Fascicule Géographie Terminale L & S 2023
Fascicule Géographie Terminale L & S 2023
REPUBLIQUE DU SENEGAL
Un Peuple – Un But – Une Foi
EDITION 2022-2023
COMITE DE REDACTION
GUENE FAYE, Professeur certifié et formateur au CRFPE/Ziguinchor
ALASSANE CISSE Professeur certifié et formateur au CRFPE/Ziguinchor
NGAL DIAW CAMARA Professeur certifié lycée Djignabo Bassène
EL HADJI MALICK DIENG Professeur certifié lycée Djignabo Bassène
MOUSSA DIA Professeur certifié lycée Djignabo Bassène
MARC NOEL DIATTA Professeur certifié lycée Djignabo Bassène
INSA DIATTA Professeur certifié lycée Peyrissac,
KHALIFA BADJI, Professeur certifié lycée Djignabo
MADY CISSOKHO Professeur certifié lycée Djignabo Bassène
COMITE DE LECTURE
ANSOU BADIANE Professeur certifié lycée Ahoune Sané
ASTOU SANE Professeur certifié lycée de DIOULOULOU
ISSA NDOUR Professeur certifié lycée Aline Sitoé Diatta
MALAN MANE Professeur certifié lycée Alin Sitoé Diiatta
OUMAR SYLLA BAH Professeur certifié lycée Kartiack
COMITE DE VALIDATION
YOUSSA DIATTA IEMS vie scolaire représentant de l’IA
CHEIKH DIATTA IEMS IS/ SVT coordonnateur du pool des IEMS et chargé du moyen
secondaire,
MOCTAR SY, IEMS IS/HG
GUENE FAYE formateur HG au CRFPE/Ziguinchor
ALASSANE CISSE formateur HG au CRFPE/Ziguinchor,
ISSA NDOUR Coordonnateur Cellule Mixte HG département Oussouye
ANSOU BADIANE coordonnateur Cellule Mixte HG département Bignona
NGAL DIAW CAMARA coordonnateur Cellule Mixte HG département Ziguinchor
Les coordonnateurs HG de cellules d’Etablissement de l’Académie de Ziguinchor
INTRODUCTION
LEÇON 1 : LE SYSTEME-MONDE : DES ESPACES INTERDEPENDANTS.
OG : Analyser le système monde
0S1 : Montrer l’organisation du système-monde.
0S2 : Identifier les facteurs et acteurs du système- monde.
0S3 : Expliquer les manifestations du système monde
OS4 : Expliquer les impacts de l'organisation de l'espace mondial.
SUPPORTS
Document 1a : Des territoires inégalement intègres à la mondialisation
TRIADE BRICS
Consigne :
1-Identifie dans le document 1, le Centre, les Périphéries intégrées et les Périphéries
marginalisées.
2-Représente sur le fond de carte la Triade et les BRICS.
Document 2 : Définition de la mondialisation en géographie
En géographie, la mondialisation se définit comme l’ensemble des processus (économiques,
sociaux, culturels, technologiques, institutionnels) qui contribuent à la mise en relation des
sociétés et des individus du monde entier. C’est un processus progressif d’intensification des
échanges et des flux entre les différentes parties du monde.
Source : youmatter. World/fr/definition/[Link] 2019
Consigne : A partir du texte propose une définition de la mondialisation.
Document 3 : Les acteurs de la mondialisation.
La mondialisation des activités économiques s'inscrit dans le développement à long terme du
capitalisme. Pour autant, cette mondialisation n'a rien de naturel. Si l'évolution technologique,
celle des moyens de transport comme celle des processus de fabrication, y joue un rôle essentiel,
elle résulte aussi des rapports de forces et des compromis politiques passés par les différents
acteurs à même d'en influencer le cours. Les principaux d'entre eux sont les firmes
multinationales, les États, les organisations non gouvernementales (ONG), les réseaux
marchands informels et les mafieux.
Source : Dominique Plihon, « Quel pouvoir à l’ère de la mondialisation ? », in, Qui gouverne le monde ? (dir.
Bertrand Badie, Dominique Vidal), Paris, Collection : État du monde, Éditeur : La Découverte, 2018, pp. 105 -117
Consigne : Relève dans le texte les acteurs de la mondialisation.
Document 4 : Les conséquences de la mondialisation.
Les conséquences les plus visibles de la mondialisation sont sans doute celles qui touchent au
monde économique. La mondialisation a entraîné une nette augmentation des échanges
commerciaux et économiques, mais également une multiplication des échanges financiers.
Cette accélération des échanges économiques a été à l’origine d’une forte croissance économique
mondiale. Elle a permis un développement industriel global rapide. Selon certains analystes, la
mondialisation a aussi contribué à améliorer les conditions économiques globales, en créant de
nombreuses richesses économiques.
Toutefois, cette croissance économique tirée par la mondialisation ne s’est pas faite sans éveiller
les critiques. Les conséquences de la mondialisation sont loin d’être homogènes : inégalités de
revenus, de développement, dégradation des termes de l’échange.
Fascicule géographie -Terminales L & S deuxième édition 2022-2023
Fascicule géographie -Terminales L & S deuxième édition 2022-2023
1- Le centre dominant
Le centre est la triade qui impulse et commande l’économie mondiale. Les périphéries sont
constituées de la périphérie intégrée qui regroupe principalement les pays émergents, en voie
d’être intégrés au centre et la périphérie marginalisée qui regroupe les pays en développement.
La Triade, (Amérique du Nord, Europe Occidentale et Asie Orientale) : elle regroupe les trois
plus importants pôles économiques actuels du monde, avec comme locomotives les Etats-Unis,
l’Union Européenne et le Japon. La puissance de la Triade découle de plusieurs facteurs :
maitrise de la technologie, grâce à une main d’œuvre bien formée et très qualifiée ;
importance de la production industrielle et des échanges commerciaux ;
monopole des trois principales monnaies mondiales (le dollar $, l’euro € et le yen ¥)
populations à haut pouvoir d’achat, capables de consommer massivement.
La Triade ajoute à sa puissance économique et financière, une puissance politique (principal
décideur dans les organisations internationales comme l’ONU) et culturelle avec l’anglais
comme principale langue d’échange et de connaissance et la domination du mode de vie anglo-
saxon.
Toutefois, les pays de la Triade connaissent quelques faiblesses : pénuries de matières premières,
pertes de parts de marchés et un vieillissement de la population.
2- Les périphéries
La Périphérie Intégrée : les pays de cet espace sont essentiellement localisés sur la
façade orientale de l’Asie, sur la façade atlantique de l’Amérique du Sud, en Océanie,
dans le Golfe Persique, en Europe de l’Est, en Afrique du Nord et en Afrique australe. Ils
bénéficient de plusieurs atouts qui facilitent leur intégration à l’économie mondialisée :
des ressources naturelles abondantes, une main d’œuvre nombreuse et à bas salaire et un
niveau relativement élevé d’industrialisation. Ils exportent des produits bruts (mines et
énergies) ou des produits industriels compétitifs. Les BRICS sont les aires de puissance
de cet espace.
Les pays de la périphérie intégrée sont confrontés à deux grands problèmes : un développement
humain moyen et une économie extravertie car très dépendante des marchés extérieurs,
notamment de la Triade.
La Périphérie Marginalisée : Les pays de cet ensemble sont localisés en Afrique
Subsaharienne, en Amérique Latine et en Asie Centrale. Ils sont très faiblement intégrés à
la mondialisation à cause de leurs exportations dominées pour l’essentiel par les produits
agricoles ou un seul produit minier. Ces pays trainent de lourds handicaps : la famine, les
guerres, les épidémies et la mal gouvernance économique (corruption, gaspillage,
dans les pays en développement pour accélérer la modernisation de leur économie. Les
organisations comme le G7ou le G20 regroupent les principaux acteurs de la mondialisation.
- Les organisations informelles il s’agit des organisations qui sont dans des activités illicites
comme les organisations mafieuses (Traffic de drogue, d’armes et de blanchiment d’argent)
III. LES MANIFESTATIONS LA MONDIALISATION
1. L’interdépendance des espaces
La mondialisation a renforcé l’interdépendance entre les différents pays du monde. Elle
s’observe à quatre niveaux : les échanges des biens et services et la division Internationale de
travail, les mouvements financiers, la monnaie et les taux de change et l’interdépendance par les
politiques économiques.
L’interdépendance procure trois grands avantages : l’effet de concurrence, l’effet de
diversification et l’effet de dimension
2- Des flux denses et variés
Les flux de biens concernent les produits bruts (matières premières minérales,
énergétiques et produits agricoles), les produits manufacturés (biens industriels) et les
produits illicites et illégaux (contrefaçons et drogues). En 2015, les exportations de
marchandises ont rapporté 15 985 milliards de $ et les importations 16 340 milliards de $.
Pour les services, les exportations ont atteint 4 675milliards de $ et les importations, 4570
milliards de $.
Les flux concernent aussi les services (technologies, logiciels, information, droits
d’auteur…).
Les flux de capitaux, notamment les IDE servent à la création ou au rachat d’entreprises à
l’étranger, à l’achat d’immeubles, de terres et d’action en bourses.
Enfin, la mondialisation a favorisé les flux migratoires qui concernent les migrants
économiques et les migrants de loisirs (le tourisme). Ces derniers génèrent des revenus se
chiffrant à des milliards de dollars.
III. LES CONSEQUENCES DE LA MONDIALISATION
-Au plan économique
Inégale répartition des profits entre les pays du Nord et ceux du Sud ; augmentation du chômage
dans les pays du Nord causée par les délocalisations d’entreprises vers des pays où la main
d’œuvre est abondante et bas salaire ; exploitation de la main d’œuvre au Sud à cause des faibles
rémunérations des ouvriers ; risque financier important pour les pays récepteurs d’IDE en cas de
crise économique ou financière ; l’accentuation de la littoralisation de l’économie ; dégradation
des termes de l’échange
La mise en place d’organisations à l’échelle régionale (UE, ALENA, CEDEAO, UEMOA,) aide
les pays membres à resserrer leurs liens commerciaux pour faire face à la concurrence et
surmonter les obstacles que représente la relative exiguïté de leurs marchés nationaux en
réalisant une plus grande économie d’échelle.
-Au plan environnemental
La mondialisation actuelle est aussi à l’origine de graves atteintes à l’environnement :
accroissement des émissions de gaz à effet de serre, réchauffement climatique, érosion des sols,
pollution de l’air, épuisement de l’eau et des ressources énergétiques fossiles et perte de la
biodiversité. Ce qui justifie la réaction des altermondialistes et la tenue de sommets (COP)
depuis Rio en 1987 pour la préservation de l’environnement
-Au plan culturel
La mondialisation est en partie responsable de la recrudescence des actes terroristes dans le
monde. Les Djihadistes, (Etat Islamique, Boko Haram, Shebab, Al Qaida…) justifient leurs
actions contre les occidentaux et leurs alliés comme une réponse aux agressions politique,
économique et surtout culturelle dont sont victimes les sociétés musulmanes, de la part de
l’occident qui diffuse des pratiques et des comportements contraires aux enseignements du
Coran.
CONCLUSION
La mondialisation est un processus irréversible. L’ouverture des marchés a intensifié les flux de
biens, de capitaux et les flux humains entrainant un enrichissement croissant du monde.
Toutefois, la mondialisation n’a pas abouti à un monde unifié sur le plan économique. Au
contraire, elle a renforcé les inégalités de développement entre les pôles dominants et les pôles
dominés, ce qui explique les nombreuses contestations dont elle fait l’objet.
EVALUATION
Document 2 : Hydrographie
Document 2 : Hydrographie
Document 3 : Climat
Document1 : Ressources
RESUME DU COURS
INTRODUCTION
L’espace nord- américain comprend 3 pays : Etats-Unis, Canada et Mexique. Il couvre une
superficie de 21 557 200 km2 (Canada 9 970 000 km2, Etats-Unis 9 629 000 km2, Mexique
1 958 200km2). C’est un espace ouvert sur le monde extérieur grâce à deux océans : l’atlantique
à l’est et le pacifique à l’ouest. Il présente un cadre naturel riche en ressources végétales,
minérales et énergétiques dont l’exploitation constitue un gage de développement économique
pour les trois pays.
Cependant, la générosité de la nature s’accompagne dans certaines zones, d’une hostilité qui
freine leurs mises en valeur.
I. LES ATOUTS DE L’ESPACE NORD-AMERICAIN
1. Variété et richesses du milieu physique
L’immensité de l’espace a favorisé la variété des formes de relief, (montagnes, plateaux et
plaines)
Les massifs anciens :
Appalaches et bouclier canadien : c’est des montagnes qui datent l’ère primaire
Les Appalaches sont localisées à l’Est des Etats-Unis. C’est une vieille chaîne de montagnes du
primaire, longue de 2000 km et une largeur pouvant atteindre 300 km. Les sommets sont
arrondis par l’érosion et le point culminant, le mont Mitchell se situe à 2037m
Les Appalaches ont assuré, à partir du19ème siècle, le décollage industriel de l’Est des Etats-
Unis grâce à ses immenses réserves en charbon.
Le principal plateau de l’espace est le bouclier canadien. Situé au nord-est du pays, il couvre une
superficie de 5 millions de km2.C’est un plateau formé de roches cristallines très dures.
Il renferme d’importantes richesses en minerais : fer, nickel, cuivre, zinc, or, uranium…
Les montagnes jeunes : les rocheuses
Les Rocheuses sont localisées sur toute la bande ouest de l’espace, du Canada au Mexique.
C’est une chaîne de montagnes jeunes, aux altitudes très élevées, (Mont Mac Kinley 6195m
et Mont Orizaba 6700m).
Elles renferment d’importantes ressources naturelles minérales (or, argent ; cuivre, uranium…) et
énergétiques (pétrole).
A l’est du méridien 100° ouest, règne un climat continental aux hivers rigoureux et aux étés
chauds. Pendant l’hiver, les vents froids du pôle nord pénètrent dans la grande plaine, détruisent
les cultures délicates et tuent le bétail. Les fortes chutes de neige paralysent les grandes villes du
nord-est (New York, Baltimore, Montréal…).
Pendant l’été, les vents chauds venus de l’équateur brûlent les cultures dans la grande plaine et
tuent le bétail. Cette saison est aussi marquée au Mexique et aux sud-est des Etats-Unis par le
passage de nombreux typhons comme Katerina en 2005 qui fit 1800 morts et des dégâts estimés
à 100 milliards$ en Louisiane. En novembre 2012, le passage de l’ouragan Sandy aux Etats-Unis
a fait 88 morts dont 40 à New York.
CONCLUSION
Le milieu naturel nord-américain est riche en ressources minières, énergétiques et forestières et
en potentialités agricoles. Cependant, dans certaines zones, les excès de la nature freinent
l’exploitation de ces richesses, provoquent des dégâts matériels considérables et des pertes en
vies humaines.
EVALUATION
Sujet : Commentaire de documents
Thème : Atouts et handicaps du milieu naturel de l’ENA.
Document 1 : Quelques catastrophes naturelles dans l’ENA en 2017
Nombre de
Pays Catastrophe Pertes économique (milliards de dollars)
victimes
Etats- Unis Ouragan Harvey 88 85
Etats- Unis Ouragan Irma 72 50
Mexique Séisme 369 6
Etats- Unis Incendies en Californie 25 10
Canada Tempêtes de verglas Stella 10 8
Source: National oceanic and atmospheric administration, 2018 catastrophes indices and quantification, 2018
Document 2 : L’abondance énergétique
Selon la plupart des études prospectives, l'Amérique du Nord est en train de devenir la première
zone de production d'énergie du monde, devant le Moyen- Orient. Cinq sources
d’approvisionnement sont à l’origine de ce bouleversement : les schistes bitumineux de l'Ouest
canadien, les gisements pétroliers sous-marins au large des côtes, la production de gaz naturel
liquide, les agro-carburants et enfin les réserves de gaz naturel (dont le gaz de schiste).
La production journalière d'énergie était en 2011 de15 millions de barils par jour et elle pourrait
dépasser les 25 millions en 2020 ses capacités productrices du continent poursuivent la courbe
ascendante actuelle. Les conséquences seraient importantes tant sur le plan économique, avec
l'indépendance énergétique retrouvée, une ré-industrialisation facilitée parle moindre coût de
l'énergie et la création de nouveaux emplois, qu’au niveau géopolitique, avec une réduction de
l'intérêt stratégique du Moyen-Orient
Source : Christian Pihet, Images économiques du Monde, 2017.
Consigne :
1 - Représente dans un graphique la part en valeur absolue du PIB détruite par les catastrophes
naturelles. Interprète le graphique.
2 -A partir des documents1, 2 et de vos connaissances, analyse les contraintes naturelles qui se
posent globalement aux différents pays de l’ENA.
3 -En vous fondant sur les différents documents, dégage les opportunités naturelles de l’Espace
Nord-Américain
SUPPORTS
Document 1 : La progression des minorités en %
Groupe ethniques 2019 2030 2060
Blancs 60,4 55,8 44,3
Hispaniques 18,3 18,4 23,7
Asiatiques 5,9 6 ,9 9,1
Noirs 13,4 13,8 15,0
Autres 1,5 1,6 1,7
Source : Ce que disent les statistiques ethniques des inégalités aux États-Unis ([Link]) Publié le 04/06/2020 à
Consigne : Identifie les différents groupes ethniques puis classez-les en groupes majoritaire et
minoritaire de l’ENA en 2020.
alimentaire de l’État. Le taux de pauvreté atteint 22 % dans la tranche d’âge des 15 à 18 ans,
contre 13, 7 % pour celle des 18 à 64 ans et 9 % pour les 65 ans et plus."
Source : Guillaume Poiret, “Une North American way of life, États-Unis”, Canada, regards croisés, Documentation
photographique n° 8092, mars-avril 2013.
RESUME DU COURS
INTRODUCTION
La population de l’espace nord-américain est estimée, en 2021 à 41886800 habitants, soit 6,59 %
de la population mondiale. L’espace Nord- américain est une terre d’immigration. Le
peuplement s’est effectué à partir de plusieurs vagues d’immigrants venues de toutes les régions
du globe, mais particulièrement de l’Europe.
C’est une population qui présente des caractéristiques originales du fait de son histoire et qui
connaît de profondes mutations. Elle est à majorité urbaine.
I. UNE COMPOSITION ETHNIQUE DIFFERENTE SELON LES ETATS
En Amérique anglo-saxonne (Canada et Etats-Unis), la population est majoritairement blanche,
d’origine européenne (WASP).
Au Canada, les Blancs forment 76,6 % de la population totale. Les minorités visibles
représentent 19,1 % de la population. Dans ce groupe, les Sud-Asiatiques (Indiens, Pakistanais,
Sri-lankais…) constituent 25 % du total, suivis des Chinois 21 % et les Noirs 15 %. Les
Autochtones (Indiens et Inuits) forment 4,3 % du total.
Aux Etats-Unis, les Blancs représentent encore 63,4% de la population. Mais ils vieillissent et
leur croissance démographique est inférieure à celle des minorités. Ces dernières sont les
Hispaniques qui représentent désormais 16,7% de la population, les Noirs12, 3% 5 (descendants
d’anciens esclaves venus d’Afrique), les Asiatiques en forte croissance, 4,43% et les
Amérindiens 0,97.
Au Mexique, grâce une riche civilisation précolombienne (cf. les Aztèques et les Mayas), les
Indiens représentent 28 % de la population totale. Mais ils sont devancés par les Métis 62%. Les
Autres (Blancs, Noirs, Asiatiques…) représentent 9% de la population.
II. DES COMPORTEMENTS DEMOGRAPHIQUES CONTRASTES
L’augmentation de la population est due à deux facteurs : l’accroissement naturel et le solde
migratoire positif. La population de l’espace nord-américain augmente régulièrement, mais le
rythme d’augmentation est entrain de baisser. Depuis la fin du Baby- Boom, le Taux
d’Accroissement Naturel (TAN) s’est progressivement fléchi dans les trois pays.
Dans l’Amérique Anglo-saxonne, les comportements volontaires antinatalistes sont responsables
de l’abaissement du Taux de Natalité (TN) et de l’Indice de Fécondité (IF) combinés à
l’espérance de vie en moyenne 80 ans favorisant ainsi le vieillissement de la population.
L’augmentation de la population est surtout le fait de l’immigration.
Au Mexique, le TAN est encore élevé, à cause d’un TN et d’un IF toujours forts. Le niveau de
développement économique plus bas que celui des deux autres pays et l’impact du catholicisme
sont responsables de cette situation. La population encore jeune se dirige vers le vieillissement
démographique
La faiblesse du TM s’explique par la généralisation des progrès médicaux. En Amérique Anglo-
saxonne, les maladies de « civilisation » sont la première cause de mortalité.
III. UNE POPULATION LITTORALE ET URBAINE
1. L’inégale répartition de la population
La densité moyenne de l’espace nord-américain est de 35,17 habitants/km2 (2019). Mais la
population est très inégalement répartie.
Les fortes densités sont localisées au sud du Canada, les zones littorales des Etats-Unis et le
centre du Mexique. Les moyennes densités sont retrouvées dans les plaines centrales réservées
aux exploitations agricoles. Les faibles densités sont localisées dans les zones hostiles (Grand
Nord canadien très froid, les Rocheuses montagneuses et la façade pacifique du Mexique balayée
par un courant marin froid).
2. La métropolisation de la population
Le taux d’urbanisation est de 81.8 % au Canada, 81.6 % aux Etats-Unis et 79.2 % au Mexique.
Dans l’Amérique Anglo-saxonne, les villes se sont développées depuis la Révolution
Industrielle. De par les nombreuses fonctions qu’elles remplissent (politiques, administratives,
économiques culturelles…), certaines villes (New York, Washington DC, Los-Angeles,
Montréal, Toronto…) connaissent un rayonnement international.
L’organisation urbaine est marquée par l’existence d’un CBD (Central Business District), le
centre des affaires, entouré souvent de ghettos. Les populations aisées habitent les banlieues
pavillonnaires
Au Mexique, l’exode rural, responsable de l’explosion urbaine, crée une ceinture de bidonvilles
autour des grandes villes. Mexico est une ville tentaculaire de plus de 20 millions d’habitants.
Dans tout l’espace, les autorités municipales sont confrontées aux crises du logement, du
transport, à l’insuffisance des équipements sociaux, à la pollution et à la criminalité…
IV. LES CARACTERISTIQUES DES SOCIETES DE L’ESPACE NORD-AMERICAIN
1. Le dynamisme de l’immigration.
L'immigration permet aux populations américaine et canadienne de se renouveler et de croître
Les Etats-Unis accueillent 60% des immigrés déclarés dans le monde et des millions de
clandestins. En général, ils accordent environ 675 000 visas aux immigrants chaque année, mais
ceux-ci sont limités à 20 000 par pays.
La règle est celle de l'ordre chronologique des demandes ; il existe deux grands motifs d'entrée
sur le territoire américain : le regroupement familial et la recherche d'un travail.
Au Canada, sur quelques 300 000 nouveaux canadiens par an, 200 000 sont des immigrés. Les
cultures, les ethnies, cohabitent en formant la fameuse « mosaïque culturelle » par opposition au
melting pot idéal de l’assimilation. Sous réserve de respect mutuel et de l’acceptation d’un
minimum de valeurs communes notamment démocratiques, les nouvelles communautés ne sont
pas encouragées à converger vers une identité commune.
Au Mexique l’industrialisation le long de la frontière avec les Etats Unis (la Mexamérique), a
favorisé une forte immigration de population venue du sud et de l’intérieur du pays.
L’immigration a donc façonné des sociétés multiculturelles, melting pot aux Etats-Unis,
mosaïque culturelle au Canada et métissage au Mexique. Au plan social et économique, au
Canada et aux Etats-Unis, elle compense le non renouvellement des générations, fournit une
main d’œuvre jeune et créative à tous les secteurs de l’économie et favorise l’ouverture vers les
autres pays du monde.
2. Des sociétés inégalitaires
Dans tout l’espace nord-américain, les inégalités sociales sont criardes.
Au Canada, les autochtones (Indiens et Inuits) et les minorités visibles (Asiatiques, Noirs,
Arabes, Latino…) sont victimes de discrimination. Selon Statistique Canada, les Canadiens noirs
issus de la deuxième génération d'immigrants touchent un salaire 10 à 15 % inférieur à celui des
minorités non visibles (les Blancs). Le cinquième de la population la plus riche du pays accapare
40 % des revenus totaux contre 7 % pour le cinquième le plus pauvre. Près de 15% des
Canadiens vivent sous le seuil de pauvreté relative, dont un peu plus d'un million d'enfants.
Aux Etats-Unis, 45,3 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit 14,5 %
de la population totale.
Sont touchés principalement les jeunes, les femmes, les mères seules, les hispaniques et les noirs.
Les pauvres sont plus nombreux chez les minorités.
La ségrégation urbaine provoque le remplacement du melting pot par le salad bowl. Les crimes
de haine connaissent une forte augmentation (le cas Georges FLOYD en 2020.)
Au Mexique, selon un document fourni par le Conseil national d'évaluation de la politique de
développement social (Coneval), la population vivant sous le seuil de pauvreté est de 55,3
millions de personnes. Les plus pauvres sont principalement les Indiens du Chiapas, de l’Oaxaca
et du Guerrero.
CONCLUSION
L’espace nord-américain se caractérise par une diversité ethnique et des comportements
démographiques contrastés entre l’Amérique anglo-saxonne et le Mexique. Les fortes inégalités
ont fragilisé la cohésion sociale et entraînent de grandes tensions inter ethniques.
EVALUATION
Sujet II : Commentaire
Thème : Les défis sociodémographiques de l’ENA.
Document 1 : La progression des minorités en %
Groupe ethniques 2019 2030 2060
Blancs 60,4 55,8 44,3
Hispaniques 18,3 18,4 23,7
Asiatiques 5,9 6 ,9 9,1
Noirs 13,4 13,8 15,0
Autres 1,5 1,6 1,7
Source : Ce que disent les statistiques ethniques des inégalités aux États-Unis ([Link]) Publié le 04/06/2020 à
Doc
ume
nt
1:
fond
de
carte
Con
signe : Représente sur le fond de carte les pays de l’ALENA
Document 2 : l’ALENA, un accord ambitieux
L’ALENA entendait supprimer les droits de douane sur les marchandises et enclencher un
processus visant à éliminer les régulations et autres barrières non-tarifaires, à savoir les
interdictions ou restrictions à l’importation ou à l’exportation. Il prévoyait également la
suppression des droits, taxes ou frais à l’exportation vers le territoire d’une autre partie. Le 1er
janvier 2008, les derniers droits de douane et quotas ont ainsi été supprimés en Amérique du
Nord…
Chacune des parties s’est par ailleurs engagée à accorder aux investisseurs et aux investissements
des autres membres de l’ALENA un traitement non moins favorable à celui accordé à leurs
propres investisseurs et à ceux des pays tiers…
Les membres de l’ALENA doivent ainsi offrir aux fournisseurs de services des autres parties, à
l’exception des services financiers et aériens, le même traitement qu’à ses propres fournisseurs et
qu’aux pays tiers.
Source : Catherine Stephan, Conjoncture Economique, n° 69, novembre 2017.
Les pays de l’Aléna entretiennent entre eux des liens étroits. Le Canada et le Mexique occupent
ainsi une place privilégiée auprès des Etats- Unis au regard de leur poids respectif dans
l’économie mondiale. Le Canada et le Mexique, dont les PIB équivalaient à 1,3% et 1,9% du
PIB mondial en 2016, représentent respectivement les premiers et deuxièmes marchés à
l’exportation des Etats-Unis.
Les Etats-Unis, dont le poids dans le PIB mondial atteignait 15,5% en 2016, sont par ailleurs le
principal partenaire commercial du Mexique et du Canada. Ceux-ci ont exporté, en 2016,
respectivement 81,3% et 76,4% de leurs marchandises aux Etats-Unis en 2016, et près de 46% et
52,2% de leurs importations provenaient respectivement des Etats- Unis.
Source : Catherine Stephan, Conjoncture Economique, n° 69, novembre 2017.
Consigne :
Document 2 : relève les objectifs de l’ALENA.
Document 3 : montre l’impact de l’ALENA dans le commerce des trois partenaires
Document 4 : De l’ALENA à l’AEUMC.
L'Alena, appelé à changer de nom, unit 500 millions de consommateurs au sein d'une zone
couvrant 1200 milliards de dollars d'échanges commerciaux, entre le Canada, les États-Unis et le
Mexique.
L'objectif de la modernisation de l'ALENA était en fait plus ambitieux. Il s'agissait aussi de
rendre la zone nord-américaine plus homogène de manière à décourager la Chine d'utiliser le
Mexique comme plateforme d'assemblage de biens conçus à partir de pièces chinoises
Un des points les plus importants de la négociation a été de redéfinir les normes de contenus
minimums « nord-américains » applicables aux véhicules qui peuvent passer les frontières des
trois pays sans être frappés de droits de douane. Le nouveau contenu minimum passe de 62,5% à
75%. En outre afin de favoriser l'emploi aux États-Unis et au Canada, 40 à 45% de véhicules
devront provenir de main-d'œuvre rémunérée au moins à 16 dollars de l'heure.
Source : Pierre-Yves Dogua, doc web, mis à jour le 01/10/2018 à 18 :30 Publié le 01/10/2018 à 06:57
Consigne : Donne la signification du sigle AEUMC puis relève dans le texte deux objectifs du
nouvel accord.
RESUME DU COURS
INTRODUCTION
Signé en décembre 1992 par le Canada, les États-Unis et le Mexique, l’Accord de Libre Echange
Nord-Américain est entré en vigueur le 1er janvier 1994. Il marque le début de la création d’un
vaste marché unique qui à terme devrait conduire à l’intégration totale des économies des trois
pays. Aujourd’hui, l’ALENA encadre l’un des plus grands blocs économiques du monde.
Cependant, malgré ses succès commerciaux, l’ALENA est à l’origine de plusieurs problèmes
économiques et sociaux, particulièrement au Mexique et aux Etats-Unis, qui expliquent
l’avènement de l’AEUMC.
I. LA MISE EN PLACE D’UNE INTEGRATION COMMERCIALE
1. Les objectifs de l’ALENA
L’accord du 12 décembre 1992 entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique a des objectifs
purement commerciaux :
renforcer les liens privilégiés d’amitié et de coopération entre leurs nations ;
créer un marché plus vaste et plus sûr pour les produits et les services sur leurs
territoires ;
éliminer dans un délai de 15 ans les obstacles au commerce des produits et des servies
des trois Etats et faciliter les mouvements transfrontières de ces produits et services ;
augmenter substantiellement les possibilités d’investissements sur les territoires des
parties.
2. Un intérêt mutuel pour les trois parties
Les Etats-Unis ont souhaité créer une zone de libre-échange en Amérique du Nord afin de
disposer des immenses richesses du Canada et du Mexique et de l’important réservoir de main
d’œuvre de ce dernier. Ainsi, l’ALENA leur permettra de réduire les coûts de production en
important des biens produits à moindre coût et d’accroître la compétitivité de son économie.
Les Etats-Unis souhaitaient également stimuler la croissance mexicaine afin de stabiliser la
situation politique du Mexique et contenir l’afflux d’immigrants
Pour le Canada et le Mexique, l’ALENA permet de disposer du vaste marché intérieur de
consommation des Etats-Unis.
EVALUATION
Sujet : Commentaire de documents.
Thème : Les Etats-Unis et l’ALENA.
Document 1 : Données socio-économiques des pays de l’ALENA en 2021
PAYS ETATS-UNIS CANADA MEXIQUE
Population en millions d’hbts 331,89 38,25 130,26
PIB (en milliards dollars) 22 996,1 1 990,76 1 293,04
Taux de chômage en % 5,46 7,51 4,38
IDH 0,921 0,936 0,758
Dette publique en % du PIB 150,5 130,47 58,86
Exportations en milliards de dollars 1 754,58 503,37 494,23
Importations en milliards de dollars 2 937,14 499,22 522,46
IDE en milliards de dollars 367,38 59,68 31,62
Sources : Banque mondiale 2022, PNUD 2022, OCDE 2022, OMC 2022, et CNUCED 2022.
« Je ne pense pas que nous cherchons à déchirer l’ALENA autant que nous voulons le réaligner
et le rendre plus équitable », a-t-il expliqué… Le président désigné a répété, pendant la
campagne électorale, que l’ALENA était le « pire accord commercial » de toute l’histoire des
Etats-Unis.
Depuis l’élection de Trump, tant le Canada que le Mexique ont indiqué qu’ils étaient ouverts à
revoir l’ALENA. Le premier ministre Justin Trudeau a confirmé que le Canada était prêt à
renégocier l’accord, alors que la ministre des affaires étrangères du Mexique, Claudia Ruiz
Massieu, a dit que le Mexique était prêt à le « moderniser ».
Source : Catherine Levesque, Le Huffington Post Québec 05/12/2016.
Consigne :
1- A l’aide du document 1, calcule le taux de couverture et la part en valeurs relatives des
exportations des pays membres de l’ALENA. Interprétez les résultats.
2– Représente par un diagramme pertinent le PIB/HBT et l’IDH des pays de l’ALENA et
interprète-le.
3– Analyse les perspectives de la construction économique de l’Alena en rapport avec les
nouvelles dispositions prise par chaque Etat membre dans les documents 2, 3.
Document 2 : Classement des firmes mondiales selon leurs chiffres d’affaires en 2020
bénévoles de cette petite communauté protestante méthodiste. Pour la majorité de ses résidents et
pour les touristes, le West Village offre des endroits plus souriants. Le quartier est un des plus
huppés de New York. Ses ruelles historiques sont bordées des magnifiques demeures valant
chacune plusieurs millions de dollars. Mais en marge de ce ghetto doré, au nord de la 14eRue,
une ombre noire se dessine : ici, 26 % de la population, soit plus d’un millier de personnes, vit en
dessous du seuil officiel de pauvreté de 23 283 dollars par an pour une famille de quatre…
Dans la grande cité de 8 millions d’âmes, « environ 1,4 million de personnes – principalement
des femmes, des enfants, des personnes âgées, les travailleurs paupérisés et ceux souffrant d’un
handicap – ont recours à la soupe populaire et aux banques alimentaires…Près de 2,6 millions de
New-Yorkais ont du mal à payer leur nourriture et celle de leur famille. ».
Source : Stéphanie Fontenoy.
Consigne : Montre les revers du modèle libéral américain.
Document 5 : Le gouffre des inégalités
Les inégalités aux États-Unis concernent la santé, l’accès aux services élémentaires, l’accès à
l’emploi, la couleur de peau, le sexe… mais aussi les revenus. D’après le rapport mondial des
inégalités 2018, le pourcent le plus riche concentre aujourd’hui plus de 20% des richesses, contre
moins de 11% en 1980. À l’inverse, la moitié la plus pauvre du pays représentait près de 21%
des richesses en 1980 contre à peine 13% en 2016… Les 20% les plus fortunés représentent en
fait près de 90% des richesses. Enfin, le ratio entre les revenus des dirigeants des entreprises et
les salariés est passé de 20 en 1965 à près de 1000 au cours des années 2010 dans certains
secteurs d’activité !
Source : Olivier Raguenes, le 6.03.2018.
Consigne : Cite les secteurs où on note plus les inégalités sociales aux Etats unis.
RESUME DU COURS
INTRODUCTION
En 2019, le PIB des Etats-Unis a atteint 21345 milliards de dollars, soit 24, 64 % de toutes les
richesses de la planète. Depuis le début du XXème siècle, ils sont la première puissance
économique du monde. La Seconde Guerre mondiale a renforcé leur stature et aujourd’hui, ils
exercent une influence économique, militaire, diplomatique et culturelle considérable au niveau
mondial. Avec un PIB/hbt de 65474 $ en 2019, la société américaine fait partie des sociétés les
plus prospères de la planète.
Les États-Unis sont la seule superpuissance mondiale, sur tous les plans.
Le modèle économique américain repose le système capitaliste libéral, mais son application aux
Etats-Unis se fait sous l’interventionnisme de l’Etat.
Malgré ses performances, le modèle capitaliste est toutefois à l’origine de nombreux problèmes
économiques et sociaux aux Etats-Unis.
I. LES CARACTERISTIQUES DU MODELE ECONOMIQUE AMERICAIN
La puissance économique américaine se caractérise par :
1. Une économie de type capitaliste
Les Etats-Unis sont un pays capitaliste dans lequel la liberté d'entreprendre est un droit
fondamental. L’esprit pionnier des premiers colons et de leurs successeurs partis à la conquête de
l’Ouest s’est ensuite mu en esprit d’entreprise. Dans l’esprit américain, la réussite individuelle et
la prospérité personnelle sont valorisées et admirées c’est « l’american way of life ».
2-La mise en valeur des ressources naturelles abondantes et une main-d’œuvre importante
et qualifiée
-un territoire vaste et riche en ressources minières (or fer argent cuivre…), énergétiques (pétrole,
gaz, charbon), forestières (faune et flore), pédologiques et climatiques favorisant le
développement des activités économiques. Un réseau de transport dense, un réseau de
communications modernes favorisées par son ouverture sur les deux façades maritimes
(pacifique et atlantique).
- Une main-d’œuvre nombreuse (155,9 millions, soit 48,45%) bien formée et capable de
s’adapter aux innovations techniques et technologiques.
3-L’intervention de l'État fédéral
L’État fédéral intervient dans l'économie pour garantir la libre concurrence, soutenir les secteurs
en difficulté et développer les exportations. Le gouvernement passe des commandes pour équiper
l'armée, ce qui bénéficie au secteur de l’aéronautique et de l'espace.
Déficit budgétaire : Notons aussi le déficit budgétaire avec 3800milliards de dollars PIB (2020)
la dette publique qui représente 107% du PIB (2019). Le déficit budgétaire et la dette publique
élevée s’explique par des dépenses militaires faramineuses, des dépenses sociales élevées avec la
couverture médicale pour tous et les dépenses réalisées par le gouvernement fédéral face à la
crise la COVID 19.
CONCLUSION
Les Etats-Unis ont un modèle économique performant qui les place à la tête de l’économie
mondiale. Leur puissance économique leur permet d’exercer une certaine influence dans les
institutions commerciales mondiales que sont le FMI, la Banque mondiale, L’OMC…
Cependant, les problèmes récurrents que rencontre l’économie américaine ont fortement atténué
son hégémonie mondiale.
EVALUATION
Sujet : Commentaire de documents
Thème : L’économie américaine : entre puissance et fragilité face à la crise sanitaire.
Document 1 : Evolution des indicateurs socio-économiques des Etats-Unis
Indicateurs 2017 2018 2019 2021
PIB global (milliards de dollars) 19 362 20 200 21 024 22 675
Population (en millions habitants) 325,43 327,45 329,47 331,94
Taux de chômage (%) 4,4 4,1 4,2 5,4
Endettement de l’État (% du PIB) 108,1 107,8 107,9 104,4
Sources : Banque Mondiale 2022, PNUD 2022 et OCDE 2022.
Document 3 :
L’économie américaine a connu un rebond très marqué depuis le 3e trimestre 2020, effaçant la
perte liée à la crise sanitaire dès le 2e trimestre 2021, sous l’effet des mesures de soutien
budgétaires et monétaires de très grande ampleur, de la vaccination ainsi que de la réouverture de
l’économie. La croissance du PIB a ainsi atteint 5,7 % en 2021 après -3,4 % en 2020, tirée par
une consommation dynamique, notamment dans les services, et l’investissement privé. Au
4e trimestre 2021, le PIB américain se trouve ainsi 3,2 % au-dessus de son niveau d’avant crise
(4e trimestre 2019). Avec la reprise de l’activité, le taux de chômage a fortement reculé, jusqu’à
3,8 % en février 2022, proche de son niveau pré-crise de février 2020, à 3,5 %, après un pic de
14,8 % en avril 2020.
Les autorités budgétaires et monétaires ont en effet mis en place des mesures de soutien de très
grande ampleur qui ont permis d’amortir le choc économique et de favoriser une reprise rapide
de l’activité. Les mesures budgétaires d’aide aux ménages et aux entreprises s’élèvent ainsi à
près de 25 % du PIB, à travers (i) le renforcement des mécanismes de protection sociale, (ii) des
prêts garantis aux petites entreprises, (iii) un soutien financier aux collectivités infra-fédérales,
ainsi que (iv) des mesures de soutien aux ménages (soutien monétaire direct, extension de
l’assurance chômage, etc.). Par ailleurs, la politique monétaire très accommodante de la Réserve
fédérale (Fed) a permis d’assurer la stabilité du système financier. En termes de politique
monétaire, la Fed maintient son taux directeur (federal funds rate) à [0 % ; 0,25 %] depuis mars
2020. Elle a mis fin à ses achats d’actifs (quantitative easing) en mars 2022.
Source :Conjoncture économique aux Etats-Unis - mars 2022 - ÉTATS-UNIS | Direction générale du Trésor
([Link])
Consigne :
1 – A partir du document 1 Calcule le PIB /hbt des Etats-Unis de 2017 à 2021 puis représente
les résultats obtenus dans un graphique pertinent et interprète-le. (4+3+1 points)
2. Partant du document 2, montre les effets de la crise sanitaire sur l’économie américaine. (05
points)
3 –Travers l’ensemble documentaire, relevé puis analysez deux faits (un qui montre le rebond et
un lié aux difficultés) de l’économie américaine. (08 points).
place. Avec un taux de fécondité nettement inférieur à 2,1 depuis des années, l'Europe n'assure
plus le renouvellement de ses générations et sans l'apport de l'immigration sa population
baisserait déjà depuis trois ans environ :
Le solde naturel a été négatif pour la première fois en 2015 et un nouveau pallier a été franchie
en 2017 avec un déficit naturel record, de plus de 200.000 personnes et s'il faut être provoquant
cela veut dire que le nombre de cercueils est supérieur à celui du nombre de berceaux.
Ce tableau déjà très sombre, il faut pourtant encore le noircir. Si l'attention est portée sur les 20-
64 ans, c'est-à-dire la population en âge de travailler, la bascule ce n'est plus 2030, mais
maintenant. La saignée est impressionnante, plus de 48 millions de travailleurs en moins selon
les projections de l'ONU entre 2015 et 2050, c'est quasiment l'équivalent de la force de travail
allemande qui est appelée à disparaitre de l'UE.
Or on touche là à l'une des sources principales de la croissance, c'est-à-dire le volume de travail
mobilisable. Moins d'actifs c'est la certitude d'une croissance potentielle plus faible même s'il y a
des gains de productivité, même si le taux de participation au marché du travail des seniors,
augmente. C'est aussi, à coup sûr, des problèmes de financement des systèmes des retraites, de
santé avec l'alourdissement du coût de la dépendance et l'alourdissement du déficit public, etc.
Mais il y a un facteur aggravant en Europe : la poursuite par les pays membres de leur intérêt
particulier dans un espace où pourtant devrait prévaloir l'intérêt commun. On connait déjà la
concurrence fiscale et sociale, il faut désormais intégrer une troisième dimension, la concurrence
démographique, bien compris comme étant la capacité prédatrice d'un État à siphonner les talents
de ses plus proches voisins. Ce n'est pas de la science-fiction mais bien ce qui s'est déjà passée
avec l'Allemagne. Après la grande récession, il y a eu outre-Rhin un véritable boum
démographique lié à l'explosion de l'excédent migratoire sous l'impact de l'arrivée de jeunes issus
des pays du Sud ou de l'Est de Europe alors en pleine crise, puis sur la fin des différentes vagues
de réfugiés venus de pays en guerre, notamment de Syrie. [...]
Source : Alexandre Mirlicourtois, Xerfi, [Link], 19 mars 2019.
RESUME DU COURS
INTRODUCTION
Avec une superficie d’environ 9 626 994 de km2 soit 7% des terres émergées, l’Europe est l’un
des plus petits continents de la planète Terre. Mais, elle présente un ensemble de conditions
naturelles très variées qui participent pleinement au développement économique du continent.
4ème foyer de peuplement du monde, l’Europe compte près de 745 205 854 habitants, (2020)
soit 10,04% de la population mondiale. La population européenne est caractérisée par une
grande diversité ethnique et culturelle, une transition démographique achevée, une inégale
répartition dans l’espace et de forts contrastes socio-économiques.
I. DES CONDITIONS NATURELLES VARIEES.
1. L’architecture du relief.
Tous les grands ensembles de relief (montagnes, plateaux, plaines) sont présents dans l’espace
européen. Ils sont ordonnés en trois grandes parties :
- L’Europe du Nord : elle est dominée par les plaines comme celle qui s’étend de la
Scandinavie à la Russie en passant par l’Allemagne et la Pologne. La région renferme quelques
plateaux.
- L’Europe médiane : Le relief est dominé par des massifs anciens aux altitudes
moyennes du fait de l’érosion et des plateaux plus moins accidentés.
- L’Europe Alpine : Elle s’étend de péninsule ibérique au Caucase. C’est le domaine des
chaînes de montagnes jeunes aux pentes raides et aux altitudes très élevées : Alpes (4800 m),
Pyrénées (3404 m), Caucase (5642 m). Les chaînes de montagne dominent quelques étroites
plaines intérieures ou littorales.
2. La diversité bioclimatique.
L’Europe appartient dans son ensemble à la zone tempérée. Mais, à cause de facteurs locaux, on
distingue quatre domaines bioclimatiques :
- Le domaine froid : Il règne au Nord de la Scandinavie et de la Russie. La proximité du
pôle nord entraîne des températures annuelles, en moyenne, très basses.
- Le domaine océanique : Il règne à l’Ouest du continent, sur la façade atlantique, de la
Norvège au Portugal. Il se caractérise par des étés frais et des hivers doux. Les précipitations
sont bien réparties dans l’année. La végétation naturelle est la forêt à feuilles caduques.
- Le domaine continental : Il règne au Centre et à l’Est du continent. Les hivers sont
froids et les étés chauds. La végétation naturelle est la toundra au nord, la taïga au centre et la
prairie au sud.
Les faibles densités se localisent dans les régions où les conditions naturelles sont hostiles à
l’installation de l’homme : extrême nord du continent (Scandinavie, Sibérie), zones
montagneuses…
L’Europe est un continent très urbanisé avec ¾ de ses habitants dans les villes. Celles-ci se sont
développées depuis la révolution industrielle et certaines d’entre elles (l’axe Londres-Paris-
Francfort-Turin : la banane bleue), ont un rayonnement international.
3-Une population fortement urbanisée et inégalement répartie
Les taux d’urbanisation peuvent atteindre 85 % de la population à l’ouest et 70 % à l’est. Les
villes européennes ont une localisation très ancienne. Avec la Révolution Industrielle les
campagnes se sont vidées progressivement au profit des grandes agglomérations créant ainsi
d’importants contrastes de densité.
Le réseau urbain européen est polycentrique, c’est-à-dire à plusieurs centres. Il s’y superpose
des réseaux macrocéphales (France, Autriche), bicéphales (Italie, Espagne) et polycéphales
(pays scandinaves : Norvège, Suède, Danemark).
La population européenne est aussi marquée par son inégale répartition dans l’espace. La
densité moyenne avoisine 100 hbts/km2 à l’ouest de la frontière russe et peut atteindre 300
hbts/km2 dans certaines régions comme le Benelux (les Pays-Bas, la Belgique, le
Luxembourg), les Bassins Parisien, de la Ruhr, et de Londres, le nord italien, la Roumanie, le
sud de l’Ukraine et la région de la Silésie en Pologne. Ces fortes concentrations humaines
s’expliquent par le dynamisme économique et l’existence d’un climat favorable.
Au plan racial, on constate une domination des blancs avec plusieurs groupes ethniques (les
celtes, les latins, les germaniques, les basques…), l’Europe compte aussi des noirs, des
asiatiques.
CONCLUSION
Le milieu naturel de l’Europe offre des paysages physiques et des domaines climatiques variés,
qui contribuent au développement économique du continent.
Quant à la population européenne, malgré la dénatalité et le vieillissement, elle reste dynamique
dans la créativité et continue à apporter sa contribution au progrès de l’humanité.
EVALUATION
Sujet : Commentaire de documents
Thème : Les défis socio-économiques de l’Europe
Document 1 : Indicateurs socio-économiques de quelques pays de l’Europe.
PAYS
Royaume-
France Allemagne Espagne Grèce
Uni
Indicateurs
PIB (en milliards de $) 2 418,8 3 363,4 2 861,1 1 192,9 1 994,9
Population (en millions hbts) 64, 395 80, 689 64, 716 46,12 10, 955
TAN (en %) 0,3 -0,2 0,3 0 0,2
Population active (en millions d’hbts) 29, 92 42, 86 33, 74 23,04 4, 77
Taux de croissance annuel du PIB(en
1,14 1,45 2,25 3,2 - 0,23
%)
Taux de chômage (en %) 9,9 5,8 5,4 22,5 25
Sources : Images économiques du monde et Années stratégiques, éditions 2017 et 2018.
Document 2 : La catastrophe démographique européenne.
C'est dans l'indifférence totale que l'Europe se dirige droit vers un hiver démographique. Selon
les projections démographiques de l'ONU, la bascule est prévue en 2030, date à partir de laquelle
la population des pays membres de l'Union européenne (Royaume-Uni compris) va commencer à
décroitre et perdre près de 10 millions d'habitants à l'horizon 2050. C'est un peu comme si le
Portugal était rayé de la carte durant cet intervalle.
Cette mécanique infernale est en fait déjà en place. Avec un taux de fécondité nettement
inférieur à 2,1 depuis des années, l'Europe n'assure plus le renouvellement de ses générations et
sans l'apport de l'immigration sa population baisserait déjà depuis trois ans environ : le solde
naturel a été négatif pour la première fois en 2015 et un nouveau pallier a été franchie en 2017
avec un déficit naturel record, de plus de 200.000 personnes et s'il faut être provoquant cela veut
dire que le nombre de cercueils est supérieur à celui du nombre de berceaux.
Ce tableau déjà très sombre, il faut pourtant encore le noircir. Si l'attention est portée sur les 20-
64 ans, c'est-à-dire la population en âge de travailler, la bascule ce n'est plus 2030, mais
maintenant. La saignée est impressionnante, plus de 48 millions de travailleurs en moins selon
les projections de l'ONU entre 2015 et 2050, c'est quasiment l'équivalent de la force de travail
allemande qui est appelée à disparaitre de l'UE.
Or on touche là à l'une des sources principales de la croissance, c'est-à-dire le volume de travail
mobilisable. Moins d'actifs c'est la certitude d'une croissance potentielle plus faible même s'il y a
des gains de productivité, même si le taux de participation au marché du travail des seniors,
augmente. C'est aussi, à coup sûr, des problèmes de financement des systèmes des retraites, de
santé avec l'alourdissement du coût de la dépendance et l'alourdissement du déficit public, etc.
Mais il y a un facteur aggravant en Europe : la poursuite par les pays membres de leur intérêt
particulier dans un espace où pourtant devrait prévaloir l'intérêt commun. On connait déjà la
concurrence fiscale et sociale, il faut désormais intégrer une troisième dimension, la concurrence
démographique, bien compris comme étant la capacité prédatrice d'un État à siphonner les talents
de ses plus proches voisins. Ce n'est pas de la science-fiction mais bien ce qui s'est déjà passée
avec l'Allemagne. Après la grande récession, il y a eu outre-Rhin un véritable boum
démographique lié à l'explosion de l'excédent migratoire sous l'impact de l'arrivée de jeunes issus
des pays du Sud ou de l'Est de Europe alors en pleine crise, puis sur la fin des différentes vagues
de réfugiés venus de pays en guerre, notamment de Syrie. [...]
Source : Alexandre Mirlicourtois, Xerfi, [Link], 19 mars 2019
Consigne :
1- Calcule les taux d’activité et le nombre de chômeurs des pays, puis représenter leurs
PIB /HABT et taux de chômage par un graphique pertinent. Interpréter-le
2- A l’aide du document 4, relève une cause et une conséquence du vieillissement de la
population européenne.
3- En corrélant les documents analyse un défi auquel l’Europe doit faire face.
Consigne : Complète la carte par les noms des pays-membres faites une légende qui montre
l’élargissement progressif de l’UE.
Document 2.1: Les 19 pays membres de la zone euro Document 2.1 : Les 26
Etats membres se E.S
lourdes pertes humaines. Plusieurs dirigeants européens ont alors acquis la conviction que la
seule façon de garantir une paix durable entre leurs pays respectifs était de les unir
économiquement...
En 1951, la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) composée de six
membres : la République fédérale d’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg
et les Pays-Bas est née.
La CECA a été un tel succès que les six pays membres décident de faire un pas supplémentaire
en procédant à l’intégration d’autres secteurs de leurs économies. En 1957, ils ont signé les
traités de Rome instituant la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom) et la
Communauté économique européenne (CEE).
Source : Site Internet : [Link].
Document 5 : Le Traité de Maastricht (extrait, 1992)
« Par le présent traité, les Hautes parties contractantes instituent entre elles une Union
européenne.
Le présent traité marque une nouvelle étape dans le processus créant une union sans cesse plus
étroite entre les peuples de l’Europe, dans laquelle les décisions sont prises le plus près possibles
des citoyens.
L’Union se donne pour objectifs :
promouvoir un progrès économique et social équilibré et durable, notamment par la
création d’un espace sans frontières intérieures, par le renforcement de la cohésion
économique et sociale et par l’établissement d’une union économique et monétaire
comportant à terme une monnaie unique ;
affirmer son identité sur la scène internationale, notamment par la mise en œuvre d’une
politique étrangère et de sécurité commune, y compris à terme une politique de défense
commune (…) ;
renforcer la protection des droits et des intérêts des ressortissants de ses Etats membres
par l’instauration de l’Union ;
développer une coopération étroite dans le domaine de la justice et des affaires
intérieures.
Consigne :
1-Documents 3 et 4 : explique les raisons de l’appel lancé par Schuman et pourquoi il s’adresse
en premier lieu à l’Allemagne et à la France.
2- Document 4 : identifie, les premiers axes de la coopération intereuropéenne dans le contexte
des années 1950.
1- Trouve dans le texte les éléments explicatifs de la « déseurope » recensés par Salles Alain.
2- Situe les responsabilités de l’UE et des Etats dans la « déseurope ».
RESUME DU COURS
INTRODUCTION
L’Europe a été le principal théâtre de conflits récurrents dont le paroxysme a été atteint pendant
la seconde guerre mondiale. Le bilan de cette tragédie en Europe va provoquer une véritable
prise de conscience et une volonté d’union chez les peuples européens, afin de préserver la paix
pour les futures générations et de stimuler la prospérité. C’est dans ce contexte que les européens
ont mis en place un processus d’intégration qui aboutit à l’institution de l’UE.
Avec un PIB en 2021, de plus de 17 460 milliards de dollars, l’Union européenne est l’un des
trois pôles de création de richesses dans le monde.
Toutefois, malgré ses réussites, la construction européenne est aujourd’hui confrontée à une
multitude de crises économiques, sociales et politiques qui peuvent rendre problématique
l’avenir de l’Union.
I. LES GRANDES ETAPES DE LA CONSTRUCTION EUROPEENNE.
Le plan Marshall a été le premier prétexte de la réunification européenne avec la création de
l’OECE (Organisation Européenne de Coopération Economique) à l’ouest en 1948 et CAEM
(Conseil d’Assistance Economique Mutuelle) à l’est en 1949.
Par la suite, au début des années 1950 que des pays d’Europe de l’Ouest s’engagent dans un
processus d’intégration afin d’assurer le maintien de la paix et de favoriser, dans un esprit de
solidarité, le progrès économique et social. La construction européenne a connu deux grandes
étapes.
1. De la CECA à la CEE : l’intégration économique.
Le 18 avril 1951, 6 pays (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays Bas) signent
à Paris le traité instituant la Communauté Economique du Charbon et de l’Acier (CECA).
L’objectif principal est de coordonner la production de charbon et d’acier afin d’instaurer une «
solidarité de fait », prônée par le ministre français des affaires étrangères Robert Schuman, pour
les besoins de la reconstruction.
Le succès immense de la CECA amène les 6 pays à élargir leur coopération aux autres secteurs
de l’économie.
Le 27 mars 1957, ils signent, à Rome, le traité instituant la Communauté Economique
Européenne (CEE). La CEE se fixe comme objectifs :
la libre circulation des biens, capitaux et personnes ;
- la nomination d’une Haute autorité pour les Affaires étrangères qui doit renforcer le
poids, la cohérence et la visibilité de l’action extérieure de l’UE. Elle devient vice-
présidente de la commission ;
- la simplification du mode de prise de décision, par la règle de vote à la double majorité
qui stipule qu’une décision doit être prise par 55 % des Etats membres et 65 % de la
population ;
- la possibilité pour un Etat membre de se retirer de l’Union.
II. LES INSTITUTIONS EUROPEENNES.
Au nombre de 5, elles assurent le fonctionnement de l’UE.
Le conseil européen : c’est la réunion des 28 chefs d’Etats et de gouvernement. Il fixe les
grandes orientations de l’Union.
Le conseil de l’UE : c’est la réunion des ministres par thème du conseil (agriculture, finance,
sport, affaires étrangères…). Principal organe de décision, il traduit en actes les orientations des
chefs d’Etat.
La commission européenne : institution politique indépendante des Etats, elle représente et
défend les intérêts de l’UE. Elle élabore les propositions de nouvelles lois qu’elle soumet au
parlement et au conseil.
Le parlement européen : composé de 751 députés élus pour 5 ans. Il participe activement à la
rédaction de la législation et assure le contrôle démocratique sur toutes les institutions
européennes.
La cours de justice : composée de 15 juges, elle veille au respect du droit communautaire et à
l’application uniformisée de la législation de l’UE dans les pays membres.
III. PERFORMANCES ET LIMITES DE L’UE.
1. Un grand pôle économique et politique mondial.
UE, une puissance économique mondiale
Les performances de l’UE s’expliquent par le dynamisme de tous les secteurs économiques.
- L'agriculture européenne est la deuxième exportatrice au monde. Le système agricole
européen, moderne et productif, se distingue dans le lait, la viande, le vin (plus de 50 %
de la production mondiale), les fleurs, les céréales. La balance commerciale agricole de
l’UE est excédentaire
- L'industrie européenne est la première au monde. Ses points forts sont l'automobile
(Volkswagen, Renault, Fiat, Mercedes, BMW, etc.), la sidérurgie, la chimie (Bayer), le
pétrole (Shell, BP, Total, etc.), l'électricité (Philips, Siemens, etc.). Dans l'aérospatiale et
l'aéronautique, elle se place au premier rang avec la fusée Ariane et Airbus.
-Essor des échanges : La somme de ses importations et de ses exportations de marchandises ont
atteint, 4071 milliards d’Euro en 2019 devant la chine et les Etats-Unis. La 1ère place de l’UE
s’explique par l’importance du commerce intracommunautaire, qui représente 62 % du volume
total des échanges de L'UE.
- la Politique Agricole Commune qui a permis à bons nombres de pays de l’UE d’atteindre
l’autosuffisance alimentaire et de pouvoir dégager d’importants excédents agricoles destinés à
l’exportation. C’est une agriculture intégrée à un vaste complexe agroindustriel ;
- les accords de Schengen : ils sont signés, le 14 juin1985, à Schengen (Luxembourg). Ils
facilitent la libre circulation des citoyens qui n'ont pas besoin de passeport pour voyager au sein
des pays-membres. Actuellement, l'espace Schengen comprend 26 pays : tous les pays de l’UE à
l’exception de la Bulgarie, de la Croatie, de Chypre, de l’Irlande, de la Roumanie et du
Royaume-Uni et l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse.
UE, une puissance politique mondiale
2. Les limites de l’UE
- Les limites économiques :
. Le pacte de stabilité et de croissance (PSC) ;
C’est l’instrument qui permet aux pays de la zone euro de coordonner leurs politiques
budgétaires nationales et d’éviter l’apparition de déficits budgétaires excessifs. Il impose aux
États de la zone euro un déficit budgétaire ne devant pas dépasser 3% du PIB et une dette
publique inférieure à 60 % du PIB.
Le PSC constitue un frein aux potentialités de croissance économique des pays de la zone Euro.
L'application du PSC se heurte à une situation conjoncturelle difficile et il n’est pas respecté par
plusieurs pays de la Zone euro ;
- La PAC : Malgré les réussites, la PAC est aujourd’hui contestée par beaucoup de pays
qui trouvent injustifiés qu’elle reçoive encore 36% du budget alors que l’agriculture n’est
plus le 1er secteur de production de richesses. Cette part devait tomber à 32% en 2013.
Son maintien dans sa forme actuelle n’avantage que grands pays agricoles d’où les
critiques formulées par certains pays membres.
. L’Euro fort :
Depuis plusieurs années, le cours de l’euro reste supérieur à celui du dollar. La moyenne pour
l’année 2016 est de 1€ pour 1,0541$. Cette situation impacte négativement les exportations de la
zone euro, car les produits deviennent plus chers et donc moins compétitifs face aux produits des
concurrents américains, chinois, japonais. Elle entraîne la baisse de la demande étrangère pour
les produits européens et creuse du coup les déficits commerciaux ;
- au moins 40% des 30-34 ans devront avoir obtenu un diplôme de l'enseignement
supérieur ou équivalent ;
- la pauvreté devra être réduite en s'attachant à ce qu'au moins 20 millions de personnes
cessent d'être confrontées au risque de pauvreté ou d'exclusion sociale.
2. La réforme de la PAC
Les grandes lignes de la proposition de réforme tournent autour de :
- les prix garantis aux agriculteurs sont réduits de 20 % dans le secteur de la viande bovine
et de 15 % dans les secteurs des terres arables et du lait ;
- les aides aux revenus sont mieux ciblées pour dynamiser la croissance et l’emploi ;
- les investissements supplémentaires sont votés pour la recherche et l’innovation ;
- les mesures agroenvironnementales sont encouragées ;
- l’installation de jeunes agriculteurs est facilitée
CONCLUSION
Les conséquences catastrophiques de la 2ème guerre mondiale avaient amené des pays
européens à s’unir pour préserver la paix et assurer la prospérité. Aujourd’hui, L’UE est un pôle
de la triade grâce à une politique économique pertinente. Par contre l’intégration politique et
sociale est inachevée.
EVALUATION
Le territoire allemand est marqué par des disparités. On peut distinguer quatre grandes régions :
- l’Allemagne rhénane : située à l’ouest, elle constitue le cœur industriel et financier du pays.
C’est une région densément peuplée et très urbanisée (90 %). Elle est desservie par le premier
axe fluvial au monde (fleuve Rhin), par un très dense réseau d'autoroutes, par deux aéroports
internationaux (Cologne et Düsseldorf). Cologne est également le principal carrefour ferroviaire
du pays.
- l’Allemagne du sud : c'est la partie la plus dynamique du pays. Elle a su profiter des crises de
reconversion des régions d'industries lourdes de l'Allemagne plus septentrionale pour accumuler
des activités en fort développement : industries automobiles, haute technologie, services
financiers, tourisme,
RESUME DU COURS
INTRODUCTION
Avec une population de 83 129 285 habitants et un PIB de 4 223,12 milliards de dollars en 2021,
l´Allemagne est la première puissance de l´U.E (dont elle est l´une des locomotives) et la
quatrième au monde. Ces résultats sont obtenus grâce au dynamisme de la population
allemande, á un environnement politique et économique favorable et á sa position géographique.
Cependant l´économie allemande est handicapée par des problèmes socio-économiques.
I. LES FONDEMENTS DE LA PUISSANCE ECONOMIQUE ALLEMANDE
1. Des conditions naturelles et humaines favorables
1.1. Les conditions naturelles
Le relief allemand est occupé en grande partie par des montagnes d´altitudes moyennes riches en
ressources minières et énergétiques (charbon, cuivre fer, plomb…). Ces ressources sont le
fondement de l´industrie lourde allemande.
La grande plaine germano-polonaise est riche en potasse et hydrocarbure et est favorable au
développement des activités agricoles.
Quant au littoral baltique, il est favorable au développement des activités halieutiques et á
l´installation de ports.
1.2. Les conditions humaines
Avec une population de 83 129 285 habitants, l´Allemagne est le pays le plus peuplé de l´U.E,
donc le plus marché de consommateurs. Cette population est marquée par l´immigration et par le
vieillissement de la population.
En effet, l´Allemagne compte 10 millions d´immigrés dont la majorité est originaire de l´ex
Yougoslavie et de la Turquie. Ces immigrants constituent une force de travail mais aussi un
facteur de dynamisme économique grâce á leur qualification professionnelle.
EVALUATION
Sujet : Commentaire de documents
Thème : l’Allemagne dans une Europe aux défis multiples
Document 1 : Indicateurs socio-économiques de quelques pays de l’U.E en 2021
PAYS Royaume-
France Allemagne Espagne Grèce
Indicateurs Uni
2
PIB (en milliards de $) 2 937,47 4 223,12 3 186,86 1 425,28
162,41
Population (en millions hbts) 67, 5 83,13 67,33 47,33 10,66
Croissance de la population (en %) 0,18 -0,04 0,37 -0,08 -0,34
Population active (en millions
30,97 43,85 34,65 23,31 4,66
d’hbts)
Taux de croissance annuel du PIB
6,96 2,89 7,44 5,12 8,33
(en %)
Taux de chômage (en %) 8,06 3,54 5,4 14,73 14,8
Source : Banque mondiale, Base de données 2022.
Document 2 : Evolution du Commerce extérieur Allemand de 2015 à 2021 (en milliards $).
Années 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Exportations 1 326,21 1 334,36 1 448,191 1 560,54 1 489,41 1 382,53 1 631,82
Importations 1 051,13 1 055,33 1 162,907 1 284,35 1 233,98 1 171,78 1 419,35
Source : OMC, Base de données 2022.
Document 3 :
La déseurope est en marche…La crise des migrants et la remise en cause de la libre circulation
des citoyens européens dans l’espace Schengen ont succédé aux affrontements sur le « Grexit »,
l’éventuelle sortie de la Grèce dans l’Union Européenne (UE). Et voilà qu’un nouveau
déchirement s’annonce : le « Brexit », la sortie du Royaume-Uni. Jean Claude Junker avait
présenté en 2014 la commission qu’il préside comme celle « de la dernière chance » … Le rêve
européen s’est un peu plus évanoui, dans une succession de crises, où Bruxelles et différents
Etats de l’Union Européenne ont donné l’impression d’attiser le feu. Au rêve hugolien des
« Etats-Unis d’Europe » semblent avoir succédé les Etats désunis de la « déseurope » …
La Grèce a fini par rentrer dans le rang, mais certains ont imaginé une sortie de « remake » à la
fin de l’automne pour faire sortir la Grèce de l’espace Schengen. Les vingt-Huit sont en effet
empêtrés dans l’autre grave crise de l’année, celle des réfugiés…A la division Nord-Sud de la
crise grecque s’ajoute une opposition Est-Ouest avec des pays d’Europe centrale qui refusent
d’accueillir des musulmans à Budapest, Varsovie, Prague ou Bratislava.
Et une nouvelle fracture se prépare : celle du « Brexit » ... David Cameron espère convaincre
ainsi les britanniques de voter pour le maintien du Royaume-Uni dans l’UE lors du référendum
qu’il a promis d’organiser avant la fin de 2017.
Source : Alain Salles, Le Bilan du Monde, Edition 2016, pp 30-31
Document 4 : L’économie allemande en panne.
En Allemagne, la croissance donne des signes de faiblesse, du fait d’une conjoncture
internationale fragile. Le pays doit-il davantage investir ? Le débat est relancé. Le moteur
allemand ralentit et cela inquiète outre-Rhin, mais aussi le reste de l’Europe. Après neuf années
de croissance ininterrompue et des pics à 2,2 % en 2016 et 2017, la première puissance
économique du continent abaisse coup sur coup ses prévisions pour 2019. Le ministère allemand
de l’économie escompte une hausse de 0,5 % du PIB cette année, contre 1,5 % l’an dernier. C’est
loin du 1,4 % de croissance sur lesquels table la France pour [Link] ralentissement s’explique
par la hausse des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine d’une part, entre les
États-Unis et l’Union européenne d’autre part. Le président américain Donald Trump a relevé en
2018 les taxes sur les importations d’acier et d’aluminium et continue de brandir la menace de
hausses des droits de douane sur les voitures européennes. À cela s’ajoute l’incertitude liée au
Brexit. Le blocage politique de ces derniers mois influence négativement le moral des
entrepreneurs, Londres étant le quatrième partenaire commercial de Berlin. « Depuis deux ans,
nous constatons un arrêt des investissements en Grande-Bretagne de la part des entreprises
allemandes », note Andreas Glunz, auteur d’une étude pour la chambre britannique de commerce
en Allemagne. « Le plus dur est de voir que très peu d’entreprises envisagent, à l’heure actuelle,
de nouveaux gros investissements en Grande-Bretagne. » Le scénario d’un Brexit sans accord,
bien que de moins en moins concret, renforce les incertitudes. « En cas de no deal, il faudra
compter sur une baisse de 25 % des exportations allemandes vers le Royaume-Uni », a calculé
Axel Lindner, économiste à l’institut IHW. Selon certaines études, cela pourrait causer la perte
de 100 000 emplois directs outre-Rhin, principalement dans l’automobile, le secteur
pharmaceutique et la logistique.
Sources diverses : [Link]/Leconomie-allemande-panne-2019-05-06
Consigne :
1- A partir du document 1 et 2 calcule le PIB/hab. des pays de l’UE et le solde commercial de
l’Allemagne de 2015 à 2021 interprète les résultats
2- A travers les documents, identifie deux problèmes social et économique, puis analyse les
conséquences du vieillissement démographique en Europe.
3- En corrélant les documents montre la place de l’économie Allemande dans l’UE.
Fascicule géographie -Terminales L & S deuxième édition 2022-2023
Fascicule géographie -Terminales L & S deuxième édition 2022-2023
Consigne :
Complète la carte en indiquant les pays limitrophes de la France membres de l’UE et ses villes
les plus dynamiques.
C'était plus de 20% au début des années 80. La chute est frappante dans l'automobile ou
l'agroalimentaire, qui étaient des fleurons de notre industrie et qui sont devenus des secteurs en
mal de compétitivité.
Source : Nicolas Bouzou in [Link], le 10 janvier 2022
Consigne : Identifie les deux problèmes cités dans le texte.
RESUME DU COURS
INTRODUCTION
En 2022, le PIB de la France a atteint 3140milliards de dollars, plaçant le pays à la 7ème
puissance économique mondiale, et la 3ème en Europe, derrière l’Allemagne et le Royaume uni.
La structure de l’économie française a fortement évolué au cours de ces dernières décennies,
grâce aux dynamismes de ses trois secteurs.
Cependant l’économie française souffre de problèmes structurels et conjoncturels qui
handicapent sa compétitivité sur la scène économique mondiale.
I. L’AGRICULTURE
1 Les performances de l’agriculture française
L'agriculture française emploie 2,8 % de la population active et fournit 1,7 % du PIB. Elle est
depuis plusieurs années la première en Europe. Cette performance remarquable est liée à des
conditions naturelles favorables, la modernisation des activités agricoles et le soutien des
pouvoirs publics et européens.
- Des conditions naturelles favorables
En France métropolitaine, la surface agricole utile, (SAU) représente 28 millions d’hectares, sur
une superficie de 54,9 millions d’hectares, soit 51 % du total. A l’immensité des terres
cultivables, s’ajoute une variété des conditions climatiques.
-Une agriculture moderne et productive
La modernisation de l’agriculture française s’observe à trois niveaux :
La mécanisation poussée des activités agricoles, l’utilisation des engrais, des produits
phytosanitaires et des pesticides.
- le soutien des pouvoirs publics et européens.
L’agriculture bénéficie de la double subvention de l’Etat et de la PAC à travers le Fonds
européen d’orientation de de garantie agricole (FEOGA)
2 Les problèmes de l’agriculture française
Le malaise au sein du monde agricole est perceptible sur l’ensemble du territoire. Pour faire
pression sur le gouvernement, les agriculteurs français multiplient les actions coup de poing et
Fascicule géographie -Terminales L & S deuxième édition 2022-2023
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les manifestations. Les raisons de leur désarroi sont nombreuses : prix bas (prix de vente très bas
par rapport à l’investissement), endettement élevé, crise sanitaire, exploitations qui ferment, la
réforme de la PAC avec l’entrée des PECO, la concurrence internationale, les maladies
récurrentes du cheptel…
II. LA DEUXIEME INDUSTRIE DE L’UE
1. Les performances de l’industrie française
L’industrie demeure un ressort de la croissance économique de la France. En 2016, la France
comptait 235 000 entreprises industrielles qui emploient 2,7 millions de salariés directs.
L'industrie manufacturière représente 10 % du PIB, réalise 75 % des exportations et 80 % de
l’effort de recherche national privé. Les branches industrielles dépensent 28,5 milliards d'euros
en investissements.
La chimie, la pharmacie, le plastique, le caoutchouc et les minéraux arrivent en tête parmi les
branches de l'industrie manufacturière française, en termes de valeur ajoutée. Ils représentent
près de 23 % du secteur. Viennent ensuite l'agroalimentaire (20,4 %), la réparation, l'installation
et les produits manufacturés (14,1 %), ainsi que l'électronique, les équipements électriques et les
machines (13,8 %).
Enfin, dans l’industrie de la mode et du luxe, la France est le 1er producteur mondial de parfums
et de cosmétiques avec 35% de part de marché dans le monde. L’Oréal est leader mondial.
2. Les problèmes de l’industrie française
L’industrie française souffre des ressources naturelles très limitées, ce qui l’oblige à des
importations massives d’hydrocarbures (dépendance énergétique).
La faiblesse de l’investissement productif a entraîné une obsolescence du parc industriel, car
l’âge moyen des équipements industriels est de 19 ans contre 9 ans en Allemagne
La désindustrialisation et les pertes d’emploi industriel causées par la crise depuis 2008, ont
provoqué la disparition de 330.000 postes. La part de marché de la France à l’export de l’UE
s’est réduite, en passant de 16%, en 1995, à 12% en 2016.
La faiblesse des PME françaises, qui représentent près de 90% des entreprises en France mais ne
génèrent que 17% des exportations traduit par un manque de compétitivité et d'adaptabilité des
entreprises françaises aux exigences de la mondialisation.
II. LE SECTEUR TERTIAIRE
1-Un secteur en essor
-Le commerce de marchandises, en 2019, les exportations de marchandises de la France ont
atteint 504,35 milliards d’Euro, (8ème) est les importations, 578,04 milliards d’euro (6ème). Les
EVALUATION
Sujet : Commentaire de documents
Thème : La France dans une Europe aux défis multiples
Document 3 : Indicateurs économiques.
Document 4 :
La déseurope est en marche…La crise des migrants et la remise en cause de la libre circulation
des citoyens européens dans l’espace Schengen ont succédé aux affrontements sur le « Grexit »,
l’éventuelle sortie de la Grèce dans l’Union Européenne (UE). Et voilà qu’un nouveau
déchirement s’annonce : le « Brexit », la sortie du Royaume-Uni. Jean Claude Junker avait
présenté en 2014 la commission qu’il préside comme celle « de la dernière chance » … Le rêve
européen s’est un peu plus évanoui, dans une succession de crises, où Bruxelles et différents
Etats de l’Union Européenne ont donné l’impression d’attiser le feu. Au rêve hugolien des
« Etats-Unis d’Europe » semblent avoir succédé les Etats désunis de la « déseurope » …
La Grèce a fini par rentrer dans le rang, mais certains ont imaginé une sortie de « remake » à la
fin de l’automne pour faire sortir la Grèce de l’espace Schengen. Les vingt-Huit sont en effet
empêtrés dans l’autre grave crise de l’année, celle des réfugiés….A la division Nord-Sud de la
crise grecque s’ajoute une opposition Est-Ouest avec des pays d’Europe centrale qui refusent
d’accueillir des musulmans à Budapest, Varsovie, Prague ou Bratislava. Et une nouvelle fracture
se prépare : celle du « Brexit »... David Cameron espère convaincre ainsi les britanniques de
voter pour le maintien du Royaume-Uni dans l’UE lors du référendum qu’il a promis d’organiser
avant la fin de 2017.
Source : Alain Salles, Le Bilan du Monde, Edition 2016, pp 30-31
Document 5 : L’impact économique de la Covid-19 en France en 2020.
Une perte de 60 milliards d’euros par mois de confinement, une chute de 18 % de la
consommation des ménages, un chômage partiel qui pourrait concerner 5,7 millions de salariés.
« Cette crise est sans commune mesure avec tout ce que l’on a connu », estime une étude de
l’OFCE, centre de recherche en économie de Sciences-Po.
Après l’Insee qui estimait, le 26 mars, que le choc provoqué par l’épidémie de
coronavirus coûterait environ 3 points de PIB sur l’année à la France, l’OFCE, le centre de
recherche en économie de Sciences-Po, a évalué, lundi 30 mars, l’impact sur l’activité et
l’emploi de la crise sanitaire et des mesures de confinement qu’elle impose. « C’est un choc sans
commune mesure avec tout ce que l’on a connu », a insisté Xavier Ragot, son président :
► 30 points de PIB perdus par mois
L’OFCE estime que les mesures de confinement imposées pour endiguer l’épidémie coûteraient
un peu plus de 30 points de PIB mensuel, soit une perte de 2,6 % sur l’année, ce qui représente
60 milliards de pertes de richesses par mois de confinement.
► 18 % de baisse de consommation des ménages
L’OFCE a calculé que l’impact direct d’un mois de confinement pourrait conduire à une chute de
la consommation effective des ménages de 18 %. Dans le détail, sur 17 branches étudiées, sept
concentrent environ 80 % du choc, en particulier celles liées aux services de transports, à
l’hébergement-restauration, à la construction et aux activités de loisirs.
► 5,7 millions d’emplois potentiellement concernés par le chômage partiel
La baisse de la demande et le ralentissement ou l’arrêt de l’activité pourrait provoquer un recours
massif au chômage partiel qui pourrait, à terme, concerner 5,7 millions de personnes, soit 21 %
Source : Antoine d’Abbundo, le 31/03/2020 /[Link] [Link]/Economie/France.
Consigne :
1- A partir du fond de carte, localise les pays limitrophes de la France et précise pour chacun sa
date d’adhésion dans l’Union Européenne, puis indique les villes les plus dynamiques et relève
deux conséquences de la covid 19 en France.
2- A partir de 2020 estime le PIB de la France en 2030 puis représente par un graphique
pertinent (diagrammes semi circulaires juxtaposés, triangulaire et rectangulaire) (Document 1
3- A travers les documents, identifie deux problèmes social et économique, puis analyse les
conséquences du vieillissement démographique en France
Consigne :
1- Localise les pays de l’espace Asie-Pacifique sur la carte.
2 - Remplie la carte par un système de coloriage :
En rouge, l’aire de puissance : Japon ;
En orange, les puissances secondaires (les dragons) : Corée du Sud, Hong Kong, Taïwan et
Singapour ;
En vert foncé, les pays émergents intégrés (les tigres) : Brunei, Chine, Thaïlande, Indonésie,
Malaisie, Philippines et Vietnam ;
En vert clair : les pays à revenu faible : Birmanie, Cambodge, Corée du Nord, Laos et Timor
Oriental.
Consigne :
1. Montre la nature des tensions qui opposent certains pays de l’Asie-Pacifique.
2. Explique l’impact que les tensions entre Etats peuvent avoir dans l’émergence de l’espace
RESUME DU COURS
INTRODUCTION
L’Asie pacifique, définie comme la façade orientale du continent asiatique, regroupe 17 pays
(Brunei, Cambodge, Chine, Corée du Nord, Corée du Sud, Hong Kong [intégré à la Chine],
Indonésie, Japon, Laos, Malaisie, Myanmar [ex. Birmanie], Philippines, Singapour, Taïwan,
Thaïlande, Timor oriental, Vietnam). .3ème ensemble économique mondial, l’Asie pacifique,
région la plus peuplée du monde, connaît un dynamisme économique marqué par des taux de
croissance très élevés grâce à la production industrielle à la croissance des échanges.
Plusieurs facteurs naturels, humains, culturels et économiques se sont combinés pour faire de
l’Asie orientale un pôle majeur de l’économie mondiale. L’Asie-Pacifique abrite une puissance
affirmée, membre de la Triade, (Japon), la deuxième économie mondiale et leader du groupe des
BRICS, (Chine), des puissances moyennes appelées « dragons » (Corée du Sud, Hong-Kong,
Singapour, Taïwan) et le plus grand nombre de pays émergents, appelés « tigres » (Indonésie,
Malaisie, Philippines, Thaïlande, Vietnam).
A partir des années 1990, on assiste à une émergence essentiellement économique de la sous-
région. Cependant, cet essor économique est ralenti par un certain nombre de limites.
I. LES FACTEURS D’EMERGENCE.
1. Les facteurs naturels et la littoralisation des économies
Les plaines immenses qui couvrent 20 % des 14 731 640 km2 de la superficie totale et la
mousson d’été chaude et humide (2500mm/an) ont permis le développement de l’agriculture
d’exportation : riz, café, thé, soie, caoutchouc … Par exemple, la Thaïlande est la première
exportatrice mondiale de riz
Les richesses en ressources naturelles : pétrole, gaz naturel, or, fer, argent, cuivre…ont favorisé
le développement industriel.
L’Asie pacifique est un espace éclaté en zones littorales, archipels et presqu’îles s’ouvrant sur
l’océan pacifique et ses mers bordières. Les baies naturelles permettent l’aménagement
d’installations portuaires : Singapour contrôle le détroit de Malacca et donc la route maritime qui
relie l’Europe et le Moyen-Orient. Le japon, la Corée du Sud, Hong-Kong comptent parmi les
plus importants ports mondiaux. Les pays d’Asie orientale réalisent 43% du trafic conteneurisé
de la planète.
EVALUATION
Sujet : Commentaire de documents
Thème : L’Asie pacifique entre essoufflement et croissance en 2019.
Document 1 : Indicateurs sociodémographiques et économiques des pays de l’Asie-Pacifique en 2019
PIB
Population TAN Espérance Croissance
Superficie global IDH
Pays (en (en de vie du PIB
(en km2) (milliards
habitants) %) (années) (en %)
$)
Brunei 433 225 5765 1,01 77,50 15,20 5,1 0,859
Cambodge 16 487 000 181 035 1,46 70,35 26,37 6,8 0,583
1 401 296
Chine 9596961 0,43 76,75 14 172 6,2 0,761
000
Corée du
51 826 000 100 356 0,10 83,06 1700 2,6 0,907
Sud
Hong
7 448 000 1 110 0,87 84,50 380,86 2,9 0,939
Kong
Indonésie 270 626 000 1913579 1,10 69,54 1 066,84 5,1 0,700
Japon 126 468 000 377 972 -0,13 84,80 5 226,30 0,9 0,914
Malaisie 32 018 000 329 847 1,13 75,88 372,63 4,6 0,808
Philippines 108 117 000 300 439 1,37 69,68 354,31 6,6 0,706
Singapour 5 804 000 719 0,50 83,53 359,62 2,5 0,938
Taïwan 23 777 000 36 197 0,20 80,60 626,72 2,4 0,935
Thaïlande 69 625 000 513 115 0,28 75,70 524,25 3,9 0,761
Timor
1 297 000 14 954 1,98 69,40 3,41 5,0 0,625
Oriental
Vietnam 96 462 000 331 231 0,96 76,83 266,24 6,5 0,700
Sources : World Population Prospects : the revision 2019, [Link], Prévisions FMI.
Consigne :
1- Calcule-le PIB/hbt des pays de l’Asie-Pacifique en 2019 puis représente l’IDH et le
PIB /H de la Chine, Japon, Corée du sud, Timor oriental par un graphique pertinent de
votre choix, interprète-le
2- Estime la population et le PIB de la Chine, Japon, Corée du sud, Timor oriental en
2030 puis interprète les résultats.
3- A partir de vos connaissances, la COVID19 ne va-t-elle pas aggraver la situation
économique envisagée dans le document 2. Justifie votre réponse.
CHAPITRE II : LE JAPON
LEÇON 10 : LE MODELE ECONOMIQUE JAPONAIS : CARACTERISTIQUES ET
PROBLEMES.
OG : Comprendre le modèle économique japonais
OS1 : Identifier les caractéristiques du modèle économique japonais.
0S2 : analyser la puissance et les limites du modèle économique japonais
SUPPORTS
Document 1 : L’organisation économique de l’espace japonais
l’initiative et la prise de risques. De ce fait, les entreprises japonaises abordent les activités
commerciales comme des stratégies organisées collectivement, où tous les acteurs sont au
service de la cause poursuivie (sens du devoir). A l’intérieur des organisations, les relations
hiérarchiques structurent tous les comportements et actions des Japonais dans le cadre
d’organisations sociales et verticales. (…).
Les comportements déviants ou contestataires ne sont pas admis dans un modèle qui prône
l’harmonie, le consensus et la conformité sociale. De plus, les Japonais entretiennent des
relations très cordiales envers les différentes parties prenantes, qu’il s’agisse de clients ou de
partenaires, dans une démarche de respect souvent complexe et subtile.
Source : Carole Doueiri Verne et Olivier Meier : Culture et éthique : Regard sur le Japon et les grandes entreprises japonaises,
VA Press, 2013.
Consigne : Identifie dans le texte les valeurs culturelles qui ont favorisé la réussite du modèle
économique japonais.
Document 3 : Point de situation de la Covid-19 au 10/04/20 – Japon.
L’épidémie de Covid-19 a un impact déjà fort sur les économies asiatiques, y compris celle du
Japon. Le gouvernement japonais tente de prendre des mesures pour contrer les conséquences
graves qui pourraient apparaître à la fois sur le court et long terme. À mesure que l’épidémie se
poursuit dans le monde, les plans de soutien économique nippons se multiplient, accompagnés
par des mesures financières. Pour rappel, l’épidémie de Covid-19 touche l’économie japonaise
par au moins cinq canaux :
-Une baisse du flux touristique : forte décélération du tourisme chinois depuis fin janvier (pour
mémoire, les touristes en provenance de Chine ont représenté 30% des touristes étrangers en
2019 et 40% des recettes touristiques) ; le nombre de visiteurs étrangers au Japon, toutes
nationalités confondues, a chuté de 58% en février. Il s’agit de la plus forte baisse enregistrée
depuis la catastrophe de Fukushima en 2011.
-Un risque croissant de rupture dans les chaînes d’approvisionnement, en particulier dans
l’automobile ou la métallurgie. La Chine a vu ses exportations se replier de 17,2% sur les deux
premiers mois de l’année 2020. En conséquence les importations japonaises en provenance de
Chine ont connu une chute historique de 47% en février 2020.
-Une baisse des exportations vers la Chine, qui représentaient 19% des exportations nippones en
2019 et 2,7% du PIB du pays. Déjà en retrait sur 2019 (-7,7% par rapport à 2018), sur fond de
ralentissement de la croissance chinoise, les exportations du Japon ont diminué en rythme annuel
de 1% en février 2020. Il s’agit du 15ème mois de baisse consécutive.
-Un recul de la confiance des ménages japonais qui pourrait affecter la consommation privée
(56% du PIB nippon). Particulièrement résiliente sur les trois premiers trimestres 2019, celle-ci a
fortement baissé sur le 4ème trimestre, à la suite de l’augmentation de la TVA en octobre 2019.
-Un risque de ralentissement de l’activité économique mondiale, avec un impact économique du
Covid-19 vraisemblablement supérieur à celui du SRAS (l’économie chinoise pesant 17% du
PIB mondial en 2019 contre 6% en 2002).
Source : [Link]
Consigne : Relève deux conséquences de la Covid 19 sur l’économie japonaise.
Document 4 : Indicateurs sociodémographiques.
RESUME DU COURS
INTRODUCTION
En 1945, le Japon se trouve dans une situation économique dramatique. Les installations
portuaires sont totalement anéanties, de même que 29 % des transports intérieurs. Le potentiel
industriel est très affecté avec la capacité industrielle réduite à 60%. Le Japon perd son Empire,
ce qui le prive de son approvisionnement en matières premières et en produits énergétiques.
Moins de 30 ans plus tard, le Japon a su se reconstruire jusqu’à devenir une des plus grandes
puissances économiques mondiales. Les performances économiques exceptionnelles ont conduit
à parler de miracle économique japonais. En vérité, le japon a su développer une économie
fondée sur les principes du libéralisme, accompagnés de stratégies propres et pertinentes.
Malgré ses bonnes performances, le modèle japonais est confronté aujourd’hui à de nombreux
problèmes.
I. LES CARACTERISTIQUES DU MODELE ECONOMIQUE JAPONAIS.
Elles reposent sur les principes du libéralisme, entre autres, la propriété privée des moyens de
production, l’initiative privée, la libre concurrence auxquelles s’ajoutent quelques traits propres :
La coopération entre l'Etat et les entreprises, une forte éthique dans le travail, la maîtrise des
hautes technologies, la faiblesse relative des dépenses militaires
Des valeurs culturelles et la qualité de ses ressources humaines : En 2020, la population du Japon
est estimée à 125 929 000 habitants, Les japonais accordent une grande importance au travail, à
la discipline et au respect de la hiérarchie mais aussi les japonais bénéficient d’une éducation et
formation efficace et de qualité.
Des Entreprises sont bien structurées avec la présence de grandes entreprises (Keiretsu ou Zaki)
très influentes dans le monde (compétitives et délocalisées). Les petites et moyennes entreprises
(PME) font généralement de la sous-traitance pour les FMN. Elles leur servent "d'amortisseur"
en cas de crise.
L’Etat joue un rôle important car il contrôle les technopoles et attribue 1,5% du PIB au volet
recherche-développement. En effet, L’Etat consacre des sommes considérables, 339 milliards de
dollars en 2012, à la recherche-développement afin de doter l’économie d’une grande capacité
d’innovation et de maîtrise de technologies. Le Japon est l’un des pays les plus innovants au
monde. Le METI (ministère de l’industrie et du commerce extérieur) aide les entreprises dans la
recherche de marchés extérieurs par des informations et allouent des aides financières aux
industries d’avenir.
L’objectif visé est la recherche permanente de compétitivité
615 milliards de dollars, soit 3,60 à 5,7 % du PIB. A ces deux catastrophes s’ajoutent les
typhons, les tempêtes de neiges…
2. La dépendance extérieure.
Le Japon ne dispose pas ressources minières et énergétiques et doit procéder à des importations
massives. Dès lors, toute hausse du prix du baril de pétrole et des produits miniers alourdit la
facture énergétique et la valeur des importations. Ce qui explique parfois le déficit commercial.
L’économie japonaise étant extravertie, la crise financière et économique de 2008-2009 n’a pas
épargné le pays qui est rentré en récession à cause de la baisse des exportations provoquée par le
ralentissement de la demande mondiale. La crise économique a fait évoluer le marché du travail.
L’emploi "à vie″, qui était la règle au Japon, laisse désormais la place à un marché du travail plus
souple qui offre aux employeurs plus de facilités de licenciements et de faibles rémunérations.
3. Une population vieille.
Le Japon est le champion du monde de la longévité, avec une espérance de vie de 82,9 ans. Les
vieux représentent aujourd’hui 27 % (33% en 2030) de la population totale contre 13 % pour les
jeunes. L’âge médian se situe à 44,8 ans.
L’évolution démographique risque à terme de ralentir la croissance économique du pays avec la
baisse de la population active qui réduira la croissance de la production et limitera le bien-être
des Japonais.
Le vieillissement a entraîné un manque de main-d’œuvre, d’où l’essor de l’immigration. Près de
1,08 million d’étrangers travaillaient dans l’archipel à fin octobre 2016, essentiellement des
étudiants étrangers et des travailleurs très qualifiés.
CONCLUSION
Grâce à une bonne organisation, le Japon est devenu une grande puissance économique
mondiale, membre du G7, même si son économie extravertie souffre de plusieurs handicaps.
Cependant, il a toutefois un rôle politique modeste sur la scène géopolitique mondiale, héritage
de sa défaite pendant la seconde guerre mondiale. Il n’a pas d’arme nucléaire et doit compter sur
les Etats-Unis pour assurer sa sécurité. Il n’est pas membre permanent du Conseil de sécurité de
l’ONU, malgré sa demande de plus en plus pressante. Géant économique, le Japon est toutefois
un nain politique.
EVALUATION
Sujet : Commentaire de documents
Thème : Les failles du modèle économique japonais.
Document 1 : Données socio-économiques du Japon en 2019.
Taux Taux de
Indice de Dette
Population d’accroissement Structure par âge dépendance
fécondité publique/PIB
naturel énergétique
126 ,479 +65
-15 ans
millions -0.13 % 1 ,4 ans 238,45% 48%
d’habitants 12,73% 28,45%
Source : Banques mondiale, Population [Link], 2019.
Document 2 : Evolution du commerce extérieur du Japon de 2010 à 2021 (en milliards de dollars).
Document 3 :
Le risque que le Japon entre en récession au cours de l’année fiscale qui débute en avril s’est
accentué au cours des trois derniers mois, sous le coup du ralentissement mondial et du conflit
commercial sino-américain, selon une enquête de Reuters. Les économistes n’estiment
généralement que le pays échappera probablement à la récession sur la période, avec une
croissance de 0,7%, mais les perspectives d’avenir sont fragiles. Ces prévisions devraient encore
compliquer la tâche du Premier ministre Shinzo Abe qui a l’intention de relever la TVA de 8 à
10% en octobre pour faire face à la montée des dépenses sociales liées au vieillissement de la
population.
Le japon subit indirectement l’impact de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis
dans la mesure où il fournit des équipements aux fabricants chinois de semi-conducteurs ; de
téléphones mobiles et d’autres produits. Selon les dernières statistiques, les exportations
japonaises ont nettement ralenti en novembre sous l’effet d’une forte baisse des livraisons vers
les Etats-Unis et la Chine. (…) Au total, 28 des 38 économistes interrogés par Reuters disent que
la probabilité que le Japon plonge dans une récession pour l’année fiscale 2019 a augmenté par
rapport au mois de d’octobre, selon le résultat d’une enquête menée du 9 au 18 janvier. (…)
Source : Kaori KANEKO, [Link], 21 janvier 2019.
essentiel de prendre des mesures plus contraignantes pour contrôler les naissances. C’est
d’ailleurs dès 1979 que fut adoptée la politique de l’enfant unique, prévoyant des mesures
juridiques, économiques et administratives contre les contrevenants.
Source : Jeanne Emard, [Link], 4 mars 20
à porter ses fruits : le nombre de naissances a stagné en 2017, avec 17,23 millions de bébés. De
nombreux couples rechignent à avoir un second enfant, mettant en avant l’envol des prix de
l’immobilier, les coûts de l’éducation et l’impact sur leurs carrières professionnelles. Les
naissances devraient cependant repartir à la hausse cette année, à 20 millions, selon les
prévisions officielles.
Dans ce contexte, le vieillissement accéléré de la population devient une bombe démographique
à retardement pour le géant asiatique, qui compte actuellement environ 1,38 milliard d’habitants.
La population en âge de travailler (de 16 à 59 ans) a chuté de près de 5,5 millions en 2017,
déclinant pour la sixième année consécutive, tombant à 902 millions (65 % de la population
totale). Selon des estimations du gouvernement, le nombre de personnes âgées de 60 ans ou
davantage devrait atteindre 487 millions en 2050, soit 35 % de la population contre 241 millions
(17,3 % de la population) fin 2017.
Source : [Link], 28 août 2018
Consigne :
1 -Document 1 : relève les contradictions de la politique démographique de Mao, puis montrer
les objectifs de l’enfant unique.
2-Document 2 : montre les conséquences du vieillissement de la population en Chine.
RESUME DU COURS
INTRODUCTION
Avec une population estimée à 1 401501343 habitants en 2020, soit 18,72 % de la population
mondiale, sur 7 % des terres émergées (9 598 050 km2), la Chine est le géant démographique
mondial. La maîtrise de l’énorme masse humaine a toujours été un défi difficile à relever pour
les autorités chinoises qui ont dû, à partir de 1979, recourir à une vigoureuse politique de
limitation des naissances.
Aujourd’hui, la Chine a presque achevé sa transition démographique moderne, provoquant en
même temps des bouleversements profonds des structures démographiques et l’apparition de
nouveaux problèmes.
I. LES POLITIQUES DEMOGRAPHIQUES
1. La politique nataliste de Mao
Dès son arrivée au pouvoir en 1949, Mao encourage les naissances dans l’optique de pallier à
l’insuffisance des moyens financiers et technologiques, mais aussi, par principe idéologique, car
le communisme est contre toute idée de limitation des naissances. Un slogan disait « un enfant,
c’est une bouche et deux bras. ». Cette politique nataliste se traduit par une forte élévation de
l’indice de fécondité, 7,7 enfants/femme en 1962 et du taux de natalité qui passe de 24,79‰,
dans les années 1950, à 43,3 ‰ dans les années 1960 pendant lesquelles la population chinoise
augmente de 25 à 30 millions de naissances par an.
Après la catastrophe du Grand Bond en Avant, une politique de limitation des naissances a été
appliquée : se marier tard (l'âge du mariage est de 20 ans pour les garçons et 18 ans pour les
filles), espacer les naissances, la contraception devient obligatoire et la stérilisation forcée est
pratiquée. L’indice de fécondité tombe alors à 5,5 enfants/femme en 1970 et 3,6 enfants/femme
en 1973. Cependant, l’accroissement démographique restait fort, car la population chinoise passe
de 450 millions en 1949 à 900 millions au milieu des années 1970.
2. La politique de l’enfant unique
En 1979, la commission d’Etat au planning familial lance la politique de l’enfant unique,
accompagnée de deux autres fortes mesures : l'âge légal du mariage est repoussé à 22 ans pour
les filles et à 25 ans pour les garçons et les femmes mariées sont tenues de repousser la venue du
premier enfant à l'âge de 24 ans. L’objectif est de réduire la très forte croissance démographique
de la population chinoise, au besoin par des mesures coercitives.
Les couples qui respectent la loi bénéficient de certains avantages sociaux : logement prévu pour
quatre personnes, priorité sur les tickets de rationnement, crèche, école et soins médicaux
gratuits pour l’enfant jusqu’à l’âge de 16 ans.
Par contre, les couples qui transgressent la loi sont sévèrement sanctionnés : au 2ème enfant, ils
doivent rembourser les allocations déjà perçues, au 3ème enfant, ils subissent une diminution des
salaires, une perte des congés payés de maternité et doivent prendre en charge les frais
d’accouchement. La punition peut aller jusqu’à la stérilisation forcée.
La politique de l’enfant unique a permis à la Chine de réduire considérablement sa croissance
démographique : baisse de 47% de la fécondité et 43% de la natalité, entre 1960 et 2006.
L’indice de fécondité est aujourd’hui à 1,6 enfant/femme. Le taux de natalité est de 12,49 ‰ et
le taux de mortalité de 7,53 ‰. Le taux d’accroissement naturel est de 0,49 %, ce qui représente
tout de même un excédent naturel de 6 742 640 personnes par an.
II. LES CONSEQUENCES DE LA POLITIQUE DE L’ENFANT UNIQUE
1. Des problèmes démographiques et sociaux persistants
Malgré la baisse de la fécondité, l’augmentation de la population demeure encore importante, en
raison de l’inertie démographique. Les jeunes, 17 % de la population totale, sont encore très
nombreux, d’où les problèmes récurrents d’éducation, de formation et d’emploi.
CONCLUSION
L’adoption de l’enfant unique en 1979 avait pour objectif de contrôler et maîtriser la croissance
démographique. Si l’objectif initial est atteint, avec un indice de fécondité comparable à ceux des
pays développés, la Chine est confrontée à de nombreux problèmes démographiques, sociaux et
économiques qui remettent en cause le choix même de la politique de l’enfant unique.
LEÇON 12 : LE MODELE DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL.
OG : Appréhender le modèle de développement économique et social
OS1 : Identifier les principaux axes de l’économie socialiste de marché.
0S2 : Analyser les forces et les faiblesses de l’économie chinoise
SUPPORTS
Consigne : Situe la chine dans son espace en indiquant les pays limitrophes.
A partir du doc 1 rempli la carte en faisant ressortir les contrastes socio-économiques régionaux
Document 3 : Indicateurs socio-économiques de la Chine
Les défis semblent croître et s’accumuler (pour l’économie chinoise). On retiendra ceux-ci :
maintenir la croissance aux alentours de 6,5%, sans alourdir l’endettement de l’économie et tout
en accélérant les réformes économiques ; préserver la stabilité financière alors que la
soutenabilité de la dette interroge d’autant plus qu’une part non négligeable de cette dernière
passe par des circuits peu transparents ; faire face aux sorties de capitaux qui demeurent
importantes et compliquent un peu plus le pilotage de l’économie ; elles se sont
vraisemblablement élevées à plus de 300 Mds USD l’an passé (après 382 Mds USD en 2015),
entraînant dans leur sillage la baisse des réserves de change (ainsi tombée de 3 330 Mds USD fin
2015 à 3 011 Mds USD en décembre dernier).
Source : Sylvain LACLIAS, Chine, Conjoncture : Une année de défis, Perspectives N°17/024, 26 janvier 2017.
Consigne : Identifie les principaux défis auxquels l’économie chinoise est confrontée.
ces dernières décennies. Ces inégalités sont de plus en plus préoccupantes aussi bien pour les
autorités chinoises que pour les investisseurs. La pauvreté a fortement diminué en Chine, et le
chômage reste stable à 4 %. Ce taux devrait rester similaire en 2019 et 2020. [...]
Source : [Link], août 2019.
Consigne :
Relève deux causes du ralentissement économique de la chine 2019-2020.
Relève deux défis auxquels la chine doit faire face.
RESUME DU COURS
INTRODUCTION
Après la mort de Mao Zedong en 1976, Deng Xiao Ping arrive au pouvoir et met en place de
l’économie socialiste de marché ou économie à double piste.
La pertinence des mesures initiées a boosté l’économie jusqu’à faire de la Chine la deuxième
puissance économique mondiale, derrière les Etats-Unis.
Le modèle développement économique de la Chine a toutefois provoqué un déséquilibre régional
criard et de graves atteintes à l’environnement qui amoindrit son impact.
I. L’ECONOMIE SOCIALE DE MARCHE
Une fois au pouvoir, Deng Xiao Ping, chef des réformateurs qui s’étaient opposés à Mao, lance
une formule inédite : l’économie socialiste de marché. Son objectif est de faire de la Chine une
grande puissance du XXIème siècle.
L’économie socialiste de marché est une association des systèmes libéral et socialiste. En effet,
la Chine décide d’ouvrir progressivement son économie, aux occidentaux, afin d’accélérer le
processus de sa modernisation, tout en conservant son régime politique. Le pays est ainsi passé
d’un système économique fondé sur l’autarcie et la planification centrale à un système de plus en
plus apparenté à une économie de marché, ouvert aux échanges et à l’investissement
international, tout en maintenant la règle du parti unique. Les réformes ont porté sur l’économie
intérieure et les relations extérieures.
1. Les réformes intérieures
Les communes populaires sont abandonnées et les quatre modernisations (agriculture, industrie,
défense nationale et science et technique) lancées, afin de susciter un développement global de
toute l’économie.
Dans l’agriculture, les terres sont redistribuées aux paysans sur des bases familiales. Le système
de responsabilité est généralisé, réintroduisant l’économie de marché dans le monde rural. Deux
marchés, un officiel où les prix sont fixés par l’Etat et où le paysan doit vendre une partie de sa
récolte et un libre où les prix sont déterminés par le marché, sont institués. Ainsi, la livraison
totale à l’Etat des productions est abandonnée. En 1985, les prix de 1800 produits sont libérés.
Dans l’industrie, la constitution d’entreprises privées est légalisée pour l’industrie légère et les
services. Dès lors, apparaissent deux secteurs : un public, géré par l’Etat et les collectivités
locales et un privé, ouvert aux investisseurs étrangers qui peuvent aussi s’associer aux nationaux
pour créer des joint- venture.
2. L’ouverture sur le monde occidental
A côté des réformes intérieures, Deng Xiao Ping la lance la doctrine de la « porte ouverte » qui
ouvre la Chine vers l’extérieur et principalement vers le monde occidental.
En 1980, la Chine adhère au FMI et à la Banque mondiale afin de disposer des investissements
internationaux. L’ouverture se poursuit, en 1984-1985, par la création des Zones Economiques
Spéciales (ZES) sur toute la côte orientale, à Shenzhen, Zhuhaï, Shantou, Xiamen et Hainan et
des zones franches. Dans les ZES et les zones franches, les FMN étrangères bénéficient de
conditions très avantageuses : exonérations d’impôts et de taxes, abaissements fiscaux,
possibilité d’exporter toutes leurs productions. Cependant, elles sont obligées de laisser sur place
leur technologie en cas de délocalisation.
En 2001, la Chine adhère à l’OMC, complétant ainsi son intégration dans l’économie mondiale.
Elle s’engage à libéraliser son économie et à accorder aux entreprises étrangères le même
traitement que celles chinoises. Elle s’engage aussi à permettre à toutes les entreprises
d’exporter, d’importer et de commercer librement avec l’étranger, avec un nombre limité
d’exception et enfin, à ne pas accorder des subventions à l’exportation sur les produits agricoles.
Toute une série de réformes ont accompagné le double mouvement de libéralisation interne et
d’ouverture au marché mondial. Une première loi a autorisé les particuliers à détenir des sociétés
à responsabilité limitée. En 2004, la constitution a été remaniée afin de renforcer le rôle du
secteur non étatique et réaffirmer le droit de la propriété privée. En 2005, l’interdiction faite aux
entreprises privées d’intervenir dans certains secteurs (infrastructures, services publics, services
financiers) est abolie.
Ces accords ont permis à la Chine de s’insérer avec succès dans la mondialisation dont elle est
un acteur majeur. Aujourd’hui, elle est fréquemment surnommée « l’atelier du monde », car de
nombreuses entreprises étrangères y sous traitent la fabrication de leurs productions, réduisant du
coup énormément leurs coûts.
La modernisation et l’internationalisation de l’économie chinoise ont permis au pays d’aligner,
depuis les années 1980, des taux de croissance exceptionnels, entre 10 et 12%. En 2021, le PIB
chinois a atteint 16493 milliards de dollars et le pays confirme sa deuxième place puissance
économique mondiale, derrière les Etats-Unis.
L’essor de l’économie chinoise a un impact social réel. Le PIB/hbt a connu une augmentation
substantielle : 250 $ (1980), 793 $ (1990), 2357 $ (2000) ,8280 $ (2015). Entre 1980 et 2006, la
Chine est parvenue à sortir 250 millions de personnes de la pauvreté.
II. DES SECTEURS ECONOMIQUES DYNAMIQUES
Les succès mondiaux de la Chine résultent des performances de tous ses secteurs économiques.
1. L’agriculture
Elle occupe 36,2% de la population active et fournit 9,2 % du PIB. La Chine ne dispose que 11%
de la superficie cultivable mondiale et doit nourrir 20% de la population mondiale.
Les productions végétales dominent l’agriculture. 80% des terres labourées sont consacrées aux
céréales et la Chine est le 1er producteur mondial de riz et de blé. Elle l’est aussi pour le coton et
le thé. Elle a aussi le 1er cheptel mondial d’ovins et de porcins.
2. L’industrie
Elle emploie 28,4% de la population active et fournit 42,7 % du PIB. L’industrie manufacturière,
moteur du développement économique de la Chine s’est développée grâce à trois facteurs
principaux : immenses ressources naturelles, main d’œuvre abondante et à bas salaire et politique
économique judicieuse La Chine dispose d’une industrie diversifiée : textile, jouets, automobile,
haute technologie (électronique, télécommunications, aérospatiale…).
3. Un tertiaire en plein essor
Le secteur tertiaire emploie 42,7 % de la population active et fournit 48,1 % du PIB. Le
dynamisme du commerce extérieur chinois est exceptionnel grâce à la compétitivité des produits
exportés. En 2017, les exportations de marchandises ont atteint 2263,30 milliards de dollars,
(1er rang mondial) et les importations de marchandises 1 841,90 milliards de dollars, (2ème rang
mondial). La Chine a une balance commerciale excédentaire.
Grâce aux importants excédents commerciaux, la Chine dispose de réserves de change
considérables, 3011 milliards de dollars. Elles permettent au pays d’investir partout dans le
monde, dans le rachat ou la prise de participation dans des sociétés minières ou d’hydrocarbures,
notamment en Afrique et dans l’achat de bons de trésor américain, d’actions en bourse…
Cependant, en Afrique, la Chine ne semble pas trop se préoccuper des questions
environnementales, de la démocratie et du respect des droits de l’homme. Invariablement, elle
entretient des relations commerciales avec les régimes démocratiques et les régimes despotiques
du continent.
EVALUATION
Sujet : Commentaire de documents
Thème : La Chine à l’épreuve de la Covid 19.
Document 1 : Indicateurs économiques
2019 2020
Indicateurs 2015 2016 2017 2018
(p) (p)
PIB global (en milliards de 11 12 13 14 15
11 015,50
dollars) 189,24 014,61 457,27 172,20 461,96
PIB/hab (en dollars) 8069 8 116 8 666 9 653 10 114 10 854
Croissance du PIB (en %) 6,9 6,7 6,8 6,6 6,3 6,2
Taux de chômage (en %) 4,09 4,2 4,0 4,0 4,0 4,0
Dette publique (en % du
41,06 44,18 46,96 50,10 53,85 57,08
PIB)
Consigne :
1- Calcule le taux de couverture commerciale de la Chine de 2015 à 2021 et estime son PIB
en 2030 à partir de 2021 puis détermine son année de doublement.
2- Représente dans un diagramme circulaire la part des secteurs d’activité dans le PIB puis
interprète-le.
3- En corrélant les documents montre que la Chine a surmonté la crise.
Fascicule géographie -Terminales L & S deuxième édition 2022-2023
Fascicule géographie -Terminales L & S deuxième édition 2022-2023
L'Amérique Latine s'étend, du nord au sud, de l'isthme de Panama qui la rattache à l'Amérique
du Nord jusqu'au cap Horn sur une longueur d’environ 7 500 km, et, de l'ouest à l'est, de la
pointe Parina (Pérou) au cap Saint-Augustin (Brésil) sur une largeur d'environ 5 000 km. Elle a,
comme l'Amérique du Nord, la forme d'un trapèze dont le sommet est tourné vers le sud.
Du point de vue relief, l'Amérique Latine est le pays des contrastes. Nulle part au monde
l'opposition n'est plus nettement marquée entre les montagnes d'une hauteur considérable et les
plaines basses. Six millions de km² appartiennent aux premiers, sur près de 12 millions s'étendent
les autres. Le long du Pacifique, se dresse la chaîne des Andes, longue de 8 000 km, couvrant
plus de 2 000 000 km².
- La Cordillère des Andes : les Andes de la Colombie avec des chaînes qui s' éloignent les unes
des autres ; les Andes de l'Équateur qui forment une ellipse presque parfaite ; les Andes
du Pérou et de la Bolivie qui offrent le plus grandiose enchevêtrement de vallées creuses, de
plateaux complètement cernés par des volcans couverts de neige et des montagnes pelées ; Les
Andes du Chili qui se dressent à des hauteurs que les Alpes d'Europe ne connaissent pas ; les
Andes de la Terre-de-Feu hérissées de volcans en éruption.
- Les plateaux à l'Est des Andes : c’est la grande plaine de l'Amérique du Sud qu'encadrent au
Nord le plateau de la Guyane, à l'Est le plateau brésilien, vaste massif dépassant 2,5 millions de
km² et au Sud le plateau de Patagonie. Dans ces massifs, les ondulations en pente douce du
terrain correspondent à des formations cristallines de granites et de gneiss. Les pentes plus
raides, comme celles des hauteurs de Guyane et du Brésil, sont généralement formées par du
grès.
- Les plaines : des montagnes du Venezuela au golfe de Saint-Georges, se déroulent
d'interminables plaines, des forêts immenses et des steppes sans limites. C'est à l'horizontalité de
ces espaces que les fleuves sud-américains doivent leur caractère spécial de grandeur et de
majesté.
Consigne : A partir de la carte et du texte, identifier les types de relief de l’Amérique Latine
Document 1 b
RESUME DU COURS
INTRODUCTION :
Géographiquement, l’Amérique latine est constituée de deux blocs sous régionaux distincts :
l’Amérique centrale (Belize, Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua, et
Panama) et l’Amérique du Sud (Colombie, Equateur, Bolivie, Pérou, Venezuela, Argentine,
Brésil, Uruguay, Paraguay et Chili). Elle a une superficie d'environ 20 532 200 km², soit plus de
4,02 % de la surface de la Terre, et 13,78 % de la surface émergée.
Les conditions naturelles sont marquées par une très grande diversité des formes de relief et des
domaines climatiques.
La population de l’Amérique latine est estimée, en 2020 à 666 502 000 habitants. C’est une
population multiculturelle par le fait de plusieurs vagues d’immigration, notamment européenne
et africaine, qui ont trouvé sur place des populations précolombiennes.
Les sociétés latino-américaines sont parmi les plus inégalitaires du monde.
au sud du Chili et de l'Argentine, sur plus de 5000m. Le point culminant de la cordillère des
Andes est le mont Aconcagua au Chili (6958m).
Un domaine de moyenne montagne est situé au Nord-est d’une part, avec le massif des Guyanes
dont l’altitude maximale atteint 2810 m au sommet du mont Roraima et au Sud-est d’autre part,
avec le plateau du Brésil qui culmine à 2890 mm au Pico Bandeira, près de Rio de Janeiro.
L'Est de l'Amérique du Sud est constitué de plateaux et de plaines.
Le plateau patagonien qui prend appui sur le versant oriental des Andes, s’incline d’Ouest en Est
de 1500 m à 600 m d’altitude.
Entre l'Équateur et le 10ème parallèle sud, délimitée au nord par le massif des Guyanes, au sud-
est par le plateau brésilien et à l’ouest par les Andes, se trouve une immense plaine : le bassin de
l'Amazone.
2. La diversité bioclimatique
L’Amérique latine est presque totalement située dans l’hémisphère Sud. La répartition des
climats est déterminée par trois facteurs : l’étirement en latitude, la présence de la barrière des
Andes et les courants marins.
Une longue zone climatique humide et tropicale s'étire sur toute la largeur du continent à la
hauteur de l'Équateur, se transformant graduellement vers le nord et vers le sud en de larges
zones où la durée des saisons pluvieuses et les précipitations diminuent. Au sud du tropique du
Capricorne, le climat est frais ou froid en hiver et frais ou chaud en été.
Les régions aux climats tropicaux pluvieux et tropicaux secs longent la côte du Pacifique de la
Colombie à l'Équateur. Une brusque transition fait passer au climat aride des côtes du Pérou et
du nord du Chili. L’Amérique du Sud est également souvent soumise à d’importants cyclones et
a des phénomènes climatiques comme El Niño ou la Niña."
Le continent est bien arrosé. Les précipitations les plus fortes ont lieu en janvier dans la zone
intertropicale, surtout au Sud de l’équateur. La diversité climatique a donné une diversité de la
végétation. Les régions au climat tropical humide sont couvertes d'une forêt dense pluviale : la
forêt amazonienne. C'est la plus grande forêt du monde, couvrant une grande partie de
l'Amérique du Sud équatoriale, y compris la côte brésilienne et les versants inférieurs des Andes,
et constituée d'arbres feuillus tropicaux, de palmiers, de fougères arborescentes, de bambous et
de lianes.
Des forêts clairsemées et la brousse occupent les milieux aux hivers secs, principalement sur la
côte vénézuélienne, au nord-est du Brésil et dans le Gran Chaco. Entre ces régions plus sèches et
la forêt pluviale, de vastes plaines offrent des paysages de hautes herbes (la savane ou campos) et
des végétations broussailleuses et herbeuses (campos cerrados).
Le long de la côte du Pacifique, la végétation passe vers le nord des étendues boisées aux
arbustes et aux herbes du centre du Chili, puis à la broussaille et aux plantes du désert qui
prédominent dans le nord du Pérou et sur les flancs montagneux.
3. Un réseau hydrographique dense
Les cours d'eau sont nombreux en Amérique latine. L’amazone est le plus important fleuve :
6700 km (deuxième plus long fleuve du globe), avec un débit de 200 000m3 /s (le plus important
au monde). On observe aussi des fleuves comme le Paraguay, le Paraña, l'Uruguay, le Rio de la
plata, l'Orénoque en Guyane,
II. LA POPULATION
1- Une population diverse
La population de l’Amérique latine était estimée à 660 304 000 d’habitants en 2019 soit 8,6% de
la population mondiale. Elle est d’origine diverse avec comme langues dominantes l’espagnol et
le portugais. On y retrouve des Européens (Portugais et Espagnols), des amérindiens (des Incas,
des Aztèques et des Mayas) et des noirs (Antilles).
Le métissage y est très répandu. En effet, les métis représentent environ 95% de la population du
Paraguay, 73 % de celle de la République Dominicaine, 67 % au Venezuela, 51 % à Cuba et 40
% au Brésil.
Les autres caractéristiques démographiques
La population de l´Amérique latine se caractérise aussi par son inégale répartition, sa forte
croissance démographique et par son urbanisation.
- En effet, malgré une densité de 30habitant par km2, la population de l´Amérique latine est
inégalement répartie. Des zones fortement peuplées s´opposent á des foyers presque vides.
Les zones fortement peuplées correspondent á la périphérie orientale alors que les foyers vides
concernent l´intérieur.
- le taux d’accroissement naturel faible dans l’ensemble montre une population qui tend vers le
vieillissement de la population mais la jeunesse de la population est une réalité dans certaines
régions : 1,30 % en Amérique centrale, 0,88% en Amérique du Sud et 0,86 % dans les Caraïbes.
- L´urbanisation est un phénomène ancien en Amérique Latine. Toutes les grandes villes
exceptées Brasilia, Bogota et Mexico sont côtiè[Link] population urbaine est partout majoritaire
sauf au Guyane, au Paraguay, au Surinam.
2- Des inégalités sociales très fortes
Les pays latino-américains sont sortis de l’ère des dictatures, mais restent confrontés à une
pauvreté qui touche la moitié de la population. Malgré un dynamisme économique global, le
continent fabrique une exclusion massive et connaît les inégalités de répartition des revenus les
plus fortes au monde. Les causes structurelles des inégalités sociales résident dans la répartition
foncière inégalitaire, la discrimination des populations indigènes (indiennes) et afro-caribéennes,
notamment et les écarts de revenus entre la classe capitaliste dominante et la masse des salariés.
Cette situation provoque des manifestations populaires, comme au Chili où, depuis juillet 2011,
des manifestations massives d’étudiants contre le coût élevé de l’éducation publique et privée et
les bas niveaux d’aides sociales ont déclenché des actions syndicales massives dans tous les
secteurs de l’économie, des enseignants aux mineurs du cuivre.
Ces inégalités persistantes constituent un obstacle aux progrès en matière de développement
humain.
CONCLUSION
Les paysages physiques de même que les domaines bioclimatiques sont très variés en Amérique
latine. En outre, la population est marquée par un fort taux de métissage et des inégalités sociales
criardes.
Document 2 :
Puissance économique émergente majeure, les services (dont) let tourisme sont devenus
prépondérants (70 du % PIB), l’industrie brésilienne très diversifiée (textile, aéronautique,
pharmacie, automobile, sidérurgie, chimie), est expansion, tandis que l’agriculture est dominée
par les grandes cultures exportatrices-soja, maïs, café (1er producteur mondial), canne à sucre
(1er producteur mondial), orange (jus) –ainsi que la production de biocarburants. Les produits
miniers (minerai de fer, nickel, bauxite, tantale, cuivre, aluminium, manganèse) et les
combustibles (pétrole et gaz avec l’entreprise Petrobas) représentent environ 24 % des
exportations.
Source : Atlas économique mondial, 2017, page 242.
RESUME DU COURS
INTRODUCTION
Pays constitué de 26 Etats et d’un district fédéral (Brasilia, la capitale), le Brésil, avec une
superficie de 8 514 876 km² (le cinquième pays du monde) et une population estimée à
212 559 000 d'habitants (2020), est le pays le plus vaste et le plus peuplé d'Amérique latine.
Puissance agricole, puissance pétrolière en devenir, puissance minière et puissance
industrielle, le Brésil dispose de multiples atouts économiques qui lui ont permis de se hisser à la
dixième marche des puissances économiques mondiales, avec un PIB de 1830 milliards
de dollars (2022). Grâce à la bonne performance de ses grandes entreprises ayant une forte
présence mondiale surtout dans les secteurs des matières premières et des produits industrialisés,
il est fait partie des BRICS et du G 20.
Malgré sa puissance économique, le Brésil présente les caractéristiques d’un pays du tiers-
monde, à causes des forts contrastes régionaux de développement et des inégalités sociales
criardes.
I. LES FACTEURS DE LA REUSSITE ECONOMIQUE
1. Des conditions naturelles généreuses
L’immense territoire brésilien offre des atouts importants pour le développement économique du
pays. En effet, le Brésil dispose de vastes terres agricoles dans les plaines sédimentaires arrosées
par l’Amazone et une variété climatique, avec des domaines climatiques équatorial et tropical
humide, qui favorise la polyculture.
Le Brésil dispose de ressources minières (fer, manganèse, étain, graphite, bauxite, lithium, zinc,
cuivre, nickel et uranium), pétrolières (notamment en eaux profondes), hydroélectriques et
d'énormes capacités de production de biocarburants tels l'éthanol, très significatives à l'échelle
mondiale, qui constituent des gages de développement industriel.
En définitive, l’exploitation des ressources naturelles est le premier levier du développement de
l’économie brésilienne.
2. Les choix de la politique de développement
Du 17ème siècle à nos jours, le Brésil a expérimenté plusieurs stratégies de développement. Pays
essentiellement agricole pendant des siècles, le gouvernement brésilien a encouragé, dès l'entre-
deux guerres, les industries de substitution aux importations. Les riches propriétaires terriens ont
développé des industries légères destinées au marché extérieur.
Ensuite, à partir de la deuxième moitié des années 1970, le Brésil a su profiter de son importante
population, de ses coûts de production relativement bas, d’un système financier solide et de taux
d’intérêts élevés pour attirer les technologies et les capitaux étrangers dans le cadre des
délocalisations opérées par les multinationales occidentales.
L'Etat, le capital national, les multinationales sont les 3 acteurs du décollage de l'économie.
L'Etat contrôle le 1/3 de la production. Sa place est prédominante dans les domaines des
énergies, des mines et des transports. Les entreprises nationales sont présentes dans les secteurs
du bâtiment, du commerce et des industries légères. Les multinationales contrôlent 90 % de la
construction automobile (firmes américaines et Allemandes prédominantes) et de l'industrie
pharmaceutique, 70 % de la construction électrique et l'électronique et une grande partie de la
production pétrolière, agricole et agro-alimentaire (Nestlé, BSN.). Elles ont accru leur place dans
l’économie brésilienne.
II. LES PERFORMANCES DE L’ECONOMIE BRESILIENNE
1. Une puissance agricole
L’agriculture brésilienne emploie 10,2 % de la population active et fournit 4,6 % du PIB en
2019. Le Brésil a pu conserver sa forte position agricole en développant, en aval, un puissant
complexe agro-industriel, qui transforme et valorise les denrées agricoles. Le Brésil est le
premier producteur mondial de canne à sucre, de café et d’oranges ; troisième pour le maïs,
quatrième pour le bois, cinquième pour le cacao et le coton. Il a le deuxième cheptel de bovins
au monde et le troisième pour les porcins.
Le Brésil est le 3ème exportateur mondial de produits agricoles, avec 88 milliards de dollars et
de produits alimentaires, en 2017, avec 78 milliards de dollars.
Lula, qui avait consacré 40% des dépenses publiques, environ 19% du PIB, à corriger les
inégalités sociales, celles-ci demeurent encore très fortes entre les régions et dans la population.
1. Une forte dépendance extérieure
L’économie brésilienne est en grande partie tournée vers l’extérieur pour les exportations et les
financements. Cette extraversion de l’économie pose problème surtout en temps de crise
mondiale, car elle entraîne une baisse des exportations à cause de la chute de la demande
mondiale. La crise financière économique de 2009 et le ralentissement économique des Etats-
Unis et de l’Union européenne qui absorbent 40% des exportations brésiliennes, ont entraîné une
contraction de l’excédent commercial.
Pour financer son développement, le Brésil s’est endetté auprès de ses partenaires.
2. De forts contrastes régionaux de développement
La pérennité des contrastes régionaux est saisissante entre le Sudeste et le Nordeste.
Le Sudeste est le centre, le poumon économique du pays. Dans cette partie du Brésil se
concentrent les activités et les richesses Le « triangle industriel » - Sao Paulo, Rio de Janeiro et
Minas Gérais- réalise 70 % de la valeur ajoutée industrielle brésilienne.
Le Nordeste est une région périphérique, le Brésil pauvre, aride, avec peu de ressources, il
comprend un « triangle de la sécheresse » répulsif à l’origine de flux migratoires internes vers le
sud et l’Amazonie.
3. Des inégalités sociales profondes
Une récente étude de l’Institut d’Investigation Economique Appliquée (IPEA) du Brésil révèle
que les 10 % de la population concentrent 75,4 % de la richesse. Les politiques sociales du
gouvernement de Lula qui s’appliquent depuis 2003 pour alléger la pauvreté n’ont que
légèrement réduit les inégalités. Même si les conditions de vie s’améliorent, la pauvreté de masse
demeure une réalité. Plus de 20% de la population, soit près de 38,5 millions de brésiliens, vivent
avec moins de 2 dollars par jour.
Les inégalités sociales sont très criardes dans les villes. Les agglomérations brésiliennes sont
composées de quartiers d’affaires et résidentiels très luxueux et de bidonvilles (favelas), en
flancs des collines, où s’entassent les pauvres qui y s’adonnent à toute sorte de trafic illicite
(prostitution, drogue, armes…).
Dans les campagnes, la forte opposition entre les Latifundia (grandes exploitations agricoles) et
les Minifundia (petites exploitations) caractérise les structures foncières du Brésil. Beaucoup de
paysans sont sans terre ou dans une situation précaire alors que de vastes étendues contrôlées par
les grands propriétaires terriens et les compagnies étrangères ne sont pas mises en cultures. Le
problème de la terre reste aigu et se traduit par des conflits agraires violents (occupation des
fazendas par les paysans sans terre). En dépit de la croissance agricole, 20% des Brésiliens
souffrent de malnutrition. Le sous-développement frappe particulièrement les campagnes où
vivent encore 25 % de la population.
CONCLUSION
Le Brésil est une des puissances émergentes, la 2ème du Tiers monde après la Chine, la première
d'Amérique latine. Cependant, il est dans une situation très paradoxale car même si le pays
présente les traits d’une véritable puissance économique, il y règne une très grande pauvreté.
Membre du G 20, ses capacités financières ont permis au Brésil d’organiser, en 2014, la coupe
du monde et, en 2016, d’organiser les Jeux Olympiques.
EVALUATION
Sujet : commentaire de documents
Thème : Chine et Brésil, deux espaces émergents aux résiliences inégales face à la covid 19
Document 1 : Quelques indicateurs socioéconomiques de l’Allemagne et du Japon en 2019
Chine Brésil
Population en millions d’habitants 1386,39 211.04
0-15 (%) 17,68 21,7
+ 65 ans (%) 10,64 8,5
Naissance (‰) 12,43 13,92
Décès (‰) 7,11 6,24
PIB en milliards $ 14212 2053,2
Croissance du PIB (%) 6,57 1,11
Exportation en milliards $ 2417,85 258,2
Importation en milliards $ 2208,41 237,62
Dette publique (% du PIB global) 46,79 84,05
Production d’énergie (tep) 3063,4 290,2
Consommation d’énergie (tep) 1832,9 212,0
Source : Pascal Boniface, Année Stratégique, Analyse des enjeux internationaux, 2020
Document 2 : Un impact économique phénoménal
La pandémie se traduit par un coup d’arrêt brutal de l’économie de la province du Hubei et, par
suite, de celle de toute la Chine. Le tourisme, le commerce international et le transport viennent
de recevoir un véritable coup de massue. Un exemple frappant est celui du transport aérien, dont
l’activité est freinée d’un coup d’un seul de 85% dans l’ensemble du pays, ce qui entraîne un
bond de 20% du chômage dans cette industrie-là. C’est bien simple, le pays entier est
littéralement cloué au sol.
Ce qui frappe le plus fort n’est pas tant la mortalité de la Covid-19, a priori moindre que le
SRAS qui a sévi en 2002-2003, que la peur qu’elle suscite auprès des acteurs économiques,
notent les trois chercheurs dans leur document confidentiel. À l’image d’un tremblement de
terre, le coup d’arrêt de la province du Hubei diffuse une onde de chocs partout en Chine et sur
la planète, en particulier en ce qui a trait au commerce international, la chaîne
d’approvisionnement de biens et de services en provenance de Chine étant maintenant gravement
perturbée. Or, l’économie chinoise est aujourd’hui 8 à 9 fois plus grande qu’elle ne l’était à cette
époque-là. Et elle est nettement plus connectée aux autres pays qu’il y a une vingtaine d’années.
À présent que la Chine représente 16,3% du PIB mondial, elle est l’un des principaux moteurs de
l’économie mondiale. D’ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI) estime que la Chine a
été responsable de 39% de la croissance économique mondiale en 2019. Ce qui implique que
tout ralentissement significatif de son activité économique se traduit désormais inévitablement
par un ralentissement de l’activité économique mondiale.
Source : Olivier Schmouker, [Link]
corsee, consulté le 12 juillet 2020
Document 3 :
C’est au cours du deuxième mandat de Lula que l’on déclenche l’opération Lava Jato. Tout
démarre en 2008 lorsque Hermes Magnus, propriétaire d’une station-service jumelée avec un
lave-auto, accuse plusieurs personnalités locales de se servir de sa compagnie pour blanchir de
l’argent […] La police découvre alors que des géants du secteur d’activités des bâtiments et des
travaux publics, tels Grupo OAS ou Odebrecht, ont formé un cartel afin de surfacturer de 1% à
5% les contrats émis par Petrobras […] Finalement, des accusations sont lancées envers
Rousseff, Temer et Lula. Ce dernier est condamné en 2017 à 9 ans et demi de prison. En 2018,
en raison de sa défaite en appel et d’autres charges portées contre lui, sa sentence est portée à 12
ans. Il met ensuite fin à sa tentative de briguer l’élection présidentielle.
L’ampleur prise par les scandales de corruption au Brésil, leur impact provoquant de nombreuses
arrestations et le gel de 45 projets à travers l’Amérique latine soulèvent des questions quant à la
mise en branle d’un réel changement au Brésil. Le scandale Odebrecht, avec ses 780 millions de
US$ dépensés en pots-de-vin, fait exploser les précédents cadres d’analyse de la corruption
considérant l’ampleur des montants impliqués et le haut profil des personnes impliquées. Bien
qu’il serait plutôt surprenant que l’acceptation sociale de la corruption vacille entièrement du
côté du refus, comme en témoignent les appuis à Lula, les développements des derniers mois
tendent à démontrer qu’une rupture pourrait s’être opérée au Brésil, alors que les « géants »
politiques et économiques ne semblent plus être des intouchables de la loi comme ils l’ont été
auparavant.
Source : Gabriel Turmel, Un portrait de la corruption au Brésil du Lava Jato: des révélations aux
accusations (2006-2018), janvier 2019
Consigne :
1- Estime la population des deux pays en 2028, puis représente la structure démographique par
un diagramme pertinent de votre choix.
2 – A partir des documents 2 et 3 identifie puis analyse deux difficultés socioéconomiques et/ ou
politiques par pays.
3- Explique les conséquences de la pandémie dans l’économie des pays émergents en insistant
sur la Chine et le Brésil.
Consigne : Représente les pays de l’Afrique de l’ouest la carte ci-dessous à partir du doc 1
Document 2 : Composition des échanges en Afrique, 2016, %
RESUME DU COURS
INTRODUCTION
L’Afrique comprend 54 pays. D’une superficie de 30 415 873 km2 en incluant les îles, elle
couvre 6 % de la surface terrestre et 20,3 % de la surface des terres émergées.
En 2022, la population africaine est estimée à 1 406,73 millions habitants, soit 17,69 % de la
population mondiale.
Périphérie très retard, le continent le moins développé, l’Afrique peine à entrer dans la
mondialisation, car en 2022, elle ne pèse que de 2,46 % dans les exportations mondiales et 2,8 %
dans les importations mondiales.
L’Afrique comprend 54 pays. D’une superficie de 30 415 873 km2 en incluant les îles, elle
couvre 6 % de
Le retard de développement de l’Afrique résulte de la conjugaison de plusieurs facteurs :
historiques, politiques, économiques, démographiques…
Devant l’échec des politiques de développement mises en œuvre depuis les indépendances, le
NEPAD ou Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique est l’ultime initiative
lancée pour un développement harmonieux et concerté de tout le continent.
I - LES PROBLEMES DE DEVELOPPEMENT
Les problèmes de développement de l’Afrique sont principalement d’ordre historique,
économique et sociodémographique et politique.
- Le poids de la dette :
L’Afrique est fortement endettée cette situation constitue un variable fléau qui maintien
l’Afrique dans la dépendance et le sous-développement. Les taux d’intérêt sont très élevés. Dans
les années 1980-1990, la plupart des Etats de l’Afrique subsahariennes tombaient dans le cycle
infernal de l’endettement ont été contraints de passer sous les fourches caudines (diktat) du FMI
et de la banque mondiale à travers les plans d’ajustement structurel. Aujourd’hui, plus de 60% du
PIB des pays africains subsahariens sont consacrés au remboursement de la dette ; Ce qui
plombe les possibilités d’investissements et de relance économique.
3- Les facteurs sociodémographiques
La population africaine est estimée à 1 406,73 millions habitants, soit 17,69% de la population
mondiale (2ème continent le plus peuplé, derrière l’Asie.). Avec un taux de natalité de 31,79‰
et un taux de mortalité de 7,63‰, l’accroissement naturel rapide (2,42%) dote l’Afrique d’un
potentiel en main d’œuvre fort intéressant qui, s’il était bien utilisé, serait un puissant levier de
développement pour le continent. Malheureusement, 38 % des adultes africains sont
analphabètes
En effet, L’Afrique est confrontée à une croissance démographique non maîtrisée, à
l’insuffisance des ressources humaines et à la fuite des « cerveaux ».
Le boom humain, boosté par une fécondité élevée entraîne un fort taux d’accroissement moyen
annuel qui neutralise toutes les chances d’épargner et d’investissement pour le futur. L’espérance
de vie est faible, 53,20 ans.
Le niveau du capital humain est très insuffisant, conséquence des déficiences des appareils
d'éducation et de formation. Ainsi, l’économie africaine souffre de deux grandes tares : une
insuffisance des ressources humaines à cause d’un taux d’analphabétisme élevé et la « fuite des
cerveaux »
4- Les facteurs politiques
Elle se manifeste à la fois sur le plan politique et sur le plan de la gestion des affaires de l’Etat.
La mal gouvernance politique se traduit par l’absence d’alternance politique au sommet de
l’Etat, le népotisme, le manque de mérite, le tribalisme… et conduit, dans beaucoup de pays
africains, à des réflexes identitaires, des guerres civiles, des coups d’Etat et des soulèvements
populaires. L’Afrique compte environ une quinzaine de pays qui connaissent une situation de
conflit sur un total de 54.
La mal gouvernance économique se manifeste d’abord par le détournement des fonds destinés
aux objectifs de développement et exfiltrés dans des paradis fiscaux. La corruption, autre aspect
de la mal gouvernance, est un fléau considérablement répandu en Afrique, à tel point que les
agences de coopération multilatérales s'accordent pour estimer qu'environ 40% des aides
extérieures sont détournés.
II. LES POLITIQUES DE DEVELOPPEMENT
1- Les organismes d’intégration sous régionales
Elles poursuivent comme objectif le regroupement de pays voisins qui harmonisent leurs
politiques économiques, pour un développement concerté
- La CEDEAO (Communauté Economique des Etats de L’Afrique de l’Ouest) crée en
1975 et qui réunit 15 Etats, après le retrait de la Mauritanie en 1999 est l’une des premières
intégrations sous régionales à voir le jour.
Le Plan d’Action et de l’Acte Final de Lagos adoptés en avril 1980 par les chefs d’Etat et de
Gouvernement de l’OUA, devenue l’Union Africaine depuis le sommet de juillet 2001 en
Afrique du Sud prône la création de structures sous régionales, en vue de la création graduelle et
progressive d’un marché commun africain. Plusieurs organisations ont vu le jour :
- La CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale) est signée
le 18 octobre 1983 à Libreville par 20 pays, pour promouvoir et renforcer une coopération
harmonieuse et un développement dynamique, équilibré et auto-entretenu dans tous les domaines
de l’activité économique et social
- La CEMAC (communauté Economique et Monétaire de l’Afrique centrale) signée le
16 mars 1994, au Tchad et axée sur une Union économique et une Union monétaire.
- L’OHADA (Organisation pour l’Harmonisation des Droits des Affaires, signée le 17
octobre 1993, par 16 pays et qui vise l’intégration régionale ainsi que la sécurité juridique et
judiciaire des Etats membres.
- L’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africain), signée le 10 janvier
1994 par 8 pays et dont l’objectif est la création d’un espace économique harmonieux intégré
avec la libre circulation des produits, des capitaux et des services.
2- Les organismes d’intégration continentale
- Le NEPAD : La création du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique
(NEPAD) remonte au trente-septième Sommet de l'Organisation de l'unité africaine, qui a
adopté en juillet 2001. C’est la fusion de deux plans : le Millénium African Plan (MAP)
élaboré par l’algérien Bouteflika, le nigérian Olesegun Obasanjo et le sud-africain Thabo
Mbeki) et le plan Omega du président Abdoulaye Wade.
Le NEPAD a pour ultime objectif de combler le retard qui sépare l'Afrique des pays développés
et accélérer l’insertion plus poussée de l’Afrique dans la mondialisation, la réalisation d’un taux
de croissance de 7% par an pendant 15 ans, au moyen d’investissements massifs, la
diversification des activités, l’augmentation des exportations, l’emploi des emplois, la réduction
de la pauvreté et des inégalités.
- La Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECA) à l’horizon 2063.
Signé à Kigali (Rwanda) le 21 mars 2018 et officiellement lancée le 17 juillet 2019, la Zone de
libre-échange continentale africaine constitue une étape cruciale du cheminement de l’Afrique
vers la mise en place d’un marché intégré, qui aura vocation à déboucher sur la constitution
d’une communauté économique africaine, conformément au Traité d’Abuja. Deux objectifs sont
visés par la ZLECA :
Promouvoir le développement économique, social et culturel ainsi que l’intégration des
économies africaines en vue d’accroître l’autosuffisance économique et favoriser un
développement endogène et autoentretenu ;
Coordonner et harmoniser les politiques entre les communautés économiques existantes
et futures en vue de la mise en place progressive de la Communauté.
CONCLUSION
Le sous-développement de l’Afrique, conséquence de plusieurs siècles de domination,
d’oppression, d’exploitation et de pillage, est incontestablement la face hideuse du monde
contemporain.
Face à cette situation scabreuse, l’éveil politique des peuples africains, le processus de
démocratisation en cours et les perspectives d’Union Africaine doivent être de puissants leviers
pour un décollage économique qui ferait du XXIème siècle, le siècle de l’Afrique. C’est à cette
tache exaltante que s’attelle le NEPAD. Cependant, si le recours systématique à l’investissement
privé est un gage de productivité, de compétitivité et de croissance économique indispensable à
l’insertion de l’Afrique dans la mondialisation libérale, il est aussi l’auteur d’inégalités,
d’exclusions et de déséquilibres écologiques.
EVALUATION
Sujet 1 : Commentaire de documents
Thème : L’Afrique face au développement et à la mondialisation
Document 1 : Commerce mondial de marchandises par région en 2020 (en milliards de $)
Régions Importations Exportations
Amérique du Nord 3215,4 2240
Amérique du Sud et Centrale et Caraïbes 613,6 535,8
Europe 6478,2 6 501
Asie 6067 6680
Communauté des États indépendants (CEI) 399,5 453,6
Afrique 583,7 375,3
Moyen-Orient 748 772,5
Sources : OMC 2021
Document 2 : Classement mondial du PIB/hab en 2019 : les 10 pays les plus pauvres au monde
Rang Pays PIB/hab (en $) Rang Pays PIB/hab (en $)
1 Soudan du Sud 236 6 Niger 488
2 Burundi 310 7 Mozambique 493
3 Malawi 367 8 RDC 495
4 République centrafricaine 441 9 Sierra-Leone 517
5 Madagascar 471 10 Afghanistan 548
Source : FMI
Document 3 : Afrique : des défis à relever.
Les propos d'Akinwumi Adesina (président de la BAD) sont encourageants. « La situation du
continent est bonne. Les performances économiques générales de l'Afrique continuent de
s'améliorer », affirme-t-il dans le dernier rapport de la Banque africaine de développement
(BAD) sur les perspectives économiques de l'Afrique en 2019. Pourtant, la croissance du
continent accuse une légère baisse en 2018 à 3,5 %, contre 3,6 % l'année précédente. Le chiffre
devrait en revanche grimper à 4 % en 2019, selon les estimations de la BAD. [...]Malgré tout, la
croissance du continent reste « insuffisante pour réduire le chômage et la pauvreté », estime
Akinwumi Adesina. La population africaine en âge de travailler devrait passer en effet
de 705 millions de personnes en 2018 à près d'un milliard d'ici 2030. Or, si l'Afrique reste dans
son rythme actuel de croissance, « elle devra créer chaque année environ 12 millions de
nouveaux emplois pour contenir l'augmentation du chômage », d'après le rapport. L'objectif est
donc de taille.
Fascicule géographie -Terminales L & S deuxième édition 2022-2023
Fascicule géographie -Terminales L & S deuxième édition 2022-2023
Le rapport donne tout de même quelques pistes pour y parvenir. Pour Akinwumi Adesina,
l'Afrique n'a pas le choix : elle doit s'industrialiser « pour éviter le piège de l'économie
informelle et le chômage chronique ». [...] Autre solution largement préconisée par les analystes,
celle d'une intégration économique plus poussée. Ainsi, pour Akinwumi Adesina, « une Afrique
sans frontières n'est pas seulement un idéal politique. Elle pourrait également constituer le
fondement d'un marché continental concurrentiel pour accélérer la croissance et rendre le
continent plus compétitif dans le commerce mondial et les chaînes de valeur ». Une volonté
totalement en accord avec les aspirations de la zone de libre-échange continentale (ZLEC) lancée
par l'Union africaine (UA) et signée en mars 2018. [...]
Source : Marlène Panara, Le [Link], 1er mai 2019
Consigne :
1- À partir du document 1, calcule le solde commercial des différentes régions en 2017,
puis représente graphiquement les résultats obtenus. Interprète le graphique réalisé en
insistant sur la place de l’Afrique dans le commerce mondial de marchandises.
2- A partir des documents 2 et 3, relève puis analyse deux problèmes de développement du
continent africain.
3- En référence aux différents documents, analyse la place de l’Afrique dans la
mondialisation, puis propose deux solutions pour relever les défis majeurs de
développement du continent.
RESUME DU COURS
INTRODUCTION
Finistère ouest africain, le Sénégal est situé entre 12°8 et 16°41 de latitude nord et 11°21 et
17°32 de longitude Ouest. Il couvre une superficie de 196 720 km². Largement ouvert sur
l’océan pacifique avec 531 km de côtes, le Sénégal présente un relief peu accidenté, dominé par
les faibles altitudes. En décembre 2020, la population du Sénégal est évaluée à 17 200 000
habitants dont 49,9% d’hommes et 50,1% de femmes.
I. DES CONDITIONS NATURELLES
1. La monotonie du relief
Le Sénégal est un pays relativement plat, composé de plaines et de plateaux, avec une altitude
moyenne ne dépassant pas 100 m. Les altitudes les plus élevées se localisent à l’extrême Sud-
Est, dans la région de Kédougou, avec les plateaux de grés des contreforts du Fouta- Djalon qui
culminent, à 581m, sur le Mont Bassari et à l’ouest, avec les plateaux volcaniques de la
presqu’île du Cap-Vert avec (les Mamelles, 105m), et le massif de Ndiass dans la région de
Thiès. Le centre est constitué d’un grand bassin sédimentaire
La vallée alluviale du fleuve Sénégal, qui s’étend de Bakel à St Louis, forme un arc de cercle de
600km de long. La pente du fleuve est faible ce qui entraîne la remontée de la langue salée et par
conséquent la salinisation des sols en amont de Richard Toll. Le relief de la vallée présente
plusieurs toggéré (buttes non inondables).
Les régions littorales de l’Atlantique présentent, sur la grande côte, les Niayes composés d’un
ensemble de dunes et des dépressions inondées par la remontée de la nappe phréatique et, sur la
petite côte, des plaines basses recouvertes d’importants dépôts de vases et, dans certaines zones,
des vasières formant de grandes étendues salées, au niveau des estuaires du Saloum et de la
Casamance.
2 Des conditions bioclimatiques variées
Le climat du Sénégal est de type tropical. Il se caractérise par une longue saison sèche, de
novembre à juin et une saison des pluies, appelée hivernage, de juillet à octobre. Les
températures, toujours élevées à l'intérieur, sont atténuées sur le littoral par le passage du courant
marin froid, les Canaris. La température diurne moyenne est de 23,3 °C en janvier, et de 28,3 °C
en juillet. Du Nord au Sud, quatre zones se distinguent une :
Zone aride ou semi-désertique avec des précipitations annuelles ne dépassant pas 350 mm ;
Zone semi-aride, de type continental sec, comprise entre les isohyètes 350 et 700 mm ;
Zone subhumide, comprise entre les isohyètes 700 et 900 mm ;
Zone humide caractérisée par d'importantes précipitations de l'ordre de 1 000 à 1 600 mm.
Ainsi, la pluviométrie décroit du sud vers le nord, exemple : Ziguinchor enregistre en moyenne 1
280 mm de pluies par an alors que Podor enregistre 330 mm).
La variété des paysages végétatifs est dictée par les nuances climatiques. Au sud-ouest, la basse
Casamance appartient au domaine nord soudanais avec ses grandes forêts où s'étalent les
palmiers à huile. Le Sud-Est et le Centre relèvent du domaine soudanien avec de vastes savanes
boisées où percent le fromager, le néré, le baobab. Tout le Nord relève du domaine sahélien et,
est couvert d'une steppe clairsemée de graminées et d'acacias.
3. Un réseau fluvial moyen
Trois fleuves traversent le pays d’est en ouest : le Sénégal (1750 km) la Gambie (750 km) et la
Casamance (300 km). Le fleuve Sénégal longe la frontière de la Mauritanie. Il est rejoint par la
rivière Falémé à l'est, qui le sépare du Mali. Il constitue la principale ressource hydraulique du
pays et alimente les nappes phréatiques ainsi que le lac de Guiers. Ce dernier est la plus
importante réserve d'eau douce permanente du pays. La Gambie se perd dans l'Etat du même
nom, après avoir traversé le parc du Niokolo Koba. La Casamance, au sud du pays reçoit
plusieurs affluents qui la rendent navigable par des gros bateaux jusqu'à Ziguinchor. Deux bras
de mer traversent la région de Kaolack : le Sine et le Saloum.
II. UNE POPULATION JEUNE ET INEGALEMENT REPARTIE
1. Une mosaïque d’ethnies
La population sénégalaise est composée de plusieurs ethnies dont les plus représentatives sont :
les Wolofs (38%) disséminés sur tout le territoire. Traditionnellement, les Wolofs sont des
cultivateurs sédentaires qui produisent l'arachide, mais ils sont aussi présents dans le petit
commerce. Les Sérères (16%) qui sont retrouvés principalement dans les régions de Kaolack, de
Fatick et Thiès et qui sont majoritairement agriculteurs Les Pulaar (25 %) composés de Foulbés,
Peuls et Toucouleurs, dont le nord du Sénégal, le Fouta Toro (la vallée du fleuve Sénégal ainsi
que la zone du Ferlo), constitue le berceau culturel et, qui sont très actifs dans les domaines du
commerce, de l’élevage et de l’agriculture irriguée. Les Mandingues (14%) dans la moyenne
Casamance et dans la région de Tambacounda. Les Diolas (5 %) en Casamance, orientés plutôt
vers la riziculture et, qui sont majoritairement animistes et/ou chrétiens au niveau de la basse
Casamance (Ziguinchor, Oussouye, Cap Skirring), musulmans plus au nord et à l’est.
En dehors de ces grands groupes ethniques, on trouve les Soninkés très présents à l’est du pays,
les Bassari et Bédik vivant surtout de la culture du mil et du maïs, de la cueillette et de la chasse,
entre la frontière guinéenne et les limites du parc national de Niokolo-Koba.
RESUME DU COURS
INTRODUCTION
Source de vie et moteur essentiel du développement, l’eau est une ressource de toute première
importance pour un Etat et pour un peuple. Le Sénégal, au climat soudano- sahélien caractérisé
par la semi- aridité est confronté à une question cruciale, celle de l’eau. Pour mesurer l’acuité de
cette question, il est nécessaire de faire l’inventaire des ressources hydriques du Sénégal,
d’examiner les contraintes qui limitent sa disponibilité, l’importance des déficits et les solutions
mises en œuvre pour régler ce problème.
I. LES RESSOURCES EN EAU DU SENEGAL.
1. La pluviométrie.
La pluviométrie par son importance et sa répartition est le premier élément dont dépend la
question de l’eau. La quantité d’eau qui tombe au Sénégal varie entre 300mm et 1500 mm/an et
le nombre de jours de pluie est compris entre 20 et 85. La variation des pluies est fonction de la
latitude et leurs quantités diminuent du sud vers le nord. Ainsi la moitié septentrionale du
Sénégal connaît un déficit pluviométrique persistant. La moyenne des pluies est d’environ
600mm/an, soit un volume estimé de 120 milliards de m3.
2. Les eaux de surface.
Trois bassins hydrographiques drainent l’essentiel des eaux de surface du Sénégal. Il s’agit du
Sénégal, de la Gambie et de la Casamance.
Le fleuve Sénégal : long de 1750 km, son bassin couvre 350000 km2 au Mali, en Mauritanie et
au Sénégal. Il a été longtemps caractérisé par une irrégularité dans les écoulements. Le débit
variable durant l’année et d’une saison à l’autre, avec un module moyen de 732m3 par seconde.
Il produit un écoulement moyen de 23 milliards de m3. Le fleuve Sénégal alimente le lac de
Guiers dont la capacité est de 600 millions de m3. Ce lac assure une bonne partie de
l’approvisionnement de Thiès, de Rufisque et surtout de Dakar
Le fleuve Gambie : long de 1150km dont 280km seulement au Sénégal, il a des modules
moyens, entre 100 à 150m3/s à Kédougou, ce qui correspond à un écoulement 3 200 000 de m3.
La Casamance : long 300 km, elle n’est pas qu’une ria. Son débit de crue médiane est de
7,63m3/s à Kolda soit 52 000 000 de m3.
3. Les eaux souterraines
Elles sont composées :
- Des nappes peu profondes situées sur les sables basaltiques du Cap-Vert, les sables du littoral
nord et le long des Niayes. Ces nappes ont une potentialité de 270000m3/s.
- Des nappes du continental Terminal pouvant atteindre 30 à 100m de profondeur et une
potentialité de 700 000m3/j.
- Des nappes du Mæstrichtien avec une profondeur entre 100 à 400m. Elles contiennent une
réserve de 100 milliards de m3 d’eau douce soit 500 000m3/j.
II. LA MAITRISE DE L’EAU : UN ENJEU VITAL
1. L’irrégularité des pluies et leurs conséquences
Les cycles de sécheresse des années 70 et 80 avaient provoqué une dégradation de la couverture
végétale, l’appauvrissement des sols, la vivification des dunes, la baisse du niveau des nappes
phréatiques, du régime du fleuve Sénégal et de la baisse de la production agricole. Au Sud, on
assista à une salinisation des terres.
Au niveau social, on assista à la dégradation des conditions de vie des populations rurales, ce qui
accentua l’exode rural. L’irrégularité des pluies influe négativement sur les productions
agricoles.
2. Les problèmes d’exploitation et de gestion des ressources hydrauliques
Les eaux de surface et les eaux souterraines constituent l'essentiel du potentiel hydraulique
sénégalais. Mais seules 3% des premières et environ 30% des secondes sont utilisées pour
l'ensemble du secteur de l'hydraulique urbaine et rurale.
La côte de 50 litres/ hab. /jour est la norme retenue pour un décollage économique. Cette
quantité permet une satisfaction des besoins liés à la consommation humaine et les besoins
économiques et professionnels. Au Sénégal, la consommation est inférieure à 30 litres/jour.
Cette insuffisance de la consommation peut s’expliquer par un problème de captage des eaux de
ruissellement, au suivi et à la maintenance des ouvrages hydrauliques liés à son tour à
l’insuffisance des moyens financiers et l’évaporation très intense dans les pays sahéliens. En
saison sèche, elle peut entraîner la perte de 80% à 90% de l’humidité au Nord et une évaporation
de 300mm pour 500mm de pluies tombées à Dakar.
L’écoulement de l’eau douce vers la mer constitue une perte énorme. Le fleuve Sénégal déverse
annuellement depuis le barrage de Diama quelques 8 à 10 milliards de m3 vers l’Océan
Atlantique.
La profondeur des nappes les plus importantes et l’éloignement des ressources nécessitent des
moyens financiers considérables. Le coût d’un forage varie entre 20 à 30 millions de FCFA. Les
projets de la conduite du Lac de Guiers devaient coûter 92 milliards et celui du Canal du Cayor
220 milliards de CFA.
La question de l'eau au Sénégal ne se pose pas en termes de quantité mais en termes de
disponibilité des ressources en eau. En effet, les experts s'accordent à dire que le potentiel
hydraulique dont dispose le pays pourrait largement couvrir les besoins de l'intégralité de la
population sénégalaise.
Cependant, ces ressources mal réparties, car trop éloignées des grands centres de consommation,
sont difficilement mobilisables pour satisfaire la demande en eau potable des populations
urbaines.
III. REALISATIONS ET PERSPECTIVES
1. Les réalisations
Pour faire face à ces difficultés d’approvisionnement, le Sénégal s’est engagé dans un vaste
programme de réalisations d’ouvrages hydrauliques : 927 forages motorisés, 1028 forages et
puits à pompes manuelles, 74 forages et puits équipés d’éolienne, 2100 puits et forages par
exhaures traditionnels ont été érigés.
Dans le cadre de l’intégration sous régionale, L’OMVS a réalisé deux barrages : Le barrage anti-
sel de Diama construit en 1986 a pour objectifs d’arrêter la remontée de la langue salée et le
remplissage du Lac de Guiers au Sénégal, du lac R’Kiz en Mauritanie. Le volume stocké dans sa
retenue est de 250 millions de m3. Le barrage de Manantali au Mali depuis 1988 a pour objectif
la maîtrise des eaux de crue et leur stockage pendant la saison des pluies, la régularité du débit
du fleuve, la production de 800 Gwh d’électricité ; et avec Diama, le développement d’une
agriculture irriguée sur 375 000 ha.
D’autres ouvrages ont été construits comme la digue de Keur Momar Sarr, le barrage hydro-
agricole de l’Anambé qui concerne 5000 ha, les bassins de rétention…On distingue :
L’hydraulique urbaine : plusieurs projets ont été initiés :
• Le Projet sectoriel eau (PSE) d’un investissement de 150 milliards de F CFA. Il a porté
principalement dans le doublement de l’eau provenant du lac de Guiers, la construction de la
centrale de Ngnith, la réalisation de forages, et l'installation d'une station de retraitement des
eaux usées à Cambérène.
• Le projet eau long terme (PLT), à partir de 2001, d’un coût pour 225 millions de dollars, il doit
assurer notamment l'alimentation en eau potable de Dakar jusqu'en 2012 grâce à la construction
d'une nouvelle usine de traitement à Keur Momar Sarr, conjuguée à une amenée d'eau plus
importante depuis le lac de Guiers
Globalement, l'accès des citadins aux services d'eau (y compris par le biais des fontaines
publiques) est passé d'un niveau de l'ordre de 74 à 81 % en 1996 à 98 % environ en 2006. Le
niveau de pertes (dues essentiellement à des fuites) est quant à lui tombé en dessous de 20 % en
2006, contre 32 % en 1996, ce qui se traduit par une économie équivalente aux besoins en eau de
930 000 personnes.
L'assainissement en milieu urbain s'est également amélioré, 830 000 personnes de plus ayant
désormais accès au tout-à-l'égout ou aux installations d'assainissement individuel.
Environ 1,6 million de citadins ont eu accès à l'eau potable. Le Sénégal est aujourd'hui le pays
d'Afrique subsaharienne qui a le plus fort taux de raccordement à l'eau courante en milieu urbain,
avec 98 %, selon la Banque mondiale. L'incidence des maladies transmises par l'eau et de la
diarrhée infantile a diminué.
L’hydraulique rurale : Une nouvelle agence a été créée pour réaliser un programme de petits
barrages et de retenues collinaires. Il s'agit de l'Agence de Promotion du Réseau Hydrographique
National (A P R H N). Placée sous la tutelle du ministère de l'Energie et de l'Hydraulique, elle a
pour mission principale la maîtrise des eaux de surface. L'Agence se substitue à la mission du
canal de Cayor et à l'aménagement des vallées fossiles, deux projets abandonnés
2. Perspectives
Si la quasi-totalité des citadins ont à présent accès à l'eau salubre, ce n'est le cas que de 62 % des
ruraux, et 17 % d'entre eux seulement ont accès à des services d'assainissement améliorés.
Atteindre les objectifs de développement pour le Millénaire au Sénégal suppose que plus de 3
millions d'habitants des zones rurales aient accès à l'eau salubre et à l'assainissement.
Le mardi 30 mars 2010, est lancée l’étude sur le projet de mise en œuvre du Plan d’Actions pour
la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PAGIRE), un projet de 150 forages. Il s’agit
d’assurer la maîtrise de ces ressources, de leur quantité, de leur qualité et de leur disponibilité
dans le temps et dans l’espace pour toute planification adéquate de leur utilisation.
CONCLUSION
La maîtrise de l’eau est enjeu vital pour le développement économique et social du Sénégal. De
grands efforts ont été faits par les autorités du pays sur la fourniture de la demande, la qualité de
l’eau, le traitement des eaux usées… Il reste pendant de chose à faire pour atteindre les normes
internationales
Document 3 :
Si le cadre macroéconomique du Sénégal reste solide, certaines fissures apparaissent, avec
notamment la hausse des niveaux d’endettement et le manque de liquidités. Ainsi, malgré une
baisse du déficit budgétaire, qui s’élève en 2017 à 3,7 % du produit intérieur brut (PIB), contre
4,2 % en 2016, plusieurs facteurs pèsent sur l’équilibre des finances publiques : le vaste
programme d’investissement de l’État, le renchérissement des prix de l’énergie (qui induisent
une hausse du montant des subventions énergétiques et une réduction des recettes en raison du
gel des prix de l’essence) et les opérations du Trésor ayant financé le déficit d’autres entités
publiques. Par conséquent, le Sénégal a retardé les paiements dus à certains fournisseurs en
2017. Par ailleurs, la dette publique a continué d’augmenter, bien qu’à un rythme plus faible, et a
atteint 60,8 % du PIB en 2017. Quant au service de la dette, il est passé de 24 à 30 % des recettes
publiques entre 2014 et 2017. Pour autant, le risque de surendettement reste faible selon la
Conscient des défis et obstacles susceptibles actuels, le Sénégal mise sur ses atouts et
opportunités pour enclencher la marche vers l’émergence. Il s’agit, entre autres, de la stabilité
politique et la solidité des institutions ; la viabilité du cadre macroéconomique ; le potentiel
démographique résultant de la jeunesse de la population ; le potentiel de ressources agricoles et
hydro-agricoles ; sa position géographique stratégique ; de réelles potentialités naturelles sous-
exploitées ; et le dynamisme de sa diaspora.
La mise en œuvre du PSE sera alimentée par les politiques sectorielles et les Cadres de Dépenses
Sectoriels à Moyen Terme (CDSMT) qui s’érigent en instruments opérationnels. À cela
s’ajoutent les instruments innovants de financement de l’économie, à savoir le FONGIP, le
FONSIS, la BNDE, la CDC ou la finance islamique. Cependant, le Plan d’Actions Prioritaires
(PAP 2014-2018) dégage un besoin de financement additionnel de 2964 milliards de FCFA à
rechercher.
Source : Groupe consultatif, Paris, 24-25 février 2014.
Consigne : Défini le PSE et citer ses principaux axes stratégiques.
RESUME DU COURS
INTRODUCTION
Le PIB du Sénégal est estimé, en 2021 à 27,93 milliards de dollars. Ainsi, le Sénégal contribue
très faiblement dans la création des richesses mondiales.
Cette situation résulte des problèmes économiques récurrents depuis l’indépendance. Malgré
toutes les politiques de développement déjà initiées par les différents régimes qui ont dirigé le
pays, pour améliorer la situation socioéconomique de la population, le Sénégal peine à décoller.
La dernière initiative porte le nom de Plan Sénégal Emergent (PSE), avec comme horizon l’an
2035.
I. LES PROBLEMES ECONOMIQUES
1. Les problèmes de l’agriculture
Le secteur agricole emploie 29,4% de la population active et reste la base du développement
rural et le moteur de la croissance économique pour la majorité de la population. Mais, il ne
contribue que pour 16,5% dans la formation du PIB en 2021.
Les principaux problèmes du secteur tournent autour des aléas climatiques, la saturation et la
dégradation des sols, la baisse du revenu réel des paysans, l’accès difficile au crédit rural, la non
disponibilité des semences de bonne qualité, le manque d’infrastructures de stockage et de
transport, et la disparition des structures d’encadrement (SODEVA, SOMIVAC…).
L’autosuffisance alimentaire n’est pas atteinte et le pays importe plus de 600000t riz/ an pour
une facture dépassant 100 milliards FCFA
Les problèmes du sous-secteur de l’élevage font que la production du cheptel est faible, les
revenus des éleveurs fragiles et la facture laitière excessive, 60 milliards F CFA/ an.
Le sous-secteur de la pêche est confronté à l’épuisement des ressources halieutiques au
gaspillage et à la cherté du carburant.
2. Les problèmes de l’industrie
Le secteur secondaire emploie 13,6% de la population active fournit 26,2% du PIB (2021). Déjà
handicapé par l’absence d’industries lourdes, et manufacturières à haute valeur ajoutée.
Le renchérissement des prix mondiaux d’hydrocarbures, et les difficultés de la SAR érodent la
contribution du secteur dans le PIB.
Le sous-secteur minier et pétrolier est confronté à la lourdeur des investissements nécessaires et
au déficit d’infrastructures de transport adéquates dans les zones à potentiel minier et pétrolier.
Il a défini le plan REVA axé sur la création de Pôles d’émergence intégrés, la promotion de
l’initiative privée dans le secteur agricole et la maîtrise de l’eau. Le plan REVA devait lutter
contre l’émigration et l’exode rural et assurer la souveraineté alimentaire.
En 2008, un nouveau plan est élaboré : la GOANA. Il vise l’autosuffisance alimentaire à court
terme par la production 2 millions t de maïs, 3 millions t de manioc, 500000 t de riz et 2 millions
t d’autre céréales (mil, sorgho et fonio). Le coût est estimé à 344 milliards F CFA, pour l’achat
des semences, des engrais et du matériel agricole. Cependant, les résultats ont été peu
satisfaisants.
- L’industrie : La politique de Redéploiement Industriel (PRI) élaboré en 2002 fixe les
orientations suivantes : le renforcement de la production par la réduction des coûts de
production, le développement des exportations par l’offre de produits industriels compétitifs, la
valorisation optimale des ressources nationales, la densification et le développement des
PME/PMI et la mise en place de la plateforme de Diamniadio. L ‘APIX chargée d’attirer les IDE
a un rôle déterminant dans la réussite de cette politique. Elle a opéré une baisse de 35 à 33% de
l’impôt sur les sociétés
- Le tertiaire : L’Etat du Sénégal a élaboré la Stratégie de Développement et de
promotion des Exportations (STRADEX) dont les principaux objectifs sont l’augmentation de
l’offre de biens et services exportables, l’amélioration de l’accès aux Marchés et
l’approfondissement de l’intégration au sein de l’UEMOA, la CEDEAO et l’UA.
Dans le secteur du tourisme, la stratégie est axée sur la mise en place d’un cadre incitatif aux
investissements et l’intensification du tourisme de luxe.
Les résultats des politiques sectorielles sont en deçà des résultats escomptés
2. Objectif : émergence à l’horizon 2035
Le Sénégal a décidé d’adopter un nouveau modèle de développement économique et social, pour
accélérer sa marche vers l’émergence : le Plan Sénégal Emergent (PSE), Son financement est
évalué à 9685,7 milliards de FCFA. Il est acquis pour 5737,6 milliards de FCFA, soit 59,2%. Le
gap de financement à rechercher est de 2964 milliards de FCFA, soit 30,6%.
Le financement acquis, d’un montant de 5 737,6 milliards de FCFA, provient de trois sources :
l’Etat pour 3 218,6 milliards de FCFA (56,1%), les PTF pour 2 056 milliards de FCFA (35,8%)
et le Privé pour 463 milliards de FCFA (8,1%)
Les objectifs du PSE sont :
Une transformation structurelle de l’économie à travers la consolidation des moteurs actuels de
la croissance et le développement de nouveaux secteurs créateurs de richesses, d’emplois,
d’inclusion sociale et à forte capacité d’exportation et d’attraction d’investissements ;
Une amélioration significative des conditions de vie des populations, une lutte plus soutenue
contre les inégalités sociales tout en préservant la base de ressources et en favorisant
l’émergence de territoires viable ;
Le renforcement de la sécurité, de la stabilité et de la gouvernance, de la protection des droits et
libertés et de la consolidation de l’État de droit afin de créer les meilleures conditions d’une paix
sociale et de favoriser le plein épanouissement des potentialités.
Le développement de l’agriculture est au cœur du Plan Sénégal Emergent (PSE) à travers le volet
Programme de Relance et d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture au Sénégal (PRACAS).
Ce volet vise l’autosuffisance en riz par la riziculture irriguée et pluviale, la production
arachidière dans le cadre d’une approche chaîne de valeur et le développement du maraîchage et
de l’horticulture, un segment dédié principalement à l’export.
L’autosuffisance en riz aura des conséquences macroéconomiques positives en réduisant des
importations qui mobilisent en moyenne 150 milliards de FCFA en devises par an et représentent
16 % du déficit de la balance commerciale.
Les résultats de la campagne agricole 2016-2017 sont encourageants : la production totale
céréalière : 2 247 094 T, dont mil : 698 643 T, sorgho : 400 462 T, maïs : 283 501 T riz :
950 779 T. Pour les autres productions agricoles : arachide : 945 365 T, coton : 19 000 T, Niébé :
105 016 T, manioc : 695 120 T, sésame : 11 755 T.
Toutefois, les objectifs du PRACAS ne sont pas atteints.
CONCLUSION
Les problèmes économiques sont réels au Sénégal et les solutions apportées par le passé se sont
avérées inefficaces. De nouvelles stratégies de développement ont été définies depuis le début de
la décennie, mais les résultats tardent à être ressentis au niveau des couches les plus vulnérables
de la population
EVALUATION
Sujet : Commentaire de documents
Thème : L’économie Sénégalaise à l’épreuve de la COVID 19.
Document 1 : Evolution d’indicateurs socio-économiques du Sénégal.
Indicateurs 2006 2011 2016 2018 2019 2020
12
Population 11900 15726 16209
800 14700000 16706000
(habitants) 000 000 000
000
PIB (en mds de
9,2 14,4 14,7 24,24 26,00 28,00
dollars)
Exportations (en
1,641 1,541 4,292 5 272 6 280 ?
mds de dollars)
Importations (en
3,190 5,908 7,522 8 707 9 636 ?
mds de dollars)
IDH 0,40 0,459 0,494 0,51 0,52 0,52
Source : Images économiques du monde, ANDS, FMI-World Economic Outlook Database-octobre 2018.
Document 2 : Perspectives macroéconomiques du Sénégal.
En 2021, la production devrait rebondir, avec une croissance supérieure à5 % portée en partie par
des perspectives favorables dans le secteur agricole. Cependant, cette projection est sujette à des
risques considérables, du fait des incertitudes entourant le rythme de la reprise mondiale et
l’évolution de la pandémie, qui pourraient continuer de nuire à des secteurs importants de
l’économie, tels que le tourisme, le transport et l’hôtellerie.
Source : [Link]
2020/
Consigne :
1- Calcule la balance commerciale et le PIB/ Hab ; puis représente par un même graphique
le PIB/Hab et l’IDH du Sénégal de 2006 à 2020. Interprète-le
2- A partir du document 3, relève deux facteurs de la contraction du PIB du Sénégal et les
secteurs économiques exposés aux risques de la pandémie.
3- A partir des documents 2 et 3 montre l’impact de la Covid 19 sur l’économie Sénégalaise.