Gestion et planification en santé
Gestion et planification en santé
Promotion : 2019/2022
Module :
Gestion de la qualité et management
de soin
Elaboré par :
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Planification et gestion
Chapitre 1 : La gestion
1) Définition :
Le management peut être considéré comme l'art du possible, le management est aussi la manière de
réconcilier le présent au futur, de résoudre les problèmes quotidiens tout en prévoyant les
contraintes.
Certains disent que le management est un art car il doit permettre de:
❖ Définir les objectifs des organisations et des individus au niveau quantitatif et qualitatif
(méthode SMAC: spécifique, mesurable accessible, cohérent)
❖ Distinguer les objectifs stratégiques sur le long terme et opérationnels sur le court terme
❖ Tenir compte de toutes les parties pour satisfaire au mieux.
❖ Tenir compte des logiques environnementales
D'autres voient le management comme une science: c'est une discipline scientifique récente qui
s'intéresse à la science de la gestion qui regroupe notamment la gestion des ressources humaines, la
stratégie de l'entreprise, le finance et le marketing
Le management peut être présenté comme une activité qui transforme des ressources humaines et
physiques inorganisés en réalisations utiles et efficaces.
Il a pour objet d’ordonner les efforts en combinant des événements isolés et des informations éparses
en relations significatives .ces relations permettent à leur tour de résoudre des problèmes et
d’atteindre des objectifs.
La plus brève qui on puisse trouver comme définition de la gestion est celle-ci : gérer, c’est faire que
les choses soient faites.
C'est faire faire les choses. C'est l'approche rationnelle de la conduite des activités permettant
l'atteinte d'un ou plusieurs objectifs grâce à la canalisation des ressources (humaines, matérielles,
financières et cognitives) dans une organisation dynamique en visant la satisfaction de ceux pour qui
le travail est fait et pour ceux qui le font.
Le premier principe sur lequel repose ces définitions est un attachement à l’accomplissement, c'est-à-
dire un attachement à une action ayant un dessin et non pour l’action elle-même.
Gérer, c’est dire ce qu’on veut accomplir, puis le faire faire. En d’autres termes, la gestion veut
qu’on spécifie d’abord les objectifs puis qu’on veille à ce qu’ils soient atteints.
La gestion est définie comme étant « l’art de faire exécuter les choses par les autres ».
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Planification et gestion
La gestion :
C’est une approche rationnelle de conduite des activités permettant l’atteinte des objectifs de
l’organisation grâce à :
Fonctions de la gestion :
❖ Planification
❖ Organisation
❖ Direction
❖ Contrôle
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Planification et gestion
I. La planification :
La planification de la santé connaît de multiples définitions, variables selon les acteurs qui y sont
impliqués. Elles peuvent aussi bien signifier un processus d’action en santé publique qu’une méthode
de résolution de problèmes ou qu’un moyen de régulation ou de maîtrise des dépenses.
La planification est l’une des quatre fonctions classiques du processus de la gestion : Planification
Organisation Direction Contrôle (PODC).
La planification fournit l’aide à la prise de décision. C’est un processus dynamique tourné vers
l’action, le changement et le futur.
a) Définition de la planification :
La planification sanitaire est «un processus continue de prévision de ressources et de services requis
pour atteindre des objectifs déterminés selon un ordre de priorités établi, permettant de choisir la ou
les solutions optimales parmi plusieurs alternatives; ces choix prennent en considération le contexte
de contraintes, connues actuellement ou prévisiblesdans le futur» (Pineault & Daveluy, 1995).
✓ De quoi s’agit-il ? Quel est le problème qui dérange et auquel on veut répondre ?
✓ Quelle est la situation qu’on veut changer ?
✓ Quel est le cap ? Quel est l’objectif ?
✓ Par quels moyens ? Par quelle stratégie ?
✓ Comment y arriver ? Quelles activités entreprendre et quelles ressources?
✓ Quand le faire ?
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Planification et gestion
✓ Comment s’assurer que les activités décidées ont-ils été entreprises (quantité, qualité, temps,
ressources…), les objectifs fixés ont été atteints ? La problématique qu’on voulait résoudre ou
changer a-t-elle effectivement changé ?
Un planificateur efficace doit être un bon technicien, fondant sa crédibilité sur son expertise et
sa compétence technique, et également un bon stratège qui comprend, intègre et manipule le
contexte sociopolitique de la planification.
Les approches de planification sont conçues pour permettre l’adaptation de l’outil de planification au
contexte et au domaine étudié :
✓ La planification opérationnelle met en œuvre des choix et programmes d’action, qui sont
les résultats des approches précédentes; c’est le court terme : déroulement, exécution et suivi des
activités.
✓ L’approche tactique ou structurelle s’occupe de l’agencement, de l’organisation et de
l’encadrement des activités et des ressources ; elle vise le moyen terme et répond aux questions :
avec quels moyens ? et selon quel agencement ?
✓ L’approche normative (ou politique) trace les grandes orientations à suivre, s’inspire des
valeurs de la société ou les propose comme objectifs de changement ; elle vise le long terme.
✓ L’approche stratégique décide des priorités d’action et des choix entre les différentes
orientations qui seront prises dans le futur ; elle vise le long terme et répond aux questions : quoi
faire et pourquoi ?
2) Le processus de planification :
La planification est d’abord un processus d’aide à la décision qui peut être découpé en trois étapes :
• La première étape est la recherche d’un consensus sur les buts ou finalités, par exemple :
diminuer la mortalité maternelle et néonatale.
Cette étape implique l’identification des problèmes de santé et de leurs déterminants, les personnes
concernées (populations cibles), la localisation géographique (nationale, régionale, communale, etc.).
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Planification et gestion
❖ Ces étapes sont interdépendantes, constituant une démarche comparée à un entonnoir : du
général au plus spécifique.
❖ La planification est ensuite un processus de concertation sociale qui implique la
reconnaissance des acteurs-clés et de leur(s) intérêt(s) respectif(s) puis l’organisation d’un débat
démocratique à la recherche de consensus sur les objectifs, les priorités et les actions.
❖ Il faut alors chercher une cohérence dans la stratégie des acteurs. Grâce à ce consensus, la
planification peut aboutir au changement de la situation existante vers une meilleure réponse à des
besoins. Ce processus est représenté par le schéma suivant :
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Planification et gestion
Besoin-Demande-Offre
a) Diagnostic communautaire :
A) Etape de la collecte et de l’analyse des données
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Planification et gestion
• Consultation d’informateurs-clefs : les professionnels de santé, les usagers du système de
soins (enquête en population générale, enquête auprès de patients hospitalisés ou consultation de
représentants associatifs), les administratifs du secteur sanitaire.
• Enquêtes spécifiques par le recueil spécifique d’indicateurs non disponibles en routine. Ces
indicateurs peuvent être recueillis de manière rétrospective (dossiers des patients, caractéristiques
des séjours hospitaliers…) ou prospective. Ces méthodes peuvent permettre d’approcher les besoins
ressentis non ou mal satisfaits.
• Estimation de la demande à partir des statistiques de l’utilisation actuelle: cette méthode tente
d’identifier les besoins de soins pour une période future ou pour une autre zone géographique. Elle
permet d’identifier des besoins non ou mal satisfaits à travers les «dysfonctionnements» de
l’utilisation actuelle des services (l’analyse des taux de fuite ou d’attractivité, des temps d’attente en
consultation curative ou encore des délais d’obtention d’un rendez-vous pour une consultation).
• Réalisation de normes et de guides des bonnes pratiques à partir des prévalences et des
incidences moyennes observées au niveau national et à partir des recommandations officielles de
prise en charge (sociétés savantes, littérature internationale).
La combinaison de ces différentes approches peut permettre de poser le diagnostic de l’état des lieux
et d’identifier les besoins en santé.
Cette étape consiste dans la collecte de données sous forme d’indicateurs quantitatifs et/ou qualitatifs
qui vont permettre de définir et de décrire la localité et ses besoins sanitaires. Pour cela, il faut
répondre à 3 grandes questions :
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Planification et gestion
• Données socio-économiques : taux de chômage, taux de pauvreté, revenu moyen, niveau de
scolarité, taux d’alphabétisation, etc.
2. Offre de soins :
• Médicaments.
• Patrimoine.
• Données sur les comportements et les modes de vie : alimentation, activité physique,
habitudes toxiques, la vie sexuelle, etc.
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Planification et gestion
Ces données proviennent des départements ministériels nationaux et des organismes internationaux,
de l’état civil, des universités…
Parfois, certaines données peuvent faire défaut, mais cela ne doit pas constituer un obstacle majeur
au processus de planification. Des alternatives sont à prévoir :
Ce diagnostic va permettre la construction progressive d’un langage commun basé sur une
connaissance approfondie de la communauté et des enjeux locaux de la santé. Il permettra aussi de
fédérer les acteurs locaux et la population autour de l’amélioration de l’état de la santé.
Une fois l’analyse faite, le diagnostic de la situation sera élaboré sous forme de points forts et de
points faibles ; ainsi les problèmes seront identifiés.
Une fois les principaux problèmes de santé identifiés, il sera nécessaire de dégager des priorités
d’intervention. Cette étape constitue le cœur de la démarche de planification, qui doit prendre en
considération de nombreux critères :
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Planification et gestion
NB : Parmi les outils utilisés pour prioriser les problèmes ainsi identifiés, puis de bien les définir :
C’est un outil de priorisation utilisé pour limiter les possibilités de conflit de personnalité ou de
domination d’un individu sur le groupe.
Il permet une participation élargie avec une préservation de la confidentialité des choix personnels
tout en rationalisant le temps.
Il s’agit d’un outil collectif de priorisation de problèmes par consensus. L’outil permet de déterminer
la préséance d’un problème sur un autre à travers une grille de critères de priorisation élaborés par
consensus.
La méthode QQOQCP permet d’avoir sur toutes les dimensions du problème des informations
élémentaires suffisantes pour identifier ses aspects essentiels. Elle adopte une démarche d’analyse
critique constructive basée sur le questionnement systématique.
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Planification et gestion
❖ L’arbre à problèmes est un outil méthodologique très simple, qui permet de schématiser pour
mieux analyser une situation problématique. Cet exercice vous oblige à vous poser les bonnes
questions pour arriver à formuler les bonnes actions.
❖ L’idée est de réfléchir aux relations de cause à effet entre les différents facteurs qui sont à
l’origine des problèmes constatés. Ce travail s’effectue en trois temps :
o Enoncez clairement et précisément le problème central, il sera la base du tronc de l’arbre ;
o Identifiez ses causes principales et secondaires (les racines) ;
o Identifiez ses conséquences (les branches) et ses effets secondaires (les ramifications).
❖ Construire un arbre à problème est un travail de longue haleine. Pour qu’il soit d’une plus grande
efficacité, réunissez-vous à plusieurs.
➢ Diagramme d’Ishikawa (annexe n° 5)
L’analyse systémique comprend l’analyse des ressources, du processus (fonctions de gestion), des
produits (performances des prestations) et des résultats.
Matrice d’analyse des ressources de la C/S (voir indicateurs relatifs à l’offre de soins)
PROCESSUS
RESSOURCES Produits Résultats
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Matrice d’analyse des ressources de la C/S (voir indicateurs relatifs à l’offre de soins)
Patrimoine
Moyens de mobilité :
Ambulances, VTT
Forces Faiblesses
Planification
Structure de l’organisation
Offre de services prestations
Gestion des ressources
Système d’information
Système de suivi-évaluation
Relations avec l’environnement externe
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Forces Faiblesses
Consultation curative
PNI
Programme PSGA
Programme LAT
Surveillance épidémiologique
Programme santé de l’environnement
Programme santé scolaire
………………………….
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Identification de FFOM
C’est l’analyse des forces et faiblesses internes d’une institution, ainsi que des opportunités et menaces qui
existent en dehors de l’institution ou d’un programme.
Toute démarche de la planification comporte une première étape réservée à l’analyse stratégique, celle-ci
comporte une analyse interne de l’organisation et une analyse externe de l’environnement.
❖ Force: C’est une capacité (individuelle ou collective), une compétence distinctive, un pouvoir qui
procure un avantage différentiel à l’entreprise.
❖ Faiblesse: C’est une défaillance, un manque de résistance ou de capacité, souvent une fragilité qui
est susceptible de créer un handicap dans un domaine d’activité donné pour l’entreprise.
La méthode utilisée consiste a dégager les forces et les faiblesses par niveau ou par domaine stratégiques de
résultat (DSR) les DSR constituent les principaux axes de la politique sanitaires a moyen et a long terme. Ils
sont élaborés par l’administration centrale dans le cadre de la déclaration de politique de santé.
• Font le lien entre la politique et les priorités nationales d’une part et la planification locale d’autre
part
Permet de dégager d’une part les opportunités offertes par cet environnement et d’autre part des menaces qui
vont peser sur l’organisation ou institutions ou programmes auxquelles on peut faire face à court, moyen ou
long terme.
❖ Opportunité: C’est une circonstance ou une occasion qui vient à se présenter dans l’environnement:
une évolution du marché ou une innovation technologique.
❖ Menace: C’est un problème posé par une tendance défavorable ou une perturbation de
l’environnement, susceptible d’affecter le ou les secteurs d’activités et qui, en l’absence d’une
réponse réfléchie et approprié conduirait à une détérioration de la position de l’entreprise sur ses
marchés.
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Planification et gestion
Méthode SWOT :
C’est une méthode d’analyse interne et externe qui utilise comme support une matrice à quatre fenêtres :
Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces. Cette analyse permet d’identifier des stratégies en vue
d’atteindre les objectifs
Matrice FFOM
Faiblesses Forces
1. 1.
2. 2.
3. 3.
Menaces Opportunités
1. 1.
2. 2.
3. 3.
• «C’est ce qu’on souhaite avoir, être, atteindre, mais aussi ce qu’on veut éviter d’être»
(Morgan, 1987).
• Les objectifs expriment des résultats attendus assez précis dans une période de temps donnée.
La fixation des objectifs dans le cadre d’un plan découle de deux approches :
• Soit l’adaptation à des spécificités locales d’objectifs prévus dans le cadre d’un programme
de santé au niveau national, régional ou provincial ;
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Planification et gestion
• Soit l’analyse qui permet de décrire la situation future qui prévaudra lorsque les problèmes
auront été résolus, en utilisant la transposition du modèle causal (l’arbre à problèmes), où «l’état
négatif» sera formulé en «état positif».
Dans tous les cas, lors de l’élaboration des objectifs, il faudra vérifier :
• La formulation des objectifs, leur hiérarchie et leur séquence, doit être bien comprise afin
d’éviter d’aboutir à des objectifs vagues et sans utilité pour la mise en place, le suivi et l’évaluation
du programme.
L’objectif peut couvrir l’ensemble du programme ou une partie de celui-ci ; il peut être général ou
plus ou moins détaillé. On parle alors d’objectif général, intermédiaire ou spécifique. Certains
objectifs doivent être atteints avant que d’autres le soient, pour que le résultat attendu se produise.
Les objectifs doivent donc suivre une certaine séquence ou un ordre hiérarchique :
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Planification et gestion
Un objectif doit être :
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Planification et gestion
Objectifs généraux :
Objectif spécifique
Objectifs opérationnels :
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Planification et gestion
Plusieurs approches permettent d’identifier les actions à choisir parmi les solutions :
Dans tous les cas, il faut s’assurer de l’existence d’une cohérence entre les actions, les objectifs et le
problème (cadre logique).
Les priorités permettent de mieux cibler l’utilisation des ressources sur des activités pour lesquelles
la probabilité d’arriver à un résultat est meilleur.
Les éléments ou critères à prendre en considération lors de l’établissement des priorités pour choisir
les solutions ou interventions à entreprendre par la C/S sont notamment :
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Planification et gestion
L’équipe de la C/S est appelée très fréquemment à élaborer un plan d’action, le plus souvent
opérationnel, pour diverses situations :
• Plan d’action de couverture sanitaire de la C/S (couverture fixe, sorties équipes mobiles,
caravanes, campagnes, etc.) ;
• Plan d’action dans le cadre de la résolution d’un problème des services de santé ;
• Plan d’action spécifique pour la réduction des risques sanitaires liés auxsituations d’exception
(catastrophe naturelle, vague de froid, rassemblement de la population, etc.) ;
Le plan d’action comprend les objectifs, les activités, l’échéancier, les responsables, les partenaires,
les coûts et les sources de financement. C’est aussi une étape où sont précisés les modalités de
gestion et de coordination et les indicateurs de suivi et d’évaluation.
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Planification et gestion
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Planification et gestion
Ainsi, pour chaque activité arrêtée, il faudra déterminer les ressources existantes, les ressources
requises et déduire l’écart représenté par le besoin. Pour ce faire, il est nécessaire de quantifier les
activités dans le temps et dans l’espace, ce qui aidera à préciser les ressources nécessaires et les
estimer. Le procédé est le même pour les trois types d’activité décrits plus haut.
Les méthodes et approches de prévision des ressources sont :
✓ Des détails inhérents à chaque activité, tout en estimant le temps nécessaire à sa réalisation ;
✓ Des rapports dans le temps entre les différentes activités (rechercher la notion d’intégration,
éviter les encombrements et les chevauchements, identifier les goulots d’étranglement et les
dépendances) ;
✓ Identifier les responsabilités afin de permettre une répartition équitable des activités et une
contribution de chaque personne au processus global, dégager la dépendance et favoriser la
collaboration ;
✓ Des limites des ressources nécessaires et des ressources mobilisables à très court terme (à
négocier avec les services administratifs provinciaux).
Cet ordonnancement des activités (qui fait quoi et quand ?) peut être visualisé à l’aide d’un
diagramme : le diagramme de GANTT.
Diagramme de GANTT
Le plan d’action est une œuvre d’équipe ; par conséquent, une concertation avec le personnel
impliqué et les responsables provinciaux est souhaitable. Il en est de même avec les autres
départements concernés par certaines activités (communes, autorités locales, autres secteurs, etc.).
Il s’agit d’un ensemble de démarches à suivre et de mesures à entreprendre pour faire en sorte que
les activités programmées soient réalisées et achevées dans les délais, conformément aux normes et
conditions préétablies, et que les changements désirés soient apportés.
Au niveau de la C/S, la mise en œuvre du plan d’action porte sur les aspects suivants :
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Planification et gestion
Encadrés
La planification est un processus d’aide à la décision qui peut être découpé en trois étapes :
❖ La première étape est la recherche d’un consensus sur les buts ou finalités.
❖ La seconde étape est la définition d’objectifs spécifiques prioritaires. Cette étape implique
l’identification des problèmes de santé et de leurs déterminants, les personnes concernées (populations
cibles), la localisation géographique (nationale, régionale, communale, etc.).
❖ La troisième étape est la programmation des moyens et des activités nécessaires à la réalisation des
objectifs. Elle doit définir le calendrier et les conditions permettant la mise en œuvre des actions
décidées et évaluer les actions en termes de procédures et de résultats.
Une fois les principaux problèmes de santé identifiés, il sera nécessaire de dégager des priorités
d’intervention. Cette étape doit prendre en considération de nombreux critères :
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Planification et gestion
II. organisation
La structure d’une organisation est définie comme : la somme totale des moyens employés pour
diviser le travail entre des taches distinctes et pour ensuite assurer la coordination nécessaire entre
ces tâches
Parce que l’organisation crée le cadre dans lequel chacun peut se situer, s’épanouir et être efficace
La fonction essentielle d’un manager est de déterminer les compétences de chacun et de « sentir » le
poste dans lequel chacun sera le plus efficace :
• Type de travail
• Autonomie / dépendance
• Environnement
• Quand quelqu’un n’est pas efficace, il faut d’abord se demander s’il est bien manager_ Clé
du succès : « the right man at the right place »
Organigramme
Tableau schématique des divers services d'une organisation et leurs rapports mutuels.
L’organigramme est la représentation des fonctions et de leurs interactions. Ses interactions peuvent
être :
- Hiérarchique = Autorité C'est l'organisation sociale dans laquelle chacun se trouve dans
une série ascendante des pouvoirs et des situations
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Planification et gestion
- Fonctionnelle : Le lien fonctionnel est le rapport qui existe entre deux ou plusieurs
employés qui déterminent des relations d'échanges sans que l'un ne possède pas d'autorité sur l'autre.
Tandis que le lien hiérarchique dans les relations exige le rapport de subalterne et d'autorité de l'un
par rapport à l'autre.
a) Hiérarchie
C'est l'organisation sociale dans laquelle chacun se trouve dans une série ascendante des pouvoirs et
des situations
✓ Structure hiérarchique :
Elle comprend tous les paliers qui déterminent le degré d'autorité correspondant à chaque poste de
l'organisation.
C'est un mécanisme fondamental entre les postes de travail, le responsable et la création des
hiérarchies entre les personnes
✓ Composition
– Le centre opérationnel.
– Le sommet stratégique
– La ligne hiérarchique
– La technostructure
– Les fonctions de support logistique
✓ Les organisations sont composées de cinq éléments :
Il rassemble les membres de l’organisation (opérateurs) dont le travail est directement lié à la
production des biens et des services.
Le centre opérationnel procure les entrées nécessaires à la production, fabrique et distribue les
produits, assure la maintenance
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Planification et gestion
Le centre opérationnel:
• Il est caractérisé par un haut niveau de spécialisation des acteurs de santé ( médecins; infirmiers,
techniciens ) et assure la production de services dans son propre environnement client.
❖ Sa fonction est de faire en sorte que l’organisation remplisse sa mission de façon efficace et
qu’elle serve les besoins de ceux qui la contrôlent ou qui ont sur elle du pouvoir
(propriétaires, administrations, etc...).
❖ Il exerce des fonctions de supervision directe : allocation des ressources, règlement des
conflits, contrôle, diffusion de l’information, leadership.
❖ Il est également chargé de la gestion des relations avec l’environnement (contacts,
négociation, etc.). Enfin, il doit développer la stratégie de l’organisation.
Le sommet stratégique :
C’est la ligne d’autorité, composée de cadres, contremaîtres, etc., qui joint le sommet stratégique au
centre opérationnel. Chaque membre de la chaîne hiérarchique accomplit, à son niveau, le travail du
sommet hiérarchique.
• Ce. sont les médecins et les cadres infirmiers ayant une autorité formelle et qui assurent la gestion
des centres opérationnels en intégrant les principes de planification; de direction; de coordination et
de contrôle des activités de production de soins et de services. La base opérationnelle est représentée
par les activités exécutants.
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Planification et gestion
4-La technostructure
• Il est représenté par un réseau hiérarchisé de personnes qui agissent sur l’organisation du travail des
centres opérationnels grâce à la standardisation des procédures, au choix qualitatif du matériel,
l’élaboration de normes
Il s’agit des unités spécialisées qui ont une fonction particulière à remplir : recherche, contentieux,
relations…
• Ils sont le support direct ou indirect à la réalisation de la mission du centre opérationnel (service
postal; département techniques…) la collaboration avec les centres opérationnels est essentielle.
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Planification et gestion
La définition :
La fonction Direction et Administration générale consiste à définir les objectifs, prévoir et choisir les
actions à accomplir, contrôler leur réalisation, prendre d’éventuelles mesures correctives.
Il faut pour cela avoir une vision à long terme et surtout une capacité à mobiliser l’ensemble de
l’établissement.
Le pilotage de l'organisation
L’objectif:
C'est un but que l'on s'est fixé et qui se doit d'être réalisé au travers d'un projet
La fixation d’objectifs est un acte auquel tout manager est confronté, Les 3 dimensions principales
des objectifs
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Planification et gestion
1. Une dimension Management
Construire des objectifs est un acte de management fort. Il permet: d’exprimer sa volonté à son
équipe et de renforcer son leadership, d’orienter l’action en cohérence avec les axes stratégiques et
opérationnels de l’entreprise, de mettre ses collaborateur en mouvement en suscitant l’action.
1. Spécifiques
2. Mesurable
3. Atteignables
4. Réaliste
5. Temporel (datés)
Le leadership
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Planification et gestion
Différence entre leader et gestionnaire
Leader Gestionnaire
✓ Comportement conforme à son environnement en assurant son rôle qui consiste à faire
évoluer pour atteindre ses objectifs
✓ Avoir une influence reconnue
✓ Fournir les informations nécessaires à chacun pour atteindre les buts de l’organisation
✓ Préciser les finalités du travail de l’équipe à travers des objectifs clairs et précis
✓ Etablir des communications efficaces et de bonnes relations de travail.
✓ Prendre des décisions après avoir, autant que possible, écouté les subordonnés..
✓ Déléguer des responsabilités et non pas seulement des taches d’exécution.
✓ Vivre avec son équipe en employant le langage du groupe pour être compris
✓ Ne rien compromettre avant de s’assurer des possibilités réelles
✓ La prise de décision
✓ La prise de décision est la transformation d'une volonté en acte. C'est le passage de la pensée
à l'action.
✓ C'est un acte politique nécessaire et complexe, un idéal à atteindre. C'est à la fois une science
et un art.
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Planification et gestion
Les décisions peuvent être classées selon le niveau et selon le mode de prise de décision selon le
niveau :
1-Analyse de la situation
2-Conceptualisation du problème
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Planification et gestion
3-Élaboration et analyse des solutions
4-Decision empirique
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Planification et gestion
7-Evaluation analytique
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Planification et gestion
IV. Le contrôle
▪ C'est l'ensemble des règles pratiques de surveillance pour s'assurer du respect des règles. Il est lié à
la volonté de ceux qui dirigent pour éviter les déviations.
▪ Un instrument de domination .C'est un corollaire obligé de l'ordre et de la discipline
▪ C'est aussi toute activité qui consiste à suivre, à vérifier et à évaluer le degré de conformités des
actions entreprises par rapport aux prévisions, en vue de combler les écarts et d'apporter les
corrections nécessaire
▪ Le contrôle de gestion est le processus par lequel les dirigeants s'assurent que les ressources sont
obtenues et utilisées avec efficacité, efficience et pertinence conformément aux objectifs de
l'organisation et que les actions vont bien dans le sens de la stratégie définie
▪ Le contrôle est un processus qui permet au gestionnaire d'évaluer sa performance, de comparer les
résultats obtenus à ses plans et ses objectifs et de prendre les mesures appropriées pour remédier
aux situations défavorable
Objectifs du contrôle :
✓ S'assurer de la mise en œuvre correcte des plans et du respect des normes préconisées
(conformité et régularité);
✓ Vérifier si les objectifs fixés sont atteints ou non et pourquoi (efficacité);
✓ Prendre les mesures nécessaires pour redresser les situations défavorables (correction)
✓ Conduire de manière ordonnée et efficace les activités (direction)
✓ Connaître les forces et les faiblesses de l'organisation (analyse)
✓ Canaliser les comportements vers les performances souhaités (coordination)
✓ Servir de mécanismes et d'outils de régulation (régulation)
Caractéristiques du contrôle
Typologie du contrôle
✓ Contrôle de l’avancement
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Planification et gestion
Il mesure le degré de réalisation des activités planifiées
✓ Contrôle du coût : Etudie les rapports financiers, s’assurent que les résultats réels en terme de
dépenses et des revenus correspondent aux données budgétaire
✓ Contrôle de qualité : S’assure que les services répondent aux spécifications techniques et aux
différents normes de qualité
✓ contrôle administratif : contrôle des procédures, des processus (qui doit faire quoi
✓ Contrôle de changement : vérifie si les changements proposés sont atteints ou non. Outils :
observation, enquête, questionnaire
✓ Contrôle de la performance : s’assurer que les performances fixées en terme d’objectifs et
d’activités à réaliser sont atteints
▪ Plans stratégiques
▪ Les programmes, plans d’action, Gantt….
▪ Les budgets : budget programmes, contractualisation
▪ Système de comptabilité générale et analytique
▪ Les inventaires
▪ Le système d’information
▪ Les tableaux de bord…
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Planification et gestion
Les dirigeants qui réussissent sont doués de certaines qualités et aptitudes dans le domaine technique,
humain et conceptuel de la vie d’une organisation.
Les taches de gestion les plus élevées exigent normalement d’avantage de connaissances humaines et
conceptuelles et d’habileté que du savoir-faire technique.
A des niveaux hiérarchiques inférieurs, l’accent est moins mis sur le travail conceptuel et plus sur les
qualités techniques et humaines. -
Niveau hiérarchique
Sommet
Les connaissances et aptitudes conceptuelles
requises varient avec le cadre
niveau hiérarchique moyen humaines
Maîtrise techniques
Les connaissances et aptitudes dans le domaine humain comprennent l’aptitude à travailler avec
d’autres personnes et à obtenir la coopération de tous au sein de l’équipe de travail, à avoir en tête
toutes les fonctions qui impliquent une situation ou une circonstance particulière.
Ceux qui réussissent de façon exceptionnelle font de grands efforts pour simplifier les choses. Ils
s’appuient sur des structures d’organisation simples, des stratégies simples, des objectifs simples et
des modes de communication simples.
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Planification et gestion
Les huit points qui caractérisent des entreprises bien gérées sont :
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Planification et gestion
A. La coordination :
Moins contraignante que la coopération qui suppose un engagement entre les parties coopérantes, la
coordination suppose un échange d’information mutuel et une transparence quant aux intentions
d’action, càd plans, projets qui sont échangés parmi les parties intéressées afin d’étudier les points
communs.
Dans la pratique, la coordination peut avoir lieu entre personnes, ou encore entre services et
programmes.
Au plus haut niveau, la coordination intersectorielle peut aboutir à des efforts conjoints, la recherche
constante de la coordination doit être un souci majeur des gestionnaires.
Une administration a en principe la bonne dimension quand ses services réussissent leur coordination
sans l’aide d’un bureau spécial crée à cet effet. L’existence de ce dernier signale que l’administration
a atteint une taille hypertrophique.
La coordination consiste à agencer entre elles les activités pour s’assurer que tout ce qui doit être fait
est bien fait et que deux personnes n’essaient pas de faire le même travail. Elle est le moyen de
répartir l’autorité, établir des réseaux et prévoir le travail pour que :
B) La supervision :
• La supervision se comprend principalement comme une formation en cours du travail. Son objectif
n’est pas uniquement de maintenir la qualité du travail, mais aussi promouvoir la compétence du
staff en l’aidant efficacement à profiter des leçons tirées de sa propre expérience.
• La supervision s’assimile à l’encadrement qui implique le soutien du personnel supervisé par la
motivation et la formation pratique, par l’exemple et la démonstration.
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Planification et gestion
• Elle vise l’amélioration des prestations de service en faisant progresser les compétences
professionnelles du personnel et en s’assurant qu’il accomplit efficacement son travail.
• La supervision s’occupe du processus d’application des instructions et non des résultats.
• La supervision s’oppose au contrôle qui vise la vérification à visée répressive de la conformité des
méthodes de travail.
• Elle s’assimile à l’inspection qui tend à corriger une erreur à travers des constatations faites, par
conséquent, il s’agit d’avoir un contact visuel direct avec les personnes supervisées toutefois il faut
noter l’existence d’une supervision de loin, c’est une surveillance éloignée.
a) Les styles de la supervision :
Il existe 3 styles de la supervision : autocratique, anarchique et démocratique.
1) Le style autocratique :
✓ C’est le responsable qui commande, c’est lui qui dit ce qu’il faut faire et comment le faire.
✓ Il donne des instructions spécifiques.
✓ Il surveille de près l’exécution des taches.
✓ Il chercher à tout voir, tout savoir, tout comprendre et à être partout.
✓ Il donne des ordres et veille à l’exécution des activités en imposant la discipline.
✓ Une performance élevée immédiate mais de courte durée.
✓ Une frustration et un manque de confiance chez le supervisé
2) Le style anarchique :
• C’est le style où le superviseur fait confiance à ces collaborateurs et les laisser faire. Son
souci est de contenter tout le monde.
• En situations de recherche et en présence d’un agent consciencieux et compétent
• Il favorise la créativité et l’esprit d’initiative.
• Il conduit à une coordination difficile des activités.
• Il existe un risque d’anarchie.
3) Le style démocratique :
• Le superviseur fait participer son personne à la planification des activités.
• il cherche un équilibre entre les besoins des clients ,ceux du personnels et les exigences du
programme.
• Il augmente le rendement de façon durable.
• Il aide à prendre les décisions.
• Il encourage les initiatives.
• Il permet une bonne coordination des activités.
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Planification et gestion
b) Le profil du superviseur :
Le superviseur doit être en mesure de fournir l’appui technique nécessaire au supervisé, cela
implique donc une connaissance profonde de toutes les taches qui composent l’activité sanitaire en
vue de mieux étudier la manière dont elle est exécutée.
❖ Qualités relationnelles.
❖ Profil d’éducateur.
❖ Profil de personnalité (valeurs psychologiques effectives et morales).
❖ Profil de facilitateur.
❖ Profil de coopérant.
❖ Préparation de la sortie :
✓ S’assurer que le personnel responsable de l’activité à superviser est recyclé.
✓ Revoir les réalisations antérieures au niveau de l’activité.
✓ Revoir les difficultés relevées des rapports des supervisions antérieures.
✓ Revoir l’emploi du temps de l’activité.
❖ Informer le personnel à superviser de la date de la visite.
❖ Déroulement d’une visite de supervision (technique de supervision) :
✓ Etude de l’état d’avancement et des performances atteintes : le superviseur est tenu
d’identifier les causes éventuelles des faibles performances et d’envisager des mesures de
relance en commun.
✓ Examiner des documents de travail :
o Qualité d’enregistrement de l’information.
o La tenue et la mise à jour des différents documents.
✓ L’observation critique :
o L’environnement du lieu de travail.
o La présentation et le comportement du personnel.
o La manière d’exécution des techniques.
o La qualité du service.
o La distribution des taches en fonction des compétences.
✓ La vérification des méthodes de gestion du matériel et des produits :
o Disponibilité.
o Utilisation.
42
Planification et gestion
o Stockage et conservation.
o Accessibilité.
✓ L’organisation du travail :
o Emploi du temps.
o Répartition du personnel.
o Circuit des patients, etc.….
✓ Discussion et synthèse des :
o Défaillances relevées.
o Causes (probables) de non performance.
o Les solutions envisagées.
✓ Rédaction du rapport de supervision :
C’est une étape primordiale que le superviseur doit savoir à l’avance ce qu’il va observer, avec qui,
sur quelle point il va insister et quelle nouvelle information va apporter. Pour cela, le superviseur
doit préparer un calendrier de supervision, une grille d’observation et un plan de visite.
✓ Calendrier de supervision : Pour chaque visite ou série de visites, il est impératif de préparer
un calendrier simple comportant les dates, heures et lieux, ainsi que le nom des membres de
l'équipe de supervision. Ce calendrier doit comprendre les objectifs généraux de la visite et
être envoyé au responsable de l’unité de soins tout en demandant à ce dernier et au reste du
personnel de se préparer à la visite.
✓ Une grille d’observation : L’élaboration d’une grille d’observation adaptée au thème de la
supervision et validée par l’administration, ou bien l’utilisation d’une grille en se référant à
une fiche technique préétabli et validée.
✓ Plan de visite du superviseur : La mise au point d'un plan de visite de supervision suppose la
détermination des activités qui seront menées avant, pendant et après la visite. Le plan de
visite doit comprendre : les objectifs de la visite, les activités et tâches à superviser, le type de
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Planification et gestion
supervision à mener, les outils de supervision à utiliser, les ressources nécessaires, l’équipe
de la supervision et le calendrier des visites.
▪ Deuxième étape : Rencontrer le responsable de l’unité de soins et le personnel
Dans cette étape, le superviseur aide le responsable de l’unité de soins et le personnel à améliorer ses
performances et son environnement de travail. Il est nécessaire aussi de faire un effort pour répondre
aux besoins des individus et aux besoins de l'équipe et de leur enseigner toutes les techniques qui
peuvent les aider à améliorer la qualité des services.
La supervision de l’activité s’effectue à travers une grille (d’observation et/ou entretien) préétablie,
cette dernière sera remplie avec objectivité et lucidité en relevant fidèlement ce que fait le supervisé
d’une manière discrète, afin d’éviter l’extinction des réactions habituelles, l’inquiétude et/ou
l’hostilité.
Après avoir supervisé les activités choisies, une analyse des données recueillies s’avère nécessaire
dans le but de relever les points forts de l’activité de soin supervisée et de connaître les points à
revoir ou à améliorer. En fin, le superviseur entame une réunion avec tout le personnel de l’unité de
soin pour discuter les points déjà cités et les solutions à court et à long terme qui peuvent être
appliquées.
Après avoir rencontré l'équipe entière, une réunion de synthèse avec le responsable de l’unité de
soins doit être réalisée et comprendra une discussion sur la façon d'améliorer les performances de
l’unité de soins, l'application des solutions proposées et tous les dysfonctionnements relevés pendant
la visite que le responsable de l’unité devra suivre.
En effet, il est indispensable de rédiger un rapport sur la visite en incluant les recommandations pour
améliorer la prestation des services. Les points à améliorer doivent faire l’objet d’un plan
d’amélioration continue pour assurer la pérennisation des efforts.
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Planification et gestion
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Planification et gestion
Pour le gestionnaire, la main d’œuvre n’est rien qu’une catégorie de ressources parmi d’autres,
pourtant sa spécificité et son importance ne peuvent être ignorées. Le système de santé reste et
restera toujours dépendants des ressources humaines. Les priorités et description d’activités
contenues dans les documents de programmes, la qualité et le nombre de ressources prescrites, la
description de poste sont des éléments essentiels pour le gestionnaire des ressources humaines.
❖ La description de poste est un outil précieux pour l’organisation de travail. Elle aide chaque
infirmier à savoir clairement et sans hésitation ses devoirs et ce qu’il supposait accomplir.
❖ La description de poste permet d’éviter des discussions pour savoir « qui doit faire quoi »,
elle facilite la distribution du matériel nécessaire au travail, aide à éviter les lacunes que les
chevauchements pour éviter les confusions.
❖ La description de poste peut faire apparaître un besoin de formation s’il y figure un travail
auquel l’individu n’a pas été préparé. Elle constitue une utile base d’évaluation de la performance
des membres de l’équipe. Elle doit être interprétée comme une ligne directrice de façon simple et
non de façon stricte et littérale.
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Planification et gestion
b) Approche d’estimation des besoins d’une unité de travail en personnel :
• Durant la programmation, le nombre des activités étant précisé il sera possible d’estimer la
quantité des ressources nécessaires.
• Pour toute activité répétitive et plus ou moins semblable, il est aisé de déterminer la qualité et
le nombre de personnel nécessaire.
• Ce qui n’est pas le cas pour les activités rares et complexes, ici c’est l’équivalent historique
que l’on utilise comme référence.
• Certains calculs permettent une estimation approximative quand le nombre des cas attendus
est prévisible.
Exemples :
c) Encadrement du personnel :
L’encadrement demeure un support fondamental pour l’équipe dans la mesure où ses membres se
sentent assistés par leurs chefs respectifs. C’est un moyen de sécuriser le personnel et d’être assuré
de sa participation.
Une équipe peut être définie comme un groupe de personne en interaction ayant une visée commune,
ce qui implique une répartition des taches et la convergence des efforts de chacun de ses membres.
Trois caractéristiques essentielles déterminent une équipe de travail :
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Planification et gestion
En ce sens l’équipe s’avère être un système fragile très dépendant des individus qui la compose
puisque son énergie totale dépend de celle de chacun de ses membres et de la qualité des interactions
entre ces personnes, c’est de cette dépendance que peuvent naître les conflits.
La nature d’un conflit détermine la façon dont on doit y faire face, pour ce faire, on peut regrouper
ces conflits en deux types essentiels :
La division du travail, le partage des responsabilités deviennent souvent des sources de conflits.
Le degré de conflits peut aller d’un durcissement à l’entraînement mutuel dans la défaite.
Plus le conflit en est à un stade avancé, plus la recherche de solution n’est difficile.
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Planification et gestion
Le rôle du cadre dans la gestion du conflit :
❖ Pour pouvoir gérer, le cadre doit développer des qualités et aptitudes dans la gestion des
équipes puisqu’il se situe au carrefour de logiques différentes axées vers le patient.
❖ La première aptitude du cadre est de communiquer : savoir écouter, entendre, décrypter les
messages. Le malaise dans une équipe se ressent, n’est pas exprimé en « mots » mais en « maux ». Il
est important de repérer toutes les interactions qui existent au sein de l’équipe et de prendre du
temps avant de poser un diagnostic.
❖ Une seconde aptitude à développer est la capacité de médiation qui est le moyen pour le cadre
de briser les impasses et engendrer des accords mutuellement acceptables, il n’intervient pas pour
juger, arbitrer ou conseiller mais pour faciliter la communication entre les parties, il est comme
catalyseur de la négociation, les solutions soient acceptables et puissent prévenir d’autres épisodes.
- Objectifs :
a)Préparation de la réunion :
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Planification et gestion
B) Gestion du matériel :
Après réception et contrôle de conformité, le matériel doit être porté sur le cahier d’inventaire (en cas
où il appartient à la catégorie qui doit être inscrite) et ayant un document attestant son origine :
Toutefois ce matériel suscité doit obligatoirement être inscrit aux registres de la main courante et
obéir aux règles de la comptabilité matière quand à ses entrées et sorties.
Le matériel non fongible une fois acquis doit faire l’objet d’une triple inscription :
• Sur le journal général : c’est un livre paraphé sur chaque feuillet, au niveau du bureau
provincial du matériel, ou service du matériel de l’hôpital SEGMA.
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Planification et gestion
• Sur le cahier d’inventaire général au niveau du service ou de la formation sanitaire du réseau
de soins de santé de base.
• Sur la fiche de stock.
• La commande.
• Le stockage.
• La distribution.
• Le contrôle, l’entretien et la réforme.
1) La commande du matériel :
Etant donné que les ressources sont toujours limitées, il est donc nécessaire d’équilibrer les besoins
par rapport aux ressources, càd, on doit comparer ce dont on a besoin et l’argent dont on dispose ; en
général on est obligé de réduire les besoins pour les faire correspondre aux fonds mis à notre
disposition d’où la nécessité d’estimer le coût, avant d’établir une commande.
❖ On dresse un tableau avec le nom des articles, la quantité à commander, le prix unitaire et le
montant.
❖ A la fin on arrête le montant total de la commande et on compare avec les fonds disponibles.
❖ En cas de déficit on annule les produits qui ne sont pas vraiment indisponibles ou on diminue
les quantités.
d) Se servir de la nomenclature :
e) Etablissement de la commande :
❖ La commande est établie annuellement ou semestriellement en même temps que la
commande des médicaments sur les imprimés réservés à cet effet en fonction des crédits
points accordés à la formation et des tarifs portés sur le registre de nomenclature du matériel.
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Planification et gestion
❖ Certains articles ne peuvent être acquis qu’après réforme des articles correspondants en
service dans la formation. Il est interdit d’acheter dans le commerce local du matériel figuré
sur les registres de nomenclature de la pharmacie centrale ou du service du matériel.
2) Le stockage du matériel :
Après sa réception, le matériel doit être inscrit dans le livre du stock selon l’ordre chronologique de
sa réception de la manière suivante :
• Date de réception.
• Numéro de l’article.
• Quantité reçue.
Les inventaires particuliers sont tenus en double exemplaire l’un conservé à la chefferie de la C/S
l’autre dans les formations satellites.
Le stockage peut se faire dans un dépôt ou réserve où l’on garde les stocks qu’on n’utilise pas ou
alors dans des lieux d’utilisation après la sortie des stocks.
On doit à cet effet enregistrer l’entrée du nouveau matériel. Le livre du stock doit être gardé à jour.
• La date.
• La désignation des articles.
• La quantité reçue.
• La quantité utilisée.
• Le solde.
c) Fiche de stock :
On peut utiliser des fiches de stock, pour certains articles (une fiche pour un article). Chaque fois
qu’on reçoit un article, on l’ajoute au total en stock.
3) La distribution :
Le matériel dont on dispose est réparti selon les besoins des différentes formations de la province et
au sein même de la même formation.
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Planification et gestion
La gestion à ce niveau implique l’utilisation de 3 éléments :
a) Le registre de stock :
b) Le bordereau de stock :
C’est un formulaire qui doit être signé par la personne ayant reçu le matériel sorti et qui doit porter :
• Date de sortie.
• Nature de l’article.
• Quantité.
• Numéro de la page de registre de stock ou de la fiche de son enregistrement.
• Poste d’affectation.
• Personne responsable et signature.
c) L’inventaire :
Un inventaire est une liste de l’équipement qu’on trouve à un certain endroit. Chaque service d’une
unité de santé tient l’inventaire de ses biens renouvelables. Tout nouvel équipement qui lui est remis
doit figurer sur son inventaire. Cet inventaire sert à vérifier périodiquement les stocks du matériel en
usage.
❖ Il faut donc faire un calendrier des inspections en fonction de la liste des éléments à vérifier.
❖ Il est conseillé de vérifier :
• Fréquemment les produits de consommation courante.
• Plus fréquemment et régulièrement le matériel qui risque de se détériorer facilement (par
exemple : appareil à tension).
• Moins fréquemment pour le matériel qui dure longtemps.
• Détecter et expliquer les écarts :
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Planification et gestion
Il peut s’agir de la différence entre la quantité prévue d’un produit et la quantité utilisée ou
encore entre le matériel consigné dans l’inventaire et celui qu’on trouve.
5) La réforme :
La réforme est le fait de retirer du service le matériel inapte à l’utilisation pour laquelle il est prévu.
Toutes les catégories du matériel sont concernées par la procédure de réforme.
La réforme est prononcée tous les six mois par les délégués du ministère de la santé, sur proposition
des médecins chef des formations sanitaires, qui indique la destination à donner au matériel à
réformer.
Cependant le matériel ayant fait l’objet de proposition de réforme ne doit pas être radié des registres
d’inventaires et doit être conservé tant que la décision du délégué n’a pas été formulée sur les états
de réforme soumis à l’appréciation de cette autorité administrative.
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Planification et gestion
Le Système d’Information Sanitaire est le processus de recueil de l’information sanitaire (au niveau
local, provincial, régional et central), sa compilation, son traitement par la production de résultats et
enfin sa transmission vers des organismes habilités à la prise de décision. Son importance est de
suivre l’évolution de la santé des populations et les performances des services de santé et de les
comparer au sein du pays et entre pays dans le temps et dans l’espace.
La principale source d’information est l’établissement sanitaire. Les données sont enregistrées
quotidiennement sur les registres, les fiches journalières, le dossier médical du patient et le carnet de
santé de la mère et de l’enfant. Ces données sont agrégées régulièrement (mensuellement,
trimestriellement, semestriellement ou annuellement) et ensuite envoyées au niveau hiérarchique,
une copie est gardée localement.
Le Système d’information sanitaire (SIS) fait partie intégrante du système de santé et s’inscrit
logiquement dans la démarche naturelle de la structure pyramidale de ce dernier.
Ainsi, la collecte des informations doit répondre aux besoins informationnels exprimés par tous les
niveaux de la pyramide sanitaire. Les données sont recueillies quotidiennement dans les structures de
soins. Périodiquement, ces données sont compilées et vérifiées via les supports d’information utilisés
par les programmes de santé. Les procédures prévoient ensuite la remontée des données vers les
niveaux supérieurs de la pyramide sanitaire et la diffusion des résultats d’analyse.
Au niveau des établissements sanitaires, les données recueillies quotidiennement sur les registres et
les fiches journalière alimentent, après compilation, le rapport mensuel des programmes.
b) Utilisation de l’information
Dans un SIS, les informations doivent d’abord permettre une utilisation sur place, là où l’information
est recueillie.
Au niveau opérationnel, le personnel doit être formé pour interpréter les tableaux de bord, pour
suivre les activités et savoir quelle décision prendre pour améliorer les indicateurs de production.
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Planification et gestion
c) Les principaux supports d’information
❖ Les supports d’information devraient être élaborés de façon à remplir deux fonctions :
“opérationnelle”, dans le sens d’assurer la continuité de l’information pour la prise en charge
continue de l’individu toute sa vie.
❖ “évaluation”, dans le sens de fournir les informations nécessaires pour évaluer la qualité des
soins et éventuellement d’estimer l’importance de certains problèmes.
✓ Fiche de sysnthèse appelée encore “dossier continu du malade” ou “dossier unique” qui rassemble
l’ensemble des informations d’un individu tout au long de sa vie et qui est conservée au niveau du
centre de santé.
✓ Fiche opérationnelle : un certain nombre d’épisodes transitoire (suivi de grossesse, suivi des
enfants de moins de 5 ans, suivi d’une maladie chronique, etc) nécessitent le recueil d’une grande
quantité d’informations qui encombreraient la fiche de synthèse. Aussi est-il utile de créer ce que
l’on appelle une “fiche opérationnelle” de façon à dégager la fiche de synthèse d’une quantité
d’informations qui n’auront plus de valeur lorsque l’épisode sera terminé.
✓ Dossier de famille : Le DDF est le support idéal permettant la coordination des soins au sein du
centre de santé mais aussi entre les centres de santé et les structures de référence. L’avantage du
DDF réside dans le fait que c’est la famille, dans sa globalité et dans son vécu vis-à-vis des
conditions socio-économiques et sanitaires, qui est privilégiée plus que l’individu.
❖ Les fonctions principales du DDF :
o d'être un symbole du "contrat" entre le service de santé et la famille.
o de synthétiser l'information sur la famille (définition de la famille - par exemple, adresse, noms,
date de naissance et liens de parenté des membres de la famille notification de l'existence d'une
FS, etc.),
o de rassembler les "fiches de synthèse" de chaque individu appartenant à la "famille",
o Outre ces fonctions "opérationnelles", le DDF permet au responsable de la formation sanitaire
d'avoir une meilleure connaissance de la population qu'il a en charge (tant au point de vue
numérique que de la composition des familles).
Ces fonctions n'ont de sens que dans un système où la formation sanitaire est réellement responsable
de la population
o La Finalité du DDF
o un outil de recueil de données et de suivi des prestations des soins délivré par l’équipe de
l’ESSP au patient ;
o Un outil de communication avec l’usager dans son contexte familiale ;
57
Planification et gestion
✓ Un moyen d’aide à la prise de décision ;
✓ Une plate forme pour la coordination avec les autres prestataires : le secteur privé, les BMH
et BCH et les niveaux de référence de soins.
✓ Les Avantages du DDF
✓ Prise en compte du contexte familial, en termes de santé et de déterminants sociaux de la
santé, pour la prise de décision ;
✓ Réduire la redondance de collecte ;
✓ Améliorer l’intégration horizontale au niveau des ESSP des programmes de santé tellement
verticaux ;
✓ Consacrer le caractère continue et global des soins de santé primaires ;
✓ Contribuer à la rationalisation des prestations et des ressources de l’ESSP.
✓ L’ouverture du dossier de famille se fait :
o au moment du recensement initial,
o à l'inscription d'une famille au centre de santé,
o A chaque utilisation du service.
✓ Le Classement du DDF se fait
o dans les casiers à DDF
o par avenue ou par douar
o par ordre alphabétique de toutes les familles habitant la même "parcelle".
✓ Le transfert du DDF se fait quand toute la famille quitte l'aire du centre de santé pour habiter
celle d'un autre. Il sera nécessaire de transcrire cette information dans un registre prévu à cet
effet et d'envoyer à la formation vers laquelle se rend la famille toutes les informations utiles.
✓ La Clôture du DDF
o lors du déménagement de toute la famille vers un autre pays (hors système),
o A noter que les personnes décédées sont rayées du DDF, après avoir mentionné
"Décédé" et la date du décès.
✓ Perspectives de développement du DDF
58
Planification et gestion
✓ La réduction de l’espace de stockage des dossiers ;
✓ La facilitation du partage et de la communication des données ;
✓ L’amélioration de la qualité des dossiers : lecture aisée, contrôles à la saisie.
✓ Le partage facile et instantané au sein de l’équipe de l’ESSP ;
a) Définition
Les indicateurs de santé peuvent servir à documenter les politiques en matière de santé, à gérer le
système de santé et à affiner notre vision commune des déterminants globaux de la santé.
• Selon l’OMS, les indicateurs sont définis comme des «variables aidant à mesurer les
changements». On les utilise surtout lorsque ces changements ne peuvent être mesurés directement ;
• Selon l’ONU, les indicateurs sont des «variables qui aident à mesurer les changements
intervenus dans une situation donnée. Ce sont des moyens de suivre et d’évaluer les effets d’une
activité».
✓ un indicateur est une mesure reflétant une situation, un état ou l’évolution d’un phénomène,
d’une activité ou d’un programme ;
✓ un indicateur doit nécessairement être accompagné d’une norme d’interprétation ou d’une
base de comparaison ;
✓ un indicateur est un outil de mesure des performances et des résultats ;
✓ un indicateur est un outil d’évaluation et d’aide à la décision grâce auquel on va pouvoir
mesurer de façon objective une activité, à un instant donné et dans un espace quelconque.
b) Typologie et classification des indicateurs
• direct vs indirect ;
• simple vs composé ;
• quantitatif vs qualitatif ;
• par niveau systémique ;
• par niveau de performance ;
• par dimension de la qualité ;
• les indicateurs de desserte.
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Planification et gestion
✓ Par niveau systémique :
• Les indicateurs d’activités : ils mesurent une production. Par exemple : le nombre
d’accouchements, CPN, CC.
• Les indicateurs de ressources : ils représentent les moyens humains, les équipements et les
ressources financières nécessaires à la prise en charge des patients.
• Les indicateurs de processus : ils renseignent principalement sur les pratiques professionnelles
appliquées lors des différentes tâches ainsi que sur les modalités de fonctionnement et de
coordination des secteurs d’activités concernés.
• Les indicateurs de résultats : ils peuvent être soit des indicateurs de résultats négatifs, tels que la
morbidité ou la mortalité soit des indicateurs de résultats positifs tels que la satisfaction des
usagers.
• Les indicateurs de productivité ou d’efficience : ils mesurent la relation entre les ressources
utilisées et le résultat obtenu, par exemple, le nombre de CC/médecin ou le nombre
d’accouchements/Sage-femme.
✓ Par dimension de la qualité
• un indicateur d’efficacité exprime le rapport entre les résultats obtenus et les objectifs fixés ;
• un indicateur d’efficience exprime le rapport entre les résultats obtenus et les moyens mis en
œuvre ;
• un indicateur de disponibilité exprime le rapport entre les ressources et les besoins des
usagers au regard des objectifs et/ou références ;
• un indicateur d’accessibilité définit le rapport entre la quantité de services et les besoins des
usagers. La disponibilité est souvent utilisée comme indicateur de l’accessibilité: on suppose que si
des ressources sont disponibles, alors les services sont accessibles ;
60
Planification et gestion
• Les indicateurs quantitatifs mesurent une quantité pouvant faire l’objet d’un énoncé
statistique, par exemple : pourcentage de la population-cible atteinte par la campagne de vaccination,
incidence de paludisme, nombre de participants à un cours de formation.
• Les indicateurs qualitatifs : jugement et perception, fondé pour l’essentiel sur une analyse
objective, par exemple : qualité des soins anti-tuberculeux reçus par les patients dans les C/S, niveau
de satisfaction des clientes de la PF.
• Les indicateurs proxy : quantitatifs ou qualitatifs, ils ne sont pas une mesure directe du
résultat énoncé, mais une mesure indirecte de la situation, par exemple : taux d’alphabétisation
comme indicateur de la qualité du système d’éducation, mortalité maternelle comme indicateur de la
qualité des services de santé.
✓ Caractéristiques des indicateurs : Le choix des indicateurs se fait en fonction des objectifs
fixés et de la spécificité de la zone d’intervention. Un indicateur doit avoir les caractéristiques
suivantes :
❖ simple, donc facile à utiliser : sa structure est légère, ses procédures de recueil des données et
de circulation de l’information sont rapides et standardisées ;
❖ acceptable : simple, opérationnel et crédible ;
❖ valide : il doit refléter ce qu’il est censé mesurer, c.à.d. fournir les repères nécessaires à
l’appréciation de l’état ou de l’évolution du phénomène pour lequel il a été choisi ;
❖ sensible : il doit être apte à varier beaucoup et rapidement lorsqu’apparaissent des variations,
même de faible amplitude, du phénomène étudié ;
❖ spécifique : il ne doit varier que si le phénomène à l’étude subit des modifications.
C’est un processus d’analyse scientifique quantitative et qualitative de durée limitée qui vise à
apprécier systématiquement et objectivement la pertinence, la performance et le succès du
programme en cours ou achevé, ce qui permettra d’apprécier dans quelle mesure le programme a
atteint son objectif, afin de maintenir et de consolider ce qui est satisfaisant et d’améliorer ce qui ne
l’est pas.
C’est un processus continu de collecte et d’analyse des informations sanitaires pour apprécier
comment un programme est mis en œuvre en regard avec des performances attendues.
61
Planification et gestion
• Pas de programme sans objectif ;
• Pas d’objectif sans indicateur ;
• Pas d’indicateur sans résultat prévu ;
• Pas d’évaluation sans analyse et interprétation de l’écart entre l’indicateur prévu et
celui observé.
Il est impératif avant de se lancer dans le processus de suivi-évaluation, de maîtriser les programmes
à évaluer : leurs objectifs, leurs activités, leurs indicateurs, leurs systèmes d’information. On
n’évalue pas ce que l’on ne connaît pas.
2) L’initiation
C’est la phase où on prend la décision d’évaluation, il ne faut jamais attendre la fin de l’année pour
évaluer le bilan des réalisations des programmes sanitaires ; le suivi- évaluation doitêtre un processus
continu tout au long de l’année.
62
Planification et gestion
➢ Evaluation de l’équité dans l’accès aux services, distribution des ressources, état de santé:
- taux d’utilisation des services par secteurs de la C/S ;
- répartition des médicaments entre les secteurs de la C/S ;
- couverture par vaccination et CPN entre les secteurs de la C/S.
4) Identifier la méthode de suivi-évaluation
De façon pratique, au niveau d’une Circonscription Sanitaire l’évaluation doit être axée sur :
- l’analyse des indicateurs des programmes sanitaires par rapport aux objectifs ;
- l’analyse de l’évolution des indicateurs dans le temps sur au moins les cinq dernières années ;
- l’analyse de l’évolution des indicateurs dans l’espace à travers la comparaison entre les
différents secteurs sanitaires ;
- l’état d’avancement de la mise en œuvre des activités du plan d’action annuel. En outre, on ne
peut pas évaluer l’ensemble des programmes avec l’ensemble des indicateurs en même temps ;
il faut procéder à la sélection des programmes en fonction du contexte et du profil
épidémiologique de la C/S, ainsi que du choix d’indicateurs clés.
5) Identifier qui évalue et qui est évalué
L’évaluation ne doit pas être une activité faite par une personne externe, un expert ou, dans la plupart
des cas, un supérieur hiérarchique qui vont contrôler le processus et les résultats sans interaction
avec le personnel du service évalué.
L’évaluation doit être un processus participatif, impliquant l’ensemble de l’équipe de la C/S, qui doit
s’auto-évaluer en permanence en se posant toujours 3 grandes questions :
L’évaluation doit être centrée sur les performances et non sur les individus.
63
Planification et gestion
a) A la fin des premier et deuxième trimestres
- Analyser le bilan et s’assurer que la mise en œuvre des différentes activités
programmées a été respectée, par exemple : le nombre de sorties de l’équipe mobile,
sinon entre prendre des mesures correctives.
- Comparer les indicateurs des deux premiers trimestres de l’année en cours à ceux de la
même période de l’année précédente.
- Planifier des activités spécifiques pour la période estivale.
- C’est l’occasion de discuter divers problèmes qui se posent dans chaque secteur.
- C’est une réunion fondamentale qui permet d’avoir une image-clé de la probabilité d’atteinte des
objectifs à travers l’analyse des réalisations des 9 premiers mois et de rattraper précocement
avec le renforcement de la couverture sanitaire par mode mobile avant la saison hivernale. C’est
une réunion de rattrapage.
- Elaborer des plans d’action spécifiques (par exemple, la lutte contre la vague de froid pour la
saison hivernale en cours) après avoir évalué le plan d’action précédent.
- C’est également l’occasion de discuter des divers problèmes de chaque secteur.
c) A la fin de l’année
- C’est la réunion annuelle du bilan des réalisations des différents programmes et activités
sanitaires. Cette réunion doit se faire en présence de l’ensemble des responsables des secteurs et
d’une équipe du SIAAP.
Il s’agit de finaliser les modalités d’évaluation à travers le choix des programmes à évaluer, des
techniques de recueil et d’analyse des données avec fixation d’un échéancier.
Il s’agit de la phase de recueil des données, que ça soit à travers le système d’information déjà
existant et mis à jour ou à travers la préparation d’un canevas de collecte des données.
9) L’analyse :
64
Planification et gestion
• Faire des représentations graphiques :
✓ le diagramme en bâtons et le diagramme en secteurs pour les variables qualitatives ou
quantitatives discrètes (exemple : répartition des diabétiques pris en charge en année «X» par
secteur, répartition de la population par rayon kilométrique) ;
✓ la courbe ou l’histogramme pour les variables qualitatives continues et pour illustrer une
évolution dans le temps (exemple : évolution de la CPN durant les cinq dernières années).
• Décrire les tableaux et les graphiques, comparer et commenter en posantoujours la question
pourquoi :
❖ pourquoi l’objectif n’a pas été atteint ?
❖ pourquoi l’objectif a été atteint ?
❖ pourquoi l’objectif a été dépassé ?
❖ pourquoi existe-t-il une disparité entre les secteurs ?
❖ pourquoi les réalisations stagnent-elles depuis l’année « X » ?
❖ pourquoi note-t-on une nette amélioration ?
❖ pourquoi note-t-on une régression de la performance ?
❖ POURQUOI?
A la fin de l’évaluation et après discussion, des recommandations et des décisions se fondent sur les
conclusions qui portent sur :
✓ caractéristiques :
• présentation claire, synthétique, information facile à lire ;
• regroupement des indicateurs en fonction de leurs facteurs de corrélation ;
• production des commentaires à l’appui du tableau de bord.
✓ Plusieurs types de présentation :
• en affichage (avec graphiques, tableaux, cartes…) ;
• en documents (tableaux et/ou graphiques avec analyse et commentaires) ;
• en fichiers informatiques.
66
Planification et gestion
A. Cycle logistique
Les fonctions de base d’un cycle de gestion, dans tout système d’approvisionnement en
médicaments, sont fondées sur 4 étapes : la sélection des médicaments, l’acquisition/stockage, la
distribution et l’utilisation.
1. La sélection
L’équipe du centre de santé doit se référer à la liste des médicaments et dispositifs médicaux
essentiels disponibles au niveau de la pharmacie provinciale qui est issue de la liste nationale.
Une commande exige de déterminer au préalable les besoins, en tenant compte du stock initial
des médicaments et du budget alloué au centre de santé et en se basant sur deux méthodes
complémentaires :
67
Planification et gestion
1.2.1. La Consommation Moyenne Mensuelle (CMM) : c’est le paramètre le plus important pour
l’estimation des besoins en médicaments. La CMM sera calculée régulièrement grâce aux fiches de
stock.
Cet outil, permettent au responsable de la pharmacie de comptabiliser par mois ou par période les
sorties de chaque médicament et consommable.
La CMM sera inscrite sur la fiche de stock de chacun des médicaments et les consommables
médicaux.
1.2.2. Le Stock de Roulement (SR) : il s’agit du stock pour satisfaire la demande entre les
livraisons, il doit tenir compte de la périodicité et du délai de livraison.
1.2.3. Le Stock de Sécurité (SS) : c’est une réserve qui permet de toujours avoir les produits en cas
de rupture de stock, elle correspond à la moitié de consommation entre deux commandes.
Il est aussi appelé stock de réserve ou stock-tampon. Il protège contre les ruptures de stock
éventuelles, si les livraisons sont en retard ou si le stock de roulement est consommé plus vite que
prévu. Il fixe le seuil en dessous duquel le stock disponible ne doit jamais descendre.
1.2.4. Le Stock Minimum (SMin) : c’est le stock définissant le point de commande pour couvrir les
délais d’approvisionnement et le stock de sécurité. Si le stock restant est égal au stock minimum, il
faut lancer la commande.
1.2.5. Le Stock Maximum (SMax) : il est égal au stock de roulement ajouté au stock minimum.
1.2.6. La Quantité A Commander (QAC) : elle doit tenir compte du stock disponible restant dans
la pharmacie. Elle est égale au stock maximum moins le stock disponible.
1.2.7. Le Seuil de Réapprovisionnement (SR) : il est appelé aussi seuil d’alerte ou point de
commande, il est défini par le stock minimum.
2. L’acquisition/stockage
2.1. L’acquisition
68
Planification et gestion
Le transport des médicaments doit faire l’objet d’une grande attention de la part de la personne
venue chercher la commande. Les moyens de transport utilisés ne sont pas toujours adaptés au
transport des produits fragiles comme les médicaments (flacons en verre, ampoules...).
Certaines précautions doivent donc être prises pour éviter la perte de produits :
2.2. Le stockage
Le stockage consiste à ordonner les produits du dépôt et permettre ainsi l’accès facile et rapide aux
médicaments et produits consommables, et aussi pour une bonne visibilité des familles de produits et
des différents articles grâce à une bonne lisibilité des supports mis en place.
La disposition et le rangement des médicaments et des produits consommables doivent être logiques
et correspondre au circuit : réception, stockage, distribution.
Quelle que soit la classification adoptée, elle devra se retrouver à tous les niveaux du système de
gestion : commande, stockage, distribution, dispensation, afin de faciliter l’ensemble des procédures.
Le local doit être aéré et permettre de protéger les médicaments de l’humidité, de la chaleur, de la
69
Planification et gestion
lumière, de la poussière, des insectes pour éviter qu’ils ne s’altèrent. Le toit doit être étanche (éviter
les eaux de pluie).
• zone médicaments ;
• zone dispositifs médicaux ;
• zone produits lourds (soluté massif) ;
• zone de réserve.
- Indiquer devant chaque médicament une fiche de produit comportant le nom générique,
- Ranger les médicaments dont la date de péremption est la plus proche par la méthode
Il y a lieu de prévoir une pièce ou une armoire fermant à clé pour les produits psychotropes. En
outre, ils doivent faire l’objet d’une procédure spécifique de distribution. Un registre spécifique de
gestion des produits psychotropes doit être disponible dans l’armoire et être utilisé pour
l’enregistrement de tous les mouvements (entrées, sorties, provenance, destination de ces
médicaments). Les quantités sont toujours notées à l’unité.
Etant donné la diversité des articles stockés, il est préférable de ne pas utiliser l’ordre alphabétique
strict mais de regrouper les articles par catégorie de produit : matériel d’injection, pansements,
sutures…
70
Planification et gestion
- Placer devant chaque produit une fiche de produit : le nom et les spécifications
techniques (taille, références, gauge).
- Ranger les produits selon les dates de péremption : le premier «expiré», le premier sorti.
3. La distribution
Selon l’OMS, l’usage rationnel des médicaments suppose que les patients reçoivent des médicaments
adaptés à leur état clinique, selon des doses qui conviennent à leurs besoins individuels, pendant une
période adéquate et au coût le plus bas pour eux-mêmes et pour leur communauté.
L’usage irrationnel ou non rationnel des médicaments est un problème mondial majeur. L’OMS
estime que plus de la moitié des médicaments sont prescrits, distribués ou vendus de manière
inappropriée. En même temps, environ un tiers de la population mondiale n’a pas accès aux
médicaments essentiels.
- l’usage abusif de produits injectables quand des formulations orales seraient plus appropriées ;
Tout produit médical consommable a une date limite d’utilisation jusqu’à laquelle le fabricant
garantit sa stabilité ou sa stérilité. C’est la date de péremption ou d’expiration, elle est inscrite sur
l’emballage. Lors de chaque inventaire, le responsable vérifie la date de péremption dechaque
produit.
71
Planification et gestion
Un produit est considéré comme périmé et doit être retiré du stock et de la circulation à partir du
premier jour du mois de péremption.
a) La main courante :
b) La fiche de stock :
La fiche de stock est le principal outil de gestion. Pour chaque article, médicament et matériel, une
fiche de stock est établie et régulièrement mise à jour par un seul et même agent. Elle permet de :
d) Le bon de livraison : C’est une copie de la liste des produits livrés. Il est rempli en double
exemplaire par la pharmacie provinciale : l’un reste à la pharmacie et le deuxième est destiné à la
structure sanitaire.74 Chapitre VI : Gestion des ressources logistiques et informationnelles
e) Le procès-verbal de réception : Il s’agit du document qui confirme la quantité qui entre dans le
dépôt au moment de la réception. Il permet de justifier les casses, les détériorations, les pertes ou les
vols de produits qui peuvent se produire au cours du transport depuis le fournisseur. Une fois
archivé, il fait office de registre des entrées.
72
Planification et gestion
A) Significations et définitions
Des définitions ont été données à la « qualité » pour le système de santé dont, nous vous proposons
des exemples.
« l’exécution correcte (conforme aux normes) d’interventions que l’on sait sûre et qui
sont abordables pour la société en question et qui ont aussi le pouvoir d’avoir un impact
sur la mortalité, la morbidité, l’invalidité et la malnutrition en fonction des besoins du
client » Roemer et Aguilar OMS 1988
• Importance de connaître les perspectives de ses clients pour satisfaire leurs attentes en les
intégrants dans les normes
Cette attente découle des besoins personnels, de l’expérience personnelle, etc. chacun développe
ensuite une série de critères permettant d’évaluer la qualité des services.
Si un produit ou un service répond aux attentes, on dit qu’il est de « bonne qualité ». Le contraire est
vrai pour les produits ou services qui déçoivent constamment.
En soins de santé, le Dr Avedis Donabedian, médecin et expert en santé publique explique que : «La
qualité de soins techniques réside dans l’application de la science et de la technologie médicales de
73
Planification et gestion
manière à maximiser ses avantages à la santé sans accroître ses risques de manière correspondante.
Le degré de la qualité consiste par conséquent à voir dans quelle mesure les soins prodigués sont
censés atteindre le plus favorable équilibre entre les risques et les avantages ». Milton I. Roemer et
Carlos Montoya Aguilar, experts de l’OMS définissent la qualité comme étant « la performance
adéquate (selon les normes) d’interventions qui sont reconnues saines, qui sont accessibles à la
société en question et qui peuvent produire un impact sur la mortalité, handicap et la malnutrition ».
La qualité des soins, c’est la délivrance à chaque patient de l’assortiment d’actes diagnostiques et
thérapeutiques qui lui assurera le meilleur résultat en termes de santé, conformément à l’état actuel de
la science médicale, au meilleur coût pour un même résultat, au moindre risque iatrogène et pour sa
plus grande satisfaction en termes de procédures, de résultats et de contacts humains à l’intérieur du
système de soins.
Les soins de haute qualité sont les soins visant à maximiser le bien-être des patients après avoir pris
en compte le rapport bénéfice/risques à chaque étape du processus de soins. (Avedis Donabedian,
1980)
2. La certification
La certification des établissements de santé est une procédure d’évaluation externe, indépendante de
l’établissement de santé et des organismes de tutelle, effectuée par des professionnels de santé
(soignants et gestionnaires) indépendants, concernant l’ensemble de leur fonctionnement et de leurs
pratiques. Elle a pour objectif d’améliorer la qualité et la sécurité des soins délivrés au patient à
travers la promotion des démarches d’évaluation et d’amélioration des pratiques.
74
Planification et gestion
3. L’accréditation
L’accréditation est une procédure d’évaluation externe à un établissement de santé, effectuée par des
pairs, indépendante de l’établissement de santé et de ses organismes de tutelle, concernant l’ensemble
de son fonctionnement et de ses pratiques. Elle vise à s’assurer de l’amélioration continue de la
qualité et de la sécurité des soins délivrés aux patients dans les établissements de santé.
[Link]
C’est une méthode d'évaluation utilisant un référentiel et qui permet la description suivie d'une
analyse aboutissant à des propositions ou des recommandations. Il est réalisé par une personne ou un
organisme n'assurant pas de responsabilité dans le secteur intéressé.
La compétence professionnelle
L’accessibilité
L’efficacité
L’efficience
La continuité
L’innocuité
Les agréments 75
Planification et gestion
1. la compétence professionnelle :
S’applique aux aptitudes techniques, interpersonnelles et de gestion, ainsi qu’à la performance des
agents de santé, des gestionnaires, et du personnel de soutien.
Cet élément inclut les méthodes des prestations cliniques, tant sur le plan du diagnostic que du
traitement et les prestations non cliniques, telles que les relations entre malade et soignant.
2. l’accessibilité
L’accès aux services de santé se traduit par l’absence de barrières de toutes sortes : géographiques,
financières, sociales, culturelles, linguistiques ou bien relatives à la hiérarchie de l’organisation et au
comportement individuel.
3. l’efficacité :
Elles se référent à l’interaction entre le client et le prestataire de soins, les gestionnaires et les agents
de santé, l’équipe de la circonscription sanitaire et la communauté.
Des relations interpersonnelles inadaptées peuvent réduire l’efficacité d’un service de santé
techniquement compétent.
Les bonnes relations interpersonnelles forment un des éléments majeurs de la satisfaction du client.
Les clients satisfaits sont plus susceptibles de se conformer au traitement et de contribuer à utiliser les
services.
5. l’efficience :
Les services efficients sont ceux qui fournissent au malade et à la communauté des soins optimaux,
compte tenu des ressources disponibles.
L’efficience exige que les agents de santé s’abstiennent de fournir des soins inutiles ou inadaptés.
76
Planification et gestion
6. la continuité :
Signifie que le client peut recevoir une gamme complète de services de santé dont il a besoin sans
interruption, sans cessation ou répétition inutile du bilan, du diagnostic ou de traitement.
Les services doivent continuer à être offerts dans le temps pour les clients qui les demandent ne
soient pas déçues. De plus, les clients doivent avoir un accès continu aux soins routiniers et préventifs
auprès d’un prestataire qui connaît leurs antécédents.
7. l’innocuité :
• L’innocuité en tant que dimension de la qualité signifie diminuer les risques de blessures,
d’infections, d’effets secondaires nuisibles ou autres dangers pouvant être liés à la prestation.
• L’innocuité est un souci du prestataire ainsi que du patient.
• Les acteurs du système doivent s’assurer que les soins et les services sont offerts sans risques.
8. les agréments :
Les agréments ne se rapportent pas directement à l’efficacité clinique des prestations, ils concernent
surtout l’apparence des centres (propreté de la cour, des murs, ombrage etc…) l’apparence du
personnel (tenue de travail, l’accueil) le confort du matériel (chaises,bancs,etc…) et le caractère privé
des lieux garantissant une intimité visuelle et auditive pour le client. Les agréments sont importants
car ils peuvent influencer les attentes et la confiance.
La définition de la qualité varie selon son auteur. Ainsi, dans le domaine de la santé publique, les
demandeurs de prestations (clients), les prestataires et les gestionnaires essayent chacun en ce qui le
concerne de définir la qualité des soins selon sa perception.
• Pour les clients et la communauté desservis, la qualité des soins doit répondre à leur besoins,
délivrés de manière courtoise, à temps et à un coût abordable. En somme, les clients veulent des
services qui guérissent les symptômes et préviennent les maladies.
• La perspective des clients est très importante car, un client satisfait est plus encouragé à suivre
le traitement et à continuer à utiliser les soins de santé primaires. Par conséquent, la dimension de la
qualité qui relève de la satisfaction du client affecte la santé et le bien être de la communauté. Les
patients et la communauté sont souvent préoccupés par l’efficacité, l’accessibilité, les relations
interpersonnelles, l’efficience, la continuité et les agréments. Ils considèrent ces dimensions comme
les plus importantes de la qualité. Cependant, il est important de noter que la communauté ne
comprend pas toujours les besoins des services de santé, en particulier pour les services préventifs et,
elle ne peut pas évaluer de manière adéquate les compétences techniques.
77
Planification et gestion
o Le prestataire de soins
De point de vue prestataire, la qualité des soins implique qu’il dispose des qualifications, des
ressources et des conditions nécessaires pour améliorer et traiter l’état de santé des patients et de la
communauté, en fonction des standards et des ressources disponibles.
Une compensation raisonnable est aussi un facteur important dans la motivation des agents de santé.
Autant le système sanitaire doit répondre aux besoins des prestataires. Ces derniers espèrent un
support technique effectif et efficient pour offrir des services de haute qualité.
o Le gestionnaire
❖ Les gestionnaires du système de santé sont rarement impliqués dans la prestation des soins, bien
que la qualité des soins soit au centre de leurs préoccupations. Les différentes sollicitations de
supervision, de gestion financière et la gestion de la logistique constituent un défit et des sources de
déprogrammation. Celles-ci peuvent laisser un gestionnaire sans priorités ni objectifs dans ses
actions.
❖ Les gestionnaires des services de santé doivent répondre aux besoins et demandes à la fois des
prestataires et des patients. Aussi, ils doivent être responsables des ressources qui leur sont confiées
par le gouvernement, les organismes et la communauté.
❖ Les gestionnaires des services de santé doivent considérer les besoins de plusieurs clients quand il
est question de l’allocation des ressources, le calendrier des salaires, les questions du personnel et les
pratiques de gestion. Le concept multidimensionnel de la qualité présenté ici, est particulièrement
important pour le gestionnaire qui tend à ressentir l’accessibilité, l’efficacité, la compétence
technique et l’efficience, comme les dimensions les plus importantes de la qualité.
• Globalité :
❖ Dimension totale (y compris sociale et économique)
Approche empathique
• Continuité :
❖ Suivi des utilisateurs depuis début jusqu’à fin de maladie ou épisode de risque
❖ Peut se réaliser grâce à globalité
❖ Nécessite approche empathique
❖ Information nécessaire pour la mesure
78
Planification et gestion
• Intégration : Services verticaux versus services horizontaux
❖ Polyvalence (services horizontaux)
❖ Intégration des activités curatives, préventives et promotionnelles
❖ Intégration dans le temps, dans l’espace
❖ Intégration dans le Système Santé (District)
• Bonne communication population / professionnels de santé :
❖ Dialogue continu avec la population
❖ Développement de la santé de population
❖ Préoccupations des gens : priorités, approche empathique.
❖ Dialogue continu avec la population
❖ Développement de la santé de population
❖ Préoccupations des gens : priorités, approche empathique.
• Occasions de dialogue
❖ Dialogue individuel
❖ Avec de petits groupes
❖ Dialogue systématique
• Offre d’un paquet minimum répondant au besoins de la communauté par :
❖ Consultation curative
❖ Soins aux malades chroniques
❖ Soins des groupes à haut risque
❖ Assainissement de environnement
❖ Éducation sanitaire communautaire
E) La gestion de la qualité
79
Planification et gestion
1- Orientation vers le client :
Il s’agit de:
Définition du client
Un « client » est une organisation, une communauté ou un individu quelconque qui fera des
jugements sur la qualité de vos produits et/ou services et/ou les utilisera.
Type de clients
Il y a trois types de clients. Pour améliorer la qualité de vos produits et/ou services, il faut bien
connaître vos clients et leurs besoins car, cette qualité dépend de leurs besoins et attentes.
2. Leadership :
Le leadership consiste à « guider les gens dans une direction à l’aide d’une idée, à leur faire partager
une vision pour l’avenir, et ensuite à les accompagner vers la réalisation de cette vision » Johnson.
Richard «TQM : Leadership for the qualtity transformation » Quality Progress. Mai 1993. p. 83.
Les dirigeants établissent la finalité et les orientations de l’organisme, Il convient qu’ils créent et
maintiennent un environnement interne dans lequel les personnes peuvent pleinement s’impliquer
dans la réalisation des objectifs de l’organisme.
3 – Implication du personnel
Le titre de ce principe est réducteur: en plus d’être impliqué (grâce au formidable travail de sa
direction) le personnel doit être compétent et se sentir valorisé.
Dans cet esprit une reconnaissance doit être exprimée, en communicant sur la valeur ajoutée du
travail du personnel et des initiatives prises. Les compétences personnelles doivent être développées,
ce qui améliorera les compétences de l’organisme dans son ensemble.
80
Planification et gestion
4 – Approche processus
Intrants : Les intrants désignent les ressources nécessaires pour mener à bien une activité, une tâche.
Processus : C’est une série d’actions liées entre elles qui convertissent les intrants des fournisseurs en
extrants pour les clients. Chaque processus a des fournisseurs, des intrants, des extrants et des clients.
Extrants : Les extrants sont les résultats souhaités lorsque les activités sont réalisées dans les
normes.
5 – Amélioration
La vie, c’est comme une bicyclette : il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. Albert Einstein
L’organisme doit constamment chercher à s’améliorer (la fameuse amélioration continue), à minima
pour conserver ses niveaux de performance, dans l’idéal pour progresser.
Il ne suffit pas de baser les décisions sur les instincts ou des impressions personnelles, mais sur des
données précises et fiables.
Par exemple :
•Au lieu de supposer ou de deviner ce que sont les besoins des clients, il faut collecter
les données, les analyser, les interpréter pour isoler la source du problème.
• Et quand une solution est mise en place les données vont permettre de suivre de prés
les résultats afin de s’assurer que le problème est résolu.
❖ Ces données sont obtenues à partir des :
• Système de suivi (monitoring) ;
• Enquêtes;
• Évaluations spéciales;
• Rapports;
• Registres.
81
Planification et gestion
– Données qualitatives :
Les relations sont le miroir dans lequel on se découvre soi-même. Jiddu Krishnamurti
Les parties intéressées englobent tous les acteurs qui influencent ou sont influencés par les activités
de l’organisme.
C’est en communiquant avec les parties intéressées et en tenant compte de leurs exigences que
l’organisme saura améliorer ses performances.
82
Planification et gestion
2- Type : Le type de soin que l'on décide de réaliser est-il le plus approprié ?
3- réalisation
4- moment : Le soin que l'on a effectué l'a-t-il été au moment le plus judicieux ?
5- explication Le soin qui a été effectué a-t-il été expliqué de façon satisfaisante ?
83
Planification et gestion
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Planification et gestion
85
Planification et gestion
– Une dépréciation de la valeur des soins et des services fournis aux clients exposant
ceux-ci à des risques parfois mortels.
– Une diminution de la productivité ce qui se traduit par une insatisfaction des clients de
l’organisation. On constate dans ce cas une réaction de la demande des soins et services.
Ceci a pour conséquence le transfert de la demande vers des organisations concurrentes.
86
Planification et gestion
1. La démarche qualité
La démarche qualité est le processus mis en œuvre pour implanter une politique qualité définie
au préalable par l’équipe pour s’engager dans une démarche d’amélioration continue. C’est
une technique de management et d’aide à la décision qui concourt à atteindre des objectifs et
à satisfaire les clients.
Les principes fondamentaux d’une démarche qualité sont :
• un engagement et du leadership;
Cette démarche qualité, une fois engagée, permet d’améliorer l’organisation, de réduire
les dysfonctionnements, de minimiser les coûts et de motiver les équipes. Il s’agit d’une
amélioration continue et d’une tendance vers l’excellence
Processus
• Personnel • changement de
• Infrastructures l'état de santé
• ce qui est fait • satisfaction des
• produits
• comment il est clients
• technologie .
fait
• Extrants/
• ....
Intrants Résultats
87
Planification et gestion
Roue de Deming
La roue est généralement mise sur un plan incliné, qui représente la difficulté grandissante
dans le processus d’amélioration et la quantité d’efforts nécessaire pour arriver à une qualité
totale. Cette démarche vise la satisfaction du client. Pour éviter de revenir en arrière, on met
une cale sous la roue qui l’empêchera de redescendre, cette dernière (AQ) représente le système
de l’assurance qualité (audits réguliers, documentations, etc.).
Un problème se définit comme un écart ou un décalage entre ce qui existe et ce que l’on
souhaiterait.
3.1. La première étape : identifier le problème (réf. planification).
Parmi les outils nécessaires : Brainstorming (annexe 1), Matrice de critères, Organigramme
(annexe 2), Outils statistiques
88
Planification et gestion
Cette étape consiste à rassembler l’équipe qui doit travailler sur le problème. Cette dernière
doit avoir une connaissance parfaite et plus approfondie du processus concerné par ce problème.
Elle doit être capable de prendre des décisions habiles et d’apporter des solutions auproblème.
Le choix de l’équipe est fait par le groupe qui a énoncé le problème, en s’appuyant sur un
certain nombre de questions auxquelles elle est tenue de répondre.
➢ Quelques exemples :
On peut parfois faire appel à des personnes externes au processus, quand leurs compétences
sont sollicitées.
➢ Parmi les outils utilisés : l’organigramme
Cette étape est la raison d’être de l’initiative pour l’amélioration de la qualité. Elle a pour
objectif de formuler une solution capable de résoudre le problème en éliminant manifestement
ses causes. L’équipe doit établir une liste de solutions potentielles, les examiner soigneusement
avant d’en retenir ou de choisir les plus justes et de les formuler ensuite.
➢ Les outils nécessaires pour cette étape : brainstorming, analyse des affinités, matrice de
hiérarchisation, organigramme
89
Planification et gestion
Même si la solution choisie est la plus pertinente et la plus appropriée, elle ne résoudra pas le
problème si sa préparation et sa mise en application ne sont pas adéquates. C’est au cours de
cette étape que le cycle PFVA trouve tout son intérêt :
90
Planification et gestion
Annexe 1 : Le Brainstorming
Le Brainstorming est un moyen pour les équipes de générer très rapidement un maximum d’idées
en mettant à profit la dynamique du groupe et la réactivité des participants.
➢ Comment l’utiliser :
• Ecrivez la question ou le point à examiner par le brainstorming sur un tableau papier ou
sur tout autre endroit qui pourra être vu de tout le monde. Assurez-vous que tout le monde
comprend bien le sujet à examiner.
• Passez en revue les règles du brainstorming :
✓ Ne débattez pas d’idées lors du brainstorming
✓ Ne portez pas de jugement, il n’est pas permis de critiquer les idées d’autres
participants
✓ Toute idée est acceptable et la bienvenue
✓ Développer les idées d’autrui
✓ La qualité des idées
Annexe 2 : Organigramme
➢ Quand l’utiliser ?
Un organigramme sert à préciser la manière dont les choses marchent actuellement et comment on
pourrait apporter des améliorations.
• Organigramme de processus de premier niveau :
91
Planification et gestion
92
Planification et gestion
Problèm Indicateur Informatio Source Collecte des données Analyse des données
e et/ ou de mesure des n de
cause causes données Méthode Outils Qui Fréquence Qui analyse
Propables d’obtenti d’obtenti fera les données Fréquence
on des on des la
données données collec
te
La matrice de priorisation des solutions permet à l’équipe de classer les solution par ordre de
priorité, c’est à dire indiquer à l’équipe par où elle doit commencer.
S1 S2 S3
Faisabilité
Accessibilité
Pertinence
Impact
Score
Priorité
93