Introduction à la Couche Physique des Réseaux
Introduction à la Couche Physique des Réseaux
CM 2:
Couche Physique
D'après
le
cours
de
Bruno
Martin
et
les
slides
du
livre
"Computer
Networking:
A
Top
Down
Approach,
6th
edition,
Jim
Kurose,
Keith
Ross,
Addison-‐Wesley,
March
2012"
Ramon
APARICIO-‐PARDO
[Link]-‐Pardo@[Link]
10/12/2018
10/12/2018 L3
Info
Miage
:
Cours
Réseaux 0
L3
Info
Miage
:
Cours
Réseaux
PLAN
CM
2
1. NOTIONS
DE
BASE
2. SUPPORTS PHYSIQUES
3. TRANSMISSION
4. NUMÉRISATION
5. ERREURS
La
couche
physique
v Elle
détermine
comment
les
éléments
binaires
sont
transportés
sur
un
support
physique
(câbles,
ondes,
lumière):
1. D’abord,
les
données
sont
codés
en
une
suite
binaire
de
0
et
de
1.
2. Ensuite,
ces
données
sont
transmis
sur
le
support
(le
moyen
de
transmission:
l’air,
un
câble,
…)
en
modifiant
une
variable
(p.
ex.
la
fréquence
ou
l’amplitude
de
la
tension
électrique
ou
d’une
onde
électromagnétique)
du
monde
réel
selon
une
technique
appropriée
au
support
1 0
0
1
0
1
1
1
0 1
§ Mode
en
série
synchrone:
L’émetteur
et
le
récepteur
doivent
se
mettre
d’accord
sur
un
intervalle
constant
de
temps
(ou
slot),
qui
se
répète
sans
arrêt
dans
le
temps.
Les
bits
d’un
caractère
sont
envoyés
les
uns
derrière
les
autres
et
sont
synchronisés
avec
le
début
des
intervalles
(slots).
Il
n’y
a
donc
aucune
séparation
(délimiteur).
Les
bits
sont
émis
en
séquence.
Ce
mode
est
tradiconnellement
uclisé
pour
les
très
forts
débits
Le
signal
v Lors
de
l’adaptation
au
support
de
transmission,
l’émetteur
transforme
les
informacons
à
transmettre
en
variations
temporelles
d’une
propriété
physique
(voltage,
pression
de
l’air,
champ
électromagnécque)
que
le
récepteur
peut
détecter
de
son
côté.
Ces
variations
temporelles
sont
des
signaux.
v Types
des
signaux:
§ Analogiques
:
Le
signal
prend
des
valeurs
continues
dans
un
intervalle.
• P.
ex.
la
voix
humaine:
des
changements
de
la
pression
atmosphérique
en
prenant
n’importe
quelle
valeur
dans
le
plage
audible
des
intensités
sonores.
§ Numériques
:
Le
signal
ne
prend
que
des
valeurs
discrètes
définies
dans
un
ensemble
fini.
• P.
ex.
une
suite
binaire
dans
un
fils:
des
changements
du
voltage
électrique
dans
les
bornes
d’un
fil
en
prenant
que
deux
valeurs
possibles
de
voltage
(-‐5V,
+5V)
Le
signal
v Numérisation:
A
grosso
modo,
transformer
un
signal
analogique
en
numérique.
v En
pratique,
les
signaux
qu’on
retrouve
dans
les
ordinateurs
et
dans
les
réseaux
des
ordinateurs
sont
des
signaux
numériques.
v Donc,
les
signaux
numériques
c’est
le
format
de
l’information
dans
les
ordinateurs,
puisque
ils
manipulent
l’information
sous
cette
forme
(0
ou
1)
.
v Mais
à
la
sorce
d’un
équipement,
on
peut
être
amenée
à
changer
la
forme
de
l’information
en
fonction
du
support
physique
et
de
la
technologie
à
Tout
simplement,
on
ne
peut
pas
toujours
envoyer
la
signal
numérique
sur
le
support
sans
avoir
de
dégradations.
v Donc,
on
doit
considérer
les
caractéristiques
physiques
du
support:
§ bande
passante
§ débit
binaire
§ perturbations
Le
signal
v Typiquement,
un
signal
est
transmis
physiquement
sur
la
forme
d’une
onde
(électromagnétique,
acoustique,
…),
c.-‐à-‐d..,
comme
la
propagation
d'une
perturbation,
souvent
périodique,
qui
produit
sur
son
passage
une
variation
réversible
des
propriétés
physiques.
§ Exemple:
Une
sinusoïde
y(t)
=
A
sin
(2𝜋ft)
a
un
seul
harmonique
centré
dans
la
fréquence
f
§ A
est
amplitude,
f
la
fréquence,
t
le
temps
§ Période
T
(s)
est
le
temps
entre
entre
deux
points
consécutifs
de
la
même
amplitude
§ Fréquence:
F
=
1/T
(Hz)
est
le
nombre
de
cycles
(périodes
par
sec.)
àX
cycles/sec
=
X
Hz
§ Longueur
d’onde
λ
(m)
est
la
distance
entre
deux
points
consécutifs
de
la
même
amplitude.
Donc,
si
l’onde
se
propage
à
une
vitesse
v
(m/s):
λ
=
v
T
=
v
/
f
T
Le
signal
v Composition
d’un
signal
:
§ Un
onde
périodique
peut
être
décomposée
en
une
suite
infinie
de
fonctions
périodiques
sinusoïdales
:
les
composantes
harmoniques
.
§ Chaque
composante
a
une
fréquence
propre.
§ Les
harmoniques
de
fréquence
supérieure
à
la
bande
passante
(BP)
ne
sont
pas
transmises
→
perte
de
qualité
(déformation)
du
signal.
Le
signal
v Décomposition de Fourier d’un signal selon ses harmonique
1 harmonique:
y(t) = A1 sin (2
𝜋
f0 t) + B1 cos(2
𝜋
f0 t)
2 harmoniques:
y(t)
=
A1 sin
(2
𝜋
f0
t)
+
B1 cos(2
𝜋
f0
t)
+
+
A2 sin
(2
𝜋
2
f0
t)
+
A2 cos(2
𝜋2 f0
t)
4 harmonique:
y(t)
=
A1 sin
(2
𝜋
f0
t)
+
B1 cos(2
𝜋
f0
t)
+
+
A2 sin
(2
𝜋
2
f0
t)
+
A2 cos(2
𝜋2 f0
t)
+
A3 sin
(2
𝜋
3
f0
t)
+
B3 cos(2
𝜋
3
f0
t)
+
+
A4 sin
(2
𝜋
4
f0
t)
+
A4 cos(2
𝜋 4
f0
t)
8 harmoniques:
y(t)
=
A1 sin
(2
𝜋
f0
t)
+
B1 cos(2
𝜋
f0
t)
+
+
…
+
+
A8 sin
(2
𝜋
8
f0
t)
+
A8 cos(2
𝜋 8
f0
t)
Le signal
Bande
passante
v Qu’est la bande passante pour un support physique ?
§ bande de fréquence dans laquelle les signaux sont correctement reçus (non
ou très peu déformés) : fréquence de coupure max. (fH) et min. (fL)
§ caractérise tout support de transmission
§ exprimée en Hertz (Hz)
§ influence directement le débit binaire
à OK
!!!
0
1
1
0
0
0
1
0
7
5
3
2
1 Temps
0
6
,
8
,
9,
10,11,10,
8
,
5
,
3
,
2
,
3
,
4
,
7
,
9
,
11,11,11,9
,
5
,
4
,
6
,11,13,15,13,
9
,
4
,
1
,
2
,
9
,
13
10/12/2018 CM
2
:
Couche
Physique 17
L3
Info
Miage
:
Cours
Réseaux
1101
Valeur
de
l’échantillon
1010
0111
0101
0011
0001 Temps
0000
0110,1000,1001,
…. …,
0010,1001,1101
10/12/2018 CM
2
:
Couche
Physique 18
L3
Info
Miage
:
Cours
Réseaux
Débit
binaire
v Pour
un
signal
synchronisé
:
§ la
vitesse
d’horloge
donne
le
débit
de
la
ligne
en
bauds,
c’est-‐à-‐dire
le
nombre
de
slots
par
seconde,
en
sachant
que
on
ne
peut
qu’émettre
un
symbole
par
slot
• exemple
:
une
ligne
à
50
bauds
signifie
que,
chaque
seconde,
50
intervalles
de
temps
(slots)
se
présentent.
§ Si
on
émet
un
seul
bit
par
intervalle
élémentaire
(1
ou
0),
débit
de
la
ligne
en
bauds
est
égal
au
débit
binaire.
§ Toutefois,
rien
n’empêche
cependant
d’utiliser
4
symboles
(4
types
de
signaux
distincts,
qui
signifieraient
0,
1,
2
ou
3).
Dans
ce
cas,
chaque
symbole
pourrait
être
codé
en
utilisant
2
bits
(22=4),
ce
qui
signifie
qu’un
symbole
qui
« pèse
»
2
bits
est
transmis
pendant
le
slot
• Exemple:
pour
la
même
ligne
à
50
bauds,
cela
revient
à
un
débit
binaire
égal
à
2
fois
le
débit
de
la
ligne
en
bauds
=
100
bps.
§ En
d’autres
termes,
un
signal
a
des
symboles
codés
sur
n
bits
si
le
nombre
de
niveaux
transportés
dans
un
intervalle
de
temps
élémentaire
est
de
2n
§ La
capacité
de
transmission
de
la
ligne
vaut
alors
n
mulcplié
par
la
vitesse
exprimée
en
bauds
v Communication
semi-‐duplex
§ On
peut
transmettre
dans
les
deux
sens
sur
le
même
ligne
mais
pas
au
même
temps
§ Exemple:
walkie-‐talkie
v Communication
full-‐duplex
v On
peut
transmettre
dans
les
deux
sens
sur
le
même
ligne
au
même
temps
v Souvent,
cela
implique
qu’on
a
« canal
»
simplex
dédié
à
chaque
sens
de
la
communication
à OK
!!!
0
1
1
0
0
0
1
0
à MAUVAISE
0
? 1
? 0
? ? 0 RESTITUTION
!!!
Multiplexage
v Multiplexage
:
possibilité
de
faire
cohabiter
sur
le
même
support
physique
plusieurs
communications
indépendantes
§ une
seule
voie
est
décomposé
en
des
plus
petites
voies
(canaux
de
transmission)
§ chaque
pecte
voie
(canal)
est
aqribuée
à
un
seul
utilisateur
§ souvent
moins
onéreux
de
faire
transiter
en
même
temps
des
données
de
plusieurs
personnes
et
d’éviter
ainsi
qu’elles
ne
possèdent
chacune
toute
l’infrastructure
§ optimise
l'usage
des
canaux
de
transmission
• La
bande
passante
du
canal
est
plus
proches
des
besoins
d’un
utilisateur
individuel
§ Exemple:
LTE
(4G)
• BP
totale
pour
tous
les
utilisateurs:
~
9
MHz
• On
fait
de
petits
canaux
de
15
kHz
à
On
pet
meqre
jusqu’à
600
clients
!!!
Multiplexage
v Le
multiplexeur
:
§ reçoit
donc
un
ensemble
de
voies
(lignes)
individuelles,
dites
à
basse
vitesse
§ les
transmet
toutes
ensemble
sur
une
liaison
unique,
la
voie
dite
à
haute
vitesse
v A
l’autre
extrémité
:
§ un
démultiplexeur
effectue
l’opération
inverse,
la
séparation
des
voies
basse
vitesse
v L’équipement
faisant
le
multiplexage/démultiplexage
s’appelle
un
MUX
v Plusieurs
types
de
multiplexage
:
§ multiplexage
temporel
(TDM)
§ multiplexage
fréquentiel
(FDM)
§ multiplexage
en
longueur
d’onde
(WDM)
Multiplexage
v Multiplexage
temporel
(TDM:
Time
Division
Multiplexing)
v Consiste
à
affecter
à
chaque
utilisateur
un
quantum
de
temps
(slot)
pendant
lequel
il
disposera
de
l’intégralité
du
débit
binaire
v Différents
types
existent
:
§ asynchrone
:
• laps
de
temps
variable,
pas
synchronisé
sur
les
débuts
des
slots
• quantum
de
temps
est
alloué
sur
demande
• utilise
mieux
la
BP
car
pas
(moins)
de
temps
mort
temps
§ synchrone
:
• laps
de
temps
en
permanence
identique
• quantum
de
temps
est
alloué
à
chaque
utilisateur
temps
Multiplexage
v Multiplexage
fréquentiel
(FDM:
Frequency
Division
Multiplexing)
§ Consiste
à
partager
une
bande
passante
de
X
Hz
en
n
canaux
de
X/n
Hz
chacun
§ Les
canaux
sont
non
jointifs
(bande
de
garde)
§ Tout
le
monde
possède
en
permanence
une
partie
de
la
bande
passante
§ Notion
de
transmission
en
bande
large
:
• plusieurs
transmissions
indépendantes
et
simultanées
§ Exemple
:
la
radio
Fréquence
BP
d’un
sous-‐canal
BP Totale
Bande
de
garde
Temps
10/12/2018 CM
2
:
Couche
Physique 37
L3
Info
Miage
:
Cours
Réseaux
Multiplexage
v Multiplex. en longueur d’onde (WDM: Wavelength Division Multipl.)
§ Technique utilisée avec la fibre optique :
• décomposition du spectre lumineux (ensemble de longueurs d’onde)
• décomposition avec du matériel passif (prisme) qui n’engendre donc pas
d’interference (différence avec le matériel actif de la FDM)
• recomposition selon principe identique
• utilisation de prismes pour multiplexer les flux lumineux en un seul, puis utilisation
d’un second prisme pour décomposer ce même flux lumineux
Multiplexage
v Combinaison
des
multiplexages
§ Mulcplexage
fréquencel
avec
mulcplexage
temporel
intègré
§ Transmissions
asynchrones,
synchrones
possibles
en
parallèle
Fréquence
asynchrone
synchrone
asynchrone
synchrone
Temps
1 1 1 1 1 1 1 1
0 0 0 0 0 0 0
horloge
1 1 1 1 1 1 1 1
0 0 0 0 0 0 0
horloge
0 0 0 0 0 0 0
horloge
1 1 1 1 1 1 1 1 RZ
0 0 0 0 0 0 0
horloge
Manchester
Composante
DC
=
Energie
dans
la
fréq.
0
Fréquence
10/12/2018 CM
2
:
Couche
Physique 44
L3
Info
Miage
:
Cours
Réseaux
NRZ
1 1 1 1 1 1 1 1
0 0 0 0 0 0 0
horloge
0 0 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1 1 1 0
horloge
Modulation
fc Fréquence
10/12/2018 CM
2
:
Couche
Physique 48
L3
Info
Miage
:
Cours
Réseaux
1 1 1 1 1 1 1 1
0 0 0 0 0 0 0
1 1 1 1 1 1 1 1
0 0 0 0 0 0 0
§ Soit
d(x,y)
la
distance
entre
deux
caractères
x
et
y
de
même
longueur
definie
comme
le
nombre
de
bits
(positions)
différents,
on
définit
la
distance
de
Hamming
comme
étant
:
dH
=
inf
d(x,y)
où
la
borne
inferieure
s’applique
à
l’ensemble
des
caractères
valides
de
l’alphabet
§ c.-‐à-‐d.,
la
distance
la
plus
petite
entre
deux
caractères
valides
de
l’alphabet