Thème : Valeur nutritive de quatre formulations alimentaires à
base de sous-produits agricoles et effet sur les paramètres
zootechniques et sanguins chez les porcs.
Table de matière
1. Contexte et justification………………………………………..
………………………………….2
2. Objectifs…………………….…….……………………………..…………..….
…………………….4
2.1. Objectif
général………………………………………………………………………………4
2.2. Objectifs Spécifiques……………….……………………..
………………………………4
3. Méthodologie détaillée du travail……….………………….………..
……..….….………….6
4. Analyse des résultats et Proposition de Méthodes
d’applications…………………..8
4.1. Analyse statistique………………………………..………………….
…..…………………..8
4.2. Proposition de Méthodes de gestion…………….
……………………….…………….8
4.3. Résultats attendus…..
………………………………………………….……………………8
5. Chronogramme de travail….…………………………………..
……………………………….9
6. Budget.………………………………………………………………..…...
…………….…………..11
Références bibliographique
PROTOCOLE DE TRAVAIL
1. Contexte et justification
L’alimentation représente le principal poste de dépense en élevage porcin,
absorbant entre 60 et 75 % des coûts totaux de production (FAO, 2012).
En Afrique subsaharienne, cette dépendance à l’importation de matières
premières telles que le maïs et le tourteau de soja rend l’activité
particulièrement vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux. De plus,
la compétitivité des élevages est compromise par le manque de
formulations locales adaptées et économiques. Parallèlement, les zones
rurales disposent d’une abondance de sous-produits agricoles et agro-
industriels, souvent sous-utilisés. Il s’agit par exemple de la pulpe de
manioc, du son de maïs, des drêches de brasserie ou des coques
d’arachide. Ces résidus présentent un potentiel nutritionnel intéressant,
notamment en fibres et en énergie, et peuvent contribuer à l’élaboration
de régimes alimentaires alternatifs pour les monogastriques (Devendra,
1985 ; Ly et al., 1999). Leur utilisation permettrait non seulement de
réduire les coûts alimentaires, mais aussi de limiter les pertes post-
récoltes et les nuisances environnementales. Plusieurs études ont déjà
démontré l’intérêt zootechnique de ces coproduits lorsqu’ils sont bien
formulés et équilibrés (Montagne et al., 2003 ; Koussou et al., 2007).
Ils peuvent assurer une croissance comparable à celle obtenue avec les
aliments standards, tout en maintenant des paramètres physiologiques et
hématologiques dans les normes biologiques.
1. Objectifs
1.1 Objectif Général
Évaluer la valeur nutritive de quatre formulations alimentaires à base de
sous-produits agricoles et leur effet sur les performances zootechniques et
les paramètres sanguins des porcs en croissance.
1.2 Objectifs Spécifiques
Objectif 1 : Déterminer la composition chimique des quatre
formulations.
Objectif 2 : Évaluer l’effet de ces régimes sur la croissance, la
consommation et l’indice de consommation.
Objectif 3 : Analyser les paramètres biochimiques et hématologiques
des porcs nourris avec ces formulations.
Objectif 4 : Identifier la formulation la plus efficiente techniquement et
économiquement.
3 Méthodologie Détaillée
Cadre de l’étude
Lieu : Ferme expérimentale
Climat : Tempéré/humide
Période : x a y août 2025, soit 63 jours (7 jours d’adaptation + 56 jours
d’essai).
Objectifs spécifiques
Déterminer la valeur nutritive des rations contenant des épluchures de
manioc et de banane.
Évaluer les performances zootechniques (GMQ, IC, consommation).
Analyser les paramètres biochimiques sanguins.
Estimer les indicateurs économiques de production.
Matériel biologique
Espèce animale : Porcs (Sus scrofa domesticus), race croisée [......]
Nombre : x porcs sevrés, homogènes en poids et âge.
Poids moyen initial : 12 ± 1 kg
Répartition : x groupes de x porcs chacun, répartis aléatoirement.
Conditions zootechniques :
Logement individuel ou en groupe (selon disponibilité).
Eau propre disponible en continu.
Alimentation distribuée deux fois par jour.
Élaboration des rations expérimentales
Ingrédients principaux
Épluchures de manioc et de banane sélectionnées, séchées au soleil (72 h)
puis broyées à 1 mm.
Autres ingrédients : maïs, tourteau de coton ou soja, CMV, sel, huile
végétale (si nécessaire).
Formulations
T1 (Témoin) : Ration sans épluchures (aliment conventionnel).
T2 : Ration avec 20% d’épluchures de manioc.
T3 : Ration avec 20% d’épluchures de banane.
T4 : Ration avec 10% de manioc + 10% de banane.
Toutes les rations sont isoénergétiques et isoprotéiques, équilibrées selon
les normes NRC (2012) pour porcs en croissance.
Analyses préalables
Analyse bromatologique complète : MS, MAT, CB, FB, EN, cendres.
1. Design expérimental
Type de plan : Plan complètement randomisé (CRD)
Unités expérimentales : Individu = 1 porc
Répétition : 10 réplicats par traitement
Durée : 56 jours (après 7 jours d’adaptation)
2. Paramètres étudiés
A. Performances zootechniques
Poids vif (J0, J28, J56)
Gain moyen quotidien (GMQ)
Consommation alimentaire journalière (CAJ)
Indice de consommation (IC = CAJ / GMQ)
B. Paramètres biochimiques sanguins
Prélèvements à J0 et J56 via ponction jugulaire.
Analyses :
Fonction rénale : urée, créatinine
Fonction hépatique : ALT, AST
État métabolique : glucose, cholestérol, triglycérides
Protéines totales : indicateur de statut nutritionnel
C. Analyse économique
Coût total de l’aliment par régime
Coût de production par kg de poids vif produit
Rapport coût/efficacité
3. Méthodes analytiques
Aliments : Méthodes AOAC (2019) pour les analyses chimiques.
Sang : Analyses par spectrophotométrie et biochimie automatisée.
Logiciels statistiques :
SPSS v25 ou RStudio
ANOVA (test de Tukey à p<0,05 pour la séparation des moyennes)
Visualisation : Graphiques Excel/R (courbes de croissance, histogrammes)
4. Aspects éthiques et biosécurité
Conformité aux normes éthiques de l’expérimentation animale (CPCSEA,
EU Directive 2010/63, ou code local).
Surveillance vétérinaire régulière
Minimisation du stress et de la douleur (utilisation d’aiguilles adaptées,
contention douce)
Souhaites-tu maintenant une structure complète du mémoire, un
chronogramme, ou un plan de collecte de données ?
4. Analyse des Résultats et Méthodes d’Application
ANALYSE DES RÉSULTATS
1. Performances zootechniques
Gain moyen quotidien (GMQ) : Comparaison des gains pondéraux entre groupes.
o Utiliser des tests ANOVA pour déterminer la significativité.
o Si le GMQ de T2, T3 ou T4 est proche ou supérieur à celui de
T1, cela indique une bonne valorisation des sous-produits.
Consommation alimentaire journalière (CAJ) et indice de consommation (IC) :
o Un IC faible indique une bonne efficacité alimentaire.
o Comparer la palatabilité et l’ingestibilité des formulations.
Interprétation attendue :
Si les groupes T2 à T4 présentent un GMQ et un IC comparables ou meilleurs que le témoin
(T1), les épluchures sont un bon substitut économique et nutritionnel.
2. Paramètres biochimiques sanguins
Urée, créatinine : Indicateurs de la fonction rénale.
o Valeurs normales = absence de toxicité des régimes.
ALT, AST : Enzymes hépatiques, indicateurs de fonction
hépatique.
o Une élévation importante signale une surcharge ou un stress
métabolique hépatique.
Glucose, cholestérol, protéines totales :
o Reflètent le statut énergétique et protéique de l’animal.
Interprétation attendue :
Des valeurs dans les normes physiologiques indiquent que les sous-produits n’altèrent pas la
santé métabolique.
3. Analyse économique
Comparaison du coût de revient des aliments et du coût par kg
de poids vif produit.
Calcul de la rentabilité économique (%) :
\text{Rentabilité} = \left( \frac{\text{Valeur de production} - \
text{Coût total}}{\text{Coût total}} \right) \times 100
Un bon rapport coût/performance appuie l’intérêt économique des formulations à base
d’épluchures.
MÉTHODES D’APPLICATION DES RÉSULTATS
1. Intégration en élevage porcin local
Encourager les petits producteurs à recycler les épluchures de
banane et de manioc.
Former les éleveurs à la formulation artisanale de rations
équilibrées à base de sous-produits.
Promouvoir les bonnes pratiques de séchage, conservation et
hygiénisation.
2. Valorisation agro-industrielle
Encourager le développement de mini-unités de transformation
(séchage/broyage) de ces épluchures.
Possibilité d’introduire ces formulations dans les programmes de
nutrition animale durable.
3. Recommandations pratiques
Limiter le taux d’incorporation à 20% maximum pour éviter tout
excès de fibres ou d'antinutritionnels.
Associer ces sous-produits à des correcteurs protéiques et
minéraux.
4. Perspectives de recherche
Étendre l’étude à d'autres stades de production (truies gestantes,
porcs à l’engraissement).
Tester des traitements enzymatiques ou microbiens pour améliorer
la digestibilité.
Souhaites-tu un exemple de présentation des résultats en tableaux et graphiques ?
4.1 Analyse Statistique
Voici une proposition détaillée de l'analyse statistique pour ton étude :
ANALYSE STATISTIQUE
1. Objectifs de l'analyse statistique
L'objectif de l'analyse statistique est de déterminer si les différences observées entre les
groupes expérimentaux sont significatives, et d'évaluer l'effet des différentes formulations
alimentaires à base d’épluchures de manioc et de banane sur les paramètres zootechniques,
biochimiques et économiques.
2. Plan d'analyse statistique
Logiciels utilisés :
o SPSS (version 25 ou supérieure) ou R (version récente) pour
l’analyse des données.
Tests statistiques :
o Analyse de variance (ANOVA) pour comparer les moyennes
entre les quatre groupes (T1, T2, T3, T4).
o Test de Tukey (post-hoc) pour identifier les différences
spécifiques entre les groupes après l'ANOVA, si la différence
globale est significative (p<0,05).
o Test de normalité (Shapiro-Wilk) pour vérifier la distribution
des données.
o Test de Levene pour tester l’homogénéité des variances.
o Test t de Student pour les comparaisons spécifiques (par
exemple entre les groupes témoins et expérimentaux pour des
mesures spécifiques comme le GMQ).
3. Variables analysées
A. Paramètres zootechniques
Variables dépendantes :
o Poids initial, poids final, gain moyen quotidien (GMQ),
consommation alimentaire journalière (CAJ), indice de
consommation (IC).
Hypothèses à tester :
o H₁₁ : Les valeurs de GMQ et d’IC des groupes T2, T3 et T4 sont
significativement différentes des valeurs de T1.
B. Paramètres biochimiques sanguins
Variables dépendantes :
o Concentrations en urée, créatinine, glucose, cholestérol, ALT,
AST, protéines totales.
Hypothèses à tester :
o H₁₂ : Les valeurs des paramètres sanguins des groupes
expérimentaux (T2, T3, T4) sont similaires à celles du groupe
témoin (T1).
C. Paramètres économiques
Variables dépendantes :
o Coût par kg d’aliment, coût de production par kg de poids vif,
rentabilité économique.
Hypothèses à tester :
o H₁₃ : Le coût par kg de poids vif dans les groupes T2, T3, et T4
est significativement plus faible que celui du groupe témoin
T1.
4. Analyse des résultats
A. ANOVA pour les paramètres principaux (zootechniques et économiques)
Procédure :
o Effectuer une ANOVA unidirectionnelle pour chaque
paramètre zootechnique (GMQ, poids final, IC, etc.) et chaque
paramètre économique (coût de production, rentabilité).
o Le modèle statistique utilisé sera :
Y_{ij} = \mu + \tau_i + \epsilon_{ij}
- Y_{ij} = valeur mesurée du paramètre dans le groupe i,
- \mu = moyenne générale,
- \tau_i = effet de la ième formulation,
- \epsilon_{ij} = erreur aléatoire.
B. Test de normalité et homogénéité des variances
Test de normalité (Shapiro-Wilk) :
o Vérification de la distribution normale des données pour
chaque paramètre.
o Si les données ne suivent pas une distribution normale,
l’ANOVA de Kruskal-Wallis sera utilisée comme alternative
non paramétrique.
Test de Levene :
o Vérification de l’homogénéité des variances pour les groupes.
Si l’hypothèse d’homogénéité des variances est violée, une
correction de Welch sera appliquée dans l'ANOVA.
C. Comparaison post-hoc (Test de Tukey)
Test de Tukey :
o Ce test sera effectué après une ANOVA significative pour
déterminer précisément quelles paires de groupes diffèrent
entre elles (T1 vs T2, T1 vs T3, etc.).
o Ce test permet de faire des comparaisons multiples tout en
contrôlant l’erreur de type I.
D. Interprétation des résultats
Critère de significativité :
o Un seuil de p < 0,05 sera utilisé pour déclarer les différences
entre groupes comme significatives.
o Les valeurs p inférieures à 0,05 indiqueront que les
différences observées ne sont probablement pas dues au
hasard et que les sous-produits ajoutés ont un impact réel sur
les performances des porcs.
5. Exemple d’interprétation des résultats
Si, après analyse, on obtient un p-value inférieur à 0,05 pour les paramètres zootechniques
(comme GMQ, IC) entre les groupes T2, T3, T4 et T1, cela indiquera que l’utilisation des
épluchures a eu un effet significatif sur la croissance et l’alimentation des porcs. Par exemple,
si le GMQ de T2 (manioc) est plus élevé que celui du groupe témoin (T1), cela pourrait
suggérer que les épluchures de manioc sont particulièrement bénéfiques.
6. Validité des résultats
La validité interne sera assurée en utilisant un plan expérimental
rigoureux avec des contrôles de variabilité (répétitions suffisantes,
randomisation).
La validité externe pourra être évaluée en étendant l’étude à
différentes conditions de terrain ou en reproduisant les expériences
dans d'autres fermes pour confirmer les résultats à plus large
échelle.
Souhaites-tu que je rédige des exemples de résultats hypothétiques avec des graphes pour
illustrer l'analyse statistique ?
4.2. Méthodes de Gestion Proposées
MÉTHODES DE GESTION
1. Gestion de la production des sous-produits
(épluchures de manioc et de banane)
Collecte et stockage des sous-produits :
Mettre en place des centres de collecte locaux pour les épluchures
de manioc et de banane auprès des producteurs agricoles.
Assurer une gestion correcte du stockage pour éviter la
dégradation des matières premières : séchoirs ou bâtiments
ventilés pour garantir une faible teneur en humidité (< 12%).
Transformation et préparation :
Développer des unités de transformation communautaires où les
épluchures seront séchées, broyées et préparées pour être
utilisées comme matière première dans l’alimentation animale.
Former les agriculteurs et les éleveurs à des techniques de
transformation simples et abordables, comme le séchage solaire
ou la fermentation contrôlée, afin de préserver la qualité
nutritionnelle.
2. Gestion de l’alimentation animale
Formulation des rations alimentaires :
Les éleveurs doivent être formés à la formulation équilibrée des
rations, en incluant les épluchures à hauteur de 20% maximum de
la ration sèche.
Utiliser des logiciels de formulation alimentaire ou des guides
pratiques pour ajuster les besoins en nutriments et éviter un
excès de fibres ou d’antinutritionnels.
Suivi de l’appétence :
Effectuer un suivi régulier de l’appétence des porcs, en ajustant
les proportions de sous-produits si nécessaire pour maintenir une
bonne consommation alimentaire.
Enrichissement en protéines et minéraux :
Intégrer des sources de protéines animales ou végétales
(tourteau de soja, tourteau de coton, etc.) et des compléments
vitamino-minéraux pour garantir un équilibre nutritionnel optimal.
3. Suivi sanitaire et zootechnique
Surveillance des paramètres zootechniques :
Suivre régulièrement les performances de croissance (GMQ, poids
final) et l’indice de consommation (IC), et comparer les résultats
des groupes avec des témoins pour détecter d’éventuelles
anomalies.
Mettre en place un système de suivi sanitaire pour détecter toute
dysfonction nutritionnelle ou pathologique chez les animaux,
comme des problèmes de foie ou de reins, en fonction des
paramètres biochimiques sanguins.
Suivi de la santé animale :
Surveiller les paramètres sanguins (urée, créatinine, protéines
totales, ALT, AST, glucose) à intervalles réguliers pour s’assurer
qu’aucun effet négatif n’apparaît suite à l’incorporation des sous-
produits.
Organiser des contrôles vétérinaires périodiques pour prévenir et
traiter toute pathologie.
4. Gestion des coûts et rentabilité
Calcul des coûts de production :
Mettre en place un suivi rigoureux des coûts de production par lot
d’animaux (coût des matières premières, transformation, main-
d’œuvre, coûts énergétiques) et calculer le coût par kg de poids
vif produit.
Comparer les coûts des rations traditionnelles et celles à base de
sous-produits pour évaluer les économies réalisées.
Optimisation de la rentabilité :
Utiliser les résultats des analyses économiques pour déterminer
les formulations les plus rentables, en fonction des performances
des porcs et du prix des sous-produits.
Analyse coût-bénéfice pour évaluer l’impact de l’utilisation des
sous-produits sur la rentabilité globale de l’élevage.
5. Gestion des risques environnementaux
Réduction des déchets agricoles :
Encourager l’utilisation des épluchures pour éviter leur
accumulation et réduire les risques environnementaux liés aux
déchets organiques.
Valorisation des résidus agricoles pour créer des boucles de
production durables, où les sous-produits de l’agriculture
deviennent des intrants pour la production animale.
Pratiques agricoles durables :
Sensibiliser les éleveurs à des pratiques de gestion durable des
ressources : réduction des intrants externes, utilisation d’énergie
renouvelable pour la transformation, et réduction des émissions
de gaz à effet de serre (GES).
6. Gestion de la formation et de l’adoption
Programmes de formation :
Organiser des sessions de formation pour les producteurs
agricoles et les éleveurs sur la collecte, la transformation et
l’utilisation des épluchures dans les rations animales.
Mettre en place des réseaux d’échange d’informations et des
forums en ligne pour permettre aux producteurs de partager leurs
expériences.
Sensibilisation à la durabilité :
Développer des campagnes de sensibilisation à la nutrition
animale durable et à l’impact environnemental positif de
l’utilisation des sous-produits agricoles.
7. Gestion de la chaîne de valeur et partenariats
Collaboration avec les acteurs locaux :
Établir des partenariats avec des coopératives agricoles, des
entreprises de transformation des sous-produits et des centres de
recherche pour développer et diffuser cette approche.
Accès au marché :
Créer des réseaux de commercialisation pour les aliments
composés à base d’épluchures, en ciblant les marchés locaux et
régionaux de l’élevage porcin.
Promouvoir des labels de qualité pour les produits alimentaires
issus de sous-produits agricoles transformés, assurant ainsi la
traçabilité et la sécurité alimentaire.
Conclusion
La gestion efficace de l’intégration des épluchures de manioc et
de banane dans l’alimentation porcine nécessite une approche
multidimensionnelle, combinant une gestion technique
(formulation des rations, suivi sanitaire), économique (réduction
des coûts, rentabilité), environnementale (valorisation des
déchets), et sociale (formation des éleveurs, développement de
partenariats). Un tel modèle peut offrir une solution durable et
rentable pour l’élevage porcin, tout en contribuant à la gestion
des déchets agricoles.
Souhaites-tu plus de détails sur une des parties de cette gestion
ou des exemples concrets de mise en place ?
4.3 Résultats Attendus
Voici une proposition structurée des résultats attendus pour ton étude :
RÉSULTATS ATTENDUS
1. Sur le plan zootechnique
Les porcs alimentés avec des rations contenant jusqu’à 20 %
d’épluchures de manioc et/ou de banane présenteront des
performances de croissance (GMQ, poids final) comparables à
celles du groupe témoin.
Le coût de production par kg de poids vif sera réduit dans les
groupes expérimentaux, améliorant l’efficacité économique de
l’élevage.
L’indice de consommation (IC) restera dans les normes,
confirmant la bonne valorisation des sous-produits.
2. Sur le plan physiologique
Les paramètres biochimiques sanguins (urée, ALT, AST, glucose,
protéines totales) resteront dans les plages physiologiques
normales, indiquant l’innocuité des rations expérimentales.
Aucun effet négatif notable sur la santé hépatique ou rénale ne sera
observé chez les porcs des groupes test.
3. Sur le plan nutritionnel
Les épluchures de manioc et de banane, après séchage et
traitement, démontreront une valeur nutritive suffisante
(énergie, fibres, minéraux) pour être intégrées à hauteur de 20 %
dans les rations porcines.
L’analyse bromatologique mettra en évidence leur potentiel
énergétique et fibreux, tout en soulignant la nécessité d’un
équilibrage protéique.
4. Sur le plan économique et environnemental
L'utilisation de ces sous-produits réduira la dépendance aux
matières premières coûteuses.
La valorisation de déchets agricoles contribuera à une gestion
durable des résidus organiques et à la réduction des coûts
d'alimentation, qui représentent jusqu’à 70 % du coût total de
production porcine.
5. Chronogramme de Travail
CHRONOGRAMME DE TRAVAIL
Détails supplémentaires :
Jours 1-6 : La phase de préparation est concentrée sur la sélection
des sites, la collecte des sous-produits, et une analyse rapide des
épluchures. Cette étape évite des analyses trop détaillées pour
respecter le temps imparti.
Jours 7-14 : La formulation des rations est réalisée avec une
approche simplifiée, sans trop de variations complexes,
permettant une gestion rapide du temps. Le séchage et le
broyage des épluchures sont effectués avec des équipements de
base.
Jours 15-25 : Le suivi des animaux (pesées, observation des
paramètres zootechniques) est concentré sur des mesures clés, et
les prélèvements sanguins sont effectués une à deux fois
seulement pour simplifier l’analyse.
Jours 26-35 : L’analyse économique est simplifiée en calculant
principalement le coût de production par kg de poids vif sans
rentrer dans des détails trop complexes.
Jours 36-50 : Une analyse intermédiaire rapide permet de faire un
ajustement des formulations si nécessaire. La collecte finale des
données est concentrée sur les éléments les plus critiques pour
l’analyse zootechnique.
Jours 51-56 : L’analyse des résultats est faite de manière
condensée et concise, avec un rapport final rédigé en quelques
jours.
Optimisations :
Simplification des analyses : L’accent est mis sur une analyse
simple des épluchures (tests de base seulement) et des
prélèvements sanguins (réduits à 1-2 fois).
Réduction des étapes complexes : Les formulations sont
simplifiées, et les suivis sont concentrés sur les données les plus
cruciales pour l’étude (croissance, consommation alimentaire,
paramètres sanguins).
Raccourcissement des analyses économiques et statistiques :
L’analyse économique se concentre sur les coûts essentiels, et
l’analyse statistique reste simple (ANOVA de base, tests de
comparaisons simples).
6 budget
Parfait. Voici un budget réaliste plafonné à 500 000 FCFA,
optimisé pour une expérimentation fonctionnelle sur 56 jours,
avec une réduction de charges, tout en permettant des données
zootechniques fiables et quelques analyses simples.
BUDGET OPTIMISÉ – PLAFOND DE 500 000 FCFA
Stratégie de réduction des coûts :
Nombre d’animaux réduit : 8 porcelets (vs 16 habituellement).
Épluchures locales gratuites ou à très faible coût.
Une seule analyse sanguine et 2 échantillons alimentaires
analysés.
Main-d’œuvre locale ponctuelle et non continue.
Souhaites-tu ce budget en format Excel ou PDF ? Ou encore en
version prête à intégrer dans ton mémoire ?
Références Bibliographiques
Adjolohoun, S., Hounzangbé-Adoté, M. S., & Koutinhouin, B.
(2022). Utilisation des sous-produits agro-industriels dans
l’alimentation porcine au Bénin : opportunités et limites. Revue
Africaine d’Élevage et de Nutrition Animale, 17(1), 34–42.
AOAC. (2005). Official Methods of Analysis (18th ed.). Association
of Official Analytical Chemists, Arlington, VA.
FAO. (2019). L’alimentation animale durable en Afrique de l’Ouest.
Rome.
Kpodékon, M., Bonou, G. A., & Soumanou, M. M. (2020).
Performance de croissance de porcs alimentés avec des rations
contenant des drèches et du tourteau de coton. International
Journal of Biological and Chemical Sciences, 14(5), 1802–1812
Devendra, C. (1985). Non-conventional Feed Resources in Asia and
the Pacific. APHCA/FAO Monograph No 6 (2ᵉ éd.), FAO Regional
Office for Asia and the Pacific, Bangkok, 140 pp.
FAO. (2012). Pig sector in West Africa : A review. Animal
Production and Health Working Paper, FAO, Rome.
Ly, J., Preston, T. R., & MacLeod, N. A. (1999). The use of cassava
products in pig feeding. Livestock Research for Rural
Development, 11(2).
Koussou, M. O., & Maïga, A. S. (2007). L’alimentation des porcs en
Afrique tropicale : pratiques paysannes et potentialités locales.
Revue d’Élevage et de Médecine Vétérinaire des Pays Tropicaux,
60(3-4), 145–15