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Analyse Protéomique et Activité Antimicrobienne

Ce mémoire présente la purification, la caractérisation et l'évaluation de l'activité antimicrobienne d'une nouvelle molécule bioactive ferrocénique synthétique chirale. Réalisé par Aziza Nabila et Abdiche Nadia à l'Université Constantine 1, il a été soutenu le 25 juin 2014. Le document comprend une revue bibliographique, des méthodes expérimentales et des résultats détaillés sur l'activité antimicrobienne de la molécule étudiée.

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Analyse Protéomique et Activité Antimicrobienne

Ce mémoire présente la purification, la caractérisation et l'évaluation de l'activité antimicrobienne d'une nouvelle molécule bioactive ferrocénique synthétique chirale. Réalisé par Aziza Nabila et Abdiche Nadia à l'Université Constantine 1, il a été soutenu le 25 juin 2014. Le document comprend une revue bibliographique, des méthodes expérimentales et des résultats détaillés sur l'activité antimicrobienne de la molécule étudiée.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Constantine 1
Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie
Département de Biochimie et Biologie Moléculaire et Cellulaire

N0 d’ordre : …………

N0 de série :………….
MÉMOIRE
En vue de l’obtention du

DIPLÔME DE MASTER

Spécialité: Analyse Protéomique et Santé

THÈME

Purification, Caractérisation et Evaluation de


L’activité Antimicrobienne D’une Nouvelle Molécule
Bioactive Ferrocénique Synthétique Chirale

Présenté par :

AZIZA NABILA et ABDICHE NADIA

Soutenu le : 25/06/2014

Devant la commission d’examen:

Président : Mme Mechakra A. professeur Université Constantine 1


Encadreur : Mme Mouas T. N. maitre de conférence B Université Constantine 1
Examinateur : Mr Kitouni R. maitre assistant A Université Constantine 1

Année Universitaire

2013-2014
Remerciements

Nous tenons tout d'abord à remercier DIEU tout puissant, qui en son nom et
avec sa protection, nous avons réussi à réaliser ce travail.

Nous souhaitons remercier Madame le Docteur Mouas Toma Nardjes pour


nous avoir accueilli au sein du Département de biochimie de l'Université Constantine1
pour effectuer ce travail de recherche et le valoriser au mieux.

Nous remercions les professeurs Mme Mechakra A. professeur à l’université


Constantine 1 et M Kitouni R. maitre assistant à l’université Constantine 1 de nous
faire l'honneur de juger ce travail.

Nous remercions l'Université Constantine1 pour son soutien financier.


Nous tenons à remercier M. [Link], professeur à l'université Constantine1,
pour nous avoir accueillies dans son laboratoire.
Nous remercions tous les professeurs et maitres assistants qui nous ont guidé
tout au long de nôs études, jusqu’à d’obtention du Diplôme de Master.
Nous finissons par remercier nôs parents pour l'aide qu'ils nous ont apporté
tout au long de nôtre vie.

AZIZA NABILA
ABDICHE NADIA
Dédicace
Avec tout respect et amour je dédie ce modeste travail
A Dieu (ALLAH)
L’Unique, le Tout-Puissant, le Clément et le Miséricordieux,
« Qu’il nous couvre de sa bénédiction ».
AMIN !
Au Prophète Mouhamed
Notre guide et notre exemple bien-aimé.
Qu’il nous oriente dans le droit chemin.
A mon Très Chère Père « Salah Salem » ;
Qui a dépensé toute sa vie pour nous assurer une éducation exemplaire.
A ma Vaillante et Bonne Mère « Samira »,
Mon refuge permanent dans mes moments de faiblesse devant l’adversité.

A mon frère «Nasser eddine » et mes sœurs « Chaïma » et« Yousra »


Plus que frère et sœurs, vous êtes mes amis, mes confidents, et mes complices.
A tous ceux qui me sont chers
« Non, je n'ai pas échoué, j'ai simplement découvert 2000
méthodes qui ne fonctionnent pas ! » Thomas Edison

AZIZA NABILA 
Dédicace
Merci à Dieu, ma carrière a terminé l’enseignement.

Je dédie ce travail

A ma très chère mère qui m’a apportée son amour et son


affection

A mon très cher père qui m’a toujours encouragé, conseillé et


soutenu dans mon travail

A mon cher mari Mohamed, qui m’a beaucoup encouragé dans ce


travail

A mes très chers grands parents

A mes très chers frères : Nadjib, Salim, Abdenacer , Billel ,


Abdelbasset et ……. LouAI.

A mes chères belles sœurs : Khadîdja, Mouna

Et à toutes les familles Abdiche et Khalfatni

A mes cher(es) ami(es) : mon binôme Nabila, Naima, Nassima,


Amel, Sarra, Kawther, Radia, Asma, Ratiba.

ABDICHE NADIA
Sommaire

Sommaire …………………………………………………………………………….....I
Abréviations…………………………………...…………………………….……………V
Liste des figures …………..………………………………………………….............VIII
Liste des tableaux..………………..……………………………………….....………XI
Introduction …………………………………...……………..………………………..1
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE

1. La chiralité
1.1. Historique ………………….……………….……………….……………..3
1.2. Définition …………………………………………………………………4
1.3. Enantiomèrie ………...…………………………………………………….4
1.3.1. Nomenclature de Cahn Ingold prelog (CIP)……..………..…...4
1.3.2. Propriétés physico-chimiques …………………………….……..4
1.3.3. Propriétés biologiques…………………………......………….…5
1.4. Types de chiralité ……………………………………………………..…6
1.5. La chiralité planaire …………………………………………….……....6
2. Le ferrocène
2.1. Historique ………………..……………………………….……………......6
2.2. Structure ……………………………………………...……………….….7
2.3. Synthèse ……………………………..………………………….……....7
2.4. Propriétés physico-chimiques …………………………………….….…7
2.5. Applications biologiques …………………………………………...…..8
3. La fonction Thio /Ditiophosphorique
3.1. Historique……………………………………..……………………….….9
3.2. Structure …………………………………...……………………………..9
3.3. Synthèse ………………………...……………………………..……..…10
3.4. Applications biologiques ……………………………..………………….11
4. La molécule (R/S)-1, 2-diphénylthiophosphino – 2(2-diphényldithiophosphi-
natométhyl) ferrocène
4.1. Structure …………………………………...…………….……………..12
4.2. Synthèse
………………………………………………………..………………….12
4.3. Caractérisation structurale ………………………………………..…....13
5. Méthode d’analyses chimiques
5.1. Purification……………………………………………….…………….18
5.1.1. Chromatographie liquide sur couche mince (CCM)…………18
5.1.2. Chromatographie liquide sur colonne (CC)…………………….18
5.2. Caractérisation structurale………………………………..………….…19
5.2.1. La spectroscopie UV…………………………………….………..19
5.2.2. La spectroscopie IR………………………………………..…....19
6. Techniques d'étude de l'activité antimicrobienne……………………………....20
6.1. l'aromatogramme………………………….………………..…………20
6.2. Méthode du puits ou cylindre…………………………...…...………...20
6.3. Méthode de dilution………………………………………………..……21
7. les microorganismes testés
7.1. Bactéries Gram (+) …………………….………………….........…....…22
7.2. Bactéries Gram (-) …………………………………………………..…..22
7.3. Champignons ………………………………………………………...….23
8. Les antibiotiques utilisés pour l’antibiogramme …………………….…………24

CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES

1. Matériel d’étude
1.1. Matériel chimique ……………………………………………………..…26
1.2. Matériel biologique ……………………………………………………....26
1.3. Matériel de laboratoire ………………………………………….…...…..27
2. Méthode d’étude
2.1. Purification du (R/S)-II…………………………...……………………....27
2.1.1. Chromatographie liquide sur couche mince (CCM)……………....27
2.1.2. Chromatographie liquide sur colonne (CC)……………..…... ……27
2.2. La recristallisation du (R/S)-II……………………..…………….……27
2.3. Caractérisation structurale du (R/S)-II ……………………………..….28
2.3.1. La spectroscopie UV ……………………………………………....28
2.3.2. La spectroscopie IR ………………………………….………...…..28
2.4. Application biologique du (R/S)-II ……………………………………...28
2.4.1. La technique d’étude de l’activité antimicrobienne du (R/S)-II......28
2.4.2. Préparation des souches …………………………………………..28
2.4.3. Préparation des dilutions…………………………………….……...29
2.4.4. Protocole de l’étude de l’activité antimicrobienne du (R/S)-
II…..............29
[Link]. Première essai………………………………………...……29
[Link]. Deuxième essai………………………………………...…..30
2.4.5. L’antibiogramme ………………………………………………..........30

CHAPITRE III : RESULTATS ET DISCUSSION

RESULTATS

1. Purification du (R/S)-II
1.1. Contrôle de la pureté du (R/S)-II par CCM………………………….31
1.2. La purification du (R/S)-II par CC …………………………… .….…32
2. La recristallisation du (R/S)-II …………………………………………….....33
3. Caractérisation structurale du (R/S)-II
3.1. L’analyse par la spectroscopie UV …………………………………33
3.2. L’analyse par la spectrophotométrie IR ………………….…………34
4. L’évaluation de l’activité antimicrobienne du (R/S)-II
4.1. Résultat du premier essai ……………………………………….……37
4.2. Optimisation du protocole de travail……………………..……… ….38
4.3. Résultats du deuxième essai ……………………………..… ….….39
5. L’antibiogramme ………………………………………..…………..……..…41

DISCUSSION

1. Purification ………………………………………….………………………..44
2. Caractérisation structurale….………………………………………………45
3. Activité antimicrobienne ……………………………………..…………..…46
4. Antibiogramme ……………………………………….………………..….....47

CONCLUSION GENERALE.…………………………………………….……….…..…...48
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ……………………………………….….….…....49
ANNEXES …………………………………………………………………............…….58
‫……………………………………………………………………… المـلـخــص‬..………..64
Abstract ……………………………………………………………………………..….65
RESUME
Abréviations

(R/S)-I (R/S)(2-diphenylthiophosphoryl) ferrocenyl methyl


diméthylammonium diphenyldithiophosphinate [Fe(C5H5)(C20H22NPS)]-
(C12H10PS2)

(R/S)-II (R/S)-1, 2-diphénylthiophosphino – 2(2-diphényldithiophosphi-


natométhyl) ferrocéne C35H30FeP2S3

AMC Amoxicillin

B Bacillus

C2H5 Ethyl

C6H6 Benzène

CC Chromatographie sur colonne

CCM Chromatographie préparative sur couche mince

CH2Cl2 Dichlorométhane

CH2SPSPh2 méthylthiodiphénylphosphine sulfide

CH3 Methyl

CH3OH Méthanol

CIP Cahn Ingold Prelog

CMI Concentration minimale inhibitrice

Cp Cyclopentadiène

CTX Cefotaxime

DCM Dichlorométhane

DMAF Dimethyle Amine Ferrocène

DMSO Diméthylsulfoxide
Do Densité optique

E. coli Escherichia coli

Fc Ferrocène

GN Gentamicines

h Heure

IPM Imipenème

IR Infrarouge

J jours

LC3 Laboratoire de Ligands Chiraux, Complexes et Catalyse

M Morganella

MH Mueller Hinton

MS Spectrométrie de masse

NA Nalidixique

P Proteus

P(S) Ph2 thiophosphine

Ph Phényle

R Radical

R3P=S Sulfures de phosphines tertiaires

Rf Le rapport frontal

RMN Résonance Magnétique Nucléaire

Sp Species

–S-P(S) Ph2 Dithionophosphorique

Sr Spiromycine

TBP Tributylphosphatè
TBPO Tributylphosphine oxide

TOPO Trioctylphosphine

UV Ultraviolet

Y3P Phosphore tri-coordonnés

Y4P Phosphore tétra-coordonnés


Liste des figures

Schéma 1 : Les différents types d’isomères………………..…………...……………...…...3

Figure 1 : Représentation de la ‘chiralité’………………………………..…………….…4

Figure 2 : Composés organiques pour lesquels quatre substituants différents (R 1 - R2) sont liés

à un carbone tétraédrique …………………………………..……………..4

Figure 3 : Propriétés biologiques des énantiomères ………………….…………………...5

Figure 4 : Type d’interactions des (-/+) épinéphrine avec le récepteur α- adrénergique….5

Figure 5: Sélectivité enzymatique de l’enzyme acide lactique déshydrogénase ….……...5

Figure 6 : La thalidomide (R/S) ………………………………….………..……..……….5

Figure 7 : Exemples de composés présentant une chiralité planaire ………………….…..6

Figure 8 : Représentations du ferrocène………………………….………………………..7

Schéma 2 : Synthèse du ferrocène……………..……………………………………..….….7

Figure 9 : Représentation de la chiralité planaire dans les dérivés ferrocéniques …..…...7

Figure 10: La molécule Fc- pénicilline et la molécule Fc- céphalosporine ……..….....…8

Figure 11 : le ferrocerone………………….…………………..……………………….…8

Figure12 : La chloroquine et le ferroquine…………………………..……..…………….8

Figure 13 : Les sulfures de phosphines tertiaires……………….………………………..10

Figure 14 : Disulfures de phosphines secondaires …………………...……………...…..10

Figure 15 : La structure du composé (R/S)-1, 2-diphénylthiophosphino – 2(2-

diphényldithiophonatométhyl) ferrocène ……………………………………12

Figure 16 : Vue globale d'une rampe à vide…………………………………….…….….12

Figure 17: Synthèse sous atmosphère inerte du (R/S)-II ; techniques Schlenk……...….12

Figure18 : Filtration du produit final; le (R/S)-II……………………………..…………13

Schéma 3 : Synthèse du (R/S)-II ……………………………………………………….….13

Figure 19 : Spectre RMN 1H du composé (R/S)-II………………………………...…….14

Figure 20 : Spectre RMN 31P du composé (R/S)-II…………………..…………………..15


Figure 21: Spectre de fragmentation en spectroscopie de masse à haute résolution ESI+ du

composé (R/S)-II………………………………………….……………...16

Figure 22: Vue ORTEP de l’unité asymétrique du (R/S)-II. ………………………...….17

Figure 23: La plaque CCM après développement, avant et après visualisation par la lampe

UV…………………………………………………………………….31

Figure 24 : Purification du (R/S)-II par chromatographie CC…………………...………32

Figure 25 : La recristallisation du composé R/S-II………………...……………...……..33

Figure 26 a : Concentration du composé dans l’échantillon analysé, calculée par l’appareil

UV.………………………………………………………….…33

Figure 26 b : Spectre de l’analyse spectroscopique UV du (R/S)-II……………………34

Figure 27 : Spectre de l’analyse spectroscopique IR du (R/S)-II………………….…..…35

Figure 28 : Action du (R/S) II sur le Bacillus Sp au premier essai …………….………..37

Figure 29: Action du (R/S) II sur E. coli au premier essai………………………………37

Figure 30 : Teste de vitesse de diffusion du Dichlorométhane avec différents solvants...38

Figure 31-35 : Activité antimicrobienne du (R/S)-II pour le deuxième essai :

Figure 31: P. aeruginosa ……………………………………………………….……….40

Figure 32: Proteus Sp……………………………………………………………………40

Figure 33: [Link] ……………………………………………………….………..40

Figure 34: [Link] ………………………………………………………………………40

Figure 35: F. oxysprium ………………………………………………………………...40

Figure 36-38 : Les résultats de l’antibiogramme pour les bactéries Gramme positif :

Figure 36: S. aureus …………………………………………………………………….42

Figure 37: S. aureus 2S …………………………………………………………………42

Figure 38: Bacillus Sp ………………………………………………………….……….42

Figure 39-43 : les résultats de l’antibiogramme pour les bactéries Gramme négatif :

Figure 39: E. coli …………………………………………………………………….….43


Figure 40: K. pneumonia ………………………………………………………………..43

Figure 41: P. aeruginosa ………………………………………………………………..43

Figure 42: Proteus Sp …………………………………………………………………...43

Figure 43: M. marganii …………………………………………………………………43

Figure 44 : Chromatogramme CCM après développement, observé sous UV…………..44

Figure 45 : Elution du (R/S)-II par Chromatographie CC ………………………...…….44

Figure 46 : La lampe d’UV de type UVSL-58 …………………………………….....….62

Figure 47: le spectromètre UV BIOWAVE biochrom ……………………………….62

Figure 48 : le spectromètre IR type FTIR -8201 PC Shimadzu …………………………63

Figure 49 : Rotavapor BUTCHI de type R II……………………..………………………63


Liste des tableaux

Tableau 1 : Déplacements chimiques δ(ppm) RMN 1H, du composé (R/S)-


II…….………14

Tableau 2 : Identification des longueurs d’ondes d’absorption dans le domaine UV


des groupements fonctionnels du (R/S)-II
…………………………………………34

Tableau 3 : Fréquences de vibration dans le domaine IR des groupements


fonctionnels du (R/S)-
II…………………………………………………………………………..36

Tableau 4 : Teste de miscibilité du Dichlorométhane avec différents solvants


………….…38

Tableau 5 : Teste de miscibilité du mélange (Dichlorométhane/DMSO) avec l’eau …


…....38

Tableau 6 : Activité antimicrobienne du (R/S)-II pour le deuxième essai


…………..…..….39

Tableau 7 : Les résultats de l’antibiogramme


………………………..…………………...…41

Tableau 8 : Données cristallographiques et résultats de l’affinement du composé


C35H30FeP2S3
…………………………………………………………………...59
a découverte de molécules à finalité thérapeutique, implique une approche
pluridisciplinaire et complexe, associant de manière interactive des compétences

L en biologie, en pharmacologie et en chimie. Dans cette approche, la chimie de


synthèse occupe une position centrale pour fournir des produits naturels peu
abondants et explorer de nouvelles structures moléculaires, ainsi que pour
développer des molécules actives à partir de données obtenues par la biologie
structurale.

Le besoin croissant en principes actifs plus performants, a conduit au


développement de nombreuses nouvelles technologies dans l'industrie pharmaceutique.
Notamment, les récentes avancées de la génomique, des techniques de criblage et
combinatoires, et de la miniaturisation de ces procédés, ouvrent désormais des
perspectives inédites pour le développement d'approches thérapeutiques innovantes. Ce
potentiel ne sera pleinement exploité que si des molécules sont conçues et
sélectionnées pour agir spécifiquement sur les cibles (gènes ou protéines) dont
l'activation ou l'inhibition conduira à un effet thérapeutique.

Un effort important doit être fait dans la recherche de nouvelles méthodes


efficaces et pertinentes du point de vue économique et écologique, permettant la
synthèse de molécules complexes. Néanmoins, cet effort ne peut être réellement
profitable que s'il est fait en concertation d'une part avec les autres secteurs
académiques (biochimie, biologie...) mais aussi en concertation étroite avec les
entreprises innovantes et les industriels de la pharmacie, non seulement pour le choix
de cibles pertinentes, mais aussi pour l'évaluation et la valorisation. La coordination de
ces efforts doit permettre la montée en puissance des recherches et en augmenter
fortement la visibilité.

Pour pallier à la problématique posée, notre effort portera dans un premier temps
sur la conception de nouvelles méthodologies de synthèses organiques qui visent à
appliquer les principes d’économie d'étapes, et l’économie d’atomes par l’utilisation de
réactions en cascades, catalysée par des métaux de transition. Ce concept permet
d’aller de la simplicité réactionnelle, à la complexité d’édifices moléculaires en un
minimum d’étapes, avec une grande efficacité. Par conséquent, Nos objectifs seront les
suivants :
- Identifier des classes originales d'agents thérapeutiques
- Développer de nouvelles méthodologies de synthèse rapides et sélectives,
afin d’accéder aux molécules ayant des activités biologiques significatives dans le
domaine des anticancéreux, des antibiotiques et des antibactériens, que nous ciblons de
la manière la plus efficace possible, selon le principe de la Synthèse Orientée par la
Fonction biologique.

- Etudier en concertation avec des équipes de biologie cellulaire,


cancérologie et cardiologie, le mode d’action de nos composés et chercher à définir le
potentiel thérapeutique de nos molécules afin de les valoriser.

Pour mener à bien nos objectifs, nous nous sommes consacrées dans ce
mémoire à présenter une nouvelle méthode de synthèse d’une molécule bioactive à
chiralité planaire originale, sa caractérisation par différentes méthodes spectroscopiques,
ainsi que l’évaluation de son potentiel antimicrobien, comme première approche
biologique de son activité, et pour se faire nous avons divisé notre mémoire en trois
grandes parties :

- Une première partie bibliographique qui portera sur les notions de : chiralité,
l’édifice ferrocénique, les fonctions organiques cibles, les principes des méthodes de
caractérisation structurales utilisées, les souches microbiennes testées et les spectres
des antibiotiques utilisés pour l’antibiogramme.
- Une deuxième partie matériel et méthodes ou nous établirons les différents
protocoles nécessaire à : la purification, la caractérisation structurale et l’évaluation du
spectre antimicrobien comparé à celui d’un antibiogramme de notre nouvelle molécule
bioactive.
- Une troisième partie qui discutera les résultats obtenus, tout en les
commentant, afin d’aboutir à une conclusion générale sur cette première approche de
l’élaboration de molécules bioactives, et de leurs valorisation, tout en projetant d’autres
perspectives de recherche pour l’avenir.
REVUE
BIBLIOGRAPHIQUE
2. La chiralité
2.1. Historique

Louis Pasteur (C. Andréet et al, 2006, a), en résolvant l’énigme de l’isomérie des
acides tartrique et racémique 1848, a levé le voile sur la structure tridimensionnelle de
certaines molécules, dont l’action sur la lumière polarisée lui faisait penser qu’elles
devaient être non superposables à leur image dans un miroir. Le concept pastorien de
dissymétrie moléculaire (ou de chiralité, comme on dit aujourd’hui) a été matérialisé un
quart de siècle plus tard par le carbone asymétrique de Le Bel et van’t Hoff; il a constitué
l’une des pièces du puzzle qui a conduit les savants du XIXe siècle à adopter
définitivement la théorie atomique et à établir sur cette base les principes structuraux qui
gouvernent la construction des molécules, selon une vision guère différente de celle que
nous connaissons aujourd’hui. C’est ainsi qu’est née la chimie dans l’espace, alias
stéréochimie, ainsi nommée par Victor Meyer en 1888 (C. Andréet et al, 2006, b).

La stéréochimie est le domaine de la chimie qui étudie les représentations


tridimensionnelles des molécules, ainsi que les mécanismes de réaction en trois
dimensions. La stéréoisomérie (ou isomérie stérique) se rapporte donc aux molécules,
dont la structure est en deux dimensions (l’enchaînement des atomes est identique, mais
l’arrangement spatiale est différent). Ces molécules sont appelées des stéréoisomères
(G. Stéphane et al, 2008).

L’analyse conformationnelle cherche à connaître le degré de flexibilité ou de rigidité


de l’édifice, et à établir quelles sont ses formes — ou conformations — les plus stables
(J. Brettar, 2004).

Isomères

Isomères de constitution Stéréoisomères

Isomères de Isomères de
Isomères de squlette
conformation configuration

Isomères de position Isomères Z et E

Isomères de fonction Isomères à centre chiral

Schéma 1 : Les différents types d’isomères


2.2. Définition

Le mot chiral vient du grec "kheir" qui signifie « main » (G. Stéphane et al, 2008), il
est défini pour la première fois en 1893 par Lord Kelvin (M. Fayna et al, 2011). Il
qualifie une structure dépourvue de tout élément de symétrie et qui, par voie de
conséquence, n’est pas superposable à son image dans un miroir. L’exemple le plus
immédiat, est donné par le couple main gauche/main droite (Q. Françoise et al, 2011)
(figure 1).

Figure 1 : Représentation de la ‘chiralité’.

Les molécules chirales sont très courantes en chimie organique et biologique, et


cette particularité est liée à la présence d'un atome de "carbone asymétrique", où quatre
substituants différents sont liés à un carbone tétraédrique (figure 2), appelé centre chiral
asymétrique. La chiralité au carbone est la plus connue, mais ce n’est pas la seule (M.
Fayna et al, 2011; T. N. Mouas, 2013).

2.3. L’énantiomèrie

Les énantiomères sont des molécules stéréoisomères qui sont l’image spéculaire
l’une de l’autre dans un miroir plan: toute molécule chirale existe sous deux formes
énantiomères R et S.

2.3.1. Nomenclature de Cahn Ingold prelog (CIP)

En 1856, Richard Cahn, Christopher Ingold et Vladimir Prelog ont défini les règles
de nomenclature des énantiomère (M. Fayna et al, 2011). On exprime la configuration
absolue d’une molécule chirale par R ou S, en appliquant les règles séquentielles, qui
permettent de classer tous les substituants selon un ordre décroissant de priorité. A la
suite de l’orientation des structures de manière à ce que le groupe de masse
moléculaire la plus basse soit le moins prioritaire et pointe par conséquent vers l’arrière,
Énantiomères

Exemples de composés chiraux.


R1 R1
Les centre chiraux sont indiqués par une *
R4 R4
R2 NH2 Br
R2 R3 3
OH
R Ph
1 2 3 4 HO2C * *
R ≠R ≠R ≠R Miroir imaginaire. *
Quatre substituants différents
sont liés au centre chiral.

Figure 2 : Composés organiques pour lesquels quatre substituants différents (R1 -


R2) sont liés à un carbone tétraédrique.
on provoque l’apparition des substituant restants selon les deux seule façons
possibles: leur arrangement séquentiel est, soit dextrorse (R), soit sinistrose (S).

2.3.2. Propriétés physico-chimiques

A l’exception du pouvoir rotatoire ou l’activité optique, ils ont des propriétés


physiques identiques tel que: masse volumique, divers types de spectres, point de
fusion, température d’ébullition, solubilité dans l’eau, et dans les solvants ordinaires,…
etc. Les énantiomères ont également des propriétés chimiques identiques, sauf lorsque
la notion de chiralité intervient c'est-à-dire lorsqu’ils rencontrent une autre molécule
chirale (G. Stéphane et al, 2008; M. Fayna et al, 2011).

2.3.3. Propriétés biologiques

Les énantiomères ont des propriétés biologiques différentes, prenons l’exemple du


corps humain, qui est constitué de molécules et de biomolécules énantiomériquement
pures telles que les protéines, qui sont elles même formées à partir d’énantiomères pur
d’acide aminées. Ainsi, dans le corps humain, un énantiomère se trouve dans un
environnement chiral qui entraine une stéréosélectivité des interactions. Les différents
énantiomères d’une même molécule, réagiront différemment avec des composés chiraux
tels que les protéines. Les sites actifs des enzymes et les récepteurs protéiques des
membranes, sont également tous chiraux. Exemple (figure 3) (M. Fayna et al, 2011).

Le modèle (figure 4), explique bien pourquoi l’énantiomére (-) de l’épinéphrine


(adrénaline), se fixe plus fortement que l’énantiomére (+) à une protéine du corps
humain, appelée récepteur α- adrénergique. Quand la (-)- épinéphrine ce fixe au
récepteur α- adrénergique, elle induit des effets multiples, dont par exemple une
augmentation de la pression artérielle (M. Fayna et al, 2011).

Le modèle (figure 5), est un autre exemple qui montre la sélectivité réactionnelle;
l’enzyme acide lactique déshydrogénase, oxyde l’acide (+)- lactique en acide pyruvique,
mais elle n’oxyde pas l’acide (-)- lactique (G. Stéphane et al, 2008).

Les énantiomères peuvent provoquer une gamme étendue de réactions


biologiques lorsqu’ils sont ingérés par des organismes vivants, et donc, ils se
différencient dans de nombreuses activités biologiques. Le goût, l’odeur, la toxicité, les
propriétés notamment médicinales, bactéricides, fongicides, insecticides de ces derniers
différent souvent considérablement. En voici quelques exemples:
O O
H H

L-(-) carvone D-(+) carvone

Température d’ébullition. 227-230°C 227-230°C Même propriété physique.

Observation de la rotation
- 61° + 61° Rotation optique opposée.
optique du plan de
polarisation.
Menthe Carvi, graine Activité biologique différente (car
Activité biologique
verte. de fenouil. les récepteurs du gout dans le
(odeur/goût).
corps humain sont chiraux).

Figure 3 : Propriétés biologiques des énantiomères.

(-)- épinéphrine (interaction forte). (+)- épinéphrine (interaction faible).

+ +
N OH N OH
H2 H2
H HO H
OH OH OH

Protéine à
trois sites
de fixation.

Trois interactions intermoléculaires Deux interactions intermoléculaires


sumultanées avec la protéine. sumultanées avec la protéine.
Figure 4 : Type d’interactions des (-/+) épinéphrine avec le récepteur α- adrénergique.

CO2H CO2H CO2H


Acide l’actique. Acide l’actique.
C C H C
HO
CH3 Déhydrogénase. O CH3 Déhydrogénase. CH3
H HO
(+)- acide lactique. Acide pyruvique. (-)- acide lactique.
Figure 5: Sélectivité enzymatique de l’enzyme acide lactique déshydrogénase.

Figure 6 : La thalidomide (R/S)


l'acide aminé (R)-asparagine a une saveur sucrée, alors que la (S)-asparagine est amère; la
(R)-carvone sent la menthe verte, tandis que la (S)-carvone est à l'origine du parfum du carvi;
le (S)-naproxène est un important anti-inflammatoire, mais son énantiomère est
hépatotoxique ; le (R,R)-chloramphénicol est un antibiotique utile, à l'inverse de son
énantiomère qui est sans effet sur les bactéries; le (R,R)-paclobutrazol est un fongicide, alors
que son énantiomère est une hormone de croissance végétale; et la (R)-thalidomide est
un sédatif et un somnifère, tandis que son énantiomère est un tératogène potentiel, ce
dernier, est en effet, un cas dramatique (figure 6), car la thalidomide, est un médicament
qui était dans les années 50 donné aux femmes enceintes dans les premiers mois de
grossesse pour traiter les nausées et si sa forme (R) est un excellent analgésique, la
forme (S) est un poison qui entrainait des malformations de l’enfant qui naissait sans
jambe ou sans bras. Ce médicament était donné sous forme racémique d’où les
conséquences désastreuses qui ont suivi. Cet exemple pertinent montre qu’il est
impératif de pouvoir isoler le bon énantiomère, et c’est tout le principe de la synthèse et
de la catalyse asymétrique.

Par conséquent, il est de plus en plus important que les composés chiraux
pharmaceutiques, et agrochimiques mis sur le marché, soient des énantiomères
individuels plutôt qu’un mélange racémique. Ce besoin a récemment stimulé le
développement de nouvelles techniques de synthèse, qui n’aboutissent qu’à un seul
énantiomère, un procédé appelé synthèse asymétrique et a aussi mené au
développement de nouvelles techniques de séparation des énantiomères provenant des
mélanges racémiques, un procédé appelé résolution. (G. Stéphane et al, 2008)

2.4. Types de chiralité

On distingue quatre grand types de chiralité : centrée, axiale, planaire et


hélicoïdale. Si la molécule présente un arrangement dissymétrique de ses atomes autour
d’un centre, d’un axe ou d’un plan, alors celle-ci possède respectivement, une chiralité
centrée, axiale ou planaire. Une molécule est à chiralité hélicoïdale, lorsque celle-ci
présente une structure en hélice se déroulant soit dans le sens des aiguilles d’une
montre soit en sens inverse. (M. Auge, 2013)

2.5. La chiralité planaire

La chiralité planaire est engendrée par la présence de plans chiraux dans les
molécules. Les plans chiraux doivent contenir le maximum d’atomes possibles de la
Figure 7 : Exemples de composés présentant une chiralité planaire
molécule, mais il doit y avoir au moins un coordinat hors de ce plan. Les composés
présentant une chiralité planaire, sont essentiellement, des paracyclophanes, des
metallocènes et des anulènes pontés. ( figure 7) (J. Brettar, 2004)

3. Le ferrocène
8.1. Historique

Le ferrocène est un composé organique synthétique. Il a été découvert


accidentellement en 1951 par Kealy et Pauson. En effet, il est apparu pour la première
fois dans un article célèbre de Kealy et Pauson publié par la revue Nature, le
bis-(cyclopentadiényl) fer ou ferrocène (T. J. Kealy et al , 1951). Toutefois, sa structure
ne fut établie que l’année suivante, par Wilkinson et Woodward (G. wilkinson, 1952
).

La découverte du ferrocène stimula formidablement le développement de la chimie


moléculaire des métaux de transition, car pour la première fois, il devenait évident que
ces métaux pouvaient donner des types de liaisons totalement inconnus en chimie
organique classique. La simple idée de prendre en sandwich un métal de transition entre
deux tranches de molécules organiques aromatiques, était en elle-même tout à fait
neuve. (F. Mathey el al, 2000)

8.2. Structure

Il a la formule chimique: Fe(C5H5)2 donc il fait partie de la famille des métallocènes;


un type de composés organométalliques, composé de deux cycles pentadiènyle,
entourant un centre métallique. Ils sont aussi appelés composés sandwich (R. Dagani,
et al, 2001), sa structure est d'une "remarquable stabilité" (T. J. Kealy et al, 1951), due
au caractère aromatique du cyclopentadiènyle. (figure 8)

8.3. Synthèse

Il est facilement obtenu par réaction du cyclopentadiénure de sodium sur le chlorure


de fer anhydre, en milieu éthéré. (T. N. Mouas, 2013)

2 NaC5H5 + FeCl2 → Fe(C5H5)2


+ 2 NaCl
Schéma 2 : Synthèse du ferrocène
Figure 8 : Représentations du ferrocène

Figure 9 : Représentation de la chiralité planaire dans les dérivés ferrocéniques


8.4. Propriétés physico-chimiques

Le ferrocène, est un solide cristallin, orange, diamagnétique, d’une grande


stabilité même à plus de 500°C, qui a été largement utilisé comme matière première
dans la synthèse de dérivés ferrocéniques polyvalents. (L. F. Tang, 2001)

Le Ferrocène, avec ses 18 électrons de valence, est le membre le plus stable


en série de métallocène. Il sublime facilement et n'est pas attaqué par l'air ou
l'eau, mais peut être oxydé réversiblement ( M .Bochmann, 1994). A l’état solide; il
ne réagit pas facilement avec les acides ou les bases; Cependant, il est sensible
aux agents oxydants. En outre, il a été constaté que le ferrocène se comporte
comme un composé organique aromatique riche en électrons, qui est activé vers
les réactions électrophiles .

L'atome de fer dans le ferrocène est à l'état d'oxydation +2. Chaque cycle
pentadiènyle est donc chargé une fois négativement, amenant le nombre d'électrons π à
six sur chaque cycles. Ils sont donc aromatiques. Lorsque le ferrocène est substitué en
positions 1,2 ou 1,3 par deux substituant différents, il présente une chiralité planaire
(figure 9) dont on remarque deux énantiomères (R) et (S), selon que le sens de la
rotation est positif ou négatif. (T. N. Mouas, 2013)

8.5. Applications biologiques

La chimie du ferrocène, a eu un impact énorme dans de nombreux domaines, tel


que la catalyse, la chimie des matériaux ou encore la conception de sondes
électrochimiques. Sa grande stabilité en milieu aqueux et aérobie, l’accès aisé à un
grand nombre de dérivés, ainsi que ses propriétés redox, ont fait du ferrocène et de ses
dérivés, des éléments clés pour des applications biologiques, notamment grâce à leurs
associations à des molécules bioactives, par substitution d’un groupement aromatique
par un dérivé du ferrocène. (M. Auzias, 2008)

Une des premières applications de cette approche, fut le développement de


dérivés ferrocéniques d’antibiotiques (les ferrocényl-pénicilline et ferrocényl-
céphalosporine) (figure 10) par Edwards et ces collaborateurs pour lutter contre
Figure 10 : La molécule Fc- pénicilline et la molécule Fc- céphalosporine

Figure 11 : Le ferrocerone

Figure12 : La chloroquine et le ferroquine


certaines bactéries (E. I. Edwards et al, 1975). Ces travaux ont été suivis par de
nombreuses tentatives d’introduction du ferrocène sur des antiobiotiques (pénicillines,
céphalosporines, rifamycines), certains de ces composés ont montré une bonne activité
et une sélectivité pour les bactéries gram-positif (D. Scutaru et al, 1991). Un autre
exemple de dérivé du ferrocène à potentiel médical fut le ferrocerone, (A. N.
Nesmeyanov et al, 1971) (figure 11) un sel de sodium de carboxybenzoyl ferrocène, qui
était utilisé en URSS dans les années 70 pour le traitement des anémies et des
gingivites. En 1997, Brocard et ces collaborateurs. Ont repris la stratégie d’Edwards,
consistant à modifier la structure d’une molécule biologiquement active par l’introduction
du ferrocène, pour aboutir à la synthèse de la ferroquine. (C. Biot et al, 1997) La
ferroquine est un analogue ferrocénique de la chloroquine, composé très utilisé dans le
traitement du paludisme.

Grâce à l’addition du motif ferrocène, la ferroquine est non seulement active sur les
bactéries sensibles à la chloroquine, mais également sur les souches résistantes
(figure12). La molécule est actuellement en phase II du développement clinique.
([Link]

Grâce à sa lipophilie qui lui permet de franchir aisément les membranes cellulaires,
le ferrocène peut être considéré comme une alternative à l’utilisation des sels de Fe(II)
en médecine. Pour cette raison un certain nombre d’études toxicologiques in vivo, ont
été menées sur les dérivés du ferrocène, (R. A. Yeary et al, 1999), la plupart de ces
recherches ont mis en évidence la faible toxicité de ces composés, en dépit de certains
problèmes hépatiques.

L’application des dérivés du ferrocène dans la thérapeutique du cancer, est


un domaine de recherche actif , et de nombreux rapports ont démontré que
certains composés ferrocényles sont hautement cytotoxiques in vitro contre
plusieurs lignées de cellules de cancer, notamment du sein, de la prostate, du
poumon, du colon et des cellules cancéreuses de la leucémie. Cependant, seuls
quelques- uns ont été testés in vivo. Ajouter à cela, qu’une importante inhibition de
la croissance tumorale in vivo, a été obtenue pour les sels de ferricénium
(inhibition de la croissance jusqu'à 83%) (P. Maier et al, 1984).

9. La fonction Thio /Dithionophosphorique


9.1. Historique
Après la découverte des recherches effectuées par G. Schrader sur la synthèse des
composés phosphor- et thiophosphororganique toxiques et la découverte des
possibilités d’applications pratiques multilatérales de ces composés (insecticides,
fongicides, plastifiants, antioxydants…), un développement impétueux prend naissance
dans le monde entier. (E. P. Newallis, 1962)

Dans le cas des composés organophosphorés il est important de noter encore un


autre facteur qui a contribué au développement de ce domaine, il s’agit des recherches
biochimiques, qui ont mis en évidence le rôle clef joué par les dérivés du phosphore dans
les processus vitaux de l’organisme (L. Almasi, 1976). Il convient de noter que la
presque totalité des constituants biologiques, sont des dérivé de l’acide phosphoreux (L.
Almasi, 1976, a).

Le rôle biochimique si important des dérivés organiques de l'acide phosphorique, a


incité beaucoup de recherches de modèles, qui ont conduit tant à la synthèse de
nombreux composés à structure compliquée qu'à l'étude de leur réactivité. (L. Almasi,
1976, b-e)

9.2. Structure

Les composés thiophosphororganiques à phosphore tétra-coordonné sont


composés d’un atome de phosphore sur lequel quatre substituants sont fixés selon une
symétrie tétraédrique plus ou moins régulière, il est dit tétracoordonné.

Les composés du phosphore tétracoordonné sont les plus nombreux. Ils peuvent
être divisés en deux grandes catégories:

 Les composés dont quatre substituants neutres, sont fixés à l'atome de

phosphore, [un électron doit être nécessairement écarté par ionisation (les
dérivés de phosphonium et quasiphosphonium)].
 Les composés dont trois substituant neutres, et un substituant accepteur sont
rattachés à l'atome de phosphore Y3P → Z (formulé le plus souvent comme Y3P ═ Z
(où Z peut être O, S, Se, Cr2); sont appelés les dérivés de l’Acide dithiophosphinique (
A. Kirrmann et al, 1976)
Dans notre cas, les dérivés étudiés, sont les sulfures de phosphines tertiaires
R3P=S (figure 13 ) , dont l'édifice moléculaire se compose de trois liaisons phosphore-
carbone (P—C) du type σ et d'une liaison isolée phosphore-soufre (P=S) du type (σ +π),
ou bien des disulfures de phosphine secondaire (S)R2P=S (figure14)

Figure 13 : Les sulfures de phosphines tertiaires Figure 14 : Les disulfures de


phosphines .
.secondaires

9.3. Synthèse

Très peu de travaux sur les méthodes de préparation des composés


phosphinodithioiques, ont été reportés dans la littérature chimique (E. Nwallis et al,
1962). Nous en citerons au moins deux qui ont donné un haut rendement de ces
produits en utilisant des produits de départ accessibles:

a) Synthèse décrite par Higgins et ces collaborateurs

Elle donne l’accès à un acide phosphinodithioique symétrique avec un assez bon


rendement (70-90%). Le produit est obtenu en mélangeant le benzène et le phosphore
pentasulfide en présence de chlorure d’aluminium anhydre (8 :1) et le tout est mis au
reflux pendant huit heures (W. Higgins, 1955)

P4S10 + 8C6H6 AlCl2 4(C6H6)2 PS2H + 2H2S

b) Synthèse décrite par Peter et ces collaborateurs

Bien que plus fastidieuse à accomplir que la précédente, à cause de la longue


préparation du produit de départ le thionophosphine sulfide, elle donne un meilleur
rendement (95%) et utilise une quantité moindre de chlorure d’aluminium anhydre (2 :1),
et ceci en partant d’un mélange de benzène et de thionophosphine sulfide traité par du
chlorure d’aluminium anhydre et mis au reflux huit heures. (E. P. Newallis, 1962)
(RPS2) 2 + 2C6H6 AlCl2 R1R2 PS2H

 R1= CH3, C2H5, C6H6.

9.4. Applications biologiques

Le développement actuel considérable de la chimie du phosphore, aussi bien au


point de vue des recherches théoriques qu’au point de vue des applications industrielles,
est du essentiellement à la découverte des possibilités d’applications pratiques
multilatérales de ces composés. (Shrader, 1963).

L’activité biologique et pharmacologique plus récemment explorées, confère la


possibilité de les utiliser comme insecticides, chimio stérilisants, fongicides, herbicides, et
dans la thérapeutique (L. Almasi, 1976).

A coté du rôle statique du radical phosphorique (composant des intermédiaires du


métabolisme des glucides, lipides, composant des coenzymes, des acides nucléiques)
son rôle dynamique (qui se base sur sa réactivité), est d’importance primordiale dans le
métabolisme de tous les êtres vivants (Polonovski, 1966; Khorana, 1961; Cheymol,
1970). Les grandes vois métaboliques, comme le cycle de la glycolyse, le cycle de
phospholipides, et celui de la photosynthèse, peuvent être regardés comme des cycles
de l’acide phosphorique.

Les plus importantes applications des composés phosphororganiques dans la


thérapeutique, se basent sur leurs propriétés d’inhiber la cholinestérase, ce qui se traduit
par un effet myolitique très recherché en ophtalmologie dans le traitement du glaucome,
le Pyrofos,le Sulfotep, le Thiofosfène et en neuropathologie pour le traitement de la
paralysie, son effet ocytocique est mis à profit en obstétrique dans la thérapie de la
myasthénie atonie l’Iodure de phospholine et de la parésie intestinale, la Fozarbine ,qui
présente aussi une activité radioprotectrice, les composés phosphororganiques
manifestent également des propriétés anti-infectieuses bactéricides et antiparasitaires :
Le Malathion, le Diazinon qu’on peut exploiter aussi en médecine vétérinaire : Le
Bromophos, le Ronnel. Leurs propriétés antimitotiques les rendent utilisables en
chimiothérapie : le Thio-Tepa (T. N. Mouas, 2013)
Ils ont également, une activité anti-polluante, la séparation du Ln(III)/An(III) (K. L.
Nach et al, 1993) est envisageable avec une sélectivité élevée, même en milieu
fortement acide, en utilisant l’acides dithiophosphiniques aromatiques en présence d’un
mélange synergique de l’acide bischlorodithiophosphinique et tributylphosphatè (TBP) /
l’oxyde trioctylphosphine (TOPO) ou tributylphosphine oxide (TBPO) ( G. Modolo et al,
1998) ; afin de réduire le danger potentiel des déchets radioactifs contenant des éléments
transitoires à demi-vie longue, en les transmutant en nucléides à demi-vie courte ou
même stables ( E. Merz, 1993).

10. La molécule (R/S)-1, 2-diphénylthiophosphino – 2(2-

diphényldithiophosphi-natométhyl) ferrocène
10.1. Structure

C’est un nouveau composé synthétique ferrocénique bidenté à chiralité planaire. Il


possède deux fonctions en position 1,2 : - Une fonction thiophosphine P(S) Ph2 ;
- Et une deuxième fonction dithionophosphorique –S-P(S) Ph2.

Figure 15 : La structure du composé (R/S)-1, 2-diphénylthiophosphino – 2(2-


diphényldithiophosphi-natométhyl) ferrocène

10.2. Synthèse

La molécule bioactive a été synthétisé à partir de la DMAF (diméthyle amine


ferrocène) commerciale, en présence de n-butyllitium et d’un excès de chlorure de
phosphine et de souffre, en utilisant les techniques de synthèse sous atmosphère inerte
combinées (vide-Argon) Schlenk. Le composé (R/S)-II, a été obtenu en passant par un
produit intermédiaire le (R/S)-I (T. N. Mouas et al, 2012), sous forme d’une poudre
cristalline racémique orange. (figure 16 et 17)
Figure 16 : Vue globale d'une rampe à vide

Figure 17: Synthèse sous atmosphère inerte du (R/S)-II ; techniques Schlenk.


Figure18 : Filtration du produit final; le (R/S)-II

DMAF (R/S)-I (R/S)-II

Schéma 3 : Synthèse du (R/S)-II

10.3. Caractérisation structurale :

La structure du (R/S)-1, 2-diphénylthiophosphino – 2(2-diphényldithiophosphi-


natométhyl) ferrocène, a été identifiée par l’utilisation combinée de trois techniques de
caractérisation ; Résonnance Magnétique Nucléaire (RMN), spectrométrie de masse à
haute résolution (ESI+) et la diffraction par rayons X sur monocristal. (T. N. Mouas,
2013).
1. Résultats de l’analyse d’RMN:

a) RMN 1H (500 MHz,CDCl3) :

Figure 19 : Spectre RMN 1H du composé (R/S)-II

Les résultats du dépouillement du spectre RMN 1H, peuvent être regroupés dans le
tableau suivant :

Tableau 1 : Déplacements chimiques δ(ppm) RMN 1H, du composé (R/S)-II

δ(ppm) Multiplicité Intégration J(Hz) Attribution

7.8-7.7 M 8H Ph
7.5-7.4 M 12H Ph
4.87 Dd 1H 13.2HH/14.0HP CH2
4.52 M 1H Subst Cp
4.290 S 5H Cp
4.289 D 1H 13.2 HH CH2
4.16 M 1H Subst Cp
3.78 M 1H Subst Cp
a) RMN 31P (500 MHz,CDCl3) :

31
En RMN P, il apparait deux pics de phosphore à δ(ppm): 63.9 correspondant au
coordinat (SP(S)Ph2) et à δ(ppm): 40.8 pour le coordinat (FcP(S)Ph2) qui indiquent la
coordination des deux fonctions phosphines sur l’entité ferrocénique.

P P1
2

Figure 20 : Spectre RMN 31P du composé (R/S)-II


2. Spectroscopie de masse à haute résolution ESI+ :

Le spectre de fragmentation donne un pic majoritaire pour une masse M=664.033


correspondant à la masse de l’ion moléculaire (R/S)-II

Figure 21: Spectre de fragmentation en spectroscopie de masse à haute résolution ESI+


du composé (R/S)-II
3. Etude cristallographique du composé (R/S)-II:

L’analyse par diffraction des rayons X a donné les résultats suivants et la vue donnée
par le programme de dessin ORTEP confirme bien la structure de notre composé :

Système cristallin :
monoclinique

Groupe d’espace: P 21/c

Gof sur F²= 1,034


R1= 0,0380
WR2=0,0750

Figure 22: Vue ORTEP de l’unité asymétrique du (R/S)-II. L’atome d’hydrogène est
représenté par une petite sphère de rayon arbitraire.
11. Méthodes d’analyses chimiques
11.1. Purification
11.1.1. Chromatographie liquide sur couche mince (CCM)

La chromatographie CCM, est une technique physique d'analyse qualitative et


séparative de la chimie analytique et de la biochimie.

Principe :

Cette méthode repose sur la séparation des différents constituants d’un mélange
selon leur force de migration, suivant leur interactions chimiques ou physiques avec la
phase mobile, qui est en général un mélange de solvants, adapté au type de séparation
recherché, et leur affinité vis-à-vis de la phase stationnaire qui peut être un gel de
polyamide ou de silice. La C.C.M est un procédé d’analyse simple, à condition de trouver
la « bonne phase mobile », celle qui permet une bonne séparation des divers
constituants d’un mélange. (B. Hainque, 2008)

Le rapport frontal : il caractérise une substance isolée d’un mélange par CCM, il est égal

à:

11.1.2. Chromatographie sur colonne (CC)

La chromatographie CC, est une technique physique d'analyse qualitative,


quantitative et séparative de la chimie analytique et de la biochimie. Elle permet, en effet,
la séparation des constituants d’un mélange et leur isolement, à partir d’un échantillon
dont la masse peut atteindre parfois jusqu’à plusieurs grammes.

Principe :

La technique repose sur le phénomène d’absorption, les molécules sont entrainées


vers le bas de la colonne à des vitesses variables, selon leur affinité pour l’absorbant et
leur solubilité dans l’éluant, les produits apolaires sont élués en premier. La
chromatographie sur colonne, est une méthode de séparation des constituants d’un
mélange par migration dans un dispositif constitué de deux phases :
La phase stationnaire: C’est le support solide, qui est la colonne contenant une
quantité calculée de gel de silice préparé sous forme de bouillie dans le moins polaire
des solvants utilisés.

La phase mobile: Représente le solvant d’élution utilisé qui est en générale un


mélange de deux solvants, l’un polaire et l’autre apolaire (B. Hainque, 2008)

11.2. Caractérisation structurale :


 Les techniques d’identification structurale:

L’identification de la structure moléculaire organique, se fait généralement par


l’utilisation combinée de plusieurs techniques spectroscopiques : la spectrométrie de
masse, la spectroscopie infrarouge, la résonance magnétique nucléaire du proton et du
carbone et la diffraction des rayons X, sont le téchniques les plus souvent utilisées, elles
permettent dans un temps réduit, d’avoir des données importantes conduisant à la
l’élucidation structurale.

11.2.1. La spectroscopie UV-Visible

Les techniques de spectroscopie UV_visible, sont des méthodes simples et rapides,


qui fournissent des informations sur la nature chimique, les propriétés physico-
structurales, et les caractéristiques optiques des composés. C’est une méthode
quantitative et qualitative de grande utilité pour les analyses chimiques. Dans les
composés, chaque fonction absorbe à une longueur d’onde bien déterminée. Ceci
permet de caractériser les molécules. La mesure de l’absorption UV permet également
de connaître ou de déterminer la composition chimique d’un mélange, par comparaison
avec des témoins. (É. Biémont, 2008)

On définit la densité optique d'une solution à étudier par : D = log (Io/I), qui est
toujours positif. La densité optique D, est proportionnelle à la longueur de la cuve l, et à
la concentration molaire volumique du composé C. Le coefficient de proportionnalité
s’appelle le coefficient d’extinction molaire ε, qui est donné par la relation suivante:

D = ε . l(cm) . C (g/l)
Cette relation est appellée la loi de Beer-Lambert

Io est l’intensité initiale passant au travers d’une cuve contenant la solution


(intensité transmise).
I est l’intensité de la lumière incidente.

11.2.2. La spectroscopie IR

La spectrophotométrie infrarouge, est une technique qui permet d’identifier la


structure des composés liquides, solides, gaz, poudres, fibres, films ou surfaces. Elle
s’intéresse à la caractérisation des groupements fonctionnels présents dans une
molécule. L’analyse du faisceau infrarouge, permet de détecter un certain nombre de
bandes d’absorption, qui correspondent aux modes de vibrations caractéristiques des
divers groupements contenus dans les substances analysées. Le spectre infrarouge
constitué par l’ensemble de ces bandes, représente alors l’empreinte digitale de la
molécule. (É. Biémont, 2008)

12. Techniques d'étude de l'activité antimicrobienne

Les méthodes utilisées pour évaluer l'activité antimicrobienne in vitro, sont


nombreuses et donnent parfois des résultats différents, selon les conditions
expérimentales adoptées par chaque manipulateur (K. I. Suhr, 2003).

Les méthodes d'évaluation les plus utilisées sont la méthode de diffusion sur l'Agar
et la méthode de dilution. Dans la première méthode, les produits a étudiés sont déposés
sur des disques de papier ou dans des puits creusés dans l'Agar. Dans la seconde
méthode, les produits sont incorporés dans le bouillon de culture ou d'autres liquides,
dans lesquels les bactéries sont présentes. Ces différentes techniques sont répertoriées
et décrites dans différentes publications. (Lahlou, 2004; Bosio et al, 2000).

12.1. Chromatogramme

L'Chromatogramme est une méthode qui se réalise in vitro, basée sur une
technique utilisée en bactériologie médicale, appelée antibiogramme ou méthode par
diffusion en milieu gélosé ou encore méthode des disques. Le contact se fait par
l'intermédiaire du disque de papier sur lequel on dispose une quantité donnée des
extraits de plante. Cette méthode a l'avantage d'être d'une grande souplesse dans le
choix des antibiotiques testés, de s'appliquer à un très grand nombre d'espèces
bactériennes, et d'avoir été largement évaluée par 50 ans d'utilisation mondiale
(Fauchère et Avril, 2002). L'aromatogramme se réalise aussi sur un milieu liquide par la
méthode des disques (P. Bellaiche, 1979).
12.2. Méthode du puits ou cylindre

Proposé par Cooper et Woodman en 1946, reprise par Shroder et Messing


(1949), elle mesure une diffusion radiale du produit à partir d'un puits en donnant une
zone d'inhibition claire et facilement mesurable. Elle consiste à découper un tronc
circulaire vertical dans la gélose et d'y verser une solution du produit à testé de
concentration connu. Le produit diffusant radialement créant une zone d'inhibition
circulaire à la surface de la gélose préalablement ensemencée avec la suspension
bactérienne ou fongique (N. Bousbia, 2004).

12.3. Méthode de dilution

Les produits à tester peuvent également être directement mélangées en


concentrations connues au milieu de culture, qu'il soit solide ou liquide, sans oublier que
les techniques de dilution exigent une dispersion homogène. Le milieu est ensuite
inoculé à un taux déterminé de microorganismes et après incubation on note la présence
ou l'absence de culture; la lecture peut être visuelle ou spectrophotométrique car le
degré d'inhibition est en rapport avec la turbidité du milieu (M. Ferhat, 2004).

13. les microorganismes testés


13.1. Bactérie Gram (+)
13.1.1. Staphylococcus aureus

Les Staphylocoques sont des bactéries Gram+, aéro-anaérobies, immobiles, qui


appartiennent à la famille des Micrococcaceae. Les Staphylococcus aureus sont connus
pour provoquer des infections cutanées (furoncles, anthrax, panaris, impétigos, abcès
mammaire chez les femmes qui allaitent) et des infections des muqueuses qui peuvent
atteindre les yeux (conjonctivite), les oreilles (otites), la sphère génitale (endométrite,
salpingite) ou les voies respiratoires (pneumonies, pleurésies).
(\\[Link]/ip/easvsite).

13.1.2. Bacillus Sp

Les Bacillus Sp. Sont des bacilles Gram-positif (J G. Holt et al, 1994), aéro-
anaérobies facultatifs. Ils ont une importante capacité à produire des spores résistant à
des conditions environnementales défavorables (Logan et al, 2009a). Les spores de
nombreuses espèces de Bacillus Sp. (notamment B. cereus) sont abondantes dans le
sol (Guinebretiere et al, 2003; StenforsArnesen et al, 2008). Le Bacillus produit une
grande variété d'enzymes extra-cellulaires, y compris les protéases. (M.S. Ammar et al,
1991; B. Sookkheo et al, 2000)

13.2. Bactérie Gram (-)


13.2.1. Escherichia coli

Escherichia coli est une bactérie Gram- de la famille des Enterobacteriaceae,


anaérobie facultative, vivant couramment dans les intestins de l'homme et des animaux.
Les symptômes de la maladie provoquée par E. coli comprennent des crampes
abdominales et une diarrhée aqueuse pouvant devenir sanglante (colite hémorragique), il
arrive d'observer également de la fièvre et des vomissements. E. coli est considéré
comme l'un des agents les plus connus causant des infections nosocomiales (OMS,
1996).

13.2.2. Klebsiella pneumonia

Les Klebsiella sont omniprésentes et rapportées dans le monde. Au cours des


dernières années, elles sont devenues d’importants agents pathogènes dans les
infections nosocomiales (P. Nordamann, 2009). Les Infections nosocomiales
épidémiques et endémiques causées par les espèces Klebsiella sont les principales
causes de morbidité et de mortalité (S.J. Cryz et al, 1985). En plus d'être la principale
cause des infections des voies respiratoires telles que la pneumonie , rhinosclérome ,
ozène , la sinusite et l'otite , elle provoque aussi l’infections de l'appareil digestif comme
l'entérite , l'appendicite et cholécystites . Ils sont souvent associés à des infections des
voies urinaires, des voies génitales, et les yeux. (A.D. Dean et al, 1990).

13.2.3. Pseudomonas aeruginosa

P. aeruginosa est un pathogène opportuniste, capable d’infecter une grande variété


d’hôtes : humain, souris, insectes, nématodes, plantes et amibes (D. Argenio et al,
2001; Pukatzki et al, 2002; Rahme et al, 1995). Chez l’homme, elle n’adhère pas à
l’épithélium normal intact et ne provoque de maladie que lorsqu’il existe une défaillance
du système immunitaire ou une lésion préexistante. P. aeruginosa colonise
particulièrement les personnes immunodéprimées (patients atteints de leucémie, SIDA,
cancer), les grands brûlés, les patients en soins intensifs ou atteints de la mucoviscidose
(Bielecki et al, 2008; Branski et al, 2009; Lyczak, 2000). Elle est capable de coloniser
une grande diversité de tissus. Elle provoque des bactériémies, des infections
intestinales, urinaires, des dermatites, des otites externes, desk ératites ulcéreuses chez
les porteurs de verres de contact, des infections de la peau chez les grands brûlés, des
endocardites chez les patients abusant de drogues intraveineuses, (Bielecki et al, 2008
; Bodey et al, 1983; Branski et al, 2009). P. aeruginosa est également capable de
causer des méningites et des ostéomyélites en infectant le système nerveux central et
les structures osseuses (Carek et a, 2001).

13.2.4. Proteus Sp

Les espèces du genre Proteus sont largement répandues dans la nature ; elles sont
isolées du sol, de l'eau, de l'intestin de l'homme et de l'intestin de nombreuses espèces
animales. (B.W. Senior, 1998).
Les Proteus Sp sont responsables d'infections diverses : surinfections des plaies,
infections cutanées, infections de l'ombilic, infections de l'œil, infections du tractus
respiratoire, infections de l'oreille, ... et plus rarement, de septicémies et de méningites
particulièrement graves chez les nourrissons. (A. Rozalski et al, 1997).

13.2.5. Morganella morganii

Morganella morganii est un membre de Protéase qui est inclus dans la famille des
Enterobacteriaceae (C .M. O’Hara et al, 2000), c’est un bacille à Gram négatif
opportuniste qui se trouve généralement dans l'environnement et dans le tractus
intestinal des humains, mammifères, reptiles et flore normale. Ils peuvent causer des
infections de plaies, infections urinaires habituellement sur des patients qui ont une
lithiase urinaire, la pneumonie, les infections osseuses et la maladie du système nerveux
central (V. Tucci et al, 1981 ; J. Abdalla et al, 2006). Habituellement, ils sont
naturellement résistants à de nombreux antibiotiques bêta-lactamines et peuvent être
résistants à la ceftazidime et autres céphalosporines de troisième génération, mais ils
sont sensibles au céfépime, imipénème, méropénème, pipéracilline, les aminoglycosides
et les fluoroquinolones.

13.3. Champignons
13.3.1. Aspergillus Niger

L'Aspergillus Niger apparait sous forme d'une moisissure filamenteux de couleur


verte sur l'orange (Pourriture verte). Il peut produire une variété de métabolites,
appelées mycotoxines, en fonction des conditions de croissance. Les mycotoxines vont
de modérément à hautement toxique en termes de toxicité aiguë. (Zergat, 1996). Il est
dans la distribution du monde et il a été isolé à partir de nombreux milieux. Les êtres
humains sont continuellement exposés aux spores d’A. Niger et ces formes végétatives
sur les denrées alimentaires et dans l’air. La plupart des isolats des souches d’A. Niger
n'ont pas été documenté pour être pathogènes graves de l'homme, des animaux ou des
plantes, bien qu’il existe des souches spécifiques qui peuvent produire certaines
mycotoxines ou peuvent provoquer des réactions allergiques chez les travailleurs. (K. V.
Someren et al, 1990).

13.3.2. Fusarium oxysprium

Fusarium oxysporum est un champignon tellurique très diversifiée. Les


membres pathogènes sont responsables de maladies de nombreuses cultures
agricoles. L'espèce est subdivisée en promos forme, dont F. oxysporum, f cubense
(Foc), l'agent causal de la fusariose du bananier, est l'un des plus destructeurs.

L’invasion de plantes par F. oxysporum est complexe et résulte de trois


processus principaux, à savoir l’adhésion, la pénétration et la colonisation. (Bishop
et all, 1983a).

13.3.3. Alternaria Sp

Alternaria Sp sont des moisissures cosmopolite et peuvent être trouvé dans


les sols, les plantes, des aliments et l'air . Le genre Alternaria comprend deux
saprobes et agents pathogènes des plantes qui ont été signalés dans le monde,
ils infectent les cultures et de provoquent la désintégration après la récolte de
nombreux produits végétaux ( Thomma , 2003). En raison de leur croissance,
même à basse température, Alternaria Sp sont des agents pathogènes après la
récolte, et responsables de la détérioration des aliments pendant le transport et le
stockage même réfrigéré. ( Ostry , 2008)

8. les antibiotiques utilisés dans l’antibiogramme


8.1. Gentamicines (CN) :
La gentamicine est un antibiotique aminoglycoside à large spectre, qui
présente une efficacité antimicrobienne rapide dépendant de la concentration des
divers organismes Gram-négatifs. Cependant, les barrières bactériennes et des
effets indésirables tels que la néphrotoxicité et une neurotoxicité limitent sa dose
quotidienne (McKinnon et Davis, 2004). Des efforts ont été faits pour déterminer
les schémas thérapeutiques optimales afin d'accroître son efficacité globale tout en
réduisant la toxicité des médicaments.

8.2. Spiromycine (Sr) :


La spiromycine est un spectre moyen, à 16 chaînons, un antibiotique
macrolide largement utilisé dans le traitement des infections des voies
respiratoires (E. Rubinstein et al, 1998).
La spiromycine est également prescrit dans certains pays pour diverses
infections odontogènes , y compris les abcès endodontie , péri coronarite , et formes
destructrices de la maladie parodontale ( parodontite) (M. Al-Haroni et al, 2007;
Bain et al, 1994) . Un certain nombre d'études ont évalué l'activité antimicrobienne
de la spiromycine sur les bactéries parodontopathiques putatifs dans les biofilms
de plaque sous-gingivale (R.A. Mashimo et al, 1981; P.P. Poulet et al, 2005).

8.3. Nalidixique (NA) :

L'acide Nalidixique (NA) , un antibiotique de quinolones , est largement utilisé


dans la médecine humaine et vétérinaire. Sa présence dans les effluents
hospitaliers , le traitement des eaux usées plantes effluents , eaux
environnementales et des sols a été rapporté dans plusieurs études ( A. Y. C. Lin
et al , 2008; F. Tamtam et al, 2011; A. J. Watkinson et al, 2009).

Il a un large spectre d'activité biologique , comme antimicrobien (A.L. Barry et


al, 1984) , anti-inflammatoires (K. Akahane et al, 1989), antiprolifératif (R. Hudej et al,
2012) et anti-tumorale (J. Kljun et al, 2013 ; J. Kljun et al, 2011) .

8.4. Cefotaxime (CTX) :

Les céphalosporines sont des antibiotiques beta-lactamines avec les mêmes


exigences structurelles fondamentales comme la pénicilline. Ils sont utilisés pour le
traitement d'infections provoquées par des bactéries gram- positifs et gram-négatifs.
Ils agissent en inhibant la synthèse des composants structurels essentiels de la
paroi cellulaire bactérienne. Ils sont parmi les plus sûrs et le plus efficace large
spectre d'agents antimicrobiens bactéricides, par conséquent, ils sont les plus
prescrits de tous les antibiotiques (T.J. Franklin et al, 1981) .
8.5. Imipenème (IPM) :

L'imipenème est un antibiotique bêta-lactame, appartenant au groupe


thiénamycine. Il est un inhibiteur puissant de la synthèse de la paroi cellulaire
bactérienne et est bactéricide contre un large spectre de pathogènes - Gram-
positif et Gram- négatif, aérobie et anaérobie (J. D. D. Pitout et al, 2005).

8.6. Amoxicillin (AMC):

L'Amoxicillin est un agent antimicrobien largement prescrit en raison de


son large spectre, l'absorption orale rapide et importante, et une bonne tolérance.
Plusieurs études in vitro, indiquent que l'activité bactéricide de l'Amoxicillin est
significativement meilleure que celle des autres antibiotiques beta-lactames
(par exemple, la pénicilline G, cefpodoxime, cefprozil, cefac1or) contre
sensible à la pénicilline et résistant pneumocoques (S. K. Spangler et al, 1997; C.
E. Thorburn et al, 1998).
MATERIEL ET MÉTHODES
La partie pratique de notre travail, s’est déroulée en trois grandes étapes :

1- Purification de la molécule (R/S)-II par chromatographie liquide sur couche mince


et sur colonne.
2- Caractérisation de sa structure par différentes méthodes spectroscopiques.
3- Evaluation de son activité antimicrobienne in vitro.
1. Matériel d’étude
1.1. Matériel chimique

La molécule bioactive (R/S)-1, 2-diphénylthiophosphino – 2(2-


diphényldithiophosphinato-méthyl) ferrocène, qui fait l’objet de notre étude chimique et
biologique, a été synthétisée au laboratoire de recherche CNRS, LC3 (Ligands Chiraux,
Complexes et Catalyse), Toulouse, France.

1.2. Matériel biologique

Nous avons testé l’activité antimicrobienne in vitro du R/S)-II, vis-à-vis de onze


souches cibles, dont cinq sont référenciées et six de provenance cliniques:

 Bactéries Gram (+) :


 Staphylococcus aureus: ATCC 25923
 Staphylococcus aureus 2S: ATCC 43300
 Bacillus Sp

 Bactéries Gram (-) :


 Escherichia coli: ATCC 25922
 Klebsiella pneumonia: ATCC 700603
 Pseudomonas aeruginosa : ATTC27853
 Proteus Sp
 Morganella morganii
 Champignons :
 Aspergillus Niger
 Fusarium oxysprium
 Alternaria Sp
1.3. Matériel de laboratoire
 les milieux nutritifs, ainsi que les milieux de cultures spécifiques : « Mueller
Hinton (MH) » pour les bactéries et « Sabouroud » pour les champignons,
proviennent de l'Institut Pasteur Alger.
 Les disques utilisés pour les tests antimicrobiens, ont été préparés à partir du
papier wathman 4mm, puis ont été stérilisés à chaleur humide.

2. Méthode d’étude
2.1. Purification du (R/S)-II
2.1.1. Chromatographie liquide sur couche mince (CCM)

Le contrôle de la pureté de la molécule (R/S)-II par chromatographie liquide sur


couche mince, a été effectué sur gel de silice déposé sur feuille d’aluminium, en
utilisant le diéthyléther comme solvant d’élution et le dichlorométhane pour dissoudre le
composé à analyser. Après développement dans une cuve en verre, la plaque à été
séchée à l’air, puis observée à la lumière du jour, et sous lampe UV à 254 et 356 nm. (T.
N. Mouas, 2013)

1.1.1. Chromatographie liquide sur colonne (CC)

La purification du produit par chromatographie sur colonne, a été effectuée sur


colonne ouverte, en utilisant le gel de silice comme phase stationnaire et le système
(diéthyl-éther/ méthanol) (99V/1V) comme phase mobile (T. N. Mouas, 2013), dans le but
d’éliminer tout autre produit ne faisant pas l’objet de ce travail.

La taille de la colonne, la granulométrie de la phase solide, et le débit de la phase


mobile, ont été adaptés à la quantité et à la nature de l’échantillon à séparer (W. Clark
Still et al 1978). Le choix des conditions d’élution et le suivi de la séparation, ont été
effectués sur la base de l’analyse par CCM.

Le composé à purifié, est déposé en phase liquide concentrée dans un solvant peu
éluant, le dichlorométhane.

2.2. La recristallisation du (R/S)-II


La recristallisation de la molécule solubilisée dans un mélange de dichlorométhane
et DMSO, a été faite dans le but de récupérer le composé et de le garder sous sa forme
cristalline pure. Le dichlorométhane est évaporé au Rotavapor ‘BUTCHI’ à 35°C / (3T/s).
Le composé est recristallisé par diffusion lente dans le DMSO.
2.3. Caractérisation structurale du (R/S)-II

Notre biomolécule a été caractérisée par deux méthodes spectroscopiques


différentes :

2.3.1. La spectroscopie UV

Le spectre UV de notre composé est mesuré en solution de 5mg% dans du


dichlorométhane, à l’aide d’un spectrophotomètre de type UV-Vis Biowave DNA. Les
mesures sont effectuées dans des cuves en plastique, le balayage de l’absorbance se
fait entre 220- 320nm.

2.3.2. La spectroscopie IR

Le spectre Infrarouge (IR), a été enregistré sur un spectromètre FTIR -8201 PC


Shimadzu. Quelques milligrammes de produit sont dispersés dans des pastilles de KBr et analysés
par l’appareil.

2.4. Application biologique du (R/S)-II

Nous avons cherché en premier lieux à faire des investigations sur l’activité
antimicrobienne in vitro de notre composé, en utilisant la méthode de diffusion des
disques sur milieux solide.

2.4.1. La technique d’étude de l’activité antimicrobienne du (R/S)-II

Elle est effectuée selon la méthode de diffusion des disques sur milieu gélosé (D.
Bijondi, 1993). L’ensemencement des suspensions bactériennes est réalisé par
écouvillonnage en tournant la boite d'environ 60°. Cette méthode permet d'assurer une
distribution uniforme de l'inoculum sur la gélose et de faciliter la diffusion des molécules
actives sur une fine couche de surface (M. A. Horicaw, 1999; J. H. Woo 2002).

Des disques de papier Wathman stériles sont préalablement imprégnés de 10 µl de


chaque dilution et sont ensuite déposés stérilement à la surface de la gélose Muller-
Hinton, puis incubés 24 h à 37° C pour les bactéries, et sur gélose Sabouraud pour les
champignons, puis incubés à 28° C de 72 h à 7j. Les essais ont été effectués sur deux
boites pour chaque souche microbienne.
2.4.2. Préparation des souches

Pour la préparation des souches microbiennes testées, nous somme passés par
trois étapes essentielles :

a) La revification : Les microorganismes sont repiqués à l’aide d’une pipette


Pasteur à partir de leurs milieux de conservation dans du bouillon nutritif qui permettra
leur croissance, puis incubés 24 h à 37°C pour les souches bactériennes et de 72 h à
7j à 28°C pour les souches fongiques.

b) L’isolement : les tubes de bouillon nutritif ensemencés dans l’étape


précédente et qui montrent un trouble apparent à l’œil nu, sont ensemencés par stries
à l’aide d’écouvillons stériles ou d’une anse en platine sur un milieux gélosé Muller-
Hinton coulé dans des boites de pétries stériles de 90mm de diamètre pour les
bactéries et sur gélose sabouraud pour les champignons. Cette étape permet
d’enrichir la croissance microbienne et de vérifier la pureté des souches par
isolement des colonies en espaçant les stries lors de l’ensemencement, de même les
boites de pétries sont incubées 24 h à 37°C pour les bactéries et 72 h à 7j à 28°C pour
les champignons.
c) Préparation des suspensions cellulaires des microorganismes
testés : une fois nos colonies isolées et identifiées, l’une d’elles est recultivée à
nouveau dans du bouillon nutritif et ré incubée dans les même conditions comme
précédemment, et juste avant leurs utilisation, les différentes souches microbiennes
doivent avoir une densité cellulaire optique comprise entre 0,5 et 1 Do, mesurée sur
place grâce à un spectrophotomètre.

2.4.3. Préparation des dilutions

Comme nous somme les pionniers à étudier l’activité antimicrobienne de notre


molécule bioactive synthétique, nous avons dans un premier temps, procédé à un
criblage microbiologique, afin de voir l’effet qu’aura l’utilisation du solvant de dilution
choisi pour cette étude, ainsi que sa teneure en principe actif sur nos souches testées.
Puis, dans un second lieu et suivant les résultats obtenus au criblage, nous procéderons
à un deuxième essai, prenant en compte l’utilisation d’autres diluants et d’autres
gammes de concentrations en principe actif.
2.4.4. Protocole de l’étude de l’activité antimicrobienne du (R/S)-II
[Link]. Premier essai

Partant du principe que notre composé n’est soluble que dans le dichlorométhane,
nous avons utilisé ce dernier dans un premier temps comme solvant de dissolution et de
dilution de notre molécule. Pour cela, nous avons utilisé une première gamme de dilution
(1, 1/2, 1/4, 1/8, 1/16) en partant d’une solution mère à 50mg/ml.

[Link]. Deuxième essai

Nous nous basons sur les résultats du premier essai, nous avons pensé dans une
approche d’optimisation de notre protocole de travail, à étudier tout d’abord la miscibilité
du dichlorométhane avec plusieurs solvants de dilution usuellement utilisés dans
l’évaluation de l’activité antimicrobienne et les moins toxiques possible, notre choix s’est
porté sur les solvants suivants : eau, Hexane, Diéthylethere et DMSO.

En partant des résultats des testes de miscibilités, nous avons établi une deuxième
gamme de dilution en augmentant la concentration de notre solution mère à 100 mg/ml
et en prenant comme solvant de dilution, un mélange dichlorométhane /DMSO
(50V/50V), puis nous avons préparé le reste des dilutions 1/2, 1/4, 1/8, 1/16, 1/32,
1/64, en utilisant uniquement le DMSO comme solvant de dilution.

2.4.5. L’antibiogramme

L'antibiogramme est réalisé en suivant les mêmes étapes que celles décrites
précédemment (diffusion sur milieu solide). Les antibiotiques utilisés sont : la
Gentamicine (10μg/disque), Cefotaxime (30μg /disque), Amoxicillin
(20/10μg/disque), Spiromycine (100μg/disque), Nalidixique (30μg/disque) et
Imipenème (10μg/disque).
RESULTATS
ET
DISCUSSION
1. Purification de (R/S)-II
1.1. Contrôle de la pureté de (R/S)-II par CCM
Après développement et séchage de la plaque de CCM, le chromatogramme de
(R/S)-II visualisé sous la lumière du jour, est présenté sur la figure 23 à gauche où notre
composé apparait sous forme d’un spot intense de couleur orange, le même
chromatogramme visionné sous la lampe UV, est présenté sur la figure 23 à droite ; le
même spot nous apparait alors en couleur plus sombre :

d1 d
2

Figure 23: La plaque CCM après développement, avant et après visualisation par la
lampe UV.

 Ainsi, le composé (R/S)-II est une molécule colorée “orange “, donc


l’observation ne nécessite pas de révélateur chimique.
 Le spot entouré, représente le composée (R/S)-II, il forme un spot intense.
 L’observation sous la lampe UV, révèle des traces d’impuretés de faible
concentration par rapport à celle du composé. Ces impuretés sont probablement
des résidus de produits de départ.
Calcul du rapport frontal Rf : Rf = d1/d2
Avec : d1 = 4,4 cm
d2 =5,6 cm
Ce qui implique : Rf = 4,4/5,6 = 0,785

Il est donc nécessaire de passer par une chromatographie sur colonne afin purifier
parfaitement notre composé.

1.2. La purification du (R/S)-II par CC

Le composé à purifié, est déposé en phase liquide concentrée dans un solvant peu
éluant « le dichlorométhane », uniformément sur la couche de sable, puis le système de
solvants éluant est rajouté à la colonne. Le début de colonne est éliminé, il ne contient
que l’éluant de la phase mobile. Notre composé le (R/S)-II est récupéré en une seule
fraction colorée en éliminant la fin de colonne qui contient des impuretés ou les
molécules retardées dans leur migration.

La fraction récupérée, est séchée au Rotavapor à 35°C / (3T/s)

Figure 24 : Purification du (R/S)-II par


chromatographie liquide CC
2. La recristallisation du (R/S)-II
La recristallisation de la molécule solubilisée dans un mélange de dichlorométhane et
DMSO, se fait après évaporation du dichlorométhane au rotavap, et une nuit de diffusion lente
dans le DMSO. Le composé a été récupéré après filtration, sous forme de cristaux orange (figure
25)

Figure 25 : la recristallisation du composé R/S-II

3. Caractérisation structurale du (R/S)-II


3.1. L’analyse par la spectroscopie UV
La molécule (R/S)-II, a été caractérisée par la spectroscopie UV dans une gamme
absorption comprise entre 220 et 320 nm. Cette méthode permet d’avoir une analyse
quantitative, en nous donnant la concentration de notre produit qui est de 5610µg/ml
figure 26a, comme elle est également qualitative, car elle confirme la présence des
groupements fonctionnels appartenant à notre composé, qui absorbent dans ce
domaine, par l’apparition de bandes caractéristiques reportés sur le tableau 2 et (figures
26 a et 26 b).
Figure 26 a : Concentration du composé dans l’échantillon analysé, calculée
par l’appareil UV.

Figure 26 b : Spectre de l’analyse spectroscopique UV du (R/S)-II

Tableau 2 : Identification des longueurs d’ondes d’absorption dans le domaine


UV des groupements fonctionnels du (R/S)-II

Groupements max (nm) Réf La lecture du


fonctionnels spectre

Cyclopentadiène 238 232.5


—S—R
30 -

Cyclopentadiène— S —
R 232.5 +30 = 262.5 263.6

Phényle 255 250

3.2. L’analyse par la spectrophotométrie IR


La molécule (R/S)-II a été caractérisée par la spectroscopie IR.; qui permet de
confirmer la présence des différents groupements fonctionnels appartenant à ce
composé, par l’apparition de fréquences de vibration caractéristiques, et qui sont
répertoriées sur le tableau 3 et (figure 27)

Figure 27 : Spectre de l’analyse spectroscopique IR du (R/S)-II


Tableau 3 : Fréquences de vibration dans le domaine IR des groupements fonctionnels
du (R/S)-II

Fréquence de La lecture du
Fonction
vibration (cm-1) Réf spectre

472 – 481 451.3

627 – 663 644.2

P ‫ ــــــ‬Ph 1420 – 1450 1427.2

P ‫ ـــــ‬C=C 1605 – 1645 1639

S ‫ ـــــ‬C 650 – 740 705.9

C=C 1500 - 1610 1573.8

C‫ـــــ‬H aromatique 1700 – 1900 1967

Vibration
d’élongation des
hydrogène des 800 817.6
cycles
benzéniques

Fc‫ـــ‬ 500 – 485 489.9


4. L’évaluation de l’activité antimicrobienne du (R/S)-II
4.1. Résultat du premier essai
Suite au criblage préliminaire de l’activité antimicrobienne du (R/S)-II, en
utilisant le dichlorométhane pur comme solvant de dilution, nous n’avons pas
obtenu à première vue des résultats probants, et ceux vis-à-vis de l’ensemble des
microorganismes testés, comme le montre dans les deux exemples sur la figure

28 et 29.

Figure 28 : Action du (R/S) II sur le Bacillus Sp Figure 29: action du (R/S) II sur
E. coli au premier essai.

Cependant, cela nous a permit d’après le déroulement de ce premier essai,


et l’observation des résultats, de remarquer que le dichlorométhane s’évapore
instantanément, et par conséquent solidifie l’échantillon trop rapidement, ce qui
empêche la diffusion du composé (R/S)-II sur la gélose.
Donc le choix du dichlorométhane pur comme solvant pour notre étude, n’est
pas approprié, c’est pour cela que nous avons d’abord cherché à optimiser nos
conditions opératoires, notamment les solvants de dilution ainsi que la quantité du
principe actif utilisé, avant de lancer un deuxième essai.

4.2. Optimisation du protocole de travail:


Afin de trouver un bon système de diluants pour notre composé, nous avons
procédé à une série de testes de miscibilité pour le dichlorométhane avec
différents solvants organiques usuels en biologie clinique (voir annexe), et qui sont
susceptibles d’améliorer la diffusion du (R/S)-II. Les résultats de ces essais sont
reportés dans les tableaux 4, 5 et la figure 30 :

Tableau 4 : Teste de miscibilité du Dichlorométhane avec différents


solvants.

Solvants Eau Hexane Diéthylethere DMSO

Dichlorométhane - - - +

Tableau 5 : Teste de miscibilité du mélange (Dichlorométhane/DMSO) avec


l’eau.

Solvants Eau Dichlorométhane

DMSO + +
DMSO -
- : mauvaise miscibilité + : bonne miscibilité

Figure 30 : Teste de vitesse de diffusion du Dichlorométhane avec différents


solvants.
 Les résultats des testes de miscibilité, montrent que le dichlorométhane est à
priori miscible en toute proportion avec tous les solvants organiques à part l’eau.
 Mais une fois le (R/S)-II à 100 mg/ml dans le dichlorométhane, ajouté aux
différents solvants organiques, le meilleur résultat de miscibilité dans ce cas la, est
obtenu pour, le mélange (dichlorométhane /DMSO) (50V/50V).

4.3. Résultats du deuxième essai


L’étude de l’activité antimicrobienne du (R/S)-II en utilisant le mélange
(dichlorométhane/ DMSO), (50V/50V) comme solvant de dilution, a donné les résultats
suivants :

 Nous n’avons observé aucune activité antimicrobienne, contre les bactéries Gram
(-) Escherichia coli et Margenelle marganie, les bactéries Gram (+)Staphylococcus
aureus, Staphylococcus aureus 2S et Bacillus Sp,et le champignon Aternaria Sp.

 les résultats positifs pour le restant des souches testées, sont illustrés dans les
figures de 31 à 35 et reportés sur le tableau 6 :

Tableau 6 : Activité antimicrobienne du (R/S)-II pour le deuxième essai.


Dilution (mg/ ml) 1 1/2 1/4 1/8 1/16 1/32 1/64
Souches 100 50 25 12.5 6.25 3.13 1.56
testées Moyenne des diamètres des zones d’inhibition
(cm)

1.1 1 1.1 1.5 0.7 1 0.8


P. aeruginosa
Gramm -

0 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7


Proteus Sp

0 0.7 1 0 0 0 0
[Link]
Champigno

0 0.7 0.7 0.7 0.9 0.9 0


F. oxysprium
ns

[Link] 0 0.7 0.8 0.7 0.7 0.8 0.7

 le témoin n’a aucune activité antimicrobienne vis-à-vis de toutes les


souches testées.
Figure 31: P. aeruginosa Figure 32: Proteus Sp

Figure 33: [Link]

Figure 34: [Link] Figure 35: F. oxysprium

Figure 31-35 : les résultats du deuxième essai

5. l’antibiogramme :
Les résultats obtenu pour l’antibiogramme des antibiotiques : IPM, NA, Sr, CN,
CTX, AMC, testés sur les même souches microbiennes sont illustrés dans les figures
suivantes puis consignés dans le tableau 7 :

Tableau 7 : Les résultats de l’antibiogramme.

IPM NA Sr CN CTX AMC


Antibiotiques
Diamètres de la zone d’inhibition (cm)
Souches
testées

S. aureus 6 2.2 0 - - -
Gramme
Positif

S. aureus 2S 6 2 2.5 - - -

Bacillus Sp 5.4 2.3 3 - - -

E. coli 6 4.2 - 3.8 3 0

K. pneumonia 4.5 2.8 - 1.8 0 0


Gramme
Négatif

P. aeruginosa 3.3 0 - 2.4 0 0

Proteus Sp 5 0 - 3.15 2.6 0

M. marganii 2.3 0 - 0 0 0

 le témoin n’a aucune activité antimicrobienne vis-à-vis de toutes les souches


testées.
Gramme positif

Figure 36: S. aureus Figure 37: S. aureus 2S

Figure 38: Bacillus Sp

Figure 36-38 : les résultats d’antibiogramme sur les bactéries Gramme positif
Figure 39: E. coli Figure 40: K. pneumonia
Gramme négatif

Figure 41: P. aeruginosa Figure 42: Proteus Sp

Figure 43: M. marganii

Figure 39-43 : les résultats d’antibiogramme sur les bactéries Gramme négatif
1. Purification
 Discussion de la fraction choisie au cour de la purification du
(R/S)-II par CC

Le choix du solvant éluant utilisé pour la séparation est dicté par la valeur du
Rf de la CCM. Il est supérieure à 0.1, et par conséquent le solvant peut assurer
une bonne séparation du produit (W. C. Still, 1978).

Le choix de la fraction récupérée est aussi basé sur le résultat de la CCM,


ou on remarque qu’il n’apparaît qu’un seul spot intense, de même sur CC, la
molécule du (R/S)-II est éluée en une seule fraction, qui migre à une vitesse
supérieure à celle des impuretés, ce qui prouve que le choix de la phase mobile
fut adéquat.

d d1
2

Figure 44 : Chromatogramme CCM Figure 45 : Elution du (R/S)-II


par après développement, observé sous UV … ….. … chromatographie
CC
2. Caractérisation structurale

 Discussion des résultats de l’analyse par UV

Nous pouvons discuter les résultats de cette analyse spectroscopique, en nous


référant à diverses sources bibliographiques :

Selon: G. Silverstein
a) les groupements Cyclopentadiène sont responsables d’une bande d’absorption
aux environs de 238nm; A laquelle s’ajoute éventuellement une bande de 30 nm
due à la présence d’une liaison de conjugaison avec le groupement — S — R

Cela nous laisse conclure que cette fonction est présente à 263.6 nm dans le
spectre de notre produit.

b) une bande d’absorption due aux groupements Phényle, devrait se trouver aux
environs de 255 nm. Elle apparaît à 250 nm sur notre spectre. (G. Silverstein,
2004)

 Discussion des résultats de l’analyse par IR


De la même manière, nous discuterons également les résultats de la spectroscopie
IR , en nous basant sur les références suivantes :

Selon Thomas :

c) les groupements R1R2P(S)S libres à phosphore tétracoordoné sont


responsables d’une bande dans la région de 472 - 481 cm-1 ; mais lorsqu’ils
sont engagés dans une liaison avec d’autres groupements ; la fréquence
correspondante est plus basse. Ce qui correspond à la bande apparaissant à
451.3 cm-1 dans le spectre de notre produit.
d) une bande de vibration due aux groupements R1 R2 R3P(S), se trouve dans la
région de 627 – 663 cm-1. Elle apparaît bien dans cet intervalle dans le
spectre de (R/S)-II à 644.2 cm-1.
e) une bande due aux groupements P ‫ ـــــــ‬Ph, se trouve dans la région de 1420-
1450 cm-1: Elle apparait dans le spectre de notre composé à 1427.2.
f) la bande entre 650 – 740 cm-1 caractéristique du groupement S ‫ ــــــ‬C. Elle
apparait à 705.9 cm-1 sur le spectre du (R/S)-II.( L. C. Thomas, 1974)
Selon Lebreton :

g) Les doubles liaisons aromatiques ont une fréquence de vibration entre 1500 et
1610 cm-1. A laquelle s’ajoute éventuellement une bande à 1585 cm-1 due à la
présence d’une double liaison conjuguée avec un cycle benzénique. Nous
obtenons cette fonction à 1573.8cm-1 sur le spectre de notre produit.
h) les groupements P ‫ ــــــ‬C=C à une fréquence de vibration importante dans la
région de 1605 – 1645 Nous obtenons cette fonction à 1639 cm-1 dans le
spectre de notre produit.
i) la région du spectre située en dessous de 1100 cm-1 est difficilement
interprétable ; on note cependant, aux environs de 800 cm-1, une bande
caractéristique des hydrogène des cycles benzéniques. Dans notre cas, cette
fonction est détectée à 817.6 cm-1.( P. Lebreton et al, 1963)

Selon F. Balazs:

j) La région du spectre située entre 500 - 485 cm-1 est principalement due aux
vibrations du groupement Fc‫ ــ‬Elle apparait dans le spectre du (R/S)-II à
489.9 cm-1.( F. Balazs, 2009)

En conclusion, les résultats obtenus par les spectres UV et IR, concordent


parfaitement avec ceux relevés dans la littérature pour la même analyse, et nous
retrouvons bien par conséquent, les bandes caractéristiques qu’elles soient de vibration
ou d’absorption, de toutes les fonctions présentes dans notre composé.

Ceci, vient conforter les résultats de la caractérisation par RMN, Masse et RX


entrepris au préalable pour cette molécule (T. N. Mouas, 2013)

3. Activité antimicrobienne

Le criblage microbiologique préliminaire du premier essai, nous a permit


d’optimiser notre système de dilution ainsi que les quantités de principe actif testé, l’ors
du deuxième essai nous avons pris le mélange (dichlorométhane/ DMSO 50V/50V)
comme solvant de dilution en partant d’une solution mère à 100mg/ml, nous avons pu
alors observer une activité antimicrobienne modérée, contre les bactéries Gram (-) ; en
effet, la zone d'inhibition d'un bon agent antimicrobien diffère selon les références
bibliographiques. D'après Pereira et ses collaborateurs (PEREFRA LEITES et al, 2006)
celle-ci doit être égale ou supérieure à 10 mm ; pour Vireira et ses collaborateurs ( VIREIRA
et al, 2001) elle est de 13 mm alors que pour Seokwon Kim et ses collaborateurs
(SEOKWON K I M et al. 2006) elle est supérieure à 6 mm.

Quand à nos résultats, ils montrent que les diamètres d'inhibition varient de 7mm à 15 mm
; la plus petite inhibition est obtenue chez K. pneumonia avec un diamètre 7 mm et la plus
grande chez P. aeruginosa 15 mm.

Pseudomonas aeruginosa : le diamètre de la zone d’inhibition est le même pour les


3 premières dilutions 7 mm, il augmente sensiblement pour la quatrième 15 mm, puis
décrois pour rester stable pour les trois dernières dilutions.

Proteus Sp : le diamètre de la zone d’inhibition est nul pour la première dilution, il


augmente et reste stable pour les six dernières dilutions7 mm.

Klebsiella pneumonia : le diamètre de la zone d’inhibition est nul pour la première


dilution, il augment sensiblement dans la deuxième et troisième dilution pour
rechute ver le zéro pour les quatre dernières dilutions.

Pour les champignons :

Fusarium oxysprium : le diamètre de la zone d’inhibition est nul pour la première


dilution, il augmente et se stabilise pour les 4 dilutions qui suivent (7-9 mm)
jusqu’à la dernière dilution ou il s’annule.

[Link] : le diamètre de la zone d’inhibition est nul pour la première dilution, puis il
augmente et se stabilise pour le reste des dilutions 8 mm.

Nous pouvons expliquer cela par une meilleure diffusion du composé au fur et à
mesure que la quantité du DMSO augmente et que celle du dichlorométhane diminue
dans la dilution.

Ce qui confirme ce que nous savons déjà par la littérature, à savoir que les
solvants de dilution ainsi que le dosage du principe actif, revêtent une grande importance
pour cette étude, et nous amène à conclure à l’existence d’un potentiel antimicrobien
intéressant de notre biomolécule synthétique.

4. Antibiogramme
D’après la littérature, IPM et NA sont des antibactériens qui ont le spectre le plus
large parmi tous ceux que nous avons utilisé. Nos résultats expérimentaux montre bien
que l’IMP est l’antibiotique le plus puisant à la fois pour les souches Gram positif
comme pour celles Gram négatif et même beaucoup plus que le NA.

Comme nous pouvons aussi remarquer que le Sr est un antibiotique contre les
bactéries Gram positif, par comparaison, le Sr est plus efficace que NA mais beaucoup
moins que l’IPM pour la souche S. aureus 2S et Bacillus Sp. où on peut remarquer une
forte résistance du Staphylococcus aureus: ATCC 25923

CN, CTX, AMC sont des antibactériens spécifiques aux bactéries Gram négatif, ils
ont des efficacités respectivement décroissantes, et ils sont beaucoup moins efficace
que l’IMP, nous remarquerons en outre, que l’ACM n’a aucune activité sur les souches
Gram négatif testées.
Notre étude chimique et microbiologique de la molécule (R/S)-1, 2-
diphénylthiophosphino – 2(2-diphényldithiophosphinato-méthyl) ferrocène, nous a
permis de balayer un des domaine d’application possible de ce nouveau composé. Le
choix de ce thème, a été dicté par l’utilisation de ces composées dans la pharmacologie
pour le traitement de plusieurs pathologies et en particulier les infections microbiennes.

Dans ce travail, nous avons pu purifier le composé (R/S)-II. La méthodologie de


purification a été essentiellement fondée sur la combinaison de deux méthodes
chromatographiques séparatives : la CCM et la CC. Nous avons pu obtenir le produit pur
par la chromatographie liquide sur colonne en une seule fraction, que nous avons
également pu recristalliser par diffusion lente dans le DMSO.

Le produit obtenu, a été caractérisé par les méthodes structurales


spectroscopiques IR et UV, lesquelles ont confirmé la structure de cette nouvelle
biomolécule synthétique.

Pour l’évaluation de l'activité antimicrobienne, le test de diffusion des disques sur


milieu gélosé, a été utilisé, et les résultats ont montré que la molécule (R/S)-II, présente
une activité modérée vis-à-vis d’au moins trois souches bactériennes Gram(-):
Pseudomonas aeruginosa, Proteus Sp et Klebsiella pneumonia et deux champignons :
A. Niger et Fusarium oxysprium.

Notons enfin, que ce travail permettra d’envisager des horizons de recherche ciblés
dans l’axe que nous avons initié sur cette molécule synthétique. A cet effet, nous
pouvons suggérer les perspectives suivantes :

 Poursuivre l’étude de l’activité anti-microbiobienne de la molécule, notamment en


améliorant les systèmes de solvant de dilution utilisés, ce qui permettra non
seulement une meilleure solubilisation du composé, mais aussi une meilleure
diffusion dans le milieu utilisé.
 Etendre l’étude biochimique de la molécule, afin de découvrir son mode d’action
antimicrobien, sa CMI, son activité anti-microbiobienne in vivo et même d’autres
activités biologiques.
 Identifier l’énantiomère actif de cette molécule qui confère l’activité souhaité, en
prenant en considération l’étape de la résolution, afin d’éviter les effets non
souhaités du deuxième énantiomère, et d’amplifier par la même son effet
thérapeutique.
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1. Résonnance Magnétique Nucléaire (RMN)
La RMN est une technique d’analyse chimique très utilisée pour détecter les noyaux
atomiques et indiquer le type d’environnement dans lequel ils se trouvent à l’intérieur de
la molécule ainsi que la pureté d’un échantillon.
En mesurant la fréquence de résonance des spins nucléaires de certains noyaux
atomiques lorsqu’ils sont placés dans un champ magnétique intense, on peut étudier
l’environnement chimique de ces atomes. Ces informations permettent d’identifier les
molécules, de déterminer leur structure et d’étudier certaines de leurs propriétés
physiques (changement de conformation, de phase, solubilité, autodiffusion...).
La différence d’énergie entre l’alignement du spin nucléaire avec ou contre le
champ appliqué dépend de la force du champ magnétique, et aussi des propriétés du
noyau lui-même.
La spectroscopie RMN a été réalisée au libre service RMN du LCC Toulouse sur
des spectromètres Bruker (ARX 250, DPX 300, Avance 300 et Avance 400) pour la
réalisation d’expériences 1D (1H, 13C, 31P)
2. Spectrométrie de masse

La spectrométrie de masse est une méthode d’analyse structurale destructrice (l’échantillon


ne pouvant être recouvré après analyse) utilisée en chimie organique. Elle présente l’originalité
de s’adresser à des substances analysées en phase gazeuse. La technique basée sur la pesée
de la molécule pour déterminer sa masse et sa composition atomique, dont l’objet a analysé
correspond par conséquent à un flux gazeux ionique généré à partir des molécules introduites
dans le spectromètre.

La spectroscopie de masse a été réalisée au service commun de spectrométrie de


masse de la Structure Fédérative en Chimie Moléculaire localisé à l’Université Paul
Sabatier.

3. La diffraction par rayons X sur monocristal

La cristallographie aux rayons X est une technique qui permit de déterminer


l’organisation tridimensionnelle des atomes des molécules à une résolution de 1 A0.
Donc c’est la seule méthode qui permet d’attribuer à une molécule sa véritable structure.

La technique de cristallographie aux rayons X est basée sur quatre étapes :


l’obtention de cristaux de la molécule ou cristallogenèse ; la collecte d’images de
diffraction des rayons X à partir de ces cristaux ; le traitement informatique des données
de diffraction ; la construction du modèle atomique.

L’analyse structurale par diffraction des rayons X sur monocristal, a été réalisée
au service des rayons X du LCC Toulouse. Les résolutions structurales ont été réalisées
à des méthodes directes en utilisant les programmes SIR921, SHELXS862 ou
SHELXS973, les affinements des structures cristallographiques ont été effectuées par la
méthode des moindre carrés, soit sur les facteurs de structures F(CRISTALS) 4, soit sur
le carré des facteurs de structure F2( SHELXL97)5.

Tableau 8 : Données cristallographiques et résultats de l’affinement du composé


C35H30FeP2S3

Composé (R/S)-III-12

Diffractomètre XCALIBUR Sapphire 1


Formule C35H30 FeP2S3
Poid moléculaire 664,56
Température, K 180(2)
Longueur d’onde, Å 0,71073
Système cristallin Monoclinique
Groupe d’espace P 21/c
a, Å 10,7284(4)
b, Å 23,9422(11)
c, Å 12,0949(6)
 90,0
 97,311(4)
 90,0
Volume, Å3 3081,5(2)
Z 4
Densité (calc), Mg/m3 1,432
Absorption, mm-1 0,821
F(000) 1376
Taille du crystal , mm3 0,75 x 0,62 x 0,50
Domaine en θ, ° 3,07 to 27,1
Réflections mesurées 32489
Réflections uniques (Rint) 6763 (0,0371)
“Completeness”, % 99,4 %
Correction d’absorption Multi-scan
Transmission Max. / min. 1,0 / 0,68593
Affinement F2
Données/paramètres 6763 / 370
“Goodness-of-fit” sur F2 1,034
R1, wR2 [I>2(I)] 0,0299, 0,0720
R1, wR2 (toutes les données) 0,0380, 0,0750
Densité résiduelle, e.Å-3 0,346 / -0,397

Les solvants organiques utilisés

- Tous les solvants utilisées sont de qualité analytique.


- La chromatographie sur colonne liquide a été réalisée sur Merck KieselgelSiO2 et sur
couches minces CCM a été réalisée sur Merck Kieselgel 60F254.

A- DMSO (diméthylsulfoxide) :

Le DMSO ou diméthylsulfoxyde ou méthylsulfoxyde (C2H6OS, CAS est un


Solvant organique utilisé en chimie ou biologie, notamment comme agent protecteur lors
de la congélation de cellules ou tissus. C’est un liquide dense et incolore. Il est
totalement miscible dans l’eau et est moyennement inflammable. Le DMSO est un
produit pouvant être nocif et qui requiert des procédures spéciales pour une manipulation
et une disposition sécuritaire (D.C. Washington, 1995).

Il a aussi une utilisation accrue dans la synthèse pharmaceutique, la fabrication de


produits électroniques, et l'administration de médicaments dans le corps. Son utilisation
est soutenue par plus de 45 années d'expérience industrielle et académique.

B- Dichlorométhane :

Dichlorométhane (DCM) ou chlorure de méthylène est couramment employé comme


décapant pour peinture, solvant, dégraissant, un propulseur d'aérosol et comme un
dépresseur de l'inflammabilité des aérosols (revêtement, laques, désodorisants, les
herbicides et insecticides). DCM est également utilisé en tant que solvant de traitement
dans la synthèse des stéroïdes, des vitamines, l'enrobage des comprimés, des esters de
cellulose, des graisses, des huiles, des résines et du caoutchouc (Rossberg et al, 1986;
Holbrook, 1993).

DCM est une substance très volatile. Jusqu'en 1972, on pensait que son principal
effet toxique en usage normal est celui de la narcose. Ainsi, la limite de concentration
atmosphérique dans l'air a été fixée à 500 ppm (R.C. Baselt et al, 1995).
La plupart des effets toxiques de DCM ont été observés après une exposition aiguë et
ont donné lieu à partir de ses effets directs nerveux central dépresseurs du système, sa
conversion in vivo de l'oxyde de carbone, ou de son oxydation au phosgène dans un
flame2 ouverte (W.B. Gerritsen et al, 1960).

C'est un liquide incolore avec pénétration d'éther ou de l'odeur douce et sucrée. Il


est modérément soluble dans l'eau (2 g/100 ml à 20 ° C) et soluble dans la plupart des
solvants organiques tels que l'éthanol, l'éther, les phénols, les aldéhydes et les cétones.
(York et al, 1979).

Méthanol :

Dérivé du gaz naturel, le méthanol est un hydrocarbure composé de carbone,


d’hydrogène et d’oxygène. Sa formule chimique est CH3OH.

Le méthanol est un alcool. C’est un liquide incolore, neutre, polaire et inflammable.


Il est miscible à l’eau, aux alcools, aux esters et à la plupart des autres solvants
organiques. Il n’est que peu soluble dans les graisses et les huiles.

Le méthanol se biodégrade facilement dans l’eau et dans les sols. À concentration


élevée (> 1 %) dans l’eau fraîche ou salée, il peut avoir des effets néfastes sur la vie
aquatique à proximité immédiate Du lieu de déversement (Eckhard Fiedler et al, 1990).

C- Hexane :

Le n-hexane est absorbé essentiellement par les poumons, distribué largement


dans l’organisme et éliminé tel quel dans l’air expiré ou sous forme de 3 ou 4
métabolites, dont la 2,5- hexanedione, dans les urines.

La toxicité aigue du n-hexane est relativement faible ; c’est un dépresseur du


système nerveux central et un irritant respiratoire et cutané. (N-hexane, 2004)
Les appareils de laboratoire

1. La lampe VU
La visualisation de la plaque CCM, a été réalisée à l’aide d’une lampe UV de type
UVSL-58.

Figure 46 : La lampe UV de type UVSL-58

2. Le spectromètre UV
L’analyse structurale par spectrophotométrie d’absorption UV, a été réalisée au laboratoire
de Génétique moléculaire à l’aide d’un spectrophotomètre UV, BIOWAVE DNA Biochrom.

Figure 47: Spectrophotomètre UV, BIOWAVE DNA Biochrom


3. Le spectromètre IR
L’analyse structurale par spectrophotométrie IR, a été réalisée au laboratoire de Chimie
moléculaire par le spectrophotomètre de type FTIR -8201 PC Shimadzu.

Figure 48 : Le spectromètre IR type FTIR -8201 PC Shimadzu

4. Le Rotavapor
L’évaporation des différents solvants a été effectuée à l’aide du rotavapor BUTCHI de
type R II

Figure 49 : Rotavapor BUTCHI de type R II.


‫الملخص‬

‫‪ ,‬و يرجـ‬ ‫جزيئـات جديـد ذات التـثيير العالجـ‬ ‫عرفت العقود الماضية نموا كبيـرا لعمليـات تركيـ‬
‫المركبــات النشــطة العالجيــة‬ ‫الطلبــات المتزاي ـد لصــناعة المستحضــرات الصــيدينية عل ـ‬ ‫أساســا إل ـ‬ ‫ذل ـ‬
‫السوق أو المستخلصة من الطبيعة‪.‬‬ ‫المصنعة المتوفر ف‬ ‫األكير كفاء ولكن أيضا أكير اقتصادا من تل‬

‫صــــناع‬ ‫الدراســــة الكيميائيــــة البنيويــــة لمركــــ‬ ‫مــــن هــــذا العمــــ هــــو مســــاهمة فــــ‬ ‫الهــــد‬
‫جديــــــد ذو بنيــــــة ي تناظريــــــة مســــــتوية و هــــــو عبــــــار عــــــن خلــــــيط مــــــن كميــــــات متســــــاوية مــــــن‬
‫اليمينيـــة و اليســـارية لجزيئـــة ‪ 2 ( 1‬ينـــائ الفينيـــ الييوفوســـفينو) ‪ 2( , 2‬ينـــائ‬ ‫المتزامـــرات الفراغيـــة‬
‫تقيــــي قــــدرتها المضــــاد للميكروبــــات ‪,‬‬ ‫الــــ‬ ‫الفينيــــ ينــــائ الييوفوســــفينات الميييــــ ) الفيروســــين كمــــا يهــــد‬
‫لتحقيـــق هـــدفنا قمنـــا باســـتخدا طـــرق تنقيـــة نوعيـــة و كميـــة ‪ :‬ايستشـــرا اللـــون بالطبقـــة الرقيقـــة )‪(CCM‬‬
‫و الكروموتوغرافيـــــا الســـــائلة العموديـــــة )‪ , (CC‬و قـــــد ســـــمحت لنـــــا تنقيـــــة المركـــــ بتعـــــاد بلورتـــــ بفعاليـــــة‬
‫‪ ,‬كمـــا قمنـــا بتســـخدا تقنيـــات دراســـة البنيـــة ‪:‬‬ ‫بواســـطة مـــزيي ينـــائ كلورومييـــان وينـــائ ميييـــ سلفوكســـيد‬
‫مطيافيــــة األشــــعة تحــــت الحمــــراء و مطيافيــــة األشــــعة فــــوق البنفســــجية ‪ ,‬ممــــا اكــــد لنــــا بنيــــة المركــــ الســــابق‬
‫تنقيتة ‪.‬‬

‫لقـــد تـــ تقيـــي القـــدر المضـــاد للميكروبـــات لهـــذل المـــاد النشـــطة بيولوجيـــا بواســـطة تقنيـــة اينتشـــار علـــ‬
‫‪Staphylococcus aureus ATCC‬‬ ‫اآلغـــار ‪ Mueller-Hinton‬مـــن اجـــ يمانيـــة ميكروبـــات (‬
‫‪Bacillus‬‬ ‫‪Sp,‬‬ ‫‪, Staphylococcus‬‬ ‫‪aureus‬‬ ‫‪2S‬‬ ‫‪ATCC‬‬ ‫‪43300 , 25923‬‬
‫‪, Klebsiella pneumonia ATCC 700603 , Escherichia coli ATCC 25922‬‬
‫‪Morganella‬‬ ‫‪, Proteus‬‬ ‫‪Sp , Pseudomonas‬‬ ‫‪aeruginosa‬‬ ‫‪ATTC27853‬‬
‫‪) morganii‬و علـــــــ اغـــــــار ‪ Sabouraud‬مـــــــن أجـــــــ الـــــــيالث فطريـــــــات ‪, Niger Aspergillus ( :‬‬
‫‪ , ) Alternaria‬وقـــد كشــــفت التجــــار أن المركـــ لديــــ امكانــــات‬ ‫‪Sp , Fusarium‬‬ ‫‪oxysprium‬‬
‫ســـاليت ميكروبيـــة ولكنهـــا تتطلـــ تعمقـــا اكيـــر‬ ‫مضـــاد للميكروبـــات جـــدير باإلهتمـــا علـــ األقـــ علـــ خمـــ‬
‫ف الدراسة لتحسينها‪.‬‬
Abstract

The synthesis of novel therapeutic molecules, knows, from several decades, considerable
development due to the increase request of pharmaceutical industry of active compounds more
efficient and economical than those already existed on market or in nature.
Our work is a contribution in a structural study of a new synthetic compound with a planar
chirality (R/S)-1, 2-diphénylthiophosphino – 2(2-diphényldithiophosphinato-méthyl)
ferrocène and the evaluation of its antimicrobial potential. To realize our objective, we used
chromatography as purification method like TLC and CC, in order to crystallize our target
molecule in a mixture of dichloromethane and DMSO, we also used IR and UV spectroscopy
to characterize the compound, and we finally tested our compound on eleven micro-
organism: (Staphylococcus aureus ATCC 25923, Staphylococcus aureus 2S ATCC 43300,
Bacillus Sp, Escherichia coli ATCC 25922, Klebsiella pneumonia ATCC 700603,
Pseudomonas aeruginosa ATTC27853, Proteus Sp , Morganella morganii ), (Aspergillus
Niger, Fusarium oxysprium, Alternaria Sp) , our investigations shows that our compound
has an interesting antimicrobial activity at list against five micro-organism, but this area of
research still need to be more explored and ameliorate
Encadreur
AZIZA NABILA
Maitre de conférence B Mouas Toma
ABDICHE NADIA
Nardjes
Date de soutenance :25/06/2014

Thème

Purification, Caractérisation et Evaluation de l’activité antimicrobienne d’une


Nouvelle Molécule Bioactive Ferrocénique Synthétique Chirale

Résumé

La synthèse de nouvelles molécules à effet thérapeutique, connaît depuis quelques décennies


déjà, un essor considérable, grâce notamment à la demande accrue de l’industrie
pharmaceutique en composés actifs à la fois plus performants mais aussi plus économiques que
ceux qui existent déjà sur le marché ou dans la nature.

L’objectif de ce travail, est une contribution à l’étude chimique structurale d’un nouveau composé
synthétique à chiralité planaire le (R/S)-1, 2-diphénylthiophosphino – 2(2-
diphényldithiophosphinato-méthyl) ferrocène et l’évaluation de son potentiel antimicrobien. Afin
de réaliser notre objectif, nous avons utilisé des méthodes de purification qualitatives et
quantitatives: la chromatographie sur couche mince (CCM) et la chromatographie sur colonne
(CC). La purification du composé nous permit de le recristalliser efficacement dans un mélange
dichlorométhane et DMSO. Nous avons fait également appel aux techniques de caractérisation
structurale : (IR) et ultraviolet (UV) ce qui nous a confirmé la structure de notre composé purifié.
L'effet antimicrobien de notre molécule bioactive a été évalué par la méthode de diffusion des disques
sur milieu gélosé Mueller-Hinton, pour huit bactéries (Staphylococcus aureus ATCC 25923,
Staphylococcus aureus 2S ATCC 43300, Bacillus Sp, Escherichia coli ATCC 25922, Klebsiella
pneumonia ATCC 700603, Pseudomonas aeruginosa ATTC27853, Proteus Sp , Morganella
morganii ) et sur gélose Sabouraud pour trois champignons (Aspergillus Niger, Fusarium oxysprium,
Alternaria Sp). Nos investigations, nous ont révélé que le composé possède bien un potentiel
antimicrobien intéressant vis-à-vis d’au moins cinq souches microbiennes, mais qui demande
encore à être exploré et amélioré.
Mots clés : biomolécules synthétiques, chiralité, ferrocène, fonctions
Thio /Dithionophosphorique, activité antimicrobienne
Laboratoire de Génétique, Biochimie et Biotechnologies végétales
Membres du jury
Président : Mme Mechakra A. professeur Université Constantine 1
Encadreur : Mme Mouas T. N. maitre de conférence B Université Constantine 1
Examinateur : M Kitouni R. maitre assistant A Université Constantine 1

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