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Introduction au format PDF

Le PDF, ou Portable Document Format, est un format de document numérique standardisé par Adobe, garantissant compatibilité et portabilité. Bien qu'initialement conçu pour la diffusion, il est devenu un format d'impression grâce à ses caractéristiques évoluées, notamment sa structure et sa légèreté. La qualité d'un fichier PDF pour l'impression dépend de l'incorporation correcte des éléments et des réglages adaptés au type d'impression, soulignant l'importance d'une bonne communication dans la chaîne graphique.

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Introduction au format PDF

Le PDF, ou Portable Document Format, est un format de document numérique standardisé par Adobe, garantissant compatibilité et portabilité. Bien qu'initialement conçu pour la diffusion, il est devenu un format d'impression grâce à ses caractéristiques évoluées, notamment sa structure et sa légèreté. La qualité d'un fichier PDF pour l'impression dépend de l'incorporation correcte des éléments et des réglages adaptés au type d'impression, soulignant l'importance d'une bonne communication dans la chaîne graphique.

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© Groupe Eyrolles, 2005,

ISBN : 2-212-11531-8
Petite introduction 9

Petite introduction
sous forme de questions
On en entend partout parler, mais qu’est vraiment le PDF ?
C’est un format de document numérique. En anglais : Portable Document
Format, facile… Les trois mots ont de l’importance : format implique un
standard, l’assurance de la compatibilité et de la répétitivité des fichiers
(s’ils sont bien réalisés) par opposition par exemple au langage PostScript,
qui lui est interprété ; document suppose une structure, ici faite de pages
et d’objets, qui lui donne une certaine éditabilité ; portable indique l’indé-
pendance par rapport aux plates-formes et aux logiciels, mais aussi par
rapport aux fichiers extérieurs : polices et images sont incorporées.

Est-ce un standard ?
Créé par Adobe, le PDF est publié, c’est-à-dire que les caractéristiques
techniques du format sont disponibles pour les développeurs qui souhai-
tent l’utiliser (et qui en ont les compétences…). Il est reconnu par les ins-
titutions nationales et internationales et les groupements professionnels ;
il est utilisé par la plupart des éditeurs de logiciels et pratiquement tous
les fournisseurs de matériel d’impression, en entrée de leurs machines.
Certaines de ses déclinaisons pour l’impression professionnelle (Certi-
fied PDF, PDF/X) sont reconnues comme normes ; le PDF/X est même
une norme ISO.

Est-ce bien un format d’impression ?


Au départ, non. Le PDF a été conçu comme un format de diffusion, sur-
tout destiné aux réseaux et à la bureautique (c’est d’ailleurs toujours le
marché principal du PDF). Mais pour le construire, les développeurs sont
partis du langage d’impression PostScript. À partir d’Acrobat 4 surtout,
l’évolution du format PDF (reliée aussi au PostScript 3) a permis de l’utili-
ser comme format d’impression évolué. Cette « double casquette » néces-
site de bien régler les paramètres de réalisation du PDF, pour obtenir des
fichiers de haute qualité, utilisables en impression professionnelle.

Mieux que le PostScript ?


Oui, d’abord parce qu’il a hérité des qualités du PostScript, standard
hégémonique de l’impression professionnelle, et notamment de sa por-
tabilité. En plus, c’est un format (non interprété), structuré (pas de pages
dans le PostScript), visualisable à l’écran (important !) et beaucoup plus
léger (à qualité d’imprimabilité égale). Enfin, la réalisation d’un PDF en
passant par une imprimante (virtuelle) PostScript en fait un format « pré-
rippé », dans lequel une très grande partie des problèmes susceptibles de
se révéler au passage dans le RIP sont déjà visibles.
10 Le PDF pour le prépresse

Justement, qu’est-ce qu’un RIP ?


Tout fichier numérique, pour être imprimé, doit être rastérisé, c’est-à-dire
transformé en points tracés par une tête d’impression sur un film dans la
flasheuse, sur une plaque dans le CTP (Computer to Plate) ou sur le papier
en impression numérique, pour parler des techniques les plus courantes.
Cette opération est réalisée par un Raster Image Processor, aujourd’hui un
logiciel qui joue en quelque sorte le rôle inverse d’un scanner (pardon :
numérisateur en bon français) en faisant passer le document de l’état
numérique à l’état physique.

Quel rapport entre le PDF et Acrobat ?


Acrobat est le nom d’une famille de logiciels édités par Adobe autour
du format PDF. Gratuit et en téléchargement sur le site d’Adobe, Adobe
Reader permet de lire à l’écran et d’imprimer du PDF. Acrobat est com-
posé de deux logiciels : Acrobat Distiller pour créer des fichiers PDF
paramétrés de manière pointue et Acrobat pour éditer, organiser, vérifier,
modifier les fichiers PDF. Il existe deux versions d’Acrobat : Standard et
Professional mais toutes les fonctions utiles en prépresse figurent unique-
ment dans la version Pro… Pour l’impression professionnelle, on est sou-
vent amené à compléter les fonctionnalités d’Acrobat par des plug-ins ou
modules complémentaires ajoutés dans Acrobat, voire à utiliser d’autres
logiciels. Les autres membres de la famille Acrobat intéressent davantage
les entreprises pour la diffusion de documents bureautiques.

Quelle est la place du PDF dans la chaîne graphique ?


D’abord et c’est très important, chaîne il y a en effet, du créateur de fichier
numérique à l’imprimeur qui met de l’encre ou du toner sur du papier !
J’ai cherché dans le Petit Larousse ce qu’est une chaîne : c’est « une suite
de personnes qui se transmettent quelque chose » ou « une installation
formée de postes successifs de travail et du système conduisant des uns
aux autres » mais aussi « un lien qui unit des personnes indépendamment
de leur volonté », voire « la peine des galères » ! Le moyen – en numérique,
le format – de transmission d’un fichier peut faire facilement passer un
travail d’impression de l’une à l’autre de ces définitions…
Il est préférable que le PDF soit réalisé par le créateur du fichier à partir du
poste sur lequel il dispose de tous les éléments (polices, images) pour bien
le réaliser. Si c’est le prestataire qui incorpore les images en haute défini-
tion, il doit s’assurer très précisément qu’il dispose bien de tous les éléments
pour le fabriquer. Un fichier PDF ne contient que ce que l’on met dedans,
il la qualité des objets qui le constituent, il n’y a pas de miracle…

Il y a donc PDF et PDF ?


Oh que oui ! Tous les fichiers PDF ne se valent pas, en tout cas pas pour
l’impression professionnelle. L’incorporation de tous les éléments (poli-
Petite introduction 11

ces, images…) dans une qualité imprimable est bien entendu le premier


point, mais la manière dont le fichier PDF est adapté au type d’impression
(numérique, offset feuilles, rotative, hélio, flexographie, sérigraphie…)
utilisé est aussi fondamentale. Et c’est là que la notion de chaîne est pri-
mordiale : un PDF ne doit pas être réalisé pour soi, en fonction de soi,
mais de manière à correspondre à l’impression. C’est donc l’imprimeur
ou le prestataire d’impression qui doit définir, en fonction de ses con-
traintes, les réglages de création du PDF. Après, il est souvent trop tard !
Et même si on ne connaît pas au moment de la réalisation du PDF son
imprimeur précis, on sait du moins quel type d’impression sera utilisé.
Il existe aujourd’hui des réglages standards et des normes (comme le
PDF/X) pour assurer les qualités essentielles d’imprimabilité des docu-
ments au format PDF. Mais l’essentiel, c’est d’engager et d’entretenir le
dialogue avec l’imprimeur.

Transmettre un fichier PDF plutôt qu’un fichier natif ?


Les formats natifs (spécifiques aux logiciels) ont des avantages évidents
pour le graphiste : il travaille avec un logiciel qu’il connaît bien (enfin, en
principe) et quand il a terminé, il enregistre et il transmet… sans oublier
(toujours en principe) de joindre tous les éléments nécessaires : polices,
images, instructions de format, etc. Simple (en principe…).
D’accord, j’exagère un peu, mais… pour l’imprimeur ou le prestataire de
prépresse, c’est moins évident : il doit vérifier la présence de tous les élé-
ments nécessaires, disposer des logiciels (dans les bonnes versions et les
bonnes plates-formes) pour tout ouvrir, maîtriser le savoir-faire pour tout
remettre d’équerre si nécessaire sans modifier le fond du document, et
avoir sous la main un bon téléphone pour joindre le graphiste… Si tou-
tes ces conditions sont réunies, il peut, disposant de tous les éléments
dans leur version de départ, préparer le document exactement comme
il en a besoin.
Quand le fichier est correctement réalisé par rapport aux objectifs d’im-
pression à atteindre, le format PDF élimine la plupart des problèmes qui
gâtent les relations entre maillons de la chaîne… Il est quand même net-
tement préférable que le dialogue ait lieu en amont plutôt qu’au moment
du coup de feu, dans l’urgence.

Et les fichiers rastérisés (en pixels) ?


C’est la sécurité absolue (ceinture et bretelles, comme on dit) pour l’im-
primeur. Rien ne peut être modifié dans le fichier, la durée de la réali-
sation de la plaque est totalement prévisible… Mais la fabrication de ce
fichier suppose matériels et logiciels de coût important et surtout impose
une absence totale de souplesse et un poids des fichiers énorme. Le plus
connu des formats de ce type, le TIFF-IT, n’existe pratiquement qu’en
France et ne semble guère se développer.
12 Le PDF pour le prépresse

Par contre, on peut imaginer que les fichiers PDF soient rastérisés au
sein du flux de production de l’imprimeur, avant d’être envoyés au CTP.
On gagne ainsi sur les deux tableaux : souplesse et prédictibilité. C’est le
mode de fonctionnement de nombreux flux de production.
Mais le fichier qui circule dans la chaîne graphique doit permettre de
conserver le plus longtemps possible le maximum de souplesse et de
légèreté, surtout avec les délais de production actuels des documents
papier, dont chacun a pu se rendre compte qu’ils n’ont pas vraiment ten-
dance à s’allonger…

Et le contrôle, et la sécurité ?
Il faut que chacun contrôle ce qui est de son ressort. Ce que contient le
fichier (polices, images, couleurs, la trilogie infernale…) doit être con-
forme au processus d’impression. C’est la responsabilité du créateur du
document (graphiste, maquettiste, photograveur : celui qui réalise le
PDF). L’imprimeur, lui, doit contrôler ce qui dépend de son savoir-faire
et de ses informations : imposition, recouvrement, engraissement, etc.
Ce qui est important aussi, c’est que les contrôles faits en amont accom-
pagnent le document, qu’il ne soit pas nécessaire de les refaire.
Quant à la sécurité dans la chaîne graphique, ce n’est pas la même chose
que dans la banque ou dans l’industrie… Chacun a besoin de travailler,
à son niveau, dans le document numérique. Ce dernier ne peut pas rai-
sonnablement être verrouillé. Mais ce qui est fondamental, c’est sa tra-
çabilité : garder une trace des modifications qu’il a subies est le meilleur
moyen d’éviter les conflits. Qui est intervenu pour faire quoi ? Si l’his-
torique du document peut être reconstitué, on a fait un grand pas vers
la sérénité…

Quelle version d’Acrobat ?


Acrobat 7, au moment où j’écris ces lignes, commence à être diffusé. La
plupart des professionnels utilisent encore la version 6. Mais les choses
vont sans doute changer rapidement, car les améliorations et les nou-
veautés de la version 7 sont nombreuses pour le prépresse. J’ai donc pris
en compte, pour cette édition, les deux versions.

Les fonctions qui n’existent que dans


Acrobat 7 sont indiquées par l’icône :
Les fonctions qui utilisent des plug-ins
pour Acrobat sont indiqués par le picto : 

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