Concepts clés en économie générale II
Concepts clés en économie générale II
ECONOMIE GENERALE II
Approfondissement de certains concepts
SOMMAIRE
CROISSANCE ECONOMIQUE………………………………………………………………..6
LE SOUS-DEVELOPPEMENT……………………………………………………………….12
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Economie générale II
Introduction
L’activité économique nationale est aminée par l’interaction entre ces différents acteurs. Plus
grande est cette interaction, plus dynamique sera l’activité économique et plus grande sera donc
la création de richesse. A côté des secteurs d’activité, existent les branches d’activité renfermant
les entités ou entreprises qui fabriquent les mêmes produits et les filières d’activité qui englobent
les entités dont les activités de production sont complémentaires. Les informations issues de ce
circuit sont synthétisées et chiffrées par la comptabilité nationale.
I- DEFINITION
1) La comptabilité nationale
C’est un ensemble de techniques comptables utilisées pour mesurer l’activité économique
nationale. Elle répond à trois objectifs :
- connaitre la réalité économique : c’est la fonction informative de la comptabilité
nationale ;
- prévoir l’évolution de cette réalité : c’est la fonction analytique liée au rôle de la
comptabilité nationale en tant qu’outil d’élaboration et de validation des modèles ;
- tester les décisions et les hypothèses envisagées : c’est la fonction politique qui permet
aux modèles de répondre à la question « que se passerait-il si… ? »
C’est pourquoi, la comptabilité nationale est une triple représentation de la vie économique
nationale. D’abord, elle est une représentation simplifiée de l’économie nationale, puisqu’elle
regroupe tous les acteurs économiques en sept grandes catégories selon la fonction économique
principale qu’ils accomplissent. Ensuite, elle est une représentation chiffrée de l’économie
nationale en ce sens que les éléments mesurables sur lesquels porte la comptabilité nationale sont
les flux (grandeur économique qui apparaît au cours d’une année) et les stocks (grandeur
économique possédée à un moment donné par un acteur économique). Enfin, la comptabilité
nationale est une représentation de la vie économique nationale en ce sens qu’elle retient le
critère de résidence pour délimiter l’économie nationale. Généralement, la comptabilité nationale
se présente sous deux formes :
- elle peut être rétrospective : c’est-à-dire qu’elle permet d’établir les états de situations
passées. Dans ce sens, l’établissement de la situation passée peut se faire soit en termes
de stocks, soit en termes de flux en vue de retracer les mouvements d’échange entre les
comptes des grands secteurs de l’économie.
- elle peut être prospective : c’est-à-dire qu’elle s’efforce d’établir des prévisions de
recettes et de dépenses pour la nation, ce qui permet à l’Etat de mettre en place le budget
économique de la nation.
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a- Définition
Ce sont des grandeurs statistiques mesurant l’activité économique sur un territoire pendant une
période donnée. Ainsi, les agrégats permettent de ressortir la performance de l’ensemble des
acteurs d’une économie perceptible à travers des évaluations chiffrées. Ils donnent dès lors des
informations relatives à l’activité économique en vue d’une prise éventuelle de décision.
b- L’évaluation de la production
Pour produire, une entreprise doit consommer des matières premières (ex : pétrole) mais aussi
des produits élaborés qu’elle se procure auprès d’autres entreprises. Ces produits élaborés sont
appelés consommations intermédiaires car elles participent à l’élaboration du produit final.
La richesse créée par l’entreprise est appelée la valeur ajoutée (V.A.) de l’entreprise.
V.A. = Valeur des biens et services produits – Valeurs des biens et services utilisés dans le
processus de fabrication.
La production est alors l’activité économique socialement organisée, consistant à créer des biens
et services s’échangeant habituellement sur le marché ou obtenus à partir des facteurs de
production s’échangeant sur le marché.
L’analyse des agrégats s’effectue selon trois optiques : Optique de la dépense ; Optique du
revenu ; Optique des produits.
1) Selon l’optique des produits
Dans cette optique, on distingue les agrégats de la production que sont : le PIB, le PNB, le PIN,
le PNN.
a) Le produit intérieur brut (PIB)
Le PIB mesure la richesse créée par tous les agents économiques résidents sur le territoire
national. Il mesure aussi la valeur de la production disponible pour les utilisations. Aussi, il
convient de noter que cet agrégat qui est le plus représentatif de l’état de l’économie peut être
marchand ou non marchand. Il s’évalue selon trois approche : en terme de production (VA),
comme somme des dépenses et des revenus.
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Economie générale II
Il mesure la richesse créée par tous les agents économiques nationaux résidents ou non sur le
territoire national.
PNB = PIB + Σ des revenus reçus du reste du monde – Σ revenus des facteurs versés au reste du
monde. Le PNB permet d’apprécier la richesse d’une nation.
N.B. : Les produits intérieur et national que nous avons envisagés sont qualifiés de bruts car ils
ne tiennent pas compte de l’amortissement (perte de valeur des biens de production due à l’usure
du temps). Ainsi, en déduisant du PIB le montant de l’amortissement, on obtient le produit
intérieur net (PIN).
Ensemble des revenus que reçoivent les ménages, qu’ils découlent ou non d’une contribution à la
production.
RP = transferts + dividendes + intérêts + salaires + autres revenus.
NB : Le revenu disponible est le montant dont disposent les ménages pour consommer ou
épargner.
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b) La demande globale
Elle est la somme de la demande intérieure et de la demande extérieure (exportations).
Les agrégats économiques sont des mesures relativement précises et fort utiles pour évaluer les
performances de l’économie nationale. Cependant ces mesures connaissent des limites :
Les agrégats ne tiennent pas compte de certaines activités économiques (secteur informel et
l’économie souterraine).
Ils ne mesurent que la valeur de la production aux prix du marché. Ils ne tiennent pas compte
des transactions productives effectuées hors du marché (travail domestique non rémunéré
telles que les services rendus par les femmes au foyer ou les travaux effectués pendant les
heures de loisir, toutes activités bénévoles).
Ils ne rendent compte des variations qualitatives de la production : par conséquent ils sous-
estiment le bien-être matériel.
Ils ne tiennent pas compte des effets néfastes sur l’environnement (la pollution sous toutes
ses formes) et des coûts économiques pour l’économie (dégradation des forêts, effets nocifs
sur la santé, problème d’eau potable…). Ironiquement, quand le PIB augmente, la pollution
augmente, et par conséquent, la surestimation du PIB s’accroît.
Ils donnent une vision erronée de l’évolution du niveau de vie d’une population. En dépit du
fait que l’évaluation du PIB par tête soit une mesure très significative du bien-être
économique. Raison pour laquelle d’autres indicateurs ont été mis au point autour des années
1990 par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement).Il s’agit de
L’IDH, IPH…
Conclusion
En somme les relations entre les différents acteurs peuvent se traduire sous forme de circuit
économique. Et lorsque le circuit s’auto entretien au fil du temps, la dimension, mieux la
capacité de chaque acteur augmente. Elle s’évalue alors par le PNB (Production Nationale Brut)
qui prend en compte la production intérieure et extérieure totale réalisée par les ressortissants
d’un pays. Elle est égal au PIB majoré du solde du revenu reçu du Reste du Monde (le produit
financier des investissements, le revenu du travail et les envois de fonds des travailleurs émigrés)
qu’un pays reçoit du RDM, diminué des revenus des facteurs qu’une économie nationale verse
au RDM. Selon son rythme et la durée de son augmentation, on parle soit de progrès, soit
d’expansion, soit de croissance économique. En effet, si le progrès économique est considéré
comme un état jugé meilleur par rapport au passé, l’expansion lui, désigne une augmentation de
la production sur une courte période. Comment concevoir dès lors le phénomène de
croissance économique ?
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Economie générale II
Introduction
La croissance peut être perçue comme l’augmentation quantitative d’une entité, perceptible ou
mesurable au fil du temps. Lorsqu’elle est économique, la croissance peut s’appréhender comme
l’augmentation soutenue de la production globale sur une longue période. Elle se distingue alors
de l’expansion, du progrès et du développement économique. Toutefois, si elle peut se spécifier,
cela suppose théoriquement qu’elle peut faire l’objet d’analyse, de calcule donc d’évaluation au
fil du temps. Si pour un Etat elle est un objectif majeur à atteindre, elle doit se matérialiser dans
les faits par le bien-être économique et social des populations.
I- MESURE ET SIGNIFICATION
a) Le taux de croissance
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Economie générale II
Les agrégats par tête ne fournissent que des moyens souvent peu significatifs. Car ils n’intègrent
pas les inégalités liées à la répartition des revenus.
Aussi, les indicateurs ne fournissent que des présomptions de progrès économiques et une
mesure de celui-ci.
Pour y remédier, on procède à la détermination des indicateurs sociaux qui répondent à un
double objectif d’amélioration de la qualité de la vie et de la réduction des inégalités.
Exemples :
L’IDH (Indicateur de Développement Humain), il tient compte de trois séries de facteurs :
- Le niveau sanitaire de la population (espérance de vie) ;
- Le niveau d’éducation (taux d’alphabétisation, nombre moyen d’année d’études) ;
- Le revenu moyen (PIB par habitant en termes de parité de pouvoir d’achat).
Niveau de vie : Quantité de biens et de services que l’on peut acquérir avec son revenu. Son
évolution dépend de la variation des revenus et de celle des prix. C’est un critère quantitatif.
Mode de vie : Ensemble des manières de vivre partagées par un groupe social plus ou moins
étendu (famille, entreprise, nation). Caractérisé par la structure de la consommation, les
conditions de travail, les moyens de transport, l’habitat. L’élévation du niveau de vie diversifie
des modes de vie. C’est un critère qualitatif.
La fonction de production repose sur l’utilisation des facteurs de production travail et capital. La
croissance dépend donc des quantités de facteurs de production disponible et de la manière dont
ils sont utilisés.
Le facteur travail : La croissance est possible grâce à une augmentation de la quantité de travail
disponible ou par une augmentation de la qualité du facteur travail utilisé (accroissement de la
qualification moyenne des salariés).
Le facteur capital : la croissance se traduit par des Investissements qui viennent accroître ou
améliorer le stock de capital technique disponible ce qui permet une augmentation des quantités
de biens et services produites.
Le progrès technique : Le progrès technique est tout phénomène permettant l’obtention d’un
niveau de production plus élevé sans que le volume des facteurs utilisés ait été modifié. Il accroit
la productivité des facteurs de production utilisés. Il concerne à la fois le progrès technologique
mais aussi le progrès en matière d’organisation. Il est lié au progrès scientifique.
Les ressources naturelles : La croissance est due à une disponibilité de ressources naturelles.
Les éléments économiques susceptibles d’entraîner la croissance sont: L’industrie ; Les échanges
extérieurs ; La demande nationale ; Le niveau de l’emploi ; L’épargne et l’investissement.
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La croissance reflète au-delà de son contenu, la capacité qu’a une société de susciter et de
supporter le changement. Elle est donc un phénomène culturel, politique, juridique et social. On
peut citer : le respect des lois, la qualité de l’environnement institutionnelle, l’esprit d’abnégation
au travail, l’esprit d’équité, l’attachement au travail bien fait, la cohésion, l’unité et la
solidarité…
La croissance économique améliore les indicateurs sociaux qui indiquent le niveau du bien-être
de la population. Il suscite le progrès technique qui l’amplifie. Une croissance dont les
retombées sont équitablement reparties entraîne un développement équilibré des secteurs et
régions du pays. La croissance réduit la pauvreté et augmente le niveau de la consommation et de
l’emploi. En somme, la croissance entraîne le développement.
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La fluctuation économique est la variation de l’activité économique. Ses amplitudes, ses durées
sont diverses. Elle est observée à l’aide des indicateurs macroéconomiques. Elle se caractérise
par une succession de phases: expansion - Crise - récession - reprise.
L’expansion: Elle est un phénomène quantitatif se traduisant par une augmentation temporaire
réversible d’une grandeur économique.
Les signes avant-coureurs de l’expansion sont.
- Une forte exportation
- Une consommation intérieure en progression
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Indicateurs
Cycles Facteurs caractéristiques Durée moyenne
particuliers
- Cycle court
Variation des stocks,
Kitchin - Cycle mineur 3 ans (3 à 5 ans)
des prix
- Cycles des stocks
- Cycle majeur
PIB, investissements :
Juglar - Cycle des affaires 9 ans (7 à 11 ans)
l’emploi
- Cycle de l’investissement
Activités de bâtiments ;
Kuznets Cycle de la production 20 ans (15 à 25 ans)
travaux publics
- Cycle long 56 ans Taux de croissance ;
Kondratief - Cycle de l’innovation fréquence des
innovations
Compréhension thématique
1- Définir : Taux de croissance ; Progrès technique ; Stagflation ; Chômage
2- Montrer que la croissance économique est à la fois cause et conséquence du progrès
technique.
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3. Les facteurs travail et capital sont-ils les seules sources de la croissance économique ?
Exercice pratique
Pays A Pays B
AGREGATS 2000 2005 2000 2002
CF 1103 1381,6 4961.7 5465.1
FBCF 284.9 336,6 1389.1 1427.6
VARIATION DES STOCKS 14.5 8,1 34.3 -3.4
EXPORTATIONS 405.5 446,3 2416.7 2571.2
IMPORTATIONS 387.8 462,6 2348.8 2397
Travail à faire
GARY Baker à travers la théorie du capital humain inclut l’expérience accumulée ou l’état de
santé physique et l’aptitude mentale au travail de la population.
J. Schumpeter met l’accent sur la théorie de l’innovation qui serait un facteur explicatif de la
croissance et de production de richesse dans le temps.
D. North insiste sur la protection des droits de propriété des agents économiques par des
législations sur les brevets pouvant alimenter l’incitation à l’innovation.
L’effet Horndal, les travailleurs accomplissent mieux des tâches particulières quand ils ont plus
de pratique.
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II- Le sous-développement
1) Nature du sous-développement
Le niveau de l’emploi : le chômage est très fort. Dans le milieu paysan la productivité est-faible
avec le facteur travail.
L’éducation: L’analphabétisme est très élevé en particulier chez les adultes. Le taux de
déperdition scolaire est très élevé. La population féminine est en retard de scolarisation.
La démographie: les taux de natalité, de fécondité, de mortalité infantile sont élevés. Espérance
de vie Faible.
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Les structures politico-sociales : les pays en développement sont des anciennes colonies. Il
existe une situation de subordination économique et diplomatique. Il y persiste une absence
d’unité nationale. Car il y a trop de morcellements ethniques, linguistiques et culturels. Une
absence de démocratie est encore perceptible malgré les efforts faits dans certains pays.
Si l’observation des nations du tiers monde permet de constater des inégalités humaines et
sociales, l’analyse de leurs résultats économiques laisse apparaître de forts déséquilibres qui
contrastent d’autant plus avec les pays développés. Les éléments d’analyse sont:
Les économies du tiers monde sont dites désarticulées en ce sens qu’elles voient coexister deux
secteurs aux caractéristiques opposées (on parle de dualisme économique):
- un secteur traditionnel qui est un secteur peu dynamique où l’économie est basée sur
l’agriculture et l’artisanat et où les motivations pour la production sont faibles.
- Un secteur moderne qui est prospère et spéculatif où l’économie est basée sur l’industrie et
l’agro-alimentaire. L’économie se résume en une enclave contrôlée par l’étranger.
On constate dans ces économies désarticulées et déséquilibrées, l’apparition d’activités
intermédiaires, principalement en milieu urbain formant le secteur informel. II assure des
fonctions économiques et sociales essentielles pour la population.
Du côté de l’offre
Du côté de la demande
Incitation à investir
insuffisante
L’agriculture participe au développement économique par le biais de ses produits, son marché,
ses facteurs de production (main d’œuvre) et son accumulation (formation de capital). La
stratégie de développement agricole porte sur les éléments suivants:
- La valorisation du potentiel agricole (développement extensif, travaux d’irrigation,
développement intensif, usage de l’engrais chimique);
- La réforme agraire qui est une modification apportée par la puissance publique aux structures
agraires;
- La révolution verte qui consiste à modifier la technologie agraire (semence, eau, engrais,
pesticides...) et à développer la productivité afin de nourrir une population sans cesse croissante.
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2) La stratégie d’industrialisation
La logique de cette stratégie consiste à rechercher les pôles d’industrialisation dont les effets sur
le reste de l’économie sont importants. Pour les tenants de la thèse (de Bernis) seules certaines
industries sont susceptibles d’assurer la propagation du processus d’industrialisation à
l’ensemble de l’économie. La stratégie soulève trois questions : quelle production encourager
(industrie lourde, chimie, énergie)? Quel marché satisfaire? Quelles sont les acteurs du
processus? Dans la pratique cette stratégie se heurte à de nombreuses difficultés: rareté de la
main — d’œuvre qualifiée, l’endettement financier, le niveau élevé des coûts, sacrifice d’autres
activités pouvant conduire à un blocage du développement.
Elle devrait permettre l’essor d’une industrie nationale tournée vers un marché intérieur protégé.
Elle permet de combler la demande pour les biens à faible intensité capitalistique.
Toutefois elle présente beaucoup de limites (risque de saturation de la demande, absorption
insuffisante de la main — d’œuvre, dépendance financière.)
Selon les théories, l’on explique le sous-développement, ou le mal développement, d’un pays à
partir.
o D’attitude et aptitudes intrinsèques. . .
aptitudes et comportements de ses élites et de ses dirigeants;
ses structures juridiques et institutions.
o D’éléments extrinsèques, réels ou utilisés comme justification
intérêt géopolitique ou commercial qu’il crée auprès d’autres pays;
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place du pays au sein d’un système historique et politique relevant, tant de son inscription
géographique que culturelle;
certaines réformes inadaptées imposées en contrepartie de financements de: dernier
recours par des organisations multilatérales (comme le Fonds monétaire international et la
Banque mondiale) pour sortir des situations, de déficit et d’endettement dans lequel le pays s’est
mis.
manque d’intérêt et de compréhension des entreprises multinationales pour les
dynamiques spécifiques au pays.
évolution défavorable des termes de l’échange, se dit d’une perte de revenu en raison de
la baisse des prix des exportations (le plus souvent des matières premières) par rapport aux
importations (le plus souvent des produits manufacturés ou: haute valeur technologique).
Alors, pour les théoriciens tiers-mondistes (Samir Amin, Arghiri Emmanuel.. .) le sous-
développement est perçu comme un fruit du développement Les pays du tiers monde devaient
donc découper (le cordon ombilical» avec les pays du Nord anciens colonisateurs et d’amorcer
un développement auto-entretenu, autocentré, endogène, autonome à travers une politique de
développement adaptée basée sur les ressources propres disponibles.
Cette consiste pour un pays à exporter sa production nationale afin d’acheter des biens importés.
Elle a pour avantages : Des entrées de devises ; La réduction du chômage ; Les transferts de
technologie ; La croissance économique à court terme
Elle a également des inconvénients : favorise l’endettement des pays ; risque de fragilisation de
l’économie nationale ; fuite de capitaux.
Les échanges internationaux sont considérés comme un puissant facteur de développement car le
commerce international entre pays développés et pays sous-développés devrait permettre la
transmission de la croissance économique des PD aux PSD et cela grâce aux transferts de
capitaux, de technologie et du savoir.
L’insuffisance de l’épargne nationale dans les PVD nécessite le recours à l’aide étrangère afin de
financer les investissements nécessaires au développement.
Nous pouvons distinguer deux principales formes d’aides au développement :
- L’aide privée ou d’urgence qui vise à répondre à un besoin vital d’une population en détresse,
- l’aide publique au développement est l’ensemble des apports en ressources fournis aux PVD
par des PD et par des institutions multilatérales dans le but de favoriser le développement
économique et l’amélioration du niveau de vie.
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L’aide publique au développement comprend l’ensemble des flux financiers (dons ou prêts) à
caractère concessionnel c’est à-dire à faible d’intérêts et à longs délai de remboursement. Elle
comprend également des apports de nature très diverses qui ne se traduisent pas forcément par
des flux financiers : assistance techniques, bourses. Elle peut être bilatérale comme multilatérale.
d- La coopération sud-sud
La Coopération Sud-Sud est l’ensemble des cadres de collaboration entre les pays du Sud (Sous-
développés), pour la promotion du développement.
Les pays du Tiers-monde peuvent tirer profit de l’expertise des plus avancés du groupe.
C’est le cas des nouveaux pays industrialisés (NPI), la Chine et l’inde et les Pays exportateurs de
pétrole. L’Inde et la Chine jouent un rôle important dans le transfert de technologie et la création
de zone franche.
a) Notion d’endettement
C’est le recours au crédit par un Etat pour financer ses programmes de développement.
b) Historique
L’endettement des PVD trouve son origine dans la facilité des crédits qui leur ont été proposés
dans les décennies 1970 (chocs pétroliers). En effet, la hausse du prix du pétrole en 1973 a
provoqué un transfert massif de devises des pays importateurs de pétrole vers les pays
exportateurs. Si ces derniers ont utilisé les pétrodollars, tous n’avaient pas des économes
capables de valoriser ces capitaux sur place. Il s’est posé alors un problème de recyclage de ces
pétrodollars. On avait espéré que les pays exportateurs feraient des investissements productifs
dans le tiers monde dépourvu de pétrole, dans l’optique de démarrer leur économie. Mais dans la
majorité des cas, les sommes ont été placées dans les banques commerciales des PD. Pour
valoriser ces dépôts, ces banques commerciales ont proposé des crédits aux pays pauvres non
producteurs de pétrole qui avaient un fort besoins d’investissement. En fait, la conjoncture était
favorable (convergence d’intérêt entre prêteurs et emprunteurs, concurrence entre filiales des
banques à l’étranger, taux d’intérêt attractif, voire négatif), il pouvait être opportun d’emprunter
pour financer le développement, créer des richesses permettant de rembourser. Cependant, la
conjoncture des années 1980 (baisse du coût des matières premières) allait inverser la tendance.
A partir de 1982, la crise mexicaine à travers le moratoire sur sa dette a fait perdre les illusions
entretenues. Et pendant cette période, les crédits bancaires se sont raréfiés occasionnant
l’insolvabilité de plusieurs emprunteurs. Si cet endettement a été source de croissance pour
certains pays, dans la majorité des cas, il a entrainé bien d’autres dans le cercle vicieux de
l’insolvabilité. En somme la dette résulte de la conjugaison de plusieurs facteurs :
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c) Conséquences
L’endettement peut être un facteur de croissance économique car il permet :
- de compenser les insuffisances de l’épargne nationale.
- De financer les projets de développement
- D’équilibrer la balance des paiements…..
Mais il peut être aussi un frein à la croissance économique en ce sens que l’endettement
engendre : L’hypothèque des ressources naturelles ; La pénurie vivrière d’où la faim ; La
dépendance des PVD de l’extérieur.
La dette due par un pays peut être divisée en différentes catégories la dette publique comprenant
la dette extérieure (dette multilatéral et la dette bilatérale) et de la dette intérieure. Et la dette
privée.
Dette extérieure et dette intérieure :
La dette extérieure est due par le secteur public et le secteur privé d’un pays à l’égard des non-
résidents.
La dette intérieure est due par le secteur public aux résidents (Entreprises privées).
Dette publique est l’ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
L’endettement extérieur concerne essentiellement la dette publique
La Dette privée: Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le
prêteur.
C’est la dette d’un Etat due à des créanciers publics (Etats ou leurs institutions compétentes)
étrangers. Les créanciers du Club de Paris détiennent la majorité des créances officielles
bilatérales.
Le Club de Paris regroupe les principaux Etats créanciers. C’est une enceinte informelle de
réunions dont la présidence et le secrétariat sont assurés par le Trésor français. La restructuration
de la dette par le Club de Paris est supposée permettre un retour à la solvabilité du pays
incriminé.
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Dette d’un Etat due aux Institutions financières internationales (FMI, Banque Mondiale ou les
banques régionales de développement) et considérées comme prioritaires par rapport aux
créances bilatérales.
1) Présentation
Les institutions financières internationales (BM, FMI, SFI) ont été créées en juillet 1944 lors
de la conférence monétaire et financière des Nations Unies à Bretton-Woods (New Hampshire
Etats-Unis). Le FMI et la Banque Mondiale ont une mission de conseille des pays en difficulté
en utilisant différents instruments appuyés par des mesures d’accompagnement.
Aussi de l’initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés): c’est un dispositif global de réduction
de la dette des pays pauvres très endettés qui appliquent des programmes d’ajustement et de
réforme appuyés par le FMI et la banque mondiale. L’objectif est de rétablir la solvabilité des
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Economie générale II
pays bénéficiaires en annulant, par des mesures exceptionnelles leur dette (celle-ci dépasse un
niveau considéré comme.’ soutenable” au vu de leurs perspectives de croissance économique).
La facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC) : c’est le guichet par lequel le
FMI accorde aux pays pauvres des prêts assortis de faibles taux d’intérêts. Les programmes
appuyés par la FRPC reposent sur des stratégies globales de réduction de la pauvreté qui sont
pilotées par les pays eux-mêmes. L’initiative comporte deux principales phases, la phase menant
au point de décision et celle menant au pont d’achèvement.
D’abord, concernant la phase menant au point de décision, les pays candidats doivent
normaliser leurs relations avec les institutions multilatérales et trouver un accord pour apurer les
éventuels arriérés de leur dette. Ensuite ils doivent adopter des programmes d’ajustement, des
réformes approuvées par le FMI et la banque mondiale et, faire la preuve de résultats
satisfaisants de la mise en œuvre de ces dits programmes. Enfin, il leur est demandé d’adopter un
Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP). Pendant cette phase, le pays
candidat bénéficie toujours de « l’allègement traditionnel » de sa dette qui se traduit par des
accords avec les créanciers bilatéraux réunis au sein du club de Paris.
Pour atteindre le point d’achèvement et bénéficier d’une aide intégrale, le pays doit établir
une nouvelle fois la preuve de résultats satisfaisants des programmes d’ajustement et des
reformes soutenues par le FMI et la Banque mondiale. Aussi devra-t-il établir la mise en œuvre
satisfaisante de réformes fondamentales de la politique structurelle approuvée au point de
décision, le maintien d’une stabilité politique, sociale et macroéconomique, l’adoption et la mise
en œuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté pendant au moins une année.
Les problèmes de sous-développement impliquent des stratégies pour en sortir. Parmi celles-ci,
l’Aide Publiques au Développement (APD). Qualifiée de stratégie extravertie ou stratégie
basée sur la coopération a la contrainte majeure d’amplifier la dépendance des PVD vis-à-vis de
l’extérieur. Une stratégie est l’ensemble des moyens, de politiques qui, combinés permet
d’atteindre un but ou un objectif fixé. Elle suppose donc la prise en compte des divers acteurs de
l’environnement et les moyens préalablement définis.
TEST DE CONNAISSANCES
1- Définir les termes suivants : Pays en voie de développement ; Pays sous-développés ; Pays en
développement ; Pays les moins avancés ; Les nouveaux pays industrialisés
2- Pensez-vous que le sous-développement est un problème structurel ou conjoncturel ? Justifier.
4- Quelles sont les solutions pour résorber la crise de l’endettement ?
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Les REI sont très diverses ayant une nature bien spécifique. Elles sont constituées d’échanges
commerciaux de biens et des services mais aussi d’échanges intellectuels, culturels, techniques.
Elles concernent aussi les mouvements de personnes et de capitaux. Ces types d’échanges sont
en interaction les uns par rapport aux autres.
Elles sont constituées d’échanges commerciaux de biens et des services mais aussi d’échanges
intellectuels, culturels, techniques. Elles concernent aussi les mouvements de personnes et de
capitaux. Ces types d’échanges sont en interaction les uns par rapport aux autres.
Les causes de ces déplacements sont innombrables : guerre, famine, recherche d’un meilleur
niveau de vie, d’un asile etc.
Pour les pays d’accueil, c’est l’apport d’une main d’œuvre étrangère généralement bon marché
mais une source de tensions sociales, dégradation du cadre de vie
Pour les pays d’origine, c’est une source de diminution du chômage mais aussi une fuite de la
population active (fuite des cerveaux).
Ces échanges sont variés et portent sur des produits primaires, des produits manufacturés, le
tourisme, les finances, etc. Ces échanges posent le problème de la division internationale du
travail et de la détérioration des termes de l’échangé. Les pays en développement se spécialisent
et exportent les produits primaires ou des produits manufacturés incorporant beaucoup de travail
peu qualifié. Alors que les pays développés se spécialisent et exportent des produits
manufacturés à haute valeur ajoutée incorporant beaucoup de capital ou de travail fortement
qualifié.
Ces échanges portent sur l’assistance technique dans tous les domaines, et sur un ensemble de
techniques disponibles pour la production de biens et services. Les échanges de techniques
donnent naissance au transfert de technologie afin de permettre aux pays en développement de
rattraper leur retard technologique. Les transferts technologiques peuvent s’opérer de plusieurs
façons.
- Achat de produits de haute technologie (ordinateurs, robots, composants électroniques,
instruments de précision...) qui permettent aux entreprises de réaliser leur production dans les
mêmes conditions que les entreprises étrangères.
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- La concession de brevets qui permet à des entreprises tierces d’exploiter, à des fins de
production, une invention.
- La fabrication sous licence qui permet à une entreprise de réaliser un produit sur la base des
procédés, des savoir- faire, de l’expérience d’une autre entreprise.
- Le contrat d’ingénierie ou assistance technique qui permet à une entreprise d’acquérir une
usine «clef en main ».
- Les investissements directs à l’étranger : Investissement des entreprises directement dans les
pays d’accueil.
Ces transferts sont généralement effectués par les pays développés entre eux (3 /4). C’est une
partie qui bénéficie aux P. V. D.
Tous ces échanges ne s’effectuent pas isolément. Il existe une interaction des différentes formes
de relations.
Exemple: les transferts de technologie entraînent des mouvements de personnes, de capitaux et
de biens.
1) Les Etats
Les Etats ont une influence certaine sur les relations économiques internationales à travers leurs
règlements, leur dotation en facteurs de production, leurs puissances militaires, économiques et
financières, leurs doctrines etc.
Les niveaux de développement différents des pays, leur inégale dotation en facteurs de
production les poussent à effectuer des échanges entre eux.
Les relations économiques internationales sont des relations entre économies de différentes
puissances. Il existe des économies dominées (PVD) et des économies dominantes (PD).
2) Les multinationales
Les firmes multinationales sont, des entreprises nationales de grandes tailles qui possèdent ou
contrôlent plusieurs firmes dans plusieurs pays Elles jouent un rôle important dans les relations
économiques internationales. Plus de 30 % des exportations mondiales sont effectuées par des
firmes multinationales (voir bilan de croissance économie d’entreprise).
23
Economie générale II
TEST DE CONNAISSANCE
24
Economie générale II
Les REI sont très diverses ayant une nature bien spécifique. Elles sont constituées d’échanges
commerciaux de biens et des services mais aussi d’échanges intellectuels, culturels, techniques.
Elles concernent aussi les mouvements de personnes et de capitaux. Ces types d’échanges sont
en interaction les uns par rapport aux autres.
De nombreux économistes se sont intéressés aux relations commerciales entre Etats. Ils ont émis
des explications ou théories qui doivent présider au commerce international. On distingue
essentiellement deux grands courants de pensée :
- Le courant classique du commerce international,
- Le courant suédois du commerce international (courant néoclassique).
A) Le courant classique ou théorie classique du commerce international
- Le commerce entre pays n’est possible que si chaque pays est à la fois importateur et
exportation c’est-à-dire que chaque Etat doit avoir au moins quelque chose à proposer aux autres
à qui il achète des biens.
- Il n’existe qu’un seul facteur de production : le facteur travail. Seule la valeur du travail permet
de fixer le prix des biens et de faire des comparaisons pour la spécialisation.
1) La théorie de l’avantage absolu (Adam Smith)
Selon la théorie de l’avantage absolu, un pays a intérêt à se spécialiser dans la production d’un
bien où il dispose d’un écart de salaire favorable (infériorité de coûts salariaux ou coûts de
production).
Exemple : Soit deux pays A et B produisant deux biens X et Y avec les valeurs du travail
incorporé suivants : (coûts salariaux ou coûts de production).
Biens
X Y
Pays
A 5 6
B 8 4
Un pays importe donc quand ses coûts absolus sont supérieurs à ceux des autres pays, exporte
quand ils sont inférieurs.
Avantages de la théorie: se procurer à moindre prix certains produits, développer la production
donc les revenus,
Inconvénients de la théorie: risque de suppression d’emplois, déficits extérieurs.
Toutefois, la spécialisation et l’échange peuvent être également intéressants pour les pays ne
disposant pas d’avantages absolus. C’est ce que tente de faire David Ricardo.
2) La théorie de l’avantage comparatif (David Ricardo)
Pour David Ricardo, ce n’est pas l’écart de salaire qui doit fonder la division internationale du
travail, mais l’écart de productivité du travail c’est-à-dire :
25
Economie générale II
De sorte que même si un pays ne possède aucun avantage absolu dans la production de deux
biens, la spécialisation peut néanmoins se relever avantageuse s’il existe un avantage comparatif
dans la production des deux biens.
Exemple : Soit par exemple qu’en une heure de travail, il soit possible de réaliser en Côte
d’Ivoire et aux Ghana les productions suivantes :
Biens
Quantité d’arachide Quantité de café
Pays
Ghana 90 80
Côte d’Ivoire 100 120
Le Ghana n’a pas d’avantage absolu, pourtant, il apparait souhaitable qu’un échange s’établisse
entre les deux pays qui y trouveront un intérêt l’un comme l’autre. Calculons pour ce faire les
rapports d’échange relatif interne par pays c’est-à-dire voyons par pays comment les échanges se
feront au plan interne.
Commentaires :
26
Economie générale II
Les exportations de produits primaires (produits agricoles, matières 1 ères, énergie) des
PVD et, leurs importations de produits industriels ou de services provenant des pays
développés sont fondés sur les inégales dotations des facteurs de production entre ces
pays : abondance de ressources naturelles chez les uns, abondance de capital et de
travail qualifié chez les autres.
De même l’échange de certains produits dépend de la spécialisation de diverses économies. Par
exemple l’Allemagne et le Japon sont spécialisés dans les branches de l’électronique, de la
construction mécanique, de la métallurgie…
Il faut remarquer tout de même une évolution des avantages comparatifs et des flux
d’échange dans le temps :
les dotations des facteurs (travail, capital, ressources naturelles) évoluent.
Le progrès technique se transforme ou s’épuise.
Les prix des facteurs s’égalisent.
TEST DE CONNAISSANCE
27
Economie générale II
Deux doctrines principales conditionnent les rapports entre les Etats dans les échanges
internationaux. Il s’agit du libre - échange et du protectionnisme.
I- LE PROTECTIONNISME
1- Définition
C’est donc l’ensemble des mesures ayant pour objectif de limiter ou de supprimer les
importations de biens et de services de façon à protéger l’activité intérieure du pays contre la
concurrence étrangère.
Ces mesures sont soient des barrières tarifaires, soient des barrières non tarifaires.
Les barrières tarifaires: Elles représentent l’ensemble des droits de douane (taxes perçues par
les services des douanes sur les produits importés ; le tarif douanier est soit un pourcentage du
prix, soit une taxe forfaitaire).
Les barrières non tarifaires: Elles sont diverses et complexes. On distingue les éléments
suivants :
- Les contingentements: fixation d’une quantité maximale d’importation de certains produits
pour une période donnée;
- Les normes: réglementation spécifiant les caractéristiques du produit (hygiène, sécurité,
procédé de fabrication…);
- La protection des marchés publics: les commandes de l’Etat peuvent être réservées, en
droit ou en fait, aux entreprises nationales;
- Le contrôle des changes: en limitant la quantité de devises qu’un agent résident peut sortir
du territoire, on peut limiter les dépenses à l’étranger.
Mesures exceptionnelles :
- La clause de sauvegarde: un pays dont une branche est gravement menacée, peut relever
brutalement ses barrières douanières;
- Les mesures de rétorsion: face à une mesure protectionniste prise par un partenaire, le pays
peut réagir par des mesures identiques.
- La mesure anti-dumping: le dumping est la vente au-dessous des coûts de production. Dans
ce cas les exportations sont indûment favorisées (subvention) et le pays importateur peut
décider des mesures de rétorsion.
-
28
Economie générale II
a- Les avantages
b- Inconvénients du protectionnisme
Pour l’Etat
- Développement de la contrebande pour contourner les barrières,
- Répulsion des investisseurs étrangers surtout lorsque le marché intérieur est exigu ;
- Mesures de rétorsion ou de représailles des autres pays conduisant à une réduction des
exportations ;
- Détérioration du climat de coopération international.
1- Définition
Par libre échange, on entend l’ensemble des mesures de l’Etat visant à permettre la libre
circulation des biens et services et des capitaux.
29
Economie générale II
a) Les avantages
L’ouverture des frontières apporte : Elargissement des débouchés ; Allocation optimale des
ressources ; Facteur de croissance économique ; Amélioration du bien-être collectif ; La
flexibilité des entreprises ; Augmentation de la productivité
b) Les inconvénients
Par libre échange l’Etat renonce à toutes entraves au commerce international. Cette pratique, si
elle est préconisée par l’OMC ne présente pas moins de méfaits pour les jeunes économies que
sont nos pays :
Réduction voire suppression des recettes douanières
Exacerbation de la concurrence des grandes firmes
Fermeture des firmes locales de faibles dimensions entraînant chômage et précarité
Domination des structures locales
Réduction des recettes de l’Etat
Baisse de la croissance économique
Risque d’extraversion créant une dépendance économique pour les pays développés. Les
risques encourus tiennent aux pertes d’emplois lorsque la concurrence les oppose aux pays à
bas coûts de main d’œuvre (chine - UE sur le textile) c’est le dumping social.
Tableau récapitulatif
caractéristiques
C’est donc l’ensemble des mesures ayant pour Par libre échange, on entend
objectif de limiter ou de supprimer les l’ensemble des mesures de l’Etat
Définition importations de biens et de services de façon à visant à permettre la libre
protéger l’activité intérieure du pays contre la circulation des biens et services et
concurrence étrangère. des capitaux.
30
Economie générale II
31
Economie générale II
TEST DE CONNAISSANCE
1- Définir : Tarif douanier ; Droit de douane ad valorem ; Droit de douane spécifique ; Dumping
social
2- Pensez-vous que le protectionnisme est un frein au développement des pays africains ?
32
Economie générale II
I- LA NOUVELLE ECONOMIE
1) Définition
Economie où les marchés de capitaux jouent un rôle prépondérant dans le financement des
agents économiques spécialement des entreprises grâce aux NTIC (Nouvelles Technologies de
l’Information et de la Communication).
- Dépendance des pays du tiers-monde à l’égard des multinationales et des capitaux étrangers;
- Blanchiment d’argent, l’inflation due à une surliquidité de l’économie.
II- LA MONDIALISATION
1) Définition
2) Causes de la mondialisation
- L’établissement du libre-échange;
- L’augmentation de la demande liée à la hausse des niveaux de vie et de l’accroissement de la
population;
- révolution des transports et des moyens de communication qui accélèrent la circulation des
marchandises, des capitaux, des informations, des technologies et les échanges culturels;
- L’essor des firmes transnationales (les multinationales) et des places financières internationales.
33
Economie générale II
3) Avantages de la mondialisation
4) Inconvénients de la mondialisation
5) Le commerce équitable
L’OMC et la CNUCED sont deux organisations intervenant dans le commerce mondial. Mais au
paravent les relations commerciales internationales étaient régulées par le GATT (Accord
Général sur les Tarifs Douaniers et le Commerce).
1- Le GATT
Le GATT (General Agreement on Tarif and Trade) en Anglais ou AGETAC (Accord Général
sur les Tarifs douaniers et le Commerce) en Français, a été créé en 1947 à Genève. Sa naissance
trouve son fondement dans la déstabilisation des relations économiques internationales après la
2e Guerre Mondiale. Il a pour objet de promouvoir le libre-échange et le commerce international
depuis son entrée en vigueur en 1948.
Son fonctionnement repose sur quatre principes.
34
Economie générale II
Des mesures spécifiques ont été prises pour tenir compte des intérêts des pays en développement.
Ce sont :
La mise en place des clauses de sauvegarde : qui stipule que les PVD peuvent recourir, en
cas de déséquilibre de leur balance de paiement ou de surproduction, à des restrictions
quantitatives ou à l’augmentation des droits de douane.
L’adoption d’un système généralisé de préférence (SGP) : qui permet un abaissement
unilatéral et sans contrepartie des barrières douanières des pays développés participant au
système pour certains produits exportés par les PVD.
A l’issue de plusieurs négociations une modification des règles du commerce international s’est
avérée nécessaire. C’est ainsi qu’a vu le jour l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) le
1er janvier 1995.
2- l’OMC
a) Présentation
L’OMC a été Créée en avril 1994 en remplacement du GATT (Accord Général sur les Tarifs
Douaniers et le Commerce signé le 30 octobre 1947) à la suite de différents cycles de
négociation. Elle a été fonctionnelle en janvier 1995.
L’OMC est chargée de réglementer les relations commerciales entre les Etats membres, au
moyen d’accords multilatéraux et de résoudre les différends commerciaux.
Les domaines sont les Droits de douane, les mesures non tarifaires; les règles, les services, la
propriété intellectuelle, le règlement des différends, les textiles, l’agriculture.
b) Principes fondamentaux
35
Economie générale II
Egalement pour les services, les marques de commerce, les droits d’auteur et les brevets
étrangers et nationaux.
- Le Principe de la bonne foi (interdiction des restrictions quantitatives) suppression
des mesures protectionnistes (restrictions à l’importation et à l’exportation)
- Le Principe de la réciprocité : les échanges s’effectuent sur la base d’avantages mutuels
et réciproques.
NB : L’OMC propose pour les pays en voie de développement :
- L’Augmentation de l’aide publique au développement (APD) de 50 %jusqu’à 1% du PNB.
- Mobilisation du secteur privé pour encourager les investissements.
- L’Aide pour la stabilisation des recettes émanant des matières premières.
- L’Application d’un traitement commercial privilégié pour les exportations agricoles des pays
d’Afrique,
Elle regroupe à sa création 166 pays du tiers monde dont, elle est porte-parole, devant l’OMC et
le FMI. Ainsi la CNUCED revendique :
Le droit de commercer librement, et de disposer de ses ressources naturelles à sa guise.
Des préférences tarifaires en leur faveur en ce qui concerne les exportations des PVD.
Aide au développement, aménagement de la dette des PVD.
Mécanisme compensatoire des déficits de recettes d’exportation
Les interdépendances croissantes entre le Nord et le sud d’une part et entre les Pays du Sud
d’autre part sont le fondement majeur de la politique globale de coopération dans le Monde.
1) La coopération (UE-ACP)
La politique de coopération comprend un ensemble de mesures visant à assurer aux pays en voie
de développement un accroissement des revenus qu’ils tirent de leurs propres ressources.
La convention de Lomé sert de cadre juridique à la coopération.
La coopération vise à garantir les recettes d’exportation des pays du sud contre des fluctuations
trop brutales par:
- Le maintien de leur pouvoir d’achat;
- La transformation sur place d’une part croissante de produits de base afin d’en augmenter la
valeur à l’exportation; Il s’agit de lutter contre la détérioration des termes de l’échange;
- L’accès le plus libre possible aux marchés des pays industrialisés et à moindre coût à la
technologie, au savoir-faire industriel, et à l’investissement par création d’industries.
Le développement du commerce mondial est favorisé par d’autres formes de Coopération.
36
Economie générale II
3) La zone franche
Zone géographique limitée bénéficiant d’incitations à investir, dont l’exonération des droits de
douanes, et d’un traitement fiscal et social préférentiel.
Les buts recherchés sont de : Créer des emplois, Contribuer à une plus grande intégration
interindustrielle (pays développés - pays en développement), Elever la compétence des
travailleurs et impulser le développement et le transfert de technologies, de Maintenir la main
d’œuvre sur place en freinant l’immigration, de Développer les infrastructures (routes,
installations portuaires) et les services publics (téléphone, eau, électricité).
4) L’intégration économique
a) Définition
Processus par lequel plusieurs Pays s’engagent à éliminer toute forme de discrimination
(abolition des barrières douanières) entre leurs opérations économiques de manière à créer un
espace économique homogène, unifié.
Ces pays forment une union économique et monétaire et conviennent d’appliquer aux autres pays
un tarif extérieur commun (TEC).
Le Tarif Extérieur Commun (TEC) est l’ensemble des droits appliqués aux importations sur le
territoire de la Communauté de produits en provenance de pays tiers.
Exemples: CEDEAO (Communauté économique des Etats de L’Afrique de l’Ouest, la CEEAC
(Communauté Economique des Etats d L’Afrique du Centre), 1 COMESA (Marché commun de
l’Afrique orientale et australe), UMA (Union monétaire arabe), SADC (Communauté de
Développement de l’Afrique australe).
b) Avantages
- Faciliter le développement des économies des pays concernés ;
- réduire les coûts de production grâce à la suppression des obstacles tarifaires ;
- réaliser des économies d’échelles liées à l’expérience, à la production d’une unité, le passage
d’une petite entreprise à une grande entreprise (atteinte de la taille optimale) ;
- L’amélioration de climat de coopération internationale
c) Inconvénients
- Coexistence de plusieurs zones au sein d’un ensemble économique (UEMOA et CEDEAO);
- Les pays ont des tailles, des populations, des mentalités, des systèmes différents. Existence de
conflit de leadership entre les Pays crée un frein à la volonté de s’intégrer ;
- Perte de souveraineté nationale dans certains domaines ;
- Développement de l’insécurité.
37
Economie générale II
Les pays passent par différentes étapes avant de réaliser l’intégration économique.
5) La Zone Monétaire
Ensemble de pays regroupés autour d’une monnaie commune et respectant les règles monétaires
suivantes :
- La convertibilité de toutes les monnaies entre elles sur la base de parités fixes;
- La cohésion vis à vis de l’extérieur;
- L’application d’une réglementation des changes commune;
- L’existence d’un marché de changes unique;
- La centralisation des réserves en devises.
Exemples: L’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine), CEMAC
(Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale), la CMA (Zone Monétaire
Commune : Afrique du Sud, Lesotho, Namibie et Swaziland). La CEMAC et 1’UEMOA
appartiennent à la Zone franc CFA.
38
Economie générale II
Elle a été créée en 1975 par le traité de Lagos (Nigeria), à l’instigation de la commission
économique des Nations Unies pour l’Afrique. Elle comprend 16 pays tant Anglophones que
francophones, de l’Ouest Africain.
C’est un organisme d’intégration économique qui a une organisation et des objectifs précis :
a- Les objectifs :
En somme, l’expérience de la CEDEAO montre que l’intégration globale est difficile à réaliser.
Une approche plus pragmatique, à partir d’un cadre plus restreint serait plus efficace pour
l’intégration des économies africaines.
2- L’UEMOA
39
Economie générale II
L’UEMOA est la forme achevée de l’intégration économique et monétaire entre les mêmes 7
pays de l’Afrique de l’ouest. Ses objectifs sont :
- Emergence d’un espace intégré au sein duquel sera assurée la libre circulation des biens, des
personnes, des services et facteurs de production. (Intensification des relations, commerciales
entre les pays membres)
- Suppression des entraves à la libre circulation des biens et des personnes. Cela entraine :
La concurrence entre les opérateurs économiques.
La maximisation de la croissance.
- La mise en place d’une union douanière opérationnelle entre les pays membres, de manière à
favoriser les économies d’échelle.
- La rationalisation des taux effectifs de protection tout en tenant compte des contraintes
budgétaires de chaque Etat membre.
- Le renforcement des politiques sectorielles communes visant la sécurité alimentaire.
- Augmentation de la demande intra-zone.
- Promouvoir l’usage de la monnaie commune. Cela favorise les échanges entre les pays
membres d’une part et les reste du monde d’autre part.
TEST DE CONNAISSANCE
1- Définir :
- La règle de réciprocité
- La règle de la concurrence loyale
- L’accord multifibre
3- Définissez les notions sur accords lié au commerce international
40
Economie générale II
I- DEFINITIONS
La balance des paiements est un document comptable qui retrace pour une période donnée
l’ensemble des transactions économiques et financières d’un pays avec le reste du monde.
Il y a détérioration des termes de l’échange quand le taux d’échange est inférieur à 100 ou quand
l’indice des prix des produits exportés est inférieur à celui des prix de produits importés.
On dit aussi qu’il y détérioration des termes de l’échange quand l’augmentation des prix
d’importation est supérieur à celle des prix des produits d’exportation.
41
Economie générale II
montant au crédit.) Les modalités d’enregistrement impliquent donc une égalité du total des
débits et du total des crédits, ce qui justifie l’expression de balance.
- Si la transaction provoque une augmentation des avoirs (ressources) pour le pays, elle est
enregistrée au crédit de la balance. Ex : les exportations de biens
- si la transaction annule des avoirs ou augmente les engagements (emplois) du pays, elle est
enregistrée au débit de la balance. Ex les importations de biens.
-
III- LES APPROCHES THEORIQUES DE LA BALANCE DES PAIEMENTS
a- L’approche traditionnelle
D’origine keynésienne, elle est essentiellement réelle et consiste à regarder l’ensemble des biens
disponibles et l’ensemble de l’utilisation de ces biens.
Les biens disponibles dans une économie, sont : PNB (Y) et les importations (M); les utilisations
sont : l’absorption (A) et les exportations (X). [L’absorption inclut : la consommation (C),
l’investissement (I) ainsi que les dépenses gouvernementales (G), si on veut les distinguer des
deux autres].
Y + M = A + X ou M - X (déficit commercial) A- Y
Si on a un déficit de la balance courante, c’est que l’on consomme plus que l’on ne dispose de
revenus.
b- L’approche financière
Elle consiste à regarder l’équilibre des affectations des ressources et des utilisations des
ressources.
L’affectation du revenu s’écrit : Y = C + S (l’épargne) + T (taxes)
L’utilisation du revenu s’écrit : Y= C + I + G+(X-M).
En réorganisant, il devient: S-I + (T-G) = X-M.
Si on a un déficit de la balance courante, c’est que l’on investit plus que l’on épargne (épargne
privée et épargne publique (T-G)):
C’est l’approche qui est devenue principale. C’est-à-dire que l’on s’intéresse de plus en plus aux
déterminants que sont l’épargne et l’investissement. Puis, on en déduit l’évolution de la balance
commerciale (au lieu de s’intéresser principalement à des déterminations par le revenu).
42
Economie générale II
- Les transferts unilatéraux : constituent, comme les services, des opérations sur invisibles,
c’est-à-dire des opérations correspondant à des transferts non liés à un échange de marchandises.
Ils comprennent : les dons, transferts d’épargne des travailleurs migrants, aides apportées par
certains pays développés aux PVD.
43
Economie générale II
Importations de services
Négos international
La balance des paiements fait souvent l’objet de décomposition en balances partielles plus
significative au plan économique.
44
Economie générale II
Cette balance présente les échanges qui ne donnent pas lieu à des mouvements de marchandises:
- les services (frais de transport, assurances, tourisme), les dividendes sans contrepartie
(appelés les transferts unilatéraux ; ce poste concerne principalement le rapatriement des revenus
des travailleurs immigrés).
L’analyse de cette balance est délicate, car elle regroupe beaucoup de postes disparates. II est
donc nécessaire d’analyser chaque ligne de la balance. Cependant, une balance invisible
importante et excédentaire caractérise souvent les pays fortement développés, entrés dans l’ère
postindustrielle.
Cette balance regroupe les mouvements de capitaux à long terme et à court terme du secteur
privé non bancaire. Son interprétation doit être menée avec prudence. En effet, une amélioration
de la balance des capitaux signifie que les entrées de capitaux dans le pays sont supérieures aux
sorties, soit, en d’autres termes, que le pays emprunte beaucoup à l’étranger ou rapatrie des
capitaux placés à ‘extérieur. Au contraire, une détérioration de la balance des capitaux (solde
négatif) peut indiquer que le pays investit beaucoup à l’étranger. Cette exportation de capitaux
est porteuse de revenus futurs.
B Cap<0 pays développé car investi élevé à l’étranger
B Cap>0 pays sous développé car emprunte beaucoup à l’étranger
C- BALANCES PARTICULIERES
Vu le rôle particulier que jouent les différentes balances partielles dans l’équilibre de la balance
des paiements, elles sont inscrites dans le poste de variation de position monétaire.
Dans la pratique, l’établissement de la balance des paiements se heurte à des écarts statistiques
liés à l’imperfection des sources de renseignements. Deux postes permettent d’ajuster les chiffres
afin d’obtenir un compte équilibré.
Le poste «autres biens et services » dans la balance des transactions courantes: C’est le
poste d’ajustement de la balance des transactions courantes. Il concerne certaines transactions
de nature occulte (drogue, trafics…)
Le poste « erreurs et omission» qui assure l’ajustement final de la balance des paiements en
tenant compte de l’écart entre le total des débits et le total des crédits enregistrés.
La balance des paiements devant être présentée en équilibre, le solde global traduit la position
monétaire extérieure du pays. Il est donc inscrit avec un signe opposé (+, -), dans le poste:
variation de la position monétaire.
Les soldes que l’on étudie sont choisis pour des raisons pratiques tenant aux instruments de la
politique économique à mettre en place:
Pour surveiller le niveau de la trésorerie externe du pays on retient comme indicateur le solde
des opérations non monétaires, La situation est saine si l’équilibre est atteint sans variation de
la position monétaire extérieure.
45
Economie générale II
CONTROLE DE CONNAISSANCE
46
Economie générale II
L’internationalisation des échanges se traduit par des besoins de conversion des monnaies des
différents pays. Cette opération d’échange d’une monnaie contre une autre se nomme le change
et se réalise sur le marché des changes.
Le change est une opération d’échange d’une monnaie contre une autre par rapport à un taux
appelé taux de change. Il se réalise sur le marché des changes.
1. le change manuel
C’est l’acte de conversion directe des monnaies au guichet d’une banque ou des services d’un
opérateur économique spécialisé.
Ex : les conversions des voyageurs effectuant des séjours limités à l’extérieur ne nécessitant pas
d’ouverture d’un compte bancaire.
2. le change scriptural
C’est le passage d’une monnaie à une autre par le jeu d’écriture. C’est la forme la plus
importante des opérations de change. Les instruments les plus utilisés sont: le chèque bancaire;
les mandats ; les virements.
Il fonctionne à l’aide des comptes à l’étranger appelés Nostro ou vostro.
Un compte ouvert à l’étranger est un compte vostro pour le pays accueillant et nostro pour le
propriétaire du compte. Par ces comptes, le change se réalise sans mouvement de capitaux d’un
pays à un autre.
Le marché des changes est un marché où l’on achète et vend des monnaies. Sur ce marché se
déterminent les taux de change.
II y a deux formes de marché de change:
- le marché de change institutionnel et officiel se tient dans les locaux des bourses de valeurs
ou à la banque centrale;
- le marché de change interbancaire et libre non localisé, il est mondial et fonctionne à l’aide
de réseaux d’information.
Dans la pratique, les deux marchés se complètent.
Les opérations de change se réalisent sur le marché des changes, sur lequel se détermine le taux
de change.
47
Economie générale II
Sur le marché des changes, les opérations peuvent se réaliser au comptant ou à terme.
a) Le marché au comptant
Sur ce marché les opérations d’achat et de vente des devises s’effectuent au cours du jour de la
transaction, et le règlement intervient dans les quarante-huit heures ouvrables.
b) Le marché à terme
Sur ce marché, les conditions de la transaction (quantité échangée, cours) sont déterminées
immédiatement, mais la livraison et le règlement n’interviendront que plus tard, à l’échéance
convenue.
Il se forme de la manière suivante:
Court à terme = cours au comptant + / - report (déport). Les taux de report et de déport
dépendent de la différence des taux d’intérêt sur les deux devises.
Sur ce marché, les intervenants peuvent couvrir leur risque de change.
Ex: Un importateur Ivoirien qui achète ses marchandises aux USA à $ 100 000 et qui prévoit
une hausse du dollar à 700 CFA peut acheter aujourd’hui des dollars à trois mois au prix de
600.09, il paiera dans trois mois quel que soit la variation du dollar ($ 60 009 000 au lieu de $
70 000.000).
2) Le taux de change
C’est le prix auquel une devise s’échange contre une monnaie nationale. Ce taux est issu de la
confrontation de l’offre et de demande des différentes monnaies.
3) Les déterminants du taux de change
Le niveau du cours de change dépend de plusieurs déterminants: le solde de la balance des
transactions courantes; l’inflation ; le taux d’intérêt ; la théorie du portefeuille des titres; la
spéculation.
Le solde de la balance des transactions courantes
BTC < 0 entraîne offre de monnaie nationale supérieure à demande de monnaie nationale. Cela
conduit à une baisse du taux de change.
48
Economie générale II
Un pays qui désir augmenter le taux de change de sa monnaie, peut le faire en relevant le taux
d’intérêt pour attirer plus de capitaux sur son territoire.
- la théorie du portefeuille des titres
Les acteurs économiques peuvent détenir dans leur portefeuille des titres nationaux, étrangers et
des devises. Chacun cherche à optimiser son portefeuille en fonction du rendement et du risque
attaché à chaque actif.
Ex: si le taux d’intérêt américain augmente, les acteurs vont se porter davantage sur les titres
américains, entraînant ainsi une appréciation du dollar.
- la théorie de la « bulle spéculative»: la spéculation
Il s’agit ici de montrer comment les anticipations et le comportement des acteurs économiques
agissent sur les taux de change.
Ainsi, en cas d’anticipation à la hausse du dollar, les acteurs vont tous acheter cette monnaie,
induisant alors une hausse effective de son cours ne reposant que sur la spéculation. Il suffit
d’une rumeur annonçant une baisse du dollar pour que tous le revendent, crevant ainsi la bulle
spéculative qui s’était formée.
NB : demandez aux étudiants de chercher
- la définition de : la dévaluation, la réévaluation, la convertibilité, le taux de change
- la convertibilité suivant la nature des opérations et suivant les opérateurs
- les causes, avantages et inconvénients de la dévaluation.
-
4) La convertibilité et les modes de cotation
a- La convertibilité
C’est la capacité d’une monnaie à être échanger contre une autre, quelques soient les places
financières.
La convertibilité en devise peut être plus ou moins étendue suivant la nature des opérations et
selon les opérateurs concernés.
Suivant la nature des opérations :
- La convertibilité peut être générale. Dans ce cas l’agent économique peut échanger la
monnaie nationale contre les devises pour toutes les opérations de transactions et
opérations en capital
- La convertibilité peut être limitée. Dans ce cas elle n’est permise que pour les
transactions courantes (opérations sur marchandises avec l’étranger)
Suivant les opérateurs :
La convertibilité peut être :
- Générale ou interne : Dans ce cas tous les agents économiques qu’ils soient résidents ou
non peuvent librement convertir la monnaie nationale en devises étrangères.
- Limitée ou externe : Dans ce cas, les non nationaux ou les non-résidents peuvent
convertir la monnaie nationale en devises étrangères
Les modes de cotation
L’écriture du taux ou cours de change peut s’effectuer selon deux procédés:
La cotation à l’incertain: On évalue la quantité d’unités de monnaie nationale nécessaire
pour acquérir une devise Ex : A Paris l’Euro est coté par rapport au dollar, soit 1$ = x €
49
Economie générale II
La cotation au certain: On évalue la quantité de devise que permet d’acquérir une unité
monétaire nationale Ex : A Paris, le dollar sera évalué en Euro, soit 1€ = l/x $ ; 3,520€ = 1£
(live sterling).
5) Le fonctionnement
1. Définition
C’est le risque supporté par les opérateurs économiques à cause des variations du cours des
monnaies.
Le cours d’une même devise n’est jamais exactement identique sur les différentes places
financières. L’opération d’arbitrage permet de rapprocher le cours d’une devise par rapport à une
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Economie générale II
autre sur les différentes places financières. L’arbitrage peut être bilatéral (deux devises) ou
multilatéral (plusieurs devises).
Le taux de change varie en fonction de l’offre et de la demande, au jour le jour. Aucune marge
n’est imposée. Il n’y a pas de prix officiel de la monnaie (plus de parités). Depuis 1973 et 1976
(accords de Kingston), on distingue le flottement pur et le flottement impur:
- le flottement pur est un modèle théorique: il n’y aurait aucune intervention de la banque
centrale.
- le flottement impur existe en pratique : il y a intervention de la banque centrale sur le marché
des changes.
TEST DE CONNAISSANCE
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REFERENCE BIBLIOGRAPIQUE
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