RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET UNIVERSITAIRE
INSTITUT NATIONAL DU BÂTIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS
KINSHASA-NGALIEMA
Section : BTP
TRAVAIL PRATIQUE DE INITIATION A LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE
Par :
1. FATAKI MUBWISI
2. WENDO KIFUTI
3. NDONDA MUMBESELE
4. MPUTU TSHIKOLA
5. MBONGO IZUMI
6. KAYIMBA LUNZENZI
7. MASUKU KAMAKA
8. MUNDUNGU WANDUNGULA
9. KANIKA MERVEIL Corniel
10. EKAKASANI LOBOLO LOLEKA
L2 BTP A
Dirigé par : Prof. Dr. KALALA BANGABANGA
ANNEE ACADEMIQUE 2023 – 2024
Dans le cadre du cours d’initiation à la recherché scientifique, il nous a été demandé d’élaborer
un travail scientifique dont le sujet est au choix. Préoccupé par l’état actuel de notre pays, notre choix à
été opéré sur le sujet suivant: “La souveraineté du peuple dans la liberté et l'égalité comme
fondement d'un état juste et droit”. Car dDepuis un certain temps, la situation en matière de sécurité
en RDC et précisement dans sa partie ( EST ) est devenue plus instable et imprévisible.
PROBLÉMATIQUE
La problématique de la souveraineté et la question de la liberté et de l'égalité n'est pas du tout
récente. Notre auteur, Jean-Jacques Rousseau n'est pas le premier et le seul à l'aborder et à la réclamer
parmi les hommes et les sociétés de son temps qui vivaient dans l'inégalité et les injustices parfois
intolérables contre la liberté des autre, selon André Lalande « la liberté est donc l’état de l’être humain
qui s’est affranchi de toutes ses aliénations internes pour vivre conformement à ce qui le constitue
fondamentalement »1.
Aujourd'hui dans le monde nous assistons à des scènes tragique. On dirait que le monde est
gouverné par le droit du plus fort; ce sont les plus forts qui commandent le monde et dictent, imposent
des lois. Cela se remarque fort bien quand on constate que certaines personnes détiennent plus des droits,
parce qu'ils sont fort et puissant, et d'autres par contre, voient les leurs bafoué pour la simple raison qu'il
sont moins forts et puissants. Rousseau stipule que « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours
maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir »2
Nous constatons toujours et surtout que tout tend vers le chaos: il y a maintenant confusion entre
les valeurs et les anti valeur. L'anormal devient normal et plausible, admissible, vraisemblable, crédible,
acceptable par tous et pour tous. Les notions importantes comme celle de liberté, égalité, justice, droit
et dignité de la personne humaine perdent leur vrai sens, l'éthique altruiste ou de l'altérité n'existe pas
du tout. C'est plutôt l'injustice, l'inégalité, l'asservissement, et autres. Qui battent leur plein.
Nous constatons encore que les hommes sont victimes de toutes sortes de maux. Ils sont frappés
par la pauvreté, la misère et une souffrance interminable, et certains meurent. La monde dans lequel ils
se trouvent est déchiré par des guerres et les languages des armes, cas de la République démocratique
du Congo; ici et là, beaucoup de sangs coulent et la vie humaine n'as presque plus de valeur. Il est
1
A. LALANDE, Vocabulaire technique et critique de la philosophie, Paris, PUF, 1985, p.562.
2
J-J. ROUSSEAU, DU contrat social, collection Folio/ Essai, France, Gallimard, 1964, p. 176
transformé en lieu d'oppression et d'exploitation. Selon la société civil: « Depuis un certain temps, la
situation en matière de sécurité en RDC et précisement dans sa partie ( EST ) est devenue plus instable
et imprévisible »3
Peut-on dire, dans ces conditions, que les hommes sont libres et égaux ? « comment connaitre la
source et cause de l’inégalité parmi les hommes si l’on ne commence par eux-mêmes? »4. Pendant que
les un se battent pour la paix, la liberté, la justice et l'égalité, les autres sont imperturbable, Sans troubles
et vivent dans l'ataraxis perpétuelle. Dans ce cas , que faire pour rendre aux hommes leur dignité et leur
droits inaliénable qu'ils ont perdu ? La philosophie, portant sur la totalité du réel et se définissant comme
une réflexion sur la vie, pour la vie et sur le sens de ladite vie, elle trouve donc matière à réflexion.
CHOIX ET INTÉRÊT DU SUJET
L'homme, tel qu'il est sorti des mains de la nature, et bon. Dit Rousseau. Mais, comment expliquer
la présence du mal chez un être qui, à l'origine, naît bon? Autrement dit, si le mal ne se justifie pas à
l'état de nature, d'où vient-il ? Et l'homme étant un être doué de raison et de conscience, que doit-il faire
ou viser pour transcender sa situation déjà détériorée, édulcorée, aménuisée, altérée et pour promouvoir
une société où règne la justice, la liberté, l'égalité et les droits ? Telles sont parmi tant d'autres, les
questions que nous nous posons pour mener à bien notre réflexion. Parmi ses ouvrages, précisément
dans ses ouvrages : Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes et Du contrat
social, Rousseau parle de l'homme et de la société.
Nous allons voir encore dans Émile ou De l'éducation, où Rousseau évoque trois types d'éducation.
« Pour Rousseau, il y a en effet trois éducations : celle qui vient de la nature ( le développement interne
de nos facultés et de nos organes ), celle qui vient des hommes et celle qui vient des choses ( l'acquis de
notre propre expérience sur les objets ) »5.
Les hommes à l'état de nature, dit-il, mènent une vie quasi d'animalité, mais ils sont avantageusement
organisés. Ils sont libre et indépendants de par leur nature, et égaux de par leur condition de vie; chacun
subvient à ses besoins sans le moindre secours d'autrui. La nature lui offre tout.
Cependant, un funeste hasard le ravira de sa bonne condition de vie et le placera dans une situation
difficile et malheureuse, où il lui faudra, désormais, recourir à l'autre pour se réaliser. Cette nouvelle
3
[Link] Consulté le 29/12/2024.
4
J-J. ROUSSEAU, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, France, Gallimard,1969, p.55
5
[Link] consulté le 29/12/2025
situation qui lui a fait perdre beaucoup de ses valeurs naturelles. Et Rousseau, soucieux de restaurer sa
vie, recherchera la condition dans laquelle les hommes, peuvent retrouver sous forme de responsabilité,
liberté et d'égalité civiles, leur liberté et leur égalité naturelles, car le retour à l'état de nature est
impossible. Tel est le problème fondemental qu'il pose et analyse dans son ouvrage Du contrat social.
Ici il fait voir que les hommes peuvent surmonter les calamités naturelles, peuvent aussi se réaliser
pleinement dans la société.
L'universalité, la concomitance, l'homogénéité et la sociabilité, fait aussi partie de nos soucis dans
ce travail, car l'union fait la force, dit-on. Voilà donc, parmi tant d'autres, les raisons qui nous ont poussé
à faire, à choisir et à trouver un intérêt capital sur la pensée politique de Jean-Jacques Rousseau.
MÉTHODE ET DIVISION DU TRAVAIL
Pour mieux transcender, aliis verbis; saisir la pensée Rousseauiste, nous proposons une approche
analytico-comprehensive, en vue de bien cerner les idées maîtresses de sa pensée politique dans Du
contrat social en vu du bien, pour non seulement une bonne vie mais aussi et surtout pour une vie bonne.
Pour ce faire, notre travail s'intitulant " La souveraineté du peuple dans la liberté et l'égalité
comme fondement d'un état juste et droit " s'articulera en trois moment : le premier moment portera
sur " la conception Rousseauiste de l'état de nature ". Rousseau expose l'état de nature comme : une
hypothèse de travail, un état anhistorique, un état de paix et bonheur. Maintenant, la grande question
qui nous tarabuscote et nous turlipine dans cette partie est celle de savoir si réellement on peut justifier
aussi la souveraineté, la liiberté et l'égalité à l'état de nature ?
Le deuxième parlera de " L'approche comparative et vision globale de l'état de la nature" dans
cette partie, nous traiterons la question et le concept du mot nature en général. Et pour bien y répondre,
nous analyserons à part notre auteur, nous toucheront aussi deux autres auteurs importants qui ont aussi
abordé la même problématique avant Rousseau. Il s'agira précisément d'une brève lecture de Thomas
HOBBES et de Jonh LOCKE.
Enfin, le troisième moment portera sur " La problématique de la notion du contrat social
Rousseauiste dans le contexte Géo-politique de la [Link] ". Il comprendra cinq parties : d'abord
nous traiterons sur la clarification du concept politique, en essayant de mettre de la lumière là-dessus
avant d'en parler en profondeur pour ne pas édulcorer, aménuiser, altérer et détériorer notre vision sur le
concept. Et puis, nous parlerons de l'état civil, en développant la question du mal social, sur le vrai
contrat social comme de l'état civil, et sur la morale et liberté.
Le troisième point traitera la question de la souveraineté suivi du quatrième point qui traitera la question
du législatif et pour finir avec Du gouvernement, qui est le cinquième point où nous traiterons le diverses
formes de gouvernement, la question de la démocratie, l'aristocratie et monarchie. Enfin, une conclusion
interviendra pour récapituler les idées maîtresses qui ont fait l'objet de notre réflexion en philosophie
politique de Jean-Jacques Rousseau.
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages de l’auteur
Du contrat social, collection Folio/Essais, France, GALLIAMRD? 1964, 535p.
Discours sur l’origine et les fondement de l’inégalité parmi les homes, France, edition Gallimard,
1969, 284p.
Autres ouvrages
BLAZUT, J., L’impensée de la philosophie heideggérienne, Paris, l’Harmattan, 2006.
DE WAELHENS, A., La philosophie de Martin Heidegger, Paris, Béatrice-Nau-Welarts, 6è
Ed., 1969.
IDEM, La philosophie et les expériences naturelles, Paris, M. Nijhoff, 1961.
IDEM, Existence et subjectivité, in l’existence, Paris, Gallimard, 1945.
SARTRE, Jean-Paul, L’être et le néant : Essai d’ontologie phénoménologique, Paris, Gallimard,
1943.
LEVINAS, E., Dieu, la mort et le temps, Paris, Grasset et Fasquelle, 1993.
VATTIMO, Introduction à Heidegger, Paris, Cerf, 1985.
WAELVELDE, V.J., Pour une renaissance métaphysique en terre africaine, Lubumbashi,
Editions de l’Espoir, 2007.
BOSOMI, D., « L’analytique existentiale de M. Heidegger. Pour une phénoménologie
fondamentale d’Etre et Temps » in Laurentianum (2020). 22p.
ARJAKOVSSKY, P. et al. (dir), Dictionnaire Martin Heidegger : vocabulaire polyphonique de
sa pensée, Paris, Cerf, 2013.
HUISMAN, D., Dictionnaire des mille œuvres clés de la philosophie, S.l., Nathan, 1993.
LALANDE, A., Vocabulaire technique et critique de la philosophie, Vol 1, Quadrige, P.U.F,
1991.
REY, J-DEBOUE-REY, A., Le nouveau petit robert, Paris, Dictionnaires le robert, 1994.