0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
36 vues191 pages

Variations de CO2, O2 et O3 sur Terre

Le plan de cours de seconde aborde trois thèmes principaux : la Terre dans l'Univers et les conditions de la vie, les enjeux planétaires contemporains liés à l'énergie et aux sols, et le corps humain avec un focus sur l'exercice physique. Il explore les caractéristiques uniques de la Terre qui permettent l'existence de la vie, ainsi que les structures du système solaire et les types de planètes. Enfin, il souligne l'importance de l'atmosphère et des conditions nécessaires à la vie sur notre planète.

Transféré par

INSA SANE
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
36 vues191 pages

Variations de CO2, O2 et O3 sur Terre

Le plan de cours de seconde aborde trois thèmes principaux : la Terre dans l'Univers et les conditions de la vie, les enjeux planétaires contemporains liés à l'énergie et aux sols, et le corps humain avec un focus sur l'exercice physique. Il explore les caractéristiques uniques de la Terre qui permettent l'existence de la vie, ainsi que les structures du système solaire et les types de planètes. Enfin, il souligne l'importance de l'atmosphère et des conditions nécessaires à la vie sur notre planète.

Transféré par

INSA SANE
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

PLAN DU COURS DE SECONDE

- Thème 1 : La Terre dans l'Univers, la vie et l'évolution du


vivant : une planète habitée :
+ Les conditions de la vie sur Terre: une
particularité de notre planète
+ L'unité structurale et chimique du vivant
+ L'organisation et la diversité du vivant

- Thème 2 : Enjeux planétaires contemporains, énergie, sol


:
+ De la lumière solaire aux combustibles fossiles
+ Les sols : une ressource à protéger

- Thème 3 : corps humain et santé: l'exercice physique :


+ Fonctionnement de l'organisme et effort
physique
+ La boucle de régulation nerveuse de la pression
artérielle
+ Préserver sa santé en pratiquant une activité
physique

Partie 1: La terre dans l'univers : une


planète habitée

PLAN DU COURS

I - La Terre, une planète du système solaire


A/ Le système solaire proche
B/ Le système solaire lointain
C/ Les distances dans le système solaire: notion
d'échelle

II - La Terre: une planète abritant la vie


A/ L'atmosphère des planètes du système solaire
1) Le rôle de la distance planète-Soleil
2) Le rôle d'une atmosphère épaisse
3) Le rôle de l'hydrosphère
4) La nécessité d'un effet de serre modéré
B/ La présence d'eau liquide
C/ Les distances dans le système solaire

Une vue d'artiste de notre


galaxie: la Voie Lactée. Le point au bout de la flèche rouge
représente la position de notre soleil.
I - La Terre, une planète du système solaire

A l'heure actuelle, nos connaissances montrent que la Terre est la


seule planète connue où la vie est présente. Notre planète est
localisée dans le système solaire, un système simple parmi
100 milliards d'autres dans notre galaxie: la Voie lactée.

Nous pouvons observer une tranche de notre Galaxie en admirant


la Voie Lactée juste au-dessus de nos têtes, mais il faut une belle
nuit bien noire. C'est sa traînée blanchâtre, ressemblant à une
coulée de lait qui lui vaut de porter ce nom.
Une vue d'artiste du système solaire avec les orbites des
planètes représentées par une ellipse bleue. Les planètes
ne sont pas à l'échelle. Sur cette vue nous observons le
système solaire "proche". Source: wikipédia.

Le système solaire avec ses planètes dont les dimensions


sont à l'échelle (les distances non). Source: wikipédia.

Le système solaire est constitué par l'ensemble des objets


gravitant autour de notre étoile : le Soleil.
Le système solaire peut être divisé en 2 parties :
- le système solaire "proche" comprenant tous les objets
entre le Soleil et la planète Neptune (voir schémas ci-
dessus),
- le système solaire "lointain" qui comprend tous les objets
présents au-delà de Neptune qui comprend par exemple
Pluton (qui n'est plus une planète sensus stricto).

On définit une planète comme " un corps céleste en orbite


autour du Soleil et qui possède une masse suffisante pour
que sa gravité l'emporte sur les forces de cohésion et la
maintienne sous une forme ronde".
(le mot planète du latin planetus qui signifie "astre en
mouvement")

Les planètes naines sont des corps dont la taille est


intermédiaire entre une planète et un corps plus petit (et
qui n'est pas un satellite naturel comme la Lune).

A/ Le système solaire proche

Il comprend 8 planètes dont l'ordre est le suivant (et leur


principaux satellites entre parenthèses); cliquez sur les
planètes pour davantage de détails :
- Mercure,
- Vénus ,
- Terre (un satellite naturel, la Lune),
- Mars,
- Jupiter (Io, Europe, Ganymède, Callisto),
- Saturne (Mimas, Encelade, Téthys, Dioné, Rhéa, Titan,
Hypérion, Japet, Phœbé),
- Uranus (Ariel, Umbriel, Titania, Obéron, Miranda)
- Neptune (Triton).
- (Pluton qui ne fait plus partie de cette liste depuis
quelques années)
Voici une phrase servant de moyen mnémotechnique pour
retenir l'ordre des planètes: Mon Vieux Tu
m'As Jeté Sur Une Navette Pourrie (chaque majuscule
orange correspondant à la première lettre d'une
planète; et voici d'autres phrases sur ce site si celle-ci ne
vous convient pas: LIEN).

Toutes les planètes du système solaire se sont formées il y


a 4,6 Ga (milliards d'années).

Ci-dessous les principales caractéristiques des planètes


dans un tableau synthétique:

Principales caractéristiques des planètes du système


solaire. Source: ENS LYON

Il ressort de cette étude que les planètes peuvent se


classer en 2 catégories:
- les planètes telluriques (= planètes rocheuses)
possédant une surface rigide et composée de roches et de
métaux et constituées, en général, de 3 couches
concentriques: la croûte, le manteau et le noyau. On les
nomme "planètes telluriques" (du grec tellus, la terre). On
en trouve 4 : Mercure, Vénus, la Terre et Mars. Elles sont
plus proches du Soleil et de plus petit diamètre. Leur
densité est élevée en raison de leur nature rocheuse. Elles
sont constituées par un noyau entouré d'un manteau, puis
d'une croûte. Elles sont de nature silicatée (silicium et
aluminium) et métallique (fer, magnésium) Leurs satellites
présentent les mêmes caractéristiques.

Structure des enveloppes


des planètes telluriques. Source: cliquer sur l'image.
Les données sismologiques et l'étude de la composition des
météorites retrouvées sur Terre ainsi que l'étude de la
surface de la Lune a permis de mettre en évidence la
présence d'enveloppes concentriques constituant les
planètes telluriques:
- la croûte
- le manteau
- le noyau

- les planètes géantes gazeuses sont constituées


essentiellement de gaz légers tels que l'hélium et
l'hydrogène. Il en existe
4 : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Elles possèdent
un plus grand diamètre que la Terre mais sont moins
denses car constituées d'éléments légers (l'hélium et
l'hydrogène) avec un petit noyau constitué, théoriquement,
de roche et de glace. Il est à noter que Saturne possède
une densité de 0,69 inférieure à celle de l'eau : elle
pourrait donc, théoriquement, flotter sur l'eau !

Structur
e des enveloppes des planètes gazeuses. La Terre est en
haut à droite pour donner l'échelle. Source :
Le système solaire comprend 2 ceintures d’astéroïdes:
- une ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter, on
l'appelle la ceinture principale car c'est elle qui contient le
plus d’astéroïdes (il y en aurait plus de 1 700 000),
- la ceinture de Kuiper au-delà de l'orbite de Neptune (elle
est constituée d’astéroïdes et de
Pluton, Makémaké et Hauméa, 3 planètes naines). La
plupart des scientifiques considèrent que la ceinture
d'astéroïdes est composée de résidus du Système solaire
primitif qui n'ont jamais formé de planète.

B/ Le système solaire lointain


Constitué par les planètes
naines Pluton, Makémaké et Hauméa ainsi que par la
ceinture d’astéroïdes troyens. Le nuage d'Oort (nuage
hypothétique constitué par des millions de milliards de
noyaux de planètes et large de
20 000 à 100 000 unités astronomiques* (U.A.). Ce nuage
constituerait la frontière gravitationnelle de notre système
solaire.

* Unité Astronomique : unité de mesure de la distance séparant le Soleil


de la Terre permettant d'appréhender plus facilement des distances
immenses à notre échelle. Une U.A. vaut 149 597 870 700 m soit plus de
149 millions de km !

Représentation du nuage d'Oort limitant le système


solaire. Source: Internet (cliquer sur l'image).

BILAN: le système solaire est composé d’une étoile,


le Soleil autour duquel gravitent huit planètes et
leurs satellites. Les planètes sont regroupés en 2
catégories :
- les planètes rocheuses (Mercure, Vénus, Terre et
Mars)
- et les planètes gazeuses (Jupiter, Saturne, Uranus
et Neptune).

Le système solaire est aussi constitué de planètes


naines (exemple, Pluton), de 2 ceintures d’astéroïdes
et de comètes.

La Terre est la seule planète connue dans notre univers à


abriter la vie. Elle doit donc posséder des caractéristiques
particulières qui ont permis à la vie d'apparaître sur Terre,
de s'y développer et de s'y maintenir.

Problème : quelles sont les caractéristiques de la Terre lui


permettant d'abriter la vie ?

II - La Terre : une planète abritant la Vie

Nous allons lister ici les principales caractéristiques de


notre planète expliquant que la vie y soit apparue et
surtout s'y maintienne depuis -3,5Ga !

A/ L'atmosphère des planètes du système solaire

On définit l'atmosphère comme étant l'enveloppe


gazeuse entourant une planète.
L'atmosphère d'une planète se caractérise par
sa composition chimique, sa pression et sa température.
Une planète habitable est une planète qui possède une
atmosphère compatible avec la vie et dont les
caractéristiques de pression, température et de
composition sont aussi favorable à la vie.

L'étude des planètes du I) a montré qu'à l'exception de


Mercure, toutes les planètes du système solaire possèdent
une atmosphère.
Mercure est la planète la plus proche du Soleil (0,39 U.A.)
mais aussi la plus petite (4900km de diamètre).
Les autres planètes sont plus grandes que Mercure mais
aussi plus éloignées du Soleil ! Ces 2 différences
expliquent la présence d'une atmosphère à
leur endroit. Nous allons tenter de l'expliquer avec un peu
de physique élémentaire.

1) Le rôle de la distance planète-Soleil

Si l'on considère dans un premier temps une planète


théorique sans atmosphère de couleur noire (= corps noir)
celle-ci va absorber toute la chaleur provenant du Soleil.
Cette énergie solaire va réchauffer la planète et celle-ci,
comme tout corps, va ré-émettre vers l'espace une partie
de cette chaleur sous forme de rayonnement infrarouge.
Lorsque la planète reçoit autant d'énergie qu'elle n'en ré-
émet, on dit qu'elle a atteint sa température de surface
d'équilibre.

Rayonnement
solaire reçu par les différentes planètes du système
solaire. Source: ENS LYON. CLiquer sur l'image pour y
accéder.
Cette température d'équilibre mesurée à la surface d'une
planète dépend de la quantité d'énergie reçue (donc de la
distance de la planète au Soleil).

Ainsi, plus la planète est éloignée du Soleil, plus la


quantité d'énergie reçue sera faible (voir schéma ci-
contre). Notez que la quantité d'énergie reçue ne décroit
pas de façon linéaire avec la distance.
La zone d'habitabilité dépend de l'étoile du système solaire
et de la distance planète-étoile. Source: Bordas 2010.
Petit bilan n°1:

la 1ère caractéristique d'une planète habitable est donc


une planète suffisamment proche d'une étoile pour
recevoir une quantité d'énergie suffisante pour réchauffer
sa surface dans les conditions favorables à la vie. Cette
distance se mesure en U.A.
La zone d'habitabilité d'un système solaire correspond
à une zone théorique où l'eau peut rester liquide à la
surface d'une planète et où les conditions physiques
(température en particulier) sont compatibles avec
l'existence de la vie, du moins sous la forme que nous lui
connaissons.

On rejoint ici la définition de "zone d'habitabilité" citée


plus haut. Si la planète est trop proche du Soleil (comme
Mercure) l'agitation des molécules de gaz sous l'effet de
l'énergie solaire reçue est trop importante et les gaz
s'échappent dans l'espace (en dehors de tout effet de la
masse de la planète): une atmosphère n'est donc pas
présente ou ne constitue pas une épaisseur suffisante pour
que la vie se développe. De plus ce genre d'atmosphère ne
contient pas les éléments les plus légers (comme
l'hydrogène qui permet la création des molécules d'eau)
qui s'échappent en premier.

2) Le rôle d'une atmosphère épaisse

Il faut savoir que les molécules de gaz constituant


l'atmosphère, à la surface d'une planète, s'agitent
proportionnellement à la température : plus celle-ci est
élevée et plus les molécules s'agitent. Lorsque ces
molécules s'agitent peu ou moyennement cela n'a pas
d'influence sur l'épaisseur de l'atmosphère : celle-ci reste à
peu près constante.

Mais lorsque l'agitation des molécules de gaz est 10 fois


supérieure (par exemple sous l'effet de la chaleur
provenant du Soleil comme ce fut le cas pour Mercure) à
la vitesse de libération*, ces molécules s'échappent dans
l'espace car l'attraction gravitationnelle n'est pas assez
importante pour les retenir (voir schéma ci-dessous).
* vitesse de libération : la vitesse de libération d'un astre est la vitesse minimale
qu'il faut communiquer à un corps (ici les molécules de gaz) pour qu'il échappe
définitivement à l'attraction gravitationnelle de la planète (en supposant négligeable
la résistance de l'atmosphère).

L'importa
nce de la masse d'une planète dans la formation et le
maintien d'une atmosphère. Source: SVT seconde
BORDAS, doc2p18

Petit bilan n°2:


Ainsi pour qu'une planète possède la vie, elle doit avoir
pour 2ème caractéristique une masse planétaire
suffisante pour que l'agitation des molécules de gaz
constituant l'atmosphère soit inférieure à la vitesse de
libération de ces molécules (ce qui les empêche de quitter
notre atmosphère). Sur Terre la gravité est suffisante pour
permettre la constitution et le maintien d'une atmosphère
d'environ 800 km d'épaisseur.
Enfin la synthèse de molécules organiques en quantités
non négligeables ne peut pas se faire dans le vide (prouvé
par des expériences menées dans la station spatiale
internationale). Il faut donc que l'atmosphère constitue un
écran protecteur qui empêche les premières molécules
complexes d'être détruites par le rayonnement solaire, en
particulier par les ultraviolets et les rayons X. La couche
d'ozone, empêche cela sur Terre. Et elle bloque les
rayonnements de longueur d'onde ultraviolet de type B et
C (UVB et UVC) qui détruisent l'ADN des cellules et les
empêche de se multiplier correctement ce qui déclenche
des cancers (ex: cancers de la peau).
L'ozone (O3) se crée à partir de molécule d'oxygène selon
la réaction suivante :
O2 + rayonnement solaire → O + O et O + O2 → O3
La couche d'ozone filtre le
rayonnement ultraviolet B et C provenant du Soleil. Seuls
les UVA peuvent traverser. Source: Bordas seconde 2010.

Variation du "trou" dans


la couche d'ozone (en vert) de septembre 1957 à
septembre 2001. Source: wikipédia.
Mais depuis les années 1985, un "trou dans la couche
d'ozone" a été détecté en antarctique (présent aussi en
Arctique mais dans des proportions moins importantes). Il
ne s'agit pas en réalité d'un trou mais d'une diminution de
plus de 50% de la concentration en ozone à ce niveau. La
principale conséquence est que les rayons ultraviolets
arrivent à traverser à ce niveau car la densité des
molécules d'ozone n'est pas suffisante pour stopper tous
les rayons. Pour les populations et les autres espèces
vivants dans ces régions, de graves problèmes de santé
(cancers, cécité...) se développent à des taux jusqu'à 10
fois supérieurs à la normale.
Voici comment agissent les CFC (CFCl3 dans les équations
ci-dessous) à l'échelle moléculaire :
CFCl3 + radiation solaire → Cl· + ·CFCl2 (les radiations
solaires séparent l'atome de chlore des CFC)
Cl· + O3 → ClO + O2 (l'atome de chlore se lie à un
oxygène de l'ozone et devient du monoxyde de chlore ClO:
1 molécule d'ozone est détruite)
ClO + O3 → Cl· + 2 O2 (le monoxyde de chlore de la
précédente réaction détruit une autre molécule d'ozone,
cela libère un nouvel atome de chlore qui peut
recommencer ce cycle de destruction)

Pour éviter un agrandissement catastrophique de ce trou,


il a été décidé par les pays de la planète d'interdire
l'utilisation des gaz CFC (chlorofluorocarbures). Utilisés
principalement dans l'industrie du froid, dans les
bombes aérosols comme propulseur, en solvants pour
l'industrie électronique, dans les mousses synthétiques et
les agents extincteurs ; ils étaient essentiellement dus à
l'activité humaine.
En 2 à 3 ans, les CFC libérés des circuits des
réfrigérateurs ou des bombes aérosols se retrouvent dans
l'atmosphère sous toutes les latitudes, aussi bien à
l'équateur qu'aux pôles. Puis, en 15 ans, ils montent dans
la haute atmosphère. 60 % des CFC produits avant leur
interdiction sont encore en train de se mélanger et de
monter dans la haute atmosphère. Du fait de ce retard, les
effets des CFC produits ces dernières années se feront
encore sentir dans 60 ans.
Et voici comment aurait évolué les concentration en ozone
sur l'Amérique du nord entre 1974 et 2060 si les CFC
n'avaient pas été interdits !

EN résumé : une catastrophe avec disparition quasi


complète de notre couche d'ozone !

3) Le rôle de l'hydrosphère

En plus d'une atmosphère, la planète doit disposer


d'une hydrosphère : une quantité d'eau liquide. C'est dans
cette hydrosphère (qui protège aussi des UV) que les
molécules se retrouveront en concentration suffisante pour
permettre des réactions chimiques . L'eau est de plus l'un
des éléments nécessaires à de nombreuses interactions
chimiques nécessaires à la vie .

4) La nécessité d'un effet de serre modéré

Sur Terre, la moyenne mesurée des températures est


d'environ 15°C. Mais si l'on se réfère à la température de
surface théorique des planètes (voir graphique ci-dessous,
calculée d'après leur position par rapport au Soleil),
3 planètes dont la Terre possèdent une température de
surface supérieure à la température théorique: Vénus,
la Terre, Mars et un satellite: Titan (carrés bleus sur le
graphique au-dessus des triangles roses).

Température de surface des principales planètes ainsi que


les températures théoriques selon leur position par
rapport au Soleil. Source: modifié de l'ENS Lyon.

Lorsqu'on les compare dans le tableau ci-dessous on


observe que:
- Vénus possède une atmosphère dont le gaz majoritaire
est le CO2 et une très importante pression atmosphérique
(environ 90 fois cette de la Terre);
- La Terre avec des traces de CO2, d'H2O et la présence
de O2 (et une atmosphère d'environ 1000 hPa,
- Mars avec une atmosphère majoritairement constituée de
CO2 et de traces d'H2O (pour une très faible pression
atmosphérique);
- Titan avec 10% de CH4 (méthane) et une pression
atmosphérique comparable à celle de la Terre.
A contrario, Mercure ne possède pas d'atmosphère et sa
température de surface correspond à celle obtenue par les
calculs.

On peut donc conclure que la différence entre les


températures théoriques et celles mesurées s'explique
uniquement par la présence de certains gaz dans
l'atmosphère de ces planètes. Le gaz, présent aussi bien
sur Vénus, la Terre que sur Mars, est le CO2. Sur Titan, le
CH4 est présent.

Le CO2 et le CH4 sont appelés des gaz à effet de serre


(GES) car leur présence augmente la température
théorique.

Données des planètes et du satellite Titan possédant une


atmosphère. Source: modifié de ENS LYON. Cliquer sur
l'image pour suivre le lien.
Schéma du fonctionnement de l'effet de serre sur Terre.
Notez que le rayonnement solaire incident est égal au
rayonnement solaire réfléchi. Source : cliquer sur l'image.

B/ La présence d'eau liquide

La Terre est la seule planète connue (avec Mars sous


certaines conditions précises voir le lien suivant: LIEN) qui
possède l'eau sous ses 3 états : liquide, solide et gazeux.

Comment expliquer que la Terre soit la seule planète à


posséder de l'eau liquide en grande quantité ?

L'eau est présente en grande quantités dans le système


solaire mais surtout sous la forme de glace. Les 3 éléments
chimiques les plus abondants de l'univers sont, dans
l'ordre, l'Hydrogène (H), l'Hélium (He) et l'Oxygène (O).
Comme l'Hélium est chimiquement inerte, les deux
molécules les plus abondantes de l'univers sont le
dihydrogène (H2) et l'eau (H2O).
Photo prise depuis le
module d'alunissage. Surface de la Lune. Source :
wikipédia.
Sur Mercure (450°C la journée) et sur la Lune (150°C la
journée) , les températures élevées communiquent aux
molécules une grande vitesse d'agitation, et la gravité
faible n'ont pas permis la retenue de l'eau. Ces corps se
sont donc entièrement déshydratés. Sur la Lune, aucune
molécule d'eau n'a été trouvée lors des missions Apollo.

Calot
te polaire sur Mars. Source : droits réservés - © 2001
NASA/GSFC/JPL/MOLA Project/Malin Space Science
Systems
Mercure Vénus Terre Mars Lune
3 états de l'eau sous Eau (solide) en
Absence d'eau Eau (gaz) 3 états de l'eau
certaines conditions faible quantité
Température de T° de surface : -
T° de surface : T° de surface : T° de surface : -
surface : -170 à 180°C à
+460°C -70°C à + 50°C 120°C à + 10°C
+440°C +120°C
Pression Pression : Pression : Pression : 6.10^2
Pression : nulle
atmosphérique : nulle 93.10^5Pa 1.10^5 Pa Pa

Lorsqu'on place sur un diagramme Pression-Température


les valeurs indiquées dans le tableau afin d'expliquer les
différents états de l'eau observés sur chaque planète et la
Lune, on obtient la chose suivante :

D
iagramme de phase de l'eau. Il montre ainsi les domaines
de température et de pression où l'eau se trouve à l'état
gazeux, liquide et solide. En dessous du point triple, l'eau
ne peut pas exister sous forme liquide.
Posit
ion des planètes du tableau ci-dessus et de la Lune dans le
diagramme P-T°. Source : modifié d'internet.

On se rend immédiatement compte que seule la Terre peut


abriter de l'eau liquide en permanence grâce aux
conditions de pression et de température qui y règnent !

C/ Les distances dans le système solaire: notion


d'échelle

Le film ci-dessous (en anglais mais c'est très


compréhensible) détaille la mise à l'échelle de notre
système solaire dans le désert. Cela remet en perspective
les distances entre les planètes et le Soleil ainsi que la
taille de chaque planète. A voir !

Il est très difficile d'appréhender les distances sur des


échelles de millions de kilomètres c'est pourquoi ce genre
de travaux (film ci-dessus) permet de s'en donner une idée.

BILAN: la Terre est une planète rocheuse du système


solaire. Les conditions physico-chimiques (pression,
température surtout ainsi qu'un effet de serre
modéré) qui y règnent permettent l’existence d’eau
liquide et d’une atmosphère compatible avec la vie.
Ces particularités sont liées à la taille de la Terre (en
lien avec sa masse et sa force de gravité) et à sa
position dans le système solaire (la Terre est à une
unité astronomique du Soleil, dans la zone
d'habitabilité du système solaire).

Ces conditions peuvent exister sur d’autres planètes


qui posséderaient des caractéristiques voisines sans
pour autant que la présence de vie y soit certaine.

Pour réviser rapidement:


- Une fiche sur les principaux objets du système
solaire: LIEN.

L'unité chimique et structurale du vivant


PLAN DU COURS

L'UNITE CHIMIQUE DU VIVANT


I - Le monde minéral et le monde vivant
II - La richesse en eau du vivant
III - Les molécules du vivant

L'UNITE STRUCTURALE DU VIVANT


IV - La cellule : l'unité structurale du vivant
V - Le métabolisme : l'unité fonctionnelle du vivant
VI - L'ADN : support universel de l'information génétique

Résumé du cours - Source : [Link].


Résumé cours chapitre [Link]
Document Adobe Acrobat 645.9 KB
Télécharger

L'UNITE CHIMIQUE DU VIVANT

Une des propriétés des êtres-vivants est de fabriquer leur


matière à partir des éléments disponibles dans leur milieu
de vie. Le milieu de vie est constitué d'éléments d'autres
êtres-vivants et du monde minéral (eau, atmosphère et
roches constituant notre planète).

I- Le monde minéral et le monde vivant

A/ Rappel sur la notion de molécules et d'élément chimique

Les éléments chimiques sont au nombre de 92 dans


l'univers connu. Ils sont rassemblés dans la table
périodique des éléments de Dmitri Mendeliev (lien).

Tableau périodique des éléments de Mendeliev. Source :


wikipédia.

Cette table référence tous les éléments connus, et ceux


synthétisés par l'homme (situés au bas de la table). Il en
existe 118 mais seuls 92 sont d'origine naturelle.
On définit par élément chimique une catégorie
d'atomes ayant en commun le même nombre
de protons dans leur noyau atomique, ce nombre, noté Z,
définissant le numéro atomique de l'élément. Les
propriétés chimiques sont déterminées par
la configuration électronique de l'atome, qui dépend
directement du numéro atomique.

Parmi ces éléments, 94 se rencontrent dans le milieu


naturel, et 80 éléments ont au moins un isotope stable :
tous ceux de numéros atomiques inférieur ou égal
à 82 excepté les éléments 43 et 61.

Ces éléments chimiques, appelés aussi atomes, peuvent se


lier entre eux selon des règles d'appariement précises et
forment alors des molécules.

Une molécule est une structure formée d'au moins 2


atomes liés entre eux.

Ci-contre l'exemple du platine pour comprendre comment


se lit la table de Mendeliev.
Quand on parle de molécules : la molécule ci-contre est
appelée le dioxyde de carbone (CO2). Il s'agit d'un atome
de carbone (en gris) lié à 2 atomes d'oxygène (en rouge). Il
s'agit d'une molécule simple.

Mais il existe des molécules complexes constituées de


milliers voire dizaine de milliers d'atomes. Les protéines
comptent parmi ces molécules. L'ADN est une autre
molécule complexe.

Exemple de la structure moléculaire d'une protéine


agissant en tant que facteur de croissance des nerfs (le
NGF) constituée d'un grand nombre d'atomes.

Il existe un code couleur pour chaque atome :


- Oxygène (O) : rouge
- Carbone (C) : noir
- Hydrogène (H) : blanc
- Chlore (Cl) : vert
- Soufre (S) : jaune
- Azote (N) : bleu
- Fer (Fe) : gris

B/ Les constituants de la matière vivant et minérale

Étudions dans un premier temps les constituants


principaux du monde minéral qui est à l'opposé du monde
vivant. Les principaux minéraux constituant le monde
minéral sur Terre sont :
- le quartz (présent dans le granite)
- la biotite (présente dans le granite)
- l'olivine (présente dans les basaltes et péridotites du
manteau)
- le calcaire (présent dans la plupart des roches
sédimentaires).

Pour l'essentiel, ces roches et leurs minéraux contiennent


les éléments chimiques ci-dessous :

Abondanc
e relative des éléments présents dans la croûte terrestre.
Source: Bordas 2015 p34.

Ces éléments chimiques sont, dans l'ordre d'abondance


dans la croûte terrestre :
- l'oxygène (O)
- la silice (Si)
- l'aluminium (Al)
- le calcium (Ca) et le fer (Fe)
- l'hydrogène (H)
- le magnésium (Mg)
- le sodium (Na)
- le potassium (K)
- le manganèse (Mn)
- le titane (Ti).
Sur la structure de l'olivine, nous observons que celle-ci
est surtout constituée de 3 éléments chimiques : la silice,
le magnésium et l'oxygène.

Sur la structure de la biotite, nous voyons qu'elle est aussi


constituée de certains éléments : en gris-marron-vert : la
silice, en violet : potassium, en rouge : oxygène, en blanc :
hydrogène.

Sur ce modèle de membrane plasmique, apparaissent :


- l'hydrogène (blanc),
- le carbone (gris),
- l'oxygène (rouge),
- l'azote (en bleu),
- le phosphore (orange).

Étudions dans un second temps la composition de la


matière vivante en prenant un exemple : la structure
tridimensionnelle de la membrane plasmique (ci-dessous la
structure d'une membrane similaire: une membrane
lipidique).
Modèle moléculaire
de la membrane plasmique (bicouche lipidique) des
cellules. Source : librairiedemolecules.

Abondanc
e relative des éléments présents dans les êtres-vivants.
Source: Bordas 2015 p35.
Quelques exemples de compositions.
Les éléments chimiques présents dans les êtres-vivants
sont, dans l'ordre d'abondance :
- l'oxygène,
- le carbone,
- l'hydrogène,
- l'azote (N),
- le phosphore (P)
- le soufre (S)...
Les molécules du vivant sont donc composées de 4
principaux atomes : C, H, O, N auxquels s'associent
secondairement du P et du S.

Exempl
e de molécule glucidique. Source: internet.

Tableau de comparaison de l'abondance relative des


éléments entre le vivant et l'inerte. Source: ac-grenoble.
Les
principaux constituants des 4 enveloppes terrestres :
biosphère, atmosphère, lithosphère et hydrosphère.
Source: SVT Stella.

Lorsqu'on chauffe un échantillon d'être-vivant (salade,


morceau de viande...) comme un morceau de pain on
observe la chose suivante :

Carbonisation d'un
morceau de pain sur une plaque chauffante. Source:
Nathan SVT p39 doc 3 modifié.
Le pain est fabriqué à partir de farine de blé, d’eau et de
levures. C’est un aliment obtenu à partir d’êtres vivants.
Un morceau de pain est placé à la surface d’une plaque
chauffante, on observe le résultat sur la photo ci-contre.
Il est possible de prolonger l’expérience par la combustion
complète d’autres aliments. Leur
exposition à une flamme aboutit à la formation de cendres
non combustibles.

L’analyse de ces cendres montre la présence de nombreux


éléments minéraux (calcium, magnésium, sodium,
potassium, ....) et l’absence totale de matière organique.

Les êtres-vivants sont donc formés de matière organique


combustible et d'éléments minéraux non combustibles.

BILAN : la matière vivante comme la matière minérale est


constituée des mêmes éléments chimiques qui sont tous
disponibles sur Terre (croûte et manteau).
Mais la matière vivante se distingue de la matière minérale
par sa richesse relative et certains éléments : C, H, O, N, P
et S (ou CHNOPS pour le retenir plus facilement).

Ces éléments peuvent s'associer pour former des


molécules d'eau (H2O) ou d'autres molécules constituant
le vivant.
Le vivant possède aussi la caractéristique d'entrer en
combustion quand on le chauffe (la matière organique est
composée de matière carbonée).

II - La richesse en eau du vivant

Une expérience simple peut être réalisée pour mettre en


évidence la quantité d'eau présente chez tous les êtres-
vivants : ils suffit d'ajouter du sulfate de cuivre à différents
échantillons d'êtres-vivants et de matière vivante.
Si une coloration bleue apparaît, c'est la preuve de la
présence d'eau. Le témoin (où aucun être-vivant n'est
placé apparaît blanc, exemple de l'huile sur la photo).

Expé
rience de mise en évidence de la présence d'eau dans
certains e-v. Source: ac-versailles.

Le tableau ci-dessous donne des pourcentages d'eau dans


différents exemples d'êtres-vivants (e-v):

Animaux : composition en Végétaux : composition en


eau eau

Vache : 60 % Pomme de terre : 80 %


Méduse : 95 % Laitue : 95 %
Poulet : 65 % Blé (plante) : 78 %
Chien 67 % Tomates 91 %

Nous observons que chez la plupart des e-v l'eau


représente au moins 65% de la masse totale de l'individu.
Les êtres-vivants sont surtout constitués d'eau. Prenons
l'exemple de la salade :
Salade
mise à l'étuve pour déterminer sa masse de matière sèche.
Source: Bordas 2015 p 37.

La mise à l'étuve de la salade permet l'évaporation de


toute l'eau qu'elle contient. On retrouve 9,5g de matière
sèche en fin d'expérience : il s'agit de la matière
constitutive de la salade lorsqu'on a retiré l'eau.

Calculons maintenant le pourcentage de matière sèche de


cet échantillon de salade :

- au départ nous avions 120 g de salade ==> 100% de la


masse totale
- à la fin nous avons 9,5g de salade ==> ? % de la masse
totale.
Un produit en croix permet rapidement de connaître le
résultat :
(9,5 X100)/120 = 8%. Il y a donc 8% de matière sèche
dans la salade pour 92% d'eau. La salade est donc très
riche en eau.
BILAN : les éléments O et H s'associent pour former
la molécule d'eau : H2O. Cette molécule es toujours
abondante dans les êtres-vivants. Elle est le siège de
réactions biochimiques indispensables à la vie et
constitue un milieu de vie (océans...) important pour
de nombreuses espèces.
III - Les molécules du vivant

Dans le II, nous avons vu que les êtres-vivants sont


majoritairement constitués d'eau (H2O). Il s'agit de la
principale molécule présente dans un être-vivant. Mais ce
n'est pas la seule.

Pour déterminer quelles sont les autres molécules


présentes il existe quelques expériences simples à mettre
en oeuvre et facile à comprendre.

Pour les 3 tests ci-dessous, regardez bien la manière de


répondre qui est utilisée :
- j'observe que ...
- or je sais que ...
- donc je conclus que ...
C'est, à mes yeux, la meilleure manière de répondre
scientifiquement sans oublier de justifier sa réponse.

Le test du papier
Le test du papier consiste à écraser un échantillon de
matière organique sur un papier blanc et d'observer
l'apparition d'une tâche de "gras". Ce test met en évidence
la présence des lipides dans l'échantillon.
Test du papier effectué
sur différents échantillons alimentaires.
J'observe que la noix de cajou, le saucisson sec, l'avocat et
l'huile forment une tâche de gras (après séchage) et que
sur le témoin je n'observe aucune tache. Or je sais que le
test du papier met en évidence la présence de
lipides. Donc je conclus que les échantillons ci-contre
contiennent des lipides.

On pourra aussi faire une coloration au rouge Soudan III.


Protocole :
Mettre la substance à tester en solution dans un tube à
essai avec de l'eau distillée ou dans un verre de
montre. Ajouter quelques gouttes de rouge Soudan
III. Monter éventuellement entre lame et lamelle pour une
observation au microscope. Le rouge Soudan III met en
évidence les lipides par une coloration rouge.
Exemple de lipide : l'acide oléique (= huile d'olive) de
formule C18H34O2.

Le test du Biuret
Le test du biuret consiste à ajouter de la soude et du
sulfate de cuivre à un échantillon (l’expérience). Le témoin
ne possède que les 2 solutions (on n’ajoute pas
d’échantillon dans le tube). Ce test met en évidence la
présence de protides (= protéines) dans l'échantillon par
l'apparition d'une coloration violette.

Pr
otocole du test du Biuret. Source: internet modifié.
J’observe qu’en présence de l’échantillon d’œuf (à droite)
la solution dans le tube prend une coloration violette.
Or je sais que le test du Biuret met en évidence la
présence de protéines dans un échantillon par l’apparition
d’une coloration violette.
Donc je conclus que l’échantillon d’œuf contient des
protéines.

Exemple
d'une portion de protéine. En haut: atome constitutifs
(C,H, O, N et S). En bas : liaison peptidique liant 2
peptides entre eux. Source : wikipédia.
Représentation tridimensionnellement d'une protéine
humaine : l'hémoglobine. Pour simplifier la représentation,
des feuillets et des hélices de différentes couleurs
remplacent les atomes liés entre eux pour obtenir une
image plus lisible.

On observe les hélices α représentées en couleur, ainsi que


les quatre molécules d'hème, qui sont les groupes
prosthétiques caractéristiques de cette protéine.

Test à la liqueur de Fehling


Nous testons encore l’échantillon d’œuf. L’expérience est
décrite sur le schéma ci-dessous. Le test à la liqueur de
Fehling consiste à faire réagir la solution avec l'échantillon
de matière organique à la chaleur. Ce test met en évidence
la présence de glucides dans l'échantillon par l'apparition
d'un précipité rouge brique.
J’observe que dans le témoin (sans œuf) possède une
couleur bleu électrique et que dans l’expérience un
précipité rouge brique s’est formé.
Or je sais qu’en présence de sucres réducteurs la liqueur
de Fehling chauffée réagit pour former un précipité rouge
brique.
Je conclus que l’œuf contient des glucides (sucres
réducteurs).

Quelques
exemples de glucides simples (monosaccharides). Le
glucose entre dans la composition de nombreuses aux
molécules complexes comme la cellulose (un des
constituant du bois voir ci-dessous). Source : wikipédia.

Microphotog
raphie de cellulose et détails de ses constituants (de
nombreuses molécules de glucose reliées en microfibrilles.
Source: internet.

Test au vert de méthyle et à la pyronine


Le vert de méthyle et la pyronine sont des colorants qui se
fixent sur les acides nucléiques (comme l'ADN ou l'ARN).
Le test au vert de méthyle colore l'ADN en vert. Le test à
la pyronine colore l'ADN en rouge.

Noyau d'une cellule végétale


coloré au vert de méthyle et au rose/rouge de pyronine.
Source : svtauclairjj
Dans le noyau, la chromatine est colorée par le vert de
méthyle alors que les nucléoles sont fortement colorés par
la pyronine.

Hors programme de seconde : la chromatine correspond


aux chromosomes interphasiques dont l'un des
constituants est l'ADN. Au niveau des nucléoles se
trouvent rassemblées de nombreuses molécules d'ARN. Il
s'agit de molécules d'ARNr qui sont synthétisées et
assemblées en sous-unités ribosomiques au niveau des
nucléoles.
Cellule végétale en division. Coloration
de Feulgen mettant en évidence les chromosomes.
Source : SNV Jussieu.
La coloration de Feulgen
Ce test permet la mise en évidence de l'ADN et son
observation au microscope.
On observe des noyaux en interphase (la chromatine est
colorée mais pas les nucléoles) et des figures de division
dans lesquelles les chromosomes sont bien individualisés
(métaphase).

Pour une meilleure visibilité, la coupe a été colorée par un


colorant non spécifique : le vert lumière.

Cellules de racine de
jacinthe - Test de Feulgen. Source : cliquer sur l'image.
L'
ADN est l'acide désoxyribonucléique. Il est constitué de 2
hélices, elles-mêmes constituées de bases azotée (présence
d'azote, N) visible ici sous la forme des "bâtons" de
couleur. Source : wikipédia.

L'ADN sera étudié en détails dans le cours suivant.

BILAN : les atomes constituant le vivant servent


d'éléments chimiques de base pour la formation de
molécules, plus ou moins complexes. Certaines
expériences mettent ces molécules en évidence. On
en dénombre 4 familles : les lipides (test du papier),
les glucides (test de Fehling), les protides (test du
biuret) et les acides nucléiques, exemple l'ADN, (test
à la pyronine).
Les êtres vivants présentent tous les mêmes éléments
chimiques majeurs et les même types de molécules
organiques et sont riche en eau : cette unité
chimique est un indice de la parenté des êtres
vivants.
Les principales échelles pour appréhender le monde
vivant. Source: internet.

Nous venons de décrire les principales molécules


constitutives du vivant. Tous les êtres vivants sont
constitués de cellules, plus petites unités possédant toutes
les fonctions caractéristiques du vivant (capacités
d’échanger matière et énergie avec le milieu, de
synthétiser des substances organiques et de se
reproduire).

IV - La cellule : l'unité structurale du vivant

Dès la fin du XIIIème siècle, des verres grossissants ont


été utilisés pour la correction de la vision. On savait donc à
cette époque tailler et polir des lentilles, ce qui permis
l’invention du télescope puis du microscope.
L’utilisation du microscope simple (constitué d’une seule
lentille de verre à la manière d’une simple loupe) en
histoire naturelle date du XIVème siècle.
L’invention du microscope composé (formé de deux
groupes de lentilles) remonte quant à elle à la fin du
XVIème siècle mais la paternité de cette invention est
controversée.

Elle est généralement attribuée aux opticiens


hollandais Jansen père et fils. Ils auraient construits en
1590 le premier microscope composé de deux lentilles
convexes (l’une servant d’objectif grossissant, l’autre
d’oculaire).
A la même époque, en 1609, Galilée a construit
un occhiolino, microscope composé d'une lentille convexe
et d'une autre concave.
Un des premiers microscopes. Source :
wikipédia.
La théorie cellulaire débute avec l'étude de coupes
d'écorce d'arbre effectuée par Robert Hooke ne 1665.
Celui-ci décrit des petites unités qu'il nomme cellula (en
latin = petite chambre) en référence aux petites chambres
occupée par les moines dans les monastères appelées
"cellules"

.
Mais ce sont les botanistes [Link] et [Link] qui
prouvent que tous les êtres-vivants sont constitués de
cellule (et au minimum d'une cellule) !
Dessin effectués par Hooke
de l'écorce d'arbre. On remarque la position de chaque
cellule. Source : wikipédia.
Lorsqu'on observe une cellule animale au microscope et
par cryoscopie (utilisation de lames très fines pour couper
des cellules congelées et permettre une meilleure
observation) on observe la chose suivante :
Sc
héma 3D d'ne cellule animale eucaryote. Source:
wikipédia.
Légendes de la cellule animale :
1 Nucléole
2 Noyau
3 Ribosome
4 Vésicule
5 Réticulum endoplasmique rugueux (granuleux) (REG)
6 Appareil de Golgi
7 Cytosquelette
8 Réticulum endoplasmique lisse
9 Mitochondries
10 Vacuole
11 Cytosol
12 Lysosome
13 Centrosome
14 Membrane plasmique

L'observation d'une cellule végétale au microscope ainsi


que l'étude de lames minces permet de différencier une
organisation similaire à la cellule animale :
Source : wikipédia.
Chez les cellules végétales la différence majeure avec les
cellules animales se trouve au niveau de la présence
de chloroplastes. L'étude microscopique d'une cellule de
feuille de géranium les met aisément en évidence. Il s'agit
d'organites cellulaires lieu d'une réaction chimique
particulière: la photosynthèse.
Cellules de géranium observées au microscope optique. On
y voit de très nombreux organites verts : les chloroplastes.
Sources: wikipédia.

Enfin le dernier type cellulaire correspond à la cellule


procaryote. Il s'agit essentiellement des cellules
apparentées aux bactéries. Ces cellules sont plus simples,
et ne possèdent pas (à part quelques exceptions)
d'organites intra-cytoplasmiques.
Cellule procaryote. Source : cours d'un professeur sur
internet (perdu le lien).
L'étude microscopique des êtres-vivants montre qu'il
existe en réalité 2 types de cellules :
- les cellules dont le cytoplasme contient des
compartiments appelés les organites;
- les cellules dont le cytoplasme ne possède pas de
compartiment (pas d'organite).

Ces cellules se nomment :


- les cellules eucaryotes si elles possèdent des
compartiments (ex: noyau, mitochondries, chloroplaste...).
Les cellules des animaux, des champignons et des
végétaux sont des cellules eucaryotes.
- les cellules procaryotes si elles n'en possèdent pas. Les
cellules des bactéries sont procaryotes.

BILAN:
L'organisation d'un être-vivant pluricellulaire est la
suivante:
- des organes spécialisés observables à l’œil nu (eux-
mêmes constitués de tissus comme le tissu
musculaire),
- des cellules constituant ces organes observables au
microscope optiques et mesurant quelques dizaines
de micromètres,
- des organites constituant des compartiments (ex:
noyau ou mitochondrie) bien limités à l'intérieur du
cytoplasme des cellules eucaryotes et mesurant
quelques micromètres,
- des molécules constituant ces organites de
quelques nanomètres.

Les niveaux d'organisation du vivant. Source: espace


numérique de l'enseignement catholique.

V - Le métabolisme: unité fonctionnelle du


vivant
Pour étudier le métabolisme cellulaire nous allons nous
intéresser aux levures. Ce sont des organismes
unicellulaires eucaryotes qui se reproduisent facilement
par bourgeonnement (voir photo ci-dessous) dès que les
conditions du milieu sont favorables.

Levures observées au
microscope optique. Sources: Didier Pol.
Le métabolisme des levures s'étudie facilement.
A l'aide d'un dispositif ExAO (Expérience Assistée par
Ordinateur) on mesure les concentrations en dioxygène, en
dioxyde de carbone et en glucose dans différents milieux
de culture.

Une levure en
bourgeonnement. Source: site de recherche allemand.
Dispositif ExAO utilisé
pour étudier les levures. Source: [Link]
[Link]/pages/[Link]

Protocole expérimental:
- MILIEU A : eau + sels minéraux et levures sauvages.
- MILIEU B : eau + sels minéraux, glucose et levures
sauvages
- MILIEU C : eau + sels minéraux, glucose et levures
mutantes "rho" (les mitochondries de ces mutantes sont
anormales).

Le CO2 est mesuré. Les résultats sont mesurés dans le


graphique ci-dessous pour différentes températures.
Explications du protocole: on utilise deux souches
génétiquement différentes, l’une est capable d’utiliser le
saccharose en présence de dioxygène et pas l’autre. On les
appelle souche « Rho+» (souche sauvage) et souche
«Rho-» (souche mutante). A l’aide d’un dispositif EXAO, on
mesure la concentration de CO2 dégagé dans les 3 milieux
de culture.

Evolution des dégagements de CO2 pour 4 températures


différentes. Source: [Link]
Analyse des résultats:
on constate que le volume de CO2 dégagé au bout de 30
min est plus important à 40 et 75°C qu'à 35°C. Il est
quasiment nul à 20°C.

On sait que les levures dégagent du CO2 grâce à la


respiration. La température influence donc le volume de
CO2 produit par les levures, celles-ci respirent plus ou
moins en fonction de la température. La température
influence donc le métabolismes des levures.

Conclusion partielle: l'environnement (température, sucre)


influence le fonctionnement des levures en modifiant
l'intensité de leur respiration.

Ci-dessous vous observez les résultats de la consommation


de O2 pour les mêmes milieux:
Résultats des
mesures de O2 pour les 3 milieux. Sources: banque de
schéma SVT.
Analyse des résultats :
- Milieu A : j'observe que sans glucose, la concentration de
dioxygène est quasiment stable. Je conclus que les levures
ont besoin de glucose pour respirer (donc pour consommer
du O2).
- Milieu B : j'observe une diminution importante de la
concentration en O2 dans l'enceinte en présence de la
souche sauvage de levure. Je conclus que les levures
sauvages consomment du O2 en présence de glucose, donc
elles respirent !
- Milieu C : j'observe une concentration presque stable de
la concentration en O2. Je conclus que les levures
mutantes rho- ne respirent pas, donc elles ne consomment
pas le O2.

Conclusion générale: je conclus que les levures ont besoin


de glucose pour respirer le dioxygène. La réaction de
respiration (qui fait partie du métabolisme de ces animaux)
est donc une réaction de consommation de dioxygène et de
glucose dont le produit est la création d'énergie. Cette
réaction a lieu dans les mitochondrie puisque la souche
sauvage (qui possède des mitochondries normales) respire
normalement contrairement à la souche mutante rho qui
possède des mitochondries anormales. En voici l'équation-
bilan:
RESPIRATION :
glucose + dioxygène ==> énergie + déchets (CO2 libéré
+ chaleur perdue)

BILAN: le métabolisme cellulaire correspond à toutes


les réactions chimiques (ex: la respiration
mitochondriale) qui permettent aux cellules de créer
leur énergie et de produire de nouvelles molécules
en dégradant la matière et/ou en la transformant.
Ces réactions ont lieu dans les organites (ex:
mitochondries pour la respiration, chloroplastes pour
la photosynthèse...) ou dans le cytoplasme (ex:
création des protéines).
Le métabolisme cellulaire permet aux cellules de
grandir ou de se multiplier.

Bilan
du métabolisme cellulaire de la levure. Source: maxicours.

Ci-dessous, un autre schéma pour comprendre le


métabolisme cellulaire.
Schéma du métabolisme cellulaire. Source: banque de
données SVT.

Une autre manière de réviser :


VI - L'ADN : support universel de l'information
génétique

Rappels: en troisième, vous avez vu que certains


caractères étaient héréditaires, c'est à dire transmis par
les gènes. Vous avez montré que les gènes étaient dans le
noyau, dans l'ADN des chromosomes. Vous avez enfin
montré que nous avions des caractères héréditaires très
différents d'un individu à l'autre.

Le transfert de gène d'un animal à un autre a été réalisé


avec succès pour la première fois en 1982 R.D. Palmiter et
ses collègues obtenaient des souris transgéniques
exprimant très intensément le gène d'hormone de
croissance de rat, jusqu'au point de devenir géantes :
un transgène (gène d'une espèce transféré chez une autre
espèce) pouvait très bien fonctionner chez son hôte et
modifier très significativement sa physiologie ou ses
caractéristiques. L'embryon (plutôt cellule-œuf) est un
passage obligé à un moment ou à un autre si
l'expérimentateur souhaite obtenir une lignée d'animaux
transgéniques (appelés aussi OGM).

Étude d'un cas de transgenèse :


Lorsqu'une méduse (Aequorea victoria) normalement
incolore est éclairée par une lumière ultraviolette (UV),
elle émet une couleur verte fluorescente (voir photo ci-
dessous). Cette particularité est liée à l'existence d'une
protéine appelée GFP pour « Green Fluorescent Protein »
dans les cellules de l'animal. Cette protéine est produite
dans les cellules de la méduse à partir d'un gène appelé
aussi gène GFP (n'oubliez pas qu'un gène produit une
protéine).
Le document ci-dessous schématise quelques-unes des
étapes permettant d'insérer le gène GFP, prélevé chez un
organisme donneur (la méduse), dans les cellules d'un
autre organisme (ici une souris). Cette technique de
transfert de gènes s'appelle la transgenèse. Les individus
ayant reçu le gène sont des OGM ou Organismes
Génétiquement Modifiés.
Etapes de la transgénèse entre la méduse et la souris.
Source:

Pour obtenir un OGM il faut (ETAPES de la


TRANSGENESE) :
- isoler le gène d'intérêt (ici le gène de la protéine GFP qui
rend fluorescent sous lumière UV),
- transférer ce gène dans une cellule-oeuf,
- le gène d'intérêt sera (par chance) inséré
automatiquement dans l'ADN de la cellule-oeuf,
- initier le développement embryonnaire de la cellule-oeuf
receveuse du gène jusqu'à donner un nouvel individu (ici
une souris fluorescente).

Ces expériences démontrent que :


- un gène permet la production d'une protéine particulière
à l'origine d'un caractère particulier comme suit:
Gène GFP ---> protéine GFP---> caractère
"fluorescence"

- un même gène est utilisable par des individus d'espèces


ou de groupes très différents: l'ADN est donc un langage
universel.
- les gènes sont « contenus » dans la molécule d'ADN:

Mais sous quelle forme se trouve l'information dans


l'ADN ?

Nous allons donc étudier la molécule d'ADN.

L'ADN a, dès les années 40, été pressentie comme étant


susceptible de porter l'information héréditaire. James
Watson et Francis Crick ont été les premiers (en "piquant"
une partie des travaux de Rosalind Franklin) à comprendre
la structure tridimensionnelle de l'ADN en étudiant des
clichés de cette molécule prises aux rayons X (pour y
arriver on a créé un cristal d'ADN, plus stable, que l'on a
passé aux rayons X pour en faire ressortir la structure sous
la forme d'une impression sur papier photographique, voir
photo ci-dessous).

Image issue de rayon X d'un cristal d'ADN. C'est à partir


de l'étude de la photo de droite que Watson et Crick
comprendront la structure de l'ADN. Source: [Link]
[Link]/
Structure 3D d'une molécule d'ADN.
Source: [Link]
Il s'agit d'une macromolécule (= très grosse molécule)
formée de 2 brins d'ADN enroulés (on dit aussi qu'elle
possède une forme de double hélice anti-parallèle).

On a donc une molécule faite de 2 parties qui s'imbriquent


sans se toucher. Ces parties sont reliées par des liaisons
chimiques.

Le schéma ci-dessous détaille l'organisation simplifiée de


l'ADN.
Chaque brin d'ADN est constitué d'un assemblage d'unités
élémentaires appelés nucléotides. Un nucléotide est formé
par l'association de trois types de molécules différentes :
• un sucre
• un phosphate,
• une base azotée: A, T, C ou G.

Sur ce schéma (et le suivant) on remarque que les bases


azotées sont toujours en couple:
- l'Adénine toujours avec la Thymine (A avec T)
- la Cytosine toujours avec la Guanine (C avec G)
On dit que les 2 brins d'ADN sont complémentaires.

Si on déroule la molécule d'ADN on obtient une forme


d'échelle constitués de nucléotides (= 3 molécules
associées), on répète pour bien retenir:
- le phosphate (P)
- le sucre
- la base azotée.

Structure de l'ADN. Source: [Link]


[Link]/[Link]

Le message codé dans l'ADN va dépendre de l'ordre


d’enchaînement des nucléotides.
Par exemple si on enchaîne TATTG le message sera
différent de TTGGC. L'ADN est donc une molécule
informative qui contient des milliers d'informations qui
correspondent à des milliers de gènes.
Chaque espèce partage les même gènes (= génome) mais
nous possédons chacun des versions différentes de ces
gènes (qu'on appelle les allèles) ce qui explique que nous
soyons tous différents.
Par exemple la photo suivante présente 2 mouches. Celle
du haut est mutante (elle possède des yeux blancs au lieu
d'être rouges). Celle du bas est normale (yeux rouges).

Quand on étudie leur ADN et plus précisément


l’enchaînement des nucléotides on remarque la chose
suivante: le gène "couleur des yeux" est quasiment
identique chez les 2 mouches. La seule différence se situe
au niveau d'un seul nucléotide qui est différent: le C chez
la sauvage est transformé en T chez la mutante sur un brin
(voir ci-dessous).

Enchaînement des nucléotides chez la mouche normale et


la mouche mutante pour le gène "couleur des yeux".

On a donc ici 2 versions différentes du gène "couleur des


yeux", soit 2 allèles. A gauche l'allèle 1 qui donnera des
yeux de couleur rouge. A droite l'allèle 2 qui donnera des
yeux de couleur blanche. Dans l'allèle 2, la mutation
(c'est-à-dire la modification de l’enchaînement des
nucléotides du gène) entraîne l'apparition d'un nouveau
caractère : une nouvelle couleur des yeux.

C'est la preuve que l'ADN est aussi une molécule dont


l'information peut varier.

Le
s différentes échelles d'étude de la molécule d'ADN: des
chromosomes aux bases azotées. Source: internet.
BILAN: l'ADN est présent dans le noyau de toutes nos
cellules. Les chromosomes sont tous constitués d'une
molécule d'ADN. Un chromosome contient des gènes
et chaque gène est constitué d'un fragment d'ADN.
Chaque gène est constitué de 2 brins d'ADN enroulés
en forme de double hélice.
L'ADN est composée de 4 nucléotides: Adénine,
Thymine; Cytosine et Guanine dont
l'enchaînement constitue l'information génétique.
Si des nucléotides sont modifiés (lors de mutations),
de nouveaux caractères peuvent apparaître: l'ADN est
donc une molécule informative variable.

Pour réviser très vite ces notions :

Pour vous entraîner: un QCM sur le cours (des questions


de ce QCM tomberont le jour du devoir: lien.
L'organisation et la diversité du vivant
PLAN DU COURS

I - Définir la biodiversité actuelle et passée


II - Réaliser des groupes au sein des être-vivants et
établir des parentés
III - Créer et faire évoluer la biodiversité : dérive
génétique et sélection naturelle

Les scientifiques ont démontré que le monde vivant a subi


de grandes transformations tout au long de son histoire et
les espèces actuelles ne représentent qu'1% des espèces
ayant vécu sur Terre. L'étude des fossiles en apporte la
preuve.
Comment mettre en évidence la modification du monde
vivant au cours des temps géologiques ?

I - Définir la biodiversité actuelle et passée

Pour prouver que le monde vivant a fortement évolué au


cours des temps nous allons étudier 2 écosystèmes:
- une image reconstituant la forêt houillère du Carbonifère
(300Ma; Ma = millions d'années)
- une photo de la forêt tropicale guyanaise actuelle.

Définition d'écosystème : un écosystème est l'ensemble


formé par une association d'êtres vivants (= biocénose)
interagissant avec leur environnement biologique,
géologique,édaphique, hydrologique, climatique, etc. (=
le biotope). Pour résumer: l'écosystème = biotope +
biocénose.

Reconstitution d'une forêt houillère du Carbonifère.


Source: livre SVT.
Établissons un tableau comparant ces 2 écosystèmes:

Écosystèmes Milieu
Végétaux Animaux x de
vie
Plantes Plantes Arthropod Oiseaux Reptile Mammifèr Amphibie Chaud
à fleurs sans es s es ns et
humid
fleurs
e
Actuel Moyen
Forte Faible Forte Faible Faible Faible OUI
(GUYANE) ne
Passé Forte
Forte
(FORET Absent (fougère Absent
(blattes, Absents Absents Faible OUI
HOUILLER es s, s
libellules)
E) prêles)
On peut conclure qu'il y a 300Ma la biodiversité était
essentiellement constituée de prêles et fougères, de
cycadales et de conifères. Les plantes à fleurs n'étaient pas
encore apparues.
Elles apparaissent au Crétacé (130Ma) et depuis la
biodiversité végétale a fortement augmenté (voir forêt
guyanaise).

La vie serait apparue il y a plus de 3,8Ga mais c'est depuis


600Ma que de nombreux fossiles sont présents en grande
quantité dans les roches sédimentaires du même âge. En
étudiant les différents fossiles, leur nombre et le nombre
d'espèces que contiennent les roches sédimentaires on
peut reconstituer l'évolution du nombre de familles
d'animaux depuis 600Ma. Les résultats sont disponibles
dans le graphique ci-dessous :
Evolution du nombre de familles d'animaux depuis 600 Ma.
Source: [Link]
Grâce à cette étude on découvre que 5 grandes crises
biologiques ont touché la Terre amenant à chaque fois la
disparition d'une grande quantité de familles d'animaux.
Les principales causes à l’origine des extinctions de masse
sont:
- les cataclysmes géologiques (éruptions volcaniques,
variations du niveau marin, glaciation),
- les chutes d’astéroïdes,
- des changements climatiques,
- la prédation (cas du dodo de l’île Maurice),
- la compétition (certaines espèces introduites se
multiplient rapidement,
au détriment d’espèces locales),
- des maladies, virus, des causes génétiques,
- la disparition ou l’extinction d’une ressource dont
dépendait l’espèce pour sa survie (ex: panda et bambous)
ou sa reproduction : pollinisateur, proie…
BILAN: au cours des temps géologiques les espèces
peuplant les différents écosystèmes ont changé: des
espèces sont apparues, d'autres ont disparu.
Les espèces actuelles ne représentent qu'une infime
proportion des espèces ayant vécu sur Terre. Les
variations de l'environnement (climat, catastrophes
naturelles...) sont les principales causes des
modifications de la biodiversité.

La biodiversité peut s'appréhender à différentes échelles :


- la diversité des écosystèmes à l'échelle mondiale,
- la diversité des espèces,
- la diversité génétique (allèles).

- la diversité des écosystèmes à l'échelle mondiale. Un


biome est constitué par des grands types de formations
végétales caractéristiques d'une grande zone climatique
de la planète. A ces associations végétales
(=phytocénoses) s'ajoutent des associations animales (=
biocénoses) dont le tout forme un biome.
Exemple: la savane africaine dans laquelle on retrouve les
lions, girafes... et les grandes herbacées et les acacias...

Attention un biome ne constitue pas un écosystème, c'est


une zone où les conditions du milieu permettent aux
espèces des interactions entre elles et ce milieu.
Grands biomes terrestres.
- la diversité des espèces: sur Terre on retrouve un très
grand nombre d'espèces (environ 1,8 millions recensées à
l'heure actuelle) mais les estimations sont bien
supérieures: il y aurait entre 2 et 10 millions d'espèces sur
Terre.

Effectifs des différents règnes et les estimations effectuées


par les scientifiques (ainsi que les marges d'erreur) pour
l'ensemble des milieux et pour le milieu marin. © Mora et
al., 2011 - Plos Biology
L'arbre phylogénétique ci-dessous détaille les 3 grands
embranchements de la vie. Les différentes espèces qui les
composent sont issues d'un ancêtre commun appelé LUCA
(Last Universal Common Ancestor). Cet ancêtre aurait
possédé une membrane et un cytoplasme entourant une
molécule d'ADN. Car ce sont les seuls points communs que
l'on retrouve chez tous les êtres-vivants actuellement !
A cela s'ajoute que la Vie est constituée par 6 principaux
éléments atomiques: C,H,N,O,P,S.

Arbre phylogénétique représentant les principaux


embranchements du vivant. Source: wikipédia.
Une étude sur LUCA : lien.

Ernst Mayr a donné une définition d'une espèce :

Définition: une espèce correspond à un groupe de


populations naturelles semblables dans lequel les individus
peuvent échanger du matériel génétique et avoir une
descendance féconde (par reproduction la plupart du
temps). Une espèce est séparée d'une autre espèce par des
mécanismes d'isolement reproducteurs: c'est-à-dire qu'une
espèce ne peut pas se reproduire avec une autre espèce et
donner des descendants féconds (voir exemples classiques
des Tigrons, Ligres...).
Parmi toutes les espèces vivantes, on défini comme zones
critiques ou hot spots ou points chauds les zones qui
possèdent une très grande richesse de biodiversité
menacée par l'activité humaine. Ces zones représentent
15% de la surface terrestre mais abritent un nombre très
important d'espèces.

Principaux hot spots; Source: wikipédia.


Amérique
Province floristique de Californie (8 - Bande côtière entre le l'extrême nord-ouest du Mexique et le
Nord de la Californie)
Bois de pins et chênes de Madrean (26 - Sud-ouest des États-Unis et Nord du Mexique)
Amérique centrale (2 - Du sud du Mexique au Panama)
Îles des Caraïbes (3)
Tumbes-Chocó-Magdalena (5 - Bande côtière entre le Panama et Nord du Pérou)
Andes tropicales (1 - Du Venezuela au nord-ouest de l'Argentine)
Cerrado (6 - Est du Brésil, Bolivie et Paraguay)
Forêt atlantique (4 - Sud-est du Brésil, Nord du Paraguay, extrême nord-est de l'Argentine)
Forêts pluviales tempérées valdiviennes (7 - Centre et Sud du Chili)
Europe
Bassin méditerranéen (14 - Bassin méditerranéen et Macaronésie: Canaries, Acores, Madère, Cap-
Vert)
Caucase (15 - Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan, Russie, Turquie et Iran)
Afrique
Corne africaine (29 - Éthiopie, Somalie, Kenya, Érythrée, Djibouti, Yémen et Oman)
Afromontane orientale (28 - Sud-ouest de la Péninsule Arabique et montagnes entre l'Éthiopie
au Zimbabwe)
Forêt guinéenne de l'Ouest africain (11 - De la Guinée au Cameroun)
Forêts côtières d'Afrique orientale (10 - Bande côtière entre la Somalie et le Mozambique)
Madagascar et îles de l'Océan Indien (9 - Madagascar, Mascareignes, Comores, Seychelles)
Karoo succulent (13 - Ouest de l'Afrique du Sud et Sud-ouest de la Namibie)
Maputaland-Pondoland-Albany (27 - Côte est de l'Afrique du Sud)
Région floristique du Cap (12 - Sud-ouest de l'Afrique du Sud)
Asie
Désert irano-anatolien (30 - Arménie, Azerbaïdjan, Turquie, Géorgie, Turkménistan, Iran et Irak)
Montagnes d'Asie centrale (31
- Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan, Ouzbékistan, Chine, Afghanistan et Turkménistan)
Himalaya (32 - Chine, Inde, Bhoutan, Pakistan, Afghanistan)
Montagnes de la Chine Occidentale (20)
Japon (33)
Ghâts occidentaux (21 - Ouest de l'Inde et Sri Lanka)
Indo-Burma (19 - Du Bangladesh à l'extrême sud-est de la Chine et du nord de la Birmanie au Sud
de la Thaïlande)
Sundaland (16 - Péninsule Malaise, Singapour, Brunei, Bornéo, Sumatra, Java et Bali)
Philippines (18)
Wallacea (17 - Sulawesi, Petites îles de la Sonde, Moluques et Timor)
Océanie
Mélanésie orientale (34 - Archipel Bismarck, îles Salomon et Vanuatu)
Polynésie et Micronésie (25 - 4500 îles allant des Palaos à l'île de Pâques et
de Hawaï jusqu'aux Fidji)
Nouvelle-Calédonie (23)
Sud-Ouest de l'Australie (22)
Nouvelle-Zélande (24)

- la diversité génétique au sein d'une espèce (= diversité


allélique):

Un texte écrit par Hervé Le Guyader, grand chercheur


systématicien :
La biodiversité désigne toutes les variations du monde
vivant. Cette diversité biologique est évidente lorsqu’on
imagine la quantité fantastique d’espèces différentes
(découvertes ou encore inconnues) qui vivent ou ont vécu
sur Terre. C’est la biodiversité spécifique. Au sein de
chaque espèce, on constate un autre niveau de biodiversité
: la biodiversité génétique, c’est à dire la diversité des
allèles d’un individu à l’autre. Ainsi, différents humains
posséderont les mêmes gènes, mais pas les mêmes allèles
de ces gènes. Le troisième niveau est la biodiversité des
écosystèmes. Il correspond à la diversité des milieux de
vie, incluant les espèces qui les habitent et toutes les
relations qu’elles ont entre elles (qui mange qui, qui
parasite qui, etc…).

Hervé Le Guyader, chercheur en systématique et évolution


Les scientifiques estiment à environ 10 millions le nombre
d'espèces vivant sur Terre (pour environ
2 millions d'espèces découvertes et classées). Ces êtres-
vivants sont très variés de par leur morphologie ou leur
milieu de vie mais aussi au niveau de leurs fonctions
alimentaire, respiratoire, reproductrice... Pourtant ces
individus très différents proviennent tous d'un ancêtre
commun (le fameux LUCA) et peuvent être classés dans
des groupes bien définis.

II - Réaliser des groupes au sein des être-vivants et


établir des parentés

La biodiversité regroupe l'ensemble des espèces vivantes


en considérant la diversité des écosystèmes qu'elles
habitent, leurs différences spécifiques (visibles entre
espèces) et leurs diversité infraspécifique (variable suivant
les différences entre leurs allèles).

Depuis le collège vous savez:


- classer en groupes emboîtés les taxons* qui partagent
des caractères communs
- les espèces comme les groupes (ou taxons) apparaissent,
disparaissent au cours des temps géologiques.
- une espèce nouvelle présente des caractères ancestraux
et aussi des caractères nouveaux par rapport à une
espèce antérieure dont elle serait issue.
- utiliser le logiciel Phylogène (normalement...).
*Taxon: ensemble d'organismes vivants ou disparus possédant des caractère
taxinomiques (de classification) identiques. Ex: le taxon des mammifères possédant
des poils et des mamelles permettant d'allaiter les jeunes.
Au sein des Vertébrés (42 000 espèces), on trouve des
animaux bien différents (grenouille, souris, serpents...) au
niveau de leur plan d'organisation* ! De tout temps
l'Homme à chercher à classer les espèces et établir des
liens entre elles.
* plan d'organisation : disposition de ses différents éléments constitutifs (axes de
polarité et place des différents organes).

Étudions la morphologie de la grenouille et de la souris, 2


vertébrés très différents :
Axes de
polarité d'un squelette de souris. Source: [Link]
[Link]
L'étude morphologique de ces 2 animaux montre des
ressemblances:
- des axes de polarité identiques (antéro-postérieur =
d'avant en arrière; dorso-ventral = du dos vers le ventre;
et gauche-droite);
- au niveau du nombre de membres (4);
- présence d'un tête, d'une bouche et de 2 yeux en position
antérieure.

Voyons si au niveau anatomique des ressemblances


existent aussi:
Sur le schéma ci-dessous nous avons résumé les
principaux organes constituant l'appareil respiratoire et
l'appareil digestif de ces animaux.
Dissection de l'apapreil digestif et respiratoire de la souris
(à gauche) et de la grenouille (à droite). Source: néoSVT

Classer les espèces sur un arbre phylogénétique :


pour établir des parentés entre des espèces on compare
des caractères homologues* (morphologiques,
anatomiques, moléculaires…). On établit une matrice des
caractères (tableau à double entrée résumant les
observations réalisées chez les groupes étudiés), et on
construit un arbre
phylogénétique qui traduit les relations de parenté.
Chaque nouvelle branche doit être justifiée par l’apparition
d’une nouveauté évolutive (ex: apparition des mamelles
chez les mammifères). Un nœud correspond à la
population des derniers ancêtres communs à partir de
laquelle ont émergé 2 groupes différant par leurs
caractéristiques.
* caractère homologue: caractère hérité d'un ancêtre commun.
Arbre phylogénétique simplifié des vertébrés. Sources:
schéma SVT.
Autre méthode de classification: les groupes emboités :

les organismes vivants sont donc liés entre eux par


des ancêtres communs. On dit alors qu'il existe des liens
de parenté entre les êtres vivants. On peut ainsi classer les
espèces par groupes (ou taxons) en fonction des caractères
qu'elles présentent. En comparant les groupes entre eux
on peut alors définir des caractères qu'ils partagent ou qui
les séparent. On constitue ainsi des matrices de caractères
traduisant des liens de parenté entre les espèces et
groupes.
On peut ensuite représenter ces liens de parenté sous la
forme de groupes emboîtés, reliant ainsi les taxons entre
eux :
Matrice de caractères pour différentes espèces. Sources :
[Link]

Groupes emboités issus du tableau ci-dessus (matrice de


caractères). Source :
[Link]

Groupes emboités (et arbre phylogénétique)


correspondant à la matrice de caractères ci-dessus. Source
: [Link]
BILAN:
Il existe des parentés entre les espèces vivantes qui
composent la biodiversité. Ces parentés définissent
des groupes d’êtres vivants. Le groupe des Vertébrés
est défini par la possession de caractères exclusifs :
la colonne vertébrale, les deux axes de polarité et la
symétrie bilatérale. Les parentés d’organisation des
espèces d’un groupe suggèrent qu’elles descendent
toutes d’un ancêtre commun.
III - Créer et faire évoluer la biodiversité :
dérive génétique et sélection naturelle
Les caractères définissant une espèce sont déterminés par
les gènes. Chaque espèce possède un nombre précis de
gène et un nombre fixe de chromosomes. Chez l'Homme, il
existe 46 chromosomes répartis en 23 paires de taille
identique (voir cours de 3ème) et portant les mêmes gènes
(environ 20 000). Mais ces gènes peuvent posséder des
variations appelées les allèles. On appelle polymorphisme
génétique toutes les différences entre 2 individus que l'on
peut observer au niveau de leur ADN et des produits de
leurs gènes.

Le système de groupe sanguin ABO a été découvert au


début du XXe siècle par Landsteiner. L’étude de ce
système, pour des besoins transfusionnels, démontra très
tôt l’existence des variations génétiques parmi les
populations humaines.

Par exemple pour le caractère "groupe sanguin" il existe 1


gène sur le chromosome n°9 et 3 allèles de ce gène (c'est-
à-dire 3 versions différentes): les allèles A, B et O
permettent de créer les 4 types de groupes sanguins (voir
tableau ci-dessous).
La distribution des allèles du système dans le monde a été
largement étudiée.

L'étude des fréquences de ces allèles montre qu'ils ne sont


pas homogènes dans les populations. Au contraire, ils sont
présents à certains endroits précis dans le monde (voir
cartes ci-dessous).
L'étude de ces 4 cartes montre que la répartition des
différents allèles des groupes sanguins n'est pas homogène
au sein de la population humaine. Par exemple l'allèle B
correspondant au groupe sanguin B est sur-représenté en
Inde : cela pourrait s'expliquer par les faible migrations au
sein de ce pays, le faible apport d'allèles provenant de
personne migrant dans ce pays et un choix local quant à
son partenaire de reproduction (les indiens ont des enfants
entre eux et au sein des mêmes castes).

Autre exemple: la répartition des groupes ABO chez les


Indiens d’Amérique, révèle une fréquence extrêmement
élevée de l’allèle O. Pour expliquer l’absence des groupes
A et B sur le continent Américain, il a été proposé un effet
fondateur lié au fait qu’un petit groupe d’Homo Sapiens de
groupe O aurait franchi le détroit de Béring il y a 15 000
ans et se seraient installé en Amérique du Nord.

La dérive génétique:
La dérive génétique correspond à l'évolution de la
fréquence des allèles au sein d'une population. La
fréquence des allèles d'une population est impossible à
prévoir car la dérive génétique correspond à l'évolution
aléatoire des fréquences alléliques (= des allèles) au sein
d'une population.

La répartition des allèles lors de la formation des gamètes


ou de la fécondation se fait au hasard (cours de 3ème).
Ainsi seule une partie du patrimoine génétique est
transmise à la descendance. Cela engendre des variations
aléatoires de la fréquence des allèles d'un même gène
dans la population. Tout allèle peut donc disparaître ou se
répandre d'autant plus vite que la population d'origine est
faible. Cette variation est appelée dérive génétique. Elle
est souvent associée à un effet fondateur (voir exemple des
Huttérites ci-dessous)
Modélisation de la dérive génétique. Cliquez sur l'image
pour l'agrandir. Source: modifié de schéma SVT
L'effet fondateur (à limite du programme de 2nde) :

Pour comprendre la répartition de certains allèles dans


une population étudions une population humaine : les
Huttérites. Ce sont les membres d'une secte qui,
persécutés en Europe, se sont installés en Amérique du
Nord au dix-neuvième siècle. Comme les Amish, ils ont
établi une série de colonies d'une centaine d'individus dans
lesquelles ils vivent en autarcie sans se marier avec les
personnes étrangères.

Les Huttérites présentent des fréquences alléliques ABO


qui sont très différentes des moyennes constatées dans les
populations européennes et nord-américaines (ex: 35% de
A chez les Huttérites contre 2% pour les Nord-Américain).
Cela provient du fait que chaque colonie a été fondée à
partir d'un petit nombre d'individus dont les fréquences
des allèles étaient très différentes des fréquences
moyennes des populations européennes dont ils sont issus.
Cela induit une dérive génétique très forte et très rapide !
Considérons que 2 populations (les Huttérites d'Europe
quittent les Européens) se séparent à un moment donné.
Elles auront initialement les mêmes fréquences alléliques
(1ère population du schéma), mais elles vont connaître des
divergences des fréquences alléliques (se modifiant
aléatoirement) au cours du temps.
La variabilité génétique de l'espèce va augmenter, ceci
d'autant plus qu'elle sera composée de petites populations
isolées les unes des autres. La fréquence allélique d'un
groupe migrant n'est souvent pas représentative de la
population dont il est issu. C'est l'effet fondateur.

Schéma
expliquant l'effet fondateur en lien avec la dérive
génétique des populations. Plus les groupes d'individus
sont petits et plus ils divergent rapidement desp opulations
initiales. Source: modifié de [Link]
[Link]
BILAN:
la diversité des allèles d’un gène est un des aspects
de la biodiversité. Elle se manifeste au sein des
populations qui peuvent présenter des diversités
alléliques très différentes.

La dérive génétique est l’évolution génétique d’une


population causée par des phénomènes aléatoires,
impossibles à prévoir (d’où le mot dérive !). Elle est
une conséquence de la reproduction sexuée des
individus. La dérive génétique conduit, pour la
population, à une perte de diversité génétique. Elle
se produit de façon plus marquée lorsque l’effectif de
la population est faible (= son effet est plus fort).

La sélection naturelle :

la dérive génétique n'est pas la seule force évolutive


modifiant la fréquence des allèles d'une population. La
sélection naturelle joue aussi un rôle très importante.

La Phalène du Bouleau, Biston betularia, est un papillon de


nuit, commun en Europe dont la coloration varie du gris
clair au noir. Il y a 150 ans, les populations de l’espèce
étaient presque exclusivement constituées de la forme «
typica », aux ailes gris clair légèrement mouchetées de
noir.

En 1848, un individu d’une forme mélanique « carbonaria


», uniformément noir, fut collecté près de Manchester. En
1950, la forme mélanique représentait 90% de la
population dans cette région.
Ce phénomène (apparition d’individus très sombres dans
la deuxième moitié du 19eme siècle et augmentation
rapide de leur fréquence) fut observé chez de nombreuses
autres espèces de papillons de nuit, ainsi que chez
différentes espèces d’insectes, d’araignées, et même
d’oiseaux dans les environs d’autres villes industrielles
telles que Birmingham et Liverpool.
Au milieu du XIXème siècle, la forme typica était
largement majoritaire dans les populations anglaises
(carte de gauche). En 1848 on a capturé le premier
individu carbonaria dans la région de Manchester. La
fréquence de cette forme s'est alors accrue rapidement et
les individus mélaniques ont ensuite été observés dans les
autres régions industrielles de l'Angleterre (carte de
droite).

Dès le XIXème siècle, on corréla l’augmentation de la


fréquence de la forme mélanique à la pollution industrielle.
Celle-ci contribue à la disparition des lichens sur les
bouleaux et au noircissement de ces arbres.

On suggéra que les individus « typica », posés sur des


bouleaux clairs couverts de lichens, étaient mieux
dissimulés vis-à-vis des oiseaux prédateurs que les
individus « carbonaria ». Sur des bouleaux noircis par la
suie et dépourvus de lichens, c'est l'inverse qui se
produisait. Les deux formes seraient alors consommées de
façon différente selon le type de support, la forme
mélanique étant avantagée sur des arbres noircis.
Ainsi selon l'environnement, l'une des formes de papillons,
mieux
« camouflée », échappe à ses prédateurs. Ce papillon aura
plus de chance de se reproduire et il transmettra sa
couleur à ses descendants: ainsi la fréquence des allèles
qu'il possède augmente dans la population et l'une des
formes devient rapidement majoritaire. C'est la sélection
naturelle : une mutation de la couleur du papillon,
phénomène aléatoire, confère aux individus qui en sont
porteurs un avantage sélectif; ceux-ci se répandent dans la
population. Inversement les mutations défavorables ont
tendance à être éliminées, car les individus qui en héritent
survivent plus difficilement et se reproduisent moins.

Mécanisme de la sélection natuelle. Source: banque de


schémas SVT modifié.

Du fait de certaines conditions de milieu, certains


individus laissent plus de descendants que d’autres.
Ce mécanisme de « tri » des individus par
l’environnement se nomme sélection naturelle. Il est
totalement dépendant des conditions
environnementales.

Dérive génétique et sélection naturelle en modifiant


la fréquence des allèles au sein des populations
peuvent conduire à l’apparition de nouvelles espèces
(s’il n’y a pas d’échanges d’allèles par migration).

Lien pour réviser la structure et les organites d'une cellule


: LIEN.

QCM pour vous entrainer !

Sites:
- Les écologistes de L'Euzière: LIEN.
- Enseigner la classification des vertébrés: LIEN
- Une page sur LUCA (Last Universal Common
Ancestor): LIEN.

Pour plus d'informations sur la reconnaissance des plantes


de la garrigue suivre les liens vers les livres numériques
(et très bien faits) de Marcel Vaillaud (très belles photos)
sur la garrigue:
- les arbres: LIEN,
- les arbustes: LIEN,
- les lianes: LIEN,
- bulbes et rhizomes: LIEN,
- les adaptations à la sécheresse: LIEN,
- les lichens: LIEN.
Partie 2 : Enjeux planétaires contemporains, énergie, sol :

De la lumière solaire aux combustibles


fossiles
PLAN DU COURS

I - La production de matière organique par les


végétaux
II - L'importance planétaire de la photosynthèse
III - La transformation de la matière organique en
hydrocarbure ou en charbon au cours des temps
géologiques

Le Soleil dissipe une immense quantité d’énergie dans


toutes les directions de l’espace. La Terre, planète du
système solaire, reçoit une partie de cette énergie (environ
1360 Joules/m² soit une puissance d'environ 340Watts/m²)
qui est captée par les plantes, les océans ou l’atmosphère,
reçue par le sol... L'énergie totale atteignant la Terre
chaque seconde est de 1,74.10^17 Joules

Problématique du chapitre : en quoi le Soleil est-il une


source d'énergie essentielle ?

Nous savons que pour grandir les animaux ont besoin de


manger : après digestion, une partie la matière qui
compose leur nourriture est transformée en matière
organique carbonée et incorporée à leur organisme et
permet à celui-ci de se développer.

Mais d'où les plantes tirent-elles la matière qui leur


permet de grandir... ?
I - La production de matière organique par les
végétaux

Un (al)chimiste belge, Jean-baptiste Van Helmont est un


expérimentateur minutieux. Il se demande comment les
plantes créent leur matière organique (rappel: la matière
organique est carbonée, c'est-à-dire qu'elle contient du
carbone comme base atomique, voir cours de début
d'année).

Il va mener différentes expérience dont une est


particulièrement connue:

Expérience historique de Van Helmont sur la création de


matière par les végétaux. Source :
[Link]
1

A partir de cette expérience, Van Helmont se demande


comment le saule a-t-il pu se développer sans utiliser la
matière présente dans la terre du pot.
Cela nous permet d'introduire une problématique plus
vaste :

Problème : quelles sont les conditions nécessaires à la


production de matière organique par les végétaux verts ?
Nous savons que la lumière du Soleil est indispensable
pour les plantes car il suffit d'en placer une à l'obscurité
pendant plusieurs jours pour la voir dépérir. Les
expériences suivantes vont nous permettre de comprendre
le rôle de la lumière !

Pour préciser l’utilisation de l’énergie lumineuse par les


végétaux, des géraniums (Pelargonium) sont placées à la
lumière pendant au moins 24h. Des caches sont ajoutés sur
certaines feuilles.

Montage expérimental utilisé pendant 3 semaines. Sources


: modifié de l'université Jussieu, Paris.
Les 4 lots utilisés pour réaliser les expériences. Source :
Clerc.

Avant d’être observée, les feuilles doivent être décolorées


en étant ébouillantées dans de l’alcool (schéma ci-
dessous).
Puis les feuilles sont placées dans de l’eau iodée qui se
colore en brun-violet en présence d’amidon (sucre
complexe).
Principe de la décoloration des feuilles à l'alcool bouillant
puis leur coloration à l'eau iodée. Source : ?
A REALISER :

❶Placer les feuilles décolorées dans les boîtes de Pétri et


indiquer sur l'étiquette fournie le numéro du lot.

❷Les recouvrir d’eau iodée puis attendre 2 mn.

Rq : l’eau iodée est aussi appelée la solution de Lugol (du


médecin français Jean Lugol) : elle met en évidence la
présence d’amidon (sucre complexe) en se colorant en
brun-violet-noir.

ATTENTION : la décoloration des feuilles à l'alcool


bouillant est une opération risquée. De grandes
précautions doivent être prises comme la manipulation
sous hotte-aspirante, le port d'une blouse... Car l'alcool est
extrêmement inflammable et un accident est si vite arrivé
(voir photo ci-dessous):
P
hoto de brûlures au second degré à cause d'éthanol
enflammé. Source : N. CLERC.

RÉSULTATS OBSERVES de ces expériences pour les 4


lots réalisés :
Ex
périences et leurs résultats pour les 4 lots cités plus un
lots "bis". Source : tiré de différents livres de SVT et
d'internet. BELIN et BORDAS SVT.

INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS OBSERVES:


Pour préciser le lieu de production de la matière organique
chez les végétaux, des feuilles d’élodées (végétal d’eau
douce) éclairées depuis plusieurs heures sont observées au
microscope.

A RÉALISER :

❶Prélever une feuille d’élodée avec une pince et la placer


sur une lame.

❷Ajouter une goutte d’eau iodée (sur le bureau du


professeur) et mettre une lamelle. Observer sous le
microscope après 15-20 minutes (au minimum).
Feuille d'Egeria densa (proche de l'Elodée et plus
résistante) et la création d'une lame pour observation au
microscope. Source : [Link].

Voici ce que nous pouvons observer au microscope pour le


témoin et l'expérience avec les feuilles d'Elodée :
Dans les feuilles d'élodée placées à la lumière l’amidon est
visible dans les chloroplastes. On peut donc conclure que
le chloroplaste est le lieu de synthèse d’amidon et donc de
la photosynthèse.

Niveau d'organisation d'une feuille, de cellules végétales


et d'un chloroplaste. Source : ?

BILAN: dans les parties chlorophylliennes des


végétaux, l’énergie lumineuse est utilisée pour la
production de molécules organiques glucidiques :
c’est la photosynthèse. Cette réaction nécessite la
présence d’eau, de dioxyde de carbone et de sels
minéraux. Elle conduit à la production d’un déchet le
dioxygène rejeté dans l’atmosphère.
Van Helmont ne connaissait pas ce phénomène
biologique, il ne pouvait donc pas expliquer ses
observations.
Schéma-bilan de la création de matière organique par les
végétaux.

Pour réviser en quelques minutes :

Les sols : une ressource à protéger


Qu’est ce qu’un sol et comment se forme t-il ? Comment
gérer et protéger les sols ?
« Il est urgent de sauver les sols » « Cruciales pour nourrir
9 milliards d’humains en 2050, les surfaces cultivables
s’épuisent à grande vitesse. Ce patrimoine mondial non
renouvelable doit être protégé dans les plus brefs délais.
Daniel Nahon est professeur de géochimie […], il tire la
sonnette d’alarme. Les sols n’en peuvent plus. Nous
sommes au bord de l’abîme et, si cela continue, il y aura
des famines. A force de pollutions industrielles, de
pesticides à hautes doses, d’urbanisation forcenée,
d’érosion, de déforestation et d’irrigation mal contrôlée,
près d’un quart des terres cultivables dans le monde sont
déjà dégradées » […] Face à ce danger croissant, une prise
de conscience se fait jour . En novembre 2007, le
Parlement européen a adopté une proposition de directive
sur la protection des sols. […]. Mais les chercheurs voient
déjà plus loin et imaginent d’autres fonctions pour les
terres arables. […] On leur demandera peut être de lutter
contre le réchauffement climatique en piégeant le carbone,
de mieux infiltrer l’eau, de recycler les déchets urbains ou
encore de participer au maintien de la biodiversité. […]
Le Monde, 22 juin 2008

la formation d'un sol à partir de basalte (roche


volcanique):
Schéma 1 : basalte (roche volcanique sombre), s'altérant
sous l'effet des pluies, de l'air, de la chaleur et de réaction
chimique d'hydrolyse. Hydrolyse : réaction chimique
consommant de l'eau.
Schéma 2 : Installation de végétaux pionniers (lichens,
mousses), de consommateurs primaires et de
décomposeurs.
Schéma 3 : Installation de végétaux herbacées, de
fougères avec racines pénétrant dans les fissures de la
roche. Un sol mince est présent au bout de 30 ans.
Schéma 4 : sol de 70 cm d'épaisseur obtenu en quelques
milliers d'années, avec un humus mince (avec végétaux du
schéma 4) et des morceaux de roches de taille de plus en
plus importante avec la profondeur. En dessous des 70 cm,
présence de la roche-mère Schéma 5 : sol avec 30 cm
d'humus, 70 cm d'un horizon riche en argiles et racines, en
dessous, horizon d'altération avec boules de basaltes de 1
m à 3 m de profondeur, puis roche-mère Sol âgé de
quelques centaines de milliers d'années, cultivable. La
formation d'un sol à La Réunion à partir d'une coulée de
basalte (en 4 schémas).
Le sol met plusieurs centaines de milliers d'années pour se
former à partir d'une roche. Il ne peut donc pas se former
à l'échelle d'une vie humaine, il est donc considéré comme
une ressource non renouvelable.

Étapes de la formation d'un sol. Source: banque de


schémas SVT, modifié.
Les différents types de sol. Source : cliquer sur l'image.
Coupe schématique du sol et sous-sol. Source: cliquer sur
l'image
Partie 3 : corps humain et santé: l'exercice physique :

Fonctionnement de l'organisme et activité


physique
PLAN DU COURS
I - Évolution des besoins d'un muscle entre le repos
et l'effort
II - Effort physique et variations du débit ventilatoire
III - Effort physique et variations du débit cardiaque
IV - Relations entre l'activité cardiaque, l'apport en
dioxygène et la double circulation

L’Homme, pour vivre, a besoin de se nourrir; cela fait


appel à différentes fonction comme l'alimentation, la
respiration et la circulation et l'excrétion.

Ces fonctions se déroulent en permanence dans


l'organisme et doivent être coordonnées.
Au collège vous avez étudié le corps humain et le
fonctionnement des principaux organes dont les muscles.
Vous avez mis en évidence que l'effort physique entraine
des modifications du corps comme une respiration plus
rapide et intense, une sudation importante, un pouls plus
rapide, un échauffement des muscles... le schéma ci-
dessous détaille les besoins du muscle pour fonctionner.

So
urce: [Link]

Dans le chapitre sur l'unité structurale, chimique et


fonctionnelle du vivant de seconde nous avons prouvé la
présence du métabolisme au niveau de chaque cellule (il
s'agit de l'unité fonctionnelle du vivant). Par exemple la
respiration cellulaire a lieu, chez les eucaryotes, au niveau
des mitochondries. C'est à ce niveau que le dioxygène est
utilisé comme comburant pour le glucose pour créer de
l'énergie (l'ATP) nécessaire au fonctionnement de la
cellule. Cela crée des déchets : le CO2, de l'eau et de la
chaleur (voir schéma ci-dessus).

I - Évolution des besoins d'un muscle entre le repos


et l'effort
Lors d'un effort physique, le fonctionnement de
l'organisme est modifié. Essoufflements, palpitations,
fatigue sont les signes qui indiquent que tout l'organisme
est mis à contribution. La pratique d'une activité physique
nécessite une bonne santé générale. Ce sont les muscles
qui sont sollicités pour réaliser les mouvements
indispensables à la pratique de toutes
activités sportives.

Structure à
différente échelle d'un muscle. Le muscle est constitué de
cellules contractiles.
Le muscle en activité (donc les cellules musculaires),
utilisent la respiration cellulaire pour créer de l'énergie à
partir des glucides (glucose) et du dioxygène pour
permettre de produire de l'énergie mécanique nécessaire à
la contraction musculaire et donc au travail musculaire.
Une partie de l'énergie des nutriments est perdue sous
forme de chaleur (c'est pourquoi on a chaud en EPS).
L'activité des cellules musculaires produit des déchets,
comme le dioxyde de carbone, qui sont éliminés par
l'organisme (voir schéma ci-dessus).
La dépense énergétique
Les besoins énergétiques quotidiens d'un individu
correspondent :
- au métabolisme de base (= énergie nécessaire au
fonctions vitales: circulation, respiration, fonctions
cérébrales, excrétion...)
- aux autres dépenses variables souvent liées aux activités
physiques

La dépense énergétique s'évalue en kilojoules (kJ) ou en


kilocalories (kcal) avec comme conversion : 1 cal = 4,18 J.
Des débits sanguins variables suivant l'activité physique.
Source : SVT seconde Hachette

La fréquence cardiaque

Le rythme cardiaque (ou fréquence cardiaque) peut être


facilement mesuré:
- en posant la main sur sa poitrine,
- en appuyant son index et majeur simultanément au
niveau du poignet ou de l'artère carotide du cou
- en utilisant un stéthoscope
- ou en utilisant un cardio-fréquencemètre du commerce.

Le protocole à suivre est simple : on cherche à entendre


les bruits de systole du coeur (voir schéma et définition ci-
dessous) :
1) Se familiariser avec le stéthoscope pour éviter de
fausser les résultats:
- temps de mesure 1min
- écouter : lors du premier bruit (boom) entendu (le sang
passe) il correspond à la pression systolique
- le bruit réapparait (boom), il indique l’éjection minimale
(diastolique) de sang par le cœur. Chaque boomboom
compte pour 2 battements.

2) Mesure au repos
-faire la mesure assis, au repos, pendant 1 minutes
3) Mesure à l’effort
- faire la mesure après après l’effort (30 flexions rapides)

Définitions :
- la diastole est la période au cours de laquelle le cœur se relâche
après s'être contracté : les cavités du cœur se remplissent de
sang provenant des organes
- la systole est la contraction des cavités du cœur : le sang est
éjecté des ventricules vers les organes.

Le tableau ci-dessous donne les résultats des mesures


effectuées :
Tableau de résultats Repos Effort
60 120
Fréquence cardiaque mesurée
Volume d’éjection systolique
(mL/battement) donné dans 40 120

l’énoncé
4500 14 400
Débit cardiaque (mL/min) à
(= (=
calculer
4,5L/min) 14,4L/min)
Analyse des résultats :
j’observe qu’au repos la fréquence cardiaque est d’environ
60 battements par minutes alors qu’en activité elle double
jusqu’à 120 battements par minutes (en moyenne).
Je conclus que le rythme cardiaque accélère (double) entre
le repos et l’activité. Cela permet aux muscles de recevoir
davantage de sang (or je sais que le sang contient les
nutriments et le dioxygène nécessaire aux muscles) et
donc de fonctionner plus vite pour effectuer l’effort
demandé.

La VO2 max
Le texte ci-dessous détaille la notion de VO2 max.

La VO2max correspond à la consommation maximale en


dioxygène utilisée par les muscles d’une personne en une
minute pour produire de l’énergie.
La VO2 max est exprimée soit en litres d’oxygène par
minute (L/min), soit rapportée à l’unité de masse
corporelle en ml/min/kg. La seconde permet de mieux
analyser le résultat du VO2max.

Plus la VO2 max est élevée, meilleure sera la performance.


Mais la VO2max n’est pas le seul paramètre qui rentre en
compte pour la performance (il y a par exemple la
génétique, le rendement énergétique des cellules
musculaires, le maintien de VO2 max sur le long terme, les
facteurs psychologiques...).
Les graphiques ci-dessus détaillent la VO2 max d'un
homme sédentaire (à gauche) et d'un cycliste professionnel
(à droite). On remarque immédiatement que l'homme
sédentaire à une VO2 max limitée à 3,8L/min alors que le
cycliste professionnel peut consommer jusqu'à 5,3L/min de
O2. Ceci est en lien avec la puissance de l'effort demandée
à ces 2 personnes : en effet plus l'effort physique est
intense et plus l'apport d'énergie aux muscles doit être
important et donc plus le volume d'O2 consommé (= VO2)
augmente.
On peut conclure que le niveau de performance et la
consommation de dioxygène sont liés : plus la VO2max
d'un individu est élevée et plus son niveau de performance
en endurance sera grand.
Mesure
de la VO2max sur un dispositif moderne de la mesure des
échanges gazeux durant un exercice sur tapis roulant.
Source : wikipédia.

Ce matériel n'étant pas disponible au lycée, nous utilisons


une console ExAO et le logiciel "Atelier scientifique".
Interface du
logiciel "Atelier scientifique" de Jeulin utilisé pour
effectuer la mesure de la VO2max chez des élèves.

Les courbes suivantes détaillent les résultats :

Evol
ution de la VO2 max au repos (courbe rose), à l'effort
(jaune) et après récupération (bleu) mesurée chez une
élève du lycée Jean Jaurès de Saint Clément de Rivière.

Les analyses de la VO2 max chez la femme montrent une


variation entre 25 et 70 ml/kg/min selon le niveau alors
que chez l’homme elle est de 30 à 90 ml/kg/min. Cette
différence de VO2max est due en partie à un taux en
hémoglobine plus faible chez la femme que chez l'homme:
ainsi l'homme ayant plus d'hémoglobine transportera plus
de O2 dans son sang et obtiendra une meilleure VO2 max.
Pour des non-sportifs, les valeurs moyennes mesurées sont
les suivantes (en ml/min/kg) :

Valeurs de VO2
max pour un non-sportif. Source: [Link]
[Link]
Alors que pour des sportifs nous obtiendront suivant leur
niveau :

 de 30 à 40ml/min/kg : niveau moyen


 de 40 à 50ml/min/kg : niveau départemental
 de 50 à 60ml/min/kg : niveau régional
 60 à 70ml/min/kg : niveau national
 de 70 à 80ml/min/kg : niveau international
 supérieure à 80ml/min/kg : niveau élite d’exception
Effet de
l'entrainement sur la VO2max. Source : internet ?
J'observe sur ce graphique que :
- la personne en février 1994 a une VO2max d'environ
3,8L/min (courbe à carrés)
- la même personne, après un entrainement important, a
une VO2 max d'environ 5L/min en février 2000.
Je conclus que les 6 années d'entrainement ont permis à
l'individu d'améliorer son endurance en lui permettant
d'augmenter sa VO2 max de 1,2 L/min.

La fréquence respiratoire
Le graphique ci-dessous détaille le volume d'air inspiré au
cours du repos, d'un effort modéré et d'un effort intense
chez un lycéen.
Variation du débit ventilatoire entre le repos et l'effort
physique. Source : modifié de BELIN SVT p220.
J'observe qu'au cours d'une activité physique, l'activité
ventilatoire des poumons augmente (rappel de 5ème sur
les poumons). A l'aide d'un dispositif ExAO (non réalisé en
classe en 2016) il est très facile d'obtenir le volume d'air
inspiré en fonction de l'intensité de l'effort et ainsi de
prouver cette observation scientifiquement.
Je conclus qu'entre le repos et l'effort physique intense
l'activité ventilatoire des poumons augmente pour
permettre un approvisionnement plus rapide en dioxygène
à tous les muscles. Cela se traduit, sur la courbe, par une
augmentation du volume d'air inspiré: on passe d'environ
0,3L/min inspiré et expiré au repos à presque 1L/min en
activité intense.

BILAN
L'organisme dépense en permanence de l'énergie. Une
part de cette énergie est utilisée par le métabolisme de
base (respiration, battements cardiaques...). Cette énergie
est incompressible. A cette dépense d'énergie s'ajoute
celle du maintien de la température et des activités
physiques (courses, marche...).
Lors d'un effort physique, les muscles se contractent plus
fortement et à plus grande fréquence. Ils dépensent donc
plus d'énergie. Ainsi, pendant l'effort physique, un certain
nombre de paramètres (= valeurs mesurables) augmentent
comme:
- la fréquence cardiaque mesurée en battements par
minute (via la prise du pouls et un chronomètre)
- la fréquence respiratoire mesurée en cycles par minute
(via un montage ExAO)
- la consommation de dioxygène en millilitres par litre de
sang (via un montage ExAO).

L'entrainement permet d'augmenter l'endurance d'une


personne en augmentant sa VO2 max.

Nous venons de mettre en évidence les modifications


cardiaques et respiratoires de l'organisme face à un effort
physique. Nous allons détailler ces 2 aspects dans la suite
du cours.

II - Effort physique et variations du débit ventilatoire

Le logiciel Pulmo (voir lien) permet de comprendre


facilement l'entrée et la sortie de l'air de nos poumons.

Un mouvement ventilatoire correspond à une inspiration


suivie d'une expiration. Ce sont les variations du volume
de la cage thoracique qui entrainent passivement une
variation du volume des poumons et permet de:
- faire entrer l'air (inspiration) lorsque les côtes se
soulèvent et que le diaphragme s'abaisse,
- faire sortir l'air lorsque les côtes s'abaissent et que le
diaphragme se soulève.

Mou
vement ventilatoire chez l'Homme.

Chez l'Homme l'appareil respiratoire est assez simple. Il


est constitué des éléments suivants :
Les schémas ci-dessous détaillent les échanges gazeux
respiratoires entre l'alvéole et le sang du capillaire. Le
sang provenant des organes (donc riches en CO2 et pauvre
en O2) passe à proximité de la paroi de l'alvéole dans un
capillaire sanguin. La paroi du capillaire étant très fine
comme celle de la paroi alvéolaire, le CO2 diffuse vers l'air
alvéolaire et sera expiré : le sang est ainsi débarrassé du
CO2. Le O2 suit le chemin inverse ce qui permet
d'oxygéner le sang qui sort des poumons et va vers les
organes :
Echanges gazeux respiratoires au niveau des alvéoles
pulmonaires. SOurce : modifié de PAP.
Le débit ventilatoire* est lié à l'effort physique (voir
graphique ci-dessous) : plus la puissance (barres bleues)
de l'effort effectué est importante et plus le débit
ventilatoire (courbe violette) augmente.
La valeur de base du débit ventilatoire est d'environ
10L/min mais elle peut monter à 60 L/min en activité
intense.
* débit respiratoire : c'est le volume d'air circulant dans les poumons durant un
temps donné.
débit ventilatoire : volume d'air courant X fréquence
respiratoire (nombre de cycles par minute) en L/min
Le volume pulmonaire correspond aux volumes d'air
mobilisés par les poumons au moment de la respiration qui
comprend l'expiration (rejet de l'air vers l'extérieur des
poumons) et l'inspiration (pénétration de l'air de
l'extérieur vers l'intérieur des poumons). Parmi les
volumes d'air mobilisés certains doivent être connus :

Volumes d'air mobilisés par des poumons humains.


Source : ?

Oxygénatio
n du sang et élimination du CO2 (gaz carbonique) au
niveau des poumons. Source : ?
Schéma-bilan de la circulation sanguine entre les poumons
et les muscles. Source : modifié de [Link] et al.

BILAN

Lors d'une activité physique la respiration cellulaire


permet la libération de l'énergie contenue dans les
nutriments. En présence de nutriments puisés dans
le sang et de dioxygène provenant des poumons, les
nutriments sont oxydés et produisent de l'énergie
(ATP) utilisable par les muscles.
L'augmentation de l'activité musculaire est liée à une
augmentation du volume de dioxygène consommé
grâce à une augmentation de la fréquence
respiratoire.
Le corps effectue davantage de cycles respiratoires
par minutes pour permettre un prélèvement plus
important de dioxygène par les muscles.
III - Effort physique et variations du débit cardiaque

Au cours d'un effort physique la ventilation


pulmonaire n'est pas la seul à être modifiée : c'est aussi le
cas de l'activité cardiaque.

Il est très facile de mesurer la fréquence (=


rythme) cardiaque en suivant le protocole suivant :
- mettre le bandeau autour du bras, en positionnant le
stéthoscope sur les artères au niveau de la pliure du bras
- fermer la petite vis du gonfleur
- mettre le stéthoscope ds les oreilles
- gonfler le brassard avec la pompe jusqu’à environ 180mm
Hg (= mercure)
- puis écouter : lors du premier bruit entendu (le sang
passe) : noter la valeur de pression : elle correspond à la
pression systolique
- puis lorsque le bruit disparaît, la valeur indique la
pression minimale (diastolique).

Faire la mesure au repos puis la réitérer après l’effort


modéré (30 flexions) puis intense (60 flexions). Les
résultats sont donnés dans le diagramme ci-dessous :
Evolution de la pression
artérielle lors d'un effort. Source : HAchette SVT 2010
p208.
On observe que la pression artérielle systolique* (sang
sortant du cœur) augmente lors d’un effort (car plus de
sang est éjecté par le cœur) mais que la pression
diastolique* reste constante.
* la systole correspond à la contraction des ventricules cardiaques
*la diastole correspond à décontraction du cœur et au remplissage des cavités
cardiaques.
On peut se demander quelles sont les modifications
circulatoires qui vont permettre que les muscles reçoivent
plus d’O2 lors d’un effort ?

Étudions d'abord la vascularisation du corps puisque c'est


par les vaisseaux sanguins que le sang circule et fait le lien
avec tous les organes et toutes les cellules de l'organisme.

Schéma simplifié de la circuation sanguine. Source :


[Link].

Si on prend du recul sur ce schéma on observe 2


circulations dans ce schéma :
- une circulation en série entre le cœur droit ==> poumon
==> cœur gauche qui correspond à la petite
circulation (= circulation pulmonaire).
- une position en parallèle des autres organes au sein de
la grande circulation (= circulation générale).
Si on suit en détails un vaisseau on se rend compte que les
organes sont irrigués en série. Exemple : cœur droit ==>
poumons ==> cœur gauche ==> cerveau. Idem si on
descend vers les muscles, le muscle cardiaque ou les
autres organes. Il s'agit donc d'une circulation en série
entre la circulation pulmonaire et la circulation générale !
On peut donc annoter le schéma précédent :

Le sang envoyé aux poumons par le cœur droit est toujours


pauvre en dioxygène et d'autant plus pauvre que l'effort
physique est intense. Au niveau des poumons il y est ré-
oxygéné et sort des poumons saturé en dioxygène. Ainsi,
l'augmentation du débit ventilatoire lors d'un effort et la
disposition en série de la circulation pulmonaire et de la
circulation générale permet de recharger tout le sang
passant par les poumons quel que soit l'effort fourni !

Outre l'augmentation du débit sanguin total (par une


augmentation de la fréquence cardiaque à l'effort) l'effort
physique entraine une redistribution du sang entre les
différents organes (voir schéma ci-dessous) :
Débit sanguin au
niveau des principaux organes entre le repos et l'effort.

On observe sur ce diagramme (ci-dessus) que certains


organes comme le cœur, la peau mais surtout les muscles
voient leur débit sanguin augmenter (X13 pour les
muscles) à l'effort. Au contraire d'autres organes voient
leur débit sanguin diminuer à l'effort (cas des reins pour
éviter une trop forte production d'urine qui pourrait
diminuer l'efficacité de la course en cas de fuite).

S'il existe une répartition différente du sang entre le repos


et l'effort c'est que l'artère aorte se ramifie en de
nombreuses artères et artérioles et permet une
redistribution précise du débit sanguin (localement). Ainsi,
à l'effort, les organes n'intervenant pas dans l'activité
physique (rein, appareil digestif...) voient leur débit
sanguin diminuer au profit des muscles (contraction
musculaire) et de la peau (évacuation de la chaleur). Dans
le cas ou la redistribution vasculaire est trop importante,
des maux de ventre, ou de dos peuvent apparaitre chez
l'athlète à cause d'un "vol vasculaire" des muscles aux
dépends des intestins et des reins (voir texte ci-dessous).
"Vol vasculaire" au cours d'un effort d'endurance. Source :
Bordas 2013 p203.
Mais comment cette redistribution du débit sanguin est-
elle possible ?

Pour que la redistribution du sang aux organes impliqués


dans l'effort physique soit possible le sang doit être
redirigé vers ces organes. Lorsqu'on observe en détail au
microscope des muscles ou les viscères (intestins...) on
observe des muscles lisses répartis à des endroits
stratégiques et permettant de réguler la circulation
sanguin (voir photo ci-dessous) :
Coupe transversale d'une portion de la paroi d'une artère.
Source : [Link].
La redistribution sanguin est ainsi possible par l'ouverture
(ou la fermeture) de nombreux capillaires grâce à des
muscles lisse qui laissent passer (ou pas) le flux sanguin.

A cela s'ajoute la capacité des vaisseaux sanguins (surtout


les artères) qui peuvent faire varier leur diamètre et
l'augmenter lors d'un effort pour augmenter le débit
sanguin aux muscles par exemple (ou au contraire réduire
leur diamètre pour moins irriguer les muscles au repos).
Cela est rendu possible par la présence de fibres
musculaires lisses dans la paroi des artères (la média) et
de fibre d'élastine et de collagène qui permettent le
grandissement du diamètre de l'artère et leur élasticité
(voir microphotographie ci-dessous).
Irrigation des muscles actifs (à gauche) et inactifs (à
droite) à l'effort.
Cette variation du débit sanguin est contrôlée par les
variations du diamètre des artérioles qui irriguent les
organes :
• Il y a vasodilatation lorsque les muscles lisses de la
média se relâchent et permettent l'augmentation du
diamètre des artérioles.
• Il y a vasoconstriction lorsque ces mêmes muscles lisses
se contractent et diminuent le diamètre de l'artériole.

Diamètre normal et vasoconstriction d'une artère par


contraction des muscles lisses de la média des artères.
Source : ?

Et voici un schéma tiré de l'excellent livre de


Campbell pour comprendre la structure des artères et des
veines :
Schéma de la structure d'une artère et d'un veine
(comparaison). Source : Campbell et al.
BILAN
Plus l’effort physique est important et plus l’apport
d’énergie au muscle doit être important et plus le
volume d’O2 consommé est important.
Toutefois quand l’effort physique atteint une
intensité importante (et variable suivant les
individus), le volume d’O2 consommé n’augmente
plus : l’organisme a atteint sa consommation
maximale de dioxygène appelée VO2 max. Cela se
traduit par l’effort physique maximal que peut
fournir l’organisme.
La VO2 max varie d’une personne à l’autre, selon le
sexe, l’âge, et l’entrainement.

IV - Relations entre l'activité cardiaque, l'apport en


dioxygène, la double circulation et la pression
artérielle

Le lien entre les différents organes est rendu possible par


le sang. Le sang est un tissu liquide composé
de cellules (globules rouges, globules blancs, plaquettes)
et de molécules circulantes (nutriments, déchets...). Le
sang permet de transporter les différents éléments
nécessaires aux organes :
- le dioxygène (O2) lié à l'hème de fer présent dans les
globules rouges (un globule rouge peut transporter
environ 1 milliard de molécules O2 à la fois)
- les nutriments (glucides, lipides, protéines...) sous forme
libre dans le sang
- les déchets (urée, CO2, acide lactique...) qui doivent
éliminés par les poumons, les reins ou le foie.

Mais le sang doit être propulsé au travers des vaisseaux


sanguins pour circuler. Il existe donc une pompe qui met le
sang en mouvement : c'est le cœur.
Nous savons depuis le collège que le sang sort du cœur
par des artères qui se ramifient ensuite en artérioles
alimentant un réseau de capillaires au sein de tous les
organes. Ces capillaires se rassemblent ensuite en veinules
puis veines qui ramènent le sang au cœur.

Nous savons aussi que la circulation sanguine comporte


deux circuits :
- la circulation pulmonaire, ou « petite circulation », qui
conduit le sang du ventricule droit à l’oreillette gauche, en
passant par les poumons ;
- la circulation générale, ou « grande circulation », qui
conduit le sang du ventricule gauche à l’oreillette droite,
en irriguant l’ensemble des organes du corps à l’exception
des poumons.
Ces deux circuits sont placés « en série » puisque tout le
sang ayant parcouru le premier parcourt ensuite le second.

La pression artérielle (ou tension), correspond à la force


qu’exerce le sang sur la paroi interne des artères. La
pression artérielle est maximale lors de la systole
ventriculaire et minimale au moment de la diastole. Elle
dépend donc directement du débit cardiaque (voir ci-
dessous) :

Relation entre la fréquence cardiaque et la pression


artérille lors d'un effort physique. Source : cliquer sur
l'image.
Ainsi, plus la fréquence cardiaque est élevée,
plus la pression artérielle est importante.

L'anatomie externe du cœur

Le schéma suivant décrit brièvement l'anatomie cardiaque


qui doit être connue des lycéens :
Anatomie
externe du coeur de l'Homme. Source : ?

Schéma plus
détaillé de l'anatomie externe du coeur. Source :

L'organisation interne du cœur


Organisation interne du coeur après dissection. Source : ?

Récapitulatif de la circulation générale et pulmonaire dans


l'organisme :
Schéma
simplifié de la circulation sanguine. Source : modifié de
Campbell et Rice.
BILAN
Le sang est mis en mouvement par le cœur, muscle
creux divisé en deux parties, le cœur droit et le cœur
gauche, qui ne communiquent pas directement entre
elles. Chacune de ces parties est divisée en deux
cavités : une oreillette et un ventricule. Le sang
arrive dans les oreillettes par des veines, il quitte les
ventricules par des artères. L’organisation interne du
cœur et la contraction successive des oreillettes et
des ventricules sont responsables de la circulation à
sens unique du sang :
- les valvules auriculo-ventriculaires situées entre les
oreillettes et les ventricules ne laissent passer le
sang que dans le sens oreillette vers ventricule
- les valvules artérielles (= sigmoïdes) situées à la
sortie des ventricules, ne permettent l’écoulement du
sang que des ventricules vers les artères.
Le fonctionnement des parties droite et gauche du
cœur est parfaitement synchrone. Au cours de la
révolution cardiaque, la même suite de phénomènes
se reproduit régulièrement à un rythme d’environ 70
battements par minute au repos :
- la systole auriculaire ou contraction des oreillettes,
qui dure 1/10e de seconde, chasse le sang des
oreillettes dans les ventricules ;
- la systole ventriculaire ou contraction des
ventricules, qui dure 3/10e de seconde, expulse le
sang des ventricules dans les artères, les valvules
auriculo-ventriculaires étant fermées ;

L'ESSENTIEL :
Les cellules musculaires prélèvent dans le sang le
dioxygène et les nutriments dont elles ont besoin
mais ces besoins sont considérablement accrus au
cours d’un effort physique. Les activités cardiaque
et respiratoire doivent alors augmenter de façon
synchronisée pour s’adapter à ces besoins accrus.
• L’augmentation de la ventilation pulmonaire par
accélération du rythme respiratoire et augmentation
du volume courant permet de maintenir dans l’air
alvéolaire une pression en dioxygène suffisante pour
assurer la saturation du sang qui sort des poumons.
• L’augmentation du débit cardiaque par
accroissement du rythme et du volume d’éjection
systolique permet d’apporter ce dioxygène aux
muscles en activité.
• La disposition en série des circulations pulmonaire
et générale permet, au niveau des poumons,
la recharge en dioxygène de l’ensemble du volume
sanguin.
• La disposition en parallèle de l’irrigation des
différents organes permet une redistribution des
flux sanguins et un apport préférentiel de dioxygène
aux muscles en activité.
• Le maintien de la saturation en dioxygène du sang
artériel nécessite une variation simultanée
des activités cardiaque et respiratoire. Le chapitre
suivant explique comment ces variations sont
synchronisées.

La boucle de régulation de la pression


artérielle
PLAN DU COURS
I - Rappels du cours précédent
II -La notion de pression artérielle
III - La régulation de la pression artérielle

I - Rappels du cours précédent


Dans le chapitre précédent nous avons étudié les
variations des paramètres physiques lors d'une activité
sportive.

Nos conclusions étaient les suivantes, à l'effort :


- le rythme cardiaque (il passe de 70 battements par
minute au repos à environ 130-140 battements par
minute),
- le rythme respiratoire,
- la consommation de dioxygène augmentent par rapport
au repos.

Votre pratique sportive (et les possibilités d'améliorer vos


performances seront liée) sera liée à ces paramètres ainsi
qu'au VO2max.

Cette augmentation du rythme cardiaque entraine une


modification de la pression artérielle (voir chapitre
précédent). La pression artérielle est le paramètre servant
de référence au médecin dans son diagnostic sur le bon
fonctionnement de votre cœur : une hypotension (faible
pression artérielle, < 100 mm de Hg) ou
une hypertension (pression artérielle élevée, 140 mm de
Hg en systole et 90 mm de Hg en diastole) peuvent
conduire à un arrêt cardiaque ou une hémorragie.
Lien entre la fréquence cardiaque et la pression artérielle.
Source : cliquer sur l'image.
Au repos, la pression artérielle est maintenue dans
d'étroites limites autour d'une certaine valeur ce qui
empêche les dysfonctionnements du cœur et des autres
organes (n'oubliez pas que le cœur envoi le sang à tous les
organes et que si la circulation du sang diminue ou
augmente trop, les organes pourraient ne plus fonctionner
correctement).

Nous avons vu qu'à l’effort, l’organisme s’écarte de cette


situation standard : en effet le rythme cardiaque
augmente (et donc la pression artérielle aussi).
La pression artérielle dépend aussi de l’âge et du sexe de
l’individu (elle sera souvent plus élevée chez une personne
âgée que chez une jeune personne.

Après l'effort physique, la fréquence cardiaque et


la pression artérielle reviennent à des valeurs de repos
(voir graphique ci-dessus) :
on peut donc en conclure que la pression artérielle, tout
comme la fréquence cardiaque, sont des paramètres
finement régulés par notre organisme.

Dans une expérience, on positionne un cœur dans un bac.


Il est relié à la circulation générale. On met en évidence 2
caractéristiques du cœur :
Premier constat : lors d'une chirurgie cardiaque avec
transplantation si on retire le cœur de la poitrine de la
personne (on sectionne les nerfs le reliant au corps), celui-
ci continue de battre.

Deuxième constat : le cœur, non relié au système nerveux


bat plus vite (à une fréquence d'environ 110 battements
par minute) par rapport au même cœur toujours en
position dans la poitrine.

Nous pouvons en conclure que le cœur est un organe


autonome (il peut battre sans connexions nerveuses) et
qu'il est sous contrôle nerveux en temps normal (puisqu'en
temps normal il bat moins vite que lorsqu'on le retire de la
poitrine) !

II - La notion de pression artérielle

Le document ci-dessous montre qu'au cours d'une journée


la pression artérielle d'une personne varie souvent entre
14 et 8 cm de Hg (=mercure).
par exemple au cours d'une exercice physique la pression
artérielle (=PA) augmente jusqu'à 14 cm de Hg puis
redescend à 10 cm de Hg.

On peut conclure que la PA artérielle est régulée car


chaque variation est rapidement corrigée pour revenir à
une valeur de base : ici 12 cm de Hg en systole et 8 cm de
Hg en diastole, soit une tension de 12/8 (comme dirait
votre médecin).
Variatio
ns journalières de la pression artérielle chez un homme
adulte. Source : SVT Ghediri

Définition : la pression artérielle correspond à une force


exercée par le sang sur la surface interne de nos
vaisseaux.

Ci-dessous une vidéo pour comprendre la mesure de la


PA :

III - La régulation de la pression artérielle

Le coeur bat de façon automatique (c'est l'automatisme


cardiaque). Et sa fréquence est modulée suivant l'activité
physique. C'est le système nerveux qui module l'activité
cardiaque et donc la PA.
Cliquez sur le schéma ci-dessous pour utiliser le logiciel
"regulpan".
Pour télécharger le logiciel "régulpan" cliquer sur ce
lien : lien.

Pour comprendre comment la pression cardiaque est


régulée différentes expériences peuvent être réalisées (soit
grâce au logiciel, soit grâce à l'étude des documents ci-
dessous).

Elles sont détaillées dans les documents ci-dessous :

1er groupe d' EXPÉRIENCES :


On observe que :
- la présence de ligatures basses en avant du sinus
carotidien (schéma ci-dessus à gauche) entraîne une
augmentation de la fréquence cardiaque causée par une
diminution de la pression au niveau du sinus carotidien
(après la ligature). Ici le corps réagit comme si le sang ne
circulait plus au niveaux de sinus puisqu'il ne détecte plus
de pression sanguine à ce niveau. Le corps réagit et c'est
la fréquence cardiaque qui augmente.

- la présence de ligatures hautes (après le sinus carotidien


sur le schéma de droite) entraîne une augmentation de la
pression au niveau du sinus carotidien (puisque le sang
peut y circuler et y est bloqué par les ligatures). Ici le
corps réagit comme si le sang circulait trop vite à ce
niveau et c'est la fréquence cardiaque qui diminue.
Conclusion :
Nous pouvons conclure qu'il existe, au niveau des sinus
carotidiens (et de la crosse aortique), des récepteurs à la
pression appelés barorécepteurs. Ces récepteurs détectent
les variations de la pression sanguine.
Étant donné que ces barorécepteurs sont reliés au bulbe
rachidien par le nerf de Héring, on peut en déduire qu'ils
transmettent ces informations à ce niveau. Le bulbe
rachidien est donc le centre nerveux contrôlant la pression
artérielle.

Il existe différents récepteurs à la pression sanguine dans


le corps. Les principaux sont situés au niveau :
- du sinus carotidien
- de l'aorte (crosse de l'aorte, voir ci-dessous).
Le
barorécepteur correspond aux fibres noires sur la
microphotographie. Elles encerclent l'artère et perçoivent
les variations de la pression artérielle. Source : ?

Schéma
de l'innervation entre le bulbe rachidien (= centre
bulbaire) et le coeur. Source :
[Link]
2ème groupe d’expériences: si on sectionne le nerf
sympathique on observe une diminution de la fréquence
cardiaque et donc de la PA.

Expé
rience de section du nerf sympathique. Source: logiciel
regulpan.
- une PA faible dans les sinus carotidiens entraîne une
faible activité du nerf parasympathique
- une PA forte dans les sinus carotidiens entraîne une forte
activité du nerf parasympathique

Conclusion :
Le nerf parasympathique est un nerf moteur qui agit sur le
cœur et qui entre en action lorsque la PA augmente : il
permet une diminution de la PA.
De plus:
- une PA faible dans les sinus carotidiens entraîne une
forte activité du nerf sympathique
- une PA forte dans les sinus carotidiens entraîne une
faible activité du nerf sympathique.

Conclusion:
- l'activité du nerf sympathique est dépendante de la
pression artérielle dans les sinus carotidiens.
- ce nerf entraîne une augmentation de la fréquence
cardiaque et donc de la PA. Le nerf sympathique est un
nerf moteur qui agit sur le cœur et qui entre en action
lorsque la PA diminue : il permet une augmentation de la
PA.

3ème groupe d'expérience : si on coupe le nerf


parasympathique on observe une augmentation de la
fréquence cardiaque et donc de la PA.

Expérience de
section du nerf parasympathique. Source : logiciel
régulpan.
BILAN général.
La pression artérielle dépend de différents paramètres :
- débit cardiaque
- fréquence cardiaque
- effort physique (demande des organes en nutriments et
O2...).
Toute modification de la fréquence cardiaque entraine une
modification de la PA.

Le coeur est un organe possédant un fonctionnement


automatique : un coeur isolé continue de battre en absence
d'innervation à un rythme précis.

La PA est un paramètre régulé au cours de la journée :


- le bulbe rachidien est innervé par des fibres nerveuses
(nerf de Héring) provenant des barorécepteurs de l'aorte
et des sinus carotidiens. Ces barorécepteurs détectent des
variations de la PA et envoient un message nerveux au
centre nerveux pour l'en informer;

En retour :
- le cœur est innervé par des fibres nerveuses
parasympathiques (nerf X) provenant du bulbe rachidien:
ces fibres ont un effet inhibiteur de la fréquence cardiaque
(elles ralentissent le cœur) et diminuent donc la PA.
- le coeur est aussi innervé par des fibres nerveuses
sympathiques provenant du bulbe rachidien : ces fibres ont
un effet accélérateur de la fréquence cardiaque (elle
accélèrent les battements du coeur) et augmentent donc la
PA.

Ces fibres nerveuses (provenant des barorécepteurs = nerf


de Héring et nerf de Cyon) transmettent l'état de la PA au
bulbe rachidien qui est le centre intégrateur de ces
messages nerveux. Celui-ci, en retour, transmet au cœur
(= l'organe effecteur) le message nerveux moteur lui
indiquant de battre plus vite (fibres sympathiques) ou de
battre moins vite (fibres parasympathiques). Il s'agit d'une
boucle de régulation nerveuse.
Schéma-bilan de la régulation de la pression artérielle.
Pour réviser en quelques minutes :

Préserver sa santé en pratiquant une


activité physique (en cours de
conception)
PLAN DU COURS
I - Le système musculo-articulaire
II - L'insertion des muscles sur le squelette : muscles
et tendons mobilisent l'articulation
III - Les blessures musculo-articulaires
IV - Le dopage
Lors d'une compétition, les muscles des athlètes travaillent
longtemps et de façon soutenue. Les sportifs redoutent les
blessures qui peuvent les éloigner des compétitions
pendant plusieurs semaines.

Problématique : quelles sont les blessures les plus


fréquentent et quelle partie du système locomoteur
touchent-elles?

I - Le système musculo-articulaire

Le corps humain peut effectuer des mouvements grâces


aux muscles qui fournissent le travail, au squelette qui sert
de charpente au corps et aux articulations qui font le lien
entre tous les os et les muscles.
Le schéma ci-dessous détaille les principaux os et muscles
des pattes d'une grenouille. Chez l'Homme on retrouve des
muscles similaires et les mêmes os.
Schéma de l'organisation des membres postérieurs de la
grenouille. Source : banque de schémas SVT.

Le document ci-dessous décrit les caractéristiques d'un


muscle strié squelettique :
Détails de l'organisation du muscle squelettique. Source :
SVT Belin.

On comprend aisément pourquoi ces muscles se nomment


ainsi : au microscope on observe des stries au niveau de
chaque cellule musculaire.

Un muscle est un ensemble de fibres musculaires striées et


parallèles reliées au squelette par des tendons et pouvant
se raccourcir en se contractant.
Les muscles possèdent une structure complexe : les
cellules musculaires sont parallèles et constituent des
fibres musculaires, un ensemble de fibres est un faisceau
musculaire et l'ensemble des faisceaux constitue un
muscle.
Les photos ci-dessous prouvent la capacité des fibres
musculaires à se contracter (donc se raccourcir) ou se
relâcher (donc s'allonger).

Microphotographies au microscope optique d'une fibre


musculaire. Source : Belin SVT.
On observe que la fibre musculaire relâchée est plus
longue et moins large que lorsqu’elle est contractée. On
conclut que la contraction amène un raccourcissement des
fibres musculaires et leur gonflement. Ce
raccourcissement est de l’ordre de 60% en temps normal.
Ici on peut le calculer en mesurant les 2 longueurs A-B et
en faisant un produit en croix !
BILAN : les contractions/relâchements des muscles
s’expliquent à l’échelle microscopique :
- les cellules musculaires apparaissent allongées, on parle
de fibres musculaires. Ces fibres longent la totalité de l’os,
elles sont donc souvent très longues pour des cellules.
Elles sont regroupées en faisceaux également allongés et
visibles à l’œil nu (aspect filandreux de la viande). Cette
forme allongée est adaptée à la fonction de liaison entre
deux os.
- Dans le cytoplasme, on observe au MO une structure
intracellulaire striée. Cette striation (double) permet des
variations de longueur et de diamètre de la fibre cellulaire
et donc à grande échelle du muscle.

Ainsi, lorsqu’un muscle squelettique se contracte, son


diamètre augmente et sa longueur diminue, inversement
lorsqu’il se relâche. Ces modifications s’expliquent par la
composition intracellulaire des fibres musculaires.

II - L'insertion des muscles sur le squelette : muscles


et tendons mobilisent l'articulation

La réalisation des mouvements résulte de la mise en jeu de


trois structures en coopération : les muscles qui sont les
organes moteurs du mouvement, les os, organes vivants,
légers et résistants, sur lesquels sont insérés les muscles
grâce aux tendons et les articulations qui assurent la
mobilité relative des segments osseux.
La vitesse, la précision et l’orientation du mouvement
dépendent de la vitesse et de l’intensité de la contraction
musculaire, des points d’insertion des muscles sur les os et
du type d’articulation sollicitée.
Un mouvement volontaire est commandé par une voie
nerveuse en provenance du cerveau mais les mouvements
réflexes ne font pas intervenir de commande volontaire.
Pour qu’un mouvement soit possible dans les deux sens
(plier et déplier le bras par exemple), il est nécessaire de
disposer d’au moins deux muscles dont le rôle est opposé :
on parle de muscles antagonistes. Leur point d’insertion
est différent et ils ne se contractent jamais en même temps
(sauf pendant des crampes musculaires).

Quelques définitions:

- Tendon : partie terminale fibreuse et blanche des


muscles, rattachée aux os. Peu élastiques, les tendons
fixent les muscles sur les os.
- Ligament : bande fibreuse résistante reliant des os au
niveau d’une articulation. Cette structure limite la mobilité
relative des pièces osseuses articulées.
- Os : tissu dur et blanc constituant le squelette et
soutenant la musculature.
- Muscle squelettique : tissu fibreux plus ou moins coloré
et s’insérant sur le squelette.

La vidéo ci-dessous est une dissection du genou humain


(attention les images peuvent choquer) mais c'est très
intéressant à voir :
Sc
héma de l'articulation du genou d'un humain. Source :
modifié de ?

BILAN : les muscles permettent le mouvement des os


auxquels ils sont insérés par les tendons au niveau
des articulations. Les ligaments relient 2 muscles
entre eux.

La mise en mouvement de notre squelette est


permise par la contraction / le relâchement des
muscles squelettiques qui y sont insérés. En effet, les
muscles sont accrochés aux os via les tendons.

Au niveau des articulations (jonction entre deux os),


les os sont liés entre eux par des ligaments. Les
articulations présentent une lubrification qui permet
de limiter les frottements lors de la mise en
mouvement du squelette.

Au cours de la contraction musculaire, la force


exercée tire sur les tendons et fait jouer une
articulation, ce qui conduit à un mouvement.
III - Les blessures musculo-articulaires

La pratique d'un sport peut entrainer différentes


complications ou blessures sur l'appareil musculo-
articulaire.
Une entorse est un traumatisme des ligaments (distendu,
étiré ou déchiré) dû à une mobilité importante de
l’articulation. Cela se produit fréquemment lorsque le pied
se place violemment à 90° par rapport au tibia (très
fréquent chez les joueurs de tennis, voir vidéo ci-dessous) :

L'entorse est un accident articulaire fréquent qui réduit


presque totalement la capacité de mouvement de
l'articulation touchée. Son traitement exige
l'immobilisation de l'articulation pendant une à plusieurs
semaines.

Le
s blessures ligamentaires. Source : Belin SVT p241.

Une fracture correspond à une rupture d'un os, souvent


d'un os d'un membre. La vidéo suivante vous montre une
fracture du tibia :
Exemple de
fracture du cubitus et du radius chez l'Homme. Source :
internet.

L'élongation musculaire correspond à un étirement


excessif des fibres musculaires pouvant entrainer une
déchirure. Voir vidéo ci-dessous :
Autres exemples de traumatismes. Source : modifié de
banque schéma SVT.

BILAN : on distingue trois types d'accidents musculo-


articulaires.

- ceux touchant les fibres musculaires à la suite d'une


sollicitation intense. Ils vont de la simple élongation
jusqu'à la déchirure ou claquage et même à la
rupture.

- ceux touchant les tendons lorsqu'ils sont soumis à


une traction excessive. Il en résulte soit une
inflammation ou tendinite soit parfois une rupture.

- ceux touchant les ligament lors d'un mouvement


excessif de l'articulation. Cela provoque une foulure
ou entorse car des ligaments sont distendus voire
rompus. Il y a luxation quand les os sont déplacés.
IV - Le dopage

Le dopage se définit comme la pratique consistant à


utiliser toute substance ou procédé afin d'augmenter
artificiellement ses capacités physiques en vue d'une
compétition sportive (ou ses capacités cognitives en vue
d'un examen, concours...).

Les personnes qui se dopent peuvent modifier leur corps à


différents niveaux mais, la plupart du temps, il s'agit
d'augmenter ses performances.

Il s'agit d'une pratique ancienne surement née en même


temps que les premières compétitions sportives.

Mais le dopage professionnel s'est généralisé à partir des


années 1950 au moment où les enjeux sportifs et financiers
devenaient importants.

A - Les effets du dopage sur la la pratique sportive et sur


la santé
Le dopage est utilisé :
- pour modifier sa morphologie (augmentation de sa masse
musculaire comme chez les haltérophiles.
- pour augmenter la force et la puissance musculaire
- pour améliorer l'oxygénation des muscles (VO2 max)
- pour accroître la concentration
- pour maitriser le rythme veille/sommeil

Le tableau ci-dessous décrit les effets de l'utilisation


d’anabolisants (un anabolisant permet d'augmenter le
volume/la masse d'un tissu, par exemple la masse
musculaire) :
Effets des anabolisants sur la santé. Source : morand.
E
ffets négatifs du dopage. Source :
[Link]

B - Les substances dopantes

Les sportifs, ayant besoin d’une masse musculaire


importante, ont recours à des agents anabolisants. Ils sont
dérivés par exemple de la testostérone (leur forme
tridimensionnelle est très proche que celle de l'hormone
mâle et donc aura des effets similaires), qui est l’hormone
sexuelle mâle.
L’utilisation des agents anabolisants entrainent divers
effets secondaires comme des troubles du comportement,
des cancers du foie et de la prostate, ainsi que des
ruptures tendineuses et des déchirures musculaires. Les
femmes utilisant ces agents développent en outre des
traits masculins comme une pilosité importante, une voie
plus grave et un dérèglement du cycle menstruel. En ce
qui concerne les hommes, ils risquent une atrophie des
testicules, une impuissance et une infertilité.
Les stimulants, qui incluent par exemple les amphétamines
et la cocaïne, permettent d’accroître la concentration,
l’attention et de diminuer la sensation de fatigue.
Les principaux risques liés à la prise de ces substances
sont l’agressivité, l’accoutumance et la dépendance, les
troubles du rythme cardiaque et l’hypertension artérielle.
Cette classe comprend entre autre la morphine et
l’héroïne. Ces produits provoquent un relâchement
musculaire et une diminution de la douleur. Les effets
secondaires reconnus sont l’accoutumance et la
dépendance, les troubles du comportement, la diminution
de la vigilance et de la coordination, et les troubles
respiratoires graves.
Stéroidesanabolisants et leurs effets sur la pratique
sportive. Source : morand
Le 2ème document prouve que l'utilisation d'anabolisants
(quand on compare avec des personnes ayant pris un
placébo) entraine :
- une augmentation du poids (donc de la masse) maigre,
c'est à dire des muscles (qui ne sont pas gras)
- une augmentation de la circonférence des bras, du
mollet...
- une augmentation de la force dégagée par les jambes et
les bras.
Exemple de la sportive Florence Griffith-Joyner,
soupçonnée de dopage. Source : BELIN SVT.

Dans certains cas le soupçon de dopage est fort mais n'a


pas été prouvé, comme dans le cas de la sportive Florence
Griffith-Joyner. Celle-ci est décédée à un âge trop jeune
pour que la cause en soit naturelle. Néanmoins aucune
preuve formelle n'a jamais été découverte.
BILAN:
Des pratiques inadaptées ou dangereuses (exercice
trop intense, dopage…) augmentent la fragilité du
système musculo-articulaire et/ou provoquent des
accidents.
Les conséquences les plus graves peuvent entrainer
la mort.
Les récompenses sportives ou l'estime de soi ne
doivent pas primer sur la primer sur votre santé !

Diaporama d'une dissection de patte de lapin : lien.


Fiches méthodologiques en SVT
Cons
eils pour pomper wikipédia. Source : blog Le Monde,
cliquer sur l'image.

Le commentaire argumenté
Le commentaire argumenté commence à être étudié et
utilisé en classe de seconde. Quelle que soit la filière
choisie par l’élève il aura un commentaire de ce type à
faire au BAC. Ce type d’exercice permet de mobiliser ses
connaissances, exploiter des documents présentant des
données scientifiques et/ou relatives à des faits d’actualité,
dégager les avantages et les limites des avancées
scientifiques et technologiques, faire preuve d’esprit
critique, argumenter et rédiger. Cette réflexion doit être
problématisée (présence d’une problématique) et
organisée selon un plan (une introduction suivie
d’un développement en plusieurs parties et se terminant
par une conclusion) précis qui doit répondre à un sujet
donné (voir dernier devoir de SVT). Il s’appuie soit sur des
documents, soit uniquement sur des connaissances.
Ci-dessous de l'aide ou des conseils pour réussir le
commentaire argumenté (source: académie de
Strasbourg).

Etapes Critères de réussite OU quelques conseils


Collecter des informations en lien avec le sujet :

 Exploiter les documents : sélectionner les éléments scientifiques en lien avec


le sujet et pouvant servir d’arguments
 Mobiliser ses connaissances (acquises dans l’enseignement scientifique mais
aussi d’autres disciplines et celles issues de sa propre culture, acquises au
Travail au
travers des lectures personnelles notamment) et les mettre en relation les
brouillon
données recueillies
 Classer les arguments de manière cohérente, selon la logique du raisonnement

La qualité de l’argumentation dépendra de la maîtrise des connaissances.


Etre critique : attention aux sources (qualité scientifique d’un document), à la date (la
connaissance scientifique évolue en permanence)…
Formuler clairement le problème scientifique posé, les hypothèses de départ, les choix
Introduction
proposés …
Développement Rédiger sous une forme structurée :

 Énoncer des arguments de manière ordonnée de sorte que la réponse


s’élabore progressivement
 Les arguments doivent être reliés entre-eux par des connecteurs logiques pour
aider au cheminement intellectuel

Addition : Et, de plus, ainsi que, puis, en outre, également…


Alternative : Ou, soit…soit, d’une part, d’autre part…
Cause : Car, en effet, effectivement, comme, parce que, puisque, vu que, étant donné
que, grâce à, à cause de, en raison de, du fait que, dans la mesure où…
Comparaison : comme, de même que, ainsi que…
Condition, supposition : si, à condition que, en admettant que, en supposant que,
dans l’hypothèse où, dans le cas où…
Conséquence : donc, alors, ainsi, par conséquent, d’où, en conséquence, par suite, c’est
pourquoi, de sorte que, de façon que, de manière que, si bien que…
Illustration : comme, ainsi, c’est ainsi que, c’est le cas de, notamment, à l’image de,
comme l’illustre, comme le souligne, par exemple…
Justification : car, c’est-à-dire, en effet, parce que, puisque, du fait de…
Opposition : mais, cependant, or, en revanche, alors que, pourtant, par contre, tandis
que, néanmoins, au contraire, d’un autre côté, en dépit de, malgré, au lieu de, d’une
part…d’autre part…

 L’argumentation doit être de type scientifique :


- utiliser le vocabulaire spécifique aux notions abordées
- utiliser schémas, graphes, résultats d’expérience…tout support susceptible
d’illustrer scientifiquement le propos

Conclusion : en conclusion, pour conclure, en guise de conclusion, finalement, enfin…


Conclusion
Répondre à la problématique de départ.

Notation du commentaire argumenté au BAC


anticipé ES-L :
cet arbre permet au correcteur de déterminer la note de
l'élève.

Cet arbre décisionnel correspond à la grille ci-dessous (qui


est la véritable grille utilisée par les professeurs lors des
corrections du BAC ES/L. Comme vous le voyez la forme
du commentaire (la façon de s'exprimer de l'élève et son
argumentaire) compte davantage que ses connaissances.
Cette manière de noter est très différente de celle de
seconde, de 1ère S et Terminale S. En effet en ES/L l'élève
doit avant tout utiliser des conjonctions de coordination
dans ses réponses.
Il pourra par exemple donner une réponse sous la forme
suivante:
" AINSI, comme le montre le document X, la rétine
constitue l'organe sensible dans la vision. EN EFFET, elle
est composée d'une couche de photorécepteurs impliqués
dans la vision CAR celle-ci est constituée de cellules
sensorielles pigmentée sensibles à la lumière
appelée les cônes et les bâtonnets."

Alors qu'un élève de filière scientifique répondra de la


manière suivante:
"J'observe que la rétine est constituée de photorécepteurs
particuliers: les cônes et les bâtonnets et ces cellules sont
sensibles à la lumière comme le montre le document X.
J'en conclus que la rétine constitue l'organe sensible dans
la vision".

Comme vous le voyez, on demande plus de "blabla" aux


élèves de ES et L. Peut-être parce qu'ils sont censés être
plus scientifiques que littéraires. Dans tous les cas c'est
complètement absurde mais c'est ainsi qu'ils seront
évalués. Il faut donc se plier à cette méthode pour
gagner quelques points pour le BAC anticipé.
Véritable grille de notation des professeurs correcteurs du
BAC ES-L de SVT.

Un résumé des différentes méthodes de SVT


Résumé des différentes méthodes pour communiquer en
SVT. Source: Capou-Laporte
Construire un graphique
Fiche méthode: construire un graphique. Source: Capou-
Laporte avec leur autorisation.

Réaliser un dessin d'observation


Réaliser une préparation microscopique

Commentaires: 1
 #2

 Démarches scientifiques, modèles et


modélisations en SVT

 Cette partie a pour but de détailler et mettre en
évidence le bien fondé d'une démarche scientifique
appliquée aux Sciences de la Vie et de la Terre.

 Les modèles et la modélisation: lien.

 L'expérimentation virtuelle en SVT: lien.


 Les différentes démarches scientifiques en SVT
 Quelques_dé[Link]
 Document Adobe Acrobat 852.7 KB
 Télécharger

La démarche scientifique. Source: Clerc.



 Pour vous entraîner à remettre les étapes de la
démarche scientifique dans l'ordre, voici un petit jeu:

Vous aimerez peut-être aussi