre d’utilisation des substances énergétiques
Lors de contractions musculaires intenses :
a) ATP stocké : utilisé en premier, mais très rapidement épuisé.
Équation :
ATP→ ADP+ Pi+ Energie
Rôle : Fournit immédiatement l’énergie pour les mouvements des têtes de myosine.
b) Phosphocréatine : utilisée pour reconstituer l’ATP rapidement
Équation :
Phosphocreˊatine+ADP→Creˊatine KinaseCreˊatine+ATP\text{Phosphocréatine} + \text{ADP} \
xrightarrow{\text{Créatine Kinase}} \text{Créatine} + \text{ATP}
Rôle : Recharge rapidement l’ATP pendant les premières secondes d’effort.
✅ L'enzyme E est la : créatine kinase
c) Glycogène musculaire : utilisé en dernier pour fournir de l’ATP par la glycolyse (anaérobie ou aérobie)
En absence d’oxygène (anaérobie) :
Glycogène → Glucose→ Acide lactique+2ATP
En présence d’oxygène (aérobie) :
Glucose+O2→CO2+H2O+36ATP
2. Bloquer l'acide lactique dans une atmosphère d'azote (pas d’oxygène)
Est-ce normal qu’il y ait encore une petite contraction ?
✅ Oui, c’est normal mais temporaire.
Explication :
Même en absence d’oxygène et sans formation d’acide lactique, le muscle peut encore :
Utiliser les réserves d’ATP
Utiliser la phosphocréatine pour reformer de l’ATP
➡️Ce sont des sources anaérobies immédiates d’énergie, indépendantes de la glycolyse lactique ou de
l’oxygène.
✅ Résumé du fonctionnement énergétique du muscle
Source Durée Vitesse Condition Utilité
ATP stocké très courte (2-3 s) très rapide immédiat début de contraction
Phosphocréatine courte (10-20 s) rapide sans O₂ recharge l’ATP
Glycogène (glycolyse) plus longue modérée à lente anaérobie ou aérobie efforts prolongés
🔎 Réponses à tes questions à propos de l’image :
✅ 1. Que représentent les points noirs sur les coupes transversales ?
Les points noirs représentent des filaments épais de myosine vus en coupe transversale.
👉 Ce sont les têtes de myosine, visibles lorsque la coupe passe dans la zone centrale du sarcomère (zone
H ou bande A).
✅ 2. Plus les points noirs sont nombreux, le muscle est-il au repos ou en contraction ?
➡ Plus les points noirs sont nombreux, plus il y a de zones où les filaments fins (actine) et épais
(myosine) se chevauchent.
👉 Cela indique que le sarcomère est en contraction.
✳️Explication :
Au repos, les filaments sont séparés dans certaines zones (comme la zone H), donc on voit moins
de points noirs car il y a moins de chevauchement actine-myosine.
En contraction, les filaments d’actine glissent vers le centre du sarcomère → plus de
chevauchement → donc plus de points noirs visibles en coupe transversale.
Exercice 1 : Physiologie de la lactation et reproduction
1. Pourquoi la production de lait cesse rapidement après le sevrage ?
La lactation est maintenue par la succion du nourrisson, qui stimule la production de prolactine
(hormone hypophysaire) via un réflexe neuro-hormonal.
Après le sevrage, la succion cesse, donc la stimulation des cellules lactotropes de l’hypophyse diminue
→ la sécrétion de prolactine chute, et par conséquent, la production de lait cesse.
2. Pourquoi l’extirpation précoce du fœtus empêche la lactation, mais pas à la fin de la grossesse ?
Pendant la grossesse, le fœtus et le placenta sécrètent des hormones (œstrogènes, progestérone,
HCG...) qui préparent les glandes mammaires mais inhibent la sécrétion de prolactine.
Si on enlève le fœtus avant terme, ces hormones chutent, mais les glandes mammaires ne sont
pas assez préparées, donc pas de lactation.
À la fin de grossesse, les glandes sont matures ; donc l’accouchement → chute brutale des
œstrogènes et progestérone, ce qui débloque l’action de la prolactine, et la lactation
commence.
3. Pourquoi l’accouchement d’une sœur siamoise a déclenché la montée laiteuse chez l’autre ?
Chez les sœurs siamoises, leur circulation sanguine est partiellement commune. Lors de
l'accouchement, il y a une chute brutale des hormones (œstrogènes, progestérone), ce qui débloque la
production de prolactine.
→ Cette chute hormonale s’est répercutée dans la circulation de l’autre sœur, provoquant chez elle
aussi la montée laiteuse, sans qu’elle soit enceinte.
4. Pourquoi les règles réapparaissent plus tôt chez les femmes qui nourrissent au biberon que celles
qui allaitent ?
La prolactine inhibe l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique, donc bloque la sécrétion de FSH et LH
nécessaires à la reprise du cycle ovarien.
Chez les femmes qui allaitent, la succion maintient un taux élevé de prolactine → inhibition
prolongée de FSH/LH → règles tardives (~32 semaines).
Chez celles qui n’allaitent pas, la prolactine chute vite → reprise rapide du cycle menstruel (~8
semaines).
5a. Pourquoi hypertrophie de l’hypophyse et des ovaires, et régression des voies génitales ?
Le virus attaque les cellules thécales, folliculaires et le corps jaune, qui produisent normalement
œstrogènes et progestérone.
Leur inhibition entraîne une chute hormonale, provoquant la régression des voies génitales
(utérus, vagin).
L’hypophyse, par rétrocontrôle, tente de compenser par une sécrétion accrue de FSH et LH,
d'où l'hypertrophie hypophysaire.
Les ovaires sont stimulés, mais ne répondent pas correctement → hypertrophie sans efficacité.
5b. Quelle méthode pour corriger ces anomalies ?
Administrer œstrogènes et progestérone de substitution pour compenser le déficit hormonal.
Utiliser des traitements antiviraux si le virus est identifié.
Envisager une greffe ovarienne ou traitements hormonaux substitutifs prolongés selon l’état
général.
5c. Amélioration par parabiose avec un chat hypophysectomisé ?
Oui, on peut observer une amélioration partielle.
Le chat hypophysectomisé ne produit pas FSH/LH, donc le sang partagé contient moins de ces
hormones.
Cela permettrait de réduire la stimulation excessive des ovaires de la chatte malade, diminuant
l’hypertrophie.
Mais cela ne corrige pas le problème initial (lésion ovarienne virale), donc effet limité.
Exercice 2 : Expression génétique
Séquence d’ADN donnée :
TAC GAC CAC CTC TCC ACG GAC
Brin transcrit (brin matrice) = celui utilisé pour fabriquer l’ARNm
L’ARNm sera complémentaire du brin transcrit.
1. Quelle molécule polypeptidique est codée par ce gène ?
1. Transcrire l’ADN en ARNm :
o ADN sens : TAC GAC CAC CTC TCC ACG GAC
o ARNm : AUG CUG GUG GAG AGG UGC CUG
→ Le polypeptide : Met-Leu-Val-Glu-Arg-Cys-Leu
2. Conséquence d’une substitution au 4e nucléotide (C → A) sur le brin transcrit
Brin transcrit original :
TAC GAC CAC CTC TCC ACG GAC
(Le 4e nucléotide est le C de GAC, soit le deuxième triplet)
Après mutation : TAC GAA CAC CTC...
ARNm : AUG CUU GUG GAG...
Décodage :
AUG → Met
CUU → Leu (au lieu de CUG = Leu aussi !)
GUG → Val...
➤ Conséquence ?
Aucune modification de l’acide aminé → mutation silencieuse.
➤ Quelle propriété de l’information génétique cela montre-t-il ?
Cela montre la redondance du code génétique : plusieurs codons peuvent coder pour le même acide
aminé (code dégénéré).
3. Reconstituer le polypeptide et le brin d’ADN transcrit à partir des anticodons
Supposons que les anticodons d’ARNt sont (dans l’ordre) :
→ UAC – GAC – CAC – CUC – CCU – CGU – CAG
Ces anticodons correspondent aux codons complémentaires sur l’ARNm :
Codons ARNm : AUG – CUG – GUG – GAG – GGA – GCA – GUC
Traduction :
Polypeptide : Met-Leu-Val-Glu-Gly-Ala-Val
→ ADN transcrit (brin matrice) = complémentaire de l’ARNm :
ARNm : AUG CUG GUG GAG GGA GCA GUC
ADN transcrit : TAC GAC CAC CTC CCT CGT CAG
3. D’où provient les pronucléis mâle et femelle ?
Le noyau de l’ovocyte II devenu ovule se reconstitue, se réhydrate, gonfle et donne le pronucléus
femelle. Dans le même temps, le spermatozoïde abandonne son flagelle et sa pièce intermédiaire, son
noyau gonfle considérablement et devient le pronucléus mâle.
1. Rôle des glandes de Cowper
Les glandes de Cowper (ou glandes bulbo-urétrales) sont deux petites glandes situées à la base du pénis.
Rôle :
Elles sécrètent un liquide clair avant l’éjaculation, appelé liquide pré-éjaculatoire.
Ce liquide lubrifie l’urètre et neutralise l’acidité laissée par l’urine, facilitant ainsi le passage des
spermatozoïdes.
2. Rétrocontrôle négatif chez l’œstrogène et la progestérone
Le rétrocontrôle négatif est un mécanisme où une hormone inhibe la production de ses propres
stimulateurs.
Lorsque les taux d'œstrogènes et de progestérone sont élevés, elles inhibent l'hypothalamus et
l'hypophyse.
Cela diminue la sécrétion de GnRH, LH et FSH, empêchant une nouvelle ovulation pendant la
grossesse ou en phase lutéale.
3. Pourquoi dit-on que la progestérone est un inhibiteur permanent sur le complexe hypothalamo-
hypophysaire ?
Parce que la progestérone, après l’ovulation (phase lutéale), agit de façon constante pour :
Empêcher une nouvelle ovulation en bloquant la libération de GnRH, FSH, et LH.
Ce rôle inhibiteur persiste tant que ses taux restent élevés (par exemple en cas de grossesse).
On parle de « permanent » car tant que le corps jaune ou le placenta produisent de la
progestérone, la stimulation hypothalamo-hypophysaire est freinée.
4. Citez les 5 organes des sens
1. Œil – vision
2. Oreille – audition et équilibre
3. Nez – odorat
4. Langue – goût
5. Peau – toucher (pression, chaleur, douleur…)
5. C’est quoi un gène létal ?
Un gène létal est un gène qui, lorsqu’il est exprimé (souvent à l’état homozygote), entraîne la mort de
l’organisme avant la naissance ou à un stade très précoce.
Exemple : un embryon homozygote pour un gène létal meurt, donc il n’apparaît pas parmi les
descendants.
6. Pourquoi les neurones ne se divisent-ils pas ?
Les neurones sont spécialisés et ont perdu la capacité de se diviser :
Ils sont en phase G0 permanente du cycle cellulaire.
Cette incapacité à se diviser est due à l’organisation complexe de leur cytoplasme (notamment
les prolongements axonaux et dendritiques) et à l’arrêt du cycle de division cellulaire.
Cela permet une spécialisation fonctionnelle, mais limite leur régénération.
7. C’est quoi l’hyperpolarisation sur un PA monophasique ?
L’hyperpolarisation est la phase après le potentiel d’action (PA), où :
L’intérieur de la cellule devient plus négatif que le potentiel de repos normal.
Cela est dû à une ouverture prolongée des canaux K⁺, qui laissent sortir trop de potassium.
Elle empêche temporairement un nouveau PA = période réfractaire.
8. À quoi correspond la différence de potentiel sur un PA ?
La différence de potentiel (ou variation de voltage) pendant un potentiel d’action représente :
Le changement électrique transitoire de la membrane neuronale.
Elle correspond au passage du potentiel de repos (~ -70 mV) à un potentiel positif (+30 mV
environ) puis retour au repos.
Elle est due à l’entrée de Na⁺ (dépolarisation), puis à la sortie de K⁺ (repolarisation).
9. Différence entre fibre isolée et nerf
Une fibre nerveuse isolée = un seul axone (prolongement d’un neurone).
Un nerf = ensemble de fibres nerveuses regroupées et protégées par des gaines conjonctives
(faisceaux de nombreux axones).
10. C’est quoi l’arborisation terminale d’une fibre nerveuse ?
L’arborisation terminale est l’extrémité de l’axone d’un neurone.
Elle se ramifie en plusieurs petits prolongements appelés terminaisons synaptiques.
Chaque terminaison forme une synapse avec un autre neurone, une cellule musculaire ou une
cellule glandulaire.
C’est là que le message nerveux est transmis par des neurotransmetteurs.
EXERCICE 1 – Reproduction et fécondation
1. Définir la vitellogenèse
La vitellogenèse est le processus au cours duquel les ovogonies (futurs ovules) accumulent des
réserves nutritives (protéines, lipides, etc.) dans leur cytoplasme, appelées vitellus. Ce
phénomène est essentiel pour le développement futur de l'embryon, car il fournira les
nutriments nécessaires.
2. Glandes annexes
o Chez l’homme :
Vésicules séminales : produisent un liquide riche en fructose (nourriture des
spermatozoïdes).
Prostate : sécrète un liquide alcalin qui active les spermatozoïdes.
Glandes bulbo-urétrales (de Cowper) : lubrifient l'urètre et neutralisent l'acidité.
o Chez la femme :
Glandes de Bartholin : lubrification du vagin.
Glandes de Skene : rôle dans la lubrification, possible rôle immunitaire.
3. Origine des pronucléis mâle et femelle
o Le pronucléus mâle provient du noyau du spermatozoïde.
o Le pronucléus femelle provient du noyau de l’ovocyte II après expulsion du second
globule polaire.
4. Équipement chromosomique des pronucléis lors de la conception d’une fille
o Chaque pronucléus contient 23 chromosomes haploïdes.
o Le spermatozoïde contient soit un chromosome X ou Y. Pour une fille : X (du père) + X
(de la mère) = 46 chromosomes XX.
5. Rôle de la formation du 2ᵉ globule polaire
Elle permet à l’ovocyte de se débarrasser de la moitié des chromosomes (23), afin que lors de la
fécondation, la cellule-œuf retrouve un équipement diploïde (46 chromosomes). Sans cette
étape, il y aurait un excès de chromosomes.
6. Peut-on greffer une hypophyse chez les animaux ?
Oui, dans des expérimentations, cela a été fait pour étudier les rôles hormonaux. Cela montre
que l’hypophyse est un centre de contrôle endocrinien.
7. Le terme “bébé éprouvette” est-il justifié ?
Oui, car le terme désigne un bébé conçu par fécondation in vitro (FIV), dans un milieu artificiel
("éprouvette"), puis implanté. Cela reflète bien la réalité scientifique, même si le mot
“éprouvette” est simpliste.
EXERCICE 2 – Effets des œstrogènes sur l’activité cellulaire
1. Décalage dans le temps entre ARN nucléaire et ribosomal
o L’ARN nucléaire est synthétisé en premier, car il est le précurseur des ARN. L’ARN
ribosomal augmente ensuite, signe que les gènes responsables de la synthèse des
ribosomes ont été activés.
o Ce décalage traduit un processus de transcription puis de maturation.
o Cela montre que les œstrogènes agissent spécifiquement via des récepteurs.
2. Conclusion sur le rôle des œstrogènes
o Ce sont des hormones qui régulent la transcription de certains gènes, augmentant la
synthèse d’ARN et de protéines.
o Oui, cela est compatible avec leur rôle connu dans la stimulation de la muqueuse utérine
: prolifération cellulaire, sécrétion, vascularisation.
EXERCICE 3 – Mécanismes de la lactation
Observation Conclusion Hormone impliquée
Les mamelles gonflent sans
Le lait est produit mais non expulsé Pas d’ocytocine
écoulement
L’écoulement dépend d’une stimulation
Le tire-lait provoque l’écoulement Réflexe neuro-hormonal
mécanique initiale
La succion déclenche une sécrétion
Tétée = hormone dans le sang Ocytocine
hormonale
Nerfs sectionnés = pas d’hormone Le réflexe de succion passe par les nerfs Ocytocine (voie réflexe)
Cellules + sérum ou hypophyse = Nécessité de signaux hormonaux pour Prolactine (hypophyse
lait produit produire le lait antérieure)
Ablation hypophyse ant. = arrêt
Hypophyse antérieure indispensable Prolactine
sécrétion
FSH ou LH ne restaurent pas le lait Ce ne sont pas les bonnes hormones FSH/LH ≠ lactation
L’hypophyse postérieure commande
Ablation post. = pas d’expulsion Ocytocine
l’expulsion
Injection hypothalamique rétablit L’ocytocine est produite dans Ocytocine (hypothalamo-
l’écoulement l’hypothalamus hypophysaire)
Déterminisme de la sécrétion lactée :
La sécrétion du lait est contrôlée par la prolactine, sécrétée par l’hypophyse antérieure.
L’expulsion du lait dépend de l’ocytocine, produite par l’hypothalamus et libérée par
l’hypophyse postérieure, en réponse à la succion du mamelon (réflexe neuro-hormonal).
Définir la vitellogenèse
La vitellogenèse est le processus au cours duquel les ovogonies (futurs ovules) accumulent des réserves
nutritives (protéines, lipides, etc.) dans leur cytoplasme, appelées vitellus. Ce phénomène est essentiel
pour le développement futur de l'embryon, car il fournira les nutriments nécessaires.
Glandes annexes
Chez l’homme :
o Vésicules séminales : produisent un liquide riche en fructose (nourriture des
spermatozoïdes).
o Prostate : sécrète un liquide alcalin qui active les spermatozoïdes.
o Glandes bulbo-urétrales (de Cowper) : lubrifient l'urètre et neutralisent l'acidité.
Chez la femme :
o Glandes de Bartholin : lubrification du vagin.
o Glandes de Skene : rôle dans la lubrification, possible rôle immunitaire.
Origine des pronucléis mâle et femelle
Le pronucléus mâle provient du noyau du spermatozoïde.
Le pronucléus femelle provient du noyau de l’ovocyte II après expulsion du second globule
polaire.
Équipement chromosomique des pronucléis lors de la conception d’une fille
Chaque pronucléus contient 23 chromosomes haploïdes.
Le spermatozoïde contient soit un chromosome X ou Y. Pour une fille : X (du père) + X (de la
mère) = 46 chromosomes XX.
Rôle de la formation du 2ᵉ globule polaire
Elle permet à l’ovocyte de se débarrasser de la moitié des chromosomes (23), afin que lors de la
fécondation, la cellule-œuf retrouve un équipement diploïde (46 chromosomes). Sans cette étape, il y
aurait un excès de chromosomes.
1. Côté temporal et côté nasal : c’est quoi ?
Ce sont des repères anatomiques de la rétine de l’œil :
o Côté temporal : du côté de la tempe (extérieur du visage).
o Côté nasal : du côté du nez (intérieur du visage).
En vision binoculaire, les informations de la rétine nasale croisent au niveau du chiasma
optique, tandis que les informations de la rétine temporale ne croisent pas.
2. Pourquoi l’activité des ventricules est supérieure à celle des oreillettes ?
Les ventricules doivent envoyer le sang plus loin et à plus haute pression :
o Le ventricule gauche propulse le sang dans tout le corps (grande circulation).
o Le ventricule droit vers les poumons (petite circulation).
Donc, leur activité électrique et mécanique est plus intense et plus longue que celle des
oreillettes, qui n’assurent qu’un remplissage initial des ventricules.
3. Sur un ECG, à quoi correspondent les ondes P, QRS, ST ? Expliquer.
Onde P : dépolarisation des oreillettes (contraction auriculaire).
Complexe QRS : dépolarisation des ventricules (contraction ventriculaire) ; les oreillettes
se repolarisent en même temps mais c’est masqué.
Segment ST : période pendant laquelle les ventricules sont complètement dépolarisés,
début de la repolarisation (plateau du potentiel d’action ventriculaire).
4. Cellule souche de l’organisme ?
Ce sont des cellules indifférenciées capables de se multiplier et de se différencier en
divers types cellulaires.
Exemples :
o Cellules souches embryonnaires : très polyvalentes (totipotentes ou
pluripotentes).
o Cellules souches adultes : dans la moelle osseuse, la peau, etc. (multipotentes).
5. Pourquoi le cœur ne réagit pas s’il est excité pendant la systole ?
Pendant la systole, les cellules myocardiques sont en période réfractaire absolue.
Cela signifie :
o Elles sont déjà dépolarisées.
o Aucune nouvelle stimulation ne peut déclencher un autre potentiel d’action.
o Donc pas de réaction, ni de modification visible sur le cardiogramme.
6. Pourquoi une extrasystole pendant la diastole est suivie d’un repos
compensateur ?
Extrasystole : contraction prématurée des ventricules (par une stimulation anormale).
Elle peut survenir en diastole, quand les cellules sont à nouveau excitables.
Après cela :
o Le cœur entre dans un repos compensateur, car le nœud sinusal a envoyé une
onde qui arrive trop tôt (pendant la contraction anormale).
o Cette onde échoue, et le cœur attend le prochain cycle normal.
Résultat : pause visible sur l’ECG, suivie d’un battement normal.
7. Le muscle est élastique et extensible. Expliquer.
Élasticité : capacité à reprendre sa forme initiale après avoir été étiré.
Extensibilité : capacité à s’allonger sans se rompre.
Ces propriétés sont dues à la structure des fibres musculaires (actine, myosine, titine,
collagène) qui permettent au muscle de s’adapter à différentes longueurs.
8. Transport de l’O₂ et du CO₂ sous forme combinée et dissoute (équation bilan).
Oxygène (O₂) :
Combinée à l’hémoglobine :
Hb+4O2→HbO8
Dissoute dans le plasma :
O2(dissous).
Dioxyde de carbone (CO₂) :
Combinée à l’hémoglobine (carbaminohémoglobine) :
Hb+CO2→HbCO2.
Sous forme de bicarbonates (majoritaire) :
CO2+H2O→H2CO3→H++HCO3−
Dissous dans le plasma.
9. L’anse de Henlé est-elle appelée capillaires tubulaires ?
Non, ce sont deux structures différentes :
o Anse de Henlé : partie du tubule rénal (néphron), rôle dans la réabsorption.
o Capillaires tubulaires (ou péritubulaires) : vaisseaux sanguins entourant le
tubule, qui échangent les substances avec le néphron.
Mais ils interagissent fortement, notamment pour la réabsorption et la sécrétion.
Voici une explication claire des termes dépolarisées et repolarisée, en lien avec les cellules
excitables, comme les neurones et les cellules cardiaques :
🔹 1. Que veut dire "dépolarisée" ?
Une cellule dépolarisée est une cellule activée.
Au repos, l’intérieur de la cellule est négatif par rapport à l’extérieur (environ -70 mV
chez le neurone).
Lorsqu’un stimulus (nerveux, électrique, chimique) arrive :
o Des canaux à sodium (Na⁺) s’ouvrent.
o Les ions Na⁺ entrent dans la cellule.
o L’intérieur devient moins négatif (voire même positif).
➤ C’est la dépolarisation, qui déclenche un potentiel d’action (un signal nerveux ou
musculaire).
✅ Dépolarisation = Activation = Entrée de Na⁺ = Perte de la polarité de repos
🔹 2. Que veut dire "repolarisée" ?
Après la dépolarisation, la cellule doit revenir à l’état de repos.
C’est la repolarisation :
o Les canaux Na⁺ se ferment.
o Les canaux à potassium (K⁺) s’ouvrent.
o Les ions K⁺ sortent de la cellule.
o L’intérieur redevient négatif.
Cela restaure la polarité de repos : environ -70 mV.
✅ Repolarisation = Retour au repos = Sortie de K⁺
🔹 Illustration simple :
Phase Canaux ouverts Mouvement d’ions Potentiel membranaire
Repos Aucun (ouvertures faibles) Stable (-70 mV) Négatif
Phase Canaux ouverts Mouvement d’ions Potentiel membranaire
Dépolarisation Na⁺ ouverts Entrée de Na⁺ Devient positif
Repolarisation K⁺ ouverts Sortie de K⁺ Retour au négatif