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Guide pratique de Fontainebleau

Le document décrit Fontainebleau, une ville paisible célèbre pour son château, qui a été une résidence royale et a subi plusieurs restaurations. Il mentionne des sites historiques, des restaurants, des hôtels, ainsi que des détails sur le château et ses appartements, y compris des œuvres d'art et des événements marquants liés à des figures historiques. La ville est accessible par tram et est populaire pour la villégiature, avec des prix de vie relativement élevés.

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Guide pratique de Fontainebleau

Le document décrit Fontainebleau, une ville paisible célèbre pour son château, qui a été une résidence royale et a subi plusieurs restaurations. Il mentionne des sites historiques, des restaurants, des hôtels, ainsi que des détails sur le château et ses appartements, y compris des œuvres d'art et des événements marquants liés à des figures historiques. La ville est accessible par tram et est populaire pour la villégiature, avec des prix de vie relativement élevés.

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Baedeker Fontainebleau.

qxd 09/11/2003 04:45 Page 1

434 Env. de Paris. 34. MELUN. Ville. FONTAINEBLEAU. Env. de Paris. 34. 435
peler la délivrance de la ville en 1430. A l’intérieur, on remarque au v. n. c., p. dep. 12), de France & d’Angleterre , place du Château, au coin
de la rue Royale, diversement apprécié, (rest. à la carte), H. de la Ville-de-
chœur de beaux vitraux anciens et, à dr., six médaillons, des Apôtres et Lyon &. de Londres , rue Royale, 21, quelques min. à l’O. du château, ces
des Pères de l’Eglise, en marbre, du XVIIe s; dans le bas côté de dr., 1 re trois de 1 er ordre; — de Moret & d’Armagnac , rue du Château, 16 (40 ch.
dep. 4 fr., rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 10 fr.); du Lion-d’Or , place Denecourt, 25
et 2e chap., une Cène et les Enfants dans la fournaise, deux tableaux (21 ch. dep. 3 fr., rep. 1.25, 3 et 3.50, v. n. c., p. dep. 8); de la Chancellerie ,
anciens; dans celui de g., un grand Christ moderne, par H. Schopin. rue de ce nom et rue Grande, 2, près du palais (22 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 3
et 3.50, p. dep. 7.50); du Cadran-Bleu , rue Grande, 9 (50 ch. dep. 3 fr.,
Devant l’église, la caisse d’épargne. La rue du Miroir mène rep. l, 3 et 3.50, p. dep. 9); de Toulouse, même rue, 183 (12 ch. dep. 2 fr. 50,
plus loin à la ville haute, où se trouvent le clocher St-Barthélemy, rep. 75 c., 2.50 et 3, p. dep. 8); H. Launoy , boul. de Magenta, 37, recomm.
(40 ch. dep. 3 fr., rep. 1, 3.50 et 4.50, p. dep. 8); H.-P. Victoria , rue de
du XVIII e s., et, un peu avant, à g., la préfecture. France, 112 (18 ch.; p. 8 à 12 fr.).
En deçà, encore à g., le boul. Victor-Hugo, où s’élève, du côté de R ESTAURANTS : dans les hôtels et hôt.-rest. de la Salamandre , rue
Grande, 76 (15 ch. de 3 à 6 fr.; rest. à la carte, genre Duval).
la Seine, le monument de Pasteur (1822-1890), buste et groupe en CAFÉS: Naudin, rue des Bons-Enfants, 33; du Cadran-Bleu , à l’hôtel, rue
bronze par A. d’Houdain; il a été érigé en reconnaissance de la découverte Grande, 9 (bière de Munich); de l’Hôtel-de-Ville , même rue, 23.
du vaccin du charbon qu’il fit dans le pays. V OITURES DE PLACE : course en ville, 1 fr.; à la gare, 2, 2.50 si la voit.
est demandée à domicile; de la gare en ville, 2fr.; à l’heure, 3fr.; pour la
L’hôtel de ville, rue de ce nom, à dr. au delà de St-Aspais, est un forêt, prix à débattre. — Se défier des cochers qui veulent tout vous faire
édifice dans le style de la Renaissance, en partie ancien, mais voir pour un prix fixe, et garder sa liberté.
P OSTE ET TÉLÉGRAPHE , place Denecourt et rue de la Chancellerie.
terminé en 1848. La cour est décorée d’une statue d’Amyot (né à A DMISSION AU PALAIS (gratuite): tous les jours, de 10 h. à 5 h. en été et
Melun; 1513-1593), évêque d’Auxerre et traducteur de Plutarque; c’est de 11 h. à 4 h. en hiver (oct.-avril), sous la conduite d’un gardien
un marbre de Godin (1860). A l’intérieur, un petit musée, comprenant (pourb.), qu’on trouve à l’entrée, au fond de la cour principale, ou dans les
dépendances à g. de la grille (pl. 3). La visite dure env. 1 h.
des moulages des sculptures de Chapu, né aux environs (1833-1891),
des antiquités locales et des peintures. — La rue de l’Hôtel-de-Ville Fontainebleau, chef-lieu d’arr. de Seine-et-Marne, est une ville
aboutit à la place St-Jean, où il y a une fontaine moderne, en fonte paisible de 14 160 hab., régulièrement bâtie, aux rues larges, et célè-
bronzée, avec des statues. bre par son château qui fut une des résidences royales les plus
Le château de Vaux-Praslin ou Vaux-le-Vicomte , à 6 kil. de Melun, est fréquentées. Elle est aujourd’hui à la mode pour la villégiature, et la
une magnifique construction du XVII e s., qui, avec son immense parc, vie y est assez chère.
coûta 18 millions à Nic. Fouquet, surintendant des finances sous Louis XIV.
On le visite avec une autorisation du propriétaire, M. Sommier, rue de En sortant de la gare, on suit la rue Grande, où l’on remarque l’église
Ponthieu, 57, à Paris.
(pl. 1), et derrière, la statue du général Damesme, de Fontainebleau, tué
T RAMW. A VAP. de Melun: 1° à Verneuil (p. 432); 19 kil. en 1 h., pour
1 fr. 45 et 1 fr. 10; - 2° à Barbison , à l’entrée de la forêt de Fontainebleau, par les insurgés en juin 1848, bronze par Godin (1881); puis, l’hôtel de ville
près des gorges d’Apremont (p. 440), par Dammarie-lès-Lys (1 734hab.) (pl. 2), d’origine récente, et plus loin, le monument du président Carnot
et Chailly-en-Bière (1 298 hab.); 12 kil. en ¾ d’h., pour 1 fr. 25 et 75 c.
(1837-1894). C’est une pyramide précédée d’une statue de la France et
Après la stat. de Melun, à g., le château de Vaux-le-Pénil (XVIIIe s.), surmontée d’un buste, bronzes par Peynot. — Sur la place Denecourt (pl. 3),
au-dessus de la rive dr. de la Seine. Plus loin, un petit tunnel. On revoit devant le palais, le beau monument de Rosa Bonheur, inauguré en 1901:
ensuite la Seine à g. Belle vue en arrière de ce côté. — 51 kil. Bois-le-Roi. un taureau en bronze, œuvre de la grande artiste, sur un socle de granit
— Puis la forêt de Fontainebleau. — 59 kil. Fontainebleau. avec quatre bas-reliefs représentant son portrait et trois de ses tableaux.
Le *palais ou château de Fontainebleau, qui a remplacé un château
fort de Louis VII (m. 1180), a été bâti sous François 1er sur les plans de
Fontainebleau. Gilles le Breton, Pierre Chambiges et Philibert Delorme. Il est des plus
vastes, mais sauf quelques pavillons, il n’a qu’un étage au-dessus du rez-
La GARE est à ½ h. de marche du palais: tramw. électr. , 30 c. Omnibus
des hôtels, 50 c. — Si l’on arrive de bonne heure, aller immédiatement, de de-chaussée, de sorte qu’il est inférieur, comme ensemble, aux autres
la gare, à la tour Denecourt (p. 439): prendre à g., traverser la voie, et 2 min. châteaux de l’époque. On en remarque surtout la décoration intérieure,
plus loin encore À g., puis tout droit jusqu’au carrefour, d’où la route de dr.
mène à la tour (½ h.). On visitera ensuite le palais et le jardin (1 h. à 1 h. dans le style de Jules Romain, exécutée par des artistes italiens et français
½) et l’on fera plus tard une promenade à pied ou en voiture aux gorges de (école de Fontainebleau). Henri IV (m. 1610) et son fils Louis XIII (m. 1643)
Franchard (p. 440; 2 à 3 h.). Il est bon de commander le dîner d’avance.
H ÔTELS , où l’on s’informera d’avance des prix: de l’Aigle-Noir , place
y firent des additions, mais il n’a guère subi de changements depuis lors.
Denecourt, au N. et en face du palais (ch. dep. 5 fr., rep. 1.50, 4 et 5, Napoléon I er en fit une de ses résidences favorites. Le château négligé
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436 Env. de Paris. 34. FONTAINEBLEAU. Palais. Palais. FONTAINEBLEAU. Env. de Paris. 34. 437
dep. 1815, a été restauré à grands frais par Louis-Philippe et Napoléon III. ville de Lyon, le serre-bijoux de Marie-Louise et le berceau du roi de Rome
— Conservateur M. Georges d’Esparbès. (orné d’une Victoire); — salon de musique avec guéridon en porcelaine de
Parmi les souvenirs historiques qui s’y rattachent, outre les événe - Sèvres; — salon des dames d’honneur: mobilier Louis XVI, tapisseries de Beauvais.
ments dont il sera question ci-après, mentionnons encore les suivants:
François I er y reçut Charles Quint en 1539; Henri IV y fit arrêter en 1602 Puis la GALERIE DE D IANE ou DE LA B IBLIOTHÈQUE (86 m. de long;
le maréchal de Biron , son ami et son compagnon d’armes devenu 30 000 vol.), construite sous Henri IV et restaurée sous Napoléon I er et
conspirateur, pour le faire décapiter quatre semaines après à la Bastille;
Louis XIII y était né l’année précédente; Louis XIV y signa en 1685 la Louis XVIII. Peintures (mythe de Diane), par Blondel et A. de Pujol, et
révocation de l’édit de Nantes; le Grand Condé y mourut eu 1686; enfin divers tableaux, en particulier un portrait de Henri IV par Mauzaisse.
le divorce de Napoléon I er et de Joséphine y fut prononcé en 1809.
La COUR DU CHEVAL-BLANC, où l’on se trouve d’abord, doit son nom Vitrine centrale (à l’entrée), fac-similé de l’abdication de Napoléon Ier. A
l’entrée, à g., épée et cotte de mailles de Monaldeschi.
à un moulage d’une statue de Marc-Aurèle (à Rome), qui s’y élevait Au-dessous se trouve l’anc. gallerie des Cerfs , qu’on ne visite pas.
anciennement. On l’appelle aussi la cour des Adieux, parce que Christine de Suède, qui résidait à Fontainebleau après son abdication
(1654), y fit tuer par vengeance, en 1657, le comte Italien Monaldeschi,
Napoléon I er y fit en 1814 ses adieux aux grenadiers de la garde, qu’il y son grand écuyer, après l’avoir soumis à un simulacre de jugement.
passa encore en revue à son retour de l’île d’Elbe, en 1815. — Le pavillon On retraverse d’ordinaire la galerie de Diane pour passer dans les
central est précédé d’un escalier d’honneur, construit en 1634 par SALONS DE R ÉCEPTION, parallèles aux appartements de Marie-Antoinette,
J. Lemercier et dit l’escalier du Fer-à-Cheval. C’est au-dessous, en face, du côté de la cour Ovale (p. 439). L’antichambre est ornée de gobelins du
qu’est l’entrée ordinaire des visiteurs. temps de Louis XIV. — Le salon des Tapisseries (à la suite) a, entre autres,
Intérieur. — La CHAPELLE DE LA TRINITÉ, à g. au rez-de-chaussée, a de très anciennes tapisseries flamandes (Psyché). — Dans le salon de
un beau plafond, œuvre de Fréminet (1618-1619; restaurée). L’autel est François Ier, une belle cheminée, en partie du XVIe s., un plafond à caissons
par Bordogni (commenc. du XVIIe s.), le tableau, une Descente de croix et des tapisseries de Flandre (chasses princières).
par J. Dubois, les statues par G. Pilon. En face de l’autel, la tribune royale. Le beau SALON LOUIS XIII, où est né ce roi, est décoré de peintures par
Cette chapelle a vu le mariage de Louis XV en 1725, le baptême du prince Ambr. Dubois (m. 1615 à Fontainebleau), tirées du roman de Théagène et
Louis-Napoléon (plus tard Napoléon III) en 1810, et le mariage de Chariclée; petit miroir de Venise, un des plus anciens de ce genre, et
Ferdinand, duc d’Orléans (p. 230), en 1837. coffret à bijoux d’Anne d’Autriche, en ivoire. — Dans la SALLE ST-LOUIS,
On monte de là au premier, où l’on visite d’abord les appartements dits quinze tableaux dont les scènes sont empruntées à la vie de Henri IV, un
de Napoléon I er ou la galerie de François 1er (p. 438), ou bien la galerie bas-relief en marbre représentant ce prince à cheval, par Jacquet. — Au
des Assiettes (p. 438) et les autres appartements du côté de la façade, en SALON DES JEUX ou DES A IDES DE CAMPS, une pendule Louis XIV et deux
passant par le vestibule du Fer-à-Cheval. bahuts sculptés en ébène (XVIe- XVIIe s.). — Dans la SALLE DES G ARDES,
A PPARTEMENTS DE N APOLÉON Ier, du côté du jardin de l’Orangerie. une belle cheminée, en partie par G. Pilon, avec un buste de Henri IV, des
Antichambre: dessus de portes par Boucher; tableaux de l’époque de J.-L. David. statues de la Force et de la Paix, et un beau plancher moderne.
— Cabinet du secrétaire, avec le bureau de campagne de Napoléon 1er. — Puis l’ESCALIER DU ROI ou escalier d’honneur, une anc. chambre, avec
Salle de bains, qui a des glaces ornées de peintures, par Barthélemy, provenant de peintures par Nic. Dell’ Abbate, d’après le Primatice, son maître,
celle de Marie Antoinette au Petit-Trianon. — Cabinet où Napoléon signa son restaurées ou refaites entièrement par A. de Pujol: les sujets sont tirés de
abdication en faveur de son fils, en 1814, sur le petit guéridon du milieu. — la vie d’Alexandre. On voit bien du palier la cour Ovale (p. 439). — Dans
Cabinet de travail, avec plafond par J.-B. Regnault, la Loi et la Justice. — le PASSAGE et l’ANTICHAMBRE, des tableaux par Boullongne (Vénus et les
Chambre à coucher, qui a une belle cheminée du temps de Louis XVI, de Amours), etc.
très beaux meubles avec bronzes, le lit de Napoléon, etc. Les APPARTEMENTS DE M ME DE MAINTENON sont moins somptueux.
A g., la *SALLE DU CONSEIL, de l’époque de Louis XV, décoré par Boucher et Dans le salon, un écran brodé par les demoiselles de St-Cyr, un meuble de
Vanloo, et dont les meubles sont en tapisserie de Beauvais. — Puis la *SALLE DU Boulle et des sièges à tapisseries au petit point.
TRÔNE, qui a un magnifique plafond, un lustre en cristal de roche du temps de Charles Un corridor conduit de là à la *GALLERIE DE H ENRI II ou SALLE DES
IX, des boiseries Louis XIII et Louis XIV et un buste de Napoléon Ier, par Canova. F ÊTES, construite sous François Ier et longue de 30 m. sur 10 m. de
Ensuite les * APPARTEMENTS DE MARIE-ANTOINETTE: boudoir avec deux large. Henri II la fit magnifiquement décorer pour Diane de Poitiers.
beaux vases en ivoire; — chambre à coucher avec tentures données par la Le croissant et le monogramme de Diane et Henri s’y voient dans beau-
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438 Env. de Paris. 34. FONTAINEBLEAU. Palais. Jardins et forêt. FONTAINEBLEAU. Env. de Paris. 34. 439
coup d’ornements. Les fresques, représentant des sujets mythologiques, cour de la Fontaine (v. ci-dessous). C’est une riche collection, commen -
cée à la suite de l’expédition de Chine en 1860. — I re SALLE: brûle-
sont d’après le Primatice et de son élève Nic. Dell’ Abbate; mais elles parfums, jardinière à émaux cloisonnés, lustre, dragons et pagode en
ont été fortement restaurées par Alaux. A l’extrémité, une cheminée cuivre, bas-reliefs en jaspe, panneaux en laque, défenses d’éléphant; dans
les vitrines, la couronne du roi de Siam, une belle aiguière, etc. — IIe SALLE:
monumentale. Beau coup d’œil sur les jardins. pagode en bois, parures de grand prix, surtout une ceinture, puis un couvert
Nous retournons jusqu’au salon St-Louis et nous entrons à g. dans la en or qui avait été donné par Louis XV aux ambassadeurs siamois; une déco-
ration de l’Eléphant, un collier de mandarin, en jade, etc. — III e SALLE:
GALERIE DE FRANÇOIS Ier, parallèle aux appartements de Napoléon I er, du palanquin, armes et armures, drapeaux, etc.
côté de la cour de la Fontaine (p. 439). Cette galerie est décorée de Jardins. — La principale entrée des jardins est par la cour de
quatorze grandes compositions en majeure partie du Rosso: des scènes la Fontaine, où l’on arrive en passant par une grande porte à dr. de
allégoriques et mythologiques ayant rapport à l’histoire et aux aventures l’escalier du Fer-à-Cheval. Cette cour est bordée de trois côtés par des
de François I er. Elles sont séparées par des bas-reliefs, des cariatides, des bâtiments (galerie de François I er au N., p. 438) et au S. par un étang
trophées et des médaillons. La salamandre et le chiffre du roi s’y répètent rempli de grosses carpes gloutonnes.
souvent. A dr. en deçà s’étend le jardin anglais, créé sous Napoléon I er.
Le VESTIBULE D’HONNEUR, entre l’escalier du Fer-à-Cheval (p. 436) A g. au delà de l’étang est la porte Dorée du palais. Elle est décorée
et la galerie François Ier, a deux belles portes en chêne du temps de de fresques d’après le Primatice, qui ont été restaurées par Picot. C’est une
Louis XIII et quatre portes modernes du même genre, ainsi qu’un serre- des entrées de la cour Ovale ou du Donjon (fermée au public), qui est
bijoux du temps de Louis-Philippe, en porcelaine de Sèvres, et une statue intéressante par son péristyle, dont les colonnades sont des spécimens de
en onyx et en argent, par Cordier. l’architecture de la première Renaissance française. — Le parterre,
A g. sont les APPARTEMENTS DES REINES MÈRES et DE PIE VII. Ils ont été autre jardin public au delà de l’étang, a été dessiné sous Louis XIV par
habités par Catherine de Médicis (m. 1588), Anne d’Autriche (m. 1666) Le Nôtre. Il y a plusieurs pièces d’eau et des sculptures, — Au N., la cour
et Pie VII, dans sa captivité (1812-1814). D’abord une antichambre, avec d’Henri IV, auj. une école d’application de l’artillerie et du génie. Plus
sièges et tentures en cuir dit de Cordoue et un très beau bahut Louis XIII; loin, à l’E., un canal creusé sous Henri IV (1200 m.). — Au N.-E. du
sur la cheminée, les Bacchanales, par N. Hallé. — Le salon des officiers parterre, le parc, avec un labyrinthe, dans le fond, et la treille du roi, au
de service est décoré de tapisseries des Gobelins, l’Histoire d’Esther, mur de g., qui produit une partie des fameux raisins dits « chasselas de
de 1740, et il y a une commode de Gouthière. — Salon de réception, aussi Fontainebleau » (env. 29 000 grappes par an).
avec des tapisseries de même provenance, des meubles en tapisserie de
Beauvais et un *plafond Louis XIII. — Chambre d’Anne d’Autriche,
également ornée de tapisseries; ameublement Empire. — Deux cabinets, La * forêt de Fontainebleau, qui a 80 kil. de tour et une superficie
le premier avec le portrait du pape Pie VII d’après David, le second avec de 16 800 hect., est regardée avec raison comme la plus belle de France.
deux commodes dans le goût de Boulle (dont une de Riesener). — Puis Elle est bornée au N -E. par le cours sinueux de la Seine. Le sol en est très
viennent: la chambre à coucher du pape (modifiée), et deux salons, avec accidenté; il se compose surtout de sable et de grès, utilisé pour le pavage.
des tapisseries des Gobelins. — Enfin une antichambre, et la GALERIE DES Ses magnifiques futaies et ses gorges sauvages offrent des promenades
FASTES, où se voient des tableaux anciens, des tapisseries des Gobelins et aussi variées que pittoresques et de jolis motifs aux peintres (p. 441). La
des portraits de Louis XV et de Marie Leczinska, par G. Vanloo. forêt a été en partie ravagée par un grand incendie en août 1904.
Une dernière galerie de ce côté, par laquelle on entre quelquefois, est Il y a des poteaux indicateurs à tous les carrefours. Des marques bleues
et rouges , sur des arbres et des rochers, y signalent les endroits les plus
la GALERIE DES A SSIETTES , ainsi nommée à cause de sa décoration, due à pittoresques et les directions à suivre. La marque rouge avec les distances
Louis-Philippe: des assiettes en porcelaine où sont représentées les rési- au-dessous indique la direction de Fontainebleau. — Hors des chemins, se
méfier des vipères.
dences royales. On y a transporté des fresques de la galerie de Diane, par
Ambroise Dubois. Il y a deux beaux points de vue dans la partie E. de la forêt, au N. de
On visite parfois la CHAPELLE HAUTE DE ST-S ATURNIN, avec la tribune Fontainebleau: la *Croix-du-Calvaire, à env. 20 min. au-dessus de la ville
qui s’y présente sous un aspect fort pittoresque, et la *tour Denecourt,
de Henri II et d’anc. peintures restaurées en 1895, et la CHAPELLE BASSE.
Le musée chinois, qui est au rez-de-chaussée, à dr. dans le bâtiment
renommée pour son vaste panorama, mais où la ville même est cachée, Il
principal, est ouvert aux mêmes heures que le palais. L’entrée est dans la faut, de la gare, env. ½ h. pour y aller (v. p. 434). De la ville, on y va en ¾ d’h.
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440 Env. de Paris. 34. FONTAINEBLEAU. Forêt. Forêt. FONTAINEBLEAU. Env. de Paris. 34. 441
env., par la rue Grande et la route de Melun, de laquelle le chemin du carrefour de Belle-Croix, non loin de la mare à Piat, au Gros-Fouteau
Calvaire se détache à dr., à 6 ou 7 min. de la ville, presque en face de la (p. 440), etc.
chapelle de N.-D. de Bonsecours (à g.). — Au carrefour de la Croix- Barbison ou Barbizon (hôt., où il y a des souvenirs de divers
peintres: de la Forêt , rep. 7 fr. par jour, ch. de 4 à 15 fr. ; des Charmettes ,
d’Augas, à dr. (2 kil.5), on prend le chemin de Fontaine-le-Port, jusqu’à 60 ch. dep, 3 fr., rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 7; de l’Exposition , rep. 2 fr. 50
un poteau (500 m.) qui indique à dr. la tour Denecourt. Il y a un belvédère et 3, p. 6 a 8; de la Clef-d’Or , 21 ch. de 2 à 4 fr., rep. 2.50 et 3, p, 6 à 9),
desservi par un tramw. de Melun (p. 433; trajet en ¾ d’h.), est à ¼ d’h. à
et une buvette. A la tour, le médaillon en bronze de Denecourt (m. 1875), l’O. du Bas-Bréau. C’est un rendez-vous d’artistes, illustré par Th.
qui a consacré sa fortune à l’étude de la forêt. Le regard y embrasse une Rousseau et J.-F. Millet, dont on a placé un médaillon commémoratif
dû à Chapu contre un rocher à la sortie de la forêt.
circonférence de plus de 60 kilomètres. On distingue par un temps clair
la tour Eiffel, à Paris. — A dr. du carrefour de la Croix-d’Augas (v. ci- Entre autres endroits renommés dans la partie S. de la forêt, il y a
dessus), la caverne d’Augas, avec le médaillon de Paul Merwart (m. 1903), le rocher d’Avon, près du parc du palais, entre la route de Moret et
le dessinateur, bronze par E. Dubois (1906). le chemin de Marlotte; la gorge aux Loups et le Long-Rocher, vers
Entre la route de Melun et celle de Paris (v. ci-dessous), le Nid l’extrémité de la forêt, près de MarIotte et de Bourron.
Marlotte ( hôt. Mallet , pens. 6 à 8 fr.), à env. ¼ d’h, de là et 9 kil.
de l’Aigle, un des plus beaux bouquets d’arbres de la forêt, et le Gros- de Fontainebleau, est un rendez-vous de peintres, desservi par la stat.
Fouteau, avec une belle futaie, à ½ h. du centre de Fontainebleau. de Montigny-sur-Loing , à ¼ d’h. à l’E. (ligne de Montargis), d’où l’on peut
revenir à Fontainebleau par Moret. — Près de la forêt également, à ¼ d’h.
Si l’on a peu de temps à consacrer à la forêt, on se contentera à l’O. de Marlotte, Bourron ( hôt. de la Paix , p. 6 fr.), village convenable
de visiter les rochers et gorges de Franchard , à env. 1 h. de la pour un séjour, avec stat. à l’embranch. des lignes de Montargis et de
Malesherbes. — Pour Moret, village très fréquenté par les peintres
ville (voit., p. 435), On prend, pour y aller, à l’extrémité de la rue (Sisley y a demeuré), v. le Nord-Est de la France , par Baedeker.
de France, au N.-O. (¼ d’h.), la route qui se détache à g. de celle de
Paris, par laquelle on irait au Gros-Fouteau et au Nid de l’Aigle (v. ci-
dessus). Les voitures vont jusqu’à la route Ronde, où elles tournent à g.,
pour arriver bientôt au restaurant. Les piétons quittent la route au bout
de 35 min. et prennent à g. un sentier, dit la *« route de la Fosse-Rateau »,
et 5 min. après un autre sentier à dr., qui conduit aussi en 5 min. au
restaurant de Franchard (s’informer d’avance des prix). Les rochers et
gorges de Franchard consistent en un chaos de rochers de grès blanc et très
dur, où croissent toutes sortes d’arbres et de broussailles, qui ont beaucoup
souffert de l’incendie de 1897. Le bassin, qui mesure 4 à 5 kil. de tour,
commence à 5 min. à l’O. (restes d’un vieux couvent), près de rochers
d’où la vue embrasse toute la gorge. Si l’on est pressé, prendre un guide,
mais faire prix d’avance (d’ordinaire, 1 fr. 50). On retournera alors à
Fontainebleau par le même chemin.
Les rochers et gorges d’Apremont (principal foyer de l’incendie
de 1904) et la haute futaie du Bas-Bréau, qui les avoisine, au N. des gorges
de Franchard, sont également une promenade intéressante. L’excursion de
ce côté demande 4 à 5 h., à partir de Fontainebleau. Des gorges de
Fanchard, on gagne env. 1 h., 2 h. sur les deux excursions. Entre les
rochers d’Apremont et les Monts-Girard, autre chaîne de collines au S.,
s’étend le Dormoir, un des plus beaux endroits de la forêt, le rendez-vous
des grandes chasses. Au sommet des gorges d’Apremont se trouve la
caverne des Brigands, grotte où se vendent des rafraîchissements et des
souvenirs (faire prix). Plus au N. est la route de Paris déjà mentionnée,
qui passe, du côté de Fontainebleau, près des hauteurs de la Solle, au

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