Tourisme et Développement Durable à Diana
Tourisme et Développement Durable à Diana
DEPARTEMENT DE GEOGRAPHIE
----oOOOo----
Présenté par
Sous la direction de
----oOOOo----
Présenté par
Sous la direction de
REMERCIEMENTS............................................................................................................... iii
LISTE DES ABREVIATIONS ............................................................................................... v
GLOSSAIRE ........................................................................................................................... vi
RESUME ................................................................................................................................ viii
ABSTRACT ............................................................................................................................. ix
INTRODUCTION .................................................................................................................... 1
PREMIERE PARTIE :LE NORD DE MADAGASCAR : UN ESPACE
GEOGRAPHIQUE FAVORABLE AU DEVELOPPEMENT TOURISTIQUE .............. 4
CHAPITRE I : CADRE GENERALE DE LA ZONE D’ETUDE ....................................... 5
CHAPITRE II : AMENAGEMENT TOURISTIQUE ET DEVELOPPEMENT : UNE
NOTION PRISEE PAR LES PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT ....................... 10
CHAPITRE III : ATOUTS ET CONTRAINTES DU MILIEU PHYSIQUE DU NORD
DE MADAGASCAR AU DEVELOPPEMENT TOURISTIQUE..................................... 30
DEUXIEME PARTIE :LES RETOMBEES SOCIO-ECONOMIQUES ET
ENVIRONNEMENTALES A DIFFERENTES ECHELLES DU SECTEUR
TOURISTIQUE DANS LE NORD DE MADAGASCAR .................................................. 38
CHAPITRE IV : QUELQUES RETOMBEES SOCIO-ECONOMIQUES ET
ENVIRONNEMENTALES REGIONALES ET LOCALES DU DEVELOPPEMENT
TOURISTIQUE. ..................................................................................................................... 39
CHAPITRE V: LES CONTRIBUTIONS DES POLITIQUES TOURISTIQUES AU
DEVELOPPEMENT REGIONAL ET LOCAL ................................................................. 70
TROISIEME PARTIE : PERSPECTIVE POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE
LOCAL DANS LA PARTIE NORD DE MADAGASCAR ............................................... 78
CHAPITRE VI : DE L’URGENCE DE LA MISE EN ECOTOURISME DU
COMPLEXE RAMENA ........................................................................................................ 80
CHAPITRE VII : IMPACT POSITIF DES VILLAGES, VILLE ET REGION
AUTOURS DES AIRES PROTEGES.................................................................................. 97
CHAPITRE VIII: DE LA PERTINENCE DE LA MISE EN PLACE D’UN TOURISME
A BASE COMMUNAUTAIRE ........................................................................................... 101
CONCLUSION ..................................................................................................................... 114
ANNEXES ............................................................................................................................. 119
i
LISTES DES TABLEAUX .................................................................................................. 130
LISTE DES GRAPHES ....................................................................................................... 130
LISTE DES FIGURES ........................................................................................................ 131
LISTE DES PHOTOS.......................................................................................................... 131
ii
REMERCIEMENTS
Ce présent mémoire a été achevé grâce à une étroite collaboration avec notre
encadreur Monsieur Maholy Félicien RABEMANAMBOLA, Maître de conférences au
Département de Géographie à l’Université de Toamasina. Nous lui adressons notre gratitude
en raison de son assistance et ses soutiens par moyen de courriel électronique parvenant à
nous aider à réaliser cette œuvre malgré notre distance.
Nous tenons à remercier tous les enseignants et tout le personnel du dit Département
qui ont assuré notre formation universitaire.
Nous remercions tous ceux qui ont apporté leur contribution à l’aboutissement de ce
travail :
- Nos parents et nos entourages qui ont fait preuve de générosité en faveur de nos
études ;
- Madame la Directrice Générale de l’ONG Azimut étant très accueillante ayant fourni
des documentations;
- Tous les habitants de la commune rurale de Ramena, de Mahagaga, d’Andavakoera
et d’Ankorikahely qui nous ont accueilli lors de nos enquêtes sur terrain ;
-Tous les responsables touristiques etdes techniques qui nous ont reçu respectueusement
et offert les différentes informations nécessaires à notre travail ;
Enfin, tous ceux qui ne figurent pas dans cette énumération, mais qui ont contribué de près ou
de loin à son achèvement, qu’ils soient tous infiniment remerciés.
iii
« A LA MEMOIRE DE MA MÈRE »
iv
LISTE DES ABRÉVIATIONS
v
GLOSSAIRE
1.
avec l'espace disponible.
2.
l’aire protégée pour découvrir un ensemble de points
d’attraction (station naturel ou culturelles) et pour jouir des
facilités de service. En terme technique, le circuit est un
trajet de sentier pédestre ou un trajet composé d’une partie
sentier pédestre et une partie piste carrossable en voiture. Le
trajet a une entrée et une sortie (souvent au même point pour
un circuit en boucle).
Commune Selon la définition constitutionnelle, la commune est une
3.
collectivité territoriale décentralisée de base. La commune,
collectivité locale de droit public, est dotée de la personnalité
morale et de l’autonomie financière et administrative. Ses
organes, le maire et les conseillers sont élus au suffrage
universel direct et ils administrent librement la commune. En
matière de développement économique et social les
compétences de la commune tiennent essentiellement des
principes de proximités d’appartenance.
Collectivité locale l’expression désigne dans le langage courant ce que la
4.
constitution nomme « collectivité territoriale.
vi
7.
Décentralisation La décentralisation est un système d’administration dans
lequel le pouvoir de décision est exercé à la fois par l’État et
par des personnes morales autonomes soumises au contrôle,
en principe de légalité, des autorités étatiques. Autrement dit,
la décentralisation consiste dans le transfert d’attributions de
l’État à des collectivités ou institutions différentes de lui et
bénéficiant, sous sa surveillance, d’une certaine autonomie
de gestion.
Développement processus d’accroissement de la richesse etd’amélioration
8.
des conditions d’existence (matérielles, sanitaires,
culturelles, affectives et politiques) d’une population se
prenant en charge.
Développement durable le développement durable est un mode de développement «
9.
qui répond aux besoin des générations présentes sans
compromettre ceux des générations futures ». Définition du
rapport BRUNDTLAND (1987).
Houle Selon Définition LAROUSSE 2005, mouvement
10.
d’ondulation de la mer, sans déferlement des vagues.
11.
géographie, domaine géomorphologique compris, au sens
strict, entre les plus hautes mers et les plus basses mers, mais
en fait étendu à l’espace influencé par les forces marines
agissants au contact du continent.
Station Balnéaire Petite ville du littoral où des touristes viennent en nombre
12.
vii
RESUME
Quatrième baie de Diégo Suarez, la baie des Français est situé à cheval entrela ville
d’Antsiranana et la commune rurale de Ramena. Son relief exceptionnel domine le paysage
marin, doté d’un microclimat recouvert d’une forêt caducifolié favorable à la mise en valeur
du tourisme. Trois communes littorales contribuent au développement durable de la baie de
Français : la ville de Diégo, commune rural de Ramena et FokontanyMahagaga. Ce dernier se
situe à l’arrière-pays pourtant le concept du développement local nous laisse le champ de
notre réflexion en tant qu’étude géographique.
Par ailleurs, l’arrivée massive des touristes dans le Nord, à NosyBe (pôle touristique
de Madagascar), motive les opérateurs touristiques d’accélérer l’essor des ’infrastructures
d’hébergement hôtelière et sur la restauration.
Malgré la politique optée par le Ministère du Tourisme depuis 1989 jusqu’à ce jour, le
code du tourisme n’a pas encore changé d’après l’affirmation Richard BOHAN. Le pays en
voie de développement a besoin de l’économie à long terme ou durabilité donc le tourisme
considéré comme un secteur apte à diminuer la pauvreté.
viii
ABSTRACT
Fourth bay of Diego-Suarez, located near the city of Antsiranana and the rural town of
Ramena. Its exceptional relief dominates the marine landscape, endowed with a microclimate
covered with a deciduous forest which is favorable to tourism. Three coastal communities that
contribute to the sustainable development of French Bay: the town of Diego, rural commune
of Ramena and Mahagagafokontany. The last one is located in the hinterland, yet the concept
of local development let us this field of our reflection as a geographical study.
Moreover, the massive arrival of tourists in the north, in Nosy Be (the tourist pole of
Madagascar), motivates toursto operators to accelerate the development of hotel
accommodation infrastructure and catering.
Despite the policy opted by the Tourism department since 1989 untilnow, the tourism code
has not yet changed according to the statement of Richard BOHAN. Developped country
needs the long-term economy or sustainability so, tourism was considered as a sector able to
reduce poverty.
The town of Diego has felt the development of tourism activities compared to other
commune, from which the detriment or disadvantage of the rural environment. Besides,
tourist development cause environmental nuisances such as; Marine and coastal ecosystem
pollution and overexploitation of natural resources. The realities bring a proposal
improvement of tourist activities to become a major axis of the ecotourism development
which answers the question of the local sustainable development. Hence as well, the
perspective of establishing a type of community tourism so that the local population becomes
an actress and a participant in the development of tourism.
ix
INTRODUCTION
Le tourisme connaît une forte progression depuis le début XXIème siècle. En effet, il
ressort des données publiées par l’organisation mondiale du tourisme (OMT) qu’en 2012,
l’effectif des touristes internationaux s’élevait à 1,035 milliards. Pour l’année 2013, cet
effectif a augmenté de 5% lors du premier semestre. Pour l’avenir, c’est-à-dire à l’horizon
2020, les touristes qui auront voyagé à l’échelle mondiale pourraient atteindre 1,6 milliards.
Conscient de cette situation, l’Etat malgache a choisi de mettre en œuvre une politique
qui s’oriente vers l’épanouissement du secteur tourisme. Aussi, un programme socio-
économique visant à valoriser ce secteur qui était implanté dès 1989. Elle constitue l’un des
axes centraux d’une nouvelle stratégie de développement telle que celle présenté par le
Madagascar Action Plan (MAP). A l’heure actuelle, Madagascar est reconnue comme une
destination écotouristique à l’échelle mondiale, avec ses richesses en biodiversités, ses
vestiges culturels et son souvenir du passé de la royauté ainsi que sa tradition
impressionnante. En effet, il est choisi pour l’année 2013, par LonelyPlanet parmi les dix
meilleures destinations touristiques du monde. Mais certains efforts sont encore à déployer
pour que le tourisme ait sa véritable place dans l’économie nationale.
1
La région DIANA (délimitation administrative), dispose de diverses potentialités
touristiques (les plages, les baies, les rades, NosyHara, Montagne d’Ambre, le Tsingy rouge,
Tsingy de l’Ankarana), se répartissant dans diverses zones. Parmi ces dernières, la ville de
Diégo et ses alentours possèdent des patrimoines touristiques, en particulier la baie de
Français incluant la baie de Diégo-Suarez. Pourtant, cet endroit reste méconnu par la plupart
des touristes, qu’ils soient nationaux ou internationaux. Or le fait de valoriser ou de relancer
ce site touristique pourrait contribuer au développement de cette zone: il y aura augmentation
du nombre de touristes et l’effectif des personnes qui travaillent dans ce secteur sera en
hausse.
2
La partie la plus étroite de la baie de Diégo Suarez a une morphologie qui ressemble à
la gueule ouverte d’un ours. Un site déjà connu depuis très longtemps par les navigateurs
Portugais et autres Européens vers la route des Indes Orientales.
Cette baie qui se trouve sur les routes maritimes de l’Océan Indien offre un avantage pour
l’abri sur contre intempéries
A Madagascar cette partie Nord de l’île a été déclaré patrimoine culturel national,
selon enquête sur terrain prendre de photo en face de pain de Sucre est l’une des activités
préférés des touristes.
3
PREMIERE PARTIE : LE NORD DE MADAGASCAR : UN
ESPACE GÉOGRAPHIQUE FAVORABLE AU
DEVELOPPEMENT TOURISTIQUE
4
CHAPITRE I : Cadre général de la zone d’étude
Très complexe, la zone d’étude est composée de quatre types d’espace : littoral, rural,
urbain et Montagnard. Ce dernier est pourtant exclu de tourisme Montagnard car elle ne
remplit pas la condition exigée selon la Loi Montagne qui se définit comme les espaces situés
à plus de 600m d’altitude.
1. Zone d’étude
L’anse de Melville est dominée par trois pentes abruptes en donnant la vue
panoramique. Elle abrite un petit port, le deuxième port de Diégo fréquenté par des voiliers et
des bateaux de plaisances.
5
Carte 2 : Délimitation de la zone d’étude
Les trois communes que nous allons traiter sont situées dans l’extrême Nord de
Madagascar appartenant aux districts : Diégo I et II, dans la région DIANA d’après la
division administrative.
6
Pour Diégo I, nous ne définissons que la ville de Diégo en tant que chef-lieu de
région. Situé entre 49°17' de longitude Est et 12°16' de latitude Sud. Et Diégo II comporte
deux communes rurales : commune Rurale de Ramena et le fokontanyde Mahagaga
(commune Mahavanona).
La limite pour la ville de Diégo au Nord par l’Anse de la Dordogne et au Sud par la
latitude du PK7 de la RN6 et à l’Ouest par la plaine d’Anamakia. Les limites d’Antsiranana
II : au Nord par le Cap Miné, à l’Est de la façade de l’Océan Indien et au Sud par la commune
rurale d’Anivorano Nord mais, notre étude se limite finalement à Mahagaga.
Le choix du sujet n’est pas facile. Il a été avant tout dicté par diverses raisons :
2.1. La problématique
Pour ces diverses raisons, il nous semble nécessaire de faire une étude sérieuse sur
cette zone. La problématique suggérée qui en résulte est donc la suivante : « Dans quelle
mesure l’aménagement touristique de la baie des Français pourrait-il contribuer au
développement durable régional et local ? »
Cette problématique nous amène à choisir un thème intitulé : « LA BAIE DES
FRANÇAIS : UN ENJEU DU DEVELOPPEMENT DURABLE POUR LES
DISTRICTS DE DIEGO I et II (REGION DIANA) ».
7
1-Comment valoriser les ressources locales (humaines, culturelles, sociales, économiques,
etc.) pour que les habitants soient des partenaires actifs dans la relance de cette politique
touristique ?
2- Dans quelle mesure pourrait-on pérenniser le développement touristique dans cette zone ?
1. Objectif
- Mieux cerner la problématique qui freine l’aménagement touristique régional et
local.
- illustrer les solutions prioritaires qui pourront améliorer les conditions de vie des
populations concernées.
2. Résultat attendus
Après l’aménagement touristique, nous allons plus tard prolonger le nombre et durée
moyenne de séjours des touristes dans le Nord. A titre de comparaison, le séjour moyen d’un
touriste dans le Nord varie entre 4 et 5 jours cependant, dans le Sud cette durée peut aller de
7 à 10 jours.1
1. La documentation
Dans la première phase, nous avons effectué des travaux de recherches théoriques de
Toamasina, basés sur diverses bibliographies auprès de bibliothèque de la Faculté des Lettres
et Sciences Humaines de Barikadimy à Toamasina, du département de la géographique à
l’Université d’Ankantso (Tananarive). Des ouvrages généraux et spécifiques, des articles, des
tableaux statistiques, de site internet et des logiciels spécialisés : Google Earth, Qgis pour
visionner les images satellites de notre zone d’étude.
Les travaux sur terrain ont duré entre 2014 et 2015. La population locale et les acteurs
touristiques, les hôtels et les restaurants nous ont fourni des informations à ce propos. La
1
SRDE Diana, p41.
8
collecte de donnée a été effectuée sur huit descentes sur terrain avec la participation des
différents partenaires locaux dont MBG qui est la gestionnaire de l’Aire protégée d’Oronjia,
ONG Azimut, ORTDS et les guides régionaux et locaux.
Nous avons utilisé des fiches d’enquêtes et questionnaires de types ouverts et fermés
pendant les entretiens. Ces enquêtes nous ont obligés à demander l’avis de cent cinquante
individus enquêtés qui se répartissent comme suit : trente touristes dans la zone pour évaluer
leurs attentes en matière du tourisme, vingt porteurs locaux et trente habitants. A cela
s’ajoute, des acteurs touristiques notamment quinze hôtels et dix restaurants.
Nous avons établi des questionnaires guides ménages et village. L’échantillonnage est fixé
en fonction des hameaux et villages visités ou enquêtés. Le taux est 1/100è pour les gros
villages et 1/10è pour le plus petit village en passant par des questions ouverts.
Limite de l’étude
Ce mémoire est une étude de géographique, et non un rapport sur les activités
touristiques de la partie Nord Madagascar ou sur les dégâts qui touchent la partie maritime et
arrière-côte (les Aires protégées). Il peut y avoir des lacunes et erreurs éventuelles.
Nous avons été confrontés à l’absence d’ouvrages spécifiques de la baie des Français
au cours de la collecte des données secondaires; outre, l’indisponibilité de certains
responsables ; enfin la défense d’accès aux rivages.
Les côtes de baie sont clôturées, généralement du domaine privé (propriété privée) où
demeurent les personnes attachées au territoire qui appartient au militaire Malagasy. Nous
avons rencontré des difficultés majeures : des petits problèmes financiers, insuffisance des
données disponibles et surtout concernant les chiffres des revenues des habitants car les
personnes enquêtées ont été réticentes pour communiquer ces renseignements confidentiels.
9
CHAPITRE II : AMENAGEMENT TOURISTIQUE ET DEVELOPPEMENT : UNE
NOTION PRISEE PAR LES PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT
Le tourisme est un réel pilier du développement économique pour les pays les moins
avancés, tels que Diego Suarez. Pour qu’il y ait tourisme, il faut que quatre paramètres
essentiels soient réunis dont : le goût de l’exotisme, de la découverte d’autres cultures, de
l’argent disponible pour d’autres activités non essentielles, du temps libre et des
infrastructures de communication sécurisants et facilitant le voyage et le séjour2
L’espace naturel et les sites culturels sont souvent les principales richesses touristiques
d’un pays et la première motivation des voyageurs qui s’y rendent. A ce propos, la partie
Nord de l’île dans son ensemble, et autours de la baie des Français en particulier, dispose de
potentialités importantes en termes de sites et de produits exploitables.
Sur le plan historique, le tourisme est une tendance apparue au XVIIème et XVIIIème
siècle initiée par le grand Tour de l’Europe effectué par de jeunes britanniques pour compléter
leur éducation. Au XIXème siècle, il était réservé aux élites. Le tourisme de masse n’a
commencé qu’avec le développement des loisirs, de voyages organisés après la Seconde
Guerre Mondiale. C’est dans ce nouveau contexte socio-économique qu’apparue la vague du
tourisme de masse. Ce mode de tourisme permet aux masses populaires de voyager et soutenir
le secteur économique du tourisme. Les touristes se retrouvent, ainsi, dans une bulle coupée
des réalités quotidiennes du pays qu’ils visitent et n’ont aucun contact avec la population local
et ses mœurs.
2
Cours géographie du tourisme en 3è année.
10
1.2. L’aménagement du territoire
L’aménagement du territoire un terme devient en vogue partout dans les pays Nord tel
que le Sud. Pour les pays en développement dont les pays africains n’appliquent tardivement
cette politique étatique, l’économie s’est cristallisée dans la morosité3. Pour Antsiranana, le
tourisme est la deuxième activité de la ville de Diégo (42Km² de superficie), cette ville
possède des valeurs patrimoniales susceptibles d’être conservé. En 2014, nous avons effectué
des enquêtes : dix étudiants, dix enseignants et deux personnes de chaque fokontany de Diégo
ville. Peu de personne connaît sa localisation et son histoire.
Tout a commencé à Cap Diégo quand les colons ont occupés Diégo Suarez selon
accord de l’ « Acte » de Berlin le 23 février 1885 que les membres de la conférence a conclu :
« toute puissance européenne installée sur la côte peut étendre sa domination vers l’intérieur
jusqu’à rencontrer une sphère d’influence voisine. Mais le traité exclut le principe de
l’hinterland qui permet l’annexion automatique de l’arrière-pays par un Etat maîtrisant son
littoral ».4 Pendant ce temps l’armée Radama avait occupé Ambohimarina(Mahagaga à
l’heure actuelle.) C’est à Cap Diégo que fut installée la garnison composée d’une compagnie
de tirailleurs Sakalava et d’une compagnie disciplinaires.
Quand on parle Diégo Suarez, une ville rencontre entre deux mers : à l’Est Océan
Indien et à l’Ouest le canal de Mozambique. A l’intérieur, le plan d’eau la baie de Diégo qui
est déclarée étant« la deuxième plus belle baie au monde », cette baie domine le paysage
3
Aimé Odon RAZAFIARIVON, Aménagement du territoire et le développement communal, 2014, Université
de Toamasina. P 26.
4
[Link].
11
marin local et elle est le carrefour des 4 baies : baie des Français, baie de Cailloux blanc, baie
de Tonnerre baie de Cul de Sac.
Comme il est possible de le voir à la toponymie des rues et des lieux, l’urbanisme de
la ville est fortement marqué par la présence française et la preuve visible avec le plan en
damier autour de trois longes artères, la rue Colbert, le boulevard Bazeilles et la rue de la
Mairie, bordées de maisons de pierre empreinte de la colonisation française. Les deux photos
ci-dessous présentent un bel exemple de la présence des maisons qui ont été construit durant
la période coloniale.
12
Ces deux photos illustrent quelques bâtiments construits en dure du style coloniaux. Ils
témoignent que la ville de Diégo Suarez est une création des colons français. Et il est sens
doute que le plan d’urbanisme actuel de la ville résulte du plan d’aménagement initial
effectué par le Marechal Joffre en 1901.
A Madagascar, Diégo Suarez est une ville moderne pourtant elle est à sa
caractéristique à l’instar d’autres telles que celles de Toamasina (Ampasimazava) une ville
qui est née au XVIème siècle avec les maisons de style créole et de Tananarive (Andohalo).
Le mot « aménagé » est utilisé quand les espaces reçoivent des flux touristiques : « par
voie des conséquences, les pratiques d’analyses fondées sur l’appréciation des résultats des
projets, des stratégies, des politiques engagées ou mise en œuvre »5. Il est conçu par les pays
riches, il s’agit bien de la mise en valeur d’un territoire.
5
Vincent VLÈS, Service public touristique local et aménagement du Territoire, Le Harmattan, 2001, p18.
13
Marine furent les premières à mettre les pieds dans la garnison à Diégo Suarez. Vers la fin de
l’année 1887, l’armée française comptait 1 900 hommes. En 1900, l’effectif des militaires
était de 5 000 hommes et cela, sous la direction du Maréchal Joffre; d’où l’étendue est
l’importance du quartier qui porte son nom. La ville de Diégo-Suarez est dominée par :
L’observation du terrain (site) nous mène à évoquer le besoin d’ajouter une autre
réalisation ou infrastructure en vue de continuer l’aménagement qui existe déjà. Un état des
lieux des aménagements est un portrait synthèse, dimensionnel des caractéristiques d'une ou
des communauté(s), des forces et des faiblesses à l'œuvre sur le territoire selon des enjeux de
l’environnement.
Le site dans la commune rurale de Diégo II, Ramena, reconnaît que ses atouts
touristiques sont plus valeureux que ceux de Diégo I. C’est pour cela que la Commune rurale
de Ramena refuse de s’intégrer à l’intercommunalité ACPU s’expliquant par le choix
d’autonomie en matière d’administration ou de gestion locale6. Par conséquent, surviennent
les mauvaises gestions aboutissant à la forte dégradation environnementale de ces milieux (la
côte et sur la partie du flanc de la plaine).
6
Enquête 2014.
14
Tableau 1 : Des sites et monuments inscrits sur l’inventaire National de Diégo Suarez
Nous avons identifié sur les listes d’inventaires lors de notre passage au Ministère de
la culture dans toutes les régions Diana mais, nous nous focalisons seulement sur celles qui
énumèrent les sites qui se trouvent aux alentours de la baie des Français.
Le point de vue d’Anosiravo avec son altitude qui donne une vue panoramique. Pour
la grotte de Pintade, elle est dans la zone militaire et dans l’aire protégé d’Orangea. Un
géographe, Lemoyne, a contacté un militaire .C’était en 1903: «elle a environ 500m de
longueur et communique en son milieu avec extérieur par des puits d’environ 20m de
profondeur régulièrement cylindrique », le caractère sacré subsiste en raison de respect de
l’interdit ou le « tabou » par les conservateurs, habitants. Le respect de sacralité de site
s’identifie également à la grotte de l’Ankarana. La dimension culturelle occupe
considérablement une place dans la baie des Français.
7
Information recueillie au Ministère de la Culture à Tananarive, 2014.
8
Manuel du Tourisme, p7.
15
Madagascar fait partie de la destination la plus choisie au monde grâce à ses diverses
richesses naturelles, faunes et flores comme l’étendue de magnifique de baie de Diégo.
Les hôtels et restaurants font partie de l’offre touristique proposée par le secteur touristique.
Il y a 107 hôtels dans le site, l’effectif de ces restaurants et hôtels sont moins
nombreux par rapport à l’étendue spatiale de ces deux districts. 1252 chambres sont
16
généralement dans la ville de Diégo. Les couverts sont au nombre de 4110. Ce chiffre est
insuffisant pour accueillir les touristes faisant leurs excursions hors de la ville.
Encore moins nombreux que la capacité d’accueil de Nosy-Be et Diégo Suarez, l’hôtel
d’Ambilobe a comme chiffre 48, dont 491 chambres (dans la ville majoritairement), avec 870
couverts. Enfin, les promoteurs du touriste s’intéressent davantage à la mise en œuvre du
projet l’aménagement touristique du Sambirano ou Ambanja. Ce milieu connaît 34 hôtels,
chambres : 324 et 665 couverts.
Bref, ces sites connaissent des établissements qui ont du mal à suivre normalement la
conformité exigée internationalement sur l’hygiène, entretient, qualité et de service
favorables au développement touristique.
Mario Polèse et Richard Shearmur (2005) a dit : « L’espace géographique, plus précisément
la distance, implique des coûts, tant pour les particuliers que pour les entreprises. Franchir
la distance qui sépare deux points de l’espace géographique exige des efforts, des ressources
du temps. Ce coût s’exprime de plusieurs façons : coût de transport des marchandises, coûts
de communication l’information, coût de de déplacement des personnes, etc. Les coûts sont,
en règle générale, d’autre plus élevés que la distance à franchir est grande. On dit que les
coûts sont en fonction des distances »
Durant notre entretient au sein du Ministère du transport, il n’y a pas donnée fiable,
puisque nous avons fait des observations permanent que les opérateurs touristiques à sa
propre prix suivant l’état de leurs véhicules car les clients exigent souvent un 4X4 climatisé
lors de leur circuit.
17
Tableau 3 : Cotation des circuits du Nord
Location Prix
Ce tableau nous indique que les prestataires services proposent ce prix aux locateurs
ou opérateurs Touristiques mais il augmente durant saison de croisière « le Paquebot » car il y
a les voitures de location ne suffisent pas d’où loi de l’offre et la demande vont jouer. Partout
national que les agences louent le 4X4 sans carburant pour avoir de bénéfice et avec leur
chauffeur. La location de voiture compte une journée. Mais les touristes peuvent choisir leur
durée.
Le transport reliant Ramena et la ville de Diégo vaut 3000 Ariary le tarif. Les vieilles routes
qui ont été construites à l’époque des légionnaires, sont actuellement en mauvais état voire
mal entretenues. C’est la RN6 qui relie Diégo Suarez et Mahagaga. Apparemment, le
phénomène de surcharge demeure jusqu’à présent témoignant de la non-conformité à la
norme de transport. Par exemple, un 4L Renault arrive à remplir 10 passagers au maximum
pourtant, la réalité du Nord de Madagascar met en scène les surcharges d’une manière exiguë.
Il est assuré par des taxis-villes et les bus, même les touristes préfèrent plutôt la
location de Taxi pour aller visiter les sites les plus proches de Diégo par exemple : Ramena,
Parc National de Montagne d’Ambre et les Tsingy Rouges. A Diégo Suarez, il y a des taxis
spécialement pour les touristes, même les pays développés connaissent ce genre concurrence.
9
Plan de Développement Municipal de Diégo Suarez, p30.
18
2.2.2. Le transport maritime
Diégo Suarez, fameuse ville dotée de port à la fois commercial et de guerre, en effet,
elle, dispose de deux ports maritimes qui garantissent une grande partie du trafic des
marchandises :
Le premier port c’est celui de Nièvre auquel les activités perpétuées constituent une
grande partie de l’économie locale, rattachées aux entités suivantes :
Sur ces photos, nous pouvons observer les deux principales activités portuaires de
Diégo Suarez. Il y a d’abord l’activité commerciale et puis il accueille les grands bateaux
touristiques. Ainsi, Chaque année, le port de Diégo accueille le paquebot. En réponse aux
questions ouvertes proposées en 2015 aux 100 touristes, le frais transport en croisière est
10
PUD Diégo, p27.
19
moins cher. L’agence « KOKOA Travel » connaît et maîtrise le terrain concernant les sites
touristiques à visiter d’où sa collaboration avec COSTA NEOROMANTICA.11
Le deuxième port se trouve sur l’anse de Melville, mérite du port de plaisance dans la
ville de Diégo. Appelé le port Jasmine, les petits bateaux comme les boutres et les bateaux de
plaisance sont réservés pour accoster sur cette zone. Le projet d’aménagement de cette anse
reste théorique et il va falloir procéder au financement et investissement si l’on veut réaliser.
Ce moyen de transport est à la portée des touristes qui ont suffisamment des moyens
financiers. La réservation au sein des agences de voyages durant l’été. « Il est l’instrument
privilégie de la mondialisation du tourisme. Il est rapide et permet de désenclaver de
nouveaux espaces et d’assurer leur promotion touristique».12
L’aéroport de Diégo Suarez est l’un des 12 aéroports concédés par l’Etat à l’ADEMA.
Un aéroport qui tient un rôle important non seulement pour le développement économique et
touristique de la région mais également le développement de la nation toute entière. En effet,
compte tenu de l’éloignement de la région d’une part et du mauvais état de la route; d’autre
part, beaucoup de gens tant opérateurs que particuliers utilisent l’avion comme moyen
privilégié de déplacement pour s’y rendre ou pour aller vers d’autres villes de la même
province ou des villes d’autres provinces13.
11
Entretien avec Lanto RAZARIMAHATRATRA/Cf. Annexe XI.
12
Cours géographie du tourisme en 3è année.
13
Pudi Diégo. Par contre Madagascar est à l’heure actuelle, les touristes internationaux changent leurs
destinations car le vol compromis du côté de service d’Air Madagascar qui est désappointant.
20
II. Le développement de l’espace touristique dans la partie Nord de Madagascar
La partie Nord de l’île connaît ses particularités biologiques et écologiques (la variété
de ses écosystèmes), mais ses ressources naturelles sont menacées par l’endémisme.
Enumérons les tourismes existants au Nord de Madagascar :
- le tourisme urbain,
- L’Ecotourisme,
- Le tourisme bleu ou Balnéaire.
- Le tourisme culturel
- Le tourisme d’affaire
En se référant au magazine Go To Madagascar, n°15, mars 2007, il n’y avait pas encore
de circuit reliant Nosy Be et le Nord en particulier Diégo Suarez. En effet, c’est cette dernière
qui devient le milieu ou cœur de circuit touristique. « Le développement économique est
stimulé par l’existence des villes. On entend souvent dire que les villes sont des moteurs de
développement »14. Suivant l’observation récente,la coopération entre le personne privée et
publique a favorisé l’aménagement touristique dans la région Diana (administration).
Les lieux visités fréquemment à Diégo sont pour voir la mer d’Emeraude avec son lagon
qui donne la couleur d’émeraude et c’est espace bien ensoleillé et la côte des baies de façade
de l’Océan Indien qui sont d’après les « 3 baies » : baie des Sakalava, baie des Pigeon et baie
14
POLÈSE (M) et SHEARMUR (R), économie urbaine et régionale, Economica, 2ème éd, Paris, p78.
21
des Dunes. Cette dernière est balnéaire. A cela s’ajoute, plage Ramena faisant partie de milieu
très visitée.
Enfin, la notion floue sur le type de tourisme relative au motif divers, nous pouvons
constater que le tourisme d’affaires se distingue des autres catégories (tourisme de vacances et
de court séjour, tourisme de santé, de pèlerinage, scolaire, et manifestations sportives…). Les
instruments humains diplomatiques sont concernés en matière de tourisme d’affaire, à
l’occasion de l’accomplissement de leur mission dans un pays étranger dans lequel la
conférence ou la réunion ou le traité s’élabore.
45 000
40 000
35 000
30 000
25 000
20 000
15 000
10 000
5 000
0
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
22
Cette figure nous expose des données pouvant nous aider à procéder à l’évaluation des
visiteurs dans le Nord de Madagascar. Il s’agit le district d’Antsiranana II qui est le facteur de
forte attraction touristique des touristes en raison de la faune et flore. Le parc National
Montagne d’Ambre qui est destiné à l’écotourisme.
Nous constatons que le chiffre d’effectif des touristes atteint 26 856 en 2008. La
chute est due aux tensions politiques de 2009 affectant le secteur touristique. De 2010 à 2012,
la situation se rétablit ou s’améliore de façon ascendante jusqu’au pic de 39 200 touristes à
force de déployer l’effort dans le Ministère du Tourisme.
En 2013, le nombre des visiteurs diminua de 32 500 par rapport à deux années
précédentes 2011 et 2012 à cause de trouble social qui se manifeste à Nosy Be comme le
lynchage de deux Européens. L’incident à un impact au niveau de la diplomatie entre la
France et Madagascar. Alors que cette grande île est dominée par le marché européen.
L’insécurité, vol, l’esbroufe terrorise les visiteurs étrangers dans les parcs (Montagne
d’Ambre et Ankarana).
Enfin, l’année 2014, nous remarquons qu’il y a un peu d’augmentation jusqu’à 33 000
des visiteurs, en raison de collaboration entre ORTDS, MNP Montagne d’Ambre et
collectivité locale aboutissant à l’opération visant la sécurisation des touristes en fonction de
gendarmerie.
23
-Le tourisme équitable et solidaire regroupe les formes de tourisme "alternatif" qui mettent
au centre du voyage l'homme et la rencontre et qui s'inscrivent dans une logique de
développement des territoires. L'implication des populations locales dans les différentes
phases du projet touristique, le respect de la personne, des cultures et de la nature et une
répartition plus équitable des ressources générées sont les fondements de ce type de tourisme.
-Le tourisme responsable, axé sur la connaissance des réalités locales, de la culture, des
modes de vie et aussi de la situation politique et sociale de tel ou tel groupe. Il alterne en
général activités culturelles et rencontres avec des acteurs locaux (association, projets
sociaux).
-L’écotourisme, qui peut être défini comme « une forme de voyage responsable dans les
espaces naturels qui contribue à la protection de l’environnement et au bien-être des
populations locales » (d’après la Société Internationale d’Ecotourisme-1991) demeure, malgré
son succès sur la scène internationale, un concept et un terme relativement peu employés en
France. Cependant, une multitude d’initiatives est en train de naître dans ce sens, comme la
création d’un magazine dédié à l’écotourisme (Ecotourisme Magazine) ou la création
d’associations (Association du Tourisme Equitable et Solidaire (ATES), Agir pour un
Tourisme Responsable).
- Le tourisme rural ou tourisme vert est un mode d’hébergement diffuse des
populations accueillis des zones rurales. Il est apparu dans les années 50 en réaction à la
construction de grandes constructions touristiques.
-Le tourisme social: c’est l’accès aux vacances du plus grand nombre (familles
modestes, personnes âgées, handicapés…). Organisé par les organisations à but non lucratif.
Tous ces propos donc forment le tourisme « alternatif ». Lesdites définitions mettent
au centre du voyage des rencontres, échanges, découvertes d’autres cultures, contribuant au
privilège en fonction de l’implication des populations locales dans les différentes phases du
projet touristique, ainsi que d’une répartition plus équitable des ressources générées.
1.3.1. Définition
Le tourisme durable est l'origine du développement durable. Nous allons mettre en
lumière d’abord le développement durable pour mieux comprendre le tourisme durable.
Le développement durable est une approche qui postule qu’un développement à long
terme n’est viable qu’en conciliant trois aspects indissociables : la rentabilité économique, le
respect de l’environnement et l’équité sociale. Parce que le développement ne peut être
24
durable que s’il est à la fois économique, social et environnemental, il doit s’appuyer sur trois
piliers. Il est avant tout un choix de société qui place l’être humain au cœur des
préoccupations et qui stipule que le développement ne peut se construire que par une
approche systémique. Sa caractéristique et sa spécificité sont liées au fait qu’il vise à
combiner ces 3 piliers au sein des stratégies nationales et internationales dans le respect de
l’individu, de ses valeurs et de l’éthique15.
Le tourisme durable s'inscrit donc dans une dynamique qui articule des modes de
déplacements, de production et de consommation éco responsables, tout en associant
étroitement les populations qui vivent, travaillent ou séjournent dans l'espace concerné au
projet de développement touristique et aux retombées socioéconomiques, équitablement
répartis.
15
Line BERGERY, le tourisme durable, université Du Sud-Toulon Var, 2008-2009, p8.
25
est relativement récente dans le secteur du tourisme car elle est apparue seulement en 1992
lors de la Conférence Internationale de Rio.
faire évoluer les pratiques actuelles des professionnels du tourisme vers des pratiques
durables;
fournir de meilleurs bénéfices économiques aux populations locales et améliorer les
conditions de vie des communautés d’accueil;
fournir aux touristes l’occasion d’une visite agréable et d’un contact enrichi de
relations étroites avec les populations locales et de la compréhension des
problématiques culturelles, sociales et environnementales particulières à ce coin de
pays;
appuyer la promotion du tourisme vert;
responsabiliser les individus, les organisations et les entreprises œuvrant dans le
secteur du tourisme et les informer de l’impact de leurs actions.
Dans le pays Sud, ce concept a met en place par des actions mobilisant les initiatives
locales au niveau des petites collectivités et des habitants eux-mêmes, éventuellement avec
une aide technique ou financière extérieure. Par exemple des organismes privés. A Diégo
Suarez, Les programmes de développement mis en place par plusieurs ONG après
l’indépendance ont surtout privilégié le secteur moderne et se sont ainsi détournés du bien-
être des populations rurales qui ont encore pour beaucoup des modes de vie peu satisfaisants.
Pour avoir tiré des leçons de ces observations, Azimut vise des actions de développement
participatif qui respectent les valeurs culturelles du milieu. Pour ce faire, Azimut effectue la
16
[Link]
26
promotion de petits projets de valorisation des ressources naturelles et de développement
écotouristique, s’assure qu’ils sont menés à terme et qu’ils tiennent compte des réalités
économiques et sociales.17
En réalité, chacune des villages à sa propre activité principale. Pour clarifier notre
explication nous allons diviser le contenu économie des fokontany étudié :
Ramena et Ankorikahely : il s’agit des villages littoraux proches de l’Aire protégé d’Orangea
et la Montagne des Français. L’économie est basé sur la pêche mais rien n’empêche de dire
aussi ils dépendent du charbonnage. Depuis que le Ministère de tutelle chargé de l’eau et
forêt a promulgué l’interdiction de la coupe de bois.
17
[Link]
27
Durant l’été austral c’est-à-dire le vent d’Est ou « VARATRAZA »la production baisse
car il n’y a pas des poissons à l’intérieur donc les poissons prend le fond de la profondeur
enfin les pêcheurs vont ramer jusque au large de l’Océan Indien et même au Canal pour avoir
la quantité des poisons.
Le cas d’Ankorikahely, avec une petite parcelle de terrain donc l’agriculture est
tournée vers l’autoconsommation.
Andavakoera : ce fokontany est isolé, il fait partie de l’aire protégé de la Montagne des
Français. Nous avons fait une observation sur le paysage du village, la construction en tôle
domine dans ce village. Ce que nous allons décrire en tant que village malagasy même il n’y a
pas des case typiquement Antakarana.
L’activité principale des villageois pratique du charbon qui s’étale du mois d’Avril au
mois de Novembre. A part cela, la population pratique également de la coupe des bois dur et
précieux tels que le genre Dalbergia (magnary), Albizia (bonara), tamarindus (madiro)… ;
L’artisanat : elle occupe une seconde place en ce sens qu’elle est pratiquée par les
femmes. C’est une activité lucrative ;
En milieu rural, élevage des bœufs ne sont pas négligé car il y a peu zone de pâturage
dans ce zone et l’élevage des poules donc l’une de source de revenue des habitants.
L’agriculture : les paysans d’Andavakoera cultivent du manioc et du riz, notamment de la
culture sur brûlis allant du mois de Novembre au mois de Décembre ; la cueillette : elle est
destinée à la vente au marché d’Antsiranana telle que le miel, les fruits sauvages (la papaye, le
cœur du bœuf ou « konokonozato », le citron).
2.2.2. Le milieu rural, un espace globalement fragile caractérisé par une faible
fréquentation des visiteurs
28
Tableau 5 : Motivation des visiteurs en espace rural, en 2015
Nous essayons de montrer sur ce tableau, les différents sites en dehors de la ville de
Diégo mais l’un qui ne figure pas dans notre zone d’étude, le Tsingy Rouge.
L’espace rural reçoit 999 des visiteurs il s’agit l’écotourisme dans la Montagne des
Français, ce chiffre est vraiment basse à cause de l’insécurité de site; jusqu’ à ce jour il est
encore classé zone rouge. Les Tours opérateurs ne s’intéressent pas à cause de la promotion
de site, pour eux il est spécialement pour les touristes sportifs non pour les âgées. Manque
des infrastructures,
Elle se trouve tout près de l’entrée de la baie et derrière la passe, réputé au niveau
international avec son lagon aux eaux cristalline qui donne la couleur impressionnante
d’Emeraude. Le nombre de touriste est de 4 489 cela signifie que la plage Ramena est
délaissée par des visiteurs internationaux à cause de la pollution de la mer.
Nous allons suivre l’itinéraire de Diégo à Tsingy Rouge sur la RN6, Mahagaga
possède les attraits touristiques qui ressemble du circuit au Sud de Madagascar avec le
paysage riziculture et le patrimoine histoire qui n’est pas encore à valoriser. Donc ce village
est aussi le passage pour les visiteurs alors qu’il y a beaucoup de chose à découvrir. Pour le
Tsingy rouge, les agences proposent une excursion aux touristes et ce chiffre dans une année
2015 atteint de 8 967.
29
CHAPITRE III : ATOUTS ET CONTRAINTES DU MILIEU PHYSIQUE
DU NORD DE MADAGASCAR AU DEVELOPPEMENT TOURISTIQUE
I. La baie des Français : un relief côtier dominé par une chaine montagneuse
A l’entrée de la passe, la partie terrestre présente des contrastes entre la partie Est et
Ouest et on a trouvé quatre types de reliefs : le plateau de Diégo Suarez ou est implantée la
ville de Diégo Suarez, la vallée de Betahitra, la fameuse Montagne des Français qui domine la
baie des Français et la presqu’île d’Orangea qui délimite la partie sud de la passe.
La Montagne des Français, ainsi nommé parce que c’est ainsi à son pied que s’établi, à
la fin du XVI è siècle, le pirate provençal MISSON, fondateur de la république de Libertalia,
est un plateau orienté Nord-Ouest/Sud-est dont les sommets sont situés entre 350 et 450 m
d’altitude, ils dominent donc les régions environnantes de 300 à 400 m et la brutalité des
escarpements subverti aux lui donne un aspect de « montagne ». Il est limité à l’Ouest par la
faille de Mahagaga et, suivant [Link], sa limite est d’origine lithologie. Le plateau à
15Km de long sur la largeur moyenne de 5Km ; il se prolonge vers le Sud par deux buttes
isolées : le mont carré et le mont Raynaud.
L’altitude et les pentes sont devenues des éléments majeurs de nombre d’espace
touristique surtout les villages proches de la Montagne, prenons l’exemple pour les Merina
du XIXe siècle avaient bâti leur Fort à Ambohimarina en face le Mont Renaud grâce à
30
l’altitude pour sa position stratégique enfin pour dominer la basse altitude. Pareille aussi pour
les Français à partir de l’Occupation du plateau d’Antsiranana.
Georges Rossi dit : « les calcaires lutétiens en position anormale sur les marnes
cénomaniennes fournissent dans la baie des Français l’un des plus beaux paysages d’une
région pourtant d’une grande richesse picturale ».
Sue cette photo, nous voyons le fameux Nosy Lonjo, au sud-est de la ville de Diégo
Suarez qui est un « pain de sucre » à environ 122 mètres d’altitude. « Le site présente un
caractère extraordinaire et grandiose au même titre que le pain de sucre de Rio de Janeiro ou
le Mont Saint Michel en Normandie ».18 A l’instar de toutes les montagnes, Nosy Lonjo est
caverneux et de roche calcaire.
Sa légende nous informe son origine liée à une querelle du XIXème siècle selon les
descendants des Antakarana et des Anjoaty, impliquant la séparation avec la Montagne des
Français. Un gouverneur Merina d’Ambohimarina guerroyait contre les habitants de ce Mont
« Lonjo ». La frayeur leur pousse à prier pour s’écarter de leurs redoutables ennemis. Par
conséquent, le Mont sur lequel ils s’abritaient se détachait de la terre ferme. Ceci est une
version parmi d’autres versions de la légende.
18
[Link]
31
1.2.2. Nosy Lonjo : le patrimoine national culturel de Madagascar
Tous les Samedis, les Antakarana et Anjoaty fréquentent le lieu de culte où l’arbre
sacré « palétuvier » se plante (voir photo 6). Ils y perpétuent un rituel traditionnel (vœux,
prière destinée aux ancêtres, offrande…). Tout de suite après, c’est la purification aux
baignades.
Pour ne pas compromettre la coutume locale, mieux vaut laisser intacte la zone de
rituel et proposons plutôt l’aménagement au belvédère du plateau en vue respect de leur
culture traditionnelle voire d’éviter toute sorte d’incidences pouvant se produire comme ce
qui se passe au Parc de national de l’Ankarana : la disparition des visiteurs et guides.
Toujours dans la baie des Français, près de Nosy Lonjo, un pied de palétuvier comme
nous avons vu sur la photo ci-dessus pousse sur le littoral qui présente un le lieu de culte très
fréquenté par les Antakarana et Sakalava.
19
Plan du Développement Municipal, p25.
32
2. La plage de Ramena, une station balnéaire importante (village des pêcheurs)
Se trouve dans le village d’Orangea (le village actuel de Ramena) le port des boutres
comportant quelques misérables case des indigènes selon la revue de Géographie de 1988
Les Français ont eu d’abord l’idée d’en faire une défense militaire comme nous
pouvons le voir à travers les vestiges, jusqu’à présent, les restes de ce fort et après c’est la
focalisation sur l’étude du relief afin de bien favoriser l’installation adéquate et nécessaire à la
zone et à la population locale.
Ramena est parmi la plus belle plage grâce à sa position géographique, bien à l’abri du
vent provenant de l’Est : « varatraza » (Alizée) et exhibant sa vue panoramique à travers le
paysage marine. La température de l’eau varie entre 25 ° et 27°C et le taux de salinité 35‰
cela fait que l’eau est baignade entre temps bien sécurisé et rassurant à défaut de vague et
requin, dont les services et activités touristiques sont profitables, rentables avec la motivation
des prestataires de réaliser des infrastructures (hôtels, restaurations…) sur le littoral.
20
Jean-Michel DEWAILLY et Émile FLAMENT : Le Tourisme, SEDES, p26.
21
[Link].
33
L’excursion à Ramena est une occasion pour les visiteurs de profiter de prise de
photos, visite de belvédère, des baobabs, de Montagne des Français.
Les trois baies attirent les amateurs des kite-surfs venant de l’Afrique, la Réunion
grâce au soufflement du vent « varatraza ».Tandis que la baie de Dune favorable à la
baignade en raison de barrières naturelles rocheuses.22
Le climat a un lien étroit avec de divers aspects du tourisme. Il peut déterminer non
seulement le séjour des touristes mais aussi il constitue une ressource touristique inestimable.
La détermination des conditions climatiques idéales par rapport à des seuils est
critique à la prise de décision, en particulier le choix des paramètres spécifiques du climat, tels
que la quantité de pluie ou la durée d’ensoleillement qui sont essentielles pour comprendre le
rôle du climat dans les décisions des touristes.
22
Observation sur terrain.
34
Tableau 6 : La température moyenne annuelle de la ville de Diégo de 2009-22013 (°C)
J F M A M J J A S O N D
27° 27° 27° 27° 26° 25° 24° 24° 25° 26° 27° 28°
29
28
27
26
25 Temperature en °C
24
23
22
J F M A M J J A S O N D
La Montagne des Français, avec son altitude 425mm le souffle du vent devient fort à
partir de 9h du matin, on peut bien aménager ce site montagnard. Notre rôle, les géographes
de proposer la durabilité de l’activité et qui ne dégrade pas l’écosystème.
35
1.3. L’absence de la pluviométrie
D’une manière générale, l’Océan indien joue pleinement son rôle au niveau de la
climatologie; le régime thermique de cette zone est caractérisé par l’alternance des deux
saisons à savoir la saison humide et la saison sèche.
Mois J F M A M J J A S O N D
Vent 15 13 14 17 20 23 27 29 30 28 22 17
Moyen
Direction S S SE SE SE SE SE SE SE SE SE SE
Vent 220 130 119 252 148 180 227 216 180 191 115 223
Maximum
200
180
160
140
120
100
P°(mm)
80
60
40
20
0
J F M A M J J A S O N D
Les mois les plus arrosés, novembre à avril, qui se produisent en été. Par ailleurs, on
constate aussi qu’entre le mois mai à octobre, on enregistre très faible précipitation. Nous
considérons que les mois secs sont ce qui reçoit moins 60mm de précipitation.
La saison sèche est très nette à Diégo avec 6 mois recevant des précipitations
négligeables. Au niveau de la baie règne en effet un micro climat nettement plus sec que sur
36
les régions avoisinantes. Le fait que la baie entourée de hauteurs importantes en est
probablement la cause.
Nous avons, par ailleurs, utilisé des données de Diégo Suarez sur 4 fokontany :
Ramena, Ankorikahely, Andavakoera et Mahagaga. Nous n’estimons que ces données soient
valables car il ne se trouve qu’à 20 km de la ville. Elles font partie de la zone tropicale à
saison sèche d’où à partir de la baie jusqu’au pointe Nord Cap d’Ambre où la pluviométrie
diminue. Il tombe environ 664,4 mm de pluie par an donc on observe que la sécheresse n’est
jamais absolue dans cette zone. Nous considérons que les mois secs sont ce qui reçoivent
moins de 60mm de précipitation. Donc, les conditions climatiques de la ville de Diégo Suarez
est généralement favorable au développement du tourisme que se soit balnéaire et
écotourisme.
37
DEUXIEME PARTIE
38
CHAPITRE IV : QUELQUES RETOMBEES SOCIO-ECONOMIQUES ET
ENVIRONNEMENTALES REGIONALES ET LOCALES DU DEVELOPPEMENT
TOURISTIQUE.
23
Cf. Annexe I.
39
Graphe 4 : Evolution du nombre d’emplois créés par le tourisme
2500
2000
1500
1000
500
0
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Créer des emplois est l’une des principales contributions que le tourisme peut apporter
à la qualité de vie des communautés d’accueil. En effet, le nombre d’emploi ne cesse
multiplier de 2007 à 2014 à Diégo Suarez. Ce sont ceux provenant issus des établissements
d’hébergement et de restauration qui prédominent sur ceux des Entreprises de voyages et
prestation touristiques sur l’offre d’emploi. En 2008, il y a eu à Diégo Suarez 134
établissements d’hébergement, restauration et agences de voyages enregistrés totalisant 1422
emplois. Au niveau national, 25 662 emplois en 2008 et 37 666en 2014.
Des emplois secondaires sont générés par le tourisme international, il est reconnu que
chaque emploi direct arrive à créer environ trois emplois secondaires24. Ils se répartissent dans
des services divers (transport, commerce, artisanat), l’approvisionnement (alimentation autre
que la restauration, énergie, agro-alimentaire, industrie), le secteur immobilier (construction,
entretient, maintenance, réhabilitation).
La population riveraine autour de la baie emploie des boutres afin de relier l’anse de la
Dordogne (Diégo Suarez) et la mer d’Emeraude.
24
[Link]
40
Avec les principes de bonnes pratiques sur l’emploi nous avons l’idée de prendre le
guide vers le tourisme durable signé par Klaus Toepfer et Francesco Franialli en matière
d’emploi :
- Promotion de l’emploi
- Sécurité de l’emploi
- Formation
Offrir les meilleurs salaires, avantages sociaux et conditions de travail favorables. Les
avantages sociaux sont liés à la cotisation aux régimes d’assurance maladie, maternité, de
prévoyance, de formation et de retraite lorsqu’ils ne sont pas dictés par la règle juridique. A
cela s’ajoutent des services comme le logement, la nourriture et les soins médicaux efficaces
devant être garantis en cas échéant. Que l’offre de ces services soient assuré avec
transparence et équité suivies de satisfactions.
- Âge minimum
- Hygiène et sécurité
Proposition et mise en place des normes et programmes d’hygiène et de sécurité pour les
employés.
41
2. Diégo Suarez : premier bénéficiaire du développement touristique
Les prestataires ont amorcé la construction d’hôtels de luxe et bien équipés aptes à
satisfaire les besoins des touristes étrangers.
DOUBLE 95 000
Le tarif des chambres est à la portée des touristes nationaux ou internationaux mais
d’autres hôtels sont chers, comme pour le cas des 4 étoiles comme Hôtel Allamanda. L’hôtel
et restaurant sont principales unités d’exploitation économique du tourisme à Diégo.
% 32 43 42 40 38 46 48
25
Observation sur terrain
42
Graphe 5 : Variation annuel des taux d’occupation d’hébergement
60
50
40
30
Pourcentage (%)
20
10
0
2008 2010 2012 2014 2016
Telle est l’échantillon sur le taux d’occupation d’hôtel d’après Allamanda. La courbe
nous montre le taux d’occupation d’hébergement dans un établissement hôtel. Cette analyse
nous informe sur la retombée des hôtels au niveau des dépenses de touriste dans la ville de
Diégo Suarez. En 2009, le nombre de nuitée a passé de 32%. Notre entretient avec le directeur
de l’hôtel nous fait connaître la baisse d’occupation d’hébergement. La crise politique touche
le secteur du tourisme à Madagascar durant la transition de 2009 à 2014 ; en effet, les
établissements touristiques abandonnés par les visiteurs car ils s’inquiètent. De 2010 à 2013
on est dans la période de transition à Madagascar, les établissements touristiques ont
beaucoup souffert. Et la concurrence entre les hôtels aussi qui montrent variations de taux
d’occupation d’hébergement. Entre 2014 et 2015, il y a une croissance taux d’occupation
dans la partie Nord de Madagascar c’est-à-dire 48% le taux d’occupation en 2015.
Face à l’arrivée masse des touristes, les hôtels et restaurants sont rentables et auront
d’essor ou de succès en matière de ressource financière car les devises vont entrer à
Madagascar grâce aux hébergements, restaurations, transports intérieurs, visites de par lors de
leur passage ou leurs séjours. D’après l’enquête leurs dépenses s’élèvent à 130 Euro par jour
pour une durée moyenne de 3 jours à Diégo Suarez et 10 à 12 jours dans la région DIANA.
43
Tableau 11 : Evolution des arrivées et recette touristique à Antsiranana de 2007 à 2014.
Année Arrivée des visiteurs non résidants Recette (en million d’Euro)
10,0000
9,0000
8,0000
7,0000
6,0000 Recette (en million d’Euro)
5,0000
4,0000 Arrivée des visiteurs non
3,0000 résidants
2,0000
1,0000
0,0000
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Comme nous voyons ci-dessus, la courbe de recette suit l’allure de la courbe des
arrivées des visiteurs.
En 2007 à 2008, le nombre des visiteurs est en croissance jusqu’en 2008 avec 28 858
visiteurs et la recette 3,49154 millions d’Euro. Il décroît en 2009 à cause du climat politique
défavorable et menaçant. C’est à partir de 2010 que la courbe reprend le souffle avec 28 200
visiteurs et nous constatons que le nombre des visiteurs ne cessent d’augmenter. Par
conséquent, le pic de la courbe atteint en 2012 de la somme 5,096 Euro, comme quoi tant des
44
investisseurs étrangers s’installent à Antsiranana (ville) pour ouvrir des entités comme bar,
restaurant, hôtel, micro banque de change. En 2013, le nombre des visiteurs diminuent à
cause des incidents partout dans le parc. Selon notre analyse, c’est à partir du parc national de
la Montagne d’Ambre que les opérateurs touristiques à Madagascar lance la promotion de la
partie Nord de l’île. Quand même, la courbe remonte en fonction d’effectif des visiteurs
jusqu’à 33000 et la recette 4,290 million d’Euro.
3. Environnemental
La ville de Diégo Suarez se trouve le rebord d’un plateau sédimentaire (sur la marne)
sous un épanchement volcanique issu du massif d’Ambre. C’est l’ancienne partie de la ville.
L’extension de la ville s’effectua vers la partie Sud du plateau. La topographie de la ville est
inclinée du Sud au Nord avec une pente suffisamment élevée favorisant le drainage vers la
mer. Cet aspect physique particulier de la ville de Diégo Suarez favorise la construction des
Forts pour que les intérêts marins Française soient sécurisés.
45
Carte 3 : Carte de la valorisation, l’éclairage de la baie et Forts
46
Nous avons découvert qu’avant l’avènement de Joffre, il y avait la présence de batterie
mais en 1900 tout est bien sécurisé (baie de Diégo Suarez).
Les Forts (H) et (G) sont nommés : la ligne de Joffre, se localise sur le front de terre
d’Antsiranana qui est un point stratégique favorable.
47
Figure 2 : Plan de la ville de Diégo Suarez en 1900
Sur cette figure, elle apparaît le projet d’aménagement de la ville de Diégo. Dès
décembre 1900, le plan d’urbanisation a été établi à Antsiranana par le colonel Joffre. Comme
disait Joffre : « Notre mission principale consistait à mettre la rade à l’abri de toute attaque.
Mais vous nous avez prescrit aussi d’étudier les moyens de rendre la ville d’Antsirane
habitable, d’aménager son port et de créer des voies de communication avec l’intérieur de
l’île.26» La ville est divisée en trois quartiers :
La ville basse
Le quartier Européen
Le village malagasy ou « indigène »
26
Discours du colonel Joffre en juillet 1901 lors de visite du gouverneur général Gallieni/cyberdedié[Link].
48
Photo 5: Le plan d’urbanisme et paysage dès 1960 du côté de la ville
Sur ces photos, nous allons essayer de montrer que la ville de Diégo évolue très vite.
Elle fut dotée d’un plan d’urbanisme depuis l'année 1962. Il se limitait dans le quartier actuel
de Morafeno et de Grand - pavois. L’extension actuelle du Sud, était par contre des zones
réservées pour l’extension sous réserves de plan de masse et n’avait jamais été structurée par
des plans de lotissement. Seul le centre fut établi par des plans et des voiries en damier.
27
[Link]é[Link]
49
Photo 6 : Des maisons en dehors du centre-ville
Comme nous avons pu le constater sur cette photo 6, Antsiranana connaît un grand
problème sur l’extension de la ville. Prenons exemples, les cimetières (cimetières municipal,
cimetière français et cimetière anglais) qui se trouvaient éloignés de la ville sont actuellement
encerclés par les maisons d’habitations.
La station balnéaire connaît des activités touristiques ayant son importance sur le plan
économique et social. Depuis le développement du tourisme, Ramena figure parmi les
communes rurales de Diégo Suarez où le chômage n’affecte pas trop la population active.
Les emplois directs regroupent les fonctions liées au tourisme directement. Leur
existence répond à la demande touristique. Il nous est difficile de montrer un chiffre certitude.
50
Tableau 12 : Nombres d’emplois crée par le tourisme à Ramena
Ba Damera 9
Casa en Falafa 19
Hôtel/Restaurant Oasis 6
Gargotes 34
Total 108
Il est aussi important de souligner l’importance des gargotes pour le nombre des
emploies qu’ils ont crée dans le district de Diégo I et II comme le montre la photo suivante.
Sur le premier plan c’est l’étendue de plage de Ramena formée par des sable blanc. Dans
l’arrière plan de la photo, se trouvent les gargotes appartenant aux prestataires locaux. Leurs
constructions sont en « falafa » (des nervures et des feuilles de l’arbre du voyageurs ou
51
« ravinala », base des constructions typiquement malagasy) et suivant la norme écologique.
L’effectif des employés varie et nous avons trouvé le cas de l’embauchage de deux
travailleurs au maximum. Ces gargotes présentent une attraction touristique en matière
culinaire (de cuisine), les tarifs sont variables et les menus offrent un choix varié.
Boutres 12 3
Pirogue 25 1
Seulement pendant la basse saison, mois d’Octobre à Mars, que les piroguiers
déploient leur effort dans leur activité à l’occasion du développement du tourisme à Ramena
parce que cette période de fin du vent d’Est et la diminution du courant marin au grande passe
(la porte de la baie d’Antsiranana). Il faut signaler que le secteur se répand et en confusion
avec le secteur du tourisme.
52
Photo 8 : Les bateaux transporteurs vers la mer d’Emeraude
Comme nous voyons sur ces photos, les boutres, construit en bois, ils servent le moyen
de transport à l’intérieur de la baie de Diégo. Ce petit bateau est favorable pour la condition
du vent et de mer. Les opérateurs touristiques de Diégo préfèrent que leurs clients montent
dans le bateau (pareils que les bateaux représenté ci-dessus ou des bateaux d’autres types, à
moteurs par exemple) en vue de leur sécurisation.
I.2.2. Économie
Si la pêche était la principale activité de Ramena, depuis une vingt une d’années, le
tourisme est passé au premier rang. En effet, il tient une place importante dans les revenus de
la population du village grâce aux retombées financières directes et induites qu’il génère. Ce
sont l’hôtellerie et la restauration qui profitent directement du tourisme mais toutes les
catégories sociales bénéficient aussi de l’argent du tourisme.
- Les Hôteliers :
Dans la commune Rural de Ramena, seul le village de Ramena héberge les visiteurs
non résidants. Nous avons eu du mal à avancer avec exactitude le chiffre de dépense des
touristes mais nous connaissons que le nombre de séjours dans les hôtels est de cinq jours.
L’hébergement s’élève à 40 000 Ariary par nuitée pour les hôtels et à 60 000 Ariary
pour les Gîtes.
53
- Les restaurants de diverses catégories :
Le facteur d’attraction du village est axé sur la mer dont le touriste avide de profiter de
visiter s’adonne aux divers types de loisirs qu’octroient les côtes de l’Océan Indien. La
population locale profite de cet avantage en s’occupant de tout ce qui est commerce adéquat
d’où nous pouvons y trouver des kissaly, pagnes, œuvres artisanales…
Ce commerce s’étant jusqu’à la baie de Dune. Celle-ci est convenable à la sécurité des
vacanciers, touristes ou visiteurs.
Le tarif du massage est de 5000 Ariary. Les dix femmes dans l’association qui ont été nous
informèrent sur leurs gains dont 20 000 Ariary dans une journée lors de week-end et de haute
saison.
Pour le boutre, il gagne 480 000 Ariary par voyage pendant la haute saison et cette
recette lors de la basse saison sur le tarif 30 000 Ariary par client en raison de concurrence
d’opérateurs touristes d’Antsiranana.
54
3. L’accroissement des impôts touristiques
La vignette a été créée par la loi des finances de 1995 et mise en application depuis le
mois de janvier 1996. Les visiteurs paient 1 000 Ariary par nuitée pour les hôtels à une étoile,
2 000 Ariary pour les deux étoiles et 3 000 Ariary dans les hôtels classés trois étoiles et
seulement 600Ariary pour les hôtels à ravenala. Cet impôt est géré par l’Office Régional du
Tourisme et la majeure partie de ladite recette est consacrée à l’aménagement des
infrastructures touristiques et à l’entretien des produits d’attrait.
Taxe de séjour 595 500 606 000 486 500 475 000 568 000 254 000 654 500 505 000
en Ariary
700000
600000
500000
400000
300000
200000
100000
0
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
55
Ceux-ci proviennent des banques de données tirées uniquement du bureau de commune de
Ramena cela signifie que taxe du séjour devrai suivre l’arrivée des touristes. Comme Ramena
est seulement pour le passage pour les touristes car l’aménagement des circuits ne sont pas
encore en action donc les opérateurs touristiques préfèrent de passer de nuitées leurs clients à
Antsiranana.
4. Environnemental
La vie de l’homme est inséparable aux milieux naturels, à tout ce qui constitue le
voisinage. Récemment, la visée de développement écotouristique tend à progresser.
L’amélioration de la nature est exigée dans le but de réaliser la finalité économique en rapport
avec l’attraction touristique en rapport avec l’attraction touristique dans le programme du
développement durable (pérennisé) constituant véritablement au renforcement de la
considération de l’environnement dans les pensées économiques28.
28
TOLIZARA (C), Les conventions de Rio et le développement local : le cas de la Convention sur la Diversité
Biologique à travers la gestion des aires protégés d’ANDASIBE,Mémoire d’obtention du Diplôme d’Etude
Supérieur Spécialisé, Université d’Antananarivo, 10 Juin 2009, p10.
56
4.1.1. Les hostilités franco-merina de 1883-1885
En 1884, c’est la prise de Vohémar à la main des français ou par les français et l’occupation
de la baie de Diego Suarez au mois de février au mars 1885.
En 17 décembre 1885, c’est la signature du traité pour que la France obtenait une sorte de
"protectorat fantôme" qui n’est pas protectorat effective ; c’est la date qui marque la fin de la
1ère guerre Franco-Merina par une "paix compromis".
D’après ces traités, la France représentera désormais Madagascar dans toute les relations
extérieures donc, un réside Français préside désormais à la relation extérieur de Madagascar
et une réside à Tananarive avec une escorte militaire.
Pour les Malgaches, le gouvernement de la reine Ranavalona III devait payer une
indemnité de guerre 10 000 000 franc au gouvernement Français. Alors donc, la reine
Ranavalona III pourra continuer à l’administration intérieure de l’île avec le Premier Ministre
Rainilaiarivony. L’interprétation de ces traités a conduit à une sorte de guerre froide de 10 ans
(1885 à 1895) entre les Français et le Premier Ministre. La France espérait de transformer son
vague protectorat fantôme en un protectorat réel, tandis que le Premier Ministre voulait garder
l’indépendance entière de toute l’île et la domination de Madagascar par les même faits.
57
Diego Suarez (Baie de Diego Suarez) était le prélude de l’occupation de Madagascar par la
France
Le fort d’Ambohimarina est pris par les Français en avril 1895 par un bataillon de
volontaires Réunionnais, trois compagnies d’infanterie de marine et une section d’artilleurs.
Nous n’avons pas eu d’information sur ce site (voir photo 12) lors de notre passage au
bureau du département de l’histoire Antananarivo (Ankatso) pourtant, la source orale nous
permet d’affirmer que cette stèle a été enterrée par la famille royale. Les familles royales
merina, mises à part les officiers n’ont jamais mis leurs pieds sur le territoire d’Antsiranana
(Nord de Madagascar).
Ecologie
Photo 9 : la baie des Français et la forêt de mangrove vue sur Mont Réno ou Anosiravo
Sur ces photos nous pouvons observer l’étendue de la forêt de mangrove dans la baie
des Français. Sur la côté droite, elle présente un magnifique point de vue depuis Anosiravo de
la Montagne des Français. Cet endroit est plus apprécié par les touristes durant le circuit.
Parfois, les touristes profitent d’observer le coucher du soleil. Et de l’autre côté, sur le premier
58
plan, il s’agit d’une immense surface du littoral protégé par des forêts de palétuviers. C’est la
propriété privé de la compagnie salinière de Madagascar.
Cette face fait partie du milieu le plus somptueux (splendide) du monde en matière du
milieu écologique, naturel (baie). En raison de couleur d’eau de mer, cette baie est qualifiée
ou classé avant Rio de Janeiro selon l’ex-président du « Club la Belle Baie du Monde »
antenne à Diégo Suarez (Madagascar). Voyons ci-dessus que ses côtes sont à l’état sauvage
(naturel).
III. Les retombés négatifs socio- environnementaux bien visible de la ville de Diégo
Suarez
Ces effectifs correspondent aux nombres des cartes professionnelles pour les prostitués
ou encore ceux qui possèdent la carte professionnelle du métier de sexe dans la ville de Diégo
Suarez.
Et pour l’année2013 et 2014, puisque ce métier est une risque dans le langage local. La
baisse en 2013 de 271 dépistés que beaucoup des jeunes filles a finis par épouser un vazaha
ou étranger et elles ont laissé ce métier. En 2014, nous avions été convaincu que le tourisme
sexuel existe dans la partie nord de Madagascar car 5 jeunes filles nous a témoigné que les
59
touristes viennent à Antsiranana pour assouvir leur plaisirs sexuels Le passe-temps ou
« passage « en leur jargon est 80 000 Ariary, Tandis que toute la nuitée ou une durée plus
longue est selon les négociations faites, et si affinité il y a, cela peut s’étendre jusqu’à l’envoi
de petits cadeaux ou une somme quelconque par Western Union. Pour les plus chanceuses, un
mariage pourrait résulter de ces liaisons.
2. Le problème foncier
60
Photo 10 : Abri de projecteur Lazaret Nord
Il s’agit de l’abri de projecteur qui a été utilisé par la militaire durant la période
coloniale en cas de l’attaque (guerre) nocturne. Mais, toutes le ferrailles sont volés jeunes
chômeurs.
C’est l’hôtel de la marine construit depuis la période coloniale dont les ferrailles sont
aussi enlèves pars les gens, mais elle est mise en sauvegarde par l’ORDTS et l’Association
d’Ambre pour sa mise en valeur.
61
La disparition de fer est causée par la pauvreté de la population. A Diégo Suarez, les
patrimoines militaires : canon, des projecteurs ne sont plus sur place. Jusqu’aujourd’hui ; il
n’y a pas des travaux de rénovation concernant l’hôtel de la marine.
La commune rurale de Ramena qui est touchée par une flambée des prix des produits.
En raison de faiblesse de production agricole ainsi que de problème de faible étendue du sol.
Tous les produits de première nécessité sont achetés à Antsiranana, ceux-ci sont dus aux frais
de transport que les commerçants récupèrent sur les prix.
Le village Ramena, des hameaux de la baie des Sakalava connaissent une flambée des
produits de la mer en présence des hôtels et restaurants.
29
Région DIANA, année 2014.
62
1.2. Le service public, profitant de la présence des touristes
Les administrations centralisent à Ramena. Les autorités locales considèrent que les
droits et les tarifs du service public sont à tout le monde sans exception (pour les nationaux et
étrangers) en fonction de phénomène touristique, par exemple : la copie d’acte de naissance à
3 000 Ariary, contrairement à celle de la commune urbaine d’Antsiranana qui est à 1 000
Ariary.
63
Photo 12: Abatage de mangrove par la construction des bâtiments en dur sur le littoral
64
Nous identifions sur l’image ci-dessus que la plage de Ramena connaît un problème de
pollution. C’est embarrassant pour les excursionnistes de voir des zébus circuler au rivage (à
la plage). Pendant la marée haute, la mer est rougie car l’arrière plage est l’endroit sur lequel
nous avons observé le bassin de dépression est endommagé30par les prestataires d’hôteliers et
nous admettons la sonnette d’alarme aux autorités locales (le maire de la commune). Par
conséquent, les touristes abandonnent Ramena pour s’orienter vers d’autres plages.
Cette étude a été faite à partir de l’état de lieu du site touristique à Antsiranana,
puisque le district d’Antsiranana I et Antsiranana II sont rattachés à une seule base de
données. Notre observation sur terrain nous permet de décortiquer les deux notions suivantes:
le territoire de Diégo (ACPU qui est 1300 Km²) et le complexe Ramena.
1.2. Faiblesse
- L’accès difficile des circuits au Montagne d’Ambre pendant la saison de pluie limite
l’appréciation des visiteurs,
- Le manque d’électricité perturbe le travail dans le bureau d’entrée et le bureau du
MNP à Joffre Ville, et également les restaurations qui existent dans la zone
périphérique du parc ;
30
Entretien avec Mme Swany/Cf annexe X.
31
Nous en tirons quelques échantillons telles que : commune urbaine de Diégo, commune rural
d’Antanamitarana, commune rural Joffre ville (Montagne d’Ambre) et Ampasindava.
65
- L’insuffisance des équipements de base et infrastructure touristiques au sein du parc
qui sont de qualité mauvaise et de prix élevé.
66
THEMATIQUES OPPORTUNITÉS MENACES
développement du tourisme
du complexe Ramena,
- Moyens de Transport
Notre réflexion se concentre sur le transport maritime car Ramena est lieu
d’embarcation pour la mer d’Emeraude, un site connaissant son renom par les amateurs de
Kit-surf international.
67
l’aménagement de la plage de Ramena avec le véritable accostage (abordage) des boutres
pour s’écarter de conflits en les pêcheurs et les propriétaires des plages privées.
- Produits
De plus, sur le plan sanitaire, le CSB II se situe à Ramena est quasiment non suffisant
pour les visiteurs. S’il leur arrive un incident, l’évacuation rapide est délicate demeurant une
difficulté majeure.
- Communication
68
vraiment d’investissement public consacré à cette commune rurale ; et le rôle d’organisme
privé est remarquable pour propulser le secteur agricole à l’aide d’un financement.
- Institutions et structures
Par opposition à ce qui fut souligné, comme : atouts du tourisme dans la commune
rurale de Ramena, il y a des institutions d’appui telles que : ONG SAGE, ORT Diégo Suarez,
Conservation Internationale, DREF, Université d’Antsiranana et MBG. En principe, il existe
une collaboration étroite entre elles et leurs missions sont de le soutien et l’aide à la
promotion des potentialités touristiques dans les Aires Protégées : Orangea et Montagne des
Français dont leurs projets intercommunalités ces deux aires protégées. L’ORT Diégo Suarez
par exemple participe à la promotion de la région DIANA dans les salons internationaux tels
qu’ENJOY 42, ITM.
Pourtant, il n’y a pas de représentant de l’ORT Diana sur Ramena en tant que chef-lieu
de Commune. Pour rendre perfectionnée et efficace son organisation, MBG a tracé des
circuits nouveaux qu’il n’son organisation, récemment MBG a tracé de nouveaux circuits
qu’il a lancés pour la promotion de sa destination l’année précédente dont le complexe
Ramena est inclue.
69
CHAPITRE V: LES CONTRIBUTIONS DES POLITIQUES TOURISTIQUES AU
DEVELOPPEMENT REGIONAL ET LOCAL
I. Evolution des rapports Nord-Sud envers tourisme en faisant un zoom sur les Hot spots
et les PED comme Madagascar
Madagascar, faisant partie de Quatrième plus grand île du monde, Madagascar a hérité
de la curieuse empreinte d’un pied étalé sur 1600Km du Nord au Sud, d’un pourtour de
5000Km, ancré à 400Km de la côte africaine. A l’Est s’étire une bande littorale avec,
omniprésent, la luxuriante végétation tropicale aux innombrables essences. Le versant
occidental inclut deux grands bassins sédimentaires possédant de vastes plateaux calcaires
comme celui de Bemaraha, ou gréseux comme l’Isalo. Si le Nord est un peu la refonte de
toutes les régions, dans le Sud ou le soleil règne en maître la nature a adopté un
environnement végétal unique, le Bush.
A quarante ans (de 1960 à 2000), le nombre des touristes internationaux a été multiplié
par 10 : 70 millions en 1960, 165 millions en 1970, 700 millions en 2000. De 2005 à 2008 les
arrivées massives sont passées de 803 millions à 925 millions. En 2007 les recettes du
tourisme international atteignent 856 milliards de dollars et 944 milliards de dollars en 2008.
70
5913 millions en 2008). Mais, en 2012, le chiffre est ralenti dans le contexte économique plus
morose.32
Le tourisme mondial a connu une forte reprise en 2010 avec une hausse de 6,7% des
arrivées de touristes internationaux (Les précisions de l'O.M.T. tablaient sur une croissance de
5 à 6%), soit 935 millions d'arrivées contre 920 à 930 millions prévus initialement. Le
tourisme mondial a dépassé ses chiffres d'avant la crise (913 millions en 2008).
Pour la partie de Nord de l’île, l’activité touristique est dominée par trois puissants
groupes opérateurs à savoir : EVASION SANS FRONTIERE, MADAWAYS, LIBERTALIA
TOURS.
32
Organisation Mondial du Tourisme.
33
Idem.
34
African Business, Le tourisme peut-il se développer ?, le magazine des dirigeants n°7, Novembre/Décembre
2009, p32.
71
2. Madagascar, le berceau de la biodiversité
Madagascar est reconnu comme une destination écotourisme avec pour principal
argument son exceptionnelle biodiversité. L’île fait partie des pays du monde présentant une
méga-biodiversité dans laquelle 80% des espèces végétales sont endémiques; sur les 19,000
espèces de plantes, 1.000 sont des orchidées et il y a sept espèces de baobabs alors que le
continent africain n'en possède qu'une seule. Pour la plupart des animaux, le taux
d'endémisme est encore plus élevé. Dans la faune endémique figurent 32 espèces de
lémuriens, ce qui arrive naturellement seulement à Madagascar, presque 120 amphibiens, et
250 reptiles. Dans les montagnes, on trouve des caméléons et des grenouilles géantes; les
lagons servent d'habitat pour les tortues; et les baleines à bosse utilisent l'île Sainte-Marie
comme crèche. Les 16 parcs nationaux, avec les autres aires protégées, recouvrent 17.103
kilomètres carrés ou 3% de la superficie totale de Madagascar et se répartissent sur toute l'île.
Quatre parcs marins se regroupent aux alentours de Mananara Nord, une Réserve Biosphère,
sur la côte nord-ouest. La carte donne une illustration de la répartition de ces réserves sur
toute l'île. Des réserves privées parsèment également le pays et sont fréquentées par les
touristes. Avec 5.000 km de littoral et un plateau continental équivalent à 20% de sa surface
terrestre, et en plus quelques 270 petites îles, Madagascar possède un capital balnéaire de
classe internationale. Il est rehaussé par la diversité biologique marine du littoral, plus
importante que celle de n'importe quel pays à l'ouest de l'Océan indien, et en particulier, par
sa mégafaune sous-marine. La diversité du capital du pays se caractérise par son site classé
Patrimoine Mondial: la Réserve Naturelle Intégrale des Tsingy du Bemaraha dans l'ouest. Le
site consiste en une spectaculaire formation géologique de karst, comprenant un paysage
multitudes des roches, de cavernes (grottes) et de rivières souterraines façonnées par le
calcaire. Face à sa richesse naturelle en biodiversité, ce pays nécessite une mise en œuvre de
promotion favorable au programme de développement.
II. Les différentes politiques touristiques mises en œuvre depuis 1989 et leurs impacts
sur le développement du secteur tourisme aux échelles nationale, régionale (Diego) et
locale (Baie des Français).
Diégo fait partie de zone dans laquelle la visée politique dans le secteur du tourisme
s’oriente.
72
1. Des politiques de développement socio-économique à l’échelle national
Son résultat est envisagé dans le concept du développement dans dix ans à venir.
Le DSRP considère que le tourisme est une arme ou un moyen de lutter contre la
pauvreté, dont la croissance est en évolution jusqu’à 15% par an entre 2001 et 2003. A la tête
73
de liste figure le tourisme, au sujet de secteurs aptes à développer l’économie malagasy de
façon pérenne.
C’est dans ce choix que l’exécutif met en vigueur la loi Gélose (Gestion Locale
Sécurisée) qui est une politique environnementale de transfert de gestion des ressources
naturelles de l’État vers les communautés rurales. Ce consensus de gestion dicte entre autre la
mise en relief ou en exergue des ressources naturelles via des activités éco touristiques gérées
par les communautés locales, qui en seront les principaux acteurs et bénéficiaires.
Assainir et augmenter les recettes du tourisme auprès de tous les acteurs concernés.
35
Conseil Général du Finistère/Antsiranana, année 2014.
74
Dans le futur, pouvant s’envisager d’autres desseins impliquant le développement de
l’offre touristique durable (écotourisme, tourisme rural).
Quatrième baie de Diégo Suarez, la baie des Français considérée comme une face
magnifique, parmi les plus belles baies du monde.
Pour être membre du « club la plus belle baie au monde », il faut remplir les conditions
suivantes:
Source : [Link]
Le Club des plus belles baies du monde est une association internationale, et une
marque déposée, érigée à Berlin le 10mars1997, rassemblant les structures représentant
chacune une collectivité offrant une façade maritime sur une baie exceptionnelle du littoral
mondial.36 Nous signalons de le président sortant dudit club, représentant de Diégo Suarez,
après la crise politique à Madagascar les membres de bureau ne se mobilisaient pas voire
jusqu’à présent, ils ne se sont toujours pas en action jusqu’à ce jour. La perspective de la baie
des Français sera démontrée dans la troisième partie pour plus de lucidité.
36
[Link]
75
3. L’Office Régional du Tourisme de Diégo Suarez chargé de la promotion
L’office Régional du Tourisme de Diégo Suarez est une association de loi 1960, qui
est affilié l’O.N.T.M dont le but est la promotion du tourisme à Antsiranana. Ses membres
sont les prestataires touristiques (A.V, T.O, guides touristiques…etc.) dans la région DIANA
à l’exclusion de Nosy Be.
C’est un service d’intérêt public qui est un interlocuteur privilégié pour toutepolitique
de développement du tourisme. Il a notamment, pour objet :
L’assurer l’accueil et l’information des touristes et des investisseurs en liaison avec les
services et organismes publics, la commune et les privés de tout secteur ;
L’élaborer des produits touristiques susceptibles de répondre à la demande nationale et
internationale ;
De publier, recueillir, tenir à jour et mettre à la disposition du public et des organismes
professionnels concernés, toutes informations et documentations touristiques utiles ;
D’utiliser des installations touristiques et sportives et y organiser des loisirs et fêtes;
L’organisation des congrès, rencontres, séminaires, activités de formation, expositions
et manifestations qui donnent lieu à l’information touristiques ;
De participer à des foires et salons touristiques nationaux, régionaux et internationaux;
La rechercher tout financement public, institutionnel et privé pouvant mener à
l’accomplissement de sa mission ;
De contribuer à la défense et à la mise en valeur des richesses naturelles, culturelles et
monumentales.
1. Emploi
37
MTTM, année 2015
76
2. Recette touristique
Les dépenses des touristes sont calculées à partir des données fiscales des hôtels, des
données sur les échanges de devises dans le pays et des enquêtes des visiteurs auprès des
touristes sur le départ. Ces probabilités (imprécision) sont caractérisées par leur ambiguïté
(impression).
Selon la Banque Centrale, le tourisme est un des trois premiers secteurs en termes de
recettes en devises, qui fluctue en rang avec les entreprises franches ainsi que la pêche. Les
avantages du tourisme ont augmenté l’ordre de 11% dans les dernières années.
Les devises en Euro et Dollars sont de l’argent tirées par la banque centrale da
Madagascar (BCM) que les touristes bénéficient pour faire des échanges.
77
TROISIEME PARTIE
78
CHAPITRE VI : DE L’URGENCE DE LA MISE EN ECOTOURISME DU
COMPLEXE RAMENA
Notre observation permanent sur terrain nous évoque sur les effets négatifs, le
développement de l’activité touristique a une dégradation des côtes, constructions des
massives des hôtels modifient le paysage urbaine, exploitation illégale des ressources
naturelles et déséquilibres des retombées entre deux trois communes.
38
[Link]
80
L’intervention du géographe au niveau du développement local donne lieu à la
création d’emploi de la communauté locale. La commune rurale de Ramena et fokontany de
Mahagaga sont riches en ressources forestier. Nous avons mis en évidence l’intercommunalité
à travers la carte ci-dessus à part notre descente et vérification sur le terrain. Le réserve
forestier de la Montagne des Français, se trouve à cheval entre la commune Rural de
Mahavanona et la presqu’île d’Orangea, 7km au Sud du chef-lieu de province, est comprise
entre 12°18’-12°27 de latitude Sud et 49°23’ de longitude Est.
39
ONTM, annuaire de Tourisme à base communautaire.
40
ONG SAGE Antsiranana.
81
1. Le concept de l’écotourisme
Certain ont abusé de ce terme afin d’attirer des voyageurs intéressés à la conservation
de la nature et simultanément préparant une sorte de programme organisé susceptible de
provoquer un dégât vis-à-vis de la nature (impact naturel inéluctable et inestimable). Il est
usité pour la première fois dans les années 80, néanmoins, le signifié primordial admissible et
reconnu aujourd’hui encore concis a été établi en 1990 par la société Internationale
d’Ecotourisme : «Il s'agit du voyage responsable dans des aires naturelles, qui préserve
l'environnement et augmente le bien-être des populations locales ». Cette activité et sa prise
de conscience grandiose, le besoin de concevoir un signifié plus exact et précis voire
approfondi nous intéressent. Voici la version de Martha Honey en 1999 sur ladite notion avec
détails : «L’écotourisme, c'est le voyage dans les aires fragiles et primitives, généralement
protégées, cherchant un impact minimal et (en général) à petite échelle. Il aide à éduquer les
voyageurs; il fournit des fonds pour la préservation de l'environnement; il bénéficie
directement au développement économique et à la souveraineté des communautés locales et
enfin il stimule le respect des différentes cultures ainsi que des droits humains ».
82
Cette politique de l'environnement cherche à rétablir un équilibre durable et
harmonieux entre les besoins de l’essor humain et préoccupations en la matière
écologique. Tout cela nous mène à présenter l’idée politique Humaniste Ecologique
avec les phrases suivantes «réconcilier l'homme avec son environnement».
« On ne viole pas la loi de la nature, car elle se venge ». Ladite idée fut exaltée par Didier
Ignace RATSIRAKA lors de la campagne électorale de 1996.
Les actes dévastateurs forestiers des charbonniers font amplement ses effets néfastes et
tendent davantage à gagner ou atteindre le noyau dur du massif présentant une dégradation de
façon continue jusqu’à la tuerie des arbres. Ils sont habituellement abattus aboutissant aux
sacs de charbons qui sont vendus dont le tarif varie 4 000 à 6 000Ariary à Diego Suarez. Le
besoin culinaire dans la vie de tous les jours des consommateurs qui grimpe ou en croissance
voir le coût de vie et la hausse généralisée des prix (inflation) sont parmi les facteurs de ce
problème de déforestation. D’où la nécessité urgente de cohésion manifestée par la
collaboration des organismes d’appui et des partenaires techniques et financiers avec les
autorités régionales pour pouvoir préserver ces ressources. Et c’est en sollicitant la mise en
place de ressources économiques alternatives pour les populations qui vivent dans et aux
abords des massifs que sa protection pourra se faire garantie durablement. A cela s’ajoute le
développement du secteur touristique dans la zone concernée en faveur de ressource
économique potentielle ainsi que la mise en place d’exploitation et gestion raisonnées des
ressources forestières par les populations riveraines.
41
RANDRIANARIVELO (C), BIRKINSHAW (C), RAHARIMAMPIONONA (J) et al, Montagne des
Français: description-évaluation et stratégie de conservation, 2006, MBG, p3.
83
Carte 5: Massif forestière de l’aire protégé Montagne des Français
Cette carte nous indique aspect générale de Massif de Montagne des Français. Il nous indique
les différentes zones et les objectifs de gestions et les activité[Link] cette aire, nous avons 3
zones :
84
2.2. La Forêt d’Orangea
Cette réserve forestière fait partie de propriété de la défense malagasy, c’est un point
stratégie militaire au XIXème siècle et luxuriante végétation qui peut faire l’objet d’une
préservation et de valorisation d’où la création de la NAP d’Orangea dont l’initiateur est la
Région Diana et les partenaires locaux dont MBG Madagascar occupe une place importante
en tant que promoteur du projet en vue de conserver le site.
42
MBG, plan d’aménagement et de gestion écotouristique de la nouvelle aire protégée d’oranjia,2006, p8.
85
Cette carte ci-dessus illustre le zonage de la NAP Orangea, semblable à celle de NAP
Montagne des Français. Notre passage au sein du responsable MBG Ankorikahely nous
informe sur l’information que l’Aire Protégée se divise en trois zones :
o Secteur 1 : partie de la ZUD (Ouest), dans laquelle, toutes les activités sont
permises, mais toujours tenant compte des règlements existants (cahier de
charge et Dina). Elle occupe une surface d’environ à 588 ha.
86
o Secteur 2 : se trouve dans la partie Sud de la NAP Oronjia, elle est
essentiellement destinée à l’élevage et l’agriculture. La pratique de ces activités
doit être conforme au cahier de charge et le Dina. Elle occupe une surface
d’environ à 12 ha
o Secteur 3 : partie de la ZUD, réservée essentiellement à la restauration, la
collecte de tubercules sauvages et « Hazondrangola43 », elle a été délimitée
d’après la demande de la communauté, et tenant compte de l’importance de ces
deux activités. Son utilisation doit aussi respecter les réglementations existantes
(Dina et cahier de charge). Elle occupe une surface d’environ 172 ha.
- Zone stratégique : constituée par le nouveau champ de tir, c’est la zone qui est
utilisée par le propriétaire à des fins privées, et qui doit être délimitée.
II. Le concept du complexe Ramena : mise en cohérence des processus de création des
NAP
43
Hazondrangolaza : bois palissandre.
87
décharges de leur humidité, provoquant l’apparition d’une forêt dense humide sur la
montagne et ses contreforts immédiats44. En dehors de la montagne d’Ambre, divers lieux
sont couvert des végétations naturelles capables de vivre sur les zones sèches comme les
baobabs.
Ces photos ont été prises durant la saison de croisière COSTA ROMANTICA, le circuit
« Tour de ville » et « trois baies.» Deux espèces sont endémiques de Madagascar (Baobab
Madagasceense et AloeMadagascareinsis) et cela permet dire aux visiteurs que la partie Nord
de l’île résume la biodiversité de Madagascar. Et AdansoniaSuarezensis c’est l’endémique de
44
Information recueilli lors formation faune et flore réalisé par projet PIC II et ORTDS, année 2016.
88
Diégo Suarez, elle se localise juste au pied du Montagne de Français malgré dans la propriété
privée.
Phelsumamadagascareensis Furcifierostaletti
Ces photos ci-dessus nous représentent l’échantillon des faunes durant notre
reconnaissance dans la forêt de Montagne des Français et forêt d’Orangea. Les plus gros et les
plus petits caméléons au monde (brookesia) et plus précis se trouvent dans la partie Nord de
Madagascar. La randonnée sur la façade de l’Océan Indien non seulement l’observation du
paysage océanique mais aussi afin de voir quelques oiseaux tels que Phaeton lepturus.
2. Mise en cohérence des processus de création des NAP face au concept « complexe
Ramena »
Notre réflexion implique les atouts des espaces protégés. La commune Ramena est
dotée de ses balnéaires.
89
Carte 7 :L’aire protégée dans la commune Rurale de Ramena
:
Source :ONG SAGE, année 2014
Deux aires protégées se localisent sur le territoire. Notre analyse se base sur cette
carte. « Les acteurs du développement embrassent ainsi peu à peu le paradigme de la
valorisation de la biodiversité, qui propose simultanément la réduction de la pauvreté et la
préservation des ressources. »45 D’ailleurs, le DREEF a laissé la gestion des aires protégés
aux organismes privés.
45
[Link].
90
Tableau 18 : Organisme privé responsable des aires protégées du complexe Ramena
MBG SAG
Ce tableau nous montre la répartition des gestions des aires protégées entre Orangea et
la Montagne des Français, par ailleurs elles sont quand même dans la commune Rurale de
Ramena. L’antenne locale de MBG se trouve à Ankorikahely. En 2015, cet organisme privé
est chargé d’une mission de mise en place de l’écotourisme sur NAP Orangea.
Les aspects fondamentaux font d’Orangea un endroit ou une zone idéale aux yeux des
visiteurs. Les éléments importants à découvrir sont des vestiges laissés par la présence des
militaires Français d’auparavant. Actuellement, les témoins de cette histoire demeurent
vacants et vieux mais l’arrivée massive des touristes peuvent être estimée ou envisagée si
nous déployons plus d’effort en matière de la valorisation du site.
Le site reste à l’état traditionnel, habité (démontrant son empreinte de base militaire du
passée).
[Link]. La biodiversité
La flore :
Floristiquement, sur la base des inventaires effectués, elle comporte deux cent vingt-cinq
(225) espèces de plantes dont les plus remarquables sont Rhopalocarpussuarenzesis,
Diegodendronhumbertii, Pachypodiumrutembergianum, Adansoniamadagascariensis, A.
suarezensis et Dioscoreaorangeana. Les amateurs en photographie sont émerveillés par
l’attrait ou le charme de la nature étincelante : Delonixvelutina, D. boivinianaet D. regia, elles
91
ont respectivement des fleurs de couleur jaune, blanche et rouge. Pendant la saison des pluies,
les feuillages sont de couleurs vertes. Les plantes sont grisâtres pendant la saison sèche. Les
plantes sont exploitées en fonction de besoin des habitants comme les plantes de multiples
types.
La richesse naturelle est bien palpable (évidente) en flore dans ce milieu. C’est le même
cas pour la faune.
La faune :
92
[Link]. Atouts NAP Ambohit’Antsingy/ Montagne des Français
Pareille aussi, cet massif montagneuse bénéficie avec son altitude et cela devenue un
attrait touristique. Une vue imprenable sur le cap Diégo ou la presqu’île d’Andrakaka est
connu sous le nom de porte avion de Madagascar. Il y a aussi une belle vue sur la ville de
Diégo-Suarez, la mer d’Emeraude et NosyLonjo.
242 espèces de flore réparties dans 58 familles et 158 genres. Parmi ces espèces, 174 sont
endémiques de Madagascar ;
20 autres espèces sont endémiques des îles Mascareignes et 3 espèces classées presque
menacées par l’IUCN.
Beaucoup des traces visibles sur le passage des officiers Français surtout les vestiges
qui sont devenus le patrimoine de la communauté villageoise. Dans le NAP Montagne des
Français, le village bénéficie sur l’attraction touristique est le village Andavakoera qui est
déjà en promotion grâce aux opérateurs New Sea Rock :
93
On y trouve un grand escalier en courbe qui faisait office de lieu de réception, une terrasse
avec des arcades taillées et construites dans la roche. De l’autre côté du bâtiment, on découvre
: une arcade du mur tombée à terre et un escalier menant au toit maintenant disparu ;
Camp disciplinaire :
Il est situé en contre bas, sur le sentier en direction de la gorge d’Andavakoera. L’architecture
et l’emplacement sont très différents du confort donné aux officiers ;
Il s’agit le fokontanyMahagaga, un village qui a des activités dans les aires protégés.
Ambohimarina une qui site qui n'est pas encore exploité pourtant il mérite d’être valorisé car
cette forêt est menacée.
94
Carte 8 : Carte de la commune rurale Mahavanona (fokontanyMahagaga)
Nous avons cartographié chaque commune pour mieux comprendre sa spécificité sur
la cogestion de l’aire protégée. Le SAGE qui est le promoteur ou la gestion de cet NAP de la
Montagne des Français mais qui est en de dehors de limite de la commune Ramena.
95
Régional du Tourisme. Pareille pour Anosiravo, Ambohimarina est une garnison merina au
XIXème siècle d’où il y avait encoure le trace sur la présence de l’histoire de la domination
Merina à Madagascar. Sur cette montagne la zone se divise en 4 qui sont des atouts du
village :
Au sommet, une tourelle qui est protégé par presque tout atour par des murailles
naturelles à pic ;
Le plateau supérieur, un village des merinas. « Elle ressemble, en fait, à la vie dans
une petite ville des hauts plateaux. On y trouve un temple, une école, le palais du
gouverneur, des maisons en bois à varangue…. »46 ;
Escalier, bâtir par la main. Les merina ont l’habitude de s’adapter dans un escarpement
pour refugier l’ennemi.
La photo ci-dessus illustre, la présence des merina sur ce massif de la montagne des
Français. Cet escalier mène au Fort d’Ambohimarina en passant par le village. Ce site
historique mérite à promouvoir pour que la génération future connaisse l’histoire.
46
[Link].
96
CHAPITRE VII : IMPACT POSITIF DES VILLAGES, VILLE ET REGION
AUTOURS DES AIRES PROTEGES.
Pour clarifier bien, les PAP sont identités en fonction de leur localisation, leur
dépendance des ressources de la NAP, leur proximité de la NAP.47Les villages Mahagaga et
Andavakoera sur la Montagne des Français sont concernés. Pour NAP Orangea ce ne sont
que des Hameaux dans le village d’Ankorikahely.
Elles sont totalement dépendantes des ressources naturelles, et habitant dans le noyau
dur de la NAP ou dans la ZOC. Le solde de leurs gains annuels s’élève entre 1 00 000 et
2 000 000 Ariary par an, toutes activités confondues. L’interdiction ou la restriction de leurs
activités d’exploitation aura-t-elle un impact socio-économique désastreux pour eux. Cette
mesure réduit à 100% leurs revenus et portera même atteinte à leur survie.
Elles sont partiellement dépendant des ressources de l’AP. Ils habitent dans les
villages riverains et à Diégo Suarez ou dans la ZUD et effectuent à l’intérieur de la Montagne
des Français des activités comme l’agriculture, l’élevage, le charbonnage, la chasse et la
cueillette. Leurs recettes annuelles se situent entre 1 000 000 et 3 650 000 Ariary et ce, en
fonction de l’importance de leur cheptel bovin/ovin/caprin et la superficie des terrains
agricoles qu’ils exploitent. Ils possèdent des champs de culture à l’extérieur de la Montagne
des Français, autour de leurs villages. Bien qu’ils n’aient pas de difficulté financière pour
l’instant, ils le seront dès qu’on procède à l’interdiction ou à la restriction des activités
d’exploitation qu’ils pratiquent actuellement à l’intérieur de la NAP. En effet, plus de la
moitié de leurs revenus proviennent de l’exploitation des ressources naturelles.
47
ONG SAGE Antsiranana.
97
Les ménages de type 3 ou Personnes Affectées par le Projet (PAP) moins
vulnérables :
Elles sont faiblement dépendantes des ressources naturelles de l’AP, sont capables
d’assurer leur vivre durant toute l’année comme l’activité de pêche, de chasse, de commerce
et de transport. Leur recette annuelle varie entre 3 000 000 Ariary à 6 500 000Ariary.
L’interdiction ou la restriction des activités relatives à la NAP pourrait entraîner une
diminution de leurs revenus, mais cela n’amoindrirait en rien leurs gains annuels.
Chaque promoteur à son programme du travail annuel, 3 villages sont déjà distribués
les besoins nécessaires pour complémentaires de leurs activités quotidiens comme la volaille;
l’objectif c’est de remplir leurs sources de gain, des charrues pour le village Mahagaga car en
2015 nous avons fait une descente sur terrain que la population de cet fokontany sont
majoritairement des agriculteurs et ils pratiquent la polyculture mais dominée par les champs
du rizière. Tandis qu’Ankorikahely le sol est pauvre et possède suffisamment de parcelle pour
la culture de subsistance. Pour le cas des pêcheurs Ankorikahely MBG avait donné une
vedette avec moteur qui appartient à l’association malgré la mauvaise entretient et va devenir
détruire.
Actuellement, après fokontany Ramena les villageois d’Andavakoera ont accès à l’eau
potable, l’électrification et l’éducation.
98
Photo 16: Un tuyau d’évacuation de l’eau jusqu’au village et centre de pépinière
Les amis de cirée et leurs partenaires en collaborations avec le Jungle Park, un prestataire
spécialisé sur escalade dans ce village, ont mise :
Vue l’effort déployé durant des années de travail sur l’aménagement écotouristique sur
le NAP Montagne des Français, le circuit touristique a été inauguré en 2014 (Août). L’ONG
SAGE a confié à l’Office Régional du Tourisme de Diégo le développement et la gestion
touristique du nord de la NAP Montagne des Français. Le résultat en un mois nous informe
sur 173 touristes qui furent enregistré dont 101 des étrangers sont des nationalités Français.
99
- les frais de guidage ;
- et les ressource issues des activités génératrices revenus financées par la part de
recettes de 50% du DEAP.
En général, l’écotourisme suscite un grand changement dans la vie, qu’il soit du domaine
économique ou humanitaire voire sanitaire de ces populations locales en particulier.
100
CHAPITRE VIII: DE LA PERTINENCE DE LA MISE EN PLACE D’UN
TOURISME A BASE COMMUNAUTAIRE
Dans le pays en développement tel que Madagascar, la pauvreté rurale face aux
handicaps socio-économique, d’où la nécessité d’effort de la part du gouvernement en
collaboration avec les ONG ainsi que de valorisation de patrimoine.
Etant source de devise, le tourisme introduit des gains, d’important revenu dans les
villages de Mahagaga et Andavakoera, appuyés par l’hôtellerie, la restauration, le guidage, les
petits commerces, et toute autre entité apte à fournir des services.
“Le tourisme communautaire, appelé aussi tourisme autochtone, est une forme de
tourisme dans laquelle l’accueil des visiteurs est géré directement par la population
locale.”48Celle-ci contrôle ainsi les activités touristiques proposées sur son territoire. Ce type
de tourisme existe dans les régions rurales et pauvres.
Toutefois, cette définition encore peu connu, et sa définition officielle n’est pas encore
évoquée à Madagascar. La Grande Ile est dotée des potentiels touristique mais non pas encore
en bonne exploitation. Essayant de porter de remède à ce problème les ONG profitent sur les
arrivées massive des touristes, elles mettent en place le projet de tourisme communautaire. Par
exemple, l’ONG Azimut, une association Québécoise sise à Antsiranana continue à
promouvoir le tourisme communautaire.
Avant tout, le tourisme communautaire est un terme pour les spécialistes du tourisme
mais pour vendre les produits locaux, à Antsiranana le tourisme communautaire n’existe
encore. Pour réussir ce projet, nous avons besoin de concevoir un modèle qui est adapté selon
48
[Link]
49
Idem
101
les résultats de l’étude de cas d’Anja [Link] réserve communautaire d’Anja se situe à 12
kilomètres au sud d’Ambalavao sur la RN7. Considérons le seul village à Madagascar qui a
réussi le tourisme communautaire.
Source : [Link]
102
Cette figure nous représente, l’organigramme des facteurs de projet de tourisme
communautaire. Le tourisme communautaire est lié aux produits ou aux projets tels que :
financement, planification et évaluation du marché, clarté de mission…en fonction de relation
avec des chefs, d’engagement… ; sans omettre son lien à la visée politique, sociale
environnementale ; également en concordance avec la communauté locale appuyée par sa
cohésion et son attitude ainsi que la protection et mise en valeur du patrimoine humaine. Tout
cela engendre la performance du produit donnant un lieu à la qualité tout en contribuant à la
satisfaction des clients. D’où les retombées vis-à-vis de la communauté sur sa fierté,
l’amélioration de la condition de vie de la population locale et évidemment la création
d’emploi.
On dit que c’est communautaire dans le sens où il vise et concerne la communauté locale
dans sa mise en œuvre ; et elle est ensuite bénéficiaire grâce aux rencontres, échanges,
découvertes de cultures d’aujourd’hui et l’équitable des revenus générés. Enfin, c’est en
pérennité (durable) parce qu’il n’y a pas de limite dans le temps sauf dans les saisons
touristiques. Donc, le projet sera alimenté par des échanges culturels et incluant la créativité et
recherche dans sa mise en œuvre.
3. Le défi
Dans la partie Nord de Madagascar, l’avènement des touristes est faible. Les visiteurs
étrangers restent à Nosy-Be car selon la source d’information, ce territoire comporte son atout
considérant qu’il est une île aux parfums: le balnéaire, la faune et la flore d’où les Tour-
opérateurs locaux ne faisant pas leurs ventes à Antsiranana. Voilà pourquoi, nous allons
lancer des défis pour que la région DIANA soit en fusionnée par la promotion touristique.
Nous constatons qu’il y a une variation mensuelle à propos de l’arrivée des touristes.
Elle dépend de la destination et les moyens d’accessibilités. Les touristes se soucient de leur
sécurité d’assurance sanitaire dont les voyageurs qui fréquentent les zones sont en couples, en
familles, en équipe, en groupe d’amis de 10 à 12 personnes probablement, les grands groupes
103
sont de plus de 18 personnes. La qualité de service et la fourniture de prestation sont assez
exigées par ces types de clientèles comme en matière de transport, restauration et hygiène,
hébergement, du service de guidage, d’assistance….et leur endurance physique est
majoritairement assez faible.
Mois J F M A M J J A S O N D
MDA 446 240 370 980 877 590 1341 2062 1425 1279 811 304
Antsiranana 614 351 759 524 600 656 590 480 555 655 422 934
3000
2500
2000
1500 Antsiranana
MDA
1000
500
0
J F M A M J J A S O N D
Nous avons combiné deux districts : Antsiranana I. Il s’agit la ville d’Antsiranana car
les bases de données ont été tiré de la police de l’Immigration et l’Emigration. Donc, c’est
l’information recueillie à partir de remplissage des « Fiche de police ».
Pour Antsiranana II les données ont été tirées du bureau MNP Montagne d’Ambre.
Les touristes ont l’occasion de venir en masse rendant visite aux parcs nationaux durant les
vacances (la haute saison) tout en découvrant l’aspect prodigieux et somptueux de la nature.
104
destinations qu’ils proposent et sur la conduite des voyageurs. Dans notre zone d’intervention,
nous avons intérêt à promouvoir cette activité.
3.2.1. Le produit
Puisque le tourisme durable demeure encore un concept, les groupes opérateurs de Diégo
Suarez sont tenus de respecter la « charte du tourisme durable ». Présentons ci-après l’étude
abordée par MBG sur le tourisme participatif:
Le devoir d’inclure la possibilité d'une visite uniquement ou pour un séjour plus d'une
nuit ;
Le produit sera animé par une personne locale qui a été spécialement formé pour aider
le visiteur à prendre part à activité choisie et de comprendre la raison de son
importance. Cette personne est plus qu'un guide, mais plutôt un animateur expérience ;
Les Animateurs expérimentaux devront parler le français et parler italien and l’anglais
serait un atout ;
105
3.2.2. Le prix
Seul le circuit d’Anosiravo a le prix d’entrée et avec un guide local, à vraie dire les
pisteurs car ils ne sont pas encore bien formés sur la technique de guidage, 2000 Ariary pour
les nationaux et 10000 Ariary pour les touristes étrangers.
Nationaux Internationaux
Chercheurs Botanistes
Aventuriers Chercheurs
Naturalistes
En se référant au tableau ci-dessus, nous avons intérêt à énumérer les catégories clients
nationaux : chercheurs, étudiants chercheurs en environnement, biodiversité, étudiants
chercheurs en tourisme, opérateurs touristiques, aventuriers, touristes nationaux, organismes
de conservations. Tandis que les clients internationaux, il existe des botanistes, Primatologue,
Birdwacthers, Ecotouristes, Chercheurs, Voyages de presses, Tours opérateurs, Naturalistes,
Les passionnées de la nature.
106
II. Les communautés locales sont-elles vraiment intéressées au tourisme ? Qu’en est-il de
leur volonté ?
Les populations locales sont prêtes pour le transfert de la gestion de futur site
communautaire. Nous allons voir la méthode de « Bottom-up » « démarche participative » ou
approche « ascendance ».
Ce fokontany n’est pas loin de Ramena, à moins d’une heure de marche et la population vit
d’une activité base sur la pêche; donc leurs attentes sont considérées à Ramena.
107
2. Les problèmes rencontrés
Pour le SAGE et l’ORTDS, le réel défi réside dans le maintien de la motivation des
guides locaux à se focaliser sur le long terme. Diégo Suarez a rencontré des problèmes de vol
Air Madagascar depuis ces deux dernières années. Ce qui signifie que la baisse de taux des
touristes durant la haute saison. La fréquentation du circuit “Anosiravo”, géré par l’ORTDS,
est en diminution et risque d’affecter la motivation des guides locaux à Travailler à leurs
anciennes occupations.
La NAP d’Orangea est l’un des sites parmis attractifs de la région DIANA, et la
première destination lors d’un séjour à Diégo, l’organisation des circuits devient ainsi une
exigence pour favoriser l’essor des activités liées au tourisme. Voici les circuits instaurés non
encore opérationnels :
Circuit Mamélon
Circuit « Bozy »
Circuit « les troisBaies
108
Carte 9: Circuit dans la NAP Orangea
Centre d’accueil
L’achat de ticket est obligatoire pour les visiteurs avant de visiter la NAP d’Orangea, ainsi, en
vue d’éviter la perte du temps, et de faciliter leur visite, la mise en place d’un centre
d’information est un profit. Les visiteurs peuvent acheter leur ticket d’entrée au niveau du
centre d’interprétation et au niveau du bureau de l’office régional du tourisme à Antsiranana.
109
C’est au niveau de ce centre, toutes les informations concernant le séjour au site
devant être réglées : à propos des moyens de transports, restauration s’ils resteront plusieurs
jours, réservation des gites et terrains de camping, le péage du guidage…
Les visiteurs peuvent disposer de brochures, des documents d’études déjà effectuées
dans les sites en de besoin d’autres informations à leurs intérêts.
Infrastructure hébergement
Deux zones de l’écotourisme se trouvent dans la NAP Montagne des Français : l’une
se localise dans le Nord ou Anosiravo et l’autre à Ambohimarina aux alentours du fokontany
de Mahagaga.
2.1. Anosiravo
110
Photo 18: Bureau d’accueil d’Anosiravo
Sur cette photo, on observe le bureau d’accueil qui dispose l’espace pour le parking,
d’une toilette (voir la photo 12), une banquette en présence de quelques guides employés 50de
l’ORTDS. La mise en place du bureau d’accueil a suscité des polémiquessur l’étathonteux de
l’infrastructure qui ne suit pas la norme internationale malgréle financement de Finistère à
cause de négligence de la transparence et de la corruption (du détournement).
A l’heure actuelle, les guides locaux ne sont plus originaires de la communauté villageoise proche de NAP
50
111
Carte 10: Circuit dans le NAP Montagne des Français : Anosiravo et Mahagaga
Les intérêts du tourisme dans le circuit d’Anosiravo c’est de voir le fameux baobab
Adansonia Suarezensis. Pour visiter le site Anosiravo, il faut du temps 3heures allés et retour.
C’est une Tunnel et Logement des officiers . Ces photos sous expliquent les points
d’arrêts de l’itinéraire pendant le trajet. Le tunnel, taillé dans le roche calcaire et il fut creusé
par les malagasy à l’époque coloniale. Au sommet, un poste optique destiné à garantir la
112
surveillance et transmettre les messages au quartier générale. Il permettait également de
relayer les signaux du poste d’Ambohimarina situé au Sud du massif. Ce logement des
officiers, caserne, etc. sont entourés par une muraille (enceinte) fortifiée.
Sur la carte ci-dessus (carte 8), Ambohimarina se trouve à deux heures de marche. Pour
aménager cette zone, il faut donc :
113
CONCLUSION
114
conservation du milieu naturel et de la biodiversité. L’écotourisme promet un développement
majeur dans les siècles à venir, apte à réduire la pauvreté et de chômage dans la vie rurale.
Malgré l’existence de financement provenant de l’extérieur (Agence Français pour le
Développement, la Banque Mondial…), il y a encore moins d’effort de la part des opérateurs
touristiques.
115
BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES GÉNÉRAUX
7. POLÈSE (M), SHEARMUR (R), Économie urbaine et régionale, Economica, 2ème éd,
Paris, 2005, 367p.
II. DOCUMENTS
116
III. MEMOIRES ET THESES
14. HERRALIDO (J), Ecotourisme dans le parc national de montagne d’Ambre dans le
district d’Antsiranana II, Région DIANA, Mémoire de Maîtrise en Géographie, 2014,
Université d’Antananrivo, 79p.
16. TRAN DINH PHO, Le Tourisme durable au Vietnam, Master 2 Management du tourisme
et des Relations Internationales, Université Du Sud-Toulon Var, 2008-2009, 73p.
IV. WEBOGRAPHIE:
117
26. [Link] consulté le 10/06/2016à 8h 35mn
118
ANNEXES
119
ANNEXE I
120
Protéger et conserver l'environnement
Respecter le code de bonne conduite basée sur la loi régissant l’observation des mammifères
marins
Respecter les règlements des zones protégées (interdiction d’engins mécaniques…)
Sensibiliser la clientèle et le personnel à respecter et préserver les sites touristiques (suivre
les sentiers tracés, respecter les zones d’ancrage…).
S’interdire de vendre de l’artisanat à partir d’espèces protégées (coquillages, écailles
tortues…)
Utiliser des pesticides naturels non synthétiques
Utiliser des engrais naturels ou organiques
Informer ses visiteurs sur les espèces végétales dans les jardins privés
Mettre en place une signalétique (type arboretum et fiches à disposition sur utilisation des
plantes – us et coutumes, fady et légendes…).
Ne pas cuisiner des espèces protégées (chauve-souris, tortues, lémuriens…) et respecter les
dates de pêche (ex : pas d’achat de langouste en fin d’année, crevettes…)
Sensibiliser les clients sur les espèces locales menacées (affichages)
Ne pas programmer de construction en bois d’espèces menacées
Favoriser l’utilisation de bois de culture à croissance rapide pour la construction (pins).
Limiter l’utilisation du papier
Utiliser les feuilles de brouillon (double face).
Participer au ramassage et traitement des déchets
Payer ses cotisations au système de ramassage des déchets
Effectuer un premier tri sélectif et s’assurer du dépôt des déchets dans des bennes ou
décharges (système pré-collecte)
Mettre en place un système de compostage
Récupérer les piles et autres déchets toxiques (retour par les touristes)
Sensibiliser le personnel à ramener les piles, les cartouches d’encre, ampoules et les poches
plastiques.
Participer à des actions communautaires visant à améliorer la propreté de l'île (type journée
verte, journée ramassage des déchets) en mettant à disposition du matériel et/ou du personnel
Social
Respecter la législation du travail
Respecter le salaire minimum légal
121
Respecter les horaires compensés ou payer les heures supplémentaires
S'acquitter des cotisations sociales pour tous les employés
Se préoccuper de la sécurité du personnel (lunettes de protection, gilets de sauvetage) et des
villageois (limitation de vitesse…)
Vérifier que les conditions de travail sont acceptables (douches…).
Mettre en place un système de protection sociale pour l’employé et sa famille
Compensation de l’absence d’organismes de couverture sociale.
Favoriser les contrats à durée indéterminé (% > 70%)
Valoriser le personnel local et la culture locale
Développer les compétences du personnel
Identifier les aptitudes pour formations ultérieures et promotion interne.
Inscrire régulièrement son personnel à des formations techniques ou linguistiques avec
valorisation du salaire à l’issue de ces formations
Privilégier l'emploi local à compétences égales
Recourir à des artistes locaux pour la décoration de son établissement…
Diffuser des informations sur la culture locale (us et coutumes, fady…)
Mettre en valeur la culture locale : démonstrations artisanales, groupes de musique, plats
malgaches…
Soutenir les festivals et manifestations culturelles locales
Améliorer les conditions de vie
Avantages en nature (repas, logement…)
Achat de PPN en gros et revendre à prix coûtant au personnel
Soutenir un dispensaire, une école… éventuellement en gérant les dons des touristes
(médicaments, fournitures scolaires...)
Multiplier les ressources d'appoint envers le personnel
Type vente d'objets artisanaux des membres de la famille, boutique dont les bénéfices sont
reversés au personnel...
Gestion équitable des pourboires
Assurer des programmes sanitaires (règles d’hygiène de base) pour les employés et leurs
familles (visite préventive obligatoire chez le dentiste)
S’impliquer dans la vie associative locale
Participer à la lutte contre le tourisme sexuel (contrôle des cartes d’identité, refus des «
invitées » sans réservation…)
122
Favoriser la mise en place d’une caisse commune « d’épargne » (participation direction
50/50)
Favoriser l’aide au développement matériel de son personnel (système de prêt).
Favoriser la mise en place de prestations compensatoires auprès des villageois
Par exemple diminution des nuisances sonores contre prise en charge d’écolages…
Economique et communautaire
Participer activement à toutes les actions communes
Participer activement en nature ou en numéraires à des actions communes
Nettoyage des plages, reboisement, traitement des déchets…
Mettre mes compétences à profit en participant bénévolement à l’enseignement technique
Payer ses cotisations à l’Office du Tourisme
S’acquitter des vignettes touristiques
Participer activement aux groupements (Office du tourisme, FHORM...)
Prendre des stagiaires des centres de formations locaux, régionaux et nationaux
Lutter contre la désinformation (dans mon site internet, blog…)
Promouvoir l'ensemble de la destination à travers mes documents de communication.
Promouvoir la charte « …. s’engage pour un tourisme durable » sur mon site internet
Respecter le schéma d’aménagement régional et/ou communautaire (zone de reboisement,
forage…)
Participer à la mise en place de la surveillance des plages et à la sensibilisation des clients aux
dangers (affichages)
Inciter les opérateurs à assurer la promotion des sites et circuits touristiques méconnus
Multiplier les activités économiques équitables
Sous-traiter des activités, des prestations à des acteurs locaux et contractualiser dans un esprit
« équitable »
Favoriser la commercialisation des produits artisanaux locaux (boutique d’hôtel…)
Professionnaliser mon activité
S'engager sur un rapport qualité/prix raisonnable
Participer à des opérations marketing communes (type package)
Elargir l'offre en incitant au recours à des prestataires partenaires locaux (clubs de plongée,
centres de pêches, excursionnistes...)
Recueillir les avis et propositions des hôtes sur leurs séjours et les partager (adaptative l’offre)
123
ANNEXE II
Années
Recettes 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Millions de DTS 124,5 157,7 210,3 302,6 116 139,74 160,66 182,72 256,86 353,17
Milliards ARIARY 343 496,7 586,7 858 352,7 441,298 531,6 614,18 861,63 1290,8
Millions de Dollars 180,18 231,91 313 459,65 178,5 211,1 262,49 279,81 390,42 540,11
Millions d’Euros 145,05 184,93 228,82 313,58 128,29 158,99 188,84 217,68 294,93 402,75
Source: Ministère du Tourisme, des Transports et de la Météorologie; Banque Centrale de Madagascar – Direction des Etudes
125
ANNEXE IV
EVOLUTION DES EMPLOIS DIRECTS GÉNÉRÉS PAR LE SECTEUR (CUMUL)
Années
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Hôtels et/ou Restaurants 16 877 17 805 19 395 20 623 21 998 23 843 25 412 28 325 30 413 31 149
Entreprises de Voyages et
de Prestations Touristiques 4 310 4 527 4 852 5 039 5 301 5 544 5 795 6 003 6 303 6 517
(EVPT)
TOTAL 21 187 22 332 24 247 25 662 27 299 29 387 31 207 34 328 36 716 37 666
ANNEXE V
Années
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Jours 20 17 17 17 21 21 21 21 23 20
126
ANNEXE VI
Années
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014*
Nombre
d’établissement
d’Hébergement 937 1 015 1 181 1 292 1 396 1 573 1693 2010 2 251 2 325
et de
Restauration
Nombre d’EVPT 709 755 825 861 902 967 1019 1280 1356 1 378
Nombre de
10 879 11 872 13 340 14 443 16 055 17 612 19112 20 520 22 263 22 888
chambres
ANNEXE VIII
I : Identité du village :
Resources monétaires
-De quelles sources proviennent vos revenues?
-Combien d’Ariarydépensez-vous chaque année?
-Compte tenu de votre revenue.
-Comment penser-vous de votre niveau de vie?
128
ANNEXE IX
Tableau : Liste des personnes interview pendant les travaux de terrain
Acteur Personnes Interviewés Fonction Sujets traités Période
d'enterwue
INTH JOSE Professeur -Le tourisme Juin 2014
d’enseignant durable (Tananarive)
129
Hôtel- Mme Swany -Gérante -Environnement Octobre 2015
Restaurant à Ramena (Ramena)
BADAMERA
Tableau 1 : Des sites et monuments inscrits sur l’inventaire National de Diégo Suarez ......... 15
Tableau 2: Capacité d’accueil des hôtels et restaurants ........................................................... 16
Tableau 3 : Cotation des circuits du Nord ................................................................................ 18
Tableau 4 : Des nombre de touristes dans le Nord de l’île....................................................... 22
Tableau 5 : Motivation des visiteurs en espace rural, en 2015 ................................................ 29
Tableau 6 :La température moyenne annuelle de la ville de Diégo de 2009-22013 (°C) ........ 35
Tableau 7 : Moyenne normales 2009-2013 précipitations ....................................................... 36
Tableau 8 : Le nombre d’emplois crée sur le tourisme à Antsiranana ..................................... 39
Tableau 9 : Exemple de tarif des chambres d’un hôtel de 3 étoiles à Antsiranana .................. 42
Tableau 10 : Taux de nuitées en pourcentage année 2009-2014 ............................................. 42
Tableau 11 : Evolution des arrivées et recette touristique à Antsiranana de 2007 à 2014. ...... 44
Tableau 12 : Nombres d’emplois crée par le tourisme à Ramena ............................................ 51
Tableau 13 : Le transport maritime .......................................................................................... 52
Tableau 14 : Taxe de séjour de 2009 à 2016 ............................................................................ 55
Tableau 15 : Évaluations des travails de sexe dépisté : 2010-2014 ......................................... 59
Tableau 16 : Récapitulation des atouts et des faiblesses du tourisme ..................................... 66
Tableau 17 : Evolution des recettes en devises au titre du tourisme ........................................ 77
Tableau 18 : Organisme privé responsable des aires protégées du complexe Ramena ........... 91
Tableau 19 : Le nombre des touristes et visiteurs du parc MNP Montagne d’Ambre ........... 104
Tableau 20 : Typologie de clientèle du complexe Ramena ................................................... 106
130
LISTE DES FIGURES
131
TABLE DE MATIERE
SOMMAIRE .............................................................................................................................. i
REMERCIEMENTS............................................................................................................... iii
LISTE DES ABRÉVIATIONS ............................................................................................... v
GLOSSAIRE ........................................................................................................................... vi
RESUME ................................................................................................................................ viii
ABSTRACT ............................................................................................................................. ix
INTRODUCTION .................................................................................................................... 1
PREMIERE PARTIE : LE NORD DE MADAGASCAR : UN ESPACE
GÉOGRAPHIQUE FAVORABLE AU DEVELOPPEMENT TOURISTIQUE ............... 4
CHAPITRE I : Cadre général de la zone d’étude ................................................................. 5
I. Présentation de la commune étudiée ................................................................................... 5
1. Zone d’étude ................................................................................................................... 5
1.2. La description des communes étudiées ................................................................... 6
2. Raison du choix du thème .............................................................................................. 7
2.1. La problématique ..................................................................................................... 7
2.2. Dégagement des hypothèses.................................................................................... 7
II. Objectif et résultat attendus ............................................................................................... 8
1. Objectif ........................................................................................................................... 8
2. Résultatattendus ............................................................................................................. 8
III. Démarche de recherche .................................................................................................... 8
1. La documentation ........................................................................................................... 8
2. Les travaux de terrain ..................................................................................................... 8
3. Analyses des données ..................................................................................................... 9
CHAPITRE II : AMENAGEMENT TOURISTIQUE ET DEVELOPPEMENT : UNE
NOTION PRISEE PAR LES PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT ....................... 10
I. Concept de l’aménagement touristique ............................................................................. 10
1. Mise en contexte sur le tourisme .................................................................................. 10
1.2. L’aménagement du territoire ................................................................................. 11
1.2.1. L’aménagement du territoire de la ville de Diégo Suarez témoigne du passé 11
1.2.2. L’évolution de l’urbanisme de Diégo Suarez ................................................. 11
1.3.1. Diégo Suarez, une ville de garnison .............................................................. 13
1.3.2. Etat des lieux de sites touristiques.................................................................. 14
132
2. L’aménagement touristique à Madagascar ................................................................... 15
2.1. Le développement de la capacité des hôtels et restaurants ................................... 15
2.1.1. Les hôtels et restaurants : premier accueil tourisme de Diégo Suarez ........... 16
2.2. Le transport, l’outil du développement touristique ............................................... 17
2.2.1. Le transport terrestre, difficultés rencontrées par les opérateurs économiques
.................................................................................................................................. 17
[Link]. Le transport local ..................................................................................... 18
[Link]. Le transport urbain face à la concurrence des prestataires locaux .......... 18
2.2.2. Le transport maritime ..................................................................................... 19
2.2.3. Le transport aérien .......................................................................................... 20
II. Le développement de l’espace touristique dans la partie Nord de Madagascar .............. 21
1. Le tourisme existant à Diégo Suarez ............................................................................ 21
1.2. Le type de tourisme : des simples concepts ou un produit vendable ?.................. 23
1.3. Présentation du concept « tourisme durable ». ...................................................... 24
1.3.1. Définition ....................................................................................................... 24
1.3.2. Le tourisme durable pour Diégo Suarez ......................................................... 26
2. Le développement local : un objectif cher au géographe ............................................. 26
2.1. Le concept du développement local ...................................................................... 26
2.2. L’écotourisme, un facteur d’aménagement pour le développement local ............ 27
2.2.1. Les activités de la population locale .............................................................. 27
2.2.2. Le milieu rural, un espace globalement fragile caractérisé par une faible
fréquentation des visiteurs ........................................................................................ 28
CHAPITRE III : ATOUTS ET CONTRAINTES DU MILIEU PHYSIQUE DU NORD
DE MADAGASCAR AU DEVELOPPEMENT TOURISTIQUE .................................... 30
I. La baie des Français : un relief côtier dominé par une chaine montagneuse .................... 30
1. Montagne des Français ou Ambohitr’Antsingy ............................................................ 30
1.1. Un relief dissymétrique offrant des beaux paysages ............................................. 30
1.2. Le pain de sucre : le symbole de la ville de Diégo Suarez .................................... 31
1.2.1. La légende de Nosy Lonjo ............................................................................. 31
1.2.2. Nosy Lonjo : le patrimoine national culturel de Madagascar ........................ 32
2. La plage de Ramena, une station balnéaire importante (village des pêcheurs) ............ 33
2.1. Un village de pêcheur chargé d’histoire ................................................................ 33
2.2. La prédominance du tourisme balnéaire et nautique ............................................. 33
2.2.1. Une mer calme et une plage au sable fin ........................................................ 33
133
2.2.2. Les activités balnéaires perpétuées dans la baie de Sakalava ........................ 34
II. Les attraits du climat........................................................................................................ 34
1. Un climat favorable aux conditions touristiques .......................................................... 34
1.1. Une température relativement élevée toute l’année .............................................. 34
1.2. De vent Alizée : propice au développement touristique ....................................... 35
1.3. L’absence de la pluviométrie ................................................................................ 36
DEUXIEME PARTIE ............................................................................................................ 38
LES RETOMBÉES SOCIO-ÉCONOMIQUES ET ENVIRONNEMENTALES À
DIFFERENTES ÉCHELLES DU SECTEUR TOURISTIQUE DANS LE NORD DE
MADAGASCAR..................................................................................................................... 38
CHAPITRE IV : QUELQUES RETOMBEES SOCIO-ECONOMIQUES ET
ENVIRONNEMENTALES REGIONALES ET LOCALES DU DEVELOPPEMENT
TOURISTIQUE...................................................................................................................... 39
I. Les retombées positives socio-économiques et environnementale ................................... 39
1. le tourisme, secteur créateur d’emploi ......................................................................... 39
1.1. Les emplois directs ................................................................................................ 39
1.2. Les emplois indirects ............................................................................................. 40
2. Diégo Suarez : premier bénéficiaire du développement touristique ............................ 42
2.1. Les hôtels et restaurants ........................................................................................ 42
2.2. Le tourisme, source de revenus pour Diégo Suarez. ............................................. 43
3. Environnemental .......................................................................................................... 45
3.1. Les patrimoines historiques de la ville, un intérêt pour le tourisme...................... 45
3.2 Un projet d’avenir pour la ville de Diégo .............................................................. 47
4.1. Le tourisme, source d’emplois .............................................................................. 50
4.1.1. Le tourisme, un secteur promoteur pour la population locale ........................ 50
[Link]. Les emplois directs .................................................................................. 50
[Link]. La multiplication des emplois indirects .................................................. 52
II. L’essor de diverses activités ............................................................................................ 54
1. Les ventes des articles, masseuses et décoration ......................................................... 54
2. Diverses activités balnéaires ........................................................................................ 54
3. L’accroissement des impôts touristiques...................................................................... 55
3.1. La vignette touristique ........................................................................................... 55
4.1. Valorisation du patrimoine local, une priorité pour le développement du tourisme
...................................................................................................................................... 56
134
4.2. La conservation de l’environnement ..................................................................... 58
III. Les retombés négatifs socio- environnementaux bien visible de la ville de Diégo Suarez
.............................................................................................................................................. 59
1. La prostitution : source de revenus pour les jeunes filles............................................. 59
1.1. La prostitution touchant de plus en plus les mineurs ............................................ 60
2. Le problème foncier ..................................................................................................... 60
2.1. Insécurité urbaine, la fuite des touristes ................................................................ 60
3. Les retombées environnementales de la ville de Diégo ............................................... 60
3.1. La disparition des patrimoines : une menace pour la valeur culturelle ................. 60
3.2. Le problème de l’eau ............................................................................................. 62
IV. Les retombés négatifs environnemental, socio-économique inquiétants de la commune
Rural de Ramena. ................................................................................................................. 62
1. Le tourisme : un facteur d’inflation.............................................................................. 62
1.1. La hausse des prix des denrées .................................................................................. 62
1.2. Le service public, profitant de la présence des touristes .......................................... 63
2. La dégradation d’un milieu fragile ........................................................................... 63
2.1- Des pressions multiples......................................................................................... 63
2.1.1- Quelques dégâts sur la côte de Ramena ......................................................... 63
V- Les atouts et faiblesses des organismes contribuant au développement du tourisme de
Diégo Suarez. ................................................................................................................... 65
1. Atouts et faiblesses du tourisme d’Antsiranana. ............................................................. 65
1.1. Points forts de l’intercommunalité de Diégo Suarez :............................................... 65
1.2. Faiblesse .................................................................................................................... 65
2. Atouts et faiblesses du tourisme à Ramena .................................................................. 66
CHAPITRE V: LES CONTRIBUTIONS DES POLITIQUES TOURISTIQUES AU
DEVELOPPEMENT REGIONAL ET LOCAL ................................................................. 70
I. Evolution des rapports Nord-Sud envers tourisme en faisant un zoom sur les Hot spots et
les PED comme Madagascar ................................................................................................ 70
1. L’essor du tourisme par la géographie du tourisme ..................................................... 70
1.1. Le Nord : les pays développés gros émetteurs (Européens) .................................. 70
1.2. Le tourisme dans les pays en voie de développement ........................................... 71
1.2.1. Le tourisme, une activité très fragile .............................................................. 71
1.2.2. Madagascar, dominé par les investisseurs étrangers ...................................... 71
2. Madagascar, le berceau de la biodiversité .................................................................... 72
135
II. Les différentes politiques touristiques mises en œuvre depuis 1989 et leurs impacts sur le
développement du secteur tourisme aux échelles nationale, régionale (Diego) et locale
(Baie des Français). .............................................................................................................. 72
1. Des politiques de développement socio-économique à l’échelle national ................... 73
1.1. Stratégie de développement touristique à Madagascar (de 1989-1995)................ 73
1.2. Le plan directeur .................................................................................................... 73
1.3. Les Politiques du Gouvernement pour le Tourisme .............................................. 73
2. La politique touristique de la partie Nord de l’île ........................................................ 74
2.1. A l’échelle régionale ............................................................................................. 74
2.2. A l’échelle locale (baie des Français) ................................................................... 75
3. L’Office Régional du Tourisme de Diégo Suarez chargé de la promotion .................. 76
III. Les impacts du tourisme ................................................................................................. 76
1. Emploi .......................................................................................................................... 76
2. Recette touristique ........................................................................................................ 77
TROISIEME PARTIE........................................................................................................... 78
PERSPECTIVE POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE LOCAL DANS LA
PARTIE NORD DE MADAGASCAR ................................................................................. 78
CHAPITRE VI : DE L’URGENCE DE LA MISE EN ECOTOURISME DU
COMPLEXE RAMENA ........................................................................................................ 80
I. Ecotourisme : objectif recherché par le complexe Ramena .............................................. 81
1. Le concept de l’écotourisme ........................................................................................ 82
1.1. Définition de l'écotourisme ................................................................................... 82
1.2. Les trois particularités de l’écotourisme ............................................................... 82
2.1. La Montagne des Français ..................................................................................... 83
2.2. La Forêt d’Orangea ............................................................................................... 85
II. Le concept du complexe Ramena : mise en cohérence des processus de création des
NAP ...................................................................................................................................... 87
1. Les attractions naturelles écotouristique du complexe Ramena exceptionnelle .......... 87
1.1. Paysage naturel ...................................................................................................... 88
1.1.1. Biodiversité de la Montagne des Français et d'Orangea ................................ 88
2. Mise en cohérence des processus de création des NAP face au concept « complexe
Ramena » .......................................................................................................................... 89
2.1. La spécificité de chaque aire protégée .................................................................. 89
2.1.1. Atouts face au NAP Montagne des Français .................................................. 91
136
[Link]. Les intérêts historiques et culturels ......................................................... 91
[Link]. La biodiversité ......................................................................................... 91
2.1.2. NAP d’Ambohitr’Antsingy-/Montagne des Français ................................... 92
[Link]. Atouts NAP Ambohit’Antsingy/ Montagne des Français ....................... 93
3. Les attractions méconnus ............................................................................................. 95
CHAPITRE VII : IMPACT POSITIF DES VILLAGES, VILLE ET REGION
AUTOURS DES AIRES PROTEGES. ................................................................................ 97
I. Impact socio-économiques des activités sur la gestion des Aires protégés .................. 97
1. Personne affectées par le projet (PAP) ..................................................................... 97
2. Les activités de promoteur des Aires Protégés ............................................................. 98
2.1. Impacts socio-économiques, le village Andavakoera profitant sa ressource ....... 98
II. Des revenus générés par l’écotourisme ........................................................................... 99
CHAPITRE VIII: DE LA PERTINENCE DE LA MISE EN PLACE D’UN TOURISME
A BASE COMMUNAUTAIRE ........................................................................................... 101
I. Projet de mise place des villages communautaires ........................................................ 101
1. Approche du tourisme communautaire. ..................................................................... 101
1.1. Qu’est-ce que le tourisme communautaire ? ....................................................... 101
1.2. Comment peut-on réussir le tourisme communautaire ? .................................... 101
3. Le défi ........................................................................................................................ 103
3.1. La demande touristique à Antsiranana et Montagne d’Ambre ........................... 103
3.2. Marketing stratégie .............................................................................................. 105
3.2.1. Le produit ..................................................................................................... 105
3.2.2. Le prix .......................................................................................................... 106
II. Les communautés locales sont-elles vraiment intéressées au tourisme ? Qu’en est-il de
leur volonté ? ...................................................................................................................... 107
1. Les attentes de la population locale ............................................................................ 107
1.1. Le village Ramena ............................................................................................... 107
1.2. Le fokontanyde Mahagaga .................................................................................. 107
1.3. Le fokontany Ankorikahely ................................................................................. 107
2. Les problèmes rencontrés ........................................................................................... 108
2.1. Le cas de la population locale ............................................................................. 108
2.2. Les opérateurs touristiques .................................................................................. 108
III. L’aménagement possible dans les Aires protégés « complexe Ramena » ................... 108
1. Les propositions du plan d’aménagement aux Aires protégées d’Orangea ............... 108
137
2. L’aménagement aux NAP Montagne des Français .................................................... 110
2.1. Anosiravo ............................................................................................................ 110
CONCLUSION ..................................................................................................................... 114
ANNEXES ............................................................................................................................. 119
LISTES DES TABLEAUX .................................................................................................. 130
LISTE DES GRAPHES ....................................................................................................... 130
LISTE DES FIGURES ........................................................................................................ 131
138