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Études géotechniques et dégradations routières

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Études géotechniques et dégradations routières

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6 ETUDES GEOTECHNIQUES

PROGRAMME DES INVESTIGATIONS


GEOTECHNIQUES
Le programme géotechnique d’investigation comporte un volet sondages et essais
in situ et un volet d’essais en laboratoire. Il se résume comme suit :
• Campagne de déflexion à la poutre Benkelman à tous les 50 m en
quinconce,
• Relevé des dégradations
• Sondages sur chaussée avec mesure des épaisseurs des différentes
couches en place et prélèvement d’échantillons
• Recherche de gîtes de matériaux pour chaussée
• Essais d’identifications et de portance sur les matériaux prélevés sur la
plate forme et dans les gîtes de matériaux pour la Chaussée
• Recherche de gîte de matériaux pour bétons hydrauliques et revêtement

MESURES DE DEFLEXION
6.2.1-Méthodologie
La campagne de mesures de déflexion a été effectuée durant la deuxième
quinzaine du mois d’octobre 2011, c'est-à-dire vers la fin de la saison des pluies
par le CNERTP, à l’aide d’une « poutre Benkelman » et sous un camion chargé à
l’essieu arrière à 13 tonnes.
Les mesures de déflexions ont été réalisées en quinconce (droite, gauche, axe),
suivant un pas régulier de 50m.
6.2.2-Traitementdesrésultats
L’outil couramment utilisé dans l’interprétation de la qualité d’une chaussée, pour
une section donnée de longueur en générale de plusieurs centaines de mètres est
la détermination de la déflexion caractéristique d90 et la recherche de zones de
déflexions homogènes.
La déflexion caractéristique d90 est la déflexion dépassée, statistiquement, par
10% des mesures, en supposant que les valeurs des mesures de déflexions
évoluent suivant une loi normale.
Si un tronçon homogène comprend une population de mesures de déflexions
égale à n.
- La déflexion moyenne est : dm = Σdi /n
- La variance de la distribution des mesures est : v = [Σ(di -dm)]/n
- L’écart type est : σ = (v) ½ = ([Σ(di -dm)2]/n) ½
- Soit Sd l’estimation de l’écart type

σd = ([Σ(di -dm)2]/(n-1)) ½
- La déflexion caractéristique est alors donnée par la relation suivante :

dc = dm+k x σd

Pour la valeur d90 (celle inférieure à 10% seulement des


valeurs) on a k = 1.3. et d 90 =
dm+1.3σd
La déflexion caractéristique a été déterminée systématiquement pour chaque
section de 500 mètres afin d’avoir une bonne image du comportement de la
chaussée sur des sections suffisamment longues tout en lissant les mesures
anormales.
La valeur de la déflexion caractéristique d90 sera notée dc pour les sections
unitaires de 500 ml est calculée avec la formule dc = dm+1,3 σd
Les résultats de ces mesures sont joints en annexes et la courbe des déflexions
caractéristiques cidessous

Graphe 3 :Déflexions caractéristiques


Au Bénin, il est d’usage de prendre, pour des mesures effectuées sous l’essieu de
13 tonnes:
• d1 = 50 / 100 mm
• d2 = 80 / 100 mm

Cette approche présente l’inconvénient de ne pas prendre en compte les


différences de comportement entre les chaussées souples et les chaussées semi
rigides (latérite ciment). Les seuils pour une chaussée semi rigide sont
normalement inférieurs aux seuils pour une chaussée souple. Au-delà de 60/100
mm, le comportement d’une chaussée semi rigide est considéré comme
défectueux. Il est logique de ramener les seuils à respectivement 40 / 100 mm et
60 / 100 mm pour les chaussées semi rigides que l’on rencontre, en principe, pour
les chaussées neuves.
En tenant compte de l’état de fatigue du corps de chaussée en place vu son âge
et de la période de réalisation des essais (fin de la saison des pluies), nous avons
retenu pour seuils d1=70 et d2=90.

Ainsi, un regroupement des déflexions caractéristiques calculées tous les 500 m a


été fait en fonction des seuils retenus.
L’analyse des résultats de déflexion se résume comme suit :

Tableau 5 :Analyse des résultats de déflexion

dc < 70 70< dc <90 dc >90

Linéaire en 27 75,5 34
km
% 20 55 25

Qualité des Bonne Douteuse (nécessite des Mauvaise de


structures (Comportement investigations (Sérieux
satisfaisant) complémentaires) défauts
portance)

Toutefois, un constat s’impose : il n’est pas courant de rester en continue dans une
zone homogène sur plus de 500 ml. Cela pour dire que les zones au
comportement satisfaisant, douteuses et celles présentant de sérieux défaut de
portance se succèdent et s’entremêlent tout le long du parcours.
Ainsi par exemple, sur les 27 km de route ayant un comportement satisfaisant, on
peut distinguer deux tronçons de 1,5 km, deux autres de 3km, un de 2km et un de
5km soit au total 14km. Les 13km restants sont répartis en 26 tronçons de 500ml
mêlés aux autres.

Par ailleurs, le tracé des déflexions caractéristiques met en relief des points et des
sections singuliers en dehors desquelles l’ensemble reste presque homogène
( 6+100 à 6+500 ; 14+800 à 14+900; 44+100 à 49+500 ; 55+100 à 55+20 ;
70+300 0 70+800 ; 81+950 à 82+150 ; 120+650 à 120+700) .
En faisant une bonne lecture des résultats des essais de déflexion, on pourrait
essayera de voir l’incidence de ces singularités sur les valeurs de déflexions
caractéristiques calculées tous les 500m en reprenant les calculs sans les points
singuliers.
Ainsi en fonction de l’incidence que points singuliers auront sur les valeurs de
déflexions caractéristiques calculées tous les 500m on choisira l’option de les
éliminer ou de les garder.

RELEVE DES DEGRADATIONS


6.3.1-Méthodologie
Les dégradations sont par endroits essentiellement de type surfacique : nids de
poule, arrachements, épaufrures en bord de chaussée. On ne note pas de
déformations importantes des profils en long et en travers (pas d’ondulation, pas
d’ornière), ce qui peut paraître surprenant pour une chaussée revêtue d’un enduit
superficiel et apparemment sans entretien.
On note aussi par endroits des fissurations transversales et ou longitudinales, ce
qui est tout à fait normal vu que la couche de base est en grave latéritique
améliorée au ciment. Toutefois il est difficile de dire s’il s’agit de fissures de retrait
ou de fatigue d’un matériau de couche de base traité par du ciment ou une
fissuration par vieillissement du liant de l’enduit.
Globalement, la route présente une alternance de tronçons permettant encore de
rouler normalement et de tronçons en totale ruine due au manque d’entretien et
aux pénétrations d’eau.
Des travaux d’entretien courant mécanisé sont actuellement en cours sur le
terrain, ponctuels par endroits et en pleine chaussée par ailleurs.
Des relevés très sommaires des dégradations ont été réalisés au cours des
mesures de déflexions par le CNERTP.
Ces déformations ont été représentées sur le relevé des déflexions par
les symboles suivants : FL : Fissures Longitudinales FT : Fissures
Transversales
AF : Affaissement
AR : Arrachement
MM : Mouvements de Matériaux
NP : Nid de Poule
D : Autres Déformations

Voir les résultats des déflexions en Annexe 6.1


6.3.2-Traitementdesrésultats
Réalisé dans le but de pouvoir apprécier de façon visuelle l’état apparent résiduel
de la chaussée, l’analyse des relevés de dégradations permettra de distinguer
trois catégories de sections de chaussées en fonction des dégradations et
déformations observées et de leurs gravités par la méthode LCPC de
classification et de quantification des dégradations par attribution de notes :
• 1 pour peu ou pas de fissures
• 2 à 3 faïençages et fissures non déformées
• 4 à 5 pour les sections plus ou moins déformées (nids de poule,
réparations, fissures et déformations)
• 6 à 7 pour les sections très déformées (nids de poule, réparations,
affaissements et orniérages)
Les zones d’équi-qualité de dégradation ainsi identifiées sont utilisées
pour déterminer la nature et le type travaux requis.

Voir le tableau des indices qualité en Annexe 6.2

Tableau 6 :Etat apparent résiduel de la chaussée

Etat Apparent Linéaire en km Pourcentage


Peu ou pas des fissures : 1 22 16
Fissuré mais non déformé : 2 – 78,5 58
3
Fissuré et déformé : 4 – 5 26,5 19
Très déformé et fissuré : 6 – 7 9,5 7

Ainsi, au vu des résultats de relevé de dégradations disponibles, environ :


• 36 km (26,5+9,5) soit 26% de la voie présentent des déformations
importantes du fait probable d’un défaut de portance dû par endroit à
des infiltrations d’eau dans le corps de chaussée par les nids de poules.
Par conséquent un état de dégradations qui laisse entrevoir une
nécessité de renforcement.
• 78,5 km soit 58% du projet constituent des zones douteuses où fissures,
nids de poules, arrachements prédominent sans pour autant présenter
de grandes déformations pouvant justifier d’un défaut de portance
présumé
• 22 km soit 16% du linéaire semblent se porter assez bien en dépit des
fissures qui peuvent y être observées.
• A l’instar des déflexions, ces différentes zones ne s’étendent pas en
continu mais plutôt compartimentées en de petites sections entremêlés
les uns aux autres, à l’exception des 30 derniers km où les tronçons
d’état noté 1 sont plus longs.

INDICE DE QUALITE ET APPROCHES DE


SOLUTIONS
La comparaison des paramètres de déflexion et l’état apparent des chaussées
débouchent sur une « grille de décision » qui oriente le choix des solutions :

Tableau 7 :Grille de décision

DEFLEXION
Faible Moyen Elevée
ETAT Bon Q2
Q1 Q3
APPARENT 1
Fissuré non Q4
déformé Q2 Q3

2_ 3
Déformé et fissuré Q4 Q5
Q3
4_ 7

Ainsi, les regroupements suivants ont été opérés (Voir le tableau des indices
qualité en Annexes 6.2) :
• Q1 et Q2 : 13,5 km soit environ 10% de la voie correspondent à un état
justifiant de l’entretien courant
• Q3 : 68 km soit environ 50% du projet constituent des zones d’
indétermination, nécessitant requalification en fonction du trafic et du
choix de donner la priorité à la déflexion ou à la dégradation où fissures,
nids de poules, arrachements prédominent sans pour autant présenter
de grandes déformations pouvant justifier d’un défaut de portance
présumé
• Q4 et Q5 : 55 km soit environ 40% du linéaire correspondent à un état
justifiant des travaux de renforcement.

Il y a de nombreuses réparations qui sont en cours actuellement. Ce sont des


indicateurs de défauts antérieurs;
S’il s’agit, comme c’est probable, de défauts de surface (usure de l’enduit), il est
également probable que ces défauts ont eu une conséquence sur la tenue
structurelle de la chaussée, notamment en favorisant les entrées intégrant d’autres
paramètres comme les réparations ponctuelles ou généralisées et les
arrachements de surface, qui vont participer à la dégradation structurelle par
excès d’eau dans les graves argileuses.

SONDAGES SUR CHAUSSEE


Ils ont été réalisés tout le long du projet en bordure de chaussée mais aussi sur le
revêtement, tous les 5 Km en moyenne avec :
• mesure des épaisseurs des différentes couches (base, fondation et
plateforme),
• prélèvement du matériau de plateforme pour essais d’identification et de
portance

Les coupes des sondages sont jointes en Annexe 6.3

SYNTHESE DES COUPES DE SONDAGES


Tableau 8 :Synthèse des coupe de sondage

P.K. 5+00 10+ 15+0 20+0 25+ 30+0 35+ 40+0 45+0 50+ 55+0
0 0 00 00 0 00 0 00 00 0 00
00 00 00 00
Côté G D A G D A G D A G D
Revêtement 2 1,8 2 2 1 1,5 2 2 2 2 2
Base 20 20 15 25 15 20 20 20 20 20 20
Fondation 20 25 20 20 20 20 20 20 20 20 20
Plateforme 30 30 30 30 30 30 30 30 30 30 30
Plateforme en X X X X X X X X
lat
Plateforme en X X X
sab

P.K. 60+0 65+ 70+0 75+ 80+0 85+0 90+ 95+0 100+ 105 110+
00 0 00 0 00 00 0 00 000 + 000
00 00 00 000
Côté A G D A G D A G D A G
Revêtement 2 15 2 2 2 2 2 2 2 2 2
Base 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20
Fondation 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20
Plateforme 30 30 30 30 30 30 30 30 30 30 30
Plateforme en X X X X X X X X X X
lat
Plateforme en X
sab

P.K. 115+ 120 125+ 130+ 135


000 + 000 000 +
000 000
Côté D A G D A
Revêtement 2 2 2 2 2
Base 20 20 20 20 20
Fondation 20 20 20 20 20
Plateforme 30 30 30 30 30
Plateforme en lat X X X X X
Plateforme en sab

Dans leur ensemble, les différentes couches sont uniformes en épaisseur. Seul le
matériau de la plateforme diffère par endroit, passant de la latérite au sable argilo-
limoneux.
Vu la fréquence des sondages, il est difficile d’évaluer l’impact de cette variation
sur les déflexions et les dégradations de la chaussée.
La coupe lithologique de la chaussée se présente comme suit :
• Revêtement : enduit superficiel (2 cm)
• Base : graveleux latéritique amélioré au ciment (20 cm)
• Fondation : graveleux latéritique crû (20 cm)
• Plateforme : tantôt en graveleux latéritique (Lat) ou en sable argilo-
limoneux (sab) (30cm)

Voir les coupes de sondages en Annexe 6.3

ESSAIS DE LABORATOIRE
Les essais ont été réalisés sur les matériaux de la plateforme de la manière
suivante :
• Essais d’identification à savoir analyse granulométrique et limites
d’Atterberg sur l’échantillon issu de chaque sondage
• Essais de compactage et de portance à savoir, Proctor et CBR sur les
mélanges représentatifs de matériaux sur 20 ou 25 km soit 4 ou 5
sondages consécutifs.

Les résultats de ces essais sont joints en Annexe 6.4

Leur récapitulatif est communiqués dans le tableau ci-dessous :

Tableau 9 :Récapitulatif des essais de laboratoire

PK AG LA OPM CBR CLASSE


Tamis Tamis LL IP DS W% 95% DE
2mm 0,08mm PORTANC
E
PK 5+000 67 17 22 8 2,10 8,4 44 S5
PK 10+000 73 22 21 8
PK 15+000 71 17 28 11
PK 20+000 77 31 40 17
PK 25+000 74 18 19 7 2,12 8,4 60 S5
PK 30+000 72 16 24 9
PK 35+000 66 32 37 16
PK 40+000 60 14 22 8
PK 45+000 93 23 20 7 2,10 8,8 45 S5
PK 50+000 66 35 25 10
PK 55+000 57 33 35 11
PK 60+000 33 18 45 20
PK 65+000 87 25 22 8
PK 70+000 70 37 61 30 2,06 12,0 43 S5
PK 75+000 50 25 46 20
PK 80+000 47 18 37 16
PK 85+000 65 12 25 10
PK 90+000 66 30 52 23 1,94 12,6 30 S5
PK 95+000 78 31 42 16
PK 100+000 56 23 43 19
PK 105+000 91 31 31 8
PK 110+000 48 15 31 9
PK 115+000 61 22 26 10 2,06 11,0 35 S5
PK 120+000 53 23 46 19
PK 125+000 61 21 44 18
PK 130+000 61 21 47 21
PK 135+000 53 21 36 12

Les matériaux utilisés en plateforme sont d’assez bonnes caractéristiques et leur


qualité ne souffre d’aucun doute :
• Passant au tamis de 2mm : 33 à 93 avec une moyenne de 65
• Taux de fines : 12 à 37 avec une moyenne de 23
• IP (indice de plasticité) : 7 à 30 avec une moyenne de 14
• CBR : 30 à 60 avec une moyenne de 43

Classe de portance des sols de plateforme


A l’issu des essais, les sols ont été classés suivant leur portance selon la
méthode de CEBTP qui définit quatre classes de sols comme suit :

Tableau 10 :Classification des sols

Classe du Sol CBR


S1 CBR<5
S2 5 < CBR < 10
S3 10 <CBR < 15
S4 15 < CBR < 30
S5 CBR > 30

Le tableau ci-dessus nous donne une répartition selon l’itinéraire du projet


des types de sol
rencontrés conformément à la classification ci-dessus.

LES EMPRUNTS DE MATERIAUX POUR


CORPS DE CHAUSSEE
6.8.1-Besoins
Les besoins en graveleux latéritiques sont estimés à environ 400 000 m3 pour la
base si elle était à reprendre entièrement.
Ce ne sera certainement pas le cas vu qu’il y a des tronçons moins dégradés et
circulables et où le matériau de base ne risque pas d’être dégagé.

6.8.2-Méthodologiedelaprospection
Une recherche systématique a été entreprise à une fréquence d’environ 1 par 10
km, puis ajustée en fonction de la disponibilité en matériau le long de l’itinéraire.
Les opérations successives suivantes ont été exécutées :

• recherche d’indices avec sondages aléatoires à la pioche


• layonnage suivant des axes perpendiculaires,
• sondages au droit des nœuds d’un maillage rectangulaire de 50 m X 100
m,
• relevé des coordonnées GPS pour un sondage choisi,
• relevé des épaisseurs de découverte et de matériaux exploitables,
• prélèvement de matériaux dans les puits positifs,
• évaluation de la puissance de chaque emprunt,
• réalisation d’un plan de situation par emprunt en mettant en relief :
ole projet et les pistes d’accès aux emprunts
ole profil de sortie du projet pour la piste
menant à l’emprunt ola distance morte
oles sondages
positifs et négatifs ole
maillage oles villages
limitrophes,
oles repères naturels aux abords du
gîte ola coupe des sondages et la
puissance de l’emprunt

A la fin de ces investigations, la quantité identifiée est de l’ordre de 200.000 m3


soit la moitié de la quantité requise si l’ensemble de la couche de base était à
reprendre.
Les études en cours permettront de cerner succinctement les nécessités du
chantier en matériau et si besoin était des recherches complémentaires se feront.

Voir les plans d’emprunts en Annexe 6.5

6.8.3-Essaisdelaboratoire
Dans tous les gîtes prospectés, les matériaux ont été prélevés et soumis aux
essais de laboratoire
Pour chaque emprunt, les matériaux de tous les sondages ont été mélangés dans
des proportions égales pour constituer un échantillon représentatif de l’emprunt.
C’est une méthode un peu optimiste qui donne tout de même une indication de la
qualité du matériau
Chaque échantillon ainsi obtenu est soumis aux essais d’identification et de
portance :
• Analyse granulométrique,
• Limites d’Atterberg,
• Proctor et CBR
Les résultats de ces essais sont joints en Annexe 6.6 et résumés dans le tableau
ci-dessous

Tableau 11 :Résumé des essais de laboratoire

Côt Granulométrie : Limit Classificati Proctor ICBR à 96 h Puissan


Empru é % passant es on d'immersion ce m3
nt (mm)
1 0, 0,0 W 100 95
PK 20 5 2 IP HRB Nd W% GL
0 4 8 L % %
9 7 5 3 1 0,07 1
9360
9+000 D 98 3 8 8 34 19 8 3 A-2-6 2,6 11,2 58 34
12+30 8 6 4 2 1 2,1 3 0,10 2
0 D 99 8 6 8 33 16 8 1 A-2-6 9,6 86 48 9100
21+72 8 5 3 3 2,0 7 0,10 2
6 D 94 3 8 4 20 9 0 7 A-2-4 8,9 65 48 8600
31+00 8 5 3 2 2,1 5 0,06 3
0 G 95 2 9 7 23 9 2 8 A-2-4 9,1 125 55 8500
7 5 3 2 1 2,1 4 0,06 3
38+850 D 86 7 4 0 19 9 7 1 A-2-6 7,8 115 51 9300
7 4 3 3 1 2,0 4 0,04 7
43+600 G 91 0 7 1 18 9 1 2 A-2-6 11,9 100 54 9600
8 5 3 3 1 2,0 4 0,15 7
48+485 G 90 2 9 2 26 18 7 3 A-2-6 11,5 68 46 9100
10 9 7 4 3 1 2,1 4 0,07 8
51+290 G 0 6 6 2 31 19 2 3 A-2-6 9,4 63 40 8200
8 6 4 3 1 2,0 4 0,14 9
62+200 D 97 3 3 4 34 20 4 4 A-2-6 9,6 40 28 5800
7 5 3 3 1 2,0 2 0,06 3
68+390 D 91 7 0 1 23 13 3 0 A-2-4 11,3 60 42 9400
10 8 6 4 2 2,0 7
74+500 D 0 8 7 6 32 17 4 9 A-2-4 8,8 48
45 0,11 8800
7 5 4 2 2,1 4 0,07 1
89+800 D 86 4 8 3 23 9 2 7 A-2-4 6,8 110 95 10400
8 6 4 2 2,1 3 0,06 3
90+200 G 93 6 9 9 29 14 6 9 A-2-4 6,7 88 81 10400
102+25 7 5 3 2 2,0 8 0,06 3
0 D 93 3 3 8 24 10 0 7 A-2-4 9,2 98 88 10400
109+90 9 6 3 3 1 2,0 3 0,07 1
0 D 97 0 0 0 24 19 4 5 A-2-6 10,5 67 54 11600
116+52 10 9 6 3 3 1 2,0 8 0,03 2
5 G 0 0 4 3 24 14 5 2 A-2-6 8,8 83 62 13400
119+60 10 9 7 5 2 1
0 G 0 1 0 2 37 20 7 1 A-2-6 2,1 7 67 52 0,11 10200
124+80 9 7 3 3 1 2,1 2 0,03 9
0 D 98 1 0 7 26 17 3 4 A-2-6 9,2 55 45 12800
125+87 9 7 3 3 1 2,1 4 0,10 3
5 G 96 2 1 5 27 17 2 3 A-2-6 8,6 50 44 8800
128+00 D 10 9 7 4 29 15 3 1 A-2-6 2,1 8 8,3 98 66 0,06 3 13100
0 0 5 7 0 3 1

Il ressort de ces résultats :

•Pourcentage de passant au tamis de 2 mm : 30 à 58 avec une moyenne de


39,5
•Taux de fines : 9 à 20 avec une moyenne de 14,7
•IP : 7 à 15 avec une moyenne de 11
•ɣd OPM : 2,02 à 2,06 avec une moyenne de 2,12
•ICBR à 95% : 28 à 95 avec une moyenne de 54

Les matériaux sont de caractéristiques moyennes pour une couche de base :


•La granulométrie est acceptable. Elle s’inscrit pratiquement dans le fuseau
de référence prescrit par le CEBTP pour les graveleux latéritiques naturels
en couche de base
•La plasticité des matériaux est irréprochable
•Les densités ɣd OPM sont relativement passables dans l’ensemble. On
attend généralement des valeurs un peu plus élevées
•Les CBR sont par contre faibles pour autoriser l’utilisation de ces matériaux
crûs en couche de base. A peine 31.000 m3 sur 200.000, soit environ 15%
du matériau prospecté ont un CBR d’au moins 80.

Il est même recommandé que les graveleux latéritiques, avant traitement au


ciment aient un CBR de l’ordre de 60. Seulement 29% environ des matériaux
recherchés vérifient cette condition.

MATERIAUX POUR BETONS ET REVÊTEMENT


6.9.1-Sables
Trois gites de sables ont étés repérés :
• ENGARADEBOU,
• BETEROU
• CHALANGA au niveau de la route DJOUGOU-OUAKE sur
l’embranchement qui amène vers NATITINGOU à partir du village de
BADJOUDE.
Seuls les échantillons du gîte de CHALANGA ont pu être prélevés en raison
de la montée des eaux due à la saison des pluies.
Les résultats des essais effectués sur le prélèvement du sable de CHALANGA
se présentes comme suit :
oClasse
granulaire : 0/1
oTaux de fine :
1 oPoids
spécifique :
2,62
oEquivalent de sable : 76

Sa qualité n’est pas des meilleures mais il conviendrait certainement pour les
petits ouvrages d’assainissement.
Dès que les conditions le permettront, les autres gîtes seront auscultés.

6.9.2-Graviers
Trois carrières de roche massives ont été identifiées :

• TOKO-BIO du PK 13+700
• OUBEROU du PK 48+485
• MADJATOM du PK 47+000 de DJOUGOU
• SEMERE du PK 50+200 de DJOUGOU

L’essai Los Angeles a été exécuté sur les échantillons prélevés sur ces sites et les
résultats se présentent comme suit

Tableau 12 :Résumé des essais Los Angeles sur les


échantillons prélévés

Carrières Toko-Bio Ouberou Madjatom Semere


4/6 41 23 20 32
6/10 41 21 16 28
10/14 40 20 15 28

Voir les plans des carrières en Annexe.6.5


CONCLUSION
L’analyse des résultats de l’auscultation de la route ressort que :
• 13,5 km soit 10% de la voie nécessitent seulement un ressurfaçage
• 68 km soit 50% du projet constituent des zones d’indétermination,
nécessitant requalification en fonction du trafic et du choix de donner la
priorité à la déflexion ou à la dégradation
• 55 km soit 40% du linéaire correspondent à un état justifiant des travaux
de renforcement. Ces résultats, compte tenu du fait que les essais de
déflexions ont été réalisés pratiquement en saison des pluies et que les
innombrables nids de poules et arrachements ont facilité l’infiltration d’eau
dans le corps de chaussée, augurent d’une assez bonne tenue du corps du
corps de chaussée. Il y a eu certainement quelques anomalies mais aussi
l’âge qui ont engendré des dégradations qu’un entretien courant régulier
aurait, tout au moins partiellement, résorbées.
Une reprise des déflexions en saison sèche conduirait certainement à basculer
surtout une bonne partie des zones douteuses en section justifiant un entretien
courant en PTB avec par endroits des réparations en chaussée pleine.

D’une manière générale, les matériaux de plateforme sont de bonne qualité et


classé S5 selon la nomenclature du CEBTP.
• Le mélange des sables argilo-limoneux avec la latérite pour les essais de
portance n’ont pas permis d’apprécier la portance de ces matériaux pris
isolément. Ils sont moins plastiques que la latérite mais peuvent remettre
en cause homogénéité de la portance de la plateforme.
• De plus la réalisation des sondages tous les 5 km ne permet pas
d’apprécier la fréquence et l’importance de ces matériaux argilo –limoneux
sur le linéaire. Des études plus poussées permettront si nécessaire de
lever l’équivoque.
• Les dégradations du corps de chaussée sont telles que l’on peut espérer
que la fondation est bien en place et n’aurait pas souffert de graves
contaminations susceptibles de polluer le matériau constitutif et
d’engendrer une réduction de sa portance initiale. L’idéale serait de
reconduire cette couche dans ses prérogatives initiales
• Quant à la couche de base, elle est tellement affectée et contaminée par
endroits qu’une reprise générale avec ou sans apport pourrait s’imposer
dans certaines sections comme en témoignent les travaux d’entretien
courant en cours de réalisation actuellement.
La prospection n’a dévoilé que 200.000 m3 de matériaux pour corps de
chaussée, mais cela ne signifie pas pour autant que les besoins du chantier ne
seront pas pourvus à l’exécution des travaux. Le projet traverse une région qui
n’est pas pauvre en matériaux routiers.
De plus, les matériaux identifiés pour le corps de chaussée ne sont pas aptes à
être utilisés en l’état pour la couche de base. Un traitement au ciment ou une
litho stabilisation sont entre autres des horizons en cours d’investigation.
L’étude à ce stade n’a pas encore défini succinctement les besoins du chantier
et ces détails seront clairement élucidés à l’APD.

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