Statistiques : Population et Fréquences
Statistiques : Population et Fréquences
CHAPITRE Ι
Remarque
Le terme « population » ne désigne plus seulement un ensemble d’êtres humains,
mais tout ensemble d’objets, de choses, de réalités soumis à une analyse
statistique.
1_ 2. Individu
Chaque élément de la population est appelé individu.
1_ 3. Caractère
Ce terme indique l’aspect particulier et commun à tous les individus qu’on veut
étudier.
Le caractère peut être quantitatif (numérique : discret dans IN, ou continu, dans
IR) ou qualitatif (non numérique).
Exemples :
1) Les accidents quotidiens des voitures à Tripoli.
4
Statistique descriptive
Présentation des données et distribution des fréquences
1_ 4. Echantillon
L’observation de tous les individus de la population peut être trop coûteuse. On
se propose d’observer un sous _ ensemble de la population de n individus
(n<<Card M). On dit qu’on observe un échantillon de taille n.
Exemples :
1) On observe un échantillon de n accidents parmi l’ensemble M des accidents
quotidiens observés des voitures à Tripoli.
Par exemple, on observe les accidents des voitures ayant une certaine marque ;
ou bien on observe les accidents des voitures à un seul quartier de Tripoli.
1_4.1. Echantillon ordonné : On dit que l’échantillon est ordonné si tous ses
individus sont écrits selon un ordre souvent croissant.
Exemple
Si on prend comme caractère « l’âge » du malade dans Malade Age
l’hôpital H. L’échantillon représenté par ce tableau Nada 35.5
est ordonné. Jamal 40
Samir 68
. .
. .
5
Statistique descriptive
Présentation des données et distribution des fréquences
Exemple
On tire un échantillon de n accidents quotidiens des voitures à Tripoli. Il est
évident que l’accident observé ne peut pas être observé une autre fois. Il s’agit
alors d’un échantillon exhaustif.
1-5. Enquête
Cette opération sert à observer, mesurer ou questionner l’ensemble d’individus :
i) D’un échantillon. C’est ce qu’on appelle un « sondage ».
ii) D’une population toute entière. C’est ce qu’on appelle un « recensement ».
Ni
D’autre part, Fi = représente la proportion d’individus ayant des modalités
n
inférieures ou égales à xi.
6
Statistique descriptive
Présentation des données et distribution des fréquences
xi ni fi = ni/n Ni = n j Fi = fj
j =1 1
. . .
. .
. . .
. .
. . .
k
Nk = n j = n k
xk nk fk = nk/n
1 Fk = Fi = 1
i =1
Total n 1
Exemple
On observe le nombre d’enfants par famille sur un échantillon de 10 familles, on
obtient la série statistique S1 : 2, 3, 1, 5, 4, 1, 2, 3, 2, 2.
2_2.2. Cas d’un caractère quantitatif continu : Dans ce cas, on organise d’abord
les n observations selon un ordre croissant. Puis on répartit ces observations en
K classes disjointes [Li, Li+1[où i =1, …, k.
Indiquons maintenant les notations suivantes :
7
Statistique descriptive
Présentation des données et distribution des fréquences
a) [Li, Li+1[ est la i-ème classe dont Li représente la borne inférieure de cette
classe et Li+1 représente sa borne supérieure.
b) ai = Li+1- Li est l’amplitude de la i-ème classe.
c) ci = (Li+1+ Li) /2 est le centre de la i-ème classe.
d) ni, Ni, fi et Fi représentent respectivement l’effectif, l’effectif cumulé, la
fréquence et la fréquence cumulée de la i-ème classe.
Le tableau des fréquences s’écrit alors :
Exemple 2 :
On observe la température du malade sur un échantillon de 12 malades. On
obtient la série statistique S2 :
37.5 ; 38.5 ; 40.5 ; 39 ; 41.5 ; 39.5 ; 40 ; 41 ; 38 ; 39 ; 40 ; 39.5.
Afin de construire le tableau des fréquences correspondant à S2 on organise
d’abord les observations selon un ordre croissant :
37.5 ; 38 ; 38.5 ; 39 ; 39 ; 39.5 ; 39.5 ; 40 ; 40 ; 40.5 ; 41 ; 41.5.
Puis on répartit ces observations en 5 classes d’amplitude égale à 1.
Le tableau des fréquences s’écrit alors :
8
Statistique descriptive
Présentation des données et distribution des fréquences
Tableau 2
ni
=i 360 = f(exprimé
i 360 (exprimé
o en degré)
en .degré).
n
Exemple
Reprenons l’exemple des accidents quotidiens des voitures à Tripoli, et
supposons qu’on a observé 10 accidents dont 6 « pas grave », 3 « grave » et un
accident « très grave ».
Représenter graphiquement le caractère « gravité de l’accident » :
9
Statistique descriptive
Présentation des données et distribution des fréquences
36
Très
grave
216 grave
6
1= 360o = 216o ; 2=108o ; 3=36o.
10
3_2.2. Polygone des fréquences : Si on joint les sommets successifs des bâtons, on
trace une ligne brisée, nommée polygone des fréquences.
10
Statistique descriptive
Présentation des données et distribution des fréquences
Exemple
Représenter graphiquement le tableau des fréquences 1 :
ni
4-
3-
2-
1-
_
| | | | | |
0 1 2 3 4 5 6 xi
Diagramme en bâtons et polygone des fréquences
Ni
10 -
9- (
8- (
6- (
4-
2- (
_
(| | | | | |
0 1 2 3 4 5 6 xi
Polygone des fréquences cumulées
ni fi
ni =
a (resp. fi = a )
ai ai
où a est une amplitude commune choisie.
Notons que si toutes les classes ont la même amplitude, alors :
ni = ni et fi = fi i.
3_3.2. Polygone des fréquences : Ce polygone est obtenu en joignant les centres
des sommets des rectangles de l’histogramme par des lignes droites. On obtient
la courbe des fréquences en lissant le polygone des fréquences.
11
Statistique descriptive
Présentation des données et distribution des fréquences
Exemples :
1) Représenter graphiquement le tableau 2 :
ni
4-
3-
2-
1-
_
4- | | | | | |
0 37½ 38½ 39½ 40½ 41½ 42 ½ xi
Ni
12
11
9
9
5
ni
Cherchons alors les effectifs corrigés ni* = a en supposant que a = 1.
ai
On trouve : n1* = n1 = 2 ; n2* = n2 = 3 ; n3* = n3 = 4 et n4* = 3/2.
ni*
4-
3-
2-
3/2 -
_ -
_
| | | | | |
0 37½ 38½ 39½ 40½ 42½ xi
Histogramme
Ni
12- .
9- .
--
5- .
-_
2-
.|
. | | | | |
0 37½ 38½ 39½ 40½ 42½ xi
13
Statistique descriptive
Présentation des données et distribution des fréquences
Série 1
66 78 82 75 84 77 69 74 63 68 60 86 78 89 61 75 85 67 60
79 62 55 65 57 74.
14
Statistique descriptive
Présentation des données et distribution des fréquences
4- La répartition des épis de blé d’un champ en fonction de leur hauteur est la
suivante :
15
Statistique descriptive
Solutions des exercices: S1 – S1100
1-
i) La population est l’ensemble des nouveau-nés dans la maternité.
Le caractère étudié est le poids. Sa nature est quantitative continue.
3
ii) 𝟏ѐ𝐫𝐞 méthode: la valeur 3.1 correspond à la classe [2.8;3.2]. Donc, le nombre
4
1
demandé est: × 20 + 10 + 4 = 19 nouveau-nés. I I I I I
4 2.8 3.1 3.2
0 55 60 65 70 75 80 85 90 𝒙𝒊
0.58 -
Histogramme
c) 𝑭𝒊 Hauteur d’un 𝑭𝒊
épi
[0;10[ 0.021
1-
.
0.93 - . [10 ; 20[ 0.072
ii) La fréquence d’épis ayant une hauteur comprise entre 34 et 66 cm est égale à : F(66)-F(34).
𝐹 66 −𝐹(60) 66−60
Puisque (66) appartient à la classe: [60;70[, alors: = ⇒ F(66) = 0.972.
𝐹 70 −𝐹(60) 70−60
𝐹 34 −𝐹 30 34−30
De même: 34 ∈ [30; 35[ ⇒ = ⇒ F(34) = 0.314.
𝐹 35 −𝐹 30 35−30
D’où le pourcentage demandé est: (0.972 - 0.314) × 100 = 65.8 %.
iii) Le pourcentage d’épis ayant une hauteur supérieure à 48 cm est: (1-F(48)) × 100.
𝐹 48 −𝐹(45) 48−45
Puisque 48 ∈ [45; 50[ ⇒ = ⇒ 𝐹 48 = 0.7668.
𝐹 50 −𝐹(45) 50−45
D’où le pourcentage demandé est: (1-0.7668) × 100 =23.32%.
2 100
(Autre méthode: ( ×106 + 98 + 60) × = 23.3%).
5 860
5-
a) Pour tracer l’histogramme, on cherche d’abord les effectifs corrigés en prenant a=10:
𝒏∗𝒊
Classes 𝒏𝒊 𝑵𝒊 𝒏∗𝒊
30 -
[-30;-20[ 5 5 5
[-20;-10[ 13 18 13 24 -
[-10;0[ 20 38 20 20 -
[0;10[ 30 68 30 17 -
[10;15[ 12 80 24 13 -
[15;25[ 17 97 17
[25;35[ 3 100 3 5-
3-
Total n =100
-30 -20 -10 0 10 15 25 35 𝒙𝒊
Histogramme
b)
𝑵𝒊
10097 --
80 -
68 -
38-
18 -
5-
-30 -20 -10 0 10 15 25 35 𝒙𝒊
CHAPITRE II
§0 _ Introduction
Exemples :
1) La moyenne de 10 valeurs données dans la série S1 est :
2 + 3 + 1+ 5 + 4 + 1+ 2 + 3 + 2 + 2
X= = 2.5.
10
16
Statisique descriptive
Description résumée des données
n x
n1x1 + n2 x 2 + ... + nk xk i =1 i i k
X= = = fi xi .
n1 + n2 + ... + nk n i =1
Exemples :
1) La moyenne des données représentées par le tableau 1 est :
1 2 + 2 4 + 3 2 + 4 1+ 5 1
X= = 2.5.
10
2) La moyenne des données représentées par le tableau 2 est :
38 2 + 39 3 + 40 4 + 41 2 + 42 1
X= = 39.75.
12
1_2. Médiane
La médiane, notée par Me, a encore le sens du milieu. C’est la valeur du
caractère étudié avant laquelle se trouve la moitié des observations et après
laquelle se trouve l’autre moitié. Autrement dit, c’est la moyenne
arithmétique des valeurs centrales.
Exemples
17
Statisique descriptive
Description résumée des données
Cela signifie que le nombre des malades ayant une température inférieure
à 39.5 est égal au nombre des malades qui ont une température supérieure
à cette valeur.
Remarquons que le caractère étudié ici est quantitatif discret alors que la
valeur trouvée de la médiane = 6.5 IN. On dit dans ce cas qu’on a 2
valeurs médianes : {x5 ; x6} = {6 ; 7}.
Exemple
Cherchons la médiane de la distribution du tableau 1 :
La taille n = 10 est paire. On cherche alors dans la colonne Ni la valeur
(n/2)=5 ; on trouve que cette valeur correspond à la valeur 2 du caractère.
Donc =2.
18
Statisique descriptive
Description résumée des données
Pour fixer les idées, supposons que la i-ème classe [Li, Li+1[ est la classe
médiane. Le calcul de la médiane se fait au moyen de la formule suivante :
Remarque
La médiane est l’abscisse de point d’intersection de la courbe des effectifs
cumulés (ou fréquences cumulées) et la droite d’équation y = (ou y = ½).
Exemple
Cherchons la médiane de la distribution du tableau 2 :
La taille n =12 est paire. La classe médiane est celle qui contient x6 ; donc c’est la
3-ème classe [39.5 ; 40.5[. Selon la formule d’interpolation linéaire, la médiane est :
1-3. Quartiles
Les quartiles Q1, Q2, et Q3 sont les valeurs qui divisent une série de données
en quatre parties égales, comprenant chacune 25% des observations. Il est
clair que le quartile (d'ordre 2) Q2 n'est autre que la médiane . On cherche
souvent les quartiles dans le cas d'un caractère continu. Pour déterminer ces
valeurs, on suit une démarche analogue à celle déjà fait pour déterminer la
médiane.
19
Statisique descriptive
Description résumée des données
Exemple
Cherchons les quartiles qui correspondent à la série S2. On organise d'abord
ces valeurs selon un ordre croissant :
37.5 ; 38 ; 38.5 ; 39 ; 39 ; 39.5 ; 39.5 ; 40 ; 40 ; 40.5 ; 41 ; 41.5. On a n=12.
Donc :
Cela signifie que le quart des malades ont une température inférieure ou
égale à 38.75 et les trois quarts ont une température inférieure ou égale à
40.25.
Exemple
Cherchons les quartiles qui correspondent aux données du tableau 2. La taille
n = 12. Alors la classe qui contient Q1 est celle qui correspond à l'effectif
cumulé n/4=3. Donc c'est la 2-ème classe [38.5 ; 39.5[. On trouve alors :
3−2
Q1 = 38.5 + = 38.83.
3
De même, la classe qui contient Q3 est celle qui correspond à l'effectif cumulé
3n/4=9. Donc c'est la 3-ème classe [39.5; 40.5[. On trouve alors :
9−5
Q3 = 39.5 + = 40.5.
4
Remarque
Par extension de la définition de la médiane (qui s’appelle aussi quantile
d’ordre 2) et des quartiles (quantiles d’ordre 4), on définit également les
déciles D1, …, D9 (quantiles d’ordre 10) et les centiles C1, …, C99 (quantiles
d’ordre 100) qui sont respectivement les valeurs qui divisent la série des
données en 10 et 100 parties égales.
20
Statisique descriptive
Description résumée des données
Exemples :
1) Considérons l’échantillon suivant : 2 ; 5 ; 2 ; 8 ; 9 ; 5 ; 9 ; 8 ; 9. On
remarque que 9 est la valeur la plus fréquemment, donc M0 = 9. Si on
élimine le dernier élément de l’échantillon précédent, cet échantillon
sera sans mode.
Exemple
Cherchons le mode de la distribution du tableau 1 : La valeur du caractère
ayant le plus grand effectif (n2 =4) ou la plus grande fréquence (f2 = 4/10) dans
ce tableau est x2 = 2. Donc M0 =2. Cela signifie que la plupart des familles ont
un nombre d’enfants égal à 2.
21
Statisique descriptive
Description résumée des données
n*
i fi *
A B
C
D
0 M0 xi
Exemple
Cherchons le mode de la distribution du tableau 2 :
Remarquons que les amplitudes des classes sont égales, alors ni* = ni i.
La classe modale est, donc, celle qui possède le plus grand effectif (n3 = 4).
C’est alors la 3-ème classe [39.5 ; 40.5[. Selon la formule d’interpolation
linéaire, le mode est :
4−3
M 0 = 39.5 + = 39.83.
(4 − 3) + (4 − 2)
Graphiquement, si on trace l’histogramme on déduit que M0 39.75.
Notons alors que tant que le graphe est précis, plus que le mode est bien
estimé.
2_1. Etendue :
L’étendue ou l’amplitude est la différence entre la plus grande et la plus petite
valeur observée de la série.
22
Statisique descriptive
Description résumée des données
Bien que l’étendue soit la plus simple parmi toutes les caractéristiques de
dispersion, elle est imparfaite car elle ne dépend que des valeurs extrêmes
souvent aberrantes.
Exemple
L’étendue de la série des données ordonnées suivantes :
2 ; 3 ; 3 ; 5 ; 5 ; 5 ; 8 ; 10 ; 12 est : 12 - 2 = 10.
Moustache-gauche Moustache-droite
Q1 Md Q3
(Schéma de la boîte à moustache)
Exemple
L'intervalle interquartile correspondant à la distribution des données dans le
tableau 2 est [38.83; 40.5]. On en déduit que 50% des malades ont une
température varie entre 38.83 et 40.5. L'écart interquartile est alors :
EIQ = Q3 - Q1 = 40.5 – 38.83 = 1.67.
2-3. Variance :
C’est la moyenne des carrés des écarts des valeurs de la série par rapport à la
moyenne arithmétique.
Autrement dit, la variance est la distance moyenne des valeurs de la série à la
moyenne arithmétique.
23
Statisique descriptive
Description résumée des données
Exemple
Cherchons la variance de la distribution du tableau 2 :
Remarques
1) Si la valeur de V(X) est grande, on déduit que les observations sont
dispersées autour de leur moyenne X . Plus que V(X) est petite, plus que les
observations sont concentrées près de la moyenne X .
2) Si Y = a.X + b, alors V(Y) = a2.V(X) , .
2-4. Ecart-type :
C’est la caractéristique de dispersion la plus utilisée. Elle s’exprime par la
même unité du caractère X. Elle est définie par la racine carrée de la
variance σ(X).
Ce nombre est sans unité ; alors que 100 C.V. est exprimé souvent en
pourcentage.
Remarque
Cette caractéristique est généralement utilisée pour comparer les dispersions
des distributions qui ne s’expriment pas en même unité ou bien celles ayant
des grandeurs différentes.
Exemple
L’entreprise E est constituée de deux établissements E1 et E2. Soit X le
caractère : « Salaire de l’employé » exprimé en Franc (F).
Comparer les dispersions des distributions des salaires dans E1 et E2 tel que :
Dans E1 : n1=100 ; X 1 =1500 F ; σ(X1) =120F ;
Dans E2 : n2=400 ; X 2 =1800 F ; σ(X2) =100F.
On calcule (C.V.) E1 = 0.08 ou 8% et (C.V.) E2 = 0.055 ou 5.5%.
On déduit que la distribution des salaires dans E1 est plus dispersée que celle
dans E2.
24
Statisique descriptive
Description résumée des données
-Si SKp > 0 le sommet de la courbe des fréquences est décalé à gauche
et on a : Mo < Me < X .
- Si SKp< 0 le sommet de la courbe des fréquences est décalé à droite
et on a : Mo > Me > X .
- Si SKp= 0 la courbe des fréquences est symétrique et on a :
Mo = Me = X .
Le décalage du sommet est d’autant plus fort que la valeur absolue de SKp est
grande.
25
Statisique descriptive
Description résumée des données
Centre Effectif xi − c
xi'=
Classe Ci x i ni a ni xi’ ni xi’2
Total n ni xi'
1
ni xi'
1
Remarque
Quelles que soient les valeurs choisies de a et c, la démarche conduit toujours
aux mêmes résultats.
Exemple
Faisons un changement de variable convenable pour calculer la moyenne, la
variance et le coefficient de variation de la distribution du tableau 2 :
26
Statisique descriptive
Description résumée des données
Série 2
3- Une crème solaire fait apparaître des tâches sur la peau. En mesurant les
diamètres de ces tâches sur 67 patients, on a obtenu la distribution
suivante :
27
Statisique descriptive
Description résumée des données
28
Statisique descriptive
Description résumée des données
0.8 - (
0.6 - (
0.5 -
-
0.2 - _ (
( | | | | | |
-1 0 1 2 3 4 5 6 x
(I)
F(x)
1-
0.8 -
0.7 -
0.5 -
0.3 -
0 1 2 3 4 5 6 x
(II)
29
Statisique descriptive
Description résumée des données
Effectifs
100
75
50
25
0 X
En déduire :
a) La nature du caractère étudié.
b) Le mode et la médiane de cette distribution.
c) Un autre type graphique permet de représenter cette distribution.
d) Peut-on déduire la moyenne ?
30
Statisique descriptive
Description résumée des données
Durée du trajet [0 ;15[ [15 ;30[ [30 ;45[ [45 ;60[ [60 ;75[
Effectifs 30 32 18 12 8
31
Statisique descriptive
Solutions des exercices: S2 – S1100
1-
a) Le tableau des fréquences
X: Nb d’enfants 𝒏𝒊 𝒇𝒊 𝑵𝒊 𝑭𝒊
est le suivant:
Par famille
1 2 2/20 2 2/20
2 5 5/20 7 7/20
3 6 6/20 13 13/20
4 4 4/20 17 17/20
5 2 2/20 19 19/20
6 1 1/20 20 1
Total n=20 1
6- 15-
(
5-
𝑛
4- 2
=10-
(
3-
2- 5-
1- (
𝑥𝑖 (
0 1 2 3 4 5 6 7 0 1 2 3 4 5 6 𝑥𝑖
1
d) 𝑋ത = 𝑛 σ6𝑖=1 𝑛𝑖 𝑥𝑖 = 3.1. On en déduit qu’il y a, en moyenne, 31 enfants dans 10 familles.
1
V(X) = 𝑛 σ6𝑖=1 𝑛𝑖 𝑥𝑖2 − (𝑋)
ത 2 = 1.69. Donc l’écart-type est : σ(𝑋) = 1.3.
𝑛
e) - 𝑄1 est la modalité qui correspond à la valeur = 5 dans la colonne 𝑁𝑖 . Donc: 𝑄1 = 2.
4
- 𝑄2 = 𝑀𝑒 = 3.
3𝑛
- 𝑄3 est la modalité qui correspond à la valeur 4 = 15 dans la colonne 𝑁𝑖 . Donc: 𝑄3 = 4.
𝑄1 +𝑄3 −2𝑀𝑒
f) Le coefficient de Yule est: 𝐶𝑌 = 𝑄3 −𝑄1
= 0 ⇒ La courbe des fréquences est symétrique.
2- b) 𝑁𝑖
a) Le caractère étudié est quantitatif discret. 180-
Ses effectifs sont représentés graphiquement 170-
par un diagramme en bâtons. 160-
150-
𝑛𝑖 S.U. 140-
S.C. 130-
120-
40- 110-
100-
30- 90-
80-
20- 70-
60-
10- 50-
40-
0 1 2 3 4 5 6 7 8 𝑥𝑖 30-
20-
Diagramme en bâtons 10-
0 1 2 3 4 5 6 7 8 𝑥𝑖
d) Selon le tableau des fréquences (Méthode 1) et selon le graphe (Méthode 2), on trouve que :
S.U.: 𝑀0 = 2 et 𝑀𝑒 = 3.
S.C.: 𝑀0 ∈ {3; 4} et 𝑀𝑒 = 3.
e) - L’hôpital reçoit, en moyenne, chaque jour 3 malades dans son service d’urgence et 4 malades dans son
service de cardiologie.
- Dans la plupart des jours, l’hôpital reçoit chaque jour 2 malades dans son service d’urgence et entre 3 et
4 malades dans son service de cardiologie.
- Durant la moitié des jours, l’hôpital a reçu au plus 3 malades par jour dans chacun de ses services :
urgence et cardiologie.
f) On cherche les coefficients de variation qui correspondent à chacune de ces 2 distributions, on trouve que
σ𝑖 𝑛𝑖𝑢 𝑥𝑖2 𝜎 𝑋𝑢
- S.U.: V(𝑋 𝑢 ) = − (𝑋 𝑢 )2 = 2.94 ⇒ 𝜎 𝑋𝑢 = 1.71. Alors: (C.V.)𝑢 = X = 0.57 𝑜𝑢 57%.
𝑛 u
σ𝑖 𝑛𝑖𝑐 𝑥𝑖2 𝜎 𝑋𝑐
- S.C.: V(𝑋 𝑐 ) = 𝑛
− (𝑋 𝑐 )2 = 3.15 ⇒ 𝜎 𝑋 𝑐 = 1.77. Alors: (C.V.)𝑐 = X = 0.49 𝑜𝑢 49 %.
c
On en déduit que la distribution dans le service d’urgence est plus dispersée que celle dans le service de
cardiologie.
3- On construit d’abord le tableau des fréquences suivant: Diamètre Centre: 𝑓𝑖 𝐹𝑖 𝑓𝑖∗
𝑥𝑖 a=0.25
a) 𝑓𝑖∗ [0.25; 0.5[ 0.375 0.19 0.19 0.19
0.2- A B
C
[0.5; 1[ 0.75 0.36 0.55 0.18
[1; 2.5[ 1.75 0.32 0.87 0.053
[2.5; 5[ 3.75 0.13 1 0.013
𝐹𝑖
0.1 - 1-
0.9-
0.06 - 6 pts
| |
𝑀𝑒
0 0.5 1 2.5 5 𝑥𝑖
b) Selon le tableau des fréquences:
0.19
- La classe modale est: 𝑀0 ∈[0.25; 0.5[. Donc le mode est: 𝑀0 = 0.25 + 0.25 = 0.49 𝑚𝑚.
0.19+0.01
0.5−0.19
- La classe médiane est: 𝑀𝑒 ∈ [0.5; 1[. Donc la médiane est: 𝑀𝑒 = 0.5 + 0.5 0.36 = 0.93 𝑚𝑚.
Selon le graphe:
- Le mode est l’abscisse du point d’intersection des droites AC et BD dans l’histogramme. Donc: 𝑀0 ≈ 0.49.
- La médiane est l’abscisse du point de rencontre de l’horizontal mené du point 0.5 sur l’axe 𝐹𝑖 avec la courbe
des fréquences cumulées. Donc: 𝑀𝑒 ≈ 0.9.
0.25−0.19
c) Le quartile d’ordre 1 appartient à la classe: [0.5; 1[. Donc: 𝑄1 = 0.5 + 0.5 0.36 ≈ 0.58 𝑚𝑚.
Le quartile d’ordre 2 est la médiane: 𝑄2 = 𝑀𝑒 = 0.93 𝑚𝑚.
0.75−0.55
Le quartile d’ordre 3 appartient à la classe: [1; 2.5[. Donc: 𝑄3 = 1 + 1.5 0.32 ≈ 1.94 𝑚𝑚.
d) 𝑋ത = σ𝑖 𝑓𝑖 𝑥𝑖 = 1.39 𝑚𝑚.
f) Le pourcentage des taches ayant un diamètre inférieur ou égal à 𝑋ത = 1.39, est égal à : F(1.39)× 100.
𝐹 1.39 −𝐹(1) 1.39−1
Puisque 1.39 ∈ [1; 2.5[, alors: = ⇒ 𝐹 1.39 = 0.633. Donc la réponse est: 63.3%.
𝐹 2.5 −𝐹(1) 2.5−1
4- On trace d’abord le tableau des fréquences: Classes Centre 𝑛𝑖 𝑁𝑖 𝑛𝑖∗
𝑥𝑖 a=20
a) On a: n = σ𝑖 𝑛𝑖 = 92 ⇒ b =14.
σ 𝑛 𝑥 [10;20[ 15 9 9 18
D’autre part : 𝑋ത = 𝑖 𝑖 𝑖 = 49.89 ⇒ 𝑎 = 50 𝑘𝑚.
𝑛 [20;40[ 30 26 35 26
Interprétation:
i) Les représentants ont fait, en moyenne, 49.89 km par jour.
ii) La plupart des représentants ont effectue 43.53 km par jour.
iii) La moitié des représentants ont fait moins de 45.79 km par jour.
23−9
d) Le quartile d’ordre 1 appartient à [20; 40[ ⇒ 𝑄1 = 20 + 20 = 30.77 𝑘𝑚.
26
Le quartile d’ordre 2: 𝑄2 = 𝑀𝑒 = 45.79 𝑘𝑚.
69−54
Le quartile d’ordre 3 appartient à [50; 80[ ⇒ 𝑄3 = 50 + 30 24 = 68.75 𝑘𝑚.
Interprétation:
- Le quart des représentants ont effectue moins de 30.77 km par jour.
- Le trois quart des représentants ont effectue moins de 68.75 km par jour; ou bien le quart des
représentants ont effectue plus de 68.75 𝑘𝑚 par jour.
𝑄1 +𝑄3 −2𝑀𝑒
e) Le coefficient de Yule est: 𝐶𝑌 = = 0.21.
𝑄3 −𝑄1
On déduit que la distribution est étalée faiblement à droite.
𝑄1 +𝑄3 −2𝑀𝑒
e) Le coefficient de Yule est: 𝐶𝑌 = = 0.21. On en déduit que la distribution est étalée faiblement à droite.
𝑄3 −𝑄1
7- Cherchons d’abord les effectifs manquants:
3
𝑀0 = 67.5 ∈ [65; 75[ ⇒ 𝑀0 = 65 + 10 = 67.5 ⇒ 𝑛4 = 6.
3+15−𝑛4
20− 12+𝑛1
𝑀𝑒 = 67.67 ∈ [65; 75[ ⇒ 𝑀𝑒 = 65 + 10 = 67.67 ⇒ 𝑛1 ≈ 4.
15
n = σ𝑖 𝑛𝑖 = 40 ⇒ 𝑛5 = 3.
ഥ = 1 σ𝑖 𝑛𝑖 𝑥𝑖 = 68.
a) X 𝑛
σ𝑖 𝑛𝑖 𝑥𝑖2
V(X) = ത 2 = 111 ⇒ 𝜎 𝑋 =10.53.
−(𝑋)
𝑛
0.1 -
0 1 2 3 4 5 6 Classes
10- On trace d’abord le tableau des fréquences correspondant:
𝑛 Classes 𝑛𝑖∗ 𝑛𝑖 𝑥𝑖
n = 24; 𝑛𝑖∗ = 𝑎𝑖 ×10.
𝑖
𝑛1 𝑛4 [5;10[ 𝑛1∗ 2 7.5
On a: 𝑛1∗= 𝑛4∗
⇒ ×10 = ×10 ⇒ 𝑛4 = 4 𝑛1 . Avec 𝑛2∗ =
𝑛2 = 8 et 𝑛3∗ = 𝑛3 = 6.
5 20
D’autre part: σ𝑖 𝑛𝑖 = 24 ⇒ 𝑛1 + 𝑛4 = 10 ⇒ 𝑛1 = 2 et 𝑛4 = 8. [10;20[ 8 8 15
1
D’où: 𝑋ത = 𝑛 σ𝑖 𝑛𝑖 𝑥𝑖 = 25.21. [20;30[ 6 6 25
[30;50[ 𝑛4∗ 8 40
11-
a) Le caractère étudié est quantitatif discret.
ത
b) La distribution étudiée est symétrique, alors: 𝑀0 = 𝑀𝑒 = 𝑥4 = 𝑋.
c) On trace le polygone des fréquences cumulées: X 𝑛𝑖 𝑁𝑖
𝑁𝑖 𝑥1 25 25
400- 𝑥2 50 75
(
350-
300-
(
𝑥3 75 150
250- (
𝑥4 100 250
200-
150-
𝑥5 75 325
(
100- 𝑥6 50 375
(
50- 𝑥7 25 400
(
(
0 𝑥1 𝑥2 𝑥3 𝑥4 𝑥5 𝑥6 𝑥7 𝑥𝑖
12- On trace le tableau des fréquences suivant:
Classes 𝑓𝑖 𝑐𝑖 𝒇∗𝒊 𝐹𝑖
a) L’étendue est: 28-6 = 22. [6;10[ 0.1 8 0.1 0.1
L’écart interquartile est: 𝑄3 − 𝑄1 .
0.25−0.1 [10;14[ 0.25 12 0.25 0.35
𝑄1 ∈ [10; 14[ ⇒ 𝑄1 = 10 + 4 0.25 = 12.4.
0.75−0.65 [14;20[ 0.3 17 0.2 0.65
𝑄3 ∈ [20; 24[ ⇒ 𝑄3 = 20 + 4 = 22.
0.2
D’où: 𝑄3 − 𝑄1 = 9.6. [20;24[ 0.2 22 0.2 0.85
[24;28[ 0.15 26 0.15 1
b) C’est l’écart-type qu’on doit chercher.
𝑋ത = σ𝑖 𝑓𝑖 𝑐𝑖 = 17.2 et V(X) = σ𝑖 𝑓𝑖 𝑐𝑖2 −(𝑋)
ത 2 = 31.46 ⇒ 𝜎 𝑋 = 5.61.
𝑓𝑖
c) On représente graphiquement cette distribution par l’histogramme où 𝑓𝑖∗ = ×4∶
𝑎𝑖
𝒇∗𝒊
0.3-
d) Graphiquement, on déduit le mode: 𝑀0 ≈ 13.
0.2-
0.1-
𝑀0
0 6 10 14 20 24 28 𝒙𝒊
𝑛𝑖
13- 30-
a) La population est l’ensemble des étudiants dans l’UL.
Le caractère étudié est quantitatif continu. 20-
0.62- .
0.5- Fréquences 0.3 0.32 0.18 0.12 0.08
𝑁 40 −𝑁 12 30 2 1
e) Le pourcentage demandé est : × 100 =74-24 =50%. (Ou bien: ( + 32 + × 18) × ×100 = 50%)
𝑛 5 3 𝑛
14-
20−𝑎
a) Le mode 𝑀0 ∈ [-0.5;0.5[ ⇒ 𝑀0 = −0.5 + 1 2 20−𝑎 = 0.
1
b) La moyenne est: 𝑋ത = σ𝑖 𝑛𝑖 𝑥𝑖 = 0.
𝑛
c) Puisque la médiane est comprise toujours entre la moyenne et le mode, on déduit que 𝑀𝑒 = 0.
Ajustement, corrélation et régression
CHAPITRE III
AJUSTEMENT
CORRÉLATION ET REGRESSION
§0- Introduction
Etant donné un échantillon de n individus. Il est parfois intéressant
d’observer simultanément, pour chaque individu, deux caractères quantitatifs
X et Y.
On obtient alors n couples d’observations (xi, yi), i = 1,2, …n ; ou bien une série
statistique bidimensionnelle.
Exemples :
1) On mesure chez n personnes le nombre X de globules rouges dans le sang
et la teneur Y en hémoglobine.
2) En donnant un échantillon de n étudiants en 2º année Mathématique.
Pour chaque étudiant de cet échantillon, deux caractères ont été observés
simultanément :
X : la note en Statistique.
Y : la note en Informatique.
Le but de ce chapitre est d’étudier le lien existant entre les deux caractères
X et Y et de mesurer la corrélation entre eux.
32
Ajustement, corrélation et régression
Exemple
On mesure chez 12 personnes le nombre X de globules rouges dans le sang (par
106 mm3), et la teneur Y en hémoglobine (par cm3), on obtient :
Personne 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
X 3.89 3.95 3.97 4.15 4.2 4.26 4.31 4.38 4.4 4.45 4.56 4.72
Y 12.12 12.1 12.9 13.2 13.1 13.5 13.4 14.8 13.5 13.88 14 14.6
Tableau 3
Remarque :
On définit d’une façon analogue les « fréquences marginales » :
ni. q n.j p p q p q
fi. = = fij et f.j = = fij avec fij = fi. = f.j = 1
n j=1 n i =1 i=1 j=1 i=1 j=1
Exemple
La répartition d’un échantillon de 50 étudiants suivant 2 caractères : le poids X
(en Kg) et la taille Y (en cm) est donnée dans le tableau 4 :
x x
x x x
yi (xi, yi) x x
x x
0 >X
00 xi
On obtient
0 alors un « nuage de points » dans le plan XOY. Notons que :
i) Si la 0forme du nuage de points est aplatie (c.à.d. les points tendent à
s’aligner selon une droite), on dit que la liaison linéaire entre X et Y est
forte ;
ii) Si, par contre, la forme du nuage de points est éclatée, on dit que la
liaison linéaire entre X et Y est faible.
Exemple :
Représenter graphiquement la distribution du tableau 3 :
Y
x x
15 - x
x
14 - x x
x
x x
13 - x
12 - x
x
On trouve que la forme du nuage de points est aplatie et par suite la liaison
linéaire entre X et Y est forte.
34
Ajustement, corrélation et régression
3-1. Covariance
35
Ajustement, corrélation et régression
i) Cov (X, Y) > 0 la plupart des points se trouvent dans les quadrants I et
III ; et par suite X et Y sont positivement corrélés (yi croit avec xi).
ii) Cov (X, Y) < 0 la plupart des points se trouvent dans les quadrants II et
IV ; et par suite X et Y sont négativement corrélés (yi décroît quand xi croit
et vice versa).
iii) Cov(X,Y)= 0 les points sont également répartis dans les quatre quadrants
et par suite la corrélation entre X et Y est inexistante.
Exemple
Chercher la covariance des deux caractères X et Y qui ont donnés dans le
tableau 3 et interpréter :
On a : X = 4.27 et Y = 13.43 COV (X, Y ) = XY − X.Y = 0,17 0 X et Y sont
positivement corrélés.
D’autre part, si on trace un nouveau système d’axe d’origine O’(4.27 ;13.43) qui
divise le plan XOY en quatre quadrants, on trouve que la plupart des points se
trouvent dans les quadrants I et III. On en déduit que :
1) Cov (X, Y) > 0
2) X et Y sont positivement corrélés.
3-2.2. Interprétation :
i) Si r = 0 ; on dit que la liaison linéaire entre X et Y est inexistante.
ii) Si |r| → 0 ; on dit que la liaison linéaire entre X et Y est très faible.
iii) Si r > 0 ; on dit que X et Y sont positivement corrélés.
iv) Si r < 0 ; on dit que X et Y sont négativement corrélés.
v) Si |r| 0.7 ; on dit que la liaison linéaire entre X et Y est forte.
vi) Si |r| → 1 ; on dit que la liaison linéaire entre X et Y est très forte.
vii) Si |r| =1 ; on dit que la liaison entre X et Y est complètement linéaire.
Exemple
Calculer r qui correspond à la distribution du tableau 3 et interpréter :
On en déduit que la liaison linéaire entre X et Y est très forte et que X et Y sont
positivement corrélés.
36
Ajustement, corrélation et régression
Une liaison linéaire forte entre les deux caractères X et Y signifie que les points
(xi, yi) du plan XOY tendent à s’aligner selon une droite.
Cette droite qui traduit le mieux la liaison supposée entre X et Y et ajuste bien
le nuage de points, s’appelle « droite d’ajustement ». Pour la trouver, nous
suivons la méthode des moindres carrés.
i) la droite de régression de Y en X :
4-2. Propriétés :
i) Les deux droites de régression D et D’ se rencontrent au centre de gravité
( X, Y ).
ii) r 2 = a a ' ; . (r, a et a’ ont le même signe).
iii) Si D et D’ sont confondues alors la liaison entre X et Y est complètement
linéaire. ( r 2 = a a ' = 1 et tous les points se trouvent sur D et D’).
v) Plus l’angle entre D et D’ est petit, plus la liaison linéaire entre X et Y est
forte. (|r|→1).
On dit dans ce cas que :
a) les points sont bien ajustés par D et D’;
b) D et D’ servent à faire des estimations et des prévisions sur X et Y.
Exemples
1) Chercher les droites de régression qui correspondent aux caractères X et Y
représentés dans le tableau 3 :
37
Ajustement, corrélation et régression
a) Caractéristiques marginales de X :
b) Caractéristiques marginales de Y :
Remarque
Quel que soit les valeurs choisies de A et B, cette démarche conduit toujours
aux mêmes résultats.
Exemple
En reprenant les données représentées dans le tableau 3 :
1) Effectuer un changement de variables convenable pour calculer le
coefficient de corrélation entre X et Y. Discuter.
2) Déterminer la droite de régression de Y en X.
3) En mesurant la teneur en hémoglobine chez la 5-ème personne, une erreur
a été faite. Est-ce qu’on peut estimer la valeur erronée ?
Si oui, donner cette estimation.
En effet :
1) Soit xi’ = xi – 4.26 et yi ’= yi – 13.5.
On trouve :
2)
Donc la droite (D) ayant l’équation : Y=2.93 X + 0.92.
3) Puisque la liaison linéaire entre X et Y est très forte, alors (D) ajuste bien
les points et par suite cette droite sert à faire des estimations.
On estime la valeur erronée de Y en remplaçant X par 4.2 dans l’équation
de (D) :
ŷ5 = 2.93 x 4.2 + 0.92 =13.23. Donc l’erreur est égale à 0.13.
39
Ajustement, corrélation et régression
40
Ajustement, corrélation et régression
Série 3
X : âge de 27 27 28 28 30 30 31 31 34 35 35 36
l’époux
Y : âge de 19 21 21 22 22 23 24 25 24 24 25 25
l’épouse
y = 643000.
2
i
i=1
3- Une automobile fait un circuit fermé de 157 Km. Les distances parcourues
X (en Km) et les consommations d’essences Y (en litres) ont été relevées
tous les quarts d’heure à partir de t =1.
Durée t 1 2 3 4 5 6 7 8
X 0 35 60 80 105 112 127 157
Y 0 4 5.75 7.25 9 11.5 12.5 16.5
41
Ajustement, corrélation et régression
B) On remarque que les malades ont des tensions artérielles assez élevées. On
observe sur le même échantillon le caractère Y : « Tension artérielle du
malade ». On trouve :
125 125 125
yi = 2125 ; yi = 37250 et x y
2
i i = 56117 .
i=1 i=1 i=1
1-er jour 2-me jour 3-me jour 4-me jour 5-me jour 6-me jour 7-me jour
X 6 21 27 1 11 25 10
Y 2 12 6 0 2 8 ?
6- Les accidents des voitures dans un certain pays ont fait 150 morts et 480
blessés durant 30 jours.
Désignons par X le nombre quotidien de blessés et par Y le nombre quotidien
de morts. On a trouvé :
- Le coefficient de corrélation linéaire entre X et Y est égal à 0.8.
- L’équation de la droite de régression de Y en X est Y= 0.3 X + 0.2.
i) Chercher la droite de régression qui exprime X en fonction de Y.
42
Ajustement, corrélation et régression
ii) Estimer le nombre de blessés au 16-ème jour s’il tombe à ce jour 6 morts.
iii) Est-ce qu’on a trouvé une bonne estimation ? Expliquer.
43
Ajustement, corrélation et régression
44
Solutions des exercices:
S3 – S1100
.
1- 𝑦𝑖 (II) (I)
i) ഥ = 1 σ12
X 𝑥 = 31. Et ഥ
𝑌 =
1 12
σ 𝑦 = 22.92 ≈ 23. 25- . . .
12 𝑖=1 𝑖 12 𝑖=1 𝑖
. 24- . . .
ii) On trace le diagramme de dispersion: 23- . ത• ഥ
(𝑋, 𝑌)
22- . .
Comme la plupart des points se trouvent dans les quadrants 21- . .
(I) et (III), on en déduit alors que X et Y sont positivement 20- (III) (IV)
corrélés et en plus la liaison linéaire entre X et Y est forte. 19- .
0 27 28 29 30 31 34 35 36 𝑥𝑖
ത 𝑌ത = 1 σ12
iii) Cov(X,Y) = 𝑋. 𝑌 − 𝑋. 𝑥 𝑦 − 31 × 22.92 = 4.81.
12 𝑖=1 𝑖 𝑖
v) Puisque la liaison linéaire entre X et Y est forte, on peut estimer l'âge de l’épouse selon la droite de régression
𝐶𝑜𝑣(𝑋,𝑌)
(D): Y= aX+ b en donnant à X la valeur 32. On cherche a = 𝑉(𝑋) = 0.49 et b = 𝑌-a ത 𝑋=7.73.
ത D’où la droite:
(D): Y=0.49X+7.73. Donc l'âge estimé de l’épouse est: 𝑦ො13 = 0.49 × 32 + 7.73 = 23.41 𝑎𝑛𝑠.
2-
1 1
i) Les moyennes de X et Y sont : 𝑋ത = 50 σ𝑖 𝑥𝑖 = 250 et 𝑌ത = 50 σ𝑖 𝑦𝑖 = 50.
1
La variance et l’écart-type de X sont : V(X) = 50 σ𝑖 𝑥𝑖2 − (𝑋)
ത 2 = 20000 ⇒ 𝜎 𝑋 = 141.4 𝑚𝑔/100𝑚𝑙
1
La variance et l’écart-type de Y sont : V(Y) = 50 σ𝑖 𝑦𝑖2 − (𝑌)
ത 2 = 10360 ⇒ 𝜎 𝑌 = 101.8 mg/ml.
1
ത 𝑌ത = -7200.
La covariance : Cov(X,Y) = σ𝑖 𝑥𝑖 𝑦𝑖 − 𝑋.
𝑛
𝐶𝑜𝑣(𝑋,𝑌)
Alors le coefficient de corrélation linéaire est : r = 𝜎 = −0.5.
𝑋 .𝜎 𝑌
On en déduit que la liaison linéaire entre X et Y est faible et que X et Y sont négativement corrélés.
ii) On a : 𝑦51 = 49. On estime la valeur de 𝑥51 , en remplaçant Y par 49, dans l’équation (D’) de la droite de
régression de X en Y.
𝐶𝑜𝑣(𝑋,𝑌)
Cherchons d’abord l’équation de (D’): X = a’Y + b’ où a’= 𝑉(𝑌) = −0.69 et b’= 𝑋ത − 𝑎′ 𝑌ത = 284.5.
Donc l’équation de (D’) est : X=-0.69 Y+284.5. D’où l’estimation de 𝑥51 est : 𝑥ො51 =250.69.
On a obtenu une mauvaise estimation, car la liaison linéaire entre X et Y est faible et par suite la droite de
régression n’ajuste pas bien le nuage de points.
3-
1 1
a) Les moyennes de X et Y sont: 𝑋ത = 8 σ𝑖 𝑥𝑖 = 84.5 𝑘𝑚 et 𝑌ത = 8 σ𝑖 𝑦𝑖 = 8.31 𝑙𝑖𝑡𝑟𝑒𝑠.
1
ത 2 = 2306.25 et V(Y) = 1 σ𝑖 𝑦𝑖2 − (𝑌)
Les variances de X et Y sont: V(X) = 8 σ𝑖 𝑥𝑖2 − (𝑋) ത 2 = 23.82.
8
1
ത 𝑌=232.1.
La covariance est: Cov(X,Y) = 8 σ𝑖 𝑥𝑖 𝑦𝑖 − 𝑋. ത Alors, le coefficient de corrélation linéaire est:
𝐶𝑜𝑣(𝑋,𝑌)
r=𝜎 = 0.99. On en déduit que la liaison linéaire entre X et Y est très forte et par suite les droites
𝑋 .𝜎(𝑌)
de régression ajustent bien le nuage des points.
𝐶𝑜𝑣(𝑋,𝑌)
b) La droite de régression de Y en X est d’équation: Y = aX + b où a = ത 𝑋ത = -0.14.
= 0.1 et b = 𝑌-a
𝑉(𝑋)
Donc l’équation est: Y= 0.1 X - 0.14.
b) Puisque la liaison linéaire entre X et Y est forte, alors la droite de régression ajuste bien le nuage de points. Donc on
𝐶𝑜𝑣(𝑋,𝑌)
peut estimer 𝑦7 en utilisant la droite (D) d’équation: Y= aX + b où a = 𝑉(𝑋) = 0.34 et b = 𝑌-a ത 𝑋ത = -0.16.
Alors l’équation (D): Y = 0.34X-0.16. On estime 𝑦7 par: 𝑦ො7 = 0.34 × 𝑥7 − 0.16 = 3.24 ≈ 3 𝑚𝑜𝑟𝑡𝑠. (Car 𝑥7 = 10)
6-
a) La droite demandée a l’équation (D’): X = a’Y+ b’. On sait que 𝑟 2 = 𝑎 × 𝑎′ . Puisqu’on a: r =0.8 et a =0.3 ⇒ a’=2.13
ത 𝑌ത avec: 𝑋ത = 480 = 16 et 𝑌ത = 150 = 5 ⇒ b’= 5.35. D’où (D’): X= 2.13 Y+5.35.
D’autre part: b’= 𝑋-a’ 30 30
b) On a: 𝑦16 = 6. Alors, selon (D’), on estime 𝑥16 par: 𝑥ො16 = 2.13 × 6 + 5.35 = 18.13 ≈ 18 blessés.
c) Comme r =0.8 ≥ 0.7 ⇒ la liaison linéaire entre X et Y est forte et par suite la droite de régression ajuste bien le nuage
de points et sert, alors, à faire une bonne estimation.
7- Comme 𝑟 2 = 𝑎 × 𝑎′ = 3 ˃1 . Donc il y a une erreur dans les équations des droites trouvées.
8-
a) On ajuste cet ensemble de points par la droite de régression d’équation (D’): X = a’Y + b’.
On trouve selon le calcul: 𝑋ത = 2.2; 𝑌ത =0.7; V(X) = 2.96; V(Y) = 7.76 et Cov(X,Y) = -1.84.
𝐶𝑜𝑣(𝑋,𝑌)
On a: a’ = 𝑉(𝑌) = −0.237 et b’ = 𝑋- ത a’𝑌ത = 2.366. Donc (D’): X = -0.237 Y + 2.366.
9-
a) i) Le nombre demandé est: 4 élèves.
ii) Le nombre demandé est: 47 élèves.
iii) Le nombre demandé est: 28 élèves.
100−16
b) Le pourcentage demandé est: × 100 = 84%.
𝑛
c) Les effectifs marginaux de X sont représentés par ce tableau:
Pour tracer l’histogramme, on doit chercher le effectifs
∗ 𝑛.𝑗 X 40-50 50-60 60-70 70-80 80-85 85-100
corrigés: 𝑛.𝑗 = 𝑎 × 10.
𝑗 𝑛.𝑗 7 15 25 23 20 10
∗
𝑛.𝑗
𝑛.𝑗∗ 7 15 25 23 40 6.67
40-
30-
20-
10 -
0 40 50 60 70 80 85 100 𝑥𝑗
17
Le mode 𝑀0 ∈ [80; 85[ ⇒ 𝑀0 = 80 + 5 50.3 = 81.7.
1 1
d) Les moyennes de X et Y sont: 𝑋ത = 100 σ𝑗 𝑛.𝑗 𝑥𝑗 = 70.65 et 𝑌ത = 100 σ𝑖 𝑛𝑖. 𝑦𝑖 = 69.5.
1
ത 2 = 170.9 et V(Y)= 1 σ𝑖 𝑛𝑖. 𝑦𝑖2 − (𝑌)
Les variances de X et Y sont: V(X)= 100 σ𝑗 𝑛.𝑗 𝑥𝑗2 − (𝑋) ത 2 = 222.7.
100
1 149.8
ത 𝑌=149.8.
Cov(X,Y) = 100 σ𝑖 σ𝑗 𝑛𝑖𝑗 𝑥𝑗 𝑦𝑖 − 𝑋. ത D’où: r = = 0.77.
170.9×222.7
On en déduit que:
- La liaison linéaire entre X et Y est forte.
- X et Y sont positivement corrélés.
𝐶𝑜𝑣(𝑋,𝑌)
e) On cherche (D): Y = aX + b où a = ത a 𝑋ത = 5.9 ⇒ (D): Y = 0.9 X + 5.9.
= 0.9 et b = 𝑌-
𝑉(𝑋)
𝐶𝑜𝑣(𝑋,𝑌)
De même, on cherche (D’): X = a’Y + b’ où a’= = 0.7 et b’= 𝑋ത − 𝑎′𝑌=22
ത ⇒ (D’): X= 0.7 Y + 22.
𝑉(𝑌)
ത 𝑌)
Le point de rencontre de ces 2 droites est le centre de nuage de points (𝑋, ത = (70.65; 69.5).
f) Pour estimer la note en Math, on remplace Y par 70 dans (D’) , on trouve: 𝑥ො = 0.7 × 70+22 = 71.
De même, pour estimer la note en Phys, on remplace X par 80 dans (D), on trouve: 𝑦ො = 0.9 × 80+5.9 =77.9.
10- On a: r = 0.8; 𝑋ത =70; 𝑌ത =175; 𝜎 𝑋 =2 et 𝜎 𝑌 = 4.
Pour estimer la valeur de Y en donnant la valeur de X, on doit chercher la droite de régression (D) qui
exprime Y en fonction de X, d’équation: Y= aX + b.
𝜎 𝑌
On sait que: a = ത a 𝑋ത = 63. On trouve l’équation (D): Y = 1.6 X + 63.
× 𝑟 =1.6 et b = 𝑌-
𝜎 𝑋
D’où: 𝑦ො = 1.6 × 74 + 63 = 181.4.
c) On trouve r = 0.98. Donc la liaison linéaire entre X et Y est très forte et par suite la droite de régression
ajuste bien le nuage de points. On en déduit alors qu’on a obtenu une bonne estimation.
CHAPITRE IV
DISTRIBUTIONS MARGINALES ET
CONDITIONNELLES DES FREQUENCES
§0- Introduction
Nous avons déjà étudié dans le chapitre précédent le lien existant entre deux
caractères d’une série statistique bidimensionnelle en mesurant par certaines
caractéristiques la liaison linéaire supposée entre eux.
Dans ce chapitre, nous calculons les distributions marginales et
conditionnelles des fréquences correspondant à ces caractères afin de déduire
l’indépendance ou la dépendance entre eux.
X Y y1 … yj … yq Total
x1 f11 … f1j … f1q f1.
. . . . .
. . . . .
xi fi1 … fij … fiq fi.
. . . . .
. . . . .
xp fp1 … fpj … fpq fp.
Total f.1 … f.j … f.q 1
Rappelons qu’on obtienne les fréquences fij et les fréquences marginales fi. et
f.j à partir des formules suivantes :
nij ni . q
• fij =
n
i, j. • fi. =
n
= j =1
f ij i.
• f
p p q p q
n. j
• f.j = = f ij j . ij = f i. = f . j = 1 .
n i =1 i =1 j =1 i =1 j =1
46
§2- Distribution conditionnelle
2-1. Distribution conditionnelle de X sachant Y :
Soit (xi, yj) ; i =1, …, p et j =1, …, q une série statistique bidimensionnelle
représentée par un tableau de contingence nij.
X/Y= yj Effectif
La jème colonne de ce tableau (pour Y= yj) nous donne les
effectifs nij des modalités xi : i =1, …, p de X sachant Y=yj. x1 n1j
Elle forme une série statistique unidimensionnelle. . .
n f xi nij
par : fi/j = ij = ij . (n.j ≠ 0 j) . .
n. j f. j
. .
On définit également p fréquences conditionnelles de X xp npj
sachant Y= yj par : f1/j, …, fi/j, …, fp/j. Total n.j
Cette distribution s’appelle distribution conditionnelle de X
sachant Y=yj. On peut définir aussi q distributions conditionnelles de X sachant
Y. Le tableau qui représente ces distributions est le suivant :
y1 … yj … yq
X/Y
x1 f1/1 … f1/j … f1/q
. . . .
. . . .
. . . .
xi fi/1 … fi/j … fi/q
. . . .
. . . .
. . . .
xp fp/1 … fp/j … fp/q
n ij ( xi − X / y j ) 2 p
V(X/yj) = i =1
= f i / j ( xi − X / y j ) 2 = X 2 / y j − ( X / y j ) 2 .
n. j i =1
47
Remarques
p
a) On a : f
i =1
i/ j = 1 et fij = f.j × fi/j i j.
Exemple
Chercher les distributions conditionnelles de X sachant Y concernant
la répartition donnée dans le tableau 4 ?
nij
En effet : fi/j = . La 2ème colonne, par X/Y 150- 160- 170-
n. j
160 170 180
exemple, est obtenue en divisant la 50-60 0.167 0.087 0
2ème colonne du tableau 4 par n.2= 23 60-70 0.417 0.348 0.267
Elle représente, en fréquence, la 70-80 0.333 0.391 0.4
distribution des poids d’individus 80-90 0.083 0.174 0.333
ayant une taille comprise entre 160 et Total 1 1 1
170 cm. On a, par exemple, f2/2 =0.348.
Cela signifie que parmi les individus ayant une taille comprise entre
160 et 170 cm, il y a 34.8 % d’individus ayant un poids compris
entre 60 et 70 Kg.
X Y y1 … yj … yq Total
x1 f1/1 … fj/1 … fq/1 1
. . . . .
. . . . .
xi f1/i … fj/i … fq/i 1
. . . . .
. . . . .
xp f1/p … fj/p … fq/p 1
48
Toutes les caractéristiques correspondent à cette distribution sont appelées
conditionnelles. On définit notamment :
- la moyenne conditionnelle de Y sachant X= xi par :
q nij q
Y / xi = y j = f j/i y j ;
j =1 ni . j =1
Remarques :
q
a) On a : f
j =1
j/i = 1 et fij = fi. × fj/i i j .
Exemple :
Utiliser la répartition de X et Y dans le tableau 4 pour chercher les distributions
Conditionnelles de Y sachant X.
nij
En effet : fj/i = .
n i.
X/Y 150-160 160-170 170-180 Total
50-60 0.5 0.5 0 1
60-70 0.29 0.47 0.23 1
70-80 0.21 0.47 0.31 1
80-90 0.1 0.4 0.5 1
Exemple :
Vérifier si les caractères X et Y dans le tableau 4 sont indépendants ?
Si on trace le tableau des distributions des fréquences de Y sachant X
(Voir l’exemple 2 - 2), on trouve que ses lignes ne sont pas identiques, on
déduit alors que X et Y sont dépendants.
Aussi si on trace le tableau des distributions des fréquences de X
sachant Y (Voir l’exemple 2-1), on trouve que ses colonnes ne sont pas
identiques. Donc X et Y ne sont pas indépendants.
Remarque :
Si X et Y sont indépendants alors le coefficient de corrélation
linéaire r(X, Y) s’annule. Mais r = 0 n’entraîne pas nécessairement
l’indépendance entre X et Y.
50
Série 4
51
4- On donne la répartition de 500 voitures en fonction de leur prix X,
exprimé en millions de LL, et leur puissance fiscale Y, exprimée en
chevaux :
52
6- On donne le tableau à double entrée suivant :
X/Y -1 0 1
0 0.04 0.1 0.06
1 0.22 0.16 0.12
2 0.09 0.1 0.11
a) Que représente ce tableau pour les caractères X et Y ?
b) Construire le tableau de la distribution conditionnelle de X sachant
Y et déduire si X et Y sont indépendants ?
c) Déterminer la moyenne et la variance conditionnelle de X sachant
Y=0.
X/Y 1 2 3 X/Y 1 2 3
1 0.4 1 0.3 0.4
2 2
T01 T02
53
Solutions des exercices:
S4 – S1100
.
1- X/Y [19;22[ [22;25[ [25;28[ Total
a) Le tableau de contingence de X et Y est le suivant: [27;30[ 3 1 0 4
2 [30;33[ 0 3 1 4
b) Le pourcentage demandé est: × 100 = 16.67%.
12
[33;36[ 0 2 1 3
c) Pour tracer ce tableau, on doit chercher les fréquences [36;39[ 0 0 1 1
conditionnelles de X= 𝑥𝑖 sachant Y= 𝑦𝑗 notées par: Total 3 6 3 n=12
𝑓𝑖𝑗 𝑛𝑖𝑗
𝑓𝑖/𝑗 = 𝑓.𝑗
= 𝑛.𝑗
. « 𝒏𝒊𝒋 »
c) Comme 𝑓11 = 0.2 ≠ 0.3 × 0.6 = 𝑓1. × 𝑓.1 ⇒ 𝑋 𝑒𝑡 𝑌 ne sont pas indépendants.
ത 1≠ഥ
(Autre méthode: Puisque 𝑋/𝑦 𝑋/𝑦2 ⇒ 𝑋 𝑒𝑡 𝑌 ne sont pas indépendants).
3-
𝑛 ×𝑛 10×8
a) On a: 𝑛11 = 6 ≠ 1. 𝑛 .1 = 24 ⇒ 𝑋 𝑒𝑡 𝑌 ne sont pas indépendants.
1
ത 1 )2 = [6×(165)2 + 4 × 175)2 − (169)2 = 24.
d) V(Y/𝑥1 ) = 𝑌 2 /𝑥1 −(𝑌/𝑥 10
4-
1 1
a) 𝑋ത = 𝑛 σ𝑖 𝑛𝑖. 𝑥𝑖 = 500 30 × 4 + 110 × 6 + 210 × 8 + 100 × 10 + 40 × 12 + 10 × 14 = 8.16.
1 1
𝑌ത = 𝑛 σ𝑗 𝑛.𝑗 𝑦𝑗 = 500 [70 × 22.5 + 85 × 32.5 + 100 × 37.5 + 95 × 42.5 + 70 × 47.5 + 80 × 52.5]=39.3.
1
ത 2 = 4.6 et V(Y) = 1 σ𝑗 𝑛.𝑗 𝑦𝑗2 − ( 𝑌)
V(X) = 𝑛 σ𝑖 𝑛𝑖. 𝑥𝑖2 − ( 𝑋) ത 2 = 87.3.
𝑛
𝜎(𝑋) 𝜎(𝑌)
b) On cherche les coefficients de variation: (C.V.)𝑋 = 𝑋ത = 0.26 et (C.V. )𝑌 = = 0.24.
𝑌ത
On en déduit que la distribution de X est un peu plus dispersée que celle de Y.
𝑛𝑖𝑗
c) On applique la formule: 𝑓𝑖/𝑗 = pour construire X/Y 15-30 30-35 35-40 40-45 45-50 50-55
𝑛.𝑗
le tableau de X/Y suivant: 3-5 0.31 0.09
5-7 0.51 0.48 0.2 0.14
d) Dans le tableau 𝑓𝑖/𝑗 , on trouve que les colonnes ne
7-9 0.17 0.42 0.68 0.53 0.31 0.27
sont pas identiques; par suite X et Y ne sont pas
indépendants. 9-11 0.12 0.27 0.46 0.37
11-13 0.06 0.2 0.25
13-15 0.03 0.1
5-
a) On a, selon les données, que: 𝑓2/2 = 0.75 et 𝑓1/1 = 0.35.
X/Y [0;10[ [10;20[
D’autre part, on sait que: 𝑓1/2 + 𝑓2/2 = 1 ⇒ 𝑓1/2 = 0.25.
De même: 𝑓1/1 + 𝑓2/1 = 1 ⇒ 𝑓2/1 = 0.65. [0;10[ 0.35 0.25
Alors le tableau de X/Y est le suivant: [10;20[ 0.65 0.75
Total 1 1
b) On a, selon les données, que: 𝑛.1 = 20 et 𝑛.2 = 84.
𝑛𝑖𝑗
D’autre part, on sait que: 𝑓𝑖/𝑗 = 𝑛 ⇒ 𝑛𝑖𝑗 = 𝑓𝑖/𝑗 × 𝑛.𝑗 .
.𝑗
Alors, 𝑛11 = 0.35 × 20 = 7 et 𝑛12 = 0.25 × 84 = 21.
Et puisque: 𝑛.1 = 𝑛11 + 𝑛21 ⇒ 𝑛21 = 13. De même: 𝑛.2 = 𝑛12 + 𝑛22 ⇒ 𝑛22 = 63.
D’où, le tableau de contingence est le suivant:
𝑓𝑖𝑗 X/Y -1 0 1
b) On applique la formule: 𝑓𝑖/𝑗 = pour tracer le tableau de
𝑓.𝑗
X/Y suivant: 0 0.11 0.28 0.21
1 0.63 0.44 0.41
Puisque les colonnes dans ce tableau ne sont pas identiques, 2 0.26 0.28 0.38
on déduit que X et Y ne sont pas indépendants.
Total 1 1 1
ത
c) (𝑋/𝑌=0) ത 2 = σ𝑖 𝑓𝑖/2 𝑥𝑖 = 1.
= 𝑋/𝑦
V(X/ Y=0) =V(X/𝑦2 ) = σ𝑖 𝑓𝑖/2 𝑥𝑖2 − ( 𝑋/𝑦
ത 2 )2 = 0.56.
d) Comme X et Y sont indépendants, alors r = 0 et par suite la liaison linéaire entre X et Y est inexistante. Cela
signifie que la droite de régression n’ajuste pas le nuage de points. Donc, on ne peut pas estimer la valeur de
x pour n’importe quelle valeur donnée de y.
Analyse Combinatoire
CHAPITRE V
ANALYSE COMBINATOIRE
§0- Introduction
Remarque
L’analyse combinatoire fait souvent intervenir le produit des n premiers nombres
entiers que l’on note n ! : n ! = 1.2.3…. (n-1). n.
Le nombre n ! croit très rapidement.
On a par exemple : 0 ! = 1 ; 1 ! =1 ; 2 ! = 2 ; 3 ! = 6 ; 4 ! = 24.
Exemples :
1) Considérons l’ensemble E = {a, b, c}.
Les arrangements de deux éléments différents de E sont : ab ; ac ; bc ; ba ;
ca ; cb.
3!
Le nombre d’arrangements est : A 32 = = 6.
(3 − 2)!
2) On tire successivement au hasard deux boules d’une urne U1 contient trois
boules colorées : Rouge (R), Noire (N) et Bleue (B).
Le tirage se fait sans répétition c.à.d. sans remettre la boule tirée chaque
fois dans l’urne. Les choix possibles sont : RN ; NR ; RB ; BR ; NB ; BN.
53
Statistique et Probabibilités
Analyse Combinatoire
Exemples :
1) Considérons l’ensemble E = {a, b, c}.
Les arrangements de trois éléments différents de E sont : abc ; acb ; bac ;
bca ; cab ; cba. Le nombre d’arrangements est : P3 = 3 ! = 6.
=
p n! n
Ce nombre est noté : C n =
p!(n− p)! p
Remarquons que pour tout n tel que n p, on a :
Ap
i) C pn = n ;
p!
ii) C n = n; C n0 = 1 = C nn ;
1
iii) C pn = C nn-p ;
iv) A pn = C 1n . C 1n−1 … C 1n−p +1 .
54
Statistique et Probabibilités
Analyse Combinatoire
Exemples :
1) Considérons l’ensemble E = {a, b, c}.
Les combinaisons de deux éléments différents de E sont : ab ; ac ; bc.
3!
Le nombre de combinaisons est : C 3 = = 3.
2
2! (3 − 2)!
2) Tirons au hasard deux boules de l’urne U1 déjà citée sans répétition. Les
choix possibles sont : RN ; BR ; NB.
Le nombre total de choix possibles est égal au nombre de combinaisons de
deux boules parmi trois : C 32 = 3.
Ces combinaisons peuvent être représentées par le schéma des flèches
suivant :
Exemples :
1) Considérons l’ensemble E = {a, b, c}.
Les arrangements de deux éléments quelconques de E sont :
aa; ab; ba; ac; ca; bb; bc; cb; cc.
Le nombre d’arrangements est : A '23 = 32 = 9.
55
Statistique et Probabibilités
Analyse Combinatoire
Exemples :
1) Répartir 10 étudiants dans trois classes différentes tel que : 5 étudiants dans
la 1-ère classe, 2 étudiants dans la 2-ème classe, 3 étudiants dans la 3-ème classe.
On a : n = 5+3+2= 10.
10!
Le nombre de choix possibles est : P10 '
= = C10
5
.C52 . C 33 = 2520.
5! 3! 2!
2) De combien de manières différentes peut-on placer 8 boules dans 4 cases
différentes à raison de 2 boules par case ?
C’est une permutation avec répétition de 8 éléments où n = 8 = 2+2+2+2.
8!
Le nombre de choix possibles est : P8' = = C 82 . C 26 . C 24 . C 22 = 2520.
2! 2! 2! 2!
56
Statistique et Probabibilités
Analyse Combinatoire
Remarques :
a) Le nombre de choix possibles de (A et B) est égal au produit du nombre de
choix possibles de A multiplié par le nombre de choix possibles de B.
b) Le nombre de choix possibles de (A ou B) est égal à la somme du nombre de
choix possibles de A plus le nombre de choix possibles de B.
57
Statistique et Probabibilités
Analyse Combinatoire
Série 5
58
Statistique et Probabibilités
Analyse Combinatoire
59
Statistique et Probabibilités
Analyse Combinatoire
60
Statistique et Probabibilités
Solutions des exercices:
S5 – S1100
.
1-
3 20!
a) 𝐶20 = 3!17! = 1140.
20!
b) 𝐴320 = 17! = 6840 = 𝐶20
1 1 1 3
𝐶19 𝐶18 = 𝐶20 × 3!.
2-
a) 𝑃5 = 5! = 120 = 𝐴55 .
c) 𝐶84 𝐶75 − 𝐶11 𝐶11 𝐶75 𝐶62 = 2𝐶11 𝐶63 𝐶75 + 𝐶64 𝐶75 .
6-
6!
a) 𝐶64 = 4!2! . 6 4
5!
𝑏) 𝐶11 𝐶53 = 3!2! . 1 1: 4B 5: 3B 3
3F 2F
c) 𝐶32 𝐶32 = 9. 3H 2H
7-
a) 𝐴′ 23 = 9 = 𝐶31 𝐶31 .
1 ′2
b) 𝐴233 + 𝐴333 = 𝐶33
1 1
𝐶32 1
+ 𝐶33 1
𝐶32 1
𝐶31 = 𝐶33 𝐴 32 = 33 × 32 + 33 × 32 × 31.
9-
14! 6!
a) 𝐴10 5
14 𝐴6 = 4! . 1!. 14 F 10 F
6H 5H
9 5 1 13! 6!
b) 𝐶11 𝐴13 𝐴6 𝐶10 = . . 10.
4! 1!
10-
13 52!
a) 𝐶52 = 13! 39! .
48! 13 13
b) i) 𝐶41 𝐶48
12
= 4. 12! 36!. ii) 𝐶52 − 𝐶48 = 𝐶41 𝐶48
12
+ 𝐶42 𝐶48
11
+ 𝐶43 𝐶48
10 9
+ 𝐶44 𝐶48 .
13 13
iii) 𝐶42 𝐶48
11
. 4 Rois iv) 𝐶52 − 𝐶48 − 𝐶41 𝐶48
12
= 𝐶42 𝐶48
11
+ 𝐶43 𝐶48
10 9
+ 𝐶44 𝐶48 .
4 As
v) 𝐶41 𝐶11 𝐶11 𝐶44
11
. 44 Autres vi) 𝐶41 𝐶41 𝐶44
11
.
13 13 13 13 13 13 9
vii) 𝐶52 − (𝐶48 −𝐶44 ) − (𝐶48 −𝐶44 ) − 𝐶44 . viii) (𝐶41 )13 . 1
ix) 𝐶13 𝐶44 𝐶48 .
11-
a) 𝐴′ 35 + 𝐴′ 33 + 𝐴′ 34 .
5 Bla 3
2 2 2
b) 𝐶51 𝐶31 𝐴′ 7 = 𝐶51 𝐶31 𝐴′ 4 + 𝐶51 𝐶31 𝐴′ 3 + 𝐶51 𝐶31 𝐶31 𝐶21 𝐶41 𝐶11 . 4 Ble
3R
3 3 2 2 3
c) 𝐴′12 − 𝐴′ 7 = 𝐶51 𝐶31 𝐴′ 7 + 𝐴′ 5 𝐶71 𝐶31 + 𝐴′ 5 .
12
3 3 3 3
d) 𝐴′12 − 𝐴′ 5 + 𝐴′ 3 + 𝐴′ 4 − 𝐶51 𝐶31 𝐶41 𝐶21 𝐶31 𝐶11 .
12-
7
a) 𝐶55 . 47 F 7
7
b) 𝐶47 . 55 H
4 3 102
c) 𝐶55 𝐶47 .
7 7
d) 𝐶55 + 𝐶47 .
7 7 7 1 6 2 5 3 4 4 3 5 2 6 1
e) 𝐶102 − (𝐶55 +𝐶47 ) = 𝐶55 𝐶47 + 𝐶55 𝐶47 + 𝐶55 𝐶47 + 𝐶55 𝐶47 + 𝐶55 𝐶47 + 𝐶55 𝐶47 .
7 7
f) 𝐶102 − 𝐶55 .
13-
a) 𝑃10 = 10! (𝑂𝑢 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝐴33 𝐶10
3 7
𝐴7 ). 3M
b) 𝐶31 𝐶21 𝑃8 = 8! 6. M M 7T
c) 𝑃9 . 𝑃2 = 9! 2!.