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Définition et principes de l'électrostatique

Le document traite de l'électrostatique et de la magnétostatique, en abordant des concepts clés tels que la loi de Coulomb, le champ électrique, et les méthodes d'électrisation. Il présente également des expériences d'électrisation, les propriétés des champs électriques, et les éléments de symétrie associés. Enfin, il introduit les bases de l'électromagnétisme, y compris les interactions fondamentales et la distinction entre phénomènes électriques et magnétiques.

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Définition et principes de l'électrostatique

Le document traite de l'électrostatique et de la magnétostatique, en abordant des concepts clés tels que la loi de Coulomb, le champ électrique, et les méthodes d'électrisation. Il présente également des expériences d'électrisation, les propriétés des champs électriques, et les éléments de symétrie associés. Enfin, il introduit les bases de l'électromagnétisme, y compris les interactions fondamentales et la distinction entre phénomènes électriques et magnétiques.

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Electrostatique/Magnétostatique 2024-2025

Chapitre 2 : L’interaction électrostatique

Chapitre 2 : L’interaction électrostatique


Ce que je dois savoir Ce que je dois savoir-faire ou refaire
- La loi de Coulomb - Les différents types d’électrisation.
- Champ électrique - Les caractéristiques d’une interaction
- Champ électrique d’un ensemble de charges électrostatique.
ponctuelles. - Lire et interpréter une carte de champ
- Principe de superposition. électrique.
- Distributions de charges. - Reconnaitre les éléments de symétrie et leurs
caractéristiques.
- TD n°1

I] L’électrisation

1) Un peu d’histoire

Il y a plus de 2 600 ans, les savants grecs avaient déjà constaté que l'ambre jaune (une résine naturelle) frottée
énergiquement avec une fourrure avait la faculté d'attirer les corps légers tels que les cheveux ou fétus de paille.
C'est d'ailleurs le mot grec ηλεκτρoνη (êlektron), signifiant ambre, qui est à l'origine du terme « électricité ».
Cette électrisation par frottement, dite triboélectricité, s'observe facilement dans la vie quotidienne. Parfois une
forte électrisation peut même produire des étincelles comme lorsqu'on enlève un pull de laine rapidement (à
condition d'être dans une pièce sombre pour percevoir ces étincelles). L'éclair, lors d'un orage, est un phénomène
d'électricité statique impressionnant qui fut longtemps craint par les hommes. Il fallut attendre B. Franklin en
1752 pour identifier la nature électrique du phénomène et pour maîtriser les dégâts du tonnerre par l'invention
du paratonnerre.

2) Expériences d’électrisation

Expérience d’électrisation par frottement :

Lorsqu’on frotte un matériau isolant, il peut gagner ou perdre des électrons par
arrachement.

Expérience d’électrisation par influence :

Un corps chargé électriquement, est approché d’un autre corps sans qu’il n’y ait de
contact entre eux.
Celui-ci, reste globalement neutre mais ses charges ne sont plus réparties uniformément.

Electrisation par contact :

Des électrons sont transférés par contact d’un corps chargé à un autre.
Dans le cas d’un matériau conducteur, les charges se répartissent dans tout le matériau
Dans le cas d’un matériau isolant, les charges restent localisées au niveau de la surface
de contact.

1
II] Interaction et champ électrostatique

1) La loi de Coulomb

Pour deux corps A et B de charge électrique qA et qB


dont leur centre est séparé d’une distance d, les
caractéristiques de la force d’interaction
électrostatique sont :
- Point d’application, A pour la force ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐵/𝐴 et B
pour la force ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐴/𝐵
- Direction, droite (AB)
- Sens, de A vers B pour la force ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐵/𝐴 et de B vers
A pour la force ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐴/𝐵
- Norme,
|𝑞𝑎 | × |𝑞𝐵 |
𝐹𝐴/𝐵 = 𝐹𝐵/𝐴 = 𝑘 ×
𝑑2
qA et qB en Coulomb (C)
d en mètres (m)
Constante de Coulomb k = 9,0 x 109 N.m2.C-2
F en Newton (N)

Loi de Coulomb :
Pour deux corps A et B de charges qA et qB séparés d’une distance d, la force électrostatique de l’objet A sur
l’objet B, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐴/𝐵 a pour expression :
𝑞𝑎 . 𝑞𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐴/𝐵 = −𝐹 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵/𝐴 = 𝑘. . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝐵𝐴
𝑑2
qA et qB en Coulomb (C)
d en mètres (m)
k = 9 x 109 N.m2.C-2
F en Newton (N)
𝑢𝐵𝐴 est le vecteur unitaire de direction (AB) et de sens B vers A
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗

La constante de Coulomb s’exprime en fonction de la permittivité du vide ε0


1
𝑘=
4𝜋𝜀0
ε0 = 8,85419.10-12 F.m-1

2) Champ électrique

Une charge ponctuelle est un point matériel P chargé de q. Cette charge ponctuelle va avoir une influence sur un
système M de charge Q situé à une distance r.
Le champ électrostatique 𝐸⃗ (𝑀) qui sera créé par le point P à l’emplacement de M sera lié à la force de Coulomb :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝑃→𝑀 = 𝑄. 𝐸⃗ (𝑀)
Ainsi, d’après la loi de Coulomb :
𝑞
𝐸⃗ (𝑀) = . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢
4𝜋𝜀0 𝑟 2 𝑃→𝑀
Le champ 𝐸⃗ (𝑀) ne dépend que de la distance nous séparant de P et de la charge de P.
2
Considérons une distribution de charges ponctuelles (q1,…,qN) placées en différents points Pi=1…N et une charge
test Q placée en M. Cherchons à exprimer la force qu'exerce cette ensemble de charges sur la charge test.

On admet que l'interaction électrique obéit au principe de superposition : la force résultante est la somme
vectorielle des forces qu'exercent chacune des charges qi sur la charge Q soit :
𝑁 𝑁
𝑄𝑞𝑖
𝐹 = ∑ ⃗𝑓𝑖 = ∑ 𝑢
⃗⃗⃗
4𝜋𝜀0 𝑟𝑖 2 𝑖
𝑖=1 𝑖=1

Par définition le champ électrique a pour expression :


𝑁
𝑞𝑖
𝐸⃗ (𝑀) = ∑ 𝑢
⃗⃗⃗
4𝜋𝜀0 𝑟𝑖 2 𝑖
𝑖=1

𝐸⃗ (𝑀) est un champ vectoriel. L’unité de sa norme est en volt par mètre (V.m-1).

A la surface de la Terre, le champ électrique est de l’ordre de 100-150 V.m-1 en dehors des périodes d’orage. En
période d’orage, il est de l’ordre de 10 kV.m-1.
Dans l’atome, la cohésion des électrons est de l’ordre de 100 GV.m-1.

Le champ électrique n’agit qu’en présence d’une autre charge électrique.

3) Carte de champ

Afin de représenter le champ électrique, visuellement, on trace des lignes de champ.

Les lignes d’un champ vectoriel quelconque 𝐴(𝑀) sont des courbes tangentes en chaque point M au champ
vectoriel en ce point. Ces courbes sont orientées dans le sens du champ vectoriel.

3
Le champ d’une charge ponctuelle peut se représenter sur une carte.

On voit bien ici que les lignes de champs passent toutes par la charge ponctuelle. Quand la charge est négative,
ils sont orientés vers la charge et quand elle est positive elle est orientée dans le sens contraire.
De plus, la représentation du champ de vecteur montre que les vecteurs sont de plus en plus petits lorsqu’on
s’éloigne de la charge ponctuelle.

Le camp crée par un doublet de charges est le suivant.

On remarque que les lignes de charges se dirigent toujours de la charge positive vers la charge négative. De
même on voit que les champs se superposent.

Des éléments de symétries apparaissent.

4
4) Eléments de symétrie

Plan de symétrie :

On prend une distribution de charges qui présente un plan de symétrie.


C’est-à-dire qu’elle est invariante par réflexion par rapport à un plan P. Le
plan se comporte également comme plan de symétrie du champ
électrique.
Autrement dit, le plan P agit comme un miroir.

Ainsi, si on note M’, l’image du point M à travers le plan P, on a la relation :


𝐸⃗ (𝑀′ ) = 𝑠𝑦𝑚(𝐸⃗ (𝑀))
Si on se place en un point M sur le plan de symétrie. On se rend compte que la distribution des champs créés par
des charges symétriques entraine un champ résultant contenu dans le plan de symétrie.
De plus si on se place sur le centre de symétrie de distribution, on se retrouve avec un champ nul.

Plan d’antisymétrie :

On prend une distribution de charges qui présente un plan


d’antisymétrie. C’est-à-dire que les charges situées de part et d’autre du
plan sont de signes contraires.

Ainsi, si on note M’, l’image du point M à travers le plan P, on a la


relation :
𝐸⃗ (𝑀′ ) = −𝑠𝑦𝑚(𝐸⃗ (𝑀))
Si on se place en un point M sur le plan de symétrie. On se rend compte
que la distribution des champs créés par des charges symétriques
entraine un champ résultant orthogonal au plan de symétrie.
De plus si on se place sur le centre de symétrie de distribution, on se
retrouve avec un champ nul.

5
Propriétés de symétrie d’un champ électrique :
- En tout point d’un plan de symétrie, le champ électrique est contenu dans ce plan.
- En tout point d’un plan d’antisymétrie, le champ électrique est perpendiculaire à ce plan.

5) Distribution de charges

Par principe, une distribution de charge est rigoureusement ponctuelle et les charges portées par les particules
sont des multiples de la charge élémentaire e.
Ainsi 𝑞 = 𝑁 × 𝑒

Cependant, en se plaçant à une échelle macroscopique, un corps électrisé contient un nombre de particules
tellement important qu’on peut considérer que la distribution est continue. On peut ainsi définir une fonction de
répartition.

La densité volumique de charges ρ(M) décrit la répartition en volume d’une quantité de charge. En un point M
contenu dans un volume infinitésimal dτ, la quantité de charge s’écrit :
𝑑𝑞 = 𝜌(𝑀). 𝑑𝜏
ρ(M) s’exprime en C.m-3
Si le milieu est homogène, on peut écrire
𝑄
𝜌=
𝑉

La densité surfacique de charges σ(M) décrit la répartition en surface d’une quantité de charge. En un point M
contenu dans une surface infinitésimale dS, la quantité de charge s’écrit :
𝑑𝑞 = 𝜎(𝑀). 𝑑𝑆
σ(M) s’exprime en C.m -2

Si le milieu est homogène, on peut écrire


𝑄
𝜎=
𝑆

6
La densité linéique de charges λ(M) décrit la répartition de la charge le long d’un fil chargé. En un point M contenu
sur une longueur infinitésimale dl, la quantité de charge s’écrit :
𝑑𝑞 = 𝜆(𝑀). 𝑑𝑙
λ(M) s’exprime en C.m-1
Si le milieu est homogène, on peut écrire
𝑄
𝜆=
𝑙

Lorsqu’on passe d’une distribution discrète en charge à une distribution continue, on transforme la somme en
une intégrale. Ainsi le champ électrique s’écrit :
𝑁
𝑞𝑖 𝑁→∞ 𝑑𝑞
𝐸⃗ (𝑀) = ∑ 𝑢
⃗⃗⃗𝑖 → ∫ 𝑢

4𝜋𝜀0 𝑟𝑖 2 𝐷 4𝜋𝜀0 𝑟
2
𝑖=1
D représente le domaine d’intégration (volume, surface ou ligne).

7
Electrostatique/Magnétostatique 2024-2025

Chapitre 1 : Les bases de l’électromagnétisme

Chapitre 1 : Les bases de l’électromagnétisme


Ce que je dois savoir Ce que je dois savoir-faire ou refaire
- Le nom des 4 interactions fondamentales. - Utiliser les outils mathématiques (champ,
- Les caractéristiques d’une charge électrique. flux, circulation, gradient et coordonnées)
- Les caractéristiques d’un courant électrique.
- TD n°1

I] Introduction

1) Définir l’électromagnétisme

L'électromagnétisme consiste en l'étude des phénomènes qui font intervenir des charges en mouvement
(courants électriques, antenne radio, conductimétrie, courants de Foucault,...). On se restreint, cette année, aux
phénomènes indépendants du temps. Ce qui permet de séparer l'étude des effets magnétiques et électriques.
Ce module aborde l'électrostatique, c'est-à-dire l'étude du champ électrique produit par des charges immobiles
et la magnétostatique, c’est-à-dire l’étude du champ magnétique sur des courants électriques indépendants du
temps.

2) Les interactions fondamentales

L’Univers est régi par quatre interactions fondamentales :


- L’interaction gravitationnelle
- L’interaction électromagnétique
- L’interaction nucléaire forte
- L’interaction nucléaire faible

Dans la mécanique classique, l’interaction gravitationnelle est définie par la lo ide la gravitation
universelle.
Pour deux corps A et B de masses mA et mB séparés
d’une distance d, la force d’attraction gravitationnelle de
l’objet A sur l’objet B ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐴/𝐵 a pour expression :

𝑚𝑎 . 𝑚𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐴/𝐵 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐵/𝐴 = 𝐺. . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝐴𝐵
𝑑2

mA et mB en kilogrammes (kg)
d en mètres (m)
G = 6,667 x 10-11 [Link]-2
F en Newton (N)
𝑢𝐵𝐴 est le vecteur unitaire de direction (AB) et de sens B vers A
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
On considère qu’elle est prépondérante à grande échelle, l’échelle astronomique.

L’interaction électromagnétique régit tous les phénomènes électriques et magnétiques. Elle peut être
attractive ou répulsive. Exemple des aimants. Cette interaction est liée à l’existence de charges électriques et est
notamment responsable de la cohésion des atomes en liant les électrons (de charge négative) attirés par le noyau
(de charge positive).
1
L’interaction nucléaire forte permet la cohésion du noyau de l’atome. Elle agit à très courte portée, jusqu’à
10-15
m au sein du proton et du neutron.
L’interaction nucléaire faible agit sur toutes les particules à une échelle très petite de 10 -18 m. Elle est
notamment responsable de la radioactivité beta.

II] Les sources de l’électromagnétisme

1) La charge électrique

La charge électrique peut être décrite par les paramètres suivants :


1. La matière est constituée de particules que l'on peut caractériser par une propriété scalaire, noté q et
désignant la charge électrique. Cette charge est une grandeur scalaire. Elle peut être positive, négative ou
nulle (on parle de particule neutre dans ce cas).
2. Deux particules possédant une électricité de même nature, c'est-à-dire une charge de même signe, se
repoussent ; elles s'attirent dans le cas contraire.
3. La charge électrique d’un système isolé se conserve (ni création, ni disparition).
4. La charge est invariante par changement de référentiel d’étude.
5. La charge électrique s’exprime en Coulomb (C) et est quantifiée
𝑞 = 𝑁𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑁 ∈ ℤ
e désigne la charge élémentaire : e = 1,602.10 C-19

Les charges électriques peuvent exister dans les conducteurs et dans les isolants. La matière est globalement
neutre mais il est possible d’électriser un corps en déplaçant les charges.

2) Le courant électrique

Le courant électrique est le résultat d'un déplacement d'ensemble de particules chargées. Son intensité I est
donnée par le flux (ou le débit) de charge qui traverse une section de surface S. Plus précisément, la quantité de
charge dq qui passe au travers de (S) entre t et t+dt vaut :

𝑑𝑞 = 𝐼(𝑡). 𝑑𝑡

L’intensité s’exprime en Ampère de symbole A.


Par conséquent
𝑑𝑞
𝐼=
𝑑𝑡
1 A = 1 C.s-1

III] Les outils mathématiques

1) Notion de champ

M M’
Définition : Si à chaque point d’une région de l’espace on associe une
grandeur vectorielle ou scalaire, alors on parle de champ.

Exemples :
- Champ de pression qui est un champ scalaire P(M)
- Champ de gravitation qui est un champ vectoriel 𝑔(𝑀)
- Champ électrique 𝐸⃗ (𝑀)
- Champ magnétique 𝐵 ⃗ (𝑀)
2
Propriétés :

Un champ uniforme est un champ qui est indépendant du point d’application. C’est-à-dire qu’il est le même en
tout point.

Un champ stationnaire est un champ qui est indépendant du temps.

2) Notion de flux

On considère par exemple un champ de vecteur 𝐸⃗ (𝑀) et une surface Σ

Le flux de 𝐸⃗ (𝑀) à travers la surface Σ est définit par :

⃗⃗⃗⃗
𝜙 = ∬ 𝐸⃗ . 𝑑𝑆
Σ
⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 est un élément de surface de. Le vecteur est orthogonal localement à la
portion de surface de norme dS.

Remarques :
- ∬ est un intégrale double en maths. En physique elle est assimilée à une somme de produits scalaires
𝐸⃗ . ⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 en tous points de la surface (S)
- Si la surface est fermée, on utilise le symbole ∯
⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 est toujours choisi comme étant orienté vers l’extérieur d’une surface fermée. On parle de flux sortant.

Exemple :
y
Soit un champ uniforme 𝐸⃗ (𝑀) = ⃗⃗⃗⃗
𝐸0 à travers une
surface Σ rectangulaire dans un repère cartésien Σ
(O,x,y,z). a
⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 = 𝑑𝑥. 𝑑𝑦. ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑧

𝑥2 𝑦2 b
𝜙 = ∬ 𝐸⃗ . ⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 = ∬ 𝐸⃗ . 𝑑𝑥. 𝑑𝑦. ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑧 = 𝐸0 . 𝑎. 𝑏
Σ 𝑥1 𝑦1
O x
3) Notion de circulation
B
⃗ (𝑀) ⃗⃗⃗
𝑑𝑙
On considère par exemple un champ de vecteur 𝐵 ⃗⃗⃗
𝑑𝑙
et une courbe AB notée Γ M

⃗ (𝑀) le long de Γ s’exprime :


La circulation de 𝐵 ⃗⃗⃗
𝑑𝑙
A
𝐵
⃗ (𝑀) . ⃗⃗⃗
Γ = ∫𝐵 𝑑𝑙 (𝑀)
𝐴
⃗⃗⃗
𝑑𝑙 (𝑀) est un élément de longueur tangent à la courbe en chaque point de norme dl.

Remarque :
- ∫ est une intégrale simple en maths. En physique elle est assimilée à une somme de produits scalaires
⃗ . ⃗⃗⃗
𝐵 𝑑𝑙 en tous points de la courbe Γ
- Si la courbe est fermée, on utilise le symbole ∮
3
4) Gradient d’une fonction

L’opérateur gradient est un opérateur différentiel qui s’applique à un champ scalaire et le transforme en
champ vectoriel. On le note ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑓(𝑀, 𝑡) ou ⃗∇ 𝑓(𝑀, 𝑡)

Dans le repère cartésien le gradient s’exprime :


𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑓(𝑀, 𝑡) = 𝑢𝑥 +
⃗⃗⃗⃗ 𝑢𝑦 +
⃗⃗⃗⃗ 𝑢𝑧
⃗⃗⃗⃗
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧

5) Systèmes de coordonnées

4
Electrostatique/Magnétostatique 2024-2025

Chapitre 3 : Potentiel électrostatique

Chapitre 3 : Potentiel et énergie électrostatique


Ce que je dois savoir Ce que je dois savoir-faire ou refaire
- Définir le potentiel électrostatique - Expliquer que le champ électrique est à
- Potentiel électrostatique d’une charge ponctuelle, circulation conservative.
d’une distribution de charge discrète, d’une - Déterminer le potentiel électrostatique à partir
distribution de charge continue. d’un champ électrique et vice versa.
- Notion de tension électrique et relation avec le - Lire et expliquer la topographie d’un champ
champ électrique. électrostatique.
- Définir les lignes de champs et équipotentielles. - Exploiter les éléments de symétrie et
- Théorème de Gauss d’invariance pour simplifier l’analyse d’un
champ électrique.
- Utiliser le théorème de Gauss pour déterminer
un champ électrique.
- TD n°2

I] définition du potentiel électrostatique

1) Circulation du champ électrique

Définitions
B
⃗⃗⃗⃗
𝒅𝒍
M

Par définition, la circulation d’un champ électrique est :


𝐵
𝐶 = ∫ 𝐸⃗ (𝑀). ⃗⃗⃗
𝑑𝑙
𝐴

Si on prend un objet de charge q se déplaçant de A vers B dans un champ 𝐸⃗ créé par d’autres charges alors
l’objet subit une force 𝐹 = 𝑞. 𝐸⃗
Le travail associé à cette force est par définition :
𝐵
⃗⃗⃗
𝑊(𝐹 ) = ∫ 𝐹 . 𝑑𝑙
𝐴
Ainsi :
𝐵
𝑊(𝐹 ) = ∫ 𝑞. 𝐸⃗ . ⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = 𝑞. 𝐶
𝐴

1
Cas d’une charge ponctuelle

On considère deux charges q et q’. la première charge est fixe (P) et l’autre (M) se déplace entre les points A et B
en suivant le parcours de circulation C quelconque.

D’après la loi de Coulomb :


𝑞𝑞′
𝑓= 𝑢 = 𝑞′. 𝐸⃗
⃗⃗⃗⃗
4𝜋𝜀0 𝑟 2 𝑟
𝑢𝑟 est le vecteur unitaire dirigé de la charge q vers la charge q’.
⃗⃗⃗⃗
La circulation entre A et B est :
𝐵
⃗⃗⃗
𝐶𝐴𝐵 = ∫ 𝐸⃗ (𝑀 ). 𝑑𝑙
𝐴
𝐵
𝑞
𝐶𝐴𝐵 = ∫ ⃗⃗⃗
𝑢 . 𝑑𝑙
⃗⃗⃗⃗
2 𝑟
𝐴 4𝜋𝜀0 𝑟
Le déplacement ⃗⃗⃗𝑑𝑙 présente une composant parallèle à ⃗⃗⃗⃗ 𝑢𝑟 et une composante perpendiculaire à ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑟 . La
composante parallèle à ⃗⃗⃗⃗𝑢𝑟 s’exprime par 𝑑𝑟. ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑟 . Ainsi ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗
𝑢𝑟 . 𝑑𝑙 = 𝑑𝑟
𝐵
𝑞
𝐶𝐴𝐵 = ∫ 2
𝑑𝑟
𝐴 4𝜋𝜀0 𝑟
𝐵
𝑞 𝑑𝑟
𝐶𝐴𝐵 = ∫ 2
4𝜋𝜀0 𝐴 𝑟
𝑞 1 1
𝐶𝐴𝐵 = (− + )
4𝜋𝜀0 𝑟𝐵 𝑟𝐴
On constate que la circulation du champ électrique ne dépend pas du chemin parcouru mais uniquement des
positions initiale et finale.

Cette démonstration peut se généraliser à tout champ électrique.

Propriété

Le champ électrostatique est à circulation conservative. C’est-à-dire qu’il ne dépend pas du chemin parcouru
entre deux points A et B

Par conséquent, si AB forme une boucle fermée, la circulation est nulle.


𝐶 = ∮ 𝐸⃗ (𝑀). ⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = 0

2) Potentiel électrostatique

Définition

Poursuivons notre raisonnement précédent en faisant intervenir le champ électrique. On peut dire que la charge
q’ se déplace dans un champ électrique créé par q ce qui produit une force 𝑓 = 𝑞′. 𝐸⃗
2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝐸𝑝 ).
Cette force étant conservative, elle peut être reliée à une énergie potentielle Ep par la relation 𝑓 = −𝑔𝑟𝑎𝑑
Pour un champ créé par une charge ponctuelle, on peut ainsi en déduire :
𝑞
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (
𝐸⃗ = −𝑔𝑟𝑎𝑑 )
4𝜋𝜀0 𝑟

Le champ électrique créé par une charge ponctuelle est le gradient d’une fonction. Grâce au principe de
superposition, on peut généraliser cette propriété à une distribution de charges.

Toute distribution de charges crée un potentiel électrostatique noté V tel que :


⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉(𝑀)
𝐸⃗ (𝑀) = −𝑔𝑟𝑎𝑑

Le potentiel électrostatique s’exprime en volt (de symbole V)

Le potentiel électrique est par conséquence défini avec une constante indéterminée et qu’on ne cherchera pas à
trouver. On la choisira arbitrairement comme étant égale à 0.

Potentiel électrostatique d’une charge ponctuelle

𝑞
𝑉 (𝑀 ) =
4𝜋𝜀0 𝑟

Potentiel électrostatique d’une distribution de N charges ponctuelles

𝑁
𝑞
𝑉 (𝑀 ) = ∑
4𝜋𝜀0 𝑟𝑖
𝑖=1

Potentiel électrostatique d’une distribution continue de charges D

𝑑𝑞
𝑉 (𝑀 ) = ∫
𝐷 4𝜋𝜀0 𝑟
𝑑𝑞 = 𝜌(𝑀). 𝑑𝜏 ou 𝑑𝑞 = 𝜎(𝑀). 𝑑𝑆 ou 𝑑𝑞 = 𝜆(𝑀 ). 𝑑𝑙

3) Tension électrique

Par définition, une tension électrique est une différence de potentiel électrique ( ou d.d.p.) entre deux points. On
note UAB , la d.d.p. entre deux points A et B

𝑈𝐴𝐵 = 𝑉 (𝐴) − 𝑉(𝐵)


Tout comme le potentiel, la tension s’exprime en volt.
Le potentiel étant défini à une constante près, la relation de s’en soustraire ici.

La relation entre la tension et le champ électrique est définie par :


𝐵 𝐵
⃗⃗⃗ = − ∫ 𝑑𝑉 = 𝑉(𝐴) − 𝑉(𝐵) = 𝑈𝐴𝐵
∫ 𝐸⃗ . 𝑑𝑙
𝐴 𝐴

Par conséquent, si le champ électrique possède une valeur constante E le long d’une ligne de champ, la tension
existante entre les deux points de cette ligne de champ distants de d vaut : U = E.d

3
II] Topographie

Définitions
La topographie du champ électrostatique correspond à des cartes permettant de représenter le champ 𝐸⃗ et le
potentiel V.

Les lignes de champs sont des courbes tangentes au champ électrique en tout point.

Les surfaces équipotentielles sont des surfaces sur lesquelles le potentiel V est le même en tout point.

D’après les propriétés du gradient, le champ 𝐸⃗ est orthogonal aux surfaces équipotentielles et dirigé dans le sens
des potentiels décroissants.

Différentes représentations

Diagramme fléché d’une carte d’une charge ponctuelle.

Carte de champs de deux charges ponctuelles.

Lignes de champ en noir et équipotentielles en rouge

Carte en relief d’équipotentielle.

4
Lecture d’une carte de champ

Les lignes de champs partent des charges positives vers les charges négatives.

D’après les propriétés du gradient, on peut en déduire propriété du champ en un point M d’une équipotentielle.
Le champ 𝐸⃗ (𝑀) est perpendiculaire aux surfaces équipotentielles et dirigé dans le sens des potentiels
décroissants.

Ainsi les lignes de champs sont perpendiculaires aux équipotentielles.

5
III] Théorème de Gauss

1) Enoncé

On considère une distribution de charges D quelconque et une surface fermée Σ quelconque.


Une partie de la distribution de charge est contenue à l’intérieur de la surface.

On rappelle que le flux d’un champ 𝐸⃗ traversant une surface a pour expression :

⃗⃗⃗⃗
𝜙 = ∬ 𝐸⃗ . 𝑑𝑆
Σ

Théorème de Gauss :
Le flux du champ 𝐸⃗ à travers une surface Σ fermée correspond à la charge électrique Qint contenue à l’intérieur
de la surface divisée par la permittivité du vide ε0.
𝑄𝑖𝑛𝑡
∯ 𝐸⃗ . ⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 =
Σ 𝜀0

2) Propriété

Le flux de 𝐸⃗ est conservatif dans les zones non chargées.


En effet dans ce cas, ∯ 𝐸⃗ . ⃗⃗⃗⃗
Σ
𝑑𝑆 = 0. Le flux entrant est égal au flux sortant.

6
Electrostatique/Magnétostatique 2024-2025

Chapitre 4 : Action d’un champ électromagnétique

Chapitre 4 : Action d’un champ électromagnétique


Ce que je dois savoir Ce que je dois savoir-faire ou refaire
- Caractéristiques d’un champ magnétique et des - Faire l’étude dynamique d’une particule
aimants. chargée dans un champ électrostatique.
- Force de Lorentz. (règle de la main droite) - Faire l’étude énergétique d’une particule
- Effets des la force électrique et la force chargée dans un champ électrostatique
magnétique. - Faire l’étude du mouvement dans un champ
- Champ électrique dans un condensateur plan magnétique pour trouver le rayon de courbure
- Variation d’énergie cinétique dans un champ de la trajectoire et la vitesse angulaire.
électrique.
- TD n°3

I] Le champ magnétique

1) Définition

Un champ magnétique 𝐵 ⃗ est un champ vectoriel. Il décrit l’influence exercée par un aimant ou un courant
électrique sur son environnement.
Sa norme a pour unité le Tesla (T).

2) Un peu d’histoire

La « pierre d’aimant » qui a la propriété d’attirer les petits morceaux de fer, est connue depuis l’antiquité grecque.
On trouve cette pierre étonnante dans la région de Magnésie, en Asie Mineure. On sait aujourd’hui qu’elle est
formée essentiellement d’oxyde de fer Fe3O4 que l’on appelle magnétite. Façonnée et polie en forme de cuillère,
elle est utilisée en Chine dès le IIIe siècle à des fins divinatoires. Il faut attendre les environs de l’an mille pour voir
apparaitre les premières boussoles. Elle est adoptée par les navigateurs arabes puis européens pour s’orienter en
mer.

3) Les aimants

Les aimants présentent toujours au moins deux pôles, appelés pôle sud et pôle
nord. Lorsqu’on approche deux aimants, on met en évidence deux types
d’interaction : deux pôles de même nature se repoussent tandis que deux pôles
de nature différente s’attirent.

Les aimants usuels ont un champ magnétique de l’ordre de 0,1 à 1 T.

Sur Terre, il règne un champ magnétique qui oriente toutes les boussoles dans l’axe Sud-Nord. Par convention,
le pôle qui indique le Nord est appelé pôle nord de la boussole et l’autre étant le pôle sud.

1
Par conséquent, si on considère la Terre comme un aimant, le pôle Nord magnétique se situe au pôle Sud
géographique.

Le champ magnétique terrestre a un champ magnétique de 4,7.10-5 T.

II] La force de Lorentz

1) Définition

On considère une particule de masse m, de charge q, se déplaçant avec une vitesse 𝑣.


Cette particule est soumise à un champ électrique 𝐸⃗ et à un champ magnétique 𝐵⃗.
La particule subit une force électrostatique :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹é𝑙𝑒𝑐 = 𝑞. 𝐸⃗
La particule est aussi soumise à une force magnétique :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝑚𝑎𝑔 = 𝑞𝑣 ∧ 𝐵 ⃗
L’ensemble de ces deux forces qui ne s’appliquent qu’aux particules chargées constitue la force
électromagnétique ou force de Lorentz.

La force de Lorentz exercée sur une particule de charge q et de vitesse 𝑣 a pour expression :
𝐹 = 𝑞(𝐸⃗ + 𝑣 ∧ 𝐵⃗)
𝐸⃗ , 𝐵
⃗ et 𝑣 dépendent du référentiel d’étude.

La force électrique est alignée avec le champ électrique. Elle a le même sens si la charge q est positive
sinon elle est de sens contraire.
En conséquence de la définition d’un produit vectoriel, la force magnétique perpendiculaire à la fois au vecteur
vitesse et au champ magnétique. On utilise la « règle de la main droite » comme ci-dessous pour trouver sa
direction et son sens. Elle change de sens lorsque le signe de la charge est négatif.

2) Influence des composantes électriques et magnétiques

La force magnétique est toujours orthogonale à la vitesse. Ainsi, le travail de cette force et sa puissance sont
nuls. D’après le théorème de l’énergie cinétique, l’énergie cinétique est conservée pour un corps uniquement
soumis à cette force et donc, la valeur de sa vitesse. Par conséquent, la force magnétique ne peut agir que sur la
direction du mouvement.

La force électrique peut délivrer un travail et une puissance. Elle peut alors mettre en mouvement une
particule chargée ou modifier sa vitesse.

La force électrique permet d’accélérer ou de freiner une particule. La force magnétique ne peut que la
dévier.

2
III] Mouvement dans un champ électrique uniforme

1) Etude dynamique

a) Conditions initiales

Dans toute cette partie on prendra l’exemple d’une particule de masse m et de charge q lancé avec une vitesse
initiale dans un champ électrique uniforme au voisinage de la Terre. On néglige tous frottements mais aussi la
force gravitationnelle de l’objet car il est négligeable devant la force électrique à l’échelle d’une particule. Ce
raisonnement peut s’appliquer dans d’autre cas de figures similaires.

Système : particule M de masse m et de charge q


0
Référentiel : terrestre supposé galiléen associé au champ de pesanteur 𝑔 ( 0 ) et au champ électrique
−𝑔
0
𝐸⃗ ( 0 ) .
−𝐸
Repère : repère orthonormé (𝑂, ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑥 , ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑦 , ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑧 )

𝑥0 = 0
Conditions initiales : La particule est lancée à t= 0s au point 𝑂 (𝑦0 = 0) avec une vitesse initiale
𝑧0 = 0
𝑣0𝑥 = 𝑣0 . cos 𝛼
𝑣0 (𝑣0𝑦 = 0
⃗⃗⃗⃗ ) dans le plan (𝑂, ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑥 , ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑧 ) faisant un angle α par rapport à l’axe horizontal.
𝑣0𝑧 = 𝑣0 . sin 𝛼

⃗⃗⃗⃗
𝑣0

α
O x
Bilan des forces :

- Force électrostatique 𝐹 = 𝑞. 𝐸⃗
- Poids 𝑃⃗ = 𝑚. 𝑔 négligeable devant la force électrique

3
z

⃗𝑬

M

⃗𝑭
O x
b) Application de la relation fondamentale de la dynamique et détermination de l’accélération

D’après la relation fondamentale de la dynamique :

∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝑒𝑥𝑡 = 𝑚. 𝑎

𝐹 = 𝑚. 𝑎

𝑞. 𝐸⃗ = 𝑚. 𝑎
𝑞.𝐸⃗
Dans un champ électrostatique uniforme, le vecteur accélération correspond au vecteur 𝑎 = .
𝑚

𝑎𝑥 = 0
Le vecteur accélération a pour coordonnées 𝑎 ( 𝑦 = 0 )
𝑎
𝑞.𝐸
𝑎𝑧 = 𝑚

d) Détermination du vecteur vitesse



𝑑𝑣
Le vecteur accélération est la dérivée du vecteur vitesse 𝑎 = .
𝑑𝑡

𝑣𝑥 (𝑡) = 𝑐𝑡𝑒𝑥
On a donc : 𝑣 ( 𝑦 (𝑡) = 𝑐𝑡𝑒𝑦
𝑣 )
𝑞.𝐸
𝑣𝑧 (𝑡) = 𝑚 . 𝑡 + 𝑐𝑡𝑒𝑧

Afin de trouver les constantes on s’intéresse au vecteur vitesse initiale. À t= 0s :

𝑣 = ⃗⃗⃗⃗
𝑣0

𝑣𝑥 (𝑡 = 0) = 𝑐𝑡𝑒𝑥 = 𝑣0 . cos 𝛼
𝑣0 ( 𝑣𝑦 (𝑡 = 0) = 𝑐𝑡𝑒𝑦 = 0
⃗⃗⃗⃗ )
𝑣𝑧 (𝑡 = 0) = 𝑐𝑡𝑒𝑧 = 𝑣0 . sin 𝛼

𝑣𝑥 (𝑡) = 𝑣0 . cos 𝛼
Donc on obtient le vecteur vitesse 𝑣 ( 𝑣𝑦 (𝑡) = 0 )
𝑞.𝐸
𝑣𝑧 (𝑡) = . 𝑡 + 𝑣0 . sin 𝛼
𝑚

4
c) Détermination du vecteur position
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂𝐺
Le vecteur vitesse est la dérivée du vecteur position𝑣 =
𝑑𝑡

𝑥(𝑡) = 𝑣0 . cos 𝛼 . 𝑡 + 𝑐𝑡𝑒′𝑥



𝑂𝑀 (𝑦(𝑡) = 𝑐𝑡𝑒 𝑦
On a donc : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
𝑞.𝐸 2
𝑧(𝑡) = . 𝑡 + 𝑣0 . sin 𝛼 . 𝑡 + 𝑐𝑡𝑒′𝑧
2𝑚

Afin de trouver les constantes on s’intéresse au vecteur vitesse initiale. À t= 0s :

⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐺 = 𝑂⃗

𝑥(𝑡 = 0) = 𝑐𝑡𝑒′𝑥 = 0
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 (𝑦(𝑡 = 0) = 𝑐𝑡𝑒′𝑦 = 0 )
𝑧(𝑡 = 0) = 𝑐𝑡𝑒′𝑧 = 0
𝑥(𝑡) = 𝑣0 . cos 𝛼 . 𝑡
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (
Donc on obtient le vecteur position 𝑂𝑀 𝑦(𝑡) =0 )
𝑞.𝐸 2
𝑧(𝑡) = 2𝑚 . 𝑡 + 𝑣0 . sin 𝛼 . 𝑡

d) Détermination l’équation de trajectoire

La trajectoire étant plane, on peut obtenir l’équation de la trajectoire z = f(x)

D’après l’équation horaire de x : 𝑥(𝑡) = 𝑣0 . cos 𝛼 . 𝑡


𝑥
Donc :𝑡 = 𝑣
0 .cos 𝛼

𝑞.𝐸
On remplace t dans l’équation horaire de z : 𝑧(𝑡) = . 𝑡 2 + 𝑣0 . sin 𝛼 . 𝑡
2𝑚

𝑞. 𝐸 𝑥 2
𝑧= − .( ) + tan 𝛼 . 𝑥
2𝑚 𝑣0 . cos 𝛼
L’équation de la trajectoire est une fonction polynôme de degré 2. La trajectoire de la particule est donc une
parabole.

2) Etude énergétique

Energie potentielle d’une force électrique


Le champ électrique est supposé uniforme donc la force électrique l’est aussi. La force électrique étant
conservative, elle est donc associée à une énergie potentielle :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝐸𝑝 )
𝐹 = −𝑔𝑟𝑎𝑑
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑉)
Or on sait que 𝐹 = 𝑞𝐸⃗ et 𝐸⃗ = −𝑔𝑟𝑎𝑑
𝐹 = −𝑞. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑉)
q étant indépendante de la position
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑞𝑉)
𝐹 = −𝑔𝑟𝑎𝑑
L’énergie potentielle de la force électrique est définie par la relation :
𝐸𝑝 = 𝑞. 𝑉

Lorsqu’un champ électrique est uniforme, dirigé selon l’axe Ox et d’expression 𝐸⃗ = 𝐸. ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑥

5
𝑑𝐸𝑝
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝐸𝑝 ) = −
𝐹 = −𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑢𝑥
⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑥
𝑑𝑉
𝑞𝐸. 𝑢
⃗⃗⃗⃗𝑥 = −𝑞 𝑢
⃗⃗⃗⃗𝑥
𝑑𝑥
𝑑𝑉
𝐸=−
𝑑𝑥
Si on intègre par rapport à x
𝑉(𝑥) = −𝐸. 𝑥 + 𝑐𝑡𝑒
Le potentiel électrique ne dépend pas de la charge mais uniquement du champ électrique E. le choix de la
constante arbitraire correspond à la position pour laquelle on aura choisit le potentiel électrique nul de référence.
Ce qu’on appelle en électricité, la masse.

Obtention d’un champ électrique uniforme


Pour obtenir un champ électrique uniforme parallèle
à l’axe (Ox), il faut un potentiel qui varie linéairement
selon l’axe (Ox). Il suffit d’appliquer une différence de
potentiel (ou tension) U entre deux plaques planes ⃗𝑬
parallèles entre elles (et donc orthogonales à l’axe
(Ox)) et distantes de d.
On applique une tension continue U entre les
électrodes grâce à une générateur.
On fixe arbitrairement la masse sur l’électrode placée 𝑑 O 𝑑

en x = -d/2. 2 2
𝑉(𝑥) = −𝐸. 𝑥 + 𝑐𝑡𝑒
Les conditions aux limites aux armatures sont :
𝑑 𝑑
𝑉 (− ) = 𝑈 = 𝐸 + 𝑐𝑡𝑒
2 2 U
{
𝑑 𝑑
𝑉 ( ) = 0 = −𝐸 + 𝑐𝑡𝑒
2 2
+ -

En appliquant une différence de potentiel U entre deux armatures planes parallèles et distante de d, on obtient
un champ électrique orthogonal aux armatures, dirigé vers les potentiels décroissants et de norme :
𝑈
𝐸=
𝑑

Conservation de l’énergie mécanique


On prend le même système que dans la partie II]1).
D’après le théorème de l’énergie mécanique :
𝐸𝑚 = 𝐸𝑐 + 𝐸𝑝 = 𝑐𝑡𝑒
1
𝑚. 𝑣 2 + 𝑞. 𝑉 = 𝑐𝑡𝑒
2
∆𝐸𝑚 = ∆𝐸𝑐 + ∆𝐸𝑝 = 0
∆𝐸𝑐 = −∆𝐸𝑝
1 1
𝑚. 𝑣𝑓 2 − 𝑚. 𝑣𝑖 2 = −𝑞. (𝑉(𝑥𝑓 ) − 𝑉(𝑖))
2 2
Pour faire varier l’énergie cinétique et donc la vitesse d’une particule chargée soumise à un champ électrique, il
faut lui faire franchir une différence de potentiel ΔV. La variation d’énergie cinétique est :
∆𝐸𝑐 = −𝑞∆𝑉

Si q est positif, la particule sera accélérée par une différence de potentielle négative et ralentie par une différence
de potentielle positive.

6
Si q est négatif, la particule sera ralentie par une différence de potentielle négative et accélérée par une différence
de potentielle positive.

Une unité adaptée : l’électronvolt


On définit l’électronvolt comme le produit de la charge de l’électron e par le volt. Ainsi 1 eV = 1,6.10 -19 J

Ainsi, un électron ou un proton initialement au repos et accéléré sous une tension de 1V acquiert une énergie de
1 eV.

IV] Mouvement dans un champ magnétique

1) Observations expérimentales

⃗ . Lorsque la vitesse de la particule est


On considère une particule chargée dans un champ magnétique uniforme 𝐵
initialement perpendiculaire au champ magnétique, les observations expérimentales montrent qu’elle a une
trajectoire circulaire.

⃗ . Le sens et la position du centre de la


La trajectoire des particules est circulaire dans un plan perpendiculaire à 𝐵
trajectoire dépendent du signe de la charge.
Cas d’un électron Cas d’un proton
y y

𝐯𝟎
⃗⃗⃗⃗ 𝐯𝟎
⃗⃗⃗⃗

⃗⃗⃗⃗
𝒇𝟎 ⃗⃗⃗⃗
𝒇𝟎
C x C x
⃗𝑩
⃗ ⃗𝑩

2) Etude du mouvement

Système : particule M de masse m et de charge q

⃗ = 𝐵. ⃗⃗⃗⃗
Référentiel : terrestre supposé galiléen associé à un champ magnétique 𝐵 𝑢𝑧 . orthogonal à la trajectoire.

Repère : repère de Fresnet (𝑀, ⃗⃗⃗


𝑢𝑡 , ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑛 , ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑧 )

Conditions initiales : La particule est lancée à t= 0s au point O avec une vitesse initiale ⃗⃗⃗⃗
𝑣0

Bilan des forces :

- Force magnétique 𝐹 = 𝑞𝑣 ∧ 𝐵 ⃗
- Poids 𝑃⃗ négligeable devant la force magnétique

7
D’après la relation fondamentale de la dynamique :

∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝑒𝑥𝑡 = 𝑚. 𝑎

⃗ = 𝑚. 𝑎
𝑞𝑣 ∧ 𝐵

Rappel sur le repère de Fresnet :

Le repère de Frenet noté (𝑀, ⃗⃗⃗⃗ 𝑢𝑡 ) est défini par :


𝑢𝑛 , ⃗⃗⃗
- L’origine mobile M
- Le vecteur unitaire normal ⃗⃗⃗⃗𝑢𝑛 qui est perpendiculaire à la trajectoire et orienté vers le centre.
- Le vecteur unitaire tangent ⃗⃗⃗𝑢𝑡 qui est tangent à la trajectoire et orienté dans le sens du mouvement.

Dans le repère de Frenet, le vecteur vitesse a pour expression :


𝑣 = 𝑣 ⃗⃗⃗
𝑢𝑡
Le vecteur accélération a pour expression :
𝑣2 𝑑𝑣
𝑎= 𝑢𝑛 +
⃗⃗⃗⃗ 𝑢
⃗⃗⃗
𝑅 𝑑𝑡 𝑡
À chaque instant le vecteur accélération se décompose en deux vecteurs : 𝑎 = ⃗⃗⃗⃗
𝑎𝑛 + ⃗⃗⃗
𝑎𝑡
𝑣2
𝑎𝑛 est le l’accélération normale au mouvement : elle est centripète, de valeur 𝑎𝑛 =
⃗⃗⃗⃗ 𝑅
𝑑𝑣
𝑎𝑡 est le l’accélération tangentielle au mouvement : elle est tangente à la trajectoire, de valeur 𝑎𝑡 =
⃗⃗⃗ .
𝑑𝑡

𝑑𝑣
Dans le cas d’un mouvement circulaire et uniforme 𝑑𝑡 = 0.

Ainsi la vitesse et l’accélération ont pour expressions :


𝑣0 2
𝑣 = 𝑣0 ⃗⃗⃗
𝑢𝑡 et 𝑎= 𝑢𝑛
⃗⃗⃗⃗
𝑅

On remplace dans la relation fondamentale de la dynamique :

𝑣0 2
𝑞𝑣0 𝐵 ⃗⃗⃗
𝑢𝑡 ∧ ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑧 = 𝑚 𝑢
⃗⃗⃗⃗
𝑅 𝑛
Or ⃗⃗⃗
𝑢𝑡 ∧ ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑧 = ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑛

On projette suivant ⃗⃗⃗⃗


𝑢𝑛 :

𝑣0 2
|𝑞|𝑣0 𝐵 = 𝑚
𝑅
Le rayon de courbure a pour expression :
𝑚𝑣0
𝑅=
|𝑞|𝐵

Le mouvement a un rayon de courbure constant, ce qui est cohérent avec le fait que la trajectoire est circulaire.

Le mouvement étant circulaire et uniforme, on peut déterminer l’expression de sa période de révolution.


2𝜋𝑅
𝑇=
𝑣0

8
2𝜋 𝑚𝑣0
𝑇= ×
𝑣0 |𝑞|𝐵
2𝜋𝑚
𝑇=
|𝑞|𝐵
2𝜋
Or La pulsation est définie par 𝜔𝐶 = 𝑇

Cette pulsation correspond à la vitesse angulaire de la particule sur sa trajectoire circulaire.

La vitesse angulaire, également appelée pulsation cyclotron a pour expression :

|𝑞|𝐵
𝜔𝐶 =
𝑚

𝑣0 = 𝑅𝜔𝑐

On remarque qu’elle ne dépend pas de la vitesse de la particule mais uniquement de sa masse, de sa charge et
de l’intensité du champ magnétique.

a) Position du centre de la trajectoire et sens du mouvement

Par définition, le vecteur ⃗⃗⃗⃗


𝑢𝑛 et la force magnétique 𝐹 sont dirigées vers le centre de courbure C de la trajectoire
à tout instant. Il suffit de connaitre la direction et le sens de ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑛 en un point de la trajectoire pour déterminer la
position du centre de celle-ci.

Reprenons la dernière expression de la RFD et la relation de R :

𝑣0 2 |𝑞|𝐵
𝑞𝑣0 𝐵 ⃗⃗⃗
𝑢𝑡 ∧ ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑧 = 𝑚 𝑢𝑛
⃗⃗⃗⃗
𝑚𝑣0
𝑞
𝑢𝑛 =
⃗⃗⃗⃗ 𝑢 ∧ ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗ 𝑢𝑧 = 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒(𝑞) × ⃗⃗⃗
𝑢𝑡 ∧ ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑧
|𝑞| 𝑡

Il suffit de tracer le schéma pour trouver C. Sachant que la position sera dépendante du signe de la charge.

Ensuite, en connaissant le vecteur vitesse initiale, on connait le sens du mouvement qui le sera le même que ce
dernier.

9
Electrostatique/Magnétostatique 2024-2025

Chapitre 5 : Le champ magnétique et ses effets

Chapitre 5 : Le champ magnétique et ses effets


Ce que je dois savoir Ce que je dois savoir-faire ou refaire
- Loi de Biot et Savart. - Conditions d’application de la loi de Biot et
- Eléments de symétrie et invariances Savart.
- Théorème d’Ampère - Interpréter une carte de champs magnétique.
- Application du théorème d’Ampère
- TD n°4

I] Champ magnétique créé par des circuits filiformes

1) Distribution linéique de courant

On prend un fil dont on choisit l’orientation dans le sens du courant du I


courant I.
P 𝒅𝒍
⃗⃗⃗⃗
Un élément de longueur ⃗⃗⃗⃗
𝒅𝒍 est tangent au fil et dans le sens du courant.
On considère un élément de courant en un point P défini par 𝐼. ⃗⃗⃗
𝒅𝒍

Exemples :
- Fil électrique
- Bobine, fil embobiné

Une distribution linéique de courant possède des propriétés d’invariance et de symétrie. C’est analogue aux
distributions de charges mais il faut aussi prendre en compte le sens du courant.

Exemple :
Un fil rectiligne infini de distribution de courant I
➔ Invariance par translation le long du fil.
➔ Invariance par rotation d’axe autour du fil.
➔ Plans de symétrie contenant l’axe du fil.
➔ Plans d’antisymétrie coupant le fil en deux.

2) La loi de Biot et Savart

L'étude quantitative des interactions entre aimants et courants fut réalisée par les physiciens Biot et Savart
(1820). Ils mesurèrent la durée des oscillations d'une aiguille aimantée en fonction de sa distance à un courant
rectiligne. Ils trouvèrent que la force agissant sur un pôle est dirigée perpendiculairement à la direction reliant ce
pôle au conducteur et qu'elle varie en raison inverse de la distance. De ces expériences, Laplace déduisit ce qu'on
appelle aujourd'hui la loi de Biot et Savart.

⃗ (𝑀) en
La loi de Biot et Savart permet de déterminer le champ magnétique 𝐵 I B
un point M proche de la distribution linéique de courant. P ⃗⃗⃗⃗
𝒅𝒍

A M

1
Loi de Biot et Savart :
Un élément de distribution linéique de charge en P crée un champ magnétique en un point M :
⃗⃗⃗ ∧ 𝑃𝑀
µ0 𝐼. 𝑑𝑙 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝐵 (𝑀) =
4𝜋 𝑃𝑀3
-7
µ0 = 4π.10 S.I. Perméabilité magnétique du vide

Le champ magnétique créé en M par une distribution linéique de courant entre deux points A et B est :
𝐵 ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
µ 𝐼. 𝑑𝑙 ∧ 𝑃𝑀
⃗ (𝑀) = 0 ∫
𝐵
4𝜋 𝐴 𝑃𝑀 3

L’unité de µ0 est en H.m-1

II] Cartes de champs

1) Généralités

⃗ en tout point.
Les lignes de champ sont des lignes tangentes au champ magnétique 𝐵
On obtient expérimentalement des lignes de champ en saupoudrant de la limaille de fer sur une surface plane.
La limaille s’aligne suivant la direction du champ magnétique.

Exemples d’une carte de champs pour une spire circulaire parcourue par un courant I.

➔ Les lignes de champ entourent les zones de circulation du courant.


➔ Les lignes de champ se referment sur elles-mêmes

Sur une carte de champ magnétique, le champ magnétique est le plus intense là où les lignes se resserrent.

Règle de la main droite :


Si on appose la main sur la spire avec les doigts qui épousent la courbe,
le courant allant de la paume vers le bout des doigts alors le pouce
indique le sens du vecteur champ magnétique.

2) Flux

Le flux d’un champ magnétique à travers une surface fermée est conservatif :
⃗⃗⃗⃗ = 0
⃗ . 𝑑𝑆
∯𝐵

Par conséquent, si on étudie un tube de champ qui s’appuie sur les lignes de champ.

2
S1

⃗⃗⃗⃗⃗ 𝒔𝒐𝒓𝒕𝒂𝒏𝒕
𝒅𝑺 S2

⃗⃗⃗⃗⃗ 𝒔𝒐𝒓𝒕𝒂𝒏𝒕
𝒅𝑺

⃗⃗⃗⃗⃗
𝒅𝑺𝒆𝒏𝒕𝒓𝒂𝒏𝒕

Φ = ∯𝐵 ⃗⃗⃗⃗ = ∯ 𝐵
⃗ . 𝑑𝑆 ⃗⃗⃗⃗ + ∯ 𝐵
⃗ . 𝑑𝑆 ⃗⃗⃗⃗ + ∯
⃗ . 𝑑𝑆 ⃗⃗⃗⃗ = 0
⃗ . 𝑑𝑆
𝐵
𝑆1 𝑆2 𝑆𝑙𝑎𝑡é𝑟𝑎𝑙

∯𝑆 ⃗ . ⃗⃗⃗⃗
𝐵 𝑑𝑆 = 0 car le champ magnétique est perpendiculaire à la surface latérale.
𝑙𝑎𝑡é𝑟𝑎𝑙
Ce qui permet d’affirmer :
Φ𝑆1𝑠𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡 = −Φ𝑆2𝑠𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡 = Φ𝑆2𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑛𝑡
Le flux du champ magnétique est constant à travers toutes les sections d’un tube de champ.

3) Eléments de symétrie

Principe de Curie :
Le champ magnétique a les mêmes propriétés d’invariance par translation et rotation que la source qui crée le
champ magnétique.
Le champ magnétique appartient à tout plan d’antisymétrie de courant.
Le champ magnétique est orthogonal à tout plan de symétrie de courant.

Par conséquent, le champ magnétique est symétrique par rapport au plan de symétrie de courant et
antisymétrique par rapport au plan d’antisymétrie.

Exemple pour deux fils rectilignes parcourus par un courant.

3
III] Théorème d’Ampère

⃗ dans un contour fermé.


On considère la circulation C du champ magnétique 𝐵

⃗⃗⃗⃗
𝒅𝒍 M

⃗ (𝑀). ⃗⃗⃗
𝐶 = ∮𝐵 𝑑𝑙

Théorème d’Ampère :
Dans un contour fermé Γ, entourant des circulations de courant.
⃗ (𝑀). ⃗⃗⃗
∮ 𝐵 𝑑𝑙 = µ0 𝐼𝑒𝑛𝑙𝑎𝑐é
Γ

Ienlacé correspond à la somme algébrique des courants passant


dans le contour.

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