Révision de l'Accord de Bangui OAPI
Révision de l'Accord de Bangui OAPI
[Texte publié dans l’encart Lois et traités de droit d’auteur et de droits connexes (de la revue Lois et traités de propriété
intellectuelle), février et mars 2000, sous le numéro de cote 15-01 de la catégorie TRAITÉS MULTILATÉRAUX.]
Article
Obligations de l’éditeur................................................. 42
Contrat de représentation .............................................. 43
Forme du contrat de représentation ............................... 44
Obligations de l’entrepreneur de spectacles .................. 45
Deuxième partie : Droits des artistes interprètes ou exécutants, des
producteurs de phonogrammes et des organismes de
radiodiffusion (droits voisins)
Chapitre Ier : Dispositions introductives
Définitions .................................................................... 46
Étendue de l’application de la loi .................................. 47
Chapitre II : Droits d’autorisation
Droits d’autorisation des artistes interprètes ou
exécutants...................................................................... 48
Droits d’autorisation des producteurs de
phonogrammes .............................................................. 49
Droits d’autorisation des organismes de radiodiffusion 50
Chapitre III : Rémunération équitable pour l’utilisation de
phonogrammes
Rémunération équitable pour la radiodiffusion ou la
communication au public .............................................. 51
Chapitre IV : Libres utilisations
Libres utilisations : généralités...................................... 52
Libre utilisation des interprétations ou exécutions ........ 53
Libre utilisation par des organismes de radiodiffusion.. 54
Chapitre V : Durée de protection
Durée de protection pour les interprétations ou les
exécutions ..................................................................... 55
Durée de protection pour les phonogrammes ................ 56
Durée de protection pour les émissions de
radiodiffusion................................................................ 57
Troisième partie : Dispositions communes
Rémunération pour copie privée ................................... 58
Domaine public payant et exploitation des expressions
du folklore..................................................................... 59
Quatrième partie : Gestion collective
Gestion collective.......................................................... 60
Cinquième partie : Mesures, recours et sanctions à l’encontre de la
piraterie et d’autres infractions
Détermination des personnes ayant qualité à agir ......... 61
Mesures conservatoires ................................................. 62
Sanctions civiles............................................................ 63
Sanctions pénales .......................................................... 64
Mesures, réparations et sanctions en cas d’abus de
moyens techniques ........................................................ 65
Sixième partie : Dispositions particulières
Effet rétroactif ............................................................... 66
Titre II : De la protection et de la promotion du patrimoine
culturel
Chapitre Ier : Définitions
Patrimoine culturel........................................................ 67
Folklore......................................................................... 68
Sites............................................................................... 69
Monuments ................................................................... 70
Ensembles ..................................................................... 71
Chapitre II : De la protection
Section I : Dispositions générales
Procédure de protection................................................. 72
Actes prohibés............................................................... 73
Libre utilisation............................................................. 74
Contrôle de l’État .......................................................... 75
Droit de préemption ...................................................... 76
Section II : Procédures de l’inventaire et du classement
Notification de l’inscription .......................................... 77
Délais de classement ..................................................... 78
Notification du classement ............................................ 79
Section III : Effets de l’inventaire et du classement
Autorisation préalable ................................................... 80
Droit d’opposition ......................................................... 81
Effets du classement...................................................... 82
Conditions d’aliénation ................................................. 83
Droit de restauration de biens classés............................ 84
Droit à l’indemnité ........................................................ 85
Droit de visite................................................................ 86
Violation de l’autorisation préalable ............................. 87
Aliénation illicite de matériaux ou de fragments........... 88
Protection des biens immeubles classés ........................ 89
Conditions de classement .............................................. 90
Expropriation pour cause d’utilité publique .................. 91
Exception à l’expropriation........................................... 92
Chapitre III : De la sauvegarde
Moyens de sauvegarde .................................................. 93
Chapitre IV : De la promotion
Droit au patrimoine culturel .......................................... 94
Moyens de promotion du patrimoine culturel ............... 95
Chapitre V : Sanctions
Pénalités pour infraction à la protection des biens
culturels......................................................................... 96
Chapitre VI : Dispositions diverses et finales
Commission supérieure du patrimoine culturel
national.......................................................................... 97
Modalités d’application................................................. 98
Dispositions finales ....................................................... 99
Annexes VIII à X : . . .2
Vu l’article 8 de l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui
touchent au commerce de 1994, qui stipule que : “Les Membres pourront, lorsqu’ils
élaboreront ou modifieront leurs lois et réglementations, adopter les mesures nécessaires pour
protéger la santé publique et la nutrition et pour promouvoir l’intérêt public dans des secteurs
d’une importance vitale pour leur développement socio-économique et technologique, à
condition que ces mesures soient compatibles avec les dispositions du présent accord”;
Vu l’article 69 de l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui
touchent au commerce de 1994 qui stipule que : “Les Membres conviennent de coopérer en
vue d’éliminer le commerce international des marchandises portant atteinte à des droits de
propriété intellectuelle”;
Vu l’article premier du Traité de Budapest sur la reconnaissance internationale du dépôt
des micro-organismes aux fins de la procédure en matière de brevets qui stipule que : “Les
États parties au présent Traité (ci-après dénommés “les États contractants”) sont constitués à
l’état d’Union pour la reconnaissance internationale du dépôt des micro-organismes aux fins
de la procédure en matière de brevets”;
Vu l’article 36.1) de l’Accord de Bangui, Acte du 02 mars 1977, relatif à la création
d’une Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle, qui stipule que : “Le présent
Accord peut être soumis à des révisions périodiques, notamment en vue d’y introduire des
modifications de nature à améliorer les services rendus par l’Organisation”;
Considérant l’intérêt que présente l’institution d’un régime uniforme de protection de la
propriété littéraire et artistique et de la propriété industrielle et, dans ce dernier domaine en
particulier, un système de dépôt unique de demandes de brevets d’invention, d’enregistrement
de modèles d’utilité, de marques de produits ou de services, de dessins ou modèles industriels,
de noms commerciaux, d’indications géographiques, de circuits intégrés, de variétés
végétales, et de micro-organismes d’une part, et un système uniforme de protection contre la
concurrence déloyale d’autre part, afin de faciliter la reconnaissance des droits prévus par la
législation de leurs pays;
Considérant le rôle que joue la propriété intellectuelle dans la réalisation des objectifs
de développement technologique;
Considérant l’intérêt que présente la création d’un organisme chargé d’appliquer les
procédures administratives communes découlant d’un régime uniforme de protection de la
propriété intellectuelle;
Ont résolu de réviser l’Accord de Bangui du 02 mars 1977 instituant une Organisation
Africaine de la Propriété Intellectuelle et ont désigné, à cette fin, des plénipotentiaires,
lesquels sont convenus des dispositions suivantes :
Article 1er
Définitions
TITRE PREMIER
DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Section I
Principes fondamentaux
Article 2
De la création et des missions
Article 3
De la nature des droits
1) Les droits afférents aux domaines de la propriété intellectuelle, tels que prévus par
les annexes au présent accord sont des droits nationaux indépendants, soumis à la législation
de chacun des États membres dans lesquels ils ont effet;
2) Les nationaux peuvent revendiquer l’application à leur profit des dispositions de la
Convention de Paris pour la protection de la propriété industrielle (Acte de 1967), de la
Convention de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques (Acte de 1971), de
la Convention universelle sur le droit d’auteur, de l’Accord sur les aspects des droits de
propriété intellectuelle qui touchent au commerce ainsi que des arrangements, actes
additionnels et protocoles de clôture qui ont modifié ou modifieront ces conventions dans tous
les cas où ces dispositions sont plus favorables que celles du présent accord et de ses annexes
pour protéger les droits dérivant de la propriété intellectuelle.
Article 4
Des annexes
Article 5
De la mise en œuvre des traités internationaux
Section II
Des procédures et des règles de fonctionnement
Article 6
Du dépôt des demandes
Article 7
Du dépôt et de l’enregistrement de demandes nationales et internationales
1) Sous réserve des dispositions des alinéas 2) à 4) ci-après, tout dépôt effectué auprès
de l’administration de l’un des États membres, conformément aux dispositions du présent
accord et ses annexes, ou auprès de l’Organisation, a la valeur d’un dépôt national dans
chaque État membre.
2) Tout dépôt de demande internationale de brevet d’invention qui contient la
désignation d’un État membre au moins, a la valeur d’un dépôt national dans chaque État
membre qui est également partie au Traité de coopération en matière de brevets.
3) Tout enregistrement international d’une marque effectué en vertu des stipulations du
Traité concernant l’enregistrement des marques et contenant la désignation d’un État membre
au moins, a l’effet d’un dépôt national dans chaque État membre qui est également partie
audit traité.
4) Tout dépôt international d’un dessin ou modèle industriel effectué en vertu des
stipulations de l’Arrangement de La Haye concernant le dépôt international des dessins et
modèles industriels, a l’effet d’un dépôt national dans chaque État membre qui est également
partie audit arrangement.
Article 8
De la délivrance, de la publication et du maintien des brevets, de l’enregistrement
des modèles d’utilité et des effets en découlant
Article 9
De l’enregistrement et de la publication des marques de produits ou de services
et des effets en découlant
Article 10
De l’enregistrement, du maintien et de la publication des dessins et
modèles industriels et des effets en découlant
Article 11
De l’enregistrement, de la publication des noms commerciaux
et des effets en découlant
Article 12
De l’enregistrement et de la publication des indications géographiques
et des effets en découlant
Article 13
De l’enregistrement, du maintien et de la publication des schémas de configuration
(topographies) des circuits intégrés et des effets en découlant
Article 14
De l’enregistrement, du maintien et de la publication des variétés végétales
Article 15
Des publications de l’Organisation
Article 16
Des registres spéciaux
1) L’Organisation tient, pour l’ensemble des États membres, un registre spécial des
brevets, un registre spécial des modèles d’utilité, un registre spécial des marques de produits
ou de services, un registre spécial des dessins et modèles industriels, un registre spécial des
noms commerciaux, un registre spécial des indications géographiques, un registre spécial des
obtentions végétales, et un registre spécial des schémas de configuration (topographies) des
circuits intégrés dans lesquels sont portées les inscriptions prescrites par le présent accord.
2) Toute personne peut consulter les registres et en obtenir des extraits, aux conditions
prévues dans le règlement d’application.
Article 17
Des dispositions divergentes
En cas de divergence entre les dispositions contenues dans le présent accord ou dans ses
annexes et les règles contenues dans les conventions internationales auxquelles les États
membres sont parties, ces dernières prévalent.
Article 18
De la portée des décisions judiciaires
Les décisions judiciaires définitives rendues sur la validité des titres dans l’un des États
membres en application des dispositions du texte des annexes I à X au présent accord font
autorité dans tous les autres États membres, excepté celles fondées sur l’ordre public et les
bonnes mœurs.
Article 19
Des voies de recours
Les décisions sur les cas de rejet ou d’opposition, prévus à l’article 33, alinéa 2),
ci-dessous, prises par l’Organisation sont susceptibles de recours devant la Commission
Supérieure de Recours siégeant auprès de ladite Organisation.
Article 20
Des autres missions
Toute autre mission relative à l’application des lois de propriété intellectuelle peut être
confiée à l’Organisation sur décision unanime du Conseil d’Administration.
TITRE II
DES ÉTATS MEMBRES
Section I
De la qualité de membre
Article 21
De la qualité de membre
Article 22
Des États membres
Article 23
Des États associés
1) Tout État africain non partie au présent accord peut obtenir la qualité d’État associé
en présentant au Conseil d’Administration une demande à cette fin.
2) Le Conseil d’Administration statue sur cette demande dans les mêmes formes que
celles prévues à l’article 22, alinéa 2), supra.
Section II
Des droits et obligations des États membres
Article 24
Des droits des États membres
Outre les missions prévues à l’article 2 supra, l’Organisation offre aux États membres
tous les services requis, en rapport avec son objet, conformément aux orientations du Conseil
d’Administration.
Article 25
Des droits des États associés
Un État associé a le droit, à l’exclusion de tout autre droit, de bénéficier des services
offerts par l’Organisation en matière de documentation et d’information relatives à la
propriété intellectuelle.
Article 26
Des obligations
1) Une contribution financière initiale est exigée de tout État qui devient membre de
l’Organisation ou qui acquiert la qualité d’État associé.
Le montant et les modalités de versement de cette contribution initiale sont fixés par le
Conseil d’Administration de l’Organisation.
Toutefois, les États reconnus comme membres d’office de l’Organisation aux termes de
l’article 22.1) supra sont exempts de cette contribution initiale.
2) Au cas où l’équilibre du budget l’exige, une contribution exceptionnelle des États
membres et éventuellement des États associés est assurée à l’Organisation.
Ladite contribution est inscrite au budget de l’Organisation et répartie par parts égales
entre les États membres et, le cas échéant, les États associés.
TITRE III
DES ORGANES DE L’ORGANISATION
Article 27
Des organes de l’Organisation
Aux termes du présent accord, l’Organisation dispose pour la réalisation de ses missions
des organes suivants :
— le Conseil d’Administration;
— la Commission Supérieure de Recours;
— la Direction Générale.
Section I
Du Conseil d’Administration
Article 28
De la composition
Article 29
Des attributions et pouvoirs du Conseil d’Administration
Article 30
Des attributions particulières
Outre les tâches prévues à l’article 29 du présent accord et, le cas échéant,
conformément aux dispositions de l’article 28 précédent, les membres du Conseil
d’Administration représentant les États qui sont parties au présent accord et au Traité de
coopération en matière de brevets, au Traité concernant l’enregistrement des marques, à
l’Arrangement de La Haye concernant le dépôt international des dessins et modèles
industriels, à l’Arrangement de Lisbonne concernant la protection des appellations d’origine
et leur enregistrement international, à la Convention internationale pour la protection des
obtentions végétales ou au Traité de Budapest sur la reconnaissance internationale du dépôt
des micro-organismes aux fins de la procédure en matière de brevets, établissent, s’il y a lieu,
les règlements nécessaires découlant de la mise en œuvre des six derniers traités ou
arrangements précités en vue de l’application de ceux-ci sur leurs territoires nationaux
respectifs.
Article 31
Des sessions du Conseil d’Administration
Article 32
Des décisions du Conseil d’Administration
Section II
De la Commission Supérieure de Recours
Article 33
Dénomination, attributions, composition
Section III
De la Direction Générale
Article 34
Des attributions de la Direction Générale
Placée sous l’autorité d’un Directeur Général, la Direction Générale est chargée des
tâches exécutives de l’Organisation. Elle en assure la gestion et la continuité au quotidien.
Elle exécute les directives du Conseil d’Administration ainsi que les tâches découlant des
dispositions du présent accord et ses annexes et rend compte au Conseil d’Administration.
Article 35
Du Directeur Général
1) Le Directeur Général est nommé pour une période de cinq ans renouvelable une
seule fois.
2) Le Directeur Général est le plus haut fonctionnaire de l’Organisation.
a) Il représente l’Organisation dans tous les actes de la vie civile.
b) Il est responsable de la gestion de l’Organisation devant le Conseil d’Administration
auquel il rend compte et aux directives duquel il se conforme en ce qui concerne les affaires
intérieures et extérieures de l’Organisation.
3) Le Directeur Général prépare les projets de budget, de programme et le bilan ainsi
que les rapports périodiques d’activités qu’il transmet aux États membres.
4) Le Directeur Général prend part, sans droit de vote, à toutes les sessions du Conseil
d’Administration. Il est d’office secrétaire desdites sessions.
5) Le Directeur Général recrute, nomme, révoque et licencie le personnel de
l’Organisation, excepté le personnel hors catégorie, conformément aux conditions définies par
le Statut Général du Personnel.
TITRE IV
DES RESSOURCES FINANCIÈRES DE L’ORGANISATION
Article 36
Des ressources
Article 37
Des recettes et taxes
Article 38
Des excédents budgétaires
TITRE V
DISPOSITIONS DIVERSES, TRANSITOIRES ET FINALES
Article 39
De la personnalité juridique et des privilèges et immunités de l’Organisation
c) l’Organisation peut détenir des fonds en monnaie locale, et ouvrir des comptes
bancaires en n’importe quelle monnaie, transférer ses fonds ou devises et convertir toutes
devises détenues par elle en toute autre monnaie conformément aux règles y relatives;
d) l’Organisation, ses avoirs, biens et revenus, ainsi que ses opérations et transactions
sont exonérés de tous impôts, de toutes taxes et de tous droits de douane conformément à
l’accord de siège dans l’État hôte et aux privilèges accordés aux organismes internationaux
dans les autres États membres;
e) les locaux de l’Organisation sont inviolables, ses biens et avoirs sont insaisissables;
f) les archives de l’Organisation sont inviolables sous réserve des droits d’investigation
et de communication reconnus aux instances judiciaires;
g) aucune restriction d’importation ou d’exportation ne peut lui être imposée à l’égard
des objets destinés à l’usage officiel et exclusif des services de l’Organisation. Ces objets ne
peuvent être cédés pour une consommation locale que conformément à la réglementation en
vigueur.
Article 40
Du siège de l’Organisation
Article 41
De la durée de vie de l’Organisation
Article 42
De la signature et de la ratification
Tout État membre de l’Accord de Bangui, Acte du 02 mars 1977, doit signer et ratifier
le présent Acte et les instruments de ratification sont déposés auprès du Directeur Général de
l’Organisation.
Article 43
De l’entrée en vigueur et des effets
Le présent Acte entrera en vigueur deux mois après le dépôt des instruments de
ratification par deux tiers au moins des États membres de l’Accord de Bangui, Acte du 02
mars 1977.
La date d’entrée en vigueur des annexes au présent Acte sera déterminée par décision du
Conseil d’Administration.
1) Le Directeur Général de l’Organisation notifie aux États signataires ou adhérents :
a) le dépôt des instruments de ratification;
b) le dépôt des instruments d’adhésion et la date à laquelle ces adhésions prennent
effet;
c) la date à laquelle le présent Acte entre en vigueur en vertu des dispositions de
l’alinéa 1) précédent;
d) les dénonciations visées à l’article 48 et la date à laquelle elles prennent effet.
Article 44
Des dispositions transitoires
1) Après l’entrée en vigueur du présent Acte, un pays ne peut adhérer à des Actes
antérieurs de l’Accord de Bangui.
2) Le présent Acte remplace, dans les rapports entre les États qui y sont parties et dans
la mesure où il s’applique, les Actes antérieurs de l’Accord de Bangui.
3) Les États parties aux Actes antérieurs de l’Accord de Bangui doivent prendre les
mesures nécessaires pour devenir parties au présent accord dans un délai de deux ans à partir
du 24 février 1999.
4) Les demandes de titres de protection déposées avant la date d’entrée en vigueur du
présent Acte de l’Accord demeurent soumises aux dispositions qui leur étaient applicables à la
date de leur dépôt. Toutefois, l’exercice des droits découlant des titres de protection délivrés
à la suite de ces demandes est soumis aux dispositions des annexes du présent accord à
compter de la date d’entrée en vigueur de l’Accord, sous réserve des droits acquis qui restent
maintenus.
Article 45
Des titres délivrés dans un État avant son adhésion
1) Les titres en vigueur dans un État avant son adhésion au présent accord continuent à
produire leurs effets dans ledit État conformément à la législation en vigueur au moment de
leur dépôt.
2) Les titulaires de ces titres qui voudront étendre la protection sur l’ensemble du
territoire de l’Organisation avant leur expiration devront formuler une demande d’extension
auprès de l’Organisation selon les modalités fixées par le règlement d’application.
Article 46
Des titres en vigueur à l’OAPI avant l’adhésion d’un État
Les titulaires des titres en vigueur à l’Organisation avant l’adhésion d’un État qui
voudront étendre la protection dans cet État devront formuler une demande d’extension à cet
effet auprès de l’Organisation selon les modalités fixées par le règlement d’application.
Article 47
De la révision
Le présent accord peut être soumis à des révisions périodiques, notamment en vue d’y
introduire des modifications de nature à améliorer les services rendus par l’Organisation à
l’initiative et selon les modalités définies par le Conseil d’Administration.
Article 48
De la dénonciation
1) Tout État partie au présent accord peut le dénoncer par notification écrite adressée au
Directeur Général de l’Organisation.
2) La dénonciation prend effet au 31 décembre de la deuxième année qui suit celle au
cours de laquelle le Directeur Général de l’Organisation a reçu cette notification.
3) Les titres de propriété industrielle en vigueur dans cet État sont soumis à la
législation nationale après la dénonciation.
En foi de quoi, les Plénipotentiaires soussignés3, après présentation de leurs pleins
pouvoirs, reconnus en bonne et due forme, ont signé le présent accord.
Fait à Bangui, le 24 février 1999, en un exemplaire en langue française qui sera déposé
auprès du Directeur Général de l’Organisation. Une copie certifiée conforme sera remise par
la voie diplomatique par ce dernier au gouvernement de chacun des États signataires ou
adhérents.
ANNEXES I À VI
. . .4
ANNEXE VII
DE LA PROPRIÉTÉ LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE
Article 1er
Généralités
TITRE I
DU DROIT D’AUTEUR ET DES DROITS VOISINS
Première partie
Du droit d’auteur
CHAPITRE PREMIER
DISPOSITIONS INTRODUCTIVES
Article 2
Définitions
Les termes suivants et leurs variantes tels qu’ils sont employés dans la présente annexe
ont la signification suivante :
i) Une “œuvre” est toute création littéraire ou artistique au sens des dispositions de
l’article 5.
ii) Une “œuvre audiovisuelle” est une œuvre qui consiste en une série d’images liées
entre elles qui donnent une impression de mouvement, accompagnée ou non de sons et, si elle
est accompagnée de sons, susceptible d’être audible.
iii) Une “œuvre des arts appliqués” est une création artistique bidimensionnelle ou
tridimensionnelle ayant une fonction utilitaire ou incorporée dans un article d’utilité, qu’il
s’agisse d’une œuvre artisanale ou produite selon des procédés industriels. Un “article
d’utilité” est un article qui remplit une fonction utilitaire intrinsèque ne consistant pas
seulement à présenter l’apparence d’un article ou à transmettre des informations.
iv) Une “œuvre de collaboration” est une œuvre à la création de laquelle ont concouru
deux ou plusieurs auteurs.
v) Est dite “collective”, l’œuvre créée sur l’initiative d’une personne physique ou
morale qui la divulgue sous sa direction et sous son nom, et dans laquelle la contribution
personnelle des divers auteurs participant à son élaboration se fond dans l’ensemble en vue
duquel elle est conçue, sans qu’il soit possible d’attribuer à chacun d’eux un droit distinct sur
l’ensemble réalisé.
vi) Une “œuvre composite” est une œuvre nouvelle qui incorpore une œuvre
préexistante et qui est réalisée sans la collaboration de l’auteur de cette dernière.
vii) Une “œuvre photographique” est l’enregistrement de la lumière ou d’un autre
rayonnement sur tout support sur lequel une image est produite ou à partir duquel une image
peut être produite, quelle que soit la nature de la technique (chimique, électronique ou autre)
par laquelle cet enregistrement est réalisé. Une image fixe extraite d’une œuvre audiovisuelle
n’est pas considérée comme “œuvre photographique” mais comme une partie de l’œuvre
audiovisuelle concernée.
viii) L’“auteur” est la personne physique qui a créé l’œuvre.
ix) Le “producteur d’une œuvre” est la personne physique ou morale qui prend
l’initiative et assume la responsabilité de la réalisation de cette œuvre.
x) Le “producteur d’une œuvre audiovisuelle” est la personne physique ou morale qui
prend l’initiative et la responsabilité de faire réaliser l’œuvre.
xi) La “radiodiffusion” est la communication de l’œuvre (y compris la présentation ou
la représentation ou l’exécution d’une œuvre) au public par la transmission sans fil; la
“réémission” est l’émission d’une œuvre radiodiffusée. La “radiodiffusion” comprend la
radiodiffusion par satellite qui est la “radiodiffusion” depuis l’injection d’une œuvre vers le
satellite, y compris à la fois les phases ascendantes et descendantes de la transmission jusqu’à
ce que l’œuvre soit communiquée au public.
La radiodiffusion comprend également la communication des œuvres par la télévision.
xii) La “communication d’une œuvre au public” (y compris sa présentation, sa
représentation ou exécution, ou sa radiodiffusion) est le fait de rendre l’œuvre accessible au
public par des moyens autres que la distribution d’exemplaires. Tout procédé qui est
nécessaire pour rendre l’œuvre accessible au public, et qui le permet, est une
“communication”, et l’œuvre est considérée comme “communiquée au public” même si
personne dans le public auquel l’œuvre était destinée ne la reçoit, ne la voit ni ne l’écoute
effectivement.
xiii) La “communication publique par câble” est la communication d’une œuvre au
public par fil ou par toute autre voie constituée par une substance matérielle.
xiv) La “communication au public” est la transmission par fil ou sans fil de l’image, du
son, ou de l’image et du son, d’une œuvre de telle manière que ceux-ci puissent être perçus
par des personnes étrangères au cercle d’une famille et de son entourage le plus immédiat se
trouvant en un ou plusieurs lieux assez éloignés du lieu d’origine de la transmission pour que,
sans cette transmission, l’image ou le son ne puissent pas être perçus en ce ou ces lieux, peu
important à cet égard que ces personnes puissent percevoir l’image ou le son dans le même
lieu et au même moment, ou dans des lieux différents à des moments différents.
xxi) Une “copie” est le résultat de tout acte de reproduction d’une œuvre déjà fixée sur
un support.
xxii) Un “programme d’ordinateur” est un ensemble d’instructions exprimées par des
mots, des codes, des schémas ou par toute autre forme pouvant, une fois incorporés dans un
support déchiffrable par une machine, faire accomplir ou faire obtenir une tâche ou un résultat
particulier par un ordinateur ou par un procédé électronique capable de faire du traitement de
l’information.
xxiii) Une “base de données” est une compilation de données ou de faits.
xxiv) Le “prêt public” est le transfert de la possession de l’original ou d’un exemplaire
de l’œuvre pour une durée limitée, à des fins non lucratives, par une institution fournissant
des services au public, telle qu’une bibliothèque publique ou des archives publiques.
xxv) La “location” est le transfert de la possession de l’original ou d’un exemplaire de
l’œuvre pour une durée limitée, dans un but lucratif.
Article 3
Champ d’application
CHAPITRE II
OBJET DE LA PROTECTION
Article 4
Objet de la protection : généralités
1) L’auteur de toute œuvre originale de l’esprit, littéraire et artistique jouit sur cette
œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle, exclusif et opposable à
tous. Ce droit comporte des attributs d’ordre moral ainsi que des attributs d’ordre patrimonial
qui sont déterminés par la présente annexe.
2) La protection résultant des droits prévus à l’alinéa 1), ci-après dénommée
“protection”, commence dès la création de l’œuvre, même si celle-ci n’est pas fixée sur un
support matériel.
Article 5
Objet de la protection : les œuvres
Article 6
Objet de la protection :
les œuvres dérivées et les recueils
Article 7
Objets non protégés
CHAPITRE III
DROITS PROTÉGÉS
Article 8
Droits moraux
Article 9
Droits patrimoniaux
1) L’auteur jouit du droit exclusif d’exploiter son œuvre sous quelque forme que ce soit
et d’en tirer un profit pécuniaire. Sous réserve des dispositions des articles 10 à 21, l’auteur
d’une œuvre a notamment le droit exclusif de faire ou d’autoriser les actes suivants :
i) reproduire son œuvre;
ii) traduire son œuvre;
iii) adapter, arranger ou transformer autrement son œuvre;
iv) distribuer des exemplaires de son œuvre au public par la vente ou par tout autre
transfert de propriété ou par location;
v) représenter ou exécuter son œuvre en public;
vi) communiquer son œuvre (y compris la représenter ou l’exécuter) au public par
radiodiffusion (ou rediffusion), ou par télévision;
vii) communiquer son œuvre (y compris la représenter ou l’exécuter, ou la
radiodiffuser) au public par câble ou par tout autre moyen.
2) Les droits de location prévus au point iv) de l’alinéa 1) ne s’appliquent pas à la
location de programmes d’ordinateur dans le cas où le programme lui-même n’est pas l’objet
essentiel de la location.
Article 10
Droit de suite
cette œuvre ou de ce manuscrit faite aux enchères publiques ou par l’intermédiaire d’un
commerçant, quelles que soient les modalités de l’opération réalisée par ce dernier.
2) La disposition qui précède ne s’applique ni aux œuvres d’architecture ni aux œuvres
des arts appliqués.
3) Les conditions de l’exercice de ce droit, ainsi que le taux de cette participation au
produit de la vente, sont déterminés par l’autorité nationale compétente.
CHAPITRE IV
LIMITATION DES DROITS PATRIMONIAUX
Article 11
Libre reproduction à des fins privées
Article 12
Libre reproduction revêtant la forme de citation
Article 13
Libre utilisation pour l’enseignement
Article 14
Reproduction reprographique par les bibliothèques
et les services d’archives
Article 15
Libre reproduction à des fins judiciaires et administratives
Article 16
Libre utilisation à des fins d’information
Article 17
Libre utilisation d’images d’œuvres situées en permanence
dans les endroits publics
Article 18
Libre reproduction et adaptation de programmes d’ordinateur
ii) nécessaire à des fins d’archivage et pour remplacer l’exemplaire licitement détenu
dans le cas où celui-ci serait perdu, détruit ou rendu inutilisable.
2) Aucun exemplaire ni aucune adaptation ne peuvent être réalisés à des fins autres que
celles prévues à l’alinéa 1), et tout exemplaire ou toute adaptation sera détruit dans le cas où
la possession prolongée de l’exemplaire du programme d’ordinateur cesse d’être licite.
Article 19
Libre enregistrement éphémère par les organismes de radiodiffusion
Article 20
Libre représentation ou exécution publique
Article 21
Importation à des fins personnelles
L’importation d’un exemplaire d’une œuvre par une personne physique, à des fins
personnelles, est permise sans l’autorisation de l’auteur ou de tout autre titulaire du droit
d’auteur sur l’œuvre.
CHAPITRE V
DURÉE DE PROTECTION
Article 22
Durée de protection : généralités
Sauf dispositions contraires du présent chapitre, les droits patrimoniaux sur une œuvre
sont protégés pendant la vie de l’auteur et soixante-dix ans après sa mort.
Les droits moraux sont illimités dans le temps. Après l’expiration de la protection des
droits patrimoniaux, l’organisme national de gestion collective des droits visés à l’article 60
est en droit de faire respecter les droits moraux en faveur des auteurs.
Article 23
Durée de protection pour les œuvres de collaboration
Les droits patrimoniaux sur une œuvre de collaboration sont protégés pendant la vie du
dernier auteur survivant et soixante-dix ans après sa mort.
Article 24
Durée de protection pour les œuvres anonymes et pseudonymes
Les droits patrimoniaux sur une œuvre publiée de manière anonyme ou sous un
pseudonyme sont protégés jusqu’à l’expiration d’une période de soixante-dix ans à compter
de la fin de l’année civile où une telle œuvre a été publiée licitement pour la première fois, ou,
à défaut d’un tel événement intervenu dans les soixante-dix ans à partir de la réalisation de
cette œuvre, soixante-dix ans à compter de la fin de l’année civile où une telle œuvre a été
licitement rendue accessible au public, ou, à défaut de tels événements intervenus
soixante-dix ans à partir de la réalisation de cette œuvre, soixante-dix ans à compter de la fin
de l’année civile de cette réalisation, sauf si, avant l’expiration desdites périodes, l’identité de
l’auteur est révélée ou ne laisse aucun doute, auquel cas les dispositions de l’article 22 ou de
l’article 23 s’appliquent.
Article 25
Durée de protection pour les œuvres collectives et audiovisuelles
Les droits patrimoniaux sur une œuvre collective ou sur une œuvre audiovisuelle sont
protégés jusqu’à l’expiration d’une période de soixante-dix ans à compter de la fin de l’année
civile où une telle œuvre a été publiée licitement pour la première fois, ou, à défaut d’un tel
événement intervenu dans les soixante-dix ans à partir de la réalisation de cette œuvre,
soixante-dix ans à compter de la fin de l’année civile où une telle œuvre a été rendue
accessible au public, ou, à défaut de tels événements intervenus dans les soixante-dix ans à
partir de la réalisation de cette œuvre, soixante-dix ans à compter de la fin de l’année civile de
cette réalisation.
Article 26
Durée de protection pour les œuvres des arts appliqués
Les droits patrimoniaux sur une œuvre des arts appliqués sont protégés jusqu’à
l’expiration d’une période de vingt-cinq ans à partir de la réalisation d’une telle œuvre.
Article 27
Calcul des délais
Dans le présent chapitre, tout délai expire à la fin de l’année civile au cours de laquelle
il arriverait normalement à terme.
CHAPITRE VI
TITULARITÉ DES DROITS
Article 28
Titularité des droits : généralités
L’auteur d’une œuvre est le premier titulaire des droits moraux et patrimoniaux sur son
œuvre.
Article 29
Titularité des droits sur les œuvres de collaboration
Les coauteurs d’une œuvre de collaboration sont les premiers cotitulaires des droits
moraux et patrimoniaux sur cette œuvre. Toutefois, si une œuvre de collaboration peut être
divisée en parties indépendantes, c’est-à-dire si les parties de cette œuvre peuvent être
reproduites, exécutées ou représentées ou utilisées autrement d’une manière séparée, les
coauteurs peuvent bénéficier de droits indépendants sur ces parties, tout en étant les
cotitulaires des droits de l’œuvre de collaboration considérée comme un tout.
Article 30
Titularité des droits sur les œuvres collectives
Le premier titulaire des droits moraux et patrimoniaux sur une œuvre collective est la
personne physique ou morale à l’initiative et sous la responsabilité de laquelle l’œuvre a été
créée et qui la publie sous son nom.
Article 31
Titularité des droits sur les œuvres créées dans le cadre
d’un contrat de travail ou sur commande
Lorsque l’œuvre est créée pour le compte d’une personne physique ou d’une personne
morale, privée ou publique, dans le cadre d’un contrat de travail de l’auteur ou bien lorsque
l’œuvre est commandée par une telle personne à l’auteur, le premier titulaire des droits
patrimoniaux et moraux est l’auteur, mais les droits patrimoniaux sur cette œuvre sont
considérés comme transférés à l’employeur dans la mesure justifiée par les activités
habituelles de l’employeur ou de cette personne physique ou morale au moment de la création
de l’œuvre.
Article 32
Titularité des droits sur les œuvres audiovisuelles
1) Dans le cas d’une œuvre audiovisuelle, les premiers titulaires des droits moraux et
patrimoniaux sont les coauteurs de cette œuvre tels que le metteur en scène, l’auteur du
scénario, le compositeur de la musique. Les auteurs des œuvres préexistantes adaptées ou
utilisées pour les œuvres audiovisuelles sont considérés comme ayant été assimilés à ces
coauteurs.
2) Sauf stipulation contraire, le contrat conclu entre le producteur d’une œuvre
audiovisuelle et les coauteurs de cette œuvre, autres que les auteurs des œuvres musicales qui
y sont incluses, emporte cession au producteur des droits patrimoniaux des coauteurs sur les
contributions. Toutefois, les coauteurs conservent, sauf stipulation contraire du contrat, leurs
droits patrimoniaux sur d’autres utilisations de leurs contributions dans la mesure où celles-ci
peuvent être utilisées séparément de l’œuvre audiovisuelle.
Article 33
Présomption de titularité : les auteurs
1) Afin que l’auteur d’une œuvre soit, en l’absence de preuve contraire, considéré
comme tel et, par conséquent, soit en droit d’intenter des procès, il suffit que son nom
apparaisse sur l’œuvre d’une manière usuelle.
2) Dans le cas d’une œuvre anonyme ou d’une œuvre pseudonyme, sauf lorsque le
pseudonyme ne laisse aucun doute sur l’identité de l’auteur, l’éditeur dont le nom apparaît sur
l’œuvre est, en l’absence de preuve contraire, considéré comme représentant l’auteur et, en
cette qualité, comme en droit de protéger et de faire respecter les droits de l’auteur. Le
présent alinéa cesse de s’appliquer lorsque l’auteur révèle son identité et justifie de sa qualité.
CHAPITRE VII
CESSION DES DROITS ET LICENCES
Section I
Généralités
Article 34
Cession des droits
1) Les droits patrimoniaux sont cessibles par transfert entre vifs et par voie
testamentaire ou par l’effet de la loi à cause de mort.
2) Les droits moraux ne sont pas cessibles entre vifs mais le sont par voie testamentaire
ou par l’effet de la loi à cause de mort.
Article 35
Licences
1) L’auteur d’une œuvre peut accorder des licences à d’autres personnes pour
accomplir des actes visés par ses droits patrimoniaux. Ces licences peuvent être non
exclusives ou exclusives.
2) Une licence non exclusive autorise son titulaire à accomplir, de la manière qui lui est
permise, les actes qu’elle concerne en même temps que l’auteur et d’autres titulaires de
licences non exclusives.
3) Une licence exclusive autorise son titulaire, à l’exclusion de tout autre, y compris
l’auteur, à accomplir, de la manière qui lui est permise, les actes qu’elle concerne.
4) Aucune licence ne doit être considérée comme une licence exclusive sauf stipulation
expresse dans le contrat entre l’auteur et le titulaire de la licence.
Article 36
Forme des contrats de cession et de licence
Sous peine de nullité, les contrats de cession de droits patrimoniaux ou de licence pour
accomplir des actes visés par les droits patrimoniaux sont passés par écrit.
Article 37
Étendue des cessions et des licences
2) Les cessions des droits patrimoniaux et licences pour accomplir des actes visés par
les droits patrimoniaux peuvent être limitées à certains droits spécifiques ainsi que sur le plan
des buts, de la durée, de la portée territoriale et de l’étendue ou des moyens d’exploitation.
3) Le défaut de mention de la portée territoriale pour laquelle les droits patrimoniaux
sont cédés ou la licence accordée pour accomplir des actes visés par les droits patrimoniaux
est considéré comme limitant la cession ou la licence au pays dans lequel la cession ou la
licence est accordée.
4) Le défaut de mention de l’étendue ou des moyens d’exploitation pour lesquels les
droits patrimoniaux sont cédés ou la licence accordée pour accomplir des actes visés par les
droits patrimoniaux est considéré comme limitant la cession ou la licence à l’étendue et aux
moyens d’exploitation nécessaires pour les buts envisagés lors de l’octroi de la cession ou de
la licence.
Article 38
Aliénation d’originaux ou d’exemplaires d’œuvres et cession et
licence concernant le droit d’auteur sur ces œuvres
1) L’auteur qui transmet par aliénation l’original ou un exemplaire de son œuvre n’est
réputé, sauf stipulation contraire du contrat, avoir cédé aucun de ses droits patrimoniaux, ni
avoir accordé aucune licence pour l’accomplissement des actes visés par des droits
patrimoniaux.
2) Nonobstant l’alinéa 1), l’acquéreur légitime d’un original ou d’un exemplaire d’une
œuvre, sauf stipulation contraire du contrat, jouit du droit de présentation de cet original ou
exemplaire directement au public.
3) Le droit prévu à l’alinéa 2) ne s’étend pas aux personnes qui sont entrées en
possession d’originaux ou d’exemplaires d’une œuvre par voie de location ou de tout autre
moyen sans en avoir acquis la propriété.
Section II
Contrats particuliers
Article 39
Contrat d’édition
1) Le contrat d’édition est celui par lequel l’auteur de l’œuvre ou ses ayants droit
cèdent, à des conditions déterminées, à l’éditeur le droit de fabriquer ou de faire fabriquer en
nombre suffisant des exemplaires de l’œuvre à charge pour ce dernier d’en assurer la
publication et la diffusion.
2) Le contrat d’édition doit être écrit sous peine de nullité. La forme et le mode
d’expression, les modalités d’exécution de l’édition et, éventuellement, les clauses de
résiliation seront déterminés par le contrat.
3) Le contrat d’édition est soumis aux dispositions du code national réglant les
obligations civiles et commerciales.
Article 40
Contrat dit “à compte d’auteur”
Article 41
Contrat dit “compte à demi”
Article 42
Obligations de l’éditeur
L’éditeur est tenu de fournir à l’auteur toutes justifications propres à établir l’exactitude
de ses comptes faute de quoi il pourra y être contraint par le tribunal compétent.
Article 43
Contrat de représentation
Article 44
Forme du contrat de représentation
Article 45
Obligations de l’entrepreneur de spectacles
Deuxième partie
Droits des artistes interprètes ou exécutants, des producteurs de phonogrammes
et des organismes de radiodiffusion (droits voisins)
CHAPITRE PREMIER
DISPOSITIONS INTRODUCTIVES
Article 46
Définitions
Les termes suivants et leurs variantes tels qu’ils sont employés dans la présente partie
de l’annexe ont la signification suivante :
i) Les “artistes interprètes ou exécutants” sont les acteurs, chanteurs, musiciens,
danseurs et autres personnes qui représentent, chantent, récitent, déclament, jouent ou
exécutent de toute autre manière des œuvres littéraires ou artistiques ou des expressions du
folklore.
ii) La “copie d’un phonogramme” est tout support matériel contenant des sons repris
directement ou indirectement d’un phonogramme et qui incorpore la totalité ou une partie
substantielle des sons fixés sur ce phonogramme.
iii) La “fixation” est l’incorporation de sons, d’images ou de sons et images dans un
support matériel permanent ou suffisamment stable pour permettre leur perception,
reproduction ou communication d’une manière quelconque, durant une période plus que
simplement provisoire.
iv) Un “phonogramme” est toute fixation exclusivement sonore des sons provenant
d’une exécution ou d’autres sons.
v) Le “producteur de phonogrammes” est la personne physique ou morale qui, la
première, prend l’initiative et la responsabilité de fixer les sons provenant d’une exécution ou
d’autres sons.
2) Les définitions prévues à l’article 2 de la première partie de l’annexe s’appliquent
mutatis mutandis dans la présente partie.
Article 47
Étendue de l’application de la loi
CHAPITRE II
DROITS D’AUTORISATION
Article 48
Droits d’autorisation des artistes interprètes ou exécutants
1) Sous réserve des dispositions des articles 52 à 54, l’artiste interprète ou exécutant a
le droit exclusif de faire ou d’autoriser les actes suivants :
i) la radiodiffusion de son interprétation ou exécution, sauf lorsque la radiodiffusion :
— est faite à partir d’une fixation de l’interprétation ou de l’exécution autre qu’une
fixation faite en vertu de l’article 54; ou
— est une réémission autorisée par l’organisme de radiodiffusion qui émet le premier
l’interprétation ou l’exécution;
ii) la communication au public de son interprétation ou exécution, sauf lorsque cette
communication :
— est faite à partir d’une fixation de l’interprétation ou de l’exécution; ou
Article 49
Droits d’autorisation des producteurs de phonogrammes
Article 50
Droits d’autorisation des organismes de radiodiffusion
CHAPITRE III
RÉMUNÉRATION ÉQUITABLE POUR L’UTILISATION DE PHONOGRAMMES
Article 51
Rémunération équitable pour la radiodiffusion ou la communication au public
CHAPITRE IV
LIBRES UTILISATIONS
Article 52
Libres utilisations : généralités
Nonobstant les dispositions des articles 48 à 51, les actes suivants sont permis sans
l’autorisation des ayants droit mentionnés dans ces articles et sans paiement d’une
rémunération :
i) l’utilisation privée sous réserve des dispositions de l’article 58;
ii) le compte rendu d’événements d’actualité, à condition qu’il ne soit fait usage que de
courts fragments d’une interprétation ou exécution, d’un phonogramme ou d’une émission de
radiodiffusion;
iii) l’utilisation uniquement à des fins d’enseignement ou de recherche scientifique;
iv) la citation, sous forme de courts fragments, d’une interprétation ou exécution, d’un
phonogramme ou d’une émission de radiodiffusion, sous réserve que de telles citations soient
conformes aux bons usages et justifiées par leur but d’information;
v) toutes autres utilisations constituant des exceptions concernant des œuvres protégées
par le droit d’auteur en vertu de la présente annexe.
Article 53
Libre utilisation des interprétations ou exécutions
Dès que les artistes interprètes ou exécutants ont autorisé l’incorporation de leur
interprétation ou exécution dans une fixation d’images ou d’images et de sons, les
dispositions de l’article 48 cessent d’être applicables.
Article 54
Libre utilisation par des organismes de radiodiffusion
Les autorisations requises aux termes des articles 48 à 51 pour faire des fixations
d’interprétations ou d’exécutions et d’émissions de radiodiffusion et reproduire de telles
fixations et pour reproduire des phonogrammes publiés à des fins de commerce ne sont pas
exigées lorsque la fixation ou la reproduction est faite par un organisme de radiodiffusion par
ses propres moyens et pour ses propres émissions, sous réserve que :
i) pour chacune des émissions d’une fixation d’une interprétation ou d’une exécution
ou de ses reproductions, faites en vertu du présent article, l’organisme de radiodiffusion ait le
droit de radiodiffuser l’interprétation ou l’exécution dont il s’agit;
ii) pour chacune des émissions d’une fixation d’une émission, ou d’une reproduction
d’une telle fixation, faites en vertu du présent article, l’organisme de radiodiffusion ait le droit
de radiodiffuser l’émission;
iii) pour toute fixation faite en vertu du présent article ou de ses reproductions, la
fixation et ses reproductions soient détruites dans un délai ayant la même durée que celui qui
s’applique aux fixations et reproductions d’œuvres protégées par le droit d’auteur en vertu de
l’article 19 de la présente annexe, à l’exception d’un exemplaire unique qui peut être gardé à
des fins exclusives de conservation d’archives.
CHAPITRE V
DURÉE DE PROTECTION
Article 55
Durée de protection pour les interprétations ou les exécutions
Article 56
Durée de protection pour les phonogrammes
Article 57
Durée de protection pour les émissions de radiodiffusion
Troisième partie
Dispositions communes
Article 58
Rémunération pour copie privée
Article 59
Domaine public payant et exploitation des expressions du folklore
1) L’exploitation des expressions du folklore ainsi que celle des œuvres ou productions
tombées dans le domaine public à l’expiration des périodes de protection visées aux chapitres
V des première et deuxième parties de la présente annexe, est subordonnée à la condition que
l’exploitant souscrive l’engagement de payer à l’organisme national de gestion collective des
droits une redevance y afférente.
2) S’agissant des œuvres ou productions tombées dans le domaine public, la redevance
sera égale à la moitié du taux des rétributions habituellement allouées d’après les contrats ou
usages en vigueur aux auteurs et aux titulaires de droits voisins sur leurs œuvres et
productions protégées. Le produit des redevances ainsi perçues est consacré à des fins
sociales et culturelles.
Quatrième partie
Gestion collective
Article 60
Gestion collective
Cinquième partie
Mesures, recours et sanctions à l’encontre de la piraterie
et d’autres infractions
Article 61
Détermination des personnes ayant qualité à agir
Article 62
Mesures conservatoires
sous réserve des dispositions pertinentes des codes nationaux de procédure civile et pénale, et
aux conditions qu’il jugera raisonnables, pour :
i) rendre une ordonnance interdisant la commission, ou ordonnant la cessation, de la
violation de tout droit protégé en vertu de la présente annexe;
ii) ordonner la saisie des exemplaires d’œuvres ou des enregistrements sonores
soupçonnés d’avoir été réalisés ou importés sans l’autorisation du titulaire de droit protégé en
vertu de la présente annexe alors que la réalisation ou l’importation des exemplaires est
soumise à autorisation, ainsi que les emballages de ces exemplaires, les instruments qui ont pu
être utilisés pour les réaliser et les documents, comptes ou papiers d’affaires se rapportant à
ces exemplaires.
2) Les dispositions des codes nationaux de procédure civile et pénale qui ont trait à la
perquisition et à la saisie s’appliquent mutatis mutandis aux atteintes à des droits protégés en
vertu de la présente annexe.
3) Les dispositions des codes nationaux des douanes traitant de la suspension de la mise
en libre circulation de marchandises soupçonnées d’être illicites s’appliquent mutatis
mutandis aux objets ou au matériel protégés en vertu de la présente annexe.
Article 63
Sanctions civiles
1) Les personnes visées à l’article 61 dont un droit reconnu a été violé ont le droit
d’obtenir le paiement, par l’auteur de la violation, de dommages-intérêts en réparation du
préjudice subi par elles en conséquence de l’acte de violation, ainsi que le paiement des frais
occasionnés par l’acte de violation, y compris les frais de justice.
Le montant des dommages-intérêts est fixé conformément aux dispositions pertinentes
du code civil national, compte tenu de l’importance du préjudice matériel et moral subi par le
titulaire de droit, ainsi que de l’importance des gains que l’auteur de la violation a retirés de
celle-ci.
2) Lorsque les exemplaires réalisés en violation des droits existent, les autorités
judiciaires ont autorité pour ordonner que ces exemplaires et leur emballage soient détruits ou
qu’il en soit disposé d’une autre manière raisonnable, hors des circuits commerciaux, de
manière à éviter de causer un préjudice au titulaire du droit, sauf si le titulaire de droit
demande qu’il en soit autrement.
3) Lorsque le danger existe que du matériel soit utilisé pour commettre, ou pour
continuer à commettre, des actes constituant une violation, le tribunal, dans la mesure du
raisonnable, ordonne qu’il soit détruit, qu’il en soit disposé d’une autre manière hors des
circuits commerciaux de manière à réduire au maximum les risques de nouvelles violations,
ou qu’il soit remis au titulaire de droit.
4) Lorsque le danger existe que des actes constituant une violation se poursuivent, le
tribunal ordonne expressément la cessation de ces actes. Il fixe en outre un montant à verser à
titre d’astreinte.
Article 64
Sanctions pénales
1) Toute violation d’un droit protégé en vertu de la présente annexe, si elle est commise
intentionnellement ou par négligence grave et dans un but lucratif, est, conformément aux
dispositions pertinentes du code pénal national et du code national de procédure pénale, punie
d’un emprisonnement ou d’une amende suffisamment dissuasive, ou de ces deux peines.
2) Le tribunal a autorité pour :
i) porter la limite supérieure des peines édictées à l’alinéa 1) au double lorsque le
prévenu est condamné pour un nouvel acte constituant une violation des droits moins de
cinq ans après avoir été condamné pour une violation antérieure ou lorsqu’il est établi qu’il se
livre habituellement à de tels actes;
ii) ordonner la confiscation des recettes saisies au profit du titulaire des droits violés;
iii) ordonner la confiscation et la destruction des œuvres contrefaisantes ainsi que des
matériels ayant servi à la commission de l’infraction;
iv) ordonner la fermeture provisoire ou définitive de l’établissement d’édition, de
reproduction, de représentation ou d’exécution, de communication de l’œuvre ou de tout lieu
où l’infraction est commise;
v) ordonner la publicité de la condamnation à la charge du condamné.
3) Le tribunal applique aussi les mesures et les sanctions visées aux articles 62 et 63
dans le procès pénal, sous réserve qu’une décision concernant ces sanctions n’ait pas encore
été prise dans un procès civil.
Article 65
Mesures, réparations et sanctions en cas d’abus de moyens techniques
1) Les actes suivants sont considérés comme illicites et, aux fins des articles 62 à 64,
sont assimilés à une violation des droits des auteurs et autres titulaires du droit d’auteur :
i) la fabrication ou l’importation, pour la vente ou la location, d’un dispositif ou moyen
spécialement conçu ou adapté pour rendre inopérant tout dispositif ou moyen visant à
empêcher ou à restreindre la reproduction ou à détériorer la qualité des copies ou exemplaires
réalisés (ce dernier dispositif ou moyen étant ci-après dénommé “dispositif ou moyen de
protection contre la copie ou de régulation de la copie”);
Sixième partie
Dispositions particulières
Article 66
Effet rétroactif
1) Sous réserve des dispositions de l’article 59, les dispositions de la présente annexe
s’appliquent aussi aux œuvres qui ont été créées, aux interprétations ou exécutions qui ont eu
lieu ou ont été fixées, aux phonogrammes qui ont été fixés et aux émissions qui ont eu lieu
avant la date d’entrée en vigueur de la présente annexe, à condition que ces œuvres,
interprétations ou exécutions, phonogrammes et émissions de radiodiffusion ne soient pas
encore tombés dans le domaine public en raison de l’expiration de la durée de la protection à
laquelle ils étaient soumis dans la législation précédente ou dans la législation de leur pays
d’origine.
2) Demeurent entièrement saufs et non touchés les effets légaux des actes et contrats
passés ou stipulés avant la date d’entrée en vigueur de la présente annexe.
TITRE II
DE LA PROTECTION ET DE LA PROMOTION
DU PATRIMOINE CULTUREL
CHAPITRE PREMIER
DÉFINITIONS
Article 67
Patrimoine culturel
Article 68
Folklore
Article 69
Sites
Les sites sont des œuvres de l’homme ou œuvres conjuguées de l’homme et de la nature
ainsi que les zones, y compris les sites archéologiques, qui sont désignés d’importance du
point de vue historique, esthétique, ethnologique ou anthropologique, paléontologique ou
archéologique.
Article 70
Monuments
b) les biens concernant l’histoire, y compris l’histoire des sciences et des techniques,
l’histoire militaire et sociale ainsi que la vie des dirigeants, penseurs, savants et artistes
nationaux et les événements d’importance nationale;
c) le produit des fouilles archéologiques, tant régulières que clandestines, ainsi que les
découvertes archéologiques, notamment les gisements paléontologiques, les sites
archéologiques bâtis, les stations rupestres et les objets archéologiques d’importance
nationale;
d) les éléments provenant du démembrement de monuments artistiques ou historiques
et de sites archéologiques;
e) les objets d’antiquité tels qu’inscriptions, monnaies et sceaux gravés, poids et
mesures;
f) les produits de caractère ethnographique, tels qu’ornements et parures, objets de
culte, instruments de musique, objets d’ameublement, langues et dialectes, systèmes
d’écritures, produits de la pharmacopée, médecine et psychothérapie traditionnelles, traditions
culinaires et vestimentaires;
g) les biens d’intérêt artistique tels que :
i) tableaux, peintures et dessins faits entièrement à la main sur tout support et en toute
matière à l’exclusion des dessins industriels et des articles manufacturés décorés à la main;
ii) productions originaires de l’art statuaire et de la sculpture en toutes matières;
iii) gravures, estampes et lithographies originales;
iv) tapisseries, tissages, assemblages et montages originaux en toutes matières;
h) manuscrits rares et incunables, livres, documents et publications anciens d’intérêt
spécial notamment historique, artistique, scientifique, littéraire, isolés ou en collections;
i) timbres-poste, timbres fiscaux et analogues isolés ou en collections;
j) archives, y compris les archives photographiques, phonographiques,
cinématographiques, informatiques et multimédia;
k) objets d’ameublement, mosaïques et instruments anciens de musique.
Article 71
Ensembles
Les ensembles sont des groupes de constructions isolés ou réunis qui, en raison de leur
architecture, de leur unité ou de leur intégration dans le paysage, sont désignés d’importance
du point de vue esthétique, ethnologique ou anthropologique, paléontologique ou
archéologique.
CHAPITRE II
DE LA PROTECTION
Section I
Dispositions générales
Article 72
Procédure de protection
Article 73
Actes prohibés
Article 74
Libre utilisation
1) Les dispositions de l’article 73, alinéa 2), ne s’appliquent pas dans les cas suivants :
a) l’utilisation au titre de l’enseignement;
b) l’utilisation à titre d’illustration d’une œuvre originale d’un auteur, pour autant que
l’étendue de cette utilisation soit compatible avec les bons usages;
c) les emprunts pour la création d’une œuvre originale d’un ou plusieurs auteurs.
2) Les dispositions de l’article 73, alinéa 2), ne s’appliquent pas aux cas prévus au
chapitre IV du titre I de la présente annexe.
Article 75
Contrôle de l’État
Afin de prévenir leur pillage, leur perte ou leur détérioration, l’État assure le contrôle de
l’exportation, de la circulation, de l’aliénation et de la vente des biens culturels classés ou
non, recensés ou non, anciens ou récents.
Article 76
Droit de préemption
L’État jouit d’un droit de préemption sur tout bien susceptible d’enrichir le patrimoine
culturel de la nation.
Section II
Procédures de l’inventaire et du classement
Article 77
Notification de l’inscription
Article 78
Délais de classement
1) L’inscription devient caduque si elle n’est pas suivie, dans les six mois de sa
notification, d’une décision de classement.
2) L’inscription peut être prorogée en cas de besoin; dans tous les cas, la durée totale ne
peut excéder 18 mois.
Article 79
Notification du classement
Section III
Effets de l’inventaire et du classement
Article 80
Autorisation préalable
Article 81
Droit d’opposition
Article 82
Effets du classement
Les effets du classement suivent le bien culturel en quelque main qu’il passe.
Article 83
Conditions d’aliénation
1) Quiconque aliène un bien classé soit par vente, soit autrement est tenu, avant
accomplissement de l’acte d’aliénation, sous peine de nullité de celle-ci :
a) de faire connaître au bénéficiaire le statut de ce bien;
b) d’informer l’autorité compétente dans les quinze (15) jours précédant l’acte
d’aliénation dudit bien.
2) Tout bien classé appartenant à une personne morale de droit public ne peut être
aliéné qu’avec l’autorisation expresse de l’autorité administrative compétente.
Article 84
Droit de restauration de biens classés
L’État peut faire exécuter à ses frais des travaux indispensables à la restauration ou à la
conservation des biens classés ne lui appartenant pas. À cet effet, il peut d’office prendre
possession desdits biens pendant le temps nécessaire à l’exécution de ces travaux.
Article 85
Droit à l’indemnité
Article 86
Droit de visite
En raison des charges ainsi supportées par l’État, et lorsque le bien classé est de nature à
être ouvert au public ou exposé à sa vue, il pourra être établi, au profit du fonds spécial prévu
à l’article 95, alinéa 2), ci-après, un droit de visite dont le montant sera fixé par l’autorité
compétente.
Article 87
Violation de l’autorisation préalable
Lorsque les travaux visés à l’article 80 ci-dessus sont entrepris sans l’autorisation
préalable et dès qu’elle en a connaissance, l’autorité nationale compétente ordonne
l’interruption immédiate de ces travaux et la remise en l’état antérieur, aux frais des
délinquants, du bien culturel dont elle assure la garde ou la surveillance jusqu’à ce que le bien
ait retrouvé son identité intégrale.
Article 88
Aliénation illicite de matériaux ou de fragments
Article 89
Protection des biens immeubles classés
Article 90
Conditions de classement
1) Le classement d’un bien peut donner lieu au paiement d’une indemnité en réparation
du préjudice pouvant en résulter.
2) Les actes administratifs de classement déterminent les conditions du classement à
l’amiable.
3) À défaut de consentement du propriétaire, le classement est prononcé d’office. La
demande d’indemnisation doit être présentée à l’Administration nationale compétente dans les
six (6) mois de la notification de l’acte de classement d’office, sous peine de forclusion. Les
contestations sur le principe ou le montant de l’indemnité sont portées devant la juridiction
compétente dans le ressort duquel est situé, ou détenu, le bien classé d’office.
Article 91
Expropriation pour cause d’utilité publique
1) L’État peut exproprier, dans les formes prévues par la législation sur l’expropriation
pour cause d’utilité publique, des propriétaires de leurs biens classés ou inscrits sur
l’inventaire, ainsi que les propriétaires de biens dont l’acquisition est nécessaire pour isoler,
dégager ou assainir les biens classés.
Article 92
Exception à l’expropriation
Aucun bien classé ou inscrit dans l’inventaire ne peut être compris dans une enquête aux
fins d’expropriation pour cause d’utilité publique ou dans une zone spéciale d’aménagement
foncier, s’il n’est préalablement déclassé, ou si l’inscription dans l’inventaire n’est rapportée
en raison de la priorité, hautement justifiée, accordée à l’opération foncière envisagée sur les
considérations d’ordre culturel; il n’y a d’exception que si ladite opération ne nuit en rien à la
conservation et à la préservation du bien classé.
CHAPITRE III
DE LA SAUVEGARDE
Article 93
Moyens de sauvegarde
CHAPITRE IV
DE LA PROMOTION
Article 94
Droit au patrimoine culturel
L’État reconnaît :
a) à tout citoyen le droit d’accès aux valeurs du patrimoine culturel;
b) aux artisans, artistes et autres créateurs, le droit à l’aide et à l’encouragement.
Article 95
Moyens de promotion du patrimoine culturel
CHAPITRE V
SANCTIONS
Article 96
Pénalités pour infraction à la protection des biens culturels
1) Toute infraction aux dispositions des articles 80 et 81 de la présente annexe est punie
d’une amende dont le montant est fixé conformément aux dispositions des législations
nationales en la matière, sans préjudice de l’action en dommages et intérêts qui peut être
exercée par l’autorité nationale compétente.
2) Quiconque intentionnellement enfreint les dispositions de l’article 73 de la présente
annexe est puni d’une peine d’emprisonnement et d’une amende conformément aux
dispositions des législations nationales en la matière sans préjudice de tous
dommages-intérêts.
3) Est frappée d’une peine d’emprisonnement ou d’une amende ou de ces deux peines à
la fois, toute infraction aux dispositions des articles 83 et 88 de la présente annexe.
CHAPITRE VI
DISPOSITIONS DIVERSES ET FINALES
Article 97
Commission supérieure du patrimoine culturel national
Il est institué dans chaque État membre, une Commission supérieure du patrimoine
culturel. Cette commission est consultée sur toute question concernant la protection, la
sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel.
Article 98
Modalités d’application
Les modalités d’application des dispositions des articles 72, 75, 76, 86 et 87 sont fixées
par des textes réglementaires.
Article 99
Dispositions finales
ANNEXES VIII À X
. . .5
* Titre officiel.
Entrée en vigueur : voir l’article 43 de l’Accord.
Source: communication de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI).
Note: édition du Bureau international de l’OMPI.
** Ajoutée par le Bureau international de l’OMPI.
1
Pour les annexes I (Des brevets d’invention), II (Des modèles d’utilité), III (Des marques de produits ou de
services), IV (Des dessins et modèles industriels), V (Des noms commerciaux) et VI (Des indications géographiques), voir
Lois et traités de propriété industrielle, TRAITES MULTILATERAUX — texte 1-018 (N.d.l.r.).
2
Pour les annexes VIII (De la protection contre la concurrence déloyale) et IX (Des schémas de configuration
[topographies] de circuits intégrés) voir Lois et traités de propriété industrielle, TRAITES MULTILATERAUX —